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de sa condescendance infinie? Moi'se autrefois montait sur nourla montagne du Sinai, et il restait quarante jours en ne prenant aucune riture et en s'abstenant de pain et d'eau, pour voir seulement l'apparence de
öpuiri'a)
du Christ
et
de Dieu,
la gloire
et celle-ci (lui)
melange aux tenebres
15
ils
ce chceur spirituel les anges, les puissances et toute la creation spirituelle et sensible, et ils attribuaient
io
* ;
et ä la
apparaissait
fumee. Mais
le
comme
sous l'aspect du feu
Christ, le
Verbe de Dieu,
la
lumiere veritable et sans melange, s'est elance de la hauteur ainsi que dans une profondeur, s'est glisse et s'est enfonce dans la profondeur de la terre,
ou plutöt de la
et
(jtaXXov
nous a
PATR.
Uli.
—
U) dans
fait T.
les regious inferieures
de
la terre
monter, nous qui etions submerges par
XII.
—
F.
1.
;
le
il
nous a
peche
et
tires
par
la
v
v toi.
113
SEVERE D'ANTIOCHE.
66
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fol. 11
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mort. Apres etre ressuscite d'entre les morts, disciples, en
les
(par
lä)
quil
il
et
rection de notre chair
vfol.113*
monte aux cieux
notre chair, selon
de l'esperance fol.
147
et le
eprouve qui,
la
la
et
y
a
JJ /
vecu quarante jours avec et.
en confirniant
dehors de l'imagination
est
doute
et
(«pavTaci'a).
la resur-
est ressuscite d'entre les morts,
a penetre? Si, en etfet, il
ne crois-tu pas
quand tu en as pour gage
cieux,
(ye'vo;),
vanite d'Eutyehes,
l'uture
le
royaume des
Christ, qui s'esl incarne de ta race est
p
incarne dans notre (condition).
Pourquoi donc, 6 liomme, es-tu dans
le
^jl-.^o
J-soi»
nous portait tous en lui-meme, parce
est inonte au ciel, lorsqu'il
s'etait
il
buvant ä plusieurs reprises
l'economie selon la chair est en
que
Et ainsi
mangeant
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\tsJixo
[348]
il
ne
s'est
pas incarne
a rendu faux notre gage et l'objet
plein d'erreur et sujet
au doute;
et
meine souffrance que ceux qui ont 6te trompös par des usuriers
pour de veritables deniers
d'or,
io
nous avons *
(et)
se trouve, et d'argent, ont recu des
s'il
gages lesquels passent pour etre en or et (en realite) sont en cuivre interieureinent et recouverts d'or exterieurement.
Mais, disant adieu aux histoires notre In
assentiment
mort,
c'est
ä
Paul
qui
dit
li
et :
pur un homme aussi que
aux
l'ables
Puisque (vienl)
la
pur
de ce genre, un liomme
donnons
(est
vemie)
rfourrection des morts;
et
de
HOMELIE LXXI.
[349]
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le
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les apötres le consideraient et ils
ciel,
quand
ils
tenaient leurs propres
et leurs regards, et :
Hommes
ils
ämes
entendaient (dire)
de Galilee, pourquoi vous
u regarder au ciel? Ce Jesus qui u ete eleve au cid du milieu de
raus, viendra de lu meine facon que vous l'arez vu aller ils
ta^~=>Kl>
^1—
aux anges qui se tenaient ä leurs cötes arrötez-vous
oju-'Kjo
meine aussi tous vivront dans
Et tandis que celui-ci s'elevait au
en suspens en fixant sur
:
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1.
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II'.
a.
ne cessereut pas
et
ne s'arreterent pas de
le
au cid-. C'est pourquoi
regarder, et c'est ainsi qu'ils
vivaient et c'est ainsi qu'ils se preparaient au spectacle futur.
Or
in
ces (paroles) n'etaient pas adressees ä eux seulement, mais par eux
ä tous les croyants, afin
que nous aussi nous
pensions ä l'honneur qui nous a ete
fait,
sible
a
honneur
cet
sauvages;
(lä)
et
regardions et que nous
lorsque nous nous asseyons par ces
premices au-dessus de toute principaute et
15
le
autorite. Et toi, tu es insen-
tu cours au gtxo\ov, ou lieu d'exercices des betes
tu vois que des
hommes de
la
meine race
(ysvo?J
que
toi
com-
battent et sont aux prises avec elles et qu'ils sont dechires et rnis en pieces 1.
I
Cur., xv,
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—
-1.
Act..
1.
II.
'Vfol.
11'
SEVERE D'ANTIOCHE.
68
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2.
(eixTj),
meme image
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eux qui sont de
la
meine boue
raisonnable et divine, de la
seconde creation,
et qui
fönt partie des uniques
montees au-dessus des cieux
et
regnent sur
de
et
meme
la
meme
adoption
cröation, de
de
et
la
meme
premices, lesquelles sont
les esprits d'en
haut spirituels
et immaleriels.
s
Oh! comment parlerai-je sans larmes? Comment deur du peche? Apres avoir ete amenes du neant ä
te montrerai-je la
l'existence,
nous avons
animaux
et (sur) toute
ete honores de l'autorite sur les betes, les oiseaux, les la Lfol. 148
terre. Les (betes sauvages) etaient pour nous des servantes et nous etaient *
soumises,
et
Tours
l'homme comme pour memes), puisque,
et le
loup etaient remplis de douceur
la brebis.
comme
1111
Que
les betes
sauvages
appropriee
te
et
de paix pour
persuadent (elles-
et qu'il distinguait cliaque
noms d'une maniere
cspece par son nom.
sommes dechus de * cette autorite parle fait que nous ne portons plus en nous-memes la marque (eikcov) pure
Mais, maintcnant que nous
du peche
et
10
troupeau d'animaux au paturage, elles s'assem-
blaient toutes aupres d'Adam, lorsqu'il leur donnait des
Vfol. 114
gran-
de Finnige divine, nous craignons drsoiinais
la
cruautö des betes sauvagcs;
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HfOMELIE LXXI.
351J
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se souviennent de (notre) ancienne autorite et qu'elles
ne viennent plus vers nous, mais s'enfuient aux deserts.
Toi donc, en les enfermant, en excitant et 5
nous
fallait
(ya'vo;),
10
nous a
nous vivions corarae
non seulement pour
il
fait
convient et
les betes
le
sommes dechus.
l'honneur nouveau, qui, au Heu de
repasser dans
eomme
il
le
royaume des cieux
faut,
fait
(et)
qui,
nous rendrait terribles
sauvages, mais encore pour les demons,
respeetables pour les anges. C'est ce que les lions 011t ete
dont nous
et tu rappelles l'autorite
(au contraire) regarder
l'autorite sur la terre. si
en combattant leur brutalite
en les poussant ä se ruer sur les hommes, tu decouvres et manifestes
peche de notre race II
et
et aussi
connaitre Daniel, devant lequel
couverts de confusion, lorsqu'il etait enferme dans
la fosse.
C'est aussi ce que confirme Thecle, qui etait tres eprouvee et tres patiente
dans
la virginite et
dans
la foi, aiusi
que
la foule
innombrable des martyrs
qui ont arrete la fureur terrible et redoutable par-dessus tout de 15
nombreuses
betes sauvages, parce qu'ils tenaient la place du Christ, les premices de notre race
(yevo?),
et qu'ils
etaient assimiles ä cette ressemblance divine,
comme
SEVERE D'ANTIOCHE.
70
Vfol.
II
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celui qui disait
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et je
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Soyez mes imitateurs, comme je
Mais, bien que j'aie encore ä dire de j'arreterai
.^.oe^OK
le
suis
moi-meme du Christ
'.
nombreuses choses touchantes,
terminerai Thomelie, par respect pour cette
f'ete
grandiose
et adorable, en priant le Christ qui a ete eleve pour nous et s'est eleve pour
Lfoi. US lui-meme, qu'il fasse monter sa gräce, sa charite
*
au
(
ciel
nos esprits entraines vers
et sa misericorde; c'est ä lui
le
bas par
que convient
aussi la gloire avec le Pere et le Saint- Esprit, maintenant et toujours et
dans
les siecles des siecles. Ainsi soit-il!
FIIS
1.
I
Cor., iv, 16; XI,
1.
DE (l'hOMELIE) LXXI.
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_-j,_m »vfol *
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*
4>uza;.
:
HOMELIE LXXII SUR LA DEPOSITION DES CORPS SACRES DES SAINTS MARTYRS PHOCOPE ET PHOCAS DANS l'eGLISE DITE DE MICHEL.
Grande 5
rition divine, et l'experience si
On dans
:
Sans contredit
le
trouvera,
en
efl'et,
Livre divin,
compris, que
meme
le
la
chair et de son appa-
elle-meme a montre qu'elle
vraie que, par suite des faits,
avec Paul
10
venue du Christ dans
est la vertu de la
meme
est
mystere de la piele
(süseSeio.) est
puissante et
si
ceux qui sont etrangers ä
grand
la foi s'ecrient '
a l'aide de ce qui est dit par manierc d'histoire
qui est encore lu parmi les Juifs, mais qui n'est pas
ces derniers, avant l'apparition du Christ dans le monde,
tomberent frequemment dans
l'idolatrie
*
et choisirent, ä la place
de Thonneur
*
vfol. IM v" b\
I.
I
Tim., in.
ifi.
SEVERE D'ANTIOCHE.
72
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a.
1.
et
LV
du
in
marsine
:
l-_-'_
Dieu, ceux des
plaisir de
demons
et qu'ils furent
souvent punis par
les
attaques et les pillages de leurs vöisins et des barbares qui se trouvaienl en
dehors de leurs frontieres, sans se convertir ou revenir de leur erreur. Et, apres que
christianisme s'est leve,
le
dune maniere eclatante pour
qu'il
religion ä
la
a pris vie et qu'il
proprement parier
s'est
donne
et ä vrai dire,
S
(on trouvera) qu'ils sont couverts de honte lorsqu'ils sont rais en comparai-
son avec nous de la Loi la
Loi
et qu'ils
(vo'f/.oe)
(vd|_oe)
courent encore, de maniere intempestive, vers
et vers le
montre
cause de l'identite d'essence l'inconfusion des
les
connu dans
Grecs
2
tlr
combattre
egalement,
de tous leurs philosophes
Livre
l'unite et
dans
cause de
la trinke, celle-lä ä la distinction
et
de
Saint-Esprit
et
de lui resister
est facile de voir
(
ceux qui ont
que parmi
brille
dans
'.
les plus
les
sages
temps
tres
anciens, introduisirent ouvertement des cultes et des ceremonies insensees Lfoi.
U8 et allegoriques ainsi que tout ce et ä radoration des idoles, et 1.
Act., vn, 51.
—
.».
«
Cl.oz les paiens
*
qui conduisait au
polytheisme
que ceux qui parurent apres que »,
io
teile sorte qu'ils fönt toujours profession,
le
il
le
lorsque 1'intelligence et l'esprit de
et celle-ci ä
(oüct'a)
hypostases; — de
selon ce qui est ecrit,
Chez
Dieu un,
qu'il est
—
d'apres
la
note.
la
(rco^uöefa)
religion
15
HOMELIE
[3551
)la-^»o
\»
Jlot..lt '
-Q.3*-.
J
^.» a^pol/
yo\.s>
nun
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+3
T >/
>^ao
:^>loi^o
yOOjJS.
des chretiens eut respleiidi et notre
eclat
et
de notre
adore parmi eux diverses, 5
ils
*
et
^L^io/i
»
yia\;
.
o^.jx^
)öt.^.
u
%
purete par l'horreur de
l.
ce
qui
JJ
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v o.i.^Lo
J-
3'
\-^°?
«
du
fait
de
etait celebre
et
folie
de ce qu'avaient
dit leurs
Ils
folie,
pre-
menie
essayaient, en effet, d'emprunter
qui se trouve chez nous. afin de consolider
leur propre opinion vaine et instable et leur erreur.
C'est pourquoi,
quand
le
Livre divin dit qu'il y a des anges et des ar-
changes, des vertus et des puissances, des irönes et des dominations et les autres appellations des ordres
par nous
maintenant, mais qui
eonnus dans
le
siecle
cation de chacun, [5
bas,
ils
(iroXuögfe)
(rac;is)
se
ä
venir
1
,
une impiete cachee I.
Cf. Eph.,
doivent peut-etre selon
I'etat
1.
21.
etre
aussi
de preparation et de purifi-
sont imagine avoir trouve une defense
professe parmi eux.
nommes nommes et
intellectuels, qui ne sont pas
purifie qu'il est d'avance par les
travaux de vertus
(suvYiyop£a)
d'ici-
du polytheisme
Couverts de honte et de confusion par res
allegories et par ceux d'entre les et ils portent
.11:.
vaJÖt ^o^o
y_io>
.5
decesseurs, sans pouvoir cependant cacher la grandeur de cette
d'une facon moderee par la persuasion.
10
t'.ii
^-io*
que, par des sophismes ridicules et des explications
(etxwv) ä la verite
v
y*-JÖn
\i\.x
:
U'^-*^«?
^0*4°
\
Laa.\
061
furent couverts de honte
brille,
eurent sohl de dissimilier la
quelques images
*
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.
7:;
N~~ Q..AO Klxiot JjL^-CO-pl
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^-iO*
LXXII.
hommes
qu'ils ont faits dieux, ils
en eux-memes l'enfant qui
les
possedenl
devorera, ainsi
*
Vfol.ns
SEVERE D'ANTIOCHE.
7',
^^j/ a/;
vfoi.
ocx
us )k ..ft-J. voot^
^
r
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1
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JS*..; Ji-a-/o
|Lo_i>U Ll'ol. 148
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Jo« -CXoN—-\^
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v" b.
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.
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1.
L V
que
in
Ils
de mesure vfoi.
m de
l'esprit
—
E^iövat.
.
-.^cxoN-./
*Jl_jcx
V
3.
**»•
—
4.
anges, en
les
comme
efTet,
^U^x
cx-i
.
--cxoK-/
K*o
)._-_üdo/
V
I.
)K^M ;o
-ex
in
margine
des dieux; par un
sortent encore des limites legitimes et
d'etre
paien
margine
in
pour Taspect
TidolAtrie
JoCSs o-^
vo.jcx
.-)oC^.j Jk.^*io
oex
^»j (lo-jOt-s
v3/
öC^
:
o/
Hn^°o
des viperes, qui se detruisent en mettant leurs petits au
de cela que sont malades
eux-memes
-.ooi
Ua-^- —2. L
.
adorent ils
^s/
)o»~o
les ventres
monde.
Jjl^oo J-^iooKio ^oi-\
.
margine
La.\o .'K_»..jl-.V~3 -exok^/j
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Jtoöi cxla^X'>>s>a\o
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J^^o ^/» -.yoow^
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lo^am
*
J.jochA
ILaJLw
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^--ul^-s yOCXJLaj-so :j_^*OJ
K*l jkS±>^,
^
l" b.
ojA
:'JIjji.-J^
[356]
(sy;?ijjt-a)
ignorent
la
prennent
ils
piete
le
voile
*
C'est
(eü
de ceux qui fönt profession pour
lorsqu'ils cachent sous
chretiens,
et qu'ils
exterieur de
meme beaueoup
la
manque
magnificence
peau de
la
([AeyaXo-peiratx)
5
la brebis
haute
et la
superiorite de notre mystere.
Nous sommes tellement eloignes d'adorer un honneur 1,
fol.
148
et
un
un temps oü
le
lutte irreconciliable
Verbe de Dieu "
qui est en Dieu
et
qui
est
Dieu
;
avec
*
n'etait
pas
de meine
et
ils
'
n'appartient pas ä
la
et
que nous avons meine
»,
luiqui
est
C'esl
la
phrase eßlebre
:
••
Hv
7tot- ot:
le
Pere
et le Fils.
nature increee ou ä l'essence
oOx
rjv.
».
—
2.
10
« II
y au commencement, :
professent que l'Esprit eternel
n'est pas Dieu, eüt-il Texistence avant les autres creatures. 1.
de leur attribuer
les Ariens, qui disent
au point de vue du temps apres
et saint a aussi existe
tout ce qui
anges
eulte qui ne conviennent qu ä Dieu seul,
prefere pour nous une avait
les
Cf. Jean,
1,
l.
(ousta),
Car cela
Xous entendons,
is
HOMELIE
357
-.i-iö/j
JJ
J_io ocx
y^/
-
J
^ |S- o«-^ ^1-^.iO.Jl W-^x 001
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-U-scu
JA,--.
^-J^ot J-OOJus;
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10
^
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J-c*$s
margine
in
^*o;
Aiuvo;.
—
LV
2.
in
Jj>jl.
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^0 Vt-^—
'^.-3 Ot_I_iO; 061
:
Atuva;.
—
3.
V
L
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J-s/
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-.^3? J<*^
°<ä
margine
:
J-©-^
—
U3 !«-
V
'1.
et
Et nouveau est ce qui n'est pas en tout
'.
le
115
U-/
Qu'il n'y ait pas en toi de dieu nouveau,
:
dans
fait
^
LoJLiäA f=^>?
margine
n'adorep'as non plus un dieu etranger
temps, mais ce qui a ete
OU» yl.
l'ol.
^-aj»=>;
JJ
)«*^
Joovj
JjauaS^Vfo
^--j
V-M'>^o .^.ojo^J-i ^jl-*o
*^.;
o»..V,i
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^OOt
-.^^A
JJ;
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>s/
prophete aussi dire
le
effet,
:
•_->
,—o
J_.j_io
JjljuScüLxxS.0
vooiis.3;
,N
yOOj.^.Ju^o
K*l \K*J'^l
Jl^-- J«H^s y^>
J^o^i»; J£s>v>-i .Joot v^oioK-./
JJ.oJSw.JL-
oöt
o»J^
-öi
J^aS.^
cu^. Jjl3u'/
^ooiJM
:)öös
^ax-
*J-»JsiJLa
J»qj ot^.;
1.
3
Vfio
Joot
^/ Joou»
jo^col jLs/o
Jot-\JJ
^)J^jo
.Joot s-oiots^/
]J/
75
LXXII.
temps,
011
dans une partie d'un
siecle et
dans une duree plus ou moins courte, de mertie que ce qui est sujet au temps ort».«; les derniers jours, le Pere nous a parle par le Fils, par car Paul crie :
5
:
lequel *
il
a aussi cree
n'etait-il
Et comment
les siecles'-.
pas en tout temps? Mais,
comme
le
createur de tous les siecles
celui qui n'etait pas
dans
le
temps,
*
vfol. 115 v" a.
il
a 6te dans
une partie du temps.
Nous reconnaissons donc que 10
les
anges
et tous les ordres Celestes qui ont
enumeres, ont ete aussi crees par Dieu,
ete
pour nous
il
n'y a qu'un seid Dieu
le
et
ne sont pas des dieux; car
Pere, de qui viennent toutes choses et
pour
qui nous sommes, et un seul Seigneur Jesus-Christ, par qui sont toutes choses
par qui nous sommes
3 .
cöte, David, le plus divin des prophetes, chante
De son
en s'adressant au Dieu de l'univers is
flammes de feu le
ses ministres
'
.
:
Celui qui fait des vents ses anges,
Dans un autre passage
il
dit
Seigneur, (vous) tous ses anges, qui etes puissants en force
1.
Pf.
lxxx,
10.
—
_».
Hebr.,
1,
2.
et
—
:>.
1
Gor., vni.
fi.
—
4.
ps.
cm.
4.
encore
(et)
:
et
des
Benisses
qui executez sa
SEVERE M'ANTTOCHE.
76
aavl» .oi-V.»
JLj n-ocul^-oA .oifcC^io
jliöj
ou*ii ^.,_^ «\^i >
^.^io
Jfcw^-SO
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i'ol.
149
vOO»-.K-/ "^.OOI
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11
5^SO -.vVjkjuio
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JjloioS;
JKjLiojJ lo\ fS
-^ .flao/o
Jj—.ÄOo jÄo^-o )lo— K.^^kKj>;
och
V-^oot
J^oJLcoJ-s ^s
J-iaaco/
pawle,
.\ooi-.J^./ jjj
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ä
afin d'obeir
la
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>
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Benissez
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JJo
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le
och
J~».io»-o
)l n
'^^
J_soufcoo
a^ .-^.^iäio
^-io .--oioK_/
voix de ses paroles
^oü^
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jJ
>
^aiwjo -.J-ö»^«.
^.\oi^
jooj
^.^^»
1-jJjÄ^
Jla^^ö
.^».iisKio;
x^jr40 ! .oCb—;
)L«.~:5
.oila^i—
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^V^aJLi )L>— o
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«Ol '^.-oü^
.J,:i>'a2L.\ yo-j/
.»
jjuuiöJLio
jkxiaAkJ^; tjK.-UDVÖtv»
yVjKjiäe
J^-2lÜJ;o
>
[358]
Jjoiojls
jjLipoo J^>iJ
. ->
\ ^-io
V^;
Seigneur, (vous) tontps ses
armees, qui etes ses ministres et qui executez sa volonte'.
A
cela
il
bon d'ajouter aussi ce que
est
dit l'Apötre ä
leur sujet
:
Ne
sont-ilspas tous des esprits au Service (de Dien), envoyes pour exercer un minist'ere
en faveur de ceux qui doivent heriter du salut"? Ce sont donc des esprits faits et
des creatures intellectuelles et incorporelles, dont l'occupation est de louer
Dieu, de recevoir des ordres divins et de les executer avec rapidite et force.
possedent, en
Lfol. 149 Ils
lorsqu'il leur est Vfol. ils
envoyes pour
le
donne d'en haut de
ministere
*
faire
de notre salut
*
ä ce qui leur est
commande,
de telles choses, lorsqu'ils sont
et lorsqu'ils participent ä la
lumiere
1
essentielle (oüaia) qui apparait dans la Sainte Trinite et
premiere, increee
et
qu'ils sont eclaires
par
A
une force qui convient
efTet,
lä.
cause de cela ceux qui remplissent
la
fonction (tö&j) d'ecuyers(<jiraöy.p'.oi),
qui portent la lance et qui sont armes, sont egalement appeles des anges de
lumiere, non pas parce qu'ils se trouvent sous des apparences bles,
— ce qui
est en
sairement aussi sans l.
Ps. cn, 20-21.
—2.
dehors de
apparence
Hebi..
i,
14.
la
grossierete du corps, en
(rsyr^a)
;
—
mais parce
(ayr^.'x)
effet,
qu'ils
sembla-
est neces-
sont vus et
l
HOMELIE
[359]
^*a .•^•^oK.aoioo
joOÖA.
I0L0, )—»yj»
,
Jo^JJ
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77
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LXXII.
vnm
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^--.\oi •
Vlul
I
I,
r» a.
K^io
ot.-\
nm\o
Jla
1.
L V
in
Jj^ajx^
compris dans appellations
:
les
:ot,«°>i
N!*>ȣ.io
llasKaiio margine
oiXioo
_
Uo^U-is.
)ooi
^^bsJjs
V ^'w
2.
—
3.
connues parmi nous,
et
des milices
sur
la terre
paix, parmi
Personne, en sous lesquels
C'est pourquoi
».
hommes bonne
V
margine
in
:
J^ü--/
^» .^*-'i
ils
:
montrent
qu'ils
afin
Sabaoth; car
Luc aussi
dit
:
et
Sabaoth
«
Une
t
»
raupe de
Gloire ä Dieu dans les hauteurs
hommes
ont paru ditferemment suivant trouvait,
la
pouvoir, lequel est appele
volonte (eu&oxt'a)
sont apparus parfois ä des
du besoin qui se
tunite
L
^J-^
'.
ne jugera ce qui a rapport (aux anges) par
effet,
ils
sont varies, et
les
le
tantöt le Seio'iieur
aux bergers, disant
milice Celeste apparut
la
4.
jjuootfcoo
)o^.'.'.^.i
inveutions de l'esprit de cette maniere, ä savoir par ces
tantöt le Seigneur des armees, «
—
V flfio
royaute et la puissance universelle de celui qui a
se traduit par
(.icn.-"^
.0001 ^.>~J^oo j^aifloj-s ^--V—/
ces actions
et
3
saints le
;
les
aspects
car ces (aspects)
temps, selon I'oppor-
dans des appareuces
[yyj.y.) telles
que
pouvaient les apercevoir les yeux d'etres sensibles. C'est pourquoi Daniel,
deurs
*
auquel desirs 1
de il
2 ,
Luc,
la
sasesse
arriva en
voyait des II,
13-14.
-
2.
et
fait,
qui
pour
—
hommes Dan.,
ix,
etait
la
devore en lui-meme pour
les
profon-
beaute intellectuelle des visions divines,
et
*
v
iui. 111;
r° a.
et tres
justement,
- -
d'etre appele un
divers, varies et differents suivant le
23; x.
11
el
19.
komme
de
temps au
SEVERE D'ANTIOCHE.
78
^/
jof«.
v-.oia^s.^. Vo ch.2^.^1
.„-..ot.-'bo
^...q^" ^o
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jjo
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^-.Aot
^»;
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I.
-
t
im.i
margine
in
:
ryoot-^^ -ooi ^»>Ilw.too»
v -.^oi
)i>~~
Laa^
..»
v
/
Q$aZ.
point de vue des apparences (u^riaa), ä cause de la variete et de la diificulte d'iuterpretation des revelations. Tantöt
vit
il
Gabriel
vole, et (celui-ci) lui faisait coimaitre par ses paroles
de l'oiseau est en Lfol.
eilet,
la
une parole
comme
son corps etait l'eclair, ses
yeux comme
l'aspect de Vairain
montrait
la
que
(indiquait)
la
et la
'
Chrysolithe,
des
lampes
dont
les
son
te la
la
Mais V
r..l.
si
im aspects
<|iii
Dar
i\.
i
paroles que je
2.
Dan., \,
comme 2 .
Tout
visions,
et
l'avenir entre
la
multitude. C'est pourquoi
ä-ü.
dit, et
il
il
avail
entendait
:
.
nous pensons que l'essence
—
les
moments de
de
J
te dis'
apparaissuient en eu\, -:{.
l'aspcct
voix d'une multitude
et de comprendre
encore besoiu d'une explication au sujet de ce qui etait les
comme
car c'est ce que inoutrent la diversite des matieres
voix confuse et incertaine de
Comprends
Tantöt
de feu, ses bras et ses pieds
variete des evenements divise les :
(<7£r,tta)
reins etaienl ceints d'or d'Uphaz;
comme
d'interpreter
qui
de ta friere, dit-il,
faire connattre'.
visaye (xpo'jwirov)
{ly.o.-a;)
elincelant et sa voix dillieulte
beaucoup de royaumes (GTon)
je suis venu pour
vötu de Im,
la
Au commencement
la rapidite.
est sortis, et
homme
iw(ilvil) encore un
cela
marque de
comme un homme que l'apparence
—
:
'
il
Dan.,
est
(oüciac)
(des anges) est aussi selon les
ögalement necessaire de croire
\. 11.
qu'ils
1IOMKLIE LXXII.
[361]
^io, |_jL_o»a-3;o .J.^*jLio;
j
jkia^-ix^o
^
a*>~.J./
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Jba.9
1.
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Q^o^o
"^^o -W
un peu incertaine ä cause du mauvais etat du ms.
sont varies et materiels, et ceci, lorsqu'ils sont immateriels et simples en tant qu'ils sont iucorporels.
Ne sont-üs pas
lous,
en
effet,
des esprits au servier (de
pour exercer un ministere en faveur de ceux qui doivent heriter du salut*? Est-ee que tel n'etait pas Gabriel qui pour nous, qui devions devenir 2 et elre sauves par le salut qui les heritiers de Dien et les coheritiers du Christ Dien), envoyes
>
en vient, etait envoye pour l'annonciation de
la
Mere de Dieu Marie
?
Pourquoi
n'est-ce pas de la meine maniere que (se prpseuterent) aussi ceux qui appa-
rurent aux
femmes aupres du divin tombeau
et
annoncerent
resurreetion, eux qui, d'une maniere egalement appropriee ä i
connaissance de Dieu qui resplendit dans robes
(aiokri)
la
auite
3 ,
les
premiers
la
de
la
la luniiere
apparurent revetus de
blanches et etincelantes?
N'estimerons-nous donc pas bienheureux ceux qui sont dans cet etat, qui se delectent et se rejouissent de l'illumination den haut et executent les ordres divins? Oui, dis-je, et avec une grande conliance. Honorons-les d'autant plus
Dieu l.
et
Ilebr..
que nous savons seulement
du Seigneur i.
14.
—
2.
et
Rom.,
qu'ils sont
de bons serviteurs, vm,
17.
—
3.
Nous suivons
de vrais ministres du bon
et qu'ils sont
le
texte de V.
dans une grande
SEVERE D'ANTIOCHE.
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•
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Verbe.
le
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im nant cette parole, di.s,
il
y a de
Et encore dans
:
le ciel
la joie
Mais
:
//
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°-
y
en
a,
effet,
s'est
devant
les
armöes Celestes
se rejouissent.
exprime tres clairement en ces termes
*
de le
Car, repre* :
Je uous
le
anges de Dien pour un seul pecheur qui se fepent 2
les
.
Voyez ä ne mepriser aucun de ces petits; car je vous dis que leurs anges
ne peuvent voir
mes que
il
roienl saus cesse la face (TCpocwirov) de
est encore ecrit
II
v*^x)?o»
|...Q.:^bo
cielpour un seul pecheur qui se repent*, a declare le Christ Dieu
estdonc certain que
II
)laj...>.~too
jljajjvu
allegresse et dans une grande joie ä cause de notre salut.
Lfoi. 149
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la
:
Les
Seraphim
se cachent
man Pen
qui est dans
face (irpduuirov)
la
cieux 3 .-
les
\ parce
qu'ils
gloire de Dien.
que
il
est certain par la
le
Livre divin, se servant de l'habitude en usage chez nous, varie la
c'est d'apres les sens qui s'y trouvent renfer-
parole de l'enseignement. Par les Seraphins et par les armees rapides, exces-
sivement courageux, prompts, sublimes et eleves,
muntre clairement lenr grand nombre
d'ailes,
—
— il
c'est,
fait
en
ce que
effet,
connaitre que cette
gloire sublime est absolument inaeeessible et invisible. Par les anges, auxquels ;i
ete confiee la
garde de ceux qui passent pour etre
nous, eux qui voient sans cesse I
Luc, xv,
7.
2.
I.ur.
xv,
10.
—
3.
la
les plus petits
face (Tzpowizov) du Pere Celeste,
Matth.. xvin.
lo.
—
1,
Cf. Isaie, vi, 2.
il
parmi
indique
i
HOMELIE
[3631
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fol.
grandeur de leur charite
la
anges sonl censes avoir toute
les
tiennent personnellement
nous, 5
011
craignant
In
face
(7Tpo
la liberte
la
de nies peches'
briller tu face (-pocco-ov)
sur
(irappYiffia)
de ceux qai s'entre-
parole varie de la
la visite terrible
'
;
de Dieu,
le
tantöt, atliranl
ton serviteur
de ton serviteur ; parce que je suis
dans
ei
149
de leur paix, gräce ä laquelle
avec des priaces tres eleves.
peut trouver aussi que
effet, tantöt,
et
(
in
Quand
meme
paix sur
Iui,
il
ne detourne pas In füre
la detresse,
exauce-moi
vite
de
maniere. En
prophete s'ecrie
la
s'agit
il
Detourne
:
dit
:
Fais
(repoGoiirov) *
v fol. 116
2 .
C'est d'apres des seus de ce genre qu'il laut prendre diversement les faces I)
icdpsuirov)
de Dieu,
porelle et d'apres
une essence
(oücia)
et
non d'apres un type
(tuxo?)
une forme humaiue; ce qui
est
et
une image
(eixeav)
etranger ä une nature
cor011
ä
incorporelle. C'est ainsi que les anges sont dits voir sans
cesse la face (xpöswTCoy) de Dieu, lorsqu'ils s'oceupent avec zele de notre garde et
peut-etre aussi lorsqu'ils fönt quelques supplications pour nous. Quelque
chose de ce genre est indique egalement par lange qui parlait
quand, par une sorte de prosopopee disait la fin
1.
PS.
L, 11.
de
—
PATR. OR
la captivite d'Israel,
2.
PS. LXVIII.
—
T.
XII.
—
18.
F. 1.
(icpocwiroirotK) et
*
a Daniel, »Lfol.
par une indication,
en s'expriniant en ces terraes
:
11
il
pre-
n'y en a
iv>
SEVERE D'ANTIOCHE.
82
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pour gardiens,
ceux qui craignent
du Seigneur,
sauvera
est-il
2 .
dit,
en
le
auxnatiöns, aux
la force
«
Seigneur, des anges
campera
»
un camp
et
il
de tont
villes, ä
ainsi
chaque
que des
11
est
homme oflicicrs
part du grand roi. L'ange
la
iampera autour de ceux qni
efTet,
Car ce mot
ange possede
Michel nitre chef.
en aide contre ceux-lä, sinon
(Tx^iapxoc) fideles et des soldats qui viennent de
les
Jjloch
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indique que
le
craignent,
et
il
le secours d'un seul
d'une troupe rangee en bataille.
Mais, oubliani leur condition de soldats et de serviteurs, ne les deshono-
rons pas ä cause de cela, en vertu Vidi.
II 7
sont au dein des limites. seid est Dieu est a
Manue,
disait
faisaient aussi
:
*
dune
erreur paienne, par des honneurs qui
Car tout ce qui est enleve ä la gloire de celui qui
un deshonneur pour eux. C'est Et
si
tu [als
Barnabe
et
ainsi
que Fange qui parlait
un holocauste, offre-le au Seigneur
Paul, ces serviteurs
3 .
C'est ce que
aussi fideles que les anges,
quand les adorateurs de demons de Lycaonie entreprirent de leur oil'rir un hommes, pourquoi faitessacrifice corame ä des dieux. Ils criaient, en eflfel :
vous (flu? Nous aussi, nous sommes des 1.
Dan.,
\. 21.
—
2.
Ps. xxxiii, 8.
—
i.
hommes
Jugcs, xni,
16.
sujets
aux meines
passio?is que]
HOMELIE
[365]
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LXXII.
le ciel, la terre,
la mer,
et
vous tourner vers
et tout ce t/ui. s'y
le
trouve*.
Les paiens, au contraire, se servaient dune foule de ruses
(TCopo?)
met-
et
taient toute pierre en branle, afin d'obtenir im holocauste et d'etre regardes
comme
des dieux, parce qu'ils avaient rendu dans uue
bienfait(sܣ'pyet*)
humain. Tels, en
qui ont passe ä tort
effet, ils
villi-
un service ou un
voyaient aussi leurs predecesseurs
aux yeux des hommes pdur
etre des dieux. Mais tels ne
sont pas les esprits administrateurs, intelleeluels et Celestes. Car
eux-memes une crainte d'autant plus vive
qu'ils sont plus pres
il
y a en
de Üieu,
et ils
sont saisis d'effroi par suite de sa terrible superiorite. Ils se souviennent, en eilet,
de lachute
et qui,
comme
du Calomniateur qui
*
est ecrit,
il
coiini sur lui avec
deshonneur
qui est a elle-meme sa loi
autrefojs appartenait ä leur ordre (xa^.c)
eleve son cou contte 2 .
Mais
(ai»To'vofjt.o?),
la
*
le
Seigneur tout-puissant
main des peintres qui
et
n
est insolente et
favorisant les inventions ou les imagina-
tions pa'iennes et relatives ä l'idolatrie et disposant tout
pour son avantage,
revet Michel et Gabriel, ainsi que des princes r-rupawo«) ou des rois, d'une robe I.
Art., xiv, 14.
—
2.
Job, xv. 26.
*
Lfoi. 150
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SEVERE D'ANTIOCHE.
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a.
1.
U^
v
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»o-
1,
de pourpre
((7ToV/i)
droite la
du pouvoir universel. C'est pour ces raisons
l'autorite et
semblables que ceux qui honorent les anges dans
abandonnent
l'Eglise et transgressent ses lois
ceux qui ont ordonne
Nous
orne d'une couronne et met dans leur main
et royale, les
marque de
et d'autres
pai'
_>.
et
pose
los saints
(v6(*o?), 011t
canons
irae teile folie,
ete anathematises
(y.aväv).
suivant ceux-ci dans leur integrite et fermant les entrees
aussi,
seeretes de l'idolätrie, nous sanetifions donc les temples construits sous le
vocable des anges par les os et les membres sacres des saints martyrs, ou par leur cendre victorieuse
(vw/iepopoe;)
qui a ete entierement
consumee d'une
heroique et qui est devenue im sacrifice, en nous ecriant par
que ceux-ci sont egalement des puissances eux aussi, en ei ils
executent
tent sa volonte
de celle-ci Vfol.117 relle v°
effet,
et ils Ps.
1:11,
d'nn etranger,
operent
20-21.
que David ils
le
les
anges.
ils
de nombreux
*
Ils
le fait
meme
10
sont devenus
chante des anges, puissants en force
sont devenus ses ministres
et ceci, lorsqu'ils etaient lies ä la chair.
comme
a.
1.
,
meme
parole [du Seigneur),
In 1
de
eomme
niajuiere
se sont conduits d'une
miraelcs.
Cependant
et ils
execu-
se sont detournes
Ils
maniere incorpo-
meme
ä cause de
15
HOMELIE
[367]
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IIoj^j»».
n'ont pas oublie lcur condition de serviteurs.
anges eux-mßmes
que les
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jpto |
LXXII.
soient autre cliose
Ne croyons donc pas
que des ministres
et
des
serviteurs. G'est, en eilet, ce 5
tyrs se trouvent
que nous apprend
nous enseigne
et
melanges aux (anges). C'est
ainsi
ceci,
mais ä aucun autre sinon ä
des figures
chose de io
*
(tütoj)
dans
spirituel et evangelique
du service
;
il
il
les laissait
les sacrifices,
tolerait
il
melait
quelque petite
l'habitude ancienne, afin d'attirer vers la verite et de ravir ceux
auxquels avait ete laisse ce faire
lui seul, et,
mar-
les
que Dieu agissait egalement
ä l'egard des enfauts d'Israel qui penchaient vers l'idolätrie; sacrifier,
que
lui-meme une arme de
(reste) d'habitude et,
d'une certaine maniere, de se
cette habitude. C'est pourquoi les
martyrs melan-
ges avec les anges nous apprennent et nous eoseignent ä nous eloigner d'une
pensee trompeuse, puisque les uns et les autres n'ont qu'une seule occupation, (ä savoir) louer
Dans
15
Paul
le ciel aussi,
l'atteste,
premiers-nes
bain de 1.
la
H6bi\,
Dieu
en
eilet
et le servir
(comme dans
en reunissant aux
inscrits
dans
les
en vuo de notre salut. cette eglise), ils habitent
ensemble.
myriades des ank/es et d leur assemblee l'eglise des
cieux'.
Ces derniers sonl ceux
qui,
parla
regeneration, ont ete enrichis de l'adoption et ont eu part ä XII, 22-23.
foi
etle
la nais-
*
Lfoi.iso
SEVERE D'ANTIOCHE.
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,-1^.--«
sance spirituelle en vertu de laquelle personne
*
n'est cadet,
mais tous sont pre-
•
miers-nes ä cause de la meine plenitude de gräce et du raöme honneur. C'est ainsi
que parle aussi Gregoire
Theologien dans un de ses discours
le
:
«
II
y
aura une assemblee generale des armees Celestes et terrestres; car je suis per-
suade que celles-ci sont aussi dans l'allegresse ce jour,
si
vraiment
hommes
aiment les
elles
et
dans
la fete
avec nous en
aiment Dieu'.
et si elles
»
C'est dans cettepensee que nous mettons ensemble les martyrs et les anges,
comme
etant les serviteurs fideles d'un seid maitre et etant une seule assem-
blee qui aime les
hommes
et qui airne
Dieu. Ce n'est pas, en
chasser les anges, selon une erreur des pai'ens, par les martyrs), sous ainsi, les
le
du Crucifie, des rois, et
ä l'exemple ils
Ceux qui ont Gregoire de
et
il
deceux qui portent
n'est
pas
icl;
honore" celui
Nazianze,.P.
.
t.
il
;pji
est
la lance (xovr&ptov) :
saints (des
s'il
10
en etait
col. 332.
--
aupres du palais
Vous cherches Jesus de Nazareth
ressuscite, en
('//'>/,
comme
a ete crucifie, 6 insenses,
IXXVI,
ahn de
ne sejourneraient pas aupres du tombeau
ne diraient pae aux femmes
qui a 6te crucifie;
1.
pretexte qu'iis
membres
ont eu une mort violente. Car,
anges n'habiteraient pas
eilet,
2.
Mattb..
xxvm,
il
l'avait dit-
.
comment auront:>n.
15
HOMELIE
[369]
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combat
le
et chastete et (ye'voc),
(äywv)
membres
se detourneront-ils de la poussiere de ces
guerisons de tout genre
pour
qui ont
avec vertu, (poussiere) qui opere toujours des qui chasse
merveilles sont faites enPalestine,
*
'
les
demons.
On
peut voir que ces
äCesaree meme, par Procope,
et
dans
le
Pont par Pbocas, qui apparait clairement ä ceux qui sont adliges sur mer,
accompagne doucement
qui navigue avec eux et qui
sont sur
le
et
paisiblement ceux qui
point d'etre submerges par les Hots.
Les anges sont aupres des membres de ces (martyrs) deposes maintenant i"
dans ce lieu; rent,
en
relle et
de
la
s'il ir>
effet,
de
la
ils
les
aiment
et ils les louent ainsi
ceux qui avec
meme
le
que leurs
maniere queux-memes
et ils
hono-
mortalite de ceux qui ont vecu dans
ne se detournent aucunement
la -vertu.
Et qu'y
rendaient en toute häte d'Egypte dans la Terre Promise inort le corps de
1.
esprits. Ils
corps se sont conduits d'une maniere incorpo-
a-t-il
d'etonnant
en est ainsi des martyrs, lorsque Dieu dis^it aux enfants d'Israel qui se
qu'il
te
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LXXII.
Joseph
garde dans
Ex., XXIII, 2Ü.
le
:
Voici j'envoie
chemin
'?
Ou
mon ante devant
plutöt
(
aal^ov 8i)
il
et
qui emportaient
ta face (irpocwicov),
allait aussi
pour
lui-meme
*
Lfol.
*
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SEVERE D'ANTIOCIIE.
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V
I.
aveceüx; car Moi'se point partir d'ici* tu as trouve
disait
:
et (Dieu) repondait
;
gräce d mes yeux
et je
m
avait Heu, lorsque le fait de toucher
commandements
rante selon les
ne vas pas avec nous,
Si toiwiime tu Je
:
te
car
ferai la parole que tu as dite,
connais mieux que toui 1111
ne nous fais
le
monde*. Et cela
mort passait pour une action deshono-
puerils de la Loi (vop;), qui nous apprenaient
5
et nous enseignaient d'une facon allegorique ä nous eloigner des oeuvres
mortes des peches. .
V
|,,|
|
II
18
est dit
1
''
Moi'se, lait,
quand
que le
*
Michel lui-meme veilla aussi sur
Calomniateur
lui resistait,
le
tombeau du corps de
lorsque Dieu
le
permettait et vou-
par ce qui paraissait, montrer ä ceux qui alors voyaieiit peu de choses
et
10
avaient des dispositions tres grossieres, ce qui ne paraissait pas, ä savoir que,
apres que nous
delivres de la condition d'ici-bas, le Calomniateur et
sommes
armees mauvaises quisont avec
les
route vers les (regions) superieures,
phent de ceux qui ont *
Lfol. lao
'
la
au secours des anges vie 1.
:
Ex., XXXIII, 15.
—
2.
combattent nosames, quand
elles fönt
e1
veulent arröter leur marche:
ils
mal, mais
fait le
ascetique et dans
lui
c'est ce qu'a la
ils
sont vaincus par les justes gräce
vu aussi Antoine, qui est
grand dans
Vie angölique. Le Livre sacre a ces
Ex., XXXIII, 17
triom-
mots
:
Or
is
HOMELIE FAX II.
[3711
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J-»J-3
ou^»;
l'archange Michel, lorsqu'il parlait au Calomniateur dans
In
Seigneur
te
reprime
louons donc
le
(toute) puissance, ainsi
dans
les siecles
Jude,
9.
lui
.)L»». t_o
dispute relative
et
queconvient toute louange,
mais
il
au
dil
:
de pareils biens,
(tout)
qu'au Pere et au Saint-Esprit, maintenant
des siecles. Ainsi I1N
I.
j-koi
Christ, le Dieu des anges et des martyrs, en lui sachant gre
de tous ces (bienfaits). C'est ä
et
.^»ou^s
'
Puisque nous avons ete juges dignes de ces mysteres 5
,.3
.
oöt
corps de Mo'ise, n'osa pas porter contre lui une sentence d'execration; le
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^.-^o/ .^.-^cu^s >ctS^^o ^sj^aoo
Que
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soit-il
DE l'hOMELIE LXXII.
honneur et
et
toujourä
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H0MEL1E LXX1II Sl
*
vfoi.H8
*
II
me semble que
11
LE SAINT MARTYIt BAKLAHa'.
je vois le sacre vieillard et inartvr
v" a.
moi un regard penetrant
et
accuser
mon
silence avec ardeur, et
avec ardeur, mais encore avec juste raison. tends-tu pas, o
toi,
personnes en Dieu*
un
si
11
m'accuse
l'Apotre Paul allinner et dire
Comment
(se fait-il)
:
//
non seulement
ainsi et dit
:
«
lüttes
?
meme temps
N'en-
n'y a point d'acceplim de
donc que deux
fois dejä tu aies
riche eloge des Quarante Martyrs, auxquels ce temple saint est
(en partage) en
mes
?
ßarlaha jeter sur
l'ait
donne
qu'ä moi, et que tu ne te sois pas preoccupe de
Voici cette annee est
la
troisieme, sans que tu m'aies decerne une
seule parole elogieuse et sans que tu aies exhorte ä la vertu un seul fidele par l.
Cf. S.
stome,
/'.
Basile,
<;.,
I.
Hom., XVII, sur
L, col, 675.
—2.
\c
martyr Barlaam,
Rom., n, 11
;
I'
Col., in, 25.
G.,
I.
XXXI,
col. 484; et
S.
Jean Chryso-
HOMELIE
[373]
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i
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V-~^ ^/
l^
:
mon
eloge
dans
(jüe'o;)
(äycov)
la
avec
le
prophete David
:
(Test de
grande Eglise'. Cette grande Eglise,
que rien ne doit surpasser en grandeur, est celle qui se reunira au jour
gement, lorsque toute
du ju-
creation douee de raison dans une seule assem-
la
comme im
blee se tiendra avec frayeur devant le juge, qui,
o
y
Jj(
,_*;
mes combats (äycov) car je desire non pas les eloges de mes freres. Pour moi, en eflet, j'ai appris ä chanter au-
pres-du Dieu qui a institue les combats
5
)-..a>g
^
^io
jfcCioa-.
».joJs
consideration) de
(la
^> \ oi p
^.^eün
roi,
sera entoure
de lanciers, d'anges,
d'archanges et de toute l'armee (tx?i;) intellectuelle.
Ainsi qu'il est ecrit,
convoque aupres de lui
rer une Separation les lä
il
dans son peaple
choses Celestes d'avec
il
donne
repos et
le
le
terre, s'incliner vers le la
geheime.
je
me
devant celui qui a
Ps. xxi, 26.
c'est-ä-dire,
ceux qui ont
il
en haut
et,
une
et la terre, afin d'ope- *.L
leverai,
vieilli et
choses terrestres
fois entraines, se
il
les laisse,
plonger dans
—
2.
Ps. xi.ix.
en entendant ces (paroles),
;
ä ceux-
comme
la
le feu
de
4.
et je
me
defendrai
qui est rempli de jours passes dans la vertu et
la vraie vie
;
—
le
fol.
151
separe ceux qui ont accompli
pratique les
sejour d'en haut, et ceux-ci
bas
de (jours) appartenant ä 1.
;
le ciel *
»
Pour moi,
>">
*
2
Livre de la Loi
(vo'jao?)
lui-meme, en
*
v
fol.
i
L8
SEVERE D'ANTIOCHE.
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j».-*»/
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^°i-o?
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°~-v ° i CO;
L V
1.
effet,
in
margine
m'ordonne
la/personne
:
^.L
rfe
—
2.
I,
V
<>/
margine
u»Va.»i.
tenir debout en prdsence (irpooiDTCov) » vieillard et d'honorer
me
iTcp
meine tempsun eloge
;
— je parlerai et
de ina defense je ferai en
(-/As'o?).
Je sais, 6 notre pere, que dans
un corps decrepit tu as montre une ardeur
vaillante et juvenile et que parta patience tu as eleve tres haut (cette ardeur). .Mais queferai-je,
moi que des
milliers de soucis occupent et importunent
?
Je
absolumcnt incapable d'appliquer ma langue ä ces (questions) sacrees d'une maniere distinguee, et je crains pour cette raison de passer (plutot) pour
suis
diminuer
et
non pas pour exalter
magnificence
([/.eyaXoirpeTCsia)
tes qualites.
Car
de tes actions heroi'ques
je suis (aö^viui?)
convaineu
<[ue la
n'a nul besoin de j
l'expression elevee et sublime des paroles, mais qu'elle suffit ä elever jusqu'au ciel les auditeurs,
diie,
v
fol.
iiö
parce que tu avais
grand äge, et
tu l'as dit
non pas de ton
fert et ce
t.
meme *
par
La
le fait
du seul
recit.
En
ce qu'il te fallait
sagesse et que tu y etais dispose et prepare par ton
saus diminution; et ce qui etait
(äge), ce
effet,
le
propre de
la
jeunesse
que Tonne croyait pas avant que tu l'eusses souf-
que par conseqüent on regardait comrne etranger au vieillard, tu
er. I/v.. xix, 32.
l'as
HOMELIR
[375]
&l
ii\ vQ-»/ »___.-»!
),.i
-.vQ-jöi
JJ/
LXXIII.
)li— /
*jt',__-oo J-io__>_~ V-JV-.; och
•
jla-JU-..^._co—V-0 CH-.K-./ U-o»
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J_^oä^o;;
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montre tien par
ta patience.
mais encore au diamant
Car
(oc&z(/.*c)
appartenait non seulement ä la jeunesse,
il
ou ä toute autre matiere
(SXm)
plus saine et
plus forme, de ne pas (pouvoir) endurer ces supplices.
quand
Toutefois,
tianisme? «
»
le
juge
dogmes
Comme
celui-ei, etonne,
eu qui
le
Dieu
Saint
;
la l'olie
riant,
le
Pere
et
»
du juste dit
qui
question
:
«
Qu'est-ce que
Chris-
le
preparation d'une vie glorieuse.
(ÄdyfiaToc) et la
voulait encore apprendre »
il
dit
lui
:
:
« «
:
«
:
»
Qu'est-ce que Dieu, (II
•
Lfol.151
*
Vfol.119
s'engage) ä ado-
son Fils unique Notre-Seigneür Jesus-Christ et l'Esprit-
A
cette parole, le juge s'etait
etait
Voici,
une defense
toi-meme
aussi qu'apres le Pere tu adores et
la
ne consentira nullement ä adorer les creatures,
il
pai'enne.
il
*
chretien promet de croire?
mais
(ÖcOAoyia)
posait
ce sage par l'esprit et ce vieillard par l'intelligence repondait
C'est la verite des
rer
(lui)
a ete cree par son
sers la
creature,
Fils, qui est
propre Pere.
»
imagine que
*
et
theologie
la
Et
car tu
as
et,
en
confesse
necessairement posterieur
celui-ci,
fermant
insensee de celui qui, dans une ebriete idolätre, adorait de diverses dieux nes ä des epoques r ^
(le fait)
de sa propre erreur
((7uvr,yopia)
tu le
comme
la
bouche
nombreux
en aussi grand nombre que
le
fds et
veulent
r" b.
SEVERE D'ANTIOCHE.
04
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du temps
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Verbe
splendeur, et
et la
il
ne
parce que la creature n'est pas une
»
Ariens soient repris par ces (paroles),
les
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Jjlo; J^oä—J,
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commencement
et sans
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peut pas etre compte avec
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Considere, 6 jage, que Dieu est engendre independamment
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[376]
la foi des
pensees sont etrangeres ä
et qu'ils
sachent que leurs
martyrs.
Vaincu sur ce point, celui qui jugeait alors se tournait vers les supplices. Apres avoir cruellement
llagelle le juste,
il
entendait celui-ci dire sous la
foi
des serments qu'il u'eprouvait aucune Sensation par suite de ces mauvais traitements. Ensuite, lorsqu'il eut ordonne de le dechirer au moyen d'ongles
de torture,
il
entendait les
memes
etait tout ecorche. (Le juge)
potence ei
que
dieux qu'il
;
et
les
comme
De
(xtoie)
celui qui avait
ne sentait rien, ailirmait de la sorte,
de
la
dans sa nature.
folie, le II
le
martyr)
donnait encore l'ordre de pendre ce vaillant ä
la clavicule
avait ete dejä brisee par
autres os etaient tombes de leur jointure naturelle,
», lui disait
les limites
paroles heroi'ques, et (cependant
perdu
la
la raison; et celui
meine
facon qu'il
«
la
la
violence
Sacrifie
aux
qui souffrait, parce
ne souffrait pas.
(juge) osait par des ordres insenses depasser
ordonnait, en
efl'ct,
que. tandis <jue
(le
juste) etait
HOMELIE
[377]
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suspendu en
l'air,
on
paume de
lui ouvrit la
enflamme auquel on avait ajoute de l'encens au-dessous (de
lui), aiin
que,
s'il
la
main, qu'on y mit un charbon
(XtSavo?), et
retournait la main,
il
qu'on dressät un autel
passät pour avoir offert Il'.i
de l'encens :,
peut-il,
aux demons. Mais
*
personne ne disait
une accusation
qu'il avait fait
sang de son corps qui
martyre, en
effet,
promet
(iyüv) sacres, disait
le 15
1 .
»
Cependant,
:
:
de
la
;
c'est
comme
patience et
1'eüt
d<^
Comment
se
chair?
A
la
penchee ou
des libations aux demons, par
tombe sur
la
il
le
le
retiree,
meme
que
raison que
l'autel sans sa volonte.
Lr
non pas
pourquoi, celui qui a institue ces combats
martvr
mal,
il fit
turnt
le
etait instruit
de
corps, et ne peuvent tuer
sur cette question que
la perversite
de ce
commandement
maintint sa main dans une position inflexible,
peu ä peu, sans
Apprenons donc nous-memes de Matth., x, 28.
il
«
contre sa pensee, de
Ne craignez pas ceux qui
(ainsi) eile etait detruite
1.
lui dire
l'attitude inflexible et yaillante de Tarne, et
bien sera corrompu avec
la limite
brülait,
(jtstT/iyopwc)
coulait, etait
l'impassibilite de la chair
l'ame
de
etait aise
quand sa main
que,
effet,
ce fait n'offrait pas
io
il
6 vain, que la chair n'eprouve pas les souffrances
supposer, en
le
*
el
etre vaincue par le charbon.
cette main
immuable
(ä avoir)
un
esprit
v. a
.'
„°' v
SEVERE DANTIOCHE.
96
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[378]
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1.
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2.
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—
3.
non seulement par
Vfol.
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2
:^
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^>.J'l.
Oue
l'esprit,
et ont souscrit
lui
JKajlsI
^
'^j/
10
mais encore par
des dogmes
du jugement, ceux qui
diront, au jour
(£dy[JUiTa)
na main du martyr, (main) qui couronne, invisilile
.\"|
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V add ^=-
sain, ferme et inebranlable.
(eÜGeSetoc)
)—^-^
jjoi
s—ofcoeu JL^iaio loa-.*/
Jl^iaicu./ )lojuäfflo
)lo»oi_flO;
*
la
main, ont renie
blasphematoires
?
piete
la
Prions cette
de donner ä FEglise d'une maniere
toute benediction spirituelle; eile est, en
efTet,
pleine de milliers
5
de biens, parce qu'elle a remporte son martyre particulier en dehors de tout le
du corps.
reste
Cette courte nuit d'ete, 6 notre pere, (la
nuit) d'hiver des saints
aux combats pement.
(iyuv)
t'a
l'ait
cette homelie en
abrege
Quarante Martyrs nous accorde de prendre
en toute liberte
Si par tes priores tu
et
;
ear
plaisir
de donner anx homelies un long develop-
alleges nos soucis et
si
tu
10
nous procures un
repos journalier, peut-etre serons-nous egalement apte ä des commentaires solennels et spirituels plus longs et plus agreables a Christ la
le
Dieu Sauveur. C'est ä
puissance dans
lui
que convient
les siecles. Ainsi soit-il
FIN
DE l'hOMELIE LXXIII.
la
la gloire
du
louange, l'honneur
el
toi,
pour
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Lfol. V»
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L£«,an£.i3.
*
HOMELIE LXXIV
(CETTE HOMELIE) FLT PR0N0NCEE LE VENDREDI DE
TECOTE
TURE
(rWvT7);'.0'7T7]),
ACTES
DES
Oü
IL
(Iloa^E!;)
»Lfd. vb. LA.
Y AVAIT JEUNE SELON
DANS LAQUELLE
IL
151
SEMAINE QUI SUIT LA PENLA COUTUME, SLR LA LEC-
EST
DIT
PIERRE
:
ET
JEAN
MONTA1ENT AU TEMPLE A l'hEL'RE DE LA PRIERE DE LA NEUVIEME (HEURE), ET
IN
HOMME BOITEUX DEPUIS
LE SEIN DE SA
MERE ETAIT PORTE
'
;
ET SLR
LE RESTE.
Apres la
etre
monte au temple avec Pierre
Jean a l'heure
*
de
la priere
de
neuvieme (heure), dis-moi, nous tairons-nous? Et comment ne blamerait-il
pas notre silence sans parole, II
et
le
boiteux qui saute par
la
parole et loue üieu?
ne pouvait pas pour un temps marcher avec ses deux pieds,
par d'autres (hommes) et place aupres de
la
Beile-Porte.
vraiment, quand, pour ainsi dire, par ce qui paraissait,
I.
Act., in.
1--2.
PATR. OR.
—
T. XII.
—
F.
1.
il
II
et la
criait
il
etait porte
rendait belle
que
la priere
* Vfoi. 120
r
a.
SEVERE D'ANTIOCHE.
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a
1.
L V
margine
in
margine
Hoia».t3.
:
(jointe ä) l'entree
par
:
*~»o M-*»^» a\o
_
v
4.
dans
fönt des pas incertains
V
^£-*-
—
2.
6.
L V in margine V <^*-
:
|fr."»>.
—
3.
L V
meme que
l'ait
et
que
les
indecis,
celle qui
manque de
charite,
pieds sont portes inutilement
memc
si
celui qui
marche
est
comme et
qu'ils
orne de
toutes les autres vertus ou du flambeau CXa^zc) de la virginite. C'est
que signifient
cinq vierges
les
resplendissante de
la
in
quelle se met en evidence et sert de chemin
et
pour ceux qui entrent, de cachee par les tenehres,
—
g>«|jji»9&-m 5.
temples semble belle et chere aux yeux de Dieu
les
don de l'aumöne,
le
—
,-ßcvii.o-
folles,
5
ce
qui etaient eelairees par la beaute
purete, mais qui etaient pour ainsi dire eteintes
et
obscures par suite du manque de charite; elles n'entraient pas avec l'epoux,
mais
la
porte de la
chambre
spirituelle etait fermee
devant
elles. C'est
pour
10
quoi, semble-t-il, ce boiteux demandait ögalement ä Pierre et ä Jean de lui *
Vfol. 120 offrir
les
un secours
i.iui
152
de ce genre, en montrant que
necessiteux est necessaire
vue de *
*
meme
la vertu, lorsqu'ils entrent
N'oiis aussi donc,
si
la pitie et la
charite envers
ä ceux qui leur ressemblent au point de
en priere.
vous etes venus
ici
avec une pareille disposition
*
et
si
1
HOMELIE LXXIV.
[3811
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JtOsTS^o
•
JUa.5
V \-L
vous avez tendu une main charitable aux pauvres, vous etes montes veritable-
mentä
la
Beile-Porte et vous n'avez pas
Pierre n'avait pas la faculte de dire et 5
de rejeter loin de
vant de ce
t'avons suivi-.
tendre
la
—
rien qui
Voici nous avons tout quitte et nous
:
est encore tenu
de
main au pauvre selon son pouvoir. etfet,
avec violence.
et le traiter
lence,
des fdets, ä une toute petite barque
Car celui qui n'a que tres peu de chose
Que personne, en 10
boiteux), saus s'etre depouille aupara-
disait ä Jesus
il
meme
mentir cette montee. Car
Je n'ai ni urgent ni or', et de repousser
qu'il avait, ce qui se limitait ä
des cannes ä peche;
et ä
:
demande (du
lui la
fait
c'est
aux
manque
ne nie dise
D'abord,
»
«
:
meme
violents qu'appartient
d'intelligence
;
Je ne peux pas reprimer
le
lorsque tu
royaume des
mon
le traiteras
cieu.r
3 ,
besoin
avec vio-
— tu ne
feras
mais tu auras beaucoup d'intelligence, en
achetant au prix d'un peu de violence une propriete de ce genre. Ensuite celui qui 15
impose une semblable violence prendra aussi
deration, dans la suite
place
1.
il
te
Art., in,
il
t'accordera
*
en echange
la
la
violence en consi-
consolation, et ä sa
donnera en retour de riches occasions de bien vivre; car Dien 6.
—
2.
Matth.. xix, 27
;
Marc,
x, 28;
Luc.
xvm.
28.
—
3.
Cf. Matth., XI, 12.
•
Vfol.120 v" a.
SEVERE DANT10CHE.
100
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V
|.
—
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2.
V V»>*».
pas injuste pour oublier vos ceuvres
n'est
et
l'amour
vous avez porte pour son
nom', s'ecrie Paul en ecrivant a certains. Est-ce que toi-meme, lorsque tu vois tou domestique s'appliquer au delä de ses forces ä accoraplir les ordres
de son niaitre, tu ne cherches pas ä
personue fatigue>? Et, quaud propre creature dont
la
il
s'agit
sa justice,
et
dans
le
besoin?
II
eilet,
dit
le lui
mime breux la
vfol. 120 v°b.
te
Cherchez d'abord
:
3
et
;
demandiez
:
nourrira*, mesure son besoin
inotifs d(>
depenses,
il
comme
[,
1
bifii
U-In
.
.
10.
—
'J.
Matth.,
vi. 33:
et
ne se laissant pas con-
lui plait,
il
estimera peu ce qui
Luc. xn,
31.
—
-i.
lui
Matth.,
en
'
et
lui-
posant de nom-
'
appartient et
nögligera
il
savoir que nous devons avant notre
vi,
et
Votre Pere Celeste sait ce dont
Remets ton inquietude au Seigneur,
propriete de ce qui ne lui appartient pas, et
donc
:
royaume de Dieu
le
3
quelquun, oubliant ees (paroles)
si
vaincre par le prophete qui dit Lfoi.i52
comniun sa propriete personnelle avee
tout (le reste) vous sera ajoute
vous avez besoin ava7it que raus
En
de Dieu, penses-tu qu'il negligera sa
volonte se trouve dans l'embarras ä cause de sa
legislation, parce qu'elle aura mis en celui qui est
donner du repos comme ä uue
lui
le
il
desirera
pauvre.
II
taut
besoin honorer d'abord vi, 8.
—
i.
IV.
i.iv,
23.
la
HOMELIE LXXIV.
383
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divine.
la
veuve a
(les)
avait
avait donne, en efFet, toute sa vie qui consistait en ces
deux
seuls quadrants.
Cependant mais
meme
a ajoute
il
:
ä Pierre
Mais
ce
n'a pas sulfi de dire
il
que j'ai je
ment donner aux necessiteux sur soit in
y/ J
^ s -«/
(vd[/.os)
pour cette raison quo l'offrande des deux quadrants de
eile
fcs-^S
ooil.; oöi
passe pour grande, parce qu'elle a touche au besoin de celle qui
donnes;
"^s-D
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necessite du pauvre et ainsi nc pas user de fraude envers Ia
Car
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en
commune,
meme
regarder
fait, et
et
en
effet,
Je n'ai ni urgent ni or;
ce qu'on a, que ce soit en parole
propriete non pas
que
:
donne', apprenant qu'il laut absolu-
comme
que celui qui donne doit penser
Qu'as-tu,
:
la
te le
tu
n.'aies
pas
et se
reeu-'}
ou que ce
personnelle, mais
comme
chuchoter et se dire ä luiC'est encore
dans cette
pensee que Pierre lui-memc donnait cet avertissement en ecrivant ä quelques-
uns
:
comme L5
Mettez chacun au Service
les
uns des untres
le
don
que raus avez
recu
de bons dispensateurs de la gräce variee de Dien. Si quelqu'un parle, {que
ce soit) selon les paroles de la foree
que Dieu donne
L.Act., in.
6.—
2.
I
Cor.,
Dien;
si
—
I
quelqu'un ecoerce un ministere, (que ce soit) pur
3 .
iv, 7.
3.
Pierre, iv. [0-11.
SEVERE D'ANTIOCHE.
102
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Vous voyez de
Cela nous sufhra-t-il et teux) ne
me
laisse
w^
*
n'avait pas ete touche spirituellement.
ne nous
pas encore
courant et en sautant
profonde de
^o
quelles (lecons) ce boiteux devait nous priver, s'il
;
et
Car
l'esprit.
il
fant-il
me
attire
quand
il
pensee vers
renferment en eux-memes une richesse cachee de intelligence,
(et)
qui, sondee
Ce boiteux, en
effet,
entra dans la
s'il
•>
»mao
avait ete
Quoi donc
le
(le
?
boi-
temple en
contemplation
la
(Öewpi'a)
sagesse qui surpasse
autant qu'il est possible,
passe pour etre
)K
eu lieu d'une maniere historique,
(les faits) qui ont
pensee captive ä (l'obeissance) du Christ',
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Loch
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examiner rien de plus? Mais
taire,
ma
10
*
^d .'\*+.JS'\ otaacu-o/ looi L^cu*_cd JJ^uoi
passe sous silence et
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[384]
comme
amene
toute
dit Paul.
la figure (tutco?)
de toute l'humanite,
10
c'est-ä-dire de I'Eglise qui a ete reunie et separee du milieu des gentils qui i.tv,i
i.,2
sont sans Dieu et qui riont pas d'espoir", etait
morte,
le
Christ
l'a fait vivrc,
*
ainsi qu'il est ecrit. Lorsqu'elle
en brisanl par sa mort personnelle celui
qui avait sur eile la puissance de la mort; et lorsqu'elle etait paralysee au
point de vue des ceuvres de
marcher, mais qu'elle des ancetres et que 1.
II
Cor., x,
ä.
—
etait
la
justice et qu'elle etait
comme une (femme) impure
2.1 TIipss..
iv,
absolument incapable de
cloueeet enchainee par l'idolätrie et les coutumes
12.
eile se tenait
en dehors du
15
HOMELIE LXXIV.
[385]
103
Vfol.
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1.
—
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2.
—3. V um
toi.-
temple, les apötres Tont
ne
lui
donnerent
ni
)j^a\aAo JlaAS^ia^ —pö/
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»;-=•
fait lever,
en
lui
tendant
main de
la
argent ni or, quoique sa bouche
materielle; mais b
ils lui
doctrine.
la
Tis
ouverte pour rela et
füt
qu'elle füt remplie d'admiration sous le rapport de *
v-J^ vä2l.ä*1
l'imagination (<pavTasta)
ouvrirent toute grande la Beile-Porte, qui est Jesus, »vfol.
lequel est orne et l'emporte en beaute sur
les
comme
hommes*,
prophete,
dit le
et fait entrer les fideles, ainsi qu'une porte, jusqu'ä sa propre connaissance et celle
de sou Pere, en s'ecriant aussi dans les Evangiles (EuayyAiov)
la porte; si
quelqu'un entrepar moi,
vera un päturage
sein saure,
mere
eile
le
rapport de
d'Eve, et eile disait
et
(tutco«)
les
Car
:
pechcs'\
que cependant
eile
Ps. xliv,
3.
—2.
connaissance de Dieu
peche ä cause de
le
voici j'ai ete concue
Oue
lui
il
trou-
Jean,
\.
9.
3.
l'iniquite,
ä recevoir la charite?
en decoule et pour
—
depuis
le
la
meme
sein de sa
d'Adam et ma mere m'a
transgression
la
dans
de
eile boitait ef
lever
et
dirent donc Pierre et Jean, lorsqu'elle boitait,
demandait
la doctrine et la sante qui
1.
et so rt im et
et les autres apötres ont fait
de ce boiteux; autrefois
la
etait paralysee par
concue dans
entrera
.
l'Eglise sous la figure
maniere sous
il
2
Mais voyons comment Pierre, Jean
10
15
il
Je suis
:
Ps.
l. 7.
—
i.
la
Act.,
—
«
Regarde-nous* Pour .
nouvelle rectitude, disent-ils, m.
i.
121
SBVERR DANTIOCHE.
104
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Vt),m\
JLxbjJiao
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devait
*
'
par
sommeil,
le
(ÖeoxpexüS?)
que
penches vers
salutaire
:
la
Levez-vous
monter tous
faire
le legislateur,
digne de Dieu
plonges et que nous etions jusque-lä *
nvwn
tocu«^
p
avons snivi
et avoir porte la croix,
nous etions appesantis
qui-
o6i
^JLrf»
JLo-.Jä
voov^ K*l Jl^V
jJo
cn^N
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qui d'une maniere tres sublime et tres alors
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J-io^o
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J°lcco
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seulement de nous regarder, nous en verite qui, apres avoir
abandonne
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J-cogacu
.-(.^.«.jl^o
.»
les
et
Christ,
Je
nous
nous terre,
disait,
y
etions
ä
l'heure
partons d'ici'.
hommes au
5
11
avec
ciel
.
pourquoi u
lui; c'est
encore
:
Moi aussi, quand
je serai
eleve de terre,
hommes ä moi". Abandonne donc, ö boiteuse, aupres de
j'attirerai tous les
piete (eüu£§eix),
rlisait
l'argent et Tor
:
la
en premier Heu les idoles et les cultes des
10
gentils, car les idoles des gentils sont de l'argent et de Vor, osuvres des mains des
hommes, qui
comme
seras loin de toi
la
toi ont des pieds et ne
marchent pas*, et aussitöt tu chas-
paralvsie et l'immobilite qui sont en toi en meine temps
que ces idoles immobiles
et paralysees
;
et
en second Heu l'avarice
nom de Jesus
qui est en verite la rarine de tout mnl'. Et ainsi au leve-toi et
marche
:i
1.
6.
Jean, xiv,
—
H.
Cf.
31.
Act.,
—
de Nazareth,
»
.
Apres ces paroles,
III,
(
2.
III,
lui
prenant
Jean, xn, 32. 7.
—3.
la
main
droite,
Cf. Ps. CXIII, 4 el
ils
7.
—
la
prent lerer*.
4. Cf.
I.Tim., VI,
10.
En
—
eJTet, 5.
Act.,
15
HOMELIE LXXIV.
3 87]
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nj
J-K-Oo JioiK^io lo^jo
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JiaJLio
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)K.*j.*io-. j)o^o JJLoio^sD} tooi i-..^»
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eile n'aurait
'iooi
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Jl^-^ väSl^oo
J^o-sn.* ^so; -oi
Joot ^oi>
^r*
Ifcwocai».»
;.:.»/
pas pu faire une action qui füt droite et
par leurs doctrines les apötres n'eussent pas et naturelle, en lui et ses 5
ses
donnant
la
talons devinrent fermes
pas ont
ete affermis
2 ,
';
qiii
vaiooiS»*.;
U^-'l
—
V add
-2.
menät ä
les
o'w-
vertu,
la
si
plantes de ses pieds
a dresse ses pieds sur
eile
.
fortifie et repare sa force droite
main. Et au meine instant car
•
^-^
-ewa» U>ofi **\"^ Ua.o£>-
Nov^>e
y^Ao
-.
P
o^,
)ouiol;o jpoo*»
omK-/
^\fcoo
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*^*V»otl>
|_oo»
JitOüo
^UsKjfcoo lonmN o
JJ©
<*^> )^-o/ vOOlloA
:Jj*X^
selon ce que dit David.
Non
le
roc
de
seulement
*
la foi et
eile a ete
airermie dans ses pas, mais encore eile sautait et bondissait, en se rejouis-
sant dans les pensees divines; et avec les apötres eile entrait dans le temple, lorsqu'elle restait et perseverait (eewpi'a) lo
dans
les
profondeurs des contemplations
Desormais, au contraire,
sacrees que beaucoup ne considerent pas.
c'est eile
sep'arer,
qui retient les apötres dont
il
de s'eloigner
lui est difficile
au lieu d'etre elle-meme retenue par eux
;
en
effet,
:
Comme
etonne accourut vers eux au portique
Comment, en
15
I.
Cf. Act.,
in, 7.
effet,
—
2.
n'etait-il
Cf. Ps. xxxix,
il
ne quittait pas Pierre
(<jtosc)
dit de
Salomon
et
et
de se
au sujet du boi-
teux qui figurait d'avance l'Eglise (separee) du milieu des gentils, sacre parle en ces termes
Jean, tout
le
Livre
le
peuple
3 .
pas etonnant et prodigieux que celle qui au-
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—
3.
Art..
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SEVERE D'ANTIOCHE.
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la
cette pensee
que vfni. i22
celle
d'avance
que
et
la
au bord de
la
notrepaix
2 ,
Force de Dien
Tandis quelle rejouie
peut voir philosophie
comme le
Pere
III
RoU.
J..,.,r\>v>
-^~»? )*£-<»/; ocx
la relever
mer. Et
De
la
grande sagesse
il
*
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»
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marchät
et
est ecrit
im
dans notre portique
20-30.
—2.
II,
le 5
sagesse de Salomon fut plus grande
*
est interprete « pacifique »,
dit Paul; c'est lui qui est la Sagesse essentielle
3 ,
en lui que sont tous les tresors de la
et c'est
demarcher,
(ttox).
Les
pai'ens
in
l'Eglise s'est enrichie
Athenes? Ont-ils l't.
—
3.
Cf.
I
Cor.,
i.
fait
24.
—
la ce
faisaient-ils
quelque chose de semblable
Cf. Eph..
Et
plus ce Salomon symbolique figurait
etait autrefois incapable
(i
:
esprit etendu
de ces (biens), en marchant avec les apötres. C'est
iv,
in
qui parvient jusqu'ä nous.
'
leur venerable portique (stox) ä 1.
tres
Salomon; car Salomon
Christ, le vrai
sn i/esse et les secrets de la science
et
.Locx
S yOOi^t;
de Salomon, dont
signifie le portique (<jtok)
de tous les anciens hommes'.
et le Christ est (oüst'a)
-
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richesse de la sagesse et de la contemplation (Öeupta). Car c'est
sable qui est
le
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vs/
Ji—
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portique (tto*) de Salomon, c'est-ä-dire quelle füt
le
Seigneur donna d Salomon de la science, uns le
•
*)opo
etendue et avait besoin de quelqu'un pnur
trefois etait
comme
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et d'aussi
lever 4.
qu'on
dans leur
grand avec
un pareil boiteux,
Cf. Col., u,
3.
15
HOMELIE LXXIV.
[389]
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qu'ils n'avaient
et
une (parole)
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107
celle-ci
:
pas non plus la preparation et la Au nom de Jesus-Christ de Nazareth,
marche'
Apres avoir entendu cette
(Instruction),
vous ne
me semblez
nullement
vous ennuyer. Cependant cela en chagrine quelques-uns, que par mes paroles j'aie fait est cehii
durer qui
le
me
jeune plus longtemps. Pour moi je dirai
rejouit,
sinon celui qui est attriste
par moi
2
?
comme
Pierre Ils
et
que
je
montaient, entends-tu
?
la
Ja
Qui
me
plus grande
ne fasse pas mentir l'Ecriture
Jean montaient au temple ä l'heure de
:
Car ce que je
propose, c'estprecisemenf de prolonger l'homelie, en sorte que partie du jour se passe et
Paul
*
qui
clit
priere de la neuvieme (heitre)
Descendaient-ils, en effet
?
Mais
toi, tu
:
*vfol.i22
3 .
nous deman-
des de precher et d'annoncer le contraire de ce que nous faisons et de montrer ce qui
Ne
vaä *
l'encontre des faits.
sais-tu pas
que
le
jour present nous
fait
promettre de jeüner et de
»Ltoi. 153 r" b.
1.
Act.,
III,
6.
—2.
II
Cor
,
II, 2.
—3.
Act..
III,
1.
SEVERE D'ANTIOCHE.
108
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:
Christ affame qui se tient continuellement aupres des
portes sacrees? Pourquoi donc laisses-tu de cöte l'esprit de ce jour et consi-
deres-tu ce qui
lui est
etranger, (ä savoir) des instants fugitifs, des mets,
une table chargee de graisse pacifique et charitable de
aux alimentset ä
la
et indigne
du jeüne? Quand seras-tu un auditeur
mes paroles? Car
gourmandise du venire
si
de fete tu
les jours
ä l'eglise, tu t'empresses de retourneraussitöt chez toi, et
une noire amertume pese sur
si
les jours
lorsque tu regardes ce jour
de jeüne
comme une
äme
puisque tu murmures toujours
je sais, selon
et
que tu blämes tout
?
Pour moi,
parole del'Ecclesiaste, qu'ily a un tempspour chaque action
absolument dire afin que,
ä celui qui est en fete
en ayant Tobjet de
qui s'y rapportent laisse pas aller eilet,
meme
la fete
aux chants, ä
recu de Dieu Tordre de
Eccl., in,
i.
-
2.
s'y
l'ivresse et fressailli7-
Cf. Ps. n,1l.
et
il
cacher
sur la table et avec
jamais läme vide de sa craintc 1.
comment
pour
'
au
lui et
le plaisir
rire
',
et
9
tu viens
annee, quand te parlerai-je, dis-moi, ou quand nourriras-tu ton
la vfol. 122
toi,
fais attention
memetemps que
en
et si,
affamee, 10
quil nie faut
convient d'etre en
fete,
en discutant les paroles
quelle proeure,
il
ne se
deshonnefe; nous avons, en
de joie avec tremblement
2
et de n'avoir
de son Souvenir, mais de retenir par ces
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IIO.MEIJE LXXIV.
[391]
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des dispositions
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la
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as-tu vu un general, apres
devant les soldats sur les theories
ou un pedagogue, apres
perdu
ipie l'athlete {«.Vkr-iz) a
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parier avant que ceux-ei
(militaires), puisqu'il doit
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soient vaincus et defaits 5
((pilocooeiv)
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a.
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les
couronne, enseigner
combats
(äywv) et apres
la palestre
;
ou (oü
as-
tu vu) qu'il fasse un discours sur une fete apres la f'ete, celui qui a la charge de supprimer d'avance le danger qui vient du plaisir et d'appliquer l'äme aux
paroles et aux pensees divines pour la purilier ä l'avance C'est pourquoi j'ai tant de travail, io
et
que
que
je
mon äme
fond en
recherche tes
memo temps que mon
louanges
(-/.Hos),
sance, parce que tu montres de
pour m'entendre! Et moi
je
ne
la
l'ais
et
'
meme
s'il
Paul,
reconnais-
te dois
et
que tu restes une heure
la
aucun eas de pareilles louanges
n'v a personne pour m'entendre; car je ne dit
de
je
en mes paroles ne tournent pas au profit de l'äme, reconnaisse qu'il en a recu un secours. C'est pourquoi
propre gre,
sommeil
corps. Toi, tu penses peut-etre
que
patience
?
nuits s'ecoulent sans
'
si 15
que mes
mais je remplis une Obligation,
et
mon
devoir,
fais pas cela de mon c'est
Uui
i.v.
(x>.eo?),
sorte que l'auditeur je fais
*
une charge qui
*
*-
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122
SEVERE DANTIOCHE.
110
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[392]
in
margine
:
—
^w^oov
:
m'est conßee. Quelle reeompense ai-je donc'? Celle-ci
m'accusera pas sur ce point; suis un serviteur inutile, faire, je Tai fait.
vient de dire
moi-meme
:
Car
et je
ce que selon
c'est
comme
dirai,
ma
la
ma
que
j'en
faiblesse
aux hommes de
Ce que nous devions
:
il
conscience ne
recu l'ordre
ai
:
de
possible
m'etait
Je
des apötres qu'il con-
taille
faire, nous l'avons fait
2
Mais
.
mes nombreuses
je n'ai pas rejete la plus petite partie de
que
je sais
s
obli-
gations. dit cela,
J'ai
En
verite vous
etes tous
non pas pour vous accuser de negligence
du grand nombre
cause de trois ou eclatent
crainte du Seigneur
vfüi.i23
r
et
que
l'Eglise
I
lisons dans l'Ecriture.
Cor., ix. 17-18.
—
(j'ai
se
developpe
et
ainsi dire, dit
blämer
progresse
*
Ce que nous avons
2.
Luc, xvn,
10.
—
dit suffira
et qui
dans
la
3.
Act., ix. 31.
,
pour leur
nous changeons nos sentimeuts
10
ä
cela)
quelle se multiplie avec l'assistanee de V Esprit- Saint 8
tourment; nous-meme cependant Cf.
Mais
sont prets a tout
a.
1.
pour
suffit pas,
des auditeurs.
quatre individus qui
de Jalousie, parce
comme nous
moi!
loin de
m'accusez aussi de ne pas parier avec regularite, et vous
daccord pour affirmer que ma voix ne
en comparaison
.
et
nous
15
HOMELIE LXXIV.
[393]
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^.vil
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UjoI-JO
111
^-«^.of
v°oi-\ ^-.oöu jjjlo^
_^iX»
piions que cela tourne ä leur avantage, par la gräce et la charite
de Jesus-Christ ainsi
qu'au
le
Dieu grand
et
Pere et au Saint-Esprit, maintenant
siecles des siecles. Ainsi soit-il!
FIN
(
notre Sauveur, auquel convient
DE L HOMELIE LXXIV.
et
la
louange
toujours et dans les
^\^»» \\^o
^*>a~o ,
^.cnob^-./i
(_)iLo_ Lfol.
1
53
)>— fSoo
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LXXV
SLR LE SAINT MARTYR JULIEN.
II
mo semble que
martyrs, ou plutöt Lfol. 153
rien n'est plus Si) je
(p.S.'k'kov
avantageux que de
pense que meine
souvenir des martyrs procure un avantage tres dire l'excellence. l'esprit,
En
eilet,
le '
seul
faire
l'ait
l'eloge des
de rappeler
le
grand dont on ne peut
s
lorsque les pensees de l'incredulite submergent
d'une part en l'attirant par les desirs temporaires et en l'occupant
par les amusements
et les
agrements passagers de ce monde,
et d'autre part
en l'eloignant des biens futurs durables et inöbranlables, en y produisant l'incertitude et en le faisant douter et boiter, en verite\ en effet, l'ceil n'a
—
io
IIO.MKUE LXXV.
[395]
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1.
Dan- V
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jins
ce
mot
et se*
ces (Mens),
iK- Ä io*
...iti
cceur de
l
'komme
comme un
ne
;
pas entendus,
a
les
les
(combats) sacres
ce
(courais)
completement ne
bitte
les lüttes
livrant
.Jj/
(Upovunfc) a
-.»-.ISoo
saint
lair-\ et encore le
ooi
lui
en brillant
et
(a8X7)Tvfe)
aussitöt chasse et dissipe
rendu
elair
*
et
resplendissant
du royaume des cieux.
pas pour l'incertain,
et surtout
de ce genre qui vont jusqu'au sang. C'est pourquoi Paul,
combat
d'une fagon
de Dieu dans
lutte
J—*iö
ne soni pas montes au
en tombant seulement sur
alors,
\i\ ^ö»
J—Loa.. Jj.**:xxS.
a.\
/
disait
(äyt&v),
incertaine; je
Je cours vers
:
lutte
le
but
Je cours ainsi, non pas
:
ainsi,
pour
la
non pas comme couronne de
la
comme
si
je
si je frappais
vocation Celeste
Christ Jesus*.
Si quelqu'un veut voir
dans
les
faits
eux-memes une image
(ei/.wv)
tres
exacte de ces paroles et d'autres semblables et s'affermir en lui-meme par |s
rapport ä l'esperance future,
que l.
le
I
combat courageux
Cor.,
11.
9.
PATR. OR.
—2.
—
T.
I
Cor., ix.
XII.
—
F.
il
n'en trouvera pas une -autre qui soit meilleure
et fort i'i;.
1.
—
3.
de Julien. Gräce ä
Philipp.,
m.
fl-',
L,
ils
plein midi l'espoir de la resurrection et
Car celui qni dans
et
i-A~.»
Jj,.—
ecrits avec un seul
l'incertitude ainsi que les tenebres et eile a
comme en
iü
—
'oolo
•
eclatant rayon de soleil, alors la pensee de ces athletes
vainqueurs dans ö
composes sont luujours
l'oreille
*
o.^
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J.
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(.^JOO JjOI jjQ^vJJ
öS. -.Jj/ JiJ^bfcoo
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oöt
»JJJ;
'JoOt
'yicl
M
lui
il
pourra apprendre
14. .S
* vfoi. 123 r"
b.
SEVERE D'ANTIOCHE.
114
-'Jt—3 / «s^J-ioSo
JjlSl»'/;
J-^>-ffl
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»
-"^s-^-^o;
sJl^^cCS.
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[396]
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Vfol. 123 v" a.
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Joch
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comment
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-^ov-so
Jv.^pi
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,
^.ot_oo».iu;
el
-cxi
enseigner (aux autres) en
defenseur («ywvwTvf?) de
eux-memes que
faits
dans ce martyr,
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Jjoi
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10
^^.3 J£ooa.a..i ,^*oul.VN^
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V-*-^
Joot ^otoN-./
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J-
J
)~JLioj
P/
meme
-.oi^
-J-Joot
jooi
Lo^ ""
temps, d'une part
que doit encore
se tiendra et ce qu'il dira, et d'autre part ce
il
souffrir le
[^.^.j
ofcO
Joot
Mapxiavo?.
pour sun compte
par les
.|^.oi;
oöi
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jtoas.^ )«"'-» la\
)la.*.^.A
1.
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t^rxJLii J^ao
)
v^ojo^/
Jooi
ouiaAj
l°°*
lui
qui a dit
:
la piete (svGeSsia.),
et
il
verra clairement
Christ parle, tandis qu'il reiste et soulTre
le
Ne pensez
ni d la
maniere doht vous parlerez j
ni a ce que vous direz; cur ce que vous aurez ä dire vous sera donne ä
meine'.
me
11
semble, en
ell'et,
que
a.
l'äme,
\
a.
sagesse qui (se revele) par les paroles.
'
et
Comme
le
pour menacer
juge d'alors,
inventions, etait ä son siege,
doublement enfant par l'avoir appele,
d'intelligence
as appele
en
effet, I.
?
il
»
lui
la
(Julien) releve surtout
a bien fait
*
preuve aussi de
Marcien, qui n'etait pas aussi et
taille :
ilu «
repondait
corps et par celle de
l'esprit.
\.
19.
la
'<
(ses)
il
etait
Apres
Qu'es-tu parmi les ehretiens depourvus :
«
Chretien
(^piffriavoc)
;
car ce que tu
d'intelligence est pour moi sagesse et science: de nirme,
que ce qui passe pour sagesse aupres des liommes est
Matth..
de
habile
induire en erreur par
ordonna d'appeler l'adolescent; cur
il
demandait
(Julien)
manque
nomme
qu'il
que pour tromper
terrilier
et
martyre de
le
non pas du corps, parce
i
l'heure
folie
aupres
Li
HOMELIE LXXV.
[397]
ya-ola-x
Jla*^*
JSs^avs
j;..3
L15
^61 JlSoaa.-« J-ooi -JoiüSs
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10
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.K.-ji*^.io •J-^^'J./o
JJ
Jooi
Jk^io»
(juge), expliquant
Comment 5
le
la
iu
encore sa demande, dit
bas
et
Ne
mais au contraire ce sont plutöt
*
eprouves
«
crois pas, ö toi,
un pouvoir
et
Jooi
«
:
Jj^&io
Je te
ou diacre?
et Celeste
:
;
»
Jjoot»
(ta^^io
aupres de
folie
demande »
ceci
:
Ce sage dans
frapper d'etonne-
huinain de celui qui l'interrogeait, repondait eucore
avec sagesse
et
^V-2
»
vains mots
honneur
J^>»
..Jjuaj»;o
sagesse de Dieu passe pour
t'appelles-tu chez les chretiens? Pretre
l'esprit
001
Jj.~..*_l^o
•.v-o»
u3om,al
^\oi ^üi^-oa^ po
jJLiö
J^Jä Jö^JJ w-J^j
Seigneur, voulant par une humilite haute
ment
^öt
J.rfjQL3L^j
ijjJLo
&"(•
vous lautres) depourvus d'intelligence.
Le
JJ.o?ou» -.vooi^
'aa.3ot-ia\ JlajK^ojxas»
meine aussi
de Dieu', de
-.Jm
»3/0
Jj™.»
spirituel
experimentes dans
que
«
pretre
»
ou
diacre
«
des
(ji.aMi.ov)
qui vient d'en haut
la perfeetion, ä savoir
sur
»
soient de
realites
et
un
ceux qui sont
ceux que l'experience
fixera, je veux dire le temoignage des hommes et jugement de Dieu; mais pour moi, c'est dejä une grande chose de
et l'epreuve prescrira et
aussi
le
ne pas
15
faire
mentir
le
nom de
chretien.
»
Parce que (le juge) ne possedait aucune (trace) d'intelligence et de jugement pour repondre ä ces paroles pleines de sagesse, « Sacrifie aux dieux,
»
criait-il
manque de 1.
Cr.
I
d'une
raison
Cur., tu,
19.
ce
maniere irraisonnable. serviteur
de
la
raison
Que repondait donc et
(cet)
athlete
ä
ce
(äOXTmfe)
?
*
vfol. 123
SKVÜRE D'ANTIOCHE.
Mi;
vOO(.^^/» yOO(.Ai> t'l«!^) Ll'ul. 15 i
-oiol^/
JöC^s loj»«^»;
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L
1.
En
«
Jo
V
in
jöu^JJo :*-^ ^--^ö?? v^Jo«
-.jooi
,.___•
margine
'
—
2.
que
confessant une fois
donne reponse. Comment, en ne
croit pas
dieux
theisme
(TroToiGeia).
De
Lfol.154 qu'il
une
nommant ce monde Puis,
plusieurs dieux,
(juge)
le
de moquerie et de sagesse, de
et
la
necessite"
et querelleur
piete
la
v fol. 124 i'°
a
«
*
et
il
(eüffs'ßsia).
les
il
fait aiusi
—
V
I-
:i.
et
margine
in
d'avance je
dit-il,
le
d'insigne
j'affirme
est le vrai
une enquete sur
t'ai
au poly-
*
que toi-meme
Dien,
tu
l'esprit,
l'ais
en
5
qui a cree aussi
l'homme comine un
», la
il
l'olie
l'appelait
son
l'entendait
legislateur et ni toi,
de pierre
:
roi. » la fois
menacait du commandement des empereurs
Mais, lorsqu'il le
Ji
qui est tel sacriiierait-il ä ceux
qui en resulte;
qualifiait
dieux
Aoyi-.^'Joa.
__._ji
nc suppoiiait pas ce reproche (mele) ä
ne laisse nullement raisonner blables, ni
^xo
Mt K_a_\
7^?
J-L»?
",-s?
mais plutöt (^äHw) par
tandis qu'un
(äva-y;«))
Pour moi, l'empereur,
avoir
celui
visible et qui a mis ä sa tete
comme
:
:oi_ö_...
nora de chretien est oppose
langue,
la
\o
chretien,
suis
je
le
margine
plus je deelare
non pas par
faute,
in
eilet,
car
:
L
i
..'am
K-j-b^-si wJS^ioNj;
Sol.oixioat.
:
N
)
le
homme
disputeur
attitude courageuse
(repondre)
ä
10
pour
ces (paroles)
:
juge, c'est le seul Dieu, qui
juge Ephemere, niles empereurs tes semil
donnait l'ordre de
Familie
(vsvo;)
du juste
l'ecarteler. e1
l'avoir
Apres w trouve
HOMELIE LXXV.
[390
J.jl*— tooo
.J.^**lKio;
lo^^an
J^oota^
yOJÖt
™ -'--
-
.,
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Otl^iOQ-O
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:
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^öi .-JoiSx IolS.;
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J.^oota^ loj»«A*
^
i"
V
1.
—
IM--»-
inscrit
Parmi
—
la lionte
v
&—»!.<».
(ßoiA-fl),
—
4.
il
L'avertissail
L V
marsine
i'n
:
!&••—
de rougir de sa noblesse
les soldats
du pouvoir superieur
son äge
et
le
il
s'eu trouvait aussi plusieurs,
noblesse de sa famille
la
(ysvos) et les
autres avaient
priaient et l'avertissaient d'avoir pitie de lui-meme,
comme
s'il
atteint
de blessures incurables, dont une seule pouvait amener
—
il
car
chers; ces
-
se
lVit
trompe. Et
etait frappe -
de
(soldats)
ainsi (la
bouche),
(t<x£i ? ),
ne pas etre chefs. Puis
l
j
clescend
* *
la l'amiliarite
•.
esprit
il
dit
au-dessus des nues, et
des bavards
ordonnait de se taire,
leur
il
im peu au-dessus de terre
ä savoir celle d'etre
au juge
avec Dieu; .
la
et
mort,
facon qu'un taureau Test par des bou-
son
par
tire
que de vains parleurs
leur propre condition
(eüyevata),
martyr,
le
meme
la
mais sc tenant
avoir ferme
15
.i.
b
du deshonneur.
uns attestaient
les
pitie de
io
^L;.:.»o-
154
-
(maintenant) avilie et condamnee aux supplices et au raepris qui en
decoule et ä
dont
V
au nombre du Senat
(eüyeveta)
5
2.
l'ol.
v° a
:
«
eile est
et
et,
meprisait
apres leur
de reconnaitre
sous une autorite et de
Je ne connais qu'une noblesse
touiours vivante, parce qu'elle
L|nl v
1V|
H
»Vfol. 124
•
au point de vue genealogique du Christ vivant,
,
qui est devenu
r° b.
SEVERE D'ANTIOCIIE.
\M |._ia
.-«3U^
Ä £L.io JL^jlo
jlojj— JjK-OO;
i-*-^x
.J..iooia.-^
lc>i-ik_SL_jL
«öi .-«oi
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'»~3.K«flol;
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Jjlsom
v" a.
V
1.
oni ^W-
selon l'economie
Ze
premier-ne nitre beaueoup de freies*; ce qui rend cette
tres juste
(noblesse)
ressemblance avec
le
et
vraie,
tres
cur
bien;
c'est
c'est
des
pratique
la
vertus
Comment tu nie
pousses ä une
de sacrifier ä des
encore folie
idoles
folie
ma
crainte
pieuse
sourdes
et
?
Une
de
eilet,
fois
ressemble,
est bien
il
C'est donc de
genre, dont
la
le
certain
que
je
sagesse de regarder
serai fou selon
comme
s'il
que
le
caractere paeifique et paisible est
Christianisme est
la
foi
qui
n'y avait pas en nous une charite et
est
la
la
que leur
si je
tes propres paroles.
la
de l'Apötre
charite
2 ;
vfol. 124
penibles
et
de
(si)
durs supplices; de
\- a. i.
Rom., vm.
29.
—
2
Gal., v,
6.
la sorte
car
invincibles pour celui en
qui nous croyons, nous ne supporterions pas une pareille douleur et de *
io
cause de leur inintel-
la deiinition
agissante pur
im amour
5
folie
des ennemis des dieux de ce
ligence. Apprends par ce que tu vois en moi, selon
Paul,
que
honorees,
procureront-elles de plus grand que leur ressemblance? Et
me
(euyeveia).
alors
(tfat£-i\q),
en
evidente? N'est-ce pas,
aveugles
la
dans l'exemption des passions hon-
teuses et tres meprisables que consiste principalement la noblesse appelles-tu
et
(si)
on pense que ce qui combat
is
[401
HOMELIE LXXV.
j
Jl»ai>jo -.Iv^3 ?
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la^
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L V
in
margine
:
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5
Vamour
.
—
^oo»^.
10
*
loci jbot.Lo
que
mepris
le
de tout
2
'
oöi
>3^«.;
•'^jl ~
^.jl—
-öt_\
ooi
)ooi
»..als
du corps,
meme
C'est
^oäio *^; ^.^oi
— oiaS^V;
J.äi3
^s
"^i* -Jla-^io
et
on estime peu tout ce que
pourquoi l'epouse du :
Je et
.suis
les
pour
a-t-il
et
devoree par fleuves ne
et
il
ne
donc d'etonnant
l'a si
le
n'atti-
qui
ont
dedain et tiennent pour rieu
celui qui
et
lui,
Cantique
donnait tout son avoir pour l'amour,
regardent avec mepris
sommes
le
pas goüte ne peut pas» ä vous autres incroyants
tout (son)
Cf. Cant.,
le
corps,
voyait qu'ils
l.
säisis
par
la
passion de l'amour et par ce feu inextin-
»
Pendant que is
ir.
martyr parlait
ainsi, celui qui avait porte
ordonnait de
le
avaient seuls
5; V, 8.
—
15*
b.
^^c+S.
JJ
nous vous semblous nous tromper, nous qui sommes pris dans ce piege guible?
v
cette vie temporelle, ä cöte de (la certi-
aime.
komme
juger de cette facon. Qu'y
divin et qui
Lfol.
^^.N-ca-io
Car ceux qui ont commence par aimer
.
souil'rir
vOoUS. ^a*^..^o
-.)-=>Q—
^s
?-*?^
ou^x.o oibo
.(ja-wO
Les grandes eaux ne pourront eteindre l'amour,
goüte l'amour fait
)mq:^o
V uoiaXou.
_>.
faiblesse
fut-ce
submergeraient pas. Si un rerait
)o—>,£ooi
—oi^Joau^V? v
des Cantiques, nous figurant d'avance lEglise, disait {
.)oK_jlJ
>
qui est
celui
oj^o« -öt
Jiaxjio .'J-SQ-m; !%,.«•> r-J-~ ^»Jl».J3l^o
JJj
..);ot_co
oöi
la
monde peut donner,
tude) d'obtenir
vo.jöi
ooij
-ooi ^OLT^k.io \^'i\ la\; -öi-s .'IfÄ*. ^-io t-a^> )ooi
<~.*l
c'est la charite et le
.yQJuuU ^o»^o
oöt
)laj^,lK..ia.jsi
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ql^o .-JJ.,vaxa.i;
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JJ-^-^-io \JJM .-K-'/ J^o-^s
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10
otl.QLS_«— -äo
[19
-'.
Canl.,
echappe vm,
7.
des blessures sur
frapper sur la plante des pieds
;
car
il
aux tourments, parce que generale-
Lfol. is
SEVERE D'ANTIOCHE.
120
Lcoio_i> "
V fol. 124
jooi o.I>o*I>oo>
yo+so
J,.-.wpi
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de
terre
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qui avait combattu,
et
il
il
etait
et
la
pensee du martyr,
membre damment des
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la
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(supplice)
comme un
saisir par la
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^Cua^l ool
porta la lutte sur Tarne.
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[402
J-->^-o
pas une
JJ;
partie
n'ayant plus la
et
fou;
:^J_\
il
laissa le
corps
voulait, en effet, prea-
comme un
ainsi dire,
5
du corps, et boucher et arreter cette source, d'oü coulaient abon-
chair, et e1
juste,
du vin
cela,
se
et de
ce
de mepris pour les
fou
la
soufTrances
lui ouvrir la bouclie
de
la
de vive force
viande des sacrifices et des libations tres impurs.
erovait
avoir
vaincu
moquant de sou manque
que tu attaques des
mon
et
commandait aux serviteurs de
d'y verser
Apres
Le
il
de vaillance
flots
Tathlete
d'intelligence,
inviucible.
(„G^Yi-nfo)
dit
:
«
Tu
oublies
faibles; jusqu'ä present tu lüttes avec raon corps;
äme tu ne Tas pas prise
e1
meme
tu ne la prendras jamais.
io
mais
La defaite de
Tarne, en effet, consiste pour eile ä vouloir faire quelque chose de contraire ä la loi (vöao;), de teile Sorte que ce qiTelle ne veut pas est imprenable et
s'echappe en planant au-dessus de toute invention de tourments. qu'il t'est
impossiblc de saisir les cieux, lorsque tu te tiens sur
la
De meme terre, de
15
HpMELIE LXXV.
[403]
lo^Ntvi^ ^cuxM fc^U^j
^.j yc^io .jl^-s
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Jlaaiö
^
tot
tu n'as pas la faculte de
comme
le crois,
tu
'-^H?'
et elles sont
du mal. En
aussi bien que
eilet,
*
les
^
* ;
^ ^^^f
liberte,
pas ete
car elles
instruments
)ooi
(6'pyavov)
devenu
le
meme temps 1 11 i
1"
aussi
est
que
la
Mais
pensee.
donc demeure
la chair; et,
et
de
si
meme
avec du sang
souiller,
ou plu-
sont seule-
l'esprit
est
hommes personne
si
on
lui
demeure ferme,
frottait
la
le
des gotit
le
goüt
les levres
de force la chair,
mesure oü elles ne l'ont pas voulu; et
n'est maitre
de notre volonte en dehors de
notre pensee. Pourquoi donc te fatigues-tu, 6 juge, (ä obtenir) ce qu'on ne 15
peut ni faire ni accomplir? paroles.
ordonnait de
lui
des blessures incurables.
»
faire
Celui-ci,
encore excite ä
sans pitie,
la
*
Lfol
de la vertu *v
la crainte
encore lorsque les levres ont touche
ne Font pas touchee dans les
,-aJa
sans souillure; car ce qu'un etre ne veut pas
le
parmi
«
serviteur du mal et les levres ont ete egalement vaincues en
ue peut nullement
elles
o6
souillees,
tourments, a accepte volontairement de manger ces (mets) impurs, est
,3/
'JläAje
iot
pensee, vaincue par
la
si
la
n'ont
levres
' '
kj/ .J^l Jk.-Vaxco
volonte
la
ö infame et aveugle en esprit
ment des intermediaires, 5
mes
Mais
Celeste.
l'esprit
([aSXXov)
Sans
saisir
)'
JAoaa>4
J-^iokj;
meme
'
)K-UJ^axio
v
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-Ji-^T^
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*
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3
JJ?
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^oo .)N-^j^k_io^jLio JJo Jjuj ö/
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.JIoJl*.^;
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^/ *^po M.a_o ..Jt^xU ^s/ ..JK^ul^j
121
colere
par ces
avec de dures lanieres de cuir.
toi.
'" 120
SEVERE D'ANTIOCHE.
122
++-*
V T°
.
)..^.iaai
J.-.a.-..i-co
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)
00
[404]
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l.
margine
in
:
&^o-
—
i,
LV
in
margine
:
—
M«pxiav£.
3.
V
»»*
Lorsque, en resume, tous ces genres de miaute passait ä une autre ruse
(itdpo?).
11
h.
V
in
margine
:
P^-t'-
l'urent epuises, (le juge)
pensait surprendre
(le
comme un
martyr)
serviteur de la vaine gloire par une. invention de pensee tres vile et (tres)
meprisable
par des (procödes) capables de faire rougir.
et
donnait ä ses serviteurs l'ordre de petit *
vidi.
12;,
enfant qui va ä l'ecole,
porter sur leurs epaules
de mettre l'athlete
frapper avec une ceinture plus propre
le
punir
un
enfant,
Tu m'as
aide, sans
dont
l'esprit etait tout
l'Evangile et je suis devenu
necessairement dans dit
:
En
petits enfants,
seule,
comme
si
les :
mort
mais encore
il
le
enfants,
vom
tout jeune enfant, et je suis pret pour les autres assauts du Matth.,
xvm,
3.
avec :
io
converti
celui
qui a
ne devenez
royaume des cieux*. Je
souviendrai des Ecritures sacrees plus encore que de ces blessures
1.
qua
et j'entreräi
est sincere et si
.>
de
commande-
effet, j'ai ete
vous ne vous convertissez
vous n'entrerez pas dans
et *
entier attache au Christ
petits
car
nu
tout
ä causer la
ta pensee, en
royaume des cieux
le
verite je vous le
commede
r,)
(aöXjiTife)
En eilet, il comme un
savoir, dit-il, ö Marcien, ä accomplir le
le
ment du Seigneur. Par I'invention de selon
([/.xXXov
non seulement avec une
et
Mais celui-ci
plusieurs. «
le
me
comme un
combat
(aycov). »
15
HOMELIE LXXV.
[405]
JjK^_k—
^io
jl_«o v^o/ '^-.^ot
001
L23
p
w..^i»^^o *^_*J^otA
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jtüL.,^0
J-io»^/
^o>r^
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.•'sToJ^.i.JlaLiJ
-.ooot
.
po/
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oolo
o^-coo jJf-^o la^So y-../
.joot ,^-iö
oöt .of\
^a_i>>.iö
^_io .Jocx
LV
I.
in
margine
Lorsque
sm ->m'*>v>
)ooi
:
"I>),a6ia;.
—
^_«.\oi
2.
L V
(fl
courageux Julien
le
— 5
prison
la
apres quo
de
alin
cruels.
le
de
Flabias,
juge
le
l'eut
—
.
Knif/ix.
*
qu'il
et
une
c'est
menace de
lui dit
d'un ton resolu
ecrit de
mon
Apres ces paroles, '
Le juge
faisait
ils
V
:i.
!&»'-»•
de
encore avec des pieds nouveaux
et ;
i.
V
il
y°'~sv »
a aoo/
"^l-
d'(autres)
etait
de
l'eparchie
envoye
ferme
le
dechirait, et le (juste) s'ecriait
:
car dans ohaque ville il
il
feu et le glaive; remplis-toi le ventre
155
s'elevera
proclamera d'une
(aytuv).
(procedes),
l'aron
»
la (ville)
et
d'Anazarbe.
Julien parcourait
course de la patience. L'un approchait
«
fol.
Ce genre de ton inven-
«
:
branlable. Le juge le menacait des supplices par les blessures par lesquelles il
L
Cilicie
ses ruses ainsi qu'aupres d'une lour, et Lautre etait tres ferme, fort et ine-
15
*
de montrer des supplices tres
mon combat
memes
la
J.~i\ yj
paroles et
repartaient de nouveau pour
encore usage des
—
eut souffert,
valeureux triomphe et
eclatante que c'est le Christ qui livre io
K._i/
ces
ville
et
tion perfide se retournera aussi eontre toi
im nionument
—
)°°l
)ooi
raener aussi dans d'autres villes,
le
tourner sottement en derision
Le martyr
o/
jU^
.J..aoVoJ3
Jj-» '»
Vfol. 125
^-cx~s
l-^cx^
oöt
)lcw^a^ J«-^
prononce
eut
beaucoup plus excellentes encore, dans
jlQJJLea^ew^e»
v3/o )Vo~a>/
p
,__cx.-.=>
ji^x^o ^K-. *^;
^_io;
margine
./po)!/ ,_^>cx ^Do
wy>.*.-«'K.io
Jooi
^J)0
.^_*'
Li—>J; )Kju.£o JKicuJ.0
la^
oöto .Joot v^öö
vs/o jja-J
).£L*a3
oöi
yjj;
^
JK^j^/
M V^° ^3
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^.öi
).*Ji)^/
.c*\ 'JK-Lio
u^S*;
Jj^ij
Ucl^^^o
Joot ^.oioK-./ j..JL.^4-^;po JJo •.^•5
oot;
^^xIjl.^0 L^oVJjJj/?
ils>
\coo_jj_.».^au_.
JJ«<x*-s
)icx-co
[55
b.
-.vißajJ^.Q.*
L^a-^ifl;
^_./
J.~jo_3l.3;
£s-.J_*i.«^^
j**-W K-«.J^
OCX
ijkjLio
oot +* -"Joot
J—^JLia.\o ..^a--ol
ocx
y»')-flO
oolo lo
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-.ts-.)^.VAo
^3/1
Jjoi
vö/;
~.J
)t-^? UQ-«-»a—^>a-io .jj-O.*.
jJ^-»; 5
)ÄOL-,.iO
Öi-A-./
]*CX
l'nl.
Ajoute,
de
ma
si
tu
le
veux, et les liens
chair et rassasie-toi,
et le
car tes
¥ vtoi. 125
SEVERE D'ANTIOCHE.
124
V*^
^.A.» ^w-\oi .J_ioiA
yO-l/ "*>-»M?
.\^^X\
)
^
001
ool
001
V*^ J^—ä*;
-.Jjooi
^J
»a-*Jl K-.)».*.^~o
^JLVl
^~_Jl-.->j
•»--
»vfol
'1
)
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—oi
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l.
\ja.*&
L V
in
JjJL-A
margine
:
JJ;
süj'j
j
t
y/;
-^^7 —
L
2.
^ooK._o
Devenu
il
ivre
enflamma encore sa
et,
il
victime impure.
tu sais ce que tu
ils
p
,
J_=>j
öuK.../
Jja*.
-2>/;
k~»->
K-i/
fais,
A
L V
margine
in
:
mon äme.
(affk-nrnt)
En
de nie verser de force une libation dans
vfol. 125
Lfoi v
iss
l
a volonte est
de
teile sorte
;
'
saisi et
dis
un rempart
qui
que toi-meme
que par contre,
que Pallade
et
si
Antonin
'
armes
les
encore
dit
eflet,
la
s'il
:
la libation «
Est-ce
t'a
suffi
inique
pour
•">
que
(apa)
reconnais
fais tu
ma
le
de-
bouclie une fois, tu as ce que
une peine
inutile
pour
le
meme
premiere (tentative) a ete sans
seconde est de meine completement sans resultat. Car pour l'äme *
»
que de ses propres mains on
eilet,
ö inintelligent? Car par ce que tu
si la
^_*
Avtcovivo;.
comme precedemment
quoi l'athlete
deux reprises differentes? Et
.o^>
*->
,-..;
JJ
In
:looi Jloja-N-co
-.01
)J
^-
,__Ot]^-V_£«._*
colere.
tu recherchais; et pourquoi prends-tu ä
v-,_oa2o
ne passeront pas jusqu'ä
defaut de la faiblesse de tes inventions. faite
f a.*.x.^>
-.)l_i/
JJ
—
ordonnait, en
versät de force dans la bouche la
..).^oaj
dans son intelligence, (Marcien) voulait brandir
contre l'äme du martyr; lui
)
/-^*?
n«i.all|; U-^/? n^JÖi \-oa-u.ja£uJJo
<-o-*j-£'Wo-
(traitements) s'arreteront ä celle-ci et
Par ces paroles
.
:
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^io ^_J,Vi; -öi v3/
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406
(but)
"'
eflet, la
le refus
de
repousse et chasse loin d'elle toute souillure, tu sais clairement que, si je veux, je suis dejä
je ne
veux pas, jamais
t'ont obei, c'est
que tu
je ne serai pris. les as
Quand
tu
persuades de sacri-
15
HOMÜLIE LXXV.
[407]
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—
—
\H11acu.
:
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L
in
i.
L
margine
äme
;
:
:
Tu ne m'as pas
:
ne va pas au delä des limites de
et ä la bäte ce qui se presente.
precipitamment
i\ po ^coajj^.\a-
Aito>.>.y.
j-
—
V
in
l^>,^» vj^o9(
vaincu. Cesse donc de comta faiblesse et
trompe pas toi-meme. Examine au prealable ce que tu vas dire 5
.
as vaincus; pour moi tu ne m'as pas persuade
et alors tu les
avec raison que je dis
battre avec raon
j
'S.
:
„
\_.;
L in margine margine Ayvosi. — 30 —*» °' wo U 10 ^ Ll^? -sa, '°> l»^ <*>
in :
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owooiS. -Jooi jÄvJLfcoo |K.a^ijLio jl^.oöp>
aux demons,
et c'est
%AnJ
JJ
Qui ne
et
ne
te
ne dis pas
rirait pas,
en
effet,
en t'entendant Commander de sacritier ä Apollon', lorsque ce dieu porte
nom
de perte
Fuyez
et qu'il
crie par
Car Apollon,
la perte?
son
Mais
persecute par un demon.
partait pour I5
pendant 1.
sa constance, disait que
s'entendait (dire)ä cela
:
le
juste etait
Puisque je suis chretien,
«
»
(Marcien) ne pouvait supporter ce sage mepris des faux dieux,
Egee;
Le fragmeiil grec
[1896), p.
et
il
demons,
qu'il etait
73.
ne peut pas
au contraire je suis l'adversaire des demons.
je n'ai point de
Comme
II
:
»
voyant sa l'ermete
le (juge),
ceux qui l'approchent
ä
c'est-ä-dire l'auteur de la perte,
sauver, sans faire mentir son nom. 10
nom meme
le
—
et
c'est
egalement une
ville
de Cilicie.
conduit dans ces differents lieux, i-etruuve en 1886
correspond u ce passage;
il
cf.
— Quant
ä Julien,
ne detournait pas son Analccta Bollandiana,
l.
XV,
SEVERE D'ANTIOCIIE.
126
Vfol. 126
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iutelligence de la Celeste cite de Jerusalem. Mais, ayant recu l'ordre de sacri-
v toi. 126
ne
fier, il
dit
*
ä celui qui le lui donnait
pas, selon les lois
(vdp.o;)
que cette parole
en usage parmi les athletes
defaite apres le second assaut et accorder la
dant
En
Trinke.
effet, je serai le
ä cause du
ir,ü
m£me
meine qui se montre
Dieu; car c'est
(juge)
fort
lui
comme
une goutte (d'eaui,
brisant
fort, lui dit
menaces, sois conduit en Fair
sera
engage dans
celui qui
couronnc
Parce que
dans
il
*
les
le
les assauts,
la vietoire est
clief
(•Äyeftcbv)
et vole. Julien il
au
le
(ta)
la sainte
combats
5
(äywv)
ne sera pas vaincu.
:
II
il
:
«
en
lui
inspirera de le
10
Celui qui a la
terreur
vent, suis eleve par
t'attend en bas, et,
muntrem que
ciel el
faire
»
dissipant l'orgueil de sa
et
encore tranquillement
par les menaces; cependant eleve-toi, sois porte par
il
avouer
qui a vaincu en moi dans ces deux
supporte l'epreuve de ces durs (trailements) m'a dit
les
te fallait-il
(«O^vittis),
devenu arrogant dans ses menaces promettait de
des (blessures) incurables. Et ce colere
Ne
courunne au vainqueur? Cepen-
assauts, et par consequent dans le troisieme aussi
Lfoi.
«
ne fuirai pas davantage ce troisieme assaut en l'honneur de
je
Le
:
tu es place
est plus haut
que
Los
quand
en bas; car
menaces.
»
crut que ces paroles etaient nun pas des pa-
15
,u
HOMELIE LXXV.
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L V
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^ »T>0
margine
mais des
roles,
:
faits,
auparavant dans aussitöt et
il
Aoauac.
J.li0.i
—
«_/
— car
les autres
il
avoir
fait
la
K.!ia.iXi
J-OOO Jjq.^/
.K~.; »,l/;
'^\oii
y/
JJ
humaine de persuader son
meme une äme
fils,
juste,
que
afin
des tourments n'avait pas vaincu, en
Uio
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^_-oi
J._-
0/
o..^;
JIo;V^l\
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^tlOVi.
JK.—JOO
»*«a»äS-»»^j.
:
(de Julien), - -
mere du
/
.^.Olla^.^ JL\
en avait un exemple dans ce qui
combats
Jj
^_-\o( ^_io
jL'Jso
il
il
s'etait
et
plus mechante,
de diamant. En
commandait
*
effet,
le faisant llecbir
apres
ä eette creature
nature vainquit celui que
la
passe
oublia les menaces tout
imagina une autre invention coraine plus perfide
comparaitre
JLKj/
Jtojt^ai -.JjJ-^l\a-
^3 .^.oiQ..io h _Ä
margine
in
(capable) d'amollir et d'ebranler 5
,str>\ n'/
w-Jl m 'U
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L V
2.
JK.iLi'to;
JK^JC*3 jK-i^K^i*. +0
i..ioJ..ia_\»
falv *s
J.iro'a>v^öi
devant
la
la pitie
douleur de ses
parents.
Mais 10
la
femme
forte,
qui etait vraiment la
aussi qu'elle se moquait
de l'ordre
comme un bon general, « Mou fils Julien, elTet
eile excita
:
15
petit
eile
parlait ä
tu as recue.
surtout son
»
nombre? Leur
seulement les Eeritures, sacrees,
Que
fils
le sainl
:
«
;
eile lui dit,
en
connaissance des Eeritures
dans
ces paroles? Leur
ou leur obscurite? En rappelant
eile lui servit
combat
au courage
louerai-je
clarte
peu pres en ces termes
Tu combats
mere du martyr, montrait
du juge. En se servant de paroles sages,
je t'ai fait participer ä la
sacrees; obeis-moi et sauve-toi.
grand ou leur
b.
l\.*
-\-*-i\
.K^.j_i^;po Jt^uX; looi J-oJ-^o
,.so
^mS.
)K.ij;K-3Ll\ );oi-l^-^io -.Kj/ JtKo'J^OO 15
iaQ-j.^ la>a.A«
JK^jöp
.^»oiJLoJ.—
i';ot.iJ./
JV^ö/
vB'J.d
oöi\j Lld.*/
JJi
000/ )»fJU390 'JK.-jKX-^,
Jiof..ccn
J
oi.-Xi.JD
une Instruction tres etendue;
Ne rougis pas de
(äyüv). C'est
l'instruction
pourquoi je
t'ai
que
rappele
*
v foi.
126
SEVERE D'ANTIOCHE.
128
^^stC»/ .^.1;
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v toi.
126
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jK_.jjK^o.axo
)— cy.s >n°>Vi^o
oöi
-.i-^o/
}»-•>»
ne t'en sers pas maintenant, quol profit retireras-
Ecritures sacrees, et brüle d'envie pour l'epreuve qu'ils ont subie dans
les
les soufl'rances
en
;
effet,
tu as ete instruit, afin de brüler d'envie (pour eile).
Reßechis ä ce que je dis; car,
le
toi-meme. Sauve-toi toi-meme,
nous sommes, en traire
eilet,
—
*
ä
le
donneret
te
mon
ai-je dit, et
il
'
de l'intelligence en toutes
non pas (sauve) ce qui
est ä toi
et intelligence, et
est nötre.
au con-
Garde donc Tarne sans
corps. » Apres que le sage fds eut connu l'avertisse-
sa sage mere, qui avait
trompe
le
5
petit avertisseraent, et sauve-toi
proprement parier äme
corps n'est pas nous, mais
le
blessure et meprise
ment de
Seigneur
Developpe en toi-meme
choses', dit Paul.
manque
d'esprit
du chef
10
(•/lyejy.wv),
car celui-ci, ayant compris d'une maniere grossiere et ignorante cette
parole «
vk«/
)oot
de ce que tu as appris? Porte tes regards sur les saints cites dans
iu ensuite
Lfol. 156
Uia.^JS^
.öila^S.
).vwjs',i
margine
los Ecritures sacrees; si tu
vfol. 126
^
X.»; ~ö|
Ne
:
«
Sauve-toi toi-meme
semblant
gravite et sagesse
comme l.
II
s'imaginait que (cette
peris pas dans les tourments, mais quitte le
faisait lui aussi
toi
»,
Tim.,
:
«
O
(cy-Tjaa)
mere,
7.
et lui
(dcyciv)
»
dit -
;
-
:
il
repondait avec
oecupe-toi de les affaires, et defends-
tu voudras; car moi, je m'oecuperai de ii.
combat
d'une maniere ironique, dit-il,
femme) avait
mes
affaires. »
15
HOMELIE
[411]
M
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Jjj_s
J.^.m^o '^oiok~./
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jJ
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JIS^Jl ,_.».\c*-5
l^—a/ *»""^ ° »"3 )°^ •-*—• 1
10
)~oop
IJ-^^^is vQJot
l.
L V
margine
in
>-^=j >3aoM».
:
Ensuite cette sage,
O
«
:
10
de Dieu
*
de l'amour
lui
('(11111116111
realite
meine tenips que son
(äywv) en
les supplices
la
que
le
,).Aa
to.*.^o
de l'appeler sage,
effet,
—
'
l'enfant est obstine et tres
pour nie
le
gagner par des
accordait avecjoie ce qu'elle avait demande.
s'est servie
Comment? Comme
combat
vois que
sont necessaires,
non pas un seul? Mais examinons jours.
U*
!
formation pieuse
a pas lä pour ees äines courageuses' plusieurs
dira qu'il n'v
plie
Tu
parente spirituelle
sainte education!
vQCim'M
*Kj.
jene cesserai pas, en
Et eelui-ci
»
.'Ja-.;
V ^a*-
2.
me
trois jours
aussi
avertissements. 5
—
—
juge en disant
repondait au difficile;
^2o
}K_s
cette
mere pieuse
(sua-eSri?)
!
martvres
(eÜGeS-fo) et
Qui et
rem-
des avertissements pendant ces trois
montre.
l'a fils,
juge perdit tout espoir,
Car
et eile s'est qu'il
eile
a
montree
combattu si forte
la laissa et qu'il
le
dans
condamna
Julien au sac et aux betes sauvages, apres ces nombreuses allees et venues
aggravees par fatiguer. 15
Ce
les
tourments
(juge) tres
qu'il avait
impur donna, en
sac avec des betes sauvages et de les
parcourues ä trois reprises sans se effet, l'ordre
recu ce saere fardeau d'un nouveau genre, PATR.
(Hl.
—
T.
XII.
—
F.
1.
de l'enfermer dans un
jeter ensemble dans la
la
mer. Apres avoir
mer envoya en
Cilicie le corps 9
*
v fol.
123
SEVERK DANTIOCHE.
130
Ottqi\
"^^^sp. '
1
|
1
'
;
j—JL^S
.Ot^tCLH
j^iX
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fl\ „-.\ot «u|)| JjLJS.
Jo»Ss; jJ^t-»;
JJ
,_^oi; -too/
to.00 ,^0
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yOJÖt
jJJL^uo )IaJL.p.io »t^s fol.
vi:
^61 )^ n*
«\
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^at^l- -JN^I^äLio -oot ^-.ouk-./
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v iO ^^O*^
Jlaio
•:-oooi
JJ°
io-^>
^.iö
i'^—,io
.•Jlcn-iwiolo
10
anciennes, en
eilet,
de Dieu n'etait pas encore etendu,
du milieu des dangers du
les trois enfants
dans
KmVi
;
OCX'
^.Öti
Jk^^oaxio JN—öt.^
^ioj
^^^oiv'mv» ycuöi La\o
iit
.'ooot
monter son ame
feu tres
lorsque ce qui concerue la connaissance
(zivcW:),
grand
Seigneur enlevait
le
comme
Daniel de
et tres fort.
*
ses propres servi-
la fosse
aux lions
et
Mais depuis son avenement
chair qui a eelaire toute la terre de rayons divins, beaucoup ont vecu
la
dans
.-It^'
eiel.
Aux epoques teurs
^.01
^a_iwi.CCt_H
de Julien qui avait supporte de pareilles douleurs et eile
jusqu'au
i.r(ii.i56
o-Jo h i«.,n-^>
^*.V2, U
V*
^oij
yoVtJiJ; ^iss^io .-o~*jl*
;
5
*
1" iL
*
^>ö
^ö
N JKS.1 vQJc*\o .-Jla-V/j OCH j-SQ-^ ^>0 5i—)-O^J ^_/ .oj^.; J-*KjL3
m-i^w-x» JäüLsj» :^-o ^io
V
vtoqjJlw^o^;
J
(.-^
*
ocx
OS.2L.i3Dl
:J-a.i"tOw
)oot
j-V-io
[412]
les
dangers
(»(v&uvoc),
par exemple
la tres vaillante
Thecle qui mourut
plusieurs fois sans etre separee de son corps, et beaucoup sont partis, apres *
vfol. 127
une grande
et
admirable palience, pour
la
demeure
*
de lä-bas, afin d'allirmer
la
resurrection annoncee pour laquelle
ils
ont muntre deux choses en meine temps, d'une part que celui qui a donne
ils
ont accepte de souffrir, et (par
lä)
nature, donnait facilement
de faire
preuve d'une patience au-dessus de
meme
delivrance complete de la mort, et d'autre part qu'ils combattaient
pour
la
la
y couraient en toute bäte. qui echul egalement ä l'illustre defenseur de
la vie future et qu'ils
C'esl ce sorl
In
15
la
piete uüssSeio)
HOMELIE LXXV.
[413]
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5
"^.i. )',
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Vfol. 127 r° b.
1.
L V
Julien. il
5
margine
:
\ir,\j.x-x.
Apres avoir
sanctifie ce
temple par un membre de son propre corps,
regarde et considere aussi notre ville avec misericorde et joie, lorsqu'il est
place II
in
comme un grand
guerit les malades,
affliges, et
surtout
il
puissant rocher devant les portes de ses murs.
et il
garde ceux qui sont bien portants,
il
console les
a soin de secourir ceux qui sont dans l'embarras et la
peine devant les tribunaux et qui ont perdu tout espoir pour eux-memes; inspire aux presidents et
aux juges de
Dieu cette (prerogative)
comme un honneur
la
terreur et du respect;
il
a recu de
un privilege, parce
et
qu'il a
comparu devant de nombreux tribunaux de juges, en combattant pour lo
martyre; c'est pourquoi
il
se
de
plait aussi ä avoir
la
il
compassion pour
le
les
souffrances semblables aux siennes. Qu'ils soient couverts de confusion par les betes sauvages et le sac (de Julien), et 15
ceux qui vont au spectacle des bötes sauvages contraire ä
qui prennent plaisir au
(iu. y£v-/i;).
qu'elles
Que
les
meres
se
dechirement de
la
chair de
souviennent de
la
forte
apprennent ä leurs enfants ce qui est beau
de ne pas etre responsables de
leur peche.
Oue
leurs
la
Loi
(vojaos)
congeneres
mere du martyr,
*
et*Vfoi.i2
r et
agreable ä Dieu, afin
tous les
hommes
se
pre-
b.
SEVERE D'ANTIOCHE.
132
[414]
Lfol.156 v° a
*^*io/ .^io^iw ^a^b^o .^J^Jlso Mkio— o ^»a.aa;
L
fol.
156
occupent de leur salut. Car
memes
les Souvenirs
c'est
pour
ll'tnlvt
*
cela
Jjiot
.Jju.,-d
j—oio
\.s}
y£>-*
que nous renouvelons en nous-
des martyrs dans leurs fetes, pour
la gloire
du Christ.
C'est ä lui que convient la gloire et la puissance avec le Pere et l'EspritSaint, maintenant et toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il FIN
LIE
L
HOMELIE LXXV.
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\bsJ^O
öi^jo
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J™Sa_3;
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Jv^o'of^o )iot.*_3o )^>oo^ .^)oq_^.3ljs yaA.£i^K.J;
1.
L V
in
margine
Havcexxa;.
:
—
2.
V
^i. .
«
^.oo
^_x> ^.3 ».iKio »
+s .-Jjoc*\ ^»ota^JLS'/ ft.»xm;
)^t>3 )JL.^m
l^^-»-
UOMELIE LXXV1 QUAND ON CELEBRAIT, SELON LA COUTUME, LA COMMEMORAISON POUR
CATION
LES
DANS QUI
5
MENIE
NOMBRE DE
TOUS
PAUVRES
LES DITS
(LIEl'x)
MAINTENANT
7Cy.vSeV.Ty-;,
Y
ETRANGERS
ET
ET LA
ONT
QUI
ETE
SUPPLI-
ENTERRES
c'EST-A-DIRE QUI RECOIYENT TOUT
SONT ENCORE
ENTERRES. COMME
(FIDELES) n'eTAIENT PAS VENUS, l'hOMELIE FIT
UN
1
,
ET
TRES GRAND
PHONONCEE PLl
S
TARD.
En regardant
Ia
mechancete du temps present
et le
progres des peches,
paree qu'on se preoccupe des plaisirs du corps et qu'on meprise io
1'äme
et,
pour parier brievement, tout
pris la resolution de
me
1.
Cf. P. 0..
cliemin de la piete
taire et de rappeler (raon) esprit
bien besoin de culture, en
demandent
le
eilet,
le
soin de
(eüasSeta), j'ai
en moi-meme.
II
a
parce qu'il produit beaucoup d'epines qui
ä etre coupees tous les jours par le jeüne, par les veilles, par le I.
X.
p.
W. au
-21
juillet.
SEVERE D'ANTIOCHE.
L34
Vfol. 127 .)Iau_.a_Ow»
v
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Ji*iä.b>o
[416]
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Lfol.156
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Vfol. 127
V
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*^-j vroaieL^
add ow-
chant, par la priere et par les autres penibles remedes de la penitence exercices de
vie
la
cest
ascetique; car
*
et
grand'peine qu'on peut ainsi
ä
refrener la violence de la chair.
me regardant moi-meme,
Mais, en produisant ces considerations, en
quo
je Tai dit, et
en faisant reflexion
cceur avec beaucoup de soin', fait
entendre un
cri
de bläme
autre personnage, prophete
il
dit,
fait
et,
en
eilet
*
Lfoi.i56?/
1.
le
Prov.,
ton
me
pas
Tel est
le
Jetez
ce et
anssi, accuse
iv, 23.
le
—
2.
le
ils
serviteur qui a reeu
des grincements
'
les
8.
il
cheinin de ce
(ju'il
Un
faut faire
mit tue Sichern, parce qu'ils la
garde du talent
entendait
la terrible
tenebres exterieures
:
—
l.
Cf.
Os6e,
10
o'frt
et qui a
sentence
c'est
la
qu'il
dedents*.
comme dans une
li/crh., xxxiv. 2 et
les pasteurs'-.
se
silence des pretres de tuer les
le
chemin,
serviteur inutile dans
prophete Arnos,
snr ce (mot)
que paissent
les brebis
la (piece) qui lui etait confiee;
aura despleurs
Et
n'est
lui
Les pretres ont Cache
:
enfoui en terre :
Garde
est ecrit, la parole d'nn prophete
(
parce qu'il n'instruit pas, de caclier
l'iniquite*.
qui dit
il
ainsi
Malheur aux pasteurs d'Israel! Les pasteurs ne
:
eux-mimes? Ce
paissent-ils pas
hommes
comme
:
15
espece de colere, vr, 9.
—
i.
reprend un
Matth., xxv. 30.
HOMELIE LXXVI.
[417]
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J^—s/ ^otpoLS.
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gneur,
il
en
tombera
grand nombre;en
un
ma
peine et ce qui retenait le
prophete David
* :
quand, tandis que
efl'et,
sauvages sont prosperes foule
nombreuse
tombe
chemin
le
voix, en sorte
Je suis reste
m'abstenant) de bonnes paroles
in
«^J3
, •
J-»ot
otlo^;
.t^cu-o
^
)-J^-ioKjLio och
la
ma
et
.-oV-a.^
.JKS*~»
danse
et que,
et infinie qui se
et le
comme
que
me
paitre
le
silence'.
moi-meme, au
de dire ce qui m'a
je
fait
de
peux chanter en gemissant
s'est
renouvelee*
.
Que
dirait-on, en
spectacle des chevaux et des betes le
cours d'un fleuve,
la fleur?
011
ils
recoivent la
voit que la foule de l'eglise
Et c'est ä ce point qu'avant les
cinq jours qui viennent de s'ecouler, lorsqu'on celebrait la supplication et
commemoraison 15
monde des 1.
la
aurait du
plus importante
accourir et atfluer,
(fideles) qui fönt partie Cf. Arnos,
vm,
3.
—
2.
de la piete
3.
(eüue'&ia),
qu'il
la
ä laquelle tout le
nous ne voyions, pour ainsi
du peuple, mais
Ps. xxxvnr,
la
et j'ai ete humilie, je nie suis tu {en *vfoi. 127
rend vers eux,
peu ä peu comme
et se fane
ce jour-lä, dit le Sei-
doctrinal de ce qui est utile et de
muet
douleur
En
Heu je repandrai
tont
la ruine et la mort,
garder un silence qui cause
avec
:
m'est donc necessaire, de peur de passer pour
de vous (paitre), de cacher
lieu s
.'^cxlcuV
U*l.tt^»«io-
silence de ce genre qui est tres mortel, en disant
II
JjlAJX-\ Jj.1~
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Jü/
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o JJ-^ao
loi—^a.*.; -oiok_/ jls/
-6i )t>-o
dire,
pas un
n'y avait que nous seuls ä
SEVERE D'ANTIOCHE.
L36
418]
»
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J-^J-*!
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10
Lfol. 157 r" a.
000t
^A-a>^
etrc
comptes dans
•.jl-iolS^-ju-J;
,.3
les offices divins,
a.ia.io
\.*ia.x
,-io;
V-*-Ss.
que nous eelebrions
et
\^J °'
n'allions ä la tete
.
y S «..
,
«
que nous etions
nous nous menions. nous-memes plutöt que fp.iWov
quo
eelebres,
J.£0a:>aj
vi)
nous
des autres, que nous entonnions les priores des suppli-
cations et que de plus nous y repondions et que nous remplissions chaque fonction
(tz?:;)
sans aucun ornement et dans un exterieur
Mais voyons egalement quelle cette solennite. C/est la
gers qui, pendant
le
etait la
long laps de temps qui 1c
vfoi.i28de la
et ont
rendu
liouc et qui a ete unie a
une Arne
Dien. Ne voyons pas seulement l'exterieur Lfol.
157*
mais examinons (encore)
commencement
iirent
l'espril
de sa
ei
commun
ä la terre la *
ei
des etran-
s'est ecoule jusqu'ä ce jour,
dernier soinmeil auquel
poser, ont repose dans un tombeau unique (iravctaysTov)
ridicule.
cause de cettc supplication et de
commemoraison des hommes pauvres
termine leur vie, ont dormi
hotellerie
(t/^u.v.)
011
ont
ne peut pas s'op-
ainsi
que dans um'
chair qui a ete forniee avec
raisonnable et creee ä I'image de (cy;?,pz)
qui s'y trouve.
celebration l'objet
de cette commemoraison,
En effet, ccux qui des le dune loi (vd^o?) savaient
clairement que toute commemoraison de ceux qui se sont endormis dans
le
attendue, et que
le
Christ
monte jusqu'ä
la
resurrection
et
10
ä la vie qui
esl
10
HOMELIE LXXVI.
419
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* Vfol.128 r° b.
L
1.
V
in
mnrffinr
:
i-x^-»/-
_
2.
V
l?U»f3-
Christ est mort non pas pour ceux-ci et pour ceux-lä,
hommes,
et qu'il est ressuscite
pour tous, puisqu'il etend ä tous sa
tude en sa qualite de Createur de l'univers. sees qui convieuuent ä 5
memes
le
profit
leur propre
commun du
qu'on celebrerait en une seule
mais pour tous
Eu ayant (eux-memes)
Seigneur
secours divin, fois la
et
eu proclamant par
ils
signifierent
pen-
les faits
decreterent
et
commemoraison de tous ceux
eu vue cette reunion quo Paul regardait eu disaut
avaient
sollici-
les
ete prives de toute parente (ojioysvsia) et de toute amitie selou la chair, ils
les
:
Oü
qui onl
quand il
n'y a
ni Grec ou Juif, (ni) circoncis ou incirconcis, (ni) barbare (ou) Scythe, (ni) esclave 10
komme
(ou)
11
fallait
mais
le
Christ est tous
les
premiers
lieu
la
et
en t<ms
donc d'abord venir en foule
communaute de nature
la
15
nous
Jibre;
{
.
(ä cette
ceremonie) ä cause de
et faire a la sepulture sainte
de ceux qui sont partis
gräce que d'autres nous feronf egalement plus tard; en second
(nous devrions) etre couverts de confusion par
la. loi (vojao?)
des inter-
pretes des mysteres des Eglises et par le secours du Christ qui est mort est ressuscite I.
Col.. in, 11.
pour tous
et reflechir aussi,
comme
il
faut,
que celui qui
*
et
est
*
vfol. 128
SEVfeRE D'ANTIOCIIK.
138
)K\jo
:)ouSs»;
061
JJ.^fcC^; »Ä^fJ»
•Lfol.l57K-JS,
f
^,
Jjlj/,
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-.ot-S^b J-jk-O; ))^äioK.j» -.Iooi -ojoK-./
L add oov
honore dans les fois
les
pauvres
que vous avez
et les
fait (cela)
etrangers est encore
ä l'un de
le
Christ qui
dit
Toutes
:
ces plus petits de nies freies, c'est
ä moi
que vous l'avez fait'; et (nous devrions ainsi) nous elever et monter jusqu'ä cette pensee tres haute et trouver que ces morts qui passent pour meprises
sont honorables par l'image et l'honneur divins. Le Christ, en
de Dieu,
le
Createur de cet univers
nous par son avenement dans parce qu'il dit
les
—
mais
(ni
dans
le
le
Fils de
l'linivers, est
comme un
etranger
meme)
le
l'homme
na
pas
oit
reposer sa
il
et
il
et les
tele',
tombeau. Car ee n'est pas dans son tomheau
comme
uu pauvre,
pauvre, alors qu'il est
fait
Les renards ont des tanieres
:
s'est fait
oiseaux
*
tellement
du
Matlli..
xxv,
le
etait im,
i".
10
eiel des
— chose etonnante,
qu'il a ete
depose; mais
recut dans son propre sepulcre ainsi qu'un etranger; il
l'enveloppa dans un
linceul de lin, et
il
le confia ä la
sepulture qui a ete ainsi ordonnee et qui a atteint ce degre d'humilite.
1.
5
venu chez
renr, selon ce que
siens et que les siens ne l'ontpas qu'il s'est
et
Verbe
dernier repos qui suivit la croix, je veux parier (du repos)
Joseph d'Arimathie et,
Seigneur de
ahn que nous devenions riches par sa pauvrete;
pauvre, qu'il s'est ecrie nids,
la chair
pour nous
Livre sacre. C'est
le
riche, Lfol.157
venu ehe:
est
et le
effet, le
—
2.
Jean]
1.
11.
—
3.
Matth.,
vm,
20; Luc, ix, 58.
1;,
5
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HOMELIE LXXVI.
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6.
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mais
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7.
V
avez meprise non pas
ces (paroles), considerez que vous *
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a souffert
dans
la
chair et est
mort volontairement pour nous. Parmi ceux qui ne sont pas par trop insensibles, qui donc ne pleurcrait pas, pa'rce que, tatulis que vous vous etes prives de biens de ce genre et que vous avez dit adieu aux reunions divineSj
vous
etiez ravis et ebaliis
ä
l'egard du spectacle du rire
l'egard des chevaux et des betes sauvages et ä et
ces (amusements), j'ai montre
opposes 10
et
odieux ä Dien
teuses, et j'ai encore
de
la
mollesse? Souvent je vous
longuement comment
et qu'ils
ils
ai
parle de
sont excessivement
plongent 1'äme dans
les passions
hon-
confirme (mon enseignement) par des exemples tires
des paroles divines; et je n'ai obtenu aucun avantage serieux. Mais on court
beaucoup ä ces spectacles
et (on
a pour eux) uii
empressement
fort (qui va)
jusqu'ä la sueur et ä la contrainte, afin de ne pas perdre la plus petite partie de ce divertissement pernicieux, tandis que vous estimez bagatelles meme is
le
fait
de fouler desormais
vete, la
gourmandise,
la
le seuil
de l'eglise sainte. Je tais ensuite
luxure des autres plaisirs, l'avarice
et le
l'oisi-
reste.
de
* vrol. 128
SEVERE D'ANTIOCHE.
140
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128
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un prophete de malheurs. Nous oublions, en
crainte de passer pour etre effet,
6u^^»J;
que, par les (actes) que nous uous
semences des (maux) dont
il
est
sommes remis
meme
nous jetons
ä faire,
intolerable selon nous d'enten-
dre parier. Que Dieu ecarte donc ces (chätiments) de l'avenir; mais nous, nous vous rappellerons ceux du passe. Vous savez qu'au raoraent de l'hiver *
5
dernier des menaces de calamites de ce genre etaient suspendues au-dessus * de nous, Tarret des pluies, la secheresse, le tremblement demesure de la
v* a.
terre,
non pas une
renverser
Jamals ä
la
la
seule,
ville et
mais de nombreuses
fois,
capable d'ebranler
de l'aneantir avec ses babitants,
connaissance (des hommes),
la folie et la
tel
qu'il
füreur des
et
de
n'y en
eut
demons
qui
10
conduisait tout äge et qui (pourtant) fut un objet d'amusement pour quelques-
uns par tromperie
comme
par gage, afin d'en tirer un avantage impur et de
travailler ä la guerre civile,
comme dans un
au trouble
et ä la spoliation
des biens d'autrui
partage de butins.
Souvenez-vous des supplications publiques, des pleurs
Emplovons d'avance
et
ces (moyens) avant les (malheurs) futurs
dons pas l'epreuve des maux dont nous
des priores, (et)
n'atten-
a arraches et delivres celui qui
aime
is
IIOMELIE LXXVI.
[423]
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157
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Tax*-
hommes, de peur que sur nous aussi ne s'accomplisse la parole diviae qui Quand il les tuait, ils le cherchaient* et cette autre encore dite par un
les
5
:
:
Je vous ai frappes
commettre Viniquite
2 ;
et
pur
chaleur et par
In
encore
:
In rouille, et
parmi vous
J'ai envoye
vous avez peste dans
la
chemin d'Egypte, j'ai tue vos jeunes gens par Vepee, tandis qu'on capturait chevaux, j'ai mis
vos
n'etes
le
pas revenus d moi,
feu dit
ä vos camps dans le
Seigneur
3
ma
colere,
Peut-etre
.
et
meine ainsi
vous
avons-nous rappele ces
*
*Vfol.
129
paroles en leur temps? Mais, en plus de ces malheurs dont nous avions ete
lo
menaces, (Dieu) a encore mis sur nous l'attaque
et la
harcele les territoires de nos voisins et qui a
fait
fois
de
la
jeunesse et de la vieillesse et des
horde des barbares qui a
un raassacre indicible ä
hommes
la
qui cultivaient la terre.
C'est ä cause de ces (morts) qu'il taut que j'aie ä l'esprit les paroles de Notre-
Seigneur, qui s'exprime ainsi dans les Evangiles (EüayyeXiov) qu'ils fussent plus 15
mais
si
coupables
que tous
les
[autres)
hommes? Non,
raus ne vous repentez pas, raus perirez tous de
In
Pensez-vous
:
je vous
meine facon
Ne meprise pas, en etl'et, la richesse de la bonte divine comme Tun des sages qui a ecrit dans les questions divines
et " :
le
dis;
''.
ne dis pas
J'ai peche,
et
f
Lfol.i57 v° b.
1.
Ps.
iawii.
'A.
—
2.
C(. Arnos, iv. 9;
Aggöe,
n.
is.
—
:{.
Auius.
iv,
10.
—
',.
Luc, \in.
i-5.
SEVERE D'ANTIOCHE.
142
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et
au temps de
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sois
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dis point
Sa
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mes peches; rar
du juge, (eincov)
vengeance tu periras
la
misericorde est
misericorde
Que
et toujours
mon
*
feroul, eu effet,
de
la
alors que leur les
la
con-
du Seigneur
la colere
.
etre
dans TellVoi
ils
äme
imaginations
demous auxquels ces
ceux qui
soiit
vie auront pris
et la terreur
fiu,
attaches et lies
quaud
la
mort
sera dans la mollesse, portera («pavTacta)
de l'amour honteux,
(representations) sont agreables (sixwv) et
et
res imagi-
nations? Car c'est d'une facon immuable pour ainsi dire que les ämes sont Eccli., V, 4-9.
10
seront couduits au tritmnal
privee du secours des anges et restera avec ces images
i
s
intelligence s'est touroee vers uue autre
sans avoir prevu,
et
te
et
craindre L'incertain et les malheurs qui
qu'il faul
moude,
lü
,-Do
)J
^-.;
JJ
Ne
est patient,
la
les limites
et que,
Images
•
jk~»JL*i^Xio
multitude de
la
Mais pour moi,
sera saisie par les
^°°
«
V-«k--«j
o>—
ne difßre pas de jour en jour; rar
dause, apres que
(ßvju.a)
.
o i
son courrouoc tombera sur lespeeheurs. Ne tarde pas ä
incertitude plus terrible.
ä la
,.:>
J?J-*
Seigneur
le
connu par avance
tombera sur eux
^°
-J-1-??
arrivent souvent dans ce et se preparer.
(_*..sj
ajouter piche sur peche.
et
erlatera tout ä coup, II
Cur
pardonnera
n \ui,
au Seigneur
vertir
vp-'oi
-.
J^ocL-1
va^^.oLN.j
j.JLoa_*
jJL*..o..*.o
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HOMELIE LXXVI.
[425]
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lorsqu'elle s'enl'erme
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:
J'ai trouve
meine nombre
dans
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*
Lfol.158
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JV^? J~^äia
po/ \£oa^o-3
jocn
0U0
~,
dit
femmes
de regarder ce qui se passe
et
de
encore en prenant des precautions,
et
va ä l'eglise, a plus forte
qu'elle
et
nitre
müh,
je n'ai pas trouve une
et
femme
(Test ainsi que tout a coup tous les habitants de cette
i'ous et
furieux; nieine ceux qui autrefois chautaient sur *
...,.,
des chansons diaboliques et impures;
ina rehe selon lespensees de leur cceur
mauvais,
*
et ils
ont ete en arriere
et
ils
mm
<ml *vfol.i29 v" a.
pas
Jeremie.
Admettons que vous ayez voulu
et qu'il
vous
ait
plu d'aller aux spectacles
pourquoi vous detournez-vous completement des reunions des eglises? C'est pourquoi, ecrivant 1.
*
(representations) iniques. C'est pourquoi l'Eccle-
place chantent maintenant
en avant
montagne
dans sa maison
raison lorsqu'elle voit ces
i"'
\pkj/
^i0
car c'est une chose qui est chere et qui est digne
;
qu'une l'ennne soit chaste,
priere,
la
^äo
a\|
•>
aussi des bonnes. Qu'elles ecoutent cela egalement, toutes ces
au theätre
iu
Jjujjo
,..».
d'un vetement, des qualites ou des pensees niauvaises
qui ne rougissent pas de gravir la
5
K«*J ^cuxn
>-»--^;
revetues, ainsi que
comme
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-.^iä.-iLj ^.*.\oj^ Jk-ä-^ ^«.^otJS. ^3/;
^3/
L43
Eccl., VII, 29.
—
aux
2. Jl-i-..
Romains, Paul
VII, 2'i.
disait
:
Je parle ä
la
maniere des
•
i.i,,i
158
SKVKIIK D'ANTIOCHE.
IV.
-.'
jlg^^pg^o-J jJ.^o )lo)^>a^C^
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3.
livre vos
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membres comme
il
qu'ä
dis-je,
fallait,
de Dieu qui consiste dans desiriez le bien la chair,
;
ma
jJjo
oC_\ h>—l
:yokj/ ^..»s
:
W&»-
De meine, en
effet,
n l'injustice
In justice
j;o«
pour
',
que vous avez de meine livrez 2
(arriver) ä la saintete'
.
premiere parole vous choisissiez l'esclavage pratique de
la justice et la
la
vertu et que vous
-
mais parce que, apres vous etre abaisses aux passions de
la
manier-e des
—
hommes;
c'est-ä-dire (je
nc vous soumets
jugement de Dieu, mais une pensee mortelle et issue l'amour et l'empressement que vous montrez pour des actions humaines; ä Dieu et ä la pratique de la justice, ä vous-memes le peche, transportez-les
pas) une decision du
vous etes
*
juges.
—
Que Dieu
1»
ce qui convieut de preference au peche;
ait
nc soit pas contrebalance par ce dernier
qu'il
5
vous etes faibles pour ce choix qui vous convieut, je parle en
quelque Sorte ä
Vfol. 129 si
i'
K-J-iJ^v yoKj
JliC_oo y~.\
margine
in
esclaves ä l'impurete
maintenant vos membres comme esclaves d
Car
jk—axio
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ä cause de la faiblesse de votre chair.
hommes
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«OUJa.a30llo yQ^il .JlJ-caio» °jJ>J
.,^0^,00/1
jJj
*~^-\ot
*-ä_*.»
et
ne faites pas pencher et
tourner l'inclinaison de la balance vers ce seul plateau. (Car) de cette maniere. en l'aisant cela et en faites
connaitre
personne 1
clairement
vous laissant
selon la parole
ne peut servir deux maftres
V ajoule
pour arriver
aller
ä l'injustice.
—
2.
:
cur
Rom.,
vi,
ou 19.
au peche saus mesure, vous
de il
l'Evangile (Eüayya^tov) que haira
l'un
et
aimera
l'autre,
|
HQMELIE LXXVI.
427
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Jou^d._s ia*<).Jo
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de dire qu'on va renverser l'ordre (7%),
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un blaspheme
plus forte raison c'est une
ini-
quite de le faire.
Je sais clairement qu'en disant cela j'en attriste beaucoup parmi vous; je
voudrais moi
sachez-le bien, vous adresser des (paroles) qui vous
aussi,
encouragent, vous charment et vous conviennent. .Mais de vous-memes aux plaisirs et quand vous recherchez
couvre de plätre, 10
les
*
je crains d'encourir la
l'aux proplietes,
Pau!
Paioo! Et
qui
est la suivante
:
n'y avait pas de pale. (Mon peuple) bätit
il
rochers 15
La pluie viendra qui
tombera. 2
dans
arrivera,
1.
et
Matth., PATH.
vi.
leurs
il (le)
— —
'-"i.
Uli.
le
charpentes,
renversera. i'.
Litt.
T. XII.
—
Voici,
(le)
et le
mar
un
tomberont; est
eux
et
1.
*
L
*
v fol
r..i.
i.-,s
le
couvrent de plätre:
le
le
mur,
vent
pierres
de
la
'
des
et
tempite
tombi. Ne vous dira-t-on pas
Je donnerai des pierres lancanl des rochers. r.
allez
mal, j'enduis et je
balaiera; j'enverrai des elles
quand vous
menace portee par Ezechiel contre Ils ont egare mon peuple, en disant:
couvrent de plätre. Sc tombera-t-il pas? Dis ä ceux qui 11
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cowfirt Tels sont les artisans
une gräce d'un moment
et
dun
du mal. Ceux
instant
s'eloignent
quand saisis, pris et repris par leur iin. Et de ce qui leur est avantageux, sont ils plaisir a trompes, se repentiront et alors viendra la colere, ceux que le qui les aura appliques au plaisir. fuiront, ainsi qu'un corrupteur, celui avertissements utiles, et meme que faut donc que nous donnions ees II
vraimenl besoin. Carle chagrin qui est nous causions du chagrin, s'il en est ou repentir dont on n'a pas ä se repentir en Dieu opere pour le salut un sont trompes, ou bien il rend inebranbien il ramene de l'erreur ceux qui se G'est pour cela que j'ai tenu cette homelables ceux qui se tiennent fermes. mais c'est au Christ qu il Gar il m'appartient d'instruire et de rappeler; lie les fortificr et de les conürmer. appartient de persuader les auditeurs, de Pere gloire et la puissance, ainsi qu'au C'est ä lui que convient la louange, la des siecles. et loujours et dans les siecles et au Saint-Esprit, maintenant :
1.'.
Ainsi soit-il! I
i
ßzech.
(LXX
,
xm,
10-12.
IN
DE
l'hOMELIE LXXVI.
TABLE DES NOMS PROPRES SYRTAOl ES (Cette table fasc.
I.
aux humelies LII-LXXVI gditees dans P.O.,
suivantes se rapportent
et les
VIII, fasc.
I.
et
2,
dans
le
—
präsent fascicule;
renvoienl ä
elles
IV,
I.
paginaiion placee entre
la
rochets.
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166
156,
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Cf.
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Cf.
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Cf.2ül, 2084 260M0
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390, 3 3932 395,, 897,.,
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\^.;^/ 26„
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207 213,3 214 .,3 215, 3 3
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8
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345
a
105
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Cf.
120.
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17'.,.
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216g.
2.
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in.
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124
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125,^
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13B, 3« 9 M2 13!W|4 133MH2 l; \ .» I39 8 141,, 142, 1432 1503 6 U^ioi.
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TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
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1.
11.
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8
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pere
239,
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369^
252,,
n.mi|l.| 271
prophete,
l94 189 l92 ll H 5
13
325,
3
294, 314u 325, 332,
MW
813,.
I-Pi
Cf. 89„
324 . 9
20b9 425,,
38. 53, 78 e
217 8
200,
155
82,
5
136
^atOj 105 106 5 107, 5 108,, 5
3
10
16,., 2
198 2
243,
212,,,
m 2:17
102,,
196,.,,
8
:2ii,
376
356
892
1I3 4-9 1832-14 l86
10
240,
wjoa.il 301 3 3183 345e
-
364^ 2
48„
,i|
100, 268g .u
18
It^oCvj 56
149,,
112,.
8
2 _.,
— MuiU
n. 3.
11-1.,
372
v*vsV/ 372, 378.
in
.
de Pisidie,
IwV^
mm .fr i\)o
420
3055 314 2
|&ijoo |p> 182, 298. 304,
119, 2 844,,
|»övco
8
357. 375.„,
7. (w2 370,,
- jscujo^jI
199 _„ 201 8 7
164
r.2.,
S05„
^•'liPl
-
361 ,359,,
2111,,
239„
232,
229,
292
3
5
1
II.
213,
117.
III,,
I«;,, 200,
5
228,,.,,
280,
2
6
I07
I02
79,
I25 s
8
Mi3.
1
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11:',
363, 3
11.
74.
72,
i98
^-^ N-\ UM.
'
IV= 898
;j 1078
t^aii
198, ^.-...-t.,
^.l^j; 22,
I^H ^>892
4
[430]
note «
2. 'A7tö)>i.)v esl
1
I'
celui qui fera p^rir
nom de ».
I
im des dieux (honores) chez
les
Grecs,
el
inoXwv signilie
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
r43ii pioovi,
ll^.oov,
117.
80,
^
410,
301,
N-|;oov- 205,.
^|o-
156 !'
,x_o-
d'Egee,
,j-o-
BaptistC, Cf.
226,3
in,,
22, 1403 1538
197,, 2l9 a
I81
219
5
s
r^
^.d- Evangeliste,
107
8
n.
im,,
1
108,.
198,, 359,
7:1,.,
105
396,
i08„
(07, 4
2_„
— LiL^o. '->'*
W9„
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— U-xo.
n.
1
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354,, S07
1
II.
2
de Jacob,
121,
puo^o^io
li
138
~,|oj>o 202,
L^^x>]o
369
»iL
rn
1
11.
iuo.
iod.
L»ooo
343,
^ioq- d'Arimathie,
2
239
309,
311,_
-
iL 136•:,
99,
87, 3
2l2
195g 202,
152,
226, s
-'„
',,•,
140 ., 4
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1
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117.
Cf.
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221,
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112
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275
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le
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2.
116,
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.
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1118.
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117.
138 II.
1
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAOUES.
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197,
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-
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342,, 348,
364, 2
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—
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384, 388
2
8
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391, 4
389,
227,.,,
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7
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2.33, :1
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1
11.
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48
2.3
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1 220 11. 1 289
II.
313
289 n.
U^
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n
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n
u
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2
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n. 1
;
n.
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137.
121,
s
„ 387« 389io
2
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2 359
11.
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2 369 5
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111, 428
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>M><"»26
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393
204,,
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354, 358, fl
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MOTS SYRIAQUES ETRANGERS Olf REMAROUABLES
E)ES
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3
121
!27,
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g
c'est-a-dire
particule du vocatif.
les
et
pour cetle raison que
Romains appellent ignemnon pas „ lefeu »simpleindiquent im signe (m)(istov) non encore present, hauteurs et qui, par leur eclat, annoncent
une indicaüon le
maitre a
dil.
:
ä
l'aites
Parce
Les Livres des Hebreux onl coutume de dire
l'avance. C'est ce
qu'il :
«
Si
qu,
les
connait il'avancel'avenir. teile
chose a lieu
»
ä
la
Par consequenl Si le mur tombe » est mis pour« II ne tombera pas ». (Le maitre) donne aux coramandements de Moise l'appellation de a-zoi.xzwmY.6z.
Elle n'aura pas lieu 224. note 2.
387
2;
les lieux elevös, qui
ennemis, d'apres une Convention itupaö?. G'esl
361, 398g
n
117.,
2111,,
I^-^I
savoir que,
faut
II
les autres
7l - 2l, -',^'l
305
jännm.ll
312 a
Uinrn-if 177,
c'est-a-dire elemenlaires,
que
356
)^iL
350,
(feux) qu'ils allumenl sur les collines et sur les
Grecs appellent
4.
2
mais«les feux»allumes sur
que res
12.
Mp(
224
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211
6
367.
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2.
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184, 186
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».
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que. compares a
premieres lettres sont pour
les enfants.
la
doctrine de l'Evangile,
ils
ont ete pour nou
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TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES.
152
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2
TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES.
[435]
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153
TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS
154
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qu'exprime
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303,
en grec, mais
ä-dire
«
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|
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55,.,
113,.
HV^°! L Lo!*J^ 71,
-
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—
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-.»y'l'i
115,217. 275
256,,
-U^£D
22(i
19,
comme
effet, le
il
est Lmpossible de dire
—
|.JOiVcu
V^
213,,
vigilant
»,
il
o
la
II.
parole
eaux
maitre cherchait ä montrer que
variete des passions qu'a ete dite la parole (de David
Le prophete n'a pas dit 2. Page 213, note 1. II pas
top^oo
3
—
198
syriaque a öle embarrassfi pour rendre
syriaque, en
merit au pluriel. Cependant, et
Lop^co
,
355
L,
-wm
264„
|;|
!3,
le grec.
303, 4 304., 354j
n
I
et,
2
la
pensee du maitre
au singulier, mais seule-
c'esl ä
cause de
la multiplicile'
Les ran., t'ont vu, 6 Dieu!
.
il
a dil
:
Les eaux t'ont vu » au singulier, mais « Les eaux t'onl vu » au pluriel. faut savoir que ilans les Livres des Grecs de Daniel, ce mot « vigilanl » n'est Tij?, y a en hebreu Tiy. C'est pourquoi le maitre a ete embarrasse' pour dire
:
«
ne peut 6tre traduit autremenl que par
:
:
o
vigilant
».
TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES.
[437]
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172,
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n
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«
1,
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Lo-io-^o 271.
%. W°6
10
avait en vue la composition de ce mot,
il
''
,
i:,
,B0
tioi.Qjj 7 3 9 a ., 157,3 207 4-6 ffi82
,
37',,
^\
^
,
^oXo-io, |rj.m\n v,7 6
le
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43, (88 61 8 73,
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1 ,
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il
n'y avait pas
ressort
.
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372g
58,, 216 8
It^JLaaXoNio 211, 5
|V$uao
et
«
324 334 3 372, 374 n. 6
- |t^im\nv,
,
8(5:1,
i-^
156
un grand embarras pour rendre en syriaque
369«
m
^°i
391 _„ 9
39',
», « »,
:i
162, 176, 331, 390 9 (25 6
W.oiaü
291, 2992
271,
18 -'..
\*>T°
2
en grec;
voix
Lcocu,-o 25 7
'"''
q U i se dit xx-rrjxiai; en grec,
bourdonnement
xari qui entre dans ce nom.
Q
268g 3792
loin de traduire ce
est forme, signifie
24L
(T"^"^, Lo^q-t-o 249,g
|_äCL»o»
2-3-s 62,. 8 . 9.„
se trouve dans li-sa^Lnso
a
231,,
|Lo;po Lcxm-.^d 238fl
!
„
ä ce sujet, parce qu'ils sont du
de locutions, nous eilet, «
|
178, 898, 410,,
289. nole
I4
,
1
197,
184,,
(»Los.
— paQOjVÄ
dits
22,.
24lj
n.
s
M^l^38,
ses efforts sur 1'etymologie de ce
mots qiül a
2183811',,
3
78
tw^soj^s
-
,".\q 364
Pagf
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411,,
241,
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01,3035 3068 307, 3105 3128^315„3605
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197,
225, 228, 234,, 2658 . 1£
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du syriaque. Gar,
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a dit
«
», « cri
produit dans Ies oreilles
»,
parce que
Le
bourdonnement ». Mais, comme ici le maitn comme une voix qui vient d'en baut » ä cause de
bruit
»,
«
TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES.
156
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119,.
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74
III
TABLE DES MOTS GRECS CITES DANS LES MSS.
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124,,.,
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Hsv]E
doxpiai; 409n.,
'W
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407,,.,
428,,. .,
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335,.,
34G,,.-
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119,1.,,
312,,..,
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t
r)/.°?
«löivo; 357 n .|
289 n .
.,
[TpoxoTtio; 353n .,
2
7Tpo?Stopi<J(xdi; 323
13
atwva;
357 n . 2
tou Triowpiuöai
324,
318,,.,
I
axpöaffiv
287,,.,
tcuXioooi 328n. 3
(ignem)
'AvilOVtVOS 406n. ?
iyveu.
'AitdXXwv 407 n . s
'nr7roopöpiov 200 n .,
ä7roXaiv 407 n
.
2i4 n-1
Ttupudi; 214,,
3
'Auor, I36 n . 2
aitd 346 n .,
B
pV]TOpE?
xaia
289,,..,
xatä
xaivv^v
xaTaataai;
t« ßaaiXsia
199,,.,
251
328,,..
xax»i/Eiv 288 n
I
.
4
17/jU.EtOV 25„
2
xocrri/rjais 289n. 2
coXoi'xtoai 398 n .,
xiöapi;
aiaoiov
14,.,
xußoi; 315 n
YEvEaeo)^ 223 n .,
191,,.,
349.
ouvxaxTt/.d; 66
.
TepsaiJ. 221 n .,
Aacpvr, 192 n
öixsXa
XaYOdi .
l
n
,
ta/a
XoYi^EdOai 398 n
117 n .,
E EiXK] 312n .
1
XctySta
,
2
121),,.,
uowp, uoara
AI 3
efv igt,,.,
Mapxiave' 404 n
Eip 213 n .,
423,,.,
Xe';k 2338
174 n .,
SixEXXa
1
3
Mapxiavd?
,
utoOeUI?
21m,,,
173,,.,
2
396 n .,
Eipvipisva 392,,.,
o
ei? 346 n-2
6p(0(AEva 392 n , 2 405,,..,
ip^flKi 312 n
.,_
356,,..,
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.
3
353,,..,
ouSeteoco? 34j-346 n .|
12
n
EU Hän.o Ey_l8vai
176n..
<[>XaSiai; 405 n .,
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BiXooo<po8?jvat
üaXXasio; iravos'xTa;
-InG,,.,
415,,.,
11 U5 n 'ßsoc?
.
2
360,,.,
IV
TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE
ANCIEN TESTAMENT
XXXIII,
I
I,
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257
9
— —
20
304, 306
27
307
m,
124, 232,
5
263
— 15 — IC
218
—
260
93
18-19
— 18
309
-19
311
— 21 — 22-23 xxxiv.
—
1
—3 XIV,
—6
229
XVII, 5-6
229
xvm.
1
310
XIII, 34
26
XVIII, 24
26
243
\
i
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ROIS
i.
29-30
388
XVIII, 21-40
131
xix. 10, 14
131
iv,
331
23-24
39
xiv, 17
330
XVI, 12-13
241
—
264
29-3
1
-31
205
IV Hins IX,
20
17
374
xix. 32
83
1
—2 — 4 — 20
ROIS
III
22!)
230
67 II
75
Le
x. 3
8'i
l'i
15-17
310
x.xxvii. 1-2
VIII,
XV, 5-6
9
11,5 VII.
309
5-6
231
229
16
XIII,
Rois
I
370
79
VI, 3
XII,
309
II
15, 17
.1(11!
NOMBBES
Hü. 308
308
3,
— 27 XIX. 24 XXVIII.
17
xxxv.
19
xvi, 24
53
—
76
xvil. 8
59
et ss
46-48
41
xxv,
237
—o
200
xxxvi, 7-8
7-8
365 194
58
XXXIII, 6
184
32
xxxvill.
49
1
258
7-8. 14
195
xxxix, 19-25
183
XLIX, 9
260
26
xxvi, 14
247
3n8
XV, 20
—
49
Deut£ronomi EXODE II,
III,
— IV,
i.
Psaumes
253
II
V, 16
193
4
311
390
11
212
VI,
5
236
i\, 10
73
14
324
XXII, 5
87
XVII, 27
87
XXVIII, 28
29
XVIII, 2
261
— 59
30
XXI, 2
10,
22
22
7!)
197
VI, 23 VIII, 18,
74
19
-61
31
XIX, 13
237
XXX, 39
210
XXIII, 20
369
\\xi\,
140
XXIV, 12
75
-17 xw.
.losuii
2:S7 11
— 40 XXXI, 18
73,
10
xxxii
17, 18
IX.
30
36
126
20
9,
XXIII, 2
257
i
318
xxvi. 9
02 62
17
243
IV, 1-25
220
xxxii, 6
141
X, 12
136
XXXIII, 8
141
142
75
XIII,
16
304
373
XXIV.
\xx.
JUGJ'.S
XXXII,
II,
305 Ol. 364
xxxvi. 35
10
x.xxviii. 3
M7
xxxix.
3
66, 387
TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE.
[441]
\
291
XXI, 31
L52
XXIX, 2
".
i
-
XL IX,
35
'l
373
.
385
i..
11
163
.
382
LXVII,
5
-12
..
I.xx, 23
i.wv,
.
.
....
i.xxm.
13
-
.
17-21
A\\
—
20
425
XX, 8,9
x,
2-
.
:
.
11
CaNTIQUE DES CANTIQI •
II,
I
-
307
VIII, 7
.
220
.
.
i.xxxii.
19
68
.
LXXXVII. 6
.
i.xxxvili. 7
19
XXII, 28 XXIII, 5-6
177
xxxi. 15
200
—
xcvm,
6
.
20
— 20-17
...
,
2
—3
277
xviii. 13
221
xxiv, 12
.
26ii
III,
7
IV,
9-13
51
IX,
5-6
4-9
''2'i •
51
316, 322
xxxi (XXXIV),
27-31
221
V, 6-7
-
"
53
362
307
VI, 2
235
VII,
366
IX. 6
135
XI,
210
xiv. 9
325
14
200. 294, 325
240 328
1
CXII, 3
341
XXVIII, 16
117
386
xxxn,
132
277
xxxiii, 14
162
XXXV,
292
-
.
17-21
CXVI1I. 12U
.
.
2
87
CXXXIV, 10-17
cxxxvm.
5-6
CXLI1I. 5
CXL1V, 16
...
182, 314
-17
314
xlii. S
341
xliv. 6
306
316,317, 322 318
290. 314, 316, 322
315
30
50
10
262
xiu. 25 13,
5
30
..
38
I
15
58
23
278
6-10
XL,
_
48
...
'<'•
217
i
106
416
VIII, 22
2-:
1-2
16 17
2SO
-
51
.
168 7
261
l'RÜVERBES
.
xviii, 23, .11-32
21o
xxxiii. 1-7
—
271
31S
XVII, 12
260
Xl\. 17
171
XX.
169
27
210
11
xxxn
.
2. s
'.16
D
xx, 2-4
.
39 428
47
xxvi. 2-3.
CXlil, 4, 7
53 167
xiu, 10-12
ISAIE
L59
HIEL
\-l [Ql
120
l
:tis
259
357
\
Bari cd in, 37
I
CIX, 3
x
201
SSI
ECCLESI \
26S
.
— 26
cxxv,
17
101
.
256
.
.
CI, 10
xv.
17s
16-17.
27(i
.
.
13
i.
334
39
8
XCIV, 1-2
S AG]
308
.
LAXXIII. 6
xii.
346
162
119
xi. 24.
346
—
167 46,
401
.
IX. 15
357
—
|56 10-12
1-2,
401
10
423
...
—
5
331
-
.
V, 8
...
xcm,
XII.
254
10
iv.
425
xix.
363
LXXXI, 6
—
24
vii.
176
202
.
i.xxvii. 34
cm,
l"
.
316
5
i.xxvi, 4
CII,
:::
61
vii, 24-:
174
LXVIII. IS
—
8
xv.
I
1S1
27S
—
169
1
390
III.
"
.
23
I.IV.
\S'I
92
<1
13, 21
—
ECCLESI
!
XLVIII.
v,
—
VI, 8
385 i
49
216
i
24 .'
II,
34
WH
I
TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE.
100
.,.,.>
Malachie
III.
iv,
iv. 28
1-2
MaCCH
uiei
273
.
x,28 11
Hin .
Matthieu
i:
>
V,
181
>
il8 .
219
232
IV. 3
— _
23:'.
X
.4.
205, 235 24 s
j, IT
312
21-22
.
—
31 154
265
...
427
382
— 20
206 420
.
.
377 81
...
270. 381
..
12
— 25-26 — 27
183 3
Mi. 28
77
.
62
208 -
15
30.4
xiv, 14
208 313
XV, 28
.
36
7. in
362
—
6-12
38
—
10
xvi. 25
XXI.
266 207
.
313
11
381
XVIII, 28
xix. 22
30
XXI, 33
160
xxii. 15
124
Romains j,
204
44
43,
Um
XX, 1-2
392
10
67
.
423
xvn,
100
..
4-.'
XIII,
313
2
1.
-
264
•
i
ii.
ii
372
-
15
2(13
249
147, 309
...
146
4
xvm.
404
3
— 10
62
193
....
xix, 14
362
— 27
381
xx. 28
239
XXII, 30
..
.
160
xxiv, 35 is-r.
144
-3 _9 _n
150 119, 180
420
-13
— — _
....
14
107,
213 121, 239, 309, 325
23
153, 181
in, :
137, 218
—
342
13
IV, 34 .
.
254
13!
•
115
416 4 211
35
XXVI, 38
— 39 — 53-54 XXVII, 45
12:.
...
124
17
317
—
46
31
.
.
VI, 41, 42.
-8 -13
00
— 19 VI
II,
.
420
.
32, 238
1.4,
— — 29 IX.
21 LS
...
3-4
X. Hl
XIV, 8
30
... .
.
.
1
119,
400
1112.
329
190 .
...
66
..
02-03
126
134
328
53
368
XX VI II, 5-6
,,
385
-30
10
...
180
II,
—
II
...
114
in, 10-12
127
_
XI,
41-42
....
102, 316, 3X8
179, 227 19.4
9
II
Inl
116, 240,
:ls.
352
.
.
386
397
.
xiv. 3
.
.
345
383
.
...
317
—
309
345
V. 8
27.4
81
VI. 19-20
140
386
20
—6 —9 —31
.
...
.
.
;.
I',
Maiii:
XVI, 32 181
COIUNTHIENS
xii, 32
.
153.
24
v. 9
138
40
343
—
.
.
I
I
13
125
205 .
V,
.
1
11
328
li;l i
— 30 — 40 —
3
327
VI. 3
17
122
18
.
21, 23
XXV,
325, 356
121, 297,
1,1
239
V, 211
T'.l
...
XVII,
Jean
79
124
1,
313
.
XVI, 16
— —
313
12
68
.•
354 3,92
255 .
— 17 — 18
4
313
19
XII
382
49
52
— 34
389
74
2n
.
— 33
337
387
XII
1
73
3311.
II
xi.
420
XII, 31
XV,
7
—
255
45
IX. .48
-
—
52
VI, 36
XI,
3S9
X,
227
22
-
4
289
.
28
—41
34
153, 181
381. 383, 386,
IX. 31
337
4
III,
(1
VII, 51
187
52
—
137
359
—
379
1-2
313
13-14
251
4 4
389
.
v. 3-4
6
-14
I
194
II,
—
149 2
.
iv. In. 12
36
.
.
.
31
1118
—
•
396
X, 19
—
5
,
-
.
VIII, 17
xi,
382
8 ...
— 17 — 24 — 33 —
[
14S
— 48 VI,
II,
220 .
385
Luc 153
in, 3
II
—
196
[,20
s
134
1211
XV, 34
NOUVEATJ TESTAMENT
-
.
III,
18 et ss
Apotri
239
',:
s
s
.
381
.
.
vin, 31 iv.
5
[,
18
14,
Hl
125
VIII, 34
in.
VCTES
107, 22
17
[442]
xvn,
4
xx, 22
.
.
.
I
.
.
.
..
20
10
VII. 20. 24
.1.,
T'i
1
1411
317
...
70 2.4
VIII.
3.47
TABLE DES CTTATIONS DE LA
443
Ml
i\. 7-9, 3
—
10
51
Ii
.".ii
17- IS
392 211
— 27 X.
395
269 109
'i
— 8-11
32
...
— 21 XI,
47
352
1
— —
11-12
S,
ISS
29
63
xiv. 19
24
xv. 20
336
.
— 21-22 — 23
349
CORINTHIENS
II
2
II.
.
313
IV. 18 v.
21
.
14
— — —
389
.
17
III.
267
.
16
247
.
17
275
.
19
229
.
vi, 14
.
x, 5
..
xm.
3
1
53
384 209
IM.
Galates i,
264
I
209, 27m
20
II,
IV,
107,
'(
— — 19
186,
336
14
81
20
V, 6
400
VI, 3
l>|m
IM
—
(U
209
I'i
EPHESIENS I,
21
170.
II.
4,
—
14
in,
10
iv.
lo
H
I
;
326 IIS. 332, 388 2.40,
256, 344
342, 344
-13
154,
—
29_9i
—
30-3
1
200 210
.
.
.
V,
2
V
TABLE DES CITATIONS DES PERES DE L'EGLISE
Pages.
P. G.,
Saint Ignace d'Antiöche
t.
V,
t.
V, col.
693
col. 692,
693
214 215
Saint Athanase
P. G.,
t.
XXVI,
Saint Basile
P. G.,
t.
XXXII,
P. G.,
t.
XXXV,
t.
XXXVI,
col.
332
368
t.
XXXVI,
col.
548
211
t.
XXXVII,
col.
177
HO
t.
XXXVII,
col.
180
109, 215
t.
LXXVI,
col.
392
121
LXXVI, LXXVI,
col.
409
206
col.
436
129
Saint Gregoire de Nazianze
.
.
.
.
— — Theodoret
P. G.,
t,
t.
col.
864-865
col.
100
col.
424
271
215 211
TAKLE
I)ES
MATIERES
es.
— Troisieme catöchese Homelie LXXI. — Sur l'Ascension de Jesus-Christ deposition des Corps des martyrs Procope Homelie LXX1I. — Sur
281
Homelie LXX.
la
l'eglise
334 et
Phocas dans 353
Saint-Michel
— Sur martyr Barlaha Homelie LXXIV. — Sur Act. in, 1-11 martyr Julien Homelie LXXV. — Sur — Sur la commemoraison et la supplication pour tous les pauvres Homelie LXXVI. Homelie LXXIII.
le
le
et
etrangers enterres dans les lieux dits
navos'xxa:;, c'est-ä-dire
qui recoivent tout.
372
379 394
415
TABLES
— Table des noms propres syriaques — Table des mots syriaques etrangers ou remarquables HI, — Table des mots grecs cites dans les manuscrits I.
429
II.
433
IV.
V.
—
Table des citations.de
— Table
439
440
la Bible
des citations des Peres de l'Eglise
c>o^oooo-
444
A COLLECTION OF
LETTERS
OF SEVERUS OF ANTIOCH FROM NUMEROUS SYRIAC MANUSCRIPTS EDITED AND TRAN8LATED BT
E.
PATIi. OH.
—
T.
XII.
—
F.
2.
W. BROOKS
12
Nihil obstat,
R.
GRAFF1N.
PERMIS D'IMPMMER
P.
FAGES,
Vic. gen.
Paris, le 14 Juin 1915.
Tous
droits röserväs.
jymohiiCTio.N
The
letters of the great
Monophysite patriarch Severus,
who
held
the see of Antioch from 512 to 518 and died in exile in Egypt in 538,
works, and indeed nearly
like the rest of his
literature,
number
have been
of citations
all
Greek Monophysite
lost in the original, except in so far as a
are
preserved
in
catenae and a few
in
large
Acts of
Councils; and of Syriac versions only one exists in a continuous form, the collection of 123 letters entitled (sxloyaO
»,
«
translated by Athanasius
The Sixth Book of Nisibis,
of Select Letters
which
I
edited with
an English translation for the Text and Translation Society
Of the existence of other Syriac versions, either of
we have no
of selections,
the fact that citations in bally,
and
that,
direct evidence; but
MSS.
where the
it
may
all
in
1902-4.
the letters or
be inferred from
of different contents often aaree ver-
letter in question is included in the
Atha-
nasian collection, the text in the other MSS. differs from that of Athanasius.
On
the
hand
other
particular passages
the
existence
of different versions of
one part of ep. 99 of the present edition there
(in
are four) does not pjove the existence of different continuous translations, since the Compilers
the citations are found
and
in
many
of the catenae or other
may have
documents
in
which
translated the passages for themselves,
cases the citations are found in translations of Greek
works such as those
of Peter the patriarch
and those against Probus
and Paul of Beth Ukhame', where the translator naturally rendered tliom from the original.
The object
1.
Riss.
G
L
of the present edition
M XY
Z
?.
is
to collect the letters
and frag-
INTRODUCTION.
166
ments of
Athanasian collection which are found
outside the
letters
MSS
scattered in various
reasonable limits,
but,
;
order to keep the edition within
in
have excluded the great dogmatic
I
gius the grammarian
Against John the grammarian
», «
Julian of Halicarnassus,
letters »,
«
and
«
To SerAgainst
which rather require separate publication, as
»
well as letters already published in the rias
[iv]
work
of the so-called Zacha-
Rhetor, and other versions of letters contained in the Athanasian
collection.
seemed
The heavy task
Greek fragments also
collecting the
of
work, and
to lie outside the scope of the present
I
have con-
tented myself with referring to published extracts from letters to the
same addressees as those
Coptic and Arabic
of the present collection.
versions are also excluded.
The
total
the British
number
Museum,
of manuscripts used is 28, of
which 20 are
in
6 in the Vatican, one at Paris, and one at Berlin.
Of the Berlin extract M. Kugener kindly lent me a photograph which he had obtained for another purpose for the Paris extract and most of ;
the Vatican extracts
tographie I
I
M
labours of
have copies which
am
have, as usual, to thank the indefatigable Pho-
I
indebted to
I
the
8r
Graffin;
took
in
of
some
of
1901; and for the few which remain of M.
kindness
I
MSS. must
is
I
seems
to
be a copy of
where the photographs of V are defective or
my
copy doubtful, and that, as part of F
(Wright
p. 1007),
füll
is
and apparently a copy of
Where more than one
the text of
all,
description of each
V and
is
I
only useful
identical with part of
it,
I.
have not thought is
I
such words as
^o ^^io
have tried to reproduce the
in the apparatus,
and
I
have
in
seemed
Of the usual varieties of spelling
[xj\^>
it
have given
original from the different versions, placing such variants as in the notes.
L
defective or ille-
Version of a passage exists,
but in the translation
worth preserving
list
indistinet or the aecuraey
necessary to collate this portion except where L gible.
A
the
catalogues of Wright, Assemani, Zotenberg, and
Sachau, only noting that
of
verified
taken for me.
given after the Introduction; but for a
refer to the
who
Tisserant,
references and had the required photographs of
Vatican extracts
the
and v L.'t vi/
I
in
have taken no aecount
such cases generally placed the shorter
spelling in the text, whatever the
MS. reading may
be.
letters inserted to Uli illegible or defective places in the
Words
MSS.
or
are en-
INTRODUCTION.
[v]
167
closed in Square brackets in the text and words depending on such
Supplements
The 23
in tlie translation.
letters in the original
Greek existed
which 4 contained
books, of
in a collection
divided into
those written before episcopacy,
10 those written during episcopacy, and 9 those written after exile,
and there were also some L., iv, 7,
(S.
10).
letters described as
outside the 23 books'
Of these the books which contain those written
during episcopacy seem from the numerals of the letters preserved
have been much longer than the other books.
to
ters the place of each
among in
In the Select Let-
the scattered letters contained in the present edition
26 cases that any such information
thing to
show on what
order
not chronological
is
is
given, and there
principle the letters
showed
I
lation of the Select Letters (p. x).
it is
useful for easy reference,
I
only
no-
is still
That the
were arranged.
in the Introduction to the trans-
As however a
of the contents
list
of the original collection, so far as they can be ascertained,
may be
subjoin a catalogue of letters in the order
names
collection with the
of that
but
letter in the original collection is stated;
and references
of the addressees
to the Select Letters or to the present edition, the former being dis-
tinguished by the letters S. L. Before episcopacy i,
— — ii,
:
7
250
Theognostus
272
A woman
109 S. L., x, 2
10
Phocas and Eupraxius
68
— —
12
Constantine of Seleucia
63
Antoninus of Berrhcea
in,
5
—
28
About the Anthropomorphists
227
S..L.,
i,
1
29
The patricians Conon silentiarius
S. L., n,
—
1
x, k
Alypius
x,
1
iv,
2
John the tribune
v,
1
—
18
Theodore the monk
x, 5
257
—
89
— —
104, 106 118, 121
YYithout
notary
Solon of Seleucia Jannia the archimandritess
number
of
book or
letter
:
CEcumenius comes
During episcopacy
—
10
22
Peter,
" .
.
.
.
3
i,
2
vn, 2 1
IQ
Entrechius of Anazarba
i,
—
x,
:
Ammonius, and Olympiodorus
Ammonius
the Alexandrine
38 S. L.,iv, 2
1NTRODUCTI0N.
168 i.
115
Dioscorus of Alexandria
—
121
Eleusinius of Sasima
141
Archelaus the reader
—
Dionysius of Tarsus.
ii
— — — m,
— — —
— — — — —
— iv,
1(3
Cosmas
22
Solon of Seleucia
—
of the
monastery of Cyrus
24
do.
S. L.
42, 50
do.
—
55 5 10, 15
35
Conon
silentiarius
Peter of
Apamea
Simeon
of the great
Nicias of Laodicea
232
Castor of Perga
256, 258
S. L.
Valeriana the archimandritess
171
monastery
Timostratus du.r
323
Nicias of Laodicea
345
Archimandrite of monastery of Bassus
354
Cosmas, Polyeuct.us, and Zeno
390
John
397, 398 (>4
65
— — — —
comes
Entrechius of Anazarba
The
fathers
Antoninus of Berrhoea
72
do.
100
Misael the chamberlain
101
Antoninus of Berrhoea
103
Misael the chamberlain
123
Entrechius of Anazarba
149
Solon of Seleucia
156
Victor of Philadelphia
187
248
Apamea The magister ofjßciorum The fathers Monks of Tagais
—
270
Solon of Seleucia
—
293
Theotecnus archiater
331
Dionysius of Tarsus
189
— —
231
Suifragans of
—
338
Solon of Seleucia
v,
66
Philoxenus of Doliche
—
— — — vi,
—
—
S. L., iv,
Zacharias of Pelusium
208,209
—
[vi]
74
Musonius and Alexander
97
Monastery of Isaac
135
Clergy of Apamea Bishops of Phoenice
236, 237 I
The
fathers
154
John of Alexandria Minor
161
Theotecnus archiater
178
Dionysius of Tarsus
186
do.
fvil
I(i ''
INTRODUCTION. |
—
do.
Eustace the presbyter Eüsebius the deacon
140
218
Simeon
238, 240
Clergy of Apamea Monastery of Bassus
289
— —
354
Aurelius scholasticus
—
392
Stephen the reader
406
Anastasius co/nes
134
— _
Wife
157
190
•
— — — ix,
_ x,
Eutychian, governor of
'>
38
-
S. L.,
Simeon
>
*
in,
1
'»
4
i,
43
VII
Apamea
44 45
—
Archelaus the reader
8
Theodore
46
'.
of Tripolis
5
»
9
•>
47
v,
6
93 S. L., ix, 2
Olbe
v
Dionysius of Tarsus
Philoxenus of Ilierapolis
Nunna
" >
i.
Cassian of Bostra
384, 385
6
.i
Against Re-anointers
61
39 >
i,
Stephen
of
37
--vm,
X-^stoSuoxtyii;
276, 277
1
36
i,
VIII i
'
264,265
295
—
of
Clergy of Antaradus
288
i,
84
of Calliopius
Conon
2 7
'''
''
vni
Monastery of Isaac Archim. of monastery
vm, 20
' '•
x
Hypatius mag. militum
458, 465
I
()
i,
~
Cassian of Bostra
372
376,378
—
of Chalcis
do.
267, 269
4
t,
v "'
Stephen of Apamea
106
127
—
S. L.,
Solon of Seleucia
vii, 42, 51
48
«i
VII
of Seleucia
W'ithout number of book Eucherius of Paltus 142, 143
7
*
'' i
:
Without number After exile It
—
— — — —
— _ —
:
2
S. L., n, 2
82
Scholasticus
16
John and John
8
letter
John and John
11
9
—
book or
10
[i
:
6
-53,55 ii.
of
—
CEcumenius comes
S.
L.,
'•
do
•
i,
50
'•
49 71
Anastasia the deaconess Believers at Antioch
Antioch
24
Orthodox
27
Sergius comes archiater
28
Simeon, archim. of Teleda
at
S. L., iv, 8
— S.
v
>
v,
L.,
8
9
v,
10
29
Monastery
40
Philip the presbyter
''
51
42
John and John
'-
°2
64
Bishops
•>
53
71
John and John
v,
11
v
12
72
93
at
of Isaac
Alexandria
do
Orthodox
>
at
Emesa
"» 3
in,
Theodore
32
monastery of Romanus
of
— —
35
36
Proclus
—
46
Caesaria hypatissa
50
Didymus
53
Thecla comilissa
74
Caesaria hypatissa
90
Thecla comitissa
—
— — —
— — — —
of Colonia
— —
Caesaria hypatissa
Sergius of Cyrrhus
81
Sergius and Marion
Constantine of Laodicea
22
Georgia
38
Eustace the
39
John of Bostra
52
Julian of monastery
3
Caesaria hypatissa
4
Probus mag. mililum
— —
29
Ammonius and Epagathus
30
Misael the deacon
27
Thomas
43
Misael the deacon
59; S. L., i,60 S. L., in, 2
— — — —
the reader
we take the we shall find 3824.
S.
63
vin, 5 iv,
9
L., iv,
7
—
book or
series
iv,10
:
87
highest number in each book and in the extra letters and add them that the smallest
number
There are indeed 19 cases
of letters that the collection can have conin
which the same
letter
tained
is
and in
the whole collection there were no doubt many more; but, as
that the last letter in each
number
i,
:
Leontius the presbyter
If
vn, 9 108
Caesaria hypatissa of
3
ni, 4
S. L..
John Canopites
Without number
m,
Germanicea
do.
Outside the 23 books
60
86
Andrew
Caesaria hypatissa
59
i,
79
Sergius comes archialer
Isidora
vn, 8
100
Photius and
13
x, 8
vin, 4
ofBassus
70
15
L.,
— —
15
62
91 S.
54
15
69
monk
ix,
14
S. L., v,
88
1
vin,
58
S. L., v,
15
4
i,
99
Anastasia the deaconess
Andrew
3
98
vn,
—
L.,
S.
57.
- 51, 61
57
97
—
—
x, 7 i,
ix,
John, Philoxenus, and John
of
13 r,
'
the bisliop
69
vi,
55
i,
v,
Caesaria hypatissa
21
v,
S. L.,
Proclus and Eusebonas
5
iv,
— — — —
up,
vm]
INTRODUCTI0N.
170
occurred twice,
it is
very unlikely
book has been preserved, we may be sure that the whole
of letters did not fall short of that given above.
subjects with which they deal
fall
The
naturally into three classes
letters :
1)
according to the
theological,
2) eccle-
which only the second class are preserved in the Select siastical, 3) epexegetical In Letters, while the present collection comprises letters and fragments of all three. lixing the order of the letters therefore it has been my object to arrange them according to these three classes, and in each class to place letters dealing with one subjeet :
of
[NTRODUCTION.
[ix]
Tlüs system however
together. ölten
happens that one
of different classes to
was impossible
to carry out completely, since (1)
it
merely with dilTerent subjects but with subjects
letter deals not
some letters which it is dillicult to assign definitely (3) some letters which should from their subject have fascicule present were not known to me tili it had gone to press.
(2)
;
it
171
there are
one class more than anotber;
been included
in the
The
division
is
into
classes,
but numbered them continuously.
therefore only a rough one; and
tained in the present edition
Emesenes
(25), that to
John the Grammarian
or 8 only, the
is 7
first
Elisha the presbyter, which
monks
(34), that to the
correspondence with Julian of Ilalicarnassus
1
have not separated the letters
Of whole letters the number contwo to Oecumenius (1, 2), that to the is
attached to the work against
which
of the East,
(35), that to the
is
attached to the
convents of virgins
(61),
the first to Anastasia the deaconess (69), and perhaps that to the presbyters at Alexan-
though described as an exbract, appears
dria (39), which,
Answers
to the
many long
extracts, especially in
with which they deal.
As the
in
1
but the
between whole
letters
letters
and fragments
is
have made no Separation between them, but
indiscriminately according to the
all
object to include all accessible
:
(65)
distinction
therefore of no practical importance,
arranged them
be a whole letter
to
must be nearly complete, and there are the epexegetical portion, which exhaust the subject
Questions of Eupraxius
subject matter.
and fragments of
Syriac with the exceptions mentioned above
;
letters
of
It
has been
my
Severus existing
but, as these are distributed over a
number of MSS., of which some are imperfectly catalogued, there are no doubt many which have escaped me. The document contained in Brit. Mus. Add. 14668 f. 44 v° which Wright (p. 788) calls a letter is however a prayer, and the letter in
vast
Y
p.
117 (Assemani's notation) addressed to the patriarch Peter the younger, which
Assemani letter
of
(III.
63)
p.
Damian.
with stränge chronological confusion ascribes to Severus,
Wherever
possible,
have placed a date
I
which the date can be
translation of each letter; but the cases in In an appendix
limits are few. for use at the
commemoration
I
in
fixed within
narrow
have added a short collection of hymns composed
of Severus.
A. v.
Alia versio.
C. B. M.
Wright, Catalogue of Syriac MSS.
P. G.
Patrologia Graeca.
P. 0.
— —
in the British
Latina. Orientalis.
R. 0. C.
Revue de l'Orient
S. L.
Select Letters of Severus, ed. Brooks.
S.
V. N. C.
a
of the
Abbheviations.
P. L.
is
the margin
chretien.
Mai, Scriptorum Veterum Nova Collectio.
Museum.
MANUSCR1PTS
A g
== Brit.
Mus. Add. 14601
_
_ _
c
(9
lh
12157
(7"'
17149
(6
_
—
cent.).
or 8 lh cent.).
lh
cent.). 8"'
or
"
l
cent.).
14531
(7
__
17214
(7"'
_ _
14538
(10"" cent.).
12155
(8
D
_
E p
-
G _
_
H
l
cent.).
cent.).
"
17193 (874).
12144 (1081).
!
_
_
j
K
12168
(8'"
or 9 th cent.).
17191
(9"'
or 10 lh cent.).
—
L
M
14532 (8th cent.). lh 14533 (8 lh or 9 cent.).
.
_ — — —
N _
=
_
P
=
Par. Syr. 62
Q
=
Brit.
O
S
yj
X Y Z
l
"
or
255 (6 lh or Berlin -
Brit.
=
cent.)
800).
cent.).
7'"
cent.).
7'"
cent.
12153 (845).
Vat. Syr. 103 (841). th cent.). 100 (9"' or 10
_
—
—
107
lh
(7
cent.).
108
(7'"
cent.).
Brit. Mus. Add. 7191 7192
;.___ =
(circ. 7"'
Sachau 321 (8 cent.). Mus. Add. 14612 (6* or
—
:
=_
lh
ÜI
_
._.
7
cent.).
(9'"
Mus. Add. 12154
:
or 10 ,h cent.)
(9'"
17134 (end of
Vat. Syr. 140 (U
R
T U V
14613
—
(7"' th
(7
cent.).
cent.).
For The Appendix. Brit.
Mus. Add. 14504
(9"'
cent.).
A COLLECTION OF LETTERS
OF SEVERUS OF ANTIOCH
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A LETTER TO
PROPERTIES AND OPERATIONS, WHICH
We
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M
«^
OeCUMENIUS 2 THE COUNT 3
,
J1 ?
°9U
^
ABOUT
OF THOSE WRITTEN BEFORE EPISCOPACY. supplies of humility, and
also have in the God-inspired Scripture
II' l
to
(referring to me), and tliink fit to use David's words which such a man he says to those who were urging him to take Saul's daughter in mar'
«
Is
the king? »
it 4 ,
a small thing in your
while
make answer
to
I
to
eyes that
sycamore
fruit »
not worthy to 1.
The
scription,
letter tu
and
teil
\
should be son-in-law to
a poor
not a prophet, nor the son of prophets, but of
1
man and inglorious, your question, make use of
am
if it is
not too
much
I
for
am me
Anastasia
(ep. 69)
-
precedes 3.
in the
ms.
—
S. L.. p. 12, 38, 92.
2.
—
I
when
also,
these
words
:
to say even this to take his
«
am
I
:
Reg.,
xvm,
18.
-
for
am
I
covenant
Text 'Oecumunius', and so 4. I
required
a shepherd, and a scraper
the righteousnesses of God, and
in the title of ep. 2.
I
V^IJ
no lack of argumenta to bring us down and help us to keep silence. you, as if you were about to go up to Mt. Sinai, shrink from writing
riage,
ll'i 119
:*** 7-/?
yOJoi
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^ -V^7
CuLi?» aV
Iq^o ^-.K— fcoö;
LoN-a
.^'»Voo
^A
oal»7l
5.
in the
Arnos,
in
sub-
vir,
14.
508-12.
b
LETTERS OF SEVERUS.
176
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Ms. Rt:=».
my mouth
However, since the time of the present struggles does not
1 .
allow silence,
I
And
question.
accept an honourable defeat from you, in tliis
defeat you,
I
tise
humility in a pliilosophie spirit
old
men
called
r
hold speech
3
fire
or
since
".
As
show
I
to
warmth,
that
and turn
the
to
you do not prac-
your Statement that the holy I
say
this,
we must
that
not
use this method of speaking without discrimination, but there are occasions for
using
it
and circumstanees to which
many
pels in
to apply
it.
Our Lord
the Proverbs also instructs us that 'there
shame which brings glory and
is
(for I
now
return to
speak of properties
which the one Christ
consists)
departed from his nature, even
which 1.
possesses a rational
Ps. xlix,
IG.
—
2.
The Word
Know
for us to
the
And
the saying of
shame which brings
sin,
then, mighty man,
anathematize those
who of
Flesh does not renounce
has become God's flesh, nor has the if
and
Godhead and the manhood
not permissible.
is
if it
is
grace"'.
make answer) that of natures (I mean
existence as flesh, even
its
Gos-
parables teaches us in the case of spiritual petitions to knock
without ceasing and display a praisewortliy audacity.
there
in the
Word
he has been hypostatically united to flesh
and intelligent soul
piXo<xo
:
here transliterated.
but the dill'erence also
—
3. mxppriaia.
—
4.
is
Pr., xxvi, 11*.
I.
[5]
—
TO OECmiENIUS.
JAs^juo )la^i fi>.Yio t y—h. \iaJ^*\Q J°i\ ..n»o oot
-JiO^io;
Jlo
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Jjl^äS.
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*3 •,V.)niViV ooi yoouio; JjlXs;
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^-.;
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^ioci\;
v£Doio;o_; ooi
q'Äoo
Ji-co-s
177
J-.pO
m
j
-.
v<.
^\oi;
*tn|> l'ollowing.
preserved, and the propriety in the form of natural characteristics ot the
natures of whicli
Emmanuel consists, Word, nor was
into the nature of the
mean
in the
since the flesh
the
was not converted
Word changed
We
into flesh.
matter of natural characteristics, and not that those which were
naturally united are singly and individually separated and divided from one
another
this
:
the
is
assertion of those
who
Lord Jesus
cleave our one
two natures. For, since the union in hypostasis is acknowledged, follows that those which were united are not separated from one another;
Christ into it
Imt there
is
one Son, and one nature of God the
Word
incarnate himself,
work against Diodorus « Let him know body which was born at Bethlehem, even if it is not the the Word from God and the Father (I mean in natural characteristics),
as the holy Cyril also says in the
:
therefore that the
same
as
yet nevertheless became his, not anyone eise's separate from the Son there
is
flesh »'.
recognised to be one Son and Christ and Lord and
l.
and took
Those therefore who confess one incarnate nature of God the
Word, and do tlie
:
Word who
not confuse the elements of which he consists, recognise also
propriety of those that were joined in union (and a propertv Contr. Diod.,
fr.
17 (Cyr. in Jo. Ev., ed.
Pusey,
III, p. 499).
is
that
which
LETTERS OF SEVERUS.
178 119 v° b.
^Aoi oolo
.-ooKaj JLju/
^j.— K^ö t-^^ J^-.j^— ^opeL=> Jls/io
^---^oj
JLi^'
Jt-S
•.J
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n
°>\i>
•
JJi
.
j
.)lon
^^l
,y-.ouK^l
)K»Vic>i,f>
form of
,.^\ o
1
L*J;0
should ascribe the acts of the manhood only to the
God
the difference only, not admitting a division
'
of the
work against
between Godhead and manhood
Hut,
2 .
.JjLi3
the
^.^6 J_.a— iö
and not that
\ve
human nature, and impute Word, but thev recognise union does
the blasphemies of Nestorius is
:
in the «
For
great distinction
the mystery in Christ
is
and
in
introduced
no point
among
like
one another.
us, the principle of
not oblivious of difference, but rejects division, not by mixing or
is
has partaken of flesh and blond, he »
a»\
for the principle of
commingling the natures with one another, but
Son
|°ii\. M
also allow that there
I
of existence are clearly different,
when
union
JJ/
For the things. which have been named on the principle of
and distance.
manner
:
^;
);»-^>
Hear what the holy and wise doetor Cyril says
not admit of division.
second volume
^
CO
a raanifestation of natural differences),
again those of the Godhead separately to
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[6]
But,
if
Emmanuel
is
is
that, after the
Word
of
God
even so understood and named as one
one, consisting of
have a perfcct existence according to their
own
Godhead and manhood which principle,
and the hypostatic
union without confusion shows the difference of those which have been joined in one in dispensatory union, but rejects division, both the elements 1.
uS(u>«.
—
2-
Adv. Nest.,
ii,
6 (ed.
Pusey, VI,
p.
1
13
.
—
I.
[7]
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TO OECUMENIUS.
[im./ .scoawOio»oJl J-i\:ö Jch^JJ s^~. j laü^j
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In smaller letters over an erasure.
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179
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y^l° Ms. om.
4.
slop.
which naturallv belong
to the
manhood have come
to belong to the very
Godhead of the Word, and those which belong to the Word himself have come to belong to the very manhood which he hypostatically united to him. On this subject we will again adduce the sacred words of Cyril. In the « As prosphonetikon to the religious king Theodosius he spoke as follows :
thereiore
it
came
Word
been united to the
Word flesh
belong to the humanity to be the Only one, because
to
in a dispensatory union, so
among many
to be 'the first-born 2
»
.
words which coalescence
him as follows
as:ree with
also are the appellations »
Do
'.
:
not
let
danger
no
quality
where there
for, 5
anywhere
the term
so to speak, 1. 4.
Rom.,
Ep. 51 [P. G,,
—
2.
XXXVII,
PATH. OR.
—
T.
De
5
«
As
to
belong
to the
because of the union
witli
Cledonius wrote
in the letter to
the natures are mingled, so
'
mingle
disturh
you
for
:
he used
it
with the intention of denoting the primär v
fide
For
this
is
manifestly a
confounded together by intertwining, and,
of their nature.
rcct.
'
from mingling.
We
ad Theod. imp., 30
181).
—
5. xi'vSuvo?.
—
F.
2.
XII.
came
a union of something incorporeal with a body,
arises
come out 29.
viii,
is
bodies, to be
of fluid
:
,
it
had
and they ran into one another on the principle of
;
very clearly and without danger
uniun
brethren'
Gregory the Theologian 3 also
1
it,
(ed.
thereiore anathematize not Pusey, VII,
p.
97).
—
3.
öcoMyo;.
13
—
LETTERS OF SEVERUS.
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nature apart. f'act
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'"""N^
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Ms. with slop following.
consists, but those
by the
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[8J
who
When
separate the properties, and apportion them to each
the one Christ has once been divided (and he
that thev speak of
two natures
is
divided
after the union), with the natures
which have been cut asunder into a duality and separated
inlo a distinct diver-
go the Operations and properties which are the olFspring of this division, « For each of the as the words of Leo's irapious letter State in what he said in partnership the other with that which belongs to itself, the forms effecls Word doing that which belongs to the Word, and the body performing the sity
:
things which belong to the body the
much-honoured words
Scholion about
tlie
of the holy Cyril
off
takes hold of 1.
Ep.
28, 4
{]'.
/..,
wood and LIV,
God
the
being that which
been assumed or united into it
Against these things
'.
which
coal he speaks as follows
in the coal as in a figure that
but has not cast
»
768).
is
liis
:
«
is,
refutc impiety.
In the
we may
sce
united to the inanhood,
but rather changed what had
glory and Operation.
introduced into
well tu set
is
Nevertheless
Word was
Iie
it
it,
For, as
prevails over
it,
fire
when
and does
- TO OECUMENIUS.
I.
[9]
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it
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it,
is,
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all its
own
acts in
it,
into the appearance
it
and
already reckoned
is
For, since
God
manhood, he has preserved it as what we say it remained what he was. But, after he lias once
reckoned as one with
it,
appropriating
its
qualities to
but he himself also carried on the Operation of Ins nature in
then the
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so understand in the case of Christ also.
is
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and performs
been united, he liimself,
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and he
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and force of
was
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181
Word changed
manhood which he had
the
to him, not into bis nature, for ho remained that
it
»'.
hypostatically united
which he was, but
into his
glory and Operation, and things which manifestly belong to the flesh have
come
to
belong to the
forma performs
its
own
Word acts?
himself,
how
shall
we
allow that
But we must anathematize those
eacli
who
of the
confine
the one Christ in
two natures and say that each of the natures performs its own acts. Between the things porformed and done by the one Christ the diiference is great. Some of them are acts befitting the divinity, while others are human. For example, to walk and travel in bodily form upon 1. is
Schol. de Inc. Unig., 9 (ed. Pusey, VI, p. 516).
cited in Mansi, XI, 444,
where the
letter
is
—
2.
This passage as far as
described as die
2"' 1
to
'
operating
Oecumenius.
'
(p. 10,
1.
6)
LETTERS OF SEVERUS.
182
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is
maimed
in
Walking
like
—
2.
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[10]
Word
power
of
incarnate
and the former, and the one nature did not perform the
one, and the other the other; nor, becausc the things performed are different,
we on this account rightly dehne two natures or forms as operating. Again the Tome of Leo says « For eaeh of the natures preserves its own shall
:
property without diminution natures severally, as one tures. is
»
who
',
distributing
the
properties
the
two
two na-
For the property of the natures of which Emmanuel consists, which
shown
in the
natural characteristics, continues
constant and fixed, as
the holy Gyril also says in the second letter to Succensus of
to
divides the one and only Christ into
them both remains and
is
:
«
But, while each
perceived in the property which
is
by nature,
according to the principle which has just been enunciated by us, the inelfable
and incomprehensible union has shown us one nature of the So», I
have said, an incarnate nature
his flesh in all things to 1.
Ep. 28,
3 (P. L.,
LIV,
TliGj.
».*.
But God the
uudergo the passions proper
—
2.
Ep.
46, 2 {P. 6'.,
LXXVII,
241).
Word to
if
,
yet,
as
did not permit in
order thal
its
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I.
[11]
i
^.ocx .ou.£><
Jooi ^j.!^
JctL^bo ^3 Jooi
property might be preservcd undiminished, as the impious disputer said.
For observe what the wise doctor Cyril says, in answer to the objections
made by Theodoret,
defence of the tenth anathema
in the
When
«
:
the
lowness arising from the exinanition seems hard to yon, wonder greatly at the love of the
Son toward
what you say is a mean thing, this He wept in human fashion, that he might For,
us.
he did voluntarily for your sake. take
away your weeping.
sometimes permitted
He
feared by
his flesh to
might make us valiant
»'.
If lic
sometimes permitted
sation to undergo the passions proper to
undiminished
:
for in
many
instances
things which manifestly belong to the
Maker
of nature.
walked upon the
sea,
dispensation,
inasmuch
undergo the passions proper
it
it,
is
to
his flesh
he did not preserve
it,
as
he
that he
by dispen-
its
property
seen not to have undcrgone the
was united to the Word, The Word therefore wlio had become incarnate and after his death undcr the wound of the lance its
nature; for
it
caused a stream of salvation to well forth from his side
:
again, after the
Resurrection, he came in while the doors were shut, and appeared to the disciples in the house; his flesh
1.
whom
was tangible and
Cyr., ed. Pusey, VI, p. 476.
—
he also allowed to toueh him, showing that
solid,
2.
o-J
and of one essence
~
with us, and was also
120
v b.
LETTERS OF SEVERUS.
184
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v*JJo
Ms. oni.
lie
subverted the theory of phantasy.
part thc one Christ into hvo natures and
For each of the natures preserves
Butthose who believe
».
o£s—m
-.^.-»jo J-3-so
aüS.
^*°
Jjüia ^-.»J^-a;
>.otloJt
^ö
sfloo^-joÄ
witli stop following.
belongs therefore to those
unimpaired
w.,oöi
-.JIq-.,-».
vrXJiiö «w^aoo ^
JJ
..
^-^.ot ^_.ot^o
«-ov-ja^^aü
Ji;
superior to corruption; and tliereby It
^/ oi^.;
^.ono
^-^ot
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•pol^o
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l.
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V
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.otK^wi-j I^w^aVj JfcCS^o y~.\
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^^?
[12]
after
that,
God
the
its
property
Word had
been
hypostatically unitcd to flesh that possessed an intelligent soul, he performed all his
own
acts in
it,
and changed
it
not into Ins nature (färbe
it !),
but into
and Operation, no longer seek the things that manifestly belong
his glory
to which Godbead the have come
to the flesh without diminution,
flesh the things that manifestly
belong by nature to
to
But,
they senselessly divido
if
natures after the union,
and preserves men.
from God the
then walks in
its
Word by
own ways
speaking of two
following
its
nature,
properties undiminished on the principle of the impious
But these things are not so (how couhl they he?), but indeed very
different it is
its
it
it
belong by reason of the union.
:
for
said that
union rejects division, as the holy Gyril said he hungered and thirsted, and slept and
in
«
For, though
grew weary
journey, and wept and feared, these things did not happen
they do to us
:
to
after a
him just as
aecordance with compulsory ordinances of nature; but he
[13]
^
-
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OOt
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1.
—
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2.
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JJ/
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-|La_,.~
^50
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—
wrillen in an erasure in smaller k'tters.
3.
This
probably corrupt.
permitted his flesh to walk according to the laws of
liimself voluntarily
nature, for he sometimes allowed
even to undergo
it
For from Cyril's words, as from a sacred anchor,
same Statement
made by Gregory
is
the sermon on baptism.
but he
he
is
then
'
;
For
«
:
:
itself,
for he liimself
was
he was a warden to
Ofwhat we have
said this
divide the one Christ
I
:
for
it
And
the
of Nazianzus also in
a garb of flesh, while
from putting
at all
ofT
Accordingly warden of passion to himself » liimself of hungering as well as of being tired aller :!
a
.
tlic
human
other
passions, such as do not
is
the sum; that
we must anathematize the
Accordingly good doctrine
who
anathematizes those
cannot find the source of
do not know what
is
this citation.
hidden under
only theological edict ot Anastasius
rather suggests
2
andthey divide him by speaking
:
bctween the natures.
1.
» '.
and did not need puriiication
you he put on
the union, and consequently apportioning
6. I
passions
fall
Order to display the Ilumanization truly and without phantasy
sin, in
serene king
own
its
do not dopart.
and he would have run no (langer
a journev, and of accepting
under
I
the Theologian
purity
lieis
purified foryou; just as for
fleshless
is
baptism
—
«>oxvi3 ;
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TO OECUMENIUS.
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I.
7tpoo
known
f
is
—
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n
2. t
OeoMyo;.
w
s
:
—
of
Operations and
3.
contained in the
Or. XL, 29. it
is
who
properties 1-
is
.
two natures after
divide the one
possibly
those
5
—
4.
3.
— of the
Son who was äpcc.
a corruptior of
the tutio; or jrtripoqiopta of S. L., p.
'
—
5.
TÜ7to;,
(pavranfa.
sinee the
The word however
r"
LETTERS OF SEVERUS.
ISO
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)K_^^> ,^^s.a^6i
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MS
1.
.
united
hypostatically
:
«
assumed
How
does
to
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i
jj
J_i.a-/
.-JbiaS^.
JK-.S»»K.S s*K-' JL^autä-,
^^io;
,_.i
—.\
.Ki*to
).iOL^Jl ^.J-j*
->./
lie
two nalures, and
into
flesli
:
for tlius also
ränge under impiety (hose
God who
in the last
in intellect
caL:\
i-iojfcoö
J._i/
days?
liefore
is
»
I
'
llie
Operations and
tlic
says the impions Theo-
who
divido
ages and of the
tlie
properties
man who was
have written these things though
1
am
and praise the greatness of your God-loving understanding
because, as you are wise,
Forgive nie
tlial
I
I
a partner
and a helper
and
give you an opportunity to attain wiser results.
late in writing.
in the affairs of
The end af the fast
who
is
God. Oecumenius
LETTER
SAME MATTER, AND
THE
Greet your lonoured consort,
Jetter to
Of TUE SAME THE SECOND COUNT UPON
poor ;
on aecount of the lack of leisure caused by the present
have been
struggles
11.
jlt-.O-.i0j
^io ool
JL-ia*
same two natnres
the natnres of
ol'
(.JlJ^-SiO
jj_3
fcoc-v
properties of the
doret
'k^.-aA
^»lo-j^ la^»
K~*l
rs^T-^r^ caLn aa
oocujcOicwPar^'n cniia.1 ^»&H&:\
* 121
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K^Ö—j ^loj bs\o3LflD; JlajS^O
)ou\JJ >
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.K-J^oqjüd
J-L301
t->^x
[14]
IT
TO IS
THE
the count.
SAME
OeCUMEMUS TUE
AMONG THOSE WRITTEN DURING
EPISCOPACY. I
r.13-8.
1.
wonder how
it
Cyr., ed. Pusey, VI, p.
is
'ilO.
that
your God-loving magnificenee
has
picked
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confessing
Emmanuel
to
be
of
tliat
Jpoi
jllo Iqju^s;
had been put to silence.
two natures,
is
what
is
meant by the property of a generality)
:
for
we
the
hypostases
a thing that
is
very abominable and inept, and one that confirms the
disseminated against us by the impious
suppose
to
many
elements of which he consists to be generalities covering
is
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Ms. fc-t-^».
up again from the beginning the contention
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—
II.
[15]
charge falsely
are found to be imagining
two natures before the union aecording to tlieir aecount for there would be the whole of humanity and of course the Godhead also, even before the Humanization of the Word. And these matters would need further ;
conversation by subjeet
to
word
of
mouth, not written words
considerations
of
brevity,
and
document.
You know what words
still
done
it.
But
to us,
have attained to this priestly
phrase
that lead to rocks
recent composition, and, though admitting that
you have
is
1
which are the
to
you do
writer,
inserted in the
you have used
in
your
this as a concession,
who by ordinance from above and merey
oflice, it
does not bring honour to take such
expressions in our mouth and consign them to writing 1. xlvSuvoc.
letter,
bring danger
any unusual name or unelaborated
wherever
in a
:
for
it
is
ill
written,
LETTERS OF SEVEHUS.
188
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Wherefore Paul
»'.
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J.ic^_a_.0
l-lLf-O
*
knowledge, and they
to
,
make
knowing the
Do you
Word
which God the cliange,
human
Accordingly ineffable
taken up 1o the third heaven,
difficulty of
we say
that from
union was made
humanity
hypostases. ii,
7.
n. 3.
in
—
2.
the holy
II Gor.,
xn,
this
kind,
:
a rule do not escape sin',
generality,
it
you
will
that It is
one
is
say one
3.
if
whole of the Godhead and
E[ih., vi, 19.
—
natural
4. Tliis
you wish
soul-possessing
and the hypostasis of God the
for the
—
soul-possessing
manifest that,
body.
Word tlie
union, but
and wise Cyril pläinly witnesses
2-4.
wo
himself hypostatically without
to
general were not joined in a
And
words of
the flesh possessing an intelligent soul,
generality?
a right-minded answcr,
to give
Mal.,
call
specimen or a
a
his
your wisdom and knowledge, and ask you
voluntarily united
hypostasis, or the whole
law from
Since then these things are so, and
.
will use sliortness of speech to
a very easy question.
will ask
earnest and constant prayer that speech might
eloquence 3
witli
who was
also,
employ a multitudc of words, which as
decline to
l.
Kj/
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J-^ia*
oou.U;
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v*-^- J
pl.
be granted hira
see p. 7",
— ^t—
lo)^».^m\o :,_.oi\ K^l
JJ--*
y^u. toö
•,>tqi>o; Jvtoi
1CH.-200
urged the believers
of
US
-.^soi
V^flD K_.Jboo.JLO
and heard ineffable words 2
any
•^-W*'
lai_\ Jj/
Tlio Ups of a priest will guard
mouth
I
•
JLo.iu/o .-jl.OOU-fcs
J-^OV--,
Ms.
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jLö ^±o.xo :v^O.'i/
jJj
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^-^U
^__o
.Oi-*)0_3
[16]
the
whole special
to us in that in
perh. represents ifiaptetv (to err)
:
II.
[17]
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the third chapter
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And
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»
Joch
^-»«-»ot
them
jLdojP;
JKXio
/
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divides the one
association
in
ol'
in junction of natural union, let
again in the Scholia the same says
learn that the hypostases
JJ*;
J^oaloi
^ii^oo
Whoever
«
.nn
J
Jl>-»U
.Ol; *
i
J.^xqjlü
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:>ma\c>o>;o vxd©V-^3i :^_och
jkuju^l Jloq n
2
•
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*Jjl3oi
i
^-.;
^ yoouioj
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|La_.,_~i
o»Kö
•.J.ioaiß
or anathema he spoke thus
»
),_ja._./i
*jooi )f„ca_29
-^-
honour or of authority onlv, and not rather be anathema
o/
|!S^.j.>o
Christ into hvpostases after the union, associating
liim
»_^_\»
>
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J.J.DOM
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TO OECUMENIUS.
JIa_*,_~ >K_s J^on Y n
J^ji-J^-. ^»* :-i-io/
—
:
«
Hence
have remained without confusion
m
3 .
Accordingly the natural union was not of generalities, but of hypostases of
And do
which Emmanuel was composed.
not think that hypostases in
we should
cases have a distinct person assigned to them, so that like the
impious Nestorius,
to
eounter to the God-inspired words letter to the
way
no
of the
same Nestorius speaks thus
:
«
help the right principle of faith, even
union of persons.
who
holy Cyril,
But that if
it
in
run
to
the second
should be so
''
will in
some men spread about
For the Scripture did not say that God the
to himself the person of a man, but that he
be thought,
and
speak of a union of persons,
all
became
flesh
Word »\
a
united
YVhen
hvpostases subsist by individual subsistence, as for instance, those of Peter
and of Paul,
whom
the authority of the apostleship united, then there will
be a union of persons and a brotherly association, not a natural junction
ei?
— —
1.
xe^aXatov.
™
oütw; ex^iv.
2.
Mansi, IV, 1081. 5.
—
3.
Schul, de Inc. Unig.,
Cyr., ed. Pusey, VI, p.
8.
11
(ed.
Pusey, VI,
p. 520).
—
i.
Gr.
*
'-
lv
b
LETTERS OF SEVERUS.
190
)LajL^"
)
jl
9\ cLa.\ ^«^
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^xxs.-.io^w.^.
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»
i
v>
o V--^ ^r3 /
Jooi ^oioh^»l
jla-.,..^.
made up out
JJ
of
JJ
^-)-»J'
to
is
free
to the foul doctrines of
ya^
by saying
Word
to
in the great letter to
Cledonius crept in
God, but an escape from birth
:
is
»-.
«
I
is
composed
of soul
^Ji^vi./;
)ooi
,v>
U-*-* Jjoot^>
-J;oi
>e t n v>
K_.J_iooK.io
^.otolx»../
)>°in >3 1 V> >
from confusion.
;
c*_\
For
tliis
Nestorius are convicted of
They is
first
makc
tlie
even assigned
him impiously introduce
Whoever
condemned
1
a
also rejected
says that the
man
for this is not a
:
But, wlien hypostases
subsist in individual subsistence, as also in the case of the
mean him who
JtO^io
iaJio
This Gregory the Theologian
faith.
was formed, and God afterwards birth of
n
»
that a distinct person
him, and then by attaching Godthe
.
J3o,^j oA.
**-!
^o»-o .JK__v_iJ^-S>o,...
by himself separately, so
union of persons into the
:)..jL_)i_^
»OL^io :^o
^_.;
two that
laJLia^oC^
^«.ajäJSoö
saying with regard to the divine Humanization also. halic cxist
)
1-i.a.«/
:)'t^° Ul P°/
JJ /
)—oio J-s/o )ot^x
JJ/ -.Jju.,-o
what those who adhere
Jt-Q-J
i^o,^ &1*
L^X^-.;
^-Dits-SO
,.— o
J^oaJUQ
v> t r>'v> .^cdo..oql^.£Qj*
«
£n—)^_*.ai
^s ,^
.*Jot^\
.
.
ofcoNj
Uo,J.3i jLa_.»_~
-^ wVl
otloA;
JJ
of one hypostasis is
^O^^o
.
.^otabOs
Lxooio
Jj*L^^ "^o yo^a
j-LÜjo
y-J.~i
aA.\
.
L^l3o,_so )1q-.^-^ K-jL-aJib^tio
)K-^_io jouSX; ,.d
JJ
,.0
v^ö« .»
,
yttjöi .•^.. , v>/;
n'ii
cHJLbo
a„a.^ö
^£>/i
*-*"^
Lcy-....^...
p
.«
.
[18]
do not
man among
us,
and body, but are without confusion
recognised in union and composition, being distinguished by the intellect only and displaying one hypostasis will be so uninstructed as to call
God
the
Word
made out
one of persons.
existed before, or rather
3
such a union none
of two,
Though
was before
all
being eternally with God both the Father and the Holy llesli
1.
the hypostasis of
ages and times,
Spirit, yet still the
possessing an intelligent soul which he united to him did not exist
0eo)i6yo?.
—
2.
Ep.
Hil
(P. G.,
XXXVII,
177).
—
3. (löXXov.
m
Jt—*^o -Jt
<x >n.',.ao;
->
)l ot
)t-— ^°
»-^"^
;
N^so/
yJ^Ot^v )<^V
JK
—
II.
[19]
.
i
\o_3
yoot
,v>»
i
(Loou^s, .•^ca^^öo/o
before the union with him, nor
says
As soon
«
:
as there
as soon as there
is
is flesb,
»
And
:i
.
Diodorus as follows forth unlearned
same as
of the holy
My
«
:
words much
womb
^OHO^/
.
ml
who
generalities
1.
and the
there
is at
it
Diod.,
fr.
text.
—
^_io
)v>mn^
•;»
voou»
.^^.oi; )K^jlo
JJo
:
for in
2
And
1
it
there
,
him
also
.
king
Word;
is at
once
acquired
it
what
at the very
was made
men
is
its
natural junction 5 ,
of the
3.
concretion or
body of Christ, and no one
but rather simple as you say and
Ins,
»''.
For tbe holy
abhorrent.
beginning of
holy, as the
was not
it
say that you are shooting
I
Following these God-inspired words
and confessing our Lord Jesus Christ
and essences
Greek
Ot^-.l
jj
once flesh of God the
God the Word"
affected with
still
This mustbe the meaning, though the
the printed
\
^io
in tbe lelter to Jovinian tbe
natures, regard the distinct hypostases themselves of
composed,
i
,*»-.i.io
a distinct person assigned to
excellent man,
this flesh of other
fathers,
j't-^
the holy Cyril also testifies, addressing the impious
can see any time at which the
laJS. >n
)
o6(
soul-possessing and rational flesh
body was from Mary, but subsistence in the
Vi./
.-),f>
mi^
|
was
soul-possessing rational flesh r of subsistence
•j-»-. t-o
JJ/
^0t-=>
^.^Xoi
the great Athanasius bears witness,
r and,
^cx )Li^_.L=>i
«.
ytt\iO ^.J j^CUnwkJ, .'jooi
j-11^"*/
n->o .V.loi v>\
.
191
)l\ v> vOO i » 1 ao . la^<
't-^o/
^iajL^. ous
ou^slId;
1^°/?
TO OECUMENIUS.
these,
of
be of two
to
which Emmanuel was
and
do
not
go
grammar
is
awkward.
Ct. p. 17,
1.
6 (text).
—
P. G., XXVIII, 531 (not in the genuine letter to Jovian).
15 (Gyr., in Jo. Ev., ed.
Pusey,
up
whole of the Godhead and humanity
III, p. 4U8).
—
5.
owiz;.
2.
Omitted
—
4.
to in
in
Contr.
LETTERS OF SEVERUS.
192
jlcwk^K-s}
.}_.>-.fcoo
i
.
)K\1
.J^octlo
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M^\
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ouVo 1q-\ .Jk-uuax^ JIoaj/o
\^sjI Jjxlx^
-oiJs .K-.)_iocujD
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^-ulÜJ J^ooJlo; .-„J-sfco '
^^.JK^j^aa v-^JWSs
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[20]
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122 i" b
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..^au^./ ouai>o t^-'l/ J^e-op»; ,_*> ,]Liö jooy
*JL»cua\; «öt
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J1q_jl_iJJ
1.
Ms. om.
general
—
2.
for
:
nn
«
Ms.
oix
JJ/
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yO^io .JJUJ^io
^-.j
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Greg.
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)l«ajL*^-3
^io »ä^Slüd
)lcu, -»VV^ vt
.
1
^»;
.»
W^?
s£DO_S_.jo-o
7tpo;pr|™i-
manifest that the whole of the Godhead
is
scen in the
draws the mind to ihe whole human raee. How therefore is it anything hut ridiculous and impious for us to say that the Trinity was united in hypostasis to the race of mankind, when the holy Scriptures say more plainly than a trumpet, « The Word became flesh and Trinity,
dwelt
and hnmanity
in
us
in general
»', that is that
one of the three hypostases
who was
rationally
and hypostatically united to soul-possessing flesh? But neither do we deny, as we have also written in other letters on different occasions, that we often 2 Ilence Gregory find men designating hypostases by the name of essence .
2
named hypostatic union union in essence in the letter to « Whoever says Cledonius which we have just mentioned, speaking thus that he worked by grace as in a prophet, but not that he was united and
the Theologian
:
fashioned together with him in essence, Operation, or rather in the
second
1.
John,
letter to
God
united to I,
14.
may
—
the
-2.
füll
Suecensus
Word
oOui«.
he be
essence
— 3. Kp.
101 (P.
,
he be bereft of the excellent
And
the wise Cyril
manhood which was
hypostatically
of the contrary
calls the 2
may
saying
:
G„ XXXVII.
«
For,
180).
»
if
3 .
aftcr
saying one nature
[21]
(io^boaxioi
Jjmoo-io (LajuLsi
^-JL.;a_io v
m
|
>.
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I
1
«
i
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Jji_io>_io
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s
.
1.
G
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i
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—
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—
4.
G
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G
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J)
3 vi
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—
—
Word'
of the
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:
j-^AQ^ÜLs ,jo «Jl^^-si y.*\ „-^01 JjJiU^*
—
—
^_iö
,-^.s
Here begins an extract in G 99 v b. 2. G ^*-s6. A »j°v 7. Here the extract ends.
M'o.
—ico
JJ;
Kia--ol/ U^.-/
J_^i»o/
'^.io
^.ch
^JLVl
jja-^o -.'JoCSx
^io;
193
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^-^chi oou/o .(iL»ia3
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TO OECUMENIUS.
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lo .\ >o n rm ^ioo
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^-.Vt
j-boaJLo
. (Yi o'JJ
JchAJJ
5.
—
II.
dispensation as
had
\ve it
stopped and
added
not
wereoutside, they would perhaps in a
argument when they pretend
to ask,
'Where
is
but set
'incarnate',
way
the
have a plausible
the perfection in
manhood?
how was the essence after our model made up ?' But, since the perfection in manhood and the characteristic of our essence has been introduced by the fact that we said incarnate', let them be silent, since they have leaned upon the stall' of a reed » But saying that Emmanuel is from two essences also, as we confess him to be from two natures, even if one understand the essences 2 as hypostases, we avoid, as a thing that is unscientific, and has not been stated in so many words by any of the God-clad fatliers for in such matters we must avoid novelty, even if it has some religiousness about it, or
2
'
.
:
and with the psalmist-prophet be preserved
in the tent of caution,
hidden by grace from on high, even from the contention of tongues
These things we have written midst of
But
it
troubles, and of
rests with
letter if 1.
many
in epistolary style,
many
though we are
your truth-loving and God-loving soul
LXXVII,
244).
—
2. oOoc'a?.
—
.
in the
tens of thousands of kinds of cares.
you have given up the doubts, and
Ep. 46, 3 (P. G.,
and be
3
3.
if
to inform us
by
what we have written appeared
Ps. XXX, 21.
122 v° a.
LETTERS OF SEVEHUS.
194
^
)la.^,.^
III
L
6
M21
r
b.
V
b
• t
.Mt—QjLioo
.V-=Li>.
,)W,
-mti V^ J,oi ^.io
: .^cuiincvjajrcr iioi-n j£miT\ r^^\ \\jr^ ^73 aal» * 1
caxAn )
'
«;o/ jojjz .^J»
[22]
*
.
*£>
scooV^S
)e*S>»
^a—'»
-61 Ut-^J K_V*' *»
JLaS>;
IV
G 25 v" L Hl vvb.
x
'
«^
•:-^lo— o;
K-./
Joo«
lU-^cc ^t^o
•:-JjLDot
M
1.
om.
—
2.
abandoned
Know
SAME FROM TUE
THE
When
«
5"'
It
confessing
Emmanuel comes
that
we
the
2
but
natures
Ol'
[After
1.
from
natures
which
is
that
which
and dividing
is
expressed in natural characte-
the
properties
to
each
of the
«
THE SAME FROM THE LETTER TO SlMUS THE SC HIN Aldis, WHICH I
Unless
first
characteristic
to
I
had some great
citing the passage
of
a form
affection for vorn- illustriousness
of Basil
of being,
which says,
not of essence
—2. S. L., p.lljperhaps Severus' brother (id., Oecumeniusis preserved in Mansi, X, 1116. — i. oiaiat.
S. L., p. 38(?).
a letler
the
.
begins,
a
of
particularity
3
IV.
513-8T).
distributing
»•
avoid, so long as \ve maintain the unity without
confusion (the particularity ristics),
TO OeCUMENIUS, WHICH BEGINS,
read the letter addressed to the God-loving Peter the
I
not
is
thanked us.
lias
LETTER
presbyter
513-8.
ql^o |jxioq.x .-otoK../
that the religious deacon Anatolius' lias
opinion, and, though late,
tliis
Ol-
III.
..|_»jaoo/i
a^
Jl
Mss. IU.
have been well stated.
to
i-io/
JLsa-»
—
p. '>.
4
«
'Unbegotten'
he speaks
»',
150).— P. G.,
:t.
A
».
is
as
Greek fragment of
XXIX,
680.
v
[231
jlaJ^^l;
Jfcou^>
voouio;
— T0
EUSEBIUS.
op?/
v-^
-.)i.Oii5/
^*>«
yWJ
«^
*-^=>
wie ^>-^>
I.
G
sine.
—
2. f.
sing.
But,
follows]'.
ii'
—
-.).
3.
we
p
T.c-.=.
—
i.
;
(
W?
'l-^-f J^ooJLfl^
Jk— ^o
.Jjjoi
|t-*io c*..k-./ »G24fa.
J-^üoo/
G
-öl laS>
JKI- .JIo^jKjl^o
—
U*>>
5.
>r_»;
Here begins an exlrael
in
,J.*oto
JIJLl
)
~^oo.jlo .L^aJuio
23
1 1
b
\
and
I.
106 v"
1).
interpret the saying rightly from the clear teachings
nothing contradictory or hypostasis of the
(listinet
r
jj/
ofthe saints and of the other fathers, the meaning hecomes piain, and is
30
cax*n^ \ rdjx.&jaalciAJOo
oolo .Jj^i^OO}
io w-;
»
i,
?
L95
\
Käs«/
Ns^io JIcuULcojl^ J-_coo/; -.pojj
|.A)oa.i
-V*°l
-r-^ 3
,öj-K-/; «6«
),v>cui>
jfcOiJ.
-
dillicalt
it
:
for 'being'
For the
Father. 2
Trinity exists both in one essence
in
,
and
in the
fathers
liere
tliere
expresses the
said that
the
being of each, that
is,
Holy three
hypostases, existing severally, of the Father, the Son, and the Holy Spirit.
V.
— Of
tue holy Severus, from tue letter to Eusebitjs tue sciiolastic,
\v
begins,
i
i
i
i
Sincc you have raised objeetion against
«
your But now also we that 'essence' 'being'
2
will
come
This
found in the holy fathers
1.
I
:
for
is
we
required, and,
is
and 'nature' introduce sometimes a general
employed
ol
what
to
signifies a generality, and 'hypostasis'
a partial or particular one. is
letter
signification, soinetiraes
staled on aeconnt ofthe varying use that
you knew both that essence' 2
in the particular signification of
\\
liicli is
patr. or.
—
also diseussed in ep. t.
xn.
—
f. 2.
will again say,
a particularity, but
'
hypostasis
',
2.
is
sometimes
and occasionally also
place this and the two following letters during episcopaey, because thej
'essence',
me through
».
Epp. 7-9 naturalis go with ep.
6.
the deflnition
oOffia. 14
513-8
(V
b.
LETTERS OF SEVERUS.
196 d-JO)
^-./i
"^.oJ^.jLiO; »..»•>
)iOi-"S.^iC>
jb.tOOJL.2
[24J
l^£Oo{ tSL^t,
|
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I
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VI (',11
v
^-iONJ
•:J_^.iQ_CD OCX
^A,io
.Jooqjloo \^£ßol
.-•poji/
OiX^ ^.J
^-5>~3 .^.oKjLiO
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J.JL3-./
•.jLn.vi .Jlj/
1
1
^-£>?
jj-*-3
aooJL o s^lS.^
•
jLa.-.K.^.^K..^
1.
Ms. plur.
;
'hypostasis'
cf.
is
..
i
.»•*>/
^JL>'^/ p. 21.
I.
Oolo
t-~
|.V>
->
I
M
lm
»
im^o;
«X
'.K*3j
V*^
ft
.,
,
->S.
»'s«
.>xoo^.3i o/ jK-.'/ v£oa\a3;
-J^Q.-*—»/
CX-^Sl^ ^-UOtVl'tV)
U^-3 »—} ^»t ii-/
|_jlo
.JJLO;
J..JLOOI
1^"'
yOOl-^3 .Ol-Ko
^cdq.\q3^ ^.o\oK*l ,.— o
JjsOJi
^-.;
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Jjl./
^.2^.^ .'jjLOj
>2L?Swk.
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|.jL^iio
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L-^-JDo/ )
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/
..Jj/
fS^)*Q.~|
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Oi-\.-3..\
^_^\^-/io
->;
K^j-aa^o
(.-»..£00
COjTCVXjT»
t-3
J^cljl
.
o^QjAoo
i
.
-
*
.An«
J..-—J-^-<
8.
found employed
in place of 'essence'
1
.
For
tliis
reason
we
decline to use such a signification as being unscientiric.
Or TUE
VI.
IIOLY
SeVERUS, FROM THE LETTER TO M.VR0N, OF WHICH
tue bkginning
is,
«
When
Naaraan the Syrian
».
Enough has, think, been said about essence and hypostasis. ßut the name 'nature' is sometimes taken in place of essence', sometimes in place of For even the whole of mankind we call comprehensively hypostasis. 1
.13-8
(?).
I
nature', as of reptiles
it
oÜTi'a.
«
For in
all
natures of beasts and of birds, and
the water are subjeeted and are
and again we speak of one nature
:
made
in reference
maybe James. Ediere we name all mankind one nature, we use the name nature' genebut, where we say that liiere is one nature of place of 'essence' So is 'nature' employed in place of 'individual hypostasis'. name man, Paul
example or
for
;
Paul, the 1.
»
2
1
rically in
:
and of things that are
a single
therefore
iudeed written
human nature
subjeet to to
is
—
2.
James, m,
7.
Peter,
or
- TO MARON.
VI.
[25]
197
II
-.VX>U
Jjo-./
ow^~«;
)^0»
a
i
l.
also
f_«j
^ai mK^O oo*^
*-•/>
^-^öti
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^O
v— ^i
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->
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JXO
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CO
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JoCSs )K.^_ioj JjL*a ,—;
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Jj
.
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Jlo^
j;ot
t
^—»/ ^0
-.JL^aJ^O
>°>\.^
6vXn-\
V*^d\
.^o—V-^o
o..\
^ö
•.
we
call
1
Gregory the Theologian the
as
;
bishop of Nazianzus also said in the sermon on the Holy Pentecost the Trinity to he of one Godhead,
and we
will
we say
and the apostolic
Word 3 we ,
use
friends
;
or,
orof anyother single man.
of
God
faith
Word
the
Word',
man
it
also,
call
the one Christ
as they say from
Or.
\i.i. B.
—
«
Confess
<>ne
nature;
:
2
But,
.
when
as Athanasius the prop
when we say one
3.
P.
(,..
h
But the very raen
two natures use the name
Mary another.
XXVIII,
nature whi
absolutely, but bv adding 'one nature of
a height of fatuity as to say that they are 2.
»
<>f
himself, like that of Peter also or of Paul.
place of 'individual designation', saying that the
—
like,
himself clearly denote the one hypostasis.
who blasphemously
oüoia.
von
the books on the Incarnation
said in
Wherefore
became incarnate', we do not say
and the
if
nature' in place of 'individual designation', denoting
the one hypostasis of the
Word
my
ask for you from the Spirit the expression 'God'
'one incarnate nature
of the truth
1.
^»P°/
the Holy Trinity one nature, cmploying the terni 'nature' in
place of the general designation 'essence'
the
-Jj-«J;
,-3
I^J*»-=
mVI
<^wv
Ms.
of the
o/
r_j_.^_io/
jjL^lS
,—
^°?
jl.j/^
,../
wj^I
,-J^
IbCboaV ,^pö/ U-^>
JofSxi
yj4
ft^acu^dl
.^-X_. ,_3ö/
/
,yca\ "VJlu
,-fcoo/
^- ..J
,..\*>j -
jJ
J_>U^wt j^fOQJl
.x-*?
.
^-.;
28.
using
Word
of
God
is
nature' in
one nature,
For they do not reach such llie
name
natures' in place
>
I.
LETTERS OF SEVERUS.
198
)Lo-.k^\l )juj ^iö
c.
,.—
[201
:)a^.K^o j^ioi ^.io; yo+^o y—l t^^. vj ,y»,..t,.itOfl
15 r» b * v° a.
LlOlra Z130
rl)i
)' (
m
M25ra.
jACS^o
i—^.
-i
^
ILsl^^q.» V^°)^?
,_^\om JK^io
Also
1.
in
Y
^io.N.j
oot
•:'J_^.»OjCo
(p.
172
almost identical with
Z.
^
Assemani's nolalion).
—
2.
Here thc extracls
as anything
he l'ound that
is
Of
(to
the
mean
one nature, and
is
which
is
shown
io^;
*^°l -.^>l
'^jl— *-oKjlJ
.
in
I
^W
-.i--^ 3
JJ?
I
in
on
-^äx ^^o)
the same,
,—
of Ulis
Jch^n
9^*!
p
jj/
j-l^S;
page, but Y's (ext
is
end.
samc sense
as essence
1
this principle, the
i'or,
:
in the
if
the
same sense
Hol v Trinity will
say averv absurd thing) to have become incarnate
human
^°
^*"W
mankind one nature,
to be so
;ct^..bs^5
.'V.loiViV yOOUioj
JJ;
have no photograph
G and L
in the all
^io
I^oöjlo )N»\l
öu-o; -Uoi-o yoV^
^chj
of 'general designation', IIolv Trinity
^s
J°°< *°'V
^.ch
t«Vl|
vJlj^jsL/o
.
in all
mankind,
race.
from the
letter to
Mannt, which begins,
the Syrian
When Naaman
«
».
2 But the Holy Scriptures instruct us otherwise, teaching us lhat God the
Word For
one only of the three hypostases became incarnate and humanized.
'the
Word became
Of
the sinne,
flesh,
from the
letter
to
when you hear
in us'
Maron
When Naaman
k
But,
and dwelt
8 .
the
rentier,
the Syrian
we
ourselves be found tobe repeatingandusing the same expression as
these proud men. I.
oi«7ia.
—
we oughl from which Emmanuel
these things, you will perhaps say that
not to have spoken of difference between the natures is, lest
which begins,
».
2.
Lit.
Accordingly,
'initiate',
rendering
let
tuiovai
us also refrain from confessing the union, or |U)oraY<">Y
ü
—
:;.
John,
i,
14.
f
—
VI.
[27]
-^ v
loAo .-^J^^i
\y\-x
TO MARON.
*-äoi
f-*\
199
^Jb^L-^JSvioj
.-^-.-ia-auJ^-ioo
r
G
139
i
b.
" b.
* v" a.
L2
^JKjüjo
1.
:
Ms. Im/-
because
,— yoouio;
l^yjJiao
—
2.
they
associatiou
G
—
oin.
G
honour
;
^'»J
speak of a
tu
and, because
they
the union, let us also not say that the union
which consists
union
alarms that are
flee to their
mothers' bosoms.
the opinions
of
those meii
establisli the Iruth,
of religion'
of two natures after was made from two natures,
yield
goes from
us.
But,
words and
if
the same, from the Ictler to
see that
they
w ere
trutli,
we
t<>
theni
we be
Maron,
the Syrian
rnust also confess
from which the one Christ
Tim., in,
16.
in
words and names which
is,
we
right-minded,
shall
tlic
which
begi?is,
both
When
».
difference
and avoid the
«
between the natures
cuttinej into
two, and extol
one Son and Christ, and one incarnate nature of God the Word. 1. I
and
east out the foul opinions as evil speaking.
Naaman You
if
tremble
on account of the blasphemies contained
If
we
and invented, as
who
r
together with the sound of the words the great mystery
religiously hohl to the
Of
fictitious
an
in
speak
rejecting even the very mention of natures, like silly children, at terrifying
M
Kj/ |>—
*s/;
loi^r
profess
also
of
3.
j;o-M
J.2l\^o.jl
(jLiLD;
v" a.
2i)i"
,i.
LETTERS OF SEVERUS.
200
VII
M
26
Q
N
i-
miiin ,*a\Zn
a.
hol-* rsf&'i^rsf
IS I".
VIII 203 v
[28]
^
.rs^ardco-n
v^cn^a hol"*
IX (;
142
r
l)
^.-^oi^ i-^o
JjL-a..£>öifcoo
^o
)Jk2^io; J_U*3
JK^_jl-;o )KJ^jx^_3L.io
JJ
t—o
.-J^o«.9
I^oojlä
JJ
)la^-j Ji*~
,—^s yoojj^../ vooopjo -.o,-^«!/; •>»JSo»'
Q
|
OF SeVERUS, FROM
somc time ago (?)
Accordingly
it
is
TO M\RON, WIIIC1I
LETTER
BEGINS,
received the Ietter of your religiousness
I
the
TIIK
same thing
to say that
possessing an intellectual soul
flesh
i
ffl
i v>;
Cs.ia.~ii.
VII.
>13-8
JJ/
in
God
tlic
nature and
in
Word was
Wlldl
«
».
united to
hypostasis and
in
essence'. VIII. 5i3-8(?).
Perfection
IX.
—
is
—
To Maron.
not found in anything by nature, except in (lud only.
Ol
»III
FATHER SeVERUS, FROM
But the power of the unconfused and
5i3-8(?).
initial
THE LETTER To MaRON.
union preserved those that wn-e
unitod beyond the reach of disturbance, and caused in
tlic
two of them
to cxist
one hypostasis and onc person, and one incarnate nature of the Word. 1.
oüo-i'a.
p. 223,
—
2.
Greek extracts from
and S. V. N. C,
I,
n, 186.
letters to
Maron are published
in
Cramer, Cat.
in
2
Act. Apost.,
—
X.
[29]
TO ELEUSINIUS.
201
\
'Jbi Uaio ^J./, :^juio^o
t^-o
)^^aJu^oo
)Kjül*3 )iaa>)QJLacLai
o*Ot
y.VL
D
)..i.<.
y/
-.y-^.xx^&.ys
y-*\
oou/
ILa^,.— i
o^o
^»1
:)loi
'..
Jlo^
» ../;
—
Of
-
TIIK
wiiicii
Where
:
if
n La
ov»»}
begins,
«
^wo^Wi in
:
G
the great
jK^o» ou^»* Luo
J
:
1
yoouioi
o.oi
La.-,..*.
^**
^>'?J
x SO
J»o)^0
i
" rn
>K.S ^jupo/
:^_ÄSJbv3C»
!
J
)Iqjl.;K.^ y-*b,
|;<x\
L2v°a.
J-»-»t"ß'
*
"»a-jafioaS»,
(sie)
we speak
of
two natures
loXi |i.^|=o isot
Moses appeared
',
».
himself, \ve understand the difference as
after
and separately, as
conjunetion of brotherhood
if
(if
the union,
from which Christ
which
ought
to
call
is.
it
But,
necessarily exist
divided into a dualitv,
\ve
but united by
in
a
such a thing unitv), the
notion of difference reaches to the extent of division, and does not stop at natural characteristics.
Of
the holy
which begins, But, since 1.
See ep.
begm mueh
46,
it is
IV0111
,->
Severus, .«
[nun the
letter
to
Eleusinius
the
As the great Moses appeared
bishop, 9.
a habit of the enemies of the truth to hurl aecusations at
which itwoukl seem that communication wilh the Cappadocian bishops did not
before Ihe accession of Dioscorus.
2 v
ends.
then \xe confess the one out of two, Lord and Son and Christ, and
Word
...
i
Jjl./
LETTER TO ELEUSINIUS
TIIK
in the natural characteristics of the natures
singleness
-
'^ooi
,.-J\i
\-M-*\
Hure the extraot
As
•.J^-Q
Ut»^/
JL
->—!/;
(sie]
^;
y.,.^^^0
^_»;
HOLY SeVERUS, FROM
one incarnate nature of the
were
.
Ljlo^o
:
X.
)iQ-.^Q-J^.^ K..J
>XDa-UL0Oa$S
G the heading is "i~Wi Ua»{ ^\ w \si Ua»- — 2. L M om. — 3.
In
isMs
°'°«
L^^jl^o
^.oioN->/
139
L7^b.
..V£Q.^.io»
Ja^—qa; JK^io
.L^öt»
.JLSQJLfla »<=>/
aX^oa
)
«XaK.'m>o
i
*J»»»
1.
o'oi
>»*/;
^°?
:^_.Vt
J-»t-io
h^.[x\St^>Oo
.).-^^Q^ la^>o
,6m»;
Jj^o
(l
Jjtau/
516-&.
b.
LETTERS 0F SEVERUS.
202
..J_ioa-J.
V\
)la.JL.jL.Ji„iK_io
)N._oi..Ss
JJo
yoa.'S. Jv-.io/;
JJ»
j.-2^.~a._* yxJi +3 .\laJZi.+i
^J^Ot
k_0
|_JL_*.-^jKiO
ou^o
L3r°a. :jK.3Lio •i;
146
V"/o
ts-.).-^.^ JjQJLOJ»}
K^JL^cu«.3l«o
y..-/
o».iio
:Ji-2^iO
yOOULbo
JJo
-.Jjii3;
7-3JOI
x^°
..
»
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•
.
J
J.
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-.^.^o«»
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JJo
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•
•
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J.akw-aji
:|p^.
•
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jLJ^iOj J^OO/} .yOÄJLiO
^o
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^*
K_Jja^
JJo
'^b.01
K.-)v*Sl1i
o/
y-*i
jla^oi
^_x*^jK.'io
-.^jl-*.^
~"oi;
[30]
V J.-2JS.-.OA
1.
Ms.
146 r
b,
i?>l-
oolo :JL^a3o ^jooiK^o
s-io
—2.
In thicker irregulär letters after a blank space.
>»o
headed
•«:»»»
oCv»N "
-
w
(sie)
^^
J.a^>.-.aA ^aiw
>noa»)&«»^
—
3.
La\, lU^Vao
:^o_^o.io
Jjtfot
Here begins an extraet
in
G
—
4.
G
.^\ico
^j»
^>w
,3
us of things whieb are the opposite of their evil opinions, and to Charge us
with holding some mixture or
blending or confusion or phantasy
divine and ineffable Ilumanization, after to
make
clcar
by
a limitation
You say
limitation.
common
we have
lli.it
yon do not reoognise the
difference of the natures, nor yet their individualitv, since with
you understand also 'division'. following by way of a canon and distinguish perceptible,
rational
and
created
the
in
deeided
and distinetion what was stated by you without
mystery of Christ
of the
deliberation
nature
Ilence :
«
also
When
from
you
therefore
irrational,
from uncreated,
clearly
together
down
laid
we seek
and
'difference'
to
separate
suprasensual
with
the
the
from
differtsnee
between these things we also make a Separation and division ». These Statements have been made by you as well and wisely as possible, that,
where there
is
rational and irrational, or perceptible and suprasensual, or
created and uncreated, eaeh of them remains by
own Cor
hypostasis, that
here
is,
itself,
and appears
in
its
has an individual and separate and distinet existence;
with difference
is
understood also division, and again from the
difference of the qualities vvhich uaturally belong to eaeh singly
we recognise
XI.
[31]
)_u^^.too
ix>l
Jb/
:L^oooJL=>
:jlo_^ )»_; J^a-o-o ica\
^*^
JKJ^-io
)lai.;ajLiQ_s;
joOM}
«Ofol^../
^^-^o
J;,-^ s— ÖJi
JJo
.
^3-3
^i^o
N!
Ji-^
jJ
t-
«oi
)>oi
3
K-J
^^-^
«^J^/ Jj^cu» o/
•
J.*jlq.jl3
Jj>- t'
^-J^-*»
^-.;
^
:JajL^ifcooo
U3-/
^JL, >-*'!
>
^io;
.jJ-a^a-io
jJ
Jia*^*;
Ji— 3 / t—->>? ^*-^°'? j^-»-»-»-3
-oi./
jt-^;
203
Ja;J-:s
)J^jL*a jla_,—
:Jooil
«Ol Jla^-;o J.9^w«cui
«*Ot=>
^io
.J»oi
TO ELEUS1NIUS.
.^Vt^; J-^ a3 .^°
Jjou^.
~_./;
—
Jj-*Jl\
M
^
t't-3
-J^3
JJ©
JjUOOlJ^iO "^.JoJLVlN XI
LI
M
Jj/ Here
1.
in
(',
)-caa^6 JJo
extract in
llie
a,
l./j'Jv"
where
»ajASo
Jj/
ends, and Ihe rest
is
contained
follows that given on p. 29
it
When
division.
L
K^i^v
and
O^Jo-L*^ in
an extract at
that differ in kind
therefore mit of things
a
Jjlü» Jj/
and M2U
a combination or natural union takes place in
and are not of
two ceases,
for of this the
notion of unity does not adinit, but the difference and individuality as natural
one
into
characteristics of
tlie
and
I
see in the case of a man, the division into
in the
v° a,
mean and the perceptible, order to makc np one animal,
onc essence with one another, the suprasensual
we
L 3v°
b.
headed ooto.
is
1
as
yOogLio;
V
19 v° b.
it
were
Clements which have come together
preserved, since the body has not refused to be body, nor has
is
The satne thing, and something Emmanuel also. 2
the soul passed into the nature of the body. higher,
is
XI.
-
understood with regard to
-
Ol'
THE SAME FROS? THE LETTER TO ElEUSINIUS TUE lUSHOP,
which begins, But, since you
appears nuel I.
in
is,
o-jo-ia.
et
have thought
in natural characteristics, 1
—
will explain clearly 2.
A
Mansi, X, 1116.
Greek Fragment of a
In wrestling-contests
lit
I
to
ask
mean
mc what
is
».
the difference that
of the natures from which
and not conceal. (And a letter to Eleusinins,
probably either
Emma-
Utile farther on.) this ur ep. 11.
is
For
preserved
516-8.
LETTERS OF SEVERUS.
204
L_i.ioo_jL_.3i
vS/
^_^oi ^-4-~ tCio
.)K-«jl».Ju^1Soo
M20r°a.
.J^jlOo
^-/?
Vjcxjl^
Jio
•j^-«-'
^-»/
Ji~c_.,3
jloOiSXj
»)> t ."\
Q..JCH
.)la*j/o JlooCS^ ^...oi-A-»/ );oi
-ot?
- r°
a
-
*J>?? k-
-)
-\
M
1.
Ja^'i^a
o~\»
|a.j«»=».
M
L and
*
)
—
_
\
K._a..i/i
)l^-.)-S
y-j-^+^ol
lo_\;
in
y.£ö
Jjoi;
^^
139
—
r° b.
)l t
volume
second
follows, as
if
2
one another
I
also allow that there
:l
»
Tliis
.
named
then
is
4.
looi
and manhood''
Ilere the extracl in
for the
:
one
is
no wise assert Of
to
the
same from
1.
Ep. 40
sufficient to
(/>.
xara yi tot toü i'l
Ihc citation
:
<;..
LXXVII,
itüi;
cf. p.
tlie
',
:
«
F<»r
between :
existence of
natural
Godhead
without Iieginning and uncreated, and bodiis
created, and subject to beginning,
llesh
and
solid.
the letter In Eleusinius
In wrestling-contcsts
banish
193).
eivxi Xöfov, 6.
Godhead
Tliis
difference \ve
have been removed by the Union.
«
was
«
the difference that appears in
is
and intangible, while the other
It
tp
are clearly different, and in no point
and temporai'v and tangible, as being in
J>r>°>
great distinction and distance
characteristics, the different principle underlying
less,
boi.\
blasphemies of Nestorius writes as
against the
the things which have been
like
^*j
in respect of natural characteristics »
explaining the meaning of the expression
Godhead and manhood l'or
'»N
ends.
and manhood are not the same thing the
«
Jjot
oi^-»J
Cyril the truly holy and wise after writing in the letter to Acacius,
in
j.+ \
^iö
).a^„^a.ji
jj
^°
G
o'oi
-.V_«_^v
JJ;
J^i-o
J^ioai-3*
-.J...ULO
U'»-^./
llojy^.m^o
JJ
•
-.oOoN.Ia/;
v£l|iO
jj
:,___./
|_x^~a._i -.Jj/
U'O-a K*.—1o
Here begins an extract
3.
utai
jJo
J-JL-SOt
)) . ,*tr>
K£_>w«jl_9 JlM^io
•v^oa-JLCOOLSx
.ö*-*-*'?
i__ia£_m.
ji
2.
J
ob^lo
o__m
JfcCioo» |L._J\i
.v-_Jl-.->Ö
^K.boo jl>^_L_>jo
> I
^>a.~iL
s^'oi
m va.^.5
)
-.01
,_>
«^^1 )"^.i
]J;o .jlj.» i
:\Icl*^
L
xf^]
_.oi
J^—-J'^-/ Jlon »^io ^.cxoK^/
t-»~^
L._.„^_~O.A N^.^..3Q|
0*0|
^Ö
OOW. -JIqJlj/jO V-*"^
jj/
ö|._.IS*_./
jl,oot_-Sx
\aoq.\;
^.oiQ_Siä^
vcoa->ia_^j-OJ}
.
)1o_jl-j/o
j.*\
[32]
—2.
tliis
16(105.
—
which begins,
».
unseemly supposition, that 'difference 3.
Ailv. Nest., n, 6 [ed.
Pusey, VI,
p.
113).
—
k.
Cyr.
which clause the translator has um iiit-d above, Ums losing the point
XI.
[33]
—
TO ELEUSINIUS.
205
i
^.oioK-/ i»io/ ?
K-.)^«.^ ^i>;aioo
,_«;
.JIojlj/o
Jjls-/
JVjj )jaJ')j
.-^J^a^o
^too/
aA
J-Su!^.—QJl^
\
J
.<X»-ö;
JWSs
pö/
.»xdo
»
^l*.hj;
iccL^ss\l.
—
2.
in characteristics'
o/
—^«j jiiotsjLio
J^o«^
'^ Mot
L ^» w
,
wi-
was not
—
.!.
:
combined
Emmanuel
that
is
,.—
V-^x
Here begins an extract
'
in
is
o/
^.Vi.
14 v°
xi^3l^
^_io;
-k^>o/
[x£D;
^s;
^io; \-fai
J-*-»t-ß;
G
°^-*?
,
J..
-i
word
m
->
Joi^
ao;
G om.
1).
»•
—
'natural'
4.
G
was
only by the intellect and by subtle
of what kind cacli of the natures
is
which have
and made np one hypostasis and manifestly declare
one out of two opposite things, Godhead
hood, as Gregory the Theologian the unity
k-O
stated absolutely, but the
we can know
in the unity
vcoaS.>iax>
it
V*3
J^i-^J
.'pojl/ vioaL^.ia_o
J_L*J »-«o
pö/
^ao ^Ja-Lia^
I,
JLioäjLß
'
I
mean and man-
said, « Let distinctness be
maintained
in
»
3 Of the same [nun another letter /" //" same Eleusinius, which begins, « In wrestling-eontests ».
lluw then, after these things have been written by me,
is
il
not piain to
everyone from the words used by the wise Cyril that division also
is
then
understood to accompanv difference, when ihe separate natures or hypostases
when one person and one incarnate nature or hypoWord is made up by coalescence from two? That the
exist individuallv, not stasis of liolv 1.
God
eei'/ofo;.
ep. lo.
tlie
Cyril says that Separation or division
—
2.
I
cannol Und the source of Uns citation.
is
—
then joined with difference 3.
Preceded
i).
auj'l|;
.)I.a-.,_J^
^J.Vi
Jl}-~/
).^.9Liö
added, which declares the fact that investigation (hat
.jLsoja^;
N_Jj^_»;
.y..vi,. r>v>
K_o
q^oclao
oon^; oda\'
i
^jooiJ^io J.3^~ojl ya±.
JfcC^iO; Lioa^D
1.
Jj/
.|^oojlx> ,.—
-
in the
mss. by frag in.
J
of
3
r
.i.
LETTERS OF SEVERUS.
20(>
'^o*i»U/ ^ü&w^^o L
11
3 r*
25
r
^-*JÖ1
.vjöw»
-.J-IlXJ
b
I.
jK^^^^ji
JJ^io
•
.i.
.Jl»-V;
)jL9i\ V3;
)K_.poJo
Q
1.
when made
v_.'ot__>
^6/ )A»
co**nLLl,
-
'
—
J-2lüJ;o
.«i «Nt-.
G
JloJL>a_.o)
|J
...
jJS^jjl v>r>
)
vpo-wg-jaaoo^
M
i
->;
words
to the
«
not
...V
*_.«--voi
yooj-^s ^©t-^
^
*»j/
1-°—^°
?
v3/
o'oi
—
:!.
Ms. H/o-
is testified
—
).))'?
^-^2ö
);oi
)lo-.,.~ •^*?Ij
»_.;
jl
'i.
l-^'t -»*;
11s.
llWj
by the addition
cited above from the prosphonetikon oration.
0/ the same from the
And do
*i^lo
^*>
vno.fe. i^ n»o3.
the natures exist apart and by themselves
/
/
Jlöt»a/
jl-^>
n
wJlmX
/
^
JIqJLJüV-3
.-JK^oÜSs.
.^.£0
>ö
JJ
'clSXo .^jp
^-JL-^-a
joC^jJ
Mto
..L£^;o;Jl
caa/ y-./
2.
^o;
^^a Lal^L/
acuC
jJLa
jlo-.,.-, *s/
J.:x>ara~=>;
-.a-^-alo jlvol
jK-^K-X
JjLSO«
"^Jx
^oto^o^o
,-^ou»
JLscL»
JJ;a_-^=>
m aftoo
)laj t
lo__5ii
jl.Q_.j-3
^>o v-x^ o^i ..JK.*^Ui
)Lo.iia>ot
joCSs»
.^io/
JJ/
25 v°
Jhö "^i. ^lodoU/;
^-«.^ot
*>*-ß;
[34]
teil nie
which
Jetter to Eleusinius,
In wrestling-contests
that the holy Gyril
bei/ins,
».
ahme used
the expression in
tliis
sense; but observe with sound intelligence that he does not step outside the apostolic faith; for Gregory the Theologian also spoke words that are in
aecord with him in the passage which
we have
if
none of the God-clad fathers before him
in fact
still
all
the lovers of the right faith
forth the splendour of the
aeeepted
it,
inasmucli as
mystery of the divine Ilumanization, and
with the opinion of the doctors of the church.
Unity in hypostasis
alien to 1.
tlie
we do
not recognise at
all,
divine Scriptures, and to the doctors
Cyr., ed. Pusey, VI, p.
Vi:'.
it
it
sets
agrees
Tlierefore also that wretched
and impious Theodoret speaks thus in the objeetion to the «
many words God the Mord,
spoke in so
of unity in hypostasis with reference to the Incarnation of
yet
And,
just cited above.
2'"'
as being
anathema
:
stränge and
who expounded
thesc »'.
XII.
[35]
—
TO ELEUSINIUS.
207
XII
G
4
1-.
marsr.
Jlcu^t^o ^o;
.^JLOiaSO
OJ.-3 )JLo
\ln -\».l :vtf>o-^
i
i,
>
»
)lo i
ij-stoo;
»
/xoa^^ojl «XDO^V^t-^
JOOI
t l-> »
ftCS.
t.-.,v
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^jjLiCLJL^lSoOj
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ia..Jb^s JLaJto^ioi
)?°l-flOo .^ft.«.oo
jJ /
-
m t-*-^
»
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J-io».
XIII i
r^acn^
131 v°b.
rdll!?i>i *lL!n «.rsfanur^n rdScusjaiiSrsf
rdx-n'n'n
vQßnJa£Lu.LL!Ln3aj37i jJ
')... «
iuM.\
^coo
•.tii
»\
.
m .3;
^_»;
*>»
Erased.
1.
Of THE HOLY SeYEHUS, FROM THE LETTER TO ELEUSINIUS.
XII.
But perhaps someone will say arising
from
But
ilesh.
for 'in
dispensation
tlie
us
let
upon us
rose
is
a\
jl^^l\ 1-4-j^
joC^jJ
i-^o/
know
»
clearl)'
when
tliat,
he
',
tliat
tlio
referred
to
Word
of
tlie
in fleshly form, constantly controlled 2
him we
and move and
live
not applied to
tlie
Gregory the Theologian appellations etc.
»
exist'
3 :
a witness of this
is
for
tlie
Coming
Grace in
513-8.
the
God, even before he
our
life
the
and our salvation;
name
'dispensation'
when he
says,
«
And
The other
'
Of THE HOLY SEVEIUS FROM THE LETTE« TO EsTORECHIUS
XIII.
«
Humanization among us only.
grace of the ''
wise Basil said,
''
(?)
RISHOl'
OF ANA.ZA.RBA, ABOUT THE DISPUTATION T11AT TOOK PLACE IN TUE ROYAL CITY,
FROM
THOSE BEFORE EPISCOPACY, WHEN HE 1IO.MUS
But know 1.
5.
I
tliat
BISHOP OF CoNSTANTINOPLE.
the great Basil did not call Christ a God-clad
cannot lind Ihe source of this citation.
Enlrechius
is
meanl
WAS SPEAKING AGAINST MaCE-
(S. L.,
1,
13; vi.
1;
p.
—
i.
'i07,
Or
'
408).
dispensed
'.
—
3.
Acts, xvn, 28.
—
4.
man
(far
8eoXöyo;.
—
508-11.
LETTERS OF SEVERUS.
208
^D C*\ Jf~iO
-«^
)n
-'01
„t>A;
>*.,*
O.OI
-01
^-.;
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J,-CQ-3
J—«.JLioJS.
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JoOtl
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JjtJjkioj -'01 -.J-u^jl^o >Ju^a \ o Joi^jJ
jl*jl\ Jjlj*^ o-^o -.JU^al/o i^o-sM/ ytC^-^io;
rduaan
r
p
s> # oi
Joi$M ..ö^k-/
001
j}~.fJt
.J.~***>? °'«*^ Joi^JJ Jt-^a^
O.Ol
^-J
:c*J^-./
joi\JJ
xiv
,J>
[36]
^ua
c\t^
t^tjl
coLt\
^1t3
o'oi
jlS^io
oä
caL'n
v caL'n rdljajcuoo
tw\
:K3j-l/ )»V* "^> ^
ö|.°>V~
^_Vk-=>; -öi
)•>-/; Iura.
-
.
i
Some words musl have
1.
p
- -
n
and
Ghrist-clad
'
who became a God-clad
XIV. 15""
'
-.yO^Ksü -öi^
..öuk—/?
jJo ,
J^Vl
s£0-. t
.K_J^^ ipi-i-j
flesli
flesli.
Ghrist-clad
^CQJj
^-l^Jl-.'?
jjL3.\Ö_^}
^^s'J. ^>0
>^Öi\
But the same immediately
But
'.
the same, the conclusion
is
incarnate and
was humanized
for
if
is
the expression that Christ the
our sakes
is
'
God-
Word
true God, not
man. TUE SAME FROM TUE SOLUTION
Ol
<>U
DEFENCE
IN
QUESTION OF THOSE THAT WERE SENT TO IHM HY TllOMAS
We
513-8.
:)».. »v> >4>,-kj JjLio
J-ta.*/
fallen oul.
afterwards termed the same '
^io; -öi J^jolL ^iö yon'^ j;
c*^ ^»Aou^ ^ook-io
^-.j
-öl ^^-Ooi ^ju«
vQJÖi^.;
\ ..m\;
but called Christ's flesh God-clad
it!),
clad
)K
JjLOOl
t-*V^ ^INjJj
U>a3i.O
y.*l
be
^.öl^
:JüLio ^-.Vl
vÄ>a-.^vjQJ»
.K^-^o ou^
i
r.\ .
-Nr>
Jl
•..
vQ^XJ
^-,;
JK-^caio -.J^^too
J.JOtA^a^s;
qjlOJS'I/
therefore judge that which
Chalcedon against the truth,
ANSWElt TO THE S YNCET.1A S
IIIS
was desired by those who assembled
to banish the conl'ession that Christ is to
J .
at
be
recognised as from two natures, and to introduce instead the confesaion that he is to be recognised as in two natures, as the Company of Nestorius desire, to be
abominable and also impious, and we will never propound the
same teaching
(?) 3
Nestorius
as those
so
who,
in
order to open the gates to the doctrines of be openlv
also require the opposite, that the one
we
proclaimed, and the other completely suppressed and banished in accordance 1. •j.
Ep. 261,
Perh.
llie
2.
Migne's text has
presbyter of S.
!>..
8eo
p.
37,
166,
both places, 182, 38:i;
witli xpxrtoqxSpo« as
see ep.
17.
a variant
in
—;s. Sonic words have
the second.
falle
it.
—
XIV. --
[37]
^.\o).\ ^Jl^S,.^ +S
Uooti >o,..=>i
oc+.j/
\ i
JJjo
cLa>
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209
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JJo
-j^ ->*
io
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w.6i
1.
)
TO THOMAS TUR SYNCELLUS.
Jlj/
]J
.-^Vl
:)t--^-s
^-io;
-
o/
"^jls
^^oo» Ua-/
It-i-A?
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-^
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•,
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J_s/i
J£o>»-. :vOC*-VK-3 J^otio
i^JA
_oioK-../
fx^Vi
]1j
J-L3-./ .j*,_3
^.oot
(jl3l./
the
means
(la-^—\o
|a«iA
Ms. U**i.
witli
For
the laws of the holy church.
let
duced by the same similar drugs as those by which duce the sickness
;
and
let
it
remedy be introwas desired to pro-
of
us not negleet things that are so manifest, and
go about and pick out, or search as among reeds, and seek the writings of the holy fathers of the orthodox
'
we
anywhere
if
occasionally find
in
'diffe-
rence' or 'in
two' or 'from two' indiscriminately and incautiously stated.
Indced in the
11"'
book of the interpretative narrative of the Gospel
of
John
the holy Gyril used the expression 'in two' of the separate hypostases as follows
:
«
Everywhere and under
all
circumstances there will follow and
coincide with the knowledge concerning the offspring the knowledge also
concerning him if
the Statement
who begot himj^as indeed is
true
and
is
the converse also
is
true.
But,
unhesitatingly received, that the Father
is
understood together with and enters together with the Son, and the Son also with the Father,
how can
and the knowledge of each of them runs
the Son be a creature, as
one says that the name and
110
fact
some impious men sav? of division
in the 2 »
;
even as
and union are the same,
as they themselves indeed suppressed the one and stated the other.
l.
öp8ö8o5oi.
—
2.
In Jo. Ev., ed. Pusey, III, p.
13, 14.
two,
19 r° b.
LEITERS OF SEYERUS.
210
com
xv m
33
r
b:
rdlmojQo rs^oar^ii hol"* r£f&"\^»rsf ^ln
\cai*T\
rduxx>3 dx*n
rsf ^icvi^ui
K-)UoLiO
-.)-2l3oV^ yOOt-A-./
•
*
^
o
JK*JL*3
s^oi
xv.
same,
the
from
which he shows that
it
,J5
jj
rS^Va ^.n& J^a
is
letter
and not existing separately and
ÖlO j..^ V OJO|
i-b°U/?
vf?
V"^ 01 V*
thomas
iiis
synceleis,
)j»
to
in
5
ol"
tue union
in
in
two hypostases.
fro.m
composition without diminu-
in individual existence,
person of one Lord and Christ and Son, and one slasis of the
j 'NO
the same thing to speak
For those hypostases or natures, being tion,
o/
*
Christ as from two natures and 513-8.
K*s
JjL^S
.).l°i\^o
the
ctiLt\
T^cui^a
.»cn tvä .»od jco-n
^
•
)K»^X^;;
Jla„.».-.j
ol'
i^ardsn
^Ah ^na
•'.rslinäjja
O^O
38
make up one
incarnate iiature
and bypo-
Word.
From
the
From what has been natural union
is
same
letter after
u citation
'
from Cyril.
stated the doctor teaches that the peculiarity of the
that the hypostases are in
composition and are perfect
without diminution, but refuse to continue an individual existence so as to be numbered as two, and to have its own person impressed npon each of
them, whicli a conjunction 1.
xpr^l?.
in
honour cannot possibly do.
XVI.
[39]
—
TO THOMAS
jnoXJiß;
;
v ^..\
Jld...,--^
y-A« 1 1.^0
r2
jj
|fV,a*.t.
SYNCELLUS.
Till'.
iN_a
l
cnx^o
L i-*x/!
l^*J o/
•.J-iCcL-L-.O
211
^*^01
Lj.JU>9
J-S^t-
XVI L
Q
y-^.^oi
JJ ^
)
i
•;
i\
t-*-<^ )j°t
yoou^o yOQUVM Jjl-^.\o
^.j
> Jäo«& •
.-yopoLj yOJÖi;
«.K-^-J./ K^o^-o'
jK-Vt-JQ-j;
öi_.)X_./
)
viö
i
\J )aJL.yLN
n\; och
. •
)
j\. » vic>
yocH.-x.ioj
Jlcu.»-^ öuov.iojjo vOiöfJ .^.io|_^a^ i**K.*l
ya.Joi
^.io«
*
ajot
(iaa-.xi.jo .-JouSs.o
_oi
after
—
o^1»-
Ms.
2.
L
—
otn.
3.
L
sing.
—
i.
.
o
v-^
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V""
orasure in L.
—
5.
^JS..*jJ
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25 V.
p
""^-«jot ^_^>oi
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i
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•:-
1.
Luot
-.»oi-j'JL/
17
^n »
'
-*>
with erasure
'.
From It
is
thc
same
letler
piain therefore that
combined
in
Christ and
one
Quotation from Cyril.
after n
the natures
or hypostases,
Son and Lord, and one incarnate nature
of the
are
lliev
if
in hypostatic union without confasion, do not
not
make up one
Word
and one
person.
XVI.
Ol
SeVERUS FROM TUE LETTElt TO TlIOM.VS THE SYNCELLUS.
Since therefore these things have thus been
been recognised that the hypostases, that one, from whieh the union
is
it is
is
alien to those
made
clear,
Emmanuel
is,
it
has already
confess a hypostatic union to call
the natures which in an ineffable
manner coalesced
who make
To say the
this
belongs
man and God
to those
who
confess
exist apart in individual
existence, and devise for themselves a conjunction founded
upon authority
and identity of name. PATR. OR.
—
T. Sil.
—
F.
1.
in
persons, and therefore to think and say that
from two persons.
a falsely-named union,
who
15
513-8.
LETTERS OF SEVERUS.
2\l
ItC^titp r£na&\ hol-*
XVII
N
(40]
203 v"
XVIII
G
Vi
v
K*V*
b.
JJ
».3
g
1.
.Jjlj'^so
JojSx
K^jL^j»
JJo
For the true
—
K^JjLa^—Kxio
JJ
,J ooio
ooi
,— .jloju/o
who
begins,
«
When
For we must confess
God and man, is
1
tlie
incarnate nature of
to be
should
TO
THE MONKS AT TlFA, WHICH
since not being again divided aflert
the
God
».
one and the same invariably and uncon-
is
Word.
it
fixedly
not divided, but
God
\ve
one our Lord Jesus Christ, out of two natures the
a dissolver of unity, although
is
and that
read ihe letter of your love of
For he who has been united For Christ
evil act,
are hungry.
Godhead and the manhood, fusedly
Presbyter.
pure from every
Of THE SAME FROM TUE LETTER
XVIII.
duality
To Thomas tue
fast is a life
break bread for those
two.
JofSx K.io~i;
^»='-iv
XVII.
5i3-8(?).
voa^.;
is
is
he union;
for
obscured by countless devices.
one, and does not
become again
one person, one hypostasis, one
—
XIX.
[41]
TO ISIDORE.
213
\l\ I,
202 li
^öto
)L_^_coo,'j
.(tO^so lf^.2
),.-=>
s3i.ax.io»
v^öio
t_~i
Ja— io
• .
iV o»_ioJ._i
i-io)
• .
tv.io
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K.«jL«J^JS»^o
Jt-a— o 6u>
J.-*.ia.£>o
U-s—aooL-.s
Ja...*.
^
K.^) Mt^v ot-s
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r
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•.J.SöQJLß;
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27 v" a.
L -ex
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J..«~fi0o/
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1.
Ms.
'
a ;- a*; tut the
)la^t-*.\^.\ .-JLooCSs
'i.
2'"'
o
is
perh. meanl
to
bo cancelled.
—
2.
G
liio»W, L
Jfcs^sk-3
io.»*o|.
—
(1
:?.
L um.
Of THE HOLY SeVERUS, FROM THE LETTE« TO IsiDOHE, THE BEGINwhich is, « rejoiced grcatly when I received the letter of
XIX. ning
—
v" b.
^£00
)>oäj.f>
^»l ^ « ni (in crasure).
llii
of
I
[yourl Christ loving illustriousnoss ».
The doctors called the Holy Trinity co-essential, that through this word, composed in so polislied and very sublime a way, theymight express both the fact of the
oneness of essence
1
and that of the division of hypostases, by the
same expression both union and
division, in one
said to be co-essential wilh the Father
share in essence
XX.
—
On
'
with those
this point
sists of three mnix.
who
word.
and the Holy
For,
when
Spirit,
the
Son
is
he claims to
are recounted, but to differs in hypostasis.
Of tue holy Severus, from tue letter to Isidore the count.
we
one essence' which
1.
sos-iu?).
—
2.
is
lind that the aceurate doctors celebrate the Trinity in
the Godhead, butconsequentially confess that this con-
hypostases. Since Ihc above was
in [u
int. I
have found a longer extracl from
this letter in
Version, which contains this fragment. This will be given in the iollowing fascicule (ep. 62).
anulhei
508-ii(?).
LETTERS OF SEVERUS.
214
[42]
^
XXI G L *
i
'ii" n.
'.17
r
•
I)
\" a.
jl/o :^S.
j._^_i;
yn^i
JL~o»o J_s/
1
»-^r
ma5
V
?
K-)^.K^ JotSx KV-«;;
L k^o-v
XXI.
—
Ol-'
dkcjins,
(c
:>—-s^Jt^oo
^"f*
*
°°i
^W
iS1J
L
2.
sing.
THE
—
3.
SAME,
From
L (S^k3
^^
j»^*
"^V^oKio
)
j-^ij
t
'^J^-2 -JAooCSs. ^-Voi »
I
the
HOM
THE
LETTER
..»,
^.;
to cast
THE COUNT,
IsiDORE
AVIIICI1
your religious and learning-loving
of
letter
TO
».
Bot may tho Lord of the seeds, wlio by Coming and came
:J^i/
-
mag-nificence
508-ii(?).
och
N._jo»3s
)^^*
J-»P° ^»J °o«
^'J?
:
\
)K^.ito ^io
rsf^-i^rda Irsfn-ix^ rdial>3 aap dxa.cn -^rsf
^jjjcu
1.
Jb^J
)^-*i)-io f-"-^?
?
la^;
kV-L,; -.yilajäi
)lo^)^.\l ^_io r~
:)fcvju.»-D
oot
yO^io :)loot2^ ^V. f^N. v
:xI ' G32r°b(i)
]
J.i2^a_. Kiolw.io joj\JJ
good seed upon the
eartli, tlie
together with the Fat her and the Holy Spirit
in the flesh
shone lipon us,
one of the Holy Trinity, is
who
theologically deiined' and
these things Godhead consists to ns, or rather 2 these things
glorified (für in
are Godhead) multiply
you many times the seed of
in
religion, especially
because you are inflamed with watchfulness, burning with divine
zeal, against
the seed of hcretical tares.
XXII.
—
•Ihiin
1.
se
Tue teacher of tue and
John
This represenls lo
tri tu
and
Presbyters
ÖEo^oyeTTort.
—
2.
(iäXXov.
have beon Severus' representatives
letter \\a^ wrilten aller expulsion,
ii
rousl
—
in
3.
therefore
said
archimandrites
S. L.,
i,
Syria aller
3
in
and tue
'i9,50; n, 2; v, 11,12; p. 395. tiis
expulsion
have been written von soon
fetter to
tue
(id.,
aller.
p.
148).
rest,
the
Thetwo Johns II
however
Ulis
XXII.
[43]
..na
^.io
)1q-.K-^J^J^
,^-/}
yo^i
*/
jt^Ao
.«3V-.N-/
TO JOHN AM) JOHN. i<^ K^Kö;
^*-^qi
K-w>l
Jjl*üo
—
"^^io
jJ*
J.io,j
iN.^
215
-.i-in-aLi
-.J-^O* J^.*o;o )1q°l«^-
JJ
, .»enadura
^>o
^*A^~
ö£>o
jl--;
J;ot
^--;
ooCis
.J^jl^u
L 196ra
•>|IV»»a*j
1.
Here begins an extract
,., |j-.
_
L
k.
(2)
Ja^o.
beginning
oi-
—
G
in
14
v
a
(2)
and L 99
Here the extract
5.
which
is,
«
L
in
After
^aoLo
ifc^>
r°
(2)
a
(1)
ends.
*G32v"a.
and 195 V b
—
6.
had written
I
G
(I)
in
(2).
—
L
2.
answer
Romans
hear that the
I
for us in the flesh
numeration
men who
pretext of
We
«
one of the Trinity,
But this
».
say,
is
füll
we
they say and about what
The Holy
about certain persons.
of hypostases; but, in that
it is
,
who
L
(2)
suffered
and impiety, and
seize pretexts for sins, or of those 1
3.
subjeet the Holy Trinity to
of utter ignorance
they allirm
—
».
are afraidto call him
lest
om.
to the previous
communication of your holinesses as follows But
(2)
v -^w-
who
is
a
knovv not what
as Paul the apostle somewliere says
Trinity
is
capable of numeration in respect
one and of the same essence 2
it
,
Stands outside
number. (Andagain
very wise,
are
essence respect
2
I
are
the Trinity of
distinetness 1.
a Utile lo wer
Tim.,
1,
infected is
hypostases
may 7.
—
2.
with
incapable it
Accordingly therefore the Romans, who
down.)
is
profound
eitlier of
both
error,
not
knowing
that in
numeration or of division, but
divided and
separated,
in
order
in
that
be maintained in the individual likenesses of the Father and oOcrt'a.
519-20.
/
LETTERS OF SEVERUS.
216
^OÖ»
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5
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3 «!
*"
3
y—l ^*j
XXIII 196 r a.
Here the extracl
I.
om. »
—
in
G (2)
Here Lhe extracts
3.
and L
G
in
the Son and lhe Holy Spirit.
impiety and
in
(1)
(3)
ends. Whatfollows
and L end.
But
—
4.
at those
ignorance, the Jebusites
'
,
in G 23V b(3)and L u»o^.a». >
Ls
106
v°a.—
2.
Mss.
who resemble the Romans both in I am greatly surprised, since they
clumsy fashion and by a new and very crass expression named the
have in
lloly Trinity a Trinity of hypostases' I
Ms.
have never
tili
this
glorified hypostases
day heard;
i'or
2
iL
.
Aword componnded
in this
not exist apart, but one that takes three forms
do
way
leads us to understand that threc
and
changes now into lhe hypostasis of the Father, now into that of the Son, now into the hypostasis of the lloly Spirit, and that it is one, but changes 4 person 3 as in a theatre and speaks or acts ,
Father,
now
as from the person" of the Son,
lloly Spirit, as the witless Sabellius the
Ag.MN OF
XXIII.
ARCHIMANDR1TES,
i.
[.
e.
'character'
the
THE
SAME, FROM
— QcaTpov.
—
as l'rom the person
3
of the
as IVoin the person
3
of the
Libyan was pleased to hold.
TUE
LETTER TO
SAMUEL AND JOHN,
JONATHAN AND
inhabitants of Jerusalem
(7i(X5crw7tov).
now now
2.
The word
is
T1IK
PRESBVTERS AND
WHO WERE STANDING
perh. rpiun6<jT<xTo;. --
3.
Or
'raask' or
-
XXIII.
[45]
TO JONATHAN, SAMUEL, AXD JOHN.
217
•:«^im^ rsf&"wm r^ioijaa /rsfivuTvln 'njajr^n .^ooi^ \okj/
•
•
Jt—s
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2.
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—
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Ms.
I^o^mo. —
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PILLARS,
ALL
THE
REST
OK
CHURCH OF THE CITY OF AnBAR, AND
For he
Go make
said, «
ORTHODOX
THE
'
WHO ASSEMBLED
nanie of the Father and tho Son, and the Holy Spirit
essence
3
THE
THE CHURCH OF HlRTHA dNü'mAN.
IN
them
disciples of all uations, baptizing
Holy Trinity, divided and distinct
IN
»
2 ;
in tho
so that there
is
a
hypostases, bnt not divided in one
in
and Godhead, and kingship and glory and eternity and the other
attribntes
which God has by nature.
statically, fatherhood,
and the
For the Father has one thing livpo-
fact that he is
nnbegotten; and the Son again
has one thing hypostatically, sonship, and the fact that he was begotten
by the Father; and the Holy
was not begotten, but proceeds
Spirit again has
is,
is
marked out and defined
attributes are, as
I
such as show that 1.
öpOdooEoi.
—
2.
fact that he
eternally without beginning from the Fatlier
for in virtue of these things distinctness of
that
one thing, the
for
:
person belongs to each one of them, the hypostases,
but
all
the other
have said, common, equal in honour and undivided, and
we
for
Matth., xxviii.
our part have believed in one God, and in one 19.
—
:i.
oCaia.
519-38
(?)
LETTERS OF SEVERUS.
218
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essence
3 ,
and he
exists
was begotten by
and
is
made known and the
Father,
the
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0/ .'J-s/;
JjLio
ouioo L^ni^oo
oou.k-./
[46]
^jIx,
For the Son
in ihrce hypostases.
Spirit proceeds from the
Father,
although eternally and without time, and their ascent is to him, as to a root and sonrce, and from him they are, though they are not aftcr him.
And
in three first eauses, but
we
the matter so far
we
while
for this reason,
one
confess tliree hypostases,
or
is,
what the generation of
the procession of the lloly Spirit
is;
the Son
who begot and
who proceeds from things that we are
After pursuing
cause, and one kingship.
first
not believe
what the unbegotthe Son is, or what
praisc only and do not investigate
tenness of the Father
the Father
we do
the Father to confess
:
for tliesc things
who was
are
known
only by
begotten, and the Holy Spirit
know ihrongli these and Godhead, made known in
but he requires us to
one essence
'
three distinct hypostases.
WlV.
—
Of the holt Mau Severus, from tue letteh w 2 SHOWING WHAT IS TO JoiIX THE GhHIST-LOVING ROMAN ,
WHEN l.
m<7 :.%.
DIPPED
BEING
PERSON
Uli
—
•-'.
WAS I.
e.
150
THREE
YEARS
soldier, in
OI.H
TIMES, ;
AND
WI1Y
CHRIST
p.
50, n. 1).
he wrote
SIGNIFIED
CAME TO
AND HE SHOWS FURTHER WHAT
Greek (rrpaTiwniv
1
IS
Tllli
1:1
\
BAPTISM
NATURE
^
—
XXIV.
47]
n_h-3
^^n^^Qj
^73
TO JOHN THE ROMAN.
^cncCria^
cn_a:\
^cucn
>citv_7ix:\
^m^jo
JKjl.j-o )lo-.K-^.l;
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1.
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—
2.
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two letters of former wind deleted.
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WITH WHICH THOSE WHO HAVE BEEN
OINTMENT
BY
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r_f:v_nx
.^©?
V-3^
219
BAPTIZED ARE CONFIRMED AFTER BAPTISM.
For the same baptism
and by the is biiried
Of in
the
the
triple
dipping
both performed in the
is
it is
name
further signified that the
of the Iloly Trinity,
man who
baptized
is
with Christ.
same
name of
within the water
to
John the
the it
is
Roman
Trinity,
und
on
by
signified thabhe
came
to
is
the flu-
fad
that
person
holy
being
baptism
is
immersed
buried with Christ, and
performed
three
why
times
Christ nunc
baptism when he was 30 years old.
Für that the Father and the Son and the Holy Spirit should be named on the occasion of baptism For liow [can] they who liave not participated in flesh nor been
humanized and \,Yord who was begotten by the Father? rites
that
1. (lüpov.
are
performed, and
the only
For
tliere
look
to
are indeed the
same
Son
manv
origin.
F
42
r
LETTERS OF SEVERUS.
220
y[o]Va^Ji>Kj ^/; )n»/./
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—
II
Kol-äX«.»».
But each
Of
this
II
—
in
I
There
aftcr
JJo
—
r°, II
7.
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1
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4.
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C^.&-=i
|LoV-^>»i.,
II
Here the cxtracl ends.
so that even the uuderstandings are confused.
,
tations.
12 3.
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^to.
Jla-.K_«^JU
JK.*_. t^>
6.
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—
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J*~^
o».
^ts^xL ^3
JL,vk.io ^Jjio».
.jooi
I. ili-ii: begins another extract in l^ia.-ava^ \Ll U~»-x> 2. II ^^o:
..sJ^-io.....^.
)
')loy»m\ J^Kjsj
L^^Öjl^o jvinio )fc^K_sj F'i2v°.
^Ia
..otoK»./
^--^-°io
v^°?
)
[48]
one of
my
treatises
which
wrote
I
why
examining the question
.
.
the Lord
about interpre-
.
came
to
baptism
was 30 years of age in the flesh I said at one time that it was in order to show that the new hirth begets men full-grown in reasonable age, for so also the first man was created full-grown, and immediately as full-grown received a eommandment and a law, and was given pcrmission to tili and and at another that by means keep Paradise, and the words which follow of three periods comprised in three decads which make 30 years he signified the mystery that was revealed on the Jordan, that one Godhead is made wlicn he
'
known
in three
;
complete hypostases, by which holy baptism
states as follows
passion i.
2 ,
in
Mai, Class.
:
«
The Lord's passion
honour of the Holy Trinity Ami., X, H5.
the translator lins misunderstood.
The
—
3.
2 nd
reason
Or. \i.v,
is
2.
the sermon on the Passover
the passion
-,
»
3 ;
Fathcr
That these things
and the Son and the Hol}' Spirit was to be performed. introduce no confusion Gregory the Theologian in
in the
tliough
2 ,
I
and again
know
not in the i>iinled text.
—
2.
I
say the
that no olhcr Greg, mitsxx, which
—
XXIV.
[49]
TO
.IOIIN Till.
JlaJSs^fcCix -.^.-^ot ^5o )»— ^^Jli» v*-^. )
i
»
\
jLioM«
i;
..'
^-JL^iß
.JN »
1
..OJO 1
'jL^L^<
I.
II.
begins another extrael
iv
* —
^wa2 ^>.o
•.
U»V
3.
\*.?ClD
II
)K—3j;
in
^-u^-ja»»-
Vo
'
12 r"
II
—
\.
|l^.iO
I)
JjOlOi^O
_
headed
°j; 9 s.
II
^^o
:
—
^01
5.
incarnate for our race.
.»
)i.Q-JL*Jt-i
II
-.(-^iO;
>a-i..
For
i^=o.
i»^
—
9,
i
»\^i
—
t^j p
jJo
2.
many
Cross
among
For indeed
elements.
the Trinity, in that
we
n<M
•..
\~-^\ y*
\~*J)\'i
'
-
m •*"
F v xo &>*.». but o was originally
^-=
6.
U«ß>*°v:>.
II
_
,^~co[.£s».
|(i.
^w
||
—
7.
11
"*.».
^ovvaa.
Word, saving Huma-
God
whole of the
is
tlie
revealed to
indicate
in
the dead, dividing the Ilumanization
each of these
we
know
confess that \ve
upon our faces that the sign of the revered
when
a dissolver of every evil iniluence; and,
is
)i.XL^io
of the birth in flesh, or of the Gross or of the hurial,
Resurrection from
or of the into
you speak
.
•JK^;<X^CL^^O;
JJ.JOJQ..SO
nization has this effect, that the mystety of the Holy Trinity ns, althöugh
^JLtjol^iLio
K^Jl
|fcöl2>;
in tlie ilesh except tlie
~
^-ia\ fco/
ö£s.3i l*\-* ^.o\oK*li
.,_jL«.iök^
undertook the saving passion on our behalf
who became
p
^\ot» .Jlcuopi J_LS^iö&oo
jKju.f.A JAol^o.*.)^?
written aflcr
^Xso^^bo
r*^l
jK^sj^iO
ILoj^^o
.JESvJl.^s
221
^l -HJ"«-^^
^*.9o£9 ^i. "^jlo^o.:jo
o^^oKImi "^«Jot ^fcoo/o jfco>r->
ROMAN.
therefore
we
sign
we sign three times? and we show that it is through the Cross we have obtained knowledge in the Trinity. And this sign is a thing hich makes known and completes all things that are donc among Christians;
ourselves, that v\
and
it is
everywhere adopted,
at
the
Performance of baptism,
at tlie
conse-
cration of water, at the celebration of the rational, spiritual sacrifice, and at the
symbolic and ineffable ordinations to
tlie
do not
call
who we Word who
priesthood of those
are duly appointed to the sacred ministry, though in
upon one of the hypostases only, that
is
all
God
these things the
*
n
12 v°
LETTERS OF SEVERUS.
222
9
*,_.ot_s;
64
-
Jk-^t-» yi*i;f>o
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XXV G
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^jlsIoKa/ J-i-~^M» c*^~.s; '^-X^a*.
[50]
JJ°
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J^
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)k.*n»\
^ok,i. >n\ o/ -.^H2>
by the power of the Cross that we have these things and have obtained knowledge in them'.
Spirit, indicating that
partaken of
vi^> «ocl-Vo
the three together, the Fathcr, the Son, and the
was humanized, bat on Holy
»
vQJoC^
JJ;
\l^x
vooyoot
\~.*
JjlaV
it
is
Of tue holy Severus, the letter that was written
by
hi.m
TO THE EMESENES.
To
512-8.
the devout presbyters and orthodox
compose the holy order
3
2
who
deacons, and to the rest
of the clergy*, and to the magnificent and Christ-
loving magistrates of the
city,
and
holy church,
the people of the
to all
Severus greeting in our Lord.
To those who intelligence,
are
not
wise
and are lacking
in their
mind or are otherwise without
in true Instruction,
the holy Scripture gives the
proper rule and place, in order that their emptiness of mind Instruction
may bc turned
to
wisdom
:
Cor
indeed
it
and lack of
commands
those
who
are such both to learn and to ask, or to be silent altogether; forthe holy book
l.
p.
\
136,
Greek extracl from
a letter Lo
which from the subjecl seems
John the soldier
to
belong
to
is
published
this letter.
—2.
in
Cramer, Cat.
öp868o!joi.
—
3.
in
liiv-a.
Act.
—
\.
Apost., xXfjpo?.
,^.mV ^.oio .v> t
-O»^
>
^-joi
^^j
P
Jj/
)l\
-.t^^J
Jl'xv»
!^00
jooi 'vö;j
•U^j^vVioj
a.j/
^opo JK^J
.->Ar>
i^i;
)
po
j.n
m°>
somewhere
Said
wben a man maketh man who keeps this rule it :
but,
)L..;
words
for
therefore that the brother
knowing
originally the
know
who
meet him, and
wisdom
seil
in the
who
them where he
Lord, which
and your patience, which
them
with
also
apostolic
a
is
decree of
is
was
is
bim
many
»'-.
praises,
is,
to the
U*-*l
»
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incites to learn
1
am
surprised
for bis soul
I
and, besides nol
neglected this
he on the contrary city of Alexandria,
and take captive I
all
that
have both accepted your
of the church
belits
-J-^'??
he ought to have bent a
Therefore
worthy
such as
..öt
thought to be wise
talking,
aide to overcome likes.
k.-/;
Give thine heart to wisdom,
when
in
>^a..">.»;
asketh wisdom shall be
are wiser than he is
"^oaio
and very honourable,
Christians, and
have crowned
since in accordance with
the
model you both received and admonished him as your member and brought forward the teachings of the holy fathers. And,
and brother 1.
is
lie
U^-»\\
^ai^oi IoV-«^jo
own measure,
liis
and,
threatened to takc the ignoranqp that
an invincible warrior,
oto
mention (out of tenderness
legallyestablisbed and salutary rule;
like
«
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yOPtNliN; .-JjLOjpo
)_).£)»
of understanding
subject on which
ear of understanding to those
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who
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and advances, and
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whom you
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and prepare thine ears
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XXV.
[51]
3
,
Prov., xvn, 28.
—2.
Id.,
xxin,
12.
—
3. II
Th-,
m,
15.
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and openly refuted and eorrected
liim
he spoke withonf knowledge, and he was again
the points on whieb
involved in the same error-, and von behaved like doctors and churchmen,
and on
all
you look
sides seek to gain Ins salvation, and bv actual deeds
to the apostolic
be done decently and in reeeive so
much
shpw
thal
Let everything commandment which commands, Order »', but he, though he was thoughl worthy to
attention, had m>
merey on
his soul,
and did not restrain
show moderation and huiuility, expressed blame and a1 the same time sliowed merey and still show merev. sinee ignorance is free froin danger*, for a man is not Llamed because he does not know. He is trying tobring hiinself so as to
npon himself the vield to those
1
sin that does not deserve forgiveness, in that
who
are wise
among
he does not
the brethren, or seek t'rom wiser
men
ä
eure for Ins ignorance by desire to learn. but pettily searehes into thiags that are
nnknown and
opinions, in order thal -
ing nothing that
is
uncertain, and does
he
mav seem
sound.
-
lii-
to he
best
to find
men
saying something
to share Ins
when
he
is
But the other tbings which he said without
-
XXV.
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that he
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words
the holyCyril
who
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from God the Pather took
one, an<J not withont Qesh,
who
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in
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on had anoted to him the wo:
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that after
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is
that
is
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withont des)
and withont
beyond
all
-
-
Rest
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as he put off
1
statically
impiety and profanil .
'..
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.uld not for thi-
which was withont ^Variation
that
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lil
God the
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to
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I
and came forth as
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to
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double
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from the holy fathers
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come
difficulty
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him; and he was reduced
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knowledge he bas with
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LETTERS OF SEVERUS.
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[54]
is
(I
will not say, spiritual) intelligence
must wunder
made
a subject of
so universally admitted has ever been
contention, and has
'
passed the
lips of
one Lord and God and Saviour r
2
anyone who has duly believed
Jesus Christ.
If
in
our
he were skilled in divine
doctrine, he should have (to omit everything eise) considered the anathemas
Gregory the Theologian, who
of
wonder what
1
this innovation
anyone says that the
flesh
3
Cledohius which beging,
in the great letter to is',
down these principles in it, down by him, and the Godhead
clearly lays
was now
laid
«
If
is
stripped of a body, and does not confess that he botli
the thing assumed is
np
the body
now
itself,
may he
except with him
air, like
who assumed
I.
it?
For
Manichees goes,
it
For where
has not been laid
in order that
that does not stand
still.
llie
But what becomes of the
—
'2.
A.
v.
(C)
may
be
um.
—
ü.
Sev. Iherel'oretlid nol read iyiav
:
see Migne,
n. 40.
course of
fact thal
actually touched after the Kesurrcction, or that he will again Sic.
lie
the object of contempt, or diffused and dissolved in the
the nature of a voice and the wafting of a smell, and
lii>lilnin
was
tlirougli
and will come with
not see the glory of bis coming.
in the snn, as the silly tale of the
honoured
is
lie
some time
)juj y^l .•-»Kilo
jj
na
,
—
XXV.
[55]
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^.i.ßa.X 1.
Here begins an extract
—
2.
be Seen by those
C
M
in
i.js.\
who
32 v° b,
—
sing.
3.
loJS.
a^o JJ
»o
headed
:
easily
overcomes the
Word
the
to, the disciples »
of God,
jlooCSx
aZS.
^-.)-~ ÄOo
-yo^i/
.
oifcC^io •J.iojo
)
i-
mo
^^j
For the Godhead by
.'jj'tJL.3
)°» »
\
3 i"^s
cordingly
it
you
'In
liis
my
ownnature he
is
Hunianization
».
without
how can
L '*<^
*J°
l'ol*»
Ep. 101
(/>.
PATB. OR.
<;..
—
XXXVII. T.
^ \nf<
itself is invisible.
Spirit, will dare to
gone beyond what
man and
saying
in
without
flesli
and blood
1
,
say that
it
XII.
—
is fitting in
order to remove
the
Word
of God,
is
one, and not
be anything but wliollv unreasonable, and presump-
181). F.
,
Ac-
refer to the time before the
Indeed, since he himself said that 'he
tuous and irreverent, for us to gainsay 1.
i;
account, and such as he was
The words used by the doctor about
this error, «
flesh',
n
reads these words resplendent with
also liave not
opposing the precipitous error of that
him from
«6i
who was humanized immutably and without any phantasy 2
clear that
is
och
ou^so ^bo
..
without flesh after the inexpJicable and incomprehensible union?
is
J---3J
on the mount, inasmuch as the Godhead
Who that
'.
to
2.
—
2.
this,
I).
«6i .-yolpo/
V^9/ °°i
\~J^~
G5 V"
^>o j-aA ^.oioN-/
Jla~V-io;o .*6i.A«/ >K v5ucm^ .wl»*»}
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>*«^fio'
^-ö^-ücmo
J»oij..3
n>°>Aoio
and flashing with the rays of the Holy
truth,
^>-»/?
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Here the cxtraol ends.
pierced him?
flesh
i
^.oioKx/
But he will comc with the body, according seen by, or was shown
•
J-»oi
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^-»;
TO TUE EMESENES.
and contend that he
is
without
MvTMia. l(i
'
Cß
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228 »
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i-^üDoU
If.
—
Ms. ifcooo.
I.
But
flesli?
..JN-.OÜ5S J__COo/j ^.J
l,t\ 3^^jl
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Ms. "01.
2.
—
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Jloov-fc»
not
is
in tlie
t'ake
the
Godhead,
flesli
lie
lias
4.
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Ms.
011
it
^io
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p
-.oioK_»/o o_3j_ie> Jbs_Joi_OoJl
c*j_jJ_.\
-_>K—/
add, 'who in
no association with
liis own own Godhead,
with his
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JJo
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U^».
to
into the fulness of
nor did he mingle
ou^poo
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—
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JJ.O
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own nature is liis own nature,
liis
without flesh andblood',plainlyintroduce thisthought, that that
\
JJ.ooCS.J_s
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JJ^-ojSs. J---000/; ^.; J.jl£CSo--.
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wörds whicli he went
llio
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3.
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J...O»^\
Q)imi
JjL^. ^ -S;
oCx.,1
JJ;
il^o
'
in
He
and blood.
flesli
divine nature and mix
it
with
did it,
but that in the dispensatory as-
sumption we might understand him to be not without
Emmanuel being
flesli,
wonderfuliy composed und cönsisting of two Clements, the Godhead and the
manhood
:
but even so he preserved
tlie
absence of mixture in the divine
essence', aud did not change the essence' of the of flesh.
And
that this
is
doctrines the doctor himself,
aecurate doctor.
In the
so
I
the Operation of the lloly Spirit
tetter to
Succensus,
advanced a similar objeetion, he expressed himself
1.
oücjia.
into the nature
bring as a witness to the aecuraey of
who by
first
Godhead
t
when litis
:
is
bis
an
certain inen had «
Since
1
found
in
—
XXV.
[57]
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jK^ioj
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vä/»
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^jl.N-^0
no
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J^oi
^.jl.icOö
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+s
J^oCSn
(.^.COoJJ
ts-.Ji_.^A
^otoK.../
holy body of Christ
tliis
througb
all
against
it
argument that
not
soul
its
^-2>o;
JJ
U-»^?
s-6t
jloou^
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oöt .-öÜS...;
JJ;
Q.\
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A»iio
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.K~»j^OQ.JL0 "CG
.öi~»K~./
)L^..ca.
kind stated, that sincethe Resurrection the all
only,
I
lias
passed into the nature of the
thought
it
It
«
is
right to speak againsl
impossible for a body taken from earth to
as^t thing that
it is
is
not
Word
by nature, though
And,
its
is
by nature
not, \ve bring against the
if
made and »
'
.
See
!
as a thing that has
höw
has taken anything into
its
plainly he denies
essence
2
which
\vc confess thal flosh possessing an intelligent
was taken by God the Word, and he united
this to hini hypostatically,
but not so that anything shoüld be added to his divine essence 2 deficient (for he is truly complete in every thing), but that
,
as
if it
were
from the unmixed
union of the Incarnation, and the composition out of two elements, the Godhead
1.
Ep. 45
(P. 0.,
LXXVII,
233, 230).
—
2. oüffio.
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the dispensation of the Humanization, he brings
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something that
that the divinity of the is
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thereupon, aflcr he has above in a brief compass gone
Godhead the charge it
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endure the change into ihe divine nature.
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b.
LETTERS OF SEVERUS.
230
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ineffably composite; not simple, but composite
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and the manliood, Emmanuel should bc made up, who is
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[581
which by naturc
is
bodiless and
with the body, remains in
rational,
:
in
onc hypostasis
as the soul of a
which
man
likc
naturally intertwined
is
suprasensual and bodiless nature, but by reason
its
of the composition with the
body makes up one composite animal, man.
Aceonliii^ly the assumption of the body makes no addition to the essenee'
but makes up the composite animal, as
of the soul,
understand with regard
to the
theory
2
of
Emmanuel
is
it
also.
reasonable to
The Word
did
not take the flesh intelligently possessed of a soul in order to complete bis
beiug God, as imniutalily
we havc
made up
said,
butthat one hypostasis might be wonderfully and
out of two Clements, the Godhead
manhood, and the one incarnate nature for the
Word
follows I.
oioia.
«
—
himself, and one person
:
And
that this
is
so the approved Cyril
who wrote
as
For God and man did not come together, as thcy say, and make
u)>
shows :
Word
the
of God, according to the saying of Paul the apostlc, partook
of blood and flesh after our pattern*. l'urther
of the
we mean and
i.
in
Gstöp'a.
the letter to Valerian bishop of Iconium;
—
3.
Hehr..
II,
14.
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Word, being God, partook of blood and flesh like us, in order that he may be known to be God who was humanized, and who took onr üesh, and made this his, because, as tlie man who was composed of soul and body is known to be one, so also now he one
Clirist; but, as
liave alrcady said, the
I
'
acknowledged
is
man
of a
is
one Son and Lord.
to be
soul; but
is
known
body
is
truly dilTerent in nature from the
man.
And
for the
:
belongs to
it
it,
and with
named
Only one
of
man,
is
known to own body
is
1.
Cyr. «vtö;.
—
and
of the one
Cyr.
made up.
The Word
vstdv.
—
:!.
Ep.
.vi
»
(/'.
thercfore,
man by taking a man, but, though man by forming a man- for
of one essence with him.
diffcrent in nature
of an intelligent soul
2.
is
be one, though in the theory which is
be everywhere acknowledged that he
was possessed
of diverse
he became
is inelfable,
himself through the Holy Spirit which ingly he
made
makes up the hypostasis
it
God, did not come forth as
from the Father
reason his
be
not obscure, but by combination and concurrence
is
that cannot be cut asunder one anttnal,
his birth
to
mental conception and in theory the differenee of the things
in
that have been
the
For one nature and hypostasis
acknowledged, though he
heterogeneous elements
3 .
<;..
from himself.
was not without
is
Let soul,
Accord-
according to it
therefore
but that he
Similarly also in the second volume LXXVII,
257).
1.
67 i"a.
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against the blasphemies of Nestorius he clearly teaches that the assumption of flesh
not pass into the Godhead of the
diel
God remained
in his
combination with
own
flesh
it
Word, but
Word
that the
nature, and apart from flesh, but by the immutablc
was wisely and beyond
all
reason and understanding
brought about that one Christ should be marvellously made up; speaks
tlius
yon knowand understand that that which befits
it
man
is
call that of the
were a wise and a
woman, but
the
Word
called his,
Word
to flesh belongs
we
For
only.
became Godhead, but rather flesh of a
that
\<\\.
it
Word
not right for us also to :
«
If
therefore he
should say that the body
is
God and man
Nest.,
Godhead
For, as the
Ins.
has made up one Christ and one Son, and one Lord,
The
genuine and very aecurate father,
i
to
it
who
he
is
from
confess besides that by being combinedin hypostatic imion with
same he
is
again farther on
at all, he
this
and,
divine as being
is
And
»
man
intelligent
it
on what ground
divine?
one principle, and
do not say that the flesh of the
the
'
for
Accordingly confess one, not dividing the natures, whilc
«
:
of
in his
ii.
8,
13
own
»
'.
nature
ed. Pusey, VI, p.
is
'
for
he
is
one, and not without llesh',
apart from llesh and blood
120,
who being
expressions therefore that are used by
130
,
',
demonstrate
[
XXV.
6 1]
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what we have demonstrated,
plain from
satory conjunction he
is
not withont ilesh
:
for
he
is
that
in the
dispen-
one composed of two
elements, the Godhead and the manhood, which have a perfect existence in but in his own nature he is known to be apart from ilesh their own sphere ;
and blood, and withont a body with the essenee
of the
'
and pure and unmixed, as also he did not
him, but kept fore
also one
it
not that he mingled fiesh witli the nature or
Godhead, but that he kept the Godhead sublime
in the characteristics of its
own
incorporeal character,
change the manhood which was hypostatically united
free
may
;
and withont change see that
in its
own
Nestorius and those
characteristics.
who
like
to
\\ herc-
Jews hold
his
opinions wisli to reject the absence of change of the hypostatic union, and
minds of the believers, while they are everywhcre charge, that we confess that the body was changed into the
to put confusion into the
making
this
God the Word, wretched, unhappy men, keep
divine essenee', and thereby hold one incarnate nature of
and they say that they themselves only, the the Godhead of the holy Trinily unmixed and pure, by confessing that the
man from Mary, 1.
oÜTia.
as they themselves say, in loving
merey was conjoined
to
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*«{•
and shares with htm
this r self-created scruple
they
'
sonship and diyine authority, and
in
make
And
thc Trinity a quaternity.
for
who was their leäder in Word is named Christ also,
reason thc wise Cyril shows Nestorius also,
this
Therefore God thc
this fatuity,
speaking thus
because he
has the eternal conjnnction with Christ, and
«
:
cannot do anything withput the manhood exactly
say
»
2 ,
not with the Godhead, as the
And
3 .
the
same man
in the treatise entitled
composcd «
in thc
:
r for
God
Word
he knows the coalescence
new wise men amoug
of small intellect
thc
the doctors
weaves the same charge, and
'Against the Theopaschites or Cyrillians', whi'ch he
form of qncstion and answcr, spcaks thus
:
'And how can wc we who call Christ one incarnate nature of God; 'Your own refutation, whichyou think isadefence,
The Theopaschite says
:
be accused of the compo-
'
'
1
situm of the Diphysites,
The
orthodox'' says
:
For you have confessed
itself refutes.
Christ, from incorporeality l.
7 (od.
VI,
p.
116).
—
4.
one nature
is
prepared for
and a body, and a hypostasis with one nature
This represents eeeioepvioxeia (Col.. l'uscy,
fchat
öp96oo«o;.
11,
2:!).
—
2.
Cyr.
iirt\%piSu>tai
yäp
et«
äxpav auvicpeiav.
—3.
Ibid.,
'
- TO TUE
XXV.
[63]
\
N.^)ia—
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«.-.Vi;
oöti
*68v°a.
La^»a*.
)loc*5\ jl^^o
M-. «öl».
1.
But this
of the incarnation of the Godhead.
is
the confusion of those
who
have two natures, that the natures themselves are deprived of the hypostases
which they severally possess, that are confounded with one another'
And «
that
again farther on in the same treatise
The Theopaschite says
:
»'.
:
'What do you think of an eggshell (?) of water sea? The orthodox 2 says 'What eise
has been poured into the
'
:
except that the unstable addition of the water has disappeared in the great
volume
oi'
the sea?
The Theopaschite says Something similar happened do not think that the Godhead is smaller tlian the sea :
for
flesh as
compared with the
The orthodox
2
instability, or the
swallowed
it
up
says
'
also to the flesh
shifting character of the eggshell'.
By
' :
«
shifting character
»
do you raean a kind of
change of that which was swallowed up
into that
which
?'
The Theopaschite says The change of the essence of the body Godhead The orthodox 2 says The nature of the body remaining, or heilig 3
'
:
the
:
in relation to the
into
'.
'
:
solved into non-existence?
dis-
'
1. Kampffmeyer, ap. Loofs, Nestoriana, p. was uiiknown lo Kampffmeyer. — 2. &p668oäjos.
369,
—
from Add.
3.
wsta.
172 in
f.
57 r° (another version).
Cur ms.
LETTERS OF SRVE11US.
236
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[64]
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J-«poo t-l^oio
'
Ms. om.
The Theopaschite says instead of the essence
' :
The
passing into the nature of the Godhead
ilesh
of fiesh' »-.
1
While very vainly putting together such reasons against the right consaid before, reasons which contend fession of the Humanization, as I
man
against God, and saying that a
Nestorius and
who
those
should be wörshipped with the Trinity,
with him State of themselves that they
thirik
preserve the unity of nature of the three hypostases unmixed, in that they do not confess that God the Word was hypostatically united to ilesh pos-
sessing an intelligent soul, and
call
the union that
is
so far above nature
and immutable and wonderful mingling. Wherefore also Dorotheus, who became bishop of Marcianopolis', and belonged to the samc Jewish Company and party, presented a petition to Marcian's own seif at the very beginning of bishops,
thus
:
that
is
«
and
and found
reign,
his
the
sound
opinio'n
of
the position"
with
fault
the
holy
ehurches;
it
is
possible, while there
is
time, by recalling Nestorius
from exile \ and join together the people of Christ :
ofot'a.
956, 967;
and he speaks
Therefore, merciful kings, in consideration of their so ridiculous, lamentable, opinions, renew the firm maintenance of the con-
naturality while
1.
by the
held
-
2.
No'l
Le Quien,
I.
otherwise known. 1218.
—
i.
-
3.
xaxäffraoi?.
Zach. Rh.,
—
5.
i|opia.
m.
I:
P.
<>
who
are divided, lest,
VIII. 83 L; C. B. M.,
p.
553, 927,
JJ.o*juj> la-o.*»
)i.o»^iLio^
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as
Ms. wCLtoiasiaai.
I
fore,
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t-*->N.
_
2,
Ms.
^-p°/
.s-^iopö JjJSioofcoo Cyr. ayiov
Olli.,
;
v»^^v
See p. 66,
I.
above, said thus
:
But
c<
it
is
Sr*® J.-OJSS ^»t^O
—oiol^./
i'or
speak of the Godhead as a thing that
The holy
»'.
it
is
I
2
in
evory
mentioned
something that
is
equal for us/*to say that the body
is
not
its
And,
if
made, and as a thing that
it
oi'
JoiS^o
Cyril there-
cannot be done.
impropriety nature
which
also,
has taken into it
JV^
impossible for a body taken from earth to
endure the change into the divine nature; not, \ve
-.^•otoK-/
\.
Succensus
to
-Jt-20-2»!
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having exposed such old people's fables and Jewish tales first letter
/°
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JJ
pray may not happen, the past be repeated
part of his writings, in the
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237
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TO THE EMESENES.
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)i
—
XXV.
[65]
by nature.
For on the score of
was changed into the Word was changed
Godhead, and also the other thing too that the
into the nature of flesh.
immutable), so also
is
For, as this
For
the other.
is it
impossible is
not
he
(for
among
is
invariable and
possibilities that
any
created thing can pass into the essence or nature of Godhead.
But the
body too
body
is
a
divine, because
created thing. it is
also God's body,
incorruptible, holy, life-giving I. 2'.
I
Accordingly
:
iv, 7: Tit.,
i.
14.
that Christ's
is
and resplendent with ineffable glory,
but, that
Not otherwise kncwn. Citations from the Tim.,
we say
tetter
it
are
was changed found
in
G
53
r
into the nature li
and L
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r°
b.
-
LETTERS OF SEVERUS.
238
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(»—j jtC^io Joi^
.•
It-
"
thought or said, nor do
we
-.oC^-j ^-.; )ju.aa .jk^to^o,-. JjlSj oj^ k.-/;
see p. 60, 1.13.
Godhead, none of the holy hold
ourselves so
»'.
of the doctor, that ihe
iat liers
Tliis
body
fact
of the
has
eitlicr
tlicreforc
Word
according to
tlic
exprcssion
resplendent with ineffable glory,
is
incorruptible and holy and life-giving, Gregory the Theologian also in the
demonstration contained in the letter to Gledonius demonstrated by saying that the
Godhead overcame the incarnation 2
Accordingly the
.
remained
ilesh
flesh, even after the God-befitting Resurrection and Ascension, but adorned
with divine and
God; and changed
it
is
glory, and
ineffable
with
divine as something that
into the essence
3
of the
Godhead.
expression of the doctor with which
be understood that God the
is
Word
the excellencies that beut
all
It
is
in this
wearenow concerned is
it
was not
meaning
that the
the body of God, and
also should rightly
one and mit withont
llesh
:
for he is
incarnate by hypostatic union in llesh possessin^- an intelligent sonl (but in his
I.
own Ep. 15
nature he
(/'.
is
C, LXXVII,
withont ilesh and blood),
236).
—
2.
Ep. KU
(/'.
(,..
XXXVII.
that
181).
—
is,
:i.
without mixture
oiui'a.
XXV.
[67]
'
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>
^_3 ^io ^iJ^o
—
Ms. with slop following.
2.
Ms. I&m^^i.
.J.xco
S!
^Do.^.o;
,JiiO
—
with what he possesses in his essence
3.
'
j-«-flOo/;
^
jJ
'--"-ns.
^2>o
aud
shifts his
we musl without
o£üo; ooC^
.
"
Iioly
Word
think of the
Ms.
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JJi
V-io/;
U^-»/
J-^-flO
jla^'f-s
K-^ **~^
ovM-
and nature, that
Virgin,
tlie
God
in
thc bodiless and
is
who casily
was united
to the flcsh that
who was
even
in
r
as
the greatness of his infinite
limit to his greatness"', as
David
said,
and he
in
1.
oitsia.
—
Ps. CXLIV,
2.
3.
Tlie best
flow
of God the
emendation of an impossible
text that
I
tlien is
well as miraculonsly
iills
can make.
it
the actual divine
Godhead
above everything, and cannot be comprised by anyone.
i.
Word
was received from
partial Operation as in the prophets.
hypostasis wholly united to a body naturally
no
2
God-bearer and ever-virgin Mary, even the very person of
and not a
ilesh,
»llows illnsions(?)
Even though the
anything but ridiculous for us to say that he
without
f<
the iuiinity of his divine essence'
very foolish and senseless.
the whole of him
Word
end that the man
of
66 V
C
GSlvb.
öuk—/
ground widely said on the advice of certain persons, that
fiesh, is
is infinite,
the
at the
K J_JLa_.'/o
immutable and incomprehensible Godhead.
As for what you say
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1.
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is
For 'there
is
everything, and
is
And
—
3.
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the subtlety of A.
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LETTERS OF SEVERUS.
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2.
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J-ia*.
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Icu.o_ils;
JN^ioaJLO )lo.>^^;
-JoC^jJ
süperior tu
all
and the whole of him things and he himself
belicve that the very hypostasis of
it is
is
God
Ruler of the
,
evangelists said,
«
ever, since there
is
1
mean
all
Tlie
chapter
Word became
a doubt about
all in infinity.
Word became
it,
who was
flesh
and
whole
the
of
Büt, that
incarnate, accor-
handed down from
divine in
and came
who havc
words beyond the
to dwell in us »
in order that
we
we may close
'.
IIow
thc doors
contention, on this point too let the words of the father himself,
the holy Cyril, 2
how
superfluous for ns to demonstrate by testimonies to those
once believed in the Gospel, when John
against
^-Voi
things and thewholc of him
is in all
ding to the apostolic tradition of the church that has been ol'ohl,
v3LaJl/ Jjj/
ms.
sii'
in flesh,
>°;
J^-*-^-
•..>.« »ftoftoo och;
cannot be exploreil by reasou and intellect
thc mystery
him was
^^.io U^\a*i
:^S.
V^o/o
j...s;
come
to our assistance,
who
in tlie
defenceof the second
addressed to Theodoret the deceiver wrote thus
therefore everywhere eliminates the birtli in
union of authority only, and says that a
ilcsli,
man was
:
«
Since Nestorius
and introduces among us
conjoined to God,
who
a
is lion
ou redby identity of name of sonship, in contending against his propositions we were compelledtosay that the hypostatic union took place, in which expression 1.
John,
i.
14.
—
2 xeqpäXotiov.
^iO
jLä.^..~a-jl
,-L.l
•.)^«-^.Q
^_.o»__5
,__>
»NS
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word
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'
—
Pv
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•>
is
which
«
:
[to]
^__o
J~»._o._.
oöi
Lju/?
a\
of,.-»
ou-o
..v_i_.£v_-
j»»/j
so, the
is
him dwelt
'For in
2
the objects near
For thus Christ Jesus in a
himself, aftcr
,
it,
itself
the fulness of the
all
it
.
i
..a»i
^„-.ji
has been united
but,
is
if
we may
by a true union as for
that
fire
bodily', that
imparts
tlial
Son of man who in that
is
in
have said made thc temple
I
»
is
recognised to be.
But, that the whole of
! .
to
he himself confirms by bis
it,
him
ofwhom
own words.
4.
»
'
down from
John, in,
13.
—
2. ircXü>«.
—
For «
it
all is
No man
heaven, the
though he did not come down from
;
he became man, for he did not bring the
Gyr., ed. Pusey, VI, p. 404.
—
heaven
its
so say, that the divine and
which he
recognised to be one
füll,
Godhead
or
like light that shines,
hath gonc up to heaven, except him wlio came
1.
Joot JLio
we have often said, is same God and man »'. After the
body, and was hypostatically united
were divinely
Latin only.
*>*>c__«.
kw_J j-JU^
-__o
written in the Gospel of John also that he said to Nicodemus,
heaven
-Jt^-.^
.
^__o
.'J-..-«--
.J^._o.jl
;
-.jjua^oo
oi-O;
oot •.K-.jojSx laü_\
i._.-v
Word
the
is
from the Virgin a dwelling-plstee
tliings
s£oo.±Oy-CL.*J
'
JJjX>CX.\
-.otoK»,/ -__;
ajoi
the Scholia also he comes forward with the same wo-rds as
incontaminable nature
him was
»t-J-^o
-_»j
r_.~is..»i js
oöt_\
~__ö;
^_.ch.^>
nature without Variation and conl'usion, as
not by assumption simply
heat
ss^^ooi VV-«
)ooi
a\
^-.'»Loi
öi__\
.jk^_sO-s._>
•
jJ._o._i
hypostatic' dcnotes nothing eise except this only, that the nature
i'asliion in
follows
. .
_»oiol^_./}
&*._>/
recognised as one Christ [and]
same
r-
.^oioK../ o
001
la ___._<_._-_
)
.(._a.-i._o
Xt-at-=s
JJ
^
OCX
-.JJ-^o-ao
l\
r^°-^ *JLjl_oi Jl*/
'vxdcu^s/
.
>-.C«oK_./}
OOI
Ms. !;=•
or bis hypostasis,
human
c*-2*
:Jv_^2~->
JJ»°
.J-oa-ua
,.3
.)',
2.
/
JJ /
t-«.-v
k-_)._oa.i.oo
*\ -a^-ö
c__\
Ms. w~-
itself
Na
s-_
)--0oi;
-J_C_O>0
.J..u^o JoC_N oot
ot_5
cx,..__„ J,._o.:>._ö -._.oio-n«-/;
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1.
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.K-.Jjlsoaci^v öiIc_jl.«.___m
TO THE EMESENES.
y.+-~l\
i-^-Ä)
^,-JXjso L-_.^ju_o
j
-
XXV.
[69]
3.
flesh
down from
Schol. de Inc. Unig., 27 (ed. Pusey, VI, p. 550); in
70
i'°
b.
LETTERS OF SEVERUS.
242
JLa^
*
70 v"
a.
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J^äiai. yoot^a .-J.-^*/; oC^-o
70 v" b.
Ms. s^'w
1.
—
(sie)-
-
Ms. fc»-
heaven, but he reeeived
it
3.
Ms. wtoajj.
from the holy Virgin,
Nor again, when
and of our nature. and earth and what
is
flesh that is of
our race,
he was speaking to Nicodemus, was
heaven; but inoorporeally,
corporeally in
he
—
in
he
that
above heaven were perpetually
is
füll of
God, heaven him.
And
in
the eiglilh section of the second of the books against' Julian the great in
demon-worship, which were written by him in defence of the Christian religion, the doctor shows how the Word of God, while he is all in all, was hypostatically united to the flesh derived from- the holy Mary, and, beyond
every creature,
filled all
sense nothing
empty
is
and soars above great « all
it is
:
by
whom
(in
space between (how
aecording to the words of Isaiah
the nations have been reckoned as a drop from a pot, »
2 .
But the holy Cyril again speaks ihus
truly.
Nevertheless
The Syriac
is corriij)!
we
men, as
it is
written, and in
did not say that he
and the emendation doubtful.
a suprasensual
infinity of bis greatness surpasses
things that exist with a great
said, in the likeness of
1.
though the
of him),
impossible to say)
of a balance I
all
thingsby reeeption from him
—
who >. Is.,
and as the sand
He has become, as our human appearance :
«
cannot be comprised was xl, 15.
.-JojSs ""^V.
<*_L_io
VJV-3
.ov-ioA ^.ojoÄs^/;
"
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[)]°°*
-r'^as
Jv^oJ-so-s
^-»*
[061]
K.^J.^io
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It-00--"?
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243
JIso-jOD jJ;o
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J-AaiO
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[J|JLooiSs;
jLio
[jlooi
TO THE EMESENES.
y3 *-*».
.JoCSs
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^\.i^clxq^.
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J.JLDO»
J-boJ-J
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J.J;
•
—
XXV.
[711
.Jjldcxo
* 71
'« » s;
-
)
oöi
)»Vjl3;
»^
Gyr. toi; xaO'
—
iva.
2.
Cyr.
utterly silly
and complete
by nature and a
nor
God.
cleft
But
but
say anything of
he
is
whole
and
in
each [one]
tlie
For
kind of hiin
and
filled
it
all
fyply is
body
tlie
'all
And
from
thinars
Word
of
God and
not by
way
of
p. G.,
who
is
of
bim
is
in virtue of
fulness of the
he was as in bis
hiin
»'.
And
in
Godhead
own
the trealise
who admi-
all
the fulness of the
way
:
«
Godhead came
But we believe that the
made
the
body that was
—
T.
XII.
—
F. 2.
to
Word
in truth united
LXXVI, MO.
PATR. OR.
flesh,
removal or change, but rather that he came to
dwell in us, and, to speak correctly, 1.
is
by presence, not being divided
written.
dwell in flesh as written by Paul in this flesh,
it
and heavenly preaching', he explains the meaning of the
Statement that the
became
JtC^wio»
->;
body.
addressed to the queens the opening words of which are, Those nister the divine
f.A.^1/
one and the only Son, and
For, while he
to dwell', as
even so
still
limits of the
tlie
plianlasv, the
in that all-pure
come
.c*\
JjlSlj*
o/
but [above] everything by nature, and in everything as
asunder,
bodily has
follv to
in
God.
every man,
in
gil't
all
.J.2\^.o.jl
K^.3 o/ rf-j-j^ )j.m i
human
in truth
conipletely above
K+l
JJ /
ioia.
was inclosed
confined, nor that he
.K_.J*^.K^
c*\
JK-<jfco»o,.[..]
^ca^aSÜS.
Jjldoi
^.i^jLia-.cH.ioi
^-.;
oiS.-; jla-.oio .^=. V^a.^;
jv»»l
.-,.ioJ.icC^
Joot»
^coa\a.£> (och ssiaio \l\~*f* )la^^^-x
.|~.oi^-
1.
v 3o
jfcC^äo
.|V-2Q.-3
ott" 3
It-«^^
Licoa.:^ •
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17
ru.
LETTERS OF SEVERUS.
244
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—
2.
lym i
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Jioi^aji.
^Jua<
oöi
Ms. um.
to him, possessing
—
o-
la^w;
:i.
•>
K^j
oöi
)K.-.a.—l
—
« .
Word
said that in liim all the fulness of the
spirit
in
him, though
IIow then shall \ve say
and
man
in each
depend
and so
like us llesh,
infinite,
presence
is
(for
united to
united to
is
because he
and
who
is
wholly
its
is
own
he receives
who
jt-^oj-^o
J't-co-s
^-io
A
)•>
Jjoti
Jjl.»J.*>o
)-joi
.^K— Äoo
oöu>
^-;
2 -.
:|K^öK.js
j.*r-oj/
(.^a^a—
oöi
And
divine Paul,
temple.
man
ycLCO
ooi
tlie
or the true union,
much
to dwell, not so
of a
gift
also
it
is
of grace,
but
said [that] his
everything by
all
things from him and they
further also is
is
in
wholly
of gift,
everything and
is
in the all-holy flesh
which the soul of a
shall \ve say thal
But
way
»'.
in
these things with the
a piece of utter foolishness
.-oi-^*j
jla^^S»
«oi
after the fashion in
everything?
oila^.*rjQ.^o
something different from him
wholly
own body, how
filled all
in
it,
y^\
mo / «otoK«/ oCio oolo
Godhead came
not
is
\L\~~l a-\
.-)N«soiaia-3;
in the lioly flesh,
asunder or divided, and further
cleft
in essence,
he
[that]
presence), and
ujjoii bis
nowhere
man own
in
it
öuK-/
v_\S.
^cabs..^a.o
essence; as in the case of a
is in
dwells
r. •. t
.K-j^^roo/ övJ^«/»
^^io
by way of assumption or presence, or by way bodily, that
-s.
Ms. ^°
4.
an intelligent soul, his
declaring the indwelling of the
•))«
o/
I
oj^oo .-«oioK^/
:Jj't.-*/
-oiolSs../;
Ms. oi:*v
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^a_i;o oolo .-^*Xl
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—
Ö|-^.o jj.^L.\. j^^^io; oö| J_C02a^.=>
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J.^_\icu\
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Jooi;
Ms. sing.
1.
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-"^Ol-s vA^-o och
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1
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Kjscxaicus;
J
ou> )v^a^[;J ji-iojtoo Jjj/
.-ou* o>
,.3
.Jla.au..^
JJ/
[72]
lie
is
without his
gift of himself,
to inquire into
such
a
he
who
is
marvellous
for glorious things are sealed
by
subject
is
only.
In the other treatise addressed to the religious virgin queens, Arcadia
The
and Marina, which begins, l.
A4
regit». ,
l'i
[ed.
Pusey, VII,
p.
285
.
:
world's boast',
the
same
wise
faitli
Cvril
"^-^iOO
Ollo»™«»^-. (Sv-l-DL^jXLio
J-CQ^
^.oioK.^/;
t
—«.^
+s
v-.0|oKu»/
JoCSx
.'(jojSs) Jooi
JLjli/
-.otC
,*jAILio
JKjlxj/
Jl^..s 'p?/? Jo£^\;
Ms.
1.
J-^J..=>
>^
—
1Is
-•
-
om —'3-
God
the
Word,
confining
God
who spoke
the
wills,
who
is
is
^s.
JK*^,-;
öC^.;
.V-«-^
Jov^»
Jooi
V~s
vaLfloaioo \i
vs
_oiok.../
)Va.j2o/
Jl/
vou^u
.^a-ioll^io
061
*£ oiS->;
|Laio^ öto -JK^cu^o;
sa.(in°iv>;
J^lo..cq.3/
J?J^-=>
oöt Jooi;
\coaioKj/;
:
who became bishop
of
Con-
about the God-bearer Mary, and about the birth of :
«
And
instead of a snn she contained without
And do
order of nature
is
and he
not
ask
how
All things run into one for God.
who
is
where
for,
:
For he willed, he was able,
defeated.
became that wliieh he was
To-day
not.
For,
being God, he became man, not by departiag from being God; for he did
man by growth from man
departure from Godhead, nor did he become God by
not became
to these
things
:
but,
:
being the Word,
he became flesh on account
And
he remained invariable in bis nature'.
of suffering', while
die
who
sits
lipon a lofty
and high throne
is
he adds laid
in a
who is intangible and simple and bodiless is grasped by human hands. He who cuts asunder the bonds of sin is wrapped in swaddling-clothes' » 2 And the saintly Proclus who became bishop of the same
manger.
lle
.
city in the exposition
which he delivered
feast of the Resurrection 1.
Gr. &ia
-rö
äitaöi;.
—
2.
in the
spoke to the same
Ju. Chrys., ed. Par.
J'.
.1.
JiooC^; j^jQJt^
Jooi
..JfcC^.io
*^--Xoi
JioV^-s
of nghleonsness.
born,
oöt
\
oöio .^l.K.io
.Jjlj/
).^*jl3o UxiL^K-io
Jbo..»po*
he came down, and he saved. he
^^io
V-i
"I
.1^
jJo
.^pol/
•.«oiok-./j
»o aS.
JfcC^io;
JL-^»1
-J-^-/?
.J.*j/
from the holy .lohn
as follows
Sun
the
-Jo^
Ms. """«M:-
inserted a demonstration stantinople,
.Jjl—
jJjo
i^io.* aajspo *Jjlsoi /^io/
<j-»-
1^-/
mJLJl »3/
JJ
^iwj
V»-3^~.io
)~^a^jol^i
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•:•
.vfiQ^S. ai.».^UL^>iPQ-0;
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*Lxoot j.io/
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JI^-siN-s
.Joe*
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^Op°
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J.^^
J.iö»o
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001
^
JJ
245
Jr-^s/ ^-»o£^3 ,^o'^S>o .fc^-wJ
Joovj;
^o
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^a_o jia\^ K.jLio U'oi-^»
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3.^^
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1^.1- ^.£»iO;
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..|^j
Jov\JJ
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i—*-^ öS.
lxy\±\
J.:>;po
TO THE EMESENES.
joU^N
:)CL*+±0
\la.£L*')<
]i
J~>, .Jjudj
'
—
XXV.
[73
chnrch of Anthimus on the
effect as follows
:
«
The heaven
VI, 159; G\i\, cd. Pusey, VII, p. 165.
71V
b.
LETTERS OF SKYKIÜJS.
246
.K.^jo Joi^s
^l
y.*l
jia^i -.J^/o
sJl.^.* oöi ^.otoJ^/
JjLXO_x\ JJ/ ^.^I\oi.\
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K.Q.3l^
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K^.J.^q.^.Xm
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JISo^j»
J^~»jjL30-~ JJ/ >v »lo_
.JLa_^S.jLt
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jdoV^S
JJo
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^*i'/?
'He
wlio
was
J «
my
hehl hack
llesh in a
Lord
The
rays'.
who was
body,
my
is
is
the
to
same
llie
strife
rule
3 ,
:
and,
•
J
.
K-^jaoa^o-j
>v aiCL^al
Ljqj_q.\
— »IS — _»
."^«.iaio
^.../
^^^o Vy^
J-/.J*
».t0»j;
is
)«»-=>£>>
God
also cries, light
to
add
JJ
who for,
otlier ihings also
joop \/
oiKiv.\
God He who was :
for as
of the
Godhead
clothed himself in a
though
embraced his
I
which are
like these
But
I
It
and
pray your holy assembbj
2 be of the same mind, as the apostle said
to
and division,
^
J
The sun
and make the discussion inordinately long.
and lawful church
JJ^ö
m <:\o
Maker
Jtot^^coo
superfluous to add to what has been so wisely said,
is
it
flesli,
.^.'^o
^*? vj J?t-^ )*^ vQ^.^1
fear of the
in
JJ/
did not conhne the might of his Godhead' »'.
I
would have been possible resemble them, hui
I
oilooC^si
1
/
earth also cries, die
crucilied in
manger, yet
for
:
v/o
-'JV^
JJ
J..*.iJ
w.oi;
».0
crucified in flesh,
he cansed nie to ineline and carne down'. crucified in flesh
«-*-1
OO)
•> *>;
Jictoj
>; jJSC^IVJ ^.oi.*jo^j ^1
).l./..
-.^i^jl^d
JJ
°oi
-Jo^?
JjJt-/
iatvi\
who became man,
m
)1^!S^.
~.oi
^o*^°J
vOOUL^o; jlcuooojjo -.oilo.^i^a.^a^ J.aü.£d3/
cries,
V
"-»OtO^--»/
JJLoojS^i
.
K../ .JSo_*lflD
^^i
J^./ yO-^J^
oiS.
,0-^4?/
»NjJSoö yOooiL ^ot ^-*/j
°^
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N- rr>o.'r>
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^.t Jooi
JaoJ^HsJUo .•Jla^Ss^jo
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~»;
vm„*£^o .Jp©J.i© "^.^
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j^-Jtio )jl*^; ^ai.
....
)K_oV^*/o
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^.m
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,.0
,l\
O1V.0Q
^>-^Öm ^*^-*/
v£LJX)aj
jl^o
•
\^^.\j\ .^s.^J
[74]
if
anv disputed point
arises, not
make
,
and conform
this a cause of
and of uselcss contentions, but lovingly join with one
another in the inquiry.
But,
if
anv of you has anythiag
to
say, let
him
speak with humble mind, as the words of God, as Peter the chosen apostle
gave admonition
'.
If
anything also needs further explanation, you must not
act hastilv, nur be in a hurry, but await the proper time,
and bring
the saintly bishops, and accepl the healing that they shall apply. l.
Or.
\iii.
i
7'. G.,
LXV,
793
.
—
2. II
Cor.,
xm.
11.
—
3. xaviiv.
—
4. I
Pet.. iv,
11.
it
before
As
for
XXV.
[75]
^^>o
JK-Vai.; ^.\oi ? -61
yQJL^-.j
.^»oiQj^jofc»Ji| 1
fl»
oou
EMESENES.
j;oi
^*/o
)-ioioi\i
Jts^ü;
jioi
jÄo^A,
247
oöt
yojöi :)JL.^ibj
ooi
i"*^^^ .vooilo^ oiaSv-oo JjujJ ..^ö ^>^ -'po/o JL*Aji
Jjoi
jJ/
.yQ.j/
vn-»>»
..olSol/
^JLiO
,<_Aot
••\a-a-s ~<mq_;^j
voKj/
^a^-*
Ms. 'actsL^LU.
1.
the brothcr
_
Ms.
2.
who gave
with him for
.a^j
^o^s
o
^--^./
oc*
v/o
^La3 ..voot^K^/
.voola^ ^oiq-s^
^i. yokoLukj;
vQj/
AOso
Jjl3l./
v-^
«.io»/ jLw^jLio j^caicu ^oj..coo JLso.^; oöi joCSs.
cim. *=
occasion
liini
for this dispute, since
we have
lovingly, and strengthen him, and
And, whether he
in this dispute or
concerning those
^
^> ^>^>
JJo
^j
«oi -.ovS. asloK-»./
oc*.\ .)ö»^. ; ))~^q.ä> \jxin6 ..oJfco»
•:•),.-./
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vour member.
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sali
few words, receive as
|_3lÜ^J>^> y^\
l.
J— jJo .aVa.Äio^
y/o -.«oioK-/
(
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.«otoi^no >.oia^>t _o £v..J.JLia~ -.^jljsKs
^*^-*/
oup>
jlai^u.oi..s
:J«5l/
Till'.
1
jto.^. jLi o/ ^---^oi
TO
--
who
is
written these
acknowledge him
one man, or many
ignorance, act
who were associated same way towards them commands us and says, at one
in the
are such the apostle
:
« Him (hat is weak in the faith bring near to you »', and at another, And reckon them not as enemies, but admonish them as brothers »-. It is not because they made inquiries? or because they were ignorant that they
time, «
are blameworthy; on the contrary they would actually have been praised, if they had discussed the point with humility, and not with haste and confusion, and with a desire to add to ignorance; for this is wliat prevented them from
being received
now
that
regard to the discussion which they raised.
in
we have
written so mach,
these distressing matters is
written,
come even
let
luve vanquish e'verything, and let not
into
Covers a multitude of sins' 3
;
remembrance
Rom., xiv,
1.
—
2. II
Th.. in.
5.
—
3.
I
Pet,
iv,
:
for 'love' also, as
it
which love mav the God of love and
the lawgiver Christ also strengthen in you. 1.
However,
-2
r° ii.
LETTERS OF SEVERUS.
248
yoKj/ ,_*;OÖ>0 .v—O^ voaL^l^/o
w^S.
Joi^jJ
Wh^k*»;
.•.)n«
v< JjsoojLo
[76]
iV
OiO^KjJ.
)-*V^o-s
XXVI (i
27 v
a.
XXVII F
. ft
rsfncvnr^ia
JIS^K^ JlooCSx
hol-*
^jlucv*
«Ol N_.J.i0oko>0O M->x J.ia$^ ^«V-o -io
rsf^ardßo rdx*aj3T\
^2n
rsf^'i.^r^
148 r.
M>. om.; scc
1.
p. 77.
May you
77(e Signatare.
living in
7.
1.
be raade perfect in the Lord, being sound, and
and remembering mc, our religious and Christ-loving
Spirit,
tlic
brothers.
The end.
XXVI.
-
-
Of THE
SAME, FROM THE LETTEI! TO JoHN AND JOHN AND
Theodore
'
tue archimandrites.
For the Godhead exists before the worlds and eternally
519-;«.
Of THE HOLY SEVERUS FROM THE LETTER
XXVII.
in
threehypostascs.
THEODORE
TO JoHN AND
and John the God-loving presryters and archimandrites, against the CODICILS 2 OF THE AlEXANDRINE.
Alexander
519-38,
is
manifestly found to say
in that he contends that the holy bodies
resurrection of the 1.
l'ri'li.
.lohn see ep. 'AXeSavSpeta;;
—
3.
and bones;
iho archiraandrite of Lhe
representative
drine'.
llesli
in
'J'J.
--
Palestine, 2.
nasterj of
if
tliat
in
our text
Romanus
(p. 85,
the form of angels,
(S.
1.
is
9)
the
hath] not flesh and bones'
'a spiril
xwoixuia. In Greek extracts this letter
39.
is in
I..,
i.
55),
wherc Ihere was no monophysile patriarch
but U»t»«a^> occurs
Luke, xxiv,
[man]
becomc spiritualbodies, denying
called
vvhere
who maj have
(cf.
S. L., p. 148).
-/.ata ÄleEdevSpovi
iL
n
I
3 ,
Severus'
For John and
or xari rräv
xtoSixiXi'wv
ran onlj be rendered 'the Alexan-
J
XXVII. --
[77]
^_io
i^AltO
U-^t-O J-La^OÖlO
.'jlt^J
>,....-
y°»i
,^JL«Q-.o
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J_.oCSx
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)-»^ Q-^- J /?
loKa\o ^» V J^»)—
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V>t^°
|iotax.\ )oC$5s ))—-o JiotQJ )ooto Jiotcu
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r
)oto
))--~ o
E KoV*.»»io.
according
to
appears that doctors of
—
E
2.
sing.
—
tlic
preaches contrary
church,
J^'f-t-^ 3 Jio-flD
J.*-.«~0;
*--<^x
-
who
the
t<>
3v
^
^.io
v
^3
oolo
.J^a^Ks «.iSo
Ji_ßj
^*3j
Accordingly
'
manifest Iy
prophets and apostles and holy
and he
;
it
the
words
is
of faith receive,
vve
under anathema, even
if
keep silence.
the holy Severus patriarch of Antioch
()/'
dore and John, the God-loving preskyters in
For to
\ve
may
answer
men
do everything rightly
is
2
of
God «
und Theo-
of Ihr Alexandrine.
outside also saying,
also saying of each created thing,
and God saw the light that
the letter to John
and archimandrites, which was written
to the Codicils
hear wise
[nun
»
i .
And
Not
to sin
\ve see the divine
3
at
all,
Scripture
Let there be Light and there was light; ,
was good »; and again, « Let there be soand-so and there was; and God saw that it was good »; and after everything together so to spcak which he called forth and which answcred, « God saw 1.
Gal.,
i.
9.
—
2.
— —
xwSwiXtoc.
stood iiMtpteTv ferr' ur
'
fall
').
3.
4. I
it
Throughout
this
passage the translator seens
do not knovv tho source of
this
cit ition.
Iü liavc
s v '
'
E 08
|oo*j
Jooio
and expounded the God-inspired Scriptures, and outside what
and
K-./
öuk-./ JotSs;
.
t
in revealing fashion taught
according to the apostle's ordinance \ve
^o
'
K ©v»M-
'{.
the unerring saying of the Lord. lie
^-«^°i
-
)>-*;
;
I.
K-.JLjjv 2*5 !
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LüKjl^. o_ojl3o ..o3l^
j*o»Jlo
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TO JOHN, THEODORE, AND JOHN.
misunder-
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LETTERS OF SEVERUS.
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^.61
[78]
E w-_».
3.
»'.
.',_»/
—
)._-_-_-_.;
)_%_»-_•
)----/
E o«.
'1.
How thencan anyone
themselves severally, and because
together with one another and inake up one world, arc a sin
fit
God's part
they are not a
they are a
good
so be they are a sin, they are not
If
?
sin.
But,
if
:
but,
if
011
they are good,
by reason that they are corrnptible, therefore
sin, yet rather, as a certain
man
wise
God created every-
says, «
might come into being, and salutary are the creations of the world, and there is 110 poison of corrüption in them; and Sheol hath no
thing that
it
kingdom upon earth
»
2 .
Again,
if
the
man had
iirst
command-
kept the
ment, and not gone astray alter sin tlirough the serpent's deceitfulness,
and
the
lost
himself, then creation itself also
own
seif the
condition
3
in
death,
grace of immortality from God
which we are
itself also
it
Gen.,
1.
3,
for
whose sake
't.
6,
it
:
it
for
came
man
served corrüption and 'was
as the apostle says; but 1.
wouhl have eontinued, acquiring
For this reason then, when
pass away.
drawn death upon
grace of immortality, having voluntarily
in
—
2.
Sap.,
I,
11.
—
its
accordance with the
inlo being its parts also
himself was
made
condemned
to
suhject to vanity' \
hopes further to gain with us what
9-12, 14-16, 24, 25, 31.
for
3. x_x_GTa<ji;.
—
4.
it
Rom.,
had from
VIII, 20.
—
XXVII.
[791
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-.viBa^as
«Ol vs/i
jot^s»
^.otaLs;
..^oioN_/
J^*/
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V.«; jlo^^iw ^2o
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^iö J-^.^2^ .jLa.a...^caA
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E
I.
— —
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2.
EK v'ot*-».
8.
F «3oß*l-
the beginning
we
:
and
—
it
:;.
FK om.
will
—
i.
bondage
God
of corruption,
«
"-öl N^»^io jL^aja^^»
^/o
•
ou^—/ ^.oiqjls;
1^?"3 ?
^k^*>
JJJi.
—
K »»U.
tlie
Creation
intö the freedoin
JLiwKj
o«-
oiKü^io; S
F
5.
J.£—"
vSloK*l
sing.,
E
ins.
-c* )Kjta^» JJo
^j *s^-
.•^a.^tsJil
jJ
—
6.
E kxsa^j.
kingdom
of
heaven
itself also shall
:
most
he freed from the
the glory of the
of
für the
when
children
of
»'.
(And öfter other
my good
But,
might be corrupted,
for
you
have lieard; but,
sincs
contrary brought
things).
friend, neither indeed did
it
Ihal
as
K^^
^-/
continuanco without eorruptibility
liave
cries,
»V—AI J^-m-s
)K>.X> t.*.^ )t-7 .jojSs»
1»_üwK.ji/
are admitted to the resurrection and
wise Paul himself also
^*>
Jl^.j.s ^01 t-*-^
\QJÖo ^6t )K^a-T» tK.ao )Iqjl^jl— Kio JL>
7.
jLaau^ia^o
''Kloa**
oil^,,:-3
>°>LoK.JlJ;
j^-** LI
^.; JJ^-i-» .•jla.i^SL-, fcoo
JJ
pa^^j
^
Jj-^;
251
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jK^a-xil* )io^^>
^./
)cu3u<
^ö|A .JlaxISoL— fcoo
joou;
s-oioK.-/
TO JOHN, THEODORE, AND JOHN.
'
heiug
inake the world in order
salutary are the creations of the world', it
is
of a
very fluid nature, he on the
in
order that
even creation
itself shall
inlo
it
ruption; for indeed
'
God
it
might partake of incor-
he freed from the bondage
of corruption into the freedom of the glory of the children of God'.
what
logic
is
it,
teil nie,
I
hat rational
man who sinned
of his
For
own aceord
should according to your argument be raised to incorruption, while creation
which
is
inanimate and without perception, which for his sake was made
subject to vanity, should be delivered to final destruction, and not partake of the incorruptibility and the glory ofthose 1.
Rom
,
viii..
21.
for
whose sake
it
was made
'
'
i '
LETTERS OF SEVRRUS.
252
'
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according to the
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——
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1,
"^s^iO ^Jl2J J-Jt-Q-"^»
.
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shall bc
divine Scriptures
:
Jp»J
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F """^n^ns^, K
thc world
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o£^3; )Lia~.\
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—
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[80]
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JJ.'^»
).CCL^
Jujj o£^.o
|io tU>.^ .(.xi/i
"»^i^K^-
consummated for that tlie
ma-
is
rudiments
which compose this visible creation will not pass into absolute non-existence, but will be says,
«
The form
also testifies
heat, and
changed
of the
when
world passeth away
he writes,
«
the elements shall
promises.)
also, «
They
all
And shall
them up, and they
»
Paul
better, ',
The heavens
and not
testifies
'this
»
new heavens and
a
2 .
wben he
world', and Peter
shall be dissolved
burn and collapse
righteousness dwells look for liis
something
into
with fervent
(But those in
new
whom
earth according to
before him David sings about the heavens the passage
grow
old as a garment, and as a vesture shalt thou fold
shall be
Words agreeing
changed »\
with these were
written by the Theologian Gregory also, in the sermon on the funeral of his
brother Caesarius, as follows
Why
do
I
become
a
man
:
«
But
of time?
I
l'aint-hearted about the
hopes?
await the voice of the archangel, the
I
trump, the transformation of heaven, thc changing of the earth,
last
emancipation of the elements, shall I.
why am
I
I
l
he renovation of the whole world.
tlie
Then
see Caesarius, no longer departing, no longer carried, no longer
Cor.,
vii, 3t.
—
2. II
l'el.,
m,
12.
—
3.
Ps.
-
I,
27.
XXVII.
[81]
-
o\ .\j±\ yaL*\ o-^o -X'-~\i
y^\
JoIa;
JLii— /
.vOS^— Kjo
»s/j s*ö(
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^*K.^ojJ
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Jjldci
j-x.^^^v
\^6l
JK-",.^?
F
—
l'K 1-a^-
ins. l'/v
2.
being mourned
for,
110
-.Joo(
J-äOt-i»
^s.^
J^J.__b.iajL_o
^
jjk^ioj ~6t
J-"-
—
JLjv-»/
^^
J.o2_\;
JJ-'t-^/;
^*?
3.
K
30"00
;->.:_»•
—
',.
longer being
ok'j
*Jj__OI
FK
And
the
epistle to the
ment
-.oilüLj
grow
shall they
Romans, that he
';
O
Hebrews speaks
man may
he added that, as a
But,
if
which he also
fold
in reality
as follows
:
in parabolic
tliis
:
fold
com-
besides
form
:
As a garthem up, and '
states in the epistle to the
and setting forth the easiness
up a vesture, so
worse he needed another; how long
commentary on the
world
the
in
And
«
» ~.
shall
he fohl them up
he effected the transformation and Ihe creation
something better and higher so
the
"^.^oo;
most brother-loving', and
and as a vesture thou shalt
a thing
*voK_j/
1
Jiot
have wished to depiet thee, or
shall transform the
and change them. into
old;
JJ.a-.oi_s
bright, glorious, exalted, even
pitieil,
demonstrated anofher thing also rworth attention 3
they shall be changed
in
J-oj-o-I-so
he also denoted the transformation of the world by saying,
for
)^
-»öl?
most wise John, the expounder of the divine words,
mentary on the tliis Iie
I
J-Li.«/» ..^aLfloo/
l't-*^?
,J
-.V^ö/
om.
as you have often appeared to nie in a dream,
most brother-loving; either as
*-•/?
J-jJ-io
la^v; Jla-.oV.so
vn.*JLCD
-.J-i-icooiV
V--ss.
.yaal^j
^*J-S/
J-a-*a3^s
JU-^J?
ju/ jl^-cooli
s.o^.xi
•.
la-V
J-£.=^
253
yU^fO
o/ .v-C^ k-j~J./
Jl^-aul. y~»/o
'i^-ÄJ IS^>)n.iL3 Jjldoi :|.*^i«.ioo
:
^_.pa-,K-io
I.
>>»'-'
)°^° *Jp°/ P^oi
)?o«
^°f*»°
AM) JOHN.
JOHN, THEODORE,
T<>
easily, for the creation of
will
epistle to the
something
you not be ashamed?
Romans he
matter in very complete form, writing as follows
»
'.
And
gives an accounl of :
«
'For the expecta-
1
of creation
tion
1.
to
ifiX-rats
eres T»fc a)T,6e:'a;.
,
äSeXomv
—
3.
he says,
e[k>£.
—
1.
Or.
'looks
VII,
Jo. Chrys. 7iapEpyt,v.
21.
—
for the
The i.
last
revelation of the sons
clause runs
eite
In Ep. ad Ilebr. Ilom.
toü III,
ßciüXe
of God.
toüto ävaxuiio'jvTo;
ö (ed. Field
LETTERS OF SEVERUS.
254
jj|
.öu^^p Q^
.^ipo/
*E
70
Jnot;
)KJi.£J^
^.-J^oi
l^—V-3
V*^
-.I^jl^Kji/ Jioja.ytJCLiK
[82]
^imao
)j»=lco.2>oo
».3
-J-a-ßO-*>
j«*^? -oiaX=>;
ojj
'ch-\
o^
jk-i-=.
rb.
^.^>Q
JJ^2l^sO
J^JS^';
)Ki*^; )la^\ ool
1.
k ;-»/»
—
2.
Jj>ioi
K o»M-
—
3.
.^St^i
^-io;
E
—
oV
For creation was made subject of
him who subjeeted
it
vl^^
^> .^-.»-a.-^
in
EK
4.
^*"' .^-O-^^^;
JLIS^K^o
JIs^oi»
llaaiis«».
10
_
:,.
^cuAo
JV
E «w-
to vanity, not of its
hope'.
jVa^C^o
^-*Aoi
own
accord, but beeause
For what he says
something
is
like
'This same creation suffers great pain expecting and hoping for the
this.
good things which we have looking'.
But, in order that
just tlie
mentioned.
But expectation
is
earnest
may be clearer, he also personines too do, when they introduce rivers
account
the whole of this world, as the prophets
clapping hands, and high places leaping, and the mountains dancing;, not that
wc may understand
reason to them; but that so that this
it
these to be animate, nor that \vc
we may
learn the abundance of the
reaches even to things without perception.
same thing
in
may
And
assign any
good things, they often do
the case of distressing things also, introducing a vine
lamenting and wine and mountains, and the roofs of the temple crying, that But, from this again we may understand the greatness of the evil things. imitating these, the apostle personines
'
creation and says Mint
it
groans and
had heard any groan come from earth and sky; bul that he may show the abundance of the future good things, and suffers
the l.
pain; not beeause he
desire of escape
A
similar passage
is
from the prevailing
cited from Sev. in
evil
Cramer, Cat.
in
things. Ep. ad Rom.,
'For creation was p.
U7.
XXVII. --
[83]
TO JOHN, THEODORR, AND JOHN.
V*^ ^£-*>
jla^ioj J»-^?
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s*iOso
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^io );i_^fcooo
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ecrcspswe/))-
—
J..OO.A;
5.
E
<J°
its
is
von received a body tbat
is
mortal and passible, the earth also received
and produced briars and tborns.
the eartb will
vqjoi .Loa* yooi.-^/
-.yo^jj
4
p-.\
^.j
)..m\
K*J^-i .pö/»
,j-'po
y-o'yiL
)a5w
own accord, but because of Iura who subjec'Creation was made subject to vanity'? It was made Why and wherefore? On account of you the man. For,
What
corruptible.
^..oÄoiio +s J^»/
^>k.\ ^io J^iajLjs aixsl/j
jl^-t-s
subject to vanity, not of
it'.
since
K
2.
.'v
.^otoJL JjJ^o
Uau./
L-iJLio
kj/
^...j
.yCiqi\ ..Kjo -V o_i/
J^jJ-so
^_^oi
^_»;
Kj/
fcoa-flo
y^\ yoouboo .Nj/ jolabo
jjj^e
ia^
JLia^a.A
Jloil^-ooj
grow
saying,
But, that heaven together witb
old and eventually pass to the bettcr ending, liear the
'In the beginning, Lord,
thou Iaidst the foundations of
the earth, and the heavens are the
work of tliine hands. They shall perish, all shall grow old as a garment; and as a vesture up, and they shall be changed'. And Isaiah, demon-
but thou endurest; and they sbalt thöu fohl tliem
strating these things, said, 'Observe heaven above and the earth beneath;
because
heaven hath been solidified as smoke, and the earth shall grow
old as a garment; and they that
You have seen how
'creation
dwell Hierein
was made subject
be freed from corruption; for the former said fohl
them up, and they
Hierein
shall
neither shall
perish
shall be
like
inen
the
them
who
changed ',
not
dwell
in
'
',
shall
perish
like
bow
also
to vanity', '
As
a vesture
1.
Tliis
Jo. Ghrys.
passage
to
The author
'
universe
of
this
'
(p. 84,
1.
2)
is
Catena seems not
cited to
shall
shalt
thou
destruction, for
undergo such as
temporary destruction, and through that very thing they IX, 745.
them'. it
and Isaiah said 'They that dwell
speaking of utter it
in
a.
Greek from
have noticed that
this it
this,
but
the
shall pass to in-
letter
occurs
S.
in
in
a
V.
N.
C,
citation from
K
.-,7
i".
1
LETTERS OF SEVERUS.
256
E70vb.
flr^>. oto ^V^ö^; ^*-\oi
Jjoi
i)p/ >
»
i
tbo 1ojuS*^~Aoo
^.^sio .Jto^A»
JJ^C^o
NsJ.i»
.looi
);o»
^.äSoi
^-./j
)J^^.io
^coa\a.3
JJ/
jJ^wia^
JjKaql^V
.JJö
JJ/ .**.ju~
JJo
01..A-/ *t-«-^ );oi
^.öi
/
>J^.£wio
•
)lpo; )o—jj cl^ ..l^-a^K*/ 1.
FIv
^v —
C.
Ms.
willi
creation
farther
(im.
—
that
itself,
However
011.
aud showing why
What
reason.
llow then
a thing
these things for
my
ought not even
to
Was
was
it?
sets
life
again through you' says,
'It
show
that
1.
:
was not made il
is
Gr. woTief ouv xai
4.
stop,
—
5.
he
things'
its
it
that
in
it
v^«/
-it-aa—
Ms.
N^^? •
Ns ~""
«.
poiuted
also
says
subjection
and assigning us lo
/
as
the
underwenl
was indeed made for nie. me injured when it undergoes
for
it
in
it
another way,
we
question of justice and injustice with respect
But Paul because
1
the
is
of
änavTa
lie
personiüed
il
have stated, but by another method of
underwent
subjecl
xtfoi;' (Susp
0111.
speaking about
is
for
shall
meaning its
own
6ia toüto eiiisv [Jo.
But what
things for von and has become
evil
it
hearer.
the
also
become
of 'in hope'.
will',
incorruptible But,
when he
he does not say this to
possessed of thought, but that you r>
Ms.
.fco/
-It-31-00
/
indeed as Paul
Bot, to look at
nothing;
for this
-^°
just
for
all;
—
Uv—
V*-^ &l
JJ
v
v~*?
superfluously to comfort
lost
it
^^o
o ,-.K». ^-io
these
done
and perception.
It
''JJa^jo
&fa
JJ
like
'
this kind,
which was made
himself
But
at
reformation ?
'What say you?
corrüptible.
of
J^^too
-
F and K end.
violence
uses none of the argumenta that
reasoning
in
saying
Not
raise the
without
by
V-«^ ^/ .j^o,^.
^->J;
J.^q.:mlxS.
owl^s^s o\j p°/?
was made
another?
^i«
.^S.
JjLio
Ljol ^Si^ioj
ool J£v_*_l^^~£oo
the universe',
is
ihen?
for
is
as
'.^^soi
J-L3-./
jpMU
vy>ftj> JJo o£S. ,^2^ J^o,vs;
for the presenl he
it
these things
to things
J-»ooi
3.
indeed
rjust
corruption, to
FK
^.ooi öj^-o
*$fc*iaio
J-»t-*/
.^-.«.X.siflO
/
.sJ^X^io tOs^s.^ JKJL^s
Uere the extracts stop following. — 7. Ms. ^m2.
A,i
>^a— K.io
.))-*.^.ji
JK-^jl^_2l~ fcoco
.looi
JJ/
M
j
.
JV-o-^a-^
^-.^01
JJ 9
JJ
s
.looi ^fcC^w^.iO
^.^oi
Kio Ipo/; ^-^01 '^o
)aS. JjLio .looi CH.-N.-/ y~.i
^y*>
JjlSj
JJo
oöi
p vxoo^o.3 »s/;
:lj...3jl/
w.Ö|
V**^*?
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^^s^ioj Ja~ioo
JjLio
K_.)^.Ji-*/ .'JL=lxd
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s-tC^^iO» "^«.301
-.looi
Jjlsu/
jlajjjj
—
la^s
JJ
-.K.^^.jo ^.^Xoi J~JV~/ "^.^ooi
JJo
71 r° a,
yo'^
^;
JjlJlJl^
[84
may
Ghrvs. oiäioü
learn that every-
elitelv]
w? taüta napior^taaiv.
.
^£^0
3/;
öu-I^_*/
p
JOO»
»3/0 y
)J^.£^o ~_.;
JJ;
)
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^/
-
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—
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^>
JjLSO
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)lo,_-2iJ^
^20
ojo<
3
Jj^o»
t-0
^axio ^5
an extract
Here
F
in
jLx-.;
-irn'>o
32 v"
57 r,
K
end.
headed
:
itself also
But he stated also
also,
What
be freed'.
shall
even a thing that
^/
"^.ooi
is
in'
2.
^.o«.^>
it
that
is,
of
'shall he
'
is
be no
the same, so,
when
it
he says,
when
the
'
it
God
»
and
is
Scripture,
he thinks that (Jod
world bis
sin;
a
thing that
grace
of incorruptibility
made.
It
was not
jection also that 1.
In Ep. ad
as
was
E l£a*>>o-
3.
—
not a reforma-
Because creation it
good things.
shall fullow the
it
beauty
became
corruptible, creation also
for
I
he freedom of the
'
not is
is
is
a stranger
accustomed
to
and a barbarian to
the
a Creator of corruption,
of fluid nature, but
together with
a sin of
Rom. Ilum. xv,
—
from the bondage of corruption';
became
the Alexandrine
Scripture,
divine
o£^o
JldJ^Ji— kio
in the
again follow; to denote wliich tndeed he added, 'into
But, inasmuch as
Jilo
rendered incorruptible, creation also as well shall
is
glory of the children of
|^-^io
That not you, but
also'?
longer corruptible; but
For, as,
^ot
*JojSs;
JJ /
^\ ö-«^>
is
'
far inferior to you, and that does not partake of
delivered',
shall
it
your body.
i
E -'wo.
what hope.
ool
^.01 .v3loI
^oi n
-.J-io»;
^a >&= —
itself
'
>t-JI
:Jj^.a.~fcoo
I001
J^j^coo/j
reason and perceptiön, this also shall partake witli you
For
^^
,vio/
thing was brought about by the will of Christ, and the one tion of the other.
001
-J
.i^-.U |K.-V_s «ot
v3/l OCH .JjÜ'f.S ^Oi. -^0-*^°
and K
F and
J-*o»-.3
°^°
°^
J,
oU-Oj ^^6 oc*\ .J.:x&0^
Jj,jlJI*Oo
Ott^^O
the extracts in
-oiofcs-./
257
JW JJk-uiou-fcoe
-ot
Jjoi ^-/;
.
.v^Lflao/ övS.
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1.
E
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J^sto^ ^.»»JLmjSs J-^V-30 ^.oiok../;
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3 -T-^? It-^ !
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JJ
Jl^a^Lkl; Jio'^o
-s.
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JJo
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JOHN, THEODORE, AM) JOHN.
^^o
Jjl./
-,-oiioo J-L^i—K^o
.
t njni
.J'qcp
2
-oto
«o.^;
4.
- TO
XXVII.
[85]
God
man
for
is
teachings of this
and he
whose sake
that Christ reformed
also
it
was
the world's sub-
man's sake, that he might bring
16-19 (ed. Field).
calls the
honoured by the
in
one set of
E
11
r
l>
LETTERS QF SEVERUS.
258
71
V
)lai^^L-*K.io J.JLX./
^
JN«— aj3.*.K.^o IS.
jL^-iciia-s
.
*7lvb.
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»^
^
(la-j^^L.xaio
*.)V^S;
Jl.o-.oV—a._s
,.3
v»ö
.J>
v
[
I»
Here begins an extract in F 32 v°, headed F um. Here the extracts in F and K end.
place
and
JjLSaoi^
place of another,
öl'
as
:
«aol-.
y~.•(
^»öl
)v-^o
COQ
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^.^.ioi
J_s/
..
J~.oC§n ).*.j5a\
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JJSoa.»Ji_i .^s'fa.io
l3 »-^-i0 U*-^ -J>-A^o» J^*C^;
J-
— -».\o|1
MkJLiOt
J.-a-«t>.J5i
xr-^
JL\i
Lax:s..ä-~k.:>o
yo+So "^Jls; oi\-J5Q— yoKi.^
JlSoa_»_jO; J-.jq.9l3o -.Jv^-00 ?
Q_-._D"f .^0lO
things in
-.
)
:
)ta_ct -.£Q.iLiajs .vAJj
l^ r ^.^.^i
1.
3.
JJo
i ooJ^ .•Jla.ioa-*.;} J_ia.iÄ)^ ^»;po;
f-^S-A
-6|
iiv^o
»)t^jf>|
r>;
i
J-*-ii-a^;
:^-V-. Jl ?
la\ :uAKjij )la^^^2 :Jlolo~Oo
w.6(
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.
^ ^.ioo
.
JJ
^lX^ -^oX-iJ^;
^.-;
Jjoi (.^o-^s.^ sä/ ö»^>;
»Not
v
jloou^s ji-\
v£Da^.\_i.flDi
•J^N
v-*'
w^oi
Jloj.o-.io
.-JK.-.OV;
JoC^j Jla-i
-°\
J.-ÖQ.A
*
jlo.->w*-2uJi
^^io; od-o^-^
Laxia-oi
J
2?
J»o^.=> <£>loKxi -l
-üN—
^-.;
Jöt-^—.»
t-*-
.Ji^j
\-
»
»J.
ojNj;
JSw/
jN^a^o
Ji^rp'
jlc^-^aL.»
.jiVoi;
'JJ/
ou^> )ooi
JJ
.J^aN-M JLi.«
JJ
[86]
)lä—/lO
and
in
K
57
.-J.^O.a3.^ r°,
headed
:
L.Cy.3
JlOJ5.i.O
©v*>-
—
2.
K
eis*».
wicked and deceiving man says;
this
—
in
bodies that had been delivered to death the immortality of spirits,
in place
in place
of the
corruption of
llie
world
eternal
abnndance of sins abundance of right
of
who had
he might raise man,
incorruptibility,
acts; bnt in order that
and by erring been stripped of the
fallen,
grace of God through which he had immortality, to the original
through the
world also
resurrection of the
shall partake of the
and
bodies into incorruption,
State,
by which
this
freedom and the glory, as \vc have written.
{And after other things.)
Bnt l'rom the investigation von have plainly recognised bis corruption
on every point, and his spuriousness
which concerns the Father and has
cast
behind
him
llie
in the
matter of faith; in the theology
Son mingling
of hypostases (since he
the godlessness of Sabellius the
Libyan);
in
the
Incarnation of the Önlv one phantasy and change, and the other things that do
away
the
true
Humanization and
figlit
Resurrection lessening of hope, and denial in the creation
of the visible world, a
appearance of good
will
arms
itself
against our salvation; in the
of the resurrection of bodies;
blaspheming tongue
against the
that
under the
wise Creator and Maker,
—
XXVIII.
[87]
«otoK-./» och .u*_ul./
-
-.v
»Ol
w
n;t
*'*'
'
.
|1q
»
N-^3
^.oi
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259
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ABOUT TUR ANTHROPOMORPHISTS.
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)K„ju-.^o Jlf-^ ^2>o
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jJo
«jl»/
xxvni E 93
.^\^Ai*Tt co&c\Ar£f:\ r^yiixxi
caa tar^n
• b.
r^iailcvj3ȧ
<
^A->ar^ rsfxj"va &c\^3:v3Tt ^cuaa ^aruix-ra*
jcoaiv*r£r"n
i
*E93va.
vrtfcalrsf
JUi
N,
. »v,
Ms. sing.
1.
ool
^jL^^ioji
.
—
K
2.
and that utters
,-SO
Jj}/
oin.
akin to tliose of Mani
follies
was he named Mani from
well
confused
Ghurch, and
among
opinions
are
tlie
that
rnania,
who
founder of the Manichces, these
L^^too, .•^l J.\iLiß.iO
».*.=>
.JjL-X^.
is,
most
are
exceedingly
and
rejected
madman and Marcion from madness, who is
Christians
analhematized by
manifest that Alexander, inasmuch as he has agreed with
anathema
shares the
punishments
'.
XXVIII.
Ol'
BEFORE
TUE
of each
SAME
EPISCOPA.CY,
IN
one, being
FROM 1THE
7"'
WHICH
CONTAINED
IS
THEIR ACTION if
we
when again we hear 1.
f.
383
toward
Greek fragments
Epp. Calh.,
p. 73,
IN
of ears,
us,
is
holy
is
none
therefore
many sentences
sl
I
—
T.
XII.
or
ROOK OF THOSE ACCORDING TO
HUMAN FORM ARE APPROVED
IN
we understand
'
the Lord's eyes
through the
',
we
And,
terra 'eyes'.
the propensitv and inclination
and that he has the attribute of mercifulness, and that
V. N.
—
is
these opinions,
all
C,
I,
n,
20'»,
Cramer, Gat.
220; IX, 739;
and
in
a
Act. Apost., p. 296, 379, 390; in
ms. extracl exists
in
Add. 35123
r°.
PATR. OR.
it
(?).
signified
of Ih is letler are published in
102; S.
that
the
there
PBINCIPLE
A
some place hear Scripture say
in
iinderstand God's activity, which
that he has
to
LETTER OF TUE
WHICH THOSE WHO SAY THAT GoD EXISTS
But,
subject
the
Bul
foul).
who were the originators of thein, who does not confess. Accordingly
those
(for
F.
2.
18
490-512
.
LETTERS OF SEVERUS.
260
^^Oi
.v^-.&v.iO
^j_S J_»j.£_LiO
oC^—~i
JJ/
[88]
a\
.^JoXsk-COiO J-^l^ oj\ J^_/;
XXIX E36v°b.
kj^xj ^)Q^
•
.J-^i»*/
)
->
,«
J;oi
V.s
Jla.s
K^J-juS^ofco*» JJ
V»; 1.
MSS. <3No-
—
2.
oj
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JJ
^Jlj
-61
»£»/o
JJ;
)o+£>
V^»/?
^x
oöi
po
JJ
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K ^jV-om-
—
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3.
Jo-^io
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li-*5
.J)o'|-d
^
^l»^«
"^iol/ ou^o; ^-^o»
J-sJ^Hs
^io ^Of*>;
j->p/?
.^.aj JlcC^oki; •,.*>/
^-?
J>o-co/
JoCSs l^w. J>cupo ^io .-^-U
E om.
he brings our service to completion; for Scripture speaks
to
our weakness in
God has human and condescending fashion. wings also, yet we do not understand that he has wings, butthat his shelterfor, siuce we are Christians, we ing power is signified through these And, because
it
is
said that
;
must understand
XXIX.
tlie
Of TUE
divine Scriptures spiritually, not according to the lettcr.
IIOLY
SeVERUS FROM
TUE
G:5
nl
LETTER OF TUE
2"'
1
BOOK
OF TIIOSE WRITTEN DURING EPISCOPACY, TO AnTONINUS BISHOP OF BeRRHOEA
But we hear of the said Mara that he said
113 8.
Virgin did not the
Scriptures
fcel the birtli, in
whicli
'
this also as well, that the holy
manifest Opposition to the Holy Spirit and to
were spoken by
liim.
Tlie
loud-voiced
among
prophets, Isaiah, shows that he came forth from the bond of virginity like
anything
eise,
and he was ineffably born without rending her from Mary
(iod-bearer, saying thus, 1.
s. L.,
i,
«
Before she that travailed bare, and before
14-16; p. 167; Zach. Rh., VIII, 5; C.
Li.
M.. p. 950.
the tlie
XXIX.
[89] , '
\-Lzoi
V-o^v
:}'i^£<S>
J_iJ-*.öN__<
-.Kss^eo
)i">./
JJ;
K-J^v*?
^o
"•JK_»-^-- -_io
V^00
-ö&>
.-*--*.
JAsjjl-xS
.i^_s_.»
J—^aj
JV3^
i^—?
)oi
»-»-a
Ms.
1
-»öi_\
—
V*^
JUj?
\-=>\3
2.
)iyi!a
jlcv»
cj.-_^-au_\
shows that the
that she escaped
who
of her
also in the
born
»
w*6(
mi;
»^.j
J,-»K-s.
,..»-_>
»_---\Ot
J-°ü
*--.»
.•(.__!._>
and bare a male child
birtli
J-L-u./
yCy-s.-.lXj
»'.
The
fact
took place with pereeption on the part
So Gregory the Theoogian
gave birth, and not in phantasy".
sermon abont Easter says
of the birth of the babe vvhen
it
is
But she also cried frora the compulsion of the virgin and maternal
bonds, with great power, Isaiah
i
3
«
:
J-s
Ms. "'«.
of the travail came, she escaped
jiain
|i
ü.,.--^..;
.-JfcsJt-^
W° ^^ rr*
•)*"*» °
J-Üj-3»
o__\o
J—-^*/?
l-^^v li^ ^ "3 ^ooV3
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K_.)üi.£aii
K..O
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JKjl^V^
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j',-2~M
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^.öt
3;
"
^oo_.ia^.^o
^-_oa_io
Jjl^Aojl Ja*.
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JIo-jl-jl^V-^
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JlJ-i^^flO
^
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K-^^-s; -6i .-o-ool JKxlSoo
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Ia»**>.
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l^-^o
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|jAo|
]Va-fl0/;
.]K..w_sj *__o
^_/
j.io
^^ioj
TO ANTONINUS.
-Jp;
.J,_\a__o oo» joot >
^-^io
JJ
K-£«_v.3; ,_.; -6|
t-.a.....y>
—
announces
»
when
How
'.
a male child
was born
froni the prophetess, as
could the fact that she cried l'rom the compulsion
and did not rend the bond of virginity happen without pereeption, and not with such great pereeption as this on
part of her
tlife
took place ineffably and beyond everything. in all
who bare ? And these things He who wished to come truly
nur attributes, and to be made like to us his brethren without
certainly born in
pereeption in her
fleshly fashion
who
by
bare, free from
a all
and true
manifest
birth,
to the
the I.
to be subjeeted to the trial of pains
bearing of children
whole race of men? Is..
i.xvi, 7.
an aor. ind. from
—
2.
—
4.
—
3.
causing
For
how
and anguish, who put an end
anguish through the fact that joy was born for
in
For,
yaviaGix.
zpdc
was
pain and suffering; for the prophet
proclaims that she gave birth before the pain of the travail came.
was she
sin,
«
Lo
!
»,
he says,
Greg, äxpavev, Crom
Oc. xlv,
13.
«
lxpT,Yvjat,
I
announce unto you great whieh the translator has taken
for
::7
r
b.
.
LETTERS OF SEVERUS.
262 yciaü^
^«l/;
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[90]
JK.^; Ho»-« yOJÜS.
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Ms. ^'llio-
joy, that is to
Saviour,
who
XXX.
the people,
all
is
ÜF
llial
the Lord Christ
THE
»
hath been born to vou to-day a
liiere
'
HOLY SeVERUS,
FROM
THE
TO
LETTER
,
of the same patriarch said to ihm that breaii
which
is
impassible
BIL1TY AND IMMORTAL1TY
and immortal, and
TO THOSE
WHO
is
PAKTAKE OF
HIMSELF SAID AND CONFESSED THAT THE BREAD WHICH IS
THE BODY, BUT NOT IMPASSIBLE, BECAUSE
in
tue book
not proper to say that the
it is
consecbated upon the holy altars, which
is
OF Emmanuel,
PRESBYTER
THE
Victor 2 because someone when reading with the same Victor
IT
IS
a
is
the body
giver of impassi-
IT,
THOUGH EVEN HE
\S
BEEN TRANSMUTED
II
BliOKEN AND DIYIDED;
IN
ANSWER TO WHICH THE HOLY MAN HIMSELF SPEAKS AS FOLLOWS. 519-21
For the bread that
(?).
transmuted 1.
itself truly
is
Luke, n, 10,11.
were writleu soun
is
—
2.
S
consecrated ou the
the body, the
.L., p. 154, 474.
aller episcopacy.
body
of
holy tables liiin in
These references make
See also below,
p.
103,
106.
il
and mystically
whose aame
probable that the
il
was
in
letters to Victor
JjlOJu*
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1.
—
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Added
2.
fact
transmuted, that
Bat,
is tlie
if it
«^üKj;
J
it
body
mare.
is
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—
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it
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op
^>o;
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..^.jJ^ioKjiLie;
^01.^0
a^o
)
• .
him who voluntarily died and rose
is
1
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J-^t-s
Ms. ow-
him who
what
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yOOi-fcJLo^LS
Ä £0»
rose,
at the
seen
it
is
that
piain
bread that
it
for
is
bv which we understand and believe
it
is
mystically transmuted, but
is
time
to be the
it
broken, do
us to say that neither
for
By
indeed bread. it
our sakes.
impassible and
is
of the senses, and, seeing
be indeed immortal,
to
God's body
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3.
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JJo s^otoJS*../
which comes under the eyes
not confess is
in
Ifwe do not look
immortal. at that
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)la_na_»—
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TO VICTOR.
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-
••,
o&. ^-ju^aio
}
—
XXX.
[91]
body
the faith therefore
of
God who became
incarnate withont Variation for our sakes, and voluntarily suffered and rose,
by the same
faith
we understand and
confess that
it
is
also immortal and
impassible, and bestows impassibility and immortality on us.
allowed
to be cut
it
for us to
and divided, because indeed
partake of
which has
it,
in the
it
same mercifulness
many even with
is
who
was otherwise impossible also
been already transmuted to appear as
confirmation of the transmutation that
For he
allows God's body
bread.
And
for
a
accomplished this has been seen bv
the eyes of their senses themselves, and they have seen
bloodstained llesh being broken, not the bread that
is
laid
upon the
altar.
LETTERS OF SEVERUS.
264
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XXXI I.
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p. iv).
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»
3.
F
Of TUE HOLY SEVERUS FROM TUE LETTER TO SeBGIUS
canonical way, and that
it
\ND SOPHIST.
as the truth
liim at
Ephesus,
demands
;
and
1
have thought
, '
many
but
was done
in
a
and on the
addressed the arguments on
it
also dealt completely with
I
good and urgent
to
send a
Not only the wretched man
copy of these things to your learning. Scythopolis
I
persons some time ago, and
to certain
it
casts no slur on the holy Dioscorus,
synod which assembled with
it
>,_*./'
F wos***, L
But with regard to the reception of Eutyches that
head
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515-8.
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others besides beforc bim and after him, employed
the same blasphemous absurdities, not knowing what they are saying-, hnt made empty-mindedness fulness of blasphemy against God. The holy synod
which assembled
new whatever with regard
taught nothing the deprivation l.
John
Ephesus with the saintly witness of the truth Dioscorus
at
3
of those
the scholastic
:
sc.'
who were
Loofs, Leontius
Lebon, Le Monophysisme Severien,
p.
149,
153,
v.
to
infected
the faith, but only effected the Jewish poison of
with
Byzanz, p. 269 Texte
162.
—
2. I
Tim.,
i,
7.
—
u.
Untersuchungen, Bd.
>. xaüai'peoi;.
III);
- TO
XXXI.
[93]
J^;oKa/
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)l).iQ^
SERGTUS THE PIIYSICTAN.
—
M Pcuima;
v
l
(sie).
voom^Siüso
Nestorius and cast them
off
:
bu1
Eutyches, wlio presented a petition and
anathematized his heresy, on aecount of which he was aecused, il aeeepted on the ground of the actual petition itself and on the ground of the minntes' that at Gonstantinople
were written
before Flavian,
since
it
did not recognise
and the disease hard to be discovered was for the in aecordance with the human Standard properly hidden from it divine Scripture plainly teaclies that 'man looks on the face, bu1 God looks
was
the poison that
in his heart,
;
on the heart' 2 Chalcedon,
.
who
Bat what will \nyone say about those who assembled at reeeived Theodoret and Hiba, who not merely liid the foul
heresy of Nestorius
W'hen the contents
in
the heart, but actually displayed
of the minntes'
on accounl of which
took place had been read, and his Ietter to Mari the
many blasphemies (a copy of which representatives of Leo, who had become prelate füll
of
I
it
with open face.
Iliha's deprivation
3
which was
Persian,
liave also sent to
you), the
of the church of the
Romans,
« Pascasinus pronounced him blameless, making the following declaration and Lucentius the reverend bishops and Boniface the presbyter representing '
1.
0«o(ivr,(i.aT«.
—
2. I
Reg., xvi,
7
—
:J.
xa6a:'f,E(5t;.
—
4. SiaXaii'a.
:
LETTERS OF SEVERUS.
266
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read,
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—
|_x2o»U(-
J.ia_
it
» «
oöi
Herp the extracl
5.
in
'From the reading
of Pascasinus,
we know
when
his letter
recognised that
shown
Für,
to be innocent.
orthodox''
it is
ejected in his absence be restored'
synod assented
who
oi\o ,1^3-aj
jlaj,.^J.__o
;
and therefore our decision
that the episcopal rank also and the church from which he
those
^_o K-dJab.?
r_*_"in\- r_' ^_n cn.Ln
Jjl__./;o
l3ao^m9(.
.•
,->
j._a_o;lio/
.
and from the Statement 3 of the reverend bishops
that the reverend Hiba has been
was
,a,ol/
ot_->
J-=u.oi
JJ
with erasure following.
the apostolic throne' said by the of the
:^
^'p; yoouuv-
__.3_j
178 v" b.
:J__~^o/
.
^^ioo
cu_a_vcn-iHc\T^ r_jir_* -ic_ta
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)
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'vtrt »
J^lÜlJ;
J^a..a_flo.;L2/
.
.
[94]
;
And
:i
»
.
tliings
tliese
to
those
men
make
dare to
the
the whole
How
and they promulgated the same decision.
defend
is
was wrongfully then can
reception of Eutyches,
which took place according to the canons, a charge against the holy Dioscorus and the synod which assembled with him?
Of THE SAME FROM THE LETTER TO TUE ORTHODOX
XXXII.
BROTHERS Siiice
513-8.
IN
THE CITY OF TvHE, WHICH
yon have thought
anathematized, the
man
of
ill
to
lit
ask
6p6vo?.
represents
—
2.
yüprtK.
Svctiävuiios
—
3.
öno^aoic
and perh. means
for
SuR.
IS
wlial
reason Eutyches
name' and impions, and how
received bv Dioscorus of saintly meinory, 1.
nie
-
thal
4.
öp6iS8o£oq.
we
—
5.
"
it
is
say in a few words that Mansi, VII, 261.
—
6. 6p6<58o5oi.
he was falsely Damed Eutyches (fortunate
is
was he was
that he
—
7.
This
XX XIII.
[95]
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J.rr
r
-'y/aN
»V
chV
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yC*^
3 .rr* S^-a-°U? •\ i-'y-^
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V*^*
XXXIII
M
•'^^^ cnlncwp «l^n rsf-v^x^a 3.X~
Ms. om.
I.
K-/j ^--^-/ vA*Jok£.r>
vOO».i
i-
—
i.
Lacuna
in
178
r
^.iOO .JloJL-V^O J^JU^iCUS O^stol/»
ms.
on presenting a document' which contained a right confession of faith and anathematized Mani and Valentine, and Apollinaris, and those who say thatthe flesh ofourLord and God Jesus Christ came down from heaven;
received
to at
which he further added the words that follow (though those who assembled (lhaicedon interrupted the reading, when the things that werc written at
Ephesus
in the transactions
which they wished
name seems ayain
concerning him were put
impule to him wert- slanders
to
to have 'returneü to his vomit'
—
XXXIII.
2
Of the
iioi.i
THE PRESBYTER AND ARCHIMANDRITE
And,
in
of the
it
and of the minutes
known 8
1.
/.iScXXov.
—
6.
—
-2.
Of Tagais
npä$t;.
—
3.
Mansi, VI, 633, 639-643.
(S. L., p. 318, 320).
—
7.
of
ill
that, as
we
6iaXaXi<x?.
said, in
from these
consequence
written in the royal city, and of the
depositions 9 on behalf of Eutyches that are contained in
u/1'.
man
'
AB0UT THE RSCEPTION OF EüTYCHES.
,
has been clearly made
document'
that
not to extend the letter to a great length,
Order
declarations '
.
But the
.
And
from the letteh to Neois
Severtjs, 6
'
that the things
in),
3
—
—
i.
II Pet.,
8. ino[;.vr,[ia7oc.
them
—
the holy
tlere the ms. breaks
ii,
22.
—
9. /.OTOcOeuei«.
5.
synod
513-
b.
LETTERS OF SEVERUS.
268
^i-^-ollj laS.
J_.aaJ.
>ooKio
J-*>-^o
°°^
-'^ot'
.|_3jo_^ JXsJ^./
oolo
i78vn. yooi^jioi loS.
3
oot
i-
^«v^| ..•^oo.i.Ikxiolo jJ^oKiJ. JjlV^
.<*> .
.^isoi >ai>o Jooi «oioK_/ voou^JL^o
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Jjls^cL. ^-*> i_a^
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J»-*-^! •°91 ?
Jj/
.(iaj..^
J"^ l^t-3 ?
©ifc-ö-.
Ms.
declared this
man
in the city of the
innocent; and
fact that after these things the
own
ja*
>s/;
",-io
jiI>o'K.io
s-'oi
^amYi\ »a-J^i a\
which ihen assembled it
(.jc^-q^ol^
^a^
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Uy^>> )K**~J^xo Jlq.^oISo3
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,»::^o
}
JJ
[96]
evil opinion.
reproach, because
again returned
to
it
Ephesians gave a decision by which
can never be accused on account of the
same Eutyches ran back
to the vomit' of his
For neither against the holy fathers did this bring a
many
heretics consented to a temporary hypocrisy, and
their impiety;
since
318 holy fathers
even with the
Eusebius Pamphili both sat in concourse with Ihem and was one of their nnmber; and he contended with these on behalf of the madness of Arius, and
armed himself against those who held the right opinions. (And
Bnt
in the
synod
at
(i
Utile farther on.
i
Chalcedon Dioscorus said
this
:
«
But,
if
Eutyches
holds anything outside the doctrines of the church, he deserves not merely punisliment,
even
but
iire.
But
1
concern myself
Cor
the catholic
and
man soever y>". But that the saintly man memory acknowledged Emmanuel who is of the Father's nature
apostolic faith, not for any
of
saintly
in
1.
II
Pet.,
ii,
22.
—
2.
Mansi, VI, 033.
XXXIV
[97]
^jofcotio o£^
:)ooi
Jo.oi;
£>l
-
TO ELISHA. :Jloot^J..s
oi^>
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•:-
269
Jjl^s
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1.
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2.
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how
in
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smaller letters.
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Godhead himself
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JfcsAV,.~
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Ms.
$.
o*-3 !
Ms.
4.
have become also of our nature
and brouglit
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b.
1^*1
vf>;-x>b-
manhood,
in the
were written
do \ve need any other Eestimony, since the minutes' that
in Constantinople before Flavian,
^-.J
217
again at Ephesus, plainly
in
was confessed by Eutyches, and confirmed he asked that synod, « Do we all also agree to these
contain this expression, which
by him, things?
in that »
and they
XXXIV.
said, «
—
We
Of tue
agrife »
iioly
- ?
Sevehus, a letter to Elishä
THE PRESBYTER AND A.RCHIMANDRITE, AND THE REST
The
saintly presbyter
John
lias
removed and gone
the righteous, and to the rest above in
expecting the day of the perfecl and
made
perfect, as Paul
the foreknowledge of 1.
Ü7to(j.vr,!J.o!7a.
grammarian see G. B.
of
M., p.
—
2.
—
(Joh., Vit.
:i.
Appended
Sev.,
in /'.
in
.
to the place of light of
who have
so lived abide,
promise, and not without ns to be
initiated into the
God somewhere says
Ibid., 744-
Caesarea 1323;
who was
which those füll
:l
the ms.
lo bk.
0., II, 278), a
Lebon, Le Monophysisme Suvorien.
deep and inelTable things of
What
'.
p.
need
m
of the
work which
147.
—
4.
is
there even to say work against John the
exisls onl>
Hebr.,
xi, 40.
in
fragtuents
519-21
(?)
LETTERS OF SEVERUS.
270.
p
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what poignant and heavy sorrow has shaken my soul? For it is a great loss hat this wretched turbidity of times in which we ourselves have been leftalive should by such men being snatched away be gradually laid bare and reduced 1
About
so to speak to the last dregs.
the laudatory side, but, overcome
oii
the
a
kingdom
way, clad things
all
by the multitude
that
might write
I
of subjects,
I
say this
he alone taught us and caused us to see before our eyes, what
briefly, that is
much
liim there is
of
heaven that
in the feeble
outside,
body
is
spoiled,
which spoilers
seize
as in a cliain of lead, he parted
and by taking
little
thought
for
In such a
1 .
and dispersed
things
that
draw
desire of heavenly things, he
downwards, and receiving strength through iitted himself wholly for things above, to which he has now
we must
Therefore
easily departed.
both weep and groan for our solitude, which has been
deprived entirely of such a pattern and honourable example.
ought
to
bow who
praise him
so Orders these things andbrings
and strenuous Job somewhere says, that gainsaith
1.
Mallh.,
But, since
our neck before the just scales of the judgments of God,
xi,
12.
him?
—
2.
For what Job, xxiii.
13.
et
But
if
them to pass
he too
liath
:
for the
sojudged,
he himself vvished he also did »-.
we we
wise
who is he And for
—
XXXIV.
[99]
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TO ELISHA.
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2.
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4.
saintly prayers of those
who have made
a
good deparlure hence we may be saved, and as far as possible be kept miliarmed, and not wander irom the l'ailli of these men, and may be raised to
them
in
May
memory. But
these things be so.
in respect of wliat
your lovc of God about the sustenance
of the poor,
has been written by
and our necessity or
refreshment, and that you wish to share witb ns in everything, and give
know
readily,
we
this, that
accept the
small and weak, we look
tu
our needs set ourselves to
feel
«
In
all
things
keep myself
I
füll
pnrpose of your mind, but, being
Paul the doctor of the church, and as regards
shame and
refrain,
speech use his
3 ,
But with
respect to the
relief of life
II
and will beg, and grasp
words and
Gor., xi.
9.
—
him who says,
is
our brethren oppressed,
2 be importnnate, or rather will use lawful
will
say,
«
He
4 ,
and
incite to liberal giving;
2.
[iä»,ov.
—
I
who
r boldness
and
I
are
will exerl
of
will again
that soweth sparingly shall reap sparingly; and
he that soweth bountifully shall reap bountifully 1.
at
have kept myself wilhout being burdensome to you and will
»'.
labouring under the same dislresses, by which myself, and
and look
3. rtappjioia.
—
i
»
:
and
Peili. read *§$'— 1°
this he seals
'and urge'.
by the
»217
V
I).
.
-LEITERS OF SEVERUS.
272
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that
I
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Every man as
:
LoL,.~_so
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you were acting
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Ins heart willeth, not
for
for
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«
Jch.Ss
.5;Kjl/
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wicked grammarian, by often writing and asking
was completely
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«
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)n,m\ w^.00
JLauS.
^_.»
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God loveth a cheerful giver » have composed against the heretical
necessity
book
^ia-iJ./;
^«.\
very wise and understanding addition,
grudgingly nor
^.iO
^ojol^./
x.O^a.S
oü^s
jia-o;
:^i^o
)oot
Jlo<Öt.flO
)K_Q^
^.V? OÜS.O
J-XLJL)/
[100]
it
lo
'
fatuity of the
be sent to von
men who urge
before
it
who
healthy and well-prepared, and instructed in military affairs, to appear
in
is
the line of battle
by God's help
it
when he has not
has been
yet pnt
finislied, as far as
been duly written, and duly collated as It
to
was I
011 bis
armour.
But,
difficult for nie to correct,
because
I
a boj
now
that
power goes, and has
our
little
was
possible,
it
has been sent.
a very difficult task and ueeded a great störe of books, and
speak
and
far as
like
am moving
it
was
so
from place to place,
have not everywhere at hand fitting testimonies and demonstrations
from tHe Scriptures.
For
I
thought
it
right to meet no1 only the lamentable
babblings of the grammarian, but also the whole
web
wha! was defined and done by way of innovation
at
of impiety contained in
Chalcedon by
llie
synod
which met there, and theimpious Tome of Leo, taking occasion from the very 1.
H
Cur., ix,
6,
7.
yj^io/; ^-^ot;
'
'-'oötA
y^tu
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Jlo^^-w.--.
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1,
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•
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—
Ms.
2.
—
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things stated by him
3.
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—
4.
Jiot
Ms. voov.fcv»/-
grammarian)
that
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pl.
expose the dishonesty
oi'
3/
bitterness',
and
oi'
show
to
sprang, and that these things arc not nevv, but were evolved long
it
ago by the impious Company of those wlio unlearnedly held and not only orthodox
JUV—
La^^so-ai»
JJ^ä
«r^r101
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-J^^C^^s»
the adversaries, and cut the very root so to speak
wiience
^.io;
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Ms. um. v
mean
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^
—
XXXIV.
[101)
2 ,
this evil opinion;
show -»the agreement of the doctors things whieh to men wlio are not practised in
but also
so,
and of
to
of tlie
divine
doctrines seem to be contrary, and have the satne purpose beforc them, and to
guard myself as
far as possible against contention
diately therefore after the holy Cyril
who
so to speak taught the
distinction in theory
3
and
all sides.
Imme-
and Gregory the Theologian, and
same things, had in
from
we must note the whieh Emmanuel is
also said that
thought of the natures of
composed, from whieh natures the different character and diverse essence the elements that
memory, bishop the division
in
were joined
of
Ancyra
thought 5
in Galatia,
On
.
this
confounded by the heretics as 1.
Ilebr., xil, 15.
—
2.
öp9doo?oi.
—
union
in
if
3. Bewpio.
—
seems
to
deny
many
they were i. oütn'oc.
'
of
recognised, Theodotus of saintly
is
account
all
—
.",.
this
and not to accept
of the orthodox" also
adducing
Exp. Syn. Nie, 10
fathe/s (/
J .
(j.,
who
LXXVII,
were said 1328).
218
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a.
LETTERS
274
p
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i is
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vpa-J.
contradictory things, though the objectors could not discern even of the
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«.so
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.jliö
J;oi
words of Theodotus, but read them
This therefore and
God shown the
and,
such points
all
stretching forth bis
we
liave
brought together
tlie
reading
words stand.
differently, not as the
froni all quarters,
band, bave explained tbem, and so have
which
Tlie demonstrations
objections of the impious to be vain.
ihey adduce are of ancient date and not of yesterday
and the day before, and
they have been worked up by means of inventions and false attributions and tens of thousands
<>f
contrivances, since they wish on
refutation of the impiety to he futile.
with great
which were spoken
fit,
me
surrounded impiety
»'
:
in the
in
name
all
sides to
them.
show
was indeed atask
passages, and lay bare
difficulties to lind tbese
and expose the deceit contained
Therefore
it
tlie
evil
the
replete
dealing
These things the prophet's words
ol'God to lliose of Israel,
«
Ephraim halh
with falsehood, and the house of Israel and of Judah witb
and
still
better that also
which
is
written in Daniel,
«
They
worked zealously to strengthen their deceit which consisted in transgres2 Having therefore as far as possible read all the books, thoroughly sions » madc myself acquainted with their evil purpose after and not negligently, .
1
l.
lld>., xi,
I-.
—
- Nut
in
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Dan.
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'K-sou»!
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^^£0*5
could not be
of exile, and flee from
To me
also
it
the wise and Ghrist-loving Zacharias the scholastie
to him,
mentioned
for in the royal city also
:
when he wonld
listen
used
I
attentively with
11
to
care
all
and received from God the privilege of being a wise hearer
fulness,
salem,
I
Jja^io
)ot»«^ol
'
*2>\
."w^iäiw o£\
,j>
2 refuge like boats npon the sea.
slionld read the dissertation
bring
JJ
^..^.^o .JJUoo
^.1 oolo .-'KjOio
though
this
one place to another
was gratifying
v£>i_^
^-»;
after searcliing for
and
all),
^L-j
.
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^.Ot .'looi )J-»-JO)
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K_V-°.^/? oöCS. J_^jc*s j^laioo
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JoCSs ^ioo .-Jooi ^iai* JloK..k.~ ö£so yas. K...J^u. «_.
rn,
s-,01
—
XXXIV.
in:;
of .lern-
of the church of God. and did not shrink from being an
admirable adviser, on account of the great experience and Instruction in the sacred books which he that
upon you
that
it
it
the religions presbyter Victor' the
was even
falls
And
enjoyed from his boyhood. 1
way
no
in
lias
ereater, and reaches a
still
believe
same grace blooms, and
which was given
shorl of that
\ve
to
him, or certainly
hierher Standard
on account of the
order of the presbyterate, and the priestly seat to which you have called
by God.
therefore
I
beg von
all
to read the composition
and with attentive thoughts and, as your habit
is,
men we have anywhere gone wrong
it
to point
should be helped by a brother, this also
1.
ayf^ix.
—
2.
PATR. OR.
xapöSia.
—
T.
—
XII.
:*.
—
The biographer F.
2.
is
vi Severüs
wisely, and out.
«
been
diligently if
weak
as
That a brother
the firm strength of a fortified
'/'.
0., II.
7).
—
4.
See above, ep.
J :
>0.
19
218
v
a.
LETTERS OF SEVERUS.
276
.
•
JK im .Jm.^09
oöv^o *
218 V"
I
..^
J_.o£3s
J—oo^^uJ-s;
p
oöi
»',
.>»'j-D;
-_jooi
.
oi^o
1
.- )•,.-.:*>
God-inspired
tlie
P
»^^v»
.-^-.oca
j)o\^L2
la^.^>o£,£0;
IS^V-*
teacli.
p
•
Tlierefore
.)
ivki
v-^
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i-
3
JjV— / )°t*°
»\ Jbo^ io^ocu»
and
divine and profane
skilled in
our
it
Business, as far as possible, to bring this dissertation also to certain of intelligence
^-»»
.J-».3o;j
we made
also
)LsüJJo
jlajLsKaLio
*»^s ^.^cn^
— yt— oKa/
JIculsKa^o lo^
words
-M
jJbö
K».J__jl^ooo
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men
argument, who are not without a share
learning, and read
it
to
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[IO'i]
in
them, generally stealing an
opportunity for reading, and doing this in secret, on account of the present 2 The beginning of this treatise I have put in such a form in order may seem to have prepared this while I was living in Antioeh, lest
tiine.
,
that
I
perhaps these adversaries might kindle a greater Harne of prejudice against
me,
they perceived that this had been composed by nie in
if
truth
when
when tlie
was there
I
I
began
persecution came,
it
of
we have
olf
doing
in
to prepare material for an auswer, though,
',
have often asked for the
Dispensation as you say to bo sent you, the only reason put
and
scaltered these things.
Since you, the Goddoving presbyter Philip
Book
exile*:
this is that
we
are desirous of
lirsl
for
which
carrying out your
request, and casting an eye of criticism on what is written in it; which down to this day we have been confident of beingable to do, though all our
attention
was occupied with
have read your book 1.
l'r..
xviii. 19.
—
2.
the said composition.
also hastily,
<sy;i\\i.a..
—
3.
S. L..
we i.
51
will send ;
i>.
181,
:(8'i
it
;
Tlierefore,
when we
as soon as possible.
see below, ep.
.">:>.
XXXIV.
[105]
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who have been converted from tlie error of Theodotus we there are some who received Ordination from Theodotus much, that,
to those
say this
'
,
it'
was
he
since
liiinself,
bishop
a
legally
but
appointed,
was
perverted to the abominable tenet of a self-created observance 2 of the illegal re-anointing,
and
,
al'terwards
mean
I
that
to a -«hange as to the faith, so that he does
God Jesus Christ, who is of one essence 3 witli Godhead, himself became also of one essence'' with 11s
not confess that our Lord and the Father in the
without Variation, and took
our
likeness
subject to the periods of penance which bisliop of Alexandria, laid tlie
Timothy
down with regard
heresy of the Diphysites'.
But,
if
except
only,
let
Gregory
or from others,
who
he
who
are converted from
some others who derive the
ordinations alleged to have been performed over them from the 5
these
of saintly meinory, arcli-
to those
there are
sin
man
called
are not even bisliops, let these be reckoned as
lavmen, and not dream of the name of service or priesthood; but eventually aftcr
l.
some
time,
if
Bp. of Joppa (op.
ieeioöpyiuxei« (Col.,
B. M.. p.
643.
—
5.
II,
some
cit., p.
23).
—
of
them receive
a report for
good works,
207, 356,392, 472; Zach. Rh., v,4; Evagr., in,
3. ovoi*.
S. L., p. 232, 472.
—
4.
8.
r...
p. 201. 368, 382;
Zach. Rh.,
6).
—
IV,
12
2.
let
these
This represenls
Land,
p.
162); C.
*
21«
n.
LETTERS OF SEVERUS.
278
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they liad been advanced from the lay standing to the
1
.
But
I
was surprised
to see that in your letter,
though
you termed them laymen, you afterwards asked the question « low long a 2 period ought to be appointed for these mcn », as if they were clergymen I
,
men who
never became such at
all.
Therefore also
I
praised the ignorance
of the religious presbyter Victor about these men.
As to it
to the r complete
John whose soul for
:
we by
knowledge
We since
man, also
we
is at rest,
recalled to
\:,.\>.i.
Ar oi*.oL — l
bellics of
and would wo to us
:>.
poor men,
liad also
seil
perfect
by God.
to liear that those witliout are at peace with you,
of the field shall
again praised hiin
'2.
many
mind the divine declaration which says
For the beasts
—
',
fill
which we pray may be given
The end of the I.
which may
God's grace have books
of these,
were not surprised
we et
manuscript 3 of the divine Scriptures which belonged
who
letter tu
7rxv8sxTYn.
be
at
to the righteous
peace with thee
»
5 .
Therefore
confessed these things without falsehaod.
Elisha the presbyter and archimandrite.
—
'/.
Or 'the Scriplures
'.
—
S.Job,
\, 23.
XXXV.
[107]
—
TO THE MONKS OF TUR KÄST.
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XXXV I!
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2.
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3.
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5. p
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11=11
TO THE MONKS OF THE E AST
S
the brothers
all
in
who
life
and
'.
are practising
our Lord.
in asceticism
without fear stretch out their
groaned deeply; and
1
to
speak generally for
versal wrath, and the face of Tliis letter is
hands against every man tili
there
all tliat
who
district\
God were not
live a religious life in If
there were not uni-
would
averted, you at leasl
preflxed lo the correspondence with Julian of Halicarnassus
monks Land. Anecd.
:
.
absenl in Add. 17000, whieh contains that correspondence.
the expnlsion of the
have
are needed for you) but for the countries
wliich have been deprived of you, and for those
and
for age,
was no strength For Holy Scripture somewhere says 2
continued weeping
weep more, as the sorrowed not for you (no tears
thera,
and
Itwas
Syr., II, 289; Zach. Rh., VIII,
5).
in
the
Roman
mss.,
clearly written at the Urne of
—
2. I
R 66 v
K^— ^j
same thing they have been driven by compul-
to this
in nie to
is
'vQJoi
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of monasticism Seferus greeting
are honoured for eminence in
sion,
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1
260 V.
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the holv fathers and archimandrites of the holy cloisters in the East
withdrawn, and that
bul
^
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have heard that the great convents of the holy monasteries in the East,
I
I
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Of THE PATRIARCH SeVERI
the God-loved
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and the presbvters and deacons, and
and
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66 r c. 260 I".
Reg., xxx,
4.
—
3.
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LETTERS ÖF SEVERUS.
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i!
—
>o-i,j.i/-
2.
Here
breaks
p
off.
was threatening it. her sins, and was being
So
ruin that
because he did not wish
who would
lier
to
1 '
(for so
and shaken, what
is
make »
not a
2 .
If
cannot be assuaged and wrath that
judgment brings
cattle
and lipon
of the earth,
Midi.,
chastised
God
of
seento address,
is
füll
vii,
and they is.
—
2.
way
in this
end.
:
«
Go up
Leave her foun-
who are now been
then you,
the foun-
disturbed
there to expect, save sore stripes from God, and great
wrath and mine anger
].
vooi^o
divine Scriptures
the
dations of the Lord which stave off destruetion, have
upon
"^
|U/
administered such chastisements as were to come, things which
dations because they are of the Lord
in just
j-U^s;
have prevented the
bring a complete destruetion,
walls and pull down; but
evils that
Jjo»
delivered to various chastisements, the
Jeremiah saw and heard by prophetic pereeption, to
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fcÜL^SO
again spared her on aeeount of his great mereifulness, and,
term him),
who
J
ot-Vj^
,1a»/;
/
yoto.p.,;/
when Jerusalem was being
also,
merey, 'he that taketh pleasure in merey
those
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Ms. s?'w.
remained, as pillars of the great house
liave
for
3.
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[108
it
is
all
poured out, which he who
declares in such words as these
pound
things that are in the
10.—
:i.
:
«
Behold! inv
out lipon this country and lipon
shall be burnt
Jer., v,
is
up and
Id., VII, 20.
field,
and upon
all
men and the fruits
shall not be extinguished
3
»
?
;
XXXV.
[109]
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»
—
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For these reasons I
I
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i.
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Ms.
JJLso—
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K^^v p .JjA^.io ^6* a »»; um.
—
stop.
5.
Ms.
I
perceived not the number of
my
contemplated the desolation of the ways that led to your
remembrance
who had
a zealous desire to delight their
of divine Hangs, and to a festival,
whom
constant stariding
and the upward-pressing
reminds rational sonls of the imitation of God.
mourn because '.
»
there
is
(And he
none
to
come
which
life,
For thus Jeremiah also made
lament after the destruetion of Jerusalem, and said as in a figure
her are desolate
JlS^^iö
^»^°l N
t-t-20
J-ojh>o
J_£—o
K^Jv--OU»
^.^io
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sorrowed, and
and angebe singing were
of Zion
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-oot
Ms. I&^aa-
7.
convents and sent to you those souls by the
^-£»i0
J-äJ^ao
JjU.jl.30
Ms. with slop following.
2.
ins. laier
groans, while
>
V-^x
JJ;
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)fH>o Jju-; otlo-si jl^via^ ^cu*po
t-iö/o Joot
—
Jü/
I
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Ms. "C^-ji
1. oiii.
jJ;;
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^JLS °I
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'
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TO THE MONKS OF THE EAST.
-
«
The ways
All the gates in
to the feast.
hiinself clearly said tliat her
:
produce
is
given
priests shall go into captivity groaning, and tliey And slie that them the virgin life shall be led away. that have taken upon was abandoned by them hath bitterness for these things ». For, in order that none might think that the larnentation that was made was not right, on aecount of beams and stones and great buildings that were razed to the
to destruetion).
«
Whose
earth and the dust, exalting plainly by
made proclamation and
lie
1.
Lam.,
I
i.
said
:
«
words the greatness Her
priests
groan
of the disaster,
and
her
virgins
LETTERS OF SEVERUS.
282
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J^i-Q^.
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^-.1/»
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J^-jl^s
OÖ» .^^-QJl
[110]
stop.
are carried away, and she herseif within lierself hatli bitterness
And
»\
was in Elisha the great, who Elijah, the man of manv visions and miracles, foreseeing that which was future like the present, and how many evils the people of Israel was to endure, inasmuch as Hazael, King (»f Syria, was to come against theni to received a double portion
war, wept bitterly
the spirit that
tif
the incurability of the evils that were
when he considered
coming, and under stress of these things he could nol
refrain,
and abstain
from tears, and l'rom pitv, though they were about to endure these chastise-
And therefore also the divine Scripture says as in Bat I heg and entreat your sanctities wunder « And the man of God wept » 5 (for you are my affection no less than he ), you who also suirer with your
ments as they deserved.
J
.
:
kindred, and, to speak in the words of the apostle,
and of grace
»
',
pray
mercy
liave a liearl of
«
the sheep and avert the wrath, and cease
for
not
holding up your saintly hands to your Jesus, saying to him from the divine Scriptures,
«
Have
These sheep wliat have they done?
thy people, and give not thine inheritanee to shame
» ".
pity, Lord,
Perhaps he
uppn
will be
turned by these prayers and repent, and will leave in his country a blessing, I.
Lam.,
i,
i.
;.
I\'
Reg.,
vm,
1
1.
—
3.
sie Syr.
—
i.
Gol., in. 12.
—
5. II He?-'., \.\i\. 17: .lud. n. 17.
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2. •
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Ms. om. stop.
—3.
added over marg.
Ms. °w.
—
Writtcn
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to
of care
and no anxiety
vou, and there
is
which are adorned
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:
for well
no impediment or
in apostolic fashion
and that the lack of money
a it
it
in
provides a superfluity
who
For
I
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in diverse
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stop following.
—
air' are
forms and Coming of
have
that
with bareness, and by their steps
is
make them
a fulness of
all
stall' in
habitable;
abundance, so
your hands
is
of the faith that is in you, so that
your purse, and itself,
I
everythmg is easy of Walking for your feet,
know
others also, and the
for
your account
are shaki n also and Ihey do not
and the heaven and the
.yQA-^j.^;
vooi^a.3o
erasure. Ms.
in
difficulty
your girdles
symbol of the very hxity and firmness Supports Ihose
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vaaS
JjäJ.3
are able to bless even the uninhabiied deserts and
that
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in cursive liand.
a sacrifice and a libation tu the Lord our God.
no weighi
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TO THE MONKS OF THE KÄST.
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5.
-
XXXV.
-,,,
all
and make
fall;
but the earth
the elements supply food
it
known
to
everyone
that
by bread alone, but also by every word that proceedeth out 2 I forbear to say, wliaf is a great thing and very true, of the mouth of God » that, since you have a spiritual rock going before you (and Paul said that 3 Christ is a rock ), that is to you food and drink; for you were persecuted «
man
liveth not
:
when who saw
with this same rock of Israel of old,
1.
irjp.
—
-.
Mallli.. iv.
i.
—
3
I
it
was persecuted.
in the case of the
sons
and had their eye blinded by Egyptian
little,
Cor., X,
For
i.
LETTERS OF SEVERUS.
284
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added over marg.
darkness, and could scarcely see ihe writing of
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V-»--«^
rock followed tliem
»
:
for
it
was
them.
Wherefore
law and could not con-
tlie
who were
«
that
so imperfecl
and afterwards see Christ following
also in waterless countries he
gave them water
gible form, assuaging the thirst of the ilesh; and,
in tan-
whenever they desired
flesh, he invisibly brought birds like rain from the air
2 ,
and other things
Bnt before your own perfections, who
and resembling them.
like these
--/;
cursive hand.
in
right that they
sliould be first excrcised in the law,
..1/
->
.
tfinplate the depth of hidden mysteries, the apostle justly wrote tliat '
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L^arxxi,
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[112
can contemplate the very glory of the Lord 'with open face', as again Paul said
',
that
diink, and
rock continually goes in front, giving snprasensnal food and
showing everyone that through
you cry and say,
«
Who
shall separate
Ihe things
me
from the love of Christ?
lation, or distress,
or persecution, or Inniger or
the sword, as
written, 'For thy sake
il
is
reckoned as sheep through him 1.
I
Gor.,
\, 4.
who
—
2.
we
ar,p.
—
;i.
Tribu-
nakedness or (langer or
die every dayj
for slaughter'; but in all these
loved us »'.
which you have endured
things
we
we
liave
been
are victorious
For the results of your victory are not only
II Cor., in,
IS.
—
4.
Rom.,
VIII,
:J.">-37.
)
--
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TO THE MONKS OF THE RAST.
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285
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XXXV.
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in this evil present worlcl, in
are
more
the
life
which you showed
Then
trulv in the future world.
all
invincibility, but all of
who have been
them
exercised in
and have prevailed over shameful passions and are white-haired old age of the intellect, and for the holv order,
of virginity,
honoured
for
and receive the accompanying honour, shall be gratified with such joy tliat their soul shall be made drnnk with good things, as to which Jeremiah the depicting them
prophet,
beforehand,
spoke
tlius
:
«
Then
young men and old men shall rejoice and and will make them rejoice joy, and
rejoice in gatherings of
their
mourning
into
shall
:
I
:
I
I
virgins
will tarn
will
make
oreat and make drnnken the soul of the priests the sons of Levi, and my people shall be filled with my good things » '; and these things that l'ail not
and are as they
are,
and are never destroyed.
homes and mansions.
But,
if
there
is
Such as these are the blessed
we have
yet an extension and
been brought to the end of time, assuredly 'he who gather him, and he will keep him as a shepherd who feedeth
not
scattered Israel he will his flock'
With weeping went they out, and with consolation and I will make them to dwell by streams of waters in
bring
will say, «
will
them
ä right
:
and they \.
Jer.,
shall not again
xxxvni,
13, 14.
—
2.
go astray
Ibid., 9,
10.
»
'
I
and
way
LETTERS OF SEVERUS.
286
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But praythat we also may hold l'oot
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114]
may
to the right
and unerring way, and mir
not turn aside to the right hand or to the
left
from the king's
highway' which was righlly traversed by those seers and ministers of the word. For, inasmuch as you exercise yourselves in the law of the Lord by night as well as by day, you
know
not crowned unless he contends lawfully.
upon
us,
man
eontend, he
is
For certain tnen have come
in
well that, even
if
a
wishing to put a blemish on the 'good eonfession' to which we
2 were called and which we confessed 'before many witnesses' as the apostle 3 nevcr having said, that is, before the whole church and 'the elect angels' For that 'we are not of remissness which leads to yielded to remissness. ,
you also well know for you are the first who testify. For, 'having no sound knowledge of what they say or the things about which tliey they do uol consent to confess that the true llesh of God and the strive' Word which is from the holy God-bearer and ever-virgin Mary and from
perdition'
''
:
1
',
which was hypostatically united to him, so that from the fact that he came to be with us as God who became man he was named Emmanuel, and that he was made like unto us in all things except sin, suffers the IIolv Spirit,
1.
Nuin., xx,
17.
—
2.
I
Tim.,
vi,
12.
—
3.
Id., v, 21.
—
i.
Hebr.,
x,
3'J.
—
5.
1
Tim.,
i.
7.
)',
—
XXXV.
[115] rn
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1.
like
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us and
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stop following.
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2.
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Ms. .&».
susceptible of innocent passions, but say that he suffered in
is
semblance, and that the flesh was impassible and immortal at the time of the voluntary and saving Cross; and
wretched men foolishly speak
name phantasv lail
'
of false passions,
and
wisdom
of the dispensation
wishing
false
words they
in
it
to taste
and they
whereby the impassible God
united to himself tbose of our passions which do not of sin,
in
incorruptibility, anchdeny the true incorruptibility,
ihe
to notice
besides other impossible things the
fall
under the description
our death voluntarily, destroy
its
dominion
over us, and bv means of the Resurrection to set us free in incorruptibility, Ihal
is
in impassibility
and immortality, and
which also we were created. and death
If
I
he
Word
of
unreal form, the Incarnation
in
raise us to our lirst state in
God is
desired to display passions
quite superlluous.
Ue had
the divine impassibility and immortality, and so also he might have suffered as in
semblance and shown himself
as he appeared as a
man who
he himself
1. qpavTaota.
—
2.
is
in
many forms through
seen to have said in Hosea the prophet
IIus.
,
XII, 10.
former appearances,
wrestled with Jacob and was reeeived in Abra-
ham's house, and was represented this
after the fashion of
L> .
the prophets
:
for
But this was not
f.
*
'
LETTERS OF SEVERUS.
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—
2.
1
).^.iv*./
voi„j
)
^VaÄ*jk
^o
by means of a
real deatli he
way
all
of return to everlasting
trumpets
in the ears of
by man came death, by man as in
Adam
all
also
..
i/o
a-iö )KjL.^jO
,_io
o.
->»,.J./;o
0001 *^->po
^*oi»3;
)»oi 1-0-3
t-*-^
'<-» °>
died, so also in Christ shall
you see
Lhese things
distinction tliere is
between
Resurrection
will not hear
all live
»
:
tlie
«
For, since
dead.
For,
But... with... the
'.
men presumed
blasphc-
Scriptures and against the holy fathers
interpreted tliem in approved fashiou,
From
own
bis
manwho
For this reason Paul cries
life.
men who
Scriptures and... these hasty and presumptuous
churches.
.01
'^-^O ^ÖC^S
<--»i-s
cometh the resurrection of
inously to say against the divine
who
|-.o|N-»^o
might save the
had died through the deceit of the serpent, and make
louder than
JLaio
Ms. sing.
hat he desired, but that
the gate and
»..«-so
^-^Ol
V)
^iti
vaj/ uüio^3 y»-o
^.s
Jjlooi
yoota^« )K_0»il
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^61 ,_io yoexK.K.^.U o n «?/• vsjo *|.».n
1
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Jtaio
JJL^
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j.Sol
N^S. j-^io vÄ>oJ^a.3o
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K.^.^0« J.u/
[116
who
at various
clearly
times fed the
how much
difference
truth and error even as the heaven
is
far
hol)'
aud from
the earth, and that out of the thought of their beart they have 'devised
words
of iniquity'
and that 'truth has perished
in
their
ways, and they
could not walk in the right way' and also that 'they have removed their
thoughts from understanding lliem beforehand
1.
1
Cor., sv, 21, 22.
by
2 .
tliese
words.
K,
L3-15.
-i.
i.i\.
For well did Isaiah the prophet expose
XXXV.
[117]
•
l-JO
\
l.flkj;
—
TO TUE MONKS OF THE KÄST.
Oito-ia "\
L*^.~1
y.+\
J_S«
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JJl
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289
.
»
.,
1
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«»
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y^j^bo \jx~o\^> +3 .J_jLiy_o
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Ms. <^«-
1.
—
added n\er
1.
line
liave
that
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^n
a\o oÄol/
^.io
Ms. with stop follcwing. in
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cuisive liand.
Pray therefore, times)
J^sKo
ijot^o
^..Jjl^./
we may
be
—
:;.
is
nul
indeed
(for
delivered from evil
been unable not only
to
—
Ms. vj"»?-
blaspheme against God,
prayers.
sinner so
— bO ^k^O
\^?;o
Joot
i^Aio
Ms. P^ov
what
to
—
:
for,
<>t'
many
thiag
and unjust men.
For tln\ wicked-
their
besides their tliouglits
me concerning them. is
Jooi
Ms. oin. slop.
:,.
'their cotmsels' also 'are counsels of
murder'.
But that these
make the subject of your own him who willeth not tlie death of a right
we on our part look to much as that he be converted and For
Indeed at
live".
entreaty (and to speak the trutli on the compulsion) of him
soundly and rashly lipon this same matter', while
wrote and admonished him
—
say the same
I
endure reproof on account
For this very thing Isaiah says with
same men may be changed
^3
nthnwisr known.
ness, but even to give drink to tliem that thirst that
''•
)j/
jlct-*.^.
^«.\oj
,£0;
This wuid
7.
ones
saintly
ou^
Jjl^Äooo
jj/
ia—J J^^.=» j-LS^icLso
)K^lLJ3 jJS^CUu
«
K^j.\p.>^0; OCX ^-iO
ts..»J^L.«.°>a)0
3>lo .,iKj oulSüo .v2uojKj yooi^o
*,..,
^-^_2l-^0O .^.io^v^
JOOI
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ÖtA^i.
)i-Q~2) JfOt;
oiK_^.a-*o
)1ch.-sJ.-^;
K.»JV_>^3
G.
.oks|
in a brotherly
far
first
on the
who wrote
away and
in
maaner and urged him
uu-
hiding to
i
have
regard to the holy fathers and to the approved doctors and follow lliem, and correct himself.
And
even upon
he attacked
tliis
my meanness
in a ferocious
manner, worse than any raging savage beast, and kept bitterly complaining because he did not find
me
a partner of his error,
and over the whole
world, as far as he could, he sent out and scattered abroad what he had I.
Is.,
lix.
7.
—
2.
E/..,
xxxiii, 11.
—
3.
Julian
:
=ei?
the correspondence
in
Zach.
Uli., ix,
10-13.
r
li
LETTERS OF SEVERUS.
290
^..opkoo :)K^j^/ Ȋj_o^ou>o ,Ksl^.i
.0001
va.jöii
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j_co.3»J.y/
w
Ms.
l.
K-.ooi '»-ßjÄoo J.ia_oais
1
)^o.;QJtio
5.
were
sei
^aa^ 3/»
^.oi...K../
were going
i)l'
his heart 'not
in Palestine, as
in
w-J^ot
small
—
letters.
'1.
Ms. with stop
from the moutli of the Lord'
orthodox
3
liave
Eutyches, which
is
who contend and
liave learned,
I
saying
in other
and
my
soul because
the glory of ihe stain lipon the
I
for the
the error of the followers of Mani
».
courage as well as
faith
God and
If it
but, I
«
I
will
of the
fact that
cliurch,
which are known and
«
Chalce-
provinces
in
be
I
their 011
semblancc
Tlien indeed, heilig...
one man's error should he a
made
the true facts
familiär to
yon
accordancc with the truth
my
lot to die
go up upon the mountains, and
gain his Hxddness of speech
c ,
and may
with thee will I
I
saying
also, (for
will not
known
Jesus
is
willi
vefy
deny thee
preach to Jerusalem
»
'.
In
»
.Icr.,
XXIII,
1 'j
.
—
'1.
irca^/tot;.
—
3. ö^Qöäoäjo;.
—
'i.
',
May
receive help from bim, through
your saintly prayers and entreaties. 1.
2
could not endure the slander and the blasphemy agaiusl
Most High and the
Saviour),
:
tlieniselves
been manifestly scen to he zealous
whole body
everyone, facts
and
1
extending
Those who pride
See!
«
:
for the
being pierced by the judgments of God after the manner of goads and in
"^a^
.siu/
^j^> .^jlx>/
vo.3lä.\,
and everywhere opening
about,
capacious moutli and heilig
[nserled above line
3.
forth as a laughing-stock to tliose
donian impiety; and tliey
_
Ms. tio^Vi.
2.
laio,.^ Joj^s.; _oiäj...i
Ms. sing.
which came from
written, \ve
—
im- w.
—
^.«^ajopo»
vOoulSl-i
«•4i0 k-«-3; jlo»».^ ouK../» .J^o/; JlaJj^ca^oj
•:<)KjLca^ ""yQiolä^so
following.
Jjl*.^..cqJSi2oo .y-^OCM
y_./
ot.-^^aA "^.io J.Sia,J\o )_^oo.jl^ ^^jx>/? K^jxsl/
Lvi..',.:*»
Jfco^
.
•
io «jlSljlso
.
^^»
,,_>.-, r.^3
K^JLi«.^
a>>^-l/
^..«.-a». »._.}
^bo
0001
.,_./,Lio/o
[118]
Mallh., XXVI, 35.
—
.">.
[s.,XL,
'.l.
—
ü. ratfpricjta.
—
XXXVI.
[119]
^rfOr»
«
. t
f>\.
+£j-l yOlSs
aJO
*-"--^
yCiüa.^ )lni»^ JNjl^o
•:•
Ka_flDo/
v-Öl
Ms. <»M»^-
1.
—
-2.
Mi<. ?•
—
:S.
M
all
the brotherhood that
greets you.
God
— Oi
XXXVI.
for ever,
I,
to us, but
doctrines
2
If not,
.
theologv
I
Cm..
'j.vi
.
m
)J.iOj
JK—ioJ.
is
himself.
our God) keep vour holines-
is
with you, illustrious for
and praised be
his
in divine contests,
My
our meanness.
kiss »'.
name
spirit
Grace he with von.
to all generations.
my
sins
I
have been condemned to
long space of time in the royal city
not saying
is
»>V>.^o
what agrees with the 318
».
fathers that
is
prohibited
adding anything to or detracting anything from the eorrectness of the 3
thesynod of the 150 also incurs blame, because
to the only
\vi. 20; II Gor., xin, 12.
PATB. OR.
it
widened
relating to the Spirit, and, wlien the confession Iiad been laid
down with regard 1.
the patriarch
sinee on account of
live for a
it
36 i" b.
tue iioly Seyeiujs from tue lettek to Isaac tue scholastic,
wiiich begins, «
tlie
<>/'
Greet one another with a holy
«
Blessed be
-..
j^py^ ^s.^O
)fJ3
concord and endurance and praying
in perfect
For
OOl
K_^-«i.
.'j^oöl U^t-i-
the hol v Unity in Trinity (for this
and
ses,
M
Ija-'-oo-
TAe handwriting
May
J-ia^Jus a^ja. .^2^.;
,.—
;
laaboo Kjupcu» )U.,^£D Jxs/i
v N-\.^iO,
."i-Äl-il/
,—
ji.a^_«.*^»/
.caxyYn ,r£ji*ivßalc\Ajao
|_j/
"^^.io; j^s^oji K-J^l3;
.-j_«oi
~,J30
j
2\)\
Jlo_.K^K.i»
•Jk-JL»*-°
*
)N..a.ia.i_s
p
^.^-io
K.i-w-17 -<*^:L-
Ji-o;
TO ISAAC.
—
T.
XII.
—
F.
2.
Son who became incarnate
—
l'.
S6f}iaxa.
—
i.
for us,
it
added the
(Jeoioyt'a. 21)
509-11.
LETTERS OF SEVERUS.
292
smoA^oa
2i
JL^oK^J.; »6t jlaxacuoi JV^j^Of^o !
.'
jpö/ j^cutK^o
XXXV 11 ,rCLA-.7\ Qoo r
i,
b
J^io
mn-A &a_ln
1
JJ/
^o
fcC^ii o^ouä-co ^-.ov^o ya.^i
1.
G
>*o»©na*o-
—
2.
l'O. fNti »
M
words 'from the Holy in the
.-vrn
3.M
Spirit
(i
)K„«. jy
^ x
coJL»t>
M
)ooi
v-*>-
)
—
po 5.
M
aXOJJlolV/ u»*»o£>aaJv
and from Mary the Virgin', and
little
at
Chalcedon also placed the
^.*~\oh
Jjls-»/
cn
;\.-ä
_
'he
^O
a definition; secondly, because
made known
in
two natures;
called Leo's letter,
orthodoxy
XXXVII.
which
*
6.
UaaSioÜ/v
was
crucified '-i\H.
it
it
318
First
is itself
it
making
Lord Jesus Christ
is
Ihc other points, because
it
said that our one
thirdly, to omil
faith of the
of the blaspheinies of Nestorius, 'a pillar of
is füll
''.
Ol'
THE SAME FROM
beginning of willen
Who among 1. Äp6oSo£ia.
1
Q.1^0
obvious.
in that case the innovation is
But
says in piain words, and that twice and three times, that
>i3-8.
^lVl)
farther on in the same letter.
But you say that the synod its definition.
^6
«.daxn .»cnc\iur^7\
JJ
'i.
^**j -.^-»;
days bf Pontius Pilate'; for these tliings were not stated by the
And
before
—
^o^o ^bl^Kj^oIo
_~l
».^oa i.»/
.q^Kj;
l-'t^l-
i|^o
n^ojl-.
rtf^i-iA rcf
jlojai.)^ iooi \-*±*£
JJ /
:)Kw^>«j JLo l^aus *.r-^x
.
*^->;
1.
^
.
J_~oi
J-jl-^-o
-.Kj/ V^o/
vS/;
öooa—
.K.icu»
.)-..,..-»
oiL»^vJJ;
^00
\xoo;0|JO-flD
^-.iVlo
^VKo
^<Jlo
l'y^ol
^io )—fc^-^e; voJJj
j^Va-^v
153
.~Jjo t ..»,ni\T>;
'.^oJlsj
w.01»
.K\li .^^froo;
L
•
n'm°> toi.,— »01 L«^->x -öt;
.)
vtvpo
ij^aooSLa
[120]
the orthodox
Vide Mansi, VII,
113.
•
is,
—
-
THE LETTER TO II
did not
would agree
2. öp0ö5o$oi.
ClI.WUSIlS
escape
Oll
that the
-
I
THE MONK, THE
Sllialllll'SS
synod
a1
».
Chalcedon
- TO
XXXVII.
[121]
CHARISIUS.
293
153 v° a.
^6
>
,.,,
\ ot}o
^» pu.|;
.öt_s
•:-|--.Aa. s
^io Jlopo ooto JKaJ'^/
:).-oai JL»_.U JK-»;ol v—vJo
)
*
)K^£oo.yxi
•.öi.-^ts^l
JJo
Y
*>
vju/
^.io
^.^a^too
jlo_.,_JS. Joch
•,-a^
•
yoa^
jJo
v^lKjJU
:^C0;oj-JQ-fl0
|^cüü; J-^fH ^»J y'--
öi^a
.•Ji.aJLi^./ifcoo
yo^j
'^X
^.^_«/;
from the silence
who
those
who
might be inferred that
it
away
turn
hold to
it,
other synods
t-o-^v
ya.^.
>-öt
^/
-U^ji; jJUn
jj
i\
•.v-choK-./ jjot
)Kx*^
..)^jia^A_3
the religious synods, so that
too enjoys equal honour? Assurit
and the one would say, « It
:'t-^o)j?
^.^oi
JL*a^ji »o .j;oi ^-./j
all
it
their faces from
while ihe others would say.
oiöua..co
,-^J^ot
jK-s K-Jv-k-o .•am^jolV/j
»\om —6t
.
should be suppressed in conjunction with
edly those
J;oi
yVfflVi s*j/ yj .'po/ k-d-^^v
•J-Sl^ yOCH~»Vi
a>;j;
öiXio;
J^oj^Sus vOOU> i-.Siä^J^ >n^J ,_.;
-.JLjcLso
-.^.-UL-JL-i,
JJo
^OlSou^o
yQ-ioi lo_^> yOOiJLs/
would « It is
raise
arguments against
suppressed as impious
»,
has met with the same suppression as the
and again there would be contentions and disturbances.
»,
And again
before these things he saijs.
For for us to say that the synod must be suppressed, and forraulate an ortho-
dox confession, but not reject the blasphemies with the persons themselves and the words,
neither lawful nor conducive to peace.
is
willing to shut our eyes, no one especially after so
much
confusion
power 1,
let
down
halt
öpOooo^oi.
to
2.
Gal.,
»
I,
9.
sides,
= .
is
What
',
tu such a spurious union,
anyone preacheth
the present day
between the two
—
If
him be analhema
But, even ifwe be
the eongregations of the orthodox
would agree
agitation,
sinee the apostle plainly says, «
have received,
among
to
you outside whatye
has thrown the churches into
this, the
fact that those
and wish always
who
are in
to please both sides.
LETTERS OF SEVERUS.
2!i/,
[122]
XXXVIII S 1H8 v°
b,
wJ^^.^1 va.jöi
JLjujl^cl^
)
.«
x
*/; odo
» ->
icoo't^S -.0001 in!)
r
j^ij<
—
Ms. k.U-»»-»-
XXXVIII.
2.
Written over marg.
Peter and Ammonius bishop
\o
L10
^°?
!
'
,-jlccudI.
'»-^Ns.
^N-*-^*
Jl,:^
looi J..»^
.LsL^a— o/ J^s»/ o/ .J-DÖ-ßO;
.)ocn ^.ojoK-/
f-3
in
yooux^o;
tr>?
^j_^.io
.
J_»^L2u./j
ooi
)»!/
^.io;
ocx
-.^x^»
v£oa^jx»oiojlo
smaller liand.
MAR SeVERUS THE
PATRIARCH FROM THE LETTER To
and Olympiodorus, abotjt tue naming of Peter
which
Alexandria;
of
jjy
oJj-^^j/» vxoajoilx^i
THE HOLY
Ol'
j't-^Q-i
^.; JKjl>,^o
tio/;
^v^-oo oo\ J_»^a/o .'Kl^i
1.
•.tSiS.jj
y—li ^--~\oi ^jl«
i
yocfl-lx.../
V>\
)lxuL-.».io
»«;
»
10'"
tue
is
of the
sI
rook of
1
tue
letters dritten during TENTJRE OF THE SEE.
For
513-6.
we may
already acting as absolute shepherd of the churches,
prophecy were
left
like a
bunch
olives'
2
Peter
,
who was from
and
of
in
life
God,
and
like a
Isaiah'' the
as in Isaiah's
who were from
this
the country of the Iberians, but
was
five,
and Theodosius 3 who adorned the
a citizen of Jerusalem the city above, throne'' of Antinou',
we who
tlial
the olives have been gathered, 'two or
al'ter
three on the high ends of the branches, or four or
bunch of
number was
learn from the facts theraselves, that we, the few in
and small, by God's help completely checked the synod of Chalcedoa
very famous, the statue
column and pattern;
'
of philosoptiy
men who even
worhl
in this
reaped the honour due to their lahours, prophesyings and gifts of healings, 1.
date.
Presb.
—
Monoph. Rh.,
ol
2. Is.,
(ed.
Alexandria, addressed also
xvn, 6
BrooksV
vi. 3; Vit.
(differing widelj p.
Monoph.,
:(
:
P. 0-, II, 78).
p. 3-16.
—
7.
in S.
I..,
from lxx).
—
'i.
ivSpiivTa.
i\,
—
Opovo;.
-
3.
—
un Ihr smie subjerl, irom
Theodore 5.
is
meant (Zach.
Misrendering
of
Tij;
wliicli
Uli.,
I
vi,
'Avrivdou.
—
infer the 1.
6.
2;
Vit.
Zach.
XXXIX.
[123
-v^*? )i.oiv»o»;
.Jjloi
.JloKJL»*
1^1
J
—
»i
00 /
••JJl-j.o
J't-
oo»
J-Usj
TO THE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA.
)lo-.o/
vojqj^^o
/io vfflO*jaj|l|;o
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-JK-u^/
|_L-./i
J;oti
^V— °
^v«-ca^;
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•.^^>cu-.äj JJÖ-^/
^
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)
295
°°°»
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K. v>
i
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JJLojy_3pa,\o
.
XXXIX 22'Jv" b-
•.rdi-r^m^rdm
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-
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-ota_s/}
(.-2o,v.-2
.JK-öi^/
JIqa'^o
I
Ms.
«i . '\vi .
and were
_
2.
jj-.~-J
JiVJL^j Erased.
oouj/;
Ji—s;
—
3.
p-l
och
-.^ou»
y.-/
^Qo;
ö&o
Ut-^JJ
j
AoJ^
V-«-^
K^J^joi
k~~a*/
230 V
jjisoi
.KJi.^.
Ms. &aj>U».
illustrious in other spiritual excellencies,
convinced, are offering prayersonour
behalt',
whose
spirits also,
and are close by ns
in
I
am
these
present struggles, and rejoice in this union and peace, and bond of faith,
For besides the other good things they know what
which has now begun. is
and what that of lawful concession, and they used
Ihe time of strietness,
to learn the dispensations of the Spirit,
of Basil
and followed the wise dispensations
and Gregory and Athanasius and other God-clad fathers
us also follow, though \ve are small raen, whose judgment
whom
:
let
a suhject of
is
prayer.
XXXIX.
— Of tue
iiolv
Severus from the letter that was written
TO THE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA.
When
I
took in
your holinesses,
I
my
hands the
began
to read
it
Ins father's face after the lapse of a
better from the Contents; for
with fatherly reproofs; for
1
it is
now been addressed
letter that has
with such pleasure as
long time.
found the
But
letter to
be
after
if
a son
reading
in reality
to
me by
were seeing
it
I
knew you
wholly occupied
often a habit of fathers also to apply
unfounded
516-8
a.
LETTERS OF SEVERUS.
296
^i»
^_»oi-iKi7
»»)'»;
:yOOÜS.
^3 ^-i-ot
•.
^Abotoo ,yOOJ\
•
J—oV-=>
y.-.Aoi jlojt^^o; -.yj-fc^ö ^.jL»;
jj;
l^°
^-»?
r-*V J
i
).xib'i
yp^^J yQ^iO
-\?->l
J
v£L2Lia\ K-joi-i/
»-•— U
JJ?
W,
^ ^
Jov-äao
yau^o_.
M jJo
axiaji
'yOodojO^I yQ-JÖ!
Jl>V-~>/
1.
^0.-^>
Ms. ifioaioin^a,.
roproofs tu but,
OJ..O
sons
when they
v -,^>o l
m
^0
-JoOiJ
2.
-.oJS^.3
Jjo«
»)J
K^a«^
y-A°
u^,
)loK>J^.tO
Ms. H»v
—
3.
Jlo,.~
•) >-»>i
'.^-.joi
J->-?
t-
3
>
The adverb
is
yjoo
jj^too
unknown
to
)v-^?
»;
V-*-^ v°^V^°/ .OJL-__s
yOOtla^s
.'sfl (T>l
-.yOlN
Q.J050
wiOO
Jla3j\o
J_Jl3;
y^\
ffl
>
llie
^N^.3;
^-/ 'H
olotvi-lioio -,ou»
^.S;
K-)^CL*au*;
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jlaAV-o J,l»/o
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^.-.2L^.--.jLio
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V^\; -JKJi.^K.ü
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loJ-s J!^__v_.!So
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_
*^-»»
j^lo^o Jb^.
>.jL.) t,*«Ti3s>;
_J^Oo/ .-j-J^_
ki^l
Ji^-No
)AQJL*3;po
0D ?
JloJ^K^
J~.Vo.ro... JJ
;öt._»/
Joa~
^_soo :|^ulo
JloK^K^^» Jj'^oj» -JKraioi
V
JöusJJo V-»-^ 001 J»-»-^
)lo-* y.-^o o j—ot-a .n°>>o y-^-^>- jL^v^
jla^^S
JL^Q-^fiD
[124]
'-otO*
.
JJ
^^s-^oo -)•,
^-...»...Oi
J-
lexicons.
:
-=M
—
'1.
--
nn. ft>'oj;
><wm /y.~X
y__<>
- «•>
JJ
.
o>\.
w<
t-3
Ms. occ^-.
make tliem more industrious and vigilant; them making a wise defence to the accusation and order to
in
see
'
dissipating the reproofs, tlien they exchange the desire of fault-finding for
the desire of natural affection, and are fdled with tears and exult from joy, and
submit to a defcat that they have made an object of much prayer, and proclaim the sons' victory as their own.
Aceordinglv
listen like fathers to
vour sons
defence, and judge upright judgment, and test the matter carefully as in the
You say
seales of a balance.
in the letter that
we
departed from the
strict
making union with the Isaurians, because Philoxenus, when he wrote them in the course of the controversy, testified that there is nothing wan-
rule in to
ting in the edict", and said that he
was
in
communioii with the prelate of
Alexandria', and did not omit the names of the heretics. this casts
upon the Isaurians, since they are shown
to
Teil nie
have summoned Phi-
loxenus by letter to the high Standard of their profession, and, not at that time rise to their height and ränge himself ness, together with the others to have left those 1.
3.
(iäX)ov.
—
2.
CT. S. L., p. 20.
-^oi/.tov,
i.
0.
the Ilcnulikon. and
what blame
011
who were
when he would
the side of strict-
in
cominunion with
so wlierever 'edk-l' occurs in the li'anslaliun.
—
l
—
XXXIX.
[125]
o-.K-
^. i)-n
•) n >*i n
TO TUE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA.
Vl^oi
jlaslojt yooi^
Vs_po J^-^f-io
^Ao«_=)
..001
Julsj
-%-^
\/
p .-oto VaJKA) -6t
?
^.1 «öi^o
«\^
be an estrangelo
Flavian
who
and exposed
»
inverted, or a
mark
in
midst the
were
him
!
\
— —
2. 4.
.
* 2 3n
^-A^
vOJsl^aj;
°>N
^JüjJ
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J^
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[o]oi
jm^Vki
—
Ms. «JP^Ms. aak.3l.i-
4
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JL
]-»5oV
|
01A
iaaaj;
[joot]
K-Uj;—/
jJ
0/
oK..sl/ [v*J«J ^-bo»
3.
Over
this
wind appears
is
us only,
writing the imperfection of the edict, and professed that they into
communion with
scandals which
with them as
in fact careful to
if
the chief of the Alexandrines
How
separate us from him.
put in writing?
If
to the perfect Standard is a cause of
and examine him, and
common and removed from then do you
they had neglected these things, things which they
hlame some of you also who
to write to Philoxenus
hlame
in the royal city
in
them,
urged us
to
it
time for us to
is
go
and summon Philoxenus
[to]
to bring serious accusations against the [holy] Cyril
because he wrote to Acacius the prelate of Berrhoea,
is
ffl
yaaJLio
J.«^?
until he first madte a defence to the orthodox' in
find fault
I
K~J. ^ieu^aj K_jJ^iavio
of citation.
1
previously held the see of Antioch, and united with
would not otherwise enter the
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Ms. with point following (perh. later Insertion).
1.
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).io^ ••o-»;o/ JLV^jläjjSs; J-J'^t^o
207
when he
advised him
disavowthe 12 chapters- and the other works against Nestorius. not receiving a letter from
men who
But
it
are involved in heresies, or otherwise
not of a perfect mind, which subjeets us to blame, but adhering to the things written by [them], and not Walking in a contrary direction.
1.
öp06?o<;oi.
—
~.
xscpä).aia.
I
am much
1
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-
LETTERS OF SEVERUS.
298
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K.../
[K-.]/ V |^.Ö|
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I.
—
Ms. um.
2.
aslonished at is
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is it
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which
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»aa.ioi
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is
prelate of the
writing to
was
imperfect,
wanling
fatlier
in truth
if
We,
1.
fatlier .lohn
xE(pä).aia.
composed
—
2.
Tlii-
..;
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JJ
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^ .
|aeu.V .'
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v>/;
^.OULio[»j
Ms.
ooi-
Or liow
i-
:
'
is
it
may is
said that the edict contains
not as the truth
That which
be restored
and
[But]
said, «
».
imperfect
perfect, so lhat
but that [which]
:
howis
it
[false
that you,
'
when
memory, imitated wliat
The
edict contains a right
that the God-loving fathers in Egypl
which remained with them
the archimandrite and bisliop of the actual bare
—
is
is
not imperfect but entirely
exist.
of defence
Ihe sense required.
which wc
'
does not contain a right profession,
it
for perfection
reject the written testament
is
—
I
^.io
ooi
[when] in thechapters
Stephen the Isaurian of religious
profession of faith »?
[which]
eo
.
)K.]-jol
)oi..\JJ
JJ^Ö;
«^l-l..
as a concession,
so
[formerly] said as a concession,
sav from
OlS.
.-yoto/
w.ot..3
)1>->U
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elsewhere
men of Jerusalem we said
faitli,
«
same as that which does not
the
\\
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oöiS.
löus /
J
JfcsJiJLau.
,
is
.
U~*'^x>
V*^-a- t-«/!
contains nothing sound [even] in part
and
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J-^oajLio
^s^pf;]
contains at any rate some part [agreeing with] that which [that]
.ou^
JJo
Lo_^oa.i.:*L^
)la. i-^a-.oi;
and does not rcmove the scandals from the midst?
is
^*;
vTDOV^O
JL»;oiaiw;
]—?[?]
«oioJfcs»./
JJ
part of your [letter in wliicli after] saying that the cdict
a [right] profession of
Ilow then
Lsia^o
[
imperfect you write lower down,
presented to
J^CS. [
cannot reslore otherwise; but Iho form
tliat
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words Slpc'i^xtj.
—
who
is
among
of the edict? '1.
|iäX),ov.
Or
as they
the saints, radier'', to
m
^in)Ui
y^.i
TO THE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA.
\X\I\.
[127]
K^Jjl«^«; ^-^ot 1,-^xl.
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—
b
I
.
»
— 01;
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—oioK../
JL.»j .'t-a^'»
Ms. oaGätlv
che the very words themselves, introduces "when
it
is said,
«
let
For
someone proeeed
we
to say
what heresy
it
say that both the miracles and the
passions, which he underwent voluntarily in the flesh, belong to one only
Son
of
God
»,
and again,
Because the trae and sinless Incarnation from the
«
God-bearer did not bring about an addition
when one
a Trinity even
nate
»'.
and
free
of
Bat perhaps you
the
will say that
a Lord for the Trinity remained
ol'
;
God
Trinity,
the
the
Word, became
words are rightly expressed
from blame, but are not sufficient to demolish the scandals;
who
inasmuch as they are ambiguously expressed, even those also one Christ two natures profess them, since [they confess] the form call
incar-
who became identity of name
the Son
hononr, in
2
call the
which they
incarnate to be one and the same in identity of in that
he
of the
is
same
[essence], inauthority, as
weourselves elsewhere stated,when convicting the edict of ambiguity; but
ought not the
to
which
is
of
to impiety
by ambiguity
Gregory the Theologian,
«
in
For
what we this
is
we
write, according
a
common
sandal
put onboth feet;thisis an image which looksat everyone who passes; But this argument is then [sound] which [sifts out] everything » 3
Gvagr., in.
required.
open a door
words
a sifting l
to
for,
'
.
14.
—
2.
ayf^a.
—
:f.
I
cannol lind Ihe source of Lhis citation.
—
4.
This
is
Lhe sense
rTERS OF SEVKR1
L
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A^nV [k
-
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L^O ,—3 tyO^fl«»»!
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to
it
and removed
:
.
rstand the
_
ins
\
\
whioh
'
'.
Idition
.
is
and he de
have limited the
pts
1
idd tho
— s
-
s
\\
ithematu -
I
speak
whioh does aol
S
whioh
of likeness
it
it"
i>
\\
enongh
rds»
i>
it
[com-
So also for
him,
apens a
-
I
and falb nnder
doing detriment to the trath. natnre
I
the
-
two natnres
ofGod
the
after the onion,
properlies of these, and all the impiety that \
ulim>j>K> in -
-
[the
fesses
s
-
rder
with the Father*,
••.
i<
inti
it
g from the ambigoity.
$
the ediel he both
'thal
whioh remove the
n that he
beides
and
'
—
\
whioh
i
sj
semhling
ssion ol the ediet,
right
r to impiety throngh th
if
,_/•'!.
eo-essentialitj
pronouneed thal
it
th
%
identieal
is
of
«ssenee'
both and eradieated the erro»
-
that
word
s
vrhen
if,
had added, 'that
man who
Bnt,
U-^3
,-33
taiaphas'", [vrhen
termed "an assembl
-
Bnt,
r
-.^S-wJSi^«
introdneed und tho] trnth eondemned,
i>
xpi ssion "like"
ho orth
wonld
v
boO_~L N^^—L
L_JL_.,_3<
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^30
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.
.
the ambignity
Father.
—N^ '
--\
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then expeUed and banished, like that whioh was done bj
(hat
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Ms. *»»;—'•
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Chalcedon, he has removed the danger
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ambiguity, and
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lo_\» ',
v>;
>
AI
bound the understanding
lias
thal
'
is
expected Crom
parties under the
of both
yoke of exactitude, and has also followed the law of Gregory the Theologian wlii.
In
the 3
rd
letter
Cledonius
to
v**rote
thus
Since therefore the same
«
:
expressions when rightly understood are consistent with religion, but
badly interpreted contain foul impiety, what wonder whi'iIs of Vitalis also in a
more
is
Lfwe apcepted
it
fore acquiesce
the truth; but,
addition of is
given bj
wliicli a
more
essenfH;',
I.
perfecl
Basil
also
xiv3uvo(.
my il'
—
it
-1.
part lias
it
Lct us there-
Stands alone, and In the double meaning
when
who
musl
I
ii
made subservienl
is
Statements,
le1
us accepl
has the same
Maximus
he w ioh- to
Hui Cor
l
»
the Spiritual distinctions of Gregory the Theologian, and
in
ambiguity only when
injury on
the
religious sense, for 30 our objecl arges, w hile
others are furious againsl the sense of the things written?
slnin
when
call
the philosopher,
whal
is
/'.
'<..
XXXVII,
199
.
—
3.
Bas
Gregory
:
.
As
I
in
to the
accept the
I
by the
the
epistle
words being as follows
the
yours mine
added 'withoul Variation',
Ep. 103
as
accuracj
This same teaching
it.
spiril
to
inflicts
,/yr,
-.:.}.-,,
term 'Iike
expression, iSiov
:
in
as
LETTERS OF SEVERUS.
.'502
la*a*9 ^.o(\ cx\ +3 0^1 L*o 231
ra. .JL^so/ „_io
jioiaj;
"^oot
_6|
.
JJJ_x;
^O .^O
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.yQ^a..^/;
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oC-n-5
.\;^ja.^i ^--^01 v3lcooU7j
vja2uioo
«01
Ms. &">»Uf.
1.
Coming
same thing
to tlie
meaning
the
of
expression
when they
understood,
as co-essentiality, that
according to the sound
which
'co-essentiality',
called the
is,
Only one 'Light of Light',
Nicaea also
at
tliose
'true
God
nf true
God', and similar things, and consequently introduced the expression 'co-
But
essentiality'.
never
is
it
possible
us to imagine any difference
for
between light and light, or between truth and truth, or between the essence of the Only one and that of the Father. 11' anyone therefore takes it as I have said,
from
I
accept the expression.
if
as tliose at Gonstantinople
'like',
as diminishing the glory that
But,
resemble
Originals,
\ve
in
are
a
of the
few points
'
anyone severs 'without
did,
1
am
suspicious of the phrase,
Only one. For even also,
accustomed often
and are very to
Variation'
in the case of things
much
use the expression
to the
inferior 'like'
»
~.
In
accordance therefore with these enactments of the fathers, sinee a mention
was once
of the edict
accepted
it,
inserted in the defencc of the Isaurians,
because the whole evil-doing
was removed by the very 1.
In 360
:
see
p. 128, a.
1.
—
2.
lhal
is
contrived by the ambiguity
fact that the things that are lacking Ep. 9,3
(/>.
G.,
XXXII,
269).
we have
were added,
;
)
XXXIX.
[131]
J^^ajLio
oiSlIä)
> JL.,..../;
J_io
^./ ^.j
]io
y^\
»o»i
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i
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Jl-j/;
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*V-oJ
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-M7.
K-./
JjU^jo Jju»a-^ oo-wJ
JjLicu^JLio .»QJtJ J>;
K*_s ^io
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"^»A-io jll^S;
i-^a-Jt;
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K^-J.0
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TO TUE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA.
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...,»' .. ftoo
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and a clear defence was made to us that cxposed the imperfection of
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Ms. ^a-»^,.
1
edict.
because
These things I
liave
addressed by
was desirous
I
inserted in the
me
of this
our
of
memory 'we
we
of the edict that
kind, nor because we wish sins
have
been
angels and to inen', as the
niany
to
bul
',
of what has often been
who maintained
that
Itns not as one might think because
the edict sufficed for a defence. cling to the
a portion
letter
arguments
laborious
in
write, not out of self-seeking
to
made
are compelled to
oppose you
to
a
wise Paul says
,
employ words
since
by reason
world, and
to
and we are henceforth
set
spectacle 2
;
but,
we
the
to
under the eyes of everyone, we must speak the words alike, and guard ourselves beforehand against causes of blame even from of truth to everyone
all
quarters, and use the examples and God-inspired teachings of the holy
fathers
to
guide us in wliat
ourselves betrayers of lawful
is
and not love laughter and show
right,
accuracy, nor yet
incur blame for lack of
learning and spring beyond the bounds of the wrestling-space, but wisely consider the saying of Koheleth, in bis 1.
righteousness
Representing
ipiXotiiiia.
»
—
.
-
«
There
Even now we
3
I
Cor.. IV,
9.
—
3.
is
a righteous
man who
perisheth
are ready, and that since the holy
Eccl., vn, 15.
!31 r°
b
LETTERS OF SEVERUS.
304
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Liu^-J JK-Oo;; -,-äLi.
[132]
);« o£sJ;
^--» jjoi
.^^-aloj
Ms. with stop following.
4.
wrote
and archimandrite
proceed to
to
us,
to
Egypt, only provided that he will choose für us a quiet spot suited for our purpose, so that we may not be annoyed by turbulent men, nor yet suffer iiijury
in Isauria, forrning a tlic
first
determination worthy of their previous
danger
to incur
been instituted [and some
which we
what
and now both the man himself who has the God-loving bishops who performed liis
For you
And
simple [words]. 1
became
—
2.
bp. (S. L.,
Seleucia occurs
The word i,
2),
among
this
to our
you our
this
meanness
[will
see]
fathers, [when] ''
in the royal city,
[Iieartily]
I
to
xivSuvcüaai
nmst be
is
the exiles (Mich., p.
sein.- to have been alive in 516 (S. L.,
i,
''
266),
22).
—
—
fire, 3.
is
1
'
to believe,
what
is
As Solon was appointed before Scv.
probably Stephen This
We
that
or rather
order] that
[in
who, as no
bp. of
Justin's accession.
Solon
(id., p.
may have conformed on 4.
[said]
wish [your] sanctities
here preserved.
his successor,
deliberate [lipon]
contrary,
accept the
burned with
l>e
we
from what has been
mueh good, and
would have chosen
1. öp965o?o?.
:
are very excellent and füll of propitious hopes,
will also read to
should not [reject]" so
that
of]
letters that
is ben'eficial.
and being
:!
men who were indeed known
have written us
life,
on behau' of the common hope, have lawfully
2
instituted an orthodox archbishop
institution,
'
For tlirough your saintly prayers those orthodi >x
from our opponents.
160),
the sense required.
—
5.
näXXov.
XL.
[133]
-
TO TUE MONASTERY OF BASSUS.
J^J_k-9 -,^1—V oiA
1^1
[*a]
305
<ä^; Jk_ao/ -Jt-a-» 1<*^|I [\{]
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1.
G
-1.
«Bloß*»./».
gratifying to you tliere is
God XL.
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3.
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3
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Jlorv.oii-a +s -.^»aj
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poiß^ii.
be done, and especially where with the gratification
Bnt tbese
combined lawfuluess and reasonableness.
pleases,
osloKji/j
:^_*ooi
will [consider]
'
at lengtli together
tliings,
[if]
when we med.
Of THE SAME FROM THE LETTER TO TUE [NMATES OF TUE CONVENT OF THE 2 HOUSE OF MAR BASSUS, WHIG!! WAS WRITTEN ON THE SUBJECT OF NAMES .
we are about to require strictness like our strictness which we observed when we were living in seclusion in raonasteries, we sball not suffer presbyters or archimandrites, or anyone eise who took part in the synod But, if we have regard to the complete conjuncof Chalcedon, to be named. tion and unity of the holy churches, which extends to many countries and For,
if
churches, and,
if
it
we
is
do,
not easy suddenly to observe or think of any such rule
we
shall unwittingly fall iiito useless confusion,
everything, since such tliings are not of a kind to stand at
all in
:
and upset the
way
of
the general beneiit of peace. 1.
This
is
the sense required.
written about the
same
time,
—
2.
The
and the dalu
corus was patriarch of Alexandria.
letters is
on
this
fixed by ep.
subject 'i5
and
may be presumed
16,
to have been which were «rillen white Dios-
516-7
LETTERS OF SEVERUS.
306
[134]
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47 34
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7.
—
i;
8.
^otfc^Jio-
—
9.
FliOM THE LETTER TO MlJSONIUS
XLI.
bkginning of
And know
516-7.
vooiowttÄ).
wiiicii is, «
this, that,
BISIIOI'
When came 1
G om.
Many
relate,
of the
were present
318
who assembled
at the
And
I.N
synod
in the
at
tlie strict
THE
IsAURIA.',
throne
where general nnions were concerned, the
thouffh the doctrines there laid
about names.
MeLOE
to the high-priestly
did not wish to inquire into the ohservance of
names.
OF
2
».
fathers
rule with regard to
at Nicaea, as ecclesiastical histories
Ariminns
[sie]
and
at Sardica
:!
;
and
still,
down' were not approved, no one contended 1
same way
at
Nicaea 5 in Thrace also the synod of
bishops which pronounced that the Fatlier
is
like the Son, not co-essential,
and yet there was no question about names atthat time. Ihe other rejeeted synods, that at Sirmium, It is a long matter to recounl 6 that at your Seleucia, all ol that at Lampsacus, that at Rome, that at Zelo which the synod of the 150 caused to be passed over in silence as if it liad
was
rightly rejeeted;
,
is
1.
S. L.
3
Xhe synod
i.
3,
4, 22,
2:i.
It is
clear that this lelter
of Philippopolis
meant, and Sev. intends
to
is
meant.
say lhat
llie
—
4.
was «rillen before the
The word
8oYnacTi<j6j)vai is
s\nod of Nice was rejeeted.
—
last
:i
of Hirse.
— —
höre presen-ed.
Zela
is
meanl.
2.
6p6vo;. ;">.
Nico
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2.
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—
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6.
l»*lo.
—
7.
L
J-ot.
or superfluous
talk
inquiry about names, but only asserting the divinity' of the Holy Spirit
together with the Father and the Son, and explaining the Intention of the 318.
And, when the holy Cyril
^Yith the
holy synod at Ephesus accomplished
the deprivation 2 of the evil Nestorius, the bishops of the East, though they
contended
for bis rejected tenets
that wolf and the rejections
3 ,
afterwards agreed to the deprivation 2 of 3
and there was never any discnssion about names, althuugh how many do you think had died in the
meanwhile,
these things, as
I
of the hateful
who contended
tenets
;
wickedness of Nestorius?
for the
For
have said, general unions have no room; but they remained
without examination; since manyare in faet passed over at Councils, although they have often been involved in impious opinions. Since thcn at the present time some
common agreement among
the
lower your mind to untimely hair-splitting.
ehurches
As
there
is
is
hoped
1.
The word
BeoXoYSjam
PATR. OB.
—
is
T. XII.
liere
—
F.
preserved. !.
—
2.
in
xa6aipE<ji;.
mind and be
—
-i.
56-(\i.oLta.
—
for,
do not
a time to speak and
a time to be silent', so there is a time both to inquire into a
kind and not to inquire. Bear these things
matter of this
rightly disposed,
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7.
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2.
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t«uev«»\ttii».
regard to
enemies of the
XL1I.
common
Q um.
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men who
—
testified
by the
not dispensation
peace, and Christ the
—
L uMa£>«"Uo'
5,
and
God
of peace
fall like
see that the
leaves »
flu'
is
\
»
—
f»n
6.
n .i/;
L U3i p.
find fault
with
'.
a subversal of every action is
Proverbs which says thus
text of
Of
We
THE SAME PROM THE LETTER TO T/HEOPHA.NES TUE SCIIOLASTIC.
Ol'
also
'jW?©
.\fmfii|;
the sacred Scripture calls backbiters and
For that to be devoid of dispensation
516-7.
.'yfi
J,—
iaam9|V.
(1
4.
vsIo'Ka/
cleave to division,
whom
everything in the same way,
)K-a3iio
Joiiäji;
—
JJq,Si\
same,
champion
:1
:
«
They
that liave
2 .
from
lln
1
same
letter.
of the truth also, tlie
beloved memory, Timothy arclibishop of paths, and through the Encyclical letter
man
Alexandria,
of blessed
walks
in
communicated with Paul
and very
the of
same
Ephesus
and Peter of Antioch, and Anastasius of Jerusalem, and, to put it simply, with all who signed the Encyclical letter, and that lie did not demand any 1.
Rom.,
i,
30.
—
2.
Prov., XI, 14.
—
3. aytüvidtr,!;.
—
XI. III.
[137]
»V«*J;o •*^oi-
n
.)
öua-*J;o
.-vas-fcÄioi;
l^jl^o Jjiaio
JjLia-.ötio
K_.J_ia*:iw«;
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TO TIIROPHANES.
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3:1
.-JV^o/o
J»oJ-ä>
I.I 11
M
173V"
M
175 v" a.
Jj-3-./
»Jbcu^p
^v —
Ms.
3.
sin:;.
names, but
rejection of Iieresy frora
condemned, and
like
one purpose only before himself, to root out the
Moses
and
show
to
to free the right confession
and from the mist that were
set
the foundations,
For
arises therefrom.
faithful servants in all
that
it
had been unanimously
from every
God's house', were instructed in the
sacred text of Proverbs which wisely teaches and says, not his house aright inheriteth
evil species of heresy,
those, inasmuch as thev
all
winds^ 2
«
He
that dispenseth
.
XLIII.
For
in
matters
in
which we have
blame, as the holy Severus teaches
above 3
patristic in
examples we are not
the letter to
Theophanes
to
cited
.
But he who does a thing which was done by the fathers, he aets canonieally and lawfullv, as (he holy Severus also teaches, in the letter to Theophanes cited above 1. i.i
Ilebr..
in,
."..
Mary.
anderstand the church
doeument
(a
3 .
«
».
For
—
all J.
who
Prov.,
like
Moses are
xi. 29.
—
3.
faithful in all
There
is
God's house
no previous citation
defence of the deposition of Lhe palriarch Paul ofAnliooh).
:
l>nl
of Hie
he
I
Jjt^t-o
oöi
^-«?
'"^^S. ^io» «öl ^Q.^X3o)i la^; jlj^v J_s .»3Ü^.iO Jioja» Jju.,-0 och vS/;
R»ia
a.
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V-*^ ^-^
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L
2
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*JL.oY Ij-.
.3^0;
.
309
means one
letter in this
16-
LETTERS OF SEVERUS.
310
*' oocu3.tl y*73 i\ oocurr\c\r£? M ,:
G^sjya
.
)L-ia^ )
J
.
i,
Vi»
\ vi yo'^ .v»oioK^/ _ch
(Y>;
V»o
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|Jo
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Joou j-».^ö;
J-jsä^o
:\\-^ä> ^o'"-Xy°> ju/
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K^J.» ^^\oii
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J;<M
^6 y^\
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caL^
^2n
.JLoC^S j.^oi;
JK^o ^o
-.-oiaiOs
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,^^001
:^aJa»»oi^ ^ot-P;
p
&cd* r^-k^rcf
"\xi \oKj/ ^-K-ai )LA > vi \oo
JjJ.:so
[138]
.^Ji
jJo
c*\ joou Lmoio.^ ^*j> J^a*. jis/o
from £*'£
Of THE SAME FROM TUE LETTER TO UrBAN TUE GRAMMARIAN,
XLIV.
which begins,
«
When
I
read the letter of your learning
In dealing with abstentions with regard to
516-7.
tablets
we must
in fitness
names preserved
».
in the sacred
duly compare the things of which the sacred Scrip-
when they fall into water it, but, when into pools or
contained in small vessels,
lure said that,
that
they pollute
wells or cisterns containing
streams, they cause no stain or pollution. said thus
:
«
And every
is
For the law of the divine Spirit
drink that ye shall drink in any vessel shall be polluted;
and everything on which anything from a dead body
falls is
polluted.
Howe-
ver fountains of water and pools and cisterns of water shall be pure »'. principle then ought to be observed in the present case also. rates from
many
many
If a
man
This sepa-
on the ground that they are infected with heresy, or that
they communicate with those who are infected, let him with all bis power maintain abstention from the doad body, and not mention even the name of those 1.
who
Lev.,
are under suspicion and not genuine, lest
XI, 25,
26
iL
fall
and pollute the
^ts,,m\>; ^Ao»
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purity of the
communion. But,
if
anathema of every heresy reigns
the holding of the orthodox faith, and an in the churches,
and whole countries and
provinces', and populous churches, confess one uncorrupted confession, then
names which are thought to pollute are inundated by the multitude of streams. It is good thal no particle of a dead body should be introduced even into a large quantity of water; but if perchance" it in fact happen to be introduced,
swamped by the quantity of We find that in fact the holy fathers also who were in former cleansinff Show times upholders of the righl word managed these things in this way. it
is
cleansed by the quantity of streams, and 3
.
us from the compositions of the doctors of the church that, after so large a number had found fault with the faith of the 318 at Ariminus [sie], any question
was
raised about the
letter tedious
names
by using many words,
near and not far removed.
who had
of those
let
died.
And, not
to
make
the
us pass on in mind to times that are
We find that the holy Timothy, he who underwent
long exiles \ united with everyone in the Encyclical, and communicated with Paul bishop of the city of the Ephesians, and Peter who had become prelate oi 1.
inrapxias (for inap-/ia{).
—
2.
äpa.
—
3.
Cf. S. L., p.
"289.
—
4. eijopia;.
LETTERS OF SEVERUS.
312
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preserved in the sacred tablets
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•
names under suspicion were
and the holy Cyril, when he united with the of Nestorius, when many bishops had died,
und had departed under the stain of the Nestorian heresy, made no inquiry lf therefore those who set great störe by strictness in respect about names.
names say that the oblation is not pure, let them know tliat their strictness also draws its origin and existence from such communion, and
of such
descends from that source as from a root.
For the saintly Timothy, as we
have said, consented to hold communion with those of Company with such names, he whose grandsons they are boastful front loudly proclaim,
pure
».
And
of the
cities
this
straight; and
gles
2 ,
and
cities, in I.
You
shall not
superfluously,
that
it
:
for
was not
with a
approach nie because
some
right for such a reason for
I
am
of the bishops in the
2.
^-jyo\i.6.yas.
them
to enter 011
wran-
enthusiasm of the people of the
order that they might suffer shipwreck
—
who now
in
even this also straight, and ceased to mention others found it impossible to set this same thing
set themselves in array against the
xaöaipeoi;.
opinions
Easterns set
such names
all
we say
«
like
in llie
most essential things.
..
XI.V.
[141]
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—
:
Of THE HOLY SeVERIS, FROM THE LETTER TO SeTORIC BISHOP OF The God-loving hishop ofthe city Caesarea in Cappapocia, which begins,
XLV.
'
et
of the Nyssencs
They
».
who think llial our oblation is not pure ou who liave already died, and who liave fallen
are not acting rightly
account of the names of those
because in fact
2
and havc not been removed from the sacred tablets; such matters did not affect the oblation of orthodoxy' ofthe
into heretical tenets
,
Though Eusebius Pamphili contended for ihe disease of Arius, both in speech and in act, the members of the church of Caesarea mentioned bis name, until the holy Cyril passed by, when he was hastening What shall \ve then to the city of the Ephesians, and had this name removed. say? That throughout the time during which the name of Eusebius stood in 2 the sacred tablets it perturbed the oblation of men who held right opinions ? What? When again the same holy Cyril of saintly memory wrote to the holy holy fathers also.
1.
Soteric
is
nseant
Theoph., A. M. 6003.
—
:
see S. L.. i.
oö^fiara.
p.
—
3.
61,
291,
387,
Öp0ooo5ia.
407;
a
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Evagr., in, 44; Cyr. Scyth., Vit. Sab., 56;
516.
LETTERS OF SEVERUS.
314
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3.
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who was
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4.
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—
5.
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—
namc
of
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Theodore
the putrid source of the hateful and putrid tenets
think that thereby some
no time
at
which we
who wished
of
'
to disturb
pollution and stain of heresy
?
By no means.
If
we
searcli
shall see the church to be pure.
If
already well-known that such things have not and never will cause any
injury to the whole fulness of the body of Christ. find is
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i^oia^i oi^O
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'axio .^-J; yooöw ,)~oöi
3 on the oblation of the orthodox
into this, there is is
we
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|l^x.\
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Nestorius, in order not to give an opportunity to those
the church-, shall
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3 ?»
Proclus bishop of Constantinoph' at that lime to spare the of Mopsuestia,
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[1421
something
where
like this written,
is
it
on which water
things,
it
polluted.
is
However
1.
when
S6yv-axa.
—
come, and there
fall
:
«
And
upon
it
all
food that ye
any of these dead
pollution; and every drink that ye shall drink in any vessel
they shall be pure That,
shall
we
dealing with the pollution that
caused to anything by a dead body, as follows
shall eat
In fact in Leviticus
certain
2.
Ep.
of »
4
5 .
men
is
Springs of water and of pools and of cisterns of water
made known
What
then
are by
themselves, in a
church
—
-
72 (P.C..
LXXVTI,
translator rendered the genitive aller
n>,r|v.
—
is it
315). 5.
that
:i.
is
öpBöooHot
Luv., xi, 24-26.
to us
by this?
for instance or in
V Thus meaninglessl>
one
has the
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1. (',.
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2.
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monasteries perhaps
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—
—
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fV;K-vi« tjloiaeuot; \\jo\
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-
XIV.
[143]
_
9.
names
i,
,.?
those
of
who
are
under suspicion and of dead nien, like the similarly small amount of water contained in a vessel they are polluted by the mention, as if something dead
were
falling
;
but,
when churches
of
many
provinces
and of dioceses are
'
held in one bond of faith, and resemble fair fountains and pools and cisterns of water, the dead thing injure; for I
it is
which has the property
swamped by
have said these things
of polluting
if it fall
cannot
the flow, and by the
abundance of many streams.
show from
the God-inspired Scripture,
in order to
and from the bishops, the pastors, the upholders of right reason, hat in such matters observance of every point is endless, and that mention of this kind t
J
does no injury to the
know
that
we have by
fair
body
a letter
of the
made
church. ßut your
the above project
Dioscorus also, bishop of Alexandria \ since
sanctity should
known
we considered
to the saintly
liis
assent also
most neccssary. 1.
üicopxi'a? (for eicap/.fcec).
Iherefore 516
—
2.
This
is
the sense required.
—
3.
Preserved
in S. L., iv, 3.
The date
is
.
LETTERS OF SEVERUS.
316
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i; LcuiW^aa-o- — 2. L >*~-£;o^/- — G marg. |a3--*> (aiw |;a> ^o^oleo*. — laaai3(. _ 9. L sing. — 10. G u_^a£_iiv — L vp&^l8. L c. L 7. G 5. G ImoUL.3a££uV._ U. G w^,&a2>l 12. G am. — 13. G. <-^
Erased
I.
G.
in
—
',.
:;.
—
—
^^^V
—
XLVI.
Ol'
lastic
1
THE HOLY SeYERUS, FROM THE LETTER TO HlPPOCRATES THE SCHO-
whicii regins, «
,
I
have not learned to jest
as 011 a stage
For the
516-7.
lioly Cyril
also, alter
Theodore and Diodorus, the heatlien,
thing»
3
),
«
1.
—
'i.
8.
I,..
I
the open-mouthedness
of Jewish pride to
sent a message by letter to Proclus of sainllv
the holt] Severus, «
For
impiety of Nestorius (and he
You have surpassed
name
believc that p.
147.—
Theodore,
to
2.
Mai;,'.
whom
we «
from
Not
He here
men Crom the sacred memory of this man 4
to jest as etjual
l<>
Hippocrates,
on a stage
danger 5
if
ich ich
diptychs,
/'.
C, LXXVII,
bei/ Ins,
».
we
abate anything from
— —
calls a theatre (OeceTpovj a stage (tenl) ».
alonc Ihe letter (ep. 72. in
of
.
the letter
ineur
be no-
memory bishop
of such
because those of the East clung to the
Of
ad written a derisive book against
1 1
you have shown the impieties
Constantinople not to remove the
at divine things
»
the teaeliers of the
contends against them and says, of
he
2
345) refers.
3.
Mansi. IX,
5. xivSuvo?.
2:!.'..
—
XL VI.
[145J
.Ja~j
jloISwK— .jN^xoQ-iCLJ
jJ*
JjlsJ-s
TO HIPPOCRA.TES.
317
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JJ.qjISw~-j£oöo Jlo_iV-=>*-*>
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0111.
—
JjiOI»
5.
j-»OJl
Ss&^:*>
'J^oo^2ld ^>o; ^-.\oi
p
^--\oi
L l-Oo»a3o-
L Ußiaas
7.
strictness in the case of
and perfect men, and
men who need
and give our neiglibonr, as the samt'
^5SJJ
••J-=>V—
,_^o».-^
JJLiö
yei^o Jji^ia-i KsIo'Kji/o -.1».^^
öuJ^-/ -Ol
strictness in the case of strict
Of
J^ibaieuo
-.J—.öCSis
A-JU^ Ol^-S
JJo
JfcC^io
J,—;
Q
[.
)
^...oi^o
Jj/
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'J-^oo^SlO
,_»-i 'i;
w^.« ^«Xoi
^.io yJD
|mnn\ü;
ts_o*j_io
:Jj/
from the
it
Vetter to
is
a dispensation
if
we show untimely
and lawful concession,
written, turbid dregs to drink
1 .
Hippocrates the scholastic, which begins,
not learned to jest at divine things as on a stage
«
I
have
».
Being pricked by these words and divine laws as by goads, and fearing and trembling, I mentioned the matter of those from Gappadocia who wish to be united to us to the saintly Dioscorus bishop of Alexandria and our fellowminister, and affairs
huw
it
1
eonsulted with your learning also, revealing to von
from the beginning, and hiding nothing whatever; and is
that
you have thrown over the
passed since that time, and
teil
letters
1.
Is.. LI.
17 (?).
In the
first
my
do not know
and consultations that have
us to take no account ofthose from Gappadocia
the waste country, but to treat the divine laws that
with contempt.
I
all
place the
I
same account
have just mentioned is
due
to
one soul
L33\
.1
LETTERS OF SEVERUS.
318
)min> y
o2s>o -.V-iö/
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and tomany; and next how cau we call the two Cappadocias and Armenia waste places? But in this you thought or spoke rather like the natives For of the country (allow me with your pardon to say), and not truly. 1
it
the habit of the Alexandrines to think that the
is
sun rises for them
and towards them only the lamp bums, so that they even jestingly If for the purpose of right judgments it term outside cities 'lampless'. like weights that are distiuis possible to weigh the numbers of a people,
only,
ouished by the inclinations of the scale of a balance, the inhabitants of all Ihese countries will produce no less than the whole city ofthe Alexandrines. shonld But you say that in the case of men who make right requests we But in this also we liave a better prinliave regard to our understanding. ciple, as
texts
we showed
in
what we said a
liltle
before, having countless other
ofthe God-inspired Scriptures also which command us
that those that 2
and that weak are strong should bear the infirmities of those that are should not liave regard to our own affairs but to the interest of others ', ,
we
And, while was writing and speaking
and texts that agree with those.
1.
[löaXov.
-
2.
Rom., XV,
1.
—
3.
Philipp.,
II,
4.
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6.
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Ivra^ißi
v«i ^o^3ciigM»i.
these
things,
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11.
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12.
8.
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7.
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[4.
1,
|'
who
shares
the God-loving bishops from
fellow-communicants and
my
Cappadocia
now
of tonies
:
but Soteric
passed over, for iliow eould
I
leave the see.
we know
man,
bestow
So
for
to
speak
1.
5.
1,
lield
words
in tlie
is
to
and conjunction
I
communion?) Wherefore
me
favour on if
our
own
s
at
all,
that
principles and did not
And
I
3.
Bp.
Ol'
For
beg your learning not
and hide wliat was written bv
What
Theoph., A. M. 5999; above, ep.
—
ready to
you have formed an exe-
possible, to everyone.
vi, 1; p. 93, 321;
is
of Scriptlire, cause of offence*.
not pleasing to God.
56; v, 13; p. 93; Mich., p. 26G).
\\ ith napp/,ata.
we
our part
known,
Bp. of Sasima(8. L.,
(8. L.,
signatures in no small number
not bound in
is
and we say openly
this foolish it
many
God-loving brother, and bishop of Nvssa,
positively
me, but make
my
did not wish to term him our fellow-communicant by letter
I
crable purpose that to
my
and Proclus-
'
took from the beginning as
offered us a covenant of Union
so term one wlio
also Asterius, his
give any
who
I
to
hold them as such, since they have anathe-
matized the synod of Chalcedon by 3
and Eleusinius
opinions,
"-[,
and did not trust
point,
<;
in.
|tti
myself in everything, but awaited the assent of the saintly Dioscorus fellow-minister
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—
XLVI.
[147]
Caesarea; see ep.
45.
sense
10-12
—
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4. 1
2.
is
there in
Bp. of Colonia
Cor., x,
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LETTERS OF SEVERUS.
320
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on account of an insignificant cause
diflicult
ot
taking the opposite course?
same from
fetter
the
beginning of which
is,
«
Hippocrates
tu
And
I
I
Alexandrine scholastic,
have not learned to jest
on a stage But as to the edict
the
liave often said to
at divine
the
things as
».
your wisdom what
my
position
is,
seems a piece of perversity that we should sing' to 110 purpose about the same things for whcther you remember or do not remeraber is the same to me. Wliile llie things wickedly done at Ghalcedon against the
and
it
;
orthodox like
faith are
not anathematized by name, no argument can persuade
an interpreter of dreams
to
expound and forcibly underständ the
of the edict as a rejection of the unlawful things. (And again
Henotikon.) it
For
it
1.
l'i.'ili.
read
;-*>!'
(speak).
is
required.
text
he says of the
contains a right confession of faith only, though by
be destitute of healing for what
me
itsclf
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XLVI.
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TO HIPPOCRATES. OOJO
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the bishops of the East were present at Aiitioch', and
all
anathematized the synod
Timothy the prelate
in writing,
and we addressed a synodical
letter to
we anathematized what was done at ahd the Jewish Tome of Leo, and those
of the royal city,
Chalcedon against the orthodox call
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And, when
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321
faitli,
our one Lord and God Jesus Christ two natures after the incom-
And
prehensible union.
afterwards,
when innumerable
attacks
were made
upon me, insomuch that the glorious Asterius, the ex-prefect" of the city, who held the ollice called a secretis*, was sent after me, J was not in the least nor did
frightened,
kingdom
of the
said,
am
«
I
stroke of to
»
Romans
:
I
1.
in a turmoil''
though he
on aecount of
wrote from the beginning
and
this
myself with freedom
office,
is
to the. time,
said,
this », but
I
«
The
plainly
ready to leave the city and resign the see, rather than upset one
what
Timothy
aor yield
fear,
I
5
In 512 (Zach. Rh., VII,
I
in the synodical
did not say without writing
in writing to the religious 10).
—
2.
the meaning tnust be that he
therefore he dated between 51ü and
änb =7iapxwv.
was an
öltj.
—
4.
—
3.
ex-prel'ecl at xe'H«"''.
—
As an
it
king
words addressed
down, but
I
expressed
also.
ex-prefect could not hold this inferior
Ihc time of writing, and his prefeclure
ä. irap(i/;<jia.
must
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b.
LETTERS OF SEVERUS.
322
XI, VII [,
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8.
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has
Ilere the
another hand over erasure.
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But this you
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Hll'POCRATES, THE
Of THE SAME FROM ANOTHER LETTER TO THE SAME
XLVII.
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[150]
may keep
is,
«
firmly
That which brings your wisdom
and
fixedly in
».
your mind, that no one
shall
be our fellow-communicant, nor will vve consent to greet by letter any man who at the sarae time reeeives the wicked synod at Chalcedon contrary to the
law, and does not anathematize the necessary',
I
Tome
of Leo.
But,
any concession
if
will stand within the ordinances of the holv
derinff the s-eneral benefit ol'a uniou of the holy churebes,
is
Timothy-, consi-
and demanding an
open anathema of the things done at Chalcedon against the orthodox faith, and of the wicked Tome of Leo, and of those who speak of two natures after the union, and the Operations of these and their properties.
But,
if
tbese
things are upset, no argument nor iiiducement shall persuade nie to assent P^or I say like Paul, « It is better for me to die, than to the wickedness. that anyone sbould 1.
avi^x-l-
—
-
See
p.
make my boasting 105.
vain
:
for,
if
I
so preach,
I
have
110
—
XI.VII1.
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XI.IX
caL-n
L
151
r
* v° a.
cause of boasting; for necessity so preach, since so
This therefore the apostolic
and dead
have reeeived
I
— For the
XLVI1I.
holy Severus said
before
who God and
appearance and
also have believed that
I
upon me, and woe
to nie
unless
I
»'.
testify to all
1
command,
at his
is laid
in his
in a
letter to Hippocrates.
confess the right faith aecording to Christ the Son,
who
kingdom, that
for
shall
my
516-7.
judge living
partl even
now
have stood and stand as a mediator between the holy
church of Alexander's city and thatof the city of Antiochus, liolding the right
hand of each
them, and
of
I
will hold inseparably to the confessions in
both have been united, although
I
which
pass beyond the bounds of Gades or ofthe
end of the inhabited earth.
XLIX.
— Of tue same from the letter to Dioscorus Patriarch of Alexandria.
But perhaps 1.
I
Cor., ix,
15,
TATR. OR.
it
is
good
to say, both to our people
and to
all
strangers,
16.
—
T. XII.
—
F.
2.
22
511;--.
b,
LETTERS OF SEVERUS.
324
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that, if the timc of concession call, to catch
him,
I
one
who
prescribe a formula that does not exceed
the middle of the king's
highway
1 ,
a formula
separated and to gain
is
what
is
right, but
goes
in
which anathematizes by name
the things done at Chalcedon against the orthodox faith, and against those
who contended on
behalf of this, and the wicked
chief of the church of the
Romans, and those who
Tome call
of Leo,
who became
our one Lord and God
Jesus Christ two natures after the divine and ineffable union, there beingalso expressiv joined with these things the right confession contained in the edict of Zeno of pious ending, for the rejection of the wicked synod at Chalcedon. ]f
the things blasphemously and unlawfully done at that synod, and the
polluted
Tome
of Leo,
and those
who
after the union divide the
into a duality of natures, are not anathematized, is
taken as a rejection of these things,
persuasion, as 1.
Num., xx,
was
I
though the edict or Henotikon
do not consider this
also declared in the proceedings
17; xxi, 22.
—
2. itpälji?.
one Christ
2
held
sufficient for
among
you.
,
L
[153]
—
TO DIOSCORUS.
325
L P 245
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176
r° a.
*
176
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JJ,
Ms. ^C***v
L.
TUE SAME FROM TUE LETTER TO DlOSCORUS BISHOP OF AlEXANDRIA.
Ol'
But neither can ness, nor
is it
consent to the prdposals that come from yonr religionsreasonable for nie to form a jndgment upon the things written I
by the other party as angel
who
if
something certain were
says these things
:
for
can
I
ratify
in question,
even
if it
516-
were an
words without witnesses and
without verification while \ve are at a distance?
AnD
LI.
THIS AGAIN THE HOLY SeVERUS STATES
IN" THE LETTER TO AmANTIUS REFERENCE TO EpiPHANIUS METROPOLITAN OF TyRE he repents, I cannot receive him, lest the church be rent asun-
THE CHAMBERLAIN, «
Even
if
IN
der in that he has
Now letter
1.
therefore
I
'
wounded
the feelings of
have thonght
it
many
»;
for he said thus
necessary to write this present short
and inform von that the good and gentle Epiphanius of the
S. L.,
I,
31
;
vi, 2;
P.
().,
II, 30;
Evagr..
m,
:
33; Mansi, VIII, 1074.
city
513-8.
b.
LETTERS OF SEVERUS.
326
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t
\
my
of the Tyrians exalted liimself against
an cxample
others to secede; but
to
the believers, as
if
who
I,
impious man,
against that
commands and permissible for
to
O;
1
3~\
who
exalts
receive
him
in
;
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Ll-s)
oöi
groat weakness, and he became
has also wounded the hearts of
lie
were
confess the right faith,
against church Order
me
)—10
v.61
JJi
lo^
Ji^ax^
L>.3.,flDoJSw>.3
:
«-61
himself both
so that,
if
hurling myself
against
wish,
I
communion, even
if
all
it
the divine
is
110
Ionger
he repents, since
every man's conscience has already been wounded because of him.
Of TUE SAME FROM TUE 2'"' LETTER TO TUE SAME PillLIP TUE PRESBYTER AND MONK ABOUT THE FORMATION OF MAN, AND THAT THE MONASTIC HABIT
LII.
'
FREES FROM PREVIOUS SINS.
519-20.
And now of those who
I
turn to the Statement
live
an ascetic
life
made by your
of philosophic labour, after he had
presented himself for Ordination-
had committed 1.
that
S. L., tliis
1,
51
in his
boyhood, and
(which precedes
in
nur ms.);
come and
order that he might ofliciate as a priest
in
God, having aftenvards come to remember his
to
religiousness, that one
all p.
and the sins that he
the rest of his
life,
above,
II
181, 364;
correspondence preceded ep. 34 and S. L.,
life,
v, 8.
—
2.
p.
104.
/"potovia.
is
and having learned most natural
to
suppose
-
LH.
[155] '
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6.
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3.
II
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327
PHILIP.
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—
i.
II
V^f*?
|LaWs~a=.
—
:,.
n
üere he extract ends. 1
that the canon requires blamelessness, sought to ränge himself outside the
way renounce Ordination', and satisfy the canon. Flow is this endurable? teil me; and how is it anything but a result of false modesty? You write that this man has lived both with earnestness and accorpriestly ministry,
and
in a
2 ding to the ordinances of philosophy and, to speak ,
ture, looks to himself
3
If
.
language of Scrip-
in the
the facts of that great sin which cuts off from the
priesthood or from the ministry had happened after the profession of monastic life,
then there would have been reason for modesty to play
where the lowed,
facts of the sin
how
is it
happened
right to feel fear
first,
and the enxolling
where no
fear is
4
?
the divine Spirit, that the holy habit of the monastic sins,
and
strips off the old
puts on 'the
new man who was
of truth'% as the I
am
—
•!.
is
corrupted
cpi)io<jo?ia.
who know, —3.
II
life
But,
part.
in pliilosophy fol-
believe, not without
carries forgiveness of
in the lusts of error',
and
created in God, in righteousness and sanctity
wise Paul somewhere said
addressing those
1. xsipoTovto.
man 'who
We
its
John,
in writing.
in confirmation of
8(?).
—
'i.
Ps. LH,
6.
—
5.
I
adduce, although
what has been
Eph..
IV, 22, 24.
stated,
*
228 r»a.
LETTERS OF SEVERUS.
328 s**_l>s;
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* 228 r" b.
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When
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the great
told the story of Ins
life
he
himself standing and seeing himself, as if
feit his
he were being led into the
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lifted
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Antony saw.
he was about to
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What
say, the divine Athanasius
at the
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hour, he
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the vision which that heavenly
does the
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°
[156]
and had risen
in
i'act
who to
is
pray
up, and (wonderful to relate!) if
he had been taken outside
by some men, and afterwards the air and seeking to prevent him air
men standing in from passing. And, when the conductors opposed, tliese required an account to know if he were not liable to them but, when they sought to make an account from his birth, those who were leading Antony prevented it, saying some grievous and
cruel
;
to these
:
'What happened from
his birth the
Lord has wiped out; but you
became a monk and made profession to Then upon their making charges and failing to convict, the road was made free and unimpeded before him. And immediately he saw liimself standing, as if he had come to himself, and that he was again whollv Antony »'. Guided therefore by this divine command, I have answered the
may
inquire into the time since he
God'.
present question 1.
Vit. Aul.. C5.
;
and
I
alfirm
and say with coniidence that that modest man
LIII.
£157]
J^a*a-, JJ)qa ,-^so
yo^s
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—
TO CAESARIA. v--^»? ^-^oi ..JUo_^_jo
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329
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LID 219 r" a. P 248 V°. i
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1.
Ms.
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J*~
—
—
Erased
2.
in
G.
3.
x^M Hj^a-l ^^ "^o?
'-ous .-fco/
jJ;
—
Mss. ^o\-
4.
G om.
must retain the priestly ministry, since with Ins very scrupulousness and carefulness he has conferred a great benefit upon us, and by the wise and modest question has astringed with apostolie and run
Offices,
after
ordinations',
like
who gape
salt those
the
pomp
2
for priestly
and honours of the
world, and those whose minds are fiked on pride or on visions of things here, and
who
for these things,
come, and it
is
when
spoken
should be looked
LIII.
— Of tue
judgment arrives, by every one's mouth, but is looked
the day of
of
1.
XEipoTovi'a;.
—2.
«
we come tavTaota.
—
in
conflict
3. S. L., in,
women who
is
V. N.
C,
IX, 731
by few as
profess religion in asking
one thing only that brings shame,
with God's laws, and
4; IV, 10; x, 7; Anecd. Syr.,
Greek extracts from letters to Caes. are published S.
for
Severus from the letter to Caesaria tue iiypatissa \ Again of this letter also let God be the beginning ».
are acting rightly and as beiits
through sin
shall receive
will assuredly
for.
everything without shame; for there if
we
which
iioly
which begins,
You
no account the judgments which
treat as of
i»
Gramer, Gat.
in
II,
26
Matth.
fall
ff.
et
under
See ROC... VI.
Marc,
p.
the 470.
HS, and
519-38.
LETTERS OF SEVERUS.
330
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I.
—
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—
5.
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thercfore that a
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II.
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for
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l^o^a«».
woman whö
_
-.
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has the
commnnion
tili
the
has held the chaste intercourse of the conch with a lawful husband, after
same intercourse, it is not in accordance with religion the space of a day receive the most mysterious food
the
J.j^L*^*.
principle, in the case of one also
same
the
o-coL
.öu^-/ Jlcv-cuiio
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^o
J-.0Ö1;
-.)<¥>•>
usual flow of blood ought not to communicate in tho divine
blood ceases to come.
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'J£o^oi\> .-joiSs k^-*»;
G219r°b. JLiOO-J
[158]
:
awe and
increase men's
that slie should for these things
clearness of vision as regards the practice of religion
and the worship of God. In the apostolic injunctions something like this
who
is
appointed in the churches
:
her not be concerned with anything, but be
been said,
ahme,
pnrpose of undisturbed prayers;
is
for the
a foundation of holiness
eise but the
God
widow
But, after she enters lipon her func-
«
tions, as has
let
written about a
is
and of
of gods, the
life
for she
:
Falber
in
for to
such a
widow
has had no pleasure
heaven.
But
her give praise apart, at night and in the morning.
If
at stated
solitude
in
anyone
times
let
she have a mens-
truation, let her remain in the church, but not approach the altar; not that
she 1.
is
polluted, but because honour
Test. Dom.,
i.
42.
is
due to the altar
»'.
For the sake
.
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331
|3oAO^| ^*t^ «o
.joot ^otok-./
,
TO CAESARIA.
|Ainm,^|
'
4
yO^a-mJ;
p
-
Uli.
[159]
Instead of the following
;>
)v^j
lpo;o
P has o'w
U|a»
In red.
adduced the answers of the blessed and saintly Timothy, the great bishop of Alexandria, who was at the time of the synod of the 150 bishops, which in giviug instruction 011 such matters write for of coiifirmatiun \ve have also
the present point enjoin as fol-
us in agreemeut with the apostles, and on
lows
Question V;
:
ought
if
a
a time' (by
'that
may
ye
be with her husband at night, whether she
Answer.
to receive or not.
since the apostle cries for
woman
«
not to receive immediately,
They ought
'Deprive not one another, unless
:
time' he
means
that
which
is
VII;
if
be by consent
occupied with communion),
devote yourselves to prayer, and come together again, lest
Satan tempt von concerning the lust of incontinence tion
it
a believing
woman
see that
which
is
'
»
:
and again
:
Ques-
customary among wo-
men, whether she ought to approach the mysteries on the same day, or not.
Answer.
of the divine
«
A
religious
woman
communion ought
to
therefore
who
is
about to receive
prepare herseif beforehand before that
day, and abstain from the lawful couch, in honour of the body and blood of
God 1.
»
P. G.,
'
XXXIII,
1300.
*
p
249
LETTERS OF SEVERUS.
332
[160]
LIV 82
v\
•.•
2
Hoijj|
^
1.
Ms. t^vi^i».
_
2.
Ms. U^.oo/-
—
3.
Ms.
&»(•
—
4.
Ms. *»•
—
5.
Here
tlie
text
«*>
breaks ofT in
consequence of the loss of a leaf or moie.
FROM THE LETTER OF THE HOLY SeVERUS, PATRIARCH OF AnTIOCH, TO Caesaria the hypatissa, the beginning of which is « The words that were
LIV.
uddressed to
me by your God-loving highness
[The order of Service of me, Severus, continue to sing even
down
The
service of night
and
in
Antioch they
to this day.
The 519-38.
in Palestine
».
and evening] 2
{
officc
.
.
But
I
wish your God-loving highness
know that the order of hymns and ödes has been preserved in one form among the Egyptians, in another among the Palestinians and Phoenicians, and in another among the Syrians, according to the custom that has been lianded down l'rom the beginning in each of the regions
to
8
1.
äxoXo-jOia.
—
probably a gloss.
2.
The fragment down to this point can hardly belong x>t'[j.a. Here the ms. breaks otf.
— Ar
to a letter of
Sev.,
and
is
^.Hjäx^
:vjjc\
vla^o J^uas
.
Jv-=^
3
.vkO-^sJL
}-io/
2.
Ms.
^^
^.j
C^a^/v
—
.Juojj
^oJho :i.
'«^a* -.J^* ^j
k-^- 0/
<5:
po
oot
!
_
•
rtiiWti
.rsTnardfio
^lv
^^o
Jj^oo ^o^ojo)!; ..v-^opo/ .K^ooJ./
?
001
od.ajLtt-.oto .tSuj/l*
^.otiCLiio
v».-vi-*.
LV.
^A
^co-öa^mj;
U^Jsa^J Ms.
^o
J^;J^> juoj
oöi
^1«
Joi^jJ
JNisJbo
333
^
>
Jjl-^ JJIä;
?
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TO CAESARIA.
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1.
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[161]
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JoiSs Jlij JJo
Ms. *jßM*>; see above.
Of THE HOLY SeVERUS FROM THE 21
st
HYPOMNESTIKON* TO CaESARIA
THE HYPATISSA. But, as to the kings, hear a story of the holy old meii tliat has been They said that the religious king transmitted and has come down to us.
Theodosius sent someone secretly to father Nisthora' the God-clad old man, and, 011 the begging of him to pray that a male child might be given him day on which the messenger reached his cell in the desert, it happened that :
that old
man
at the door,
immediately the old
custom to make a rope
2
your reign the
shall prevail,
P. G.,
LX\\
rose
:
to his disciple, «
in he said to him, «
loves you, he will not give
faith shall
call a
and he said
and when he came be corrupted,
and God does not wish the
(The Egyptians 1.
man
of palm-leaves;
man who knocked » Theodosius, 'Because God in the
after
when that man knocked up and sat down aecording to his
died two or three hours before; and,
evil to
and the
you
a
faith
—
2.
<j£ipi.
Say
to
malakion; for of
Nestorius
be done through your seed'
male infant malakion, as the Byzantines
305; Jo. Cass., Conl. xiv. xv.
Bring
call
it
»
philika-
519-38.
a.
»
LETTERS OF SEVERUS.
334
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1
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«
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man
so that his
gone
liad
words are recorded
the holy old meii.
:)»mo
to his son.
.»Jvinr^
And
this
t-»o;
^
:)ooi
down and
again lay
This father Nisthora was a celebrated man,
books which contain
in several of the
was both
if
tales of
is in
he heget one, to leave the
bv those holy men, and
foretold :
force,
for Leontarius the
in
the
younger
actually created Caesar, and died an untimely death before his father
LVI.
— Of Mar
HIS
OWN
who
all
.
Severus to Caesaria the hypatissa, bv way or defence for
FEAR AND
TIMIDITY,
AND
THAT TO
FEAR IS
YVHEN' A
David that king and lover of God and prophet, than
2
deeeives himself.
THAT TRIALS BESET US WORKS A REWARD AND
1.
oöi
So long therefore as the synod of Chalcedon
Vainly therefore does he err
5io(?).
IdlV^ö
^*;j/ ^ol*.
man
out, that old
days of Leo the king proved by experience
was
r^aen*
_oia^i.
impossible for a hing to heget sons', or,
is
kingdom
r^ua-in
J)a— io
)oi\JJ
^_»lVl
:. ,»i,r>j
asleep and departed to God.
feil
it
oöi
L^-^ yo^
and, wlion that
t^irtVf^m
^i^aujb
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rsfLvpa r^ivUin
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\^»lx
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JJ-*^00
JLi_.pö*
r/o//)
jwna
IT
HAS
HAPPENED
MARK OF LOYE OF GoD.
who was more humble
men, when Saul had twice armed himself against him, with niany
This passago
is
quoted by John of Nikiu, Noliccs
words which l'ollow on p. I owe the ref. to M. Nau.
et
extraits des mss.,
581 are quile different l'rom our text, Cf. also ibid., p. 502.
—
2. If
XXIY,
i.
and are perh. not pari
Leo's grandson
is
meant,
Ulis
is
564, 581.
The
of Ihe citation. false.
M
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Jloia^Jjo
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— 2.
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The space seems
thousands of armed
Joe*
to
men and
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3.
it
in his
power
yet, [after]
shall
I
is
debating with himself.
[be delivered]
me, unless
for
'
way
which
set against
he had received such an experience of God's Support
and protection, hear what kind of things he meditates and says
when he
i-
to kill him, mercifully spared -
And
<^>:
Ms.
man who bad armed
him twice, that enemy and murderer who was so ferociously him.
Jjl-./
:)-t-Ä>)-o
caught, he not only escaped in a marvellous manner from the danger
himself against him, and he had
"^
«[*-/] ^*>
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—
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warlike sohliers, and, after being in a
surrounded him, but even captured with bis hands the
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TO CAESARIA.
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1.
—
I.V1.
[163]
«
And David
[in]
his
said in his heart,
one day into Saubs hands and there
is
'
mind
Now
nothing good
escape to the land of aliens, and Saul cease searching for
I
escape from his [hand] me through the whole border of Israel, and And David arose and the 600 men who were with him; and he went to Achish '.
I
son of Maacah, [King of Gath]; and David settled with Achish in Gath he
and
his
persons
men
2
»
.
in faith,
Where
therefore
in order that she
[meditating] and doing such things, 1.
xivSuvo«.
—
2.
I
Reg., XXVII, 1-3.
—
was then Caesaria to
David also
you,
prophet?
might have said «
Whither
3. [iäXXov.
flee
the strongest of
all
who was Rather
3
?
LETTERS OF SEVERUS.
336
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J~.^.J-s
.;
[164]
yo+Sßo
.-
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^-bo;
v n>o\».'i
Ms. om.
you are forgetting God's [high and] constant right band, which saved you and delivered that adversary and foeman into your hands, have gained control of you Exalted one
is
Achish the barbarian.
which you yourself
It
all.
broken'
;
Tlie
«
The land
seems
for
tlie
and again, 'The Lord
their bones,
know
2
1
.
words escape your memory I
believe, run
sung by me better than you
«
Listen,
:
'Many
them out
and not one of them
will deliver the souls of his
answer to these things David would say,
In
your protection than that of
to nie that the
all
thoughts
mightiness of that
the
righteous, and the Lord will deliver
Lord preserveth
incline tliine ear'
ot'
sing by the Holy Spirit, which,
...
are the tribulations of tliem
»; and,
more worthy of confidence
faithless
own bondmen'
my
of
shall be '
»
daughter, and
the purport of the Spiritual songs that were
know the God of all, who beyond 3 all hope snatches his own peculiar bondmen out of all dangers and again, exercising them, also leaves them to adopt plans derived from human thoughts, and weapons drawn from nature, in order that they may also flee and choose :
but
1
also
,
to suffer everything, lf
we 1.
trusted to his
Ps. XXXIII,
20, 21,
23.
and not betray God, and do aught that distresses him. lielp
—
2-
and were incapable
Id., XLIV, 11.
—
3. xivSuvoi.
of falling,
not
weakening
in
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anything of ourselves or contributing anything, the virtue would
reward; or rather' there would be ever, or to
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—
I.VI.
[165]
show any kind
110
room
at all to
In-
without
perform anything what-
of success ».
For this reason therefore Moses She great was afraid of the king of
Egypt and
fled,
and became a sojourner
and again he returned to
chastised that obstinate and disobedient
marvellous signs. that
is
[the affair]
help to his
in the land of
Egypt, and transfers the fear
man
for
40
to the king,
years,.
and he
with plagues by means of the
[And the one] was the of the flight
Midian
effect of the virtue
by which he
fled,
of Moses,
in order to bring jnst
countrymen who were being oppressed, while the other was
the effect of the mightiness of God, the display of the great wonders.
And prodigal
Elijah the prophet, fearing the threat of Jezebel, the wife of that 2
and impious man, was a
three years
and
six
1.
was
[iöc),Xov.
let
—
"2.
down from auiüio;.
who bound
the clouds for
months, and dried up the land with drought, and again
by a word brought down ders,
fugitive, he
—
3.
rain.
But Paul
also, the great in signs
the wall in a basket snupioa.
3
by the disciples
in
and wonDamascus
9
LETTERS OF SEVERUS.
338
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[166]
»ml;
»
JJ
»Not ^booJiJi
LVII
H
32
r°.
)lo»—«-^/
Ms. |^iov-v»o.
1.
and
fled,
loLa-ioi
-.öu^-./
JJ/
when
—
2.
.Jiv-V*
L^J 0.^0^31
jj»o_«l
Ms. «^ »•«•
the Jews wanted to
kill hiin;
hearing his teaching did not say,
may
a\
w6t
and
tliose
who
took pleasure in
Let the teacher stay with us that avc
«
hear his very pleasant exposition, by means of which he causes the
venomous
reptiles to flee like a stag
»
(I
mean
the
dcmons and
evil spirits
and hostile against the salvation of raen). And the Lord also, the Giver of powers, not being other things).
that are envious (After
a teacher of timidity, said, to another »
',
«
When
wishing us not
they persecute you in this
to trust in
anxious about such things, and,
when
our
at his
own
city,
flee
ye
2
be
strength, but ratlier
permission conditions of
trial
beset us, then indeed \ve must fight bravely.
LVII.
The
— Or tue
Mar Severus, concerning
blessed
test of true Ordination
1
is
Matth., x, 23.
—
2. (läXXov.
—
3 .
not the matter of the see, but holding the
right faith in God. 1.
Ordination
3. yeipotovta.
p
1
TO ANDREW TUE PRESBYTER.
-
LIX.
16 7]
vrdxjxo
rsfrsfn-xirsf
339
^
&c\1t\
LIX
N
203 v°
F
24
I.X
^
oil^J
Four extracts
1.
(S. L.,
_
The
60).
i,
)jojo
,^.;
which the
follow, of
first 3
—
Ms.
3.
who
is
under blame
is is
lacking in
under
For the mind that receive the spiritual
can be identiiied
—
wisdom and
in the letter to (p. 210)
>*->
Jv-»
Photius and Andrew
or the lost end of the letter.
virtue
is
under blame; and he who
is
first
burdened by the
dull
weight of demons does not
word. letter to John archimandrite
Mar Hananya.
learned that the presbyter and archimandrite Beronician
3
(?)
of
departed and migrated to the heavenly mansions, partly from outside report, and partly from bis revered letter, which at bis decease
saintly
1.
memory had
S. L., p.
fragment of a
'.7'..
—
-2.
letter to
patr. or.
—
r,i3-s.
sin.
of the house of I
Jjl*ä-j^>
..
To Zenobius'.
— Of Mar Severus from the
When
j;ot
FrOM THE LETTER TO ANDREW THE PRESBYTER".
LIX.
LX.
^_ie>
U*^ ;=
LVIII.
But he
3
^io
JLi^OA
here given, must belong to the lacuna
last,
Ms. "»o» (so abbr.).
2.
.JL-V^»
V.
Id.,
1,
60
:
Beronician
T. XII.
—
f.
>.
see note on (ext. is
published.
—
3.
Cf.
S. V.
N.
The ms. here has 'Bar
C,
IX, 738, where a Greek
Nikiya'.
23
5,19-38.
LETTERS OF SEVERUS.
340
o/o
ftoÖ,
)'f^ y°-^ -k-«-^U
.jL^OOt-äCL^.
[168]
KjiÖ-.;/o
«J-X.>»
-.OULOaLiO
JJ/
y-oiQJi^o ^..J^-co/; 01N. i *>y>o \*_i/
LXI I)
r^ölnax
in; v- b.
)jl^ tay\ ->; ^^cx J.wJS^ÖJ.3
117
p
'
t^o
»
|...
ooi
^^o^ vam.-/
jlj/
K^JL-^^v
öl-^JLs/
p
left for
then
was
I
me
Messing
as a
,
my
distressed and
which
1
.J^jjs
with
my body
upwards, and
and perceives;
for
L^io^o Kj/;
ooi
JjLioK^O
Lo(.^s
y£Oov^-3
.•J-fc—
II0LY
me
füll
)oi^X;
oi}^»
of all spiritual blessing,
np
my
and not only did
bitter pain;
my mind
voice to him, as to one
does even perceive the truth,
indeed he
Ol THE
truly
also lifted the eyes of
I
lifted
father, the chariots of Israel
LXI.
is
heart gave
lament for Ins decease, but
my
J.-^-^.*»
'V^?/
tv»./o
OI_i
JJOOI
ooi
JK-
Jlo_iicL.oii
.-^jLSKiO
,.3
^i.o
);oi
J^J.S
)iwU
,6\.*K*l
J_.V*3
«;o/
v>ö|
•
JJ
^
ooi
Ms. «wa»»V-3-
1.
I
^.io
Kj/j
J^Vlo .-w.!».^
he
\j>..s/
b\ol rsf^-i^r^ «.r^Ä-iALa rsfnardas rdx/\j37\
lyOOUL^o ,.—
loJ^»
S*SOw
and the horsemen thereof
SeVEHUS THE PATRIARCH,
A
»
«
together
who
My
hears
father,
2 .
LETTER TO THE
HOLY CONVENTS OF VIRGINS OF CHRIST.
An
identical
copy
That a church
519-25.
is
'
to each
one of them.
a confession of right faith no one
who
is
reckoned among
Christians and has understanding doubts, since the Lord plainly said in the
Gospels to the divine Peter, the fession,
«
Thou
art Christ,
and lipon this rock will 1.
I.
f.,
I
first
the Son of the living
build
a present (representing eOWyia).
my —
when he made God », « Thon art
of the apostles,
the conCcplias,
church, and the gates of Sheol shall not 2.
IV
lies;.,
n, 12;
xm,
14.
—
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LXI.
[169]
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J-O-Ux
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and he called the firmness and
;
it
knows
also
who
the helievers
and
the king,
reason
for this
all
the
more and"
and gathering many virgin
pattern and the example of her chaste
king after her after
»
You
3 .
also therefore
choosing the virgin and angelic
things, that
you are Walking
after the
souls,
ooi
fixity of
confess
H
.
Jk--__y_.
f3 ?
-—"-i-5
.-J._dK._i_o; __.,_3
•.*»-*>/
it
faith as a
And
as a church.
espoused to
and attracting tliem
to
that
is
queen and
her
Virgins shall go to the
«
showed by your writings and life,
from
free
first
all
acts,
material
virgin, the church.
you turn not your looks away, but witli all diligence look intently and securely and fixedly at her, and cleave to her, in order that, being hard by, you may enter the king's temple, which is the expected rest, and the suprasensual bridal-chamber, concerning which the same See therefore that
prophet again said, 1.
Matth., xvi,
16,
18.
«
—
Holy 2.
This
is
is
thy temple, and wonderful perh. corrupt.
—
3.
l>.
^
such a confession
in loving fashion
said,
life,
r
»->/
David the wonderful among prophets, depicting this church beforehand as a queen and a virgin clad in various kinds of flowers and in royal excelleacies,
117
6»lo_\ J1o»o_£j
And, as speech knows a right and sound opinion on
church, so
lo-^o
Ms
2.
prevail against a rock.
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TO TUR CONVENTS OF VIRGINS.
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—
Ps. xliv.
15.
—
in
i.
righteousness
Id., i.xiy.
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6.
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117 v° a.
LETTERS OF SEVERUS.
342
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seems
to tbose
cannot give light
who
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in
when
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we may
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2.
a
.'mvi\ ^ojj;
Ka^^JLio
Jfcs-oöf-so
life,
we
—
.
you
und,
God
And
chastities find,
of
in
all
trial
in spirit,
in
Cor., x, 13.
lacks
reward to be added
not to allow us to be to
give also a
these things
and
it
labours, but sustain
for a
we have
way
of
written
varying and unwonted
and speak similar words. \
3. I
is;
lamp inasmuch as
and look
at a distance
are with
Malth.. x\v, 1-12.
3
it
brightness, through keeping
its
Be not tberefore remiss
be able to endure
places; but every day
—
vw./
Giver, they will say, « Pleasure
beyond what we can bear, but with the
Ps. xv, 11.
,oj
jJo
this is absent, the
few words, being as we are
1.
^\ok>
These things may your
'
existing troubles, and ask the
escape, that
w-i6
wJwwflOill/ .jl^cLv.
w...;
worthy what manner of thing
are
yourselves on the hope of the future
tried
.-w»fcwj/
cannot be expressed and explained in words, but shows
the orthodox faith; for,
now
w^
as something lioly and raised above earthly deeds and
thy right band for ever
to the
^\oi .^a^i^.
have been erased.
sliowing as you do the lamp of asceticism in
oil
)-10
.^JL*viO; J^O w-iO ^-.K-. J-OQjta»
wiö
to
vOt^
^£0.^1
^-iO
* V)
Jlwooö
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looking at the ])Ountiful rigbt hand of is in
} ...
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excites
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laS. •
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ffl-a
.
[170J
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL
HISTOIRE DES SULTANS
MAMLOUKS
TEXTE ARABE PUBLIE ET TRABUIT EN FRANCAIS
PAR
E.
PATR. OR.
—
T. XII.
—
BLOCHET
FASC. 3.
24
INTRODUCTION
L'ouvrage historique arabe dont je public
de croire unique.
arabe de
l'onds
porte aujourd'bui
II
regne de Louis XIV, apres avoir l'indique assez
anno
Codex
«
:
MDCLXXV.
il
le
appartient depuis le
du cabinet de Colbert, comme
bibliothecam Colbertinam ex Oriente delatus
iste in
Steph. Baluzius
quarto, assez compact,
Ge manuscrit forme un volume
».
in-
papier qu'on employait ä l'epoque de sa copie
le
"270 leuillets,
etant tres epais, de
qui a ete
toutes
note suivante, ecrite de la main de Baluze, au recto de
la
son dernier feuillet est
partie
fait
j'ai
nuraero 4525 dans
le
Bibliotheque Nationale, ä laquelle
la
traduction dans
m'est connu par un seul manuscrit, que
la Patrologie Orientale
les raisons
le texte et la
raccommodee plusieurs
revetu d'une mediocre reliure Orientale, tant en Orient que par les soins de la
fois,
Bibliotheque Nationale, et qui ne presente aucun
caractere. Je reviendrai
bientöt sur les caracteristiques de cet ouvrage, et sur certaines particularites curieuses
de son execution.
Le manuscrit arabe 4525 contient un bon resume, son auteur lui-meme qualifie de j-äxt*
sultans
que
le
i.^2
4i>j
affectee. l'a II
mamlouks de folio 157
nom
lüstoire
de l'histoire de l'Egypte sous
2
Au
1.
',
la
on
v°;
Dans
ii!l
^äc
öcrite
la preface
regne des premiers
dynastie des Bahris, depuis l'avenement d'al-Malik
lit
dans
utie
de l'auteur a presque disparu
U^c J,Uj' na pas ete
le
le
JjLaäJl
pour
le
j|
note ä demi rongee du folio :
jic
aj".
yi\
J-jai».
1
r°,
au point
ga-Mt .Wjjjj »*äs^! J«*JI i-^J a*ä=^
La
restriction d'apres laquelle cette
public ne doit pas faire illusion, etc'est lä une modestie
de son dictionnaire biographique, Ibn Khallikan
redige pour son usage personnel, mais
il
dit aussi qu'il
est bien evident qu'il n'en faut rien croire.
convient de ne pas attribuer plus d'importance ä J'affirmation courante chez les auteurs
musulmans
qu'ils n'ont
compose
leurs ouvrages
que pour repondre aux supplications de
leurs amis. 2.
Ces sultans mamlouks faisaient primitivement partie d'une milice
qui,
imprudem-
INTRODUCTION.
346
[4]
Mohammad,
az-Zahir Bai'bars, en 1260, jusqu'ä la mort d'al-Malik an-Nasir
d'al-Malik al-Mansour Kalaoun, qui survint en l'annee 1341, avec quel-
fils
ques additions qui s'etendent jusqu'en
Son auteur, Moufazzal ibn
1349.
ment constituee au Caire par al-Malik as-Salih Nadjm ad-Din Ayyoub, se transforma bientöt en une bände de pretoriens qui dicterent leurs volontes ä leurs maitres, et finirent par les renverser. Ils emprunterent leurs titres formes avec Malik aux Ayyoubites, qui, eux-memes, les tenaient des vizirs des khalifes fatimites. Ce fut quand
comme
Saladin s'imposa
au khalife al- "Adid li-din Allah
vizir
Malik an-Nasir. Ces mamlouks
Kiptchak qu'en Asie centrale;
aux Huns, aux
Ibir,
mamlouks egyptiens,
ces
furent
tour,
c-SU^I ^cJj^ii"
186
(fol.
II
supplantes par les Tonghouzes mandchous du
y avait des Tonghouzes du Kara-Khitai' parmi
l'historien
tels
ainsi
r°),
et turke, et se rattachaient
dominerent en Asie centrale jusqu'ä l'hegemonie des
par les Mongols.
et
mongole
etaient de race
ils
Sibir, qui
ä leur
Turks, lesquels, Kara-Khital,
aux
le titre d'al-
qu'il prit
se recrutaient par achat dans le pays turk, tant dans le
Kushtoghdi
Bai'bars et
que des Mongols
(fol.
68
r°,
nuit s'est levee)
(la
70
r°,
73
v°).
C'est sous le regne de la dynastie des Wei', en 545, que les historiens chinois parlent
pour le
prcmiere
la
nom
que
fois
des Turks, qui formerent un petit royaume, dont
sous la forme A-sheu-na, au S. du Kin-shan, de
Turks appartiennent ä
les
grande famille altaique
la
Hia (Thoung-kian-kang-moti, chap. 32, pages 62
l'Altai.
sous la premiere dynastie des
;
nommait Hiun-
et 63), cette nation se
yu, sous les Shang, Kouei'-fang, sous les Tcheou, Hien-yun, sous les
nou, sous les
Wei
Thang, Thou-kiue,
et les
soit
transcrivent
ils
Les Chinois affirment
Turks, sous
les
Han, Hioung-
Soung, Khitan. Les
Hioung-nou, Variante des noms beaucoup plus anciens de Hiun-yu, Hien-yun, qui, avec le
zend Hyaona
et le
grec Ouwoi, renvoient ä une forme altaique Hounyou, Hounnou,
Hyounou, furent tres puissants, les
Ou-houan, ou Oughoun,
les
dit le precis historique chinois, puis ils s'aifaiblirent, et
dominerent; les Sibir detruisirent les Oughoun ä
des Han, et s'emparerent de leur pays ainsi que de celui des Huns. les Ibir (Jouen-jouen) detruisirent la puissance des Sibir, et les
Wei,
la fin
Au temps
des
Turks leur suc-
cederent dans la domination de l'Asie centrale. Sous les cinq petites dynasties, les
Khitan arriverent ä les
Mongols,
(Khe-lie).
les
souverainete
la
;
ils
nommaient
etaient subdivises en tribus qui se
Tailchighod (Thai-tchheu-ou), les Tatars (Tha-tha-eul)
Cet expose est tres exact et correspond ä ce que
dit
et les Kerai't
Rashid ad-Din dans
son histoire des Mongols; les peuples turks se divisent en deux grandes fraetions,
groupe tonghouze
ibir,
(sibir,
mandchou, mongol),
et le
le
groupe altaique (hun, oui-
ghour, turk), dont les idiomes sont apparentes.
mamlouks ne
L'onomastique des
differe
pas
Keukeltei ^jJLCi', Mogholtai ^IkU.^, Tatchar .,Jj~.,
Eultchei
^^1,
Barkhokh
Tcherik Temour jäSjss.,
y3J~,},
=
de celle des Mongols
Toghatchar
^jßj'., Berke a^j,
Toghai Temour
w*j
Ibn
liJLwt,
qui sont des
Dokmak nous
a
tribus du Kiptchak dont i
Bardji Oghli ^Jil
noms de mamlouks dans
^y,
etaient originaires; c'elaient Celles de
>s^'
Albarali JJ*J!,
Soudoun
Bashgliird ^ȟ&u, Esen
Makrizi, sont purement mongols.
conserve dans son histoire (ms. 1597, ils
Arghoun,
:
,U-Us,
Tchoupan .hj^-, Esen Temour j^ih, Tokhtogha Uxib, Esen
(j— ', Tarakhai ^pJJs, Mankou Temour ^si^Si*, Nokhai
Boukha
y-^-u,
Khonghor
fol.
92
r°)
Toukhousba
Oglili
le
nom
des
L^ids, Yeta
U! ycs, Andjoghli
INTRODUCTION.
[5]
Abil-Fazail,
dit
qu'il
l'a
details historiques des
ecrit
evenements auxquels
les
avail
qu'il
Khara
Djourtan j^a-,
les
Berekli
Turks, qui s'etaient revoltes en
n'ayant pas tarde ä se diviser en deux nations, les Turks du Nord,
Ibir,
mer de Coree,
qui regnerent de la Caspienne ä la le
ou
fixer
l
545 contre les
dans
Ut \j%,
de
but
le
avait assiste,
il
Loutan jsi. Ces tribus etaient oui'ghoures,
\ß,
dans
pour lui-meme
,Jj^!, Dourout o-ji^i Khoulaba Oghli J^H
347
et les
Turks de l'Ouest, qui residerent le royaume des Toukhou-
pays de Kashghar, de Khotan, et en Asie centrale;
khan, qui etaient une branche des Sibir tongbouzes, se tronvait entre les deux, et
il
du lac Keuke Nagliour qui en occupail ä peu pres le centrc, jusqu'aux du pays de Khotan. La vie de ces Turks etait tres miserable, dans une con-
s'etendait autour
frontieres
rudimentaire; les auteurs chinois nous
inhospitahere, et leur civilisation etait
tree
apprennent que ce
fut
seulement en 780
s'etablit
qu'il
dans ces tribus une difference
serieuse entre le chef et les sujets, l'ofiicier et les soldats. Ces Turks abandonnaient leur desert sans espoir de retour pour aller chercher en Chine et dans les contrees
FOccident des
de
khalifes
conditions
abbassides,
bien qu'il
etit
ils
de vie plus favorables.
commanderent
On
armees,
les
les tels
trouve ä la cour des le
celebre Afshin qui,
embrasse l'Islamisme, avait garde au fond de son coeur ancetres. Au milieu du vm e siecle, un turk, refugie en
officiellement
manicheisme de
le
dont
ses
nomme An-lou-shan, arriva des fut nomme prince par l'empereur
rangs
les plus
Iliuen
Tsoung.
Chine, que l'histoire du Celeste Empire
bas de l'armee au grade de general, et Cette fortune inesperee ne voir supreme;
poursuivit
et
il
le
fils,
pas au
fils
de
la
steppe qui osa convoiter
Fils
du Ciel jusque dans
Sou Tsoung. Le
le
Sse-tchouen actuel, oü
incapable de lutter contre le rebelle, roi
le
pou-
Tchhang-an,
se revolta contre son maitre, s'empara de la capitale,
empereur. Hiuen Tsoung, son
suffit
il
se declara
abdiqua en faveur de
de Khotan, tous les princes des Turks occidentaux,
le
khaghan des Oui'ghours, le roi du Farghana, le khalife abbasside, durent envoyer des armees ä l'empereur chinois pour qu'il püt venir ä bout du terrible insurge. An-lou-shan fut assassine par un de ses eunuques, ä l'instigation de son fils aine, lequel fut assassine par un general d' An-lou-shan, qui fut tue ä son tour par son fils aine qu'il avait voulu exclure de l'cmpire au profit de son plus jeune toire se repeta indefiniment, avec des variantes plus
de l'Ouest, pendant des siecles, car ces Turks, consideraient
comme
en disponibilite de
ciel.
On
Cette his-
ou moins tragiques, dans
comme
d'ailleurs
commandement ou de
dans quelle contree, n'importe sous quel
fils.
les
les
pays
Mongols, se
souverainete, n'importe
les retrouve partout
dans
l'histoire
musulmane, depuis les Ghaznavides et les Saldjoukides, jusqu'aux Kadjars qui dominent encore actuellement sur
la
Perse, jusqu'aux Osmanlis qui regnent sur les rives
mer Fgee. Par une coincidence assez curieuse, l'Inde toml)a aux mains de mamlouks turks ä la meme epoque ä laquelle l'Egypte fut soumise par los Turks. Mo'izz ad-Din Sam, souverain
de
la
ghouride de
la dynastie des
turks qu'il traita
comme
Shansabaniyya, n'ayant pas de
ses enfants, et
il
fils,
acheta des esclaves
leur hissa ä chacun un tröne;
ils
se
nommaient
ad-Din Youldouz, Nasir ad-Din Kabatcha, Ikhtiyar ad-Din Khalatchi et Baha ad-Din Toghril. Kotb ad-Din A'ibek fut prince de Dehli. Un marchand l'avait achete dans le Turkestan, et l'avait amene ä Nishapour; le kadi Fakhr
Kotb ad-Din
Ai'bek, Tadj
ad-Din ibn al-Aziz al-Koufi l'acheta
et lui
donna une bonne instruction musulmane.
A
la
INTRODUCTION.
348
[G]
entendu raconter, sans aucune intention precise de
comme
aussi,
son
livre,
mort du
nous l'apprend dans
il
pour
kadi,
et
preface et dans la souscription de
trame des evenements qui suivirent ceux qui sont
tisser la
passa en
il
la
au public,
livrer
le
la
possession d'un marcliand qui
ä Mo'izz ad-Din
l'offrit
Sam. Quand ce prince eut ete tue, son neveu, Mahmoud ihn Gliiyas ad-Din Mohammad ihn Sam, devint sultan du Ghour; il envoya ä Ai'bek le titre de sultan avec les insignes de la souverainete, car jusqu'alors Ai'bek n'avait porte que le titre de roi. Le
le
Aramshah,
d'Ai'bek,
fils
Shams ad-Din
fut
renverse,
et
generaux donnerent
les
couronne ä
la
comme
Eltetemish, qui etait un turk originaire du pays de Kara-Khitai',
des sultans du Caire;
furent plusieurs officiers
Rokn ad-Din
d'Eltetemish,
le fils
Firouzshah, fut detröne en 1236, apres six mois de regne, et
il
remplace dans
tut
la
souverainete par sa sceur, Raziyya Sultane, qui fut detrönee et tuee en 1239 par son frere,
Mo'izz ad-Din Bahramshah
1246 par Nasir ad-Din
sine en
;
Bahramshah
Mahmoud
pour successeur Ghiyas ad-Din Balaban, qui (1265). Les Mongols l'avaient
du Kara-Khitai' res de
ce pays,
ä
etait
fait
renverse et assas-
son tour
son frere. Ce dernier eut
egalement un esclave originaire
prisonnier quand
Baghdad, oü
l'avaient conduit ä
et
fut
ibn Eltetemish,
il
s'etaient
ils
empa-
avait ete achete par Khadja
Djamal ad-Din al-Basri en 1232. Ce personnage se rendit ä Dehli et presenta son esclave ä Eltetemish qui le lui acheta. Ghiyas ad-Din Balaban eut pour successeur son
Mo'izz ad-Din Kai'-Kobad ibn Nasir ad-Din Boghra-Khan ibn
petit-fils,
ad-Din Balaban, qui fds,
fut
Kayoumars. qui Dehli
voir ä
les
:
detrone par ses generaux, lesquels mirent sur
etait
comme
Khalatchis, qui reconnaissaient
proclame sultan,
Ghiyas
tröne son
en bas äge. Deux partis politiques se disputaient
le
pou-
chef Malik Djalal ad-Din
Firouz Bahadour, et les Turks, qui tenaient pour Kayoumars. fut
le
En
1288, Djalal ad-Din
passa aux Khalatchis, qui pretendaient descen-
et la souverainete
dre de Khalatch, un gendre hypothetique de Tchinkkiz Khaghan, dont on chercherait
en vain les
le
nom dans
Timourides inventerent Karatchar Noyan, tandis
tuerent leur autorite ä celle
comme
les Capetiens,
simplement des
qu'ils etaient tout
Turks de la tribu ouighoure des Khalatch. Des peripeties identiques se deroulerent constamment en Egypte; mites,
comme
les chroniques, et qu'ils avaient invente de toutes pieces,
Turks substi-
les
des Ayyoubites, lesquels l'avaient arrachee aux Fati-
vassaux
des Carolingiens, se substituerent a
et olficiers
ceux-ci, qui, vassaux et officiers des Merovingiens, leur avaient succede dans la souverainete des Francs. Les Ayyoubites formaient une feodalite dynastique dans une famille,
comme
devaient
faire,
le
deux
siecles plus tard, les
sultan d'Egypte etant le suzerain de tous les princes ayyoubites. politique aboutit ä la
meme
Timourides de Perse,
En
le
ce Systeme
fait,
Syrie et Egypte, empire du Nord et
division de l'empire en
empire du Sud, les petits princes locaux de Palestine et de Mesopotamie se trouvant
Tun ou de
entraines dans l'alliance de ce Systeme, et ils
des
ils
regnerent
comme
ne concederent ä un de leurs na'ib
as-saltana, des
«
l'autre.
Les Mamlouks prirent
officiers
un
titre
fiefs
»
^Iksl et y~^,
au moins en theorie, de les leur reprendre quand bon tuaient que des
Damas jamais ;
royal, et ceux-ci n'etaient tous
lieutenants dans la souverainete
naient. Ils recevaient bien des sortes d'apanages
contre-pied de
le
souverains absolus du Caire et de
lui
des villes oü
mais
le
ils
que
gouver-
sultan etait libre,
semblait, et
ils
ne consti-
viagers. Tout ce qu'ils pouvaient esperer, etait de se faire
nommer
INTRODUCTION.
[7]
349
exposes dans un traite historique bien connu des arabisants, d'Ibn al-Amid, que l'on connait plus generalcment sous
Moufazzal
d'al-Makin. ic
Ao
traiter
a
ne
pas qu'il a voulu
dit
de
periode qui
la
dont parle
suit celle
qu'il a
eu l'intention de
Ibn al-Amid;
Li
j*j
chronique
de chronique
une continuation
ecrire
mais seulement
ä l'histoire d'Ibn al-'Aniid,
Ia
nom
le
il
y
uoe nuance. L'oeuvre de Moufazzal ibn Abil-Fazai'l,
jLaJI
jj,l
-u Li
jcjjl"
-x^äJl JjJIj
riere; cela etait loin,
comme on
mais
eile
etait tellement
le
de
comme nous
garderent quelque temps leur souve-
que
illusoire
moindre incartade,
d'ailleurs, ä la
titre
d'une Constitution feodale. Seuls, les princes
ayyoubites des petites principautes syriennes rainete,
le
tablkhana pour couronnement de leur car-
le
le voit,
donna
il
twJI jt>, fut terminee,
Jo-uJI
emirs de 100 ou 1.000 cavaliers, avec
ä laquelle
le
i'ait
ne
pas ä consequence, et
tirait
sultan du Caire avait vite
de
fait
la
leur enlever.
du tout reconnu chez Ce regime plus, le pouvoir du sultan ces Turks, ce qui ouvrait la porte ä toutes les ambitions; de n'etait en rien comparable ä la dignite souveraine du prince mongol de Perse. Bien fut deplorable, car le principe d'heredite n'etait point
en
qu'ils fussent,
fait,
les
vassaux de l'empereur de Dai'-dou,
les
etaient investis d'une teile autorite qu'aucun de leurs generaux,
Mongols de Tabriz
meme
des plus
mau-
vaises tetes, n'aurait eu l'idee qu'il pourrait un jour s'asseoir sur le tröne. Houlagou,
Abagha, Ghazan, Abou Sa'id lui-meme, etaient d'autres souverains que
les
chefs de
pretoriens qui trönaient dans la forteresse du Caire, et autour desquels s'entrelacait la
trame de complots dont plus d'un reussit ad-Din. Les Ayyoubites eux-memes,
et
malgre
ensanglanta les dalles du palais de Salah les
imprudences de leur
politique,
ne
connurent jamais l'insecurite du lendemain dans laquelle vecurent ceux qui leur succederent dans la souverainete de l'Hgypte.
Les Egyptiens, heureusement, n'etaient pas
dilliciles ä
mener,
et,
s'il
n'y avait eu
qu'eux, les choses eussent marche toutes seules; ce qui les compliquait, c'etait l'aristocratie militaire des
mamlouks, composee de soudards d'une ambition demesuree et d'une La bureaucratie,
rapacite incroyable, avides de titres, de distinctions, et surtout d'argent.
compliquee
et paperassiere, etait
verain, lequel,
comme
que de regner avec justice, mais
Ce
qui
fit
Ia
un autre
voile impenetrable entre le peuple et le sou-
tous ceux qui sont appeles ä gouverner, ne demandait pas mieux etait
dupe par ceux
qu'il appelait ä le conseiller.
fortune de ces Turks turbulents d'Asie centrale, et des Mongols, que
ne peut separer des Turks, bien qu'ils aient constitue une race autrement puissante qu'eux, et douee de tout autres qualites politiques, c'est qu'ils arriverent dans
l'on
des empires oü
le
concept de l'autorite et de
la responsabilite
personnelle s'evanouis-
sait completement. L'Islam vivait sur sa scolastique, et ses princes, spirituels et tem-
poreis, etaient tous,
plus ou moins, des rois faineants, qui avaient tous les defauts
requis pour tomber irremediablement sous la domination de ces Turks, qui, le jour oü
ils
maires du palais. Sans
ont ete les maitres de l'Islam, ont pousse l'outrecuidance
jusqu'ä pretendre que leurs ancetres mythiques furent la souche
(man. arabe 1723,
fol.
origines de l'histoire,
provoquant
les
ils
18
v°),
le
monde
de
la
race arabe
aurait ete bien tranquille; mais, depuis les
n'ont fait que se demener, attaquant la Chine, les Sassanides,
invasions des Barbares qui detruisirent l'empire romain, ruinant le
Khalifat, et enfin, s'emparant de la
Chine
et
de l'empire grec.
INTRODUCTION.
350
l'apprend
la
souscription qui se trouve ä la
fin
[8]
de sa copie,
jour du mois de Shavval de l'annee 759 de l'hegire, autrement
mois de Tot de l'annee 1075 de Diocletien, ou,
Ton preTere, suivant
si
grecque,
l'ere
l'annee 1670 depuis Alexandre,
fils
du monde, ä
LojJj \j
.)-?.fl'l
^iLL«
jAlx^^AJ
JUJ
a_1_»J;
la
dix-sept du mois d'Eloul de
le
de Philippe,
Grec,
le
6850 e annöe, plus vingt jours
j"yli^lijj
~yjL^$
aJL«^-j
'j-x^-J
AI-
äJl
v
»-> k_iJl
A
J«X1
Alw
le
Macedonien, que
,,.,':..£
:
-^
«jLw
>**"
celle a laquelle s'est
arrete
un
musulmans de
litterateur qui jouissait
ment
ä sa propre gloire
',
lieu
de
en recommencant,
s'efforcer
comme
du moude,
pilation
hätive
des
depuis
le
deluge, ou
chroniques
analyse, remontent toutes, ä
dejä
meme
existantes,
travers plus
.Oll
^l?;
suit
la terre
la
täche
immediatement
parmi
les Chretiens
un monu-
d'elever
cela ne s'est produit que
trop souvent dans les litteratures arabe, persane et histoire
X»"
septembre 1358.
d'ecrire l'histoire de l'epoque qui
du Caire d'une juste celebrite, au
^-TL
I
\^
7x_jjÜ1
d'Egypte des renseignements sur ce chroniqueur qui se donna utile,
^->jÜl
* -' j \i
V*
j_j^J1
C'est en vain que j'ai cherche dans les historiens
comput
le
<j-«
_
<^>¥
Uy_ jj^icj, dates qui correspondent au 16
modeste, mais
vingt du
dit, le
Coptes dans l'antiquite,
roi des
Ton nomine egalement Zoul-karnai'n, ce qui correspond, dans solaire
onzieme
le lundi,
turque, une
avant,
nouvelle
d'apres une
lesquelles,
en
com-
derniere
ou moins d'intermediaires qui
ont successivement deforme l'original, au texte de Tabari et d'lbn al-Athir
chez les Musulmans, et chez les Chretiens, ä celui de l'Ancien et du Nouveau
Testament. Salah ad-Din Rhalil ibn Ai'bek as-Safadi, qui a ecrit une continuation du
1. II
laut reconnaitre toutefois que les auteurs qui
recommencaient
l'histoire ä l'ori-
gine du monde, au lieu de continuer Celles qui existaient dejä, rendaient Service aux lettres, car,
avant l'invention de l'imprimerie, les livres manuscrits etaient i'orcement tres
rares, et seulement accessibles
ä tres peu de lecteurs. Certains
6ous les especes d'un unique exemplaire, dans une seule
vraisemblable qu'ä l'epoque ä laquelle Ibn al-Athir reprit, en
ouvrages existaient
bibliotheque
;
il
est
tres
la continuant, l'histoire
de
Tabari. les exemplaires de cette chronique etaient dejä ä peu pres introuvables, ou tout
au moins,
dun
prix exagere et inabordable pour les gens d'etude.
INTRODUCTION.
[9]
351
dictionnaire biographiqüe J'Ibn Khallikan, ou plutöt qui a repris le travail
d'Ibn Khallikan, en l'amplifiant et en
continuant, ne cite pas le an-Nahdj
le
as-sadid parmi les ouvrages qu'il connaissait pour
mais
l'Egypte;
ne faut pas oublier que Salah ad-Din
il
Damas, en l'annee 764 de
as-Safadi est mort ä
dans ces conditions,
dans laquelle
naire biographiqüe,
terminee ä
etait
utilisees,
n'avait pas encore mis la derniere inain ä son
Ni Makrizi, dans
11
ne faut point voir dans ce
fait la
an-Nou-
preuve d'une Jalousie ou d'un mepris de leurs merites
haute idee
tres
auraient pu ne pas citer Moufazzal pour
et qui
scientifiques,
le
1 ne parlent de Moufazzal ibn Abil-Fazail
retrospectifs d'auteurs qüi avaient une litteraires et
travail.
'.
as-safi,
et le
pretacc de son diction-
Kitab as-soulouk, ni Aboul-Mahasin, dans
le
al-Manhal
djoum az-zahira
la
Moufazzal ibn Abil-Fazail
date ä laquelle
jine
Aibek
ibn
Klialil
exercer sur sa memoire une vengeance posthume autant que mesquine. effet, la
de
sources qu'il pretcnd avoir
cite les
il
l'histoire
l'hegire (1362-1363), et que,
est assez vraisemblable que
il
de
traiter
En
comparaison du recit de l'histoire de l'Egypte, teile qu'on la trouve
dans Makrizi
et
dans Aboul-Mahasin, d'une part, et dans
le
an-Nahdj
as-
de l'autre, montre d'une fagon certaine qu'ils n'ont pas connu Moufazzal ibn Abil-Fazail, car, bien qu'ils aient utilise les meines sources que lui, ils 2 interpretent tres souvent les evenements d'une fagon entierement opposee sadid,
mina
il
;
mentionnee de l'annee 759 (1358) ä l'annee
n'est point
La mort de Moufazzal
1.
783 de l'hegire (1381-1382)
quand
est probable qu'il n'etait plus jeune en 759,
autrement
l'eüt continuee.
il
ter-
bien evident qu'en 783, son
est
sa chronique, corps reposait dans Fun des cimetieres du Caire. Dans le Soulouk, Makrizi cite le nom de savants musulmans qui n'ont joue aucun role politique, mais, comme tous ses coreli-
gionnaires,
il
est la
Davaddar al-Mansouri, sous 87
l'olios
121
v°,
124
fol.
12
r°,
19
fol.
15
v°,
21
v°,
Vie
du
v°,
12
r°;
la
Mohammad
v°.
v°,
120 57
r°,
92
43
le titre v°,
la
ne
sont
lä
Fazail qui a
de
'iysr^\
r°,
khalife
43
si
106
109
119
v°,
Vie de Baibars par
'Izz
ad-Din ibn Shaddad est
97
v°,
l'Histoire de Baibars par le v°,
44
fatimite
que des sources
un
99
103
r",
r°;
^Usyll
le
al-Hakim,
ibn Rizwan, au folio 31 v"; le
fait
U >V\I üjjj, eile se trouve
£>„^ J, v°,
93
chronique d'lbn 'Asakir, au
v°;
par l'emir Rokn ad-Din Baibars al-Khitayi ad-
fut ecrite
la
r°; r";
L'une des plus souvent citees
soin d'indiquer ^es sources.
le
grande chronique qui
tionnee aux
11
ignore les Chretiens.
Moufazzal a pris
2.
il
folio
accessoires
au
..tjU!
26
de
r°;
la
v°,
v°,
v»,
w.li" d'Abou Shama, au
^£
27
r°;
le
120
citee,
Ibn 'Abd az-Zahir,
kadi
folio
men-
aux folio
«j-r^l
d'Ibn Mounkidli, au folio 34
as-Sam'ani, au
folio
31
r°;
mais ce
chronique de Moufazzal ibn Abil-
grand nombre d'emprunts ä
l'histoire
des sultans mamlouks
ecrite par Nowairi, que son an-Nahdj as-sadid n'en est qu'un abrege; il est clair d'ailleurs que, comme le fait s'est produit maintes fois dans la litterature arabe, il
n'a pas consulte directement tous ces ouvrages,
et qu'il
en
cite
un certain nombre
par l'intermediaire de ceux qu'il copiait, sans les avoir vus. Jamais Moufazzal n'a cite le nom de Nowairi, qui ne parait pas une seule fois dans le an-Nahdj as-sadid,
INTRODUCTION.
352
suffisamment rindependance de leurs chro-
et contradictoire, ce qui etablit
niques.
De
plus, le recit de Moui'azzal nc
auxquels Makrizi
derable de details
dans leurs chroniques,
[10]
et
comprend point un nombre consiAboul-Mabasin ont fait une place
et qui les grossissent
d'une facon demesuree, car
n'ont souvent qu'unc importance des plus minimes, mais
nombreux
et les tres
extraits
Moufazzal que par ces mots
:
«
de
sa clironique ne sont
L'historien a dit
»
cacher
le
nom
arabe 1578,
13 v u
fol.
II
an-Nahdj
14
,
v°),
avec son abreviation
JU
le
de
recit
ne faut point voir dans as-sadid, l'intention de
[ibid., fol.
couramment Mas'oudi dans
Moufarridj al-kouroub; mais, autant
le
dans
ils
les evene-
de Nowai'ri, car Nowairi l'emploie lui-meme dans sa chronique (man.
ä l'imitation de ce qu'ont fait
Wasil dans
expose
introduits
fjjd) JU.
cette formule, qui se repete constamment dans le
il
57
67
v°,
r°),
de le determiner
qu'il est possible
par la comparaison du texte de Moufazzal avec celui de Nowai'ri,
88
r°,
d'or et Ibn
ses Prairies
tel
qu'il se
trouve
conserve dans les manuscrits de la Bibliotheque Nationale, l'historien copte a etendu
formule ä un grand nombre de passages (man. 1579, passim), dans lesquels
cette
Nowairi avait juge inutile de s'en servir.
spontane
et
mencement du regne des Mamlouks de
«
C'est
presque irreflechi a l'ecrivain qui est
l'Mistorien
»,
lä, si
en quelque sorte, un
com-
bahrites qu'il paraissait inutile, quand on parlait
d'ajouter qu'il s'agissait de Nowairi.
est la base de celle de Moufazzal, est
hommage
bien l'historien classique du
un ouvrage
La chronique de Nowairi, qui
excellent, d'une lecture agreable; son
auteur n'a pas cherche ä eblouir ses lecteurs par une elegance tapageuse et de mauvais
Musulmans par
goüt; c'est un des modeles du genre historique chez les et
sa precision
sa nettete; c'est entierement sur eile que sont fondees, pour les premiers sultans
mamlouks,
les
chroniques posterieures de Makrizi et d'Aboul-Mabasin. Par malheur,
Moufazzal n'a pas reproduit
le texte
de Nowai'ri dans son integrite, et
il
lui a
un resume, ecrit le plus souvent dans une langue fruste et informe, qui la correction et la
reuse, surtout
bonne tenue du
quand
style de son original.
fait
La comparaison
l'on confronte le texte de l'autographe
substitue regretter
est doulou-
de Nowairi avec celui de
Baibars al-Mansouri est un historien tout different de Nowai'ri; c'est un auteur elegant, ou plutöt qui vise ä l'elegance; les lauriers d'Imad ad-Din al-Isfahani Moufazzal.
devaient troubler ses reves, tandis que Nowai'ri se rapproche infiniment plus de la
secheresse d'Ibn al-Athir et d'Ibn Wasil
;
encore Ibn Wasil
cite-t-il
de longues pieces
de vers, tandis que Nowai'ri est sec et precis, et s'interdit rigoureusement tout orne-
ment
litteraire.
ments que
l'on
Bien qu'il y ait dans la clironique de Baibars, ou plutot dans les fragen connait, des fautes de goüt choquantes, il est certain que cet officier,
qui etait de race mandchoue,
comme
surnom
l'indique assez son
attrape la maniere des historiens precieux et decadents, pour se sont rendus illisibles ä force de rechercher
meme
que
le
turk Aboul-Mahasin,
fils
d'al-Khilayi,
avait
ne pas dire ridicules, qui
une elegance de mauvais
aloi. C'est
de
d'Ibn Taghribirdi, a ecrit une excellente histoire
la partie qui traite des evenements dont il a ete le temoin, est extremement precieuse. Et cependant, Baibars et Aboulune source et Mahasin etaient des officiers de metier, qui avaient du, non seulement s'adapter ä la
de l'Egypte, qui, pour
un chef-d'oouvre
langue arabe, mais aussi au genre
ment
difficile, et
litteraire
dans lequel
ils
ce qui montre la souplesse avec laquelle les
savent entrer dans
la culture occidentale.
ont ecrit, ce qui est autre-
hommes
de l'Extreme-Orient
IXTRODUCTION.
[11]
ments
qu'il
möme temps
rapporte en
que
353
Soulouk et
le
le
an-Noudjoum az-
zahira d'une maniere quelquefois plus complete et plus iutelligible que ces
deux chroniques, ce qui en
un ouvr.age d'une certaine importance pour
i'ait
qu'un abrege, car, en plus de cette
l'histoire de l'Egypte, bien qu'il ne soit
particularite,
il
ne faut pas oublier que
le
an-Nahdj as-sadid
est anterieur
de cent vingt annees au Soulouk de Makrizi. silence n'a rien qui doive surprendre de la pari des auteurs musulraans
Ce
du Caire, car Moufazzal ibn Abil-Fazail n'appartenait point ä la confession islamique; il etait Tun de ces nombreux chretiens coptes qui vivaient dans
basse Egypte, meprises et lionnis des sectateurs de l'Islam qui les
la
rudoyaient, sans perdre une occasion de leur extorquer de l'argent,
on
comme
assez par VHistoire des Patriarches d'Alexandrie, dans la Situation
le voit
angoissante et desesperee des nationalites qui ont eu
le tort
de succomber
la poussee des barbares. Par un hasard inattendu, Ton connait cinq des membres de la famille de l'auteur du an-Nahdj as-sadid, qui dut avoir une certaine importance dans la communaute chretienne de l'Egypte musulmane, et ils appartiennent
devant
ä quatre generations consecutives fazzal,
fils
:
d'Aboul-Fazail, qui la termina en 1358; son pere, Aboul-Fazail
as-Safi, qui ecrivit,
sous
le titre
1353, a copie un magnifique
^^f
de Firdaous
contenant un recueil d'histoires edifiantes
'
;
Paradis
« le
»,
un
traite
son oncle, Georges, qui, en
Pentateuque, traduit sur
tante, lequel appartient ä la Bibliotheque Nationale
2 ;
la
le
version des Sep-
Aboul-Mou-
pretre
Amin
pere d'Aboul-Fazail as-Safi et de Georges;
i'azzal,
Mou-
l'auteur de la presente histoire,
pere
al-Moulk,
d'Aboul-Moufazzal, ces deux derniers personnages n'etant connus que par la souscription du Pentateuque. Comme l'indique assez son titre, Amin
al-Moulk fut
1.
Le
«
ä
titulaire,
Paradis
»
une date
point temeraire de fixer aux
qu'iT n'est
d'Aboul-Fazail as-Safi,
fils
comme
d'Aboul-Moufazzal, est cite
d'un recueil d'anecdotes et de recits edifiants attribues a saintete; l'auteur de cette mediocre compilation. qui est leur celebres par des moines etant la source principale
conservee dans 2.
fonds arabe sous
Pentateuque,
Ce
numero
le
le
^J! ^-y
numero
^
äJj^J)
12 dans le fonds arabe; le copiste se
du pretre Aboul-Moufazzal,
petit-fils
283, n'est point connu.
L-JiJI
nomme
dans
d'Amin al-Moulk;
il
»IjjxJI
la
souscription
appartenir au clerge, etait
un
il
connaissait
le
:
Djordjos,
le fils
termina son travail en l'annee
e 1067 des Marlyrs, qui correspond ä la 754 annee de l'hegire.
savant;
^U-t *«*=, porte
Ce Georges, qui
devait
grec, l'hebreu, le copte, sans
Au-dessus des noms qui figurent dans le texte du Pentateuque, il a pris soin d'ecrire leurs formes telles qu'on les trouve dans la version copte de la Bible; les variantes du texte hebrai'que, et des gloses, se lisent dans les marges du manuscrit qui a
compter
l'arabe.
ete collationne avec le
copte;
Georges
crit qu'il
Pentateuque en
a note, au folio 224,
liebreu, la version des Septante et la traduction
un long passage qui ne
figurait pas
copiait. mais qui se trouve dans les Septante et dans
dans
le
manus-
le texte hebrai'que.
INTRODUCTION.
354
environs de
du xin"
la fin
[12]
ou du commencement du xiv
siecle,
e ,
d'un
office
dans l'administration nuanciere du royaume egyptien.
L'auteur du Catalogue des manuscrits arabes de
Moufazzal ibn Abil-Fazai'I
a reconnu que affirmation
surprend quand l'on
etait
constate que
la
Bibliotheque Nationale
un chretien copte,
et cette
deux manuscrits d'Ibn
les
al-'Amid qui s'y trouvent decrits portent les numeros 294 et 295 dans
la
section consacree aux auteurs chretiens, ce qui est bicn leur place, et que,
pour une cause que
je n'ai
pu decouvrir,
le
Ibn al-'Amid, se trouve rejetö tout ä la l'avait oublie
1. 11
dans
le
classement, sous
an-Nahdj as-sadid, qui continue
fin
du fonds arabe, comme
si
on
numero 4525'.
le
ne faut pas se dissimilier que c'est par suite de cette erreur de classement que
manuscrit de Moufazzal n'a pas ete dejä
utilise.
En
realite,
a echappe
il
le
aux recherches
de toutes les personnes qui s'occuperent de l'histoire de l'Egypte, lesquelles, natu-
memes du Catalogue
rellement, sur les indications
des manuscrits arabes, les limiterent
ä la section specialement consacree ä cette contree, sans se douter qu'une clironique
egyptienne existait tout ä
fait
ä la
du Catalogue, apres
fin
les divans des poetes et les
ceuvres de la litterature imaginative; c'est ainsi que je n'ai point mentionne
as-sadid quand
dresse la
j'ai
liste
le
an-Nahdj
des ouvrages arabes musulmans et chretiens qui
traitent de l'histoire de l'Egypte.
En somme, depuis a lu cette
la fin
du
xvm
e
siecle, date ä laquellele tres
savant
Dom
Berthereau
chronique dans l'intention d'en faire des extraits pour ses Historiens Orientaux
des Croisades, personne, ou presque, n'a consulte ce manuscrit, car c'est ä peine
si
continuateur d'Elmacin
»,
Quatremere
le cite assez
dedaigneusement sous
le titre
de
«
dans son Histoire des sultans mamlouks C'est de merae que, dans .
le
premier volume des
Historiens Orientaux des Croisades, publie par l'Academie des Inscriptions et Belles-
M. Mac Gluckin de Slane,
Lettres,
le
meme
qui oublia Moufazzal dans le classement
des manuscrits du fonds arabe, a consacre ä ce chroniqueur quelques lignes qui suffisent ä etablir qu'il ne s'etait point rendu l'histoire
compte de
la
place que cet ecrivain occupe dans
de l'Egypte musulmane.
Je n'insiste sur ces faits, qui intrinsequement n'ont pas une
pour montrer que
M.
l'abbe Leroy.
la
M. Leroy
lique d'Angers et vicaire
fut
successivement professeur d'arabe ä
ä Courbevoie, et
il
avait
assume
chronique dans la Patrologie Orientale; personne avant n'avait
songe ä
utiliser cet
ouvrage pour
lui,
la täche
depuis
l'Institut
Catho-
de publier cette
Dom
Berthereau,
moindre memoire. M. l'abbe Leroy avait terrasse par un mal inexorable, et sa mort
le
commence son travail quand il fut douloureusement ressentie par tous ceux qui s'interessent au developpement de
ä peine fut
ombre d'importance, que
decouverte du an-Nahdj as-sadid est due a M. l'abbe Nau et ä
l'Orientalisme independant;
il
avait garde le feu sacre ä
un äge oü tant d'autres sentcnt
leur ardeur se refroidir, et regardent avec inquietude la carriere qui leur reste ä parcourir
la
pour terminer l'ceuvre qui
Revue de V Orient Chretien
fut le reve la vie
de leur jeunesse. M. l'abbe
Nau
a raconte dans
de ce travailleur simple et modeste, qui s'etait forme
IXTRODUCTION.
[13]
La lecture
l'oeuvre
pour tromper sur
faite
lä
entiöre
355
de Moufazzal
ibn
Abil-Fazai'l
veritable religion de cet ecrivain, et
est
bien
semble,
il
ä premiere vue, qu'il soit impossible de determiner la conl'ession ä Iaquellc
un melange incxtricable
appartint cet historien, car on y trouve
de formules
et confus
de concepts, dont les uns sont radicalement chretiens, les
et
autres absolument musulmans, et qui se contredisent d'une facon inexorable.
A
plusieurs reprises, dans
raconte, non seulement ä
qu'il
de
l'aide
l'ere
musulmane, qui
grecque, et l'ere cosmique, qui a pour origine
l'ere
comme on
texte de sa chronique,
de l'Egypte des sultans mamlouks, mais aussi dans
officielle
vient de
mais uniquement par teur donne
a
les Chretiens.
un religieux
en parlant de sa mort,
Jjj,
Un
l'ere
des Coptes,
l'ere
la creation
du monde;
aussi caracteristique est que l'au-
fait
Sauma
chretien, Bar
notre Pere »', et de Jic^l
«
etait
derniers computs ne sont jamais employes par les Musulmans,
or, ces trois
Ijjjj!
le
en lisant sa souscription, Moufazzal ibn Abil-Fazai'l date les evenements
le voir
^_J>£\
al-'Ourian,
Pere auguste
le
«
expression qui est speciale ä
la
les
»,
et
titres
de
qu'il dit,
langue des Chre-
un auteur musulman au mort d'un sectateur du Prophete, pour lequel on dit toujours j,y,
tiens d'Egypte, et qui ne se rencontre jamais chez sujet de la
ou
o^i
ou d'un Chretien, qui se contente de ^,U. l
Dans
courte preface du an-Nahdj as-sadid, Moufazzal ibn Abil-Faza'il
la
invoque Allah, dont
mais
le
nom
est
commun aux
n'adresse aucune salutation au prophete
il
tout seul,
au prix
d'efforts considerables,
precaires qui trempent les
ämes
ce qu'aucun
presque sans aide, au müieu de ces conditions
s'est
il
sans avoir pu realiser les desseins qu'il portait en gr
Mohammad,
fortes et qui affirment les vocations inebranlables.
science desinteressee fut son seul but. et
M
Chretiens et aux Musulmans,
eudormi du sommeil de
1
lui.
M. l'abbe Nau m'ont demande d'executer l'ceuvre que M. pas eu le temps d'accomplir, et je n'ai pas voulu resister ä
Graffin et
Leroy n'avait
La
eternite
l'abbe leurs
encouragements, bien que je crusse avoir renonce definitivement ä ecrire sur l'histoire de l'Egypte en terminant celle des Ayyoubites, teile que l'a exposee Makrizi dans le
Soulouk. Le plan de
la
Patrologie Orientale ne m'a pas laisse libre d'annoter ce texte
autant que la lecture des autres historiens de l'Egypte, qui
permis de
pour
la
triotes,
siecles
le faire. J'ai
du me borner ä donner au lecteur
me
sont familiers, m'aurait
les explications essentielles
comprehension d'une histoire qui
etait courante pour son auteur et ses compamais qui Fest beaucoup moins pour nous, qui se deroula pendant plus de deux et demi dans un cadre ä peu pres immuable, qu'il laut aujourd'hui reconstituer
piece ä piece, par la lecture des ecrivains contemporains,
si l'on
tient ä voir revivre ces
princes que les voies de la Providence amenerent des steppes glacees de la Siberie
pour regner sur l'Egypte musulmane jusqu a 1.
Jiß^, ß*> JjjjM
^yij U^^j b»j«9j.j
(sie)
\jj>]
Uyjt,
Jiß fol.
\jy*>ji
(sie)
Lot J^^l
JL jlkU! j^&. UU, 158
r°.
la
conquete des Osmanlis.
^1
fol.
^p
157 v°;
^_Ji\ ,\)h
tJj»
jLC
>U Jj,
^1
fol.
t+~\
157 v°;
,)k
X
INTRODUCTION.
356
Musulman ne
se
[1V|
meme dans le cas tres Au nom d'Allah, lc Clement,
permet d'omettre,
son livre sans la formulc
«
:
Dans une glose qui
se
au
lit
folio
7
r°,
des deux dynasties abbassides, les traite de
denomination prouve, de
Khalifat,
tre la mission spirituelle des
des
Musulmans
« rois
comme
c'est lc cas
d'Abbas, et qu'il
fils
il
commence
parlant des
»
khalifes »
cette
:
pourun Chretien, admet-
qu'il se refuse ä
les
comme
considere
imams
usurpateurs qui ont derobe le pouvoir souverain aux fönt les Shh'tes de Perse; mais
il
Misericordieux!
l'auteur,
Musulman de proclamer
d'un
soit la volonte bien nette
lo
de celui qui l'emploie, soit une ignorance
la part
meme du
absolue de l'essence
rare oü
des
Alides, ce que
est bien evident qu'il ne s'agit pas ici d'nne
manifestation alide.
En parlant de
l'incendie de la Batiliyya, au Gaire, Moufazzal ibn Abil-Fazail
rumeur publique accusa
oublie de dire que la
pour venger
les
dommages que
le
Chretiens de l'avoir allume
les
sultan Baibars avait
fait
subir aux Francs
de Syrie. Nöwalri, qui etait musulman, n'a pas manque de relater dans sa chronique cette Imputation, qui est tout ä ibn Abil-Fazail a
fazzal qualifie
de
«
catastrophe
Au
folio
donne
32
v°,
» les
qu'il
sous
silence,
persecutions que cet incendie causa aux Chre-
le titre
du an-Nahdj as-sadid, parlant du sultan du
l'auteur ldris
ibn Abi
Cet argument, Tadj ad-Din
fort
mal de
d'ailleurs, n'a pas
Ahmad
Mohammad
'Abd Allah
comme
de khalife, lequel,
mans, qui s'expliquerait
fils
tandis
completement passee
montre une singuliere ignorance de
sides,
Mou-
indemnite de ce sinistre.
Maghreb, Aboul-'Ala lui
vraisemblable, et que
que Baibars leur imposa de payer 500.000 pieces d'or
tiens, et l'obligation
comme
fait
la
la part
intitulee Iskeiider
d'un sectateur de l'Islam.
une valeur absolue
;
car
un poete
turc,
ibn Ibrahim al-Ahmadi, qui a ecrit pour l'emir Solaiman,
dans son poeme
warne', parle
l'Iran,
aux Abbas-
valeur precise des titres musul-
de Sultan Bayazid, en 1390, une histoire en vers
mongols de
ibn Yousouf,
celui de roi, applique
Abagha
et
d' Alexandre le
Grand,
du khalifat des souverains
Gueikhatou, qui etaient bouddhistes;
si
Tadj
ad-Din, qui etait fort Ignorant de l'histoire, a pris ces infideles pour des
Musulmans, ce que d'avoir
donne
qui renversa
A
le
l'on peut lui pardonner, ä la rigueur,
le titre
Khalifat de
ces details, qui
il
est inexcusable
de khalife ä ces princes, successeurs de Houlagou,
Baghdad,
et aneantit la
puissance des
etablissent le Christianisme
fils
d'Abbas.
de Moufazzal ibn Abil-
Fazail, j'opposerai les faits suivants, qui ne pourraient guere s'expliquer que
par l'hypothese que l'auteur, chretien, mais vivant dans les etats d'un prince
musulman, a cherche ä menager qui viendraient ä lire son livre.
1.
Manuscrit Supplement turc 635.
les susceptibilites
de ceux de ses sujets
INTRODUCTION.
[15]
Un
357
des plus caracteristiques est certainement la tenacite avec laquelle
Moufazzal
suivre
fait
nom
le
des
musulmans
personnages
saints
des
formules qui leur sont traditionnellement consacrees dans l'Islamisme, telles
AH ^o.
celle
AM >ß pour encore plus musulmane
deux
fds et des
jji
et *^a.j
membres de
d'etre secretes, mais
mans,
et
que
meme, corame on
Ali, et
qu'Allah
«
:
»,
de
lui,-
son auteur,
de
manuscrit du
le
compte de
le
le
meme
brouillon de Moufazzal, de
que, lorsqu'un livre sunnite tombe entre les mains d'un Sbiite, et qu'il ^a. y&,
aJJI
Au
folio 17 r°,
la
on
lit
que Dieu decut
esperances du
les
permit aux Musulmans de triompher de
et qu'il
de
gratte cette formule et la remplace par ^J!
il
ses
d'admettre que ces formules ont ete ajoutees
est impossible
par un scribe musulman qui a recopie
ixe,
v",
Ges formules sont loin
an-Nalulj as-sadid est l'exemplaire original qui Tut execute pour il
160
folio
ne sont connues que des Musul-
Chretiens les ignorent absolument; corame
les
au
lit
satisfait
soit
du Prophete
la famille
est certain qu'elles
il
le
conquete par Mo'aviyya de
la ville
lui
;
au
roi
folio
20
y
lit
aAs j*z
ÄXxJJ)
de France, v°,
parlant
de Cesaree en Palestine, l'auteur
nous apprend que cinq mille Musulmans y cueillirent la palme du martyre J^i.; je sais bien que cet argument n'a pas une valeur absolue, puisque Yakout son Modjam al-bouldan
a ecrit dans
martyre pj\ les passages de
J-^i,;
le
verbe
que
'
Byzantins ont ete gratifies du
maisjen'en considere pas comme moins etablique, dans tous
la litterature
arabe dans lesquels
il
m'a ete donne de rencontrer
pour indiquer
je Tai toujours trouve
^-$~,,
les
la
mort d'un Musulman,
tue dans une guerre contre des non-Musulmans, Chretiens ou autres, et
mon
faut, ä
avis, considerer l'emploi
meme
C'est dans le
qu'en
fait
il
Yakout comme une exception.
esprit, qu'en parlant de la prise
de Safad, qui appartenait
aux Chretiens de Syrie, Moufazzal ibn ^Abil-Fazail nous montre
2
eten-
les
dards victorieux de Ba'ibars, arbores sur les murs et sur les tours, flottant
au vent dans
la gloire
de
la victoire et
du triomphe. Cette haine contre
les
Chretienä de Syrie se manifeste d'une maniere encore plus eclatante dans deux autres passages, Tun, dans lequel et
oü
il
l'on voit des officiers places par Baibars
surveiller les canailles qui allaient
que
les
1. I,
les
est parle de la
Francs vaincus. Dans p. 137
;
Musulmans
le
second, Moufazzal nous apprend que
:
a*+>\
^
\
i5!
joU
~yiJI, est completement, sous la
24
v°.
Musulmans.
—
regne d'IIeraclius,
j^Lä!
Yakout a empruntee aux historiens qui ont raconte
2. Fol.
la ville
,
pour
il
le
prince
se livra entre
Byzantins une furieuse bataille, au cours de laquelle les Grecs
perdirent 100.000 liommes
entre Chretiens et
aux portes de
3
en sortir, ces canailles n'etant autres
ä Adjnadain, en Palestine, oü, sous le et les
conquete d'Antioche
3. Fol.
29
r°.
les
,^»
J-^i; cette expression,
conquetes des Arabes
plume d'un Musulman, dans
le recit
que
X^u ULM
d'une bataille
INTRODUCTION.
358
[16]
.
chretien d'Antioche profita de l'invasion des Mongols cn Syrie pour com-
mettre toutes sortes d'horreurs contre les Musulmans, mais qu'Allah tira une
vengeance eclatante de ses crimes.
Un peu Francs
plus loin',
au sujet de ce prince chretien,
dit,
il
les plus violents
que Ton
ait
jamais vus,
et. qu'il
qu'il fut
seconda
de tous ses moyens, jusqu'ä ce qu'Allah permit aux Musulmans de
La description
historique de la
mosquee al-Azhar,
Fun des
Mongols
les le
vaincre.
ä laquelle Moufazzal
uonsacre un assez long passage, au commencement du an-Nahdj as-sadid,
a
dans laquelle on trouve l'expression coranique o~j employee pour designer cet edifice, est tres exacte au point de
vue musulman,
teur parle des grandes fetes de l'annee islamique en
des evenements familiers, qui viennent scander regularite parfaite, sur lesquels
il
par deux
fois, l'au-
homme pour qui
elles sont
le
et,
cours de sa vie avec une
dans aucune precision,
est inutile d'entrer
parce qu'ils sont trop universellement connus. C'est ainsi qu'au folio 35 parle de Baibars qui celebre la fete ä
il
de
la
de
fete
du jeüne, parce
rupture
la
Ramadhan, au cours duquel
se placent les
diatement, montre suffisamment ä un
que de
de la rupture du jeüne,
la fete
temps apres,
mentionne que
il
le
que
mention du
la
raois
de
evenements qui precedent imme-
Musulman et
v°,
sans ajouter qu'il s'agit
'Akkar,
qu'il
ne peut etre question
non d'une autre; de meme, quelque
sultan celebra la fete ä Salihiyya, en laissant
ä son lecteur le soin de determiner qu'il faut entendre dans ce passage la fete
du
sacrifice,
comme on
le voit
suffisamment par l'indication du mois dans
lequel eile se place. Ces deux faits sont d'autant plus interessants, qu'au folio
2
r",
Moufazzal ibn Abil-Fazail nous apprend que Baibars monta ä
resse de la
Montagne au moment delapremierepriere Jl^l
.<^-~J',
la Forte-
expression
C" musulmane,
qui n'a jamais etö
la
i'iLe
dans
Martyr
(ash-
priere etant toujours appelee
*
l'Islam.
Au
folio
46
v°,
Moufazzal parle de l'atabek Nour ad-Din,
comme
shahid), qui avait,
l'on sait,
gagne
le
ce titre en combattant contre les
Chretiens; des habitants du Darband, qui sont les armees de la guerre sainte contre les infideles, c'est-ä-dire contre les Chretiens d'Armenie; ce terme
de guerre sainte contre fois,
les
Chretiens revient encore au folio 47
avec une insistance invraisemblable sous la plume d'un
professe
le
Christianisme; au folio 57
Baibars, rentrant en Egypte pour
de bataille sur lequel les
Mongols
allies
il
v°,
le salut
r°,
par deux
homme
qui a
Moufazzal nous montre
le
sultan
de l'Islam, et traversant
le
champ
avait recu l'assistance des anges d' Allah pour ecraser
des Chretiens; un peu plus loin,
fol.
60
v°,
ce
meme
Baibars,
qui passa toute sa vie ä combattre les Chretiens, meurt dans la misericordo
de Dieu. Moufazzal parle tranquillemcnt d'un shaikh 1.
Fol. 30 v°.
—
2.
Fol. 65
v°.
2
qui saccageait les egli-
INTRODUCTION.
[17]
ses,
en particulier, detruisit ä Jerusalem celle de
qui,
et
359
Grucifixion,
la
grande veneration chez les Chretiens. Kalaoun,
laquelle, ajoute-t-il, etait en
qui combattit les Chretiens avec la derniere Energie, est qualifie de (shahid)' par Moufazzal, tandis
pas ce
Kalaoun dans
ä
titre
que Nowairi, qui
»
musulman, ne donne
etait
passage de son histoire de l'Egypte qui a
le
meme
ete copie par Moufazzal. G'est de
que Moufazzal, parlant de navires
francs qui se presenterent sur les atterrages de Bairout
Tres-Haut, leur envoya un vent qui leur
fut contraire, et
que Nowairi raconte seulement, dans
sieurs, tandis
martyr
«
2 ,
qu'AUah,
dit
en
le
couler plu-
fit
passage que Moufazzal
le
a copie, que plusieurs de ces navires sombrerent, et que d'autres se mirent en pieces
semblerait que cette aggravation ne puisse se comprendre que
il
;
Musulman
Dans un autre passage, il dit qu'on recut des nouvelles de Perse, annoncant que Khorbanda avait repandu l'herede
d'un
la part
dans ses
sie shi'ite (roufz)
fanatique.
ordonne aux predicateurs, dans
etats, qu'il avait
tout son empire, de
faire disparaitre du pröne les
khalifes orthodoxes,
Abou Bakr, 'Omar
et
cration des Shii'tes, et de le reduire aux
descendants de Mahomet par Patime,
deux
iils
membres de
des
et
que Moufazzal profcssait
etablir
sion de foi ehret ienne qu'il
Pere
et de
»
fait
Pere auguste
«
»
le
«
'Othman, qui sont
noms
d' 'Ali,
qu'AUah
trois prerniers
Sunnisme, au
»
de ses deux de
meme
que
titre
fds,
des
de ses
lui,
logiquement,
;
de l'exe-
l'objet
soit satisfait
du Prophete 3
la famille
noms des
devrait
il
la profes-
en qualifiant Barsauma al-'Ouryan de
«
notre
etablit qu'il appartenait ä l'eglise copte.
Ces
deux formules, ces deux facons de penser, sont absolument contradictoires et
ou un
antinomiques, car on ne voit point un ecrivain persan
afghan parlant de notre Saint-Pere
Pape
et
rislam
''
officier
de Notre- Seigneur pour designer
le
Jesus-Christ. Moufazzal ibn Abil-Fazai'l, au sujet de l'accord qui
intervint entre Kalaoun, le prince
Ashkar,
et
dit
Nadjm ad-Din Khidr
qu'AUah, dans cette occurrence,
«
rendit
et
Temir Sonkor
unanime
la
parole de
employant ainsi unc expression qui n'est point classique, car
»,
Lisan al-'Arab ne la connait pas, mais qui signifie qu Allah
fit
al-
le
cesser les diffe-
rends et les divergences d'opinions qui avaient eclate entre les Musulmans.
Bien qu'ä la rigueur cette formule puisse se rencontrer dans historien ehretien, la
est certain qu'elle ne s'explique
il
plume d'un historien musulman. Les
1.
Fol. 86
C^J!,
fol.
4.j»lk)l
JLÜ\
Us"
—
r°.
160
patr. on.
^
Fol. 108
V.
^.jJ!
^
v°.
^1 «Ü!
2.
£*a.j
—
T.
yü^Sjüx-
XII.
—
f. 3.
J>-Jl
^.jJI
faits
^SU\
*>
^^j..^ ^
le
style d'un
completement que sous
suivants
jr^J!
encore plus
sont
sjJOs)!
oXJ-LC, folio74
,lkUt
c
JL*\
C
v°. 25
INTRODUCTION.
360
caracteristiques
Moufazzal raconte
:
comme Ton
dont
compter
infernales, sans
giens,
et
sait,
que Baibars, passant par Abouloustain,
'
Mongols qui avaient
v vit les cadavres des
Kurdjs maudits
celles des
2
plus loin
des Chretiens;
ar-Roum
de
la
Kala'at
de
la
circoncision
il
,
benie ^_r,LJ'
:
flammes
»laus les
or les Kurdjs, les Geor-
la prise
de Tyr sur les Francs,
egalement d'heureux evenement
qualifie
Armeniens chretiens
qui appartenait aux
Kalaoun. Tous ces details,
ämes
Moufazzal nous parle des heurcuses
nouvelles qui arriverent au Gaire, annoncant et la fuite
Musulmans,
ete tues par les
avait precipite les
Allali
etaient chretiens;
[18]
h^^'
c
[
3 ,
et
la prise
de passages du Goran, de vers de Mou-
la citation
Ton ne savait
si
d'une facon certaine qu'il etait chretien; car, bien qu'il soit evident, l'a
vu plus haut,
borne ä copier qu'un Copte niant
la
les
ait
comme
une- oeuvre originale, et qu'il s'est
fait
historiens qui ont
fait
matiere
pas
n'a
qu'il
ecrit
avant
lui, la
logique voudrait
rema-
disparaitre ces aflirmations de l'Islamisme, en
historique
puisait
qu'il
chronique
qu'il a ecrite n'a rien
söes par
les
de
''
ug subit al-Malik an-Nasir, fds de
tanabbi, suffiraient ä etablir que Moufazzal etait musulman,
on
parle
il
commun
dans ses auteurs. De plus,
la
avec celles qui ont ete compo-
musulmanes
Chretiens, et rien ne la distingue des liistoires
qui furent ecrites aux epoques posterieures, et qui sont beaucoup plus eon-
nues. C'est tout ä
fait
an-Nahdj
dont
as-sädid,
par hasard qu'il est question des Chretiens dans la
le
trame, en somme, ne dilfere en rien de celle du
Soulouk ou du an-Noudjoum az-zahir.a.
Malgre toutes ces apparences bizarres quelles on risque
Abil-Fazail, tres
de se laisser egarer,
mediocrement
il
et
trompeuses, au milieu
faut conclure que
comme
instruit,
tous
ses
des-
Moufazzal ihn
coreligionnaires
coptes, s'est borne ä resumer, d'une facon toute mecanique et inintelligente, le
texte des chroniques
musulmanes qui
rendre un compte cxact de
la
etaient usitees, et qui, sous la
etaient en sa possession, sans se
valeur des termes et des expressions qui
y
plume d'un ecrivain chretien, constituent des
blasphemes inexpiables. Cette
deconcertante de
alliance
formules chretiennes
et
musulmanes
remarque dans aucun des ouvrages qui ont
est tres insolite, et eile ne se
ete ecrits par les Chretiens coptes;
s'en etonner outre mesure, car
on
il
lit
l'annee 718 de l'hegire (1318-1319),
convient peut-etre, d'ailleurs, de ne pas
dans le
la
chronique de Moufazzal, qu'en
sultan al-Malik an-Nasir,
fils
de Ka-
laoun, ordonna par un rescrit que l'on construisit Teglise de Barbara 5 qui etait ,
situee dans la rue des Grecs. Cette eglise fut ödifiee avec
extraordinaire de forces, avec
—
1.
Folio 58
.">.
Sainte Barbe.
r°.
2.
Folio 88
r°.
le
—
un deploiement
concours des inspecteurs de l'armee, des
3.
Folio 90
r°.
—
4.
Folio 92
v".
INTRODUCTIOX.
[19]
36J
ouvriers d'ötat, et d'autres gens. Cela indigna fort les Musulmans,
que
Ia
populace du Caire detruisit l'6glise
rien al-Malik an-Nasir, qui lanca
;
un second
bicn
si
mais cette erneute ne troubla en rescrit,
par lequel
enjoignil de
il
reconstruire avec des roseaux les parties de l'edifice qui avaient'öte domoce qui tut execute'.
lies,
On
avait
dejä vu
un sultan sunnite de l'Egypte, Salah
ad-Din, faire
construire un College dans sa capitale pour les Batheniens, c'est-ä-dire pour Ismailiens,
les
lesquels, ä la
du texte coranique
lettre
et
des traditions,
opposaient leur interpretation esoterique. basee sur une pretendue revelation,
en dehors de tout raisonnoment, ce qui ouvrait
la
porte aux pires hete-
rodoxies et aux fantaisies les plus inconcevables. Mais, en agissant ainsi,
meme
toute revoltante que tut sa conduite au point de vue sunnite, et
au
point de vue strictement rationaliste, Salah ad-Din restait dans Tlslam, et
il
ne donnait point de gages ä une confession etrangere, tandisqu'en employant ses troupes et le personnel de son service des ponts et chaussees ä construire
une eglise pour
les
mad
une manifestation qui ne pouvait plaire ä ses sujets musul-
se livrait ä
Chretiens du Caire,
mans, lesquels consideraient exterminer, tandis que lait
dans
par
le recit
l'art
le
Coptes
les
Moham-
sultan al-Malik an-Nasir
comme
des gens qu'on aurait
du
sultan d'Egypte, qui se servait d'eux, et qui excel-
le
de leur soutirer de Targent,
de l'auteur de VHistoire
il<-s
comme on
le
suffisamment
voit
Patriarches d'Alexandrie, professait
ä
leur egard des sentiments tout differents, et beaueoup moins impolitiques.
Le manuscrit qui contient l'histoire de Moufazzal ihn Abil-Fazai'l n'est pomt autographe. comme le pretend Tauteur du Catalogue des manuscrits arabes de la Bibliotheque Nationale, qui a vu, dans
la
premier
que
ecrit
de
riel
feuillet
_x-jJI
«
copier ».
S'il est
compte personnel, que second
i.
fi*\
Compiler
Ji= »Uf J Li«
Lyjjt
(fol.
l'indication
a**».,
y= 187
r°
o^ U^
^JJiy, :
il
»,
le
quelquefois
^_^
cription le sens exaet de
le
j^jU
pour son usage, en restreignant
de
et
il
^XJjJ
me
de
«
ä.l^ (sie)
^^ä)L lits
auteur
-'*
ecrire » ä son sens
«^, quoique
ü.ü.l
JUjl
LJ!
^
L~J
avait
mate-
J.Uo
«x. u
pour
mon
copier
», et
j'aie l'opinion, «
^U! ^OJ
^
<
c>
!
^-;
yJyJ*
1'
de discriminer dans une sous-
difficile
parait que Interpretation de cette
lir
s'agit ici
verbe
son
premier de ces verbes signifie plutöt
;JI
j.,^
le
note ä demi eiTacee du
^UJUI
note n'est
,IUJ!
-V r
,
_.,
^.^3 J
,]j}\
de briques dans un chainage de roseaux, qui remplace
chainage en planches et en boulins de l'architecture byzantine.
le
INTRODUCTION.
362
point doutcuse, et qu'il
redige
Abil-Fazail a
comme
y
faut
cette
simplement voiiTaflirmation que Monfazzal ibn pour son usage
chroniqüe
dejä eu l'occasion de
j'ai
[20]
de desintefessement ä laquelle
il
personnel, ce qui,
une affectation de modestie
le dire, est
et
convient de ne pas se laisser prendre.
J'ajouterai que l'examen du manuscrit du an-Nahdj as-sadid infirme com-
pletemenl l'opinion qui a ete emise par crits arabes.
redacteur du Catalogue des manus-
le
La Bibliotheque Nationale possede un certain nombre de manus-
autographes qui ont justement ete executes en Egypte, ä l'epoque des
crits
mamlouks, un tome de l'encyclopedie de Nowairi, uu volume du an-
sultans
Noudjoum az-zahira d'Aboul-Mahasin, une partie du trop vaste dictionnaire biographique de Makrizi, un exemplaire du Vorrat al-aslak d'Ibn Ilabib, un autre de la chroniqüe d'lbn
impose
s'est
la
Dokmak,
un curieux opuscule dont
et
täche ardue d'essayer de coneilier les opinions divergentes
des deux commentaires classiques de
la
Logique d'Avicenne.
Les caraeteristiques de ces manuscrits sont absolument cellcs
de
mamlouk
la
l'auteur
differentes de
chroniqüe de Moufazzal ibn Abil-Fazail, dont l'ecriture, un neskhi
mais entierement impersonnel, avec des
tres soigne,
titres tres
regulierement traces ä l'encre rouge, comptant toüjours dix-huit lignes ä page, est celle d'un copiste de profession, et n'a rien de
commun
avec
la le
neskhi personnel et plus ou moins cursif des historiens dont nous possedons autographes, ou avec leurs fantaisies graphiques,
les
Nowairi, dont l'execution est
longtemps sur ces
faits
extremement soignee. Je
meme
avec celui de
n'insisterai pas plus
qui sont assez difficiles ä exposer en l'absence des
manuscrits eux-memes ou de leurs reproduetions photo graphiques.
La chroniqüe de Moufazzal, dont plusieurs
1.
xvm toire
e
Si
Ton en
croit
une notice redigee par
siecle, ces lacunes
feuillets ont
celebre
le
Dom
disparu
Berthereau ä
avant
1
la fin
considerables; bien que tres fächeuses,
seraient tres
du
l'his-
de Kalaoun, par exemple, ayant presque entierement disparu, elles sont moins
importantes que ne ecrit-il,
au moins un
le
croyait le savant benedictin
tiers
des
qu'une premiere partie de
Le
feuillets.
la suite
titre qui se
:
«
II
manque dans ce manuscrit, commencement n'annonce
trouve au
de l'histoire d'Elmacin, mais
il
parait hors de doute
que ce manuscrit contient les deux parties. Car l'intention du continuateur est d'ecrire la suite
de l'histoire jusqu'ä son temps
comme
il
le
ce livre ä l'an 741 de l'hegire, et dit ä la fin qu'il a 11 Schaoual l'an 759.
11
vivait
donc
dit fini
dans sa preface; or en entier •i*^^
l'an 759, et c'est bien avoir conduit
^,
il
le
('mit
lundi
son histoire
jusqu'ä son temps que d'avoir ecrit tout ce qui s'est passe depuis Bibars jusqu'ä l'an 741. Si
donc on ne trouve pas
manuscrit, c'est que «
Le continuateur
etendu; je
le
le
ce fcuillet d'ailleurs
regarde
titre
de la seconde partie ä peu pres au
manque
ainsi
n'a pas pris
comme un bon
milieu du
que plusieurs autres.
Elmacin
comme
modele.
compilateur qui ne donne que
11
est bien plus
des morceaux
d'auteurs bien choisis, et dont on ne trouve pas des citations dans plusieurs autres que j'ai
vus.
II
parait ne rien dire de lui-meme, et ne faire que coudre des fragments de
363
INTRODUCTION.
[21]
manuscrit a recu sa reliure actuelle, est formte, pour sa plus grande partie, d'extraits ou de resumes des chroniques anterieures,
l'epoque ä laquelle
divers
Reste ä seavoir
auteurs.
historiens,
il
le
donne
les
s'il
n'en donne que des sommaires
Dom
excellente notice, qiü montre que
».
cntiers,
ou
une erreur dans
s'est glisse
II
l'exemple d'autres
ä
si
Berthereau avait lu entierement
cette
manuscrit de
le
Moufazzal, et qu'il l'avait compris.
L'auteurne
dit point qu'«
mine sa compilation du premier
J^JI
,y>\
feuillet
a**3.
l'a fini
il
y>
***»=.
ce qui est tout different.
»,
en
porte
dans son entier
efl'et
Ivi
:
-V.j^'
i
J -"j
^y
Le
mais qu'
»,
« il
-V.-*—^'
^
-^-s~"
a ter-
au recto
titre qui est ecrit
Jj^' 'j^'
savoir que cc qui suit est la premiere section de la continuation
jju, ä
d'Ibn al-'Amid, ou, pour etre plus exact, de l'histoire qui traite des evenements qui
Mamlouks apres
se sont produits dans l'empire des
'Amid. Or,
le titre
crit; d'autre la
4=sr-t
specifiant pas s
le
manus-
a termine
il
seconde section de sa chronique, mais disant au contraire qu'il a entend que (**"> toute l'histoire qu'il voulait ecrire ... JjJ-JI j^\ •*J^& ^f la
f^-J^
son lecteur comprenne
parvenu ä
est
qu'il
la fin
de sa tache, et qu'il ne
plus rien ä accomplir. D'ailleurs, de la lecture de l'histoire de il
laquelle s'arrete Ibn al-
la date ä
ne se rencontre pas dans
souscription, Moufazzal, ne
part, dans sa
premiere ou
fini
jbJt
de la seconde section
ressort que Moufazzal a vecu sous le regne de ce sultan,
Mohammad
et,
lui reste
ibn Kalaoun,
par consequent, que sa
chronique se termine bien avec les derniers mots qui se lisent dans le manuscrit. ces conditions,
il
est evident
que
le
feuillet
portant
paru en meine temps qu'un certain nombre d'autres
Dom
Berthereau nie semble, malgre ce
fait,
;
le titre la
de
la
Dans
seconde partie a
dis-
proportion d'un tiers indiquee par
trop considerable; mais
il
malheureu-
est
sement trop certain que Moufazzal n'a fait que resumer assez mediocrement les sources qu'il avait ä sa disposition. Le manuscrit de sa chronique portait ä certains feuillets des gloses, ou plulüt des additions, qui ont ete recopiees par la meme main que le texte, et qui s'avancaient jusqu'ä l'extreme bord despages; les derniers caracteres de ces gloses,
quelquefois deux ou trois mots, ont ete rognes par un relieur maladroit ä l'epoque ä laquelle le manuscrit a recu sa reliure actuelle. Voici,
^
d'une de ces gloses qui etait ecrite au recto du folio 2
j
jliljjül
£fe.
^-«M!
*»»>-
r^Kjü [
^jJI
comme
^J\ J^\
IaIIL
...
üj! Jo
l^j
<J
fcjJU
.J ülc Uis -U
Jo
3 Us lj »i-
I
AA
jLiJI LfcjlTI
Ott Jöt-I
iol»s
di_jJl
~6j.xJ\ l».
JIS
LiU
^j\jSxJ\ ^aLüI
JaIüI dUJl dJüL"
[J-
exemple, ce qui reste
:
\j~»\
l>
J^
^%^j\}
\s~^>j
<J>^
jöj bXs-
y&j
^i ^*L!äJI
u
Jäcj
J^i
JUuYlj Ff-J^ ö*
—
«Azsl
'
J
*jis
s-Ct
\a
jlkUI
INTRODUCTION.
364
[22]
eux par un texte tres mediocrement
relirs entre
homme
par un
ecrit,
totale-
Ignorant de l'arabe classique. Elle presente, avec le dictionnaire biogra-
ment
phique du eontinuateur d'as-Sakai (Ar. 2061), avec (Ar. 1G88), avec l'autographe d'Ibn
arabe sous
le n°
Dokmak,
l'h'istoire
qui est conserve dans
1597, la particularite d'etre redigee, non
mais bien en arabe vulgaire
d'Ibn Moyassar le
fonds
en arabe classique,
sauf naturellement dans les passages copies
1
,
lilleralement dans les auteurs qui se piquaient d'ecrire en respeetant les regles
de
grammaire,
la
Nowairi ou Baibars. Cette constatation ne manque
tels
montre qu'au xiv e
pas d'un certain interet, car
eile
en Egypte, l'arabe vulgaire,
comme on
Moufazzal a pris
y
,,lkL.
£i
langue parlee differait
aujourd'hui en usage;
est
soin de nous conserver dans son histoire une apos-
le
trophe que l'emir Badr ad-Din lanca ä Toghatcbi
JjJä
la
communement, ne
l'appelle
1'idiomc qui
facon sensible de
d'une
point
siecle,
en langue tout ä
\j-6~p,
fait
105
(fol.
vulgaire
:
v°)
:
JT
,»_#
\<-->,y
yom tkimou
tridou koüll
lekoum soultan djddid, au lieu de touridouna koulla yaumin toukimou soultanan
meme
djadidan; eile montre la
dans pas
degradation de
langue qui se remarque
la
Jargons abätardis de l'Afrique du Nord. Ces auteurs n'avaient meme notion qu'ils ne savaient point l'arabe, qu'ils en ignoraient la decli-
les
la
meme
naison, la conjugaison, l'orthographe, et
comme
ecrivaient absolument elles, telles
ja
et
mene courant dans avec
regime
le
ils
sabirs
les
prononciation exaete;
^,, ^ pour
modernes
ce qui est
i,
africains,
aecordant
un phenocas sujet
le
ce qui est l'une des caracteristiques de la decadence
direct,
des langues ä flexion, ignorant l'usage du duel
et,
par comble, vocalisant
leur texte d'une facon insensee, teile qu'on peut se demander, pour fazzal la
la
comme pour
ils
parlaient, confondant les empbatiques entre
O pour
ecrivant
Ji,
la
Ibn Moyassar,
les signes vocaliques avaient
si
Mou-
pour eux
enseignements de
valeur classique que nous leur attribuons d'apres les grammaire. Je ne m'attarderai point plus longtemps sur ce sujet;
sonnes qui savent l'arabe, et qui liront
les per-
de Moufazzal, s'apercevront
le texte
assez de l'ignorance de cet historien, de l'inelegance de sa phrase, qui est
lourde et embarrassee la
comme
celle
d'un
homme
qui ne sait point ecrire, doiit
pensce confuse ne peut se revetir d'une forme claire
Ce
defaut, que l'on
On
dans Nowairi,
dans Aboul-Mahasin,
en
me
;
ces gloses
pas une grande importance, car Moufazzal avait copie leur substance
et quelquefois
C'est pourquoi
fazzal,
et
est
qui, eux, au moins, savaient
voit sans peine qu'il n'y a rion k tirer de ces fragments de lignes
n'ont d'ailleurs
1.
remarque ä un degre inoui dans Moufazzal, qui
dans Makrizi
tres attenue
et elegante.
j'ai
dans Ba'ibars.
reproduit
bornant ä corriger
tel
quel
le texte
les erreurs
du
du manuscrit de la chronique de Mouque cela peut se faire, de
copistc, autant
11
facon ä dontier dans son integrite un texte egyptien vulgaire du xiv siecle.
JNTRODUCTION.
[23]
la
grammaire,
si
365
leur style est loin d'etre litteraire \ etait fatal
chen des
ecrivains qui, pour la plupart, n'avaient point cultive les lettres arabes, et qui etaient des auteurs d'occaaion, des amateurs. A l'epoque des sultans mamlouks, en Egypte, tout le
monde
tut plus
ou moins
manie d'ecrire
atteint de la
des histoires, de grosses histoires principalement, les plus volumineuses que l'on pouvait, surtoutles gens dont ce n'etait point l'affaire, et dont les fonctions
dans
la vie etaient
tout autres, tels
qui etaient des officiers. Le
Rokn ad-Din Baübars
nombre des chroniques qui
Aboul-Mahasin,
et
furent ecrites au Gaire
sous*le regne des Bahrites et des Bordjites est considerable, au point que beaucoup de ces livres, meme des meilleurs, n'ont pas ete roeopies; leurs
auteurs en faisaient ecrire par leur scribe trois ou quatre exemplaires, au maximum, et personne ne se donnait la peine d'en faire executer des copies;
semble bien,
cas pour le Di van
le
al-Insha et pour le al-Manhal
tel fut,
il
as-safi,
qui sont cependant d'excellents ouvrages. les historiens
Le vocabulaire de tous
mans ou
chretiens, est surcharge d'un
de l'Egypte, qu'ils aient ete musul-
nombre considerable de
inots
que
l'on
en vain dans un texte classique, ou d'acceptions etranges de mots qui se rencontrent dans les livres classiques, mais que les ecrivains de l'epoque des sultans turks ont completement detournes de leur sens primitif cliercherait
et
etymologique.
La raison de ce fait est simple, quand Ton songe ä la decadence des etudes musulmanes, qui s'accentuaitdepuis longtemps, etaussi aux conditions toutes particulieres au milieu desquelles vecut l'Egypte, depuis l'epoque de
chute des khalifes abbassides jusqu'ä sa conquete par Sultan Selim. Le monde arabe s'etait resserre autour de la vallee du Nil et des montagnes de la Syrie,
la
au point
qu'il
n'existait plus de civilisation arabe
de Tempire des Mamlouks de Cambyse
oü
les
la separaient,
oulemas de Fez
tuel avec le
monde
et
;
les sables
du desert oü
au dela des s'etait
frontieres
engloutie l'armee
sans communication possible, du Maghreb lointain,
de Marrakesh vivaient sans aucun rapport intellec-
exterieur
'-.
La chute du
Rhalifat abbasside ruina ä jamais
Et cependant Ibn Khaldoun affirme, dans sa Mokaddama, qu'ä son epoque, la connaissance de l'arabe n'existait plus qu'au Caire et dans la Transoxiane. 11 est evident 1.
qu'il
y avait en
effet
dans ces pays des gens tres verses dans les lettres arabes; mais,
ce qui est certain, c'est qu'ils n'ecrivaient pas de livres d'histoire, et qu'ils se specialisaient dans les etudes juridiques, qui
demandent une connaissance
tres approfondie de
l'arabe. 2.
Quelques
livres de droit ecrits en
Egypte avaient penetre au Maroc, mais
cela etait
ne leur deux empires s'ignoraient completement; en tout cas, serait jamais venu ä l'idee de faire une politique commune, pas plus que les Musulmans de l'Inde ne pourraient concerter une action avec les Osmanlis. Le pan-islamisme a ete
peu de chose,
il
et les
une reverie du jour oü indiscute depuis les
le khalife
de Baghdad n'a plus ete reconnu
monts Thian-shan
jusqu'ä l'Atlantique.
comme
souverain
INTRODUCTION.
366 la civilisation
[24")
arabe sur lcs bords du Tigre et de l'Euphrate, et toute refugier ä
vite de l'Islam vint se
Damas
au Caire;
et
l'aeli-
par malheur, les
si,
Mongols avaient conquis l'Egypte, comrae tel etait leur dessein, la civilisation arabe aurait disparu de la face du monde, et ce ne serait plus qu'au
Maghreb
(jue
Ton trouverait encorc quelques son aurore,
civilisation qui, ä
brilla
traces, presque efiacees, d'une
d'un eclat aussi vif que celles de
Rome
et d'Alexandrie.
Au
milieu de ces catastrophes, dans cette insecurite du lendemain qui,
pendant de longues annees, daient tous les jours
comme
pays,
si
fut teile
que
les
Musulmans du Caire
se
deman-
les hordes mongoles n'allaient pas devaster leur
elles avaient ruine la
Transoxiane
l'Egypte se replia
et la Perse,
sur elle-meme, et se recueillit, restreignant volontairement son horizon pub-
comme
lique aux limites de ses frontieres; son histoire, tnane, devint rapidement
une chronique
aux evenements de l'etranger, ä moins et
locale,
qu'ils
celle
de Finde musul-
presque entierement fermee
ne fussent cn correlation directe
la vallee du Nil. un public sans horizon, racontant une
immediate avec ceux qui se passaient en Syrie ou dans
Ses annalistes, qui ecrivaient pour
que
lusloire qui ne devait jamais interesser
renttres peu de savoir
si la
langue
quand
de
l'attentat
Temour
gens de leur pays, s'inquiete-
employaient serait un jour comprise
qu'ils
quand
dans d'autres contrees'. Et,
les
terreur
la
contre l'empire
mongole
des
se
fut
Mamlouks
evanouie,
eut
eehoue,
l'Egypte s'endormit dans une securite trompeuse que ne.vint troubler aucun
evenement qui valüt
la
peine d'etre couche par ecrit, jusqu'au jour oü
l'at-
taque de Sultan Seliin vint jeter ä terre une dynastie d'esclaves, pourrie
jusqu'au plus profond de ses moelies, ä laquelle, seules, l'incapacite et resignation des
Musulmans avaient permis de regner sur l'Egypte pendant
plus de deux siecles et demi.
II
n'y avait rien ä raconter au cours de ces
unes apres
les
evenements qui eussent quelque importance etaient
les
annees qui se deroulaient d'une facon terne autres, et les seuls
et
monotone,
executions des emirs qui avaient cesse de plaire, ou
de rapport de ceux qui jouissaient de
1.
la
C'est Quatremi-re qui a tout
i'ait
pour
la
la
les
nomination aux places
faveur ephemere du sultan.
fixer definitivement le sens des expressions
techniques, et les nuances dialectales des mots de cette langue, et cela parce qu'il se donna la peine de lire tous les historiens
taire
de l'epoque des Mamlouks,
Sultans
Mamlouks
et
de dresser un inven-
des Mongols, que Dozy a pu donner, dans son Supplement, Fes-
sentiel de cette langue; sans l'aide de ces notes, il
et
de leur idiome sur des fiches. C'est gräce aux notes de ses travaux, surtout des
dont on a souvent crilique l'erudition,
aurait du renoncer ä ee dessein, et personne ne comprendrait ces textes, car, depuis
Quatremere, l'apport des arabisants, sur de l'Egypte,
comme
le
point special de la langue des historiens
sur tant d'autres, a ete nul.
367
INTRODUCTION.
[25]
L'histoire egyptienne linit par atteindre ä la sechcresse indefinie des chro-
an-Nouäjoum az-zahira ne soat plus la que la copic des obituaires du Gaire, avec un resume du Journal Ofßciel de l'attrait, monarchie, et des rapports de la police; eile u'eut meine jamais niques du Geleste Empire
:
le
Soulouket
le
asscz faible d'ailleurs, que presentent les chroniques persanes de Finde musulmane, d'un recit historique suivi, au lieu d'etre hache en tranches incxo-
rablement egales, annee par annee, mois par mois, et meme jour par jour. Toute la litterature egyptienne de cette epoque manqua d'originalite
de Makrizi, d'Aboul-Mahasin, et de fut surtout une litterature de compilation, de resumes,
eile visa ä l'enormite,
tant d'autres';
ei
eile
comme
secs, ternes, mediocres,
les histoires
comme
tout ce qu'ecrivit Soyouti, qui semble s'etre
doiine la täehe ingrate de passer les meilleurs ouvrages arabes ä la presse,
pour en eliminer tout
n'en garder qu'une pulpe, indigeste et sans
le suc, et
saveur; tout, dans cette litterature, est sans relief et lourd; on sent quelle avail es1 cclose sur la terre des Pyramides, et que l'ambiance egyptienne, qui
survecu ä la cliute des Pharaons, voulait que Ton batit pour l'elernite, au risque de massivite et de lourdeur. On chercberait en vain, aussi bien dans les livrcs
de
que dans
la civilisation
les ceuvres d'art
Ivashili,
et
tardifs et de
qui
la delicatesse et la gracilitc
persane, dont l'imprevu et les defauts eux-memes d'impre-
un charme qui
cision et de laisser-aller sont
polygrapbes
de l'Egypte,
mauvais goüt, comme Hosain
reposent de
le
secluit l'esprit,
la
clarte et sans ideal, des sultans
jusque chez
les
ibn 'Ali al-Va'iz al-
secheresse de la civilisation pesante, saus
mamlouks du
Caire.
Et.cependant, ces princes, qui ötaient venus des plaines du Kiptchak, ou des steppes de l'Asie centrale, pour regner sur les Musulmans de Damas ei
du Caire, n'en ont pas moins preside ä l'evolution d'une societe qui recueillit la tradition du Khalifat abbasside, et qui lui succeda, sans aucun intermediaire,
1.
dans
la
Toutes
civilisation islamique.
Elle rechercha avant tout l'ampleur; Salah ad-Din Khalil ibn
de la grammaire dans faits
de
l'histoire
la prel'ace
les
prerogatives
Aibek as-Safadi met
de son dictionnaire biographiquc, et toutes sortes de
historiques dans son indigeste commentaire de la
Lamiyyat al-afal.
II
bourre son
enorme de notices sur des personnages totalement inconnus et d'une importance nulle. Yakout al-Hamawi, dans son Irshad al-arib, avait dejä cede ä cette tendance, et ecrit un nombre deraisonnable de notices sur des gens de loi, dont personne n'avait eure, meme ä leur epoque. Ibn Khallikan montra un goüt autrement sür dictionnaire d'une quantite
et judicieux,
car tous les personnages qu'il cite sont des
qui sont restes celebres, ou tout au moins tres connus,
si
hommes de premier
ordre,
bien que l'on est en droit de
conclure que ceux qu'il a omis n'avaient qu'une importance tres secondaire. Tous ces defauts n'empechent que la seule bistoire des khalifes que l'on possede
de Soyouti, qui est la science consistu
le
soit l'ceuvre
type des ecrivains hätifs des äges de decadence, pour lesquels
dans
la redaction de
manuels.
INTRODUCTION.
368
[26]
du Khalifat furent devolues aux sultans mamlouks', dont
Moufazzal nous apprend cn
1.
effet,
souvcrains
les
sous la rubrique del'annee 707 de l'hegire (1307),
le Khorasan jusqu'ä Khanbaligh {sie), le roi Khaidou Cc souverain correspondait alors avec le sultan d'Egypte, et il faisait porter au-dessus de sa tete, en signe de vassalite, deux etendards, dont Tun etait decore du chiffre d'al-Malik az-Zahir, et l'autre, de celui d'al-Malik
qu'ä celte epoque, regnait, depuis
(^^Ji)
et les
de Barakh.
fils
al-Mansour Kalaoun, qui J*Lk)t
OXl«l) 1*»Jä.!
J!
Lajl
iL.!
certainement
les lui avaient
jjj^S
,,^
royaume de Khaidou
gire),
que
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iL,!
*J|
fils,
qui laissa
le
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la fin
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J-;/jJ _**}
148
[fol.
.,^
.Lt^p.
^Jl
)Sj !j
(äljJ r
y°
y a
II
].
de 1301, et eut pour successeur
de Khaidou, detrona en 1304.
allie
domaines du Tchaghatai,
ä ses
successeur Kuntchek, son
sjXU!
_j-XJ
K^= l_^-Ul J-w \j>
Khaidou mourut ä
:
son fds, Tcliapar, que Dogha, l'ancien le
:
J-*=rfj
oXU)
.j^ü!
une erreur
lä
Jl£
,J~J.
fJiZZ-'""'
envoyes
Dogha
mourut en 1306;
et
reunit
eut pour
il
trone, au bout de dix-huit mois (708 de l'he-
au prince Nalighou, descendant de Mueluguen, qui professait l'Islamisme, tandis
les princes qui avaient
fazzal a
commis dans
quement, entre
^\s
regne avant
lui etaient
bouddhistes.
11
est evident
que Mou-
ce passage une se>ie de confusions, l'une tres explicable graphi-
Khai'dou, etj,*J!-> Nalighou; mais
est impossible que Bai'bars
il
Nalighou, qui monta sur (f 1277) ou Kalaoun (-J- 1290) aient envoye des etendards ä l'autre les aient envoyes au prince il toutefois que Tun ou trone en se peut le 1308;
Khaidou qui mourut en 1301 (un an apres que Rashid fut
Temour en
terminee en 1303; Khaidou livra bataille ä
pendant pres de 50 ans
les hostilites contre
Khoubilai et
des royaumes de Tchaghatai et de Tchoutchi;
Tchoutchi,
nemi
la
Horde d'Or, qui
ecrivait sa chronique, II, 7, laquelle
il
1301,
apres avoir mene
II, 9),
Temour Khaghan, avec
l'aide
ne faut pas oublier que l'oulous de
soutinl Khai'dou dans cette lutte impossible, etait l'en-
irreconciliable des princes
mongols de Perse,
et
l'allie
des sultans mamlouks,
qui pouvaient facilement envoyer par son entremise leurs encouragements ä Khaidou. 11
faut retenir de cette aflirmation le fait
que
les sultans
dards ä un prince mongol d'Asie centrale, ennemi jure de
la
maison de Touloui, laquelle
en Chine, et qui etait l'adversaire des Mamlouks d'Egypte.
comme
regnait en Perse
du Caire ont envoye des eten-
L'existence de semblables pieces de soie brodee, ouvrees sur les bords du Nil, qui ont
düment etabli. En 718 (1318), du pays de Roum, l'ambassadcur du turkoman Ibn Karaman, qui
passe du Turkestan dans
on recut au Caire,
le
Celeste Empire, est un
fait
annonga que son souverain, depuis plusieurs annees,
du sultan al-Malik an-Nasir, frapper
sait
le
nom du
ad-Din Ibrahim
«AjJI^ ^^»JJ! ^y>\
^y>.^\
»
:
y>
sultan, et
^.J-.
ä-V
^JJ\
.Jj (j=i^'j
et que,
^
icJj\
U**^t
h^!
au revers
J\ 1=
^tj i*J
«
:
L'emir des emirs et de
*
3J\
\j}j*>
*^c v-ir-^
^
J^f ^!
*4j!j
l^a.
_^«U! ^*XU!
j=^^ *^^'
o'j
(f°l-
nom
pröne au
faisait reciter le
sur ses pieces d'or et d'argent, au droit,
il
fai-
la terre,
Badr
^y Jj-j
Sj
3
jjr^.>
.'-LLJlJ
Au com "
187 v °)-
mencement de l'annee 720 (1320), l'auteur nous dit que, de Bab al-IIadid jusqu'a Kharizm, de Soudak (Solda'ia Soldaca) et Boulghar jusqu'aux frontieres de Constantinople, regnait Yuzbek (Uzbek)-Khan, fils de Batou, qui descendait du frere du
=
roi
Berke; dans l'etendue des etats de ce puissant souverain qui regnait sur
on
faisait la priere
au
nom du
sultan al-Malik an-Nasir,
des chaires, quand on en avait recite les formules au
nom
fils
la Russie,
du haut
de Kalaoun,
de Yuzbek
:
Jo-Vx-!
,u ,
'
r
INTRODUCTION.
[27]
commc
orientaux sc rcconnurent les vassaux,
avaient accepte"
ils
la
suze-
malgnrainete des pontifes de Baghdad, et les ecrivains de leur epoque, aux leurs defauts, n'en out pas moins continue l'ceuvre des savants qui, premiers siecles du Khalifat, avaient i'ait fleurir les lettres musulmanes. Nowairi n'cst point Tabari, Makrizi et Aboul-Mahasin ne valent point Ibn Kitab de al-Atliir; il serait absurd«' de comparer le Moghni al-labib au
hommes
Sibawaihi, mais Ton doit reconnaitre que ces ell'orts
pour rentrer dans
efforts n'ont
que ces
la tradition, et
fait
tous leurs
pas ete vains.
transmission orale des
convient de se souvenir que Soyouti a renove la
II
ont
musulmanes, apres vingt annees d'interruption, et que, s'il a du renoncer ä renover celle de la langue elle-meme, qui etait tombee en desuetude depuis beaueoup plus longtemps, ce fut parce que les etudiants ne voulurent
traditions
point s'astreindre ä suivre ses cours et ä y travailler', de teile sorte qu'il renonca ä son projet des sa premiere lecon; mais pareil aeeident etait dejä !
et la
ses auditeurs, dont Tinattention
amerement de
arrive ä Tabari, qui s est plaint
paresse l'ont force ä reduirc
le
plan de son histoire dans des proporlbms
comme on
Cächeuses. Le flechissement des etudes classiques peut, se reclamer d'une antiquite plus
^
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(fol.
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que millenaire.
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737 (1337), des rives du Djilioun jusqu'aux confins du
pays des Turks, ä Almaligh et ä Kayaligh, qui formaient le royaumc des maisons (CUj oulous) de Khaidou et de Dogha, fils de Barakh, regnait le sultan 'Ala ad-Din Mohammad ibn Dogha (-Temour) Dharmashirin. qui etait de la descendance de Barakh.
=
L'etendue de son royaume etait de trois mois il etait en relations d'amitie avec le sultan d'Egypte, et il faisait porter au-dessus de~sa tete, dans les pompes solennelles, les ;
etendards d'al-Malik al-Mansour Kalaoun
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199. (Test en ce sens
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que
qui ont connu par cceur les
1NTRODUCTION.
370
l'histoire des
La premiere periode de des Bahrites,
teile
dans son ad-Dourr
connexes
d'ailleurs
qu'elle
sultans
mamlouks de
est
dynastie
dominee par deux grands
faits
militaires,
contre les princes mongols de la Perse, dont
la lutte
plan de guerre etait de s'emparer de la Syrie et de l'Egypte,
des Francs de
la
nous est narree par Moufazzal ibn Abil-Faza'il
al-farid, :
[28]
le
et l'expulsion
la Palestine.
Les peripeties de ces deux conflits s'enchevetrent tont le regne des premiers
Mamlouks;
sont
elles
et se
penetrent durant
rapportees
d'une facon
incomplete et confuse par les historiens qui les ont racontees, sans voir, suivant l'habitude des chroniqueurs musulmans, et aussi de tous ceux qui
ont ecrit aux periodes lointaines du sent, et surtout sans se rendre
le
moyen
äge, les connexites qui les unis-
moindre compte que
de
les vicissitudes
fortune dans les provinces de la Perse et de la Transoxiane avaient leur
la
repercussion sur les destinees de l'Egypte
et
des villes l'ranques du Sahel de
la Palestine.
C'est ä grand'peine qu'au milieu de leurs reeits incoherents et sans suite
on parvient ä retrouver en somme, du xiv
e ,
celle
car
ils
le
fil
de cette histoire compliquee, qui embrasse,
de tout l'Orient, ä n'en
la fin
du xin°siecle
ont jamais vu que
les
nc prend pas
uns des autres,
la
et qui
au commencement
immediates
et
evenements qui sont
les
particularites
brutales, sans se soucier en rien de coordonner des
resultantes les
et
demeurent incomprehensibles
peine de les replacer dans la trame bistorique dont
si
Ton
ils
sont
des parties integrantes et essentielles.
les le
La lutte contre les Mongols de l'Iran etait une necessite ineluctable pour Mamlouks du Caire, une question de vieou de mort pour leur dynastie; testament politique de Tcbinkkiz Khagban comportait pour ses succes-
seurs l'extension indefinie de l'empire vers cet Occident dont les plaines avaient jadis ete foulees par les chevaux des guerriers d'Attila, et le prince
Houlagou mettre ä
etait parti la
de Karakoroum avec l'ordre precis et formel de sou-
domination mongole
les
contrees de la Syrie et de l'Egypte,
ainsi que l'empire grec, pendant que les souverains de la
Horde d'Or, campes
ä Sarai, sur la Volga, s'empareraient de la Pologne, de l'Allemagne et des
pays
latins.
Les Mamlouks du Caire se trouverent
ainsi, ä la fin
du treizieme
siecle de
notre ere, le rempart de l'Islam contre les Bouddhistes qui venaient de ren-
verser
le
Khalifat abbasside, dans des heures tragiques oü les frontieres de
l'Islamisme, que Kotaiba,
fils
de Mouslim, avait, cinq siecles et demi plus
tot,
reculees jusqu'au Pamir et jusqu'aux plaines de l'Asie centrale, se trouvaient
INTRODUCTION.
[29]
371
subitement ramenees ä l'Euphrate, quand encore les troupes dos adorateurs de Sakya Mouni ne ravageaient pas Damas et Alep la cendröe.
La jour oü
ils
Palestine n'avait jamais cesse depuis
contre les Francs de
lutte
s'etaient
empares de
Terre Sainle, et les Musulmans
la
et
au Caire avaient toujours regarde
de reprendre aux Chretiens les villes de
que
se prolongeait iudefiniment, sans
Inen presses de rnettre
pour
fin
les
la
Damas
Syrie et de l'Egypte, surtout les princes ayyoubites qui regnerent ä
comme
ilc
le
leur premier devoir politique Palestine. Mais
la
guerre
cette
souverains musulmans parussent
ä une occupatiou militaire qui etait im scandalc
sectateurs de l'Islamisme, et dans laquelle leurs maitres, occupes
les
ä d'autres pensees, ne voyaient avec raison qu'un episode historique facheux,
dont
il
fallait,
comme pour
toutes les contingences de la vie, attendre la
terminaison naturelle avec calme et serenite. Cette lutte contre les Francs de Palestine qui, en
fait,
ä part quelques
exceptions, avait ete assez conrtoise ä l'epoque des Ayyoubites, se reveilla
soudainement, avec une äprete qu'on ne
Mamlouks de
lui avait
des Bahrites eurent depouille les descendants de
la dynastie
Saladin de la souverainete de l'Egypte et de treve ni repos, par les
poursuivis, sans
jamais connue, quand les
la
sans repit, pourchasses l'epee dans les reins, depuis
Zahir Baibars jusqu'au fils
moment oü
Francs furent
Syrie. Les
sultans turks le
du Caire, traques
regne d'al-Malik az-
al-Malik al-Ashraf Salah ad-Din Rhalil,
d'al-Malik al-Mansour Kalaoun, les eut defmitivement expulses de
la
Terre Sainte.
Cet acharnement des sultans mamlouks de l'Egypte, qui acheverent ainsi une oeuvre qui avait toujours excede les forces des princes ayyoubites, tenait ä deux causes le
:
les princes turks
du Caire, depuis A'ibek jusqu'ä Kalaoun,
pere du liberateur de la Palestine, etaient des adeptes recents de
misme,
et des convertis
de fraiche date. Leur milice,
comme
haut, se recrutait exclusivement par des achats d'esclaves
on
faits
l'a
dans
l'Isla-
vu plus le
Kip-
tchak, oü erraient, dans l'immensite des steppes siberiennes, des tribus de
Turks, que se partageaient
nisme
et l'Islamisme, et
du divin lorsqu'ils
fils
le
Manicheisme,
le
Bouddhisme,
le
Nestoria-
des clans de Mongols, qui, eux, etaient les adeptes
de Sakya Mouni.
S'ils faisaient
souche en Egypte
et
en Syrie,
avaient adopte l'Islamisme que leurs maitres leur iinposaient,
ne parait pas que
le
nombre de
leurs
fils
il
füt süffisant pour remplir les cadres
de leur milice de pretoriens, car l'on sait que le recrutement du corps des
Mamlouks ne put jamais
se faire autrement que par des apports constants de
nouveaux esclaves, achetes dans ces contrees du Nord, que du Sain Noyan, suzerains de vertir ä la foi
la
les
descendants
Bussie, ne tarderent pas d'ailleurs ä con-
musulmane, au moins en
partie.
Toutefois, le zele de ces nouveaux convertis pour la religion qu'eux ou
INTRODUCTION.
372
[30]
leurs peres venaient d'embrasser n'cxplique qu'incömpletement leur achar-
nement ä pourchasser les adorateurs de la Croix, et cefc acharnement avait des causes beaucoup plus profondes. On sait par Moufazzal, et le lecteur trouvera de ce
fait
non seulemeut
les
Mongols de
plusieurs exemples au cours de cette traduction, que,
Francs de Palestine s'etaient
faits
les
indicateurs des
ce qui etait infiniment plus grave, qu'ils avaient
l'Iran', mais,
2 admis dans leurs places fortes des residents mongols qui leur dictaient
politique,
leur
dhiste
3
leur
imposant
la
volonte
de Perse, qui regnait ä Maragba
tains et de
de leur
et ä Tabriz,
maitre,
l'ilkhan
entoure de lamas tibe-
sramanas indiens. Les Francs de Palestine se trouvaient
proteges des princes bouddhistes de
lesmains desquels
l'Iran, entre
boud-
ainsi les
ils
avaient
remis leur destinee et leur libre arbitre, et leur Situation geograpliique teile
ne
que
füt
avertis,
les
armees musulmanes ne pouvaient
faire
etait
aucun mouvement qui
immediatement signale aux Mongols de l'Iran, lesquels, düment avaient tous les moyens de faire une diversion qui reduisait ä neant
—
Fol. 30
1.
Fol. 6r°.
3.
Le bouddhisme de ces princes
et les histoires
2.
v°.
est
un
fait etabli,
quand on a
lu les chroniques
des contemporains, Celles d'Ata Malik, de Rashid ad-Din et de Wassaf.
Sans doute, ces souverains ne molesterent pas
les Chretiens, qu'au contraire ils trai-
terent favorablement, reservant toute leur ferocite pour les
Musulmans,
qu'ils haissaient
d'une haine farouche; mais il n'en faut pas conclure qu'ils etaient chretiens, car le temoignage des hommcs qui ont ecrit leur histoire, et qui avaient vecu ä leur cour,
mongols bouddhistes epouserent des femmes chretiennes, et les pretres nestoriens etaient au dernier bien avec eux. M. l'abbe Nau a decouvert, dans un manuserit nestorien, un hymne que Ton chantait a la messe pour attirer les benedictions du Ciel sur Arghoun (man. syr. 345, l'ol. 163-166), dans lcquel est formel. Plusieurs de ces princes
on demande surtout les
la sante
pour ce malheureux souverain qui
etait
use par toutes
debauches, et qui se soignait ä son idee, et aussi ä Celle des sorciers indiens,
avec des drogues qui le tuerent. Les Chretiens, qui etaient en faveur ä la cour des
Mongols, passaient du reste leur temps ä denoncer de tramer des intrigues avec et l'on sait
le sultan
les
Musulmans
qu'ils
accusaient
d'Egypte; l'imputation n'etait pas toujours fausse,
parfaitement que les Musulmans de Perse servaient d'indicateurs aux sultans
mamlouks, tout comme les Francs de Palestine renseignaient les Mongols sur les moindres mouvements des troupes egyptiennes. Cette hostilite irreductible des Bouddhistes et des Musulmans n'etait pas particuliere aux relations politiques entre les Mongols de Perse et les Mamlouks du Caire, et
eile avait
toujours existe en Asie centrale entre
Musulmans, qui vivaient cöte ä cote dans le pays ouighour, en meme temps que des Manicheens et des Nestoriens, s'execraient au dernier point, tandis qu'ils paraissent, chacun dans leur camp, avoir vecu ä ces deux confessions. Les Bouddhistes
et
les
peu pres en paix, et en termes possibles, avec les Chretiens. II n'y avait pas de mechant tour que les Bouddhistes ne jouassent aux Musulmans, et les Musulmans ne devaient pas se montrer beaucoup plus accommodants.
INTRODUCTION.
[31]
plan des
373
Mamlouks du
Caire. C'etait cette alliance' avec les Bouddhistes de Maragha et de Tabriz que Ba'ibars ne pouvait pardonner aux Francs de
le
mon
Palestine, et ce fut, ä il
les attaqua.
avis, la cause efficiente de la violence avec laquelle
Les Musulmans, tout en detestant
les Chretiens, les
pour des gens qui n'ont pas voulu se laisser eclairer par Foi, revelees par Mahomet, mais qui possedent, au memo
les
tiennent
lumieres de
la
qu'eux, une
titre
partie de l'lslam, les livres apportes par Moi'se et par Jesus-Christ, le Penta-
teuque
et
Evangiles. Le
les
dans
eclaire, qui est reste il
les
limbes
comme
se debat sans espoir,
un Musulman incomplet, mal dune croyance imparfaite, dans lesquels
Chretien
temoin de leur descsperance, mais
le
que n'a pas touches
les pai'ens
obscurement dans
Christ, et qui vivent
est
les cercles
de tenebres, oü Dante fut
absolument un
n'est pas
il
associe ä l'unite absolue d'Allah d'autres entites divines,
s'il
mission de Mahomet,
comprendre,
les
la verite
dune
doit user ä son egard d'aucun il
partie des
les
et
La difference
est capitale, et l'on
Caire,
de Palestine, pour
quand
Mecque
et
le
Medine,
infidele;
brnore
la
l'lslam.
Le Bouddhiste,
du Musulman,-
et
l'on
ne
sa religion est aux antipodes de
d'idoles de pierre et d'or, le
mensongeres
mal sur
comprend sans peine
les
hommes.
la colere
qui saisit
connurent cette alliance, monstrueuse pour de Sakya Mouni, lorsqu'ils se virent epies par les Francs ils
compte des Bouddhistes, dont
montre en renversant
assez
irreductible
de demons furieux qui dechainent
Mamlouks du
eux, de la Croix et
dogmes de
menagement;
n'est qu'un yil adorateur
et impuissantes, et
s'il
n'en est pas moins vrai qu'il reconnait, sans bien
il
au contraire, est l'ennemi absolu
l'lslam;
gräce du
la
etait
le
le
but avere,
ils
l'avaient
Khalifat et en projetant d'aller aneantir la
de detruire l'lslam
et
de
lui substituer l'adoration
tomber
les
Ayyoubites de leur tröne
de leurs idoles de bois dore.
La revolution de palais qui s'etait limitee ä
avait fait
l'Egypte, et eile n'avait eu aucune repercussion dans
le
royaume
de Syrie, que les vicissitudes de la politique venaient d'arracher ä la domination des sultans du Caire.
II
appartenait alors ä al-Malik an-Nasir Daoud, fds
Mohammad, fds d'al-Malik az-Zahir Comme son pere, et comme son grand-pere, Daoud
d'al-Malik al-'Aziz din.
regner
sur« la principaute d'Alep, et
c'etait
Ghazi, avait
seulement apres
Malik al-Mou'azzam Touranshah, sultan d'Egypte,
fils
de Sala-
commence par la
qu'il avait pris
mort
d'al-
possession
de Damas.
1.
(fol.
Le prince de Tripoli, notamment, fut un
36
v°).
allie
inebranlable des Mongols de Perse
INTRODUCTION.'
374
Üaoiul, furieux de voir
[32]
ün'mamlouk, im esclave de sa
sans coup ferir de cette Egypte, dont
la
famille, s'emparer
souverainete avait loujours ete
le
but supreme de tous les princes ayyoubites, entreprit de chasser al-Malik
al-Mou'izz Aibek du Caire, et d'aller s'y faire reconnaitre
La tache faible
comme
de caractere, sans grande volonte et peu intelligent, qui laissait les
dignitaires de son royaurae prendre sur lui une influence reste,
sultan.
ne se l'imaginait; Aibek etait im prince
etait plus difficile qu'il
exageree;
malgre l'abdication de son epouse, Sbadjar ad-Dorr,
Ayyoubites,
le
la
il
etait
derniere des
prince consort, bien qu'il regnät de son propre chef. Mais
un liomme extremement brave, autrement taille pour la lutte que le petit prince d'Alep, qui avait presume de ses capacites politiques et militaires, en comptant, seul et sans alliances, opposer le royaume de Damas ä l'empire d'Egypte. Aibek n'eut pas de peine ä vaincre Daoud, et il se fit c'etait
ceder la partie meridionale des Etats de son imprudent adversaire, avec Jerusalem, Ghaza, et tout
le
Säbel, jusqu'ä Naplouse.
Cette victoire sur le prince ayyoubite, l'annexion de la ville sainto de
mam-
Jerusalem ä l'empire egyptien, auraient pu donner au premier sultan louk
la
consecration qui
lui
manquait jusqu'alors,
et qu'il aurait ainsi
due ä
une fausse manceuvre de son antagoniste; mais il etait ecrit que les deux souverains du Caire et de Damas rivaliseraient de maladresse et d'ignorance politique. Aiibek eut l'inconscience de faire assassiner Tun des generaux les plus celebres de
son armee, Faris ad-Din Oughoutai, qui
s'elait
sommaire revolta
gloire sous le regne de ses predecesseurs, et cette execution
tellement les
mamlouks
bahris, les anciens camarades d' Aibek, qu'ils deser-
Daoud,
terent, et se rendirent ä la cour d'al-Malik an-Nasir
de marcher sur
le
iamais; mais Daoud
etait
pas vouloir; de plus, et
il
un
il
etait
il
evident qu'elle ne se representerait
esprit inconsistant et sans energie, qui
aurait bien voulu que les choses se fissent sans
qu'il eüt ä s'en meler, et que les officiers egyptieus
qu'il eiit ä
se füt-il fait prier, et
il
ne savait
longtemps, depasse Tage des decisions
avait, depuis
energiques;
du Caire, sans
qu'ils presserent
Caire, lui jurant de lui donner la souverainete de l'Egyple.
L'occasion etait unique, et
promptes
couvert de
prendre
la
le
proclamassent sultan
peine de se deranger; peut-etre encore
est certain qu'il etait
bon de
rellechir avant de
don-
ner des gages ä la milice turbulente et fantasque des Bahris. Tout l'avantao'e qu'il tira
les
de cette aventure fut qu'Aibek, dans
objurgations des
et le
mamlouks
la crainte qu'il n'ecoutat
transfuges, lui retroceda Jerusalam, Ghaza,
Sahel de la Palestine.
Les Bahris, decus par
la faiblesse
etpar l'inaction du souverain de Damas,
s'en furent ä Karak, dont le prince, l'Ayyoubite al-Malik al-Moughith Fath
ad-Din 'Omar, etait naturellement tres mal dispose contre Aibek, citerent ä attaquer l'empire egyptien.
Sur
ces entrefailes,
Aibek
et ils l'in-
fut
assas-
INTRODUCTION.
[33]
sine, ä l'instigation
mamlouk mais
il
de sa femme, Shadjar ad-Dorr',
al-Mansour Nour ad-Din
ä al-Malik
Sai'f
375
tröne fut devolu
et le
sous la regence de l'6mir
'Ali (1257),
ad-Din Koutouz. Le prince de Karak marcha contre Koutouz,
completement battu.
fut
Le prince de Damas, al-Malik an-Nasir Daoud, regrettait d'avoir echapper l'occasion qui
meme temps
mongole en Perse, que
avait ete Offerte de s'emparer de l'Egypte, en
lui
voyait avec terreur les progres incessants de
qu'il
que
et qu'il devinait
moment de s'emparer de
le
laisse
armees d'Houlagou a'attendaient
les
la Syrie,
puissance
la
qui etait ä peine defendue contre
son offensive.
Dans
cette Situation
demander de
lui
envoya, en 1258, son
il
ambassade, ä Houlagou, pour
'Aziz, ä la tote d'une
pour
precaire,
ä
l'aider
solliciter
entourec de plus de formes, et
mongol, en
liance de l'ilkhan
son amitie,
enlever l'Egypte aux sultans
Cette requete aurait peut-etre ete agreee par Houlagou, l'avait
al-Malik al-
fils,
lui offrant
lui-meme
etait alle
s'il
de se considerer
de son bon plaisir
mamlouks.
prince de
si le
et
Damas
solliciter l'al-
comme son
vassal,
et
de reconnaitre
et
de l'Egypte. Mais al-Malik an-Nasir Daoud, toujours enclin aux demi-
qu'il tenait
souverainete de la Syrie
la
mesures, ne voulait pas s'engager ä fond avec Houlagou,
1.
et
essayait de
il
Les mamlouks turks qui s'etaient empares de l'Egypte n'avaient pas d'opposition
de principe contre
la souverainete d'une
beaucoup moins rigoristes que de celle-ci,
le
royaume de Dehli
femme,
Musulmans de
les
fat
de
les titres
^^
\j^Ai
sur ce point,
une epoque voisine
Goulshan-i lbrahimi,
^-'- Cette princesse,
ij'jv'
A
gouverne par une sultane mamlouke, Haziyya Sul-
tane, ä laquelle les historiens de Finde (Firishta, 3
se montraient,
et ils
vieille souclie.
I,
118)
donnent
du sultan Shams ad-Din
fille
Eltetemish, etait une personne d'une tres grande intelligence; eile avait appris ä lire le
Coran, et
eile avait ete initiee
cours de laquelle
il
ä la connaissance des sciences musulmanes. L'annee au
s'empara de Goualior, Shams ad-Din
ronne. Quelques generaux en temoignerent cette decision les surprenait, car
il
lern-
avait des
proclama heritiere de
la
etonnement au sultan;
fils
dont l'intelligence
connue, qui etaient parfaitement capables de gouverner l'empire.
ils lui
etait
la
cou-
dirent que
notoirement
Shams ad-Din
leur
repondit que ces princes s'adonnaient au vin et aux femmes, et qu'ils perdaient leurs facultes
au milieu
deau du pouvoir
de ces debauches,
etait trop
deportements. Les
faits
de
teile
sorte qu'il
lourd pour eux, tandis que sa
ne tarderent d'ailleurs pas
pour
le
ad-Din Rahram Shah, qui
la
fit
;
eile fut
assassiner, apres
le
du sultan;
le
comme
souverain en 1235;
deposerent, et qui donnerent
comme un
liomme,
—
T.
XII.
— F.
3.
et eile
vaincue en 1239 par son fröre, Mou'izz
un regne de
trois ans, six
mois
jours. PATR. OK.
far-
Eltetemish,
trone ä Raziyya Sultane (1236). Raziyya Sultane s'habillait
montait ä cheval ä la tete de ses armees
que
Shams ad-Din
s'y faire reconnaitre
mais sa conduite ne tarda pas ä degoüter ses emirs, qui
d'avis
se trouvait ä l'abri de ces
ä justifier l'opinion
Firouz Shah, se trouvant ä Dehli ä la mort de son pere, profita de cette Situation privilegiee
etait
fille
2U
et six
INTRODUCTTON.
376 se
menager une ligne de Houlagou
le
monde
le
cas oü la puissance
il
pour toute reponse,
lui
sans chercher ä
peu respectueuse qui
il
lui
lui,
purement
paya eher un peu plus
qu'il
de septembre 1259, Houlagou envahit
Damas comprit
qu'il
avait espere soumettre
d'arreter la
impossible
etait
se deeida ä
il
rendre suspect aux
le
tard. la
Syrie avec une puis-
d'engager
demander aux Egyptiens,
avec l'aide des Mongols, des secours qui
la
de l'invasion mongole, detrönait
un
avec
la kitte
marche des envahisseurs. Sur ces
ad-Din Routouz, profitant de
qu'il
lui
per-
entrefaites,
Saif
panique que causait en Egypte l'annonce le
jeune prince dont
il
etait le tuteur,
et
lui-meme sultan (novembre 1259). Les circonstances etaient
se proclamait
assez tragiques pour que
nouveau souverain de l'Egypte oubliät
le
les pali-
nodies du prince de Damas, et pour qu'il accueillit sans arriere-pensee
aux Egyptiens de marcher avec eux contre
qu'il faisait
lettre
simplement,
Youshmout, s'empara de Miyafarkin. Le prince lui
adversaire aussi formidable, et
missent
et
rapporter aueun avantage, repliqua au prince mongol
sante arinee, et son fds,
de
lui avait
poser des conditions. Daoud, voyant l'echec complet
lui
par une lettre d'injures
Au mois
subirait
envoya au prince de Damas une
ordonnait de se soumettre ä
d'une tentative qui n'avait eu d'autre resultat que de
Musulmans, sans
mongole
s'accordait ä l'esperer dans l'Islam.
se raontra fache de l'ambassade
ete adressee, et,
par laquelle
pour
retraite
une eclipse, comme tout
[34]
les
terreur, et sa fourberie aussi, etaient telles qu'il n'eprouva
Daoud
ä ecrire ä al-Malik an-Nasir
que, non
seulement
propositions avec reconnaissance, mais que, de plus, qualite de descendant de Saladin,
comme
le
le
il
il
l'offre
Mongols. Sa
aueun scrupule accueillait ses
considerait, en sa
souverain de toutes les contrees
y comprenant l'Egypte. que lui-meme, al-Malik al-Mouzaffar Saif ad-Din Routouz, n'etait
qui avaientete soumises au seeptre des Ayyoubites, en II
ajoutait
que son lieutenant general aux bords du remettre offrir ä
le
pouvoir supreme
Daoud de
lui
Que
qu'il s'engageait
s'il
cherche ä tromper
Koutouz
voulait venir en Egypte.
s'il
ces promesses aient ait
et
envoyer son armee ä Damas, pour
venir en personne au Caire,
Koutouz
Nil,
alla jusqu'ä
lui eviter la
de Koutouz, poursuivaient leur marche en Syrie,
Daoud
de Damas, quand qu'il serait
il
etait
peine de
peur d'Houlagou, ou que
prince de Damas, pour lui enlever plus tard
ses etats, les Mongols, profitant de l'inaction d'al-Malik an-Nasir
janvier 12(50.
lui
doutait de la sincerite de ses intentions.
ete dictees par la le
ä
et
Daoud
et
s'emparaient d'Alep en
dans son camp, pres de Barza, ä quelque distance
regut cette terrifiante nouvelle. Ses gene>aux, prövoyant
incapable de defendre la capitale de la Syrie,
lui conseillerent
de
l'abandonner provisoirement ä sa malheureuse destinee, de retrograder jusqu'ä Ghaza, oü
ils
pensaient que les Mongols ne viendraient pas les relancer,
et d'implorer l'aide
du sultan
d' Egypte,
de facon ä reprendre l'offensive et
INTRODUCTION.
[35]
377
ä les chasser des pays qu'on leur aurait abandonnes au cours de la retraite.
Ce plan inconsistant etait trop dans la maniere d'al-Malik an-Nasir pour que ce prince songeät ä defendre Damas en y risquant sa vie, et il se häta d'abandonner sa capitale, que son
vizir,
ad-Din al-Hafizi, livra aux
Zai'n
Mongols au mois de mars 1260;
la citadelle,
une resistance qui
sa garnison dut capituler
fut vaine,
et
qui etait tres puissante, tenta
6 avril.
le
Houlagou rendit au prince ayyoubite al-Malik al-Ashraf Mouzaffar ad-Din Mousa, qui ne possedait plus alors que la petite ville de Tall-Bashir, la souverainete de il
la
le
nomma
Homs, que Daoud
mort de son
envoye dans
lui avait
enlevee douze annees auparavant, et
son lieutenant general en Syrie.
A
moment, Houlagou apprit
ce
Monkke Khaghan, souverain des Mongols,
frere,
les contrees
de l'Occident pour en faire
la
termine sa carriere en Chine, au siege de Ho-tcheou. le
commandement de
qui l'avait
conquete, et qui avait 11
remit sur-le-charap
l'armee de Syrie ä Guetuboukha Noyan. et
il
partit en
toute häte, pour se rendre au kouriltai, ou diete d'election, dans laquelle
comptait vraisemblablement se faire
comme
quant quetes bila'f,
1.
'
.
II
titres
nommer khaghan
ä cette dignite
des Mongols, en invo-
l'importance et l'etendue de ses con-
apprit ä Tauris que le choix du nouvel empereur, son frere
avait ete decide, tres irregulierement, sans
Houlagou
il
que
les princes
Khou-
d'Extreme-
n'avait pas neglige d'exagerer considerablement l'importance de ses
conquetes dans les pays de l'Occident, car
il
pertinemment que personne ne
savait
pourrait jamais, en Mongolie, faire la preuve de ses bluffs. C'est ainsi qu'apres la prise de Baglidad, il ecrivit ä son frere une lettre dont l'esprit, ä defaut du texte, nous a ete conserve par les historiens chinois, dans laquelle il lui annoncait que, plus
heureux que Pan Tchao, Cette assertion etait un
il
verse la mer, et
il
D'ailleurs,
jamais
il
n'a
avait traverse la
mensonge pur
n'avait
meme
mer
et simple, car
pas mis
le
Francs dans leur empire. Houlagou n'avait nullement tra-
et battu les
pied
sur
raconter en Perse cette
fait
le
sol de
l'empire byzantin.
qui
histoire,
etait
faite
pour
Mongols de Karakoroum, puisque, beaucoup plus tard, quand l'empire commenca ä se disloquer, Tchoupan, qui s'etait empare de quelques districts du pays de Roum oü les Mongols n'avaient pas encore penetre, s'en vanta comme l'exportation, pour les
d'une prouesse extraordinaire, ce qui montre qu'il etait de notoriete publique qu'Hou-
lagou II
etait alle
moins loin que
semble bien qu'Houlagou
et que la reclame electorale ne date pas d'hier. jamais eu l'intention de s'aventurer dans les contrees
lui,
n'ait
qui sont situees au delä de la mer, car Rashid ad-Din nous apprend qu'apres s'etre
empare des forteresses
ismai'liennes,
de l'empire grec d'Asie et de de les arracher aux
fils
du
roi de
^lf (man. supp. persan 209, humaine a des le
il
ordonna ä Bai'tchou Noyan
la Palestine
France
folio
«
jusqu'aux rivages de
et
ä Lascaris
:
C^,
d'aller
mer
un
certain
s'emparer
occidentale, et
JjL>
^
279 V). Houlagou savait tres bien que
limites, et qu'il fallait laisser passer
siege devant Constantinople.
»
la
temps avant
la
\y
£ Syf
puissance
d'aller mettre
INTR0DUCT10N.
378
[36]
Orient, qui voulaient escamoter l'election, se fussent donne le temps d'atten-
dre ceux d'Oceident, ce qui etait contraire aux regles de gouvernement qui avaient ete formulecs par Tchinkkiz Khaghan. L'amitie qui unissait Houlagou ä Khoubilaü lui
aeeepter
fit
de cette election irreguliere, qui de-
le resultat
natura completement l'empire mongol, en faisant de ses souverains des empereurs chinois;
il
lui
aurait ete bien difficile d'ailleurs de protester c-ontre la
fagon etrange dont eile avait ete
entendu
1.
faite,
sans compter que son interet bien
etait d'aeeepter les faits tels qu'ils s'etaient
L'histoire olficielle des Mongols, tant en
passes \
Chine qu'en Perse, raconte que Khoubilaü,
s'appuyant sur une legitimile qui paratt tres douteuse,
et se
prevalant des resultats d'une
election plus quesuspecte, vint ä bout, sans rencontrer trop de dillicultes, de son frere
Erik Boke, qui
s'etait
proclame khaghan des Mongols
usurpe l'empire. Cela est une Version mais ;
marcha contre Khoubilai,
celle qui est
ä
Karakoroum,
et qui avait ainsi
rapportee par Moul'azzal, suivant
Houlagou contre Berke, est egalement tres possible; eile parait meme jusliliee jusqu'a un certain point par ce que Ton sait de l'histoire des Mongols. Batou, pere de Berke, avait mis sur le tröne Monkke Khaghan, apres
laquelle Berke
la
et
mort de Kouyouk, parce que, entre autres considerations,
les
hommes
conduits par une seule raison, ce prince lui avait semble reunir
le
n'etant jamais
plus grand
nombre
des qualites requises pour gouverner les Mongols. Cette designation avait cause de
grands troubles dans
la l'amille imperiale, et
meme
en dehors
d'elle; car,
en ecartant du
tröne les descendants d'Ougede'i, successeur immediat de Tchinkkiz, eile avait constitue
un grave manquement aux regles de gouvernement fallu
etablies, et,
pour
la juslifier,
invoquer des raisons speciales, ce que l'on ne pouvait evidemment faire a
de chaque empereur. C'etait vraisemblablement pour reconnailre ces bons Batou, que sa maison recevait un cinquieme du butin de les princes
cela
meme
de
la
Horde d'Or qui avaient cree
l'lran.
Quoi
qu'il
cette Situation, dont
ils
en
il
avait
la
mort
Offices
se trouvaient par
responsables, puisque la devolution du tröne a la famille de Touloui etait
resultat direct de l'intervention de Batou. Or,
Monkke Khaghan,
de
soit, c'etaient
partant en
le
campagne
contre les Soung, avait laisse son frere, Erik Boke, ä Karakoroum, la capitale, pour
gouverner durant son absence, et
il
lui
avait conlie lc sceau de jade qui representait
supreme dont se prevalait le khaghan dans son empire. II laut se Souyeux des Chinois, et il en etait evidemment de meme chez les Mongols qui copiaient servilement le ceremonial des Fils du Ciel, la possession du grand l'autorite
venir qu'aux
sceau impliquait celle de la souverainete sur tout l'empire;
si
un usurpateur parvenait
ä s'emparer du sceau d'une dynastie, les Celestes etaient tout prets a reconnaitre que
Mandat divin de gouverner les hommes, et ä le regarder comme l'empereur legitime. Dans ces conditions, il n'y a pas ä douter que Monkke Khaghan n'ait tres clairement designe son frere Erik Boke comme son successeur, pour le cas oü il trouverait la mort au cours de sa campagne contre la Chine; ce fut bien ainsi que le comprirent les princes de la Horde d'Or, et il n'y avait pas ä s'y tromper. le Ciel eternel lui avait
coniere
le
Qu'ils aient cherche a soutenir Erik Boke, legitime empereur, contre Khoubilai, usurpa-
teur et souverain anti-mongol, qui, de plus, avait
le
dessein de recuperer, au detri-
ment de ceux qui les possedaient, les apanages constitues par Tchinkkiz, tandis qu'Erik Boke n'avait pas de doctrine sur ce point, ou plulöl qu'il avait celle des Mongols, de la fragmentation indelinie, cela est non sculement possible, mais tres vraisemblable.
INTRODUCTION.
[37]
379
Des qu'al-Malik an-Nasir Daoud fut arrivc ä Ghaza avcc l'armee qui aurait du defendre Damas, Koutouz entreprit de debaucher ses gdneraux et de les attirer dans son parti; car, malgre les protestations de fidelite qu'il avait prodiguees quelques mois plus taut que de voir
un priuce de
armee au Caire, dont
comme
reconnaitre
succede dans
la
tot la
au prince de Syrie,
l'heritier legitime
souverainete
ne craignait rien
dynastie ayyoubite arriver avec une force
population n'aurait
la
il
de Saladiu
fait
et
aucune
difliculte
pour
le
des monarques qui s'etaient
de l'Egypte jusqu'au regne de l'incapable
al-Malik al-Mou'azzam Touranshah.
Daoud, abandonne de presque toutes ses troupes, quitta Gbaza sans trop savoir que devenir; il se dirigea vers le sud de la Syrie, oü il se croyait ä
Comme
tous ceux qui ne peuvent invoquer que le droit et la legitimite pour defendre Boke fut vaincu par Khoubilai apres une resistance acharnee, qui
leur cause, Erik
marqua
la fin
de l'empire mongol,
tel
que
l'avait reve
Tchinkkiz. Houlugou, qui avait
partie liee avec Khoubilai et ses descendants, sous le regne desquels
il
etait certain
de
mais aussi pour sa posteiite,
la Perse, non seulement pour ne pouvait que se montrer hostile aux princes de la Horde d'Or, qui, eux, entendaient soutenir Erik Boke, et les attaquer pour les en empecher. II est tres possible que les evenements se soient deroules ainsi que le raconte Moufazzal, plutöt que de la facon qui
garder la souverainete de
est rapportee
par
lui,
l'histoire chinoise et
par Rashid ad-Din dans sa Djanü" at-tawarikh.
Les Chinois etaient tellement loin du theatre de ces evenements qu'il serait injuste de leur faire un reproche de les avoir imparfaitement connus; de plus, redigee avec des
documents
recueillis sous le
regne de Khoubilai',
l'histoire chinoise
ne peut que se montrer
Quant ä Rashid, il ne faut pas oublier comme Khoubilai', etait un prince de cette lignee de Tou-
favorable ä sa these de l'illegitimite d'Erik Boke. qu'il ecrivait
loui,
pour Ghazan, qui,
en faveur de laquelle
l'histoire teile qu'elle est, ecrite.
Le
silence
il
n'a pas craint d'alterer la verite historique
;
on n'ecrit point
mais teile qu'on veut qu'elle plaise ä celui pour qui eile est
du Yuan-shi
et
de la DjaniV at-tawarikh n'infirme donc pas
la
version
des historiens egyptiens, qui etaient en rapports directs et constants avec la Horde d'Or, et qui nous ont rapporte fidelement ce qui se disait ä Sarai et ä Boulghar, ce qui d'ailleurs pourrait bien etre la verite.
II
semble
qu'il faule
rapprocher de cette Inter-
vention de Berke en faveur d'Erik Boke contre Khoubilai, une aventure que racontent Rashid ad-Din et l'histoire chinoise, laquelle est ä peu pres incomprehensible si on ne
quand Khoubilai eut triomphe de son frere, Erik Boke, il envoya une forte armee, sous le commandement de ses deux iils, Nomokhan et Gueuktchou, pour s'emparer du royaume de Tchaghatai qui lui etait profondement hostile, et pour continuer ensuite
le fait
:
sur la Horde d'Or, dont les sentiments n'etaient pas meilleurs, et contre laquelle il parait bien qu'il poursuivait la revanche de l'aide que Berke avait donnee contre lui ä
Erik Boke. Les sous-ordres de
Nomokhan
et
ä la suite d'incidents etranges sur lesquels
prisonniers;
ils les
envoyerent
de Gueuktchou se revolterent contre eux, il
serait trop
long
d'insister, et les firent
comme otages ä Monkke Temour, souverain de la Horde comme pour lui fournir un moyen infaillible d'empe-
d'Or, qui avait succede ä Berke,
cher Khoubilai de se venger sur ses intentions de reprise
lui
de l'inimitie de Berke, et de
du royaume de Tchoutchi.
lc faire
renoncer a
INTRODUCTION.
380
des Mongols qui
l'abri
avait promis le sien;
deux de ses
lui
il
avaient ravi son royaume, et de Koutouz qui Iui
quand, pour comble d'infortune,
errait ä l'aventure,
officiers, qui
[38]
jusque-lä
lui etaient
demeures
vendre
fideles, allerent
secret de sa retraite errante. Le general mongol
Guetuboukha Noyan le envoya im detachcment de cavalerie capturer ä
le
prince ayyoubite qui avait
regne sur Tun des plus beaux royaumes de l'Islamisme,
et
il
Tauris. Iloulagou avait peut-etre oublie la lettre d'injures que
eu rinconscience de
mongol
conduire ä
le fit
Daoud
adresser, en reponse ä celle par laquelle
lui
enjoignait de se soumettre ä sa puissance, ou plutöt, car les
lui
gols n'oubliaient guere,
il
dans
jugeait que
beaucoup plus
utile,
mans, que
tres petit seigneur de
le
aflectueusement, et lui promit de
de l'Egypte.
Mon-
lui serait
comptait suivre envers les Musul-
Homs, al-Malik al-Ashraf; il le regut rendre la Syrie quand il se serait empare
vraisemblablement dans
entrait
II
lui
Damas
puissant prince de
le
la politique qu'il
avait
prince
le
vues
les
d'Houlagou de
royaume des Ayyoubites dans sa plus grande extension, des de l'empire grec ä la Nubie et aux sables de Barka, de la mer de
reconstituer frontieres
le
Syrie ä l'Euphrate, et d'en confier la souverainete tres effective ä al-Malik
an-Nasir Daoud, ä
condition que celui-ci reconnüt sa suzerainete, et partant,
la
du Grand Khan, Rhoubilai, qui regnait ä Dai-dou sur
celle
Houlagou comptait bien poursuivre rester ä la
conquete dejä
fort
les fils
de Han.
ses succes dans l'Ouest et ne pas en
importante d'Alep
et
de Damas, aussi,
il
envoya
ä al-Malik al-Mouzaffar Koutouz, le nouveau maitre de l'Egypte, l'ordre de se
soumettre ä
mamlouk
sultan et le
lagou
lui, et
de reconnaitre la suzerainete des Mongols. La röponse du
n'etait
de
etait la ruine definitive
au sort des armes, les
guere douteuse
:
l'Egypte etait alors
boulevard de l'Islamisme; sa capilulation devant
et,
pour
la civilisation la
Mongols subirent un echec
Goliath
»,
Naplouse
entre
mort glorieuse dans fuirent devant ces
kebirdi,
ils
et
premiere
les
le seul
musulmane. Koutouz en appela
fois
depuis de longues annees,
retentissant ä 'Ai'n-Djalout, la Bai'san;
le
refuge
exigences d'Hou-
«
source de
noyan Guetuboukha trouva une
la bataille, et les soldats
du Conquerant du Monde
Musulmans que, depuis l'epoque de
Djalal ad-Din
avaient pris l'habitude de refouler devant eux
comme un
s'en-
Monk-
troupeau
de moutons.
La la
victoire d'Ain-Djalout fut le signal de la delivrance de la Syrie dont
population
musulmane
se souleva
troupes d'occupation n'avaient pas un revolution, et les gouverneurs
dans lesquelles
ils
recit
pagne, dont
que
effectif süffisant
pour ecraser cette
s'enfuirent precipitamment des villes
avaient ete installös, de teile sorte qu'en quelques semai-
nes, Koutouz recouvra toute
Le
mongols
tout entiere contre les Mongols; les
les
la Syrie.
historiens de l'Egypte fönt de
le resultat fut
cette dramatique
cam-
foudroyant et döpassa les esperances des Musul-
INTRODUCTION.
[39]
381
dont
raans, montre que tout l'honneur en revenait au sultan d'Egypte,
la
volonte indomptable de marcher ä l'ennemi et de l'ecraser avait reveille les energies somnolentes, et combattu le decouragement des generaux egyptiens
du nom raongol portait presque ä accepter la souverainete d'Houlagou. Koutouz fut singulierement recompense de son heroisme; il s'en revenait au Caire, dans le triomphe de savictoire, attendu par tout un peuple qui avait splendidement pavoise la ville pour recevoir dignement le souvernin que
la terreur
qui, le premier,
un groupe
avait dissipe le
cauchemar de
generaux, de
d'ofliciers
ces
quand
terreur mongole,
la
mamlouks pretoriens
depuis
qui,
regne du sultan Nadjm ad-Din Ayyoub, terrorisaient l'Egypte et la traitaient en pays conquis, l'assassinerent, apres l'avoir attire dans un guetle
apens. Baibars, Tun des principaux conjures, fut appele par
de ses complices ä
veille
avec la mention de
et c'est
la chronique de Moufazzal ibn Abil-Fazai'l.
commence
ce crime que
La
souverainete de l'Egypte,
la
consentement
le
du jour oü
apprit le desastro d"Ain-Djalout,
il
gou, ne doutant point que son armee ne al-Malik an-Nasir Daoud
lui
soumit l'Egypte, avait donne ä
gouvernement de
le
prince Houla-
le
la Syrie,
comme
il
le lui
avait
promis, puis, cedant ä Tun de ces revirements extraordinaires qui caracterisent la conduite des impulsifs,
il
s'etait
subitement ravise,
et
il
avait fait assas-
siner le prince ayyoubite avec tous ses parents et tous ses officiers, ä l'exception de son fds, al-'Aziz.
Le general Baidara, qui avait pris le commandement de Tarmed mongole apres la mort de Guetuboukba Noyan, reunit les debris de ses troupes, et
il
se trouva ä la tete d'un corps de
une force
tres respectable.
son compte laquelle
Alep,
il
egyptienne
La
ne put
decembre; mais
meme
il
il
une
ä supporter
geance eclatante, mais que ses desirs,
reprenant pour
marcha sur Homs, devant
fut battu, et
pas se maintenir quand
defaite d"A'in-Djalout avait ete tres sensible ä
homme
et,
il
il
dut remonter vers
apprit
que Tarmee
une campagne en Syrie.
allait faire
dait pas ä rencontrer
pas
occupa Alep en novembre 1260,
II
plan de campagne de son chef,
arriva le 10
il
oü
le
6.000 cavaliers, ce qui formait encore
et elles
teile
un
resistance sur la route du Caire;
pareil echec sans
les vicissitudes
ne
lui
Houlagou qui ne
s'atten-
il
n'etait
essayer d'en tirer une ven-
de la fortune furent plus puissantes
permirent jamais de reprendre ses desseins
contre la Syrie et de venir attaquer l'Egypte.
Le royaume de Batou, qui s'etendait au nurd de immenses, lamisme, la
etait alors
et qui avait
puissance
gouverne par
le
l'Iran sur des espaces
prince Berke, qui s'etait converti ä
voue une haine mortelle k Houlagou
du Rhalifat
abbasside et mis
fin
l'Is-
pour avoir aneanti
aux destinees du monde
musulman. Cette hostilite irreductible d'un puissant souveraiu, dont les armees pou-
INTRODUCTION.
382
[40]
vaient deboucher, sans trouver d'obstacles serieux, par les dcfiles du Caucase, et venir lui livrer bataille dansl'Azarbaidjan, paralysait Houlagou enle forcant ä reporter dans le nord de ses etats les troupes qu'il aurait pu employer
dans l'ouest ä
conquete des pays musulmans.
la
En
1262, Houlagou fut
battu par Berke, qui conclut avec Baibars uue alliance offensive contre le prince de Perse, en insistant pour que le sultan du Gaire envoyät un
corps d'armee sur l'Euphrate, de facon ä diviser les forces d'lloulagou en
deux
deux
parties, et ä l'ecraser sur
Houlagou jugea que mais que la ruse,
fronts.
la Situation etait difficile
l'on pouvait essayer d'en modifier les
au point de vue militaire, et
par
ecrivit
aux
elements par l'intrigue
qui etaient les armes favorites des princes mongols;
il
cliefs de l'armee egyptienne pour exciter leur animosite contre Ba'ibars qu'ils
n'aimaient guere,
et
dont
supportaient avec peine l'excessive severite;
ils
ces incitations ä la trahison et ä la revolte ne laisserent pas insensibles tous
ceux auxquels
De
s'adressaient.
elles
plus,
le
prince ayyoubite de Karak,
al-Malik al-Moughith, qui avait essaye de s'emparer de l'Egypte quelques annees plus tot, avait ecrit ä Houlagou pour le presser d'annexer la Syrie et
l'Egypte ä son royaume de Perse, s'offrant de proclamer sa suzerainete, s'il voulait lui conner le gouvernement de la Syrie jusqu'ä Ghaza; le fait etait tellement notoire que Baibars
fit
cul de basse-fosse (avril 1263).
(1264) que le meilleur
dans cette saison,
les
De
leur eöte, les Francs avertissaient
moment pour
vert, et
se
concentrer.
envahir la Syrie etait
le
un
Houlagou
printemps, car,
troupes musulmanes etaient dispersees, leurs chevaux
Ton pouvait tomber sur
au
Houlagou n'eut pas
mourut en
arreter al-Malik al-Moughith et le jeta dans
fevrier 1265,
les loisirs
elles
avant qu'elles n'eussent
temps de
de profiter de toutes ces complicites;
laissant le tröne ä son
cultes de ses guerres avec la
le
Abagha, que
les
diffi-
royaume de Tchaghatai franchement hostile envers les sultans du
Horde d'Or
empecherent d'adopter une attitude
fils
il
et
avec
le
Caire, et de couvrir de sa protection les Francs de Palestine. Ba'ibars, libre
du cote de l'Euphrate, enleva aux Chretiens Gesaree, Arsouf, Safad, Jaffa et nombre d'autres places (1265-1266), puis il marcha contre le roi d'Armenie, seul espoir contre les attaques des
Musulmans
etait
son
Hai'thoum, dont
le
alliance avec les
Mongols de Perse. Mais, avant qu'Abagha eüt pu envoyer
des secours aux Armeniens, les Egyptiens ecraserent Levon, fils d'Hai'thoum, et s'emparerent de rall-Hamdoun et de "Amoudain qui appartenait aux Temr
pliers.
Sis,
la capitale,
Ayas, Masisa, Adana, furent incendiees,
l'Armenie fut completement saccagee,
A
ce
moment,
Haithoum
arrivait
les
avec
Egyptiens
les
evacuerent
contingents
tartars
et,
le
quand pays.
qui
avaient ete concedes par Abagha, mais cette aide des Mongols, dont forces
etaient occupees
sur d'autres fronts,
etait tres
lui
les
precaire, et le roi
INTRODUCTION.
[41]
d'Armenic se treux Quin
Ra'nan,
ban,
aux termes duquel
avec
Egyptiens pour ßieu
qu'il
de signer avec Baibars un
vit contraint
1267),
383
d'atitres
il
que
villes
restituait
traite
de paix desas-
Bahasna, Darbsak, Marz-
Mongols avaient enlevees aux
les
donner aux Armeniens.
les
engage daus une guerre d'autant plus penible que son presque insaisissable, avec Barakh, prince du royaume de
füt
adversairc etait
Tchaghatai, qui n'avait d'autre idee que de s'ernparer du Khorasan et de tout Tlran oriental, Abagha adressa ä Baibars une lettre par laquelle il le
menacait d'envahir ses
etats,
dans
probabloment,
l'esperance,
rapidement ä bout du prince du Tchaghatai'. Barakh par les troupes du roi de Perse en juillet apres,
abandonne par ses
annee,
Abagha put
soldats,
1270;
bien
si
venir
effet,
battu
mourut peu de temps
il
qu'en octobre de cette
Tchaghatou,
s'en revenir ä
en
fut,
de
et
songer ä
meme
vengeance du
la
desastre d"Ain-Djalout, dans lequel l'armee de son pere avait ete ecrasee.
Mais Baibars avait su mettre ä avait ete oecupe ä lutter contre
qui appartenait ä
profit le
Barakh
:
Boemond, seigneur de
il
temps durant lequel Abagha
s'etait
empare en 12G8 d'Antioche,
Tripoli, et, presque
au
meme
instant,
de France, saint Louis, expirait devant Tunis. Cette mort delivrait Baibars de la terreur d'une nouvelle invasion des Chretiens en Syrie, car il etait bien peu vraisemblable que le successeur de Louis IX reprit le projet de le roi
croisade qui s'etait termine
si
tragiquement ä
la
Mansoura
et ä
Damiette,
tandis que saint Louis n'avait jamais desespere d'une eclatante revanche que la
France dut attendre plus de cinq
siecles, jusqu'ä la victoire des
Pyramides.
du cöte de Barakh, Abagha envoya une armee mongole, avec le corps d'oecupation du pays de Roum, pour enlever la Syrie aux Musulmans (1271). Ces troupes saccagerent Harim et Moroudj;
Des
qu'il eut les
mains
libres
garnison d'Alep, voyant qu'elle ne r pouvait tenir contre cette invasion, retrograda sur Hamah. Mais les forces qu' Abagha avait mises en mouve-
la
ment
n'etaient point süffisantes pour defendre la Syrie contre
des Egyptiens; aussi, lorsqu'il se produisit, se replierent, sans
meme
Le royaume de Perse par
l'hostilite
ä la fin
un retour
offensif
de 1271, les Mongols
essayer de lutter contre les armees de Baibars. etait
constante de
la
menace, ä
la fois sur ses frontieres
Horde d'Or, dont
les
souverains,
du nord, convertis
ä l'Islamisme, professaient une haine invincible contre leurs voisins bouddhistes, et sur ses frontieres de l'est, par l'ambition toujours croissante des
du Tchaghatai, lesquels escomptaient que de l'Iran leur permettrait de s'ernparer du Khorasan
princes
la
dispersion des forces
du Mazandaran, pour commencer. Cette Situation militaire etait trop defavorable pour qu' Abagha, pris comme dans un etau entre le Nord et l'Est, püt engager une lutte serieuse et
sur l'Euphrate, ou attaquer la Syrie, avec quelques chances desucces.LaPerse
sassanide s'etait usee rapidement ä ce jeu de lutter simultanement sur trois
INTRODUCTION.
384 fronts divergents, et les
Mongols de
du pays sur lequel
l'liistoire
l'Iran,
bien qu'ils ne connussent point
destin les
le
[42]
avait
amenes ä regner,
que cette dissemination de leurs
tirent parfaitement
sen-
efforts conduirait leur
empire ä une ruine certaine, et qu'il etait sage d'y renoncer.
Abagha
Aussi, des 1271,
a Baibars des ouvertures au sujet de la
fit-il
conclusion d'un traite de paix, par l'intermediaire du parvaua du pays de
Roum,
lequel
d'Abagha,
etait
premier
le
et se trouvait
du
ministre
saldjoukide,
sultan
vassal
assez qualine pour ce röle de mediateur. Ba'ibars
connaissait parfaitement les diflieultes au milieu desquelles se debattait
prince de Perse, et
amene bien
lui faire
inconnu, la
il
ne se
faisait
aucune
illusion sur les causes qui l'avaient
une attitude moins intransigeante.
ä adopter ä son egard
Monkke Temour, souverain de
recu de
et qu'il avait
le
11
tint
ä
savoir qu'aucun des eleraents de la Situation ne lui etait reste
proposition d'une alliance offensive contre
blement
le
lui,
la
Horde d'Or,
ce qui troubla eonsidera-
maitre de l'Iran.
Abagha n'eprouva aucun d'un prince mongol,
sade par laquelle
et,
scrupule ä reiterer ces offres, etranges de
moins en ce qui concernait completement inadmissible; il
etait
part
en septembre 1272, Baibars recut une nouvelle ambas-
Abagha demandait que
le
sultan d'Egypte, ou quelqu'un
de sa cour, vint en Perse pour traiter de
une voie oü
la
la paix.
Cette proposition, au
voyage ä Tauris du sultan du Caire,
le
etait
se peut que ces negociations, engagees dans
il
clair qu'elles
ne pouvaient aboutir ä rien de serieux,
dissimulaient un piege qu'Abagha essayait de tendre sous les pas de Ba'ibars,
Mais
ou tout au moins le
le
desir de faire trainer les choses
en longueur.
sultan d'Egypte etait trop averti pour se laisser prendre ä une ruse
ä ce point depourvue d'artifice, et
il
demanda
ä son tour ä
Abagha, soit'de
venir lui-meme au Caire, soit d'y envoyer l'un de ses freres en qualite de plenipotentiaire.
Pendant que ces negociations peu serieuses se poursuivaient entre
deux cours,
les
les
Mongols, auxquels l'ecrasement de Barakh rendait quelque
liberte sur l'Euphrate, attaquerent la ville de Bira,
mais
ils
furent comple-
tement battus en decembre 1272 par Baibars qui entreprit, en 1273 1275, de nouvelles
campagnes contre l'Armenie, dont
des Mongols. Ce fut ä peine
si
Abagha
fit
le roi etait le
et
en
protege
quelques preparatifs militaires pour
aller attaquer Baibars, et cette inaction montre, ce que les evenements pos-
terieurs ne tarderent pas d'ailleurs ä confirmer entierement, que la puissance offensive de la Perse
mongole
etait tres loin d'etre ce
souverains voulait faire supposer. Et cependant,
des allies jusque dans
la
que l'orgueil de ses
Abagha
avait des afildes et
Forteresse du Caire, car, en 1274, Baibars inter-
cepta des lettres que plusieurs de ses
officiers, d'origine
avaient ecrites au prince de Perse, pour l'inciter ä
mongole ou turke,
envahir l'Egypte et ä
INTRODUCTION.
[43]
s'en emparer.
385
convient d'ailleurs d'ajouter quo Baibars ne manquait pas non
II
plus d'intelligences ä la cour d'Abagha, que le prince de Soumai'sath,
ad-Din Baghatour,
nage ayant le
ete
fut
longtemps son informateur, jusqu'au jour oü son espion-
demasque,
conceda des
sultan lui
il
eut juste
temps de se refugier eu Egypte, oü
le
(1274).
fiefs
Les evenements qui se produisirent ä milieu desquels
ceux qui
du regne de
En somme,
Ba'ibars, et
Mongols, battus par
les
du renoncer ä leur dessein de s'emparer de
continuer leur chemin sur
aucune, tous
la fin
au
trouva la mort, furent beaucoup plus importants que tous
il
les avaient precedes.
tiens, avaient
Shams
le Caire, et Ba'ibars avait
dont
les districts
ils
s'elaient
les
Egyp-
la Syrie, puis
de
recupere, sans difficulte
empares; leurs attaques sur l'Eu-
phrate contre l'empire egyptien etaient demeurees ä peu pres vaines, quand, tout ä coup, profitant de conjonctures politiques que rien ne permettait de prevoir, le sultan d'Egypte porta
attaquant et
dont
pays de Roum,
le
ä Sivas
torite,
nomme
le sultan,
l'empire des
et
par
le
mongole en
droit ä la puissance
Grand Khan, avait certaineraent moins d'auque
ä Cesaree,
Saldjoukides
un coup
qui faisait partie integrante de l'empire d'Iran,
generaux qui commandaient dans
les
corps d'occupation envoye par
le
prince de
le
Perse.
Les deux sultans saldjoukides, conjointement sur tout
'Izz
ad-Din
Bokn
ad-Din, qui regnaient
pays de Roum, avaient vecu en bonne intelligence durant
le
temps du gouvernement de leur ministre, Shams ad-Din Mahmoud.
le
Quand
il
mourut,
ils
trouverent indispensable de prendre chacun un minis-
deux personnages n'eurent pas assez de sens politique pour com-
tre, et ces
prendre que
de leurs maitres etait de rester etroitement
l'interet essentiel
unis.
Mo 'in
faire
de son souverain
ad-Din Solai'man, ministre de Rokn ad-Din, concut le
general mongol dans etait l'allie
etait le
le
pays de Roum, en
Noyan, qui
lui laissant
projet de
le
seul sultan de r l'empire saldjoukide, et
ä cet effet, des negociations avec Alintchak
Din
et
il
amorca,
etait le lieutenant
entendre qu"Izz ad-
du sultan mamlouk de l'Egypte, tandis que Bokn ad-Din
protege loyal d'Abagha.
Cette Imputation n'etait d'ailleurs point une calomnie, car, en 1262, ce
meine liere,
'Izz
ad-Din, associe de
avait eu l'idee, au
moins singu-
d'ecrire ä Ba'ibars qu'il lui cedait la moitie de l'empire saldjoukide,
celle qui etait sa propriete,
blement sur de
Bokn ad-Din,
Damas
le
bien que
pays de Boum. Baibars
et d'Alep
pour
lui et
son frere regnassent indivisi-
immediatement
fit
aller soutenir 'Izz
partir des troupes
ad-Din contre son
frere,
Bokn ad-
Din, et contre les Mongols. Houlagou, mis au courant de cette algarade, en-
voya l'ordre de tuer l'audace,
'Izz
ad-Din sur-le-champ,
ou l'inconscience, de penser ä
et 'Izz
ad-Din, apres avoir eu
aller se justifier
aupres du prince
de Perse, s'enfuit ä Nicee chez l'empereur grec, Michel Paleologue, pour
1NTR0DUCTI0N.
386
demander des secours qui
lui
et d'en
[44]
permissent de rentrer dans son empirc
lui
Rokn ad-Din.
chasser
Michel Paleologue n'etait pas de
taille ä lulter
contre les Mongole, et
il
parfaitement tout ce qu'il pouvait esperer, c'etait que les Mongols,
le savait
;
Roum,
qui etaient ddjä les maitres du pays de
oublieraient de mettre la main
sur la partie asiatique de l'empire byzantin; aussi,
la
comment
intervinrent en faveur
d' 'Izz
seule raison qu'il etait
comment
garda bien de
sur la cöte de Thrace.
forteresse d'Ai'nos,
suite de cette histoire
se
mesure de precaution,
droit ä la requete d"Izz ad-Din, et, par
mer dans
il
les
Mongols musulmaus
ad-Din, qui etait leur
rennemi de
'
le
il
On
faire
enfer-
fit
verra dans la
de
Horde d'Or
la
pour
allie et leur partisan,
la
leurs ennemis, les princes bouddhistes de
comme
le
pretend Rashid ad-Din, que les troupes de Berke entrerent dans Ryzance,
il
Perse, et
sen
aurait certainement
il
n'avaient ete, en dehors du
comme
S'il n'est
pas exact,
de peu que cet evenement ne prit une importance extraordi-
fallut
naire;
s'emparerent d'Ai'nos.
ils
change
face
la
du monde,
si
ces
Mongols
commandement d'hommes comme Tchinkkiz ou
Khoubilai', des impulsifs, incapables d'executer ä la lettre
premedite,
et
un plan
d'en poursuivre la realisation jusqu'ä ses extremes limites,
des bandes de Kirghizes, bons ä charger l'ennemi en hurlant, et ä s'egailler
apres un premier contact,
comme une bände
d'etourneaux.
Monkke Temour, successeur de Berke, conceda un apanage ä 'Izz adDin, en Crimee, et cette aventure bizarre valut ä Rokn ad-Din de rester seul sultan du pays de Roum. Les evenements avaient tourne mieux que l'ambitieux Mo'in ad-Din Solaiman n'aurait
ad-Din ne
lui laissait
pas encore
Rokn ad-Din etait une gene pour ment libre d'en faire ä sa guise;
les
pu
l'esperer,
mais
la disparition
coudees assez franches
;
Sous
fils,
trouvait que
il
sa politique, et qu'il n'etait point suffisamaussi,
le
il
fit
assassiner, sous le pretexte
assez fallacieux qu'il voulait se revolter contre les Mongols, et
tröne son
d"Izz
Ghiyas ad-Din, lequel
etait alors
il
mit sur
le
äge de quatre ans.
regne de cet enfant, Mo'in ad-Din Solaiman usurpa naturellement
le
toute l'autorite dans le pays de
Roum;
il
se
montra
si
tyrannique, qu'en 1276,
des seigneurs de cet empire, excedös des abus de pouvoir qu'il commettait, se refugierent
campagne
1.
Si les
en Syrie,
n'offrit
et inciterent
Baibars ä s'emparer de leur patrie. La
pas de difficultes serieuses aux troupes aguerries du sultan
Mongols de
la
Horde
s'etaient convertis
semblablement devenus tsars de Russie, mais interessait, c'etait
de vivre en nomades au long de
d'un pays chretien,
pour ne
le faire
ils
ils
se soient
convertis ä
1'
au Christianisme,
ils
seraient vrai-
s'en souciaient fort peu; ce qui les la
Volga.
II
est bizarre que, suzerains
Islam. Les Mongols de Perse
de puissantes raisons poliüques, mais ces raisons, les princes de
les avaient pas.
avaient la
Horde
INTR0DUCT10N.
-
[45]
387
d'Egypte, qui, en avril 1277, batlit les armees d'Abagha et do Ghiyas ad-Din,
commandement de Mo 'in ad-Din Solaiman,
reunies sous le Cette victoire
ousrit les portcs de Cesaree, et
lui
Tokat avec
le
mais doutant que
les
une aussi grande distance de ses bases,
Mongols, dont
puissance, malgre des apparences
la
sur son declin, et n'etait plus aussi irresistible que
jadis, pussent lutter contre lui avec avantage, olliciers
Ba'ibars
si
;
sc maintenir ä
trompeuses,
Roum. Mo 'in ad-Din
jeune sultan Ghiyas ad-Din ne sachant
serait capable de
etait dejä
tröne des
s'assit sur le
il
sultans saldjoukides, en qualite de souverain du pays de s'etait enfui ä
ä Abouloustain.
il
l'envoya saluer par im de ses
en qualite de sultan du pays de Roum, sans se compromettre ä fond en
allant le reconnaitre
lui-meme
comprit
de
la duplicite
la
nelle avait toujours ete le
comme
le
successeur de ses maitres. Ba'ibars
conduite de Mo'in ad-Din, dont l'ambition person-
mobile unique
;
il
lui
ordonna, puisqu'il
le traitait
comme
son souverain, de venir ä Cesaree pour y prendre le gotfvernement du royaume qu'il voulait lui conner, tandis qu'il retournerait en Egypte oü sa presence etait necessaire. Mo'in ad-Din diflera d'obeir ä l'ordre du monarque qu'il avait
volontairement reconnu en trahissant son maitre, ce qui montra ä
Baibars que
puissant ministre cherchait ä evoluer entre
le
dont on pouvait toujours craindre un retour
oifensif,
lui et les
Mongols,
de facon ä menager sa
Situation quelle que füt l'issue des evenements, ce qui d'ailleurs
commencait
ä devenir ardu.
que son expedition contre
Ba'ibars sentait
le
pays de Roum, malgre
victoire d' Abouloustain et l'occupation facile de la capitale, etait
ne pouvait guere etre qu'une reculade,
la
une equipee en defini-
dont
le resultat final
tive,
un grave echec moral. Les grands seigneurs du royaume de Roum
et,
detestaient les Bouddhistes qui etaient les maitres de l'empire saldjoukide,
mais aucun d'eux ne voulait soutenir Baibars, dans
la crainte
n'envoyät une armee pour reconquerir
les
sent, ä
une
teile
Lutte contre les
distance de
Damas
le
et
pays, et que
quAbagha
Egyptiens ne pus-
du Caire, soutenir avec succes
troupes de Perse. De plus, Baibars, ä Cesaree, etait ä
la
la
merci
d'un corps mongol qui aurait pris l'initiative d'une attaque sur Rahba, et qui,
marchant sur
Mesopotamie
la
munications avec
une
folie,
le
et le
Diar Bakr, l'aurait coupe de ses Com-
Caire. Militairement, l'expedition du pays de
Roum
etait
car les princes de Flran disposaient encore de forces considerables
qu'il leur etait
relativement facile d'envoyer en Cappadoce, et Baibars n'aurait
encore avec beaucoup de
pu
s'y maintenir,
les
grands seigneurs prissent
fait et
dillicultes,
cause pour
lui,
en
le
qu'ä la condition que
reconnaissant
comme
leur souverain, successeur legitime des Saldjoukides, et en lui pretant toute l'aide materielle
dont
ils
etaient capables, ce qu'aucun d'eux ne voulait faire.
Aussi, apres quelques jours d'une occupation tres inutile, le 28 avril, sachant
probablemcnt qu'Abagha
allait intervenir, Ba'ibars
evacua Cesaree en disant
INTRODUCTION.
388
[46]
n'avait jamais eu l'intention de s'emparer
qu'il
Mongols et de
chasser les
du
pays
lui
rendre son autonomie.
de Roura, mais
uniquement
celle d'en
L'argument
etait miserable, car l'empire saldjoukide n'aurait ete delivre
Mongols que
Ba'ibars
si
y
reste pour le
etait
defendre contre eux, et sa
retraite le livrait sans defense
ä la sauvagerie des
merae pas l'avantage de sauver
la face.
Le 8
des
Bouddhistes;
il
n'avait
juin, Baibars ätait de retour ä
Damas, oü il mourut le 30 de ce merae mois. Les Mongols de Perse consideraient le pays de Roum, jusqu'ä ses frontieres
avec l'empire byzantin,
comme
partie
faisant
integrante de
domaines; aussi, Abagha entra dans une terrible colere quand
il
leurs
apprit la
defaite d'Abouloustai'n, et son resultat naturel, l'occupation de Cesaree par les
Egyptiens.
II
au mois de
partit de Tabriz
demment evacue
pays un mois plus
le
mongol trouvä l'empire saldjoukide tat füt ä considerer,
ne
il
de
mais Ba'ibars avait pru-
teile
sorte que le prince
delivre de tout ennemi. Bien que ce resul-
point
satisfit
juillet,
tot,
le
barbare, qui donna ä ses officiers
l'ordre de saccager toute la contree entre Cesaree et Arzan ar-Roum, et de
massacrer sans
Musulmans,
pitie tous les
cution des plans de Ba'ibars
;
puis
il
qu'il accusait d'avoir favorise l'exe-
laissa son frere
gouverneur de l'empire saldjoukide,
et
il
fit
Khounkghouratai comme
mettre ä mort
Mo 'in
ad-Din
Solaiman sous l'inculpation inexacte d'avoir appele les Egyptiens et de les avoir fait entrer ä Cesaree.
Le regne ephemere d'al-Malik as-Sa'id Berke, par aucune Operation serieuse, ni contre
En mai
1279,
il
les
fds de Ba'ibars, ne fut signale
Francs, ni contre les Mongols.
envoya une armee contre Kala'at ar-Roum,
la rive oecidentale de
ville situee
sur
l'Euphrate, en face d'al-Bira, mais les generaux du
sultan d'Egypte desespererent de la reduire par la force, et
ils
s'eloignerent
de la place au bout de cinq jours, apres avoir constate leur impuissance.
Le long regne du sultan al-Malik an-Nasir Kalaoun fut autrement fecond en evenements importants. Le gouverneur de Damas, Shams ad-Din Sonkor al-Ashkar qui, comme Kalaoun, avait ete un mamlouk des Ayyoubites, et qui
avait
servi ä
ce titre sous les regnes de Shadjar ad-Dorr, d'al-Malik
al-Mou'izz Aibek et de
Rokn ad-Din
Baibars, trouvait tres injuste qu'on lui
eüt prelere Kalaoun, une oie sauvage, ä
aux pennes rousses. Aussi, il
Sonkor al-Ashkar, un gerfaut
pensa que, puisque Kalaoun regnait en Egypte,
il
convenait que, de son cöte,
se declara independant ä
lui,
il
Damas,
regnät en Syrie; dans cette intention,
et prit le titre royal d'al-Malik al-Kamil.
Cette dichotomie de l'empire
mamlouk ne pouvait que
tension indefinie des princes
mongols qui rögnaient sur
etaient ses
ennemis acharnes
Baghdad, qui a
ecrit,
sous
;
aussi, "Ala ad-Din
le titre
il
servir la politique d'ex-
ses frontieres et qui
Ata Malik, gouverneur de
de Tarikh-i Djihangousha, une histoire des
Mongols, envoya-t-il immediatement un
officier ä
Sonkor al-Ashkar avec une
INTRODUCTION.
[47]
soumettre ä Abagha. La Situation aurait pu devenir
lettre qui l'engageait ä se
dangereuse pour
tres
Sonkor al-Ashkar,
le
389
sultan du Gaire,
si la
fortune des armes avait favorise
se soumettre absolument au prince de Perse,
qui, sans
aurait certainement ete entraine dans sa politique d'hostilite contre l'Egypte.
Les troupes de Kalaoun n'eurent pas de peine ä triompher de Celles du
nouveau souverain
deux
qui, par
battu ä plate couture, ce qui ne
fois, fut
l'empecha pas de persister dans sa rebellion. Bien plus,
comme
il
comprenait
bien quo jamais Ton ne pourrait opposer serieusement les Syriens aux
fort
Egyptiens,
il
ecrivit ä
Abagha pour
en Syrie,
l'inciter ä entrer
et ä l'aider ä
venir ä bout d'al-Malik al-Mansour Kalaoun.
Les troupes mongoles envahirent
Syrie en octobre 1280 et s'emparerent
la
d"Ai'ntab, de Baghras et d'Alep; on aurait pu croire qu'elles allaient poursuivre le cours de leurs succes et descendre vers
chemin
elles rebrousserent
passage.
Comme
sud, sur
le
Damas, pour
avec l'armee de Sonkor al-Ashkar, quand, tout ä coup,
faire leur joiiction
on
disparurent apres avoir tout saccage sur leur
et
l'avait dejä
pagne de Ghazan contre
vu ä l'epoque de l'invasion de l'empire grec
comme on
par les troupes de Berke,
le
Mamlouks,
les
vit
plus tard au cours de la
c'etait
cam-
un simple raid de cavaliers
merveilleux et superbement conduits, et rien de plus; d'ailleurs, les armees
mongoles
composaient principalement de troupes montees
se
peuvent se livrer ä des chevauchees splendides
leries
que peuvent-elles
heroi'ques,
meme pas comme une fumee
Kalaoun n'eut devant
lui
faire
ä poursuivre les
legere, et
Mongols qui
mas
etaient de vaillants guerriers, traita en
auxiliaires aussi precieux
?
s'etaient evapores
Sonkor al-Ashkar, voyant que
d'Abagha etaient des
il
et si les cava-
des corps ä corps
sans l'appui d'une solide infanterie
dats
dont
et ä
',
les sol-
que ses troupes de Da-
mai 1281 avec
sultan d'Egypte,
le
dut se resigner ä reconnaitre f'autorite, en abandonnant son reve
inconsistant d'empire du Nord.
Abagha
considerait, non sans raison, qu'il avait
un compte ä regier avec
Egyptiens qui etaient venus l'insulter jusqu'ä Gesaree,
les
1280 ne comptait pas. Aussi, en 1281, l'empire des
par
le
Mamlouks, mais
nord de
la
Syrie, et
il
il
il
et
que l'invasion de
reprit le projet d'lloulagou contre
renonca au plan d'une armee unique opcrant
resolut d'attaquer son adversaire ä la fois sur
comme entre les commandement de la
l'Euphrate et sur sa frontiere syrienne, de faQon ä l'enserrer
mächoires d'une
1.
tenaille.
Abagha
Les armees mongoles etaient,
il
prit
en personne
est vrai,
le
accompagnees par un nombre conside-
rable d'auxiliaires destines ä faire le siege des villes, mais ces troupes etaient plutöt
du
genie et du train que de l'infanterie; la guerre, ä cette epoque, etait essentiellement
une guerre de mouvements, et des charges furieuses.
le
sort des empires se reglait le sabre au poing par
INTRODUCTION.
390
premiere armee qui se dirigea vers Rahba, envahir
mena
la
campagne
ä
et
il
Monkke Temour.
Syric ä son fröre,
la
[48]
confia l'armöe
qui devait
Seule, cette seconde armee
fond, car Abagha, pour des raisons inconnues,
ne
traversa meine pas l'Euphrate et ne prononca pas son offensive, de teile sorte
que sa marche
fut
nne demonstration sans portee
reelle.
que
la crainte
de
les princes
la
est probable
que
campagne en Mesoet du royaume de
ce prince ne voulut pas s'engager lui-meme dans une
potamie, dans
II
Horde d'Or
Tchaghatai ne profitassent de son eloignement des frontiercs septentrionale et Orientale
de son empire pour envaliir
la
Perse, et
il
sc peut aussi qu'il ait
aurait rencontrees dans une marche
recule devant les difficultes qu'il
de l'Euphrate pour aller rejoindre
Monkke Temour aux environs
le
long
d'Alep.
mieux conduite, aurait au moins pu couper en deux les forces du sultan Kalaoun et en immobiliser la moitie, sinon plus, dans la direction de l'Euphrate, eut un eilet negatif, et Quoi
qu'il
en
d' Abagha, qui,
demonstration
soit, la
Monkke Temour qui supporta tout le poids de la campagne. pays de Roum, ravagea Hainah, et arriva ä la fin d'octobre dans
ce fut le prince II
traversa
le
les environs
de Horas, oü
essuya une defaite complete,
il
le
30 octobre 1281.
Cette deroute, dont keifet materiel et moral fut aussi considerable que celui de la bataille d"A'in-Djalout sous le
de
la terreur
regne de Koutouz, delivra l'Egypte
des Mongols jusqu'aux entreprises de Ghazan qui, elles aussi,
devaient echouer piteusement. Elle rendit toute sa liberte a Kalaoun du cöte
des Francs, contre lesquels
de Baibars, dans
la crainte
de Test, pendant que
il
n'avait
d'etre
pu poursuivre
le
plan de campagne
attaque sur ses frontieres du nord et
ses troupes seraient occupöes dans
Sahel de
le
la
Palestine.
L'echec de l'expedition d'Abagha contre l'empire chir aux successeurs de ce prince qui,
honte de la defaite
que
les
qui, de plus, avait attire
mamlouk donna
non seulement n'avait pu
ä refle-
effacer la
troupes de son pere avaient subie en Syrie, mais
un nouveau desastre sur
dar Oughoul, qui avait pris
le titre
de Sultan
les
armes mongoles. Takou-
Ahmad,
et qui etait
musul-
man, jugea inutile de reprendre les hostilites contre un adversaire qu'il etait impossible d'entamer;
il
envoya
meme une ambassade
ä Kalaoun, en aoüt
1282, pour lui apprendre qu'il professait l'Islamisme et qu'il etait anime de
sentiments paciiiques. Le motif de cette resolution etait honorable, vait dissimuler les veritables causes
d'Houlagou, mais
il
parait que
il
pou-
Kalaoun avait des renseignements precis sur
rimpuissance des princes mongols ä entreprendre reellement la
et
du renoncement au plan de conquete la
conquete de
Syrie et de l'Egypte, car, lorsqu'une seconde ambassade de Takoudar
arriva dans ses etats, apres avoir ete retardec dans sa route,
prince
mongol mourut avant
1284),
il
la
fit
recevoir ä
si
bien que
le
qu'elle ne se fut acquittee de sa mission (aoüt
Damas d'une
fa90ii tout ä fait cavaliere, et sans le
INTRODUCTION.
[49]
moindre egard
l'ambassadeur de Takoudar
:
391
meme
fut
dans une prison
jete
y resta jusqu'ä sa mort. Le sultan d'Egypte repondit au prince de Perse d'une facon fort peu courtoise, et, eu 128)}, il alla faire une de cette
ville, et
il
expedition contre l'Armenie donl
roi
lc
etait
protege des Mongols de
le
1'lran.
Arghoun, qui succeda a Ahmad Takoudar, ne put rieu entreprendre de 1284 ä 1289 contre l'empire egyptien,
venger
un bouddhiste farouche;
etait
misme, haine,
et, il
le
memo
n'eut
pas Ies moyens de
professait une haine mortelle contre l'Islale juif
Sa 'ad ad-Daula, qui
et
comble
detruire de fond en
d'aller
Mecque
saintes de la
il
attisait cette
projet, qu'il aurait peut-etre mis ä execution,
prematurement,
niort
il
pousse par son ministre,
coneut
et
que ses troupes essuyerent devant Mausil cu 1286. Arghoun
la defaite
n'etait
s'il
deux
h's
de Medine, pour faire disparaitre, avec
la
villes
Coopera-
tion des Francs de Syrie, l'Islani de la surface de la terre. Les eveneinents
qui se produisirent apres 1289
le
forcerent ä ajourner l'execution de ce des-
sein qui aurait vraiseniblablement conduit lc
monde
ä des destinees toutes
differentes de Celles
et qui,
tout au inoins, aurait
refoule la foi
En
qui furent les siennes,
musulmane dans
les
regions du Maghreb.
1289, l'un des prineipaux generaux d'Arghoun, Naurouz, se revolta
contre son maitre dans
mongol dans
lc
Khorasan;
jours rendu digne des faveurs dont kha'i eut ete
il
etait le lieutenant
general du prince
cette province Orientale de l'empire, et sa conduite l'avait tou-
avait ete comble.
il
Quand
le vizir
Bou-
assassine par ordre d'Arghoun, Naurouz craignit d'ctre entraine
dans sa disgräce,
et cette crainte n'etait
certainement pas vaine, bien qu'il
inebranlablement attache ä Arghoun, aux heures des pires infor-
tut reste
tunes que ce prince avait vecues. Mais, veritables barbares,
le
chez
les
Mongols, qui etaient de
souvenir des setvices passes et des devouements
les.
plus heroiques ne tenait pas devant une calomnie ou une delation, et Naurouz savait,
comme
tout le
Naurouz reunit que
le
monde, ä quoi
s'en tenir sur ce point.
les ofliciers qui servaient
prince Ghazan,
lils
daran, avait resolu de les faire tous perir, et averti ä
temps de
renforts ä il
la revolte
dans
la plaine
il
marcha contre
la lutte
avec les insurges; mais,
de Radagan, et dut retrograder.
1'offensive et refoula
Naurouz
armees de Ghazan
de l'ilkhan Arghoun, s'enfuit, par
et
il
;
chez Rhai'dou, lequel, avec
leur
annonca
du Mazan-
et lui.
Arghoun,
inattendue de Naurouz, avait pu envoyer des
Ghazan qui engagea
fut battu
sous ses ordres
d'Arghoun, gouverneur du Khorasan
II
le
8 mai 1289,
reprit bientöt
qui, ne se sentant pas la force de resister
l'aide
des princes du
le
aux
Badakhshan, jusque
Tchaghatai, soutenait
depuis de longues annees une lutte epique contre les descendants de Touloui',
qui regnaient sur l'Iran et sur la Chine,
et qui
lui
avaient vole la
souverainete de l'empire mongol. F. 3.
27
INTRODUCTION.
392
Rhaidou
fut
l'emir Naurouz,
du renfort inespere qui
ravi et
[50]
personne de
arrivait en la
lui
essaya immediatement de l'employer pour faire une
il
diversion puissante en Perse, sinon pour s'emparer de ce pays; ä cette
fin
donna
lui
il
une armee de 30.000 cavaliers commandes par Eboguen
Ouroung Temour,
et
cette avalanche, et
il
chargea d'envahir
le
dut evacuer
il
Ghazan ne put
l'Iran.
Khorasan qui
le
tenir devant
ravage par
fut
et par
les
troupes
de Naurouz. Cette expedition aurait pu coüter le tröne ä Arghoun, et donner a Rhai'dou une puissance formidable, grace ä laquelle il aurait ren-
Mongols de Chine pour
verse les
substituer ä eux, mais eile s'arreta
se
Naurouz ne pousserent pas plus
court, et les troupes de
que Bistham,
loin
puis elles retrograderent.
Peu de temps apres ces evenements, Arghoun mourait, apres avoir abuse de drogues invraisemblables pour prolonger sa vie, en mars 1291. L'acharnement d'Arghoun contre
les
Musulmans
etait
paroxysme, qu'au milieu de ces complications politiques d'esprit de suite de la part des
perdre
la
qui, avec
ä
un
si
lui
faire le
renonce au projet dalier saccager
n'avait pas
il
tel
un peu plus
generaux de Khai'dou, auraient pu
souverainete de la Perse, en proie aux affres de la maladie qui
conduisait au tombeau, l'Egypte,
arrive
bien qu'il ecrivit au roi de France, Philippe
le Bei,
pour
lui assi-
gner un point de concentration de leurs armees en Syrie au printemps de 1291, date ä laquelle raient enlevee ä
l'epoque fixee,
il
lui
Kalaoun si
promit de «
:
II
est probable
remettre Jerusalem, quand
ils
l'au-
Dieu nous favorise, quand nous aurons pris ä ce peuple
Musulmans) Jerusalem, nous
(les
lui
Si tu tiens ta parole, si tu envoies des troupes ä
que ce
donnerons.
te la
n'etait pas la
premiere
»
fois
que
les
Tauris faisaient cette promesse allechante au roi de France, et
Bouddhistes de il
est
vraisem-
blable que la lettre d'Arghoun est la premiere qui, par un hasard extraordinaire,
nous
ait ete
conservee.
Bei pouvait compter sur cet
II
faudrait savoir jusqu'ä quel point Philippe
engagement dArghoun
gnage de tous ceux qui ont eprouve
le
:
les
desagrement d'etre en relations avec
eux, Chretiens ou Musulmans, moines ou princes, de Taveu historiens, ne se faisaient pas le les
plus solennelles,
leurs engagemcnts.
et
le
Mongols, au temoi-
meme
de leurs
moindre serupule de violer leurs promesses
personne, en Orient, n'ajoutait
Qu'Arghoun
ait
la
cherche ä obtenir du
lenvoi d'un corps de troupes qui eüt opere sur
le flanc
moindre
foi
ä
de France
roi
gauche des armees
de Kalaoun, pendant que les generaux mongols auraient attaque Tempire
egyptien sur l'Euphrate et par sa frontiere du nord, cela est certain; quant ä ce
qui se serait passe apres l'ecrasement des Musulmans,
difficile
d'admettre qu'Arghoun
Syrie aux Francs, et
il
est
ait
eu veritablement
beaucoup plus probable
le
il
parait bien
dessein de livrer
qu'il les aurait
tenient jetes ä la mer, ou, du moins, qu'il aurait tente de le faire.
la
immedia-
INTRODUCTION.
[51]
Le regne de Gueikhatou, qui succeda
marque par peu d'evenements
Arghoun en
1291,
juillet
fut
ad-üin
exterieurs. Al-Malik al-Ashraf Salah
successeur de Ralaoun, mettant ä profit l'inaction dans laquelle
Klialil, filset
Arghoun
ä
393
etait reste
durant tout son regne,
et
celle
de Gueikhatou, s'em-
para en 1291 de Saint-Jean d'Acre, de Tyr, de Tortose
et
de Bairout,
les
seules villes qui restassent encore en la possession des Francs, sans qu'une
de ces armees mongoles qui devaient se mettre aux ordres de Philippe et lui
donner
(juin
1292),
des
allies
princes de Perse.
des
Egyptiens s'emparerent de Kala
les
residait le patriarche des
Armeniens;
les troupes
L'annee
ar-Roum, ou
at
mongoles survinrent lorsque
Egyptiens eurent tout ravage. Gueikhatou mourut assassine' en
les
Bei
Terre Sainte, eüt esquisse im mouvement strategique pour
derniers remparts
defendre les suivante
la
le
avril 12U.'>,
laissant le tröne ä Ba'idou.
Trois mois auparavant, l'emir Naurouz, abandonne de la plus grande partie
de ses troupes, et ne pouvant continuer
la
guerre, s'etait reconcilie avec
prince Ghazan. L'ambitieux Ghazan se declara contre Bai'dou, rouz,
marcha contre
Bai'dou, vaincu par
lui;
Horde
le 5
;
rnais
Naurouz, abandonne
Naurouz
aide de Nau-
apres quelques alternatives de succes et de revers, et trahi
vers la Georgie, dans l'esperance de trouver la
et,
le
par ses generaux, s'enfuit
im refuge dans
Nakhtchouvan, oü
le rejoignit ä
il
royaume de
le
assassiner
le fit
octobre 1295. Ghazan lui succeda dans la souverainete de l'lran, et son
regne
fut
solennellement inaugure
Un evenement
le
novembre de
3
cette
meme
d'une importance capitale pour l'histoire du
gol etait survenu entre la mort d' Arghoun et
annee.
monde mon-
l'avenement de Ghazan. L'emir
d'Arghoun Agha, professait depuis longtemps rislamisme; il jugeait avec raison qu'il serait toujours impossible aux princes mongols Naurouz,
fils
d'absorber completement la Perse, ef de s'en faire reconnaitre souverains legitimes,
taut qu'ils demeureraient attaches
Bouddhisme. En
les
fait,
Mongols
se
trouvaient
comme
les
aux dogmes du
campes dans
milieu d'un peuple qui avait embrasse rislamisme depuis des
l'lran,
au
siecles, et qui
poursuivait d'une haine feroce d'iconoclastes ces adorateurs d'idoles, dont les pretres revaient
de remplacer
le
Coran par
les livres sanskrits
du canon
bouddhique. Bien qu'on ne connaisse presque rien, pour ne pas dire rien, de
l'etat
religieux et social de la Perse sous le regne des Mongols, depuis
Tchinkkiz
l'epoque des gouverneurs envoyes par et investis
et
par ses successeurs,
de missions temporaires, jusqu'au regne de Ba'idou, car les his-
toriens de cette periode,
peu enclins ä s'occuper de cet
rement passe sous silence,
le
peu
qu'ils
objet, l'ont volontai-
en revelent, d'une facon tout inci-
dente, sans dessein precis d'en parier, montre que la Perse etait couverte
de temples bouddhiques, que les lamas tibetains et les pretres indiens vivaient en
nombre considerable, que
les
y
souverains mongols de l'lran, plus
304
INTRODUCT10N.
intolerants sur ce point que
Monkke ou
uians, et qu'ils leur preferaient de .1
auxquels
uifs surtout,
ils
[52]
KhoubilaT, execraient les Musul-
beaucoup
les
Chretiens et les
les
Juii's,
confiaient volontiers les meilleures placcs de l'ad-
ministration civile.
Cette Situation ne pouvait durer qu'autant que les Mongols se condamneraient ä n'elre
que
les cliefs
tyrannisaient, et oü
regime
tel
que ä
la
etait
dun
corps d'occupation vivant sur un pays qu'ils
ne regnaient que par
ils
merci des vicissitudes de
ä la
par
la force et la
fortune
etait evident
il
:
Un
la terreur.
puissanee mongole, qui se serait tres bien accommodee de ce regime
l'epoque de Tchinkkiz, etait sur son declin, et qu'il sullisait desormais d'un
accident grave, sur l'Euphrate ou dans
le
pays de Roum, qui diminuerait
la
puissanee militaire des princes bouddhistes de Perse, pour provoquer dans
royaumc d'Iran une revolution niusulmane qui emporterait
leur
leur dynastie.
Les evenements ne devaient pas tarder ä donner raison ä ceux qui jugeaient qu'il
aux Mongols de gouverner plus longtemps, avec
etait iinpossible
securite
du lendemain,
Bouddhisme,
car,
la
meme
Perse niusulmane,
lorsqu'ils eurent
professeraient
tant qu'ils
embrasse 1'Islaniisme,
la le
lorsqu'ils
curent completement renonce au eulte des idoles, les Persans continuerent ä les regarder tale,
du
comme
des etrangers qui dominaient chez eux par
et ä les poursuivre de leur haine;
ils
se desinteresserent
sort de leur dynastie, qui s'eilbndra apres
Abou
la force
bru-
completement
Sa'id sans laisser aux
peuples de l'lran l'ombre du moindre regret.
Ghazan,
qui etait
un
autrement
prince
qu'Houlagou
intelligent
ou
qu'Abagha, qui arrivait ä une epoque critique, que ses predecesseurs, plus voisins des triomphes incroyables de Tchinkkiz, n'auraient jamais soupgon-
nee, se rendit aux raisons de Temir Naurouz, et
mois de jüin 1295. Cette conversion
il
embrassa lTslamisme au jeune prince,
etait toute politique, et le
qui avait eprouve depuis quelques annees les vicissitudes les plus cruelles de la destinee,
n'y voyait guere qu'un
meme
s'en fallut
moyen de conquerir
que son successeur, son
frere,
tröne de Perse.
le
de peu, au temoignage de l'auteur de
la Vie
Kliorbanda Ültcliaitou Sultan,
deconcertes par les divergences qu'ils remarquaient dans sectes musulmanes, ne
et ses les
11
d'OltchaUou,
generaux,
dogmes des
s'en retournassent au Bouddliisme, qui avait ete la
religion de leurs peres, et qui, au moins sous la l'orme restreinte et elementaire qui avait cours talite
que
les
en Asie centrale, convenait beaucoup mieux ä leur men-
complexites de
la
casuistique niusulmane.
Le commencement du regne de Ghazan rances et ä celles de Naurouz, car
il
fut loin
fut signale
de repondre ä ses espe-
par des revoltes et par des
defections que n'avaient connues ni Abagha, ni Arghoun, ni
sant Gueikhatou, quand tres
grande
ils
etaient montes sur le tröne.
partie, Teilet de la reprobation
unanime que
II
la
meme y
1'iQSuffi-
faut voir,
en
conversion inat-
INTRODUCTION.
[53]
tendue de Ghazan a l'Islamisme provoqua attaches qu'on ne
le
395
cliez los
Mongols, qui etaient plus
leurs traditions, d'ailleurs tout ä fait apocryphes, qui
sous
le
regne de Tchinkkiz,
et
ainsi
nationale,
leur religion
pourrait croire ä
qu'ä
avaient ete forgees
dansdcsquelles on ne rencontre presque aucun
souvenir de l'histoire reelle de I'antiquitö altaique.
Ce duisit
im mouvement analogue, pour ne pas dire identique, qui se procliez les Mongols d'Extreme-Orient, quand Khoubilai Khaghan, qui fut
Empire,
avait ete destine par Tchinkkiz a gouverncr le Celeste
intention,
cette
une
recu
avait
Instruction
chinoise,
et qui,
dans
accapara la souve-
du Monde, que Monkke Khaghan avait representait la vieille tradition mongole, dont
rainete de l'empire du Conquerant
devolue ä Erik Boke, qui,
lui,
qu'une connaissance imprecise, et que ses successeurs, les empereurs chinois de Khanbaligh, oublierent completement. Le Khorasan etait completement degarni de ses armees que leur general, Khoubilai
n'avait
Naurouz, avait conduites en Persc au service de Ghazan, et gräce auxquelles il P avait mis sur le tröne; Dogha, prince du Tchaghatai, etSarban, 1'emir
de Khaidou, qui marchaient simnltanement contre la Perse et contre Chine, ne voulurent point laisser passer cette occasion favorable sans
fils
mettre ä
profit,
et
entrerent dans
ils
le
Khorasan,
la la
mais l'emir Naurouz
parvint ä refouler leurs bandes dans la Transoxiane en leur infligeant des defaites serieuses. Presque en
zan se revoltait contre
lui,
meme
temps, une partie des troupes de Gha-
dans l'intention de
le
detröner, et une fraction
de la celebre tribu des Eui'reuth, les Ouiraghod des Mongols, qui etait cantonnee ä Baglulad, s'enfuit pour passer sur les terres des sultans mamlouks.
Tarakhai, chcf de cette horde,
etait,
ä ce que racontent les historiens,
menace
de mort pour avoir marche avec Baidou contre Gue'ikhatou; Guetuboukha, sultan d'Egypte, qui etait lui-meme uTi mongol, et qui avait ete capture ä la bataille de
Homs
en
1260, recut
ces transfuges
(janvier
129G) et les
fit
conduire a Damas.
Bien qu'elle monträt
la desallection
le
beaucoup moins grave que
pays de Roum, Iaquelle ne
vieille tribu
importance capitale,
cette desertion n'etait pas d'une etait
complete d'une
en tout cas,
eile
revolte qui ne tarda pas ä eclater dans
la
fut
et,
mongole,
que
le
prelude d'une autre insurrection
beaucoup plus retentissante. Le general mongol Soulamish, qui commandait dans
le
royaume de Boum
avec une autorite presque absolue, renia l'autorite de Ghazan, il
au
ne pouvait engager ä
souverain de
lui seul la bitte
l'Egypte pour
lui
contre
le
et,
sultan de Perse,
demander aide
et secours.
il
comme ecrivit
Le sultan
une occasion unique de s'emparer d'une province importante de l'empire mongol, qui etait d'un acces difficile pour les troupes de Perse, tandis que les armees de Syrie y pouvaient prononcer une offendu Caire avait
lä
INTRODUCTION.
396 sive rapide,
commc
montre Baibars
l'avait
[te]
mais
;
souverain ögyptien se
lo
borna ä promettre son appui ä Soulamish, sans rien
mars
1299,
Ghazan envoya
30.000 hommes,
27
et, le
contre
oü
il
meme
fut capture. Cette
Bektemour, Ilbegui
et
Etats de Ghazan,
pays de Roum,
le
et
Monkke
Kiptchak,
faire assassiner,
voulait
Latcliin,
hommes dans
A'zaz, se refugierent avec 300 de leurs
quete de l'Egypte, dont
de
arriva au mois
il
annee, quatre generaux egyptiens cpie
Temour, mamlouk du sultan les
passa en Egypte, oü
il
commit l'imprudence de rentrer dans
il
une armee
rebelle
Soulamieh, abandonne par ses troupes pres
avril,
d'Akshahar, s'enfuit en Syrie, d'oü de juin; mais
general
le
de serieux. En
faire
l'inciterent ä entreprendre sans tarder la con-
ils
l'etat politique etait
desastreux, et qui, dans leur
opinion, ne pouvait presenter une grande resistance aux attaques du sultan
de Perse. L'autorite royale y etait f'ortement atteinte
Mohammad,
:
Kalaoun, avait succcde ä son frere Khalil en decembre 1293, ete,
et
fds de il
avait
en novembre 1294, renverse par Guetuboukha. Deux annees plus tard
(novembre dangereuse
Guetuboukha
1296),
gouvernement de
la ville
et precaire contre
assassine par
ses
le
pouvoir souverain.
En
janvier
1299,
qui etaient revoltes par ses moeurs
officiers,
infames, etait remplace dans la royaute de l'Egypte par
Mohammad,
de Kalaoun, que Ton
il
et d'oü
il
fut oblige d'aller
Ghazan
chercher ä Karak, oü
ne tenait nullement ä revenir au
milice de sacripants dont etait
il
fallait
pour regner sur une
Caire,
;
la
qu'ils aient
jamais vu
et qu'il
Abagha
l'utilite et
d'un chagrin mortel qui preeipita
la
il
est
l'importance, d'ailleurs contestables, aussi,
quand ses projets
eurent echoue, lorsqu'il fut convaincu de l'inanite de ses efforts,
Ge ne furent pas
avaient
convenait qu'il füt execute;
Ghazan y mit toute son äme;
il
fut saisi
marche de sa maladie.
encouragements de Kiptchak
les
im princc
conquete de cette province et celle de l'Egypte
programme mongol,
de cette conquete.
et
nourrissait de vastes desseins et
il
des projets immenses qui l'userent avant l'age. Houlagou et
douteux
tuait le temps,
un tout autre souverain que ses predecesseurs,
attaque la Syrie parce que
fds
tout craindre.
d'une envergure beaueoup plus puissante
etaient dans le
le
une place de tout repos qui convenait beau-
coup mieux ä sa mediocrite que Latchin,
detröne par Latchin, et recevait
etait
de Sarkhad, trop heureux d'eehanger une royaute
et
des autres transfuges
egyptiens qui durent beaueoup influer sur sa volonte et sur ses decisions, car
il
declara la guerre ä
de son empire se
fut
Mohammad
ibn Kalaoun des que l'etat interieur
suffisamment ameliore pour
qu'il
püt envisager sans
crainte l'eventualite d'une guerre etrangere.
Heureusement pour l'Egypte, absurde que Celles d'Iloulagou 1299, Ghazan
arriva
ä
Nisibe
cette
et le
campagne
fut
menee d'une facon
d'Abagha. Parti de Tauris 21
novembre;
il
le
aussi
16 oetobre
traversa l'Euphrate le
TNTRODUCTION.
[55]
7
d^eembre, ville
Ia I
et arriva
memo
saus
lainah, en
devant Alep
donner
so
vue de Iaquelle
egyptiennes ä Iloms,
l;i
peine de l'assteger, et
se rendre et
La campagne
20.
le
Le 23,
engagea
Damas, dont
la lutte
la
II
il
passa devant
iit
möme
de
ä
rencontra les troupes
il
apres les avoir dispersees,
et,
cement du mois de janvier 1300, ä
quement de
meine mois.
12 de ce
le
passa
il
397
il
commen-
cntra, au
forteresse refusa energi-
contre l'armee mongole.
avait ete assez rapidement
menee;
si
Ghazan
commis
avait
une faute en oubliant qu'un general ne doit jamais laisser sur ses derrieres des forteresses non reduites, corame ä
il
pour Alep
I'avait fait
moins d'immobiliser devant leurs defenses des forces
masquer,
la prise
de
Hamas
sion de cette ville par les
particulierement
Alep
et
et
pour llamah,
Mongols coupait
les places de la Syrie
Hamah, de toutes
leurs
reduite
avec
teile sorte
dans im delai plus ou moins long, leurs garnisons se
De
verraient contraintes de mettre bas les armes.
epoque,
les
du nord,
Communications
l'Egypte, d'oii elles ne pouvaient plus recevoir aucun secours, de qu'il etait fatal que,
pour
süffisantes
rachetait cette erreur de tactique, car la posses-
pour
se
aux forces
defendre
plus, la Syrie etait, ä cette
qui
occupaient ses forte-
resses, car l'armee egyptienne, qui avait cependant ete avertie ä temps de la
marche de Ghazan, ne
le
chemin.
s'etait
pas portee au-devant de
Soudain, apres moins d'un mois de sejour ä Damas,
annonca
qu'il allait s'en
le
lui
barrer
sultan de Perse
les chaleurs allaient
survenir, et qu'il ne voulait pas s'exposer ä les souffrir ä autre, et autrement grave
tout
pour
retourner dans ses Etats (4 fevrier 1300), donnant
pour raison de ce brusque revirement dans son esprit que
etait
lui
:
des que Khai'dou
Damas. La et
Dogha
verite
avaient
appris que leur ennemi, Ghazan, avait quitte la Perse pour marcher contre les
pays d'Occident,
ils
avaient repris leurs projets, qu'ils n'avaient jamais
abandonnes, de conquete, ou tout au moins, de pillage de l'Iran. Le prince
Khoutlough Khotcho, fds de Dogha, du royaume de Tchaghatai, qui etait seigneur de Ghazna, Sidjistan, Balkh, BadaUhshan et Marv, fut charge de l'operation, et l'on ne pouvait
table chef de brigands,
comme im tonjours
mieux s'adresser; ce prince
im veritable
chef kirghize,
se
«
Karaounas,
promenait dans
dont
le
im redou-
condottiere d'uomini d'armi
en quete d'un mauvais coup ä
sauvages, les
etait
le
ä
faire,
indique
nora
»,
qui,
royaume de Tchaghatai', la tete d'une bände de une origine mandchoue.
Khoutlough Khotcho langa une dizaine de milliers de ses Karaounas sur l'Iran,
et cette
meute
semble bien que jusque dans
Ia
sc rua,
Ghazan
sans eprouver de resistance serieuse,
avait
emmene
province du Fars. Tout
le
des Karaounas ne fut pas poussee ä fond, pille, ils
toutes
pays et,
car
il
ses forces vives en Syrie, fut saccage,
mais l'attaque
des qu'ils eurent suffisaminent
penserent ä s'en retourner dans leurs repaires pour jouir du produit
INTRODUCTION.
398
[56]
de lcurs larcins; traques et poursuivis dans lour retraite, ces gens perdirent la plus grande partie de leur butin, et ils disparurent comme un nuage, ne laissant dans l'Iran d'autre souvenir que les ruines qu'ils avaient aecumulees
sur leur passagc
menus
Ha'ithoum, qui etait tres bien renseigne sur les
comme
des Mongols, et qui n'avait pas,
de l'histoire
faits
chroniqueurs musulmans, de
les
raisons peremptoires de taire les causes veritables de leurs actes, dit formellement quo ce fut cette attaque des Karaounas, provoquee par Khaidou, qui determina la retraite de Ghazan. lution aussi grave,
La cause
etait
compromettait sans retour
qui
pagne qui s'annoncait sous d'heureux auspices,
et
minime pour une resocam-
succes d'une
le
dont Ghazan attendait
la
souverainete de la Syrie et de l'Egypte. L'extreme rapidite avec laquelle les
bandes de Khoutlough Kliotcho s'etaient evanouies montrait que Ghazan avait bien tort de s'inquieter d'elles, qu'elles etaient completement incapables d'entreprendre
dou
et
üogha
la
conquete en regle de
l'Iran,
sans compter que Khai-
eux-memes, qui cependant regnaient sur de vastes royaumes,
et qui avaient un bul politique defmi, ne possedaient pas assez d'esprit de
suite pour
mener ä bien une
de leur part etait tale*;
il
pour
les
de
pillage
qu'il
pouvait craindre
encore de ses provinecs Orien-
et
l'Iran,
Tout ce
aurait fallu immobiliser des couvertures considerables ä
comme
tiere,
le
teile entreprise.
l'avaient fait Khoubilai et
empecher de
la violer;
Temour aux marches de
la fron-
la
Chine,
pouvait etre preferable, au point de vue
il
de Ghazan, d'employer ces forces en Syrie.
En
quittant
Hamas, Ghazan
ment de l'armee mongole,
et
il
avait
nomine
l'avaient incite ä la guerre contre le sultan
nements de
la
Khoutlougshah
avait remis ä
les transi'uges
Hamah;
egyptiens qui
Damas; Bektemour,
nomme gouverneur
Ilbegui avait ete
commande-
du Caire aux grands gouver-
Syrie; Kiptchak avait regu celui de
d'Alep, Iloms et
le
celui
de Safad, de
Khoutloughshah entreprit l'attaque de
la
forteresse qui tenait toujours, et qui ne voulait pas se rendre. Soudain,
le
Tripoli et du Sahel de la Palestine.
14 fevricr, dix jours apres le depart de Ghazan,
que, lui aussi,
il
rentrait en Perse,
comme
Khoutloughshah annonca
son maitre,
et
il
laissa ä
Damas
une garnison mongole commandee par le d'autant plus oritique que la citadelle etait toujours au pouvoir des troupes du sultan du Caire, et qu'elle ne manifestait aueune intention de capituler. general Moula'i dont
11
est diflicile d'admettre
evaeuant
la Syrie, et,
que Khoutlougshah
bien au contraire,
il
ait agi
faut voir
la position etait
de son propre chef en
dans cette retraite l'exe-
eution d'un plan qui avait ete elabore avec Ghazan, lequel esperait peut-etre
que
son depart de celui de Khoutloughshah
les dix jours qui separerent
raient ä sauver la reputation des
emportee d'assaut,
soit
que
le
armes mongoles,
general qui
la
soit
que
commandait
sulli-
la forteresse lüt
se laissät acheter
1NTR0DUCTI0N.
[57]
par Kiptchak. Quoi qu'il on et
soit,
399
ces deux retraites successives de
Ghazan
de Rhoutloughshah etaient l'abandon complet du plan de campagne qui
avait ete
suivi
jusqu'alors,
Quelques jours avänt
succes.
generaux qui commandaient
du sultau
Mohammad
couronnee
dont l'execution avait ete
et
Damas, Ghazan
de quitter
les nieilleures places fortes
ibn Kalaoun, et qui etaient
de
d<^
avait ecrit
aux
Syrie au
nom
la
tous d'origine turke ou
mongole, pour leur ordonner de reconnaitre son autorite
et
de renier celle
de leur souverain. Aucune de ces lettres ne recut de reponse, non que ces officiers
pussent se targuer
d'un
pour
inebranlable
loyalisme
le
sultan
d'Egypte, mais uniquement parce qu'ils ne voyaient pas qu'avec leur habitude de tout commencer et de ne rien terminer, les Mongols fussent capa-
mener
bles de
ä bien une
ceuvre aussi
considerable que
la
conquete
de
l'Egypte; la retraite preeipitee de Ghazan et de Khoutloughshah ne tarda
pas ä leur montrer d'une fagon peremptoire qu'ils avaient ete bien inspires de se tenir sur une reserve prudente.
Pendant ce temps, et elles laissaient
Ghazan la
les
troupes egyptiennes ne faisaient pas un mouvement,
tranquillement ecraser l'armee de Syrie, ce qui montre que
n'aurait eu qu'ä le vouloir pour sonmettre en
un tour de main toute
Syrie au-dessous de Damas, et arriver jusqu'ä al-'Arish, sur la frontiere de
commence pour
l'Egypte, oü les veritables dillicultes auraient
ses troupes.
Moulai, qui commandait l'armee de Damas, attendit patiemment
le
mois de
mars, qui voit commencer ces chaleurs devant lesquelles son maitre avait feint
de reculer, et
il
langa ses cavaliers dans les districts de Jerusalem, de
Ghaza, de Ba'albak et dans
la Bika'.
Dans
l'etat
oü
il
se trouvait, ce general ne
pouvait tenter qu'un raid sans portee militaire, et
il
lui
impossilih
etait
1
,
n'ayant pas de reserves pour le soutenir, de pretendre ä oecuper militaire-
ment 30
et
definitivement la Syrie moyenne.
mars,
evacua
pretendait
le
II
suivant en cela l'exemple de Ghazan et
la Syrie et rentra
dans
le
Le lendemain, 31 mars 1300,
le
sultan al-Malik an-Nasir
bravement du Caire
aller chasser les
deux mois, avait ete evacuec
peu que,
le il
pays de Roum.
d'al-Malik al-Mansour Kalaoun, partait
armees victorieuses, pour
si
de Khoutloughshah,
trois fois
Mongols de
par
le
Mohammad,
fds
ä la tete de ses
cette Syrie qui, en
prince et les generaux qui
avaient jure de la conquerir.
A gui,
peinc les Mongols etaicnt-ils partis, quo Kiptchak, Bektemour et llbesollicites
par
le
sultan d'Egypte,
lui
avaient
fait
leur soumission et
avaient pris la route du Caire, abandonnant les gouvernements qu'ils tenaient
de l'ennemi, et qu'il leur etait impossible de conserver desormais. II
terent
est assez difficile de se rendre
Ghazan
un compte exaet des raisons qui por-
ä renoncer aussi rapidement ä l'occupation de la Syrie. Peut-
etre furent-ellcs plus
complexes qu'on ne peut
le
determiner par
la lecture
1NTRODUCTION.
400
des historiens arabes, et
un concours qui
lui
indispensable pour
automne, Ghazan Tauris,
est probable
A
la
fin
armees ne se rencontrerent pas, car Ghazan
meme
ä la
d'octobre
battit
la pluie et la
dans une armee oü l'infanterie il
si
1300,
Mohammad
ibn
les
deux
le 3 fevrier
1301,
Mongols, mais
en retraite
£tait
chevaux jouassent un
les
consideree
Ghazan
comme une
röle
troupe
armees mongoles,
n'etaient pas les descendants indignes de ceux
avaient jadis conquis la Chine et la Perse,
qui
etrangement eva-
est certain que, du temps de Tchinkkiz, d'Ougedei et de Monkke,
soldats de
si les
partit de
devant Alep, dans
les intemperies et le froid ne suflisaient pas ä arreter les et,
il
neige genaient les Operations, et que beau-
coup de ses chevaux etaient morts. Bien que
auxiliaire,
la Syrie;
un jour pres, que l'annee precedente, en pretextant que
date, ä
mauvais temps,
capital
de
les
jugcait
le
est certain, c'est qu'en
janvier 1301
le
du Caire pour ri'pousser
etait parti
Perse tablait sur
que ses generaux avaient
cuee quelques mois auparavant.
le
Ce qui
reussite de ses projets.
l'intention d'envahir la Syrie,
Kalaoun
Sultan
le
reprit ses desseins de conquete
30 septembrc 1300, parut
le
que
dernier moment, alors qu'il
defaut au
fit
la
il
[58]
il
faut chercher
une autre
explication de la retraite de Ghazan. C'est llaithoum qui, dans la Fleur des la Solution
de cette
difficulte.
donne
de la terre d'Ovient,
liisloircs
D'apres ce chroniqueur, Ghazan comptait sur
Cooperation du roi d'Armenie, qui lui etait acquise, des Chretiens d'Occi-
la
dent,
c'est-ä-dire
du
roi
vraisemblablement
tres
de
comme Arghoun,
France, dont, tout
sollieite l'alliance, et
loughshah partit ä l'avant-garde
et arriva ä
il
avait
des Francs de Chypre. Khout-
Antioche, oü
d'Armenie, vassal de son souverain; les Francs de
il
fut rejoint
maitres des ordres de l'Höpital et du Temple, arriverent jusqu'ä rade, bien decides ä attaquer l'empire egyptien
par
le roi
de Chypre, les grands-
l'ile
l'ile
d'Ante-
concert avec Ghazan,
de
mongol etait tres malade, et dans l'impossibilite de continuer la guerre. Khoutloughshah s'en retourna alors en Perse, pendant que les Francs de Chypre et d'Occident quittaient File
quand, soudain,
le
bruit se repandit que le sultan
d'Anterade pour regagner leurs pays. recit
d'Haithoum, car l'on
loughshah la
etait bien,
en
sait
y a certainement une erreur dans le historiens musulmans que, si Khout-
II
par les
eilet, parti
marche de son maitre, Ghazan,
avec une armee d'avant-garde pour eclairer
lui aussi, etait parti
de Perse,
et etait arrive
jusqu'ä Alep. Ce qu'il faut retenir de l'affirmation du chroniqueur armenien, c'est les
que
les Francs,
pour une raison ou pour une autre, ne purent rejoindre
Mongols, vraisemblablement parce
sible
de s'aventurer en Syrie oü
forte qui leur servit
ils
de point d'appui
qu'il leur etait
completement impos-
ne possedaient plus une
et
de base,
et
seule place
que Ghazan, dejä malade,
ne voulut pas poursuivre dans ces conditions defavorables une campagne pour laquelle
il
se trouvait prive d'une partie importante de ses
moyens.
INTRODUCTION.
'
[59]
401
Le double echec quo Ghazan venait de subir n'avait point diminue de s'emparer de l'Egypte, ni
qu'il ressentait
l'envie
sentiment que les sultans
le
raamlouks devaient reconnaitre sa suzerainete. Le 22 aoüt de cette
memo
annee, des ambassadeurs de Gliazan arriverent au Caire, apportant des lettres
par lesquelles
le
sultau de Perse exigeait que
comme
reconnüt
son
Tchinkkiz Khaghan dictait
uom
de
la
etrange de Gliazan,
divinite
Mohammad
ses volontes aux rois qu'il
souverain dans une
menace sur deux de ses
ilm Kalamin se
pretention, renouvelee
immuable qui regne dans
part d'uo
la
Cette
vassal.
le
du temps oü attaquer au
allait
etait assez
Giel eternel,
position aussi
frontieres, au nord et ä Test, par des
puissants, lesquels, lieureusement pour
lui,
que
critique
ennemis
agissaient chacun de son cöte,
sans avoir combine un plan d'attaque. La faiblesse du rovaume de Perse etait
Mankou Temour, souverain de au Danube, et de la mer Noire ä l'ocean
assez notoire pour que Tokhtoglia,
Horde d'ür, qui regnait du Jaik
la
Arctique,
ait
comme on
fils
de
eu l'idee d'envoyer une mission ä Ghazan pour
le sait
par
le
temoignage de Mirkhond,
l'Arran et de l'Azarba'idjan, sous
le
la
lui
demander,
cession immediate de
pretexte un peu lointain que ces deux
provinces iraniennes avaient ete concedees par Tchinkkiz aux descendants
de Tchoutchi, et qu'il ne convenait pas qu'un
de Touloui' les detint
petit-fils
plus longtemps. Ghazan, furieux de se voir reclamer ainsi deux de ses plus helles provinces
au
nom
d'un yasak que les princes de sa famille oubliaient
de jour en jour davantage,
et
qu'ils violaient
sans
moindre scrupule,
le
repondit aux envoyes de Tokhtogha qu'il saurait defendre son royaume quand leur maitre viendrait l'attaquer, et qu'il ne craignait rien de lui.
Cette singuliere reclamation du souverain de la Horde est symptomatique,
Rashid ad-Din a oublie ä dessein de parier de cette humiliante ambassade
et
ijui
n'est
connue que par Mirkhond'. Le silence de Rashid n'infirme en rien
la
vraisemblance du recit de l'auteur du Rauzat as-safa, car
le
regne de Ghazan, une
chronique qui
lui
avait ete
il
ecrivait, sous
commandee par
ce
prince, et que celui-ci attendait pour lire, en persan, l'histoire des souverains
de sa race; aussi
s'est-il
tenu
sur une
reserve extreme pour tout ce qui
touche ä l'histoire de Ghazan, et sa partialite pour les descendants de Touloui est
un
fait
patent.
Ce
n'est pas la seule fois qu'il se laisse prendre en fla-
grant delit d'inexactitude, car la
Perse
le
Le HO janvier 1.
a tout nettement
supprime dans
de
Mirkhond
1:50:5,
avait acces
immediat d'Arghoun.
Ghazan
entreprit une troisieme
expedition contre
aux archives des Timourides dans lesquelles on avait verse
des archives des Mongols ä Tauris, ou ce qui en restait; c'est
connaissance des lettres envoyees par Tokhtogha ä Ghazan, ä moins qu'il le
l'histoire
court regne de Bai'dou, l'ennemi de Ghazan, de facon ä faire passer
ce prince pour le successeur
les pieces
il
texte dans quelque chroniq.ue de l'epoque mongole.
lä qu'il a pris
uen
ait
copie
INTRÜDUCTION.
402
egyptien, et son armee vint camp'er devant
l'empire Elle
[60]
tourna
de
la capitale
nee 1300 montrait quo
Damas,
Syrie sans l'attaquer, car l'experience de
la
ouvert ses portes et
la ville avait
s'etait
rendue. L'affaire avait d'ailleurs assez peu d'importance,
gols,
comme
l'esperaicnl
bien,
le
Mohammad
sultan
Ton en
Saffar, et, si
ihn
une defaite
infligeaient
troupes du sultan d'Egypte au-dessous de cette arriva;
Kalaoun
Ce
ville.
il
Mon-
les
si
serieuse
aux
fut le contraire qui
Mongols
les
defit
temoignage de Mirkhond,
croit le
l'an-
pas facilement reductible, et qu'ellc
la citadelle n'etait
pouvait continuer la kitte bien apres que
ils
19 avril.
le
leur
Mardj as-
a
10.000 pri-
iit
Le 23 avril, Mohammad ihn Kalaoun entra ä Damas, campagne etait terminee, il s'en retourna au Caire. Le general mongol Khoutloughshah reunit les debris de son armee et rallia
sonniers (20-21
avril).
que
puis, jugeant
la
Gliazan, qui rentra en Perse.
Ghazan ne voulait pas demeurcr sur un
plus sanglant que les
tel affront, le
armes mongoles eussent jamais eprouve depuis que Tchinkkiz avait entrepris la
conquete du monde,
Les echecs repetes
Tchoutchi
et
et
il
prepara une nouvelle expedition contre l'Egypte.
qu'il avait
l'hostilite inveteree
subis,
de Tchaghatai qui meditaient sa perte,
que, reduit ä ses seules forces,
il
ne pourrait jamais venir ä bout de
des sultans du Caire. C'est pourquoi, en 1303,
au
de France
roi
et
au
roi
des royaumes de
montraient clairement
lui
il
la
puissance
envoya des ambassadeurs
d'Angleterre pour leur inspirer un nouveau projet
de croisade, au cours de laquelle
Egypte, de faeon ä paralyser
ils
debarqueraient, soit en Syrie, soft en
de
les eiTorts
que lui-meme envahirait par
le
nord
la
Mohammad
ibn Kalaoun, pcndant
Syrie reduite aux garnisons de ses
places fortes. Ce qui est assez etrange, c'est que, pour attendrir les rois de
France
d'Angleterre, Ghazan leur parlait, au dire de la Chronique de
et
Saint-Denis, du grand desir qu'il avait d'embrasser le Christianisme. faul pas en inferer rie, et qu'elle fut
de Gliazan
1
.
Ohsson
fut
les souverains croit
n' avait
les princes
ne
chretiens de rOccident,
que ces ambassadeurs duperent de leur desir d'embrasser
ils
etaient entres en
n'avaient jamais
de France et
le roi
le
aucun mandat omciel
mongols
gleterre en pretendant que leur maitre etait chretien; cela est et Oltchaitou, en parlant
II
recue en France etait une superche-
conduite par un personnage qui
Depuis l'epoque a laquelle
relation avec 1.
que l'ambassade qui
roi
le
moins que prouve
:
d'An-
Gliazan
Christianisme, ne faisaient que
suivre une vieille tradition, et qu'employer une formule consacrec.
Ohsson va jusqu'ä
direqu'Oltcliuitou n'avait aucun interet ä aider les Chretiens ä recuperer la Terre Sainlc: cela est evident, mais
un
il
avait,
ou
il
croyait avoir, ce qui, en l'espece, revenait au
interet considerable ä battre les sultans
mamlouks du Caire avec
chretiens, quitte ä se debrouiller plus tard avec eux. interet ä
Philippe
donner le
la
l'aide
Arghoun, non plus,
Terre Sainte aux Francs, et cependant
n'avait
la lettre qu'il
meme,
des rois
aucun
a ecrite ä
Bei est assez categorique sur ce point. Je ne vois pas tres bien comment un
auteur aussi serieux qu'Ülisson a pu imaginer des ambassades fictives des Mongols aux
INTRODUCTION.
[61]
comme on
cesse,
le voit
403
par les copies des lettres qui leur furent adressees,
de Iaisser entendre qu'ils etaient tout prets ä se faire baptiser, alors qu'en realite ils n'avaient
aucune intention d'abjurer
le
Bouddhisrae. Ghazan jugea
que, bien qu'il füt musulman, cette antienne n'avait rien perdu de sa valeur, et
il
avec
en joua pour determiner les rois de France lui,
ce
d'Angleterre ä marcher
et
n'avaient aucune envie de faire. D'ailleurs, presque sur
({ii'üs
Ghazan s'aggrava brusquement, et il monrut, le 17 inai 1304, sans avoir pu entamer l'empire des snltans d'Egypte, emportant dans la tombe son dessein de soumettre ä ses lois Damas et le Caire, ce ces entrefaitos, l'etat de
dont ses successeurs n'eurent pas
pu
faire
nioindre eure, et ce qu'ils n'auraieut
la
an milieu des dillicultes innombrables qui fondirent sur l'empire des
Mongols de
l'Iran, et qui preeipiterent sa ruine.
Oltcliaitou Sultan
Mohammad Khorbanda,
aucune de ses qualites;
comprenait point tres bien
qui succeda ä Ghazan, n'avait
un prince assez terne
c'etait
vicissitudes
les
et
peu
au milieu
intelligent, qui ne
desquelles
il
etait
appele a regner, que ses fonetionnaires volaient sans pudeur, et qui aurait ete
beaueoup mieux ä sa place ä Commander un millier de cavaliers qu'ä gouverner
la
Perse.
II
conlinua par tradition
ressentir en rien ni le besoin
ni le
la politique
de son frere,
sans
devoir d'annexer ä ses domaines les
plaines de la Syrie et celles de l'Egypte. L'execution
du testament politique
de Tchinkkiz, qui comportait l'extension vers l'ouest de la puissance mongole,
nombre des choses
se trouvait de plus en plus releguee au
impossible de realiser, et auxquelles
il
qu'il etait
bien
fou pour songer au milieu
fallait etre
des crises politiques d'un empire dont les differentes parties, devenues com-
pletement etrangeres les unes aux autres, ne songeaient qu'ä s'attaquer et a se detruire.
interets
comme ceux de Chine, maximum avait
Les princes de Perse,
communs, devaient
Monkke, lorsque Iloulagou
se dire qfle le
avait soumis l'Iran
et
qui avaient des ete atteint sous
detruit le Rhalifat, que,
depuis ce temps, les Mongols n'avaient pas gagne grand'chose,
ne voyaient pas
la
si
meme
ils
decadence qui aecourait a grands pas au milieu des dis-
cordes qui divisaient les royaumes soumis au seeptre des descendants de Touloui, de Tchaghatai, de Tchoutchi, qui les preeipitaient les uns contre les autres,
comme
s'ils
n'avaient pas ete gouvernespar des princes du
rois de la Chretiente, lesquels n'etaient
charlatans.
Ce qui
est certain, c'est
sur la possiljilite de convertir les
que
pas assez la
Mongols
Cour
naii's
noniment Shun-ti.
s'etaient convertis
comme le
A
et qu'ils
la
longtemps des
illusions
XI
1
Chine, Toghon-temour, que
il y avait longtemps que ses predecesseurs regnaient sur les rives de la mer Jaune
les heritiers des dynasties glorieuses qui s'etaient
seeptre imperial.
fit
ä la foi chretienne, puisqu'en 1338. Benoit
cetle epoque,
au Bouddlüsme,
pour se Iaisser duper par des
pontilicale se
envoya une ambassade au dernier empereur mongol de les Celestes
meme sang.
transmis au cours des äges
INTRODUCTION.
404
[62]
Le 19 septembre 1304, Oltchaitou recut ä Tauris des ambassadeurs de Temour Rhaghan, enipereur de la Chine, de Tchapar, iils de Rhaidou, et de
Dogha,
de Barakh
fils
desquelles l'empire avait et
que
failli
monde mongol ne
le
comme au temps Philippe
lui
ils
;
le
Mongols,
annoncerent que leurs dissensions, au milieu disparaitre,
etaient heureusement terminees,
formait plus desormais qu'une seule domiuation,
Au
de Tchinkkiz.
inois de
mai 1305, Oltchaitou
ecrivit ä
Bei pour lui apprendre cet evenement insolite dans l'histoire des
et
pour l'assurer de son alliance, sans en dire plus long, en
sant evidemment ä ses ambassadeurs, suivant la coutume Orientale,
soin de
le
developper verbalement des intentions qu'il ne tenait pas äconsigner par II
s'agissait, ä n'en point douter, d'une proposition
lais-
ecrit.
analogue ä celle que
avait faite au roi de France et au roi d'Angleterre, d'attaquer simul-
Ghazan
tanement
la Syrie,
ä la fois sur son front de mer, sur les cötes de Syrie, et,
sur ses frontieres continentales, par
suffisamment nette, par
la
le
pays de Roum.
reponse que
le roi
On
le sait,
d'une facon
d'Angleterre, Edouard
II,
fit,
en 1307, ä des propositions analogues, et dans laquelle, sans vouloir s'en-
gager ä rien de precis,
il
disait qu'il ferait volontiers la
mans, c'est-ä-dire aux Egyptiens,
guerre aux Musul-
une
les circonstances favorisaient
si
teile
entreprise.
En
Abou
realite, ni Oltchaitou, ni
reprendre les projets de Ghazan contre Interieurs, qui avaient
violence sous le regne
Abou
Sa'id,
eommence
Sa'id, qui lui succeda, n'auraient
la
Syrie et contre l'Egypte
ä sourdre avec Ghazan,
d' Oltchaitou, et ils
au point de ruiner
la
furent, en 1307, la penible conquete
:
pu
les troubles
eclaterent avec
atteignirent leur paroxysme sous
puissance des Mongols dans
du Guilan, dont
les
l'Iran.
Ge
Mongols comptaient
ne faire (ju'une bouchee; l'expedition contre Berat, dont
le
prince,
Fakhr
ad-üin, n'avait pas voulu reconnaitre Oltchaitou; les intrusions maladroites
de ce sultan,
comme
s'il
n'avait pas eu assez des siennes, dans les affaires
du pays de Tchaghatai, dont le prince, Esen Boukha, fit envahir le Khorasan par une armee aux ordres de Reupek, Daoud Rhotcho et Yasaghour, qui pousserent jusqu'a Berat, et qui n'allerent pas plus loin, uniquement parce opposer aux troupes de
Temour
qu'Esen
Boukha
Rhaghan
qui attaquaient ses Etats; la revolte de Rhouroumshi, gouverneur
les
rappela
pour
les
du pays de Boum, en 1312; l'appui qu'Oltchaitou dut fournir ä Yasaghour, qui soutenait tlans le pays de Tchaghatai une lutte inegale contre Esen
Boukha,
et qui voulait quitter ce
les dillicultes constantes
Mamlouks du
prince pour passer au Service de la Perse;
avec la Borde d'Or, dont les souverains,
allies
des
Caire, ne songeaient qu'ä nuire au souverain de l'Iran, et ä
detruire sa puissance.
Malgreces circonstances defavorables, Oltchaitou avait tente en 1312 une attaque contre l'empire egyptien; mais le siege de Rahba (23 decembre
—
;
INTR0DUCT10N.
[63]
25 janvier)
s'etait
termine de
momcnt oü
tou en resta sageiuent
son
lä, et
Abou
bis,
En
jamais renouveler cette tentative.
folie,
allaient s'emparer de
ils
abandonnant leurs machines, leurs bagages
la ville,
im
des Mongols par une crise de pure
la part
sans cause, au
et ils s'etaient enfuis,
405
et leurs teutes. Oltchai-
Sa'id, eut toutes les raisons de ue
1323,
signa avec
il
sultan d'Egypte'
le
mit fm a cette longue periode d'liostilites qui avait dun'
traite de paix qui
1
plus de söixante ans. Moufazzal
1.
cite,
en 725 et en 732,
JLa» avec
tions aroicales
le
sultan
le
sultan d'Egypte
Abou Said comme entretenant des
(i'ol.
198
215
r° et
rela-
v°).
C Julllet 1911.
Note additionnelle (page Les Toukliousba sont
4, notel.
des Toukhouz-Oughouz, ce qui est
les restes
Ouighours, que l'on trouve en arabe sous par «
la
chute de
gutturale, du
la
=
Eukuz
boeuf».
forme
la
V^V*'-
mot boukha « boeuf changement de
Bd
le
nom
des
pour bona, reduction,
est
qui est l'equivalent de eukuz
»,
registre de la vocalisation et la
oitghouz, avec lc
confusion turke des series de gutturales k, g, et kh, gh. Les Yeta sont les restes des Ephtalites, et mieux des Getes, dont les Ephtalites etaient Fun des clans.
Note additionnelle (page
22).
Cette vocalisation est veritablement etrange; on
51/^1
^.
{J
jUÜi; 51^1 Ü.jiUl tl\.
w^53
Ij»,
cr
^l, au
Jb,
folio
de fautes grossieres
;
,
35
;>L
j!UI
34
folio r°;
folio
^UJi ^_C
J,!
r°;
au
lit
^^Jait,
34
folio
J r°
34
c
v"
:
,lkUI alb,
;y~z
L->
<~-^>\
^y
WK j
;
-*>.
j&i
passim
ibid. et
passages dans lesquels toutes les voyelles sont autant
.lii'etant
en particulier
la
forme ultra-vulgaire kleb des Jargons
de l'Afrique du nord.
L'auteur tient tout^articulierement ä ses formes telles que
'Azz-aladin pour
ad-Din; on
^jjJI .y (sie
._yj),
izz
et quantite d'autres qui
Jl ala- l'article que la
d'une periode, et Jl
memo du
en
lit,
effet,
au
folio
n 35 r
^.^
,
,jj
c
rr.-!>
prouvent surabondamment que l'auteur
grammaire nous apprend
a vocaliser J' al-
A-
lisait
au commencement
7- dans tous les autres cas, ce qui est conforme ä la definition
«^jujoJI »i.
Des formes comme w*5jJ! alamarkab, pour w-ij-J! al-Markab,
sont constantes dans le texte de Moufazzal
des caracteristiques de l'ignorance
;
il
n'y faut certainement point voir l'une
de cet historien,
mais, au
contraire, le
temoi-
gnage de l'existence d'une prononciation extremement vulgaire qui ne tenait aueun compte de ce que nous appelons les lettres solaires, ni du fait qu'en arabe classique, le lam de l'article ne porte point de voyelle. On trouve en effet dans la litterature bistorique syrienne des formes vr*. ^;, vr^
Rokn ad-Din, ^jjJt Je rale,
mais qui, dans
aladin.
11
est tres
la
'Izz
p.,
^
soj,
ad-Din, ^.jJ!
qui transcrivent les ijj
Nour ad-Din, dans
bouebe des Syriens, devaient
peu vraisemblable, en
noms arabes ^-^
effet,
etre
Rokn
^fj
prononciation
litte-
aladin, 'Izz aladin,
Nour
la
que ces gens, d'une culture analogue a
'
INTRODUCTION.
406
[64]
du copte Moufazzal, aient eu l'idee de transcrire ces noms lettre par lettre, ä l'imimusulmane, pour les prononcer suivant les regles strictes de la grammaire arabe, de facon ä donner des formes qui, dans la prononciation litterale, par
celle
tation de la graphie
du traitement special des
suite
est ecrit; ^JjJt
dans
'lzzo'd-Din,
etant
Je
lettres dites solaires, different tres
phrase, aurait ete ecrit
la
'Izzi'd-Din,
par
^.p.
prononciation classique, en sous-entendant
complete de
comme dans
17,
la
'Izza'd-Din,
Syriens,
les
sensiblement de ce qui suivant sa
fonetion
avaient voulu
s'ils
noter
la
reduplication du d, avec la disparition
les transcriptions chinoises Tsa-hi-lou-ting
de
,.rf
J -"
r.^^
c^--' ^-V- Hou-sa-mou-ting de ^jJI A-~&-, et la presence de Vi dans la forme ^^ p., du moment qu'elle n'est pas l'imitation de la graphie arabe jjjjJI je, ne peut qu'indiquer la prononciation 'Izz aladin. Ce fait est amplement prouve par Sai'-fo-ting
de
>
l'existence d'une Serie de formes syriaques qui na peuvent s'expliquer que par la vocalisation J' ala- de l'article J' alet
.-asx /v»,
:
qui transcrivent des
^^
>^o.
noms
bien connus dans
nom du
avec l'omission vulgaire du premier article, J^as^il oX-U',
Jäjs!.
^v»s\ ^^io transcrit
dune forme arabe J^aSü oXL,(M) et ,-q^ ,^0,
^_^^t
vulgaire
.^JjJUI
oXU(M)
/ioo
l'liistoire
des Ayyoubites,
jwi^l
oXUt, oX-U'
v
'1-Ashraf par
v_iXL(J!) (al)-Malika
>s^
de Salah ad-Din,
iils
l'intermediaire
(al)-Malik alashraf; ^^asv p^o» transcrit
(al)-Malika '1-Afdhal par celle de J*JÜ! s^XJL(Jt) (al)-Malik alafdhal,
Jaj^l
viXU(3l)
(al)-Malika
'1-Awhad, par Imitation de J^!y) ^_i£L(J!)
(al-)Malik alawhad. Ces formes prouvent jusqu'ä l'evidence la prononciation vulgaire
ala- de
arabe al-;
l'article
peut seule expliquer
le
si
nom
l'on
remarque que
qui est [^]!j-vjt Alamaida(n), pour se retrouve
cette prononciation antigrammaticale
espagnol de l'Alameda, .ti-^JI al-mai'dan
expressement marquee dans
celebre promenade de Valence,
la le
«
la vocalisation
champ de manoeuvres C£
'
nement ä Madagascar,
^£«»=£^1
alakhamishi pour
mali pour J^srM al-htamal, ifiyi\ alakoshi pour qu'elle n'est point
d'un
phenomene
»,
qu'elle
des textes arabes importes ancien-
^^stM /»^'
ss
al-khamis,
al-kaus,
il
1
J^Sr-
!
alaha-
en faut conclure
une fantaisie due ä l'ignorance de Moufazzal, mais bien
la
notation
linguistique curieux, qui s'etend ä l'universalite de la langue arabe.
Note additionnelle (page
59).
— Le nom du prince de
Horde d'Or parait dans
la
les
ma-
Monkke Temour et y~2 «£» nom de l'empereur Monkke Khagan se trouve sous les
nuscrits des ebroniques persanes sous les formes .yU> IXSoy
Mangou Temour, de meme que le formes bSiy Monkke et_XL» Mangou. et les
Un fait certain est que les manuscrits les plus anciens plus corrects de l'liistoire des Mongols de Rashid ad-Din, qui est la chronique
des Mongols oeeidentaux, ont %5Liy> Monkke, ä l'exclusion de_X^ Mangou. La forme chinoise Mong-ko renvoie ä Monkke, et non a Mangou, laquelle forme se trouve dans Guillaume de Ruysbroeck sous la forme Mangu. En mongol, münkke signifie « eterollicielle
nel, imperissable
», et c'est ainsi que les Chinois ont compris le sens du nom du khaghan qui succeda ä Kuyuk; münggiin et miinggii signifie « argent, metal inalterable ». La graphie oXiy> recouvre aussi bien miinggii que münkke; miinggii temour « l'argent-
fer » est le silber-stahl, silver-steel
argente «
»,
des Germaniques,
«
acier superieur
periphrase qu'ils ont empruntee aux Altaiques,
prince vassal
»,
qui est devenu konge, könig, king.
comme
le
»,
et
non acier
mot chinois kons,
1.
Lire J,/i!!.
—
Sic.
2.
—
3.
Au nom du Dieu dement Louange
Man. omet
jjj& ^1 A*** u^LJI.
et misericordieux,
en qui se trouve toute aide
ä Dieu qui est le Primordial, et qui n'a pas eu de
!
commence-
ment; qui sera le Dernier, et qui n'aura pas de fin; qui connait les verites absolues de toutes choses, et dont
le saint
langues par l'universalite des hommes. Je lui
ni
nom le
est
invoque dans toutes
les
loue de la louange d'un etre qui
rend gräces, et qui reconnait son impuissance je proclame qu'il n'a besoin ;
de conseiller,
rii
de general,
ni
de ministre; je
lui
adresse les actions de
gräces d'un serviteur qui l'aime d'un amour sincere, parce qu'il en est
le
plus digne et qu'il le merite le plus.
Quand Amid, je
j'eus lu la chronique de feu le shai'kh al-Makin, Georges,
fils
d'al-
au commencement du regne d'al-Malik azZahir Baibars al-Bondokdari, c'est-ä-dire au dimanche seizieme jour du mois de Zilka'ada de l'annee 658 de l'högire, la 6752" annee, deux mois et vis qu'elle se termine
seizejours de 1'äge du monde, en annees solaires, tandis que notre epoque s'etend jusqu'ä la fin
du regne d'al-Malik an-Nasir
Mohammad
ibn Ralaoun.
Je trouvai bon d'ajouter ä cette chronique le recit des evenements et des vicissitudes (qui se sont passes dans cet intervalle), tant PATR. OR.
—
T.
X.
—
F.
3.
generaux que 28
parti-
*
Pol
i
v
;
MOUFAZZAL IBN
408
'"ÜMJl;
b^j
jjirl
*
foi.
2
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L^
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Lire
L.
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[66]
\-*-°^~~°
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^IkJI dUUl
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k!Ä~Jl
avait, a cette
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~L«j
JL.VI
ABIL-FÄZAIL.
2
-
omet
Man.
^r?^'
ipjjäl;
H y
epoque, deux grands emirs, parmi beaucoup d'autres, qui se nommaient,
Tun Djamal ad-Din Oughoush an-Nadjibi as-Salihi, l'autre 'Izz ad-Din Ai'temour alllilli: il s'est produit dans ce passage un bourdon, qui a ete amene par la ressemblance
-^s^l
graphique de
culiers,
)^\
de
et
qui est souvent transforme en
^L=-t.
en implorant l'aide de Celui qui consolide les ceuvres (des hommes),
qui realise les esperances de sante dans ce monde, et qui leur donne une fin
heureuse (dans l'autre monde). L'historien a dit
Lorsque, corame
:
le recit
al-MouzafTar Koutouz eut ete assassine,
nombreux pourparlers, sur foi.
2
i
".
premier qui s'avanca,
*
rois des
en a ete
fait
plus haut, al-Malik
choix des emirs tomba, apres de
Rokn ad-Din Baibars al-Bondokdari. Le reconnut comme souverain, fut l'emir Faris
l'emir
et qui le
ad-Din, I'Atabek; ensuite vinrent les
grades. Baibars recut
le
le titre
emirs suivant
d'al-Malik az-Zahir, et
la difference
fut le
il
de leurs
quatrieme des
Turks dans l'empire egyptien.
L'historien a dit
L'emir Faris ad-Din
:
lui dit
sur-le-champ
:
«
Tu
n'auras
pas l'empire dans toute sa plenitude tant que tu n'auras pas pris possession de la Citadelle
du Caire.
»
Le sultan monta ä cheval
et se häta de s'y diriger;
rencontra sur son chemin Djamal ad-Din Oughoush
il
'Izz
ad-Din
al-IIilli,
qui etait vice-roi au Caire;
ments qui se precipitaient, 1.
,
ijä) se
il
le
'
an-Nadjibi
il
pria de lui jurer fidelite, ce que
trouve en turk oriental sous la forme
et l'emir
apprit ä l'emir les evene-
ipy^,
qui signifie
fit
«
l'emir, qui
petit-fds », les
noms de parente etant employes comme noms propres chez les Mongols et les Turks orientaux. Dans les transcriptions des noms mongols et turks, (JJ jfi et les voyelles
= =
peuvent etre indiquees par les ,
les
lettres de Prolongation
de l'arabe
ou non marquees,
graphies arabes omettant l'indication des voyelles la oü les Persans les ont notees
-jys!
if>J}
,^y ,«' Ak-Koush, ^Ly ^> Bai-Koush
pourrait egalement representer
Kara Koush,
1'
«
oiseau noir »;
1'
1'
«
«
oiseau blanc »;
oiseau blanc
».
cf.
\js
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[67]
f^iYl
,V-*JI
^jjl
'jlS'j-i
'IfJlj
«jlt^JI JIW1
J
jU> 2
jl£,
dUi
^UÜl
1a*
J^
jt-^l
Jzj
iS~^^ ^yß^ ^,-^1
JjV! g..
j^ *Jit
5
J^a^ II
1.
4
>_jji>-
faut
lire
Lbui;
—
Man.
3.
^AaJ,
corriger en Ja!.
prit place
parmi
4.
les
"VI
(j-Ül
Man.
'*-;-c
-5
J^
IjJL»,
-1
^
-^J cÜä*
(j
j>_a!1
fL»-3
^VJ
J
^*i>
^yLkJI
jlyJI
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_y&ÜäJI
j^J
*LJ1\
ija
^j,!
J>J
j-1
Ij>^lj
j-U!
jl
Uis
*lL>
jUl>
yi>. r^
jUiJl ^lUÜ Jj*£*
üj
SytUJI
jlLLJJ
L
idiJl
y ^A
Ij^olj
Os. \j\£
4ä,L>.j
\
ipjl
Jl
formes montrent que l'auteur ne prononcait pas les
ces
2. II
pour ^Äi.'
—
^
3 ÖÄ=-I
—
voyelles de la declinaison.
UUI
'J
J^Jj-ül
'j^Ij.>
Jpds ®,^C'lLU
(j-UI
\j£ t>i\y
Ia=-
;m jI1
LU1
l_pr^
dLUI ^c- j^*»/ lS^. i^^^ io_jc.
*_^-3
"^
'r*J
409
;
faudrait quelque choso cette
forme
ä»., qui n'offre
comme J_^' ^r**^ C^j j.
est impossible
aucun sens.
—
grammaticalement, 5.
il
faut
Lire J-^is^f.
personnes qui faisaient escorte au sultau. Le sultan avait
Oughoush an-Nadjibi pour etre ostad ad-dar, 'Izz ad-Din alAfram, emir djandar, Hosam ad-Din ad-Darfd, davaddar', Sa'if ad-Din Balabanar-Roumi, davaddar, et Baha ad-Din, emir-akhor. (Le sultan et ses offidejä designe
continuerent hätivement leur route jusqu'ä ce qu'ils arriverent ä
ciers)
moment de
Citadelle au
Le Caire avait
la
2
daient que Ton proclamät
mais on proclama tlans
du Caire, lorsque
ments que par
le
la
Cancer.
ete pavoise ä l'occasion de l'arrivee d'al-Malik al-Mouzaffar,
gens etaient dans une joie intease. L'aube se leva,
et les
ville
premiere priere, l'ascendant etant
les
le
nom
la Citadelle le
le
et les
gens atten-
d'al-Malik al-Mouzaffar, suivant l'habitude;
nom
d'al-Malik az-Zahir. Quant ä la
jour se leva, les habitants
crieurs publics qui criaient
:
«
ne connurent les eveneImplorez
la
misericorde
d'Allah pour al-Malik al-Mouzaffar, et priez pour le sultan al-Malik az-Zahir, votre sultan
!
»
Les gens furent envahis par une peur immense de voir revenir
Mam-
les
louks bahris, ä cause du mal qu'ils leur avaient cause. Al-Mouzaffar avait
imaginc des innovations tres nombreuses dans
1.
,!3tjJ est
comme
pour
.ta
k^J^^, par assimilation du 1
tous ces titres, signifie
«
porte-ecritoire
marechal du palais; l'emir djandar, ecuyer.
—
2.
Litteralement
«
le
;
la
t
but de se procurer de
au d; ce mot, qui est persan,
l'ostad ad-dar.
les matins.
ou ostaddar,
garde-robe; l'emir akhor,
que Ton saluät ä l'aurore du jour
^r-9 cette ceremonie se celebrait tous )
maitre de
»
le
»,
etait le
le
grand
ce qui est le sens de
MOUFAZZAL IBN
410
("Ol.
2
V
iül?
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(^j
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[68]
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Lire lil^O"
1.
.
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2 v
*
*^aj
tibi» VI (
^äIÜI dUUI
fol.
Ij^ybj
ly'l^jj
Jki-Ij
ABIL-FAZAIL.
l'argent pour combattre l'ennemi et pour chasser les Tatars,
*
comme
de faire
un cadastre des biens immobiliers, de determiner leur valeur et celle de leur dime; il prit le tiers de cette dime et un dinar pour cbaque homme, et cet impöt atteignait chaque annee Al-Malik az-Zahir leur edit qui fut
fit
la
somme de
six
remise de cette taxe,
et
cent mille dinars misris. il
promulgua ä ce
sujet
un
sur les minbars (des mosquees). Cette rnesure rejouit les
lu
cceurs des gens qui rendirent gräce au Dieu tres-haut;
pavoiserent la ville
ils
le double de ce qu'elle avait ete pavoisee pour le retour d'al-Malik al-Mou-
zaffar
',
et ils se livrerent ä tous les transports
Lorsque se dissipa nuit
dans
la nuit
de leur
joie.
durant laquelle al-Malik az-Zahir etait arrive,
dudimanche, seizieme jour du mois de Zilka'ada, al-Malik az-Zahir la salle
d'honneur de
la Gitadelle,
ä al-Malik al-Ashraf, seigneur de
sur
Homs,
le
tröne de la royaute;
la
s'assit
ecrivit
il
ä al-Malik al-Mansour, seigneur de
Ilamah, ä al-Malik al-Mouzaffar 'Othman, seigneur de Sihyoun, aux Ismailiens, ä 'Ala
ad-Din,
fils
de Badr ad-Din Loulou,
l'emir 'Alam ad-Din al-llalabi,
L'historien a dit sinat d'al-Malik
souverainete,
il
:
al-Mouzaffar et qu'al-Malik az-Zahir s'etait empare de
aupres de
Malik al-Mouzallar, ainsi que
lui ».
«
ä
gouverneur de Damas.
sentit s'eveiller en lui les desirs
Litteralement
Mausil,
Lorsque l'emir 'Alam ad-Din al-Halabi apprit l'assas-
les emirs qui se trouvaient
1.
seigneur de
lui,
du pouvoir supreme.
lesquels avaient ete
les notables
de Damas,
et
il
II
nommes
leur
la
reunit
par al-
demanda de
qui redoublercnt le pavoisement du double de ce qui etait
pour
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[69]
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jl
UJ» *iü3
/>/•
J^i-O »aIj-»J1
.j-^ _/„3^
jj».j
au nominatil'.
faut Ja.)
1. 11
^„.iai-
J»C-
AäIä^JI
iiÜA5si
^j
^>\p\ J\
411
comme
preter serment (de le reconnaitre
quand
accepterent, et
l'aflaire se fut
d'al-Malik al-Moudjahid; forteresses, et
leur
il
il
ecrivit
demanda de
leur souverain)
terminee ä son gre,
il
;
ces personnes
du
se decora
titre
aux gouverneurs qui se trouvaient dans les lui livrer;
injonctions, d'autres qui refuserent.
ecrivit
II
il
y en
les
eut qui obeirent ä ses
egalement ä al-Malik al-Ashraf,
seigueur de Homs, ä al-Malik al-Mausour, seigneur de Hamah, aux emirs 'Azizis se
pour
ä Alep,
',
les inciter ä
embrasser son
parti, et
pour
les inviter ä
ranger sous son obeissance. *
Le sixieme jour du mois de de l'hegire, on
khotba- sur
la
fit
Zilhidjdja de cette annee, qui est l'annee les
minbars
3
dans toutes
et l'on
apres lui celui qui regnait ä Daraas, al-Malik al-Moudjahid
';
que l'on frappa
On
les pieces
de monnaie ä leurs deux
a dit qu'al-Malik az-Zahir, quand
et
dans
titre, et
la il
excellait
connaissance de lui dit
:
1.
Mamlouksdu
on priait pour 4. C'est-ä-dire
le
5
fils
,
qu"Alam
et
pour
le
soitseul,
Tout-Puissant
comme
avec al-Malik,
«
le
prince de
—
2.
La grande
sultan regnant.
»,
est
un
Damas
Zai'n
epistolaire
changer ce
qu'il
n'ait ete
—
3.
priere,
au cours de laquelle
Les chaires ä precher.
—
etait le vassal
reconstituait l'etat feodal des
du sultan d'Egypte.
—
5.
Al-
attribut d' Allah qui ne convient pas ä ses creatures,
ce fut le cas pour le le roi »,
l'art
ad-Din «1-IIalabi, tout en se proclamant souverain de Damas,
Ayyoubites, dans lequel « le
le vizir etait
dans
conseilla au sultan de
reconnaissait la suzerainete d'al-Malik az-Zahir, ce qui
Kahir,
nomma
d'al-Mo 'tadhid, prit ce nom, une annee
sultan al-Malik al-'Aziz. khalife
Egypte,
prince ne fut pare de ce titre
vaincu; c'est ainsi qu'al-Kahir
meme
noms simultanöment.
la philologie,
l'histoire. II
Aucun
«
dans
mentionna
ce fut de
proclama souverain, se
cette epoque, en
lui-meme al-Malik al-Kahir; ä ad-Din ibn az-Zobair, qui
se
il
grandes
les
mosquees de Damas au nom du sultan al-Malik az-Zahir,
658
comms dans
khalife abbasside al-Kahir, le titre
du
(ils
soit en
du prince de Mausil.
composition
* fol. 3
r°
MOUFAZZAL IBN
412
OwJ
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"ULjI
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ne s'ecoula pas
car
fut
il
empoisonne
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ainsi.
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creva les yeux; al-Kahir,
lui
son regne ne fut pas long,
et
Le sultan
»
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Col ii-l
porta egalement,
mourut
et
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v*^. ö^j ®jL\»
renverse et qu'on le
[70]
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qu'il fut
du prince de Mausil,
fils
[5^- &
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«i-yj
Ai (J^ayj]
jJJaT
ABIL-FAZAIL.
choisit alors le
titre
d'al-Malik az-Zahir. L'historien a dit
:
Lorsque al-Malik az-Zahir s'empara de
de l'Egypte, al-Malik al-Mouzaffar 'Ala ad-Din', de
prince
lou,
envers ses
Mausil, etait
sujets;
il
alors
souverain d'Alep;
Hosam ad-Din Latchin 2 al-djoukandar
ä Alep; les 'Azizis et les Nasiris
avec
pour s'emparer de
la
4
fermerent dans
de Shagl
as-saltana)
Latchin al-'Azizi, et
ä Alep.
les
opprima,
al-'Azizi
3
et
il
se trouvait ä ce
personne d'al-Malik al-Mouzaffar,
extorque aux gens.
Hosam ad-Din
il
mal
qui etaient ä Alep s'entendirent
faire restituer ce qu'il avait la citadelle
se conduisit
il
impöt de 50.000 dinars.
moment lui
la souverainete
de [Badr ad-Din] Lou-
les traita d'une facon tyrannique;
imposa aux habitants d'Alep un L'emir
fils
puis
;
ils lui
ils
Ils
et
pour
lui
se saisirent de lui et l'en-
choisirent pour leur chef l'emir
confiferent la
Ces evenements se passerent
le
charge de vice-roi (naib septieme jour du mois
de Zilhidjdja de cette annee.
Get emir
Hosam ad-Din, dont
Malik al-Mouzalfar Koutouz, que fol.
3
v.
corde
I
la
permission de se rendre
qui lui restait des
fiefs et
il
vient d'etre question, avait obtenu d'al-
de sa miseri-
le
Dieu tres-haut
(ä
Alep) pour rentrer en possessioil
des depöts d'argent qui
lui
le gratifie
*
de ce
appartenaient depuis
le
d'al-Malik an-Nasir. regne .-v
1.
—
2.
Makrizi, dans le Kitab as-soulouk, donne ä ce prince le titre d'al-Malik as-Sa'id.
Latchin cn mongol signifie
al-'Aziz.
—
4.
Mamlouks du
«
faucon
».
—
3.
Mamiouk du
sultan d'Alep, al-Malik an-Nasir.
sultan d'Alep, al-Malik
HISTOIRE DES SULTANS MÄMLOUKS.
71]
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arriverent les evenements qui viennent d'etre relates,
leur chef; ('Alam ad-Din) al-Halabi lui ecrivit
nom
suis
les fiefs qu'il possedait;
gouverneur pour
pour
il
se trouvait
il
lui
faire
promettait) d'augmenter consi-
celui qui
possede
jeudi,
le
repondit
lui la
:
«
Je
souverainete de
seizieme jour du mois de Zilhidjdja, les Tatars
Hosam äd-Din
et
les
avec lui firent une sortie ä l'aube de ce raeme jour
nommait Baüdara. Quand de
Quand
les
(les
;
le
general des Tatars
minarets des mosquees qu'il n'y avait rien ä
en securite complete, et on
leurs maisons. Ensuite (llosam
poursuivirent
emirs qui se trouvaient
Tatars arriverent devant Alep, on cria dans
les
et sur les
la ville
craindre, qu'on etait
et ils
nommer
demander de
lui
mais Hosam ad-Din
compte de
le
revinrent devant Alep; l'emir
les rues
A^-Lx)l
s
Cette annee,
se
l^
ä Alep, de gouverner cette ville en reconnais-
sant son autorite, et (ä ces conditions,
l'Egypte.
liAlo
djU» j
^^ki
ä Alep, et les habitants de cette ville s'accorderent tous pour le
derablement
^
*~L>r'.
,
reciter la priere en son
J
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Quand *
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Ul
ÄääJI
^r-^ÄS
jÜI
ülLJI
413
ad-Din
fit
demeurer
et ses officiers) sortirent
gens dans de
la ville,
ils
envoye-
Tatars) dans le pays qui en depend.
emirs qui se trouvaient ä Alep arriverent ä Hamab,
rent quelqu'un ä al-Malik al-Mansour, prince de cette ville, ä prendre
les
garde aux Tatars,
et
lui
ils
pour
conseillerent de. faire
l'inviter
cause com-
un stratamune avec eux. Al-Malik al-.\Iansour s'imagina que cela geme dirige contre lui (pour s'emparer de son lief), mais, quand il se fut etait
convaincu de et
la verite (des assertions
alla se joindre
Apres
cela,
le
ä eux
;
il
des emirs d'Alep),
il
sortit
de
Hamah
marcha ensuite en leur compagnie sur Homs.
raid des Tatars arriva jusqu'ä
Hamah.
*
foi.
3
v
MOUFAZZAL IBN
414
J
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*
fol.
4
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Le man. porte fjosA,
3.
Koutouz ykä
**j;
[72]
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J\
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j jj"Vy*
il
j-
faut
signifie en turk oriental « chien
[>.y, designe dans
noyan, dans les textes -persans
»;
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J
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'Mi-
|»Jic.
ABIL-FAZAIL.
le
mongol de
cette
epoque
un chef militaire de Ires haut rang, ^yj?- est 1'aboutissement du nom mongol Tchourmaghoun, qui est ecrit en persan ._jiU.ja., avec la chute du gh intervocalique.
—
faudrait
5. II
.bJL.I
"^li
au duel,
Kara Arsalan,
La
—
Kara Raslan.
7.
le lion
plus loin. noir
—
6.
Forme
correspondant ä une prononciation vulgaire
»,
la
forme primitive Houlagou par
par Fadjonction d'un -n paragogique. jj/^j», jj^*
man. 1702, fol.
61
fol.
habituelle du manuscrit pour
.«j/iLa represente exactement la forme qui se
qui derive de
Ilolaon,
«
comme
422
r°;
j^"^»
se
lit
la
lit
chute de
dans Ilai'thoum,
la gutturale
g
et
se trouve aussi dans Ihn Wasil,
'Abd az-Zahir, ms. 1707,
dans l'abrege d'Ibn
r°.
y eut un grand rencherissement en Syrie sur toutes les choses, et le ritl de pain atteignit deux dirhams. Cette annee, mourut al-Malik as-Sa'id Nadjm ad-Din Il-ghazi ibn alMalik al-Mouzaffar Nasir ad-Din Ortok, prince de Mardin lorsque la nouCette annee,
il
;
sa mort arriva aux Tatars,
velle de
al-Malik al-MouzalTar, et
ils lui
ils
envoyerent une ambassade ä son
demanderent de reconnaitre leur suzerai-
neteL Al-Malik al-Mouzaffar envoya aux Tatars un ad-Din ibn ash-Shamraa' pour
fol.
4 v.
Quand
dirent
«
:
Tatars)
il
».
:
«
et et
et
Tchourmaoun, Houlaoun, lorsqu'il
reconnaitra la suzerainete des Tatars
ad-Din ibn ash-Shamma' leur repliqua
1. Litt.
mort
lequel, lorsque son pere sera
investi de la royaute, 'Izz
*
Entre al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan
un pacte, d'apres
'Izz
Ibn ash-Shamma' eut une entrevue
avec les deux generaux des Tatars, Koutouz Noyan lui
nomme
oflicier
qu'ils lui fissent connaitre quelles etaient leurs
intentions secretes ä son egard. •
fils,
d'entrer sous leur obeissance
».
—
:
2. Litt
2
Cela estexact,
«
:
«
il
.
il
ils
existe
aura ete
»
et
cependant,
entrera sous l'obeissance (des
;
HISTOIRE DES SULTANS MAMLDUKS
73]
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1.
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Comme
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page precedente,
ä la note 5 de la
dUi
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^ji-j ^«fv*. jl
*»*
vement ä l'empereur de Chine; mais, dans de khan,
3
Jji
il
ou ilkhan, qui
etait porte
(_s-Uc
faudrait "^U au duel.
les textes arabes,
il
titre
j^xr ^>_Uj
—
2.
Mongols,
et
non specialement a Koutouz
et ä
Perse.
la
Djourmaoun, sans quoi
mais, en realite, Moufazzal confond l'emploi du pluriel et du duel;
vous avez devaste" ses Etats
:
«
et
du
—
Nous nous portons garants de
rons que, lorsqu'il aura
dedommagera de
cf. p.
il
titre
reconnu
la
l'Ilkhan
i>
faudrait
U-^l
Pour quelle raison
sujets.
Les generaux tatars
tout ce qu'il desire
;
lui
nous
mon-
repon-
lui assu-
suzerainete des Tatars, lorsqu'il aura '
apprendra ce qui
ce qu'on lui a saccage.
s'est
passe,
le
il
»
ad-Din ibn ash-Shamma' s'en revint aupres de son maitre, auquel
fit
le
renvoya aux generaux tatars pour leur dire
le resultat
«
:
J'enverrai des ambassa-
deurs ä Houlaoun; vous, envoyez-moi des otages qui demeureront ä cour jusqu'ä ce que mes ambassadeurs s'en reviennent.
rangerent entre eux de enverrait son
fils,
et
il
de cette entrevue. Al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan
connaitre
fit
Le
3.
suivante, note 2.
vassal des Tatars, et pourquoi se
le
pour Houlaoun?
ainsi tenu sa parole, lorsque
'Izz
vous avez tue ses
comme
alors se reeonnaitrait-il
trerait-il plein d'attentions
le
qui
.li,
reserve exclusi-
est l'equivalent
par les souverains mongols de
Je iUi
au lieu du duel, peut signifier qu'al-Mouzaffar envoya un ambassadeur chez les
pluriel,
dirent
^>_jJI
*»j£j
^
dans les chroniques persanes, est dans ces livres im
,!b
est ecrit
M-j
,J1
415
maniere
teile
Tchourmaonn,
Les choses
s'ar-
convenu que Koutouz Noyan
qu'il fut
le fils
»
ma
de son
prince de Mardin), et qu'ils resteraient chez
frere,
comme
otages (chez
lui.
Quand ils eurent envoye ces otages, al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan partir Nour ad-Din Mahmoud, fils du frerc d'al-Malik as-Sa'id Berke-
Khan, en compagnie de Koutouz Noyan. Ces deux personnages arriverent
1.
Il-khan,
«
le
grand khan
bien qu'etymologiquement
khaghan ou kha'an qui
il
etait
en
»,
e;ait le titre
soft
un
officiel
amplificatif,
il
des princes mongols de Perse; etait tres inferieur ä celui
de
porte par l'empereur de Mongolie et de Chine, suzerain
de tous les royaumes mongols, Perse,
Toghmakh
et
Tehaghatai.
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
416 Cjs-
^^Jilj
Jo
foi. i v".
iUsä j^jw
^y»
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4
c-Jo
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*
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;t-L-aJi
«LyLj
l^ij
J
ij^i/ dUÄ,
Ju*>j
1.
.L»j, äquivalent
Pluriel de
j* jo
»l^-o VI
O^sti
Jl
aaIäJI dlldl
,y»
du mongol yarligh
isolüe au milieu de formes de pluriel, ce qui
—
a öte ecrit. « /;.
mamelle
»
Kehetei
ce
;
Kuhudei
3.
g*f
gueguegen-tai
nom
"^
1A3
^aLü! viAUl
\^A-^3
iÄA
Cette forme de duel est
2.
negligence avec laquelle ce texte
la
qui a des mamelles
«
—
(Jl
jjjV^*
»»Ol
J^\ j^.^3
mongol forme par
est l'adjectif
signifie
montre
p-Jj>.-
ij-5^
4~«-\Ju
(j^*^
b-^-ji
\>
^L-^l
v^?"^
<
_^-Lj dljUlj j^^-wUJI
[74]
»
;
la
le
de kuku
suffixe -tat
gutturale k s'est affaiblie en
qui se rencontre dans l'histoire des Mongols de Rashid ad-Din, est -,
savant
«
»,
avec la chute des gutturales et de
l'-ra.
—
4.
Le manuscrit
omet \^3-
a la com-
d'
Houlaoun,
exposerent
et ils
mission dont
la
etaient charges.
ils
Houlaoun acquiesca ä leur demande, et il leur ecrivit des commandemenls ä cet effet. II fit partir avec eux des ambassadeurs pour traiter en son nom, et il garda aupres de lui l'ambassadeur d'al-Mouzaffar; ensuite il ordonna aux denx otages (retenus ä
la
cour d'al-Mouzaffar) de quitter Mardin. Puis
envoya des ambassadeurs accompagnes generaux la
considerables
plus
les
paix fut conclue entre
le
;
ces
prince
de
Kuhudei,
qui
etait
Tun de
il
ses
dignitaires arriverent ä Mardin, et
de cette
ville
et
Kuhudei
Houlaoun.
embrassa l'Islamisme par l'entremise d'al-Malik al-Mouzaffar,
et
il
'
lui
donna
sa soeur en mariage.
En comme fol.
4
v.
l'annee 659 de l'hegire, les cela a
ete
Damas, regnait l'rappe
raconte;
le
Musulmans n'eurent point de
sultan d'Egypte etait
al-IIalabi al-Malik al-Moudjahid;
des monnaies, etaient divisees entre eux deux
Cette annee, les Tatars furent battus ä
vee ä
Hamah dans
[le recit
presente annee commenca, 1.
*
Il-Kuhudeii.
deux noms,
et
que
—
2.
;
il
al-Malik az-Zahir; ä
khotba, ainsi que
arriverent ä Iloms;
l'on gravait leurs
que
l'on
litres
faisait la
ils
la
2 .
a ete parle de leur arri-
des evenements de] l'annee precedente; quand ils
C'est-ä-dire
l'auteur le raconte plus haut.
Homs
la
khalife,
trouverent
la,
parmi
la
les
priere simultanement ä leurs
en meine temps sur les monnaies,
comme
IIISTOIRE
[75]
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Man.
2.
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etaient au
Jlij ^JUr
intention pure, et
Alors desseins, livra pres
le il
ils
aic
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j^aLJi ^-aJI
\_«
Mousa
Hamah
seigneur
et le
Asad ad-Din Shir-
ihn
que
Tatars
les
cavaliers.
Les Musulmans implorerent l'aide
les combattre, ils
invoquerent sa puissauce avec une
six mille
du Dieu tres-haut pour
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u-^-;
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»
1_j*l>_)
f-A-£«
etaient ä la tete de quatorze cents cavaliers, tandis
nombre de
4)1
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,_£yj.
de Homs, al-Malik al-Ashraf MouzafTar ad-Din ils
jÜl
ernirs d'Alep et les princes (de Syrie), le seigneur de
kouh;
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^Vl j^
(5***i
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k^.o-Lsj
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au nominatif.
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i5*"J-*
j^J—Jl jLiJj ^jU
i«sjJI
jlSj
-^
(V-^^
DES SULTANS MAMLOUKS.
chargerent
comme un
Tatars
les
Dieu tres-haut considera leurs cceurs exauga leurs prieres
et
homme.
l'excellence de leurs
et
abaudonna leurs ennemis. La
du tombeau de Khalid, qu'Allah
genöral des Tatars, prit la fuite
seul
luil
le
ne s'arreta chez personne. Les Tatars
et
furent haches ä coups de sabre, et
de
soit satisfait
bataille se
Baidara,
ne-
il
s'echappa [du massaere] que ceux
qui prirent la fuite.
On
a raconte que l'emir
Badr ad-Din al-Kaimari
a dit
:
«
combat aux cotes d'al-Malik al-Mansour, prince de Hamah; yeux des oiseaux blancs qui ailes
1 .
La
i'rappaient
victoire vint de l'aide
bataille tut plus
importante que
dWUah,
celle
le
ses expeditions contre les
hommes
de Dieu
»
Musulmans
aU'
JU..
;
il
vu de mes
visage des Tatars avec leurs tres-haut!
»
On
a dit que cette
Musulmans.
L'auteur du Tazkirat ash-sho'ara raconte que Tchinkkiz
1.
j'ai
d^Ain-Djalout, par suite du grand nom-
bre des Tatars et des faibles effectif^ des
d'«
le
J'assistais ä ce
Khaghan
ful
guide dans
par les grands saints soufis qui portent le «st
rapporle dans
le
Coran,
nom
qu'ä la bataille de
Badr, Allah envoya 5.000 (ou 3.000) aijges au secours des compagnons de Mahomet. Plusieurs commentateurs affirment que'ces anges prirent la forme d'oiseaux blancs. sultan les «
du Khwarizm
hommes
disait
que toutes
de l'Invisible
»
l«s fois qu'il livrait
w-> :r*-" jV-n
l
es
bataille
aux Mongols,
il
Le
vovait
grands saints, crier ä ses adversaires
:
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
418 ,_JL>-
U
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fol.
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Les Musulmans poursuivirent
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femmes,
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les Tatars, et
saufs de cette bataille s'en retournerent ä Alep
hommes
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J\
[76]
;
ceux qui se tirerent sains ils
firent sortir
de cette
et
ville
n'y resta que les personnes qui etaient dans
l'incapacite de se remuer, lesquelles se cacherent par crainte de perdre la
Ensuite les Tatars crierent pour
vie. fol.
5 r.
les avertir
Que
«
:
les habitants
d'Alep
gens ne comprirent pas ce qu'on * leur voulait. Les etrangers s'imaginerent que cela etait le salut pour eux et les gens d'Alep penserent que cela etait leur delivrance; un certain nombre d'ötranse retirent!
»
Mais
les
gers se retirerent avec les habitants d'Alep, et un groupe de gens d'Alep partirent avec les etrangers. Quand les deux troupes furent separees l'une
de l'autre, les Tatars capturerent
les etrangers, et leur
trancherent la töte;
parmi eux, se trouvaient plusieurs parenis d'al-Malik an-Nasir, de ces personnes, furent le
Amin ad-Din
ibn Tadj
et,
au nombre
ad-Din al-Hamavi, ainsi que
kadi Asad ad-Din Mouslim ibn Mounir. Ensuite, les Tatars firent
d'Alep;
ils
ils la
denombrement de ce qui
restait des
confierent chaque groupe ä ua de leurs
hommes
qu'ils
de
rentrer
dans
de
responsable puis
le
leur
vie;
cernerent, et
ils
ils
leur
perinirent
gens
rendirent ville,
la
ne laisserent personne en sortir ou y entrer.
Ils
resterent ainsi pendant quatre mois.
Le taux des denrees que
«
O
le
ritl
de viande atteignit
Infideles!
134-135).
fut tres eleve, et les vivres le
manquerent, ä
prix de soixante-dix dirhams;
massacrez ces debauches
»
ij= ki
\
\Jä)
.yft! l£l
tel le
[Tazkirat,
point
ritl
de
pages
'
HIST01RE DES SULTANS MAMLOUKS.
[77]
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2
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~»j.>
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r,
^^
etc.
—
2.
Sic;
lire
le suffixe T>» n'etant
—
J
^
~
^>3
Forme
6.
tout
IsO.
—
3.
*L^
-Z*^
il
ä fait vulgaire pour ^_y&\ X-Lj
_, soudee au verbe U. et conjuguee avec 10. Man. ^_$y*>. 9. Lire UL~i,l.
lui.
^
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Lire
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—
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5. S**e; lire
non pour
et
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composee de
Lire
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1
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personnes humaines,
les
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Lire \s^>3 U»,.).
employe que pour
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5ic; lire JJ=. sans l'article; regulierement,
1.
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2
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:
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[
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419
8.
la
;
animaux.
les
pröposition
Lire vJ^*j.
—
—
poisson,
trente dirhams;
cent dirhams
;
le
ritl
lc
ritl
de
lait,
quinze dirhams
de miel, cinquante dirhams
;
le ritl
le
;
rill
de sucre,
de vin, soixante-dix
dirhams. Le chevreau se vendit cinquante dirhams; une poule, vingt dirhams; im oeuf, un dirham et demi; im oignon, un demi-dirham; im fromage, im
demi-dirham; une botte de salade, un -dirham; une pomme, cinq dirhams. Les gens mangerent de la charogn«, des peaux et des semelles.
On
a raconte de
qu'il a dit
:
«
A
ofTrit six
ilfn
as-Sarkhadi,
le
marchand bien connu,
cette epoque, je d«meurais ä Alep, et j'avais quatre vaches
laitieres; j'en tirais
chaque jour,
Badr ad-Din du
je vendais
lait
pour mi Süffisance, pour
Celle
pour cent iuarante dirhams (de leur
mille dirhams, mais
*
je rtfusai
moutons pour une somme de neuf cents dirhams, acheta realisa un gain de deux jents dirhams. » Cette annee, al-Malik az-Zahif ecrivit aux tJmirs qui
Halabi;
ils
ma
famille, et,
lait).
On m'en
de les vendre. Je vendis cinq brebis
et trois
les
de
accueillirent ses propopitions et sortirent de
qui
me
etaient avec
al-
et celui
Damas parmi ;
eux,
se trouvaient Temir 'Ala ad-Din d-Bondokdar et Baha ad-Din Yaghoudai 1.
Ce nom
transcrit vraisemblablement le
6tre dsakhatai, anciennement yakhati i
par
le
turk,
«
mongol yaghoutai « combien », ou peutCe mot a ete emprunte
brillant, eclatant ».
sous la forme y-=V.> avep l'equivalence des deux suffixes adjectivaux -tai
*
fol.
>
v°.
'
MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL.
420 Alk».
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viUJI
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mirent en deroute
tifs) le
entra, et dont
il
ferma
delle durant cette
uuit, et ä
trouvaient dans ses environs, et II
fut
lesquels
stA»)
^
Aaj^«
/u
\i.
il
lä&
J^l* .v-01
des emirs et les (les
emirs fugi-
il
la ville
et
des forteresses qui se
arbora les armoiries d'al-Malik az-Zahir.
fut destitue de ces fonctions,
nomine gouverneur.
immediatement en Egypte, en
il
gagner Ba'albek. Ala ad-Din al-Bondok-
gouverneur de Damas au nom de ce prince durant deux
al-Vaziri fut
<*
Ensuite, la peur l'incita ä sortir de la cita-
prit possession de
il
dlUI jlkUI
*-Aft
combat;
leur livra
il
Oi>J
*w0
rejeterent sur la forteresse, dans laquelle
le
la porte.
meme
dar entra ä Damas,
et
«CfcL-
»«-JJ
al-Ashrafi. Al-Halabi se mit ä leur poursuite avec ceux
soldats qui lui etaient restes fideles, et
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j^s».
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Jliols
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Ijii-AS
[78]
II
la
et al-Hadjdj 'Ala
attaqua al-Halabi,
le
inois, apres
ad-Din Taibars
caplura, et l'envoya
conpagnie de l'emir Badr ad-Din ibn
Radjdjal. Badr ad-Din introduisit le prisonnier durant la nuit aupres du Sul-
tan al-Malik az-Zahir dans la Citadelle du Gaire. Le sultan se leva pour recevoir, bembrassa, puis qu'il avait
d'honneur. et
tenue; ensuite, II
il
il
lui
adressa ie longs reproches sur
lui
accorda son pardon
le
conduite
un vetement
et lui remit
par un rescrit des chevaux, des mulets, des etoffes
lui attribua
de Talent. Cette meine annee,
le
lundi, huitiemt jour
du mois de Rabi' premier,
sultan al-Malik az-Zahir confia la charge du vizirat et le
l'empire au sahib Baha ad-Din
Abou 'Abd Allah Mohammad il
la
et-tou.
est possible
II
redemption, saint 1.
Mohammad,
fils
ibn Sabin, connu sous le
gouvernement de
du kadi Sadid ad-Din
nom
d'Ibn Hinna, et
remit un vetement d'honneur. Tou« les grands personnages de Misr
lui
ä la
'Ali ibn
le
Le
«
grand tigre
que »,
,_'-*;'
Boghda'i soit uie forme de '-ijj boghda
lequel est en ou'ighour tokhta, et en
», lal
etant dans ce
mot
le
chinois thai
«
qui est arrive
mongol boghdo. «
grand
».
-
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[79]
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et
Man.
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je.
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viiLJl
lui
j^3
faire escorte; *
jour, le kadi tint seance fit
jU
avaient ete ses camarades
^
jUJI
l'emir Sai'f ad-Üin
dans son cortege, ainsi
pour rendre
la justice.
3
2 .
vint trouver le sultan, et lui
mamlouks
qui
deeide avec eux de l'assassiner \ 'Alam ad-Din al-Ghatmi, Bahadour al-Mo'izzi et Shodja'
emirs,
et qu'il avait
',
sul-
Cette meine ann6e, al-Malik az-Zahifs'empara de Shaubak", au mois de
Rabi' premier, et
en recut
il
Omar
Fath ad-Din
7 .
la redt ition
Au mois
Zain ad-Din Yaghoudai
Citadelle,
oü
il
chaines. Allah est
le
des officiers d'al-Malik al-Moughith
de Rabi' second, ;
il
*ut
,.,UL
demeura enfdrme jusqu'ä
—
ollicier, et
ce
—
5.
Khoshdash designait
entre lesquels, par ce
Comme
—
fait
3.
Makrizi, dans
1c
-
-
7.
mourüt dans
les
cause en 2.
qu'al-Malik
Mamlouks du
sultan
mamlouks qui avaient ete au Service du meine me ne, existaient des liens de camaraderie speciaux.
Prince ayyoub:;e qui
chute de sa maison en Egypte.
—
fut
Soulouk, nomine ce personnage
az-Zahir avait lui-meme assassine Koutouz.
voisine de Karak.
emprisonner
les
333) est una forteresse sur les confins d la Syrie, entre
la
qu'il
balaban, en turk oriental, lesigne un epervier.
4.
fit
plus savant!
d'Egypte al-Malik al-Mo'izz Aibek. Sa'i'kal.
sultan
le
conduit au Caire et emprisonne dans
Cette annee, les Tatars evaeuferent Alep. La 1.
6
_jj
^,_jj|
ad-Din Bektout, avaient donne leur entier assentiment ä son projet. Le fit emprisonner ainsi qu'im «ertain nombre d'autres emirs.
la
fol.
i
^L^-
tan les
l'emir
6
^y ^«
r=*-^
^U
fol.
fcri-lj
emprisonner plusieurs emirs Mo'izzis
im cavalier des troupes d'as-Saikali
les
®
_^-£
Jj
apprit que son maitre avait distribue de Tor ä une troupe de
Parmi
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dUi
La-
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L.
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davaddär, prit egalement place
Ce meine
les emirs.
Gette annee, al-Malik az-Zahir effet,
^
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(3 liXjJÜl ^AUill
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du Caire monterent ä cheval pour
que tous
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O.A^ J5
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421
—
6.
'Amman,
utait reste
Shaubak (Yakout. Koulzoum; eile
IIa,
en possession de son
fief
III,
est
apres
r
MOUFAZZAL
422
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6 V.
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petit district entre
que se trouve egalement sous aJ«~j jLjj^j birouniyya
«
etranger
»,
^
Alep
—
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du persan etc.,
«
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«
la
»
XJI
cv>V*^ J>j*^
;
oü manque
^j-JI, dans
az-Zahir
<JUlwj
ce
nom
est ecrit
;
bonne source
III,
dont l'ethni-
759),
exterieur
ou des pieces de mauvais
»,
—
Man.
4.
signifierait
aloi,
mon-
des
—
5.
^ans Nowai'ri (man. arabe 1578, fol. 13 v°;
Man. cf.
13
c^jJ! >Sj}-^ ^ul wX»e ,j jA^t i-tf-5-" (r**^ ou al-Manhal as-safi d'Aboul-Mahasin (man. arabe 2069, folio 3 r°).
le
le titre
partir,
fit
5 r,^* "" i^**^»
» est
d'al- 'Azizi)
dans
;
dix premiers jours
les
du mois de Rabi' second,
Fakhr ad-Din Altounboukha al-Homsi, l'emir Hosam ad-Din Latchin,
l'emir le
<Ap'
S^ojl*
*
*-*M
naies frappees en dehors des ateliers ofliciels de lE'tat, voir page 159, note.
r°,
^y^>
A ->'5
.j.jTjJI.
Sic; lire
3.
UJj
r*
taureau d'or
«'le
£>j
7F>^
,_y
IjAi-j
Antioche (Yakout,
et
-^"-
des pieces d'argent persanes, grecques,
l^P
^t-Ö-J^i
-5
f
Man. ^1^*31; 'Ain-tab
-
forme
la
ja ^V! >VI
^V!
^ici
^.
[80]
^_jJ|
J^Jl
i**3v^*!.
U~dJ|, dont derive LJJ1, signifie
persans
les textes
une forteresse
ü"*-"
Lyi
L
{J
^J^".
lji»l
j^Äc-J
ö'~
Man. LdJ!
1.
dans
,-^lJj
^L,
^^\
5
_i=» jJä 'j^=v* ®(*t^ _j£~*M
,j
fol.
^.01
IBN ABIL-FAZAIL.
djoukandar,
Hosam ad-Din
et l'emir
nombreuse pour chasser Ghaza,
les
d'une armee
Tatars d'Alep. Quand ces emirs arriverent ä
les
Francs d'Akka
depart de l'armee
al-Aintabi, ä la tete
ecrivirent aux
Tatars pour
leur
apprendre
le
destinee ä les combattre.
Les Tatars evacuerent alors Alep dans
les dix
premiers jours du mois
de Dioumada premier. Une troupe d'apaciies qui vivaient ä Alep se rendirent maitres de cette ville;
ils
assassinerent les habitants, les pillerent,
livrerent sans retenue ä tous les mauvais instincts qui etaient en eux.
emirs
les
de *
toi.
nommes
habitants,
plus baut arriverent levant Alep, ces apaches sortirent
il
*
l'emir
Fakhr ad-Din entra dans Alep,
l'emir
nez
».
qu'il
II
demeura
Shams ad-Din Albourounlou
',
Ce mot
confisqua les biens des
est
Albourounlou
ne faut pas prendre pour
emirs d'al-Malik al-'Aziz de Salah ad-Din.
«
a
et six
Alep jusqu'au moment oü arriva
etyJl,
ouyj^JI, par
arabe
il-.
v
jjiU « qui a
mal au
compose avec J! dl « rouge », Albourounlou etait Tun des grands
qui a le nez louge
l'article
un million
au m)is de Djoumada second; Fakhr ad-
Aboul-Mahasin explique Albourounlou,
1.
il
leur infligea des supplices, etil leur extorqua
cent mille dirhams bai'routis.
fils
se
la ville et prirent la fuite.
Lorsque
6 v°.
et
Quand
»,
Ghiyas ad-Din Mohanmad,
fils
d'al-Malik
az-Zabir Ghazi,
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[81]
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1.
Din
k
**—
e^
sortit de la ville
pour
lui
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J
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I-Lft>
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J>^. —2.
Man.
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isJfclä)!
fut entre ä
Alep,
il
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A9JJ
«iaälj
J* Klc
J»t».|
Jusj Lij ®Cia>l ,j»LjJI
\^
^1
l'idee qu'il venait
Damas, s'enfuyant de fait
avait compris qu'il le ferait egalement arreter.
il
concut
ruse, de facon ä s'en debarrasser
le
dessein de s'emparer de cette
bonnes gräces de
il
trama contre
ville.
une
lui
pretexta qu'il voulait se rendre aupres
il
:
du sultan pour interceder aupres de les
LlJi
^.il»»-
qu'al-Malik az-Zahir avait
L'emir Fakhr ad-Din prit peur de Shams ad-Din, et
dans
,H
pour se rendre ä sa rencontre, dans
emprisonner Yaghoudai, car
retablir
^yLjl
J>U!I
l^xic
preter assistance. Albourounlou etait parti de
il
A.„.n
_^~«YI
^»:r
^p-VI
Man. ^Jju.
cette ville, lorsqu'il eut acquis la certitude
Quand
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J^lj
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jUaJLJI
CA>
423
lui-
fce
en faveur de Shams ad-Din,
Shams
prince.
et le
ad-Din, dans ces condi-
tions, le laissa sortir d'Alep.
Des
Albourounlou se mit egalement ä extorquer de l'argent
qu'il fut parti,
aux habitants d'Alep societe de
et ä maltraiter les
Fakhr ad-Din;
Zamil ibn Hadithavint
le
il
personnes qui avaient vecu dans
nomnja des emirs
distribua sept mille mesures des denrees dont
emmagasinees ä Alep; de meme, Turkomans. Cette annee, al-Mostansir se trouvait emprisonne ä
quand
les
il
billafi
Baghdac
il
Malik az-Zahir se fut empare de T.
XII.
—
F. 3.
h
Tiefs.
L'emir
Shams ad-Din
leur
avait la garde, et qui etaient
arriva au Caire. Cet al-Mostansir billah
avec un certain nombre ils les
tansir se rendit dans l'ouest de l"|rak et vecut
—
conceda des
en distribua quatre mille mesures aux
Tatars s'emparerent de iaghdad,
PATR. OR.
et
trouver a\ec ses compagnons, et
la
d'
Abbassides;
mirent en liberte. Al-Mos-
mele aux Mongols. Quand
souverainete,
il
al-
se rendit aupres de lui,
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL,
424 li>-
ÜLa£)!_)
*
fol.
7
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vizir Ibn
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II
^Aiyi duüi jUjui ^ju-
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;
annee,
le
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*~*sJ\j
^«*L-JI
\Ji5yj',
le
de
le
il
le vizir, et
Heu
Porte de
le jeudi,
etendit la
traversa
la Victoire et
3 ;
lui les
diplöme conferant
Caire (dans toute sa
le
'
dans
le khalife
la
souverainete
s'agit ici
e
majeste du
le
collier d'or et
Makrizi dit explicitement que
fut le 57
grande
la
;
il fit
venir
cette
salle (de le vizir,
genealogie du Khalifat par-
temoignerent par serment de
la
un acte juridique.
comme
khalife, ensuite
emirs suivant l'ordre de leur grade.
en dehors du quartier de Karafa,
Mostansir
portant
main vers al-Mostansir billah, et le reconnut solennelle-
vetement d'honneur noir, un
la
accom-
*
du mois de Radjab de
lut la
les assistants
Le premier jour du mois de Sha'ban,
1.
mots ayant
etaient dix emirs, dont
khalife; le sultan le reconnut egalement
par respect pour
Ijj^
deuxieme jour du mois de Ra-
Montagne), ayant ä ses cötes
la
apres
j*a^~J\
premiers
veracite de ce qui etait dit, et le kadi des kadis en dressa
Ensuite,
^jSj
un jour splendide.
kadi Tadj ad-Din
ment comme
ia~U_T
ä cheval pour aller recevoir al-Mostansir billah,
kadi des kadis, et tous les dignitaires; on
devant
les
^
®/»«rliLe
(_3J
,_^3>j
*ä*a>
(iiJj
*^9-J
(Li—«
}
sultan al-Malik az-Zahir vint tenir seance
la Citadelle
4i
^1 jL*^
4^J>-
fut arrive le lundi, treizieme jour
Lorsque
J
JL.
Ü-Vj
Hinna, des kadis, des shahids, et des Chretiens
pa-r la
ce fut
SykUJl
ä la reliure.
l'Evangile. Cet evenement eut djab.
iijLaJIj j^iJlj
joj
C_y_
accompagne de plusieurs des Banou Maharish, qui le chefetait Nasir ad-Din Mohanna. * fol.
/^»Xi«
j-*$\
^«aJI
Ol
^
:
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^a-JläcJi
tj^ju
marge exterieure
presque entierement coupes
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/y)
[82]
khalife ordonna
une chaine
(ä al-Malik az-Zahir). et, le lundi,
On
il
fit
un
ecrivit
un
dressa une tente
quatrieme jour du mois de
le sultan ne s'assit
Commandeur
que Ton
d'or, et
pas sur un tröne, evidemment
des croyants.
—
2.
La glose
signifie
des rois des Musulmans, etle 38 e des khalifes 'abbassides.
—
:
Ce
:i.
II
du kadi des kadis, Tadj ad-Din Abd al-Wahhab, surnomme Ihn ßint al-A'azz.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[83]
j^aJI Hjyl
C
^J
ljl-VJla-
1.
Man.
^jLj-ÜI
que
«iUr
J.U ^Vlj
^jOJI
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<3j-UI
^11
^r^Vlj
rc^j
3.
En arabe
*
ju&ij'SljJ
classique,
il
gjyjj\
—
«J
^l^jiaJI
j»3j\
^.-01
/>>
toi. 7 v°
pOjl ^j a disparu
2.
faudrait
i^äj^Ul
jL*u
.jjjla.
khalife, le sultan, le vizir et les dignitaires de
le
^
J;.*J1
tV-^'
dans Makrizi.
l'on retrouve plus loin; l).^
—
JjJ-a
(
IjIüL-,1
jlLO)
jüjJb
b^=-jj
y»JLsJI
CjJ^i
^•»Vlj
dans une eraflure du papier.
Sha'ban,
£»-idl
(V"^'
-Uj-1
Li.^j!
j«JLi
JjJÜl
jLA>
j-—«JÜl
(fjlsj 3
jLLUI
«iäJI
4j>jj»5
425
>**).
l'empire monte-
rent ä cheval pour se rendre dans cette tente. Le khalife revetit le sultan des
vetements d'honneur
1
jambes avec une chaine) cellerie secrete
passa
lui
il
,
2
collier
le
au cou,
Fakhr ad-Din ibn Lokman,
.
et
de l'empire, monta sur une chaire et lut
fournir au
Baghdad
ceremonie de
la
il
avait besoin
5
echanson, l'emir Sabik ad-Din Abourita sharif
6
*
et Faris
ad-Din ibn Ezedemur
Nasir ad-Din ibn Sai'ram 1.
D'apres Makrizi.
violette.
—
Makrizi
2.
pour montrer 3.
il
dit
qu'il etait
8
comme
comme
que
le
Fesclave du
inexplicables.
=
«
le
Sai'f
le
comme sayyid-
ad-Din Balaban
al-Yaghmouri comme davaddars,
Ahmad comme
abbasside qui
ijhalife
—
On
4.
emir djandar, l'emir
et
brode
ad-Din Mohamd'or,
et
une robe
lui
donnait l'investiture.
—
voit par le recit de Moufazzal et par
Abouri-ta
—
5.
^\j? dans Rashid ad-Din,
\j.y_
dans
App. ,31) et Makrizi. Abouzba ou Bouzba sont egalement Aboui-tou signifie en mongol « un individu qui a du
Abouri-ta est l'adverbe rlont Abouri-lou est
s'expliquer par
atabek,
pour
sultan d'Egyjte avait hate de se debarrasser de la presence
II,
vj'j^l
7
y avait un turban noir, dore
Wassaf [TDjami at-tawarikh, ».
partir
explicitementjqu'on attacha les jambes du sultan, evidemment
genante de ce successeur des 'Abbassides.
caractere
faire
,'khazandar, le kadi Karaal
Makrizi donne le texte de ce documint.
celui de Makrizi
chasseur de pantl eres
»
(Cat. des
forme est moins vraisemblable que Abourita. 7.
et de le
as-Sai'rafi
ad-Din ibn Shihab ad-Din
l'emir Fath
d'in-
.
Shihab ad-Din Dja'far comme ostaddar, l'emir
ash-Shamsi
diplörae
3
designa l'eunuque Baha ad-Din Sandal as-Salihi
lui
il
:
le
(les
chan-
investiture fut terminee, le sultan s'occupa de
dont
khalife tout ce
'
1
attacha
directeu'r de la
vestiture, qui etait de son ecriture et qu'il avait redige
Lorsque
lui
il
Eze-demour, avec l'equivalence
c instante
— s
(i.
=
l'adjectif. U\j>.
Man. persans,
II,
Youzaba peut mais cette
2),
Alide descendant de Mahomet. z,
est
pour Esen-temour
—
«
—
Je fer
solide », .y*~3 en transcription pjrsane, avec la chute reguliere de -n. 8. Sai'ram ij*~i) est le nom d'une ville dans le Turkotan chinois les Mongols et les Turks portaient ;
volontiers des
noms de
ville.
>
fol. 7
v
MOUFAZZAL
426
UCJL^j
iLiD^jjj
^
(j
SUls»
"y
^y
4
3y^
j[zl^\
JisWI
1702, fol. 412)
*jj1-W=-
JUs- ^LS
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3
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—
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IS^L^ a _r' -'
*—Jls
J-*
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[84]
;
kUj
^J-*3
^U
jj
jÜalül
^Äjj
pour
^ JÜ»
blj.
—
Man.
3.
du Khorasan. Le Moufarridj al-kouroub (man. arabe
JU
ja,
deux personnages
et fait
differents de
Abou
—
4.
'Ali
Man.
-iU~*.M.
Moufarridj
fixa
j-^J
ville
mad ibn Izz ad-Din as-Sindjari commc comme secretaire (katib). II
*J
^j^j
at-Touni et de al-IIaiiz al-Kindi, ce qui est probablement la veritable lecon. jtax)!;
J^-3
SU L=-
AI
<^.j
Le manuscrit a ib!
2.
^-^
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faut corriger en
1. II
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Stli-
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Uli Li-
IBN ABIL-FAZAIL.
un
lui
nombre de quarante;
tresor,
il
un
nomma
mamlouks, grands
arsenal, des
les
Sharaf ad-Din Abou Hamid
vizir,
uns djamadars
de
(officiers
la
au
et petits,
garde-robe),
d'autres silahdars (porte-armure), d'autres rambdars (porte-lances), d'autres
zardkashis (porteurs de la cotte de mailles).
ordonna qu'on
II
chevaux, dix attelages de mules et dix de chameaux, qu'on de chambellans, une garde-robe, un
imam
et
un muezzin. Le sultan
de bouche
oflice
ecrivit des
personnes qui etaient venues de l"Irak avec mettre en route et de partir quand bon Ensuite, le sultan partit
Ramadhan. Le sultan desira vivement et (le khalife) 'Ali
Ten
Makrizi
:
o
dit
un
oü Ton gardait
formellement dans
le
eleves du Soufisme.
Son
etre investi
3.
l'ordre soufi, par la remise d'un vetement.
revelee ä
Mahomet durant
la nuit
lui il
oflice
donnät un fiefs
aux
permit de se
voudrait.
de l'ordre de la Noblesse,
La Noblesse
Salman
comme
3
passa de l'imam
al-Farisi, ä
celle
'Ali at-
medicaments du prince
fut le khalife qui revetit
La Noblesse iya
investiture se faisait,
lui
un
dix-neuvieme jour du raois de
les boissons et les
—
il
semblerait, et oü le
Soulouk qut ce
az-Zahir des insignes de la Noblesse.
qu'on
le khalife, et
revetit avant son voyage.
office
,
lui etablit
diplömes conferant des
ibn Abi Talib, qu'Allah honore sa face! ä
1. Litt. 2.
2
lui
pour Damas
1
cent
lui fournit
est
de
la
Tun des Stades
—
les plus
dignite de directeur de
Les Mystiqucs affirment que
de son ascenson au Ciel, et
».
al-Malik
qu'il la
la
Noblesse
transmit
fut
comme
un heritage precieux ä 'Ali, de qui eile passa aux jersonnes dont Moufazzal et Tauteur du Moufarridj al-kouroub (ms. ar. 1703, fol. 412) uous ont donne les noms.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[85]
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Man.
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Moufarridj
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Touni, ä al-Hafiz al-Kindi, ä
'Aouf al-Ghassani, ä Aboul-'Izz an-Nakib, ä
Abou Mouslim al-Khorasani
ä Hilal an-Nabhani, ä
l'emir
',
Hassan, ä Aboul-Fazl al-Kourashi, au
Fazl ar-Rakkashi,
Rouzbah
ä
ä
Baka ibn at-Tabbakh,
haish, ä
Omar
ä
Hasan
Aboul-Kasim ibn Hinna, ä Nafis
al-'Alavi,
Abou Bakr
ibn Djou-
ibn ash-Shirabdar, ä
ä
l'imam an-Nasir
2 ,
ä son
Le general qui mit les 'Abbassiqes sur shi'ite. comme al-Mamoun etait manfcheen. 1.
Ahmad
etait le fils
roi
ibn ar-Rassas, ä 'Abd Allah ibn al-'Ain, ä
'Abd al-Djabbar,
du
khalife az-Zahir
k
ai'eul
le trone.
—
3.
le petit-fils
Makrizi raconte dans
pour Damas:
le sultan,
le
"Ali ibn
Za'im, ä
3
—
2.
Le
khalife an-Nasir etait
Al-Mostansir billah Aboul-Kasim
du
khalife an-Nasir
qualite qu'il etait le grand-maitre de Vordre de la Noblesse. feuillet.
ä
Abou Kalindjar, ä Mohanna al-'Alavi, ä 'Ali
Aboul-Hasan an-Nadjdjar, au
as-Soufi, ä Mou'izz ibn Anas, ä
al-Fizari,
Shibl Aboul-Makarini, ä
ka'id
al-Farisi, ä l'emir Wahzaii, au kaid 'Isa, ä
Djoushan
Souliuk que Ba'ibars
II
y a
ici
;
c'etait
en cette
une lacune d'un
et le khalife partirent
ensemble
d'apres Makijzi, avait eu tout d'abord l'intention de donner ä
al-Mostansir billah un corps de 10.0o| cavaliers pour l'accompagner ä Baghdad; puis, apres reflexion, il ne lui donna que JOO hommes, dans la crainte qu'il ne se retournät
Le khalife partit de Damaaet arriva ä Rahba oii il fut rejoint par l'emir 'Ali ibn Hodha'i'fa; de lä, il se rendit ä Nadjhf, oü il trouva un pretendu 'Abbasside, qui voulait se faire ^econnaitre comme khalife. il-Mostansir billah lui ecrivit pour lui offrir une
contre
lui.
amnistie, puis
il
se rendit ä 'Ana, ä Iliditha, et prit la route de Hit.
428
MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL.
[86]
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[87]
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Li* ^-^>U
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C^li- l^O^s
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1.
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Man. ^liLJ!
LajJLj
Ij-lbj
«J
Usou-j;
I^äJ
que
*
...
naissant
le
*
qu'ä lui seul.
»
'
^
et
engagea des pourparlers avec
voici
le
Lorsque al-Mostansir arriva,
**PB-"
—
qui
lui
et
ne
devant
donna
dirent et lui porterent des provisions de bouche. Le khalife
en
Ghoulmish
ä l'emir Nasir ad-Din
fief
2
frere de l'emir
,
Halabi, Tun des emirs qui l'accompagnaient. Ensuite,
marcha sur Haditha 3 quand
il
;
en
ouvrit les
portes,
et
se
avait ä
y
1. 11
Baghdad, en
deelara
prete
toute
comme
est assez difficile de savoir au juste de quoi ;
le khalife
puis ä Haditha, dans Makrizi; dansjMoufazzal,
devant Haditha, apres s'etre rendu mailre de la tronque:
faut
il
il
vraisemblablement en conclure
se lisant
ghoulmak citees
JOlj Ol
Jjji.
—
2.
^r*pi pour
egalement Ghoulmish, qui
demander pardon par Yakout (II, 222 et «
sqq.)
le
«st
»
c.
:
se
ici. II
le
recon-
la
ville;
la lui
il
ren-
cette place
Alam ad-Din
al-
ranger sous son
sa propriete particuliere.
il
est question, Makrizi racontant
va de Hahba ä Nadjaf, puis ä 'Ana
le khalife
ville
dont
se presente est parle
il
qu'il s'agit ici
j^Ojc
immediatement
dans ce passage
de la prise de posses-
du pronom feminin dans
=
*iOjS, toutes ces formes l
participe passif
du verbe oui'ghour
Plusieurs localites qui ont porte ce
Hadithat al-Mausil, sur
le
Fourat ou Hadithat al-Noura, qui est ä quelques farsakhs d'Anbar, tion
pour
partit de cette ville et
ä
sion de 'Ana par al-Mostansir, ce quijexplique la presence
Is^iwj l»Jib_j
joj ®«J
de gouverneurs, deux generaux tatars,
qualitfc
ces evenements d'une faQon tres succincte ijlc,
ijs-j
se presenta devant cette ville, la population lui
obeissance. Le khalife prit cette pl^ce II
l^
livrerons (la
gens qui s'y trouvaient, lesquels
les
J^j
-^
j1-^«->
serment en
nous
arrive;
campa devant
il
y a egalement une Haditha dans
la
r
O.
Sic; lire
2.
fol. 8
öl-^
O
J~>3 Uiä £>-^>-
sultan, souverain de l'Egypte, lui a pret6
comrae khalife,
forteresse)
LjOl
jlOl Ojjj
jV»!
raccorder deux pages qui ne se suivaient point.
«
j^
-
jl
^_a^_JI
Jj;
aJI
l^Jlj
l
ayant ete ajoute par une main moderne
'^«-'.Wj
^
ljOiL'3
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^^s-U.
O *-"^ r^ -'^ -^
LjXa»!
Ofc-lO
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2
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*~ jLi
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J*j
%» J—»lj
l^JO
VI
429
Ghouta de Damas.
Oy
nom
sont
Tigre; Hadithat alcelle
dont
il
est ques-
1
fol. 8
r
MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZA1L.
430
Jusj
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^
—
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^
-k^ J\
*J>\jJ\
-^
J>j
J^
^jU-
(egalement) gouverneur de Baghdad
3
Ils
.
J^-j
^b
®l^i
^
verait
dans
le
Quand
le.
cette ville en le
2
'Ali
;
avaient sous leür
ferma
le
Ensuite,
il
al-Kharizmi
commandeun fils qu'il
que, lorsque
se trouverait,
de
partit
cette
Asad ad-Din Mahmoud,
etait la nuit
du dimanche, dans
enverrait des
moment oü
il
s'en empara.
II
y
fit
de Zilhidjdja et pilla tout ce qui s'y trouvait. ville
et
vint
camper devant ad-Dour le
6 ;
il
commandement de
qui remplissait ces fonctions en remplace-
les environs
il
passa cette nuit, qui
d'al-Anbar \ Quand Karaboukha
de l'armee du khalife,
apercut l'avant-garde
il
.
ad-Din Abourita as-Salrafi;
l'emir Sabik
ment de
le khalife arri-
5
envoya une partie de son armee en avant-garde, sous l'emir
khalife
arriva devant Hit, la population de
l'investit jusqu'au
il
iü
pour l'empeeher d'y penetrer. Le khalife mit alors
la porte
dernier jour du mois il
fils
rive, et qu'il les incendierait
khalife al-Mostansir billah
siege devant Hit, et
son entree
de l'endroit oü
voisinage
bateaux vers l'autre
decida avec son
il
^*Ä*
:>
.
k
;
J^
Uis -v»VI
ment une armee de cinq mille Mongols. 'Ali al-Kharizmi avait envoya ä Hit pour y epier ce qui parviendrait des nouvelles du qui se dirigeait vers eux
lyic.
IjAaI
X>"
Cf"
O,
£*>
5
est
lautre Bahadour
et
^ui
-c*"^
ÄUU1 Uly
Le pluriel regulier de L^Ur*
2.
Cijlü»
i^j
Jji l^
ot-^
c~a ^1
L)
^
er5" iv*^"j
dont Tun se nommait Karaboukha', etait
® l^r^J
l
j^JL ^LJI
~JI
y\.
l
^
jLi-l
«CoJsdl
l^Al« fc^jC-c ^y Ä»ii? vi*j jjjJl
jUVl uJUo
liür
Man.
J v^^
^9-1
^Yl
«^'UJI J 1.
4a-jXjl
|*jJl
JJ£)
j*aZ~J\ Äiiijl Juaj ISÜ
«Uli
Ju-I
<>w
"Ol
lil
[881
il
ordonna
aux troupes qui
etaient avec lui de traverser le fleuve dans ses gues.
En
1. «
en
le
transcription persane
brave
»,
cite trois.
en mongol.
—
d'une
4.
Nom
3.
—
2. Baghatour \ß en mongol « le taureau noir ». Moufazzal parle, en fait, de deux gouverneurs, et il
läjJ
—
;
ville
sur l'Euihrate, dans les
au-dessus d'al-Anbar (Yakout, IV, 997). 6.
—
5.
Pour
l'avertir
Makrizi ne parle pas de cette localite; d'aprcs Yakout
(II,
environs de Baghdad,
de l'arrivee du khalife.
—
nom
de
615),
Dour
est le
sept localites des environs de Baghdad, parmi lesquelles Dour Takrit, et baye, qui se trouvent toutes
egalement connue sous
Baghdad de cinq
phrate, ä dix farsakhs de tait, ä
—
deux entre Samarra et Takrit, Dour Bani Aukar, de Dour al-Vasäi 'Aoun ad-Din, laquelle est distante de 7. Al-Anbar, dit Yakout 1, 397), est une ville sur l'Eu-
les
nom
le
farsakhs.
Dour 'Ara-
Baghdad;
l'epoque des Sassanides, le
cette ville, qii existait avant la conquete arabe, por-
nom
de Firouz Shapour.
DES SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE
[89]
Ut lyyC V
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*
fc^Lc ^i«
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Jwi
iy^
^JÜl aJj ^-^iJI jULj
AjI.
le
—
iy^ J
ä la place
du cas
nom
precedent.
—
Man.
5.
se tournassent contre lui
Turkomans
de ses troupes,
le
des Arabes
tete
pirent
jL^II J~»
3.
j^Lj
Lire
r
l^/lj
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^Uj
'
'i^\
Cy> ^aJI
u,_y.
les tenebres de
'
;
le khalife
la
Karaboukha
nuit,
isola
Ies
disposa (son armee) en douze escadrons;
l'aile droite et l'aile
gauche, *et du reste
*
chargea en personne avec vigueur, ä la des Turkomans qui se trouvaient avec lui; ils rom-
ceutre; ensuite,
une
et
partie
il
de son armee
tomba
ä
l'eau;
puis des
sortirent pour soutenir
les Tatars.
Turkomans et les Arabes virent cela, ils prirent la fuite, et Farmee des Musulmans se rangea autosr du khalife. Le combat fut acharne, les
2 Tatars finirent par laisser la place libre au khalife qui se sauva avec 3 dix personnes, lesquelles furent l'imam al-Hakim, Nasir ad-Din Mohanna Nasir ad-Din ibn Sairam, Sabik ad-Din Abourita, Balaban ash-Shamsi, Asad
et les
,
ad-Din Mahmoud,
et
une troupe de cavalicrs, qui comptait une cinquan-
taine de personnes.
Nadjm ad-Din 1.
Parce
forces ä
et
Fath ad-Din al-Yaghmouri furent tues; Ton n'eut plus
qu'il craignait
de voir les Musulmans de Baghdad, que les Mongols avaient
combat contre al-Mostansir, et 2. Makrizi tlit que l'avant-garde des Tatars fut rompue par khalife, mais que les Arabes et les Turkomans, qui formaient
marcher avec eux,
passer dans ses rangs.
se
refuser a
engager
le
—
Charge menee par le une partie importante de ses troupes,
la
le
trahirent et ne combattirent pas
mises en embuscade par les Tatars s'etant montrees, les Arabes rent la fuite.
—
Banou Maharish.
3.
8
nominatif, l'accusatif etant
troupes, qui s'etaient dissimulees dans une embuscade,
Quand
fol.
Le manuscrit omet jjjjJl^obj, par confusion
4.
des Arabes
et
et
Bahadour,
—
^
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lr#l J..AÜ
—
o^ o*
qu'il avait sous ses ordres, dans la crainte qu'elles ne
troupes de Baghdad
des
5
sujet.
Lorsque Taube dissipa
il fit
^ma
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Man. omet j.
2.
ici
employe avec
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5fc,' lire
1.
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431
Sur ce personnage, voir page 82;
il
et les
:
des reserves
Turkomans
etait le chef
pri-
des emirs des
fol. 8
v.
MOUFAZZAI, IBN ABIL-FAZAIL.
432
J
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fol.
9
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aucune nouvelle du khalife al-Mostansir billah, et l'on ne sut dans quelle terre son corps repose. II y a des gens qui pretendent qu'il ne cessa de combattre jusqu'au moment oü qu'il
qu'il fut blesse,
resume, Cette
dans
fut tue
il
la
melee;
d'autres disent
En
survecut ä ses blessures et qu'il mourut ensuite.
disparut, et Allah seul sait ce qu'il devint!
il
annee, al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan, prince de Mardin,
meme
se rendit aupres d'Houlaoun, emportant avec lui des
cadeaux precieux, parmi
lesquels se trouvait une grande coupe incrustee de pierres precieuses, qui valait quatre-vingt-quatre mille dinars; al-Malik al-Mouzaffar fut recu ä la
cour d'Houlaoun qui appris que les
fils
que ce sont leurs
le
combla de temoignages d'estime,
du prince de Mausil
officiers
se sont enfuis
et qui lui dit
en Egypte,
« J'ai
:
et je sais
qui sont la cause qu'ils ont ainsi quitte leur royaume.
Aussi, abandonne tes officiers, ceux qui sont venus avec toi ä ma cour, car je ne nie porterais pas garant qu'ils ne te detourneront pas de moi, et qu'ils
ne t'inciteront pas ä abandonner tes
refuge en Egypte. force; II
i
-.
pour
qu'il se füt
ä la moitie du chemin,
Houlaoun, inspirait. le
il
et
il
tremblait de tous ses
Houlaoun
lui dit
:
«
Tes
quand
il
par des envoyes d'Houlaoun
membres par
officiers
et
sauve de ce danger.
fut rejoint
souverain de l'Egypte; aussi,
II
s'en revint
*
chez
suite de la peur qu'il lui
m'ont appris que tu veux te retirer
j'ai
pense
qu'il
est
bon
qu'il
y
ait
des officiers ä moi, qui t'empechent d'agir de la sorte. » Puis il partir avec al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan des emirs qui devaient
aupres de fit
chercher un
quitta ensuite Houlaoun, s'en retournant dans sa principaute;
qui lui ordonnerent de revenir ä la cour de ce prince.
chez
aller
Al-Malik al-Mouzaffar obeit ä cet ordre, contraint
ne pouvait pas croire
il
fut arrive * fol. 9
»
etats
toi
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[91]
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y a dans cette phrase une hesitation entre l'emploi du duel les autres formes. —
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433
et
du
—
pluriel
tÜs
5.
II
dans
6. Sie; lire L'^l., ä l'accusatif.
rester aupres de lui, et
il
renvoya dans son royaume en ajoutant ä ses pos-
le
al-Khabour.
sessionis Nisibin et
II lui
ordonna de demolir
les tours crenelees
de la forteresse (de Mardin).
Quand Kara-Arslan qui etaient au
l'eut quitte,
Houlaoun
fit
decapiter tous ses ofiiciers,
nombre de soixante-dix personnes, parmi
lesquelles se trou-
vaient al-Malik al-Mansour Nasir ad-Din ibn Ortok ibn al-Malik as-Sa'id,
Nour ad-Din Mohammad, Asad ad-Din al-Bakhti, Hosam ad-Din ad-Din al-Hadjiri, 'Ala ad-Din, gouverneur de
lut
Fakhr
la forteresse (de Mardin), et
'Alam ad-Din Haiidar; aucun d'eux n'avait commis de faute, seulement, par ce moyen, couper
'Aziz,
et
Houlaoun vou-
les ailes ä al-Malik al-Mouzafl'ar.
Cette annee, Razi ad-Din ibn al-'Ali et
Nadjm ad-Din ibn
ash-Sha'rani.
des forteresses des Ismailiens, envoyerent au sultan al-Malik
souverains
az-Zahir des presents et une lettre contenant des intimidations et des pro-
messes;
ils
Nasir
et
1
,
Quand dit
:
deux
ils
«
reclamaient les les
impöts (qu'on y
appris
levait);
ambassadeurs,
qu'ar-Razi est mort et
il
se mit
le
sultan acceda ä leur demande.
lui ecrlvit
en route,
»';
il
al-Malik az-Zahir leur
nomma
un diplöme
et (ä
Tun des
conferant l'autorite
lui
son retour)
ä sa place
il
—
2.
de ces sectaires heterodoxes.
C'est-ä-dire que Baibars
fit
2 .
trouva Razi ad-Din
Al-Malik an-Nasir Daoud, prince de Syrie, auquel Baibars avait succede dans
souverainete de cette contree. a-vis
qui leur appartenaient sous le regne d'an-
furent dans Tintention de s'en retourner,
J'ai
Ce personnage 1.
fiefs
la
acte de suzerainete vis-
MOUFAZZAL
434
1
i-Lfi.Lw-.Vl
* fol. 9 v°.
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2.
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IBN ABIL-FAZAIL.
—
3.
il
prit alors sa place,
ils le
*
fol.
9
v». *
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—
4.
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Cf-
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Sic,
lui etait arrive
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haukaban p our
pendant dix jours, jours, et
mourut
ne furent pas satisfaits de
les Ismailiens
*-**
*—>££
lire
cacha ce qui
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ir^
''
j^
tomba malade durant quelques
apres lesquels Razi ad-Din II
i^Lr* ^"^r^
Man. omet j.
kaukaboun, par confusion des deux tanwin;
vivant en parfaite sante;
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Lire^^t.
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[92]
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et
lui,
tuerent.
En l'annee 660 de l'hegire, le khalife al-Hakim bi-amr Allah arriva ä j) ama s, et il fit ensuite son entree au Caire, le dix-septieme jour du mois
de Rabi' second. Al-Malik az-Zahir s'empressa de se rendre ä sa rencontre, il
le fit
descendre dans
grande tour (de
la
la citadelle), et
d'argent süffisante pour ses depenses. Le
fils
fixa
il
du khalife
etait
une somme
venu avec
son pere.
Lorsque
Hakim
les
s'emparerent de Baghdad en l'annee 656,
Tatars
resta cache dans
la ville
commencement de
jusqu'au
cet
al-
l'annee 657;
il
Baghdad, accompagne de trois personnes, les memes qui se rendirent en Egypte en sa societe. Al-Hakim alla chez Hosai'n ibn Salah ibn Rhafadja, chez lequel il demeura jusqu'ä cette epoque (660). On a dit que
partit alors de
lorsque al-Mosta'sim fut tue par les Tatars, une etoile se cacha, et qu'on ne la vit plus jusqu'ä ce
1.
que parut cet al-Hakim
C'est-ä-dire que l'individu que Ba'ibars avait
poisonner Razi ad-Din.
—
2.
2 .
nomme
lit emcommenca le
chef des Ismailiens
Quand Iloulagou arriva devant Baghdad et musulman qui se trouvait dans son armee
siege de cette ville, un astrologue
des catastrophes cosmiques
si
le
khalife abbasside venait ä etre tue
musulman, Nasir ad-Din at-Tousi, qui rassura
le
cataclysmes ne se produiraient certainement pas.
:
lui predit
ce fut un autre
prince mongol, en lui disant que ces
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[93]
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le
de surprise quand
nom
Baghdad
d'ash-Sharabi, vint de
al-Hakim
allons te presenter ä l'imam
pas utile; ce qu'il est urgent de
rejoindre
leur repondit
il
le fait
des Tatars,
fit
les
evenements que
l'on connait
moment oü al-Malik al-Mouzaffar Routouz Tatars ä 'Ain-Djalout \ ibn
'Isa
Mohanna
2 .
ficence (qui lui est due),
s'il
et
2.
comme nous
Pour que, de
lä,
L'auteur veut parier
Hakim sans
protecteur.
de Goliath.
—
du manuscrit
:
5. «
l'avons
au besoin,
—
il
ici
de
3.
Li'
Qu'il reprit
Cet
imam
3
partit
dit
lui
le
plait ä Allah!
assassine, et, lorsque fut arrivee
—
n'est »
(L'imam al-Hakim) s'en
6
»
:
«
resta jusqu'au s'on
armee,
5 .
il
lui
connaitre
fit
Quand nous serons revenu
recevions avec toute la magni-
Mais al-Malik al-Mouzaffar
presente epoque,
la
il
d'Egypte avec
reconquit la Syrie
en Egypte, envoie-le nous, afin que nous
1.
Ce
Amal ibn Sauf ad-Din Mohanna s'employa pour
se rendit chez le sultan, et
de l'imam al-Hakim. Le sultan
Egypte),
«
que vous l'envoyiez ä Damas'.
faire, c'est
retourna alors chez l'emir Tsa (ibn Mohanna), aupres duquel
l'etat
Nous
connaitre au souverain de Damas. C'est alors qu'arriverent, par
il
L'emir
:
«
:
descendirent chez Nour ad-Din ibn
lui, et
battit les
.
accompagne d'un shaikh des Tbada, nomine Na 'im;
s'y rendit, ils
mais
»;
ibn Haditha; ensuite, Sharaf ad-Din 'Isa ibn le
>u
furent temoiiis de
ils
les (partisans d'al-Hakim), Iesquels, des qu'il fut arrive, lui dirent
'Ali
<_s^
Quelques jours plus tard, Djamal ad-Din
stupefia.
les
al-Moukhtar, connu sous
tout d'abord,
Oi
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evenement qui
Al-Hakim
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435
rapporte. Al-Malik
*
al-Hakim
az-Zahir
lui
7
fut
vint (en *
renouvela
puisse passer en Egypte ä la cour du sultan du Caire.
mort du sultan al-Malik an-Nasir qui laissait al4. La source troisieme sultan mamlouk du Caire. la
—
aux Mongols.
al-llakim
fut le
trente-neuvieme des khalifes 'abbassides.
»
—
fi.
Lannee
660.
—
7.
On
lit
en marge
soixantieme des rois des Musulmans,
et le
fol.
10
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MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
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1.
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lit
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(
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*~.LJ! _j»j
presque entierement coupes ä
la reliure.
ghoun
etait a l'avant-garde.
ensuite sa reconnaissance
par
la suite, s'il plait
—
~>*L»J! \jfyj', dont les premiers mots ont ete
—
Man.
3.
comme
M.
2.
,y.X~o\
v^OJL», ce qui signifierait
Rashid ad-Din,
DjamV
que Sanda-
at-tawarikh,
nous raconterons cet evenement
khalife, et
ä Allah.
Cette annee, on recut la nouvelle que des discordes avaient eckte entre les
Tatars ä
la
mort de leur grand
roi
qu'ils etaient
',
en complet desaccord,
que Berke avait battu Houlaoun. Ensuite, au milieu du mois de Rama2 Cette meme dhan, de faux bruits circulerent ä Damas au sujet des Tatars et
.
annee,
le
sultan al-Malik az-Zahir envoya des detachements de troupes ä
Damas, sous
le
commandement de
ad-Din ar-Rokni;
ils
'Ala ad-Din ad-Dimiati et de al-Hadjdj 'Ala
arriverent dans cette ville au mois de Zilka'ada.
L'emir Ala ad-Din Taibars al-Vaziri, gouverneur de Damas, ville
pour
les aller
recevoir, mais
voverent au sultan; puis la confisquerent.
ils
La cause en
lirent
fut
Damas d'une facon tyrannique, c'est ainsi qu'il la disette eclata
Cette
II
les
dans cette
etait
Fen-
ils
main basse sur toute sa fortune,
et ils
que 'Ala ad-Din Taibars se conduisait dans et qu'il s'y
livrait ä
Arabes de porter
toutes les exaetions;
les recoltes ä
Damas,
et
que
geueral etait Sanda-
al-Mouzaffar Kara-Arslan, prince de
d' al-Malik
mort de Monkke Khaghan.
gols qui avaient penetre sur les territoires de sultan d'Egypte.
de cette
ville.
aecompagne
s'agit ici de la
sortit
se saisirent de sa personne, et
annee, les Tatars attaquerent Mausil; leur
ghoun, qui 1.
empecha
ils
1
—
2.
En
realite,
il
s'agissait de
Mon-
Islam pour venir se mettre au Service du
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[95]
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fol.
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*_iVI
l
man. suppl. pers. 209,
JU!
Man.
—
papier.
5.
J
s^ J~=jJt
comme
Jj,JI, qui,
Man.
nomme
r",
Sandaghoun ayant
equivalentes, le n de 1.
293
folio
les
j^j.
ce general
ete ajoute
—
Lire
2.
deux mots suivants,
—
,y.X~s.
a
comme
celui de
li^ — 8
.
deux formes etant
les
_jcl^JL~.,
.,j^^»
Lire I.Lo.
3.
le
—
4.
Man.
presque disparu dans une eraflure du
Man. J^Jl.
6.
Mardin, avec une armee, de Shams ad-Din Younis al-Moushidd ad-Din,
= jS^^.
',
et
de Shams
grand veneur. Al-Malik as-Salih Rokn ad-Din Isma'il, fds de Badr
ad-üin Loulou, se trouvait dans Mausil avec sept cents cavaliers.
(Sandaghoun) dressa contre vait point
d'armes avec
lesquelles les assieges
ni provisions, de teile sorte
bitante, et
que
que
makouk 2 (de demanda alors
le
as-Salih Isma'il
vingt-cinq balistes, et
la ville
le
il
ne s'y trou-
pussent combattre contre
lui,
prix des denrees s'eleva d'une facon exor-
ble) atteignit vingt-quatre dinars.
ä
l'emir
Al-Malik
Shams ad-Din Albourounlou
3
de
venir d'Alep ä son aide. L'emir sortit pour se porter au secours du prince
de Mausil, et
ce
marcha jusqu'ä
il
ce qu'il parvint
*
ä Sindjar.
Mut.
Quand les Tatars connurent son arrivee, ils se deciderent ä fuir; mais, ä moment meme, Zain ad-Din al-Hafizi arriva aupres des Tatars, venant de
chez Houlaoun
il
;
leur apprit que l'armee qui se trouvait avec Albourounlou
n'etait
qu'un detachement
contre
lui.
Sandaghoun
fort
peu important,
et
il
leur ordonna de marcher
partit ä la tete d'une troupe prise
parmi l'armee qui
se trouvait avec lui devant Mausil, dont l'effectif s'elevait ä dix mille cavaliers, et
il
se dirigea sur Sindjar.
L'armee qui 1.
Moushidd,
signifie,
et
etait
avec Albourounlou
shadd, designaient des inspecteurs de tout genre.
d'une fagon generale,
quelle denree
il
comptait neuf cents
s'agit.
—
3.
«
Cet
mesure
»
;
le
otficier etait
copiste a oublie
ici
gouverneur d'Alep.
—
cavaliers,
2.
Makouk
un mot indiquant de
10
v
MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL.
438
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CjjINo
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2.
Turkomans
ordres,
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et
ifrUjs-
^X«
._~Ua>
cent Arabes. Albourounlou sortit contre les Tatars,
dimanche quatorzieme jour du mois de Djou-
le
Messe; parmi
fut ecrase et prit la fuite,
11
O*
t_^^-3 k-^JJ (*lf
jJj_a)1
iij^J'
fJv'l}
Man. J.^1.
et se rencontra avec eux,
mada second.
<J-y ^*v?"
0^ f^
r^»^ ^
J^»
Man. Oj*Sj.
quatre cents
J^
[96]
furent tues 'Alam ad-Din az-Zoubasbi
ad-Din Ai'bek as-
Hosam ad-Din Dourounada'i
Solaimani, Bahadour Yousouf,
sous
les officiers
Izz
',
2
Keukelde'i
,
al-
Halabi et Sindjar an-Nasiri.
Les Tatars
firent prisonniers
Alam ad-Din Djoulam
3
avec son
fils et Sai'f
ad-Din Bektout an-Nasiri; Albourounlou echappa au desastre avec un
groupe d'Azizis
et
de Nasiris
4 ;
ils
eux se separerent d'Albourounlou
Apres ces evenements, Iloulaoun pour
conferer
lui
un
fief
dans
les
petit
arriverent ä al-Bira, oü la plupart d'entre et
entrerent sur
lui
egyptien
territoire
le
;i .
envoya demander de venir ä sa cour,
pays soumis ä sa domination (en recom-
pense de sa belle conduite). Mais, ä ce
Zahir
la
bourounlou 1.
meme moment,
-Ä>^jj,
partit d'al-Bira, le
pour
designa ensuite un
toromtai designe
Orient
»
;
equivaut a le
6 ;
officier
faisait
demander ä al-Malik
jJjj~>,
«
litt.
chef de l'eau
le
de police; s et z s'echangent facilement.
le tiercelet;
l'echange de
la grapliie
m
et
az-
sultan la lui ayant accordee, Al-
le
dix-neuvieme jour du mois de Bamadhan,
-iX>j~?, en turk oriental
respond exactement ä »
Albourounlou
permission d'entrer en Syrie
n
—
2.
»,
et
titre
il
qui
En mongol
est constant; dourounada'i, qui cor-
arabe de ce nom, signifie
oriental
«
»,
de dourouna
cet adjectif se trouve en mongol moderne sous la forme dotirounatou, qui dourounadai; cf. dourounadeki « qui est ä l'orient ». 3. Probablement
—
turk oriental .y^y^- tchoulan
«
droit, veridique
al-Malik al-'Aziz et al-Malik an-Nasir.
—
5.
».
—
4.
Mamlouks des
daient en effet jusque dans ces environs. Bira (Yakout,
II,
du pays de Roum.
Soumaisat, entrc Alep et
les frontieres
s'en remettre ä la parole
du sultan d'Egyple que d'ajouter
tiquement mensongeres des Mongols.
sultans d'Alep,
Les domaines des sultans du Caire 787) est
—
6.
foi
II
une
ville
etail plus
s'eten-
proche de prudent de
aux promesses systema-
I1IST0IRE
[97]
j
«Je Ij^^iij AjJ-Jy
Jji-jJl>
dllJ!
^»-^
jvjjl
JLsj
1.
ecrit
j.jJI
^.1
aJL>-
^^^«Ji
~,l=oU ^^-"Vl;
v«
^jJLll
A9
Uü
Man.
»Ms
Jj-Jl.
»Mc
Le mot
2.
—
dans l'interligne.
penetra sur
'ts^
U
J^»
3.
*jJI
S»_j
Aj^-äJI
«_J.i
1
U
j^iej
jjjYy* kli»
*»*
JsLLftJ
ji)
J^J
de sommes d'argent,
gratifia
le
.
Ji
l'-Cfr
^
J^-äM
lui
remit des
grade d'emir de soixante-dix cavaliers.
se refugia sur le territoire egyptien, apres avoir ete
il
les
iit
*
Mausil avec les prison-
penetrer par les poternes
as-Salih,princede Mausil, pour qu'ils
lui
aupres d'al-Malik
'
apprissent la deroute d'Albourounlou
et sa fuite, et pour qu'ils lui conseillassent de se ranger sous l'obeissance
d'Houlaoun. Ensuite
la bitte etle siege se
A
du mois de Sha'ban.
leur envoyät 'Ala ad-Din,
moment,
ce
4
fils
crime de son pere
Al-Malik as-Salih
les
nous
faute;
pretendirent qu'ils
lui
pardonnons
dans l'incapacite de continuer
mamlouks
chemins secrets
»,
le
plutöt que
la bitte,
dominaient entierement; «
par les breches du
—
2. Moustahall, !e ^_jjü pouvant avoir ce double sens. sant de la nouvelle lune hilal », le premier jour du mois,
les trois
ils
Gertes, le fds d'al-Malik
«
:
le
»
etait alors
Forces etaient epuisees, et ses
Ou« par
qui disait
envoie-le nous pour quo nous decidions avec lui de la
;
paix que nous t'accorderons.
1.
3
2
demanderent qu'on
assiegeants
les
yeux d'aucune
n'est coupable ä nos 5
prolongerent jusqu'au premierjour
d'al-Malik as-Salih, et
avaient regu d'Houlaoun une lettre as-Salib
»
moment
les
premieres nuits du mois [Lisan al-'Arab, XIV, 227).
mur
il
envoya
d'enceinte
»,
oü parait le crois-
deux prcmieres,
—
ses
3. II s'agit
et
meme
certainement
des Mongols qui etaient venus mettre le siege devant Mausil, quoique leur nom ne soit pas prononceune seulefois, et bien que l'auteur les designe constamment par « ils », ce ici
qui n'est point fait pour eclairer le sens de son recit.
—
5.
—
4.
Ala ad-Din,
tils
C'est-ä-dire ton crime de rebellion. path. on.
—
T. XII.
—
ful. 11 i"
plus important de toute la phrase, est
le
battu par Sandaglioun, ce general s'en retourna ä niers qu'il avait eaptures;
-*j»3
egyptien dans les dix premiers jours du mois de
et lui confera le
Quand Albourounlou
JLäJI jj*iJ
^JU^JI
(^
*>Jj
'
C^-S
^y.
lire kol.
Zilkä'ada. Al-Malik az-Zaliir
vetements d'honneur,
jUa^llj
439
^o-Ls «JUI dUJl
Jujj-JI
LJl fc^L.9
lequel est
,jj!,
Sic;
le territoire
r_p-^
jji-Al-a
l^J^
fbt^
JDj @*jm dJ^l rcLa
j^-01
—
<Ji jji-Al«a jlc
jL*i
Ij-ALs
jtJLaJl
ss-dj
DES SULTANS MAMLOUKS.
F. 3.
30
d'as-Salih.
fol. il r*
MOUFAZZAL
440
J^Ji
jJÜl
Jji--*Jli
J>\
JLii.UI
"
IBN ABIL-FAZAIL.
^jJl
<*-*-£
[98]
f ®
\j^*\
***
<j<»
j^lcj
l_jl>l^-1
*>
v
roi. 11
Lire
1.
son
Jtfl.
—
Man.
2.
-ä~eUI.
'Ala ad-Din, aux Tatars, et,
fils,
jeune prince) resta en leur
quand
aupres d'eux,
fut arrive
il
compagnie pendant douze jours. Al-Malik
(le
as-Salili
pensa que ces gcns l'avaient envoye choz Houlaoun. Ensuite, apres quelques jours, les assiegeants envoyerent iine lettre ä al-
Malik as-Salih pour
lui disaient-ils,
aiasi,
nous entrerons dans
ville le
la
leur dit
:
«
ils
et,
si
tu u'agis pas
Al-Malik as-Salili assembla
s'y trouvent ». il
lui conseillerent
Ces geus
«
sabre au poing, et nous te massacrerons,
lation de la cite et les troupes, et
venait de faire;
la ville,
tu ne t'en prcudras qu'ä toi de ce qui arrivera, car
que tous ceux qui
aiusi
demander de rendre
lui
me
leur
demanda
popu-
la
leur avis sur ce qu'il con-
d'operer une sortie contre les Tatars;
tueront immanquablement, et
ils
il
vous tueront apres
in oi. »
Mais
persisterent dans leur idee qu'il lui
ils
les Tatars.
Al-Malik
as-Salili
sortit alors
pour
quinzieme jour du mois de Sha'ban, apres
la
adieux au peuple et s'etre revetu d'habits blancs lignes des assiegeants,
ils
le lirent
fallait
les
combattre,
priere, '.
prisonnier
sortir
attaquer
et
vendredi,
le
apres avoir
l'ait
ses
Des
qu'il fut arrive
dans
les
en
meine temps
que
les
soldats qui l'accompagnaient.
Ensuite, ville
il
;
qu'on
ils
ordonnerent ä Shams ad-Din ah-Baghshiki
y penetra, portant
lui
le
3
firman (d'Houlaoun), et
il
2
d'entrer dans la
proclama ä
la
population
accordait la vie sauve; les habitants se montrerent apres etre restes
caches, et les Tatars commencerent ä demolir les murailles de Mausil. Pol.
1
1
V
•
* les
gens furent bien rassures, quand
1.
Pour marquer
qu'il allait ä
ils
eurent vendu et achete
une mort certaine.
—
2.
Baghshika,
',
dit
les
Quand Tatars
Yakout,
I,
472, est un village qui dopend de Mausil, dans les environs de Ninive yj,y~j, ä Test du
Tigre. 4.
—
,jb J
3.
C'esl-a-dire
farman
quand
est
la
traduction du niongol yarligh
les transactions
de
la
«
ordre royal
vie eurent repris leur cours normal.
».
-
HISTOIRE DRS SULTANS MAMLOUKS.
[991
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^
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Lire
1.
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Oj--* a
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^lül dUUI
Mc-
jlkAJI Jl
o-a&Ij j^XJU-cj (VäjVjIj ^a-LlJI y>\
^Jj^
faut, soit cette lecon, soit
A^y^^j,
Malik as-Salih se dirigeait vers l'ordou d'IIoulagou quand
ce qui indiquerait qu'alfut assassine, ce qui est
il
unc lecon invraisemblable.
entrerent dans jours. Ils
la ville
y penetrerent
son eneeinte
lirent
le
geaient vers
ils
fortifiee;
de l'epöe durant neuf
ils
'
pendirent soncadavro. Puis
ils
mettre
le
'Ali,
prince de Sindjar
en Egypte;
alTectueuse et leur confera de bons leurs fds et leurs
nete des djar,
111s
ils
partirent se diri-
litt.
Syrie; est
le
une
«
\ d'Afarsous 5
les tentes », traduction
II,
72 et sqq.)
le
et al-Malik
,
Tatars vinrent
se rendirent chez le
d'une facon tres
fröre d'al-Malik al-Mouzaffar,
ville
III,
fautivement
:
de Dara
,
fut ainsi
que
la
souverai-
_jJ.I
dans Moufazzal.
Djazirat Akour, entre
est,
une grande
(Yakout,
«
les
— II,
5.
embellissements du roi II
le
Tigre
—
2.
II
le
des for-
campement
y a plusieurs
et l'Euphrate, voisin
ä proprement parier, le Äj^»jJ! ijijs?}, ville
du Djazira, ä
trois jours
dans Moufazzal; al-Bavazidj ^Jj^yl est une
par Ibn al-Athir et par Yakout
Mausil.
districts,
£jj**J!
»
une
750); c'est
(I,
che du Zab inlerieur, ä son conlluent avec le Tigre al-Malik
ses
h?.j^} de Moufazzal; Djazirat ibn au-dessus de Mausil, ä une distance de trois journees de chemin;
158) est
j!,_jJ|
et
du mongol ordou, qui designe
Djazirat ibn 'Omar, .qui est le
possede un territoire, lequel
djar (Yakout,
citee
;
mamlouks ägirent de meine. Ce
d'al-Bavazidj
oj.^i
'Omar eile
ils
les
de Badr ad-Din Loulou disparut de Mausil, du Djazira, de Sin-
Djazira (Yakout, la
,
quand
sultan les recut
le
fiefs
d'un prince, et qui se trouve sous la forme
de
3
de Nisibin, de ses forteresses ä Mausil, de al-Djazirat al-'Omariyyaet ses
districts, 1.
lils
d'lloulaoun.
siege devant Mausil, partirent de Sindjar, et
sultan al-Malik az-Zahir,
lc
alors qu'ils
Al-Malik al-Moudjahid Saif ad-üin Ishak, prince du Djazira 2 al-MouzalTar 'Ala ad-Din
demo-
ils
trancherent par la moitie du corps
tuerent eu route al-Malik as-Salih,
campement
le
fil
vingt-sixieme jour du mois de Slia'ban et
d'al-Malik as-Salih, sur le pout, et
de Mausil, et
au
et passerent la population
;
;
on
ville la
de Mausil.
— —
localite bien
3.
Sin-
4.
Ecrit
connue,
pres de Takrit, sur la bou-
nommait egalement Bavazidj
ä l'epoque de Yakout, cette place dependait de
n'y a dans Yakout aucun renseignement sur cette localite.
510) est une ville entre Nisibin et Mardin.
—
0.
Dara
MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZAIL.
442
yUilj
\j\35
'jv^ifj
7*~>
lylS
**
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L»
^U^j-JL
j'^JlJ yb^-'j ^j^**)l i^stlij
<Ji
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IjiLtlj
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jUtLwj
jIäL-j l^loXj 3 ^j^j ij^LjJI
f-^U)lj
j«J~il
LAäIJ
L.» L5^.9
[100]
liU)'
Ijf-yisj
.J^aiL'l
Xj'
Ui JÜI
1.
ipyvjSi&j ^i\.yi\y 4.
J^JIj
Man. Lo^Jb, corrige par un lecteur posterieur en
—
Man.
3.
J_ji
p.
;
—
Man. »~^!; *~#! dans Aboul-Fida.
Ce passage
5.
du Kilab ar-raudhalain, man. arabe 5852, resume.
— 0.
Lire
^
^wdjJL «jLJ!
teresses d'al-'Imadiyya
dependances
et
',
—
de Kouli
fol.
7.
'-,
et ä
2.
Man.
JjT.
—
so trouve dans la continuation
242 v° et ssq.
Raudhatain J^-I.j
n'y en a ici qu'un
il
;
„.,li ,
^o U
^ajLjs->.
de leurs pays, de Sindjar, de ses
et
de ses forteresses avec
hommes
annees, et les
^j,.
en apposition ä loL*Jt
est
baüJ!
—
[sie).
citadelle d'al-IIaitham
la
qui les ont vecues, ce fut
comme
2 .
si ni ellcs,
Et ces lii
eux,
n'avaient existe.
Au
cours de cette
meme
annee, l'armee de Sis
ineursion d'Antiocbe ä al-Fou'a le
pays
3 ,
son mfanterie firent une
qui depend d'Alep, et ä Sarmiu;
et ils s'y livrerent ä toutes les
gouverneur
(natb as-saltana) d'Alep,
une armee;
il
battit les
et
Armeniens
depredations
mouta
Ala ad-l)in ash-Shihabi,
marcha contre eux avec
ä cheval et
leur
et
;
lit
un certain noinbre de prison-
niers qu'il envoya au Gaire, oü on les trancha par la moitie fol.
Le sliaikh Shihab ad-l)in Abou Shama a
12 1".
annee,
le
ils pillerent,
dit
du corps.
dans sa chronique que,
vingt-septieme jour du mois de Zilka'ada,
il
arriva ä
*
cette
Damas, de
l'armee des Tatars, deux cents cavaliers et fantassins, avec leurs l'emines et leurs enfants, qui s'etaient enfuis chez les
Musulmans.
Ils
raconterent que
l'armee d'Houlaoun avait ete battue par son cousin Berke', que les troupes
d'Houlaoun avaient pris 1.
Al-'lniadiyya,
dit
la fuite, et qu'elles s'etaient
Yakout
(III,
Mausil, bätie par 'Imad ad-Din Zangi. 3.
D'apres Yakout
avait
un couvent.
etanl le
fils
(III,
—
4.
de Touloui.
923), c'etait
une puissante forteresse, au nord de
717),
est
—
Yakout ne parle pas de
2.
un grand village dans
Fils de Batou,
dispersees dans les con-
f
ils
cette forteresse.
-
les environs d'Alep, ou il y de Tchoutchi, frere de Touloui, lloulagou
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[101]
^jVI
^>üi
—
J&
^ lire
<£j>
i~—
.!
..jJibJ!;
=
—
11.
telles
b.
uu'Us
—
&*\
\^*~*>.
2.
-^J
j
Ji" J-aäs ^bLI!
,'
Raudhatain
,.
t:
^iJI
comme
tombe,
—
9.
Man. LU
Cj*$,
—
7.
le
'
^U
IjS'^j»
Lxxiuij
—
5.
Raudhatain Jäcal.
—
dans Rashid __C%jJ.
Mako
nomme
(3.
8.
l$jJ
,
.s'/V:
Man. <J^jl
^.1;
le
equivaut ä Boka avec
Raudhatain
10.
w^s
Raudhatain Jl;
—
—
forme
isU^.
IjIS'U vt-^.
courant en mongol, et
jls
Cü jU-
ain est le durcissement du haniza de Arik
le fait est ;
l0
JL^.
altere ici en la
dans Iiashid ad-Din, ce prince est
^C'f-\
Raudhatain xli
"^» jaso^ä-t^.
i
^Ijj
»J«j"Ls
Raudhatain S^*$,
--'-Ju
Ulli.
dans lequel Yalifa. ete ajoute par imitation des formes verbales
que |y^; Raudhatain JSj ^Jj*J-
trees de la terre; cette troupe (qui etait arrivee ä les
ctiUL
iji-1
Üa ^..äJ,. — 4. Raudhatain y^\ IJmj. o^,l -Jl üyLJi .L^J! ^-~~> »*)) ,^ ^i
Raudhatain Si
final est
in
Ijt&j.
^.i^VI
Jl iüjQJ)
Arik Boka; dans 'Ari Mako, k
j*=->J
.,!
2 jjjYy» &j> *lc ^>l ijJ>
c^i
^^C ^^c
jl£j
Raudhatain L.^
3.
Jl !Jia.
^c;
^.U
"J
iSj^
Raudhatain X~e
vulgaire. yliJl
fl
H ly^«
Ij^r-^J
jjjVy» J-f*-
cijiJj
^-^
Jli
*!
^
1.
j
ßs»\
443
Damas)
s'etait dirigee
vers
pays des Musulmans. Les Musulmans se rejouirent de ce
fait, et
les
opinions et les craintes
qu'on avait coneues au sujet de ces gens s'evanouirent. Ces fugitifs raconterent que le roi
mort, II
et
avait
supreme des Tatars, que Ton nommait Mangou Ka'an
que son plus jeune
un
frere
aine,
frere,
nomme
(Koubilaü) fut indigne de cet
Ari AFako,
lui avait
succede dans
Koubilai Khan, lequel
evenement \
et
etait
la
alors
marcha contre son
il
son armee; Berke porta secours ä 'Ari Mako'',
',
etait
royaute\
absent
2 ;
fröre avec
vainquirent l'armee de
et ils
Koubilai'. 1.
Fils de ToulouT, et frere d'Houlagou.
siege de la puissance bilai avait
mongole
etait
—
2.
II
Karakoroum, sur
regu une Instruction soignee qui
le
gouvernait les
la
Chine, tandis que le
hords de POrkhon.
preparait ä
la
—
souverainete du
3.
Kou-
Celeste
Mako etait reste ä peu pres incultc, comme tous les Mongols. II que Koubilai, et cela non sans raison, se considerait comme tres supe'rieur ä 4. L'histoire olTicielle des Mongols, tant en Chine qu'en Perse, raconte ces
Empire, tandis que 'Ari est evident
ses freres.
—
evenements d'une maniere toute differente; mais
il
est certain
que Mangou Ka'an avait
mois de la l annee Tchong-thoung Mako comme son successeur; (1260), 'Ari Mako (= Arik Boka) se proclama khagban des Mongols a Karakoroum; mais, au cours du 3' mois de cette meme annee, Koubilai' s'etait fait nommer khaghan
designe 'Ari
ä Pe-king par les princes et les generaux
r"
le 4°
mongols
qu'il avait
sous ses ordres.
MOUFAZZAL
444 :t
J>LJ\ 6
Ü-UL 9
jbj
* fol. 12
«.0^5
yr ÄUü
UJ a |ju
5
*1^b-.
^Jl
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V. Aa-I
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1BN ABIL-FAZAIL.
^^c ÜaL. *J$ dUi 4
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1.
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2.
Raudhatain S^&j*.
3.
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la
.Urf. ib ^.-^'-
tain
.jJ-=
—11- Man.
Quand Houlaoun
apprit
10.
-i-j.
AJj.
ces
faits,
il
cn fut vivement peine,
et
il
se
Mako; il rassembla ses troupes et attaquer Berke. Borke marcha contre lui et vint camper
refusa ä reconnaitre la souverainete de 'Ari se disposa ä aller
dans
le
pays des Kurdjs, tandis qu'Houlaoun campait dans
mas la rencontre se produisit dans les nombre d'hommes perit dans les deux armees; '
et
la plaine
environs de Shinvan
;
la defaite
;
son armee fut sabree pendant douze jours. Houlaoun s'enfuit vers
dad dans
la
annee, et de dit fol.
12 v".
et y vecut Parmi ce qua raconte le saliib
empecha que personne n'y peneträt, L'historien a dit
:
:
Vie d'al-Malik az-Zahir la
comme un
il
4
quand
,
il
de Sala-
tres
grand
tomba sur Houlaoun,
resse de Tala, qui se trouve au milieu du lac de l'Azarba'idjan il
un
8 ;
il
la forte-
y
entra,
prisonnier.
Izz ad-I)in ibn
Sbad-
parle des evenements de cette
cause de la discorde qui eclata entre les Tatars, cet auteur
'Ala ad-Din ibn 'Abd Allah al-Baghdadi,
Tun des
officiers
de l'emir Saif
ad-Din Balaban ar-Roumi ad-davaddar, m'a raconte ce qui snit Los Tatars nie firent prisonnier ä Baghdad lorsqu'ils s'emparerent de cette ville, et je *
:
vecus parmi eux, mele ä eux,
et tout ä fait
au courant de leurs
affaires.
deux jours d'Ourmia, ä trois de Tabriz; eile 2. Ville dans la region de Bab al-Abvab, 3. Ou « dans un lac dans l'Azarou Darband, distante de cent farsakhs de cette ville. bai'djan », suivant la lecon d'Abou Shama; il s'agit du lac dOurmia, dont parle Yakout 1.
Salamas
est entre
Ourmia
est ä une etape de Khoi (Yakout,
(I,
513).
—
4.
La
Vie de
et Tabriz, ä III, 120).
—
Raibars n'existe pas ä
—
la
Bibliolheque Nationale.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[103]
&*.
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l'wU
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—
Man. Li-j.
1.
^M»
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'~'sU^LL>
comme
de
—
^ä-
j^i
il
y
coutume voulait qu'on envoyät ä
butin qui avait ete
fait
dans
les
pays
depuis
tion,
parts
:
qu'ils
le
en
etait,
la
ii
les
appor-
ils
formules habi-
maisou de Batou
la
eilet,
que
les
l'ouest de ce fleuve
3 ;
ils ils
etablissaient leur dorainadiyisaient ce butin en cinq et
une part ä
fit
fut inort, et
partir avec
ciens d'lloulaoun. se
quand Berke
Ce nom
de Berke.
—
qu'il devait
fut
montc sur
ils lui
°
le
tröne,
Houlaoun
avait alors aupres de sa
personne im sorcier qni
donnerent des cadeaux que Berke avait envoyes
mongol bilaghou
«
massuc
».
—
2. Fils
de Tchoutchi, et pere
C'est-ä-dire dans les pays donnes en apanage a Houlagou, l'Iran, et ce
meme
dont se sert Marco Polo,
—
Le grand Ka'an, ce qui
4.
des oulous inongols,
est le suzerain
Ka'an, puis les empereurs de la Chine, Koubilaf, Temour. Ka'an est la forme
reduite de
khaghan
..UU., qui,
en mongol, signifie
«
souverain
».
—
5.
C'etait
contrairement au lestament politique de Tchinkkiz Khaghan, avait mis trone, au detriment de la lignee d'Ogotai;
sance.
—
transcrit
Hou-
qui devaient corrompre les magi-
conquerir, la Syrie, l'Egypte et l'empire gree.
est l'expression.
Mangou
;
transcrit le 3.
eux des sorciers
Ce prince
nommait Yik-sha'
1.
la
.
defendit qu'on lui payät sa part. Berke envoya alors ses ambassadeurs ä il
du
,
:i
Quand Batou laoun, et
2
Tatars reunissaient ce qu'ils pillaient
deux parts allaient au grand Ka'an \ deux ä l'armee,
maison de Batou
jjjVy ^1
conquete des pays.
conqueraient et sur lesquels
Djihoun,
j^
formule des reclamations au
etait
sujet de ce que la
La coutume
d^.j
Tatarshah;
Bilaghia', l'autre
etait exposc,
dans
e ijj <ü Ll-j
deux ambassadeurs vinrent
six cent soixante,
dans laquelle se trouvaient contenues
lettre
parmi ee qui y
tuelles;
^
!y*3.
fut arrivee l'annee
une
taient
-Ct
UjJjJ
jldl
Lire jiu, le vav ayant ete ajoute par imita-
3.
cour de Berke; l'un sc nommait
la
COj
^3
Cj-Vp
o^
IjA^i
jjjVjJ» S/»t-
liJal».
pÄAi
Lktj>w
j^i
Laa=-I jV^-j
^^i-o
jl£j
Man.
2.
tion des formes verbales
Quand
LjJal«)
J)6.
445
ü. .»lä
il
etait naturel qu'il se fit
Ces sorciers portaient en oui'ghour dans
les livres
musulmans.
—
7.
et
en mongol
le
Transcription du
Batou
Mangou
qui,
sur le
payer cette complai-
nom
de kham, qui est
cliinois
fX'$
Yik-sha
!
MOUFAZZAL
446
jLSj
®^m
l™0
,J>~V UaiJl
^
«LdÜ
JL—Jl
* fol. 13
j^Ac
fc^-L
jj-o
fn^S-
(jä ^ -fl-)L;
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pour
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J-jSl
JLs- ^>YI
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«JL"
Ijjj
demanderent de s'entendre avec eux, de facon leurs projets. Le sorcier se mit d'aecord avec eux.
Houlaoun
place aupres de
avait
devaient se tenir ä leur service, et a
4)1
»Li
pus-
qu'ils
ambassadeurs des personnes qui
ces
mit parmi elles une sorciere du Rhita
il
',
Ouand
eile
apprit ce qui se passait, eile en avertit Houlaoun. Ce prince ordonna que
Ton
nommait Kim-sha
qui se
gens 3
se saisit de ces
,
pour
,
et
il
les
reuseigner sur leurs affaires.
le
emprisonner dans
fit
puis, quinze jours apres leur arrestation,
egalement
le sorcier
Quand Berke il 13 1".
f-vs
lui, et ils lui
sent realiser
* fol.
«LS^
«dl
(Of*-*-^.
^j-=-l
[104]
Zahir
pour
*
tion de cet
arriva ä
d'
Houlaoun, et
l'inciter ä s'allier
Damas en
sable noir
»,
peut-etre ä lirc 1.
:
UX =
Le Khita, dans
Des ambassadeurs
rizi
dans
le
meme
le
nom
lui
contre la maison d'Houlaoun. La menlieu,
plait ä Allah le tres-haut
s'il
Oughoush an-Nadjibi
as-Salihi
»,
Ceci est
:
£j fy
annee, au mois de Zilhidjdja, parut, au
pres de la
mongol yekeshik Bak-sha
les textes
«
lieu-ilit
une pierre sur
»,
Moi'se, sur lui soit le salut!
assez grand
sable blanc
«
4
»,
avec
chute du k
la
»
final;
».
de cette epoque, designe la Cbine du nord, par Opposi-
Chine du sud.
et des sorciers
du bassin de
de Ma'bid Mousa.
colonne parfaite
«
mosquee de
la
la
On
—
2.
En
de Berke.
Khitat (man. arabe 1731,
se trouvait en face
sous
«
plutöt que du
tion ä Manzi, qui est la 3.
avec
qualite de gouverneur, et Tai'bars sortit de cette ville, se
entre les deux forteresses
laquelle etait ecrit
«
tua
envoya des ambassadeurs ä al-Malik az-
il
annee, l'emir Djamal ad-Din
rendant en Egypte. Cette «
On
mettre ä mort.
Yik-sha.
evenement viendra en son
meme
Cette
fit
de Tala;
apprit le meurtre de ses ambassadeurs et de ses sorciers,
Tennemi
se declara
nomme
les
il
la forteresse
fol.
334
chinois j£
— r"),
4.
etait
Djami al-Akmar, ä le
£J?
Kim-sha
«
sable d'or
Le ar-rokn al-moukhallnk,
im
lieu-dit, qui, ä
la droite
de
la
ötait
».
—
Mak-
son epoque,
mosquee connue
nommait ar-rokn al-moukhallak
pierre gravee qu'on y decouvrit en 660, laquelle
dit
ä cause de la
une inscription hieroglyphique
qui fut lue d'une facon fantaisiste et arbitraire, suivant l'habitude des
Musulmaus.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[105]
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le
soit satisfait
Malik az-Zahir descendit (de son corps dans
annee que
le
fut tue
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^Js.
formellement donnee au
(j>j~> est
«Uli
>i ^L
folio 61 r".
ad-Din 'Abd al-'Aziz ibn 'Abd as-
'Izz
dixieme jour du mois de Shavval. Al-
Iui! le
de
la Citadelle
marche aux chevaux
L?JI
-uc
j^j
Ä_5Ui:^3
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l^
J^l
de
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Co* UAs
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Salam, qu' Allah
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,äj~.; la lecture
Cette annee,
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A
£~^
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Man. J-orM
1.
Jis-
^j
£sl
447
' .
Ce
Montagne),
la
fut
l'imam al-Mostansir billäh
et
fit
la
priere sur
egalement au cours de cette Noir
le
2
comme
ä Hit,
,
cela a
ete raconte plus haut.
En au
faite
l'annee 661 de l'hegire,
nom
il
(d'al-Mostansir billah)
n'y eut point de khalife; et 3
(la
khotba) fut
jusqu'ä la venue de l'imam al-Hakim, sui-
vant ce qui a ete raconte precedemment des motifs qui causerent son arrivee. Quand on fut au jeudi, neuvieme jour du mois de Moharram, le sultan al-Malik az-Zahir vint s'asseoir sur
de
la
Montagne,
la
le
tröne dans Ja grande salle (Iwan) de la Citadelle
bien-gardee. Le sahib Baha ad-Din ibn Hinna et son
fils,
Fakhr ad-Din, furent presents, ainsi que le kadi des kadis, Ibn Bint al-A'azz, emirs les plus notables et les dignitaires de
les
a
l'imam al-Hakim bi-amr Allah; sa genealogie
des kadis qui attesta son authenticite. le
sultan reconnut l'imam al-Hakim
Quand
comme
l'etat,
fut
pour preter serment
lue par-devant le kadi
tont fut etabli en
khalife, puis
toutes les personnes (qui assistaient ä la ceremonie)
le
bpnne forme,
sahib, et ensuite
dans l'ordre des prc-
seances. Makrizi, dans son Khitat, ne donne pas de renseignements sur ce souk, qui avait probablemenl change de nom ä son epoque; cet auteur parle du ^.j***- cnH (^J**i i.
marche entre les deux forteresses » (man. arabe 1732, 90 v°), comme du marclie le plus grand du monde; il s'elevait sur un emplacement extremement vaste, dans lequel, ä l'epoque des Fatimites, dix mille hommes, tant fantassins que cavaliers, pouvaient 2. L' 'Abbasside, parce que le noir etait la couleur des khalifes aisement se tenir.
le
«
de cette dynastie.
— —
3.
Al-Mostansir billah disparu
a Ilit.
;
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
448
jy-£s
* fol. 13 v". is.yi\
j*
^5-^
—
Lire J=^.
1.
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V^J
y> JjVI
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—
Lire jj-S^f**!.
!
JaI
J^>
prince de Sis
de pied, 1
fol. I3v. rat
et
et ä
*
ä
liabitait
,
rassemhla une troupe
al-Fou'a.
11
c'etaient
II
takafour
',
qu'hommes a al-Ma'ar-
eut pour guide dans cette expedition un nomine qui
nommait Ihn az-Zahir
al-Fou'a, et qui se
par surprise.
le
al-'Amk',
qu'il arriva ä
al-Fou'i.
ä al-Fou'a trois cent quatre-vingts hommes, et
enleva
(v^ ff-^J
J^>-
d' Armeniens, tant cavaliers
une incursion jusqu'ä ce
fit
j?
jl£j i&yJlj
Cctte annee, dans les dix premiers jours du mois de Safar, 2
j»U
^^s.
Man. omet
3.
^s~j
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(*>*
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'
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l>^> -Jt*^ j'
l>-"^
2.
^il
^jiiJI
ÖJI iÄA Jj «S^ULis
J
j-iJI
[106]
se trouvait dans cette ville
il
Lc takafour
attaqua Sarmin
s
quelques emirs en detachement
Baha ad-Din al-Hamavi, Rokn ad-Din as-Saroui
Kaisar az-Zahiri; ces emirs se refmnerent dans
la
6
et
Alam ad-Din
maison du oouvernement
'
de Sarmin, mais une foule enorme s'ameuta contre eux et les y assiegea. Alorsl'emir Rokn ad-Din 'Isa as-Saroui monta ä cheval, ainsi que les emirs
1.
En armenien P »njnunji
,jau tadjvar; byzantin;
kout,
III,
donl
il
Tarsous.
changement de
—
3.
/.•
en
Beaucoup de
est question ici se trouve
dans
an-No'man, grande
Hamah
(Yakout,
ecrivait
Yakout
une
couronne
«
le
»;
en perse takabara; en persan
prononcent tekfour, designe l'empereur
i.
—
Forme
2.
vulgaire de Sisiyya
IV,
(III,
—
575).
83),
5.
eile e'tail
localites ont porte le
les environs
nom
se
ville qui depend de Iloms, situee Sarmin dependait d'Alep; ä l'epoquc ä
—
peuplee d'Ismailiens.
Nil, ä
III, 87),
III,
727).
entre Alep et
dirigent vers
pays d'ad-Dakahliyya (Yakout,
enlre
de al-'Amk; eelle
immediats d'Alep (Yakout,
(i.
Asbmoum
et
lequel tire son
quatre farsakhs de Damiette
—
Iaquelle
Originaire de Sarou, qui bifurcation du Nil en
petite ville en Egypte, voisine de Damietto, pres de la
ses deux branches qui
une branche du
i^r" (Ya-
qui est une des plus grandes villes des fronlieres de l'lslam,
217), et
- 4. Ma'arrat
est
litt.
Tekfour Serai est l'IIebdomon en ruines; takabara est devenu en arabe
taifour \&)°, avec le
Antiocbe
thakavor,
ce mot, chez les Turcs, qui
Damiette; Sarou dependait du
nom 7.
de
la ville
de Dakabla, sur
b
Cette traduetion de Sjcw! (
est tout ä fait conjecturale, et
il
ne s'agit pas
point classique. Sarmin elant une petite vaient se trouver reunis dans tion civile et militaire.
le
meme
ici
ville,
edifice,
d'une mosquee
;
cette expression n'est
tous les Services du gouvernement de-
ou maison de
ville, justice,
administra-
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[107]
Lire
1.
dont
nement,
ils
—
Man. omet C-j.
d'etre cites;
il
3.
—
Man. omet _..
Man. ^fJI.
4.
ouvrit la porte de la maison du gouver-
sortirent et cbargerent les gens qui les cernaient.
au milieu de le
2.
noms viennent
les
avec
—
.j .jS'öJt.
449
la foule
Rokn ad-Diu
des combattants,
prince de Sis, mais
ne le recoimut point;
il
se trouva face ä face
frappa d'un coup de
le
il
Tout ä coup,
lance, et le jeta ä bas de sou coursier; cela refroidit l'ardeur de ses soldats
qui s'enfuirent ä la debandade, et aucun ne se retourna pour voir ce que
devenait son prince. Les prisonniers qui se trouvaient au pouvoir des Armeniens rccouvrerent ainsi la liberte. Cette
meme
rendre ä Damas,
camper
ä la
meme
de ce
annee, le
le
sultan al-Malik az-Zahir partit du Gaire pour sc
samedi, septieme jour du mois de Rabi' second,
mosquee de Tibn mois;
il
',
en partit
oü le
il
onzieme jour. Quand
al-Moughith Fath ad-Din 'Omar
la
mere
le
trouver pour Timplorer en faveur de son
d' al-Malik
et
il
vint
sejourna jusqu'au mercredi, dixieme jour 2
Ghaza,
fut arrive ä
il
prince d'al-Karak
,
3 ,
vint
fils.
Le sultan alla la recevoir et lui temoigna beaucoup d'honneurs, puis 1.
D'apres Makrizi, Baibars partit
le 7
de
il
Forteresse de la Montagne, campa en
la
dchors du Cairc, et se mit en marche le 11. La mosquee de Tibn, suivant la prononcialion
du Caire,
vulgaire, de Tibi- ö' dans celle des lettres, etait en effet en dehors
et eile se
nommait anciennement la mosquee du puits j^J) ~^^" ou du sycomore tj^s: Js«^. Cette mosquee etait voisine du fosse du Caire et de la localite connue sous le nom d'alI
Matariyya w ^kjl (Makrizi. Khitat, 1732, 355 qui avaitconserve son
—
3.
II
y a trois localites dont les
cialion est
v° et 173<>,
apanage en Syrie malgre
un peu differente
:
noms
•Jifßi
de
la
r°).
—
2.
meme
fagon, mais dont la pronon-
avec Karak yjSy, qui est une forte-
Balka ULM, dans
les
montagnes, entre
mer Morte;
la
mer
est
un village voisin de Ba'albak ses habitants croient qu'on y trouve
de
Koul/.oum,
et
phete Noe (Yakout, IV, 262).
Jerusalem,
Prince ayyoubite
Liban ? u i est une v 'U e situee au pied du
commun
(Yakout, IV, 261), laquelle n'a rien de
529
depossession de sa dynastie en Egypte.
s'ecrivent de la
Kark
resse tres puissante dans le pays
la
ä Test de la
l'autre le
Karak
IIa,
^L5)>
tombeau du pro-
MOUFAZZAL IBN
450
V. Cjji-
rü>-lj
lÜ £^iJI fol.
14
r.
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^JJl_i
ABIL-FAZAII..
S^äUJI
<j^ ^J ®^
^Ac-
b>.
permitde s'en retourner chez eile. Ensuite, il partit pour at-Tour'. Alors Allah, qü'il soit exalte! envoya des pluies qui empecherent que Ton transportät les denrees, de teile sorte que les cours s'eleverent beaucoup, et une
lui
grande misere pesa sur l'armee.
Le sultan envoya un rendre aupres de
lui;
al-Moughith pour
officier ä al-Malik
mais
le
prince differa d'obeir ä cet ordre, et
le
toutes sortes d'excuses de son retard, parce qu'il redoutait que
* fol.
14 r.
emprisonner pour
le
passe et des crimes dont
le
invoqua
sultan ne
rendu coupable. Quand
s'etait jadis
il
fut plus possible de refuser de venir, al-Malik la
le
il
le
punir des actes reprehensibles qu'il avait commis darts
fit
dans
prier de se
al-Moughith partit
*
il
ne
lui
d'al-Karak,
terreur des evenements qu'il prevoyait.
monta ä cheval et se porta ä sa renconregard du sultan tomba sur lui, il ordonna
Lorsqu'il arriva ä l'armee, Baibars tre avec quelques emirs;
qu'on se de l'emir
saisit
quand
le
de sa personne; puis
Shams ad-Din Ak-Sonkor
en prison dans
la
Forteresse de
la
il
l'envoya au Caire, sous la garde
al-Farikani. (Le prince ayyoubite) fut jete
Montagne,
et ce fut ainsi
que se termina
sa carriere.
Quand
sultan
le
degoüt se peignirent sur elTet
jure
ä
al-Moughith,
arrcter al-Malik
fit
le
l'indignation
et le
visage de plusieurs emirs; Baibars avait en
al-Malik al-Moughith sous
la
foi
de quarante serments
(qu'il
n'attenterait pas ä sa liberte), parmi lesquels se trouvait la repudiation de la
1.
Tour, dans
le
langage des Arabes,
localites qui portent ce il
nom
;
la
signifie
plus eelebre est
ne faut pas la confondre avec celle dont
distante de
il
montagne; aussi y a-l-il beaucoup de la montagne qui domine Naplouse, et
est qucstion
ici,
quatre farsakhs de Tiberiade du Jourdain, que
Malik al-Mo'azzam
'Isa
fit
construire.
le
qui est une forteresse
prince ayyoubite al-
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[109]
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LirejJ.
mere d'al-Malik as-Sa'id
mamlouk,
par
et que,
Ensuite,
le
'.
On
la suite,
on ne
d'al-Malik
un
asile
prince de
al-Ashraf,
lui,
et
il
leur sortit des il
les
)'.
produire les arrets des juristes, lesquels disaient qu'il n'etait
fit
il
aupres de
'-.
al-Moughith adressees aux Tatars, par lesquelles
poussait a attaquer les pays (musulmans
Puis
mamlouk
jamais ce
revit
sultane epousa un
la
sultan convoqua les emirs et al-Malik
Iloms, qui etait venu chercher lettres
apres ccla,
dit que,
point licite de laisser sur le tröne le susdit prince, parce qu'il avait corres-
pondu avec Musulmans
les Tatars, et parce qu'il les avait incites ä faire la les
;
que cela
d'avis
emirs furent
la
justifiait
guerre aux
conduite du sul-
tan. Ensuite, les juristes rendirent un arret d'apres lequel le serment
lequel le sultan s'etait avait ecrit
engage
etait nul, puisque,
aux Tatars, sa condamnation
par
du moment oü al-Moughith
äjanort etait
juridiquement ineluctable.
Apres ces evenements, le sultan partit pour al-Karak, et il ecrivit aux gens qui s'y trouvaient pour leur demander de lui rendre la place; ils stipulerent avec lui certaines conditions, notamment qu'il donnerait une eharge d'emir au
iils
d'al-Malik al-Moughith, al-Malik al-'Aziz
az-Zahir prit possessiou d'al-Karak,
le jeudi,
'Othman. Al-Malik
vingt-troisieme jour du mois
Baibars avait jure au prince ayyoubite, s'il le faisait emprisonner, de divoreer 2. En se parjud'avec son epouse, dont il avait eu al-Malik as-Sa'id Berke-Khan. rant, Baibars avait rompu son union avec sa femme, et. comme, suivant toutes les vrai1.
—
semblances, avec
eile
il
avait jure d'apres la formule la plus severe,
que lorsque, apres trois epoques successives,
lequel, divorcant volontairement d'avec
d'epouser de nouveau Baibars.
JbLrM
eile,
et
le
fit
disparaitre.
—
3.
«
Les pays
»
J-i^' sont
^Ul
ne pouvait se remarier
epouse un homme,
rendrait libre, ce qui lui les
permettrait
expressions juridiquement
Quant au mamlouk,
consacrees qui designent ce remariage. Baibars
la
il
eile aurait
l'auteur veut dire que
signilie en realite l'empire des
Mamlouks.
MOUFAZZAL
452
^ rp-
^
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IBN AB1L-FAZAIL.
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[110]
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Ju=JI
'
Man.
J^-"-
de cette
ville
3.
k la
repandit ses bienfaits sur les gens d'al-Malik
II
trouva,
y
qu'il
Lire
2.
^j
ic
i_i— ^.yi
Jj._jüI
entra dans la forteresse
il
deuxieme heure du vendredi. al-Moughith
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^
Lire
1.
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(
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3
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^L-3-j
Jj._jJ!
et
les
heureuses
de
nouvelles
prise de
sa
possession d'al-Karak se repandirent dans tout l'empire.
Ensuite
pagne des "fol.i4V.au Caire,
sultan partit d'al-Karak,
le
d'al-Malik al-Moughith et de ses femmes; quand
fds
donna au
il
charge d'ömir,
et
fds
jour du mois de Radjab,
fit
Izz
residence
deux forteresses. Cette
lieu-dit) entre les
Rashidi,
comme
le
sultan
fit
la
Dar al-Kotbiyya
la
annee,
arriva
2
(au
,
vingt-deuxieme
le
arreter l'emir Saif ad-Din Balaban ar-
ad-Din A'ibek ad-Dimyati
emprisonner dans
meme
il
Otliman, une
d'al-Moughith, al-Malik al-'Aziz
assigna
lui
il
*
aecom-
se dirigeant vers le Caire,
et
Hosam ad-Din Albourounlou;
Forteresse de la Montagne,
la
les
il
bien-gardee. 3
Cette meine annee, arriverent deux ambassadeurs envoyes par Berke le
onzieme jour du mois de Radjab;
du kadi de Dokat'',
mer
ä Alexandrie.
Tu sais que mon ennemi 5 Yakout
ä-dirc,
,
je
—
2.
que
ennemi
et ».
d'afficher
Sivas,
—
G.
est
Karak avait une
un
infidele
citadelle et
il
;
le
Khitat.
ßi"-juuif3
distante
Houlagou
le
elfet
que
le
mur
if».\,
c'est-
d'enceinte et
Soulouk, mais
il
ne
Prince de la Horde d'Or et de Russie.
jours de Sivas
en
une grandc tolerairce pour
3.
en armenien, est une
de deux etait
—
le
ville
(Yakout,
bouddhiste,
:
a coneu le projet
une esplanade
toutes les villes fortes, un espace libre entre
Dokat, ou Tokat o~j*'i
Konia
le
vinrent par
ils
est la tienne), et
(jui
Makrizi cite cette Dar al-Kotbiyya dans
consacre pas de notice dans 4.
ad-Din at-Tourkomani;
veux dire Houlaoun,
dit en effet
comme dans
l'espace bäti.
Izz
,
fils
la lettre qu'ils apportaient etait le suivant
moi, j'aime cette religion (musulmane
«
1.
et le second,
Le contenu de
premier se nommait Djalal ad-Din,
le
lui
—
du pays de Roum, entre I,
ce qui
893).
—
5.
Litt. « cet
ne l'empecbait point
Christianisme des Nestoriens.
cÄj
-*ij
1. «
kjL'j
1
Man.
bougie
duquel
et
»
2.
Man.
—
Lire '^^>-
3.
monstrueux de massacrer juge bon quo
les
—
.
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compose de
et
lui
il
vill"
iV*
tJ*L>~"
l'arabe
la cliose
p-t^*
au nora
empare de leurs pays
s'est
J'ai
'.
de ton cöte, pendant que moi, je
du mien; nous l'attaquerons simultanement, nous
lui
donnerai
te
les
pays de 1'Islam
le
qu'il pos-
»
Le sultan rendit gräces ä Berke de ces propositions, beaux presents
qu'un ambassadeur,
ainsi
Abd ar-Rahim al-Hashimi presents qu'il
et
sayyid sharif
le
les
envoya de
il
lui
3
'Imad ad-Din
Oughoush
al-'Abbassi, et 1'emir Faris ad-Din
Mas'oudi al-Asadi, pour aecompagner les
j
-aX_JI
«LiUl-Wjij
sham'-ddn
;
j. u_
j-u!l
Lire w.J^x-..
Musulmans
chasserons de ses etats, et moi, je -
4.
marches contre
toi, tu
marcherai contre
sede
^-—=-3
^l>|jjt*.£.
^^
O?-"*^
453
de ddn, suflixe persan qui indique l'objet qui contient
est suflixe.
il
—
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^
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DES SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE
[111]
al-
ambassadeurs de Berke. Parmi tous
il y avait, comme betes sauvages inconun elepbant,~une girafe, des singes, des zebres
parvenir,
lui faisait
4
nues dans ce pays lointain,
,
desdromadaires, des änes d'Egypte, une quantite considerable de vetements, de bijoux, des candelabres d'argent % des tapis
c
fabriques ä 'Abdan
7
des
,
objets rnobiliers divers, des vases de porcelaine, des tissus ouvres ä Alexandrie
1.
— —
2. 3.
et
sortant de
Des
terres
Berke
la
manufacture
Baibars de
Descendant d"Ali,
et
Bai'bars;
il
—
5.
8 ,
du sucre caudi
II
et
du
et
des riebes provinces de l'Iran jusqu'a l'Oxus. reconstituer l'empire des khalifes de Bagbdad.
par consequent de Mahomet, par Fatima.
anes sauvages a la robe ondee
de couleur alternees.
broderies
lui laisser
du Khalifat abbasside
offrait a
de
»,
—
4. Litt.
«
des
->)^ designant un gros taffetas onde, avec des stries
s'agit
iri
de tres belies pieces d'orfevrerie au cbiifre de
musees des candelabres, des plats, des aiguieres, fabriques regne des Mamlouks, et d'une execution parfaite, quoique un peu
existe dans les
en Egypte sous lourde.
—
Yakout
(III,
G.
le
Ou 603),
«
des etoffes ornees de dessins
une
localite pres
sacre pas de notice a la jt^J'
,'-•
de Bassora.
—
».
8.
—
7.
'Abdan
Makrizi, dans
,b^s le
est.
d'apres
Khitat, ne con-
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
454
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Jl
1.
fol.
15
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[112]
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pays du nord, oü regnait BerktS.
les
en quantite considerable.
blanc
La
*
—
(que Baibars envoyait)
lettre
contenait l'assurance qu'il se rangeait ä l'avis de Berke vivre en
bonne intelligence avec
Quand
les
Kour Mikhaül
2
une guerre qui avait eclate il
et sollicitait
souverain de
basileus,
ä
leur arrivee,
lui,
'
,
son aide contre Houlaoun.
manda aupres de
les
et
les
trouverent que
ils
absent, et occupe
cette ville, etait
entre lui
y demandait de
il
;
ambassadeurs arriverent ä Gonstantinople,
Ie
Francs. Lorsqu'il
une entrevue avec au-devant d'eux,
lui
les
il
dans
Ils
combla de marques d'bonneur,
trouverent ä sa cour un ambassadeur qui
qu'il
il
et
etait
de retourner ä Constantinople et de rester dans cette
Mais
il
ne
fit
ainsi prolongce,
1.
voyage,
que
l'execution de
differer
ils
lui
envoyerent dire
:
renvoienous en Egypte.
Le texte signifie litteralement
—
pays (de Berke).
venu
il
leur
ville
le
trouver de
donna
jusqu'au
:
«
2.
Micbel Paleologue.
sa promesse,
Quand
Si tu ne
«
l'ordre
moment
si
bien
leur attcnte
qu'ils
se
fut
peux nous aider dans
Le basileus permit au sharif
»
qu'il entrait
est trop dire, Baibars n'ayant certaineiuent jamais
ce barbare.
le
y reviendrait, et prendrait ses dispositions pour les faire partir.
passerent ä sa cour une annee et trois mois.
notre
leur promit de
il
s'excusa de retarder leur voyage, dans la crainte
eprouvait qu'Houlaoun n'en füt informe. Ensuite,
lui-meme
eurent
et ils
,
de Kasaba. Le basileus se rendit
la forteresse
leur preter son aide pour leur permettre de se rendre dans
part dlloulaoun, et
apprit
voyagerent pendant vingt jours ä
lui; ils
travers des localites bäties qui se succedaient sans interruption
011
^^Jl
Jl
Lire b-Xcli.
sucre
la
al l
^-—^J i&LLJ\
dans l'obedience de Berke
songe ä recounailre
la
»,
ce qui
suzerainele de
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[113]
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J*U&>
retourner tont seul,
et
la
Apres
approches;
Certes,
«
:
gre ä Gonstantinople, et qu'on ne
^lai- *fol. 15v°
^5C_t J^V*
^
"üls
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^**
Le
C-^ä« o^>
«i>»3
sharif partit
bien.que
si
et
',
plupart
la
euvahit ses
prit la t'uite, et
je regne)
et l'allie
le
il
envoj^a
l'armee de Berke, est
dans l'alliance
Ka'an~
est en paix
de qui est son
et
allie
3 .
»
specifia qu'il etait reste de son plein
il
l'avuijt
point
empeebe de
se rendre aupres
Berke.
*
* toi. is
L'armee de Berke se retira des environs de Gonstantinople, avec
eile le sultan
ad-Din
Izz
5 ,
Apres ces evenements, de Berke,
et
1.
basileus
fit
dune
lettre
les
Tatars
le
partir Faris ad-Din
envoya en meine temps que
il
personnel, porteur
2.
le
et eile
emmena
qui etait emprisonhe dans une des forteresses
dependantes (du royaume) de Gonstantinople, dont
lui
dans laquelle
il
ürent sortir.
pour
la
cour
un ambassadeur en son nom etait dit qu'il se lixait ä lui-
Voir l'appendice ä l'histoire des Mongols de Rashid ad-Din, Leyde, 1911, p. 54.
—
Berke.
3.
Berke
et
l'empereur grec etant tous les deux les
d'Egypte, aueune hostilite ne devait se produire entre eux. zantin, tres
embarrasse entre Houlagou
frontieres, aurait bien
BaTbars. — il
\3i-k
ä Faris ad-Din d'ecrire une lettre sur ce point'; l'emir
redigea une missive dans ce sens,
—
jlL-LJI
uouveau aupres d'eux en
en paix avec lui;
et vit
avec qui est en paix avec al-Malik az-Zahir
de
pMs
general qui commandait
pays (sur lequel
le
du sullan al-Malik az-Zahir
Le basileus demanda
O^
jo
IfJ
moururent.
lui
Faris ad-üin al-Mas'oudi au lui dire
^
^Jx.
part d'Houlaoun.
qui regnait dans cette ville
basileus
le
® jl^=>JI
,_^lX3
AJ
Berke marcha sur Gonstantinople
cela, l'armee de
x;
kiiXdl
^ftlia)]
"UL-JJ *^f- (V«
de
j «jVyt
do»3
(j-jUll
ad-Din resta encore pendant deux annees,
des animaux qu'il avait avec
pour
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^1*»
^jC_t jl
^äiLüJ
s'excusa
il
eprouvait de
la crainte qu'il
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^)l
U jl£\ diu
jl£
455
5.
et
allies
realite,
du sultan
l'empereur by-
Berke, qui menacaient tous les deux ses
—
Que Michel Paleologue etait l'allie de du pays de Roum, frere de Rokn ad-Din, avec lequel
voulu rester neutre.
Le sultan saldjoukide
En
4.
avait regne conjointement, et qui s'etait refugie ä la cour de l'empereur grec, lequel
l'avait fait
emprisonner ä
PATR. OR.
—
T.
XII.
—
Ai'nos. F. 3.
31
v
MOUFAZZAL
456 As-y
y*\±k\\
V.
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;
.k la..,.,äH :
CtXLgJj ne sont pas al-Ashkari, al-Askari, al-
correspond exactement ä
est L'arbi, et
Aj"\
uP
<*«
W*
^^
A,
^Jl
,j>_-*JI
Iji«
'askari, ce qui
graphie vulgaire de
Nowai'ri
3.
,**^?-l
<>
jlLO
^1
C^C"^',
C^i'^t,
'Askari, mais Lashkari, Laskari,
^»^ Lamin
J-x.
Jj^lLJ
de Lascaris, comme, en Algerie,
tous les sabirs arabes.
\Ac ^Xil
(_$^_OtV1 <^JUl>
1^3
ÄJLik'
kjj»
(
vilUI
y&ÜaJI
[114]
Jx ^Ji»l
jl
JUS i^X~t ^AÄJ
lil
^AlläJl
<,\
j^x,
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fc^-i-L"
U
Ai^u
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—
.
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li)Af-ljl
Jus
^Lu~s.i
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jl
i**a-
viUj
ajw^I«
U?Iaxj
v^i-Up
ÖUjaii__äJI
1*L* *>*
ac
®*i%
st
IBN ABIL-FAZA1I..
dit,
la transcription
non al-'Arbi, comme, ä Mossoul,
.^^H- Ce phenomene
man. arabe 1578,
fol.
25 v°
:
est
commun
J^lL-sl
J!
ä
l^
objets qu'il lui enverrait chaquo annee (en tribut),
meme, au nombre des
trois cents pieces de satin, ä la condition qu'il füt son allie et qu'il defendit
son empirit (contre Iloulaoun). Faris ad-Din partit pour la cour de Berke
avec ce prince, celui-ci
aupres de
reprocha
lui
tinople qui Ten avait empeclie:
eut une entrevue
il
retard qu'il avait mis ä se rendre
Berke
mit sous les yeux sa
lui
de sa propre maiu, au general de son armee
ne nie fache pas contre le
quand
Faris ad-Din lui repondit que c'etait l'empereur de Constan-
lui.
etait ecrite
le
et,
toi
',
et
il
lettre, qui
lui dit
par egard pour al-Malik az-Zahir.
»
:
Je
«
Ensuite,
sultan 'Izz ad-Din ecrivit au sultan al-Malik az-Zahir pour lui apprendre
tout cela, et ce qui etait arrive par suite de l'incapacite de Faris ad-Din
Mohyi ad-Din
ibn
'Abd az-Zahir
az-Zahir, avant de se rencontrer avec
voyage chez 1.
ple.
Dans
—
2.
le roi
laquelle
Ou
:
«
il
lui disait
qu'un resume sans valeur de
auteur y resume
38
v").
—
4.
mau. arabe 1578,
la
'Abbas, sous
le recit
En grec fol.
dit
le roi
que
que
c'etait
ambassadeurs d'al-Malik
les
qu'il restait ä ».
—
3.
Vie de Baibars d'lbn 'Abd az-Zahir, de jo^UJ! iü**JI
,y>
I^pJI
II
ils
Conslantino-
n'existe ä Paris
i'ait
par un certain
*-!rJl >_-^^JI.
Cet
de cette ambassade d'une facon insignifiante (man. arabe 1707,
Aivo?;
25
de son plein gre
mission de Faris ad-Din
le titre
.
Berke, se rendirent au cours de leur
Lascaris, dans la ville d'Aina''; ensuite, en vingt jours,
et l'echec (relatif) de la
Shaii' ibn 'Ali ibn
:1
2
Nowai'ri raconte cette
v°, et cela est la
ambassade dans son Eneyclopedie,
source de Moufazzal.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[115]
—
il»
J^JI
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J>|.^ <*—^ \»JI «^LL
fc-Ccj
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L«^.
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(jir-'"
***
\s?~»
b->^"
Man. (jU^'i; Nowairi
1.
vl'^il
k-»f-
(*-•
^J^\. —
nommait
Tai'ouk, se porta
du yolagh
3
Le
c'est-ä-dire de la puste.
,
du rivage de
mer
la
fP^Jl
Je
;
'
ä Daksaiita
lä,
nom
de cette terrc est
8 ,
y
gouvernait
et qui
,
d' Alains
;
7
qui ctait
,
tous ces pays. Puis
*
ils
trou-
commandant de quitterent, et
ils le
marcherent durant vingt jours dans des plaines remplies de tentes, de troupeaux de moutons et d'autres quadrupedes, jusqu'au fleuve Etel", qui Je ne sais quelle difference l'auteur fait entre Constantinople et Istanbol; Yakout
1.
300) dit formellement que
2.
Yakout ne parle
ni
passage correspondant,
dit
meme
c'est la
de Daksaiita,
ce que
ville,
ou Daksita.
que Daksaita se trouve sur
mer pour gagner
le
Yolagh
3.
poste, en Kiptcliak,
nom
Mongols nomment
—
G.
Rashid ad-Din
,-U est
c
la
Russes
^
,
—
—
7.
En mongol traitent de
la
Vraisemblablement
et ssq.) ecrit le
est la reduetion phonetique de
forme Tho-tho.
—
8.
forme mongole
la
forme
pretendent
(ils
le
nom
le
Ou-
prince dont
lüjy, et
Nowairi
Tokhtogha; ce nom
est
Le corps de 10.000 cavaliers, Limite
les dialectes turks, Etel, qui est le
legende germanique sous
la
4.
la finale.
üurous, ce qui est
I
pages 143
II,
forme primitive de ce nom, Etzel, est
qu'ils
vent, de deux ä dix montagne de Soudak.
Les textes persans qui
chute de
importante de l'armee, portait, en mongol et en turk,
La Yolga; dans la
tome
Tokhta
transcrit en chinois sous la
dans
les
5.
.
generalement ^i\.
(texte persan,
vkL», qui battit Nokhai'.
la plus
le
la
des Russes, d'ou eile a passe en chinois sous la forme de la transcription
lou-sseu.
9.
(J^ — 9
en transcription persane
la
le
mer de Soudak. du
du turk-oriental olagh, qui designe un cheval de
mongol olagha, d'oü derive olagh, par
riiistoirc des
du
est la transcription
-
sait.
du sultan d'Egypte se mirent
gruvirent
ils
monde
le
rivage de la
le
rivage oppose, que" l'on met, suivant
jours pour faire ce trajet, et que, sur cette rive,
—
tout
de Soudak. Nowairi, dans
ni
c6te des Etats de l'empereur grec, qu 'ensuite les envoyes
en
nom
Eitel, Etzel
nom que
le
nom
de touman.
—
d'Attila, lequel se retrouve
en flamand, Atzel en hongrois;
les
Chinois donnent ä un prince,
de Tchoutchi, et qu'ils appellent Yue-tsi-lie, ce qui transcrit Etzel
(Rashid ad-Üin, Histöire des Mongols,
II,
fol. ic
Crimee;
ils
(I,
*
qui se
a la distauce d'une journee de chemin.
verent alors un autre chef, nomine Tokhtogha
hommes
fol.
chevaux
la
5
Les ambassadeurs marcherent ensuite jusqu'ä un autre jour; 10.000
I6r°
*
qui est
,
avait avec Iui les
il
;
2
district,
,
il
S^i-t
«_jY!
j-^j
nombre de Kiftchaks 4 de Russes
a ce bourg,
J^j—
jvfcliuJli
Man. JLi\; Nowairi JM\.
2.
au-devant d'eux
habitee par un certain
eile est
^1^1
mer de Soudak. Le göuverneur de ce
rivage de la
le
j-lß
<«iUr
allerent ä Gonstantiaople, et, de lä, ä Isfcanbol
sur
457
91).
r
MOUFAZZAL
458
Jj
J^
CjLIs'YI
^>^
Vj
Vj <-k—
^
*>"^»
>
campement du
^,^1
Nowai'ri a
ordou designant
U
«
Jjj', les
Oljö^jJL
fllfcVlj
<Jj-L.
Berke
quand
ils
so.
«1^^.
—
2. Pluriel
deux leeons
du
descendre dans un bon
que
se trouva
aupres de
lui les
le
s'approcherent de l'ordou
le
vizir
jjj^j
»,
le
».
—
terme mongol
logis, et
roi
leur
il
Quand
ils
seraient
genoux
—
la
eilet,
tres
les
mets. lieu
On
voisin
;
il
manda
leur avait appris
introduits aupres de ce
du cöte
droit, el,
l'eutre, le
la
ni
toucher
Horde d'Or avaient pour residencc
prince, les
de plus, s'asseoir
qu'ils etaient, ils
long des rives du
fleuve.
—
du pied la ville
de
le
seuil
Sarai'
3. C'est-ä-dire,
de
^j—
la
sur
aimaient autant aller camper 2.
II
s'agit ici
du koumis,
Fermentation lactique developpe de l'alcool qui enivre
lait
comme
pour parier francais, se mettre ä genoux devant Berke,
du Corps sur les jainbes repliees; cette position incommode souvent representee dans les peinlures des livres persans de l'epoque
et laisser porter tout le poids
mongole.
il
.
Volga; mais, en nomades farouclies
de l'eau-de-vie.
les recevoir;
devait penetrer dans sa tente portant sur lui un sabre,
un couteau ou une arme quelconque,
de jument aigri, dont
ce
3
Aucun d'eux ne
Les princes de
ä
ambas-
quand on prendrait de leurs mains
lettres (du sultan), ils devaient se porter
sous leurs tentes de
pour
Berke campait dans un
quand
les
porter un repas de bienvenue
lait", et d'autres
c'est-ä-dire entrer par le cöte gauclic;
sur les deux
fit
Ton porte
et
Sharaf ad-Din al-Kazwini, qui
ambassadeurs (du sultan d'Egypte).
ce qu'ils auraient faire
en
^Xlj!
is '&ß
:
campement de Berke',
compose de viande, de poisson, de
est,
du persan tOjä.
trouvait au long de sa rive (de I'Etel)
parlait l'arabe et le turk, se rendit au-devant d'eux
la
jy^3
prince.
sadeurs approcherent de cet endroit,
1.
ü'5k*^
-^ a *
Nil d'Egypte, et sur lequel naviguent les bateaux des Russes.
C'est lä que se trouvait le
II
£[/»E«»
JjüI et J-u! etant egale-
rivage des provisions de bouclie de tous ces autres pays.
lit
^
Ob ®ü~Cr"
"^
S^lfc
«^j^l ^lr° V3
_j>j
Nowai'ri, plus clairement, dit
campement d'un
le
pluricl de
[116]
fleuve dont les eaux sont douces ä Loire, d<mt la largeur est egale ä
un
celle
l^ji^
roi
J^-^i
Man.
3.
4.
,
^-ilj^Jlj
dlLJI
*£j
-^
^"
— Nowai'ri JjI. —
ment possibles;
est
4
I-Lfcj
tente »; Nowai'ri a ^Ulffp..
jJLsL. J^Js « le 5.
J»UI
JuäT
aJI
^1
J&J ^Ä>
Forme vulgaire pour ^ULs"'
1.
«
_^A)
ABIL-FAZAIL.
II3N
MISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
1117]
^Yl
c-ji)
J
L^
*_y
S^
*__,"
\j1
^JUJI
J
älf^i-
(JÜai-j
olX«a ^X—«
iVj>
JyJI
fc-V«,
4
dlUI
o,j
J^J
LUj
Nowairi a Ljjy
j
4ilS\j'
J^d
j^'.
Nowairi a correctement
—
Man.
5.
oX^Ä
—
3.
Lire
quand Fun d'eux voudrait
gauche
2
et
—
J^^-
4.
^Jtj
!
w'^
;
^txf"
*1« ^j
ij^ j, mais
inintelligible
Man.
^j-**-
l**j
^Lü^l
tfJx
"Sil
~j->jY1
<JL
,_/jls
^^^
jj-»"l»-
^U
j
a Ia lecon
quitter son equipement,
seule fleche dans
ne pas laisser une
s'il
J^J
devaient retirer leur arc de son etui
ils
defendu de manger de et
Sj^lK*
*~y
Nowairi ^ta-UsJ.
.
tente';
;
_r
Le manuscrit
2.
"^L.
L\J IjU
^
jlj
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^
Vi
(_rj-^.
j^l
^U=3
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U.
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Yj */j
p-a»
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<J (
1.
ÜD^iJl
Ijlj
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j^l 3
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jjj
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jLi-Jlj
<JI
'-»öl
Yj ClS
(*X J^l»
Vj
oic
L^li
ifr
450
la
neige et de
arrivait qu'on les lavät,
il
le ferait
en detendre
,
leur carquois.
11
du cöte corde,
la
egalement
etait
laver les vetements dans L'ordou
',
etendre pour les faire secher de
fallait les
il
3
facon qu'ils fussent Caches ä tous les regards. Ensuite,
ils
trouverent
cinq cents cavaliers
le
Berke dans une grande tente qui contenait
roi
recouverte de feutre blanc, et
eile etait (ä Lexterieur)
;
ses parois etaient dissimulees sous des tapis et des etoffes de soie chinoise, 5
decorees de pierres preeieuses et de perles
.
Berke
deux pieds reposant mollement sur l'estrade
ses
un coussin, parce
A
cöte de
lui,
se trouvait son "
Tokhtoghai Ivhatoun
nommaient Tchetchek 1.
dune
qu'il souffrait
il
;
8
avait
1
'',
sur im tröne,
etait assis
sur laquelle etait place
attaque de goutte.
epouse
*
principale, laquelle se
deux femmes en plus de
Ivhatoun et Keher
"
Ivhatoun.
II
nommait
celle-ci,
a' avait
qui
pas de
se
fils; le
Ces recommandations superstitieuses se retrouvent enumerees dans Guillaume
de Rubruck, qui avait vecu chez les Mongols. Rasliid ad-Dinen cite plusieurs dans son histoire. 2. Les vetements mongols boutonnaient ä gauche. -- 3. ..Xijä est un mot
—
certaines etoffes
—
Dans
4.
l'enceinte
plaques de verre disposees de place en place. tröne, takht;
nom que
s'il
celui
n'eüt pas eu
du prince
tchitchek, signitie fleur. turale, keher.
—
du camp du prince. 5. Encore aujourd'hui, de soie fabriquees en Chine sont ornees, si Ton peut dire, de petites
etranger a l'arabe,
—
nomme 9.
—
6.
L'estrade sur laquelle etait place le
mal aux jambes, Berke aurait plus haut Uj r$jb.
En mongol, keguer
«
—
ete aecroupi. 8.
—
En mongol,
rouge brun
»,
7.
Le
meme
tchetchek, ou
avec la chute de la gut-
* fol. 16
v
MOUFAZZAL
460 ±1S
j'ls
£J
iyi^
i^_fljj
Man.
1.
Jj
jl<j
^,~5
j-
fl
^i^aJI
*-»-"'j
_}$****
_j-^
*^-Jl
(j
*-äU|
jlj>-l
sous
gou Temour, Berkö
le
roi
et
d'un
meme
Toushou Ka'an
pere. Le roi
Pour ce qui
Berke
d'or dans lequel
1.
le
d'une
etait vetu
comprends pas
Je ne
mot
de plus,
»;
voir avec les
il
.lälijj
«
petit emir;
lyl j,
7t_)jUl
iiJJ,i
se
il
etait
il
connu
nommait Man2 ;
meme mere
epoque, cinquante-six ans.
avait, ä cette
«
:
—
chacune de ses
portait ä
Chine, et
portait
une
ceinture''
»
se dit
un anneau
balbuzard
«
«
la
d'or
avait
il
sur
khalou tchetchek
»,
la
garnie de pierres
utchuguen en mongol; peut-etre khalou
merguen klialou Emir
..Üb
oreilles
une pierre precieuse d'une tres grande de
petit
Uli,
cheveux etaient reunis en
ses
et
soie
il
;
faudrail
mots arabes
«
est-il
fleur
du
non Emir khalou; khalou n'a rien ä », qui sont des masdars, d'un
et
ardeur juvenile
Mangou Temour etait cbaudron », nom qui se trouve
emploi d'ailleurs rare.
ad-Din
de son frere, et
robe de
1
qui se trouve dans khalou
printemps
II
enchässee
etait
un bonnet mongol
tete
C~-
\*_*»i-}
2
de son apparence, Berke avait la barbe clairsemec,
etait
tresses aupres de ses oreiltes.
il
jilf
deux freres nes d'une
etaient
unc grosse figure d'une couleur jaune,
valeur;
viUJIj
**-="'
—kj3"3
[
de Togho'an, fds de Toushou Ka'an, fds de Batou Ka'an
fils
e1
^
y^j
fils
d'Emir khalou', c'est-ä-dire de
lc titrc
y^" ^f".
Lire^'o.
2.
le
[118]
tg*"..
OLsj ®
—
prince designe pour lui succeder etait
^-»i'
jll!
(_JLü-
avec l'omission de^C^.
**>,
(,'
,V
^
dUUI
&j>
J\
lyyb
\>\
IBN ABIL-FAZA1L.
le fils
2.
de Toghogban, dans Rashid
tres souvent sous la
forme reduite
,Lii=, represente un Stade inla forme qui se trouve dans Moufazzal, n'etait pas encore complegutturale mediale Togho'an, dans lequel la termediaire, yt*3 J^y Toushi, est le personnage qui, dans Nowai'ri, est nomme tement tombee.
Toghon
ce qui
,U_^j'
est
.Ä_ja; les cboisi
pour
;
la
transcription
arabe du
nom
de Tchoutchi
premier d
le
=
t,
pour
le
second ch:
nable de cette forme Toushi. Tchoutchi est fils
de Tchoutchi, est
le
frere de Batou.
—
3.
-pj^y» .
,
ou
,XJ^S\
malheureusement,
les
«
embrasser, entourer
teile est la
le pere, et
_jäLw, fijcL«, ou (ijSti— qui s'explique par y~ .XJ^jä]
^j=., ou mieux Dzoutchi
s
Arabes ne pouvant rendre les sons d-z, t-ch les ont discrimines, et
»;
«
non
de Batou, et Berke,
est la transcription
signilie
ont
seule explication raison-
le fils
tete », et r£j=l
rr^U—
ils
«
ou
j^jSl, ,
du persan
theme de
ce qui ceint la tete
»
;
peintures qui representaienl Berke dans l'histoire des Mongols
de Rashid ad-Din ont ete arrachees, de Sorte qu'on ne peut savoir au juste ce qu'etait ce
sarakoutch.
—
4.
LaLa. dansle Lisan al-'Arab
est
une sous-ventriere, puisune ceinture.
I1IST01RE DES fc-Ci-j
«jbOl Vo
AjJb
^1
*L«V(
Us^äi!
JJI
Ij^ju
CC-J
^yj>-
*-•*
^Afr
^JJi
X.w> f}\
Ecrit sur un grattage.
1.
üL^JI
yJa-
«w
i*r
^-^'
i
£>*
l^
—
Lire .ij~*»..
precieuses avec une bourse bottes de velours" rouge,
L_JI
—
>
-
'
_/J^'
ÜA*j JaÜJI
^? ?'
^*'J
^"-^
jvjl
-^
**?"jj
t
(v'j*^
j^oa Ju* JjCj JJI JS- JLj
—
Man. *j£sr^.
3.
J ^--^
^"4/4
p£
(jj i_i-_
®a;IS^>.
p^jiJ
^£-
JU>J
C**-*-~
J\
0~>L>-
J>
en cuir de Russie vert.
'
et
C^w
W5 jy^
*^'
5
461
LU-i Uis
^JaJI
-^
Üa£
1)5
-Ut
Ij^lj
^ 2.
Sy~>
.»A-CJj
j^a^-\
*jJ
j_y^
(J
4
l*sJ
*&-jL*a
4.«.«Jü
w-~*-^
ÜD/äJI
k_iA=»
®lj.ols
£->"
Cäc
i.v)^
ii-lj
SULTANS MAMLOUKS.
Lire !.«*».
4.
aux pieds des
avait
II
ne portait pas de sabre au cöte; ä sa ceinture
il
3
pendaient des cornes noircs recourbees avec une monture d'or
Autour de
.
Berke, se trouvaient cinquante emirs assis sur des estrades dans sa tente.
Quand
ambassadeurs du sultan d'Egypte penetrercnt aupres de
les
supremo degre;
leur arrivee l'etonna au teurs), et
ordonna au
il
ä sa droite, et
emirs, en face de
les
miel cuit\ ensuite de
Apres
cela,
la lire;
ensuite
la
viande
la
ils
koumiz
puis
',
le
chez son epouse Tche-
arriverent, la
ä la fin de la journee,
et,
derriere
la tente,
le
mangerent.
qu'ils
les conduisit
matinee, quand
un repas dans sa tente",
de
les parois
du poisson
et
etaient por-
ils
passer les ambassadeurs
il fit
apporter ä leur intention
lui. II fit
Berke ordonna qu'on
Khatoun; dans
tcliek
de
envoya se ranger contre
les
il
vizir
prit la lettre (dont
il
lui,
khatoun leur
offrit
se retirerent
pour
ils
rentrer dans leurs logements. Le sultan Berke les faisait venir constamment, et
leur posait des questions sur l'elephant, sur la girafe;
il
geait sur
le
Nil et sur la pluie
7
du Gaire
.
J—, soulou, en turk-oriental i$yj~> souloukh
1.
cuir de Russie pour ^CjJj est bien connu.
—
2.
leur dit
II
chinois
forme
kim-houa
dS.=3
persan
[brocart] ä fleurs d'or
khöumkha;
..iJ-Js"
labatoun
«
et
c'est le camo.cas
goulbadan qui kalabdan en «
a le
.\'-->^
corps
turc.
chef
mongol
—
3.
ce qu'on appelle la effet,
il
l'affreux the
avait naturellement son «
chute de
la
est
velours, brocart
«
une rose
5.
II
mongol.
<
»,
le
»;
U^~
sens de
kimkha,
et qui est le
»,
cette etoffe etait
»,
incrustees d'or
— —
6. 7.
nommee
en
qui est devenu ^jyj^Z gou-
est probable que,
ordou particulier.
goutte
=
sc trouve en turk-oriental sous la
Peut-etre
—
entendu dire
J'ai
pour JL±*r
du vieux francais;
comme
jument fermente qui enivre borriblement. misme, l'auteur veut designer
mot
»; ce
«
chose qui contient
«
w-^r
lequel parait dans les textes persans avec le sens de
:
les interro-
il
».
—
4.
Lait de
par cet euphe-
Chacune des femmes d'un Je pense qu'il s'agit
qui est le prelude de la crue
du
ici
de
Nil; en
ne pleut pas au Caire, et la pluie, dans les autres villes d'Egypte, ne presente
aucune particularite.
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
462
jj-bj
a
y
qu'il
2.
iAlt
^^äJI
*J
jti^Jlj
jj»..-^'
ij'^~'3
—
Lire «slkct.
1.
17 r.
Vpi
jl
Ä^=-
»A-U
~)
_J'15C«
«LS
©Äjil
fol.
Joj i>S
~«!
•^o
c^'j
^-L^-'J iV**i5
Man.
ISy.l.
A*j>-I
j^
—
n .
>.
Man.
»
;
ils
repondirent
pas dans notre pays.
:
«
Nous
on opere
il
partir avec des et
dans
^>\y<
lJ—Lr'
'j-^'J
ö\j^'
Man. j>U>.!.
4.
que
Nil et
les
vu cet os
',
gens
passent
*
et cela n'existe
la
monaaie d'or avec laquelle
royaume de Lascaris 2 Ensuite, son epouse,
le
.
plus haut, leur remit des vetements d'honneur.
a ete parle
Berke leur donna
**"*
^Jij
^Alc
lPJ-«
c^'i
/^
Jlftl
cour de Berke durant vingt-six
la
donna une certaine quantite de
la
4IÜJ1
/»
»
les transactions
dont
celle
leur
I^T6,
—
.j-Jjb
n'avoris pas
Les ambassadeurs demeurerent ä il
(J-^Jj
<_<'
un os d'homme etendu en travers du
sur cet os
jours, et
*"**"
(J—^
<»-~l
7c~~£-'l
jy^*-
[120]
reponse ä
la lettre
qu'ils avaient apportee, et
ambassadeurs qui se nommaient
3
il
les
fit
Ere-boukha, Eze-temour
Temourtash. 11
aupres du
y avait
roi
un nomine
Berke
religieux,
originaire du
Fayyoum, qui se nommait 1c shaikli Ahmad al-Misri, et Berke lui temoignait un grand respect. Chacun de ses emirs avait dans sa maison un muezleurs enfants avaient zin et un imam, de meine que chaque grande dame de l'absence des amCoran. La duree lire le apprenaient ä des ecoles oü ils '
bassadeurs se prolongea jusqu'en 665, rubrique de cette annee, 1.
taille
D'apres
tradition
la
prodigieuse: en
s'il
plait
et
nous en
;
l'erons
mention sous
la
au Dieu tres-haut.
musulmane,
cffet, Moi'se, qui,
c'etait
un os du geant 'Oudj, qui
d'apres ces contes, avait 40 coudees
etait d'une .i,
<,
tcnant
main une canne de 40 coudees, et faisant un bond de 40 coudees, lui toucha ä peine le genou. Ce geant plongeait la main au fond de la mer, y saisissait une baieine, la 2. Dans l'empire byzantin, ce qui montre que faisait cuire au soleil, et la mangeait. ä la
—
monnaie d'or byzantine avait cours ä la Horde. par Nowairi, ni par lbn Wasil (ms. 1702, 422 r°
la
ambassade: leur reslitution
boukha le
«
signifie
«
le
la
»;
douteuse d'apres il
l'er
»,
Ces noms ne sont donnes, les
est possible qu'il
au cours du
recit
ni
de crlle
formes de Moufazzal.
Ere-
faule lire
»,
est un nom tres connu; il ,pb.t Ertemish [al-Manhal as-safi, tome seulement lafemme d'un prince, mais aussi
pierre de
3.
et ssq.)
pour Ksen-boukba; Eze-temour se trouvc dans les historiens de forme j^^:]; c'est l'alteration de Esen-temour; Temourtash, « la
taureau entier
l'Egypte sous
est assez
taureau male
—
se pourrait I,
folio
153
que ce dernier r").
—
celle d'un general.
4.
nom
soit ä lire
Khatoun designe non
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[121]
l^L.
Je JyJi
^}J>
j
fcJL«
IjJj ULlfcl
tl^o
<Jj^
*!
^^Lj
j^ali^^JL
1.
J^iJI
J^iJl
Man.
.r~j>
'
j-£-
jl/l
_sj^L*
.
-r
»
est la seule possiblc.
L5
r,u„
le
de
altürati 011
impossible
,
;
=
—
s^~> est ecrit
3.
2.
Man. jS]
^^ O/A*
le
sur un grattage, et corrige de
royaume
comme
nomme
le
son coeur
la
^
fol. 17 v«
j*j
lui
le
2
il
;
etait
qui possedait la puissance la plus
plus vaste, l'armee la plus nombreuse, les tresors les plus
etendus.
avait attaquc l'Egypte;
II il
cela a ete raconte plus haut
avait, 3
conquis Damiette
mais ensuite, Allah
;
lui.
II
est
Francais*.
retourna dans ses Etats quand
11
u*
w~«.
deeut ses esperances, et permit aux Musulmans de triomplier de
egalement
J^—
j~}^ j^j, soit
Roi de France', qui sc nommait Louis
rendu maitre de l'une de ses frontieres, et
en l'annee 647,
—
j^.y-
Jj*)l
^
[
faut, soit
il
c- Jl
V^* ö^J V%/*
-^y.
^l
jLjJl
j^
£A*i-j
fi^
r->y
f^l»C pA^lj *<1~.
jay, la suite de cette phrase indique que la premiere de ces lecons
les plus inepuisables, les Etats s'etait
^
Vl^.lj
^"^ ^!^a'^'
b ->^
-*-**«
(j;
plus graiul des rois des Francs; c'etait
considerable,
il
>*^
*4y^
^Jl
f° rme
une
Cette annee, mourut le
'y
une
est
f^J*
ce l 1 " est
0-5^> v
jLäjJI
,
jl-01
k^J
j^5
-V-=9
k>*7~
ifcJa^
f-^J
tr^aJl
l_jJl£»
jUII
«u^^ajl
463
rage de ce qui
il
&ut rccouvre la liberte, gardant dans
lui etait arrive, et,
dans son äme,
l'idee
de s'en
y prendre sa revanche. 11 reunit des troupes consideconsacra un soin extreme (ä la preparation de cette guerre) pen-
revenir en Egypte pour rables, et
il
dant deux annees, jusqu'au
pour
aller
dirent
:
«
moment
oü, en l'annee 660,
il
se decida ä partir
attaquer l'Egypte. Les grands personnages de son royaume lui
Tu
commencement de ton regne;
l'Egypte au
as dejä attaque
souviens-toi de ce qui t'en est arrive; ce qu'il convient que tu fasses, c'est d' attaquer
Le 1.
roi
Tunis qui se trouve
'
dans lTfrikiya.
de ce pays etait alors
Re de Frans;
Mohammad
fol. i: v".
»
Yahya ibn
ibn
sur cette expression qui a passe dans la litterature persane et
en mongol, voir V Histoire des Mongols de Rashid ad-Din, le
Manhal d'Aboul-Mahasin,
passage, a copie la 4.
Al-Fransis.
Abd al-\Yah-
meme
II,
97
r°,
II,
346, note.
—
2.
iU]y. dans
deformation de ,j^)j>] Aboul-Mahasin, dans ce
source que Moufazzal.
—
3.
Dans
l'histoire d'al-Makin.
—
M0UFAZZA1 [BN ABIL-FAZA1L. .^-
...
d
.
^i
L.
>*
._
Man. omel
ydJiJI
'.
2.
^
r^,
Ca.'
-^^'
surnomme al-Mostansir
Dom
sur les chaires des mosqnees Jans
conquis
roi
I
et
'
par mer.
^
—
toUa
--
.
.^wj
toute
^IrJl
JUaJ
^L*
fcjül
yjü
wJ
:.
Man.
et l'on faisait la
billah,
i.
> sjte» jy
l'Ifrikiya.
i
*JI
s
\~> y^" O-
te^s
>
dUi
.
JUUI
;U^.
priere en son
Quand
tu anras
pourras alors attaquer l'Egypte,
1'ItVikiya. lui dirent-ils, tu
par terre
j^JI
j.
(jui
jÜaJLJI
L^J jU
> ,u
hab.
etait
dÜJ ULI-,
i^sei
,b 4 b.w. il
,U>
ciiil.
jJk
C-ltJlj
^Uj J~j Man.
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^L*
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±&-
y
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.
,^~<~ Ciil cJCu
J-^
^_V
C<.
sjUj,
>»
y
A^.
...
jjl
.
dU-J
122
ä la fois
a
de France se rangea ä leur avis;
il
monde considerable
rassembla une armee
et
attaqua
Tunis ä
la
rois.
.Mais
Allali
tomber sur son armee une violente epidemie. Le Franeais. qui
est le
fit
meuie que
töte d'un
le
d'une reunion de
Roi de France, en monrut, ainsi que plnsienrs des rois qui se
tronvaient reunis avec
lui
devant Tunis. Le reste
leur pays, decu dans son esperance.
parvinrent
et
au
snltan
al-Malik
des Francs] rentra dans
Les nonvelles de
az-Zahir qui
eerivit
cet
heureux evenement
des
lettres
pour
Les
repandre dans tont son empire.
En Hakim
l'annee
l»t^2
lu-anir Allah
de l'hegire,
le
khalife
Aboul-'Abbas Ahmad:
Syrien. al-Malik az-Zahir; le prince de la
des le
Musulmans
etait 1'iinam al-
snltan de Pempire egyptien et
Meeque. Abou Nama:
le
prince de
2
Djammaz ihn Shiha al-Hosalni; le prince da Yemen. al-Malik al-Mouzaffar Shams ad-Din Yonsonf ihn al-Malik al-Mansour Nour ad-Din Omar ihn Ali ihn Rasoul: le prince de Marrakesh, au Maghreb, Abou Hafs Omar, lequel portait le titre d'al-Monrtida; le prince de Tunis. Abou 'Abd line,
Je Barka pour attaquer l'Egypte par terre. en Ce personnage est rite dans le Manhal, III, v Qommait Djammaz ihn Shiha ihn Hashim ihn Kasim ihn Mohanna ihn HosaTn ihn Anna ihn Daoud ihn Kasim ihn Abd Allah ihn Thahir ihn Yahya ihn al -Hosain .seil
venant de Tunis, -
Je traverser etait
les sables
absurde.
—
2.
ihn Dja'far ihn al-Hosaln al-Asgbar ihn
'»
Ali ihn al-Hosain ihn
Ali ihn Abi Talib.
:
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[123]
6 j>k.jij»
All
^^ 1.
jI
jLÜJI
A£jw
*
Lpj
l^^s-Ljj
JL*.i
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^jiJJl
iJ^VI
omet
—
1 .
.r-'
—
,,y'^-.
Man.
2.
5.
probablement »«Jl
dUJI
—
SLa-
Man.
3.
-'-»—.
v_^a.Lo.
— 8.
—
(J
v^^3 ijy^—" jmjm
,
^Lol
Lire ij^^f sans
•3
j^jJI
ecrit sur
—
l'alif.
,_JLLj'
j*t
^JÜ
J>1
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^^ 0*-"^' '^ 0*^ ^r JLkJ JJLU1
—
un grattage.
/W
Man. .j^-J
0.
^ jC
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u-o-Ljj
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k-^-v-»
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Man. omet iilj
Xx-
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JjÄjL
Jj-alJI
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j^aJI jlii.
Man.
XL&vs
/jj
465
9.
—
o£U'.
f
" IINl
Man.
4.
7.
*
II
faut
Man. omet il*X
Abi Zakaria; le souverain de Dehli, Nasir ad-Din Mohammad la souveraine du Rirman etait Mahmoud ibn Shams ad-Din Entetemish
Allah
i 1 >
1
1
'
:
2
Turkan Rhatoun Le prince d'al-Malik Kilitch le
'
et
Le
nieme
al-Mouzaffar
Rara
Houm
etait
pays de
Arsalan,
fils
Uokn ad-Din
Hamah, al-Malik al-Mansour Nasir ad-Din Mahmoud; le prince de*foi.i8i
de
al-Ashraf Mouzall'ar
ad-Din
nom de ce souverain se trouve sous les ji-Äil Ertetemish, avec l'altcrnance
mongol
cipe passif
=
/
»,
turk. Cette
«
O-CJA .jjj-'l
voir YIHstoire des
Arsalan par
formes l
=
rz*zai) Eltelemish
^ji^täi],
=
Entete-mish
r,
ecraser, broyer
d'al-Malik al-
fds
Eltete-mish
en -mish du theme pas-
en turk elte-mek
»,
«
battre
avec la chute de -A-; mish, au xin c siecle, etait une formative du parti-
mongol au meme
Variante de
«
Mousa,
le participe passif
Eltete-mish est
n.
du verbe elte-ku
elte-kte»,
qui est traduit *La9
rente au
prince
le
al-Malik
un ennemi
de Taube
de l'atabek Sa ad.
fils
ibn al-Malik al-Mouzaffar Taki ad-Din
*
avec l'equivalence sif
al-Malik
etait
souverain du
le
Abou ßakr,
Arsalan ibn Ghiyas ad-Din Rai-Rhosrau ibn Ala ad-Din Rai-Robad,
Saldjoukide;
1.
Mardin
de
as-Sa'id;
Mohammad Homs,
souverain du Fars,
le
;
«
Cf.
*ijj)
erten et
que -ksan. .£*\j.\ ou rjWil Ertemish [Maninil, », est le participe passif
erte
d'abord
«
j-V* erden
«
»,
»,
Kilitch
oXiuo!
If,
khallchi-khou
qui a perdu son poil
Arsalan signifie
«
»,
d'une maniere qui ne
»
;
cf.
:
kilitch,
deplume de
fait
J$s.
»
La
;
il
153
.
<•
les
premieres Iueurs
2.
Sur
cette princesse,
3.
On
explique Kilitch
-li,
sabre en
signifianl
ou pluUJt kalitch, est appa-
khaltchaghcü, khaltchighai
qui est devenu khaltcha'i par la chute de -gh-
le lion
c.^3^1 soit la traductioD
raser
«
— page 552. — ».
^--', en arabc Kilidj
explication est denuee de tout sens
mongol
1.
du verbe w-O^' erte-mek,
erlern;
de bonne heure
Mongols de Rashid ad-Din,
sabre-lion
le
titre
superiorite
;
d'oii
«
chauve, Khalitch
semble que, dans l'onomastique de cette epoque,
lecture Arsalan est certaine, le
point de doutc, V-a- medial de ce mot.
mongol marquant,
"
MOUFAZZAL
466
<— j-U
iL
V«
«XlaTj
^p- ^
'-ü (3
>
Aj
1
?iÄS
JjJlLS
1.
Li«
Ce mot bahradja, dans
aguicher
le
m =
transcription, avec
Bahradja
sens de
public et se faire admirer
signifie
donc
se
promener en
jt*
W™
1
i_J
^p-
f»*
ULä-sJ
j\z*£-
lj~-aJ
'
uUj
^
1*1
i_Ji
y
*y«
xmZsö LlX^.)
•**«
*
^iaJLJI
J>-£-«A>
promener pare de tous ses atours pour
se
est le denominatif de bahradj, lequel est la
»,
mahärädj
de
b, «
«
0^
&]_/»'
'-s*1*-
ic^
^r^VI
JLfc»-
»jAstLJ'
U~-a-'
le
Ll£
[124]
tltf
U~«»-
,«*—>'
^ijli-
/y»J
j»j^>
AA.«^-
iy»»«J>
bÄA ,jj ist?^
—"^
POt**"*
jL-ÄM
i'jJu
(^k^-j/l
jü
f-lyjJl
IBN ABIL-FAZAIL.
prince
«
du sanskril ifjuj^l mahärädja.
»,
faisant le prince, ou la princesse
».
Mansour Nasir ad-Din Ibrahim, fils d'al-Malik al-Moudjabid Asad ad-Din Shirkouh; le gouverneur ä Damas, l'emir Djamal ad-Din an-Nadjibi. Ce fut '
cette
annee que Ton termina
qui se trouvait dans le lieu-dit
commence
la
construction au
du College d'al-Malik az-Zahir,
l'edification
entre les deux forteresses
«
commencement de
Gelte annee, des cadavres
On
quelques jours encore.
nommee
canal du
2
et
on
dura pendant un mois
et
le
Caire
femme dune grande
sut ensuite qu'une
,
beaute,
Ghazia, se promenait fastueusement dans un costume magnifique, et
ceux qui
qu'elle inspirait ä
accompagnee dune
la
voyaient
femme
vieille
avaient envie de pecher avec eile recevoir
cela
;
en avait
l'annee (560.
apparurent dans
accusa ä leur sujet une quantite de gens
On
».
le
desir
de
possöder. Elle etait
la
hommes
qui traitait pour eile avec les eile leur disait
;
:
qui
est impossible de
« II lui
un homme dans un autre endroit que dans sa propre maison, car
eile craint
pour sa securite.
»
Gelui que
la
violence de sa passion faisait ainsi
courir au-devant de la mort souscrivait ä ces conditions et partait avec eile.
Tandis 1.
oecupe avec
qu'il etait
Na'ib as-saltana,
un lieutenant general.
litt.
—
arabe 1731,
fol.
cette ville et
Maks ,i~v
de
«
49
v°. II ;
la
dans
le Substitut
«
«
il
les
premiers temps de l'Islam,
canal de Ilakim
»,
»,
du nom du
klialife
294
v°.
Ce canal
creuse par
le
etait tres ancien,
et les
etait
gens du coinmun
et les
comme
Khitat de Makrizi, man.
dans
C" qu'il fut
le
quelque chose
du Caire, ä
l'ouest, entre
connu sous le
le
nom
nommaient cou-
fatimite al-IIakim bi-amr Allah;
l'appelaient aussi Khalidj al-Louloua iyyi] ^.Jä, ou fol.
dans
surgissaient,
se trouve, dit cet auteur, en dehors
canal du Commandern- des croyants
ramment
la souverainete »,
est question de ce canal
2. II
hommes
jeune femme, deux
«
grand canal
»
~Jül v
Js-',
ils
ibid.,
C"
.
Egyptiens n'hesitaient pas ä prelendre
pharaon legendaire Toutis,
fils
de Malia, souverain de Memphis.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[125]
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2
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U^l
Ja,lj
ÄkiUl
J>u
3
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le
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l^tJ
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t>
p
Lire
2.
iJI
^
lil»
l!Xe
Sl^l
U>
-H»-y
.i^b,
JU
jt
jl-^
CÜ-^J
Ces gens changeaient constamment de domicile dans la
facon dont
y
avait au Caire lui dit
et
eile,
:
une habilleuse
la
Celle-ci
la nuit.
de parures
;
eile se
nait et vint chez ces
te
charges de
lui faire
fit
» Elle
se
fit
sur le canal.
la
pressa de
1.
jeune
fille
II
jeune
gens;
eile
vint chez
Nous recompenserons ton
penetra chez eux,
demanda
monta ä cheval, iille
nom
le
*
et
la
Khitat,
office
en
et
son esclave ne
ce
qu'elle etait
fit
vieille
fait
lui
apparte-
fol.
nommes
315
les
r°,
2 .
pas revenir; les
ne savaient pas de quoi
du Caire
fit
et lui apprit
la
maison, oü
prisonnieres;
il
par avouer leurs crimes, ainsi
man. arabe 1731,
d'une tribu de Berbers,
qu'il
la quitta
devenue, mais
une perquisition dans
femme,
finirent
la vit
eile
de robes
son esclave
et
etait entree lui dirent qu'ils
questions, et elles
Makrizi, dans
avait pris ce
demeu-
sa toilette, ainsi que de la
voulait parier. Elle se rendit chez le gouverneur
trouva
Lire
arriva alors
II
femme
la vieille
chargea de tout ce qu'elle put
alors la chercher et
ce qui se passait. il
3.
que Ton
la crainte
accompagner par une jeune esclave qui
gens chez qui 1'habilleuse eile
—
promettre ä 1'habilleuse de venir chez
Ces miserables tuerent 1'habilleuse, eile vint
s&di».
facon la plus splendide, et que tu apportes avec toi tout ce que
d'une facon magnifique.
et
*-^ ^I^j
finirent par aller
ils
connue;
tres
tu pourras en fait de robes et de parures.
durant
',
je U^i-
Nous avons chez nous une dame que nous marions;
«
nous voudrions que tu parer de
vivaient, et
Bah ash-Sha'riyya
rer en deliors de la porte qu'il
ils
^^
£*
que ses vetements.
tuaient, et prenaient tout ce qu'il avait sur lui, ainsi
ne vint ä connaitre
^^
V
ijUJI
l'aoriste, l^ä-lj
^^r1-*
L^jlj Sx^foi.is
jl
^rlj
iU*
p^3 JL^ v4/
aJ&äJ, etmieux, ä
V^
Jy^
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j^lj C*—
—
As
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CjjJi
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l*Xc.
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Jl ijWl
»ai^ls
Lire
1.
*
j, <~U
«jLlJl
^
J^j
LL> j^j
jl
JUJIj
Syklill
l
'.67
les
que
mentionne cette porte. Elle
Banou ash-Sha'riyya.
—
2.
Cette
portait les paquels de vetements et n'avait pas ä preter son oflice ä 1'habilleuse.
*
iv>i.
is-
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
468
^
c^oYI
*jL£
>-J;««^
L'-Cfr
JUS i—Iji^
1.
louk,
Aa-Ij
IjJljj
*y_
^1
i-i-i»
^
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jyjjl
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JuS_J
^läl
Üji^o S-ji»-
i^Ci
IjjJÜäJ
,3~«y_
j»*Aa.|
jIseIA)
[126]
J^üLL>li
£>*
ÜJ^YI
^»-
Ij^*- Uis fc^Li
Jlä
Makrizi, qui raconte cette histoire en abrege, dit plus clairement dans
man. arabe 1726,
159
folio
r°
vjub Jiyli^
^ä)'j kJ
:
^
JjJ!
le
'jj-t^'j
revelcrent l'existence dans la maison de caves que Ton avait remplies de cadavres
tournure employee par Moufazzal est tout ä ja.)
en arabe tout ce
;
classique, n'offre
qu'il
vulgairc.
fait
y a de plus vulgairc, on a soude
aueun sens;
cette
—
3.
fut riieroi'ne
de cette histoire (man. arabe 1578,
Fdtrangleuse
».
il
üs
« »
;
la
c^
ce qui, en langue
c=="\
fol. ;
femme
jeune
la
25 recto) isb-s-M w:lc le
qui
Ghazia
«
manuscrit a isb-s-L
son metier,
d'un autre individu, briquetier de
et
Sou-
._-^J^> *j£l
nomme
Nowairi
suit qu'il faul lire ÄäLsr! J^s-~ >
ceux des tleux hommes
ä
,
k
Pour
2.
UJi
forme indique une prononciation nadji lek b-toubib
akhir, qui est devenu nadji-b lek toubib akhir.
d'oü
—
,J
qui faisait cuire les briques.
Quand
ils
avaient tue un
de briques, lequel
le
cachee; on sortit de
homme,
portaient
ils
le
cadavre
on
les cloua ä la
potence tous
memejour. Les emirs implorerent ensuite en faveur de
On dit
:
«
liberte"
;
eile
nous un malade.
cliez
cliez eux, ils le tuerent.
Lorsqu'on
rables dit au charpentier
Menage-moi, car
«
2
je suis malade.
d'hui sous
le
1.
fut
un medecin,
Quand
»
Le charpentier .
»
Apres
Tun de
dans
lui
cela,
et lui
avaient
medecin se presenta
le
les
repondit
ces mise-
membres « Tu veux :
:
on convertit
la
maison
mosquee est connue aujourmosquee de l'etrangleuse).
avaient vecu en mosquee, et cette
nom
Cette annee,
»
enfoncait les clous
qui lui
1
ils
jeune femme qui
les cloua ä la potence,
que nous t'amenions un autre medecin' dans laquelle
la
avertit le
les cinq, le
survecut deux jours, puis eile mourut.
a raconte que ces gens etaient alles trouver
Nous avons
l'affaire restait
maison une cave pleine de cadavres'. On
sultan du crime de cette bände, et
remise en
que
brülait dans son four, de teile sorte la
cliez le fabricant
de Masdjid al-Khannaka lloulaoun
Comprendre que Ton
fit
sortit
(la
mettre ä mort Zai'n ad-Din al-Hafizi, lequel
une quantite de cadavres qui remplissaient une cave.
- 2. Lequel jouait lc role de bourreau.
—
3.
Pour
le tuer,
comme
le
premier.
;
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[127]
4ü'
«
ic ^U>ic
^Ül
cL. J*ii
vjlj^
cJlj
k^il
S^
CjO
faul
<1~S
J.
deux
II
^j^
dÜUl
^ic
J
J^UI aJ
;
cü
^...Ifl.i'U
.i-Icj
dans
Ia
^
Jl
Sjä
f®^??-
slljL
^i*
<-W ö- «*•>'
Ij-J^i
,£_jJ1
langue de cet historien
l'ormes se prononcaient
c~.Ai»
^yw c-JLi ^—2.^
J
^aILüI
G-jli-
^>U
CJ, viU*
469
et
^>
J^
^^l^
u-Ä^ *UI
^
Jj.Hl.
A^-j
^Lt^Uj
*
fkll
^'Ix;'
^
v^ u
'"'' '
lyr
-
lic^ij A—Ji
4X^1)1
sont Äquivalents, et ces
egalement tabata.
nommait Salman ihn al-Mouayyad ibn 'Amir al-'Akrabani, avec toute sa « J'ai acquis famille, ses parents et ses enfants. Houlaoun l'invectiva ainsi
se
:
la certitude
en
efTet,
de ta mauvaise iniluence, qui se joue des destinees des empires
tu as tout d'abord servi
eutendu avec ses
cin, puis tu l'as trahi; tu t'es
de
al-Hafiz, par le
nom duquel
al-Malik an-Nasir, prince forteresse de Dja'bar «
*
conuu
tu es
de
officiers
Ensuite, tu es passe au
tue.
sorte qu'il a ete
teile
prince de Ba'albek en qualite de mede-
Ie
la
service
d'al-Malik
puis tu as complote contre lui avec
'
Syrie,
pour l'assassiner,
;
bien que tu l'as
si
fait sortir
de
la »fol. L9r°
2 .
Alors, tu t'es rendu ä la cour d'al-Malik an-Nasir; ce prince t'a comble de
toutes sortes de bienfaits, tels que ta passion n'aurait jamais cevoir; tu l'as
trahi pour moi,
si
pu
les con-
bien qu'il lui est arrive ce qui lui est arrive.
Ensuite, tu es passe ä notre service
3 ;
je t'ai accable de faveurs telles qu'elles
ne t'etaient jamais venues dans l'esprit; c'est alors que, pour m'eu temoigner ta
reconnaissance, tu as
commence des menees
mis ä entretenir une correspondance avec
le
seditieuses, et que tu
souverain de l'Egypte.
t'es
Tu
es
avec moi pour l'apparence exterieure, mais, au fond, tu es
mon ennemi. On
ne peut mieux te comparer qu'a une gourde qui
surface de l'eau
quand
le
ensuite je les
vent
la frappe, eile
lä
oü
un grand nombre des crimes dont
il
la
pousse.
»
;
Houlaoun enumera
al-Hafizi s'etait rendu coupable, et
passe sous silence, parce qu'il serait trop long de les rapporter.
1. Zai'n
ad-Din
al-Hafizi etait,
—
comme
l'indique son surnom, al-IIafizi, le serviteur
Lc sultan al-Malik al-'Adil avait donne ä son fils, al-Malik 3. Au service des Mongols. Arsalan-Sliah, eette forteresse de Dja'bar.
d'al-Malik al-Hafiz. llafiz
va
flotte ä la
2.
—
al-
MOUFAZZAL
470
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y»iyi duui jikjui ji ^*LkJi <x-
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Man. omet
2.
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(***
^^,
pouvant
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etre en apposition ä .LxM ijl^t.
Parmi az-Zahir,
les il
y
faits
Ibn Shaddad dans l'histoire d'al-Malik
qu'a racontes
a que ce sultan inanda aupres de lui, de
Zain ad-Din al-Hafizi, 'Imad ad-Din Ahmad, qui
Ashtar; il
il
le retint
le gratifia
de cinq cents dirhems par mois,
probende. Le sultan il
lui
laquelle
il
donner en
lui ferait
son eloge
apres cela
lief
lui,
lui
frere
puis
de
d'al-
congedia;
le
il
nom
le
assigna une excellente
une
dans laquelle
lettre
;
il
pria al-Ashtar de presser vivement son frere
3 ,
(ajoutait-il), tu si
Ouand Zain ad-Din les lui
',
et de lui dire qu'il s'engageait ä lui
ce qui lui ferait plaisir, et ce qu'il choisirait lui-meme
(cbez lloulaoun), ou
il
il
le frere
apprendrait quelles etaient ses intentions ä son egard, et au cours de
d'entrer en correspondance avec lui
et
et
ordonna d'ecrire ä son
lui
connu sous
etait
durant quelques jours aupres de
Hamas,
donna
seras entierement libre de determiner
tu viens (ä
ma
lui dit
il
:
«
;
«
et,
tu restes
cour) ».
al-Hafizi recut ces lettres,
ä lire;
si
2
il
les
porta ä lloulaoun,
Le souverain de l'Egypte ne m'ecrit
dans ces termes que pour que cette correspondance tombe entre tes mains, et
pour que cela
soit la
cause que tu nie fasscs mettre ä niort. Mais
dessein d'ecrire ä ses grands einirs et
en Syrie, pour
lui
et
tendre im piege,
aux notables de son empire, en Egypte
comme
m'en a tendu un.
il
»
lloulaoun ne fut pas de cet avis, mais al-Hafizi revint plusieurs fol. i'j v°.
charge ä ce
1. •'S.
Pour
Quand
sujet,
*
de teile sorte qu'il
finit
par lui en donner
trahir lloulagou, prince niongol de Perse.
tu auras reyu ces fiefs
evidemment impossible
ä
;
la ruse etait assez
une personne qui
nages en Lgypte, sous peine
j'ai le
—
2.
la
fois ä la
permission.
Dans l'empire egyptien.
grossierement tramee, car
vivait a la cour
il
11
—
etait
mongole d'accepter des apa-
d'attirer sur eile les plus terribles soup^ons.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOÜKS.
[129]
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2.
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ecrivit alors des lettres ä plusieurs des
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*Ils
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dit plus clairement, folio 27 r°
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:
emirs (egyptiens), lesquelles tombe-
rent entre les mains du sultan al-Malik az-Zahir; ce prince comprit qu'elles
une ruse pour repondre ä celle dont il avait use ä l'egard d'al-Haüzi. Le sultan lui ecrivit alors pour le louer d'avoir montre ses lettres ä
ötaient
Houlaoun, qu'il
pour
et
dire
lui
les avait montrees
lettres par des courriers
envoya ces
les
comme
avec lesquels
s'etaient sauves a la
s'ils
soupcons de sa personne.
les
du Djazirat ibn 'Omar',
arriveraient ä la rive
vetements,
approuvait entierement sa conduite, puis-
qu'il
pour detourner
ils
il
II
convint quo, lorsqu'ils
se depouilleraient de leurs
nage, qu'ils emploieraient toutes
ruses pour se cacher, de teile sorte que Ton crüt qu'ils s'etaient noyes,
les lettres
du sultan
L'historien a dit
trouvant dans leurs vetements.
se
2 :
Les
officiers
examinerent, et
saisirent, les
ils
az-Zahir). Elles furent portees ä
ne parla pas de cette affaire
Ils
agirent ainsi.
des Tatars apercurent ces habits,
ils
s'en
y trouverent les lettres (du sultan al-Malik Houlaoun qui en
(ä al-IIallzi).
Ge
prit connaissance,
fut la
mais qui
cause principale de
la
ruine de Zai'n ad-Din al-Hafizi. Allah seul connait la verite sur cet evenement!
L'annee 663 commenca, etat
le khalife
et les rois
dans
memo
le
que l'annee precedente, ä l'exception d'al-Malik al-Ashraf, prince de
Iloms, qui
s'en
etait alle
vers la misericorde
annee; al-Malik az-Zahir apprit que quelques 1.
se trouvant
Pour comprendre
ceci,
ögyptienne, l'autre mongole. cette histoire
dans les
PATR. OR.
—
T.
—
il
2.
faut savoir
—
F. 3.
se
reunissaient tres
que l'une des rives de l'Euphrate
Nowairi, dans son FJncyclopedie,
memes termes;
XII.
d'Allah le tres-haut. Cette
hommes
c'est lä
que Moufazzal
l'a
folio
20
v°,
etait
raconte
copiee. 32
MOUFAZZAL
472
p*3
^1
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J
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S^ftlaJl.
jÜaUl £»*J
3
^
lire
—
J-a-l.
t
dans Nowai'ri,
frequemment dans
,1^5,
repandaient en attaques contre
Tun d'eux
on
coupa
lui
ensuite que
venus attaquer
sultan
le
couper
fit
ofliciers
les
D'apres
mais
le
c'est «
...
lc
Ils
toutmadj
',
etaient trois
remis en liberte. Le
fut
de
mains de plusieurs des Substituts du la police,
sortes d'exces.
ä la
premiere heure,
le
des gardes de
un plat d'originc
päte en forme de
fils
»
lurke, ;
la
des
ville,
Ces bandits etaient ensuite
la
il
la Citadelle
3 ;
cela
apprit (ainsi) ce qui se pas-
rapport de la matinee monta ä la
dictionnaire persan de Johnson,
comme
T Uo designe son nom, car
le le
vermicelle,
le
maca-
Sangilakh explique
forme -iL'y qui est donnee par Pavet de Cour,
dans son Dictionnaire turk-oriental, est une faute qui remonte au Khilasa-i 'Ab-
turk tout-makh
ghou
les
sultan entendit, et
le
bassi, lequel est l'abrege assez le
Jj
^Jo!
d'apres ce qui est
y mangoaient
gouvernement.
le
^»| ^r
JaJ«3l.
Arabes qui campaient au-dessous de
Le lendemain,
~.Ljy par teille
Man.
ULi
que des vaurierts s'etaient montres au Caire,
commis toutes
provoqua un tumulte que
roni,
qu'ils
3.
1^
x»*
.
et qu'ils avaient
1.
—
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ÄcUs.
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A
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,
1
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desormais aueun emir ne se reunit avee un
veilleurs de nuit; la cause en fut
sait.
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cloue ä la potence; Sonkor at-Tourki fut aveugle,
gouverneur du Gaire, des
*
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^_>!y
:
«*
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1^1=*,
2
Cette annee,
2or°.
**-*.»-!
sJyJ!
les inains et les pieds; le troisieme
sullan ordonna
autre
fut
r°
par Moufazzal.
loin,
et qu'ils sc :
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ä corriger en jLJl
maison de Tun d'eux,
la
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1^
individus et
fol.
2
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un peu plus
et,
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[1301
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Nowai'ri dit, folio 27
2.
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et yar-ligh.
«
manger
—
2.
medioere du Sanguilakh. Toutmadj est en rapport avec
», et
avec
le
mongol toutour-gha,
qui designe le riz; cf.yar-
Cette maniere d'exprimer l'ordre de Baibars est ridicule,
d'une faijon beaueoup plus claire, que
lequel
defendu ä deux emirs de se reunir, evidemment pour critiquer
il
etait
gouvernement, dans un la ville, et
memeendroit. —
dans laquelle residerent
les
le
sultan
fit
et
paraitre un rescrit par
Nowai'ri dit,
les acles
du
3. De la Citadelle de la Montagne, qui domine priaces ayyoubites et les sultans mamlouks.
IIISTOIRE
[1311
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ne contenait aucune mention de l'incident qui s'etait produit; sultan bläma la conduite du gouverneur, et il dit « Ni les Substituts du
Citadelle; le
J
DES SULTANS MAMLOUKS.
il
:
gouverneur, ni les nent
moindre
le
On apres
ment
officiers
de
la police, ni les
gardes de
ne nie don-
la ville,
detail sur cette eehaull'ouree. »
a dit que le sultan al-Malik az-Zahir descendait quelquefois au Caire s'etre deguise,
de facon ä se rendre meconnaissable, pour vöir com-
gens se comportaient. Une
les
fois,
il
apercut im
homme,
laquelle
il
avait,
gens se tenaient tan s'ecria
duisent avec
de sa niain, arrache les vetements qui cachaient son sexe; les lä immobiles, et nosaient pas interpeller le policier. Le sul-
G'est de cette facon que tous les fonctionnaires publics se con-
«
:
Tun femme ä
qui etait
des officiers de police du Palais du gouvernement, lequel tenait une
peuple.
le
»
Gela fut
la
cause principale de cette aventure
'.
Cette annee arriverent au Caire les nouvelles qui apprenaient que les Talars
camper devant
etaient venus
une armee, dont
partir
il
al-Bira,
donna
lequel etait connu sous le
nom
Oughoush al-Mohammadi,
et ä
le
et
quils l'assiegeaient
commandement
de
Samm
ä l'emir Izz
al-Maout
3 ,
ä l'emir
quelques autres generaux.
le
;
sultan
ad-Din Ighan
fit 2 ,
Djamal ad-Din
II
envoya ä l'armee
2.
Dans
de Syrie tout entiere l'ordre de se joindre ä eux. 1.
De
as-saft,
la facon II,
41
impitoyable dont Bai'bars traita les policiers.
r°, jli>t,
—
le
al-Manhal
ce qui montre que ces noms, au moins quelques-uns, etaient
transmis graphiquement, et non oralement. Ces deux formes sont presque egalemenl inexplicables, ä moins que ^lijl ne soit pour Yaghan, lequel trariscrit le mongol
yaghan
«
rouge
»
ou yakhan
«
elephant
».
Ai"-khaz signifierait en turk
l'oie
<>
noire
»,
emprunte au chinois he; ce nom serait, dans cette hypothese, l'equivalent ouighour du mongol Khara ghalaghoun, en transcription arabe }ii ^J \f. 3. Le poison de la mort: un individu qui vivait ä cette meme epoque se nommait de ai
«
noir
»,
.
0/!
*~
« le
poison des Arabes
».
—
MOUFAZZAl, IDN ABIL-FAZAIL.
474
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^ fol.
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JuJ!.
firent leur jonetion et
marcherent jusqu'ä cc qu'elles arrivas-
sent ä l'Euphrate qu'elles traverserent. Le sultan avait envoye ä Sharaf ad-
Din
ibn
'Isa
d'aller faire
Mohanna quelqu'un pour
lui
une ineursion ä Harran. Quand
troupes (egyptiennes) et
ordonner de monter ä cheval les
des Arabes contre Harran,
le raid
et
Tatars apprirent l'arrivee des ils
prirent peur et
retrograderent, decus dans leurs esperances. Les armees s'en revinrent alors
en Egypte.
meme
Cette toi.
20
V sultan partit cette ville,
*
annee,
pour
le
samedi, quatrieme jour du mois de Rabi' second,
la Syrie, se dirigeant
conquit par la force,
rinvest.it et la
il
vers Cesaree
vint
la
forteresse continua
resistance apres la prise de la ville, pendant dix jours; ä la
empara, sultan
demolir Cesaree, et
Apres tricts
cela,
il
il
la
conceda tous
dontils etaient formes, en
Cesaree; puis le
sultan s'en
il
partit
rasa jusqu'au sol.
les
pays
fief
aux emirs qui avaient assiste au siege de
pour Arsouf
',
qu'il avait conquis, et tous les dis-
assiegea;
qu'il investit et qu'il
siege de cette place avec une extreme vigueur, et
vingt-deuxieme jour du mois de Radjab, Fisole 2
;
il
il
poussa
s'en empara, le jeudi,
ensuite,
il
la rasa
jusqu'au
Les nouvelles de cet beureux evenement furent portees ä Damas
sol.
1.
Yakout,
I,
207, nous
apprend qu' Arsouf est une
ville
sur le rivage de la
ontre Cesaree et Jaffa, qui fut conquise par le franc Kondofri 4i)4
fin, le
la
garnison qui s'y trouvait s'enfuit vers Saint-Jean d'Acre. Le
et la
fit
camper devant
glaive ä la main, le hui-
le
tieme jour du mois de Djoumada premier; mais
il
;
le
mer de
et
au
Syrie,
c^jjS de Jerusalem, en
de llicgire; eile etait en la possession des Francs ä l'epoque ä laquelle Yakout ecri-
vait son dielionnaire geographique. suivi de
trois
Paganisme,
il
—
2.
Ce nom provient de
ce
i'ait
quo Radjab est
mois, Zilka'ada, Zilhidjdja, Moharram, pendant lesquels, ä l'epoque du etait
defendu de
faire la guerre.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[133]
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Lire
1
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Jlx»
Nowalri, folio 27
*>.
—
Le
2.
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^
J* 3
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*^*J
ö^M
C-*~° J
de cet incendie se trouvc dans l'histoirc de
dans des termes souvent identiques, mais abreges; Makrizi
v°,
mentionne egalement dans
le
Khitat,
II, folio
8
—
r°.
le
y>UJlj Lll>UI, dit Nowairi.
3.
Caire; on frappa les tambours dans ces villes, et
le
Gaire fut pavoise poar
celebrer cette victoire.
Cette ville de Cesaree etait une cite des temps anciens
en
Damas, comme
prise de
Makin). La premiere
eile fut
conquise
la bataille d'Adjnadai'n
dix-neuvieme annee de l'hegire, apres
la
;
'
et la
cela se trouve raconte plus haut (dans l'histoire d'al-
conquise, ce fut par Mo'aviya, filsd'Abou
fois qu'elle fut
couronne du martyre sous ses
Sofian; cinq mille
Musulmans trouverent
murs,
que s'arreterent les conquetes des Musulmans en Syrie,
et ce
fut
lä
tomba tout
laquelle contree
en soient rendues ä Allah, Cette annee eut lieu
le
le
(Yakout,
au pouvoir des Musulmans. Louanges
entiere
Maltre des mondes
localite voisine de
137), qui est celebre dans l'histoire
I,
!
2
celehre incendie de la Batiliyya
AdjnadaTn est une petite
1.
la
Ramla, dans
le
musulmane par
entre les Arabes et les Byzantins, sous le regne d'IIeraclius;
dans lequel furent
,
canton de Bait Djibrin
la bataille qui s'y livra
si
Ton en
—
croit les tradi-
est au 2. Grecs y trouverent la mort. Caire, comme l'ajoute Nowairi, et comme on le sait par Makrizi. Misr, ou Fostat, est une ville absolument differente du Caire; c'etait ä Fostat que sc trouvait le siege du gouvernement des souverains, tels les Ikhshidites, qui ont regne sur l'Egypte avant les khalifes 'Obaidites. En fait, les deux villes se rejoignaient, car les habitants du Caire
tionnistes islamiques, cent mille
La Batiliyya
avaient construit des maisons, en dehors de la porte de Zawila, jusqu'ä Misr (Makrizi, Khitat,
I,
fol.
295
Le Caire, comme Ton sait, fut bäti par le kaid Djauhar {ibid., fol. Batiliyya LiLU! u.U. est citee par Makrizi dans le Khitat, incidem-
r°).
i°). La rue de la ment dans le tome I, 297 v°, 307 r°, et dune facon plus speciale dans la description des rues du Caire, II, folio 7 v°; eile avait recu son nom de gens que l'on avait appeles les
296
Batiliyya
quand
ils
«
ceux qui n'ont rien regu
se presenterent
devant
»,
parce queal-Mo'izz n'eut rien ä leur donner
lui lors
de
la
.incendie passa en proverbe dans la population
distribution qu'il
du Caire,
et l'on disait
quelqu'un qui avait bu de l'eau en quantite immoderee qu'il avait
dans
le
ventre;
le
desastre avait ete
ecrivait Makrizi, ne s'etait pas
al-Mokaddam y
fit
quelques
si
terrible
que
fit
au peuple. Cet
couramment de
le feu
de
la Batiliyya
la Batiliyya, ä
l'epoque ä laquelle
en 735,
tawashi Bahadour
relevee de ses ruines;
constructions, lorsqu'il s'y bätit
un
le
hötel.
MOUFAZZAL IBN
476
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Nowairi
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*
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2.
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1.
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ABIL-FAZAIL.
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-'
4 jUIj
Nowairi
jj^l ^J^
LkJ! ^jLJj
phrase de Moufazzal est tres mal
la
construite et nc sifmifie rien.
brülees entierement soixante-trois maisons; apres quoi,
parmi
6tait constitue le
connus de
les quartiers
en toakf pour
quartier d'al-'Adil
de
satisfait
On
luil
,
sionne
le
le
gagna Misr,
quartier de Faradj, qui
le fleuve;
ce quartier
mausolee de l'imam ShaPFi, qü'Allah
ne put reconstruire ce quartier parce
On
des bandes d'etoupe
oü,
de MedineV Apres cela, fut incendie
les 'Alides
pour cela plus de 20.000 dinars. par
incendie
qui est du cöte qui donne sur
wakf pour
en
etait constitue
2
la ville, fut
feu
le
qu'il
soit
eüt fallu
trouva quo l'incendie avait ete occa-
roulees,
bourrees de soufre
et d'autres
matieres inflammables, que l'on avait jetees sur les terrasses (des maisons) des gens loi. 21
3 .
Cet incendie causa im bruit enorme,
r.
et les
gens furent tellement hvpnoti-
ses par cette catastrophe qu'il arriva Faventure suivante
1.
Ces quartiers, que Makrizi mentionne sans en faire wakf; il en cite un, ibid.,
etaient, en effet, constitues en
pour le College Kamili; c'etaient plutöt des pätes de que des quartiers
ruelles, des cites,
sc trouvait dans s.j.,
:
le
un certain temps,
ent'ant fut
pique
l'objet d'un chapitre special, fol.
SOS
v",
qui etait un
wakf
maisons delimites par quatre
quartier qui etait un ivaÄ/pour le College Kamili
un marche (souk); dans
qui, durant
un
:
le
meme
avait ete
passage, Makrizi parle d'un quartier
un marche (souk)
011 l'on
vendait des livres,
puis oü l'on avait par la suite prepare des peaux. Sur le grand canal, sc trouve la porte de Faradj ~ßi\ ^l;, ibid., fol. 296 v°, 298 r°, 313 r°, l'une des trois portes de
rOccident. ibid., fol.
—
309
2. r°.
Un
—
J-il*M (JJ-ä parait 3.
Chretiens d'avoir mis le
Nowairi
le feu
et
dans
le
Khitat, voisin de la
mosquee
d'al-llakim,
Makrizi disent que la rumeur publique aecusa les
ä la ville par represailles de ce que le sultan avait fait dans
pays des Francs en incendiant les eglises.
;
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[135]
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II
ici
une faute grossiere;
illettre,
il
est masculin et
a ecrit \>y^\
non feminin.
encore
—
drait dans lc texte de Moufazzal t.lj
l$J, et encore.
par un scorpion et aecourut,
Ouand
il
—
3.
Lire
et s'ecria
:
pour
C-o^
£*liü!
qu'il fut correct
^
jl_jA=>-
)ic; ,
AauJ, que,
:
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faudrait
il
comme im
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;
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5.J9-
i_j
J-V-
«
Au
Au
feu!
feu!
pensant qu'un incendie avait
sut que c'etait
JUi
"Ol
jUl
-*fcl__
remarquer qu'en langagc classique
faut-il
Nowai'ri dit
2.
—-_ä)I
ne faut pas corriger uJic en
il
*auJ; mais, dans son Jargon, Moufazzal pronongait ju
fäc
pur
y a
o-uJl
UJi
J ^Ü^VL
^»Al_yl
A>j
J
Je
jl
öj?-
_^>u
"LiL
t
1.
477
(de
un scorpion qui
coups de cravache pour avoir parle du
Lc gouverneur monta ä cheval
»
nouveau) eclate dans
avait pique l'enfant,
il
le
la villc.
frappa ä
feu.
Les choses resterent dans cet etat jusqu'ä ce que
le
sultan revint de Syrie
il
ordonna alors que Ton arretät tous les Chretiens et tous les Juifs, sans
aueune exception, sion qui se
et
qu'on les brülät tous sur des büchers, dans une depres-
trouvait pres de la Fortefesse
construit une residence pour al-Malik
mais
annee
le
moine al-Habis
ils
de
la
Chancellerie
''
;
as-Sa'id.
voulait tous les brüler,
.
sa carriere, avait ete
embrassa
il
II
sultan avait
le
3
commencement de ensuite,
dans laquelle
au prix de 500.000 dinars, dont chaque
les racheta
verseraient 50.000 dinars
Cet al-Habis, au
la societe
2
',
la vie
des hommes, dans la montagne de
monastique,
Holwan
5 .
employe et
On
ä l'office
vecut loin de
il
dit
qu'il
dans une caverne un tresor qui avait appartenu ä al-Hakim FObaidite 1.
Nowai'ri dit qu'ils i'urent reunis au-dessous de la Forteresse;
il
trouva ll
y avait, en
,
I'un
effet,
au-dessous de la Forteresse, une depression de terrain dans laquelle le sullan Baibars fit
elever plusieurs construetions.
contribution
—
2. Ilabis signifie
serait versee en dix ans.
—
—
5. du Protocole. farsakhs environ, du cöte du Sa'id, sur le
ce qui etait l'office
II,
321; Makrizi, Khitat,
I,
1(35 v°).
—
(5.
Ce qu'on
4.
Nom dun Nil;
Le
ermite.
il
—
3.
C'est-ä-dire que cette
a appele plus tard
village distant de
s'y trouvait
khalife fatimite
iLi^
,.)'.£ >,
Fostat de deüx
un couvent fameux (Yakout, al-Hakim bi-amr Allah.
MOUFAZZAL
478
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}ls
« Si le
Quand
pauvres
lui, et lui
cet argent fut cn sa possession,
et les indigents
demanda de
me demande que
sultan
chose, cela non; mais ä qui tu imposes
s'il
de loutcs
envers
v.
Le moine
cet argent.
quelque
'
et qui
de
difficulte
ma
de
s'en servit
il
le
manda
repondit
lui
lui
homme
demandera,
cet argent, et je l'aiderai ä se tirer de tes mains. »
Quand
cette catastrophe
:
main, quelque
part d'un
la
ne puisse payer ce qu'on
allait visiter les prisons, et
detenus pour dettes
et
qui ne pouvaient
siderable, ou, au contraire, de
arriva,
il
Mais
repon-
il
meme
fut
de
cette ville lui Vit
de la
en
faisait sortir
et
ceux qui y etaient
somme fut conde meme quand
s'en acquitter, que la II
les contributions
partit pour leur pays,
Ce
il
*
peu d'importance.
Ton demanda aux gens du Sa'id (chretiens);
-Ol
sultan de la contribution qui fut fixee aux Chretiens.
le
Ce moine lui. 21
donner
lui
ne te häte point (d'en profiter). dit
-VowJI
les confessions.
je lui verse directement,
t'arrive
une amende
donnerai
alors, moi, je
jo
<-At
Co ^Jjsj
Le sultan al-Malik az-Zahir entendit parier de son histoire;il
aupres de
V*
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des khalifes egyptiens.
pour secourir
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[136]
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'lyuül
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OiiS U-U
IBN ABIL-FAZA1L.
il
en fut
imposees aux tributaires
paya ce qu'on leur reclamait.
facon qu'il se rendit ä Alexandrie, et verser des
sommes dont
l'enormite
la
la
population terrifia.
Les
juristes d' Alexandrie envoyerent (au Caire) des arrets ordonnant qu'on le mit
ä mort. Le sultan se le
fit
amener;
connaitre dans quels endroits
Le moine
moment oü tan
le 1.
il
se refusa ä lui
lo
lui
demanda son argent,
lui,
et
de
lui faire
avait trouve ce tresor.
donner cette indication;
serait force de s'executer et de
garda aupres de
Malgre
il
il
lui
il
chercha ä differer
verser cette
somme. Le
dans l'interieur du palais, jusqu'au moment oü
changement de personne,
il
s'agit toujours
du
sultan.
lc
sulil
!
U^
DES SULTANS MAMLOUKS.
1IIST01RE
[137]
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^Vl xt
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desespera de rien tircr de manieres,
On
lui
on
et
le
il
;
On
bien qu'il mourut.
si
Montagne,
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fit
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äs^»-j.li
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^11»
jx,
-j
<üSl
alors supplicier de toutes sortes de
sortir
son cadavre de
de
la Citadellc
la
jeta dehors, ä la porte de Karafa.
le
sommes
a dit qu'on avait evalue les
qu'il
versa au tresor dans les con-
jonetures qui ont ete mentionnees plus haut, dans l'espace de deux annees, ä
600.000 dinars egyptiens, sans compter ce
des prisons.
frais
C'etait
s'habiller.
II
donne lui-meme aux
qu'il avait
gens, de sa propre main, cn secret, ni les personnes
qu'il avait tirees a ses
ne prelevait rien sur cet argent pour se nourrir ou pour
homme
un
d'une generosite extraordinaire. Allah est
le
plus savant
Mohyi ad-Diu ihn 'Abd az-Zahir tres-haut, eut gratifie
le
a raconte ce qui suit
:
«
Quand
Allah, le
sultan al-Malik az-Zahir de la conquete de Cesaree
en Syrie et du pays qui en depend, quand l'on connut d'une facon certaine les villages et
sultan en l'emir lui
les fit
bourgs de cette contree qui produisaient des recoltes
dresser des
lesquelles
listes,
ad-Din Balaban ar-Roumi,
Sa'if
fasse misericorde! jusqu'au
le
1
,
resterent en la possession
davaddar, qu'Allah
moment oü Allah
gratifia
le
le
de
tres-haut
le
sultan de la
le
kadi
prise d'Arsouf. 11
envoya alors querir
ad-Din
ihn
Khallikan
ä la surveillance
2 ,
que
ainsi
du tresor,
l'ordre d'investir les
kadi
le
de Damas, les
notaires
qui
de cette
avec plusieurs juristes
emirs*qui avaient
fait la
etait
et
villc,
le
imams,
et
Shams prepose
il
donna
guerre contre les Francs de
la
propriete des pays qu'Allah, qu'il soit exalte et glorifie! avait permis qu'ils
On
conquissent par leur valeur. 1. Litt.
:
«
qui etaient ensemences
consistant en un cailloutis infertile.
ecrivit ä l'intention
parce qu'ils pouvaient
»,
On
de chaeun des emirs l'etre, le reste
ne pouvait evidemment donner en
fiefs
du pays que
les
premiers, les autres ne rapportant rien.
—
graphique
continue et amplifie par Salah ad-Din Khalil
intitule ,jlf^'
O^ji
C
I
U
'
^ ul
ibn Aibek as-Safadi, puis par Aboul-Mahasin
2.
Auteur d'un excellent dictionnaire bio-
Yousouf ibn Taghribirdi.
*
foi.asr
MOUFAZZAL
480 jl
(jlLi' fol.22r».
ÜJVlj
ja\$
^A.J
jl«_OJ Jl-U^idl
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[BN ABIL-FAZAIL.
Je
Jp-j
yjy>
-**»-
J~"JJ yj-**3 j^X-Ai-
vS-;
l^i
«üi!
des diplömes leur conferant la propriete de leur
mcs en Egypte, pour la
la
^j^äJI
fief,
jVl
J^-^
*
»T^Vl
a>U! ^_aaU-JI jIaJI
Ll^-J
^'l
(»^-«
on envoya ces diplö-
et
signature du
signature du chef du departement des finances ä
de Celles du
vizir,
du (chef du) ministere des armees
tresorier (de l'empire),
de
de
les faire revetir
(^Jl
-Vi-Ij
Ij-ic-
[138]
victorieuses, et
'
du sultan
la suite
2 .
Ces diplömes furent etablis en bonne et due forme sans que cela soulevät la
moindre
on
difficulte;
apporta par-devant
les
sultan qui
le
les
confia aux
Divan al-djouyoush; divan ,.)'_?.•>- est un mot persan qui designe l'endroit oü l'on puis ce qui est ecrit, un recueil d'ecrits en prose ou en vers, cf. dibir jo2 ecrivain ». Ce mot est derive du perse achemenide dipi, par l'adjonction du suffixe 1.
ecrit, « ii
na, qui forme des
cription
Iudous, en
d'appartenance
et des adjectifs
ce (erme a ete emprunte par
et
»,
noms
le
;
dipi signifiait en perse
sanskrit sous la forme lipi
«
eeriture
« »
ins;
les
ne connaissaient pas l'ecriture avant que les Arameens au service des
effet,
Achemenides ne leur eussent apporte leur aiphabet, quand marches occidentales
et le
nord de linde;
c'est
le roi
meme que
de
de Perse eut conquis les
mots sanskrits pusta
les
pustaka "^W^ « livre » sont des emprunts au perse achemenide pusta (en zend pästa M J« aj JE£) P ar fausse lecture d'une forme jufojsj^) qui peut se lire pansta ou pusta, ty*jT
i
la voyelle u n'etant ecrite
gueur de
Yii
peau (pour li
«
de pusta)
«
que
comme une
«
mater
lectionis » et n'indiquant pas la lon-
peau (preparee pour recevoir
l'ecriture)
Dipi est emprunte ä l'assyrien dippu
ecrire) ».
planche, objet plat, tablette
»,
primitivement
«
«
».
pustaka
inscription
»,
«
chose de
qui est l'arabe
tablette sur laquelle on ecrit »;
Achemenides, comme l'on sait, avaient emprunte leur Systeme graphique ä Babylone. Dans l'administration musulmane, les divans sont plutöt des chambres de ministere que des minisleres proprement dits. Du sens de chambre dans laquelle on ecrit, divan a fini par passer ä celui de meuble sur lequel on siege dans cette piece. yhi et^xo daftar et
les
dabtar
«
cahier, livre
pour recevoir
partait en voyage,
emmenait avec
lui,
il
«
il
ne derivent pas de dipi, mais du grec Supöipa
que traduit
laissait
meme
le
sanskrit pusta, pustaka.
—
2.
«
peau appretee
Quand
le sultan
au Caire les fonetionnaires dans leurs charges; mais
pour expedier
tionnaires portant le
dont
»
l'ecriture », ce
titre,
les affaires courantes
qui etaient dits
«
dues ä son
a la suite
».
initiative,
il
des fone-
Le mostaufi as-sohba,
est question dans ce passage, avait ete primitivement l'un de ces fonetionnaires
ä la suite », mais,
invoquee
comme
on
le voit
par les bistoriens egyptiens dont l'aulorite a ele ss.), ü avait fini par avoir une I, 1, 202 et
par Quatremere [Mamlouks,
n'sidenoe fixe au Caire, d'oü
il
exercait sa juridiclion dans tout l'empire, sa charge
consistant ä ecrire des diplömes tels que ceux que Baibars voulait faire dresser.
<
SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE DES
[139]
^
C^C
Li»
^jJ 4
^.Vb
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3
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j,jJI
7
c
j
jKli-
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^ 0^ ®4^
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ö*.-01
i?U-»l
o^i o--
j^aJI
^„^
J..AÜ
Jjl
481
^
u>
G
)1
!l ;
^
Cette liste est donnee dans l'abrege de la Vie de Baibars par Mohyi ad-Din ibn 'Abd az-Zahir, man. arabe 1707, fol. 09 r° et ssq., et dans Nowairi, man. arabe 1579, localites dont fol. 70 r° et ssq., avec quelques differences. Presque toutes les petites 1.
passage existent encore aujourd'hui en Palestine, identiquement sous les memes noms, dans l'hinterland du Sahel, de Cesaree ä Arsouf, comme il est facile de s'en rendre compte en Consultant les cartes ä grande echelle de la Syrie. Les 2. Dans l'abrege d'Ibn 'Abd az-Zahir, fol. 69 r°, autres villes sonl bien connues. est question dans ce
il
—
J^t. _
3. II faut
—
de toute cette enumeration.
^sJLJt.
'Abd az-Zahir,
Ibn
^Cj~?. dans
—
Man. bj
4.
69
fol.
Ibn 'Abd az-Zahir
;
r°,
comme dans
J, j^^J,
la preposition
evidemment sous-entendre
lx>j.
—
demier manuscrit ajoutant ^~*iJ!
ce
ä sa place alphabetique. --
Manhal d'Aboul-Mahasin,
Man. j:j*~>;
5.
oXlo
Cet emir est oublie par Ibn "Abd az-Zahir; man. sjXlo;
6.
cours
le
7.
^jZ^
dans
le
dans Ibn 'Abd
{sie)
az-Zahir.
davaddars auxquels
il
pieees furent ainsi distribueos se
devant
prosternerent
Shams ad-Din
les repartir entre leurs destinataires
ordonna de
lui.
emirs se presenterent devant
les
;
Apres
edremonie,
cette
Ces
.
sultan, et
le
kadi des kadis,
le
ibn Khallikan, s'en vint ä Ghaza, etil ecrivit une charte collec-
de cet envoi (des emirs) en possession des terres conquises.
tive
L'emir Faris ad-Din Oughontai
ad-Din Aidoghdi
L'emir Djamal
Badr ad-Din 1.
3
Ba'isari
',
la
moitie de
Sur Oughoughtai, qui
regut pour sa part 'Attil
'
en son entier.
eut la moitie de Zita; l'emir
al-'Azizi
Tour-Karam
s'est reduit ä
-
5 ;
Badr ad-Din
l'emir
Oughoutai, en mongol
«
Bilik
celui qui termine
5 ,
une
—
2. Yakout serie, le dernier », voir YHistoire d'Egypte de Makrizi, page 521, nole. ne donne pas de renseignements sur la majeure partie de ces localites. Les noms en sont tres corrompus dans les manuscrits de Moufazzal, d'Ibn 'Abd az-Zahir, de Nowairi
et
de Makrizi je ;
me
bornerai ä donner les principales variantes des deux premiers de
—
3. « La ces historiens, en leur ajoutant ä l'occasion les formes donnees par Nowairi. G sing, du la3 personne lever dogh-di etant « se », lune s'est levee», du verbe turk ijf&ji
du
parfait;
cf.
-i*i->j'
est le partieipe passif
Gundogmish
«
le
Ai'doghmish, qui a le
de dogh-mak.
soleil s'est leve
qu'Aboul-Mahasin donne de ce blanc
»
(cf.
saritcha et sa?; le
est tout ä fait artificielle.
—
meme
On comparera
—
».
nom
4.
j£j~.
sens,
,_£->-£>
L'etymologie
j;\j,
mais dans lequel dogh-mish
.S Gundoghdi v
- -^~.
Le sage,
le
et
savant, en
mongol
et
le
Manhal,
en turk.
L
/><^-
^y\
qui signifie probäblement
premier etant pour sarigh-tcha), dans
5.
fj^j,
ou
«
le II,
^y
J -n*—
milan 112
v",
MOUFAZZAL
'.82
IBN ABIL-FAZAIL.
[140
\
—^9
^~»YlJ
i»Ju->
<:i
U
,a!I
14
j^Vlj
t.
3.
^
J£~ ^.-^
^Vb
r
l3
U^>
Voir la note 4 de
10
gi-<
^1
^"
Man. iiji'1
—
=rLJi.
— —
page precedente.
_s emir est oublie par Ibn 'Abd az-Zahir.
8
i»_i~&
7
^Y1
J-ß\ ^jJI
^Vlj
JL». l2
l^LjC
iil>.
6.
Ibn
c
Abd
Ibn'Abd az-Zahir ajoute
r VI
jL, ^gJUJI
^U:.
1
— —
'.
gsrLJl.
Ibn 'Abd az-Zahir ajoute
—
-AäJI
''
jjjM? ^jJI
Ibn'Abd az-Zahir ajoute
2.
4.
,^i.— 8.
iij-jAs
JL^ ^Vlj
Ibn 'Abd az-Zahir aJ^JI
;
Ibn'Abd az-Zahir
7.
ifz&
fl
j^jJI
Man. ^J-I^ät; Ibn'Abd az-Zahir ^^Lj!.
5.
4-"1
(J-
V!
^X^J\ Jß\
la
^"^J
^ r ^ u^
^>3_J^
jU ^ß >
^JI
w•
i_JLa>
£j
az-Zahir ajoute
^Ul. —9.
Cet
>
—
*sß\ J. 13.
Ibn
11.
az-Zahir
LjjJa)).
—
son texte incomprehensible.
le
tresorier, la
Rokni,
—
moitie de
Man. *s^l
—
—
Man.
12.
14.
>t
Ibn 'Abd az-Zahir,
;
.L>;
Ibn'Abd az-Zahir t^^y-
—
15.
69
v°,
,b.
—
fol.
Ibn 'Abd az-Zahir
Ibn 'Abd
az-Zahir saute toute une ligne, de facon ä rendre
Man. ^-XtJj).
17.
Tour-Raram;
quart de Zita; l'emir
le
Sa'if
l'ömir
Shams ad-Din
lltekuz
ad-Din Rilitch al-Baghdadi,
Hokn ad-Din Rhass-Turk, Afrasin 2
l'emir
Zita;
^s^LJI.
'Abd
Ibn
l(i.
10.
^-.
'Abd az-Zahir
'Abd az-Zaliir ajoute
Ibn
—
dans sa
,
le
'
ar-
quart de l'emir
totalite;
'Ala ad-Din al-Bondokdar, Bakat ash-Sharkiyya, dans sa totalite.
Kalansouwa; 'Izz ad-Din Aidemur al-Halabi ent la moitie de Shams ad-Din Sonkor ar-Roumi, la moitie de Kalansouwa; l'emir
L'emir l'emir Sai'f
ad-Din Ralaoun Ighan
ad-Din
3
al-Alfi,
ar-Rokni,
la
ad-Din Oughoush an-Nadjibi,
la
moitie
moitie
de Thayyibat al-i?m;
Oumm
al-Fahm*, en sa
ad-Din Sindjar al-Halabi, Batan dans sa * fol.
22 v.
ghoush al-Mohammadi, al-Homsi,
la
de Thayyibat al-ism; l'emir
La
sseu; on
nom
l'emir 'Alam
Fakhr ad-Din Altounba 5
la
moitie de Bizzin; l'emir
est certaine d'apres la transcription chinoisc Yen-thie-kou-
trouve egalement sous la forme j->JJt; c'est
—
;
Djamal ad-Din Ou-
moitie de Bourin.
la
lecture de ce le
Djamal
l'emir
*
moitie de Bourin; l'emir
L'emir Djamal ad-Din Aidoghdi al-Rhassi eut 1.
totalite
totalite; l'emir
'Izz
le
mongol Il-tegus
«
le Ires
Forme parfait Nom d'un chäteau voisin de Ramla de Palestine. — Oumm reduitede ghalaghoun qui, en mongol, designc, en göneral, les oiseaux d'eau. — al-fahm est une localile en face de Laodicee. — Affaiblissement de Altounboukha ».
2.
3.
fort,
4.
5.
taureau d'or
».
«
le
t
J
^~»Ylj
iJU~
^^1-uJl
dJl*
^.^Yl T ^-J1 v_L^J 7
ju^l 9
dUJIj (_ä^;
ls»
iJL«
jIäL-
13
dans
les
— 4.
^~
15
£Cyü! ^*;
—
Man.
2.
Zahir
—
—
9.
Man. L>
10
;
Nowairi lAo.
12
<jUj eX*^
jj^
iftl
—
— 7.
Uä
-
ä:
Man.
3.
Othman
fol.
70
r°
b _ÜJt
—
—
et ajoute j,jA1Ä\. la
J^jJI t^L» ^1 aaIäJI
-^' ~>^J ® 14 £lo
u*.*^
16
^.V!j
v>la.
egaleinen
— —
Ibn
6.
8.
Man.
jjl.
—
Man. ülo; Ibn 'Abd
az-
—
12.
^Vl
i5CyJ1 ^jl»
Ibn 'Abd az-Zahir aU=v.
aL=>.;
10.
Man. omet
page precedente.
^O; Nowairi
la
—
Man.
14.
ajIo.
Jj-aJt jJ->. —1(3. Ibn
le
moitie de Bizzin; l'emir Fakhr ad-Din le tiers
de Halba
'
;
l'emir
Shams ad-Din
de Halba; l'emir Sarim ad-Din Siraghan
tiers
de Halba; l'emir Nasir ad-Din al-Kai'mari,
ahmar; l'emir Sauf ad-Din Balaban le silahdar,
du prince de Mausil, eut
la
la
2
le
,
moitie d'al-Bonrdj al-
az-Zai'ni, la moitie d'al-Bourdj
ad-Din Entetemish as-Sa'adi,
ad-Din Ak-Sonkor,
^juJI
XLyJl.
ibn (al-Malik) al-Moughith,
l'emir Sai'f
s
<_i-»
Ibn 'Abd az-Zahir **!».
iL».;
Yoir note 10 de
13.
UL.
Ibn 'Abd az-Zahir ^--'o'; man. jjipLil.
Bilik al-Aidemuri,
Salar al-Baghdadi,
Man.
^Vlj
^jüI »jl. 9
fJ^
^>.-*Jl
j^-lr^
az-Zahir i*Sk; Nowairi
—
et 5.
-'
u^
^.jJI
Abd
5.
^JI
t5
jLic.
j^I
*i***J1
4
^^j; ^Vlj
^_jüI
Man. .y*si\j>Z; Ibn 'Abd az-Zahir J^^aaJl
Badr ad-Din
fils
j!
6
Ibn 'Abd az-Zahir Uj; Nowairi Uj.
;
'Abd az-Zahir a
'Abd az-Zahir,
tiers
jLl
deux autres passages, notes 3
-:'-0;
15.
^!
iLs.; Ibn
'Abd az-Zahir omet cet emir.
Ibn
^
^a j^-C^
jvaiii
Ibn 'Abd az-Zahir a U> L~».
^JuJt.
-^ Ij -C^J ^^~
UL-
483
^"
~c^'b '^»-
(_r~*^
dUJIj
^LSä*JI
yijC
Man. oXlo.
1.
l>.-^
u jIj^U!
16
<ji.-^
^.Vb j-*Y1
^.^>-Ld.
^Vlj
^jJI ja,
j>U
i5^r*t^'
j~
^jJI
^jji je ^.vij
11.
SULTANS MAMLOUKS.
I1IST0IRE DES
[141]
al-ahmar;
moitie de Yamina; l'emir
Shams
moitie de Yamina. Al-Malik al-Moudjahid,
la
la moitie
de Dannaba, et al-Malik al-Mouzaffar,
prince de Sindjar, la moitie de Dannaba.
L'emir Nasir ad-Din
dans sa totalite; l'emir l'emir Sai'f ad-Din 1.
Halba, dont
le
Mohammad
Keremun nom
est
''
Agha,
connue, sur
le
voisine de Laodicee (Yakout,
dun
la
generalement
milles environ dans le nord-est d'Arka fortifiee tres
ibn Berke-Khan eut Dai'r al-Kousoun,
ad-Din al-Afram,
'Izz
;
il
moitie d'ash-Shouwaika
la
:
;
moitie d'ash-Shouwaika; l'emir Badr ecrit LL».,
ne laut pas
est la
une localite situee a deux
confondre avec Djabala,
ville
rivage de laMediterranee, qui dependait d'Alep, et qui est II,
25).
—
2.
En mongol shirakhan
village dans les environs de Jerusalem (Yakout,
mongol moderne, keremu, avec
la
chute de V-n.
III,
337).
«
—
jaunätre 4. «
».
—
3.
L'ecureuil
Nom »
;
cn
MOUFAZZAL
484 j>_jJI
Moi.
2.3
1-.
^J^ ^Ylj
gy,M 1.
jijJ,
Man.
<j!sr *-***
£jJ>\
cf->j^ Oi^
12
^Vlj
*^t
IBN ABIL-FAZAIL.
^jl ».J^
r^=; Ibn 'Abd az-Zahir i/'jja
/
-j?^
Cr~>
ll
^V!
Nowairi
\
[142]
cf^r"
j%~
<Sj'->5^
^^
^.aJI
—
tpr)°-
-*^'
l
*
^-.Vlj
Man. tr>y>\ No-
2.
— Man. ^UUJ.jS; Ibn 'Abd az-Zahir omet, ainsi — Ibn 'Abd az-Zahir yzf. Nowairi l^jc. — Ibn 'Abd az-Zahir Ibn 'Abd az-Zahir J=- -; Nowairi AaA'O, avec vocalisation omet cet emir. — — — duguedjul. Man. jju&I; Ibn 'Abd Ibn 'Abd az-Zahir -.^J»; Nowairi --^i». — az-Zahir blu.1 Nowairi UulwI. Man. '--—; Ibn 'Abd az-Zahir et Nowairi |j^. — 10. Man. et Nowairi — Ibn 'Abd az-Zahir ~1>.L — Man. ometj£i~>. — Ibn wa'iri et
'Abd az-Zahir t^y)?-
Ibn
que Nowairi.
3.
4.
5.
;
la
G.
7.
8.
9.
;
b"
I
'Abd az-Zahir
12.
11.
;
_L>,I.
ad-Din al-Vaziri,
la
moitie de Toubras; l'emir
Rokn ad-Din Mankouvars \
moitie de Toubras; l'emir Saif ad-Din Koushtemour
2
al-'Adjami,
la
en
'Allar,
(
Gur-Kibshak 3
'Ala ad-Din
l'emir
totalite;
,
de
moitie
la
l'emir
'Ar'ara;
Saif ad-Din Kiftchak al-Baghdadi, la moitie de 'Ar'ara; l'emir Saif ad-Din
Duguedjul al-Baghdadi,
la
moitie de Far'oun; l'emir 'Alam ad-Din Sindjar
al-Ezkeshi, la moitie de Far'oun; l'emir 'Alam ad-Din Tartidj
Aktaba, en
Hosam ad-Din
totalite; l'emir
4
al-Asadi,
ibn Atlas Khan, Sida, en totalite.
L'emir 'Ala ad-Din Gundoglidi az-Zahiri, as-Sofra, dans sa totalite; l'emir *
ad-Din al-llamavi az-Zahiri,
fol.23r°. 'Izz
Sonkor
Probablemcnt Mankoubars
1.
—
3.
«
extension du sens d'adroit.
derive le turk fille »
et
«
en
J°J°
dame
»
tafta-mak i*4^ ghour deurtundj )
nom
«
—
est le
VrvJ Tcngiz
«
d'argent
l'adroit »,
tolokh
«
l'emir*
;
—
».
gw-ayant
outarde
doudou
Shams ad-Din
pris le sens de
«
»,
(cf.
page
puis
»,
«
quatrieme
», cf.
sew-mek, sew-idji,
et,
201), on seraitassez
perruche
pour
la
»,
en face de l'osmanli deurtundji.
—
ville
qui dependaient d'Alep (Yakout,
III,
«
lc
porc
»,
5.
dont
et
puis
chute de
>>,
\j£->y et 'S^
en
»,
chefde clan, par
qui est connu en mongol,
perroquet
la
moitie
la
L'oiseau de fer
«
2.
°,
peut-etre Tartidj est-il une forme de partieipe actif
supporter
mamlouk de Tunkuz mer ».
la
tigre
le
«
Malgre l'accorddes auteurs
touti, vulg.
d'une forteresse et d'unc
Tunkuzi
4.
J^y*
«-^->; °
1
'
l'emir 'Ala ad-Din Ali al-Tunkuzi
;
Kibshak (= Kiptchak)
tente de corriger
moitie d'Artah
moitie d'Artah. L'emir 'Ala ad-Din Taübars az-Zahiri eut
al-Alfi, la
moitie de Bakat al-gharbiyya
turk.
la
«
jeune
du verbe Vi, l'oui-
Artah est
190).
—
6.
lc
At-
at-Tengizi, celüi de
;
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[143]
^.Vlj l^UC
^ j*
^Ui»1 4 J^JI j*L*
Ibn 'Abd az-Zahir
Nowairi ^sLs».!.
—
dans Nowairi.
^v~äs
Man.
-cl\jjj&}; V> räT;
o>
ajoute le titre de 11.
Man.
l>y*J.
—
.
f
6
_£f»lkJI.
— —
v",
Man.
az-Zahir, 011 1 .
ja--,:
fol.
ji5 ^l^ ^>JI j^^Ai-C^
*—
,
^r;
<>M ^.Vlj
^_JÜI
ä^ jj*»
/*;'
8
y&lj
<j\-±>-
is^y Cy
üb; Nowalri wb. --
^j
j..aJI
Man. ,_£}&JI;
2.
Man. jflbel; Ibn 'Abd az-Zahir jaLaä.1 sur un grattage; j*äs dans Ibn 'Abd az-Zahir; tl 5.
lui
10.
ajoute la qualite de ,'--^- ä j^\.
—
j£
-st. -sl,
Ibn 'Abd az-Zahir
9.
Man., Ibn 'Abd az-Zahir
Nowairi
et
li~i".
-
lui
-
Ihn 'Abd az-Zahir t&y,; Nowairi iSöy.. -- 13. Man.
71
r°,
&\yü\\ Nowairi ^jl^JI. --
A*>j>\
Nowairi iSLiß. --
—
Man.
16.
w^£ll i5j«Jl viLl
Ibn 'Abd az-Zahir ^~=ä)!; Nowairi ^«asü!.
3.
Abd az-Zahir
—
3
gU-C
j^VIj
err^
70
fol.
k
b
* 4--^*
13
ji, recrit
Ibn
7.
f
Ibn 'Abd Abd az-Zahir et Nowairi
Nowairi ^JjUj...-J
Man.
6.
12.
'Abd az-Zahir A^.'
v
ajoute
w*s^l !y^! ^Xw.
—
^i-Ol; Ibn 'Abd
et
^r-*^
_^CJl; Nowairi j&..
Abd az-Zahir
Ibn
4.
v
9
cb J& v-i^
t5
Man. Li; Ibn cAbd az-Zahir,
1.
8.
8
^Vlj
^_jJ!
^Ujs ^-Vlj
j^-ül
^JjJl ^p&u» iV"^' i*^
(_£jljjJi
—
J^
'^Lül
^J^i
J^jJI
r,
485
Ij^jU^
;
15.
Man.
,_jä.l
_^»l
Man. '&>ß Ibn
14.
Ibn 'Abd az-Zahir
;
^
Ibn 'Abd az-Zahir ^_}j~J
bjiL.; Nowairi
Or
de Bakat al-gharbiyya totalite; I'emir
;
I'emir
Tzz ad-Din Ai'bek al-Fakhri, al-Kosair
'Alam ad-Din Sindjar
af-Sa'irafi,
Akhsas
2 ,
1 ,
en
en totalite; I'emir
moitie de Kaffin; I'emir Shodja' ad-Din
Rokn ad-Din Baibars
al-Mo'izzi,
Toghril ash-Shabli,
moitie de Kafr-ra'i; I'emir 'Ala ad-Din Gundoghdi al-
Djai'shi,
la
moitie
la
de
moitie de Kasta; I'emir
Kafr-ra'i;
la
ad-Din
I'emir Sharaf
al-Hakkari,
'Isa
Baha ad-Din Ya'koub ash-Shahrzouri,
la
la
moitie de
Kasta.
L'emir Djamal ad-Din Mousa ibn I'emir
Yaghmour 3
,
'Alam ad-Din Sindjar al-llalabi al-'Azazi,
I'emir 'Alam
ad-Din Sindjar, emir djandar,
la
la
la
4 moitie de Barnikiyya
moitie de Hanouta
Ce nom est frequent dans l'onomastique arabe, un Kosair est que Ton rencontre en allant de Homs ä Damas (Yakout, IV, 126). 1.
forme est garantie par Ibn 'Abd az-Zahir
—
3.
et
Nowairi, signifie
—
«
les
5 ;
premier
le
—
la
;
moitie de Barnikiyya;
2.
l'emir relais
Akhsas, dont
magnaneries
».
4. II ne s'agit certainemcnt Yaghmour, en ouighour, signifie « la pluie ». pas ici de la ville de Ramla qu'on n'eüt pas partagee entre deux obscurs emirs. 5.
Localite qui depend d'Arsouf, sur la cöte.
—
;
MOUFAZZAL IBN
486
^Vlj
^
:
e^-5 -^
^»\ JX) 23
V. ®J}JUO
cS^Ui)! j»x\
ö -"^
® 8 U ?äJI?
».*
Jl
-C*^'l3
^jjl
d.i."
.
J^SJ dUio
^j)l
4~^fr
%4"J-9
>
^_jJ1 3
^^?"
1
lA?*'
jUaJUI Jyil
* fol.
cM
'^=-
/mUJI SUalll
/*^"li
ABIL-FAZAIL.
7
—
depend de Kai'sariyya. az-Zahir
m1
—
et
az-Zahir ^Jjl^J
nom 8.
Man.
3.
et Ibn
Nowai'ri ajoutent que
—
forme possible.
t[&Jü~»,
le
de ^&>&2J>.
;
4
jÜaLJl
jJI
ad-Din A'idemur az-Zahiri,
cette
de
2
;
Djouldjouliyya;
'Ala
l'emir
ad-Din Gushdoghdi
Badr ad-Din Kedjike
l'emir
Man. Lj^s); Ibn localite
-
—
^vLs-k=>-.
;
Ibn
Man.
4.
Ibn
6.
plusieurs officiers sous
cite
^y^,-
Nowai'ri aar*
;
corrompue
ada.
jS.
totalite; l'emir
'Izz-
Djamal ad-Din Oughoush ar-Roumi, 3
Habla; l'emir Badr ad-Din Bektash
Djouldjouliyya
AJw
L>
Nowai'ri d*a. et d^a.
;
dans sa
,
^ifr
de Ilabla; l'emir Shams ad-Din Sonkor-
dja az-Zahiri, le tiers de Ilabla; l'emir tiers
2.
depend d'Arsouf.
localite
l=A'; Ibn 'Abd az-Zahir \5<sß
le tiers
4—£
dJJij
&Ü
j~.s>-lj
(^—^1
J-*^.->.
'Abd az-Zahir da.
ar-Rokni, Fardisya
'
y^?- ^'
>_^>3
—
lÄ^ O-»^
deux auteurs ajoutent que cette
Ujs*?-; Ibn 'Abd az-Zahir a la lecon tout ä fait
Man.
7
jlpJu
'
J^J\
j***"
f
Manhal, Aboul-Mahasin
le
Man.
7.
^O
dLLdl
t^V"^
*^-
^YIj
ja.
j^-vJI
L-;.v
Man. Ujar*?-; Ibn 'Abd az-Zahir
5.
dans
—
Sauf ad-Din Bai'daghan
le
^* lS^^
L<^
'Abd az-Zahir lwu.ij; Nowai'ri •wi.iiJ; ces
Abd
2
Man. jUxj; Ibn 'Abd az-Zahir j^l>; Nowai'ri
1.
AI
^Vlj yU_C
^»-
(8^^
[144]
5
4
al-Fakhri,
ash-Shamsi,
ar-Roumi,
le
le le
tiers
tiers
de
tiers
de
de Djoul-
djouliyya.
Ensuite, le sultanjura sur son honneur de respecter ces dispositions, et
forme legale, englobant l'ensemble
l'on ecrivit l'acte d'investiture suivant la
de ces donations; puis l'on
tira
des eopies de cet acte general, une copic
pour chaque emir, concernant specialement cedee. fol.
23v.
fit
Le sultan eombla
le
kadi des kadis de temoignages d'estime,
don d'un vetement d'honneur, 1.
Lecture douteuse;
daghan
signifie
ce
en mongol
«
en turk, bai-doghan signifie signifie
« le
faucon
».
—
2.
nom ne le «
part qui lui avait ete con-
la
et le
renvoya
se trouve
poulain blanc le
et ».
il
lui
Damas.
ä
pas dans
»
faucon blanc
Peut-etre ä lire
*
le
bai-doghan
al-Manhal as-safi; bai'« le chaudron blanc »
Balaban, dans Ibn 'Abd az-Zahir,
Fardisa, ^mJ .^ en syriaque signifiant
«
para-
forme empruntee au persan firdaous, qui est apparente au grec irapaosioo«; /?/•daous parait derivcr d'un mot perse * fradoisa et ie grec Tnxpao£t?o:; du perse * paradis »,
desa, en sanskrit parädesa « le monde de Fau-delä »; fradoisa ayant le meme sens que 3. « La pierre blanclie », en oui'ghour, equivalent de Tchaghan-tchilaparadesa. 4. « La nuit s'est levee », de gutch « nuit », avec ich rcndu ghoun en mongol.
—
—
sh, suivant la notation habituelle de l'arabe.
riere de la tete, puis l'arrierc-garde
—
5.
En
turk.
/.
Hchike signifie
Ie
der-
dune armee.
.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[145]
U
jlj
0£/*
jlj
^U
jljij
—
^>3'll
^3
dUj C
dLU!
jjjVy* ^L_t
J V*. ö^J £\r^
<-^
C^.
o~^1
^.Lt
üjJj
\a
>_;l
1.
Man. &.
—
3.
Nowairi
dit,
^l*
^iff
Jl_j-i
2.
S^aLoJI
IlLU!
Uiuj
mort,
on
l'avait
apprit en
deux
LS'j
Jl
^IkUl iXU,
Jj>J ''ilt
dit
meme
fils
fol.
4jJj
24
^LLLJ'
:
comme
bis,
souverain
1
.
Houlaoun, en
effet,
fois
par jour.
11
avait rendu l'äme dans la forteresse
meme
souverainete; et
la ville
il
de
de Tala, oü
temps) que Berke
2
Abagha
avait attaque
et l'avait battu.
11
dessein de se rendre dans l"Irak, dans l'intention de profiter
le
le titre
r°.
oü Ton eleva une coupole sur son tombeau. (Le sultan
et
annee,
az-Zahir donna ä son
Montagne,
O^UJl
jJ&
*.~il>
S-T
Nowairi, man. arabe 1578,
lui fut
pas possible, parce que ses troupes
se trouvaient dispersees dans les territoires dont
Khan
jL>j
sultan recut la nouvelle que l'armee d'Houlaoun
le
de cette occasion, mais cela ne
Cette
JJ-^'y
^J^ (^ jkUl i>yä >>j~>5 l»J J^=J »«I Ls ^LJI J",-iJ j l^sj ®Ij-Ip
son corps avait ete transporte dans
inhume,
concut alors
Jj
septieme jour du mois de Rabi'second, du haut mal, dont
le
et
^-^*
aL
qu'apres avoir porte la ghashia devant son
ibid.,
avait des crises
Maragha,
Lc\ja
J-ä-j
Jj\
J
£^"
£?->
xäa
*.
cjj_
^AUi
proclame Abagha, son
avait
^1
^^-^'1
o^-JJ
Cette raeme annee,
etait
jlyJl
^UlfrV
i-aydl
-^"^'
<«Ai
>^->"
cJ
jlkUI J\ _^Jl ajj
jl
lAr*
1
(j-s^3
Ij.
487
le jeudi,
fils
de sultan; le
(il il
fit
les avait gratifiees.
il
douzieme jour du mois de Shawwal, al-Malik
Mohammad
al-Malik as-Sa'id Nasir ad-Din il
le fit
descendre dans cet equipage) de
porta la ghashia
Berke-
monter ä cheval, revetu des insignes de 3
devant
lui,
la
la
Citadelle de la
en personne; puis
il
quitta la
-
parade 1.
',
Berke-Khan descendit en grande pompe jusqu'au dehors du
et
Les souverains mongols, tant en Chine qu'en Perse, etaient en
assemblee des princes du sang 2.
Souverain de
cieuse,
qui,
la
Horde d'Or.
chez les
et
—
3.
La ghashia
etait
Saldjoukides et les Sultans
tangible du pouvoir royal.
efFet elus
Porter
le
tapis
de
un
constituait le
de quelqu'un
cheval jouait
röle considerable, tiraient volontiers des details de son equipement, les
qui designent la souverainete. 4.
le
Voir Rashid ad-Din, tome
II,
symbole
reconnailre
etait
explicitement sa souverainete. Les Turks et les Mongols, chez lesquels
un
—
tapis de seile en etoffe pre-
mamlouks,
seile
par une
^UL .ß.
des generaux, qui se nommait khouriltai
metaphores
Appendice, page 65.
—
C'est-ä-dire que le sultan porta la ghashia quelques instants devant son fds, et que,
comme
l'ajoute Nowairi, PATIt. OR.
—
T.
XII.
il
—
la
passa ensuite auxemirs pour
F. 3.
qu'ils continuassent la parade. 33
MOUFAZZAL
488
Ly_
dUi
jl
vilU!
Ac.
^eol
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—
^Cj—.^'.
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Ju=«j
Man.
2.
olf-i
.^.xUl^i.,
ctUJI
IjJj
dLUl
^ä
(VjJI
v«
?.«
blfcX— lj
versa dans toute son etendue 2
al-IIilli
',
4i.li-
®li^L.
All
vJ^-iVI ,^~«YI
--«-2
JLöJl
f-^s'Yl
forme vulgairo qui se rencontre quelquefois ä
vraisemblablement Shihabaladin
les
(_5^^3
,> ^jj Vv-j
<^p-
^^fl-kJI
®e-_yVI
o^ j%
Ji?li
SLaail
(voir
page
rentra ensuite dans la ville par la Porte de laVictoire, et
II
ad-Din
J^-Ol
j^'J
jlkUI ^Ls
^Js.
^e o^
Ac ijixi
fc^«l
cette epoque, et qui se prononcait tres
Caire.
^jli-
[146]
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'
^.Vl
jLLLJI
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jLLLJI
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J.-0I
^y "C ^ALs
Jkfi.
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Man.
1.
^i-1-,
ij=-j <j«j S-w!l
^ül— A>yJI jj—»-i .^Yl fol. 24
<_bb-
j~iJi
^^Jlj £y»YI
J
<^l
-yii
«0
jlSj
IBN ABIL-FAZAIL.
emirs marchant devant
caracolant ä son cöte. Le vizir
il
63).
la tra-
lui, et l'emir 'Izz
Baha ad-Din
et le kadi
des
kadis figuraient egalement ä cheval dans ce cortege, tandis que l'emir Badr
ad-Din
Ce
fut
Ba'isari portait
une
*.
sultan
le
La cause de
venant de
3
au-dessus de la töte d'al-Malik as-Sa'id.
fete splendide.
Cette annee,
Akra'
parasol
le
la
cour du
fit
emprisonner l'emir Shams ad-Din Sonkor
cet ineident fut qu'un roi
ambassadeur arriva chez
Berke, au mois de Zilka'ada;
etait
il
al-
le sultan,
aecompagne d'un
individu qui pretendait etre al-Malik al-Ashraf, fds d'al-Malik al-Mouzaffar
Ghazi
Shihab ad-Din
affirmät par serment
5 .
Le sultan
(la
de)
realite
demanda de trouver quelqu'un
lui
parente qu'il
la
Shams ad-Din Sonkor al-Akra' en reconnut Le sultan enquete
qui
fol,
24
r°.
fait
venir
1.
conduisit
ä
que
decouvrir
du royaume de Berke. Quand
Pour rentrer ä
la Citadelle.
zal, la lecture al-IIilli
«
—
2.
originaire de
il
Malgre llilla
»
le
et
l'emir
c'etait
il
fait
une
chercher, et qui l'avait
les incertitudes
ne
faire
fit
Shams ad-Din
apprit cette supercherie,
il
ordonna
du manuscrit de Moufaz-
aueun doute,
comme on
peut
le
—
3. Le paraun passage formet de Nowairi, man. arabe 1578, folio 32 r°. chez les Turks et les Mongols, etait l'un des insignes les plus importants de la
voir par sol,
par serment.
la validite
Sonkor al-Akra' qui avait envoye quelqu'un pour *
revendiquait; l'emir
des renseignements sur cet individu,
prit le
qui
souverainete;
ils
ont emprunte ce Symbole aux Chinois, et c'est de Chine qu'il s'est
repandu dans lout l'Extreme-Orient, et en Perse, oü les souverains de race turke l'ont 4. « Le sonkor deplume », traduetion du mongol Shingkhor Khalatch; voir apporte.
—
page il
123, note.
—
5.
Prince ayyoubite de Mesopotamie, de 1230 a 1245 (628-643 IL);
etait le fils d'al-Malik al-'Adil Sal'f
lequel etait
le
ad-Din Abou Bakr,
pere de Salah ad-Din et de Saif ad-Din.
fils
de Nadjm ad-Uin Ayyoub,
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[147]
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Cf.
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489
jiplTj
«^.ULx-lj
^J'tXl«;
j£-
I
(
1.
Man.
yub
dans un manuscrit du Supplement au Mirat az-zaman de Sibt ibn
;
Djauzi, par Kotb ad-Din il
est dit,
dans
*^> ij ^^-^äJI si
la
Mousa al-Younini
biographie d'IIoulagou
j^J2—9- —
2.
(Bibl. Bodleienne, :
iLU* ^3
,$y
Pocock
jjo\j
jdj
al-
132, fol. 133 v°),
Uj! »jJj
,J,
Ces noms sont completement defigures dans
le
,fi.
man.,
bien queje juge inutile de reproduire ses lecons; je donnerai leur etymologie dans le
tome
III
de VHistoire des Mongols de Rashid ad-Din, pages
d'arreter cet aventurier et de le jeter en prison, en
7 et ssq.
meme temps
que l'emir
Shams ad-Din Sonkor al-Akra'. Celle annee, al-Malik az-Zahir fit egalement emprisonner l'emir Shams ad-Din Sonkor ar-Roumi. Cette meme annee, on regut des nouvelles authentiques qui annoncaient la mort d'Houlaoun et l'avenement ä I'empire de son fds Abagha. Ce prince, au moment oü mourut Houlaoun,
etait absent, (et se trouvait)
de Yanghar
(ses officiers) l'envoyerent chercher, et ils
',
en face de Barakh
;
dans
le
pays
Houlaoun avait eu dix-sept enfants mäles, parmi lesquels Abagha, qui regna apres lui, Youshmout, Teubshin, Tegueshi, Atchai', Y'isoutour, Mangou-temour, Takoudar, Arghoun, Toghai-temour, le firent
asseoir sur le tröne.
Gueikhatou,
Quant aux
Ahmad Agha
2 ,
celui qui fut
autres, je ne connais pas leurs
Quand commenca Abagha
et Bai'dou
l'annee 664,
le
mis ä mort par Ghazan.
noms.
khalife et les rois etaient dans la
meme
au moment de
la mort de son pere, dans le Khorasan, qui lui donne en apanage (Rashid, man. pers. 209, fol. 297 r°). yöL) est une alteration de dsakhon gar, reduit a ya'on gar « la main gauche, l'aile gauche ». que l'on 1.
ötait,
avait ete
trouve en persan sous la forme jUjIjä, qui est opposee ä baraghon gar
«
l'aile
droite
»,
en persan J*i\y.. Chez les Mongols, comme dans l'administration chinoise, la droite designe l'Occident, et la gauche signifie l'Orient. Le Khorasan, etant ä l'extreme Orient de la Perse, etait de
l'aile
gauche, d'oü dsakhon gar
qui a passe dans lalangue des
Turks orientaux,
timouride, est un emprunt au Celeste Empire. les
descendants d'IIoulagou, mais non ses
fils.
et
—
J<j\j.
dans 2.
Cette terminologie mongole,
la litterature
persane de lepoque
Plusieurs de ces personnages sont
MOUFAZZAL
490
^Xj! ^aJI Je /y-^i
(^Ac-Ail
CJö fol.
24 v°.
2
SjUJI
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l
V
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A-2
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1.
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lire X^sJl.
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Kcrit sur un grattage;
drait les formes
jjj^s
^
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[148]
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^Vl ^U)L
IBN ABIL-FAZAIL.
^-^-*
'
t
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c lHl!l
*y_
^-b
—
On
atten-
2.
pluriel, le singulier etant reserve
pour
le
cas oü le sujet est l'armee, et non les generaux.
Situation que l'annee precedente, ä l'exception
lequel etait
surnomme al-Mourtidha.
pour successeur Aboul-'Ala, qui recut le
premier jour du mois de Sha'ban,
se rendre ä Safad;
laissa,
il
et
',
il
donna
le
effet, ete tue, et
fils,
il
avait eu
surnom d'al-Wathik. Cette annee,
le le
en
sultan al-Malik az-Zahir partit pour
au Caire, l'emir
en qualite de vice-roi
ad-Din al-Hilli, aupres de son Djalout
avait,
11
du souverain de Marrakash,
al-Malik as-Sa'id;
commandement de
il
vint
campe r
'Izz
ä 'Ai'n-
l'armee ä l'emir Djamal ad-Din
Ai'doghdi al-'Azizi, ainsi qu'ä l'emir Saif ad-Din Kalaoun al-Alti; ces gene-
raux se mirent en route pour envahir les pays du Sahel Ils
iirent
2 .
une expedition vers Saint-Jean d'Acre, Tyr, 'Arka
3 ,
Halba
*,
Tripoli et la Forteresse des Kurdes; cette ineursion eut lieu dans ces localiles
y firent du butin, et ils y capturerent des prisonniers. L'armee vint ensuite camper devant * Safad, le huitieme jour du ä
fol.
24
v.
du mois de Sha'ban;
la fin
mois de Ramadhan, la ville; le
et
il
ils
et le sultan
2.
poussa activement
les attaques,
Ain al-Djalout, d'apres Yakout
Le rivage de
poli, ä 4
la Palestine et
farsakhs de cette
le
«
tant par l'assaut que par les mines.
(III,
760); petite ville entre Bai'san et Naplouse.
une parlie de son hinterland.
ville, ä
les petites forteresses »,
un mille de
la
—
3.
mer (Yakout,
—
Localite ä Test de TriIII,
653).
—
localite; ä sa place, Makrizi cite
4.
11
n'y a
^UJiJ!
al-
dont on ne trouve aueune mention dans Yakout. Le
nom, i«JiJl al-Kola'ia, couramment el-Goleah. Sur Ilalba,
singulier de ce dernier l'on appelle
commencement du mois de Shawwal,
mardi, quinzieme jour du mois de Shaw-
rien dans Yakout qui corresponde ä cette
Kola'iat
mettre les catapultes en batterie contre
siege se continua jusqu'au
Le sultan s'empara de Safad 1.
fit
est le
voir
nom
page
de
la ville
algerienne que
141.
,
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[149]
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«
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*i=*l}
r^-Jjj
LJI
^?U>-JJI
wal,
apres que sa population eut demande ä capituler.
tants
comme -conditions
qu'on
qu'ils
quand
les fouillerait
ils
491
U-}L- Vj Vit
pyiL«
®JyJI
,Ja£S,\
*-^>*
pL^'J
j|>-VI
JiJj
Ij^-ässTj
lyjL*
II
Uiä
iniposa aux habi-
n'emporteraient avec eux ni argen t, ni armes, et que,
sortiraient,
d'eux quelque argent ou une arme,
le traite serait
si
Ton trouvait sur Tun
comme rompu.
considere
Le vendredi, dix-huitieme jour du mois de Shawwal, les etendards' vicfurent
torieux
la victoire et
arbores
par
le
murailles
sur les
que
ainsi
Badr ad-Din
en
il
les autres
sur les tours, glorilies
par
triomphe, dresses sur les tetes des ennemis et sur leurs
fit
sortir les
se tint en personne ä la
Le sultan
forteresses parla puissance et par la force.
porte de la ville;
et
Chevaliers du
Temple
Francs qui s'y trouvaient; quand
Bilik, le
et
eile fut
Khazandar, vice-roi (d'Egypte), y
de
l'Ilöpital,
evacuee, l'emir
pfcnetra, et
en prit
il
possession.
un certain nombre de Francs furent fouilles, et que Ton trouva quelque argent en leur possession le sultan ordonna qu'on leur tran-
On
dit qu'ensuile
;
chät la tete.
II
donna ensuite
l'ordre qu'on rebätit la ville, qu'on en reedifiät
qu'on y transportät des approvisionnements et des armes. 2 et il designa pays dependant de Safad en fiefs ä l'armee
les fortifications, et II
distribua le
1.
,
Santchak, sandjak, santchouk, sandjouk signifient
u
lance
»,
puis lance a laquelle
on a attache une flamme, hampe, puis lYlendard lui-müme; sandjak a pris ensuite lesens de pays soumis a celui qui a le droit d'arborer un etendard, ce que les Osmanlis rendent
En
egalement par l'arabe liwa. piquer
»,
ghatai, santchighou signifie «
arete
»,
tchaghatai, santch-mak, sintch-mak signifient
comme sandj-mak, en osmanli, «
harpon
»
,
percer ä coups de lance, tuer
santchigh, sintchigh,
sandjak en persan n'ayant conserve que
tchigh, en osmanli sandji, signifient
apparentes au mongol
denominatif de shantcha
«
piqüre
shantcha-la-khou
=
sens, est identique au turk
«
santchak, dont
santch-mak.
les effeetifs furent preleves sur la
—
»,
le
puis
«
une
».
«
percer,
En
petite lance
tcha-
»,
puis
sens d'epingle; en tchaghatai, san«
epreinte, colique »; ces
mots sont
poursuivre Fennemi a coups de lance le 2.
primitif shantcha-khou, qui a le
Qui devait
garnison de Damas.
»,
meme
tenir garnison ä Safad, et
dont
MOUFAZZAL
4(12
>
^.yi zaä\ iy 3J j%i\ ^jOI s^Jiioa
J
^JSoüS
fol.
25
[150]
j ß\ iUj ^J^^
^jy$ \^\y
j».-^
J%i\ ^^o ^JJI J>j jj}\ ^jC^J *^J^JI
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IBN AB1L-FAZAIL.
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II
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^Jl J^V
Jjpj
forme est tout a
fait
L^fc
«Iaj^JI
^)1
^l~-l
s.Yy>
Ji.
vulgaire; eile montre que l'auteur ne con-
naissait plus la declinaison.
pour
ces troupes l'emir 'Ala ad-Din al-Keupeki
Commander du
vice-royaute
qui environne
territoire
cette
ä l'emir
ville
.
lui-meme par serment avec
traire, qu'il lui
serment avec
trompa
les,
descendirent de leur
mun Agha. Quand fol.
25 r
*
des objets que
eux, et
ils
sultanne s'engagea
de traiter ä sa place, et qu'il qui
s'engagea par
habitants de Safad; leur ministre, qui etait chretien, les
les
et ils
,
emirs \ Ce
3
Keremun Agha
ce
fut
le
population de Safad, mais, au con-
la
chargea Keremun Agha at-Tatari
subordonna 5
Madjd ad-
2
L'emir Rokn ad-Din Baibars al-'Alayyi a raconte que point
la
ad-Diu
'Izz
al-'Alayyi, et la charge de gouverneur de la forteresse ä l'emir
Din at-Touri
donna
il
; '
ils
en
i'urent
du serment de Rere-
la foi
descendus, on allegua qu'ils avaient empörte
qu'ils avaient prete leur defendait
serment
le
sous
ville
furent decapites jusqu'au dernier.
etaient au
Ils
de prendre avec
nombre
d'envi-
ron deux mille cavaliers.
Quand
ces gens eurent
tues,
ete
les
habitants de
envoyerent un ambassadeur pour dire au sultan
:
a
Saint-Jean d'Acre
Accorde-nous
gräce
la
de nous laisser transporter les corps de ces martyrs ä Saint-Jean d'Acre pour
1.
Mamlouk de Keupek;
o,C.f
oXj.S',
signille
chien
«
porte par un prince mongol de Voulous de Tchaghata'i,
simplement que
sultan
le
Din, gouverneur de
nage
etait arrive
donner une de ses iiefs,
dit,
il
ä la lui
nomma Madjd
la ville.
—
3.
iils
ad-Din gouverneur de
Keremun
signifie
«
ecureuü
»
—
2.
page 141.
—
en mariage ä Kalaoun 4. Litt.
:
« il
donna de pleins pouvoirs.
Keremun Agha pour
les perdre.
avatt
—
5.
fait
;
il
a ete
Makrizi
la citadelle, et
'Izz
dil
ad-
en mongol; ce person-
en Egypte tres peu de temps avant ces evenements, et filles
nom
en turk; ce
»
de Dogha.
est question de lui
dans
il
le
tenir les emirs ä son Service
»
venait de
partage des ;
autrement
C'est-ä-dire que ce personnagc s'entendit avec
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[151]
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iJ^-ä- 9
ÜL^JI
jlc-lj
51
^
^o-CJl
bassadeur dans et
il
sa tente, puis
marcha depuis
commencement de
le
Taube iTavaient pas encore Lorsque
lui qu'il etait
_.-u
^!l
j«^ajl*j|
i^LLJl
installa
l'am-
>_^»-Us
de
*a>JJ*.
Le sultan
»
porte de Saint-Jean d'Acre.
la
la ville et sortirent
pour vaquer
nombre
d'entre eux
sur eux, et im grand
se rua
il
Ju»j LAs
Jl
nuit; les premieres lueurs de
la
devant
les habitants ouvrirent la porte
ä leurs occupations,
-*'
im detachement de son armee,
prit avec lui
il
-
(
Mieux vaudrait *»^ij, par accord avec
2.
t
1
®1(Jü SjUlj
il<^>-
\c-u^-
/^
^^ v
jJa-OI
^.JJ*
J»«_S3
^>wji!!
'jfv^*3
I^j-^äs
benediction qu'ils ferout descendre sur nous.
la
'^^^
Jj—^l
Jlsj
J>L-j
/t-<
pf^L^3"
Jj-£-o
(»»._
j~*^
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JlJlr
Li
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r»r^
^-i
(_£i
Ü-*jlö)1
»c— »aJI
VI
ijfcj
.Ac-
493
furent tues.
Le sultan revint ensuite en toute bäte; quand il
manda l'ambassadeur aupres de
lui «
exposa de nouveau
le
but de
et
lui,
mission;
sa
ainsi
que
et
la fatigue
L'emir a
dit
nous vous avons* epargne
de cette Operation.
:
arriva dans le dahliz \
Que veux-tu?
«
alors
Retourne aupres des Francs qui t'ont envoye
eux des martyrs,
il
dit
lui
ici;
le
»
sultan lui dit
nous avons
fait
II :
chez
peine de les transporter,
la
»
Ensuite, le sultan se rendit ä Damas, le jeudi, premier jour
:
du mois de Zilka'ada; plus splendide;
il
marcher contre
(le
la ville avait ete
decoree ä son intention de
descendit dans la forteresse,
pays de) Sis
2 ,
et
de
et
le livrer
il
la
facon
la
ordonna aux troupes de
au pillage.
Damas le samedi, troisieme jour du mois de Zilka'ada; le sultan en donna le commandement ä al-Malik al-Mansour, prince de Hamah, etil confia la direction des Operations ä l'emir Sbams ad-Din Ak-Sonkor alL'armee
partit de
Farikani. Les troupes arriverent aux denies
1.
Le
dahliz,
mot persan, designe
qui formaient une verkable
la tente
:
'
par lesquels on passe pour se
du sultan, avec toutes
—
l'on trouve
dans tous
les
de
toile
2. La forme savante du nom de cette ville etait i*z~c~ nommaient Sis (Yakout, III, 217), ce qui est la forme historiens musulmans. 3. Darbanddl, pluriel arabe du
ville.
Sisiyya, mais les gens du peuple la
que
les enceintes
mot persan darband, qui designe un
—
deiile
dans
la
montagne.
MOUFAZZAL
494 3 ~j£. 2
Jjo-3 ^>-^l
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U^Aa fol.2 25 v"- jj>
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U
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Lire
1.
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rendre ä Sis. Le
'
* ,
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Lire
(roi
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,5
—
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M*-*-*
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^
Lire
L^JLc.
—
.''.'
avait place
il
Ijalftj
IjJ
«Uli
—
«J^.
mj,
;L*
jlS
Lire Laau.
5.
le
un certain nombre de combattants. Les
reste prit la fuite.
ils
capturerent
le lils
de
meme
ils
;
firent
dans
le
du
roi
pays de
rent dans la capitale (Sis),
saccagerent
la
ils
se retirerent apres avoir
Le sultan
de
sortit
Sis,
quils mirent
de Sis, qui se nommait
prisonniers
le fds
de son frere
Musulmans
plusieurs des grands personnages de leur royaume. Les
ses habitants.
^J-Oj f^--*
^
ces ouvrages, et tuerent une partie des troupes
les deniolirent et penetrerent
ils
ijJ^-jjj
®^aJl ^j
ijjj
«j*L~Jt.
v. Sac.
[c-^'
A»
jl
^Jl
d'Armenie) avait construit au-dessus de ces denies des
fds de Hai'toum
trouvait, puis
1
oU-
Lire
4.
^^
b^r-
1
Ijiä-I
^
jlkUl
Ijlü
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oIaLjaJI
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»AiU Aj;„« iV"^'
C-
3.
3
^ÄJI
IjA^a
I^l,
JfJ
jÜaUl v.
[152]
J^A-»JI UjiCLi
J"*"-?
**/Ol
ryi*»
ä feu et ä sang, et oü v. Lifon
^—
jlkUl
qui les defendaient;
* föl. 25
j^tsj
l?
l^ii-^J
Musulmans s'emparerent de ils
"'(j^*:
^1
-
öi
Jl
tours dans lesquelles
Ensuite,
^^
*(JI
jr-
2.
jlSj
Ij^-L^
irt^ v*3"
*-*-*"'J
£sj«aJI jl-OI "ja
as
L,
IBN ABIL-FAZAIL.
entre-
s'emparerent de ce qui s'y
et
completement depeuple
Damas pour
et
pays de
le
se rendre ä leur rencontre, le
deuxieme jour du mois de Zilhidjdja. Gette
meme
annee,
cause de cet evenement; ätait
1.
au service du
arriva qu'un ecuyer
il
toashi
chemin
III,
—
217).
tres frequente;
2. il
les
,
2 .
Voici quelle fut la
sujet de l'empire egyptien,
commandant de
«
Leon
)jJ
»;
Löon
«
»
dans
Yakout
ü.U dans Yakout, IV, 12. C'etait un gros bourg, situe sur un etait la
entierement chretienne. —
charges de porter
3
Sliihab ad-Din Mourshid, qui etait
''
Transcription de l'armenien Levon
[Modjam,
etait
sultan saccagea la ville de Kara
le
depeches.
premiere Station de Iloms vers Damas; sa population
3.
—
Les rikabi etaient souvent des expres, des courriers
On
4.
traduit gencralement toashi par
eunuque
«
»,
Mamlouks montre forme arabe du mongol loahhi,
ce qui est un sens particulier de ce mot; la lecture des historiens des qu'il
designe aussi une classe
avec tch rendu regulierement
tement des troupes rier,
comme
et
rikabi.
la primitive, et
d'olliciers;
sli,
que
le
toashi est la
Sangilakh explique par
de leur inspeclion», ce mot ayant pris
Abou
qui transcril le
mongol togha-lchi
Toatchi derive de togha-tchi par
la
comptable
«
dans YHistoire des Mongols, eh. 39, sous ,jj
?j~\
«
komme
officier cliarge
la
forme
Jjg
«
-a.Uy toghatchi, qui est »,
chaudron
»X
%
qui a la charge des chaudrons
du recru-
sens secondaire de cour-
chute reguliere de gh. Ce
confondu avec celui de togha-tchi, de toghan, toghon
traduetiou
le
'1-Gbazi donne ä ce tilre la forme
«
de togha tilre »,
«
nombre
qui parait une fois
thouo-houo-tchheu, avec ».
».
ne doit pas etre
la
1IIST0IRE DES
[153]
Ja
4
ji
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^
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—
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Lire
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10
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—
o'-)j L^
l'armee de
y!^
Lire ?-U^. --
4.
Lire sliLi, avecla
8.
que cet
Jj
l
re
lieu
-^LpVI
y-^
folio
de la4 e
quitta (la cour
.
—
v°)
7.'!
~" 2
,_?"• G.
Lire
-
Lire I.Lo.
9.
.11».
—
!
ly^3 o^*.
jl^JI
Jl
^»j
—
-
Lire
7.
^.L,!.
du sultan) avec son maitre etait
,1
,Xtf].
10. Lire
il
»
yio J^j
Corriger en
wU,Jt
j-
j^~
.Ifi.olS'J'
:
acquitte de la mission pour laquelle
fut
7 <.
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^P
Lire »öi.1.
forme au
Hamah. Cet ecuyer
oflicier se
5.
2
>y-^
£
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(-?'*"
y.
8j
Nowai'ridit plus clairement (man. arabe 1578.
^ilyJI 3.
9
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495
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1.
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SULTANS MAMLOUKS.
lors-
venu
(ä
tomba subitement malade, et il dut s'arreter, completement epuise, La nuit tomba, et son maitre ne s'apercut de ä quelque distance de Kara rien; mais deux hommes de Kara vinrent (ä l'endroit oü il se trouvait), et ils Damas);
il
1
.
lui dirent
:
«Tu
transporterent ä Kara, et
Ils le
apres lesquels lui,
le
oü
seras notre höte durant cette nuit.
il
ils le II
resta chez ces gens pendant trois jours,
il
recouvra la sante; alors ces deux
ä la faveur de la nuit,
bäillonnerent;
»
ils le
ils lui
ligotterent les
hommes
se saisirent de
mains derriere
le
dos, et
ils
conduisirent dans cet etat ä la Forteresse des Kurdes,
vendirent pour
somme
la
de quarante dinars de
arriva alors que, cette annee,
la
frappe de Sour 2
un marchand de Damas
.
se rendit ä la
Forteresse des Kurdes, et qu'il y racheta des prisonniers, parnii lesquels se
trouva cet ecuyer.
rendu le
Quand
la liberte ä l'ecuyer,
il
il
donnele
nom
lüt arrive ä
de
la localite
lui dit
:
«
».
2.
Sour
est
quand
militaire.
il
eut
Lorsque
ad-Din, l'Ata-
dans laquelle l'ecuyer dut s'arreter, mais sans il
semble, autant qu'on en
nommee .y^t &yj> Manzalat al-koubour le nom arabe de l'ancienne ville de Tyr.
puisse juger, qu'elle se soit
tombeaux
dun
et
Est-ce que tu reconnaitrais
points diacritiques, de sorte que sa lecture est douteuse;
—
Damas,
alla trouver l'emir Faris
conta son histoire; l'emir
lui
1. Nowai'ri
marchand
ce dernier se mit au Service
camper devant Kara,
sultan vint
bek, et
le
«
la Station des
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
496
I'i.l.
26
i"
•~o
hlUrj \^j^>ä
JUaSJ
*
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jo-j il
2.
c.lsJ!
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Alf.
J^ J^ä
l^
dit,
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folio 74
«jo
SLlfir,
r°
,.
Xya*.\ 3
:
U^
h
üs
.,U»UI
jl
lire...
I^CU ajJj
~o XUj'j
—
6. 11
faut "^läy, ce
page
127, avec la confusion de j_j
Fliomme qui
t'a fait
prisonnier?
Din)envoya alors avec qui l'avaient vendu; 26 r.
melange du duel
et
\yzs? U».U:^Ij
du
lui
ils
L'atabek entra chez
» II
et o- —
sultan ordonna qu'on les
—
re
l
.
Jäjj
>iaJ
y'3
dans
:
^U l'une,
—
.
5.
11
qui laut
pluricl est tout ä fait incorrect.
faut
comme
-J^^i,
plus
e^'-
hommes
eonduisirent devant l'atabek.
ils le
sultan et le mit
amenät tous
venir et on les confronta par-devant lui :
A=-j<ä
hommes
des djandars qui trouverent Tun des deux
leur reprochait, mais l'ecuyer dit
Lire
3.
repondit que cela etait certain; (Faris ad-
l'arreterent et le
8.
II
V^
üjl-01
,JÄ!1
de deux
l'autre,
Man. ^t~o, evidemment pour une forme J>^, ou meine
7.
haut,
fol.
8
o-öi ^Is^l
(
U~oU.
di.li ^!1
J^* -*^
£jli-
Ijls
jaJa ^^VjJl
deux hommes que Ton arrete; dans
nient avoir vendu l'ecuyer;
-
UA»
d«?
^j-tl Uli; les deux parties du recit de Moufazzal sont contradictoires
est question d'un des
lire
Ji—vi ®
dl>l"Yl
Lire sUU, par confusion de la 4" forme avec la
Nowa'iri
4.
JTJi Jlö
—
-J^
^X-Jl jJj
»-Jj^l;
jtf
Man..L>wOI.
1.
j^-*^
^b
jlLLJl
Uj«>jUa=-l ^«Ij *Lä£)1 «uiclj
[154]
au courant de cette aventure. Le
*
deux en sa presence
les ;
les
deux hommes
'
;
on
les
fit
nierent ce qu'on
Je reconnaitrai leur maison et ce qu'il
«
y a dedans. » Cet argument les forca ä avouer leur crime, et « Nous, et tous les gens qui habitent dans la ville, nous agissons
dirent
ils
ainsi.
:
»
Des moines grecs etaient venus de Kara, apportant au sultan des presents, en signe de bienvenue, et le
ils
se tenaient ä la porte
du dahliz. Quand
sultan fut certain de la veracite des accusations (portees contre les gens
de Kara),
il
ordonna d'arrcter
alla attaquer le
les
moines;
il
monta ä cheval en personne,
monastere qui se trouvait en dehors de Kara;
tous ceux qui s'y trouvaient, et
il
le
mit au pillage;
1.
la ville,
au nord;
il
Les deux hommes que l'ecuyer accusait de
des; on ne peut comprendre
ici,
comme
l'avoir
vendu
il
massacra
s'en revint ensuite,
et marcha vers la aupres de mander envoya
ordonna ä ses troupes de monter ä cheval en dehors de
il
il
et
colline qui est lui
Aboul-'Izz,
ä la Forteresse des
Nowairi, l'homme de Kara et l'ecuyer.
Kur-
^j'jj
If. (
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*^i.
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^j
6.
Lire
^
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—
2.
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Lire Lt.
üLJ^l 0" Vt^
^äU>-j CwJi 4i^_
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1.
DES SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE
[155]
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Lire ^"-"L^
—
5
4
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Lire
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3.
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4.
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—
Lire ^-iJ'. -
Lire ^j'.
5.
*
'"' 26
'
j.
qui etait gouverneur (de Kara), et
il
lui dit
Nous sommes dans
«
:
l'inten-
tion d'aller chasser; fais sortir vers nous les habitants de la ville. » (Aboul'Izz) les fit
le
et,
quand
ils
sultan ordonna ä ses soldats de les decapiter tous.
de
tete
la
sauf ceux les
tous sortir en dehors de Kara,
population entiere, et
tours que
la ville
On
trancha ainsi
la
aucun de ses habitants ne put se sauver,
se cacherent, qui prirent la fuite,
(jui
en furent eloignes,
ou qui se retrancherent dans
possedait.
L'armee musulmane
fit
soixante-dix personnes, tant
ordonna egalement que
dos prisonniers;
etaient au
ils
bommes que femmes
et enfants. Ensuite, le sultan
moines par
l'on tranchät les
jusqu'au dernier; l'armee entra alors dans Kara et
ravagerent l'eglise, et
le
nombrc de mille
le
la
milieu du corps, tous
saccagea; les soldats
sultan donna l'ordre que Ton construisit une mos-
quee (sur son emplacement).
Le sultan komans,
fit
ainsi
ensuite transferer dans cette ville des gens pris cliez les Tur-
que dans d'autres tribus,
y nomma un predicateur 'Izz,
et
un
de continuer ä y resider.
temps, et Aboul-'lzz les habitants
lui avait
le
II
il
la
leur assigna
comme
sejour;
il
permit au gouverneur, Aboul-
connaissait ce personnage depuis long-
jure qu'il n'avait connu aucun des crimes dont
et alla rejoindre
cela a ete dejä.mentionne, de Sis;
entra dans *
kadi, mais
il
de Kara s'etaient rendus coupables.
Le sultan retrograda ensuite
comme
et
Damas, precede par
le
il
l'armee qui s'en retournait,
s'en revint avec ces troupes, et
butin et par les prisonniers qu'il avait
vingt-cinquieme jour du mois de Zilhidjdja.
il
faits, *
lul
-
26
»
MOUFAZZAL
498
^Jl
^T^aJI
4=-y)
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1%^ jlLUI jdj
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Lire
1.
—
Lire
3.
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En
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et
dans tous
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la
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J£)1
isc-JI
<<mU-
v.ij^r'Jl
du ^,.
et
auteurs qui savent la gram-
les
—
**"?> ce qui est une faute grave.
4.
Ecrit
l'intention de
Moharram,
Karak;
se rendre ä
le
lui-meme pour Karak.
II
vint
campcr
val pour prendre le divertissement de ecart, lejeta ä terre, et
Le sultan resta dans il
fut pres d'etre
il
se rendit ä
qu'il
envoya
il
le
gros de ses
il
'
;
repartit
il
pour
s'installa alors
Cette annee,
dcpuis
le
2 ,
et,
connue sous son nom
la
la
litierc, et
bien
plus splendide.
du vendredi ä
priere
avant cette date, on n'y avait pas
Pour se rendre
3
fait ladite
la
priere
.
La mosquee al-Azhar
ä la Forteresse
de
la
mosquee qui est comptee au nombre des
construire la
fait
etait
—
Monlagne.
On
2.
de Makrizi une longue notice sur cette mosquee (man. ar.
La
011
regne (du khalife fatimite) al-IIakim al-'Obaidi; cet etat durait
depuis l'epoque a laquelle al-IIakim avait
3.
im
Caire dans toute sa lon-
facon
la
dans une
etait alors gueri, si
il
le
sultan imagina de faire reciter
le
mosquee al-Azhar
1.
Caire;
le
deeoree en son honneur de
la ville fut
fit
occupe ä se soigner, jusqu'au moment
entierement retabli; il
il
se cassa la cuisse.
cet endroit,
Ghaza, d'oü
chasse; mais sa monture
la
et
monta ä che-
ä l'etang de Ziza, et
put monter sur son coursier et traverser
gueur
J-i?,
sultan partit de
bagages, en compagnie de I'emir Shams ad-Din al-Farikani, en Egypte, partit
ctUi
3.
l'annee 655, le premier jour du mois de
Damas, dans
^JJ
^luLfj
<J
<j
Jk>
comme dans Makrizi
confusion entre i et
la
\Z*j*
^j—=-l
jo
Tres nettement
2.
XXaÜ
L5Cä
*>
2
^^Vl
^j-^Ji
jLj
Jl
®öj
-c*>
maire; Moufazzal ecrit toujours avec
^->JI
[156]
^j_jJI pU-JI Ajä ,j^ dUj Jus joj
v.
4-L^-
—
S^i-
X»*
iÄ* ,jj
-Xa-L~d!
jJI
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<s>~y
Jl
S^Ls
^JlsjUÜ
^Jl
®üü*S ^-jCls (j^l
(»lila
Sytlä)!
->j>j
lj,[jS
jl-01
IBN ABIL-FAZAIL.
-a^Ls^I
^Is^!, dont parle Makrizi
,^«äJ!, qui fut bätie par al-IIakim au bord
(Khitat, ibid., 245 v°).
mosquee al-Masdjid
(ibid.,
du
Nil, ä
Makrizi cite simultanement
v°),
1732,
et
non
Maks, qui
(fol.
237
v°)
al-Ilakimi, construite par al-Hakim, et la
quelles al-IIakim conceda des wakfs. Makrizi
mosquee de Maks.
239
fait
peut voir dans fol.
la
etait
le KJiital
237 et ssq.). -
mosquee de Maks une
ville
ancienne
mosquee de Maks, la mosquee al-Azliar, aux-
la
egalemenl une longue description de
la
;
^LÜ ^3 j>
sy»li)l
•j^ij
meme
pour
l~*J
confusion.
y»j
Jjl
l~*£*>,
—
ÄJLII.3
—
mosquees dans lesquelles
4.
Lire
J^j
^
avec la confusion du
Lire ^ä.al.
3.
joj
As
j*t
—
o-
2
Man.
-
^
^3
J
j^"J
£*«
tS-^
du
et
499
^
«CJI iÄ* j. 3 S>V1 ~j
L
l
JybUll
J
jL>" C-.
Man.
1.
la
DES SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE
[157]
1
<3
^rr
*~jcij',
avec
^ij.
l'on faisait les cinq priores
et eile
',
tombee
etait
dans un graad delabrement.
Quand
al-Hilli
al-Azhar),
2
construisit son hötel
en restaura
il
les parties qui
furentla cause qu'ony retablit et cela se
fit,
3
dans
la recitation
de
le
fut
construction fut terminee, on y 1'
annee 361
fondee pour
fait
mosquees ordinaires, oü
la
l'on
du vendredi, au
la priere
mosquee oü
grande priere du vendredi,
le
Caire en 358.
l'on recite les 5 prieres et
la
khotba;
tandis qu'il
le
nombre des
completement
5 prieres canoniques, est
recite les
peuple au
le
edifia cette ville
il
(Djauhar) avait bäti
;
existe une difference essentielle entre la
celle dans laquelle on
fit
dix-huitreme jour
le
kaid Djauhar qui la construisit quand
mois de Ramadhan de II
grande priere du vendredi,
la
malgre l'opposition de certains theologiens,
Caire*; ce fut
1.
voisinage de la (mosquee
tombaient en ruines. Ges restaurations
du mois de Rabi' second de cette annee. La mosquee al-Azhar Tut la premiere qui lorsque sa
le
mite, et ä la volonte de ceux qui les bätissent, rayon de 4 farsakhs qu'une seule mosquee dans laquelle on recite
la igrande priere
vendredi, une seule mosquee djami'. Si l'on voulait traduire cette difference,
rendre mosquee djami' par paroisse,
Aitemour
al-IIilli
[Khitat, ibid.,
et
fol.
mosquee ordinaire par chapelle.
238
v°).
—3.
—
r°),
al-IIilli,
d'apres
Mohyi ad-Din Ihn 'Abd az-Zahir. jt^sj,
arabe 1732,
laVie d'al-Malik az-Zahir, qui
—
£»U.
ce qui est une phrase coranique, car on fol.
237
r°)
:
j&j^ JjU3!
sLiol
mosquee al-Azhar fut mois de Djoumada premier de l'annee dixieme jour du mois de
Ramadhan
fut ecrile
C'est bien ainsi qu'il faut
4.
terminee, ä ce que
le
faudrait
il
ad-Din
'Izz
(ibid., fol.
Makrizi mentionne en effet les reparations, ou plutöt les restaurations, de izz
ad-Din Aitemour
^.UJ
2.
du
n'y a pas de renseignements sur
II
cet hötel dans le Khitat an chapitre des .b; mais, dans le chapitre des
239
Uli—
ne peut exister dans un
^JJlj
lit
ifjaläJb
dit Makrizi, le
359, mais son
361
;
on y
fit
dans
le
par
kadi
le
comprendre
O^
Khitat de Makrizi (man.
^r-T! Xs~-> Jjl
^Wi
Ua. La
samedi, vingt-quatrieme jour du
achevement complet n'eut
la priere
pour
la
premiere
lieu
fois
que
deux
jours plus tard. La premiere mosquee qui fut construite en Egypte fut la al-djamV alJ al-'As 'atik, ä Fostat, qu'on nomme aussi £°'.rF J->> et Grande Mosquee d'Amrou ibn '
(ibid.,
fol.
214).
MOUFAZZAL
500
V »JÜ» föl.
27
r
ȟ_yi
jl_$5
aJ
J^—
*—'L*lLj
'
y\
j-Us
montre
jL<J
la
_^U)I
fils
foi.
27 r.
qui empeche
qu'un
mot en
On
**Udl
chinois
y
',
fit
qu'il
dit
jll«
Ij^^äs-
t^ifr)
jl
ÄJLllj
^*
jyuss- >c£_>
Vj
7- 1-°-'
/»-«Wl
l3^P^'
jj>JI
©Lj.äJ
jo
lilj
v_iU
»y
AjiȊJi
a-i'^jj
comme
prononciation vulgaire de Xj> est mounar,
d'al-Mo'izz
truisit certaines parties. "
^
»LjI
transcription de ce
Ensuite, al-'Aziz,
***
[158]
^
iJU- J«JI
*,
jLS UJ3 ®<J
,_3
i_T^"^'
J.b C^ii. ou .L3
Lire
«-Li!
(jw <J—
•^ju^-j
py=*~-
(V-Ol
jXcj
^yfsL/yi
Jlij
jl
^>yua
jl5j
1.
le
<»o
IBN ABIL-FÄZAIL.
y
^
£jjtj
jjg
mou-na-eulh.
des restaurations a dans cette
2
et
,
y vienne demeurer*
seul petit oiseau
en recons-
il
mosquee un talisman y eleve sa
et
nichee.
Enl'annee 378,
le vizir
moyens
nir des
Aboul-Faradj, qui se nommait Ya'koub ibn Kallas,
duquel est connue
et d'apres le titre
d'existence ä
ä chaeun d'eux une
somme
la
3
Vaziriyya
parla au khalife de four-
,
un certain nombre de
juristes.
gens se rendaient ä
la
mosquee,
et ils
Quand
donna
khalife
qui etait süffisante pour son entretien, et
ä leur intention une maison situee contre la mosquee. dredi, ces
Le
il
aclieta
venait le ven-
faisaient leurs cours; le
y
superieur de ces personnages, qui etaient plus de trente, se nommait
Abou
Ya'koub.
On 1.
sureleva
Al-'Aziz billah
2. Li.1 A-i i>Xa., dit
lui
le
minaret de
la
mosquee al-Azhar
Abou Mansour Nizar
Makrizi
[ibid.).
—
3.
consacre pas de notice speciale dans
au Caire, dans
semblede par
le
Souwai'ka du Sahib
la
l'hötel
du
vizir
sahib Safi ad-Din
consacree ä
la
mosquee,
Allah ibn
mosquee al-Azhar
se passa sous le
il
*=s.La'l
regne du khalife al-'Aziz
et ils y restaient,
apres
la
£sJy~>,
et de la
'Ali.
[ibid., fol.
h^\J\
des .b; mais, ä
dit (ibid., fol.
Ya'koub ibn Kallas
Abd
al- Vaziriyya
le chapitre
.
du kadi Sadr
ibn al-Mo'izz li-din Allah {ibid.,
La ad-dar
madrasat as-Sahibiyya L~a.La)l I_.»xJ',
ä l'epoque
'
321
r°)
.tjJI
;
237).
—
Makrizi ne
l'article
de la al-
que ce College
etait
partie de
l'en-
et qu'il faisait
Dar
fol.
ad-dibadj, qui fut construite
Makrizi rapporte, dans la notice qu'il a
237
billah.
v°),
que
le fait
Le vendredi,
raconte par Moufazzal
les juristes
venaient ä la
grande priere, jusqu'ä l'heure de Y'asr. Le
vizir
leur avait egalement assure, en plus de celle qu'ils tenaient du khalife, une rente annuelle.
Ces juristes etaient en tout trente-cinq.
s'ecroula, et
on
le
—
reconstruisit plus eleve qu'il ne
4.
En 800 de
l'etait
du sultan al-Malik az-Zahir Barkouk (Makrizi, Khitat,
l'hegire,
le
minaret
avant cet aeeident, aux
ibid., fol.
239
v
.
frais
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[159]
j\-K>
'
lj
j ^Jj
on
;
-
.
®£iU
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J15
2.
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v^Ltj
c-LXj
c»
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ori
Ij— «aS
la
—
,jj^u=j üu_j.
papier a ete
le
Lire
3.
etait
—
«ja..
gratte,
oü
et
^UrM
J4 Ji
|ä» k_Äs—
imputee ä
—
.
1
\jjiIT
4.
II
faut
il
239
fol.
y a apres peut-tMre r?)
.15^
:
Lire U.J.
5.
mosquee deux grands lampadaires d'argent
vingt-sept candelabres d'argent. Elle possedait des
une partie
^jL ^LL; ^llJI oUJI
r-_^iJI
(j
Khitat de Makrizi (man. arabe 1732,
le
(
Lire SjJUä
y avait dans
II
'
^jUjI
dans
lit
oXJj
glc.
^3 S^O
espace dans lequel
petit
restituer Ji
ad-Din
—
;
^jr-
ä^U^I un
Ul.j
^-jj^Jl
-vSj
Lire
1.
iL*=-
Aslsjl
Js-
501
l'hötel
de
nouvelle fabrique de poteries ä Misr
3
,
et l'autre sur la
revenu en atteignait mille
le
;
2
monnaie de Misr
la
et
nombreux, dont
fiefs
et soi-
Quand Misr fut incendiee en l'annee 564, ce monument fut extremement endommage, et on l'oublia. Cette mosquee avait ete construite
xante-sept dinars.
trop basse
*
et 011 la sureleva
de quelques coudees.
grande priere jusqu'au moment ou
:
vu dans
J'ai
continua ä y faire la
grande mosquee d'al-Hakim, Bab al-Foutouh, en l'annee 403.
fut bätie la
laquelle fut construite en dehors de la porte
L'historien a dit
On
la vie
d'al-Hakim que son auteur a
dit
:
Le vendredi, neuvieme jour du mois de„Ramadhan de l'annee 399, on fit la grande priere dans la nouvelle mosquee d'al-Hakim, qui s'elevait en dehors 1. Sadr ad-Din 'Abd al-Malik ad-Darbas Din Yousouf ibn Ayyoub. 2. II y avait
—
Caire, ä Alexandrie et ä la
monnaie du Caire
de Makrizi, etait [ibid., fol.
335
dans lequel
;
le
emprisonne
sens de
«
un
3.
366
le
khalife
ÜJJJ^I
3^!
jjj/
l'edifice, dit
au
Dans un autre passage
».
de
.
«
pieces fausses
»,
.U.
est
birounsara \j~s*js qui, en persan, traduit kharidj ad-dar.
mosquee al-Azhar (man. 1732,
j'-5
:
L'hötel de
monnaies dites kharidj ad-dar ~
Bien que Makrizi ne consaere pas de mention speciale ä cet
sa notice sur la
v°).
wlp., qui, ä l'epoque
^.3Jt r°).
81
fatimite al-IIafiz li-din Allah \j 520 IL). J'ai eu
travail anterieur des
pieces frappees en dehors de la Monnaie
eertain, car tel est le sens de
—
[ibid., fol.
s
fol.
Makrizi dit que cet edifice etait voisin du grand Ivan ^-CJ! Sj£&\
v°),
fut
monnaies en Egypte
man. arabe 1731,
de la Khizanat az-zarf
khan de Masrour al-Kabir
le
des kadis ä l'epoque de Salah ad-
trois hötels des
(Makrizi, Khitat,
etait voisin
l'occasion de parier dans j'aJI
Kous
fut kadi
fol.
237
v°),
oü
edifice, le
avec l'indication qu'elle etait situee a Fostat. --
Makrizi, avait ete placee trop bas.
il
en parle dans
manuscrit 4.
La
la
nomme
toiture de
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
502
J03 £ yJi\
*i~li>JI
^AjäS Ü^AÜJI * fol. 27 v*.
^)j£*
1.
de
la
/" r-y-Ä\
c^3
".
^
—
LL4J1.
y
faisait
mosquee de Misr Ensuite
v.
^kj
(ibid.)
a
plus haut
pröne un vendredi; dans
le
autre vendredi; dans la
* fol. 27
V« ^»eJI
:
3
w»dl
""'jJ^lj
®Ws-
w-J^sr?
.IS'
*
A*
dAJi
&lW!
,,U
0»-*x*.>!.
Bab al-Foutouh. Le
mosquee al-Azhar
2
un
,
mosquee d'Ibn Touloun, un autre vendredi; dans
un autre vendredi.
,
pröne
le
la
**Udl
_,l
j-_jl-äJI
porte Bab at-Tabia', dans les environs de la porte
khalife
la
Le Khitat
vij-
^oUJI
a>-Vä!\
ijjJl
J$\
O-JW, comme
Lire
2.
ijj\sKj>
^)\>
^^
Man. omet Äx*^ r*j^'
jjj^i sfLsJ'
^Ä)!
r-jli-
^olsJI jwUJI ÄA JDj ^AjVl **U-
Trjli-
TTj-JI
^L
Li* iolLII
~l
^j\i
[160]
qu'il
mosquee al-Azhar
recitait ä la
fut
supprime. La
dans la suite, la mosquee d'al-Hakim se trouvait en dehors du Caire; porte Bab al-Foutouh fut reedifiee, et, sur le mur de facade qui se trouve *
Bab al-Foutouh", avec une
tout pres de la porte
une inscription
regne d'al-Mostansir nee 480.
»
redigee
ainsi
(billah), lors
Entre ces deux dates,
il
partie de la tour,
il
du y
un
a
quee dans l'hippodrome de Rarakoush 1.
Intervalle de quatre-vingt-neuf ans.
5 ,
ä la Hosai'niyya
Makrizi ne mentionne pas cette porte dans le
differente.
—
quee construite en Egypte,
La
3.
man. arabe 1731,
r5.r*JI
dont
et
Bab al-Foutouh, ou Porte des fut plus
le
Khitat.
—
2.
6
dans
,
Comme
le
mos-
voisinage
le dit
Makrizi
Khitat, de sorte que, chaque semaine, le khalife fatimite faisait la priere dans
une mosquee
(Khitat,
a le
vizirat de l'Emir des armees, en l'an-
Cette annee, le sultan al-Malik az-Zahir ordonna de construire une
dans
y
Ceci est ce qui a £te construit sous
«
:
il
^^"'i ou
«-»l^x-'l
a ete question plus haut,
Victoires, fut construite,
fol.
314
_u, qui
r°),
par
le kai'd
fut la
page
157.
comme nous
premiere mos-
—
4.
La porte
l'apprend Makrizi
Djauhar, en decä de l'endroit oü
eile
La porte Bah al-Foutouh qui existait ä l'epoque de Makrizi armees (Lj^s?} >~j>\, autrement dit par Abou-n-Nadjm Badr comme Ton sait, etait un mamlouk de Djamal ad-Daulah ihn 'Ammar,
tard reedifiee.
avait ete bätie par l'Emir des
al-Djamali, qui,
d'origine armenienne. Cette porte etait fortifiec par un bastion i.jiX> l'acces.
—
5.
Makrizi dans
que l'hippodrome
^'-V
touh. Karakoush, ou
le
Khitat (man. arabe 1732,
6.
La Hosai'niyya
171
de Karakoush se trouvait en dehors de
mieux Khara-ghoush
celebre gouverneur du Caire sous
—
fol.
etait situee
le
«
regne
:
v°)
qui en defendait se borne ä dire
la porte
Bab al-Fou-
l'oiseau noir, l'aigle », en oui'ghour, fut
de Salah
en dehors du Caire,
ad-Din Yousouf ibn
comme nous
un
Ayyoub.
l'apprend Makrizi
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[161]
AjLiJl
(3
i^jiij _/>VI
(5 J
W"
0"*
^'»'i
j^3
£
^—*"*^
j~^
**}*.
du monastere du
mosquee, par suite de
cette
pour
Minna
nom
et
On
le visiter.
mada secoud, ä
Le
shai'kh Khidr'.
et le soiu
la quantite la
J'y*
^3'J
1
^J 3
shai'kh
eu commenea
i*-™
'
Pj^* ^-^
ti
J^bJl ,J3^»JI ^jj^„JI jj*i« ^-01
^Ilj
lui
j^*
»a
^v-J!
503
"'
'•'tJL
^gJl
«i**
•1/
Ij» j,\ j,jJ1
Khidr
"•
1
^
lT>*L^
JUI
^»jjJI
S^ix!
Jl
*,y>\
cause que l'on dut bätir
fut
de monde qui se rendait aupres de construction
de cette Operation
fut confie
15 du mois de Djou-
le
au
Baha ad-Din ihn etait connu sous le
vizir
'Alam ad-Din Sindjar al-Masrouri, lequel
d'al-Khayyat-f gouverneur du Caire ä cette epoque. Cette
mosquee
fut
terminöe au mois de Shavval de l'annee 667.
Au commencement de l'annee 666, le khalife etait regnaient comme l'annee precedente. Cette annee, Zahir s'empara de Jaffa;
sortit
il
mois de Djoumada second,
et
il
du Caire,
sur le
le tröne, et les ro.is
sultan al-Malik
regut des ambassadeurs du prince de Jaffa,
qui lui apportaient des presents de bienvenue et des cadeaux.
charger de chaines.
et
En meme temps,
(Khitat, man. arabe 1732, fol. 213
az-
samedi, deuxieme jour du
le
r°).
il
II
les
fit
arreter
ordonna ä l'armee de s'equiper
Plusieurs grandes mosquees y etaient bäties
:
djami' d'Alimad az-Zahid, d'al-Malik, de Guirai, d'al-Kafouri, cette derniere proche
les
de
la
du
«
Soumaisathiyya, du fosse, du naib de Karak, de petit
Kamal 1.
marche du sycomore
»,
Souwai'ka al-djoummai'za, ou
la
de Kidak, de Sharaf ad-Din, d'ath-Thahir, d'al-Hadjdj
at-Tadjir.
Makrizi dans
le
Khitat (man. arabe 1731,
fol.
368
notice ä sa zavia; eile se trouvait en dehors de la porte
v°)
consacre une assez longue
Bab al-Foutouh, dans
le
quar-
Zokak al-Kohl Js-^t jjj^j) sur le grand canal. Son proprietaire se nommait Kliidr ibn Abi Bakr ibn Mousa al-Mahrani al-Oudouwwi, et il etait le directeur de conscience du sultan; il s'etait d'abord adonne ä la vie ascetique dans la montagne de Maza i vJt J-^' 1 u i se trouve en dehors de Damas, oü l'avait connu l'emir Saif ad-
tier
de
la rue
Din Koushtemour
al-
'Adjami
;
ce fut sur les conseils du shaikh Khidr que les assassins
de Koutouz nommerent sultan d'Egypte se fut empare du pouvoir souverain, il
l'emir Bai'bars al-Bondokdari. batit
Quand Baibars la mon-
au shaikh Khidr une zavia dans
tagne de Maza, une autre en dehors de Ba'albak, une autre ä Hamah, une autre a Iioms, dont il est question ici. en dehors du Caire.
et enfin celle
PATR. or.
—
T. XII.
—
F. 3.
34
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
504
Jö-Ji ®'UI llft
(>
j^-Vl * fol. 28
r.
^
v 5y£-
JL93
t5jj>UI
1.
Lire ja;
JaI
aAJI
IjJLl»
C^-J A» Jö-Ul
*-^>}k>3
,j*UI
^03
^jAc
y~>
j^Vl
(^»l*
*f^J^j
JU
*ÄS^»
jo
\p*&
düj
J>'i
Jj,
üÄ*j
Ist
ijL. L^ä
en pleine nuit,
et
marcha
il
Les Francs prirent
la fuite,
f-jj*J\ JIÜ.3
o1
et
)b
^1 ^£L*)I
^j-juj'j
^j
jL>* iL-
^<.
^\
(j
iiili-
.
bien qu'au matin
si
Ji^l
'
J^ CJö} c-uJI dU-Oj
Jli ®£jL£~3
JU;
r-^3 ^
-
öaJIj
Ls.yCLj
•c*.
>^^ V^
7^Lr*H
^J^jIa.j ili
ll)
J.
l'auteur ayant confondu
, ,
-u>
L.
Lu
^1
AjJiJl
[162]
il
se trouva devant Jaffa.
se refugierent de la ville dans la citadelle
et
qui se trouvait sur une colline elevee, et qui etait defendue par de hautes murailles.
L'armee
irruption
fit
sur l'esplanade
s'empara apres que ses habitants eurent accorda, et
la leur
pour la
il
leur
dedommager des
les
et
ville,
ils
'
et
sollicite
donna une somme de quarante mille dirhams
pertes qu'il leur avait
s'embarquerent
que
la
France * loi. 28
r.
2
etait l'une
Jaffa
lorsqu'il etait
venu
sur
des
subir;
fait
navires
qui
L'historien a dit le khalifat
:
ils
des constructions qu'avait faites
s'installer
dans
3
Sähel
le
Cette ville
de Jaffa fut conquise
d'Abou Bakr, qu'Allah
soit satisfait
4
Roi de
le
apres qu'il eut ete *
en l'annee 648.
par 'Amrou ibn al-'As
de
lui
D'autres disent,
!
au contraire, qu'elle fut conquise par Mo'aviya, et c'est ce que rapporte Balazori. keli
5
Une 1.
,
fils
Izz
de
ad-Din ibn 'Asakir a la sceur
nuit, Salah
dit
dans sa chronique que
du prince d'Antioche,
ad-Din vint investir cette
bätit cette ville ville,
ä
detruisit ainsi
la
il
sortirent de
conduisirent
les
battu (ä la Mansoura), et apres avoir recouvre la liberte
sous
eile
une capitulation. Le sultan
'Akka. Le sultan s'empara ensuite de la forteresse et ville.
dont
entra dans la ville
le
roi
al-
Tan-
en l'annee 493.
en l'annee 588;
le
patriar-
L'espace laisse libre de toute construction qui se trouve dans les villes fortifiees
entre leur enceinte et les premieres maisons, tels les boulevards qui longent les fortifications sur le pourtour de Paris.
—
2. «
riens arabes donnent a saint Louis. 4.
Sur
les Byzantins.
—
5.
Re de Frans
—
3.
»,
ce qui est le
IäLJI designe
la
nom que
cüte de
les histo-
la Palestine.
—
Tancrede, qui regut Jaffa de Godefroy de Bouillon, devint
ensuite seigneur d'Antioche; apres une carriere assez agitee,
de Djabala, d'Athrib, et se mit en campagne pour envahir
en route, en 506 de l'hegire (1112-1113 de J.-C).
il
la petite
s'empara de Banias,
Armenie;
il
mourut
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[163]
„»i-J
<ÜU
(jlw
\-jlaj_J
dUi jjJLTj @ ^r*^ Ao
J^Jl
ljj-ij
ctLUI
^x»-
Lptüs
ciiJj
^
ij
Js.
Jj>_
7t—«all
<J>J
LjI^ääTj
I^TjL^c-
Lire ^^-J.
de Jaffa;
sortit
possession de
—
Man. j~ij^'.
2.
accompagne dun
che,
et
—
3.
Lire
la ville
sujet etant
du
sultan),
IjJaili
(j-ö^-^j j~*j
au feminin.
la ville,
de prendre
offrirent
ils lui
en leur accordant une capitulation, d'etre ses prisonniers,
de racheter prisonnier pour prisonnier, grand pour grand, petit pour petit'. II
fut alors
conclu entre eux que Ton renverrait
entrefaites, le roi d'Angleterre vint les rejoindre
cela leur
donna une grande
ete faite.
Le sultan
Ce
(*r*
cj s^n-ju
nombre des personnages notables de
certain
se rendirent aupres
(ils
J_)J, le
dUi
^pl
,y~=~i
,j
(
1.
dLUi
j>)*Ji
J
<*?'
1
l^J-"
j^~^ J^/
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Jj
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UJI3
J^_5 <jU
ly-lC'
^r^j j~-\
diu ~J1
^jXlÄVl
ti
7"}w
iV"^'
^^->o
.^"-^J
JjLJl dlUI Ipdi @ÄJL«
^
'C~-
505
Taube; sur ces
pendant cette
rompirent
meme
nuit;
la
Convention qui avait
partit alors de devant Jaffa et alla
camper ä al-Katoun.
force, et
ils
ne put s'emparer de Jaffa
fut ainsi qu'il
l'affaire ä
2 ,
moyen de son armee
'Adil qui la conquit par le
seulement al-Malik
et ce fut
al-
des troupes d'al-Malik
et
al-'Aziz 'Othman, souverain de TEgypte, en 591.
Ibn 'Asakir a
dit
al-Malik al-Kamil
:
4 ,
Francais, c'est-ä-dire
il
reedifia
le roi
C'est-ä-dire que chaque
vint ä Jaffa, sous le regne
5
mit tous ses soins ä rebätir
,
grand seigneur franc serait echange contre un grand
Saladin raconte que ce prince vint camper devant
al-Malik al-'Adil L'attaque de
ne leur
fut
;
;
son
aile
gauche
commenca
le
sous
le
2.
ville,
11 commancommandement de son frere,
fils,
faiblit.
les
et la citadelle continua la resistance. D'apres la
Djoumada premier
evenements
Moufazzal.
est plus
al-Malik az-Zahir.
Le vendredi 18 Radjab,
din, le roi d'Angleterre arriva en Syrie le 13
taufen,
L'auteur de la Vie de
15 Radjab 588.
lendemain; les Francs demanderent un armistice qui
pas accorde, mais l'attaque
s'emparerent de la
etait
Jaffa, le
—
son aile droite obeissait aux ordres de son
la ville
compliquee que ne
empereur d'AUemagne.
le
la ville
possession des Francs depuis cette epoque
la
seigneur musulman, et ainsi pour les gens de chaque caste.
dait le centre de ses troupes
du sultan
Ensuite,
sa citadelle et fortifia la ville.
de France en
et ä la fortifier; eile resta
1.
3
Quand l'Empereur
—
4.
le dit
—
3.
Sultan ayyoubite d'Egypte.
Musulmans Vie de Sala-
587. L'liistoire de ces
Frederic
—
5.
II
de Hohens-
Re de Frans.
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
506 *l»jVI
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Lire ^äJüJIj.
1.
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—
2.
Lire
«sj
.^J~~JI.
—
3.
i^Äll
Forme
de copiste; sorte de participe passif d'un verbe
jusqu'au
moment oü
.
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yLwl
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[164]
J
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^j
JlaI
etrange, mais qui n'est pas une faute
JJ^>, tire
du francais
commandeur
«
al-Malik az-Zahir s'en empara, au cours de
la
».
presente
annee. L'historien a dit ville,
il
la quitta, le
sur ash-Shakif foi.
28 v°.
',
:
Quand al-Malik az-Zahir
devant lequel
du mois de Radjab.
II
il
vint camper,
intercepta une lettre
ä Saint-Jean d'Acre,
etaient
eut termine l'affaire de cette
mercredi, douzieme jour du mois de Radjab, se dirigeant
et
qui
le
mardi, dix-huitieme jour
provenant
portait
signes
les
des ofliciers qui gouvernaient dans les deux Shakifs;
Musulmans ne parviendront jamais defendez
cette forteresse
lui
y
etait dit
:
«
Les
vous
la
de soins pour vous proteger.
»
pris connaissance de ce lui
-
caracteristiques
ä s'emparer de la forteresse
avec vigilance; redoublez donc
Quand le sultan eut ment s'ouvrir devant
il
des Francs qui
*
document,
un chemin qui devait
le
il
y
conduire ä
vit la
si
immediateconquete de
3 .
Le sultan manda une personne qui savait öcrire en langue franque, et il ordonna de rediger une lettre dans laquelle eile employa les signes con-
venus entre
les officiers
des deux villes de Shakif et
garnison de Saint-
la
Jean d'Acre, signes qu'elle prit dans la lettre qu'il avait interceptee. (Dans cette lettre, le
contre
dont
le vizir''
Deux
1. il
sultan) mit le
qui residait aupres de
localites portent le
est question
Commandeur
ici,
nom
une
et coatre plusieurs autres per-
de Shakif (Yakout,
III,
309)
:
Shakif Arnoun, celle
qui est une tres puissante citadelle sur une
de Banias, dependante de Damas, entre cette etait
lui,
qui gouvernait Shakif en garde
citadelle tres forte, voisine
de Tyr..
ville et
—
2.
la
montagne proche
cöte; l'autre,
Shakif Tiroun,
Cachets, marques, et autres signes
de reconnaissance, exclusivement connus, sauf en cas d'indiscretion, par les expediteurs et les destinataires, et
permettant ä ces derniers de reconnaitre, sans aucune crainte
d'erreur, la provenance des lettres qui leur etaient adressees. lui
est
—
—
3. Litt. «
s'ouvrit devant
4. Ce terme de vizir, applique ä un officier chretien, une porte pour sa conquete ». bizarre et inattendu; il montre Fignorance dans laquelle se trouvait l'auteur de la
valeur exacte des mots qu'il employait.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[165]
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meme
les
temps,
noms fit
il
Ja-
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contre les agissements du
Le sultan envoya ces
dans
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dans
—
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temps que raans).
(j<»u>*_)
Jli'V'
et
il
nom
signifia,
lui
etait
le
_^£1
avait besoin
s'il
donne dans 2
la lettre.
Quand
.
en
mettre en garde
les
gens de
Shakif en eurent pris connaissance, une erneute eclata parmi eux, en le
joj
la lettre qu'il avait saisie;
place par ruse
la
SjjJiUl
Sl>
au vizir pour
'
Commandeur,
lettres
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LJI
Uiis
j.
lettre
d'argent, de le recevoir d'un roi dont le
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Lire
2.
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—
Lire »jjb-J.
sonnes dont
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*3_)
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^».LLLlI
1.
JO
<*-!
(j
507
meme
siege de leur ville etait vigoureusement pousse (par les Musul-
Leurs disputes arriverent ä un
traints d'envoyer des
paroxysme
tel
gens au sultan al-Malik az-Zahir
qu'ils se virent con-
et
de convenir avec
lui
condition qu'aucune des personnes
qu'ils lui livreraient la forteresse, ä r la
qui s'y trouvaient ne serait tuee.
Le sultan Radjab;
main 3
.
s'etait dejä
il
II
prit possession
personnes qui etaient dans
Tyr, et
;
il fit
le
sultan les
les arbres,
fit
monter sur des chameaux pour
1.
En
le territoire
francais,
Kurdes dont
comme
il
de cette
aveugla les sources
les
sabre ä la
et il
il
envoya
se mit en route ville,
combla
il
les conduire ä
garder dans leur chemin.
partit de Shakif, et
bagages ä Damas; puis
ä la Citadelle des
la porte, le
facon tres aimable. Le nombre des
partir avec eux des gens pour
une incursion sur
vingt-neuvieme jour du mois de
la forteresse s'elevait ä quatre cent quatre-vingts
Le sultan al-Malik az-Zahir partie de ses
le
empare du bastion qui couvrait
Commandeur dune
traita le
combattants
de Shakif,
plus grande
la
pour Tripoli;
il
detruisit ses villages,
les ruisseaux;
entreprit le siege.
de
lä,
il
se rendit
Un ambassadeur
venant des gens de Saint-Jean d'Acre.
—
2.
En
lanca
coupa
arriva
les attachant ä
des fleches qu'on lanca dans Shakif et que les habitants ramasserent (Nowaifri, man. ar. 1578,
fol.
76
v°).
—
3.
C'est-ä-dire que Shakif etait tout pres de tomber en son pouvoir.
MOUFAZZAL IBN
508 'f0l.
29
r».
JJ*
*j)£ ^3
*—»J^r-;
\y\£ ,ilö-YI
jLtil
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alors aupres
de
41,
Ja J*~J
jj-lkj
IjAäI
envoye par
lui,
la
ABIL-FAZAII..
yltj »fit
^j>
[166]
jLswj Jy~_«
lii^icS
garnison de
iiL^j
Uilcli
il
29
i"
leur reclama le prix
avaient tue quelque
pour Homs, la nuit
et
d'oii
temps auparavant. De
la Citadelle
se rendit ä llamah, puis ä
il
des Kurdes,
Afamiyya'.
II
il
et
qu'ils
partit
decampa durant revetit ses
camper devant Antioche.
vint
il
le tout,
du sang d'un homrae de l'armee (musulmane)
ordonna ä ses troupes de s'equiper. Toute l'armee
il
armures, et
*
JjJ>
avec des provi-
la citadelle,
sions et des cadeaux de bienvenue, mais le sultan leur renvoya
fol.
Ja
jLkiül
Ij-lfr
,j
4-9
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Histoire de la conquete d'Antioche et des evenements qui l'accompagnerent.
Ce
au commencement du mois de Ramadhan que
fut
ger cette
ils
souscrire;
renvoya decus dans leurs esperances,
II
et
les
s'empara de il
placa
canaille nait.
2 ;
la ville le
ses
quand Tun des Francs
On ramassa
demander une
il
ne voulut pas
commenca l'attaque. samedi, quatorzieme jour du mois de Ramadhan,
chacune de
ä
sultan vint assielui
stipulerent certaines conditions auxquelles
capitulation, et il
le
Les gens qui l'habitaient en sortirent pour
ville.
etil
portes plusieurs emirs pour sortait avec
surveiller
quelque objet, on
la
pre-
le lui
aux
ainsi tout ce qu'on put, et le sultan distribua le butin
emirs, aux officiers et aux soldats, suivant leurs grades.
On compta
les
gens qui avaient ete tues ä Antioche,
s'eleva ä plus de quarante mille personnes 1.
naille,
—
Apamee. apache
»
;
2.
il
Que
* ;
on en
l'on forcait ä sortir d'Antioche.
fit
sortir
.^j^.
s'agit ici des Francs, et cette expression
et
leur
un certain
nombre nombre
a bien le sens de
«
Ca-
de polemique injurieuse est
tout ä fait insolite dans le style d'un historien, surtout d'un Historien chretien, parlant
d'une calamite qui fondit sur des Cliretiens.
Un
ne peut comprendre que Baibars
fit
garder les portes pour arreter les apaches au passage et laisser sortir les honnetes gens, car Makrizi dit formellement que la population entiere dut deliler devant les emirs.
—
3. 11 y avait 100.000 hommes ä Antioche, sans compter les femmes, et la garnison se composait de 8.000 combattants, ce qui etait considerable pour l'epoque.
DES SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE
[167]
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Jä-JI JJUJI
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en Syrie. Le baron
captures
avait profite
3
de
conquete de
la
sortes d'horreurs contre les
prisonniers et les
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la
1 ,
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*fol.29V
prisonniers, et qui avaient
seigneur d'Antioche
de
et
Tripoli
2 ,
Syrie par les Tatars pour commettre toutes
Musulmans
emmener en
p* <8
comme
de Musulmans qui s'y trouvaient detenus ete
^
JL^
£*?- Jl
ijlfil
509
d'Alep, pour les massacrer, les faire
mais Allah,
captivite,
le tres-haut, tira
ven-
geance de ses crimes. Ces bonnes nouvelles furent envoyees ä tous en Egypte, et dans
le
pays des Francs
'
;
les
gouverneurs en Syrie,
parmi ces missives, se trouvait
une lettre adressee au prince d'Antioche, qui residait alors ä Tripoli, et qui fut redigee
Voici heros,
par Ibn
le texte
Abd
az-Zahir, qu'Allah lui fasse misericorde!
de cette
lettre
5 :
«
Le Comte
illustre,
foudre de guerre, Boemond,
le lion tres loyal, le
honore, glorifie,
qui suit la religion du Messie, le chef de la nation chretienne,
ceux qui professent voie de verite,
que
les
*
la foi
en Jesus (qu'Allah
qu'il fasse naitre
bons conseils trouvent en
de
la gloire
de suivre sa
dans son äme de louables resolutions lui
un
«
meme
1.
un
II
a
Plutöt que
«
le
prince
^1
»; prince,
transcrit
(li)
—
3.
Litteralement
:
«
Francs d'Europe, naturellement.
s'etait aide ».
—
5.
retire
quand ce mot ne designe pas
barons au nominntif.
gneur, souverain d'Antioche et de Tripoli, Boemond. ä Tripoli.
et *fol. 29v.
et
porte la
de son palais.
pu contempler, apres que nous nous fümes
titre francais.
°,
esprit dispose ä garder leurs ensei-
gnements), a dejä appris comment nous avons attaque Tarabolos, guerre au foyer
le
nation
seigneur de
le
lui inspire le desir
la
—
4.
fils
—
2.
le
Makrizi
de Boemond;
de ses etats, Roi, n'est pas
nomme il
ce sei-
regnait alors
Les Francs de Palestine, pas
les
Le texte et la traduction en ont ete donnes par
Quatremere dans son Histoire des sultans mamlouks, d'apres Nowai'ri, existe des differences entre le texte de Nowai'ri et celui de Moufazzal.
de se convertir ä l'Islamisme, ce qui etait un souhait platonique.
—
6.
I,
n,
190.
II
C'est-ä-dire
MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZAIL.
510
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(
ses
comment
de ceux qui les
la vio
eglises (dont
s'enorgueillis-
il
succomment chaque demeure; comment des monceaux les calamites,
ont ete balayees de la surface de laterre;
sait)
o^
^LJI -Sji
l-V-*>
ses maisons avaient ete ruinees;
habitaient avait ete faucbee;
ciiix^
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Man. ^^A^LJt, pour ^j^'jJ!, du singulier
1.
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d)Xß ^y LU-j ^_l^j Oj-aJI
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Vj
c-ft
^JLöJI
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[168]
de cadavres ont ete accumules sur
rivage de la mer,
le
comme
des
iles;
comment les hommes ont ete tues, leurs enfants röduits en femmes de libre condition condamnees ä l'esclavage. comment « 11 a vu comment les arbres de ses campagnes ont ete coupes servitude, et les
;
nous n'avons laisse que ce qui peut nous servir ä construire
la
charpente de
comment nous t'avons ravi, ä toi et ä tes sujets, votre fortune et vos troupeaux; comment le pauvre a ete enrichi comment le celibataire a trouve' une femme comment celui qui servait autrui est maintenant devenu le maitre d'esclaves; comnos catapultes,
s'il
plait ä Allah! et ä elever des palissades
'
;
;
;
ment «
celui qui
Et
toi,
marchait ä pied va aujourd'hui ä cheval.
du regard de l'homme qui sent planer de la mort; quand tu entendais une voix, tu disais, au comble « C'est contre moi que cette voix s'est elev^e! » Tu sais que
tu contemplais ce spectacle
sur lui les affres
de l'epouvante
nous sommes
:
parti de tes etats,
mais
comme
quelqu'un qui avait l'intention
bien arretee d'y revenir; que nous t'avons accorde un repit, mais que ce repit ne devaitpas durer au delä dun terme que nous connaissions, et auquel
une date. Tu as vu comment, lorsque nous nous sommes 2 ne il n'y est pas demeure une bete de somme qui eloi^ne de ton royaume
nous avions
fixe
,
1.
Plus exactement, des retranchements en bois derriere lesquels les assiegeants
etaientä l'abri des fleches lancees par leurs adversaires. vu plus haut, avait fait une incursion contre Tripoli, puis repartit
pour
aller faire la
conquete d'Antioche.
—
il
2.
Le sultan, comme on
s'en revint ä
Homs, d'oü
l'a il
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a la lecon adoptee. 5.
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3.
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en notre possession, pas une
colonne qui ne
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IIISTOIRE
[169]
—
Man. JJ*J
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Nowairi a oXv^Jä
J^".
—
7.
Nowairi a
dont nous ne fussions les maitres, aucune
fille
tombee sous
coups de nos pics
les
'
,
pas un champ
dont nous n'eussions coupe les recoltes, pas un objet qui füt ta propriete,
que nous ne t'eussions ravi. « Tu n'as trouve de defense,
ni
sommes
comment nous avons paru devant
dans ces grottes creusees aux sommets des montagnes inaccessibles, ni dans ces vallees qui penetrent profondement dans les terres et qui confondent Fimagination. Tu as appris comment nous parti de tes etats; puis,
Antioche, avant qu'aucune rumeur n'erüt
comment nous sommes marcher «
;
tu sais
;
tu ne croyais pas que
et qu'ensuite
nous reviendrions, pour
arrive devant ses murailles
nous nous eloignerions de tes domaines
ta capitale,
annonce notre approche
sur les traces de nos pas.
*
Nous t'apprenons
toucher du doigt
Nous sommes
la
fol.
ces evenements dans leur integrite, et nous te faisons
calamite qui est sur
royaume mercredi, vingt-quatrieme jour du
toi, et
parti de devant Tripoli, le
qui a frappe tout ton
:
nous sommes venu camper devant Antioche le premier jour du mois de Ramadhan. Au moment oü nous arrivämes, tes troupes sortirent de la ville pour nous livrer bataille, mais elles furent vaincues; elles mois de Sha'aban,
se preterent «
un
et
vaillant concours,
mais
la victoire
ne couronna pas leur valeur.
Le Connetable, qui se trouvait dans leurs rangs,
demanda
ä retourner vers tes complices, et
ressortit, lui, plusieurs de tes
1. Litt.
:
«
moines
et
aucune colonne qui ne füt dans
il
fut fait prisonnier;
penetra dans
la
ville.
des plus notables de tes la
main des pioches
II
il
en
officiers,
30
r».
MOUFAZZAL
512
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dans
qu'ils etaient
les
hommes
savoir qu'ils voulaient provoquer la perte des
quand
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tous ceux que tu avais choisis
bien, sont divergentes, mais que leur parole,
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desseins perfides; nous avons vu que leurs opinions, quand le
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1BN ABIL-FAZAIL.
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s'agit de faire
il
faut faire le mal,
il
unanime. «
Quand nous vimes que
leur destinee ötait ineluctable, qu'Allah avait
decide leur mort, nous les renvoyämes, et nous leur dimes «
l'heure vous assieger, et ceci est
«
donnons.
» Ils
suades que tu d'armes.
partirent, et
premier
1
etait fait
calamite qui fondait sur lui
la
:
le
allons sur
que nous vous
dans leur conduite, bienper-
la gloire
du Marechal,
sabre ä
la
hommes
la terreur
s'apercut de la
la forteresse
mort venait ä eux de tous
Nous conquimes Antioche par
Nous
avec tes Chevaliers et tes
de
gouverneur de
et le
,
«
:
et le dernier avis
te ressemblaient
ils
allais venir les rejoindre
En une heure, c'en
envahit l'äme des moines
«
le
les cötes.
quatrieme heure du samedi,
quatorzieme jour du mois de Ramadhan; nous massacrämes tous ceux qu'elle renfermait, qui avaient pour mission de la garder et de la defendre contre les
attaques de ses ennemis.
n'y avait pas
II
un
possedät une part des biens de ce bas monde,
un
seul de ces
et,
seul de nos soldats qui ne possede quelqu'un de ces
des biens qui furent les leurs 1. II
2 .
Apres
hommes
maintenant,
cette lettre,
il
il
hommes
qui ne
ne reste pas et
une partie
ne te sied plus de nous
y a dans le texte plusieurs jeux de mots et assonances qu'il est impossible de
rendre dans une traduction.
mais Moufazzal
l'a
—
2.
La
lettre continue
abregee pour arriver plus
encore longuement dans Nowai'ri,
vite ä sa conclusion.
IIISTOIRE
DES SULTANS MAMLOUKS.
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[171]
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—
Lire Jii, l'auteur ayant confondu les emphati-
faut tJoJ^ Ujj.
t'exposer la realite de la Situation. cette
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J43 ^~-> J^=- j^*
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cours que nous venons de te tenir, tu n'as plus ä
Quand
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memo
accuser de t'annoncer des nouvelles mensongeres, de
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jl
ju,
513
le dis-
»
au baron,
lettre arriva
qu'apres
demander ä personne de
il
entra dans une fureur terrible, et *foi.30v°
ne recut de nouvelles d'Antioche que par cette missive. Si quelqu'un avait jure que personne ne se sauverait d'Antioche, il n'aurait certainement pas il
fait
un faux serment.
plus, d'apres ce
qua
II
y avait dans
rapporte
resident pour representer
des habitants
'
leur
;
(le
cette ville cent mille habitants, et
l'officier tatar
prince de Perse)
nombre
fut etabli
refugierent dans la ville, paysans
l'armöe
La
meine
qui y etait venu en qualite de ;
on
fit
payer un dinar ä chacun
sans tenir compte des gens qui se
des bourgs
et
des campagnes, quand
musulmane marcha contre Antioche. forteresse fut prise apres
demanda
ä capituler; huit mille
la
ville,
compter
bout
dun
jour; la
garnison
combattants se trouvaient reunis dans
la
les enfants; ces gens etaient en nom-
femmes et bre beaucoup trop grand pour un espace citadelle, sans
au
les
aussi restreint; beaucoup
rent; les vivres se firent rares, puis vinrent ä
mouru-
manquer totalement. Gela
les
decida ä envoyer demander au sultan, ä Taube du dimanche, second jour de la conquete de la ville, une capitulation qui les sauvät tout d'abord du massacre, ä laquelle condition
Le sultan 1.
haut
Apres
la
qu'il y eut
ils
descendraient pour se constituer prisonniers.
leur accorda la capitulation qu'ils demandaient prise d'Antioche,
ils
40.000 tues dans la
cherche un refuae dans
la citadelle.
;
ils
devaient etre 60.000 au plus, car
ville, et
il
est ä presuraer
sortirent de il
est dit plus
que des habitants avaient
MOUFAZZAL
514
IjJä-w
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Lire
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beaux vStements,
et
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regard du sultan tomba sur eux, quand «
:
fit
gräce de
meme
la vie, et
il
les
vit
tous se
ordonna que Ton d^tour-
le
sultan al-Malik az-Zahir s'empara de Baghras
de ses habitants
;
2
ä la
demande
envoya l'emir Shams ad-Din Ak-Sonkor al-Farikani
il
Ramadhan.
treizieme jour du mois de
s'etait
pouren prendre possession,
le
egalement rendu maitre,
neuvieme jour du mois de Ramadhan, de
Koush
3 ,
et
il
partager par
la
il
Damas, oü
«
3.
il
fit
son entree
:
le
Dai'r-
ä la condition de 5
puis
;
vingt-sept de Ramadhan.
conquete d'An-
la
convient que nous mentionnions quelques-uns des evenements qui
D'une seule main
»,
dit le texte arabe.
—
Yakout ne donne aucun renseignement sur
la petite forteresse », est le
nom
ad-Din, est situee dans
le
Ghour (Yakout,
arrangement bizarre conclu entre
on devine aisement que
2.
r '
Ville ä quatre farsakhs d'Antioche.
cette localite.
—
4.
Kosair, qui signifie
de plusieurs localites dans l'Islam
miere Station que Ton trouve quand Ton va de
cet
,
Maintenant que nous avons raconte
s'y sont passes et quelques faits de son histoire
—
4
II
moitie avec eile les citadelles voisines de cette place
L'historien a dit tioche,
le
paix avec la population d'al-Kosair
la
fit
s'en retourna ä
1. «
les
il
Fais-nous misöricorde, et Allah te
glaive de leur tete.
Ensuite,
il
Cjt
ressemblaient aux
ils
touche de compassion; lorsqu'il
fut
il
^j
r
entendit tous crier d'une seule voix' fera misericorde
^
al&
l-t
1^-ä-O
\J>-
Quand
fleurs d'un jardin.
J
[172]
Sa=Jj Iaj
Ll»j>-jI
v_i~J
iJL*
citadelle portant leurs plus
la
IBN ABIL-FAZAIL.
le
Homs
IV, 126).
ä
Damas; une
—
5.
On
:
l'une est la pre-
autre, Kosa'ir
Mo 'in
a plusieurs exemples de
sultan d'Egypte et les Francs de Palestine;
cette diebotomie de petites cites entre les troupes
du sultan du
Caire et les soldats chretiens devait etre l'occasion de tiraillements constants et de vexa6. II y a ici une lacune dans le mnnuscrit; on trouvera dans tions continuelles.
—
un cbapitre sur l'histoire de cette pages de sa chronique qui se sont perdues.
Nowai'ri, apres le recit de la prise d'Antioche,
que Moufazzal
avait
resume dans
les
ville
[173]
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
515
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
516
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* fol. 31 r". i\j>
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succöda. Ce Sinan se revetait d'habits
lui
manger,
grossiers, et personne ne le voyait ni
qui que ce fut; au lieu de cela,
la divinite etait
Lorsque Nizar
demander de etait
3
en fut
la
gens de
assassine, les
consöquence,
il
lui
l'abri
monolo-
il
gens croyaient
le
le
sa
venaient
secte
de
lui
as-Sabbah leur repondit que Nizar
etait
imagine de se cacher dans
parmi eux, ä
pierre, et
fin; les
lui.
se rendre parmi eux. Ihn
leur, qu'en
une
journöe jusqu'ä sa
entoure d'ennemis nombreux, que
qu'il avait
ni boire, ni uriner, ni parier ä
restait assis sur
il
commencement de
guait depuis le
du
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J«-al*
trente annees.
Abou Mansour
que
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* fol.
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[174]
pays oü
il
residait etait tres eloigne
impossible de venir chez eux, mais
ventre d'une femme, de facon ä venir
des tentatives de ses ennemis, quand
le
moment de
sa
naissance serait arrive. Ges gens se montrerent satisfaits de cette [invention d'Ibn as-Sabbah]. II
leur
envoya alors une jeune femme qui
ceuvres, et
1.
il
leur
fit
dire
«
:
Nizar est dans
La lacune du manuscrit comprend
de l'annee 668.
—
2. II s'agit ici
porain de Salali ad-Din. vint assieger
un de ses
la
On
de Sinan,
sait
etait le
devenue eneeinte de ses
ventre de cette personne.
de Fannee 667
et
»
commencement
la
fin
le
celebre chef ismailien de Syrie, contem-
le
qu'en 572, Salah ad-Din attaqua les Ismailiens et
forteresse de Masyath, qui etait leur place principale; Sinan envoya
affides ä
Shihab ad-Din al-Harimi, oncle de Salah ad-Din, pour
d'intervenir et de faire cesser les hostilites, sans quoi,
comme
lui
demander
represailles,
il
ferait
Ce dernier renonca alors ä son projet (Ibn al-Athir, XI, 289). Makrizi raconte qu'en 668, Nadjm ad-Din Hasan ibn ashShaghrat, souverain des forteresses des Ismailiens, envoya un ambassadeur au sultan d'Egypte pour lui demander une diminution de tribut. Le prince de Sahyoun s'etant entremis en faveur des Ismailiens, al-Malik az-Zahir lui confera le commandement des forteresses ismailiennes, qu'il retira ä Nadjm ad-Din et ä son fils. C'est vraisemblaassassiner loute la famille de Salah ad-Din.
blement ä cette occasion que Moufazzal parle des Ismailiens. prince egyptien,
fils
fut assassine" par son
du kbalife fatimite al-Mostansir frere,
billah
—
3.
Nizar etait un
Abou Tamim Ma'add,
Aboul-Kasim Ahmad al-Mosta'ali
billah.
qui
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[175]
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Lire iX>, l'auteur ayant
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bout d'un certain nombre de jours, cette femme accoucha,
monde un garcon
mit au
et eile
nommerent Hasan, car Hasan ibn as-Sabbah leur « Le nom (de Nizar) a ete change ä cause du changement de avait dit forme (qu'il a subi). » Quand Hasan mourut en l'annee 515, il laissa pour lui succeder son fils, Mohammad, qui lui-meme transmit ses pouvoirs ä son qu'ils
:
Hasan.
(fds)
L'historien a dit
:
Quand
l'empire du
Kharizmshah
se
fut
Mohammad
souverain se decida ä attaquer les Ismailiens. Cet Hasan ibn declara alors qu'il avait eu un songe (au cours duquel soit le salut
!
qui lui avait dit
gations rituelles et sa
nous n'avons pas
le
»
loi.
Tu renoveras
«
:
Hasan
dit alors
les rites
si, et
avait vu)
Ali, sur lui
de lTslam, ses
ä ses fideles
:
«
'
obli-
Est-ce que
pouvoir absolu, soit de vous decharger de vos obligations,
de vous en imposer, selon notre bon plaisir?
soit
il
etendu, ce
»
Ils lui
repondirent que
qu'ils etaient tout prets ä lui obeir.
Hasan ibn Mohammad ä ce sujet, et
Kazwin
il
ä
alors
ecrivit
manda aupres de
Baghdad
des juristes.
lui
ä venir le servir et ä lui tenir l'etrier
11
quand
et
dans tous
les
pays
forca les habitants de il
envoya au khalife un ambassadeur pour accompagner
montait ä cheval; celui
que
il
pontife
le
lui avait adresse.
As-Sama'ni a 1.
dit
dans
Ce pretendu descendant de
sa
chronique que ces sectaires sont
Nizar, qui
etait,
cendant d'Hasan ibn as-Sabbah, etait devenu fait
Hasan
'ala Zikrihi
as-Salam,
fils
historiens persans racontent que, le 17 tion,
abolit les prescriptions de l'Islam, et
Ismailiens.
en realite, d'apres cette legende,
le chef
des Ismailiens de Perse.
Mohammad, fils Ramadhan 559, il
de
fit
nommes
II
le
des-
etait
en
de Kiya Bouzourg Oumid; les institua la fete de la Resurrec-
partir de cette date l'ere nouvelle des
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
518 * fol. 31 V«.
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partisans, etait
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Batheniens fönt
Isma'il ibn Dja'far as-Sadik,
d'apres les pretentions de leur chef, 'Ali
!
Mohammad
ash-shadjara" que
Kitab
apparences de
affichait les
^C-Lp-
i_i_^2J
<-*Aä)l
premier qui
le
la religion,
Quand
personne.
et
al-
Isma'il.
tuer les gens ä coups de eouteau fut Ibn as-Sabbah
fideles attaches ä sa
*
l5^T™'3
f>^-^
Mohammad
qui se disait descendre d'Abou
est
II
lui
i
qu'un certain nombre
raison
qu'Allah soit satisfait de
!sÄA
•WJlJl
(*-i->3
remonter leur genealogie ä Abou
Ma'arri
[176]
qui avait
envoya
les
un homme qui un certain nombre de ;
c'etait
ilvint d'Egypte ä
Alamout 3 avec ses
trouva que c'etait une citadelle tres forte, et que sa garnison
composee de gens timores.
leur dit
II
:
«
Nous sommes une troupe de
religieux qui adorons Allah; nous vous acheterons la moitie de cette forte-
y demeurerons en meme temps que vous, et nous adorerons Ces gens agreerent la demande d'Ibn as-Sabbah, et il leur acheta
resse; nous
Allah. la
»
moitie de la forteresse pour sept mille dinars
4 .
Sa puissance s'accrut par la suite, il s'empara de la forteresse 5 et le nombre de ses partisans s'augmenta. Le bruit de leur aventure parvint ä 6 qui marcha contre eux avec son armee. Un l'oreille du roi de ces pays ,
,
1.
ment
Originaire de la ville de Ma'arrat an-No'man, en Syrie. le.
v-j^—J^I
j
ifF" par 1
(Hadji Khalifa, IV, 15).
—
3.
Mohammad
Nom
etait
etc.
—
gouverneur de
rait contenir
4.
Tres vraisemblable-
en elaient
voisines,
Lambasar,
D'apres d'autres autorites, Hasan obtint d'un certain Mahdi, qui
la citadelle
une peau de bceuf
au ;
nom
puis,
de Malik Shah, autant de terrain qu'en pouril
decoupa
cette
peau en lanieres,
ainsi pour 3.000 dinars une etendue de terrain considerable
une fable renouvelee des Ancicns. il
2.
d'une celebre forteresse voisine de Kazwin, et par
extension, de toutes les forleresses ismailiennes qui
Maimoun-diz,
—
ibn Rizwan qui mourut en 657 de l'hegire
—
5.
ne possedait legalement que la moitie.
;
c'est lä,
et
acquit
il
comme on
le voit,
C'est-a-dire de la citadelle tout entiere, dont
—
6.
D'apres
le
Gozida
(p.
490),
Malik Shah
envoya une armee commandee par Arsalan Tash contre Hasan (1092), et peu s'en qu' Alamout ne füt prise. Mais Malik Shah ne fut pas tue dans cette aventure.
fallut
DES SULTANS MAMLOUKS.
II1ST0IRE
[177]
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dit
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:
rasse de cette
lui
Ils
»
nous mentionnerons ton
repondirent
nom dans
nuit avec lui,
groupes
qu'il
tambours,
et
«
:
le
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-£
\^j <£j
de
'Ali al-
vous debar-
si je
les
il
;
et
toi,
durant une
prit
en quatre
les divisa
il
disposa sur les quatre flancs de l'armee'. il
nom
le
*
»
satisfaisait
descendit avec eux de la forteresse, et
il
LSji-
^
Nous prierons pour
nos invocations.
al-Ya'koubi declara que cela
'Ali
4jAL^
Quel avantage trouveraUje de votre part
armee?
^ji«JI
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®
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des (partisans d'Ibn as-Sabbah), qui etait connu sous
Ya'koubi,
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519
II
donna des
leur
leur dit de frapper tous ensemble sur ces tambours lorsqu'ils
entendraient quelqu'un crier. Eusuite, ses
'Ali
al-Ya'koubi sc precipita sur
compagnons qui
le
roi,
et le tua;
cria vers
il
battirent les tambours, de teile Sorte que les coeurs des
soldats de l'armee (assiegeante) furent remplis de crainte et de terreur qu'ils s'enfuirent
par les chemins qu'ils avaient suivis pour venir.
as-Sabbah trouverent leurs tentes vides,
les partisans d'Ibn
Au
2 ,
et
matin,
et ils transpor-
terent tout ce (butin) dans leur forteresse; ce fut depuis ce temps qu'ils assaillirent leurs
On
ennemis a coups de couteau.
raconte que les lsmai'liens dirent ä Hasan ibn as-Sabbah
' :
«
II
serait
bien necessaire que tu nous donnes une preuve tangible de la presence de Nizar.
»
II
leur
dit
que
signe visible de sa presence etait
le
:
«
Certes, la
lune se levera ä une heure autre que celle qui est fixee pour son lever, et
dans une plage du Ensuite,
il
ciel
trouve dans ce pays; 1.
Qui
etait
quatre cötes ä PATR. OB.
ou
il
prit
venue assieger la fois
—
eile
se dirigea vers
ne doit pas se lever.
un objet qui ressemblait
la citadelle.
—
2.
Parce
par une armee tres nombreuse.
T. XII.
—
F. 3.
»
une montagne tres elevee ä
et
abrupte qui se
un tambourin \
il
qu'ils pensaient etre attaques
—
3.
le
de
Rond comme un tambour de 35
*
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4.
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rocouvrit d'une dorurc qu'il tenait en reserve, et
qui repandait une lumiere puissante toute confiance
;
puis
il
il
ordonna ä
y introduisit une lampe un homme en qui il avait
ce tambourin peu ä peu au bout d'une lance.
d' elever
gens restercnt confondus d'etonnement en contemplant cc spectacle, virent le tambourin monter dans le ciel,
ils
en s'annoncant Sinan
etait
ils
se prosternerent devant lui
uns aux autres l'heureuse nouvelle de
les
devenu boiteux par
le fait
Les
quand
et,
la
venue de l'imam.
d'une pierre qui etait tombee sur
lui
au cours d'un tremblement de terre; les Ismai'liens, ayant appris qu'il etait boiteux, dirent
bres
», et ils
Sinan
leur
La
«
:
se proposerent de
prendre
fit
le
tuer
patience;
concombres au mois de Ramadhan, gerent egalement s'il
plait
Cette il
vint
temps,
1
.
mem-
Divinite ne peut avoir d'imperfection dans les
On
s'il
ne cessait pas d'etre boiteux
;
mais
descendre dans un champ de
il
les
il
en mangea devant eux,
fit
et ils
en man-
trouvera plus loin d'autres renseignements sur
lui,
au Dieu tres-baut.
memo
annee, Abaglia rassembla ses troupes et se mit en marcbe
camper avec (les
Tatars)
ä
elles
firent
basque; voir Lane. sous
Moughan oü il resta quinze manger leurs chevaux jusqu'ä
ji. II faut (
2
,
comprendre
qu'il
;
nuits; pendant ce
ce qu'ils eussent
dora la peau tendue sur
le
tam-
bourin, et qu'il eclaira cette peau par derr.iere, de facon ä lui donner l'apparence de la pleine lune. 1.
Ce qui
etait
une violation du jeüne canonique du Ramadhan, pour montrer aux
—
que Mahomet., 2. Moughan, ou ..^j' Moukhan « le proprement parier, un district dans lequel il y a des villages et des prairies nombreuses, oü les Turkomans, qui, ä I'epoque de Yakout, en i'ormaient presque toute la population, faisaicnt paitre leurs troupeaux. Ce district est situe dans Ismai'liens qu'il etait plus puissant
pays des Mages
les
», est,
ä
montagnes enlre Tabriz
et Ardabil.
*ll
ö^J ör^f" ör: ^3
Man.
»wljjj.
—
une forcc
atteint
Moughaa,
et
il
jl
u.L*3t)
jvjTjljj
A-„_»J>-
1.
DES SULTANS MAMLOUKS.
I1IST0IRE
[179]
J
<^K-«i
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«
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521
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tS[y.
^'ac
J"" ö
cJlxs jU^VI
Lire Lki> jl.
2.
pour
(süffisante
marcha jusqu'ä ce
campagne)
faire
1 .
Ensuite,
qu'il arrivät ä Ardavil".
il
partit
de
ordonna alors
II
ä ses troupes de cacher soigneusement sa presence dans leurs rangs et de
ne pas divulguer qu'il marchait avec elles; toute personne qui en parlerait serait
mise ä mort. En consequencc, ses troupes dissimulerent sa presence;
elles
partirent
d'Ardavil,
marcherent sans aucune interruption durant
et
cinquante-cinq jours, faisant paitre leurs chevaux dans les champs qu'elles rencontraient sur leur passage, jusqu'ä ce qu'il n'y eüt plus que cinq jours
Abagha
de marche entre
Abagha
s'entendit
et
3
Barakh
alors avec
.
ses emirs
4
pour
qu'ils
emportassent des
vivres pour cinq jours, tout cuits, de teile facon qu'ils n'eussent pas l'occasion
de
faire
du feu durant ce laps de teraps.
compagnie de cent
Ensuite,
parmi chaque
choisit
il
une compagnie de dix hommes qui devaient
cavaliers,
partir en eclaireurs
*
pour rapporter d&s nouvelles ä l'armee.
cette division d'avant-garde
etait
de cinq mille cavaliers
5 .
L'effectif
Ils
marcherent
jusqu'ä ce qu'ils arrivassent dans une vallee qui etait situee entre deux
tagnes;
il
leur avait ete
rencontreraient qu'ils
dans
commande de mettre
leur chemin.
Ils
tomberent sur un poste avance
ses lignes pour se couvrir;
de ses derrieres,
ils
le
ä
de
mort toute personne
marcherent sans s'arreter,
si
monqu'ils
bien
que Barakh avait place en avant de
°
cernerent ä l'aube du jour,
le
couperent
et l'exterminerent.
1. C'etait en effet l'habitude des Mongols, avant d'entreprendre une expedition, de mettre leurs chevaux au vert dans quelque bonne prairie pour les suralimenter, et pour
leur permettre ensuite de se contenter d'une tres maigre ration. ville est
generalement
ecrit
J^j!
Mouatougan, fds de Tchagatai;
il
Ardabil.
—
enleva ä
Moubarak-Shah
de Tchaghatai; voir Rashid ad-Din,
II,
Rashid ad-Din, man. suppl. persan 209, l'armee
d'
Abagha comptait 50.000
6. \^fy>. es t lin
m °t
turk.
Barakh
3.
pages 188 fol.
306
et ssq.
r°.
—
5.
—
etait le fds
—
la 4.
Si ce
cavaliers, soit cinq corps
2.
Le
nom
de cettc
de Yisoutou,
fils
de
souverainete du royaumc
Sur ces evenements, voir rcnseignement est exact,
d'armee de 10.000 lances.
—
*
foi.32
1
.
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
522
J Ijä^i 1
Ijijl
Jji
jl
(JÄJ'I)
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*»;?*-*
Lire^i.l pour
.^c.|
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commune
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~
Ujj
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4>...i,-';
U*l
^«^
lire j&a
l'armee de Barakh etait devant eux.
il
Barakh
II
y
commandant de trois corps de mille les soldats d' Abagha cernerent
e
VI
Ij^ti*
les
J^jJ
noms de
siecle.
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dans
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2.
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Mj-^i
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egyptiens du xiv
les historiens
nuit,
la
jl
<Jl
»Uli
4>
vint rejoindre ses soldats,
mit en marche durant
Quand
äliL
^ts-$
apprit que la distance qui le separait de
gene>al
—
0_>
Arghoun; Yalif ajoute apres
chez les ecrivains chretiens;
Quand Abagha
J
^3y
Ol
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Jj-oj
1J.-03J
^Ja)
forme est une faute constante chez tres
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1.
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Jli
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>Ü jLi
IXJi
[180]
admira cet exploit; on
etait
ils
d'un jour et demi;
reconnurent soudain
sc
cpue
Barakh im
avait dans l'armee de
hommes
lui
il
nommait Arghou avant-postes de Barakh, Arghou
les
qui se
'
parvint ä s'enfuir tout seul dans une direction (qui n'etait pas coupee), et
Barakh. Apres ces
ce fut ainsi que la nouvelle de ce desastre parvint ä
nommec
evenements, Abagha s'en vint camper dans une localite
chevaux se
resta durant douze jours pendant lesquels ses
Barakh
prit
la
mite
devant
Abagha.
II
arriva
Houi'
de mouton
3
Cet
.
oflicier vint
Pour Arghoun, avee
la
oü
il
qiüin
alors
oflicier
homme
deviner l'avenir par l'examen des omoplates
donc trouver Abagha,
cause qui l'avait determine a s'enfuir pour 1.
,
refirent.
s'echappa de l'armee de Barakh et s'en vint chez Abagha; e'etait im tres expert dans la science de
2
chute de
1'
et
il
lui
apprit que la
venir rejoindre etait qu'il avait
le
-n; celte forme, egaleinent saus -n final, se
trouve transcrite dans les historiens chinois sous la forme A-lou.
-2. Ceci montre
avec quelle negligence les souverains mongols conduisaient leurs Operations;
si,
ä ce
moment, Abaglia avait poursuivi son offensive contre Barakh, ce dernier n'aurait pu lui offrir la
moindre resistance.
deux pratiques plates de striee
—
3.
Les Mongols
et les
Turks avaient, entre autres,
favorites de divination. L'une consistait ä mcttre
mouton que
la chaleur faisait eclater,
de lignes enchcvetrees;
preter ces figures.
de tortue qui se
il
de
teile
dans
le l'eu
des omo-
facon que leur surface etait
existait des livres qui enseignaient la
maniere
d'inter-
Le second procede consistait ä meltre sur des charbons une ecaille
fendillait, et sur laquelle les sorciers lisaient
deux pratiques de divination sont d'origine chinoise.
egalement
l'avenir.
Ces
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If-ä
villi
Uil
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Voir
1.
305
i'ol.
note
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Man. ly-C; Rashid ad-Din
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DES SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE
[181]
lui
donne,
de Londres a
(
.ySi*»,
dans
et,
l'histoire
des tribus,
il
nomme
correctement
est
—
._jx£L&.
3.
Man.
jjjW, forme corrompue de ,\£y v_£°-rJ> pere du precedent, soit Ilüke'i « celui qui est on trop », en mongol moderne iliikü et ilekü, qui ont ce sens, plutöt que ilike, ilcke «
chanvre
».
Cf.
ileküguen qui a
meme
le
vu dans son procede de divination par
une
les
omoplates de mouton
toute ta famille.
toi et
marqua de repandre dans son armee
lui
retrograde
apprit
qu'Abagha
desir de se mesurer avec lui
nouvelle que
la
3 ;
battait en
Hers de l'armee de son maitre, et cavaliers
10.000
Tchourmaghoun, Lui
livrerait
Abagha,
lui,
Abagha, avait
Barakh ä
et
de de
fils
2.
consume du
et les
deux armees
la tete
de mille cava-
l'armee
6
meme
defaits; ä ce
instant, *
d'Abagha chargerent;
Noyon 5 Arghoun,
Iluke'i
'Abd Allah an-Nasrani
= Abagha. —
',
fut
il
fds de
,
Cet A.bd Allah marchait avec
.
L'auteur oublie de dire que
le
transfuge n'etait pas venu ä
l'armee d'Abagha d'une facon definitive, et pour y rester, mais seulement pour
prendre ce que l'avenir
un
si le
dans
—
mancsuvrer Barakh,
les lignes de
Barakh,
sort favorisait le roi de Perse.
supposait qu'Abagha s'etait replie par peur de
feinte destinee ä
dos.
lui reservait, rentrer ensuite
avantageux de sa demarche,
parti
qu'il
je
En meme temps,
chargea sur l'armee d'Abaarha. Trois
hommes
parmi eux se trouvaient Shinktour,
1.
il
d'Abagha furent completement
de corps de
les chefs
retraite,
traversa le Fleuve Noir
il
se rencontrerent. Arsdiou sortit des liffnes de
*
»
'
~.
Quand Barakh
mille
qu'il
vaincrait. « Si cela est vrai, dit
et qu'il le
doanerai un village oü tu vivras,
te il
bataille
ä Barakh
sens que ilükü, ilekü.
lui,
quand ce
et ä lui livrer bataille
—
lui
ap-
et tirer
3.
n'etait -\k
Parce qu'une
avec une riviere dans
le
Cette bataille se livra en effet dans les environs de llerat, sur les bords du
4.
Mongols nomment Karasou y*\ja (man. suppl. persan 20i», fol. 304 v°), 5. Noyon est la prononciation usuelle du mot mongol qui s'ecrit noyan et qui signifie grand chef. 6. An-Nasrani signifie « le Chrefleuve
que
les
ce qui signifie bien le Fleuve Noir.
—
—
tien
».
II
y avait des contingents chretiens
corps de 10.000 sont transcrit le
nommes dans
mongol touman
«
dans les armees mongoles. Les chefs de
ce texte
10.000
»,
puis
^^D, ce qui est
r:r
«
le pluricl
de
corps de 10.000 cavaliers
,U^i=, ».
qui
L'armee
MOUFAZZAL
524
Lj^U
lilLL
IjjÄjj
1.
faut
II
«
i_i—JL
Jl
—
4.
c=^J Ayatchi
Man.
2.
quand
il
1 u i ne
differe
seconde
chasseur
«
—
».
commandes par Ayatchi
"Wü
de
et
5.
:
et
le
la
;.
Lire
3.
premiere
^u.
Lire
CJ.
signilie
—
7.
Ce
si lc
s|^~J3.
,
chapelles
eut enfonce les ennemis qui sc trouvaient devant
d'uue flechc qui
^»—
barre verticale du
1° :
—
s
\jL^i3
Teubshin qui chargent, sans quoi,
avait avec lui les
il
—
(_
;
«Oc
de cl> et ju.
-i.->.
v
,^-?-^
^r-^ ijj—xi
c^yJ ^ ue P ar
Man.
j^3 cs'i^^
'-*-*>
^Vlj
"'jj^'
la confusion
deux generaux, mieux vaudrait ^sr5
troupes d'Abagha,
les
Man. C^J, avec
J=V.'i
Uj
jJI j
(j
-*"£
<öi'
,3
^
jjjVy»
[182]
g^ul Abatchi sont deux formes possibles
et
eclui qui plait », la
sunt les Mongols sujet restait ces
iyis3
,3^
\&v>
^SL-jJi
4ic*3
^.^wfr Lisi
—
»t-. r
lire
„>LxJl
j~£
J\j>
,~>J1
.,L-i' ,.^jr.-^-
L;
„jLJlj
UJi
w~j
•y,
IBN ABIL-FAZAIL.
les
et lui,
il
cloches
1
;
atteint
fut
blessa mortellement.
L'armee de Barakh resista (victorieusemeut
ä la contre-attaque des trou-
pes d'Abagha); alors, deux grands emirs se presenterent devant Abagha; Tun
nommait Ayatchi,
se «
Teubshin, bis d'IIoulaoun;
Nous, nous battrons Tarraee de Barakh.
(Barakh) et
lui
»
Abagha
dirent
lui
ils
:
leur donna l'ordre de
(Mongols commandes par ces deux generaux) chargerent
les
l'attaquer;
indigerent une defaite honteuse;
nement son armee en il
et l'autrc,
la
ils
poursuivirent avec achar-
sabrant jusqu'au pont (de Tchakhsharan?)
-,
mais
leur fut impossible d'y passer ä cause de la cohue des gens (qui s'y pres-
saient pour se sauver); les fuyards se jeterent ä l'eau, et le fleuve deborda
mongole
en sections de 10 cavaliers, compagnies de 100, escadrons de
etait divisee
1.000, et corps d'armee de 10.000, ce qui etait Turnte superieure.
10.000 liommes. 1. II
les,
II
est en effet
un seul ofueier de tenir en inain un corps de cavalerie dont
sible ä
s'agit ici
comme
Ici,
il
faut
comprendre
.UJs
comme
.,'-»^.1!
de tentes de feutre dans lesquelles on recilait
l'effectif
imposdepassc
.>3JL».
l'office
chrelien, lesquel-
toutes les tentes des Mongols, etaient placees sur d'enormes chars traines
par des beeufs, dont Guillaume de Ruysbroeck a laisse
la description.
Gel
olficier etant
chretien, et commandant vraisemblablement un corps de 10.000 Chretiens, se faisait aecompagner par des pretres nestoriens, comme les Mongols bouddbistes par des toui'n et des
lamas.
—
2.
C'estle (j'p7
^
J-.-!
dont
il
est question
dans
le
texte de Rashid ad-
Din, au sujet de ces evenements, et dont les manuscrits de Paris et de Londres ecrivent le
nom
sanspoints diacritiques.
prononciation du
Modjam,
nom
II
de l'endroit
est impossible, oft
dans ces conditions, de connaitre
se trouvait ce pont, car
Yakout ne
cite,
la
dans son
rien qui corresponde ä cetle localite, qui estpeut-elre Tchaftcharan ou Tchakli-
tebaran, et que l'on clierche en vain sur les cartes de 1'Afglianistan.
IIISTOIRE
[183]
6„
Jfc
2
^j
iM^ü Sacj j-jlj
_^Uj 5
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1.
ju»«
cMi
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.all
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^_JÜl
Oi
f
Cet emploi de J'- pour dire
-^
etaient
quantite de
descendus de
jJ
'
4
^1
4.
monde
—
Lire^l.
5.
—
Abagha
Lire
Tous
qui y fut plonge.
Ton
ecrivit
une
liste
camper
contenant
le
les
cavaliers;
dix
Abagha
nombre
le
partit ensuite
des
nombre des
morts
-U
constitue
Mougols qui
les jarrets
ä Tchaklisharan(?), et
avaient trouve la mort dans ce combat;
2.
j~^r.
5
leurs chevaux leur couperent
s'en vint
j>J
rendre en francais d'une fayon
sabres pour qu'ils ne pussent, par la suite, servir ä qui que ce Ensuite,
JüC'tol.ssv
en arabe, lout
est,
»
pM j^j
jjiaJI
j'
^J-^
^JJI
j,l
trouve dejä dans Nowai'ri.
le
j>J1 o*
5jj i-^»,
,_j>J1
2-is
j^t-j!
i>.ijL.j
i>0
*-*«
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> ^.jJlj ^
est impossible de
—
la
.
<-%i\
Ja
525
'(JUI
une foule de gens, du monde
«
un idiotisme assez irregulier qu'il .Li^s^. satisfaisante. 3. Man.
par suite de
,
l^>
ij*
^js\
J.1
ce qu'il y a de plus vulgaire, bien qu'on
—
^1
j
\j£s-
j%-Jj jl^J\
x«JI ^1
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j*JI ^iU» >U!
ijLit* Sax!I
(j-Ä-j'j
j.
,_*-._>>_
&
Iß
>UI
r
DES SULTANS MAMLOUKS.
soldats de
il
avec leurs
füt.
ordonna que
son
armee qui
s'eleva ä trois cent quatre-vingt-
il
Barakh
de
pour s'en revenir dans ses
fut
de
etats, et
quarante mille.
un nomine consi-
derable de ses soldats et de chevaux perirent au cours de cette expedition.
Au commencement pontiücal; etait
de
la
lar
'Ala Idris ibn
Abi 'Abd Allah
*
le
souverain du pays de
de Rokn ad-Din Kilitch Arsalan;
Kara Arsalan,
fils d' al-Malik
al-Mansour Mohammad, etait
al-Hakim
Mohammad
Mecque, Nadjm ad-Din Abou Nama;
ibn Shiha; fils
le khalife
sultan al-Malik az-Zahir regnait au Caire;
le
Ahoul
de l'annee 669,
Abagha,
fils
fils
khalife du
ibn Yousouf;
prince de Medine,
Maghrib le
prince
Djammaz
Roum, Ghiyas ad-Din Kai-Khosrau, prince de Mardin, al-Malik al-Mouzaf-
as-Sa'id Ortok;
le
prince de Ilamali, al-Malik
d'al-Malik al-Mouzaffar
d'Houlaoun;
Damas, an-Nadjibi.
le
le
le
etait sur le trone
le vice-roi
du Caire,
Omar. Le roi des Tatars le Khazandar; celui de
*
fol.33
v
MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZAIL.
526
GjU U
Läjj-,
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A/«
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^^
'~
^U yOül
vilU!
Man. omet 3.
1.
Cette annee,
le
vince maritime',
dans cette demanteler sous sant,
le
sultan al-Malik az-Zahir partit pour se rendre dans la pro-
cn Syrie, dans l'intention
ville ä la tüte
de son mur
la partie
de ruiner
compagnaient, puis Cette
meme
il
arriva
il
il fit
d'enceinte qu'on avait neglige d'abattre -.
On
trouva dans ce mur, en
deux cruches pleines d'or dans lesquelles Le sultan
Ascalon;
d'un nombre restreint d'emirs et de soldats, et
regne d'al-Malik as-Salih
mille dinars.
le
*^VI A*
jslo-Vlj
c-X&j
\>Jl»^
jUaLjl
öJ
J=4J! J\ ^äLÜI dUUI jUaUl
^Ldl
[184]
somme
repartit cette
il
y
le
demolis-
avait la valeur de
deux
personnes qui
l'ac-
entre les
s'en revint au Caire.
annee, dans les dix premiers jours du mois de Rabi' premier,
sultan recut la nouvelle que les Francs qui se trouvaient ä Saint-Jean
d'Acre avaient
de
fait sortir
etaient prisonniers, environ
la ville
un certain nombre de Musulmans qui y
une centaine de personnes,
et qu'ils les avaient
decapites en dehors de Saint-Jean d'Acre. Le sultan choisit de les prisonniers (francs) de
nombre d'individus
tain
Cette fils
meme
annee,
le
marque qui
qu'il
fit
etaient dctenus dans ses etats
tous noyer dans
le
sultan al-Malik az-Zahir
1.
il
parmi
un cer-
Nil pendant la nuit.
fit
d'al-Malik al-Moughith, prince de Karak, auquel,
plus haut,
meme
arreter al-Malik al-'Aziz,
comme
cela a ete raconte
avait, quelque temps auparavant, confere une charge d'emir.
Le Sahel, qui
est la Palestine.
—
2.
II
faut lire
:
sous
le
11
regne d'al-Malik an-
Nasir Salah ad-Din; peut-etre y avait-il dans le manuscrit copie par Moufazzal Ai\ J, _^Ld|. Les Francs s'emparerent d'Ascalon en 548 IL, et Salah ad-Din, apres la leur :
avoir enlevee, en
fit
abattre les murailles (587 IL) dans la crainte de ne pouvoir la defenfils
du
sultan al-Malik al-'Adil, ceda aux Francs les villes de Tiberiade et d'Ascalon, dont
ils
dre contre un retour offensif des Chretiens.
En
641, al-Malik as-Salih Isma'il,
relcverent les fortercsses, mais, en 645, Fakhr ad-Din leur enleva ces deux places.
SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE DES
[185]
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Le manuscrit porte tres neltemenl, C-^*Jl, avec
1.
forme a ete corrigee en
d^*JI
par
Dom
Tun de
la
—
Berthereau.
confiale soin d'instruire son affaire ä
dlU!
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2.
Man.
2
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de
celte
bjäxa.
ses officiers, et
il
le
detenir
fit
maison de ses proches, ä cause de la parente qui les unissait'. Sa faveur avait dure jusqu'au moment ou le sultan al-Malik az-Zahir avait appris, alors qu'il se trouvait dans les environs d'Ascalon, que les mamlouks
dans
la
shahrzouris
2
avaient complote de se saisir de sa personne, et de mettre sur
tröne al-Malik
Le sultan lui
avait
fit
al-'Aziz,
d'al-Moughith, cela d'accord avec ce prince.
fils
*
arreter al-'Aziz,
rapporte, etaient
le
ainsi
que plusieurs emirs qui, d'apres ce qu'on
ses coraplices,
et
I'ul.
parmi lesquels se trouvaient
Baha ad-Din de Ba'kouba, ainsi que d'autres. Cette annee, le sultan se mit en route pour
des Kurdes;
la Citadelle
il
pour y exerccr les fonctions de gouverneur durant son absence, 1'emir Shams ad-Din Ak-Sonkor al-Farikani. Al-Malik as-Sa'id, fils du sultan, partit avec son pere, ainsi que son vice-roi, le Khazandar. Le sul-
laissa
au Caire,
tan arriva ä Damas,
dixieme jour de ce
ils
second jour du mois de Radjab, puis
meme
son commandement,
du Khazandar;
le
mois;
et l'autre
il
divisa son
sous
le
il
en partit
armee en deux corps
commandement
convinrent d operer leur jonction
le
Tun sous
:
d'al-Malik as-Sa'id et
meme
jour, en
un Heu
determine, pour prononcer une attaque contre Djabala'', Laodicee, Markab
1.
Des parents
130 milles dans
d'al-'Aziz.
le
—
2.
Shahrzour est
sud-est de Mossoul;
dans les chroniques de cette epoque.
—
le 3.
nom
Nom
le
nom
d'une localite pres de Bagdad
resse tres puissante qui se dresse sur les bords de la ville
l'historien
Abou Ghalib Ilomam
ihn
,
d'une localite situee ä environ
semblables, sans l'emploi de l'ethnique, se trouvent dans le 4. Djabala (Yakout, I, 25) est une forteresse pres de Laodicee.
la
s
des mamlouks shahrzouris est courant ;
des
noms
persan de cette epoque.
de Boulounias. Elle se trouve sur
le
—
5.
mer de Syrie
Nom
—
d'une forte-
et qui
domine
la
cöte de Djabala, et eile tut batie, au dire de
Mohazzab
al-Ma'arri, en 454
11.
(Yakout, IV, 500).
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[186]
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Antarsous.
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11s firent
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leur jonction,
executerent les incursions qu'ils avaient projetees et s'emparerent de Safitha
de Midjdal; puis
et
Histoire de
ils
s'en vinrent
la prise
de
la
jour du mois de Radjab, les
eamper devant
Forteresse des Rurdes.
la
Forteresse des Rurdes. Le mardi, dix-neuvieme
Musulmans commencerent
ä dresser leurs cata-
pultes et ä etablir leurs retranchements. Gette forteresse possedait trois
d'enceinte
5
11s
.
pousserent l'investissement et l'assaut avec
murs
plus grande
la
impetuosite, de teile sorte que le premier bastion 6 fut empörte le jeudi,
vingt et unieme jour de ce
de Sha'ban,
mains 1.
meme
mois;
le
second,
et le troisieme, celui qui etait voisin
samedi, septieme jour
le
de
la citadelle,
tomba aux
des assaillants le dimanche, quinzieme jour de Sha'ban.
Nom dune
Homs. Mo'aviyala trouva
citadelle sur le rivage de la province de
—
2. Ville situee a y mit une garnison (Yakout, IV, 501). 3. Nom d'un chateau fort du pays des Nosai'ris. dcux milles environ d'Arka.
en ruines;
il
la reedifia et
—
—
Midjdal, simple transcription de l'hebreu Migdal S"rao
4.
«
tour »; celtc localite est
essentiellement differente de la bfaa, Si"UO, de l'Egypte inferieure, laquelle est situee i\
12 milles de Peluse, et dont le
nom
connaissaient en effet pas d'autre niulliplier
les
murs
d'enceinte,
est en copte jj.Ejyiuu?v
moyen pour et
ils
—
ignoraient totalement l'emploi
avances et des chemins couverts qui en permettent l'acces.
mot bashoura par bastion
Les Musulmans ne
5.
renforcer la defense d'une place que de
n'est qu'un a-peu-pres, car
il
—
6.
des
ouvrages
La traduetion du
est impossible de rendre les
lermes teebniques de l'arcbitecture militaire du moyen äge par ceux auxquels nous
sommes sous la
le
habitues depuis Vauban. Cette construetion semble l'origine de l'ouvrage connu
üom
bashoura
de dcmi-lune. D'apres Nowairi, cite par Quatremere [Mongols, 254, etait
une construetion baute de
la
taille
d'un
homme,
n.),
ä plate-forme tres
large, avec creneaux et meurtrieres, ä laquelle on accedait par des echelles distantes
d'une trentaine de pas les unes
des autres. Mais ce terme designait anciennement,
ä l'epoque des Sassanides, un Systeme de fortification essentiellement different, ä savoir
une ligne de tranchees parallele au mur de l'a
applique
l'arabisation
ä
un ouvrage transporte sur
du persan pa-shoura,
litt.
:
«
la place,
le
la
et
ce n'est que plus tard qu'on
mur lui-meme. Bashoura
est en
oü on se lave
qui designe
les
pieds
»,
effet
aujourd'hui la rigole circulaire qui entoure un bassin dans une cour, et dans laquelle s'ecoule le trop-plein de l'eau, au lieu de se repaüdrc sur son aire.
HIST01RE DES SULTANS MAMLOUKS.
[1S7]
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Man.jlj.
1.
Gc furent al-Malik as-Sa'id, fils d'al-Malik az-Zahir, le Khazandar et Baisaii qui furent charges du siege de cette place. 11 se livra autour de la Forteresse des Kurdes des combats qui defient toute description; les Musulmans y
firent
un certain nombre de prisonniers, tant des gens qui habitaient
montagne que de ceux qui
la
cultivaient la plaine environnaute; le sultan leur
rendit ensuite la liberte.
Quand
les defenseurs
rendus maitres au sultan,
de
des ouvrages qui la couvraient,
ils
mit en liberte
Tarabolos, et
designe un
le
que
la citadelle virent
lui
demanderent ä
possession de la forteresse
prit et
ei
*
la
capituler.
le lundi,
garnison qui
ils
les assaillants s'etaient
se resignerent ä la livrer
Le sultan
le leur
accorda;
il
quinzieme jour du mois de Sha'ban,
l'avait
defendue; ces gens se retirerent ä
sultan partit de devant la Citadelle des Kurdes apres avoir
officier
qui s'occuperait de
la
reconstruire, et qui
ful
l'emir
Izz
al-Mausili, et il y placa comme gouverneur l'emir Tzz ad-Din transforma l'eglise (de la ville) en mosquee. Apres cela, le sultan ordonna que Ton ecrivit dans toute l'etendue de l'empire pour y repandre la bonne nouvelle
ad-Din.
II
de cette conquete, et des lettres furent ecrites dans ce sens. Lorsque Saint-Gilles assiegeait Tripoli', il ne cessait de lancer attaques contre cette Forteresse des Kurdes 1.
des
et contre les citadelles qui en
Aboulfeda place cet evenement en 495. Raimond de Saint-Gilles etait venu assiegcr dune petite armee; les habitants lui ayant fait porter de l'argent, il sc
Tripoli ä la tete
retira et alla assieger Antarsous,
ensuite qu'il vint mettre le
dont ils'empara, etdont
il
massacra
la
garnison.
siege devant la Forteresse des Kurdes. Le prince de
futassassine par un Ismailien au
moment oü
il
allait
Ce
fut
Homs
marcher contre Saint-Gilles pour
le
forcer ä lever le siege de la forteresse. Saint-Gilles profita de sa mort pour s'emparer
de Homs.
fol.
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etaient les voisines. Ensuite, faillit
il
vint l'assaillir en l'annee
s'en emparer; mais, sur ces entrefaites,
496
arriva que
il
;
l'investit, et
il
il
Djanah ad-Daoula,
prince de floms, Tut assassine. Saint-Gilles concut alors le dessein de s'em-
parer de Homs, et
decampa de devant
il
peu de temps apres ces evenements,
comme il
l'avait fait
son perc,
il
la
et
Forteresse des Kurdes.
son
fils,
mourut lui;
se disposa ä attaquer cette forteresse, mais
eut peur de se mesurer avec ses defenseurs, et
il
s'en alla assieger Bai'rout,
Tancrede, prince d'Antioche, entreprit alors une expedition; de la plus grande partie du pays environnant Citadelle des Kurdes.
II
Badran', regna apres
La garnison
etait
et vint
mettre
le
s'empara
il
siege devant la
d'une extreme faiblesse; aussi,
le sei-
gneur qui y regnait descendit-il vers Tancrede pour lui en faire la reddition -, dans l'esperance que le comte f'ranc lui en laisserait la possession, parce qu'il avait prefere se rendre ä lui, plutüt qu'ä Saint-Gilles ou ä son fds
Tancrede
lui
en donna, en
effet,
le
gouvernement. Cela
est
rapporte par
Ibn "Asakir dans sa chronique.
Quant
ä Ibn
Mounkiz,
il
raconte, dans
a
troupes de Nour ad-Din ibn Zangi, (officiers)
le
turkomans qui servaient dans
le
Kitab al-bouldan, que
martyr, s'aecorderent avec un des les
rangs des Francs, sur ce point
que, lorsque leur maitre attaquerait la Forteresse des Kurdes, ce foi.35r.se tiendrait,
1.
de
avec
la
troupe qu'il commandait, dans
Un personnage nomine Aboun-Nadjm Badran,
Jlilla,
en 502.
II
parait dans Ibn al-Athir;
il
assista a
n'y est pas question d'un Badran,
les
une
fils
fils
*
Turkoman
la forteresse,
que ces
de Sadaka, qui avait ete prince
bataille entre
de Saint-Gilles.
Tancrede
—
2.
et Djaouali
Ibn al-Athir ne
connait pas celte prise de possession de la Forteresse des Kurdes par Tancrede qu'il
nomine Jo^LJl „^>.U=
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HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[189]
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donjon l'etendard de Nour ad-Din
composee de ses enfaats, de ses
commandait
Turkoman
sur le baut du bastion II
freres et
une
ä
et
Nour ad-Din
etait
la forteresse;
sommet du
le
des Kurdes, lui ecrivit
le
part ä personne de
le
ses troupes
qui se tenait
et le
stratageme echoua ainsi.
Forteresse des Kurdes.
pour
seigneur d'Antarsous, grand maitre de l'ordre du Temple, lui
demander un armistice, fit
un gouverneur pour
paix avec
la
lui,
et
il
lui
le
envoya
les clefs de
la
II
le
representer et un agent diplomatique.
premier jour du mois de Ramadhan,
pour une duree de dix ans, dix mois La plate-forme destinee
de
placa aupres
et
et la treve fut
il
combattants dont
il
est parle
leur
seigneur conclue
et dix jours.
ä recevoir les
lui
recut de
II
paix aux meines conditions qu'il avait stipulees avec le
d'Antarsous,
son
ä la condition qu'il lui donnerait la
des ambassadeurs des Hospitaliers, du cliäteau de Markab,
accorda
debout
visa et on le tua; les gens de sa
que de sa mort, la
fit
moitie des recoltes qui se faisaient dans son pays.
1.
Le signe de recon-
sultan al-Malik az-Zahir se fut rendu maitre de la Forteresse
chäteau. Le sultan
meme
nombreuse
troupe
Turkoman
ses soldats virent le
Nour ad-Din ne put s'emparer de le
et qu'ils accla-
Turkoman. L'avant-garde de
bastion; on
famille ne s'occuperent plus
Quand
faudrait
'
l'cntente qu'il avait conclue avec le
debout sur
il
qu'il se tiendrait
arriva alors, par hasard, que Nour ad-Din ne
s'avanca contre
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de ses neveux, ä laquelle les Francs
s'en remettaient de la defense de la Forteresse des Rurdes. le
pl?
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Correctement,
4.
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aller ä la rigueur.
meraient son nom. Ce Turkoman
naissance entre
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«J-ül
2.
Lire
qu'il quitta lc
marcha jusqu'ä ce
Kurdes
meme
mois,
il
sejourna durant un certain temps; apres quoi, la
huitieme jour de ce Orientale executa
mur de aux
et
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meme
un
tir
que
dresser les
fit
le
J^s-
f^'^
\^S L«j
;
il
camper ä
s'en vint
de 'Akkar
2
puis,
;
s'en revint ä al-Mardj il
et
3 ,
oü
il
le il
se remit en marche, vint
lundi, vingt-deuxieme jour du
Le dimanche, vingt-
catapultes.
mois, la catapulte qui se trouvait en face de la portc
ecrasant et ouvrit une breche enorme dans
front de la place; le
*foi.35v. nuit, jusqu'ä ce
Akkar,
forteresse de
mois de Ramadhan,
'S
dimanche, quatre du mois de Raraadhan,
mercredi, dix-septieme jour de ce
camper devant
<*'
Llj>- ^i~s-j
arrivät devant la forteresse
qu'il
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partit alors de la Forteresse des ',
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ABIL-FAZAIL.
bombardement de
la muraille füt
la
paroi du
cette catapulte dura jusqu'ä la
ouverte et püt
un
offrir
large passage
*
assaillants.
La garnison de la forteresse fut terrifiee de cet evenement et les gens de la place envoyerent un ambassadeur au sultan pour lui demander de leur accorder une capitulation. L'accord s'etablit sur cette base que
gräce de la vie
et leur
le
sultan leur faisait
donnait les moyens de se rendre ä Tripoli;
alors de la forteresse, et le sultan
envoya avec eux Baisari pour
jusqu'ä Tripoli. Al-Malik az-Zahir entra ensuite dans 'Akkar oü officiers
pour Commander en son nom, puis
fete (de la rupture
du jeüne),
et
il
vint
il
en partit apres
camper ä Mardj
ils
sortirent
les
conduirc
il
placa des
la priere
Safitha,
oü
il
de
ja
sejourna
jusqu'ä ce que les troupes y eussent passe trois jours cntiers ä se reposer.
1.
Le nom de
Yakout qui
cette localite, qui signifie
cite plusieurs endroits
dont
le
«
la prairie
nom
de Safitha
est forme: avec
donne aueun renseignement sur cette forteresse. dont il vient d'etre question un peu plus haut.
—
3.
La
»,
ne parait pas dans
-y.
localite
—
2.
Yakout nc
de Mardj
Safitha
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[191]
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sur un grattage.
(s/c) recrit
poete a dit au sujet de cette conquete
leur a inspiree, car
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Qu' Allah accroisse
«
:
a triomphe de ses ennemis par
est le favori de la victoire. (La
la leli-
la terreur qu'il
conquete d')Hisn 'Ak-
kar ,&s est un triomphe sur les mecreants; c'est 'Akka (Saint-Jean d'Acre) Ks avec quelque chose de plus
Cette annee, fut la suivante
le
sultan
quand
:
il
fit
la
' .
»
paix avec
le
La cause de
baron.
cet
evenement
eut conquis la Forteresse des Kurdes, al-Malik az-
Zahir envoya au baron une lettre qu'il
lui
fit
un homme qui
porter par
etait
des freres de l'ordre de l'Höpital, avec la mission de lui dire de «
Tun
sa part
:
Si tu cherches ä t'eloigner de moi, parz-Allah! infailliblement, je t'arracherai
le coeur
de
laoun, ne te sera d'aucune utilite (pour te sauver ce message,
prit des precautions
il
scnt ä le tuer
1. II
).
»
la crainte
Quand ;
que
il
le
fils
d'Hou-
baron entendit
renonca ä monter ä
les Isma'iliens
ne vins-
3
le
.
sultan apprit cela,
il
lui
hyene, avec un chargement de neige
fait
2
pour sa securite
cheval et ä se rendre ä la chasse, dans
Lorsque
d')Abagha,
la poitrine, je le ferai rötir, et (l'alliance
'',
envoya des gazelles egorgees en
meme temps
et
une
qu'unc lettre dans
y a dans ce vers miserable un tres mediocre jeu de mots qui est base sur ce 2. 11 laut savoir qu'Abagha, il y a un /• de plus que dans 'Akka.
—
que, dans 'Akkar,
prince de Perse, etait
l'allie
des Chretiens de Syrie. Bai'bars voulait dire qu'Abagha
Mongols ne l'attaqueraient point suite du recit de Moufazzal con-
se moquait parfaitement des Francs de Syrie, et que les
sur lEuphrate,
venait ä tuer le baron, ce que la
s'il
firme enlierement.
—
sulmans savaient, ä
3.
Des Ismailiens soudoyes par
le
sultan d'Egypte.
—
4.
Les
Mu-
cette epoque, conserver toute l'annee la neige qui, en hiver, tombait
sur les montagnes, et qui leur servait ä rafraichir leurs boissons. C'etait une marque
de consideration que Baibars temoignait au seigneur franc.
MOUFAZZAL
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nouvelle que tu te trouves
que tu es oblige de renoncer ä
tes plaisirs,
dommage que nous
que nous avons pour
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lui disait
il
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empeche d'agir suivant tes qui est le plus graud de 36 r.
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1BN ABIL-FAZAIL.
la
chasse
nous t'avons adresse quelque chose
t'avons cause et pour te temoigner
*
l'ami-
toi. »
Le sultan decampa d'al-Mardj pour §e rendre ä Tripoli, devant laquelle Shavval. Le baron lui envoya il vint camper le quatrieme jour du mois de « Pour quelle raison le sultan est-il venu alors un officier qui lui dit « Pour recolter vos moissons et nous attaquer? » Le sultan lui repondit '
:
:
pour ruiner votre pays,
et je reviendrai,
s'il
plait ä Allah, l'annee prochaine,
Le baron envoya un ambassadeur au sultan pour implorer sa bienveillance et pour arriver ä une entente avec chez vous, pour vous arracher
lui;
il
demanda de
lui
lui
la viel
»
adresser quelqu'un en qui
il
eüt toute confiance
pour atteindre ce but. Al-Malik az-Zahir
lui
envoya l'emir Faris ad-Din l'Atabek
et l'emir Saif ad-
Din Balaban ar-Roumi ad-davaddar, avec un projet des Conventions lait etablir
Koum
1.
le
baron
3 ,
—
Mardj Safitha.
qu'il
2.
plusicurs localites dont le et
de cailloux
vigne de
la
vou-
entre eux; elles portaient que le sultan possederait la moitie de
Alna", qui depend de
pied que
qu'il
»
(Yakout,
source
»
;
la
est
'Alna ne parait pas dans Yakout;
forme avec koum, lequel
sur J^f, voir Yakout, IV,
267. —
meme
«
y a en Egypte
un
las de terre
de cette localite
mieux de sa politique de rapace.
*£
« la
3. C'est-ä-dire que le prince de
semblable n'aurait pas tarde ä susciter des incidents que le
signilie
il
IV, 330). Peut-etre serait-il preferable de lire l~c
Tripoli et Baibars auraient ete co-souverains
bien utiliser pour
le
aurait une maison oü siegerait son representant
Koum nom
province de Tripoli, absolument sur
le
;
cette Situation invrai-
sultan d'Egypte comptait
^
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SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE DES
[193]
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<_r^Lr»
535
profit, et
paierait la solde de l'armee (egyptienne) depuis le jour
oü
que
baron
le
eile etait entree
en campagne.
Quand
le
baron eut pris connaissance de cette missive,
crire ä ces conditions, et
deux emirs
Quand
«
:
il
le
il
refusa de sous-
se decida ä en appeler au sort des armes;
dit
il
sultan m'a enleve Antiochele sabre ä la raain,
aux eu
j'ai
une excuse tres simple pour me
justifier
que
la forteresse
m'a demande de
mes
Etats, mais je ne repondrai pas ä cette proposition dans la crainte que
les
de 'Akkar,
me
Francs ne
traitent
il
aux yeux des Francs; quand
abandonner
lui
comme un ennemi 2 pour
avoir cede
il
a atta-
de
la moitie
mes domaines
me
saus guerre ni combat; je sais bien que je suis dansl'incapaciteabsolue de
mesurer avec le
lui,
pays sur lequel
mais cela n'empeche
qu'il
me
ä ne pas encourir le bläme des rois des Francs.
L'emir
soit
impossible de
regne sans m'en remettre au sort des
je
batailles,
lui livrer
de facon
»
ad-Din Balaban ad-davaddar s'en revint avec cette reponse
Sai'f
aupres du sultan, qui jugea politiquement qu'il etait bon d'abandonner
la vio-
lence pour adopter des manieres affables. L'emir
Sai'f
ambassade,
sur cette base que 'Arka 3
de
*
teile
facon que l'accord se
appartiendrait au baron, ainsi que Djobaiil 1.
cette 3.
iüLy! .liest donne signification
'Arka est une
me
parDozy avec
parait
ville ä
mille de la cöte (Yakout,
ici
le
i
fit
et les
—
T.
XII.
fut
renvoye en
cantons qui dependent de
sens d'« hötellerie pour lesMusulmans »,mais
tres insuffisante.
—
2.
On
attendrait
Uc L Jöo
Test de Tripoli, distante de quatre farsakhs de cette III, 053).
—
4.
Nom
d'une
ville
ä Fest de Bairout, ä huit farsakhs de cette ville (Yakout, PATR. OB.
ad-Din
—
F.
3.
qui dependait de II,
.
ville, ä
Damas,
32). 3G
un
situee
rol.
36
v.
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
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3.
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parait la plus
Sur
cette forme,
189.
que
cette ville; et les
»*-«»
-"Lo b
ce qui est inintelligible
5*)
voisine de celle du manuscrit. voir
iyAjj
i-*J&
[194]
maritimes d'Antarsous, de Markab, de Banias
les districts
pays de ces environs seraient divises par moitie entre les
Templiers
tenant en propre
2 ;
le
'
sultan d'une
et les Hospitaliers d'autre part, lesdits
pays leur appar-
Homs al-kadima stipulait que Arka
reviendraient en
que Koura Faris
3
et
Le sultan
toute propriete au sultan.
4
avec ses depen-
dances, ce qui formait cinquante-six villages, etait une charite qu'il consen-
au baron.
tait ä faire
Le baron ne voulut pas (tout d'abord) souscrire ä ces conditions 5 tout ce qu'il put pour en obtenir de meilleures. Quand le sultan apprit ,
fit
refusait d'accepter ce qu'il lui proposait,
imposer ces stipulations,
et,
comme
vit
aucun moyen de
La paix
fut signee entre le
baron
et le sultan
lui
se sous-
traire ä ses volontes, par suite de la terreur qui avait envabi son esprit,
accepter.
il
qu'il
persevera energiquement ä
il
baron ne
le
et
dut
il
pour une duree de dix
ans et dix jours. Ce baron fut un des plus violents des rois des Francs,
et
il
se depensa sans compter, tant de ses efforts personnels que de son argent,
pour plaire aux Tatars.
II
ne cessa de se conduire ainsi ä leur egard jusqu'ä
Musulmans de les vaincre par la main d'al-Malik alde meme qu'il donna ä al-Malik az-Zahir la puissance d'humilier
ce qu' Allah permit aux
Mouzaifar
6 ,
leur orgueil. 1.
Ville situee sur la mer, pres de
— —
Markab.
partie des domaines du souverain de Tripoli.
(Yakout, IV, 84),
formes
me
eä-**M
Sf-, (jM-"
semblent autoriser
<J>^>
5.
Nowai'ri (man. arabe 1578,
plus sommaire que Moufazzal.
fol.
—
s^
A
C'est-ä-dire qu'ils ne faisaient pas
ce nom, on eomparera J~s^l
J?J*>J^
que je propose.
la restitution
de renseignements sur cette localite dans
2.
3.
lc
—
e^ 4.
Sf
(ibid.),
^J^
dont
les
Je n'ai point trouve
dictionnaire geograpbique de Yakout.
—
84 v°) raconte ces evenements d'une facon beaucoup 0.
Koutouz,
le
predecesseur de Baibars.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[195]
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de la hauteur d'une lance,
est ä peine croyable,
qu'il
et
meme, par
et
deferla dans la ville
mans. Quand
il
Alors
:
baron s'embarqua sur lamer', etil se rendit
le
des Tatars, pour implorer son aide contre
fut arrive ä la
cour de ce prince,
exposa
lui
il
Musul-
les
les
conquetes
qu'al-Malik az-Zahir avait faites dans son royaüme et les forteresses qu'il avait prises, sa valeur personnelle, et la puissance de son armee.
ordonna qu'on presence;
il
l'etendit ä terrc, et
lni dit
Baibars, pour
me
mes soldats?
»
3
r
as-Salama 1.
de
terriüer par son
Pour
Roum,
'
annee,
et celui
aller
d'oü
il
le
le
de
la
torrent
il
de
la
'Atsara
dans Damas par
*
7
Et
.
le
le
3
peur de cceur de
—
2.
cf.
lL'~.
Parce
—
et eile tirait
Damas nommee
son
qu'il
3.
Bah alporte Bab porte Bab
pont de
la
un port quelconque du pays
nom du
nSatt?.
-
- 4.
Damas, Journal
(Sauvaire, Description de
ä
cause des rivieres qui
Faradis as-saghir (Sauvaire,
ibid.).
la couvraient.
—
Bab
quartier des jardins (al-Faradis), qui etait situe
parce que l'on considerait qu'il etait impossible d'attaquer
de ce cöte
s'agit
II
Elle etait voisine de la porte
—
Ainsi
il
nTi". Pour la presence de
en dehors de 6.
s'il
comptait evidemment qu'Abagha
En hebreu 5.
.
la porte la
correspondant a l'hebreu
—
2
des Juifs, ä
pont de
le
si
regnait, ä Tarsous. ou ä
du ileuve Barada grossi par une inondation.
as-Salama,
faire
contrees soumises ä Baibars pour se rendre en Orient,
les
forme arabe,
la
bastonnade en sa
la
que pour me
pont, ainsi que
fournirait des secours contre Baibars.
Y-n dans
Abagha
pouvait assez facilement passer en Perse chez Abagha, tandis que,
aurait certainement ete intercepte.
ici
le
entra
*
la fete
Bab Touma
porte
ici
lui
dans ses domaines tres desappointe
dimanche, jour de
de Tripoli, oü
avait voulu traverser
lui
donnät
lui
nom, jpour remplir d'epouvante
s'en revint
apres en avoir empörte
,
qu'on
Est-ce que tu n'es venu
«
Le baron
meme
Cette
:
huitieme heure du jour,
Faradis
37 V.
mascaret.
L'historien a dit
la
fol.
Jl J-vsjj, d'oü l'on voit que le torrent s'eleva
Damas
d'enceinte de
lit
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374).
Damas
couramment Bab
Elle est voisine de la porte de l'Orient,
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Bab
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MOUFAZZAL IBN
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s'eleva ä la hauteur de la taille d'un
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avec quelque chose de plus, puis, de
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ABIL-FAZAIL.
homme
au College al-Mokaddamiyya 3
.
Elle
trois heures, puis l'eau baissa, par la volonte d'Allah, le tres-
haut.
L'origine de cette catastrophe fut que des nuages s'amoncelerent sur les
montagnes de
Ba'albak'', le samedi,
tomba une quantite enorme de
onzieme jour du mois de Shavval,
pluie, laquelle
l'eau qui en resulta se precipita en torrent le
raconte. et
Un nombre
fit
qu'il
fondre les neiges, et que
dimanche,
comme nous
considerable de personnes qui etaient venues de
l'avons la
Perse
de l'Irak dans l'intention de se rendre au Hidjaz (en pelerinage) furent
Une
noyees.
quantite enorme
de
chevaux
de chameaux perirent sub-
et
merges, parmi lesquels de nombreux chameaux qui appartenaient ä l'emir ash-Sharki, et se trouve dans la partie septentrionale du
nom,
parait-il,
d'une eglise de saint
Thomas
mur de Damas.
qui fut transformee en
Elle tire son
mosquee (Sauvaire,
ibid., 373). 1.
Ce torrent
etait
tombe dans
le ileuve
Barada qui
suivait l'enceinte de la ville, et
Bab as-Salama et Bab 2. Celle madrasa se trouvait dans le quartier de l'Aftaris, en dedans de la Touma. porte Bab al-Faradis et de la porte Bab al-Faradj; eile fut construite par Falak ad-Din 3. 11 y avait ä Damas ihn Djildek, qui mourut en 599 (Sauvaire, ibid., 1894, 1, 435). l'une etait dans l'inlerieur dela deux madrasa qui portaient le nom d'al-Mokaddamiyya ville; eile fut construite sous le regne de Salah ad-Din par le celebre emir Shams ad-Din Mohammad ibn al-Mokaddam, qui mourut en 584 de l'hegire; c'est de cette madrasa qu'il est question ici. L'autre al-Mokaddamiyya etait en dehors de l'enceinte de Damas; eile avait ete construite par Fakhr ad-Din, iils de l'emir Shams ad-Din Mohammad ibn 4. Les montagnes de Ba'albak al-Mokaddam (Sauvaire, ibid., II, pages 284, 285). l'Anti-Liban, ou al-Djabal ash-sharki, se trouvent dans le nord-ouest de Damas, ä envisur lequel
se trouvaient les
trois
portes Bab
al-Faradis,
—
—
:
—
ron une trentaine de kilomelres de
la capitale syrienne.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[197] 3
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^jyijJtj ,^1*51.
Lire Ui.1.
Shams ad-Din Ighan Samm al-Maout (le poison mortel), et, de memo, de tres nombreux chevaux qui etaient la propriete de 1'emir Sai'f ad-Din Balaban, le davaddar. Ces animaux furent noyes dans leurs ecuries. Cette meme annee, eut Heu la conquete d'al-Kourai'n '. Le sultan partit de Damas, le vendredi, vingt-huitieme jour du mois de Shavval, apres la priere, et il vint camper devant al-Kourain. II (ordonna de) monter les catapultes pour battre cette place", mais
pour donner I'assaut
et
les
Musulmans ne purent s'approcher assez pres
pour mettre
grand nombre d'inegalites du
sol.
en batterie, par suite du tres
les catapultes
De
plus,
il
n'y avait dans cette forteresse
que des hommes combattants, sans fenunes,
sans enfants
et
3
Ces gens
.
lutterent avec la derniere enersfie.
Sur ces entrefaites, l'ambassadeur du prince de Chypre, qui avait en sa
compagnie l'ambassadeur du prince de que
les
Tripoli, arriva aupres
du sultan, apres
emissaires de Bai'bars eurent penetre aupres des defenseurs d'al-
Kourai'n et les eurent fortement incites ä faire la paix avec les
Les habitants de Saint-Jean d'Acre, lorsque la
Forteresse des Kurdes, avaicnt
Chypre pour
1.
Ou
vers de
lui
demander de
sultan etait
le
l'autre
leur preter secours.
dans
le
Musulmans.
venu assieger
envoye un ambassadeur au prince de
al-Karin. Yakout connait deux localites de ce
Dzour-Roumma,
*
Yamama (IV,
Ce souverain leur avait
nom,
l'une qui est citee
80). Nowai'ri (fol.
85
r°)
dans un
vocalise al-
Kourain. Cetle forteresse appartenait aus Ilospitaliers armeniens, lesquels ne possedaient rien d'autre sur le littoral de la Palestine.
Jf^^F*^i puisque l'auteur en batterie.
—
3.
Ce qui
dit
—
2.
On
aüendrait l^io
immediatement apres ce passage qu'on ne put
est exact,
puisque
les Hospilaliers etaient
**aZi
les
y\i
mettre
un ordre religieux.
*fot. 37 v°
.
MOUFAZZAL
540 Ü>-Ci-
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Ail
1.
1
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Lire
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[198]
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envoye un certain nombre de vaisseaux qui avaient rencontre une mer demontee, de teile sorte que soixante d'entre eux se mirent en pieces. Quand
une trancliee dans
la crainte
d'une attaque du sultan
L'ambassadeur du prince de Tripoli viteur du sultan; resse, et
t'a
il
il
dit
au sultan
venu me trouver avant que
je n'eusse
mis
le
commis un acte qui put commence l'investissement,
n'aurais certes pas
siege.
pour m'enquerir aupres du sultan
et
il
Ce procede
Mahomet
si
son ambassadeur
fut le
et
m'est impossible d'en lever
il
s'il
pas nouveau; on
n'etait
dit alors
«
:
Mon
maitre m'a envoye
a leve le siege, ou non, car
il
a appris que
trouve employe en la 5 C annee de l'hegire,
le
A cette epoque, plusieurs Juifs inciterent les Korai'shites ä Prophete qui se trouvait ä Medine, en leur olTrant leur concours. Quand
le
apprit que ces gens marchaient sur Medine, al-Farisi qui dit au Prophete
Persan Salman
iv" siecle,
Sapor
II fit
creuser dans
le
ter les incursions des Arabes; vers 540.
:
il
la
«
En
»
fit
entourer d'une tranchee.
en coupant
la
conduire jusqu'ä
(Tabari, ed. du Caire,
desert de Koufa le
la
mer.
On
;
II
lit
par
Busses se couvraient de
le voit,
il
meme en
fit
but,
fit
le centre
476).
sait,
fosse des postes d'observation et des
bätir sur ce
Mongols
comme on
le
44);
arre-
il
II,
les
III,
Khandak Sapour, pour
Khosrau Anoushirwan, dans
fortins (Yakout, et
sommes
Perse, quand nous
ordonna ensuite de continuer le fosse de Sapor depuis limite du desert, jusqu'ä Kazima, dans les environs de Bassora, et de
de la defense contre les Arabes Hit,
etait
dösagreable. Mais, main-
reconstruire les fortificalions d'an-Nasr qui avait ete fondee par Sapor, et
le
Cette
«
:
siege devant cette forteresse, je
lui etre
cernes, nous nous retranchons derriere une tranchee
au
est le ser-
est bien plus ancien.
attaquer
Ce
Le baron
»
L'ambassadeur du prince de Chypre
1,
«
:
lever le siege. » Le sultan lui repondit
parole du prince est la bienvenue aupres de moi;
le
'
a dejä intercede aupres de toi en faveur de cette forte-
demande d'en
tenant, j'en ai
habitants creuserent
arriva ä Saint-Jean d'Acre, les
reste de l'escadre
le
chansons de geste, qu'au
les
trois
remonte aux Sassanides.
II
ligncs
xm
e
siecle,
les
de tranchees. Cette tactique,
est tres possible
que cette tactique
tut
dejä en usage ä des epoques anterieures. Les Romains, qui etaient passes maitres dans les procedes de la castramelation, les ont probablement appris aux Orientaux.
r
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[199]
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l^ls yi'foi.
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J^
*jL~:
faute constante chez les auteurs chretiens.
— De mes
n'y a que les bagages et les malades qui soient partis, il
^
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*»**
er
troupes musulmanes sont en marche vers l'Egypte.
Puis
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*!
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541
continua
Mais
«
:
n'a-t-il
repliqua
»
soldats,
il
le sultan.
pas ä nous exposer quelque requete ä laquelle
aous nous empresserons de donner satisfaction, car il est im höte aupres « Mon maitre ne m'a donne aucune de nous? » L'ambassädeur repondit :
instruction ä ce sujet.
» II
partit, puis
maitre aupres de toi est que tu sultan lui repartit
:
«
il
lui
s'en revint, et dit
lui
«
remettes Ba'albak
La requete de mon Naplouse. » Le
et
Certes, c'est nous Vjui vous prendrons tout d'abord vos
forteresses, et c'est vous qui, avant cela, il
:
donna Vordre de
sortir
me demandez
les
miennes
!
Puis
»
de sa presence.
Sur ces entrefaites, uncourrier arriva du Gaire, Zilka'ada, apportant une lettre envoyee par l'emir
le
dixieme jour du mois de
Shams ad-Din al-Farikani
qui apprenait au sultan que les navires de guerre qui avaient appareille de
Misr, de Damiette et d'Alexandrie pour aller faire une expedition contre
de Chypre, etaient arrives en vue de
l'ile,
mais
par une tempete avant d'avoir pu penetrer dans
l'ile
qu'ils avaient ete assaillis
le port,
qu'un certain nombre
d'entre eux avaient ete precipites les uns contre les autres, que onze vais-
seaux
*
s'etaient brises,
que leurs equipages avaient ete
faits
prisonniers
(par les Francs), et que six navires seulement avaient echappe ä ce desastre,
lesquels etaient rentres ä Misr. Le sultan ecrivit
comme
rcponse de mettre
d'autres navires en chantier, et d'apporter toute la diligence possible ä leur
construction.
Le courrier
Ghypre
rentrait;
n'etait il
dit
pas sorti du camp que l'ambassädeur du prince de au sultan
:
«
Mon
maitre, te
donne
le
samt, et
il
te dit
*
fol.
38
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MOUFAZZAL
542
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[200]
ilr^'
Lire Jj\ Jjä pour Ji, ä la seconde personne de l'imperatif, est une faute constante
1.
—
chez les auteurs chretiens.
dans
:
2.
Ms.
marge du manuscrit par un
la
ceci
J'ai
capture tes navires.
^oJWj
Ne te mon sabre
'
par
ile,
si
;
la
»
Le sultan
volonte
que
ait
d' Allah et
lui
a ete indiquee LJJil.
—
:
que par
capture dans
j'ai
places fortes.
du mauvais
qui a rachete l'armee (que
Lire
auraient conquis
ils
par sa puissance. Et moi,
effet
3.
Dis ä ton maitre
«
:
ä latompete,
dans cette catastrophe un
soient rendues ä Allah
^ÜJl)
^^^U!
repondit
viens de faire quatorze
je
c
car, moi, je ne les reprendrai
mes navires avaient echappe
cette expedition
doute qu'il n'y
la correction
;
lecteur oriental qui a ecrit
rejouis pas de cet evenement,
son
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VI
ot^
>Ss~?.
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1^=-^'
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_yUi iujl
pn^y..
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(»i—
IBN ABIL-FAZAIL.
II
ceil
n'y a pas de 2 .
Louanges
perdue dans cette
j'ai
aventure) par des marins et par des troupes qui esperent fermement qu'il lcur permettra d'en prendre leur revanche.
Ensuite qu'il livra ä la fin
le
al-Kourain jusqu'au vingt-troisieme jour du mois de Zilka'ada.
garnison demanda ä capituler.
Bai'sari
la forteresse ainsi
pugnable que relies les
de
la
la citadelle,
Badr ad-Din de
sultan redoubla d'efforts dans les assauts et dans les combats
de ce jour,
soldats de
fer
i.
l'on
il
les
pour
fit
les
que de tout ce qui s'y trouvait; avait
2.
bätie avec des blocs
uns aux autres; entre toutes
les
etait la peinture
effet,
le
venl,
c'etait
fit
il
A
descendre les
envoya avec eux prit
II
une
possession
citadelle inex-
de pierre indissolublement
deux pierres,
il
y avait une barrc
3 .
plutot Tequivalent de ces vaisseaux; allusion au
Nowa'iri raconte, en
et
conduire ä Saint-Jean d'Acre.
capture que des navires drosses par
—
Le sultan
monter sur des chameaux,
soudee aux pierres avec du plomb
Ou
»
fait
desempares
que
le roi
de Chypre n'avait
et incapables
de combattre.
qu'on avait peint les navires musulmans en noir, ce qui
de guerre des Francs, et qu'on avait arbore ä leurs mäts des pavillons
ornes de croix pour tromper les Chypriotes. Ces mesures avaient provoque un vif 3. II mecontentement dans l'escadre egyptienne, comme etanl de mauvais augure.
—
s'agit ici
du crampoanage des pierres de
taille
par des agrafes ou des goujons de
fer
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[201]
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Les Musulmans resterent douze jours ä
la
demolir, et
ils
avaient passe
le
vingt-sixieme
quinze jours ä l'assieger. Le sultan s'eloigna d'al-Kourai'n jour du mois, et
Saint-Jean d'Acre, de il
teile
chemin de l'Egypte;
meme
il
annee,
''
Tun des
*
cela,
leva son camp, et prit le
il 2
ä as-Salihiyya
fit
arreter plusieurs emirs; c'etaient
5 ,
'Izz
Samm
ad-Din Ighan
ad-Din Sonkor al-Massah, Saif ad-Din Ba'idaghan
6
assassiner
mula
le
evenement
sultan alors
qu'il
fut
Djamal
,
ar-Rokni
et
'Alam
la citadelle.
que ces emirs s'etaient entendus pour
se trouvait
devant Shakif. Le sultan dissi-
moment oü
il
fut rentre
au Caire.
II
les
fit
alors arreter, et, au bout
soudes au plomb. Cette technique est d'origine hellenique;
eile fut trcs
sous la Republique et sous l'Empire; sa complication, et
la firent
'Alam ad-*fol. s&y
ressentiment qu'il eprouva, apres s'etre mis äl'abri de leurs desseins,
le
jusqu'au
Rome
.
al-Maout, Shams
ad-Din Tartidj al-Asadi. Ces emirs furent emprisonnes dans cet
3
Djamal ad-Din Oughoush al-Mohammadi
ad-Din Aidoghdi al-Hadjibi
La cause de
villages de
quinzieme jour du mois de Zilhidjdja, apres son
le
al-Halabi,
est
facon qu'il menaca cette place de l'attaquer, puis
celebra la fete (du sacrifice)
arrivee au Caire, le sultan
Din Sindjar
Kardana', qui
ä
oampement. Apres
s'en retourna ä son
Cette
camper
vint
il
J& Lüil
*JkS
,-oLJI. .y ^JwioJI_j
t-^'
2. Lire
^j
abandonner par
les
Byzantins qui
lui
le
en faveur a
soin qu'elle exigeait,
substituerent la construction en blocage,
sans renoncer absolument ä ce procede romain. 1.
Je n'ai trouve
^sH3 ^!!; 4.
le
Sindjar,
djar Shah.
et
—
aucun renseignement sur
10 Zilhidjdja.
aon Sandjar, 5.
—
3. Ville
comme
le
cette localite
dans Yakout.
—
2.
La J-t
situee ä 32 milles dans le nord-est de Bilbis.
montre assez
la transcription
o,uv^^o du
nom
-
Sin-
Peut-etre l'emir Djamal ad-Din Aidoghdi al-Khassi, qui parait page 140;
un Djamal ad-Din Aidoghdi al-'Azizi est ture est douleuse, voir
page 144.
cite"
page 139.
—
6.
Sur ce nom, dont
la lec-
MOUFAZZAL 1BN ABIL-EAZAIL.
544
^-U-Vl {Air*
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Ä^^ilj
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Man. ^3-V»^' al-Amidi
Jl
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f-^i)
originaire de la ville
«
—
A
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f*
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Jltl
iV"*^' J*
d'Amid
nomine ^CJ.—^! al-Asadi « mamlouk de Asad ad-Din »>=s^' (V (Hr" J "'.5 *-;LJl j. 4. Lire
—
»,
le
fit
2.
iJLäil
^ojb r!)L
***
6,
<^»f3
r^*
*-•*
-*^"'J
ce qui est peut-etre bien se trouve cite,
il
—
Lire Ls^i,!..
il fit
sortir
soit
il
Lire
3.
de sa prison l'emir 'Alam ad-Din Tartidj al-Asadi
mettre en vente ä Fencan ä la porte de la Citadelle, puis
il
de son maitre, il
il
;
les
fils
seigneur d'Amid, et qu'ils se partagerent. Quelques jours
le
fit
en Syrie, puis
1
l'acheta
au prix de mille dinars payes en especes sonnantes, que toucherent
plus tard,
(V
(
de quinze jours, il
».
—
J'
«üllj
son veritable surnom, quoique, dans tous les autres passages od
U^JUcj.
(V^ J^J V*^'
"^"J
^_>l
k_Ä)l.
(j^Jl
a«1^Ij
[202]
sortir de prison
Baidaghan ar-Rokni,
tous les deux, et
en
il
fit
et
donna un
lui
il
que Rhalatchba 3 ar-Rokni;
le fit revenir, ainsi
des silahdars
3 .
Allah seul connait
il
les
fief
acheta
sens de ces
le
vicissitudes.
L'annee 670 de l'hegire commenca alors. Gette annee,
se passa le vingt-septieme jour
puis
il
du mois de Moharram.
en partit, a) ant pris avec T
lui
gea vers llamah. Al-Malik al-Mansour sultan qu'il rencontra devant
demeura deux jours, puis
il
Homs;
pril la
le
sultan partit
rendre ä Damas, la bien-gardee
sur les chevaux de la poste pour se
le
'Izz
11
entra ä Karak,
ad-Din Ai'temour,
sortit
cela
;
et
il
se diri-
pour se rendre au-devant du
sultan s'arreta dans cette ville oü
routede Hamah.
11
Mansour que l'annee de llamah comptät desormais
ordonna ä al-Malik huit cents
il
al-
cavaliers,
tandis qu'elle n'etait avant cela que de six cents cavaliers. Al-Malik al-Man-
sour obeit ä cet ordre.
1.
Sur
cet emir, voir
page
142, note.
avec la cliule du gh inlervocalique.
dans
-
3.
la liste
11
—
2.
Pour Khalatch-boukha,
semble que
le
nom
« le
taureau pele
de ce personnage
des emirs arretes par ordre de Baibars; sur ce
nom mongol,
ait ete
»,
omis
voir page 123.
C'est-ä-dire de simples soldats apres avoir elc des officiers generaux.
HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
[203]
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jL^VI
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SXp jlij
jl
'
et
—
*
Mo 'in
du pays de Roum,
ad-üin,
cour d'Abagha, avaient apporte
la
präsente annee de marcher contre
eommandement
2
parvana
le
la
tai'n',
La cause de
3
jrtr^'
—
lj.
sion etait
Adak
,
L'armee qui
la Syrie.
oü
ils
apprirent que
le
;
ils
Lire
et
sous leur
etait
arriverent ä al-Boulous-
Damas
sultan se trouvait ä
les meilleurs
du pays, du cöte d^Alep. Le commandant de
fds de Bai'djou
faire
5 .
de
uu
cette divi-
Noyan.
Leur incursion arriva jusquä 'A'm-tab turerent au
2.
evenement
cet
l'armee mongole pour leur rapporter des renseignements, et pour
6
|^Lt<
pJ
ordres qu'il leur avait donnes pour
les
envoyerent alors quinze cents cavaliers choisis parmi
raid jusqu'aux confins
(SäJI
avec les troupes mongoles
,
se montait ä dix mille cavaliers
puis ä Mar'ash,
js-äa
lorsqu'ils s'en etaient revenus, l'annee precedente,
de
7 ,
puis jusqu'ä Kasthoun
s ,
et ils
cap-
cours de cette expedition un certain nombre de Turkomans.
1. Le nom de ce general, qui est essentiellement different du noyan Sandaghoun, le vainqueur de Mausil, se trouve dans les historiens persans sous les formes Samaghar et Samaghan. Samaghou, en mongol, signifie « debauche » samaghar, ou plutot saina;
ghor, qui est sens de
«
la
vieille
forme primitive de ce mot,
femme
»,
et
Abagha.
arrives ses ordres... ville tres
».
—
—
dit
— bas. —
un peu plus
Jlil de
enlre
Alep
et
alteignit sa plus haute
il
Le sultan
6.
Rashid connait un
d'Alep (Yakout, IV, 97).
759).
—
8.
Nom
«
etaient
93); c'elail une
comme on le voil Baidjou qu'il nomme
fils
de
hommes commande par v
III,
3. Litt.
(I,
pas ä Damas,
5.
n'etait
—
Moufazzal est une simple corruption graphique de _s/'b'.
Antioche (Yakout,
a le
vieillard ». Cet ollicier, qui appar-
Houlagou, mais
10.000
samaghan
etrille »;
Premier minislre de l'empire saldjoukide. 4. Yakout donne ä ce nom la forme ^-^JjI
vj/'bi Adak, lequel herita du corps de
forme
«
une
2.
connue du pays de lioum.
par ce qui est
signifie «
primitivement, de
tenait ä la nation tartare, fut au Service sous
Situation avec
39 r.
Ms.ja^L
4.
sultan partit pour Alep.
le
to\.
v^Uji ®^>^
j^jlc
Jl
*
fjjlj JiJI
IxJ
J^\
tf-Ul
J-^-M ö^kUI
ly«J
i— «Jl
Man. JUl.
3.
annee,
que Samaghou
celles
Ils
p~
\jU.
'iJI
fS-y
Ij.sU;
u»V1
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jl£j
^3 _U Jl jÜJUI öJI j Ü -Ct j.
jj*^\
jl
j>^.
dUj>
jl
,^-^i-j
^-^
(j-jls
Lire J^.-^, Yalif ayant etc ajoute ä l'imitation des formes verbales en
1.
fut
£ojj
fc^ljl
jfJÜI Jl I^UjJ ^jli
*
Jl r JuJI
J
JUj
£-•} 'lyu-
Ji,jJ1
säa
L
j\£
—
son pere. La 7.
Forteresse
d'un clnUeau fort dans le pays
»
fol.
39
r
MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
546
j^j-c^
^jli-
Jl
^Vl
-*
^
i^ij
^^ i5Ül ^
jl
-®jj-».
^jJb
^
Ju*j IJj
^ij ^^Lc
<»-jJi>
i_i,li-
75-iy=Jl
jl
jtc-^
^ ^
^CJI p^U jL^JI 1.
LJ
le
retirer
dans
*
J
i-l;
jL
JÜ=-
J^
IjÄi-lj
CcLf-
w-^
les places fortes, et
il
ö*
il
pour Damas
partit
'.
lui
;
Ensuite,
durant
les
Tatars apprirent
la
ä
Alep dans l'hippodrome
vert.
ad-Din al-Farikani avec un corps d'armee, et dition dans le pays
lui
du nord, mais de ne
II il
le
Jl ab
il
J
ö^^ J^ ^-^ ^-U:.
etait
se
de
envoya un expres ayant pour
la nuit,
Damas avec
fit
lui
*
retrogra-
ils
Hamah,
sultan arriva a
puis
cette ville;
il
une expe-
faire
aucun pillage
il
Shams
alors partir l'emir
ordonna de
s'y livrer ä
l'emir 'Ala ad-Din Tai'bars al-Vaziri
;
envoya
il
ä la tete d'un corps d'armee,
ordonna de se diriger sur Harran.
Quant ä Mar'ash ä ä Alep,
ö^J
marche de l'armee egyptienne,
camper
il
^-^ ^Vl
v_Js>-
sultan sortit de
le
vint
et
^**J -H?"
premiers detachements entre-
et ses
en sa compagnie al-Malik al-Mansour, prince de
meme
-c^
son intention
prit
de
J JL»-^
ordonna aux populations de
derent precipitamment et en desordre. Lorsque
39 v.
(*v?"J>-
<8J^Lo
•
ses troupes.
roi.
^-&
v^J
qui est la prononciation vulgairc de
neuvieme jour; ensuite,
le
LAs
«A,
>*!
l^-L» jj^lJI dÜJI
jlkUI J^-y
ÜLL
'^-^
commandant l'emir Badr ad-Din Baisari,
Damas
p."
ü-:.-^
JlsjWI ^~i'l ^«01
faire venir l'armee. Elle partit
pour s'occuper de
jÜl
Cy.^ *^*
jy*h
<>\i
derouter l'ennemi et de triompher ainsi de
Quand
j^j iS^~ri
jloYI IJ3
J^J^
sultan apprit ces evenements,
rent dans
Jy^
p^ljl
iSjjj\
fc|^*aJI
Le manuscrit porte toujours
Quand
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Ci^l JJi~-
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Jr * ^^>y\ jU-Jl. «JU- Je. J> Jl ,»i Vj üU-iJI iMJI Jl O-^dl;
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p,
^=»L~il«l
4jm
*roi.39v".
^j.
jl
[204]
l'emir
la
oü
Shams ad-Din Ak-Sonkor
poursuite des Tatars, mais
il
trouva
le
il
al-Farikani,
des
marcha jusqu'ä
ne les atteignit pas, et
sultan partant pour l'Egypte au
d'apprendre qu'une division
il
Francs avait
fait
il
s'en revint
moment oü
une
il
incursion
venait
contre
d'une facon plus claire, que les Francs, lesquels etaient de connivence avec les Mongols, venaient de faire une expedition contre la forteresse de Kakoun. Le sultan partit d'Alep pour Damas, defendant que personne ne prit les devanls, pour dero1.
Makrizi
dit,
ber aux Francs
la
connaissance de sa marche.
HISTOIRE DES SULTANS MA.MLOUKS.
[205]
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2.
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le
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O^—
regime
Ia
;
'
cöte de 'Athlith (qui avait ete
Francs
firent
(j^jVl
Quand
prononciation de
pas
le
capturerent un certain
et
qui leur
sultan fut arrive au Caire,
il
fit
sultau d'Egypte)
le
avaient captures. 3
mais
,
dit la liberte,
ils
furent
arreter les emirs qui etaient
fit
il
leur ren-
gräce ä l'intercession que d'autres emirs firent en leur faveur.
L'emir 'Ala ad-Din Ta'ibars al-Vazifi partit, ayant avec
nombre d'Arabes commandes par Sharaf ad-Din
avec eux jusqu'au
'Isa
moment oü
ibn
ville et
Mohanna rencontra
arriva l'armee
u ;
un certain
Mohanna; il traversa nouvelle de sa marche arriva
des Tatars qui se trouvaient dans cette
pour se porter ä sa rencontre.
lui
'Isa ibn
l'Euphrate et avanca rapidement sur Harran; la officiers
Ensuite,
prisonniers vingt Chevaliers.
detaches ä Kakoun, ä l'exception de Oughoush ash-Shamsi; puis
ils
1
iy-(j
direct, prenait le
une seconde incursion du cöte de Karami
Oughoush ash-Shamsi
rattrapes par
a
envoyee par
les rejoignit et leur reprit les prisonniers qu'ils
aux
1
nominalif.
ils deboucherent du Kakoun nombre de Turkomans. L'armee
les
le
L.
\JL~Js
j&
Souvent ecrit >_$^, avec
forme du regime indirect, qui, dans cet idiome, avec
sur
^
-J^"1
~fls. jl^j j*a^I
3.
>&
^*AJI Jy!
pf
l
.\ß~>.
547
quand
les
les
qui en sortirent
Tatars et batailla
Tatars l'apercurent,
descendirent de leurs chevaux, jeterent leurs armes, baiserent la terre, et
ils
furent captures jusqu'au dernier. Ils etaient soixante personnes.
L'emir 'Ala ad-Din marcha ensuite sur Harran \
1.
Kakoun
etait
et,
quand
2.
Forteresse sur
(Yakout,
III,
616).
fut arrive
en
une forteresse voisine de Ramla, qui dependait, suivant l'opinion de
certaines personnes, de Cesaree de Palestine, sur le rivage de la
—
il
le
—
rivage de la mer, qui etait egalement 3.
mer (Yakout,
nommee
le
Yakout ne donne aucun renseignement sur
IV, 18).
Chäteau Rouge
cette localite.
—
4. 'Isa ibn Mohanna marchait ä l'avant-garde avec ses Arabes, et l'armee egyptienne suivait. 5. Harran est distante d'Edesse d'un jour, et de Rakka, de deux jours; eile est sur le chemin de Mossoul, de Damas, du pays de Roum; la legende veut qu'elle ail
—
ete bätie par
Baharan
.JjI^j, frere
d'Abraham (Yakout,
II,
231).
1
MOUFAZZAL
548
,^-Um k~J^\
fol.
40
Us-Ij
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1.
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«SjUaU
ö -"*^ 1
(4?
^c"b l*jj- ^r=-^ J'J-3"
habitants en fermerent toutes les portes, sauf une seule,
ville, los
par laquelle sortit
compagnons du
shaikh Mouhasin ibn al-Ma'wali, qui etait Tun des
le
Hayya, avec un nombre considerable de gens.
shai'kh
II
lui
porter quelques provisions de bouche pour lui souhaiter la bieuveuue.
fit
L'emir 'Ala ad-Din s'avanca ä r°.
-ÜJl
Lire \j*&.
vue de cctte
40
***•>
l,ilj»l
[200
1"
J^>
fol.
IBN ABIL-FAZAIL.
quand dit
:
il
tions;
dre;
l'apercut; le shaikh lui
La
«
"Ala
ad-Diu assura alors
la
la ville,
un resident
s'y trouvait
ad-Din
fit
reucontre du shaikh et mit pied k terre alors porter* les elefs de
ville est la ville de notre maitre le sultan.
une des tours de
il
la
capituler, et dit
Quand
«
:
le
nommee
Porte de Yazid
la
',
lui,
mais cet
sultan viendra, je
phrate et s'en revint en Egypte. ville la quitterent
lui
refusa de se ren-
(qui representait le souverain) des Tatars. 'Ala
me
soumettrai ä
Lorsqu'il fut parti, les
pour se rendre ä Damas
do
officier se defendit
ad-Din s'en retourna alors sans etre entre dans Harran;
de cette
et
population de Harran de ses excellentes inten-
de se rendrcaupres de
le pria
Harran
»
il
lui
2 .
»
'Ala
traversa l'Eu-
principaux habitants
3 .
Le vingt-cinquieme jour du mois de Ramadhan, un corps de Tatars arriva ä Harran; ils en detruisirent le raur d'enceinte, et ils saccagerent le plus grand nombre des marchcs et des maisons qui s'y trouvaient; ils detruisirent sa grande mosquce, et ils emporterent les pieces de bois qui entraient dans sa construction; puis ville; eile
ils
fut ainsi
capturerent tous les gens qui etaicnt demeures dans
completement depeuplee,
et eile
est
restee
en
la
ruines
jusqu'ä notre epoque. 1. II
faul
entendre
la lour qui defendait la
ment Nowairi (man. arabe identiques. la
—
3.
Prevoyant
comme
le dit explicite-
Nowairi raconle cet episode en termes retour des Mongols. Makrizi dit qu"Ala ad-Din massacra
1578, le
—
Porte de Yazid,
garnison mongole de Harran.
fol.
47
v°).
2.
^
jlkU! J\
^
4
^
.u
c*
v
Ms. a.^.C».
1.
des statues de
DES SULTANS MAMLOUKS.
IIISTOIRE
[207]
».
—
Ju-j cJLpj
—
2.
4.
Lire
Ms. lyb
—
Mankou Temour.
® jVl J\
^>3
^
rr
uu
jikuü
ji
Ifij
;
corriger enylj.
—
Ua.1.
Man.
5.
—
Lire Hji J.
6.
yi»j
—
^^
j-Ül
j-
JL
lu
b ^j^ji ä^ ^ ö«
3.
Ms.
K_y~-j »«)$=>.
;
il
^
^Lä^»;
«
faiire
ambassadeurs
jj^jUjJI.
lire
3;
<ja
Jt^ u
signifie
s'agit ici des
Man. comme note
7.
549
Cette merae annee, arriverent ä la cour du sultan, alors qu'il se trouvait ä Damas, des ambassadeurs de la maison de Berke, envoyes par Mankou
Temour,
fds de
Toghan,
par mer'\
fait partir
fds de Sartakh,
de Batou'. Ce prince
les avait
etaient sortis de l'empire de Lascaris,
et, lorsqu'ils
vaisseau monte par des idolätres
fils
un
(des Chretiens) les avait rencontres, les
3
avait captures, et etait entre ä Saint-Jean d'Acre, les tenant prisonniers. Les
desapprouverent completement leur eonduite
financiers de cette ville
dirent
:
«
''
et
Nous avons jure au sultan que nous n'empecherons jamais un des
ambassadeurs qui
sont envoyes de parvenir ä sa Porte.
lui
pourvurent de tout ce qui leur
Damas; mais
partir pour
etait necessaire
les idolätres
s
Ensuite,
»
pour leur voyage,
ils les
et ils les firent
ne leur restituerent pas ce qu'ils leur
avaient pris, parmi lesquelles choses se frouvaient les presents (envoyes par
Mankou Temour). 1.
Cela est une double erreur
premier
fils
Temour; en avec
la
:
Ton
sait
par Rashid ad-Din
de Batou, n'eut pas de posterite, et de plus reälite,
Mankou Temour
chute du gh intervocalique,
jusqu'a Constantinople.
—
3.
«
etait le
fils
Des
fils
(II,
que Sartakh,
108)
Mankou Toghan jU^, de
qu'il est l'oncle
de Toghoghan
de Batou; voir page 118.
J^j>y
—
2.
=
Par
mer
la
gens qui fönt des statues (religieuses
Noire,
pour mettre
formellement defendu dans l'Islam. Les Musulmans, qui n'etaient pas tres au courant du Christianisme, croyaient que les Francs adoraient des idoles. Mohammad ibn Ahmad al-Hamadhani, connu sous le nom d'Ibn al-Fakih,
dans
cite cite
les eglises) », ce qui est
par Yakout
882), parle des idoles qui ornent les eglises de
par Kazwini dans
l'eglise
en
(II,
or,
le
Athar al-bilad
(ed.
Wüstenfeld, page 387),
Rome. Tartoushi, dit qu'il a
vu dans
une autrc
d'Aboulda, dans le pays des Francs, une idole [sanam] portant une couronne incrustee de rubis et d'emeraudes, les mains ouvertes, qui d'argent et
representait le Messie.
—
4.
Cet acte ne pouvait, en
effet,
financiers de Saint-Jean d'Acre ne tenaient nullement ä
d'Egypte.
dun usage
—
que gener
les affaires, et les
une guerre avec quoique Lxc
5. A sa cour; ^_)j se disait plus courant lorsque l'on parlait du Commandern' des Croyants.
dejä pour
le khalife,
le
sultan
me semble
MOUFAZZAL
550
'fol.40V. C^tfCt
1.
^
£~>
Ju-J
Man. comme
Quand
^A,J
^Afr
^1
p. 207, n. 3 et 7.
—
IBN ABIL-FAZAIL.
*
ÜL.J\
2.
j^a*
[208]
jöj j^Ut-^
U
Äi-1
Lire plutöt JLafcJ^I.
ces ambassadeurs eurent obtenu une audience du sultan,
apprirent ce qui leur etait arrive
envoya alors un
oflicier ä
lätres qui s'y trouvaient
^i*
ce
(et
qu'on leur avait
pris).
ils
lui
Le sultan
Alexandrie pour defendre aux commercants ido-
de s'y livrer aux Operations iinancieres
et
d'en-
treprendre des vo}rages (commerciaux), taut qu'ils n'auraient pas rembourse Ia fol
40
V
*
valeur des objets que leurs coreligionnaires
(les
Francs de Saint-Jean
d'Acre) avaient saisis. La lettre qui etait entre les mains des ambassadeurs
de la maison de Berke contenait
au pouvoir des Musulmans
et
detail de tous les
le
dont
la
maison d'Houlaoun
Les ambassadeurs demanderent au sultan d'Egypte de bitte contre la
maison d'Houlaoun,
et
pays qui avaient ete s'etait
les secourir
emparee. dans leur
de les aider ä abattre sa puissance.
LES MIMCLES DE JESUS
PATR.
Oli.
—
T. XII.
—
F. 4.
37
Nihil obstat,
R.
GRAFFIN.
PERM IS D'IMPRIMER
Paris, le
1" Fevrier 1917.
H.
ODELIN,
Vic. gen.
LES MIRACLES DE JESUS TEXTE ÄTHIOPIEN PUBLIK ET TRADUIT PAR
SYLVAIN GREBAUT
Tous
di'oils
röservfis.
;
.
AVERTISSEMENT
Les Miracles de Jesus dont
ils
sont
se rattachent ä la litterature des Apocryphes,
Tun des types
les plus caracteristiques
'
Get important ouvrage (plus d'une centaine de feuillets) se distingue
par la richesse tiques,
et
la variete
groupes sous
le
de son contenu nombreux details anecdo-
chef de quarante-deux miracles principaux)
Tunite de son sujet (traditions et legendes sur la vie du Christ)
mode de composition veritable spnune)
;
par
par son
donnant au recueil l'aspect dune
icompilation
par l'interet de ses appendices
relation des premiers
;
;
(recit
evenements du christianisme
;
de la Pentecöte
legende d'Abgar,
roi d'Edesse).
Les manuscrits des Miracles de Jesus, au nombre de 25, se repartissent ainsi
d'Abbadie)
:
4
;
22 ä Londres (British Museum) ä
Tubingue
Notre edition quart de
fies
louvrage)
2 ä Paris (collection
;
2 .
dix premiers
miracles representent environ
est etablie sur
cinq mss.
:
A,
le
B, C, D, E. Elle
contient la reproduction de toutes les variantes.
1.
Lire dans la Revue, de l'Orient chretien,
notre etude
:
Apercu sur
lex
t.
XVI
(1911), p.
255-265 et
Miracles de Notre-Seigneur. Le nouveau
racles de Jesus, au lieu de l'ancien titre
:
p. 356-367,
titre
:
Les Mi-
Les Miracles de Notre-Seigneur, s'aecorde
mieux avec l'ensemble des manuscrits. -- 2. Cf. Conti Rossini, ManoscriUi ed opere abissine in Europa, p. 632. M. Conti Rossini indique, ä (ort, 2(i manuscrits. Ln effet, le manuscrit 158 d'Abbadie, renfermant seulement quelques miracles, ne doit pas etre regarde
comme
contenant notre recueil.
AVERTISSEMENT.
556
A B C I)
E Pour
faciliter
la
=
=
ms. 168 d'Abbadie*. ms. 226 d'Abbadie.
= = =
ms. Or. 623. ms.
Or. 624.
ms. Or.
lecture des
usage de divisions, de
[6]
titres et
712.
Miracles de Jesus, nous avons
fait
de sous-titres. Sylvain Grebaut.
Neulmarche (Seine-Införieure),
1.
le
"Jl
Juin 1915.
Ce manuscrit possöde deux appendices propres [Livre du Coq
Passion).
et Histoire
de la
I
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1*Ä?°C
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HTM. V7H.M m«».e.:V/.'/ h.Prt-n ViCfi*ft; C tW*£ h.vrtii'l'.'j.n bokca <;t\r' (au haut du fol.); I) -w/,»- avium mhr'VaV »*Äft» au haut du fol. thfi ncft-FA; D possede en outre le titre suivant qui se trouve Titres des mss.
2. n
hllLM
«
:
B twc.
>
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W
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i
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h.v(m
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tiCA-FA.
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—
illisibles.
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:
3-4.
:
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Les noms
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propres de
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wa-a mh-rw/ V7H.V/ benediction de A, ecrits en surcharge, sont
»tm. la
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Voici les benedictions des autres mss.
:
B MH+
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WO-
i
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:
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...
h^V^ •• Que la benediction de sa grdce soit avee son eher... ponr les A",A
:
:
>
i
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'
>
f
>
i
i
demande de sa Mere soient avee son «»Vi-» Amen. Amen. D »/UA- m-j",1, siecles! des sen'iteur Schdhla-Scheldse pottr les siecles >>"*"' * Quesa clemence, "'«?" A-vn«» >•<»9"AW/") ££ a»A>.A+ siecles sa misericorde et la demande de sa Mere soient avec notre roi David ponr les des siecles! Amen. Le nom propre xv.* est de seconde main; le nom propre primitif )»<. Mit XfClA A"iA
(Jae sa clemence, sa misericorde
i
i
i
i
•
et la
••'.'C'r
!
=
'
=
'
i
=
Que la benediction de sa grdce soit avec son sen'iteur Habta-Giyorgis pour les siecles des siecles! Amen. Les benedictions se groupent ainsi dune part, A, B, E; d'autre :
part, C, D.
LES MIRACLES DE JESUS PRELIMINAIRES 1.
— — — — et d'Eve. — d'Adam — 6. Le peche originel. Les descendants
2. Pourquoi Dieu L'Apötre Jean est l'auteur de l'ouvrage Les Miracles de Jesus. anges. 5. Creation mauvais 4. Les 3. Creation des anges. a cree le monde. :
d'Adam
et d'Eve.
7.
1
'
Au nom du
Pere, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu.
fol. r" a.
Miracles qu'a
Que
la
faits
Notre-Seigneur, Notre-Dieu
et
Notre-Sauveur Jesus-Christ.
benediction de sa gräce soit avec son serviteur... son pere... et
sa mere... pour les siecles des siecles!
Amen.
I,
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uiu 9°rm.c •
A/.e.h.
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[8]
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fol.
MIRACLES DE JESUS.
f.ES
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ib.
om.
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E
mh.tio»]
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1) B '>£Ar «W E donne la lecon adoptee. — ib. wA.e tf-Y] A E donnent la le?on adoptee. -- ib. post .s.furo»- E add. A/hVCP*. ,h
A, C,
«>.e.-n-I-
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om.; B, C, D, 8-9. «nmiip
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10.
«"V<{.n
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legon adoptee.
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^a»-
Notre-Dieu
son apötre Jean,
et
fils
Notre-Sau veur
de Zebedee. (Cet
ni
et
Notre-
qui n'a pas ete separe de son Pere
seulement un instant.
a choisi douze disciples, les a faits justes et apötres et leur a revele ses
niysteres saints. cite
(ä)
les cieux, (lui)
de l'Esprit-Saint, une heure, 11
i.
«"^V/- (B 0/«.
weo
9-ha
i
p,h.(ifl»-;
ib.
:
avant l'Ascension de Notre-Seigneur, Notre-Dieu
Sauveur Jesus-Christ dans
b
—
J-
ecrit Ä^'l'A.m.nv s/r)
Notre-Seigneur,
Jesus-Christ a expose ä son disciple et
foi.
A
ft"7^
:
aj.^>).
C'est
et
(A
D «».cm-
11. Mi.ßin.]
,;
Hoi.',»//"'-!-
:
soudain,
les Apötres.
royaume des
*
II
II
a rnis Pierre, ids de Jonas, ä leur tete, apres qu'il fut ressus-
en disant lui a
cieux.
:
Pais donc nies brebis
'
,
et
il
revele ses mysteres Caches et 11
lui a
l'ail
lui a il
donne
lui
a
la
primaute sur
donne
les clefs
du
voir le Paraclet, son Espril-Saint, avec son
Pere, qui gardait (Pierre) ä toute heure, en sorte que beaueoup de malades etaient gueris par sapriere.
I.
Jean, xxi, 15,16 et 17.
559
PREL1MINAIRES.
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i'Ä.
«ro-vn
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Lui, de son cöte, disciple, qui a ete
Mar
Pierre,
pape apres
lui
prince des Apotres, a expose ä Clement, son
dans
la ville
de Rome, c'est-ä-dire
le
taber-
nacle de la foi des chretiens, tous les mysteres que son Dieu lui avait enseio-nes.
ö
Clement en a
Jean
aussi
a
dans nombre de
l'ait
huit livres celebres.
traite livres.
les II
mysteres que son
Dieu
...
lui
avait
enseignes
a depose tous (ces) livres dans la ville de Rom*-.
Puis les saints Apotres se sont reunis et ont *excommunie tous ceux qui raeprisaient les mysteres de Dieu et les divulguaient parmi les Gentils. De (tous) les livres (sur) les mysteres qu'a ecrits Jean, le disciple bienaime, celui-ei est son livre (prineipal) Jean dit
:
«
Moi-meme
j'ai
eontient les mysteres. J'ai (et)
qui
ne sont pas ecrits
:
il
s'appelle le Livre d'Al'a-Teqarfä'
que m'a montre mon Dieu, lequel mentionne en lui tous les prodiges que j'ai vus dans mon Evangile, ni dans les livres des trois ecrit ce livre
Le tradueteur parait avoir transcrit asscz mal le titre de l'arabe (probablement mot ijX=- miracle) et avoir pris le (J final pour un ^J. 1.
le
f
fol.
v
a.
1,
LES MIRACLES DR JESUS.
560
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2.
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B o/h. E arfrf.
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En
»
ont vus
qu'a
l'Evangile ne
ante
«n'Wf.n
A, C
adrf. n; B,
I),
la lecon adoptee.
füt
effet,
faits
ces derniers ont cache la plupart des miracles qu'ils
Notre-Seigneur
pas allonge, car
ils
Jesus-Christ,
afin
savaient que
le
que eoeur
le
fol-'i, ]>
(Ce
sont
les
mysteres) que
le
de
recit
des peuples
n'accepterait pas cet expose volumineux ä cause de la petitesse de leur V
-
m.
Evangelistes. (et)
8.
E donnent
Seigueur a Caches *ä ses anges
et
foi.
ä ses
prophetes, (mais) qu'il a reveles presentement ä (ses) enfants, ä ceux qui sont
nes dans
la
plenitude des temps,
Jean, l'apötre elu, a
comme
commence
TEsprit-Saint a parle par sa bouche.
son Evangile gneur
et le
:
Au commencement
Verbe etait
le
Seigneur.
disent les Ecritures.
l'expose concernant le livre (dans) lequel 11
a dit au sujet de la divinite au debut
etait le ('.'est
ile
Verbe. Le Verbe etait aupres du Sei-
ainsi qu'au commencement, des Vorigine,
1
"
PRELIMINAIRES.
[11]
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lui
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(dont)
et
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a'a pas fait
'
le
:
Le Seigneur
monde, comme
est s'il
Tres-Haut
le
et
son norm
en avait besoin et.comme
est glosi (sa)
pour que sa gloire devint parfaite,
n'etait
le
monde
fut cree,
nullement petite.
amour des hommes, majeste
afin
verraient
lorsqu'elles 3
il
Mais
loin
etait glorifie le
Seigneur a
que toutes
l'oeuvre
du Seigneur un telpropos! En
qu'il
par
elfet,
sa (propre) gloire (laquelle)
fait le
les creatures
monde
a cause de son
connussent sa puissance,
avait faite; afin qu'il
füt glorifie
dans
pour les siecles des siecles; et afin que sa souverainete et sa
puissance fussent manifestees aupres des (creatures). Le Seigneur est beni 1.
Jean,
i,
1-5.
—
2.
fol.
r" a.
gloire etait insuffisante pour lui. G'est pourquoi avoir voulu faire ses creatures,
avant que
a.
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Ps. lxxxii., 19.
—
3.
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dignite (supreme).
et
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LES MIRACLES DE JESUS.
562
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G,
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E
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7X.).
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-
a>.
qui a fait les cieux resplendissants, lumineux et eleves et a
tröne de sa gloire au-dessus de tout.
divers types et
categories.
il
a fait les armees des anges saints (qui)
De plus
brassent par des chants varies. a fait aussi le siege portatif
(par) les
C
ffl/WiAh.
declarent samt son nom'et glorifient sa puissance.
11
•
lecon adoptee.
od-vik..
O/H. -- 7-8.
post 7*. B, C,
Par (une pärole de) sa bouche
'
la
E donnent
I),
iä.
i
E
en surcharge dans A.
—
A, C das.
'6ao'ti\\ft.
i
•
•
— 3-4. mun»*] A,
w?; B, C,
add.
9. mft"/Aft-
E
E
D,
— «f>n<.j
I),
4>&4>; B, C,
I)
II
il
(les)
11
a
a etablis,
fait
afin
(les
anges) en
qu'ils le
cele-
a faitla hindere devantle trone de sa gloire.
de son tröne,
Quatre Anges qui sont appeles
les
afin qu'il füt eleve
eminemment
Qnatre Animaux. La face du
premier ressemble ä une face d'homme. La face du deuxieme ressemble ä une face de Hon. Ils portent le tröne
du
(cöte) droit.
La face du troisieme
res-
semble ä une face de beeuf. La face du quatrieme ressemble a une face d'aigle. Ils portent le tröne
du cöte gauche.
5
i
i
an-ncMo-]
A
.ft-^ABJ
Son^ir] C
>i
est eleve,
—
post mhjriA
B "7irt.t. — B n<>.^o». — 6.
A.";A.
ib. ffl.eft.-ilA.]
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3.
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y a des anges qui s'appellent Gherubins
(et)
qui ont quatre ailes.
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y en a qui s'appellent Seraphins (et) qui (mit) six ailes. Avec deux de leurs etiles ils couvrent leur face, aßn de ne pas etre britles pur la Vomiere delagloire du Seigneur. Avec deux disant les
:
Saint, Saint, Saint est
cieuxet II
a
la
t'ait
de leurs
(autres) le
ailes
'ils
colent et crient entre eux, en
Seigneur Sabaoth. Tu
terre de la saintete de la gloire
es
parfait
(et)
tu remplis
'.
aussi les anges en dix prineipaux choeurs, chaeun selon leur degre
chaeun selon leur ordre. Les premiers princes sont par rapport aux autres princes comme la hauteur du ciel est par rapport ä (la positiua
et
de) la terre.
Le premier degre, ce sont
des anges spirituels.
De
plus
coup d'yeux. Puis ce sont
les
il
les
y a ensuxte
Archanges
(qui) sont
les Principautes
Seraphins qui (ont) six
au-dessus
qui (ont)
ailes. 11
y en
beaü-
a parmi
y en a parmi eux qui psahnodient il y en a parmi eux qui rendent gräces; il y en a parmi eux qui celebrent, qui benissent et qui
eux qui gloriiient
1. ls.. vi,
2-3.
;
il
;
* toi. 2
LES MIRACLES DE JESUS.
564
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#.
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Mol.
2.
*
lumineux
et
eleves.
v°b.
glorieux tuels
(et sont)
et saints.
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de chanter et de
Archanges
ils
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i
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le glorifier. II les
saints (qui) entourent
autour du tabernacle de hindere. En
CVst pourquoi
tn-nCVi
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«n<>.«;.ovj
'».
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:
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A.-J-A;
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B
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atßk-n&p.
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post V7ii.M)<m:
fflA'/"V'i-
donne ä tous une voix suave,
A, B,
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le
a etaldis
son tröne sont spiri-
ils
tröne de feu de
la
divinile ausrüste.
Un ange, Lui-möme
appele Sätnä'öl,
faisait
monter
etait
(constitue) prince
sur
de tous les anges vers
la glorification
Archanges.
ces
le
Seigneur.
Lorsipie cet (etre) maudit eut su avec certitude qu'il etail creö d'esprit
lumiere eternelle,
äme pas
:
«
il
sc mit (ä penser)
dans son intelligence et
Pourquoi rendrais-je nia gloire
glorifie
raoi-meme?
»
Seblyänos
ä
il
dit
ei
de
en son
un autre? Pourquoi ne serais-je
parla
aux
anges qui
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avec
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B,
B,
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pensez, le
Sei-
anges entendirent oette
augmenta
rebellion et
(sa)
comme vous
je suis).
»
dites,
De nouveau
les
qu'il (venait de) dire.
augmenta
pas
utile.
« 11
ne laut pas que vous glorifiiez
le
tut
deehu de sa gloire de leurs desres. J ö'
en sorte qu'il augmenta.
•
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II
moi appartiennent
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6.
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lui
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De plus
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»
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Gabriel cria Alors Fange *»
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d'äneres tomberent avec
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II
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nous avons Dieu (pour) Createur,
me
dit cette parole,
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gräces, l'honneur et la majeste, car je suis eut
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:
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ii.
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(Cette) parole de
d'autre
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qu'il avait
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'
l'aetion de »
Lorsqn'il
de son honneur. Beaucoup
disant
:
«
Tenons-nous
* fol. 3,
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LES MIRACLES DE JESUS.
566
11
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la foi,
Fange
Paix,
la
Gabriel,
apaisa la societe des anges par sa parole. Tous ceux qui ecouterent (cette
dans leur regle (demenrerent) dans leur
parole), obeirent et se tinrent
Mais ceux qui n'ecouterent pas
la parole
de Tango
Gabriel et ne
rent pas furent precipites de leurs degres et tomberent avec
Alois les anges tomberent de tous les lieux (oü des esprits inipurs, (divises) en nombreux
eux qui tomberent dans Fair
;
il
(et)
ils
le
degre".
(lui)
obei-
diable.
etaient) et devinrent
divers types.
II
y en eut
parini
y en eut parmi eux qui tomberent sur la teric
y en eut parmi eux qui parvinrent jusqu'aux enfers, sous (les lieux) inferieurs. Ces anges alors se trouveronl a jamais dans le lien oü ils sonl il
tumbes. Leur chute eut lieu
le
sixieme jour, ä
la
troisieme lieure.
PRELIMINAIRES.
17
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3,
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MWItirof B
tf-A»]
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2.
A
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6.
n-fc
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y»q»pr> (en surcharge); B, D,
3.
«dd.
h-s?-;
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K
H«n>TriA]
C, D,
wr (ante
E oW.^-U To». - - ib. post posl wai!)(| E add. MH.Ml
h-sy» 12.
B
add.
-A|-]
E
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4.
— —
-
nilhn"?-/:«'«»-).
B
6A*] ditlologie de *A> dans A;
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E donnent
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E
C, D,
P>,
E
—
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—
ff".
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ilffl-fi/-.
—
ua».
:
—
— 5-6.
ante
>,fni
—
m^y-ii] E om.
7.
8.
post
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S]
t£1
B, C, I>
D
«
1WA.
Le Seigneur
fit
Adam
blance, et souilla sur
*
des quatre Clements, ä son image
son visage Tesprit de vie. Puis
le
et
paradis des drlices, du cute de l'Orient. Le Seigneur plaea paradis des delices. Ensuite
animaux
et tous les
nom. (Adam)
le
Seigneur
oiseaux qu'il avait
les appela
fit
ä sa ressem-
Seigneur planta
Adam dans
le
>
r
i.
v
a
a. '
le
venir toutes les betes, (tous) les
faits, afin
qu(Adam)
chacun.par leur noni, (comme)
ils
leur donnät
uu
sont appeles jusqu'ä
ce jour.
Puis le
le
Seigneur
Seigneur
prit
fit
venir
le
Comme Adam
sommeil sur Adam.
une de ses cötes
et
en
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Eve k
(qui)
il
dormait
donna
l'es|)iil
de vie.
Adam
voyait le Seigneur dans
Trinite des personnes. ()r lorsque il
la
gloire de sa divinite et dans la sainte
Adam
voyait
le
Seigneur dans sa
se rejouissait et exultait dans le paradis des delices. PATR. OU.
—
T. XII.
—
F.
4.
*
a-loire
Le Seigneur commenca 38
*
3
fol \
b.
LES MIRACLES DE JESUS.
568
AMT
'1/M-f-
ftl
(»'hl-
••
*
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E
8.
qui est evidemment une laute de copiste.
dil
le
paradis des delices. D'abord
tombe de son degr^ jalouserait
ä
Adam
ne t'en approche pas,
Sache
sois
pas
Mange
«
:
>,-»t]
—
ib. «"»i.'i-]
de tous
le
Seigneur savait
et seduirait
les
(Adam).
arbres qui se trouvent dans
(quo), si tu
veux etre
blance.
A
et
ne
comme
moi-meme
tu es l'image
transgresse 2
.
Gonnais
tentation) ait lieu. Maintenant ne t'egale pas
songeras ä cela, 1.
Gen.,
/es lieux.
11,
tu
16-17.
mourras certainement.
—
2.
M.
ii
m.
mon image
du Pere. Moi-mrme 3
:
mon commandement.
pas
ces arbres Celestes, tu te trouveras dansle
je t'ai cree ä
paradis dans toute (son) etendue d.
mange pas
que tu ne meures pas certainement*. Maintenant
afin
infidele
paradis a jamais, rar
4,
C ü/i/. E vHv.n
—
—
NWC.
paradis. Mais de l'arbre qui se trouve au milieu du paradis n'en
ne me
toi.
:
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9.
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(»V/'Mrt] B,
4.
ib. Yi«d
Adam dans
etait
Le Seigneur
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D,
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plante (pour
j'ai
bien et
ä
et
le
toi-mßme
ressemtoi)
mal, avant que
le (la
h moi, car lorsque tu
Adam, ne desire pas maroyautö,
ä la ressemblance de.
—
,'i.
M.
ä
m.
:
dans
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PRELIMINAIRES.
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5.
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la
6.
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B, C, D, B, C, U,
— — ä.
—
:
:
:
hdnneur, car tu ne pourras pas atteindre
desire pas
ma
transgresse pas
mon commandement,
Lorsque Satan eut vu nees ä Adam,
dit
il
le
d'entrer :
«
—
8.
la
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:
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V
en
ma
la
afin
que
je ne t'expulse
pas du paradis
»
royaute
et la
gräce que
le
Seigneur avait don-
jalousa d'une grande Jalousie. Le serpent etait plus ruse
tous les animaux'.
tre
C,
— —
puissance. Adam, ne que personne n'atteindra. Gomprends, 6 Adam, et ne
gloire
des delices pour la terre maudite.
que
E
,
—
lohm^i-t.
B
7i
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A.ivnV]
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legon adoptee.
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legon adoptee.
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•
569
Satan vint vers
afin
lui,
de
Fais ce que tu veux.
seduire »
lui et lui
demanda de
Adam. Le serpent
Satan entra en
lui.
lui
lui
permet-
repoudit et
(Le serpent)
lui servit
lui
de
maison etle conduisit au paradis. Satan appela Evc le
lui
par
la
exposa
le
bouche du serpent
« Qu'est-ce que et lui dit Adam, ton homme? » Quant ä eile, eile commandement du Seigneur et lui dit « Le Seigneur a dit, ä
Seigneur vous a ordonne, ä
Adam, mon maitre «
*
:
:
«
Le jour oü vous mangerez de l'arbre qui se trouve au
milieu du paradis, vous mourrez certainement. 1.
On
:
toi et ä
peut traduire aussi par
le superlatif relatif
»
:
Satan
le
lui dit
:
«
Si
plus ruse de tous
vous man-
les
animaux.
fo).
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b.
'..
LES M1HACLES DE JESUS.
570
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A d»r«vflf-; C, T) «Dforif-: a> est R om. — ib. mtw] A, R, C >
E donnent la le?on adoptee. E add. a>. — 9-10. Tür-/] R 10.
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9.
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1
1
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le
Seigneur vous a
dit
:
«
N'en mangez pas
mourres /ms certainement, mais vous deviendrez comme des dieux
connaftrez
le
dien ei le
maV
G'est pourquoi ilvousa dit
.
:
«
et
»,
vous
N'en mangez pas.
»
Toi, ö Evc, puisque le Seigneur t'a faite apres Adam, afin de l'etablir maitre sur toi et
et fol. 4,
v" a
«
de
le
rendre plus grand
maintenant de
nioi
im eonseil
commence par manger de l'arbre (au sujet) duquel le Seigneur vous a dit que tu deviennes N'en mangez pas », alin que ta gloire soit gramle et :
*
toi-meme
le
Dien i'Adam.
»
Lorsque Üve eut entendu
la
parole de Satan, eile savoura l'arbre en son
cceur etvitqu'il etait tres beau. Elle en cueillit du fruit, delicieux.
Puis
eile
savoura. Lorsqu'ils
apporta et
fit
manger
eurent trausgresse
le
( 1
.
'.en.,
in, 4-5.
du paradis.
le
goüta
et le
trouva
Adam de ce fruit. Lui aussi le commandement du Seigneur, ils ä
furent depouilles du vetement de lumiere dont rent donc au milieu des arbres
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C, D,
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4.
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5.
—
:
—
4-5. vni.Mi.h.r:]
>,(\
—
i
adoptee.
Lorsqu'ils entendirent
du Seigneur
bruit (des pas)
le
(qui
etait)
en train
de se profnener au milieu du paradis, Adam eut honte qu'il ne lui apparüt. Le Oii te trouves-tu, Adam ? Le pauvre et liumble (Adam) Seigneur lui dit 1
:
repondit
et lui dit
J'ai entendu
:
bruit
le
ne
«* Tu
mon commandement
je t'avais
moi-meme je Adam dit avec moi,
mon
1.
Mon Seigneur,
:
interdit
3 .
commandement? mange
j'ai
Gen.,
''.
l'arbre
comme
devenue puissante sur
est
dit
lui
:
dont
te (l)'avait
toi,
comme
te (l)'avais dit. »
elle-möme m'a
m'avais
mort
la
me
je
Le
in, 9.
—
seduit
Le Elle
ma
et
Seigneur dit
Seigneur 2.
femme que
la
Gen., in,
:
fait
dit
ä
le
—
Gen.,
10.
mos
tu
3.
donnee,
manger de Evr
12.
serpent
le
serpent
m,
l'arbre
pour demeurer que toi-möme
Pourquoi as-tu
:
Mon Seigneur,
maudit
*^
' l
1
|i
defendu de manger. Es-tu devenu Dieu maintenant,
promis Satan? Voici que
tu
mange de
tu as
:
et
Le Seigneur
pas, cur je suis au-.
me wies
suis cache, afin que tu
as transgresse
pas); j'ai eu peur
tes
{de
—
a
4.
ce
m
a
transgresse
trompee
moment-lä
Gen.. in,
12,
et
ct.
lui
'
LES MIRACLES DK JESUS.
572 (»jf.fl.4
••
ll.
\-
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flA*'/.
HW-A-
:
weh
hhfi
fol.
CW+
:
•
Vi->.
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hVtffc
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tf-rt-tf«»-
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tohh-frZCC
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/liJt'rD'iti.
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«l'mfoiv
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11. fln^l-] C,
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dit
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— «»A-V. —
E fRC.
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tu
mange
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jours de ta vie. Je mettrai une inimitie nitre ta posterite '
tous ses enfants
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iD-|-hH
mua.
.e+Trfii.]
:
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n^-v/sn. sie;
8-9. post
HTi^iY] C,
ib.
de la femme, en sorte que
posterite
m-},}.-
:
-M»).
aftth.
B
B jMTfriK
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7.
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—
maudii entre tous
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la
et
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ton
cöte, tu
mordras
songe en
que tu as
talon de leurs pieds. Puis
le
ton
äme
dessus de toi! Enfantedans soii reis ton
Ahns
le
Seigneur
d cause de toi face
mange
as ete cre6, rar *
souffrance. Larsque
(et)
tu
ton pain, jusqu'ä
toi-möme
tu es
et
poussiere *
et
:
Parce
lui-m&me au-
!
et s'attrista sur sa chute, :
Quela
tu retöurnes
dans
la
.1
II
mil
maudite
terre soit
des ronces poussent pour toi!
ce que
et
soii
Üve
ä
auras enfante, que ton retour
alors qu'il avait peur, et illuidit
que des epines
dit
2
Adam, son image,
Le Seigneur chassa Adam
fol- 5,
r
lui,
vit
Seigneur
au-dessus d'Adam, qu'il
ötre
muri, car lui-m4me tedominera
(Adam) devant
la
la
ä
le
sueur
la
(li-
d'oü tu
poussiere
tu retourneras en poussiere'.
Ere du paradis, les en expulsa
et
ferma
li.
1.
in,
On
peut traduire aussi par
L4-16. —
3.
Gen., in, 17-19.
la
conjonetion temporelle
:
jusqu'ä ce que.
—
2.
Gen.,
PRELIMINAIRES.
[23]
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A
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boyait, alin la
10.
4-.S-0V.
i
ib. ji>]
ib.
ib. 4».SA]
ib.
h>.via.
9.
,"h.p.flii-.
la
la
porte (du paradis)
il
1),
plaga une epee de feu qui flam-
qu'Adam ne renträt pas ä nouveau, ne mangeät pas de dans
vie qui etait plante
(le
-J-IMIA»]
6. A.Kra-'i-]
I)
(Oh..e,'l'(\9"}
«pfrffll-.
:
ib.
5.
//'.
I)
4.
AY1.<.-I1]
l'arbre de
Le Seigneur
paradis). et (ne) vecüt ä jamais.
plaga un Cherubin ä la porte du paradis, alin t\uAtl
Toutefois
Verbe; Fils;
il
le
afin qu'Arfa?n
afin
cueilli le
qu'il
ne
de
fruit
placa
afin
(la),
qu'il füt
le
la
ne regardät pas sa ressemblance dans
cueillit
pas
le
fruit
de
la vie
personne
la
le
Pere
;
'
du
personne du
ä (l'arbre), corame
concupiscence, (defendu pari
la
de
voile
et afin
il
avait
que ne
fussent pas rendues vaines par ce nioyen le salut, l'Incarnation du Verbe et la
venue des
saints, des justes et des bons.
Lorsque notre pere Adam se trouvait dans personnes saintes (de
la Trinite).
le
paradis,
Ellesse trouvaient
*
il
voyait les trois
au milieu des arbres du
fol. \ '
paradis, oü
il
n'y avait pas de souffrance, ni de tristesse, ni de mort.
Eye tomberent du paradis de l'Eden sur Montagne 1.
M.
a
des
m.
:
Tresors le voile
2 .
11s
la
Montagne
etaient chagrins
de l'enveloppe de
la
et
personne.
—
et
sainte, c'est-ä-dire la
tristes, 2.
Adam
lorsqu'ils sentaient
CT. infra, p. 60, note 3.
a.
:
;
LES MIRACLES DE JESUS.
574
V>
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A
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5,
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—
ib.
effet, le
nous
Seigneur
l'avons
faisait
raconte
garder
la
feu ardent. Lorsqu'il
paradis,
ils
ils
11
;
—
ib.
ne pouvaient (plus) parvenir.
avait
entoure
(le-
(plus) possible
ne leur fut
verserent des larmes
^'/"ft
porte du paradis (par) son ange,
precedemment.
mur de
B
C, D, om. m.
Mf.
l'odeur du parfum du paradis vers (lequel)
En
:
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—
—
Mf
=
— —
;
—
—
:
—
—
;
i
ameres.
comme
paradis)
de
d'un
parvenir
au
continuerent ä pleurer et a
Ils
gemir apres leur chute du paradis, (pendant) cent ans.
Ensuite
Adam connut
Eve. Elle enfanta Abel
le
Juste avee sa sceur.
Adam
la connut a nouveau. Elle enfanta Cain et sa soeur. Lorsqu'ils furent devenus
grands, *
fol.
?
*
Adam ordonna
Seigneur
vb. fruits
ä Abel et ä Cain,
les plus helles
ses fds, d'offrir (en)
au
de leurs brebis grasses. Mais Cain apporta des
de son champ qui n'etaient pas agreables.
Cain etait jaloux de son frere Abel, car etait
sacrifice
nee avec
lui.
En
effet,
eile
etait
il
jolie.
voulait epouser la
(Mais)
Adam
femme
(voulait)
qui
marier
PREI.IMINAIRES.
[25]
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Adam ne
meme
voulait pas marin-
jour et etaient nes
le
frere et la soeur qui avaient
le
meme
jour.
Ce
cause de
fut la
la
haine de Cain contre Abel, son frere. Lorsqu'ils offrirent le sacrifice au Seigneur, le Seigneur agrea (mais)
d'Abel,
repudia
il
le
frere, et le tua. Aussitöt le dit
:
Cain,
Cain.
de cceur et dit lui dit
le
:
<s
maudit
Adam 1.
Gen..
:
oii est
Suis-je
pas
Si tu n'es et lui dit et
:
sacrifice
de Cain. Cain
Seigneur apparut
—
2.
jaloux
ä Cain sur
Abel, ton frere'? Cain repondit avec le
le
et
lui
et
endurcissement
iv, 9.
—
3.
Gen.,
»
Le Seigneur
epouvante, tous lesjours de fort
iv, 12.
fol. r° a.
gardien d'A&eü, pour'quoi l'as-tu tue?
Deviens tremblant
Gen..
nuage
1111
son
gardien d'Abel, pour que je (le)sache*? Le Seigneur
Ere s'attristerent et s'affligerent
iv, 9.
'
fut
le sacrifice
d'Abel,
tu
du meurtre d'A6eZ
ne'. le
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la posterite
de Nor
leurs femmes —
rtrt.e.'nv]
Seigneur
Nombreuse
fut
jusqu'ä ce que fut acheve
meurtre
en
le
Juste
tout)
C,
que
le
l'a
cinquieme jour
reras (ä la fois) vivant et mort dans la terre.
»
que
et lui dit
:
—
de
descente
la *
Puis (ce
les siecles
et derni.
les
Seigneur a
appele son bien-aime.
leur posterite, stable pour le
d'AöeZ,
huit (personnes)
:
grand des Peres justes apres
fut le plus
effet, le
le
se mirent ä procreer, jusqu'ä ce
Seigneur parla ä Adam lors de sa sortie du paradis
des
En effet, le « Tu demeu-
L'explication du cinquieme
Lorsque ces annees furent achevees depuis la sorde notre pere Adam du paradis, l'epoque de la venue du salut du monde
jour et tie
|>A'"|"
:
niPp*.
[dam eut des rapports avec Evc
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(pendant) cent ans. Lorsque cent ans furent ecoules depuis
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MIRACLES DE JESUS.
l>ES
entier
demi
et
est 5.500 ans.
du
salut de
avait vaineu (les
abandonne
le
Fesclavage de
hommes), car
ils
Satan
rendaient
Seigneur misericordieux.
le
approcha. eulte
aux
En
eilet,
(Satan)
idoles, apres avoir
io
577
PREMIER MIRACLE.
[27]
I
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—
est en surcharge dans E.
C, D,
6. «n-fir]
i
PREMIER MIRACLE A PROPOS DE LA CONCEPTION DE JESUS 1.
Präsentation de Marie au temple. et l'epreuve de l'eau
—
2.
L'Annonciation.
de malediction que
les
Anciens
—
3.
La conception de Jesus
d'lsrael firent subir a Marie.
1
Le
Seigneur choisil
(vierge
:
en corps
et
en
Notre-Dame esprit).
En
la
Sainte
Vierge
effet, eile etait
Marie,
doublement
passee (de generation en
generation) dans les reins des Peres purs, jnsqu'ä ce qu'elle naqnit de son
pere
et
sa mere, (tons
de
deux)
*
justes
descendants du saint prophete
*
u v
David,
lils
d'Isai.
Lorsque Notre-Dame Marie, doublement vierge, au doux
nom,(et) Generatrice de Dien, eut grandi, son pere qu'elle servit le
Seigneur. Elle demeura dans
avec l'Esprit-Saint. Lorsqu'elle
Nazareth de
Galilee.
fut
le
la
presenta au temple, alin
Saint des saints, en grandissant
parvenue au type de femme, on
la
mit ä
'
6
]
a.
.
LES MIB.ACLES DE JESUS.
578
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A, B, C,
2. oi»4Mi4-]
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I
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fol.6,
[28]
B
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«».oia* ne"V»:.f!'" »'MLt hvw* mi\<\Ri\- C 'l'.tvn> r'iia «"ic.yr* nijefi; l> '>.e.M(M.e.fl. 6. W'VTY./J E frjtJlfr .e-->°JA flYlAh. "7C.r?° flOÄril -icyr £ -y-7A IHlAh. 8. post Ah.A
!
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Alors
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Seigneur ordonna a lange Gabriel
le
archange — ä l'origine avec ses anges,
'
toi. 6,
il
etait
(le
Seigneur
'
*
la ville
il
lui
toi.
Tu
annonca
chute de Sätnail
la
et lui dit
1.
es benie
la
(de Ten') de la creation
(eile
pouvait)
entref
conception
douhlement (vierge
M.
ä
nouvelle.
—
5.
M.
m.
— ä
m.
Va
«
:
annonce-lui
et
les
le
voir et
femmes
d' Elisabeth,
et le
il
du monde.
vers la
quo
-
Tai
je
lui dit
:
Salul ä
fruit de ton sein
sa parente
5
:
3. :
ä la /in.
On
—
2.
et)
toi
peut traduirc aussi par
de ses parenls.
le
1
signifie
comparatif
!
Le Seigneur
beni
est
'.
De
(lui disant) qu'elle
,
au doux nom. Alors
Le verbe h-fW. n,
se tint devant
11
enfanter Jean-Baptiste. Grand fut l'etonnement de Notre-Dame Marie,
etabli
et.
.
mois
un endroit) oü
aree
—
de Nasareth
.
(vierge), le sixieme
esl
avait choisi
Gabriel alla vers Notre-Dame la Sainte Yierqe Marie, douhlement
v* b.
eile (en
qu'il
des degres des anges; (mais) lors-
archange)
l'institua
de Joachim qui hahite ä
choisie. »
au dernier
tenu dans une helle obeissance, ä l'epoque de
qu'il se fut
lille
:
:
eile
:
rejouir
:
devaii
Sainte Vierge
la
dit
plus
Qu'il
me
soil
par une heureuse
plus que.
—
4.
Luc,
i,
28.
r
PREMIER MIRACLE.
2 9]
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depuis qu'ellr eut entendu
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aux cieux. Le sein de Notre-Dame
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se
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par
la
Sainte
grossir,
ä
gräce
la
*
de
l'Esprit-Saint.
La nouvelle de sa conception
se repandit dans tout le peuple
2
d' Israel
.
(on disait) que la Vierge Marie, ülle de Joachim, etait enceinte. (Les Israelites)
raconterent cela ä leurs pretres. Les pretres discuterent sur cette nouvelle qui etait
l'eau de malediction
teur! fera
En
la'loi
effet,
3
k toute
11
:
femme
1
qui aura fornique parmi les enfants d Israel on
boire de cette eau. Son ventre
aussitöt.
1.
y en eut parmi eux qui dirent « Ou'elle boive de au bassin que le Seigneur a fait voirä Motse, son servi-
parvenue vers eux.
Luc,
s'ouvrira et se fendra et eile perira
»
i,
38.
—
2.
M.
ä
m.
:
la societe.
mosai'que sur la Jalousie. Nombr..
—
3.
v, 11-31).
M.
ä
m.
:
correction. (Application de
*
foi.
LES MIRACLES DE JESUS.
580
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3.
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B
—
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—
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confesse devant nous
«
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—
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E
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C, ü,
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0.
ini«'>]
venir
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Amene
A
car
il
concu
doublement
l'aimait fort. et
II
laquelle
:
'
En
eilet,
Gabriel l'avait
oak. a. •».<»••>]
B
A
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«JltTroJir.]
7.
ib.
'1'ÄfiV
;
B
nhnifiiH.]
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i
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!
i
—
freie
/osep/i,
ä la
du pere de Notre-Dame garde de qui on
et (afin que)
*
II
vint
en pleuraut
2
l'avait
fille
t'a seduite.
»
les enfants d' Israel
selon
saluee et
nous examinions
vers Notre-Dame
et (en)
Informe-moi, 6
«
:
KhmVn
i
Marie, tafiancee, fdle de tonfrere, äfin qu'elle
(vierge), dit
b
//'.
ng*7Cf»"]
uJ°;Vinr.
V
:
;
(vierge),
raconte-moi quel est celui qui
(ce qui s'etait passe).
selon
lui
—
»
ng-TGfy; C
i
—
>i^w-yi.
7.A»»
«
M°ID-M'
•
— lecon adoptee. —
B
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B a>.th>iM *jt«> *^cy?° jpwa ib. £*
qui eile a concu
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ü
i
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«
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la
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ic$9°
ji. mi»-i,]
10-11.
B
C,
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s
«djcma*
— 2-3.
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i
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i
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—
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est sa virginite. » Joseph leur obeit.
Vierge Marie,
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doublement
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B om.;
confiee. Ils lui dirent
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2.
4.
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VII
APrt.V
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[30]
la
gemissant ä son de
Sainte sujet,
de qui tu as
.Inda,
Elle lui raconta aussitöt
avaient meprise l'action
laquelle
il
avait
annonce
ä Notre-Dame Marie. (Joseph) la prit
raconta
comme
par
eile lui
la
niain et la
avait dit.
malediction qui sortait de
1
M.
a in.: les
Anciens, fils
la
mena
vers les Anciens d'Israel.
Mais eux
lirent boire
montagne. Lorsqu'ils
d Israel. —2. M.
ä m.
:
il
leur
ä (Marie) l'eau de
la lui
arriva.
II
eurent
»-3.M.
ä
fait boire,
m. -.comment.
PREMIER MIRACLE.
31
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B add.
B
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"VC.l'1»"
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«icpr. —
«>
IIb"'/
IIN.
commr la lumiere du soleil du mois vetements comme des eclairs qui arrachaient '
de Nisan. les
yeux.
sur la moutagne, (venant) de la lumiere du visage
*
(Les eclairs) brillaient
HA
i
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4'.e.n>
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'
4\^M-
"'/c.ey
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>iA.e.V(-
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Art
indiquent qu'on doit con-
.0*?A
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o»hi
i
.e.-nr.
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VII
ikd-m-
a>i"/ii>»VV
'7'ÄAl-
—
R ••
— 4-5.
+.P.A1-
B
post aogixi-
iä.
°V^V
A
de
niiAh.
:
AVTHM-}
ä.a]
tf-n»
4-.P.-fl-V
KhrrHWft
i.n/-
"
L) (»ao>-.
D,
;
A7i"/ni>i»
— 6-7.
7.
brilla et resplendit
de
A, C,
snti
*jcn*
il)l;V/.
—
:
son visage
B
-icyr'.
i
HtAif.fi:
— m] E mhiicv
4. iiaw.]
D
C,
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h»"^Yi; C,
>."/H.h "V.f-YCU-] E CfcPYl C^y] B ÄTH^iM -icyr' i
—
A>i"ni>.1>
:
:
"v.e'1"
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fkf^KLff
i
— 5-6. A>i"Hi>i1V — «»>,?»/]
6. -Illl-V]
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trois petits points au-dessus
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3.
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ib.
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i
i
(de Marie). Lorsque les Juifs qui se trouvaient lä eurent vu ce grand miracle,
(opere) par Notre-Dame la Sainte Vierge Marie,
doublement
(vierge),
clinerent et se prosternerent aux pieds de Notre-Dame Marie, au
Des foules nombreuses crurent ä
Dame Marie avait dit
fait
par
la
Alors rirent
et
et
M.
ä
la
la
fut
aecomplie
eurent peur
m.
(vierge),
:
1 .
la
En
fut
coneeption du Verbe
Dieu
({'Israel
parole eilet,
qui avait visite
et
s'in-
doux nom.
son peuple il
et
avait
saints.
du prophete David qui
lorsque Notre-Dame
parvenue ä l'endroit (de
emit de la lumiere
ils
dans le sein de Notre-
maison de David, son serviteur, comme
bouche de ses prophetes
doublement 1.
glorifierent le
son salut de
im.
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de la splendeur.
—
2.
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Sainte
l'eau)
:
Les eaux
Vierge Marie,
de malediction,
Ps. lxxvi, 17.
te
il
*
fol.
v"a.
7,
:
LES MIRACLES DE JESUS.
582
7,
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Will
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7_9. Voici les benedictions des einq mss.
B
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A^Ao»
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C,
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siun'e de
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w«.
h.fft-fi
:
i
nom,
mon Seigneur Jesus-Christ, que la benediction de ta grdce soit avec ton serviteur... pottr les siecles des siecles! Amen. Dans le ms. f.p\h etait primitivement ecrit au Heu de Ä.vti. l'espace blanc laisse dans le ms. pour l'inserlion
Nos points de Suspension indiquent
nom propre
ulterieure d'un ticn-fn
VDA-
!
'/°fiA
«
7-fK.
:
le
:
:
nom du
C
possesseur.
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i
Que
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h.pft-n
:
clemence
In
i
et la
misericorde de Notre-Seigneur Jesus-Christ soient avec son serviteur Schdhla-Scheld.se [Clemence de la Trinite] pour les siecles des siecles! Amen. D "ivt\- wt"foCU AV7H.M <nonp.;li.>
mence
:
h.VA-n
et la
i
1H:fl*fl
f»A-
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'/"t\t\
:
»TV**»
i
S'/M-
notre roi David pour les siecles des siecles! sur un grattage. j?«e}-, David, a ete ajoute
Amen. Le nom du
Comme
on peut inierer que ce ms. a ete la propriete d'un WA- 5TAA TÜCM X.'Ml n^Ylt HCA-FA h.VA-fl
de
lä furent fol. 7,
vb
'
de
lä
epouvantes par
eut
(Ce
vir"'inite. fit
ce
2
et
\1.
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:
:•:
Que
la cle-
m.
:
mon
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David n'est pas
les
E hfO-oo t\"it\u»
'
Juifs
Ce
dans
Seigneur Jesus-Christ,
2.
M.
a
:
son.
le
.•
.
Air
",M"
:
-h'tnM >."%>
:•:
premier miracle et)
au doux nom.
le
sceau de sa
Notre-Sauveur Jesus-Christ sein de Notre-Dame Marie,
nom de
de ta gräce sur
les siecles
m.
le
et
primitif
qui se trouverenl
fut le
doublement (vierge
qu'il se trouvait
habiter la benediction
de lui.
roi
V7-/w 5', notre roi, est primitif,
I.VCIA
Oflt
Notre-Seigneur, Notre-Dieu
prodige, tändis
fais
mot
bruit de cette parole.
le
Za-Mikä'il et saniere... pour 1.
<^A?°
Notre-Sauveur, sans que lut ouvert
concu fut)
le
grande que tous
si
Sainte Vierge Marie,
la
au doux nom. Rends doux, 6
Wähed
:
roi precedent.
:
une parole
'
Notre-Dame
*
lorsqu'elle
qui
'
i
i
soitit
A"iA«n>
:
misericorde de Notre-Seigneur et Notre-Sauveur Jesus-Christ soient avec
ton serviteur Walda(lni,
des siecles! Amen.
sur)
son
pere
DEUXIEME MIRACLE.
[33]
llh/.
A£*
:
•
ll/.llJ-
l'l/A-
•
'A.'Ui-
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•
583
1
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i
suave de nom,
7.H.
i
AR*
i
mon Seigneur
Afclltfri
:
Jesus-C
'hrist,
serviteur Habta-Giyorgis (Don de Georges]
benedictions se groupent d'autre part, C, 1.
WA-
add.
?"rtrt
eher
...
•
'/"bt-v
pour
:
•
k.
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A"iA<">
i
A"/A«n»
:
pour
s
A.ffr/1
!
grdce
soit avec ton
des siecles!
Amen. Les
de
la
E
(forme allongee), B,
(formes abregees);
»
:
I)
$h9"Va
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'l'-'i-rt
add. tivA
••
>
Au nom du E (ayant
ü;
2-3. Voici les benedictions des autres mss. ",H9"
:
ms. pour
le
"ilW"
"il\9"
les siecles
h a Vi
"it\9°
A
les siecles
Ji^iT-
i
:•:
@«e
/<'
Amen. Nos points de Suspension nom propre. C BHat fipth niA-
h«"/."/
:
des
Que
les siecles
:•:
le
:
Que
:
B
J'ere,
H.V
nni-f*
du
au lieu :
jv?u>
i
benediction de sa grdce soit avec son
les siecles des siecles!
indiquent l'espace v"fiA
=
grdce
la benediction de sa
7-fl<.
:
:
"/DA
i
avec son serviteur
soit
des siecles! Amen. D üCuV npth vut\- ?°rtA "ii-f*"i-. la benediction de sa grdce soit avec notre roi David Que h"%"i $ siecles ! men E üi.W XpO" WA- 9"iu\ 711*. Mit lfG1.il A^Ao«
Schdhla-Scheldse pour
pour
—
A"iA<»>
=...
'iW:<-
:
blanc laissö dans /»"Art.
part,
id«»JMö
i
la benediction
pour
B add. nn«n> Ml mmAR mao-'i^ti du Saint-Esprit, un seulDieu; C add. ii;
tw«',) :
dune
:
que
«DÄy-Ahi
I).
ante "WM,
Fils et
de
ainsi
i
les siecles
•
•
:
••
••
. 1
i
.
la benediction de sa
grdce
soit
i
•
i
>
avec son servilem- Habta-Giyorgis
Amen.
des siecles!
DEUXIEME MIRACLE A PROPOS DE LA VIRGINITE DE MARIE 1.
La naissance de Jesus.
—
2.
La sage-femme Salome, en voulant
de Marie, voit sa main entierement dessechee.
mettant la main de Salome sur est bien la
Vierge predite par
Memoire de
la
Nätivite
le
—
Corps de Jesus.
verifier la vireinite
Marie obtient
3.
—
4.
la
guerison, en
Jesus declare que sa Mere
Isafe.
de Notre-Seigneur,
Notre-Dieu
et
Notre-Sauveur
Jesus-Christ.
Que
la
benediction
de sa gräce soit avec son serviteur Walda-Wähed
et saniere Walata-Gabr'il pour les siecles des siecles! Amen.
1
Lorsque
fut arrivee l'epoque
PATR. OR.
—
T.
XII.
—
F. 4.
de
la
naissance de Notre- Seigneur Notre-Dieu j
39
LES MIRACLES DE JESUS.
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(vierge), l'epoque de
••
llUi']
«*/.
par Cesar-Roi, (prescrivant)
'
denoinbres,
*
chaeun selon leur pays.
Sainte Vierge Marie, double-
la
ville
de David,
la
la
Sainte
Vierge
il
etait
Marie,
son enfantement, alors qu'elle se trouvait faire entrer ä
Sauveur
parole du prophete qui dit pas
la
lini,
1.
le
moindre des
Vasteur d 'Israel
M. ä m.
le bois.
—
.'!.
:
—
sortit.
M. ä m.
:
*
2.
rois.
.
:
3
de
monde,
Bethleem. Notre-Dame Marie
.Inda,
Le mot 4.
xz-il. si»'nifie
car
petite
:
que
alin
Bethle'em,
toi,
y avait une
11
—
du
Quant ä
royales
(eitles)
:
.:
»
avec Marie, fdle du frere de son pere, car
le
-
B, ib.
adoptee.
David. Arriva pour Notre-Dame
premier-ne,
'
—
entra dans une grotte. Le jour de son enfantement arriva. Elle enfanta Fils
rt
Ah/l
:
:
en chemin. Joseph se häta de
son
i
fli;]
"VCt"/"
E öM-
mr-A.«
>
:
de Nazareth de Galilee pour Bethleem,
nom
de
fcjtft^
Of
JV><*.
"ICW. — 7-8. milKvh öAt mft,^'] E am. — 8. C h.W.Mit sie. — 11. m-At] A um.; B, C, I). E (E
l'epoux de Notre-Dame
,
partit soii
E
>.n>..)]
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i
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LH.
»
6. p-ft.«
tous les enfants d'Israel seraient
Joseph
add.
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Notre-Sauveur Jesus-Christ, un decret fui rendu
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i
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füt
aecomplie
terre d'ßphrata,
c'est
de
toi
creche dans
que la
un onerier qui trayaüle
Matth., n. 6 (Mich.,
v, 2).
tu
sortira
grotte
la
la la
n'es le
oü
pierre ou
DEUXIEME MIRACLE.
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i&. ,V)lll]
12. de] B,
D
om.
-ir.yr\
:
Sainte Vierge* Marie, doublement (vierge), ä Bethleem.
la
1'Enfaut de langes
et
le
couclia dans
une sage-femme, appelee Salome,
*foi. 8
creche. Elle l'ap-
la
pela du noni de Jesus, eorame l'avait appele Fange, avant qu'elle
II
MA
ö»ami] C n
ib. (\
.e;V7A (E arfd. *£ft*
mlrcft&jt sie.
add.
;
—
A/liTV.
add. HR4-.
add. *£-M-
wlcrtvO]
7.
?,£//
:
llh»f.'>>
h.frt-ftv
E
ante fcjF°£"M
enfanta Notre-Dame Elle enveloppa
—
E
I),
post
post AMlIfc*» B, C, D,
B, D, ib.
—
o/». m.
(D^W
:;:
v° a.
(qui) passait
le
congüt.
par ce chemin,
au riioment de lVntree de Notre-Dame Marie dans la grotte de Bethleem. La nouvelle se repandit qu'une vierge
qu'äpres son
enfantement
se scandalisa de
eile
cette parole et
enfanl &' Israel. Elle a outrage «
Que
j'aille
voir
car c'est unejeune
si
dit
:
«
peuple de
Cette la tribu
tille
par son äge!
doublement
i
la
femme
etait
de Judu.
et
»
eneeinte d'un
Elle dit (encore)
:
apres qu'elle a enfante,
»
grotte oü se trouvait
vierge).
im enfant
La sage-femme Salome
restee vierge.
eile est vierge (oui) ou non,
Alors Salome entra dans Vierge Marie,
le
Bethleem
avait enfante ä
etait
Elle
leva sa
'
main,
Notre-Dame afin
la
Sainte
de toucher
le
toi.
8,
LES MIRACLES DE JES1
186
9°
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Vl.V'l-
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n-/a.e .*a. —2-3. >.>,"ni>i>f] Born. E hwW.-l- -HCV'V. — 4, V/UV»] B hVMi>i1>. 5. iiii] B, (', B om. — ib. rthrt. y'Wt. — 5-G. post mto*va. r'äii+l B, E n>iA. ft./— U. j,.«»Yk:ii] A, C, I) ha»w.\v: B >,y"ViOi-; E donne la lo^on adoptee. — C, D, E rtrf^. n*. 7. iivi
3.
h«o<\.s.-|:
;
C,
D
f-nn.
ft-ncw]
>.
post «Dxchif
2.
B
arfrf.
>..
esten surcharge dans B; :
i
:
:
.
:
1
sein
•/..-J.ftf]
:
de Marie (qui etait restee) pure apres son enl'antement. Aussitöt sa main
se dessecha jusqu'ä son epaule.
sa face, cria et dit
6 Generalrice de
:
«
Aie
;
peur
ma
Maitresse; aie pitie de moi,
demeure de l'Esprit-Saint;
de moi, ö
aie pitie de moi, ö Generatrice de Dieu.
blement (vierge), repondit
et lui dit
»
«
:
Notre-Dame
Demande
teilte
Mais
moi fol.
8,
et
(si)
la
et
je
j'ai
n'ai
fait
prophetie
pas
cela,
mon
nie
que
c'est
du prophete
enfantera an Fils;
eile
Dieu qui
qui
dil
du nom*
Sainte Vierge Marie, dou-
Salome
»
lui dit
s'est incarne
voulu que
j'ai
Isaie
l'appellera
la
misericorde, puisque
blaspheme contre (Dieu) et que tu t'es scandalisee. pas
tomba sur
et FefTroi la saisirent. Elle
aie pitie de moi.
pitie
Lumiere
la
I.a
:
de
tu as
Je n'ai
«
ö Pun'.
toi,
veridique
devinl
Voici qu'une
d' Emmanuel,
:
2
pour
Vierge cotwevra
qui signiße
ce
:
le
v' b.
Seigneur avec nous
3 .
Voici qüe
phete Isaie a dit ä ton sujet. trice
j'ai
Tu
Irouve (accompli) pour
ce que le pro-
toi
es la Maitresse des l'emmes,
Genera-
(toi) la
bommes
et qui s'est du Seigneur en qui esperent les anges et de toi pour le salut du monde entier. Maintenaiit inteiredr
les
homme
fait
pour moi aupres de ton
ma
Fils
bien-aime qui
s'est
incarne"
de
toi,
alin
que
laute tue soit pardonnee. » I
.
M.
ä in.
:
le
membre genital.
—
2.
M.
ä
m.
:
de ce que.
—
3.
Matth.,
i,
23
(Is.
:
vn, 14).
DEUXIEME MIRACLE.
[37]
:
'
s7
3
mfliV/ A<>A,i>
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om. B.
—
20.
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E mfrfWf. — ü, E om. — — — posl
«Djßn,:
ib.
,1,9V
D,
>
E donnent
la
\
om.
C,
'
—
E donnent
1),
3. a>.°»h.>.>] I)
z». >.V7il.>if]
iilwA.ivm]
Fils
l'autre (main).
(ante -vnyir
*"/(:.("/"
.P."/"»A
:
IltiAA,
la lecon adoptee.
nvviO..
— —
ArV.
vn.jß] C, I) o/n.
— #.
—
—
i'i.
7.
post
>
2. Aftft.»-] 15
D
ttcn*Ji] C,
h.frt-fi.
—
hT» B, D tnu»«. (',
*»'#
E add.
"7C.P?"
i
s
nviAfc.).
AflA°"%.
W„»-; C, D,
— — 3-4. moo £->•*?] o/re.
E add.
—
i
htfi-
i'i.
mfrii,]
m
6.
itji.w] B, C,
la
main de Salome qui
bien-aime. Immediatement
eile
fut
etait
i*.
-HV-1--
;
Vir']
dessechee
guerie
et
Salome glorifia Notre-Seigneur Jesus-Christ
le Fils
:
>fl,£
I>,
E
I)
arfö*.
A
om.;
lecon adoptee.
Seigneur, raon Dien et
que tu es
AK1H.M1A.C
•
om. h\ post HrtlOtf C add. ib. rn-VI:] E om. in|
B
Aussitöt Notre-Dame prit sur son
!
ntt.l-
l>
M«-] B w.u.
iä.
tn-vi:.
('.
I»
4.
to.
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!
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—
B,
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vm>.r> B, C, It, E add. he.n-r jenA VTHM-» — (\<\t\-"ui E >..P„V VTOfcW *Äft*
iä.
C
h«*71
i
post
1.
E
i
mon
Sauveur,
du Seigneur eternel,
(toi)
toi
devint
et dit
:
qui es ne presentement
au sujet de qui
*
le
et la mit
« ',
comme
O
nion
je sais
prophete Isaie
a prophetise. »
L'Enfant ouvrit sa bouche Isaie
i[iii
reprimande
L'adverbe de temps
1.
d oü
n'a pas
:
a.
je sais maintenant.
.eMi.,
et dit le
:
«
Elle est vraie
roi Ozias,
la
prophetie du prophete
lorsqu'il eut offert
un
sacrifice
maintenant, peut aussi se rapporter au verbe
au
hJi«ocii'
* fol. o.
LES M1RACLES DE JESUS.
„ss
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•
[381
10
— fflhAHC] h est en surcharge wn/hr.r] B C jßWH. — — (D «d
2.
3.
ii.
>.y"'i,t.<'..
sie.
5.
ffl^Jtt
ib.
ib.
i
(',
J,"/fH]
ai?,7
6. «•>,•>'•)]
|0
7.
que cette A,
•V.fA]
lettre est biffee).
B
E
orn.; C, D,
—
donnent
Ji«"/."/
:
les siecles
oo-nv
:•:
B
Amen. C
i
,,
n"irto»
pour
.'M.'-V
s
M°t
oo-nv
idwiT'A
i
[le
(des siecles).
les siecles •
8. iro-vmcn
—
£•»>?" sie).
:=:
.
la
11
fit
<
aHn^uh"l'V
venir
ufl
:=:
t,e.t\
s
j'ai
envoye vers
sur mtiii Incarnation de la Sainte Vierge Marie, quo
Pol. 1
-
9,
et ses enfants
A"Aft
i
:
Jift
victoire
et
attn»]\h
•
et
ä
de la
l\"iip"i
lui
il
fut purifie
et
de (laquelle) je
me
j'ai
l'ai fait
le fort, s'il
'
de sa lepre. prophetiser
choisie entre toutes
suis incarne, alin de sauver
de leur peche et de l'esclavage du diable.
pour
n'est pas etonnant
A*VA«»
i
perte pour
la
la lepre sur les levres (dlsa'ic).
'
toucher ses levres. Aussitöt
aimee
ft
Pareillement donne puissanee
(Alors) je Tai renvoye ä ses premieres propheties et je
les feniines, (que) j'ai
-.
FW
u»;i7^A
de
"lvf\
i
=
un ange tenant une pincette une pierre pure de la substance du feu,
pincette et portant avec cette 2
*WJP
j'ai fait
Lorsqu'il s'est repenti de sa faute,
(prise a l'autel)
I»
•/»*]
Les benedictions
in mort de la perdition
sauvant) de
Amen. i
<
et
"PJ*
Pareillement donne puissanee
:•:
ft^fto»
moi-memc
Seigneur. (Aussi)
Adam
.>-10.
AVlICYi
m«>"l'.h
:">y.l\
Vi«»
>
(
«•»•nv
V/"'/
rt"/Ä;i'V
i
»H
i
h"*i'V
=]
["/rti'
=
h"7i>-
sercileur Schdhla-Scheldse,
ton
perte
adoptee (C
«Mi"7i>"
—
H$fA-
>
*'ä.
}>n«'>.
au-dessous de h, indiquent
l'autre
Pareillement que nous soijons sauves de la perdition
des siecles!
m;'.7"-A
i
.e.xi-9"
la lecon
sont diflerentes dans chaque ms. "irtV"
B
£iwn>]
ib.
«6. >i«n>]
i\.
(B m»>», mais deux points, Tun au-dessus,
Vb
B, C
'/»
"itsüft
«>je.-fi->
a vaineu le fuible;
En
effet,
ce
mais c'est etonnant,
b.
si
le faible
Que et
la
a vaineu le fort.
benediction de
son pere Zawga-Mikä'Öl 1.
M.
a
in.
:
...
»
sa gräce
pour
j'ai fait sortir. --
substance du feu. Le
un Seraphin, dont
il
inot
12.
M. a m.
dans
1s., vi,
ici
serviteur
des siecles!
les siecles
p-cfl'V designe-t-il
est question
avec son
soit
Walda-Wähed
Amen.
une offrande pure (venant) de
:
la
6-7?
la
pierre ardente, prise ä l'autel par
TROISIEME MIRACLE.
39
M-hn:
Wim.
hlllM
i
mtm?;W,
•
589
h.V(bh
.
Yil'.Mfi
h'iU
•
U(\-
i
AP* * (l'fUA-
o»
'JA«/'
i
«»An
mtirktlA
:
V'7.7
i
Mf£Hic nfvv-
AA""7.
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i
A7«n<-
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fl»A&
s
*PA£"
•
«Dfc«n»-
A°/A
...
i
:•:
fl'ro'l-
i
£d+fl
"»rt»A-«#/l-
i
finvh
i
V7J?
i
An*/ri-
:
A,1it*'J
Ah
:
rtfMif-
i
mimii/.
:•:
HM
i
M1A
;
i
=
«"Aoai-
e«?*fnc
•
e/ victoire ä notre roi David, [le sauvant) de la mort de la perdilion et de la perle pour les siecles des siecles! Amen. Le nom du roi David ii. -> est ecrit de seconde x;>i>main sur un grattage; im autre nom propre figurait primitivement. E MOrr ,
<
.
i
=
PVA-
soit
9"M\
•
7-ii<.
s
out
:
i
7.vr:i.fi
rt";Afl»
:
'VAir
i
avec son serviteur Habta-Giyorgis pour
tions se groupent ainsi
dune
:
part,
>>
i
de sa gräce
()«e /« benediction
s
Amen. Les benedic-
les siecles des siecles!
A, E: d'autre part, B, C,
D
—
D
benediction est
(la
abregee dans B).
B om.;
1. R]
—
ante
Vff
E add. 9"ö£V.
B om.;
ib.
E donnent
B, C, D,
r
lecon adoptee.
la
— WV] B M"/DA
7*W*
:
clemence de sa misericorde
Le verbe le scribe.
Vitv (primitivement
:
Vife
fite
1-2. da»
:
A"/Afl»
...
son serviteur... pour
"lAiT
i
ici,
J""firt
:
7-IK.
:
•
'VDA
nom propre
r'^ft-
:
:
A"iA«»
i
nom du
le
:
WH
m-v/:.
:
h'l'V
I
A
add.
«»;
— 3-4.
a"t
@«e par la Amen.
?
des siecles!
du etre
aurait
par
biffe
ete laisse dans
a
C
possesseur.
"/da-
:
Que sa clemence
h"%^
"iH9"
ATi-HlV/.
-lhf"/.o-
ante
ib.
les siecles
n'ayant pas de sens
sie),
—
Arv] B, C, D, E A»Tr
:
A71K.
!
X1H>i>] C,
add. mw^t"/.
Xos points de Suspension indiquent l'espace blanc qui
PO/V
i
—
sie Vihtn-H
:
il visite
ms. pour l'insertion ulterieure d'un ,V./.-
E
ante ro«i»£-».> C, D,
—
j-vm
ib.
le
wv"
et
sa
misericorde soient avec son serviteur Schdhla-Scheldse pour les siecles des siecles!
Amen. roi
I)
=
David;
9"ihiU
(':
difference porte seulement sur le
nom propre
le
Vihmy
misericorde
la
.
il
ATIK.
out
:
i.vr.i.h
Les benedictions se groupent ainsi
B
om.
—
ib.
—
4. >,«%>]
MIWIU
ante
A
C, D,
portent les Cherubins, gloire ä dittologie dans C.
.
«,Air
.
vf/
—
ib. «toaöa-/-
:
E add. toi! B i
A°7^>] C
A:
(B,
E donnent
hn fiHmr.y
=
/es siecles
E
d'une part, A, B,
om.; ß, C, D,
C, D,
D
"iir*"/
:
Que par
:\:
son serviteur Habta-Giyorgis pour
visite
d'autre part, C, D.
t\°,t\a»
propre de
=
*S«e+,
main sur un grattage.
a ete ecrit de seconde
-si.'^ :
nom
la
ti.<.il,A
E
:
E
la
Ati
sont identiques.
•
Amen.
un peu de A);
lecon adoptee. i
if/UA
clemence de sa
des siecles!
different
AiKh-V
E
notre
—
*
—
6.
fifl/li]
[toi]
ib.
que
<m viliv] -
nn"*/,i'r.
TROISIEME MIRACLE LA SAGE-FEMME SALOME C.LORIFIE JESUS Troisieme miracle qu'a
fait
Notre-Seigneur
et
Notre-Sauveur Jesus-Christ,
alors qu'il etait enfant.
Oue par Wähed
et sa
Lorsque le glorilia,
sa clemence et par sa misericorde
mere la
...
pour
les siocles
il
des siecles!
sage-femnie Salome eut entendu
en disant
:
«
(toi)
garde son serviteur Walda-
Amen. les paroles
de l'Enfant,
qui es assis a la droite du Pere
eile
glorieux,
rt"7.e'|-
hff»
aum\\\'p.
••
f.'fUA
•
X
9 V. "öl. 9,
MfA.fr/iA4> A-nr/rl-
CK
Ah
i
fi-fWrl-
•
n/"^v.-lh
fcHl-rtnfch
•
Ah * fcOM
B
("».
Ai/A-
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i
post
3.
?".tC
H>>A'/--
i
(\-iyi-
-.
>nwi<'in
i
"UVV"
•
i
mer)
'°9
:
mr'Ki
gloire ä
E
B, C, D,
-JA
add.
VA-fc-V.
fl»Wn-|l»1ll
'
AiUiiiA-il/h-V
Ah
:
:
:!••
Ah
Hilf
MV"™
AIMi-7-
All
ibV".?c
un moyen
E
—
6-7. htt:>-M"C
adoplee.
la legon
Mi-|-A'l>iti]
>-a*«o-] C -vA+*«n»«
B, C, D. E
MHAWi
sie. 1
:
llif..'/-- ;.
—
i
A et B
—
5.
hHfig.lt Atf-A-
:
B
gloire ätoi!
(toi)
au bas de
terre,
la
— 6-7. «
cieux et
les fol.
*
fciif.£A-
»
add.
Mfh.MiA*] B Vhf°Va |
C,
ii1->A'/--
awh.jW.Ay
fl>in...enir.h.]
m|i»'fiv.
:
^r"i
B, C,
C om.
E
1), •',"?
i
i
les
le
A, B, C,
]
om.
I)
>
—
ii.
3
Vaw.-i.ib
n-ttihH-
nn,h"i-
>
MI.C.«"Ad
:
Vl'iA»):
(E add. nAr.) cieux
<"
A"7.e.
•
i
i
et la terre,
sable (E add. de la
D om.
—
11.
ib.
H (A fOh.fiM°
B om. -
v.e.A']
A
—
,M v*v.Vh]
MttAQMi
7-8.
)i()r 9"£l:
H/
(E porte Mi/AIWh. laute
MIAA: B,
quelques lignes plus haut
:
l>
—
j.H'VA.
h» : ih-/"i:
•
ib.
ante
•V-.A-Pu»-
i
Mi.
:
qui as mis ton tröne au-dessüs dos cieux et ton escabeau gloire
un
a toi!
petit
(toi)
la terre et
qui t'es plu ä avoir pitie
de tes
corps comrae (celui) des enfants et as daigne
coucher dans une creche, gloire ä toi!
''
:
cette glorification figure quelques lignes plus bas dans B.
muh.fhii:K
as pris
serviteurs,
T-nv/^h
A, en omettant le commencement de la la premiere. La distinetion des deux
:
ib. »mih..ß.p.h:r]
la glorification on.ise
nyhic.K
wr/.*
Aw* A
•
unissent en une seule proposition deux
evidente de copiste, au lieu de MH-n-flh). -- 8. >.0öA]
add.
•
Ah *
•
-^.a-
s
qui donnent la legem adoptee.
qui comptes
(toi)
different
glorifications est tres nette dans C, D, E.
donne
—
«»
>
m\ihjt\\'
•
W'i
qui remplis de ta puissance
seconde glorification; B. en omettant celui de
sie);
I
HjPfYH:fc.
post
ib.
E
Mlh.P;VA«>
i
:
de la terre,
et
gouttes de la pluie, gloire ä toi!
et les
glorifications distinetes par
6.
—
a.
arfrf.
3-5. Mi.e.o»AA
A"7.e->
i
(toi)
:••
Dien des cieux
toi!
:
—
•
iHiifrih
•
A'W
i
fl'Hfc.f.ftyrr
flH-rtmch
«oh-ni:
:
Ah «
•
TTY."!-
•
IK.*»'£h
s
ante vmic-i:»- E
2.
ii.
-ncw-
-•
Sr/.A-I:
•
* tPttibrl'
'
ces deux derniers mots ne figurent pas dans B, C, D,
:
—
:•:
fHMr'i-
ii«»-'>-;irl]
l.
^A*"'-
:
•
Ah * MJlV»Afl
••
i
•••
'•
•
»
Ah
••
P?
VV «»'#ril-n«in II*/'/ im-mr'* mHÄ.^ÄAjP'
•
40
Ah hflwVl AChrtWhrnYt /hVV'l- «»«*"ifllvl'
tltiih'l-
•
3
•
tl'ttih'l-
•
YMphPC
-i:
9°&C
«
m'ir'h
7A
a>-M-
fII-|-.*#.A«J»"-
:
nwn-lvVI-
:
til-ttC-tO'
£.fl*Ml
••
•£/.
Ah
MIRACLES DE JESUS.
I.KS
590
comptes
(les
O
(toi)
qui remplis de ta puissanee
grains de) sable et les gouttes de pluie,
gloire ä toi! «
et
O
dont
(toi)
la
dont
la
royaute ne finira pas, dont
puissance ne s'affaiblira pas, gloire ä
de toutes les creatures visibles Fiiil
homme
gloire ä
toi!
sur
O
ta (toi)
volonte
et
et invisibles, t'es
riche en majeste
cache et
la
lumiere ne s'obscurcira pas
toi!
(toi)
qui sais
gloire ä toi!
ä tes
<)
creatures,
en honneur, gloire ä
le
qui t'es
(toi)
de
nombre
tun
toi!
gre, toi)
TROISIEME MIRACLE.
[41]
Ah
hährd*
nc/vh
Mi.f.rt,-n
imfoflOii-ttihrt
Ah
eh-n<-
10
r/»»8?th
.
{.h ;J-,P
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£0»ftA •flC
1
:
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1
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1. rt",A«»
•
j.o»je;-tt]
t,C
1
('.
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I).
1
(HkM-
1
4"Jfl
A &*£;
t.*?]
B, C,
B, C,
—
I) iim-fi-fc-fon-.
D
-
—
B om. mhi] B
donnent
10.
+.e.-TV]
C, D,
E
V]
A
a
qui
A
h/hrni.
om.; B, C,
whi
11.
owit
.i'..e.ft-]
E
appartiennenl
I)
—
le
la
«
corps, les anges et les
A°/A«>
1
l.*»f
i
«ww°
:
•
«»'/•
MI *
1
MM.li] E om.; c'est la premiere
—
B
B
Ml/h*]
5.
par
B
a«W.
om.
ib.
add.
hw(i] C,
**n]
par
om.
1»
—
mais quatre scribe.
le
—
ib. i\«,t\a»
.
-
9. n>-nt
E om. ib. Ann]
I),
—
-
— B,
h"%
«,i\r'
gräces
qui as
(toi)
fait
majeste jusqu'aux
et
se lever ta lumiere sur
Sauveur du monde, qui convertis
(toi), le
tu veux, gloire ä toi!
hommes,
ce qui est en dies glorifient
trois
u m- n-fc-FV]
ib.
n.
B, C,
.-J--W sie).
rt^.p'i;.
—
-
le scribe.
m.föA- sie;
qu'il a ete biffe
lecon adoptee (C -v.r.
add. °,M"\ mais
I>
qu'il a ete biffe
mön-v^n
i'ä.
.
«»h
fWMrl-
1
'
b.
<»
i
\\ao
.•
pas de
les (etres) corporels et les (etres) qui n'ont
que glorifient
(toi)
—
—
action de
toute gloire,
comme
lul.
Ah * Ml-
•
4»^
.-
££A«
1
post hA'in
3.
—
post
12.
'
lecon adoptee.
ton serviteur, gloire ä toi!
coeur des peuples,
(Hkirih
$ Wl'ÜS,
All
I
"7/hf'R
*ny.ü.nä>9>.
la
•
Ah *
•
rn.PA.<>A-
i
mao-Mjt
post
ib.
va*°.
i
siecles des siecles, gloire ä toi! Israel,
uwti
•
mot indiquent
donnent
B om.
E donnent
1).
h
lllO'tlM'i iHlrfrt*
rt>JV'A.e-"|-
i
Ah * Ah
lecon adoptee.
la
B, C,
ib. Mf£A.-fl
o/w.; B, C, D,
—
fcn-h
1
—
mhtoiaf. —
7.
am*
•
mot indiquent
points au-dessus de chaque lettre de ce 8. fi«n>ri]
u-f\-
MDt/"d+
>.o»e.;}> sie (lecon primitive).
points au-dessus de chaque lettre de ce ib.
°/A
lacune representant sept lignes de texte imprime).
E
de
•
frfhtih
— 2-9.
i\«,t\r\
•:=
<»?i : ia
:
«»tfA'
i
mhTh'fl-l'
•
mVd.f-lr
.
fllllfl
1
«»AMi*
MlJhC't
i
Ah $ fr»xrtt
•
s
Ah
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:
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••
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•
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1
•
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•
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•
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:
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Omission importante 2.
Ah #
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1
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i:
M/jPü-ni'
:•=
M&Mitb!P
Ah
l
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•
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/»paf-pt
••
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:
••
fflhh»U :l-
fl-nWr'l*
i
tf-A-
=
591
gloire a toi!
noni, gloire ä
le
*
dont
(toi)
toi!
(toi)
dont
mers
j
t
tout
le soleil, la
lune
les
i
fol.
v» b.
et les etoiles exaltent le
les collines,
honorent
le
de ton
arhres,
b'>
nom,
gloire ä toi!
()
PiM'e et
nom,
et
le
gloire ätoi! (toi),
de
l'
le
et
(toi)
Beni,
(jui
es
(toi)
toi!
A
(toi)
les
que glorifient
tleurs,
quo tous
dont)
itoi
les (etres)
venu dans
le
de sauver
la
Esprit- Saint, afin
peche, gloire a
ton Pere bon
fruits
les
les peuples, gloire ä toi!
remets
gloire ä toi!
ils
montagnes, exaltent
animes
monde tribu
les
glorifient,
sur l'agremenl ^Israel
qui pardonnes l'egarement, effaces toi
appartiennent
et l'Esprit-Saint vivificateur
pour
la
ei
et
tous
la faute
gloire et l'honneur avec
les siecles
des sieele
»
''.
LES MIRACLES DE JESUS.
592
"/UA-
t\ODi4.tl i"
V°AA
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:
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...
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A°/A«"
:
°/A
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a.
5
1-2. -/da-
— vtTr] B, C, D,
Fordre des miracles;
Templo
— —
ä la place
mel
il
E om.; le
ici
propre ä A.
cette benediction est
miracle de
de celui oü est exposee
Präsentation
la
ante
ib.
h.V/.
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—
«owrivi»]
ib.
:
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1.)
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h*Vi :
"hoo.
benediction de sa grdce
:.--
•.
et la
les siecles des
Amen. D aimt X/jü- io{\~hl\1- "hoo- pi>A- '/"AA '/7/"> Wt- A"iA
siecles!
h a %"i roi 3-4.
:
:
Esprit de sa grdce
D
.
=
>
:
:
:
:
•
':
siecles!
C,
intervertit
v/A-
a;»>-
misericorde de sa M'ere soient avec son serviteur Schdhla-Scheldse pour
l'
B
3.
de Notre-Seigneur
des troupes de Satan dans A, C, D,
la defaite
E add. T'bi-V. — ib. ö] B om. — ib. l-wc. 4-5. nooTrirt B om. v*-v] B acut Que la benediction de sa grdce soit avec nous! Amen. C fi)AsrfiA Que la MK. "/UA /'"Art. rt"iA«» "iM" >i"l> E.
—
(la
Amen. Les
:
il
:
'
i
:
:•:
>
protege son serviteur Habta-Giyorgis pour
benedictions se groupent ainsi
:
les
siecles
des
d'une part, A, E; d'autre part, B,
benediction est ahregee dans B).
Que
sa clemence soit avec son serviteur
les siecles des siecles!
Walda-Wähed
et
son pere... pour
—
2.
Amen.
QUATRIEME MIRACLE A PROPOS DE LA NAT1VITE 1.
La puissance des demons
est brisee
par la naissance de Jesus.
—
Satan cherche ä
Les armees de Satan ne peuvent pas lutter contre les anges qui gardent la grotte ä Bethleem. —4. Satan s'informe aupres 6. II aeeompagne les Docteurs 5. II interroge les Anciens d'Israel. des bergers. savoir
le
si
Christ est reellement ne.
—
—
d'Israel qui vonl trouver, au temple, le
menl sur
la
3.
vieillard Simeon, pour se renseigner exaete-
naissance du Christ.
Quatrieme miracle qu'a
fait
Notre-Seigneur, Notre-Dieu
et
Notre-Sauveur
Jesus-Christ. fol.
io,
Par l'Esprit de des siecles!
ta
Amen.
gräce
*
sauye
la
servante Matshöta-Dengel pour les siecles
ATRIEME MIRACLE.
Ql
[43]
I
-MDAR
fflAJl
hat»
Cf9° ffl-AI;;J-
5
nh-
h*
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i
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3-4. nil.P.Vti/"« ,.(..(,]
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— 5-6. post ?"»»
+] E
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B, C,
D
B
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1
i
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•
entre >,?" et
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tuoc.j.
.J-l"// -. 1
AlHfflA.P.
*.e,fi*
B, C, D,
Wim.
i
—
'
2.
3. toiif.^}
i
J'-f.'A
°/A'/"
VHIV».
add.
»mg] A, C
A, B, C,
— w. —
Sfflg.
D om.
— — E ante — ^n?" A, C, J6£*
i
V.env]
o/h. a>.
8.
i,-,at-y:
h^'V
H"/
10.
Ml«»-
fl»,il>Vrli]
ib.
11.
Lorsque Notre-Seigneur (vierge),
le
de
naquit
'Jesus-Christ
29 (Tähschäscli), tous
la
les
grotte dans laquelle Notre-Seigneur
la
rijBA».
^a;;"
i»".e.-C
>
i
mh
tf-fr.
6.
tf-rt-o-.
I),
4.
adrf.
i*.
1» iiftw.
4. Urtm.]
b.
fflMlJV
seconde main sur un grattage dans D.
ecrits de
in,
I'ol.
ffl
:
i
i
E
«»•
=
h-i-wa
h'HI
:
ohW/» MC
— ».
E add.
^™">-i-v-
:
•
i
-w
:
«
* mfJMr*- ^«flA-A «NM" tf-*AMlh
"icyr B
M°n*YjB] mots
'
('.
entourerent
«
•'
'
'WM
9°KC *
h'h'in.yii
doublement
•
itihl'
i
1-2. post
fl»h;Mf
a>.
*
a/*'a«i}V
-pp-nh-
B,
hAR
:
H<:hn
rtrfrf.
—
om.
I)
iw*
:
a.*»»-
fcJWV.
V7H.M B
:
^.e-nA-A i
•
:
•
ffl+T'lvn
•
"iW.Mti
!
•
***"
:
Ä"**Ajr
:
i
tf-A-
post
1.
—
°/A?°
i
:
riiTr
i
hrVCU'l'
:
-vn
•
M-*£ft* ft«A He''V ß»*£"P AHM" iH'fflAft "»AMfl-l" W-A-ö»" h«.U*tf- * fl>MtMH- lUl.('.V/:U'o- WÄ*1
fl><W.,h.
••
v-flA"A
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i
:
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-.
MM
Mit»
i
.S(n'///r
Fterflfe
Man'e,
anges se reunirent etait
ne.
ei
etendirent
Ils
leurs ailes. 11s se touchaienl les uns les autres depuis le ciel jusqu'ä terre.
Les idoles qui se trouvaient dans
que
ne
diable
le
put
le
monde
debout
maintenir
se mirenl
par
sa
ä tomber,
puissance
au point
aucune des
Alors les demons se reunirent aupres du diable, leur chef.
idoles.
Ils
lui
dirent « notre Maitre, quel est ce malheur qui a atteint notre pouvoir? Ouel est Celui qui est ne dans le monde et a brise notre puissance? » Le :
diable leur dit, en tremblant de peur
jusqu'ä ce que j'aie parcouru tout terre. Je (vais)
son histoire
:
chercher
le
recit
'
le
:
«
Attendez-moi un peu (de temps),
monde
de Celui qui
et toutes les esl
son ceuvre ne nie sera pas cachee.
»
extremites de
la
ne et je vous apporterai
fol.
r
lo,
b.
LES MIRACLES DE JESUS.
v.r,
fl'lVy.
MV/
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at-hb
Cb9° Ohift WA-
: (Dtl Pf. AH-MDAA fl»i.hl/A /h'J.'V
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toi.
v" a.
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1.
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2.
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10.
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B, C,
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C, Ü,
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—
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ib.
C
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le
dessous des la terre,
fl)h.;J-V«l>A'>A
.e."/"/A] [E
om. K
(diable)
(lieux)
afin
.
—
—
7.
r'g.-c.
>,y»if
E
;
:
—
«Djen.;
fol. \
to,
ä lui,
ma
royaute ne
que
la
En
eilet,
1-2. ;Jvlil:"i]
a dit
En
inferieurs.
outre
B, C, D,
—
—
6.
son enfantement
Voici
eile
1}
onV"//"*? -
">h..'
>I'A*A.
—
E donnent la B o/«.
ledern
descendit
au-
9. fl>A>.o»A]
l'air.
parcourut
il
triste;
a.
—
II
toutes les etait
extremites
ne. (Mais)
de moi
'
quune
leur dit
11
et
Ne craignez
«
:
revint
pas, car
Est-ce
ne sera pas ebranlee.
prophete
le
II
il
trouva tombes ä terre sur leur
les
il
fortifia leur cceur.
disparaitra pas
:
>
•
WM
Olli.
maudit vola au-dessus de
Vierge au sujet de laqüelle il
a»a£
t«n»«vön-.
compagnons, en etant
Quant
face.
: - .:
>
de s'assurer de Toeuvre de Celui qui
il
H+V
m-i«i
.
ne put pas s'assurer de la naissance de Notre-Seigneur Jesus-Christ. vers ses
Ä.
C om. ho») g.mgA' o».e.a>i"/ii.>i>] B AA£-r
om. w.
'/.
fl>
ho» (B,
ib. AA.e.|:
B. C om.
8. n.e/'WA'iV]
i
i
i
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•
i
fflh.,J-V+A'>A]
*
£fl.
E AA£* MH.W. — 5.
Aussitöt
de
«»•.«?•+>
flJjP.n,A-öo.
•
fflAÄ'
mh..+Tr+A'1'A]
adoptee.
•
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Entre
i'i.
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wa.J'-.-J-
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ö)J,.;J-'WA4»A
Hlj&
•
\\<™ •
AH/wA.e.] A est en surcharge dans B.
3.
C, D,
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ii.+.Vi:*.
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-i-*r»jp,rn
•
L'»''l
Vierge concevra
Isaie a et
prophetise a enfante?
enfantera
un Fils
demeurero dans sa virgmite, ä Jerusalem. Or
si
2 .
'
Apres ce Fils
.i
est ne, «
(va)
bouleverser
ma
royaute
et
ma
domination.
Lorsqiif Isaie eut prophetise (sur l'lncarnation), je
et j'ai
1.
il
fils
du
roi Ezechias.
2. [s.,
vu,
L4.
dresse contre lui Manassel
M.
a
m.
:
ne passera pas.
—
II
me
suis
l'a
scie avec
mis en colere
une
scie
10
"}•)/"
ATi*^ft Jl/All-
JIM •/:
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•
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Ä.M i
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C
— — 13.
12.
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memoire du monde. Jai
disparaitre sa
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avant L'avenement de Celui au sujel de qui
mon
il
detruit son in-
avait prophetise.
influence, sicen'est laprophetie (au sujet) de laquelle
Qui
a
nousdevons
trembler maintenant nous-memes, ence moment, par suite de l'accomplisse-
ment des grands miracles qui dans j'ai
le
monde
et la
jusqu'au
je suis nionte
lleuves;
beaucoup de prophetes sont nes
peur ne nous a pas atteints
parcouru toutes
parvenu
s'operent, car
de la terre;
les extremites
FäUk 2 ;
je
comme maintenant ?En
suis
vole dans Fair; je suis
j'ai
descendu jusqu'au
au-dessus des montagnes de 'Arärät;
effet,
j'ai
l'ond
nage
'
de
la
mer;
dans tous
les
ne suis pas certain de l'oeuvre de cet Enl'ant ä cause de
et je
peur qui a atteint
mon royaume,
Vb. la
avec tous mes satellites, au sujet de sa
naissance, car une teile peur n'a (jamais) existe sur nous. «
Lorsque naqüit
avec son bäton,
dans
la
1.
M.
fit
Mo'ise qui s'entretint
ä in.
:
le
angle.
—
2.
avec ses generaux
Le Fdlik
mer submergea
Seigneur, entr'ouvrit
dix grands prodiges dans la terre d'ßgypte et
Mer Rouge Pharaon
compagnons.
avec
:|
et
la
avec toute sa grande
est le plus bas des sept cieux.
—
3.
M.
a
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ses
LES MIRACLES DR JESUS.
596
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V7H.vnA.CJ B, C,
d' Israel
le soleil
je l'eus fait sortir de YEgypte,
par
effet, c'est
*
:
le
boeuf
Quant
'
.
de
faire
D
trembler
puissance qui se trouvait avec
la
de l'esclavage de Yßgypte. Ensuite je
eulte ä l'idole de fönte '
MI*
1
A11A
ä Josud,
de douze degres,
j'ai etö
lils
lui qu'il
les ai fait
rendre
du prophete Nawi, qui
capable de faire
(les Israe-
a.
se
Iites)
teur,
revolter
qui a ferme
pendant
le
trois ans
vivant dans
le
et
lui
:
six mois. j'ai ete
ont voulu
lui, j'aurais
La statue du veau
d'or.
—
ont
ils
en sorte
3
et
sa vie. Le prophete Elie
ha'i
(que) le Seigneur
Si
le
il
s'est enfui
Seigneur ne
M. ä m.
:
a
sübjonctif introduit une proposition conSecutive.
e1
lui
la
sur fait
le
pas
liätö
tuer
—
''
le
Zela-
la terre iu< >iilcr
reine Jezakel
de devant
s'etait
Achab) ä
jiluie
ensuite a
bapable de dresser contre
pousse [Jezabel
2.
pas tombe de
qu'il n'est
le tuer, (liiais)
pendant quarante jours.
monter aupres de
1.
ciel,
paradis,
et le roi Achab. Ils
Jezabel
contre
la face
de
le
de
faire
ence monde,
rameni en arriere. 3. Ici Yio» avec le 4. M. ä m. :je les aurais faitle tuer.
—
5
^.e?»
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o/«. o».
genoux de peur. En
a tire les enfants
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armee, j'ai ete capable, apres que ses
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Los trois
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Job
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enfants
refuse
d'adorer,
patience
ai
ä fait
Babylone, jeter
et l'humilite et
2
qui puaient, au point qu'il ne s'esl
la
dans
n'alla
capable de faire perir ses enfants et ses biens
plaies
fosse
la
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dans
lions,
Ananias, Azarias et
Misael,
;
[>as
que
statue
le
fournaise de
la
mes
pas dans
j'ai tlagelle
roi Ten.
voies,
sa chair par
trouve, ä smi .epoque,
(quelqn'un) qni füt plus humilie que lui. Le recit de son oeuvre a ete entendu
dans toute
la terre. G'est
moi qui
l'ai tente.,
coinnie lui-meme m'avait tent6.
(Aucun) malheur (provenant) des (prophetes) ne m'a atteint, la
ni
au jour de
naissance des prophetes, ni a l'epoque de leurs propheties et de leur 1.
M.
ä
m.
:
•
fol. r°
Nabuchodonösor avait erigöe, je les
j'ai ete
chef dans la ville de Babylone, laquelle
sieges, je Tai fait jeter' roi
eurent
ils
fut etabli
j'ai fait [les Babyloniens) le jeter.
—
2.
M. am.
:
je
l'ai fait les jeter.
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LES MIRACLES DE JES1
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I
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(II-VAI^n?!
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9.
—
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7.
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j
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cette
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Enfant au sujet de qui
lui-meme prendra et
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B, C, D,
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E
Wiir
o/w.
:
honte, ignorainie, terreur.
qui etail dans
les
cieux, une
de cet Enfant qui est ne, car par
*
l'histoire
monde
111a
entier et je
lui
n'ai pas
ne nie reste pas (d'endroit) oü je ne sois parvenu sur
terre hormis Bethleem, ville
de voir
:
II?«
fl»'ft+
'
— 4. tfft»] B am. — ib. d>h.-f-&tt] nWfchu-] rtt] E om. — 6-7. Hf/ilfA, C, I), E add. m: B donne la lecon
atteint? J'ai parcouru le
ignominie m'a
trouve son histoire.
afin
VOty-bP
'/"ll-nC
1
M'|-ö»A&
>
:
ne m'a pas atteint.
Qui m'assurera de
«
11
fc'H'
••
Vn.jP'l'
hl^Mr-tt •
SMV/.
*•?».
lorsque je suis tombe de raon degre
teile afiliction
AWl'
|H*VI1P.
1
ym.ivK/.
ministere, comrae celui qui m'a atteint maintenant
Mime
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3. ^m..»'.+'/.]
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h°löci?
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S.
les
de David, (laquelle
est)
en ruines. Mais
si
cet
prophetes ont prophetise est neenelle maintenant,
royaute. Venez, allons, 6 nies compagnons, ä Bethleem^
de nous assurer
si
nos armees et guerroyons contre nous leur prenions la royaute
l'
Enfant qui est ne s'y trouve. Concentrons
les
le
gardent, jusqu'ä ce que
(Les
demons) placerent son
anges qui
3
Les armees
du
diable
maiulil
partirent.
QUATRIEME MIRACLE.
[49]
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A, JO.
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E
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jusqn'ä
terre.
(Ni)
qu'ils
'
D
B, C,
comme
.e.'UC.-n^oo-
— 8-9.
l'aisaient
—
ib.
ante
A.P.-J:
B add.
allerent ä Bethleem,
Ils
ni
la
grotte
la
grotte de loin,
dans
laquelle se
toucher leurs ailes depuis
se
aueune de ses troupes ne
des eclairs, (qui) leur transpercaient
stupefait avec ses troupes.
11
a»,
primi-
la grotte. Lorsqu'ils
visage.
le
dit ä ses soldats
:
«
le
purent s'appro-
partait des ailes de (ces derniers) des fleches de
il
—
A, B, C, D om.;E donne Ia om. (post j>"d<{.
legon adoptee.
s'approcher de Bethleem, ä plus forte raison de chaient des anges,
o»^RH.
o-dt^.
flJ«»£;V/.>.
diable,
le
i
hCfl
i
anges en train d'entourer alors
l'Enfant,
trouvait ciel
les
hS frfl •
E
11'W.ir
Hurt«»- (ni)Afl» etait ecrit
porterent leur chef.
ils
:
Ar*] B Ar*
ib.
A
:
fc^TA»
i
WlfMl
Ahlll.M
i
m.
oni.
9. Hdflui.]
Ühf»
a>-ni
3.
8. n»1-
E add. 9°bi-V-\ E donnent la
«rfflf.
Mi
0>hA,fcA
i
de conibattre avec les anges. Lorsqu'ils eurent vu*
apercurent
ils
B,
Eom.
«
A,h,0"
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•
n-;*.
••
•
»
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tröne au-dessus des nuages; alin
a^o.r fljpn]
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l'eu,
Le diable maudit
fut
Attendez-moi un peu (de
temps), jusqu'ä ce que je sois parvenu ä Bethleem et que j'aie interroge les
bergers qui s'y trouvent au sujet de l'histpire de l'Enfant, si
(afin
de savoir)
je trouverai aupres d'eux l'exactitude. »
Tout 1.
M.
ceci eut lieu a
PATR.
m. U]'..
:
le
quatorzieme jour de
la
Nativite de Notre-Seigneicr
alors que les anges.
—
T.
XII.
—
F. 4.
40
fol.
v
II.
b.
LES MIRACLES DE JESUS.
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i
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B, C,
— 4-5. ao «imi/vomioi».] C ow. — B, E — post — B add. A om.; B, C, D, E donnent — lecon adoptee. — 0-7. nw-fit — E a>Hf MC. — — — IIAAV A9-V B post WH dViV.1-] E add. — 0-10. ^irrA"* >7
E donnent
la
lecon adoptee.
^A?°; C,
D
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12,
i'S.
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E
add.
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—
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10. (OA}.o»rt]
B, C, U,
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ib.
E donnent E
I)
(i:
la
leeon adoptee (B,
add.
post tA-tlh B, C, D,
7. >>
mttiD-iil:?-.
ib.
Offl.
VA-'I-.
:
A
11. hiTA^i]
•
0.
Trh.fl.
:
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s
—
:
ib. AVi«n>-]
m-J,-b.
«Dm-fii;,»]
'Vh.fl] (', 1)
VII
£->>.>]
5.
:
winr-I:
(C
I-
E
-|-fl»Aje).
"'IC.ft".
Jesus-Christ. Lorsque* le diable
parti,
l'ul
il
rencontra les bergerset les armees
3.
des anges aussi cn train Seigneur dans
cieux
los
et
ange en train de s'entretenir avec je
en
vous annonce
Enfant
son
ce
une
Vierge
2
le
diable eut entendu cela,
compagnons avec honte, en
des bergers l'histoire (de l'Enfant). Si
d'etreindre
un
Voici que
:
dans
la ville de
une grotte dans sur son
vous aussi vous
etes perdus.
En
il
tomba sur
sein
etant adlige.
II
sa face. Puis leur dit
eile est vraie, je suis elTet, j'ai
appris
*
Lue.
ii.
14.
—
2.
M.
ä
m.
:
une
fille vierge.
—
3.
:
«
la
ville;
un
petit
il
revint
,1'ai
appris
perdu moi-meme
que Dieu
r° b.
1.
entendit
pour raus. Je vous
Christ, Notre-Sauveur,
train
Gloire au
:
LI
de leur dire
et
vous trouverez
:
en
le
plus
.
vers ses
et
de dire
De
3
Lorsque
* toi. 12,
bergers
les
jour
pour vous
si(/ne
trouve
se
eile
et !
une joie et une [heureuse) nouvelle qui sunt
annonce que voici qu'est ne en David. Voici
conjointement
glorifier
d(3
paix aux hommes de so7igre'
Luc, n, 10-12.
s'est fait
'"
QUATRIEME MIRACLE.
51
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3.
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Fol. 12,
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o/«.; B, C, ü, oo'/"J/ M H]
B WC. — 4-5.
B
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J.AÖ-K
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9.
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I)
8. jen.]
A>»°/H.>i>]
i
hjao-JC]
wj.it.
'
iiT-t]
i
mon Seigneur et 111011 Dien me suis revolte contre lui?
Celeste, lorsque je
qui m'a preeipite de S'abaisse-t-il (avec)
humilite? Maintenant donc ne partons pas' desenvirons de Jerusalem
de Bethleem, jusqu'ä ce que nous ayons decouvert avec certitude ce
Si le fait qu'il
est ne est vrai, nous prendrons pour nous-memes
qui conviennent, afin que pas.
'i
:
ItlhfrÜPo»' : hj&tf«*: * m#o»
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Vierge. Est-ee
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I),
ib. i-n>) A>i?, fli>-]
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•
— 6-7. post >n„p* B, C, D, E a<M. — B B fto»Ä^t>. — E om. m (B M«l — flWit] B, E >n C, D o/«. — AOllj&t ß — 10-11. m|viiv+] A ramV'h: — 10. fflilWt X\u] E o/w. — B om. legon adoptee. 11.
5. HhAft
7.
:
*<*»•
Edonnentlalegon adoptee. — C, D oo-}-?/".». —
—
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0»«*$*
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h°l\\M
•
601
ma
royaute qui est sur
le
fait.
les dispositions
point de passer ne passe
»
Aussitöt
s'en älla rapidement vers les Anciens des Juifs qui connais-
il
saient les Ecritures des prophetes et l'interpretation des paroles des Ecritures,
afin
Christ.
En
les
aurai
de s'assurer de l'epoque de la naissance de Notre-Seigneur Jesuseffet,
il
dit (en
interroges.
»
lui-meme)
:
*
M. ä m.
:
11
me
cacheront
ville
se tint au
(rien),
de Jerusalem,
lorsque je
(il
penetra)
milieu d'eux et se mit a
au sujet du Christ et au sujet de l'epoque de sa naissance.
s'assura de cela avec soin aupres d'eux. 1.
ne
Etant entre dans la
dans l'assemblee des nobles des Juifs. les contredire
« Ils
ne passons pas.
II
* r
i.
12,
v a.
LES MIRACLES DK JESUS.
002 «|^
JT
y.'ltnhy;
:
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II
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I.
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I)
nr.fi-pfi.
4.
>,A^>u
ib.
adopted. i
—
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—
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D
B, C,
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—
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>
B
ib.
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id.ü']
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i
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—
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wvii
'<w\
—
liim-i.
(E
ib.
E donnent
Hlin«:).
E
om. A (C
ä
^VfiTiMfi.
—
7.
—
Anciens
les
des
:
l'histoire
du
Nicodeme,
docteur de
la
—
9. >»n<»"]
tta»Vbh
en
d£ Israel
loi.
:
«
Maintenant donc
Alors Nicodeme leur
12,
b.
dirent
(cela)?
dil
:
<>
.
Lorsque, au temps oü
M.
ä in.
:
sn.
'
E
fc^-ivA]
la legon
—
j'6.
E
C, D,
II1IVU-:
:
m.e.il.A-
adop-
ID;il»»I»»
:
— wym.e&
C,
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n«».
D
—
(ITA.'/ n.
E
— 9-10.
ce
>^^]
11. mhftA«»]
jour,
n
Sauveur
le
semaines que
»
qu'ils
afin
hommes
E
A mhO
Ml^j&fiT.
Christ est ne. Mais
le
Ils
le
si elles
Satan suscita
demandassent
vors leurs Döcteurs, vers
il
Christ est ne.
le
interprötait los
de
comput des semaines que
le
Irouverent quo
Avez-vous appris
le roi Ptolemee et (les) traduisait
]
«'*
Loi, vers Cleophas et (vers) Gamaliel, pere KEtienne,
prophete Daniel avait mentionnees. ils
—
mav;
E donnent la legon «»««Vft^-] B om. a>\ C A"7ö
ne jusqu'ä maintenant.
diacre et martyr. (Ces derniers) examinerent
et
—
.
Si les soixante-dix
deputerent des
11s
post
2.
A.ft«i7
••
Les prophetes ont expose que
«
n'est pas
enfants
Christ.
—
i
B, C, D,
E om.
I),
prophete Daniel a mentionnees sont ecoulees, il
:
ft-n%»'l-
Ml^i'.lwi.] C,
ib.
Bethleem de Juda.
ne sont pas ecoulees,
I),
.«j..!'*"/
:
B, C,
E
o»TA,'/»n);
repondirent, en disanl
du monde naitra
B, C,
-
>
i
legon adoptee.
la
£*+. E donnent
MifiO-g;
A arfrf. m
)
lOiVI-
:
8. vn..c]
adoptee.
la legon
E donnent
I),
VT
i
hM?tl
Üao^iUd.
•
hol
•
premiere importante dans B) represente sept lignes de
(la
j&Mi-A] C, D, I)
15 m;',!»»!»'-
—
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B, C,
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—
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Omission
10. AtlTA.T'il] C,
C, D,
5.
B
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t,tim>:
(\y.i>Vi
A.A.*. — — 5-6. ante
E •
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que
le
pretre Simeon ait
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Ecritures avec nos Peres pour
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E
#. M*«n»K>]
rtVJH.},) Iicfi-Ffi.
IVm;/ qu'une Vierge concevra
:
du nom d'Emmanuel
-
',
et
Fange du Seigneur
seras attache ä ce monde, jusqu'ä ce que cette
est
charge de jours
nous saurons donc que
le
le
voir le Seigneur-Christ.
l'Enfant) ~.
»
et
Venez, allons de nous (en)
Venez, cherchons-(le). Si
Christ n'est pas ne. Mais
Christ est ne,
a Simeon, en disant. lorsqu'il se fut scandalise *
—
-•
*°Mi.Mi,h,r..
lsaie qui dil
tiouvons vivant, nous saurons que
raort,
:
vnhft»] C,
4.
A.P.-P
PUA-
•
WhaoCi.
I)
vicn-r-n; C,
eile l'appellera :
C
Vhirc] B, C,
ib.
ncftM' * w^ila?»
au4*vu*
de l'interroger sur l'histoire (de
assurer aupres de
nous
.*A
1
enlante et que tu aies vu (l'Enfant) de tes yeux.
afin
lui,
i
du prophetr
vint vers lui et lui dit «
nhj-f-
3. H-t
—
tmAj?
—
i
:
«
eomme Tange Tu ne mourras
s'il
annonce
a
pas, avant *
»
r 6
Ils
qu'il
etait
vieillesse.
J.
Is.,
tous
allerent
couche Ils
lui
vu, 14.
dans
sur la terre
dirent
— 2.
le
:
M. ä m.
temple.
:
Ils
ä cause
Salut atoi!
«
f "'-
»
vieux en jours.
trouverent Simeon
de 11
son äge.
(II
vivant.
etail
leur dit ä voix hasse
alors
avance) en :
«
Que
la
13 > a.
LES MIRACLES DE JESUS.
604 j"
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»•»
VMPfi] E M.J'l.'. — z£. Am>£-yy] K Alicn-Ffi. — 1-2. V*/ii] A, C, D, E >.'/•/. — 2. iv»t E MI- ti'Oti öv»i. — ib. ri/Ti.e.w-1- ttv-J: "fAs>"] B n/h.ßm-'Mi C, D, E n,li.ea>^. >ifrC] 4. /.hm.] B ^nnti. 5. post >a.ft B, C, D add. ii.en». —6. n.>m|>.] mot mis apres im<">'>.e.fi dans E. — 7. AAtlD] 15 om. — ib. >,y"fii»">'V] E Äy—tn ti9°fTr. — 7-8. iDtiwTjp*] E miH-uxrm. — 9. rio»] B, C, D, E o/w. — ib. >,„i'>o,l.n^.-] A, B, C, E hx'/fUifi/h-. — 10. A] B .eflhA. — //'. post TM» B rtrfrf. MTfl"^. — /Ä. A
"
•
:
:
.-
»
;
i
.p.rt.?.
i
i
soil
avec nous! Amen. C
paix
du Seigneur
"tun-
soit
arrivee l'epoque de la
venue est arrivee. «
Je
avec vous!
me
lorsque je
que
hommes. Anne
salut des
» 11s lui
monde?
dirent
:
ma main
scandalise de
fus
A>i"lil.>i>
:
h.Vrt-fi
la
aussi, la
«
Tncfi-Ffi
i
dirent
venue du Sauveur dans
11s lui
»
su, (parce)
(l')ai
mr'.li/.U
attache ä la vie de ce
toi (qui) es
» 11
le
fol.
Quant
13,
r" b.
a Satan,
gens ä Simeon les paroles
il
et la
leur dit
Comment
P»A-
i
5»"nA
i
"/ua
7-IK-
vieillard beni, est-elle
«
:
tu l'attends,
Oui, l'epoque de sa
as-tu su cela?
11
»
leur dit
du mal qui m'avait
a ete delivree
:
atteint,
prophetie du prophete Isaie au sujet du
m'a annonce
prophetesse,
se tenait (dans le temple).
11
et les paroles
de Simeon,
le
temple.
entendit
röponse (que ce dernier) leur
des Anciens
O
«
:
i
monde, alors que
Sauveur), olle qui se trouve continuellement dans *
>
:
•
il
(fit).
la
(la
venue du
»
question
*
de
(ces)
Lorsqu'il eut entendu
se troubla
extremement.
II
revint vers ses armees et leur
ordonna de ne pas partir des environs de
Bethleem, jusqu'ä ce qu'il se
informe exaetement de l'histoire
et
füt
Sauveur
de sa naissance.
O mon sur
la
Amen.
Seigneur Jesus-Christ,
servante Walata-Wähed,
fais
.-»
"»•J-ftA •:
i
}1(?0D-
:
aH'tmp.m i
li'iU
"»rrY/j-
•
:
9°KMi
hhwlM
Il>t6"
:
(lh'M-
i
••
demeurer
Walata-Kidän
...
la
benedietion de
pour
les siecles
ta
gräce
des siecles!
i
CINQUIEME MIRACLE. ttlC f-tx
tthVt-
•
iv-til'
•
(1K/J
11,-1"
•
SS:h,'b
'
mhr'fa'i
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(otn>?:-W
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'
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•
Quo
i
-
Aft*
clemence
la
Kh«m.Wi
pour
=
Amen. D X^n
i
WA*
'/"flA
:
possesseur est different
:
"MlCTl
Mit
i
'
siecles des siecles!
Amen. Les
I.V-G1A
grdce
Christ, que la benediction de ta
AOAo»
'
i
g]
tions de
B
miracle de
le
j-
:
E
—
—
3. nxy mhy^n^] B om. M r^A-, U A'V7/ > W)-; E A71K.
son secours qu'il garde -son serviteur
laisse
...
Mi°in.>if
h.Pft-fi
i
:••
h""i.'V
i
-"W.'*,
^
siedest
notre roi David; i
ticft-pn
(1<W
i
>
Seigneur Jesus-
JKÖrt
d'une pari, A, B,
:
E
(la
I).
Präsentation est place immediatement apres les glorifica-
la
E
B);
T'tti-V-
cedent une division, cotee g, a ete ajoutce dans E. ib.
V7/" /
:
avec ton serviteur Habla-Giyorgis pour les
soit
sage-femme Salome dans
la
OAiT
siecles des
1
benedictions se groupent ainsi
benediction est abregee dans B); d'autre part, C, 1.
E
seconde main sur un grattage.
est ecrit de
^U*
nom du
C; seul le
/es
••
de Notre-Seigneur
la misericorde
et
Jesus-Christ soit avec son serviteur Scluihla-Scheldse
tiCfl*A
h.?frt\
:
h"%V]
Mit
:
n«.->
i
ib.
£?;h,l:
Tf-CXil) A"/A«»
:
>7C]
B
.ftö+n
",t\V"
:
pour
pour l'insertion ulterieure du
nom
les siecles
nom
des siecles!
om.;
('.
I)
i-wc..
(C av-ik.
...
—
"ivt\
i
h"%i : l'ar la grdce de
son serviteur Schdhla-Scheldse;
(C
Habta-Giijorgis)
primitivement ecrit dans C. Le
B
du miracle pre-
%; au cours
>
—
U
notre roi David;
Amen. Un espace blanc
propre du possesseur dans B.
£A4>fl-
est
elait
propre ^«g^ est ecrit de seconde main sur un gratlage
dans D. Les benedictions sont analogues dans A. B. C, D, E.
CINQUIEME MIRACLE PRÄSENTATION DE JESUS AU TEMPLE t.
Marie
et
Joseph presentent Jesus au temple
mosai'que.
Dieu
—
2.
Le
et prophetise.
Cinquieme
recit.
Simeon
vieillard
—
3.
Sur
pour
la
g-räce
les siecles
par
la
Loi
dans ses bras l'Enfant Jesus, remercie
Satan, en entendant les paroles de Simeon, est consterne.
la
Präsentation de
Notre-Sauveur Jesus-Christ dans
Par
recoit
et fönt l'offrande prescrite
le
Notre-Seigneur,
Notre-Dieu
et
temple.
de son secours qu'il prolege son serviteur Walda-Wähed
des siecles!
Amen.
1
Lorsque
le
quarantieme jour apres
la
naissance de Notre-Seigneur Jesus-
LES MIRACLES DE JESUS.
606
IW'P In].
tn-M-
13,
KTHX-Thi
JV.-P
:
IUI-
im^^.ti
•
-li:.°9"
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56
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•
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—
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la
9.
C,
E M'.
Yi«n>
»CA]
:
A
I'mI.
13
,
comrae
*
il
colombe,
(jue
Joseph
est prescrit
comme
le
Jans
mere sein appele saint pour
Lorsque attache
ii
prophete
Isaie
et bondit
1.
le
:
le
•
ib.
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E
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l),
B
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E
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E >,-ni>,*> B ,fii>.. - 2.
— la
i
j'i.
au sujet de
post
flh
B mh.m
:
avec
lui
Ex., xiii, 2 (Nom..
:
B
7.
B
",Air]
E
a>wi
arfi. m-n
»..rrt-n
=
vien
Tout (male) qui ouvrira
le
le
porta,
lemple,
le
sein de sa
Seigneur'.
dans
la
le
lemple, se leva
le pretre
Simeon qui la
trouvant epuise) par
16).
elait
prophetie du
naissance de Notre-Seigneur Jesus-Christ. Simeon
cerf, afin
viii,
nu«n>] 6.
i
des petits de
la
vieillesse.
Lorsque Notre-
Christ fut entre dans le temple, Simeon se leva de
comme un
.>.fvM-
»
lecon adoptee.
presenter dans
Moi.se. Ils offrirent
la Loi
+A
—
MAPfi.
Notre-Dame Marie, sa Generatrice, le
ht:A#
A, C >,ö*ki-: B, D,
men-pn]
E .donnent
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.e.n«».e.
i
n"/-'/il.l-
vn..e.
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D,
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C,
8.
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•
ib.
o/m; B, C, D,
Loi de
dans
^ftA hlttM
de ce monde, ä cause de son scandale sur
etait alors tres faible, (se
Seigneur
la
(Jesus) fut entre
la vie
4. .erto»,e.
Charpentier, afm de
(Moise) dit
•
wvs.lO B,
nriAh,). —
— — 8-9.
••
«PA
•
AMAf»]B,
lecon adoptee.
Christ selon la chair fu1 accompli, (eile) ainsi
i
AÄ.WA
il*i'jn.'|:
:
n»|"
.•
lecon adoptee. --
la ib.
t+] A, B,
—
••
,o"/a E «<W.
E donnent
B donne
.
add. aoKih&.
adoptee.
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>.°?H.7i
D
ante A*7
3.
B, C o/m. im-
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— VO'V] A om. irvt et lecon C, D, E donnent B o;h. W/U — — »?•"/] E wfit B C adoptee. — «o-nt — post am^ö>jt4»i A, o«^. B, D, E donnent iim.fK — 10. ante C add. lecon adoptee. — 10-11. C, D p.Hi.W — 11. A mch.ea»-; B, C hfap; lecon adoptee. E donnent la lecon adoptee. — E donnent /.ahm] A om; B. »*
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ib.
,1i9V
;
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et
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9. mlf-A-]
('.
ib.
12.
:
E
A.
il>i.e.'i:i>-]
flWfcMh; B. C,
Lorsque Notre-Seigneur
bondiront
Aussitöt
comme
debarrasse l<m
Quant
des eerfs'.
de
serviteur
mes yeux ont vu
rar
vieillard
etaient venus
:
Simeon ••
Cet
Enfdni
salut de beaucoup de gens
sur cette brisera.
ä
tlit
et
en
saht!
ton
aux
pour
In
lui
li.
ib.
r'r'm./.
et
pierre
dil
II
:
Maintenani
comme
Seigneur,
la
in
—
2.
Luc,
ii.
les
Joseph
ä
—
.'i.
ton
tout
et
aux gens
qui
qui a ete posee dans Sinn pour 3 .
Toul
(etre) qui
tombera sur
eile,
le
tombera eile
le
lui)
survieudra une grande guerre: par
mysteres des propheties
29-32.
(l')as
gloire d ton peuple d'Israel'.
perte de beaucoup
lui
C
porta L'Enfant dans ses bras.
6
Marie,
-I]
de-viendront juris
serout accoraplis de grands miracles et prodiges; (c'est
son entremise seront reveles xxxv.
debiles
les
pierre se brisera; (tout etre) aussi qui
Par
adoptee.
-
que tu as prepare "devant
peuples
qui fera vivre les co3urs; a cause de
1. Is..
paix,
Notre-Dame la
il
la
yeux s'ouvrirent.
lien,
est
renn,
sera
;
I).
la le<;on
ä Simeon,
ses
son
afin de reveler la lumiere
peuple,
Le
Christ
le
eut vu l'Enfant,
qu'il
ordonne,
1)
/.
H.i'.ffl.e.*]
H,e,hR]
.
donnent
;'ä.
mrttf-rt'.
('
«6.
h.
la
öilTr);
:
^fty*.
i
,c>rf„xo»-]
I).
-
ni'»|:
••
Luc, n. 34.
difiiciles.
»
*
fol.
13,
IIS MIRACLES DE JESUS.
608
fljr/"}
th/Mh toi. r°
14,
jrVK-IC
•
(Dtt.'iFov
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— 6-8.
m"7'/^a i
«••f!V
:
4. Vi-V-A»»»-]
B £+*
— h»v.v]
fl>;17^A
B j.h»7Wi,A :>.:(> Emmanuel,
>
qui es ne de la Sainte Vierge Marie, rachete-nous tous de la mort de la corruption
(toi)
de la perte. "7DA
/"Art.
=
:
:
perle ton serviteur Schdhla-Scheldse. V;"->7--A
©V/
:
et
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}-
i
t\'nr"i
p.1.'>
•
>
»
>
hh"Vth,A
I)
A1A»»
=
V/°-p.e.rt-1-
.e.-V'VA
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IH.M9'
•
Emmanuel, (toi) qui es ne de h-l.'/ : mort notre roi David pour les siecles des de seconde main sur un grattage. E hh a 1>K
",A5>"
:
HlwA.i'.ii
>
>
i
=
la Sainte Vierge, rachete de la perte et de la
Amen. Le nom propre
siecles.
a
:
iii
rt"iA»»
"/rt
;
vr-V.e.n-'r
:
/"
1
:
h"%'V
::
la benediction de tu
Amen. La
siecles!
groupent
ainsi
:
-s«!.'*
.p.'/"/a
i
est ecrit
-icyr'
Emmanuel,
grdce
soit
•
n^n-i-
toi)
:
?.p\\
•
wen
r'tu\
vit\-
qui es ne de la Sainte.
'
mot
7-dCKi est
:
wcxt\
<
Vierge Marie, que
avec ton serviteur Habta-Giyorgis pour
derniere lettre du
i'-n-j-
les siecles
des
presque effacee. Les benediclions se
d'une part, A, E: d'autre part, B, C, D.
3
Satan Sirrieon II
ioi.
ii,
trouvait
se
ä ce moment-lä dans
en train de prononcer ces paroles,
II
temple.
eprouva
'
Lorsquil entendit
une giande
tristesse.
leur raconta toute l'histoire qu'il avait apprise
revint vers ses armees el
de l'Enfant qui etait ne.
il
le
leur dit
:
«
Pour moi,
*
je
ne
me
reposerai pas
au sujet des prophetes et des justes, jusqu'ä ce que je les aie tues j'.iie
disparaitre de la terre leur memoire.
fait
O
Emmanuel,
gräce
avec
soit
les siecles
1.
M,
ä
ta
(toi)
qui es ne de
servante Walata
des siecles! Amen.
m.
:
il
fut friste.
la ....
et
que
»
Vierge pure, que
la
benediction de ta
Walata-Scheläsö, Walata-Sämou'41 pour
SIXIEME MIRACLE.
59
JlÄ.'J
I.
B
y;]
coter:
cf.
iTö^:
i
fait
Dieu
note
42,
p.
»c
ib.
.
mh-r'^Wi
:
D
3);
Yir.fi-pn]
1>
.
.
A"/A«w
.
(les
$
y
",t\T
les siecles
3
*»"£">
»/A'/
:
:•:
scribes confondent souvent s avec
\wc. m-nt C, D i>i5'"<50-
E donnent
la
D
vvii.V/
=
(le titre
titres
est
B
ncn-rn
«W'W'/
=
moo^rii'/
:
[/wi/ac/e]
fix;)
vifi-
•.
:
K
%);
Miraclequ'a :
wn-fi
>
E
s
Vit:
de Notre-Seigneur, Notre-
de ce miracle se groupent ainsi
abrege dans B).
leeon adoptee.
>
Notre-Sauveur Jesus-Christ.
et
fle'c/i
YlCfl-Pfl
Kfci-n
=
aviii.*»
s
>,.prt-fi
:
E: d'autre part, B, C,
B, C, D,
>.«"*'»:
:
Notre-Sauveur Jesus-Christ. Les
et
part, A,
—
an?
2.
ywc;iy>
—
t\W(\
-.
:
.
vil<.
d'une
A
Yk-V'i} .
om.
...
t\"i
Par la grdee de son don qu'il orne l'dine de son serviteur ... pour des siecles ! Amen. (Iä;> <;°7rt- signifie litteralement :par la grdee de sa grdee. W.'V
:
espace blanc, represente par nos points de Suspension, est laisse pour l'insertion
ulterieure (t,
—
Ah»»-|:
ayant interverti l'ordrc des miracles, a une manierc partieuliere de les
supra,
%,
i
Miracle de Notre-Seigneur, Notre-Dieu
:
H>i*7ll.>i>
Un
q (B,
JEilJW
i
Notre-Seigneur Jesus-Christ.
HCfi-PA
t\an
/..f.h.'l-
609
du nom propre du possesseur. C,
>?./»>
(1>
•.
:
t\"it\a»
:•:•)
.•J'ij-Y-
",t\r'
-.
:
VA'V
:•:
la
serviteur Schähla-Scheldsi (D notre roi David)
Le nom propre
KV
A7-IK.
1MM-
:
tl"it\o»
I.Y-r.l.it
:
vvtv
Tt\t\
"ihr"
:
:
h aV1
TU*.
pour
les
siecles des siecles!
E
:•:
Par
la
(1K;>
les siecles
Amen. Les
E
:
benedictions se groupenl
d'autre part,
<'.
ainsi
:
:
d'une part, A, B,
Amen.
T'7rt-
=
[= par
grdee de son don
grdee de sa grdee) qu 'il prolege son serviteur Jlabta-Giyorgis pour propre
r"1
'VtJrt
:
benediction de sa grdee soit avec son
seconde main sur un grattage dans U.
est ecrit de
-si.**
xpo-
m.f\t
1)
Que
jMi
la
des siecles
'.
(B a un caractere
I).
SIXIEME MIRACLE L'EPIPHANIE 1.
Les Mages aper§oivent une
etoile miraculeuse.
—
2.
Le Livre du Cammandement,
provenant de
la
Caverne des Tresors, indique que
—
3.
Les Mages voyagent pendant deux ans, avant de trouver
du Christ.
—
la
naissance de Jesus.
5.
Parvenüs ä Bethleem,
myrrhe 6.
et
l'encens,
Un ange leur
autre chemin.
Sixieme
4. ils
A
leur arrivee ä Jerusalem,
adorent l'Enfant et
7.
recit.
ils
lui offrent,
signe dela naissance le lieu
de
vont trouver Herode.
—
comme
presents,
l'or,
la
Caverne des Tresors par les anciens Peres. Herode a leur retour et de regagner leur pays par un
empörtes de
ordonne d'eviter
—
l'etoile est le
la
Fuite de la Sainte Familie en Egypte.
(Miracle)
de Notre-Seigneur,
Notre-Dieu
et
Notre-Sauveur
Jesus-Christ.
Par
la
des siecles
gräce de son secours qu'il protege sa servante !
Amen.
...
pour
les siecles
LES M1RACLES DE JESUS.
610
[60]
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HiMm.
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2.
r.},f*..
:
H«>-nj-.
o«h.ß]
C,
1)
s
om.
n.
—
e«h.ß
:
—
la lecon adoptee.
?Z>.
U om.; E
?,.>>]
ib.
A"7&] C
—
-ncvv-.
7.
i
A, C,
|
5. tu-v-A'!:
s/c.
E donnent
B, C, D,
ib. fl>A>«">n]
i
ib.
<>.
;
ti«»>
o/«.
D huaw. E om.
3. iin-n]
C cd-va*
>--'W>U']
i
A
nn«n»*i¥tif«n»-]
-- 10.
tf-A»]
B
nnje
-
o/«.
>,»>> s/c.
I
Les Mages vinrent
ä
Orient virent une eloile dans soleil.
La lumiere de cette
parvenait ä terre.
Lorsque
II
y
etoile
Mages eurenl vu
les
Sa lumiere
Ie ciel.
avait au
Rois-Mages qui se trouvaient en
Les
Bethleem.
etait
comme une
etait
comme colonne
cela,
s'etonnerent
ils
fort.
r
14,
verent pas parmi
*
les
etoiles d'etoile qui
lui
ciel
Vierge.
la
consulterent
Ils
ne
Ils
').
ressemblät.
du
qui
centre de l'etoile l'image de
leurs livres et firent le calcul (astronomique de cette etoile fol.
lumiere du
la
t
rou-
trouverent
Ils
h.
toutes les etoiles, chacune ä leur place.
d'habitude. Livre du
vons
eu
Ils
se dirent entre
lui
la
mention de cette si
iliMoile) est (alors)
M. a
:
«
II
in
:
11
le Fdlek'-
solide
que nous revenions consulter
du Hoi.
les Tresors
Si
mention,
le
nous trou-
nous ferons tout ce la
comme
qu'il
(rien) n'est (ä faire
nous i,
car
»
calculerent son calcul.
Commandement.
etoile,
nous u'en trouvons pas
un Symbole.
trouverent
faut
Commandement" des Peres dans
ordonnera. Mais
I.
eux
Ils
est ä reniarquer
—
2.
Cf. p. 45, nole 2.
—
.'!.
M.
ä
in.
:
les
Livres
que Les Miracles de Jesus sont apparentes aveo
Qalimentos, que nous traduisons en ce moment dans
la
Revue de V Orient
chretien.
SIXIEME MIRACLE.
ßi;
M9°
1/
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611
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£">*7a
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.enicAi.
•
M-rt«?*».
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•
•
•
HjMIff
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A"7P
*
ffl{>».e.v.
:
Jliin
:
W:M1.
A
A.
ha>-6h.~i •
E
.e.V7A
:
—
ib.
ftH-CK
—
frWIC.
•
G.
i
1)
:
Alors trouverent
>
comme une
sera assise sur
main
töte
ciel et
le
elTet, c'est
1.
M.
ä
:
les
Af|
i
hA«»
:!:
ll'i
•
i
II?»
la la
:
la terre,
,p,£AflMioi»'
du Roi
le
/./ryv
.
C,
1)
o/h.
—
tom]
8.
A wAml
;
rl/»'i»>']
:
lecon adoptee.
la chair
hommes
Commandement lequel dit « Le
* .
:
et habiter sur
au milieu du
etoile apparaitra ciel
rf«
ä SefA, son fds,
des
parviendra jusqu'ä terre.
Fils
terre.
sa lumiere
ciel;
En
la
11s
eile la
Vierge
et portera (son) Enfant lumiueux. Sur
y aura) uu diademe de gloire. II tiendra dans sa car il est le Dieu du monde entier. Lorsque cette
faudra que vous chercliiez
Livres du
mv*]
7.
ib.
uu tröne de lumiere il
—
—
lecon adoptee.
une
lieu,
il
s
:
ä cause de lui qu'apparaitra
m.
-f-
.PAfC^i.
-"
$
figurait primitivement.
colonne qui du
etoile apparaitra,
fl»Afl
••
rt
revetir
l'Enfant
(de
l
•
;
:
E donnent
Lorsque cela aura
la
1
commandement d'Adam
le
«Ml
i
*
flJ'h*
:
A"7f.
i
.•
:
du Seigneur devra sera
«o»lf
o>-nl-
tirerent des Tresors
ils
:
"JA?"
»
C,
om.; E donne
'rtp'f»; B, C, D,
=
•»•//";
apres coup dans C; ä sa place
A, B. C,
tf-A-
I), E donnent la lecon adoptee. — ib. Jnn>inil+ — »,mi] E «roin-n-c V?-/ " ina»nM-V lMm; B, C, D donnent la m>n,l,w~\ B o»«At sj'c. — 2. ii.ivdA] B om.; E H.en.. — 3-4. im.- ni VI: jatiaf». — 5. *>-nc — RVIA] B fl»rt> »>Vi-n n"7MiA ft°VjB ik.ii] E 1)1:7"/ /h?> -IK-V. — t'Ä. n>i£,o] la lettre o- a ete ajoutee
>iömi"Mit
lecon adoptee.
Mmi
:
),r»h.
1>
i
'|-'V/*V'-
i
nni-
.c.flJöh
a»n,M'-1-
JuTAll
:
j?.f.&(Dlnao-
i
••
u».etifl>-V]
hfl»"
:
2
Commandement.
le lieu
cette etoile
—
2.
M.
ä
m.
oü l'Enfant est ne. En
dans
:
le ciel.
sortira.
»
* fol. 14,
V
a.
LES MIRACLES DE JESUS.
012
[62]
:{
/*'h.
• atM-
hih. ! -nil-Tl
V
=
«w}ia
Jl'PS"^«"»-
«
fl)All
14,
fol.
(«v-nhA.
irftA-i/'ö»-
«
1
flX***•
••
rt-flfc
1
A7A
:
v/"h-
oniJi-ny.
C'i«M-
»
••
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:
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•
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VT-frJn.
•
:
TtiMra»'
1
ai^iin-
:•:
^tm*
:
ACU-
:
amen,
*
vwa,
••
^f|h
:
AnJ,
>
a»
•
I1JV
»
JJ1C
:
•
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1
b.
ib.
ante
D
:
—
fflftfWi/v
i
6. >,fiöB
A.1T]
fl»,;iH-
, .t*.'V"/' 'J".
WATiCIL
-
hm-KW B
B
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:
:
:
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•
3.
D
o/».
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•
i
?"££
E
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B a>h;inJB-V/"/"?»; E fll>,;i||-
O/;/. UJflJl.'/;
E donne
—
o/«.
7.
B, C,
la legon
ante
>,A-
:
-
—
:
5.
arfrf. t»7
:
2-3. T.jf-m-nt
nr'.e.i
'///"fr
"iF'W
I>
B
:
I
fio-f,
£0-.^ :
B
i
.k-V
9°f:i
I
rtfflC'l'
>
:
y^ftrt,!/"«"'
rnjinnv.]
—
Dom.
C,
mfi't.V]
—
C.
R>?/^'^
:
adoptee.
h.p<.lrt> /"
ib.
mot dans
je-VY**?»] I
A
U»flffl.>]
lecon adoplee. --
la
dittologie de ce
—
fflhui-
flJrtfi,li.'V);
VV'*<">*]
•
2. h(i->]
.R0-.S.
4-5. V/"h.
(C,
CI**
—
E donnent
B,
—
B, C, D, E W71r*\
7>fr]
/"/wjP; C, IIOD
D om. w:
A, C,
wticn.]
i.
—
Avn-Wi..
nm — h.V<-1
8.
fl7A.
:
3 11s
empörteren!
presents (destines äl'Enfant)
les
1
Tor, la
:
l'encens que les Peres avaieut tires de la Montagne des quelle se trouva notrepere
Adam
lors de sa sortie
se mirent ä parcourir toute la terre,
prirent avec eux trois mille
myrrhe
plus
ils
sur
:i
et
la-
paradis. Les trois Rois etail ne. lls
prirent avec eux
l'or, Ils
la
ren-
route, car leur route etail
voyagerent (pendant) deux ans, jusqu'ä ee
Ils
.
,
vers l'Orient. L'etoile les conduisait.
contrerent des difficultes nombreuses dans leur
longue 5
Tresors
afm de chercher Celui qui
hommes. De
et l'encens. Ils allerent
du
'
myrrhe
2
qu'ils arrivassent ä
Jerusalem.
Lorsque
14, \" b.
fol.
l.M.äm. 4.
M. ä m.
:
*
:
les
Mages
arriverent a la ville de Jerusalem, les gens de la ville
ses presents.
de dedans.
—
—
5.
2. Cf.
M. ä m.
HOC, :
1911, pp. 109-170.
lointaine.
—
3.
M.
ä m.
:
dans.
—
SIXIEME MIRACLE.
63;
y-ilfflO-
j»".e.v.
m»iv
i
«f.t:ft
-t-
(Oh"V/
:•:
-l-hrCl-V ?ip
•
Txfitro
»ihn
••
•
•
•/.(V.P.rt
:
UV" WKS 1 AM* •
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B.
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1-2.
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—
A
ib.
2.
B
o/».
E
ib. rti-(fl>iA}"«»-]
wie] A Ha» iHMrc-» Ch. ?!»X est ajoutee dans B, mais un 1
=
:
(ante n?°d,!.-n la lettre
nf"b&--tt
=
—
lecon adoptee.
'»•UV
<>w.
oiii.
.-i.
point, place par le scribe au-dessus de cette lettre, indique quelle est tenue
pour
>
biffeei
E donnent la lecon adoptee. — 6. tffl»vh] B naofch. E ii>,«>-
;
:
:
i
:
:
>
eurent
peur d'eux. Alors
roi
le
Herode sc trouvait u Jerusalem.
envova
II
vers les Hois de Perse des ministres avec des presents nombreux, par suite
de
la crainte (qu'il avait) d'eux.
de Perse
et
leur
Les ministres apporterent
demanderent pourquoi
Palestine. (Geux-ci) leur dirent
Nous avons vu unc
:
les presents
etaient venus
ils
etoile
dans '
et
aus Rois terre de
la
nous savons,
d'apres notre signe, que voici qu'il est ne en Occident un Roi illustre.
Nous
sommes
qu'un
certains, par la vision de l'etoile qui est apparue ä l'Orient 2
Enfant est ne dans votre pays, l'adorer*.
Herode les
Roi, revenez
aborda.
rapidement
vers
leur
II
moi
afin que moi aussi j'aille l'adorer
'.
et
et
nous dit
sommes venus Lorsque
:
vers
vous
assures-moi de l'endroit
Ils lui
dirent
:
«
*
lui,
aurez (oii
il
Certainement.
,
afin
de
trouve
ee
se trouve),
»
*
i,,i.
r 1.
4.
Matth.,
Matth.,
ii.
ii.
8.
2.
—
2.
M.
ä
m.
:
qui est sortie de l'Orient.
—3.
Mattli., n, 2.
i.,,
a.
LES MIRACLES DE JESUS.
614
ftr/o
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A
— — 7-8.
7.
ib. «»A)>;i-'i:]
B
>.v":^i-
eile
effet,
entres dans
au-dessus de
s'arreta
la grotte, ils
C,
om.
I)
ha»-j,-',"o«-
E
m°%°,.
ftVA
—
—
—
(',
9.
aecomplie reim-
et
myrrhe, les
de
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-
15
.
la
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de stacte
:
ib. miicn.'/.]
K om.
vetements
la
c'est
car
— 10. UV
sie
if,
(lä)
oü s'arreta
l'etoile.
Vierge en train d'etreindre l'Enfant.
Tor, la niyrrlie
d'or*.
dit
De
:
tes
l'habitude qu'on
l.n
l'adorerenl
afin
que
l'ul
reine se tiendra ä ta droite, dit
il
vötements*.
que
oll're
ils
l'encens,
et
plus
ä Notre-Sauveur, c'est afin
'
•/..
au-dessus de -r est ecrit
adoptee.
de casse (emanera) de
et
offen
:
=
"
grotte de Bethleem. Lorsqu'ils furent
la
du prophete David qui
dutnuince de
sa royaute,
füt
de
:
(Une
En
effet,
reconnue
l'or
ä un
odeur
la
de)
Tor que
puissance
roi; l'encens,
cause de sa mort dans cause de son sacerdoce divin; la eurent offert leurs presents cliair qu'il a prise de* nous. Lorsque les Rois
b.
1.
ici
la parole
Mages ont
c'est ä * lul
presents
ses
otl'rirent
lui
D, E om. w: B
ib. >,A0ft.ii.]
L'Enfant etait enveloppe de langes. Lorsqu'ils virent l'Enfant, et
acta. «>.
(post d»h*
ft-fc
Aö».^!'/.»]
i
s'arröterent
Ils
y trouverent
:
atmah] A.
5.
fhy-^j".
la lecon
Les Rois partirent de Jemsalem.
En
n-llh
E
.«'.h.^'VJP]
E donnent
C, D,
:
E om,
8-9.
—
Ddonnentla lecon adoptee.
r'h~\
K om.
6. viciu]
—
B
«jTifl-
o/rc.
lecon adoptee.
la
HW'W]
i'A-
n>..
4.
ib.
B donne
o/w.;
Lecon adoptee.
la
iä. mr.->]
ft1A
C,
15
A, C,
dn-)]
— #. in] B will: — 2-3. ante —# AAVV] E ,V/V] B om. — C
2. dh.]
1-2. afh-f.
myrrhe,
c'est ä
li
Ps. xliv, 10.
M. ä m.
et plus bas, signifie
:
:
enroulee
et
bigarree.
—
saluer en offrant un present.
2. I's.
xliv,
9.-3. Le verbe W->,
SIXIEME MIRACLE.
[65]
/•fliA.P.
<•
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:
:
hHUu»'
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hllllflo.
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615
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toi.
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1.
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A
.f./h-f.]
i
lecon adoptee pour
oiii.
m. B, C, D, E a»wn
copulatif seulement.
le o»
E vriiW'/
"7c.fir] B, C, D,
1
'i'.p.fi-c
i
—
ä'vva
s
(E
:
C,
I),
nmAh.
rtrfrf.
E donnent la E om. — 1-2. Vffl
B, C, D,
eil»-*.;
im>°-] B,
ib.
«icfv.
—
«>,.?••
2.
»/»*. -haV»] B, E ha?.; A>7r'-t] E AMvn] B, E *-***; C, U a»..;r m. — — 4-5. — an-a<J] C B, C, D, E donnent la lecon adoptee. .e°Mih.] A C om. — viAVh] B, C, D A o/«.; B, C, D, E donnent la lecon adoptee. — — W*] B V-T*af. — C B o/«. — (ante p — miron — Hh.f*.tA,y"] A legon iih.v*.0A.y B, C, D, E donnent — B, C, D, E donnent A A^öUMH adoptee. — 3.
ib.
4.
=
m,h<..
Tflfc.;
7.
a>y.n. •/<»•}")]
•in.ü-
8.
sie.
9.
via?..
ib.
6. >i>.«n»cat>-]
ib.
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la
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i
legon adoptee; ti^öXtav est ecrit au Heu de A-'/öhli«»- dans B; c'est une faute evidente de ib. ante in: n n E add. a. -- 10. ante ^£"W B, E a^] C om.
—
ai.
—
,
j'J. (Dh>},, ]
A, E om.
ä l'Enfant qui etait ne, aller ä
ils
i'
B, C,
a»;
D
donnent
la legon
adoptee.
l'adorerent (ä nouveau). Lorsqu'ils voulurent s'en
lour pays, Notre-Dame Marie
leur
donna corame provision un pain
d'orge, car eile n'avait rien d'autre.
L'ange du Seigneur apparut aux Rois.
II
leur dit de ne pas retourner
vers Herode, (mais) de retourner ä leur pays par un autre chemin.
comme
l'ange du Seigneur leur ordonna. Lorsque
les
Herode, (ce dernier) sut qu'ils s'en etaient alles par etaient retournes ä leur pays.
En
effet, (Herode)
Ils firent
Rois n'arriverentpas chez
un autre chemin
et qu'ils
leur avait ordonne naguere
de (re)venir vers lui et de lui raconter (Thistoire de l'Enfant). Satan entra en lui. (Berode)
vint vers les Anciens des Juifs de Jerusalem.
Christ naitra-t-il? le
Christ
*
En
eft'et,
je
devait naitre dans le
PATR. OR.
—
T.
XII.
—
vous
ai
monde,
entendus une
afin
de
fois
II
leur dit
:
«
Üü
le
en train de dire que
sauver les hommes
de l'esclavage
*
l
"
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1
-
v" a. F.
4.
41
LES MIRÄCLES DE JESUS.
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h9 n i\\. tO'h'l:
r: fol. 15,
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:
—
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B,
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Les pretres
»
les Ecritures
En
elfet,
lui
dans lequel
un des prophetes
le
'
dit
moindre des
ib. ».ftCiSf-« ']
:
hl\i-h,A: C,
—
post
ib.
H, C,
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E om. D om. -
ii.e^^v«»-.
—
E donnent la lecon E fl^rf. A>>*T/.
tCrat
E donnent la legon C, D, E add. m.
naitrait le Christ, (les) 11
avec sa Mere; va aupays d'ßgypte
et
nouveau M.
(Matth.,
et
ä ii,
m. 6).
que je t'ordonne :
ce
un prophele d'entre
—
4.
lui dirent
Pour
:
(villes)
Roi qui paitra mon peuple
& Joseph leCharpentier cn songe.
1.
2. >Hjr]
adoptee.
—
9.
-
y°AA
«
:
Nous avons trouve
des prophetes que c'est ä Bethleem de Jutla que naitra
n'es pas la derniere, ni la
que sortira
röpoudireut et
Lorsque Herode qui avait reuni
15,
I),
j'S.
hAtOif B,
M.ä m.
:
royales
2
de Juda,
Ce Roi,
cur
de
c'est
c'est le Christ.
»
ahn de
les Juifs,
les interroger sur 1'endiuit
eut congedies, lange du Seigneur apparut lui dit
demeure
Leve-toi; prends l'Enfant qui est ne,
:
'
la,
jusqu'ä ce que je t'appäraisse
que tu (devras) faire les
Bethleem, terre de Juda,
toi,
d' Israel'.
C'est ä Bethleem sans contredit qu'il naitra.
roi.
— —
adoptee.
la legon
—
adoptee.
la le<jon
lecon adoptee.
la
le Christ.
tu
D
B, C,
(du demon).
daus
A,
ruh«»]
(i.
.c.ft>iA»m>-]
w-A-fc;!-]
E donnent
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om.; B, C, U, E donnent
-
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B, C,
«n>»,h<j.;
1)
w-i-?-; B, C,
.ftiM]
/6.
A,
«»«.Vi:-»-]
A ,e<»fl>»] A
3.
prophetes.
trouve-loi.
—
—
5. Matlli..
2. ii,
M. 13.
'.
ä
'
ä
Joseph se leva de smi
m.
M. ä
:
ro/s. in.
:
—
3.
Mich.,
commenl
v, 2
tu feras.
SIXIEME MIRACLE.
[67]
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J'*-
siecles
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A'lAao
D
Lorsque Herode eut entendu
l'histoire
de
uaissance du Christ,
il
Lorsque Notre-Seigneur Jesus-Christ
E
B
E om.
i
(idd.
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a; B, D,
ib.
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i
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fA-i.^T.
—
E
"Voll
B, C, 11.
E
Mint
qu'il appelle
.e.Ka*P sie est ecrit
au lieu de
et les conduisit
Anciens des
ordonna de tuer
;
licn-Ffi:
PareillemeM
les paroles des
leem depuis Tage de deux ans et au-dessous
vxvV'l-
—
7i°?)L>.
des siecles! Amen.
d'Egijpte.
E
legon adoptee.
(ante
>H.e.] :
post »A-S.*
A, D,
a.
.0*7A,
>
TttA*]
post wii.tvVM B,
4.
"MI*]
I
la
vicfi-pfi:
i
w,
.1
legon adoptee pour A seulement.
la
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»jAjr
:
Ihn
i
.o*7A
2.
— 5-6.
o/h.
D ao^nwi
>,"7H.>i>
ib. fi.+t.nr'
A7-n<....
:
les
A
— —
Vicfl-Pfi.
o«.; B, C, D. E donnent
YiCfi-Ffi]
—
•
C donnent
6»hjß.
ß wVT,
Olli, -hao-:
sommeil, prit TEnfant avec sa Mere, la Vierge pure,
la
:
twcy'i
••
i
«WIR*
i
£*am"
=
a'Ja»"
seulcment.
j,a»-
m-ftt] B, C, D,
E :
.exiD-f
:
pour
son serciteur...
— .OIA] A
wo»"ni\irao-'] B, C,
ib.
KPrt-fi
:
i-n<> ...
s
A'/'() 5
fclill
i
r
*
B AMH.X}
i'i.
I)7d
legon adoptee.
la
— >!"%>]
B
—
9. >,H."»i>
donnent
—
o»i.
O-hfi]
i
'/'AA
rtiir.ft-Ffi]
nom propre
PJB>
:
1
1-2. a>}f"h
+o»iin<;*]
6.
ecrivent ainsi le
Afl»A.P."P
•
••
r
3.
B
>if.n*fi]
i
aa-m »
ö'AH
'/'.P.V.
ö>AJu,T*n,<s.A
••
ni-nx-
i
legon adoptee pour
la
—
•ncff*.
:
hcA-f-A
i
ei/A-
i
—
1> HJl«n».
1. (in«»]
C, D,
:
:
Ä
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«
•
*
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=
amf/ftA *
1
«>-rt'l-
i
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A.PA-A
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5
nh»"
•
617
au pays
Juifs sur
les enfants
de Beth-
'
fut entre
dans
la terre
düEgypte avec
sa Generatrice, s'ecroulerent les temples que les sorciers 'Iyänös et 'Iyanberes
avaient bätis" dans la ville d'Heliopolis, afin de seduire les Egyptiens par les tours des magiciens. Les faibles idoles se briserent; leurs temples et leurs
pignons füt
s'efl'ondrerent. Notre-Seigneur Jesus-Christ
1
aecomplie
Que
1.
3.
2.
M. M.
m.
ä
m. :
*
:
afin
que
De l'Egypte j'ai appele mon Fils
'.
de sa gräce soit avec son serviteur... pour les siecles
(co/nmencant) par
:
:
les
angles.
* |
(1 i.
r
Amen.
ä
M.ära,
parole du prophete qui dit
benedietion
la
des siecles!
—
la
demeura en Egypte,
(les
enfants) äges de deu.v ans et les plus Jeunes.
temples des sorciers 'Iydnes
—
4.
Osee,
xi, 1
et
(Matth., n, 15).
'Iyanberes qu'ils avaient bdtis.
i6
a.
:
LES MIRACLES DE JESUS.
018
fl»h«7U-
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une
c'est
1 ;
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C
siecles!
Amen. D
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A\\
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tribunal.
E
des
les siecles IfA»«»-
designe aussi
$MVn
.
(es
le
noces,
banquet
nom
est identique ä A. Le
D
(la
benediction estbeaueoup abregee dans B).
B eompte
miracles voir p. 42, note
les
E, ayant introduit une division dans
9"ö£-V-,
:
:
du nom du
Habta-Giyorgis. Les benedictions se groupent ainsi
(au sujet de la maniere dont
MIM
a»C",
a>CWi
:
g cinquieme miracle, a une maniere propre de compter).
flWt
:
quereile,
(ni)
döAl-
•
des siecles
enquele (judiciaire) ; twpii
E est iMlt
add.
Hört/'
>
A°/A
par nos
blanc, represente
Pareillement qu'il appelle notre roi David au jour de
d'une part, A, E; d'autre part, B, C, 1.
espace
W'
»
Pareillement qu'il appelle son serviteur Schdhla-
:=:
y.f.io-9
:
pour
tes saints,
nuptial; M-?-
>i"*A »
"/UA
i
CIO
hoo-P
•
texte pour l'insertion ulterieure
le
des noces nouvelles, sans souci
>i"%'V
••
AMK.
:
Un
de copiste.
-
"il\9"
:
Scheldsi au jour
avee tous
f.XWP
9°i\il
s
i*'S"J2.-f-
evidente
faute
mln-VO-
A"iA«''
:
1h'J°Cl'
:
Suspension, est laisse dans
possesseur. ,h,ii>-.)-i1
£*7flC
>
[68]
•
W"7"fl*
7im-t\K
fl»ti«7u>]
B
:
;
E
ib.
D thy^u-
C,
>7C
om.
—
=
flVJ"r
—
to.
ib.
>7C
—
^"IH»] B
A>i"»l/>i>
KVIM
3)
:
a>h9°W/
mh"J"'\Xf/
>7
:
mo».e:
ma»R-J,tf
A, E i»«T^*; B, C,
«>v.e*]
E
;
cours du recit du
le
s
D
la leeon adoptee. — ib. ^ao-j:] B, C, E 7-IK.; D 'iif"i. — ib. f.°?n JS'C*] B om. nom du possesseur (espace laisse en blanc dans le ms.); C *70A / M ^rt.; D .s«e> (ce nom propre est ecrit de seconde main sur un grattage); E u-n-r %VGXh. — 4. fc«w] A om.; B, C, D, E donnent la lecon adoptee.
donnent
:
le
:
:
SEPTIEME MIRACLE LE RETOUR D'EGYPTE DE LA SAINTE-FAMILLE ET LA RENCONTRE
DES BRIGANDS TETOS, DARKES ET GAMHOUR 1.
Le brigand Tefos refuse de detrousser
— 4.
3.
Tetos reeoit de Jesus
Au brigand Darkes
la
recit.
qui s'etait
Sur
le
Sainte-Famille.
promesse
repond, en affirmant que Jesus est
Septieme
la
qu'il
moque de le
Christ.
la
—
precedera
2.
Miracle de l'epee brisee.
Adam
promesse de Jesus
—
5.
dans le
brigand
La Sainte-Famille
depart de Notre-Seigneur
et
le paradis.
-
Gamhour
ä Na/areth.
Notre-Sauveur Jesus-
Christ de VEgypte et (sur) le prodige aussi qu'il a fait avec les brigands en
chemin. Pareillement qu'il fasse son signe bon avec sa servante Regba-Däwil pour les siecles
des siecles! Amen.
SEPTIKME MIRACLE.
[69]
619
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ib. jp,n.A»
la legon adoptee.
—
i
9. a>
1
Ensuite
Fange du Seigneur apparut ä Joseph en Egypte.
Leve-toi; preiids
gneur
le
et
sa Mere et retourne ä
qu'Herode qui cherchait l'Enfant
voiei
effet,
l'Enfant
Christ
et
notre soeur Marie,
est
sa
la terre
II
Iui
dit
de Palestine.
:
En
nwrt'. (Joseph) prit Notre-Sei-
Mere,
et
retourna ä
la
terre de
Palestine.
Tandis quils allaient Ieur chemin,
ils
parvinrent ä l'endroit du desert
dans lequel se trouvaient des brigands. Ces brigands
*
ravissaient les biens
de tous ceux qui allaient en ce chemin, chaeun ä leur tour, tous Lorsqu'ils virent Notre-Seigneur Jesus-Christ avec sa
un brigand
dit ä
son compagnon
:
«
Mere
et
V les jours.
Joseph de loin,
Aujourd'hui, c'est ton tour. Leve-toi; va
vers ces (gens) qui viennent; prends leurs biens et apporte-(les) vers nous. 1.
Matth.,
li,
20.
M.
ä
m.
:
aperi.
* fol. 16,
»
b.
ft
tlCA-FA
i
*
Afl.y (>•
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I
«n
M1RACEES DE JESUS.
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620
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[70]
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HJB.nK'Wilia
-
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»»h^A'Tlf
i
i
D om. — 2. K()VJ — E donne la lecon D C a>^c;i; ib. t^-VCi] A, B, aW^1C:J; «t; B javw. A adoptee. — 3. a>-,r'h\ I> w»/**fc. — ib.
HW
—
B
#. ante j&l£ C
n«».
arfrf.
—
1
1-2.
-
C,
h.rfl-fl]
i
=
—
i
:
'
j'i.
-vmiao-]
->9>r-0D. etait ecrit
en surcharge entre adoptee. la
—
8.
r et m>-.
post teRrnoo-
lecon adoptee.
—
ib.
gneur Jesus-Christ sur
le
:
--
B
7.
afin
la lettre
tor-VPf]
A
o/«.
—
9.
ante
E
tom-Wl..
arfd. A.-r.
B, C, D,
la
II
prit
L6,
nous a defendu de «
Abandonnez
ma
part ä moi!
A
—
E
donnent
la
lecon
E donnent ä^>] B i.fpfi; C, D, E
add. a; B, C, D, ib.
TEnfant du sein de sa Mere
bouche. De plus
Sainte Vierge Marie, doublement (vierge
'
>
a ete cnsuite ajoutee
V;°: B, C, D, rrt,«R
ravir vos biens.
»
:
salua Joseph.
il
sein de Notre-Seigneur l'argent qui etait avec
v° a
Yi
sein de sa Mere, alors qu'elle etait raontee sur
baisa les yeux, les joues et
fol.
sw
de ravir leurs biens. Lorsqu'il eut vu Notre-Sei-
anesse, son coeur s'adoucit aussitöt.
*
=
\
=
primitivement dans B:
oxD-frfcfc]
Le voleur descendit,
"/»-"ii-i-
>
•
lui.
en corps
En
outre
II
et
il
dit ä
11
et lui
mit dans
Notre-Dame
en esprit)
dit ä ses
une
:
«
le la
Le Christ
compagnons Que ce soit :
la part qui vous revient des biens de ces (gens).
Moi-memeje vous
retribuerai en echange de ecla. »
Joseph conduisit l'Enfant et sa Mere.
Lui-meme
le
brigand
alla
devant eux,
SEPTIEME MIRACLE.
[71]
VhM'iPo»o
(ihm
rt.e.tf-
:
fiifl
atf/ofm'/,
i
«»All
io
i
CKf fl>A7fc
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7.
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D
B, C,
B,
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C donnent ib. (\m>v
A>,°/Il.>,
C
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*
i
tgß'f.
\
E
Kaff
lui dit »
:
d'eux (une seule lame)
/..f,^.e]
comme
s'etait brisee et
pas auparavant,
il
Notre-Seigneur Jesus
:
se trouveront avec
toi et
(et
A,
I) >,.e u-
posa sa main sur 1.
M.
ä
m.
:
:
:
AonJi*
i
legon adoptee.
brigand tomba
devint.
le
*
O mon
il
fort, l'adora et
le
et (les)
l'epee et
fit
brigand eut vu l'o3Uvre
comment
il
nom
avait repare son qu'il
ne connais-
glorifia le Seigneur.
Seigneur, etablis-moi (Tun) de
prit la
(en) trois
de) ton epee, ö Tetos,
morceaux de
avait appele son
suivront tes voies.
II
'
morceaux de son epee les
eut remarque)
comment
Joseph congedia le brigand. II
prit les
auparavant. Lorsque
s'etonna «
morceaux
(les
Christ joignit
le
de Notre-Seigneur Jesus-Christ,
sait
Ramasse
«
Le brigand Tetos
donna. Notre-Seigneur
epee qui
-
AiVV.
:
moreeaux. L'Enfant
lui
nn«"»-. :
sur son visage. Son epee se hourta contre une pierre et se brisa
et donne-(les)-ni(ii.
•.
—
le
>i^,o-
:
A
n.ft$-]
Afw«;.r] B, C,
:
de les accompagner. Tandis qu'il les accompagnait,
C
ib.
E rt>,°/H.),> h.fft-f) ib.
:
ib.
irv*]
i£.
i
legon adoptee. -
la
fi
h.Pft-n
:
»ctAffl-;
w-M:
^rtrt
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i
—
B om.
T
•.
Ai.FA-rt
—
lecon adoptee.
KVfi-h
mfitAatJ] A,
ib.
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la
*
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•
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mhi]
::
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i
>
4"5"7.
»
Hh»»
mat'h'M.
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3.
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WJM1.A-
B, C, D,
ATi-JIOi*
A, C
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lecon adoptee.
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A, B, E o/K.; 0,
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621
II
dit ä
ceux qui
»
main de Notre-Seigneur
Jesus-Christ.
brigand. Celui-ci aussi (salua), en inclinant sa tete.
*
foi.
16,
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LES M1RACLES DE JESUS.
(122
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— —
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— 8-9. ante
ib.
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(ä
l'Enfant)
du Pere.
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:
:
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et
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O Därkes,
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ib.
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—
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A
ib.
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j?,n,
nh'H"
:
—
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MGtoti} C, Ü,
E
D h^5
Notre-Seigneur
»
que toi-mrme tu precede-
qu'ä toi te seront donnees les clefs de (Jesus),
de
rit
il
lui et
Enfant est (Tun) des fds des prophetes, com-
un (brigand) qui verse
Lorsque Notre-Seigneur
—
a.
C
Lorsque Tun des brigands eut entendu
lui. II dit
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Trnft
Seigneur, beiiis-moi.
verite, je te dis
lui-meme precedera, en entrant (dans
:
•
Däkres dans C, D, E.
entrera au paradis, que les clefs du Pere
lui dit
9°t\h
add. w.
qu'il
il
:
fl*
lecon adoptee.
o/n.
15
men-pn.
>
A, B, C,
,&n,n°
O mon
«
:
(peut-il) dire ä
lui,
n«e
£no>-
••
JE,4'£-«P
s
legon adoptee.
la
ment
a
h. =
fiTP
a*^©*
»
m?,ti t1&
o»-^]
ib.
mii«o]
>..fft-A
=
la
«AYi]
ib.
—
•
vvt
2.
donnent
—
B nw-M\
Adam, en entrant dansle paradis,
ras
HA^AJ»"
wa-a.
i
B, C,
:
legon adoptee.
la
Jesus-Christ repomlit el lui dit
roi.
rV.OH-
:
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:
forme du nom propre est Därkes dans A,
la
;
E
Ml] B,
E
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:
Mn
:
E
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*
h-tt
0>-?»1:
i
hin.M
•
*+jw Afcw
«wpöa
fllJlOT
:
vn] A ilo>-n-r 7>>; B, C, D, E donnent 5-fi. jeflfl>-}> donnent la lecon adoptee.
>,"/h.>,>
.
athat-r'h
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nw-A-
ft-fl
:
bCMii
vir.n-cn]
:
E
B, C, D, :
?.9°
on^.'V.'l-
i
A,.1ö»L*A
:
o/».; C, D,
W-it\
A«"l-'
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E
B, C, D,
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•
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•
,p,^fl»»-n
ib.
•
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1-2.
h°Ti
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::
c.M
-.
MCtltl
i
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B
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Mi>"
:
«»Ah
(Dp.-l'iDlhtt
:
Xhlil.M
•
m.e.n.rt-
•
Tri-
.
vn.,e>
a.
r°
•
jr.fl.A-
[72]
le
sang tous
le paradis),
lui
les jours
*
de sa vie
seront donnees
notre pere
Adam
'.'
pas de
la vie eternelle
avec
que
»
Christ eut vu qu'il se nioquait de lui et
tu n'heriteras
et
riail
Tetos,
de
parce
SEPTIEME MIRACLE.
[73]
ilh.h'm'iti
milm H'J'f:
•,!/.
-.
Mfrii
•
«Mbltf-
:
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utirm?
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Tncfi-fti
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B, C, D,
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4-5.
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1-2. -hT"im.
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5.
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lecon adoptee
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C, D,
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om.; B, C, ü, E donnent la lecon adoptee. 6-7. ,e>>t] ib. »w«.] B om. 7. -l-HCm.] C 1-ilCfl»-. ib. fflii-t] C om. m; D »i-fcV.. adoptee. donnent la lecon S. om, D, E A B, C, mt-h.vh'] ft: o/«.; A, C, D mhla>-. donnent
la
lecon adoptee.
i
&n~\
—
—
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6. .eMi.
E
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fl»ft^.
— —
ib.
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—
mh'hoo-']
—
B, C, D,
B mrt>i
9.
B
>>»»]
rt^ö»- sie.
Tiu-iJ.
—
10.
que tu n'as pas cru ä
la
parole de ton Seigneur et de ton Dieu.
,ßrt
E
jp.non.e
:
E donnent
alors qu'il ne le connaissait pas.
II
en son äme
dit
:
«
ib.
fMi-'K
lecon adoptee.
»
Le brigand
appelait son nom,
des paroles de Notre- Seigneur Jesus-Christ qui
s'etonna
la
—
Comraent
cet Enfant
peut-il connaitre cela? D'oü lui (vient) la science de ces (choses) cachees?
moi, je suis certain que cet (Enfant) est (Tun) des fds des prophetes. le
chef des brigands, repondit et
le
Christ veritable,
le
lui dit
:
«
»
Pour
Gamhour,
Est-ce que cet Enfant n'est pas
Sauveur du monde qui
*
est
ne maintenant,
et cette
fol. '
i
(femme) sa
Mere,
la
Vierge?
»
Alors
ils
se disperserent et
retournerent
ä leur maison.
Joseph conduisi't l'Enfant et sa
aecomplie
la
la terre,
situ appele
il
Mere
parole du prophete qui dit
Nazareen
' .
Un
Matth.,
ii,
23.
Lorsque viendra
prophete egyptien
apparaitra, (venant) de Nazareth, dans 1.
:
ä la ville de Nazareth, afin que tut
les
le
dit
derniers jours,
11
:
Dieu du En
ciel et
effet, h>
enlevera
la
de
Seigneur royaute,
n
b.
LES MIKACLES DE JESUS.
624 'Pi>A
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3.
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5-6. >.V7»o>t'
»
:
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i
.
••
•
:•:
mon Seigneur Jesus-Christ, garde ton serciteur... pour les siecles des siecles! Amen. Un espace blanc, lepresente par nos points de Suspension, est laisse dans B pour l'insertion ulterieure du nom du possesseur. C >i"»ti.7»> h.f Afi ncn-Pft "tvfc wrW* w *•*%"* •: Que la clemence et la misericorde CDAj»"fiA A"/A«» il\9 7-1K. "7UA ^AA. .•
:
:
:
:
•
i
>
:
de Notre- Seigneur Jesus-Christ soient avec son servileur Schdhla-Scheldse pour
Amen. D
siecles des siecles! "n-t*"i
SVH-
••
A'VAö»
••
"/Ay"
:
fcV/ll.M' =
i
HCAFA
h.PA-A
"7UAH
mon Seigneur
h"%Tr
:
rnfthüH-M
VOtf
Jesus-Christ, que ta clemence
et ta
misericorde soient avec notre roi David pour les siecles des siecles!
nom
propre
ncn-PA
:
.
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est ecrit de
*;>n
i
WA-
:
Seigneur Jesus-Christ, que Giyorgis pour
les
t-aa la
7-nr.n
sacerdoce
dans toutes et
ei In
siecles des siecles!
les
prophetie
aux
out
de Nazareth,
il
mon Seigneur
xt-cxi\
.
•
a'vaö»
Amen. Les
:
»/A?"
benedietions
se
enfants d'Israel. Quant ä eux, ils
Testament.
n'auront plus
h.PA-fi
;
>."7.[v]
s
:
O mon
groupent ainsi
(la
il
les
:
dispersera
[uralte de) retourner
Lorsque Notre-Seigneur
liabita
la
se mit ä faire de grands miracles. Jesus-Christ,
que
la
benediction de ta gräce soit avec ta
servante Walata-Gabr'M pour les siecles des siecles!
l.M. am,
:
B est propre.
extremites de la terre. Alors
de revenir' d leur premier
ville
=
Amen. Le
J.JiliOif
benediclion de ta grdce soit avec ton serviteur Habta-
d'une part, A, E; dautre part, C, D;
le
E
seconde main sur un grattage. :
les
9°IU\
se rcunir.
Amen.
625
HUITIEME MIRACLE.
[751
*xlhrc
IfMld
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1.
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B
C
D
om. ce miracle;
"»Ai»"
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nom
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ainsi
B,
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—
licn*fi. •':••
A9>.
E
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:
E
imprime;
imi
i
pour
commune E add.
/es siecles
des siecles!
a
"Win.'h't
:
jrftA//
»
lf-Ci.fl,
••
ö (ante B
du cinquieme miracle,
ib.
:
A"iAoo
Amen. E
i
=
Habta-Giyorgis. Les benedictions se groupent
—
A, E: d'autre part, B.
part,
«»«PflA
«
premiere Omission importantc
— t>>rc — HCfi-PA] E -rM>"C — 3-4. noi-r — h«"lV] B *7UA- r/A-
propre de
dune
ä**] E
ib.
r»no>-?t-|=
•
apres celui oü est exposee Fabolition du
introduit une division dans le cours du recit
une maniere propre de compter). :
B
c'est la
hCA-f-A
•
cette lacune porte sur 162 lignes de texte
Tb&V, E, ayant M-A-fi
^Pfrft
:
-
D;
ä
et
K-JIU
i
om., ce miracle est place dans
regne de Satan: C, ä
Oi-hU
5.
Arv
«D-Vt]
i
E
fl>-VI:
.
—
Arv.
ib. vtCA-FA]
E om.
HUITIEME MIRACLE MIRACLES DE L'ENFANCE I,
—
Mibacles de l'enfance.
—
sabbat.
2.
Accuse de
s'envoler. -- 3.
du scribe Anne, ayant
fils
aride. —
III.
de l'enfant tombe
dun
—
15.
Zachee demande Jesus
Etonnement des auditeurs.
toit.
—
— IL Jesus a — Decla-
ä Joseph.
—
9.
7.
Zachee est emer-
—
10. Miracle Autres miracles de l'knfance. qui remplace la cruche du manteau
-- 11. Miracle
Jesus s'exerce au metier de charpentier.
Jesus et meurt aussitöt. Jesus.
avait trappe, en
6.
—
12.
Mort d'un enfant qui
—
de la science de Jesus.
—
s'ecouler l'eau que Jesus avait
mahre Zachee.
8.
jour du
le
ordonne aux oiseaux de
Reprimandes de Joseph ä Jesus.
—
cassec.
4.
fait
il
5.
de Jesus.
ration de Jesus sur lui-meme. veille
boue douze oiseaux,
la
—
la poitrine
l'ecole chhz le
avec de
fait
dans une piscine, devient
recueillie
courant,
Le
Jesus
1.
cette action aupres de Joseph,
14.
Un
— 13. Un maitre d'ecole frappe
autre maitre d'ecole est stupefait de la science de
Guerison de Jacques mordu par un serpent.
— IG. Jesus a Jerusalem au — 18. Cinq
milieu des Docteurs. -- 17. Jesus chevauche sur un rayon de soleil.
grains dorge, semes par Jesus, produisent cinq cents sacs de recolte. *
Huitieme miracle qu'a
fait
Notre-Seigneur
et
Notre-Sauveur Jesus-Christ,
fol.
n
v" a.
alors qu'il etait enlant.
Que
la
benedietion de sa gräce soit avec son serviteur Walda-Wähed et
son pere Za-Mikä'el
...
pour
des siecles! Amen.
les siecles
1
Alors que
le
Seigneur Jesus-Christ etait enfant, qu'ä cette epoque
il
etait
LES MIRACLES DE JESUS.
626
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•
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1.
a>AR
— FMDA] B fJ.HA
-
2. n».f<M'A]
-
3.
legon adoptee. — 5-6. mi*'.]
H«n>ii.
—
E «nr^A. m»l>^] E o/h.
E
ön-<^
—
E donne ib. >n] E
:
7-iv.
9. 7n.i]
le^on
la
:
—
r-iuv-
A£
:
•
4.
— — adoptee. —
7.
ib.
7ILC.
de faire couler (de
1/
douze
E
mpn B
la
boue
le
sabbat.
le
reprimanda
mis de il
battit
X.
M.
8.
«Vi
r/rfrf.
A, E
o///.
iiöoni
—
fl>.
:
r
B om.
h.frt-fi]
(i.
;
m*£~\
5.
— /7). m fm-m] B orn. a>. E donne la le<;on adoptee. A, E o/h.
PhYiA.
— Ar»
7(ic.
a>i\c.£-']
:
**»il4*4-
:
B
i
— 6-7.
4-7-nc]
E
10. TiäIIU-]
donne
la
nrt'/(l4-
as»"vv
A
o/n.;
»nv.
=
=
:
4-7-nc
B
7>&i>;
lecon adoptee.
—
de
prit
oiseaux.
filtrer
(la)
(la)
en train de jouer aupres d'un ruisseau,
faire
'
descendre pure
sur la vase de alors
C'etait
du
ä travers
et
du
jour
et
(en) a
il
:
de
la
boue
et lui dit
faire
et
il
Beaucoup
sabbat.
Seu/neur
'
Jesus,
en disant
:
«
11
alla vers Joseph,
Le sabbat,
il
a fait de
fagonne douze oiseaux, ce qu'il n'est pas permis de
:
sabbat?
de ses mains, m.
(la)
lui.
Lorsque Joseph eut appris
»
faire, le
ä
le
de
limpide et de la
et
bourbe
la
le
sablc,
Juif le vit en train de faire cela avec des enfants.
son pere, et accusa
vb.
>,-vt
— —
f-iVP.
:
et qu'il etait
il
d'enfants jouaient avec
fol.
hi>o>
»,«»•
:
A,
mi'Aa*-.
posl /7/.
l'eau),
adroitement,
faconna
Un
A
7ru]
couler dans une citerne, de
(en)
E
EK B
;
0114*4-]
nvn.
äge environ de cinq ans
clarifier
:
«iiiiAi".]
m>i>]
nn»n4-.
E
S"!»»}-
ja. wft-r
fit
« »
Pourquoi
Lorsque
(cela),
fais-tu
le
il
une
alla vers le Seigneur Jesus. teile
ehose
qu'il n'est
II
pas per-
Seigneur Jesus eut entendu cette parole,
s'envoler (les oiseaux) et leur dit
recueillir (dans
faire,
une piscine).
:
«
Allez, volez vers
HMTIEME MIRACLE.
[77]
an-
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5.
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7.
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ib.
9. >,"/n.>i
8. p-drt]
h..e.i.A(D..
i
B om.
h.vfrn]
hommes
disant
Un
:
«
qui se tiennent
Remercie
pharisien
lä.
Lui-meme
»
(soit) le Fils
vit
le
prit
Les oiseaux s'envolerent, en criant
du Seigneur!
cela).
(faire
raconter (cela) ä ses amis. Le sien.
A
ti'-'i]
i'i.
i'i.
ib.
les
B
fils
II
fut
epouvante
il
iit
eut
et
du scribe Anne aussi
une branche de saule;
et (en)
»
alla
peur.
avec
11
le
s'ecouler l'eau que le
alla
phari*
Sei-
*fol.
w,
r° a.
gneur Jesus avait recueillie
voyant
qu'il avait
aride!
Oue
pas de vie
rejeton
le »
' !
fait
et
il
mit ä sec
cela, lui dit
de ton
fruit
:
«
la piscine.
Sans
devienne
fruit
Alors
le
Seigneur Jesus.
que t& semence devienne
comme une branche
qui n'a
Cet enfant aussitöt devint aride.
4
De nouveau 1,
M. am.
:
le
Seigneur Jesus alla avec
d'esprit.
le
Pere
et l'Esprit-Saint.
En cou-
LES MIRACLES DE JESUS.
628 «V.fl>-ft-
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— 10.
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B
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is,
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plus!
A(>
a>A.e-
vic;
"
B E -.
etait
L'enfant mourut aussitöt et
»
mort
Joseph et lui dirent
nous dans uotre
:
«
Puisque
ville.
Ou
tu as
ordonne
un
se lamenterent. 11s dirent
tel Fils,
qu'il
»
Fils, fais-tu
la
allerent
tu ne peux pas
demeu-
ii
(ou) pars d'ici.
lui dit
:
»
Pourquoi,
«
de telles chos((s? Ces gens donc nous hairont. »'Le Seigneur
Jesus repondit ä Joseph et lui dit
Verbe de
lui,
:
Les parents ils
nous benisse,
Joseph reprimanda l'Enfant. S'approchant de
1.
=
E
dit ä cet
.
Que ton corps ue croisse Ceux qui virent cet enfant qui
rer avec
mon
B
-hr>Who»<.
ib.
du Seigneur Jesus Notre-Seigncur
D'oü est cet Enfant, car tout ce qu'il profere a Heu aussitöt?
vers
>
.ßÄ,>.rt-V;
i
de l'enfant qui etait mort lepleurerent et gemirent surlui. Ensuite " fol.
E
.ßHa>-r.
ni
>
B,
la legon
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10
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—
— 2-3.
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i
«D?,A-
:•:
fl>«in,A»
:
1.
—
P'A.T-
:
Sagesse de
mon
:
« Si les
Pere,
ils
2
hommes
n'avaient pas
ne connaitraient pas
llent'oreement et mise en relief de la negation.
—
2.
M.
a
m.
:
les
le
'
connu
le
chätiment
hommes.
HUITIEME MIRACLE.
[79]
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Ceux
Joseph se mit en colere et lui tira les
Le Seigneur Jesus
lui
de ne pas nie trouver. Quant ä
(mais) tu as oublie.
(la
dit
toi,
:
«
II
te suffira
2
tu n'as pas connu
»
,
benediction de sa gräce soit avec sa servante Wakäba-Dengel pour
Amen.
des siecles!
y avait un maitre celebre, appele Zachee (Jesus) l'entendit en train de s'entretenir ainsi avec Joseph, son pere. Ce maitre, appele Zachee, disait a II
Joseph
:
«
Si tu
veux que cet Enfant
soit instruit, donne-(le)-moi, afin
rinstruisemoi-meme,car je Taimerai plus que 1.
assez
M.
a
pour
m. toi.
:
ceux-ci aussi.
—
3.
M.
ä
m.
:
—
2.
Pleonasme
sesjeunes gens.
:
les
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jeunesgens =
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!
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et je ;
que
je
Thonorerai
VM\t\X\
= ce scra
fol
18
v" a.
LES MIRACLRS DE JESUS.
630
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que lui-meme aussi devienne l'ami des « Quel enfants et en outre qu'il devienne maitre. » Joseph repondit et lui dit grande croix est celui qui pourra prendre cet Enfant et l'instruire, car une que
plus
les vieillards.
(Je
desire)
:
convient ä cet Enfant?
»
L'Enfant repondit et dit tu as nomine" 1
possede pas
:
«
Parmiles paroles que tu as
une (chose) etrange. (La
comme vous
*
une
t'amille
voici)
:
dites, (ö) maitre,
Je suis autre que vous; je ne
Tu
de chair.
es le seul qui aies
com-
avant que tu fusses ne toi-meme, j'existais moi-meme. Alors que toi-meme tu esperes devenir pere, tu seras donc instruit par moi. Personne d' autre (que toi) n'a vu l'image de la croix que j'ai jure de porpris la Loi
ter.
Ma
1.
M.
2
.
En
effet,
propre (regle) est que moi-meme, devant etre crucilie, je m'abstienne ä
m.
'.je
ne suis pas possednnt.
—
2.
M.
ä
m.
:
qui
le sois
trouve dans la Loi.
HUITIEME MIRACLE.
[81]
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vous ne savez pas comment vous etes nes
Moi seul
venus.
etes
effet,
je
sais
exactement quand vous etes
nes et jusqu'ä quand vous vous trouverez ici-(bas).
»
8 Ils
se mirent ä crier et ä s'etonner, en disant
:
Nous avons vu de grands
«
prodiges et des merveilles. Jamais nous n'avons entendu de telles paroles, ui
et
aupres des pretres, ni aupres
Oü
des scribes.
cinq ans teile
*
donc
est ne
nous voyons
et
(chose).
»
des Anciens,
cet Enfant?
qu'il parle
De nouveau
le
vous etonnez; cependant vous
ainsi.
En
ni
M.
ä
va.tr.
m.
:
on.
ce
—
des pharisiens
est
age environ de
effet,
il
Jamais uous n'avons
Seigneur Jesus repondit et leur dit
ne savez pas ce quo je vous
moi, je sais d'oü vous etes nes et, ce qui est plus
1.
aupres
1
:
vu une
Vous
«
Pour
ai dit.
que cela encore,
qui surpasse.
je (le)
T. XII.
—
F. i.
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LES MIRACLES DE JESUS.
632
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7-8. idjwp]
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(de l'etonnement)
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Tandis que « Ibl.
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19.
maitre Zachee persuadait Joseph,
le
Donne-le-moi
:
que
faut
je l'instruise.
»
entra ä l'ecole. Etant entre,
[Jesus)
(1' Eilfant).
il
le
Jesus),
il
persuada [Joseph)
II
le
pere (de
Seigneur
*
lui dit
et
:
prit
Jesus se tut.
Le
b.
maitre Zachee sc mit ä
Le
lui
enseigner
Seigneur Jesus ne repondit pas.
sur la tele. L'Enfant lui dit (im enfant) apprendra-t-ü?
sant 3 et
comme une
sagesse,
(ni)
iusqu'ä la
M. ä m. maitre Zachee 1.
4.
M. a m.
(ni)
fin et
:
:
:
aiphabet.
Toi-meme
lui dit
II
:
«
Dis
:
Alpha.
»
se fäclia contre lui et le gifla
Tandis qu'on
«
le
tu parles
frappe avec un üiarteau 2
comme un
science'.
»
I^e
comparee
a
sans son de parole.
et
un marteau.
—
5.
M.
ä
m.
lui recita (l'alphabet).
ayant peu d'intelligence.
—
3. :
,
commenga depuis Alpha
Seigneur Jesus
avec une grande justesse
,
airain retentis-
4 cloche qui resonne, sans accent de parole (humaine)
vous dies petits en science
est
1'
Le maitre
M.
ä
force.
m.
:
comme
le
—
2.
La main du
son de l'airain. -
HUITIEME MIRACLE.
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E donnent la lecon adoptee. — 8. post my.n, B add. üaomYW hft D 71m.en.. — ib. iiaap] B om. H. — 9. al>,
A
>.'VTi<:]
om.; B,
1
i
De nouveau le Seigneur Jesus repondit et dit « Ceux qui ne connaissent pas Alpha comment enseigneront-ils Beta? O hypocrites, commencez vous:
meines par apprendre Alpha et ensuite je vous croirai, lorsque vous aurez
connu
l'explication d'Alpha et de Beta.
Alors
»
le
Seigneur Jesus se mit
*
ä exposer au maitre touchant la premiere lettre'
Le maitre etonne
fut
ä
fut
emerveille
des paroles (de
moi qui spontanement
sortir d'ici,
ment Enfant 1.
M.
et
destine
:
une
ä
apprendre
lui
m.
ä
Jesus), fait
de gräee pour moi.
est
il
ai
1
'
etonne
et
II
4.
M.
ä
cria,
venir pour
se
lamenta
moi-meme
et
dit
:
Malheur
«
Faites-le
l'afllietion!
ne laut pas qu'il se trouve sur terre. Vrai-
grande croix celui qui pourra instruire 2 cet
(quelque chosej. J'incline', quant ä moi, ä mettre
forme. Les deux ligncs suivantes du texte, representees par nos points
de Suspension, sont incomprehensibles.
—
il
de tant de noms. Puis lorsqu'il
m. :je pense.
—
2.
M.
ä
m.
:
reveler.
—
3.
M.
ä
m.
:
apporler.
* foi- i' 1 .
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E h"?o»if. — 2. >,n«"] B >,n donne la lecon adoptee. E h.jrt"W**] -— ö»,.i'„«o)'"] i'A. 3. ?,r:ti-n] B y>iW-n. li. «•>,] E «Wi>. — z'Ä. «m. w>, flJ-VJ: E «)fl>->,|: vn. — 5. ante M°1>iW B arfrf.
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deluge
le
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me demande'moi-
de Noc sa naissance, car je
et les jours
Mieine quel sein l'a porte, quel venire l'a enfante et quelle est la 2
En effet, moi je ne comprends pas je suis Malheureux que trompe moi-meme spontanement. l'a
eleve.
19,
Mere qui
stupefait; je
;
*
fol.
suis
(moi) qui ai
suis,
je
me
pense trouver un disciple, (alors que) bien plus lui-meme est devenu pour
moi un maitre
!
Je n'ai pas de repos; (je ne puis) pas fuir
bouche, je ne puis pas (comprendre) vois ilans
effet, je
sa bouche et la
un ange
je ne
pas
fruetifie
ses
yeux
»
M. :
ä
m.
devanl.
:
sais pas.
je
ne puis
choses qu'a proferees cet Enfant.
1'intelligence.
»
Alors
En
Les aveugles verront
5.
M.
ä
— m.
2. :
M.
En
outre (j'admire) leloquence de
si c'est le
Seigneur Jesus
le
Aussitöt comprirerit
je pense.
—
les
purete de son langage. Mais
Personne donc n'osa plus
1.
a in.
''
fruetifiera.
(leurs yeux). lui.
du pays;
regarder 3 l'Enfant. Moi-meme, fort (emerveille) de leloquence de sa
pas
le
Seigneur, (ou)
rit
et dit
Fruit dr
:
«
si
c'est
Ce qui ne
vie qui a ouvert
tous ceux qui avaient ete maudits par
'
l'irriter.
a
m.
'.je
regarderent.
5
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MIRACLES DK JESUS.
ne supporte pas.
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M. am.: mir.
—
4.
M.
HUITIEME MIRACLE.
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635
10
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avec son serviteur Habta-Giyorgis
(soit)
des siecles! Anten.
II)
Un jour enfants,
que
'
en train de jouer sur
le Seit/nein- Jesus etait
un d'entre eux se preeipita
l'eurent vu (mort),
ils
mourul. Lorsque
et
Le Seigneur Jesus resta
s'enfuirent.
de celui qui etait mort dirent an Seigneur Jesus cet enfant.
»
II
leur dit
Pour moi,
«
:
se furent querelies avec lui beaueoup, et alla vers le
cadavre de
moi
de cet enfant. L 'enfant
dit
Non,
ayant vu
etonnes
:
«
Raconte, Nähou,
Que
(cela), furent la
«
le
et
les autres enfants
seul.
Les parents
« C'est toi (qui) as
preeipite
Seigneur Jesus descendit au tombeau
mort.
II
lappela ä haute voix
(qui) t'ai preeipite.
mon
avec des
Seigneur.
epouvantes.
»
»
En
et lui
effet, tel etait le
Les parents de
Ils glorifiercnl le
1'
nom
enfant,
Seigneur.
benediction de sa gräce soit avec son serviteur Gabra-Wähed pour
les siecles des siecles! 1.
:
;
le toit
je ne Tai pas preeipite. » Lorsqu'ils
celui qui etait
si c'est
dil
*
M. ä m.
:
Amen.
en l'un desjours.
fol.
20.
m]
LES MIRACLES DE JESUS.
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- 2.
*rv.
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p. 68, note 1).
post Ki^jrt B ««M. n«»
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miracles voir
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B donne la legon — ib. post tfrl« B acta. 0*. — ib. +fr*] B, E <»>rt-V. 20. <>»n«P/h] A «ohfi^W. B, E donnent «7C^ h.vrt-fi ticn-PA. — 4-5. h.rn-ft] B, E la legon adoptee. — ib. V/H.* E nm— awit] 044.-15. hiT'W). B arfrf. (ici n^Cff A'V°?A ir] B E V7-nfcfr» *£»* fflfft. — JÖ. «cn*n. — — h.ffrn] 0. E i*. post ah E add. tf-ft». n-c «i:rt] B offi. A. — 7. a>(Drt.e.] B m
JS.+
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II
Apres quo Notre-Seigneur Jesus-Christ l'ut (äge) dt? sept ans, sa Mere .\«//ven corps et, enesprit), l'en/),///«' la Sainte Vierge Marie, doublement (vierge Tandis que {Jesus et ses camarades) allaient et se voya puiser de l'eau. :
*
* fol. 20, 1° b.
bousculaient en cliemin, la cruche
manteau dont
il
etait revetu,
'
se cassa.
Le Seigneur Jesus etendit
enveloppa l'eau dedans
(Notre)-Dame Marie s'etonnait de tout cela;
eile
le
Mere.
et l'apporta ä sa
gardait dans son coeur ce
qu'elle voyait.
12
Seigneur Jesus fut (äge) environ de huit ans. Quant, ä Joseph, il oharpentier. 11 11c faisait rien d'autre que des jougs, des ages et des
Pais etait
le
charrues. ]
m.
:
.
M.
ä
Un m.
:
cultivateur sa cruche.
une poutre. —
4.
M.
— a
2
lui
M.
2.
m.
:
apporta une piece de bois a m.
:
un
komme
(Joseph la) debita.
qui cultive
(les
3
a debiter
champs).
—
4
3.
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Le M. a
HUITIEME MIRACLE.
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B,
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- 7.
f./.°)'l».
mesures pour debiter. son pere, et
travail) ä Joseph,
maintenant?
:
E ow.
B,
vr-ft.*:]
:
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Pere, montre-moi ä debiter.
ses
prit
montra (son
que tu veux que
ainsi
V'lir:]
—
AiifMiAc.
ante HfVhAC
ow.; B, E donnent
Seigneur Jesus dit a son perc
equarrit le bois.
2.
2-3. rti'-rtv
ib. ^aofl
h..
H
iih/hAi:]
—
B om.
HfMiAC]
II
»
Joseph lui
degrossit
lui dit
«
:
et,
Est-ce
»
13
Lorsque Joseph out vu qu'il
ne demeurät pas
oisif.
maitre. Le maitre lui dit
Le Seigneur
Jesus lui dit
maitre se fächa contre
Le
*
voulut qu'il füt instruit et le
Seiqneur Jesus vers
im
:
« :
Dis «
:
Alpha.
De nouveau
»
il
dit
:
Expose-moi ce que sont Alpha Aussitöt
chez ses parents. s'il
le
«
Dis
:
Beta.
et Beta. »
»
Le
maitre tomba et mourut.
Qu orionna
de ne pas
*
''"'•
v° a
.
de chez ses parents, afin que,
ne mourüt pas.
il
Joseph alla eonduire
lui et le frappa.
Scii/neur Jesus rentra
sortir
etait intelligent,
qu'il
le
laisser
maudissait quelqu'uu, (ce dernier)
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638
MIRACLES DE JESUS.
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—
o»y"wr. roe-K i'i. fl»-fw] ß .s.n. 5-6. tf-/i»<>»-] B hirtf-troo- sie; deux points places au-dessus des deux premieres lettres Lndiquent qu'elles doivent etre considerees comme :
—
biffees.
ib. fliM-fli.]
II
afin
6. .p.v-ik.]
A
E
vtua..
—
8.
ante
y eut en outre un autre maitre
que je
p-A.
B
aoW.
—
d>->,|:.
ib.
ß
h.rrt-n]
ow.
-
rn>, /•<»•.
l'instruise
moi-memc
(qui) dit ä Joseph
ä propos.
»
II
prit le
:
«
Donne-moi ton
fils,
Seigneur Jesus (L'Enfant) .
entra ä l'ecole. Le Seigneur Jesus prit un livre, lut ce qui etait ecrit, ouvrit la
bouche i'ot.
vb
so,
et recita
par coeur (ce qu'il avait
lui,
en sorte que
le
maitre tomba
d'epouvante ä terre et l'implora. Beaucoup de gens s'assemblerent s'entretinrent (de cela), en sorte que tous ceux qui
etonnes. Joseph (Jesus).
entendit et aecourut.
Le maitre
dit
donne toi-möme, mais
ä
Joseph
c'est
:
«
En
Ce
un maitre.
eilet,
n'est »
il
demeuraient
lui
lä.
lä
semblait qu'on
*
[Is
furent tuait
pas un disciple que tu m'as
Joseph prit le Seigneur Jesus.
Ils
retournerent ä leur maison.
15
Ensuite Joseph envoya Jacques, son
fils,
ramasser de
la paille.
Le Seigneur
HUITIEME MIRACLE.
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7,»ni)i»
llDAh,
I
la lecon
—
,en«>->..
Seigneur Jesus
;
-'H-.s'-r.
un serpent mordit nc
rien
d'autre
l'avait
mordu.
fit
de serpent)
(de Jacques), la oü il
B
hlWI.
E donnent
figurait priniitivement
mh.yhanr.iP2
8.
ramassait de
(qui) s'evanouit.
Quant au serpent,
•
—
•
.eni;j-ii>i
nn o/rt.
lecon adoptee.
jßlUh.] A.
fi.
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•
m)
B.
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«
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(B o/w
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.en'/".e,-
la
surcharge dans B.
ib. .e.-w.iPtf»-]
D 7C..P'/"
la
,ert '/".';.]
z7>.
milrt.y«»-:
est en
1-
de souffler (sur)
le
B
:
7. aih-lak]
lui.
main de Jacques
(jue
ante
ib.
roWii
:
lüh-
i
i
lecon adoptee.
la
W*««i.
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Jesus alla avec la
7**nA.i>-
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i
VPfcJ''
i
fl0-ft'l"
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—
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lecon adoptee. :
—
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i
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i
—
:
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*
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lecon adoptee.
la
"7C
i
h.rfrn)
JM&U*«
i
2-3. nrt.e.] B nö£. 3. HVnii] E om. 2. h.rn-ft] B om. E «».-mWi- •l-.e.M- ,e.-v"jA iiK"Vi:.ey". — 6. aii*'iA] E
ib. m(lÄ.
acW.
o/m.
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:
(B
i
donnent
B. E donnent
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:
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:
«l'U.Cav.
:
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i
fUh.f?tf»-
•
flÄ-rfi-
1.
A
:i
21, a.
aussitöt.
L6
Le Seigneur
Jesus etait äge environ de
ä Jerusalem pöur
Marie allerent
coutume. Etant arrives
la
Fete
de
Jerusalem),
ils
petournerent ä leur maison. Tandis qu
ils *
(ä
douze ans. Joseph la
Päque,
celebrerent revenaient,
comme la
le
et
fete
Notre-Dame ils
'.
avaient
(Puis)
Seigneur Jesus
ils
s'at-
*fol. 21, r°
tarda ä Jerusalem.
Marie et Joseph proches, (mais)
M.
a
m.
ne
le
savaient pas, (mais)
il
leur semblait qu'il se trou-
eux en chemin. Lorsqu'ils furent arrives a leur pays. Notre-Dame
vait derriere
1.
Ils
:
ils
le ils
chercherent aupres de ne
le
ses
parents et aupres de leurs
trouverent pas. Lorsqu'ils ne l'eurent pas trouve,
se rejouirent.
ils
a.
LES MIRACLES DE JESUS.
640
„
f v^/mjp
.
ö>-'j> fc"o»-
(D.eojrfl?»
AhUV'l'
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fD-T-lLA" toi.
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•
>«.(:>..>
m-i-mw-
fl»Kö°a*-ti-i-
•.
10
i
•
au-dessus des quatre premieres
lettres indiquent qu'elles doivent etre considerees corame biffees;
—
*
rof-HA
•:=
i
«».IMtA""»-
:
•
A.+
:
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Ä.PA-A ÜA-Vh
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b
*
mj&rt,J%A?'
•
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/>nj"
:
90]
le
com-
scribe avait
E m.fH9°Paoetfovhf mence ä ecrire le mot h.p<.*»A.jr, Jerusalem. — 4. HMr<»-ftl-] B om. H. -WY*. tfl-Vr] H mr'llkf't my.Mytfo«-. — 3. «DyOA.pt post h.fft-fi E htnA.e.V. — 6. mhio-^'h] B mMn-^'J.«"-. — 5. >.o>A.e;i' A'/"V1-] B A?"** -- 7. h.;Jhir<.>-] B h..-J>,!;"<.>. E h.w'<-'a sie. — ib. itaa] E hid-ai-. «
2.
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:
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—
ib.
*jtft*
s
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'n.cviA
1»-
:
m°iwr
A, B o/w.;E donne
la
E
:
-
«d>,-;ii>,-"i->
:
"hP-fi-v
.cvia
!
lecon adoptee.
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ib. -I-Ot-Il]
cherchant.
A
la
-ic^r".
ihiah.
:
A mfftn;
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la lei-on adoptee.
retournerent ä Jerusalem, en verent dans
le
l'interrogeaient.
le
septieme heure
temple, assis au milieu des Docteurs
(qui)
Tous ceux qui l'entendaient s'etonnaient
ils
le
trou-
l'öcoutaient et
sou sujet.
ä
II
reprenait les pretres et leur expliquait les Ecritures des prophetes et les
symboles Caches qui etaient dans
Sa Mere * toi. 21, r°
b.
lui dit
nous avons souffert, en dit et leur dit
:
mon
:
te
Pourquoi
la Loi.
Fils,
pourquoi noüs as-tu
cherchant, ton pere na-
ei
une
teile (peine),
moi'? Le Seigneur
'
mon Pere-? Les scribes et les pharisiens dirent 3 C'est toi Marie, la Mere de cet Eufaut. Voici que tu
ä
rar
Jesus repon-
cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas queje
aree «
fait
me
troutiuis
Notre-Dame Marie
es benie en ton
:
fruit,
car nous n'avons (jamais) vu ni entendu (personne qui soit) aussi illustre en
sagesse.
»
he Seigneur Jesus
sc leva et suivit ses parents.
Marie gardait toutes ces paroles et 1.
Luc.
ii,
48.—
2.
Luc, u, 49.
—
3.
les mettait
M.
ä
m.
:
en
Sa Mere Notre-Dame
dans son coeur. Le Seigneur effet.
HUIT1EME MIRACLE.
[91]
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18
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post
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A
B
dans B,
E
B
:
ib.
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•
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«
4-5. rvv.-t-] les
«on-d/h^] B,
llCft-Ffl
7.
:
:
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V>i»>
:
w>,<jy.P:
>7/"*
:
fl>f°7n
i
deux dernieres
E donnent
B,
E
ö<J-P
n-fl/h* :
des siecles.
Jesus grandit en
:
4>.*}.ft
;
rois,
—
W"(lt
I
—
nh>iA
ib.
B donne
lettres
&.4"
—
la
£ftH.Jr
l-
W»H
:
i
9. "/UA-
5.
7.P-C7.A
— '
1
«MiTO-n
i
mt\'i"
lecon adoptee.
-
sont ecrites deux fois
lecon adoptee.
la
aMi-nc.
1
A7-flCYl
Seigneur Jesus-Christ, Roi des
les siecles
:
MXft
mmi/n
i
*
*Prli.e.'
lecon adoptee.
la
i
MIC
f
fflon
££
OJA&
E donnent n>T7fi: E flTü-fl
1
i
: : :
7-n<-
A
—
h.PA-fl
«j
mM.£~]
add. WTi. 1
•
:
WiAA
mfc/Y.
d'abord ä leur place normale, puis en surcharge.
—
£.
—
m.
£+ Ahn 1
B,
>!«•>:
n»ilh>iA
0111.
,
•
:
AI A add.
fiTflll
fl»M]
3.
M rnA
tnyo
:
*»•
1
fflAnWiTl-
1
£Ykj
1
"im!'
1
IM1C
1
mti^tm
1
J.
HCJi
—
"P/h£-]
A«VAo»
B ib.
i
B
—
orn.
6. £(•]
post «mimn
B
om.; E >.mh.7i
"VA?"
*i«%[»]
I
:•:
garde ton serviteur Habta-Giyorgis pour
Amen.
taille,
en sagesse
en
et
gräce,
aupres
du Seigneur
et
aupres des hommes.
17
De nouveau
le
Seigneur Jesus
un prodige. Lorsque
fit
Seigneur Jesus chevaucha sur
la fenetre, le
et a l'oecident, aussi (loin)
que parvint
*
rayon de
le
rayon de
le
le soleil
entra par
soleil et alla ä l'orient
soleil.
*
iv,i
21,
v° a.
18
De
plus
il
sema cinq grains d'orge
et
reoolta
'
cinq cents sacs
(qu'il)
donna aux pauvres.
Honneur
2
et gloire
au Pere, au
Fils
toujours et pour les siecles des siecles!
Que 1.
et
ä
l'Esprit-Saint
Amen.
sa clemence soit avec son serviteur Walda-Wdhed!
M. ä m.
:
moissonna.
—
2.
M.
a
m.
:
ä qui honneur.
maintenant,
LES MIRACLES DE JESUS.
642
äi-h^i: frft
•
bcti-fti
:
tUM*
m-ad •
%P\h
Thh
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•
h°m.h
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•
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•
[92
XlAl
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»
A°/A»b
'
.-
°/ti9°
hs h
•
"Vi : 1. ij]
B ?:; C, D x E imü •/"b/.'iä E voir page 68, note 1). -
(sur la
.
;
maniere de compter
—
1-2.
miracles parti-
les
B -\\TMh
Yir.n-Pfi] +h9°C Miracle de Notre-Seigneur Jesus-Christ. C, D -rv/"<5uh.Prt-fi ncfi-Pfi Miracle de Notre-Seigneur, Notre-Dieu «Witt'/ rDOD£- : i>> h.fft-n ncfii'fl
oulii rc
:
••
i
:
i
:|:
s
Sauveur Jesus-Christ. E tvn: Miracle qu'a
fait
iiv-ll<'.
des miracles se groupent ainsi
dans B). -- 3-4.
—
iv.ni-
M»
B
>."*•>]
:
,1k'./-
dans
Ji«»-
i
de na grdce
pour •Sil*
ß
et la
A"iA»»
•
>\
est de seconde main. A"iAo»
:
it\'f"
bienfaits
•
:
"IVt\
•
i
Notre-
et
i
•
"/UA°
A7-fl<.
...
ä son
i
>
i
D
(forme abregee
A*'iAo»
i
"iiW"
•
h"lTr
pour
servileur...
i
les
du
f*"\&
nom du
A°iA«d
•
!
C n^n-f- Kpi* ">V" * Qne la benediction
possesseur.
»,A'/"
h«l'»
:
=
misericorde de sa Mere soient avec son serviteur Schdhla-Scheldse
soient avec notre roi
a
7-IK.
s
A>»'VH.>iV
blanc, represente par nos points de Suspension,
Amen. D n/.U1" WO- mh>\M- >»<>«>• fiiA- 9"t\t\ 'V7./*"> a%"t : Que la benediction de sa grdce et la dcmande de sa Mere David pour les siecles des siecles! Amen. Le nom propre
des siecles!
"it\9"
;
:
a y. n\c.
l'insertion ulterieure
'/"fiA
Vi)l\-
les siecles •
pour
w»WM
i
h.vrtfi Vir.n-Pft a>hr"Wi Notre-Sauveur Jesus-Christ. Les titres
fasse) sa clemence
:
Amen. Un espace
siecles des siecles!
et
d'une part, A, E: d'autre part, B, C,
:
Pareillement qu'il manifeste (m. ä m.
est laisse
7i"/H.V/
i
Nolre-Seigneur, Notre-Dieu
a>i"MI.V/
hTV
s
>
>
>
»
:
-S'l.'l-
E
fl>Yi
?u«
.cv/nr.
:
:
Mwct
Pareillement
:
m.
qu'il manifeste (m. ä
sur son serviteur Habta-Giyorgis pour
benediclions se groupent ainsi
WA
wißt
'
siecles
les
d'une part, A, C,
D
:
'Ml<.
:
i>-(W-
7.r-cin
>
»
fasse) le signe de ses
des siecles!
Amen. Les
(forme abregee dans A)
;
d'autre
part, B, E.
NEUVIEME MIRACLE LES BCEUFS VOLES AU JUSTE TETMENÄ DE NAZARETH 1.
Tetmenä,
le'
voisin de la Sainte-Famille ä Nazareth, apprenant le vol de ses boeufs,
rend gräces ä Dieu les boeufs
comme
Job.
—
derobes se trouvent derriere
2.
le
Joseph conduit Tetmenä aupres de Jesus; 3. Jesus, Joseph et Tetmenä
mont Thabor.
—
vont vers les voleurs; ces derniers rendent les boeufs ä leur proprietaire et croient
en Jesus.
Neuvieme miracle qu'a Dieu
et
Oue
fait
Notre-Seigneur
—
le
Seigneur de tout --Notre-
Notre-Sauveur Jesus-Christ. la
les siecles
benediction de sa gräce soit avec sa servante Walata-Kidän pour
des siecles!
Amen.
NEUVIEME MIRACLE.
93]
643
I
M
hMT-t AdA£ mv>i& * ö»P "WC V. fl,* *1fl TT9°V (Ot\a°' nhrt. Am-hl: 11AH"* TrtlUV *hCA*fi JP*flA fco*- nu-te viiä* * «»M rtjro H.V IIAl\CA"lhMW-tü- hhM- AXlHji>fl(ibC K?H fl-flA £*Q£tl MH.
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E
C, D,
V7H.Ji>
a»^nn] s/c;
(D(D*M--
i
Mi*
hAUf*.
ante od.^».Po»- B, D add. m. -IPirt.. — 2. E donnent la legon adoptee. — 3. M"A4lfc] — vii] E om. — 3-4. hAvr'-bu-'] B hAvr'two — — 7-8. B >/->*] #. tu.. H.T] h.rn-ft Hcn*n.
—
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—
ib. AVTHMr» B ow. in. E add. UM Ah. ) a1C?r> (D om.
"7C.P9°] B, C, D.
-iih-v
ib.
ii-tth
5.
>
E AVTHM-}
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ii
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A
a>,i'i,:.;,.a
en suruharge
J»«?H.M
iiun-Ffi]
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B, C, D, i
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dans B.
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i
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:
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post m-M:
1-2.
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9.
E
uf] B,
I.
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B. -
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I
11
(faire)
avait
v
l'aumöne
lä
un
'
2
attendait
II
.
komme
qui
avait
beaucoup de
salut &' Israel. Vinrent des brigands d'entre les
Jerusalem' Tetrnenä.
volerent beaucoup
(qui) II
habitait (une
Notre-Seigneur
*
eut appris l'histoire du
en disant
:
de
ses
Qu'ilsoit beni
de ses boeufs,
vol le
gens du haut de
la il
la
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aimait
la ville
homme
maison ou
ville
commedit
le
de
s'appelait
se
trouvait
de Nazareth. Lorsqu'il
reudit gräces au
Seigneur, Bleu d' Israel, qui
lui-mime m'a dünne etlui-mimem'a repris *!
Cet
boeufs.
maison) voisiue de
Christ avec sa Mere, ä
le
boeufs.
la venue de Notre-Seigneur Jesus-Christ,
me
(les)
\"b.
Seigneur,
avait accordes, car
Job, lorsqu'il fuf eprouve.
2
Joseph,
1.
A
l'rpoux
Nazareth.
—
de 2.
M. am.
superieure de Jerusalem.
—
4.
Job.
1,
21.
Notre-Dame
<|>-£-fi
:
rencontra
Tetrnenä.
II
lui
dil
:
Hamide l'aumöne. — 3. M. ä m. de la ville nom par lequel les Arabes designent Jerusalem.
c'etait
est le
Marie,
:
*foi. 21,
LES M1RACLES DE JESUS.
644
h^hK'h
'Vll-V :: at'iliV
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h.vrtfi
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Hu^+J C H+WC+.
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2-3. >,Auy"l:Vi]
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:
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adoptee.
la lecon
mint
3.
rt""/.?]
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«
—
Pourquoi
8. n-fl/M-f]
C
ora. f.
—
9. v;ti.>,
h.frt-ftj
>
te vois-je triste? » (Tetmenä) lui
B,
E
>,"JH.>i>
raconta
Lui-meme
cela,
il
avec Joseph
alla
oü se trouvait
Seigneur Jesus l'eut vu, avaut d'apprendre voici foi. 22,
que ton histoire m'est parvenue;
au Seigneur,
*
effet, ils
ma
gloire.
'
le
Vieus avec moi versle »
Ayant entendu Lorsque
Seigneur Jesus.
son histoire,
(je sais)
au sujet de ses
il
lui dit
comment
tu as
:
«
O
le
Tetmenä,
rendu gräces
lorsque tu as ete eprouve. Maintenant ne sois plus triste,
mais viens avec moi,
En
«
:
te dira qui a vole tes boeufs. la
h.pfrfi.
(l'histoire)
boeufs qui avaient ete voles. Joseph repondit et lui dit
Seigneur Jesus.
i
afin
que
je te
montre
se trouvent derriere le
les
hommes
mont Thabor sur
qui ont vole tes bceufs.
lequel je devrai montrer
»
3
Tetmenä 1.
M.
am.
et
:
Joseph
eonnaüre.
allerent
avec
le
Seigneur Jesus.
Lorsqu'ils furent
NEUVIEME MIRACLE.
[95]
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h.Vfch ö»-rt.
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B
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B
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ib. p-fc]
— —
n* B add. ^mw-h.u-ao-. 7. «btt jp»vi] B (wh. ü.
A
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tt,-f-
—
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ib.
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i
:
la
3-5. a^oo-"//:
a»m>V\i/!-ti>]
—
legon adoptee.
K rWiuMtw»-.
E donnent
o/n.; B, C, D,
6-7.
hi\<»>
•
i
lacune represente un peu plus de deux lignes de
U cw.;
AV'Vfr] A,
3. ib.
M
tis.y.
«
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••
645
—
E
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n-fl
=
B.
V est en
—
adoptee.
la Iecon
B, C, D,
5.
G. a>r»n,V]
ib.
post
a»-,\u-to-
.
—
8. ii>»"/ii.>»v A.frt-n Dcn-pn] E ii>,"jil>. h.ffrfi ^icn-r-n. D fMi-* m,ert.llA. -- 9-10. atn-r —vi"»] B n«51fi+ >l^»- vite 9"l\tb'i t\"it\a» "irti'" 1\°l,"i : One la bcnediction de sa gräce soit avec nous pour les siecles des siecles! Amen. C, D, E M.fi-1- *;)« (E om. n?w) a>,»jh.>i> h.Crt-A licn-PA fOA(D "/T-r"/ 9"Hi\ 7-n*. "/OA /"'\rt. -W" E Ttti. IMW- /.VCtft) A°iA<". ",A?"
ib.
.ert-'d-Yi
m.phtf-'KI
:
.-
:
;
:
(E h°*
avec son
I
i
:
s/c) ()?/e /a
=
>
:
:
;
i
i
:
:
:
benediclion de la gräce de Notre-Seigneur Jesus-Christ soit
serviteur Schahla-Scheldse
pour
i
=
:
:•:
i
>
•
h"*"/
>
B,
(D notre roi David;
Amen. Le nom propre
E son
servilem- Habta-
D est ecrit de seconde main sur un grattage. Les benedictions sont analogues (forme abregee dans A, B). Giyorgis)
les siecles
arrives derriere tenir
lä.
mont
le
ne leur
II
des siecles!
fut
Thabor,
ils
^«nfr
dans
trouverent les brigaads eu train de se
pas possible d'aller devant eux
derriere eux. Le Seigneur Jesus dit ä ces brigands
:
«
1
,
(ni)
de retourner
Pourquoi avez-vous
ce q ii i ne convient pas et avez-vous transgresse la Loi de Mo'ise?
dirent et et
dirent
lui
:
«
O Notre-Seigneur,
nous avons faute, en faisant
cela. »
vous croyez en moi.
si
et virent sa gloire et ses
prodiges. Quant ä Tetmenä,
Sa
foi
Que
la
(le
Aussitöt il
ils
ramena
dit
:
«
crurent
Je vous *
en
lui
ses boeufs, en se
fut affermie.
II
retourna ä
Seigneur).
benediction de sa gräce soit avec son serviteur Bä'eda-Märyäm
son pere Dama-Krestos...
1.
»
en Notre-Seigneur Jesus-Christ
sa maison, en glorifiant et ^en) remerciant
et
repon-
» Ils
pardonne-nous, car nous avons peche
Le Seigneur Jesus leur
remettrai votre peche,
rejouissant.
fait
M. a m.
:
.
pour
les siecles
vis-ä-vis de leur face.
des siecles!
Amen.
fol. -ii,
i" b.
LES MIRACLES DE JESUS.
646
H-h9°c P-h
h«»
•
IM»
-•
•f UA-
nitw.
•
'AA
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<Mn-'>
=
h aiu.M
•
•
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•
•
9"fiA
£">°JA
•
IM*
•
yXm ?
.
JXvli'l-
•
fl>A&
•
m
lniih-f-tt
.-
<»rnA
1
96]
•
nvil/» ;l-
f-rt.V.
M
a
A°/A«n
«
t
:
v-nc?
an!hd
.•
h°Vi
i=
-•:
1
inh"M
-
B
V]
1.
?,
sur
tibles);
Ml hlUJi D
C,
;
?"
B C, B
Seigneur Jesus-Christ.
avjii»
>
-l->.i»"*i»-
AWH.M
i
Miracle de Notre-Seigneur, Notre-Dieu
et
hIHM
«WAVi»
Dieu
et
Notre-Sauveur Jesus-Christ. Les
part,
A, E; d'autre part, B, C,
h.Pftfi
inm'.e.-.'.X'/
B
et
E
ticn-Fft
i
fl»h?"AW
:
AP-
:
en caracteres presque impercep-
>>.rrtrt
:
ao^f.ao-
•
voir
:
note
68,
j).
1).
Miracle de Notre-
>
h.rrt-A
"
Notre-Sauveur Jesus-Christ. E
licn-f-fi
:
HM
V-aCfP-h
miracles particuliere ä
les
l-w/.o-
»icn*ft]
011
•
(en surcharge
Tj;
:
maniere de compter
la
i^r'C
ib.
E
ii:
K?tl-h
v\'t
»icft-Frt
i
n c.
:
wtm
••
Miracle qua fait Notre-Seigneur, Nolredes miracles se groupent ainsi d'une
••
titres
:
—
(forme abregee dans B).
ante
ib.
nnfh<; C,
B
add-
B mni. — 2. irKvVr] A om.; B, C, B, E donnent la lecon adoptee. - VvV»] A add. TM. E add. «"/CPiT. 3. "/t)Aib. post TrjvaalMi£-, GabraWdhed (nouveau nom propre mis apres le premier nom
—
HTM..
ib.
ii'i,W.]
-
-
!
'/
:
:
pour
Giyorgis) part,
A;
d'autre part, C, B, E.
- ib. UV* v:
C, B,
les siecles des siecles!
—
K
VV~\
iif/
setonde main;
:
B
H»i>
:
rtf-rt.*
:
—
Amen. Les C,
4. ,1.4]
B
:
:•:
:
:
)
,
•
:
>
benedictions se groupent ainsi
,i><..
—
ib.
>,"/ii.>,
:
h.rrt-n]
B, C, B,
:
d'une
E om.
WAVniM-V •>.?«> Ä'WA °?C^?° llt>> ooff.tyj'.OB. nu roAVniW/ (E «^/. "icyj") «ov^.e (I» «d«,:<>^oi>- p.oo- est de
Afft-V
I
'
•
i
=
m»«i:4\R ligurait
••
=
primitivement)
:
:
iii»f.
DIXIEME MIRACLE LES POISSONS VOLES A UN PECHEUR DE TIBERIADE PAR SES COMPAGNONS 1.
Un
pecheur accuse ses compagnons de
attrapes.
—
2.
Jesus est pris
comme
la
barque des pecheurs incrimines
la
barque de celui qui
et
lui
arbitre
avoir derobe
du diflerend.
les
—
3.
poissons qu'il avait Jesus descend dans
ordonne aux poissons voles de retourner dans
les a peches.
Dixieme miracle qu'a
fait
Notre-Seigneur
sur le lac de Tiberiade, lorsqu'il demeurait
'
Notre-Sauveur Jesus-Christ
et
avec sa Generatrice,
la
Vierge
pure, et avec Joseph hNazareth.
Que siecles!
sa clemence soit avec son serviteur
Walda-Wähed pour
les siecles
des
Amen. I
Alors
le
M.
m.
1.
ä
Seigneur Jesus alla ä la ville de Tiberiade, (parce) que" Joseph :
se trouvait.
—
2.
On
peul traduire aussi
11
—
UP par
:
ou.
et.
DIXIEME MIRACLE.
[97]
mhhiiihlt
rt.
A.PA-A
Aha»-
i
ue
•••
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(DAf-A.9
-.
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T-nw-fi -VM«»- ?» )iU MC;WI * »MH ß+ö»** HP
i;v.
•
W)
i
647
»
:
i
:
'
Pol.
hm
.i'.ÄC.li
i
/*"»Ch-
fli^n
c^jp-jp
i
h.?h9°C1P > io
JP
*
:
1.
nh-
i
—
adoptee.
Ml^*f]
4.
E
—
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9.
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A
—
10.
n-H'Ji--
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-nhA.
E
—
—
E
ib.
7.
rtMll.}.
i
A
E
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—
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B
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—
i
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2.
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•
B
—
YiCft-Pfi.
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•
H.e.11
—
«DAP-iM:]
-.
E donnentla lecon ib. mmxh] A, B ),r).l] B V/">iA. -
adoptee.
A
i
—
5. a»>.e>fc]
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ib.
— —
B om.
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lecon adoptee.
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B, C, ü,
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—
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ib.
om. 8.
-fttirt.]
-
E
an-ltthak]
jeim-»; B, C, D,
E
lecon adoptee.
Notre-Dame avaient besoin lä. Lorsqu'ils furent entres ä la ville de Tiberiade, le Seigneur Jesus laissa sa Mere et Joseph et alla vers (le lac de) Tiberiade. Pendant qu'il se tenait
lä,
des bateaux vinrent et arriverent au port.
*
Un homme
* f° l - a.
sortit
que
tout le poisson (ä)
Mes eompagnons m'ont vole m'ont laisse pauvre. » Ceux aussi
de ces bateaux, en criant et (en) disant j'ai
peche
qui le pechenr" disait
:
«
'
cette nuit et
Vous m'avez
:
«
vole!
»
sortirent (du bateau).
2 Lorsqu'ils eurent vu le Seigneur Jesus se tenant sur le rivage du lac, sans le
connaitre,
nous
et toi
ils
3
et lui dirent
1.
2.
M.
ä
m.
M. ä m.
PVTR. 0R.
O
:
Nous agreons ce jeune homme, poür juger entre
«
s'aecorderent en cela.
(une quantite)
que j'ai attrape. le
—
Ici et
XII.
allerent vers le Seigneur Jesus
—
F. 4.
plus
homme
—
3.
M.
ä
m.
est (l'un) de nos
grande de poisson que
plus bas le verbe hfli, n,
possesseur du poisson. T.
Ils
jeune homme, voiei que cet
a peche
II
:
:
Ils «
:
eompagnons.
—
»
.
dirent
:
1
celle
a le sens de pecher.
entre nous et entre
toi. 13
EES MIRACLES DE JESUS.
648
im fol.
22,
hrn
•
nh
CDiMLA-ö»-
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••
"hl\&h,t\
ötör
-I:
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•.
adoptee.
— la
— I!.
i\h.f. :i
Ar*] B, C, D, E
5.
C li
D donnent
w><j»->..
I.U..
—
nvli-n s/c.
A, G , D, E «yMiA; donnent la lecon adoptee. 1
tirt»«»-]
— B
—
—
Vi*-A'.
2.
—
u>^4
,
D
ib.
TMÄt]
il
nous
dit
:
puisque tu sauras que ln!
--
Jesus leur dit d'Israel.
En
:
«
effet,
*
3.
E
A,
7.
—
6.
E
1
donne
la
H.
:
C om.
nous
D
C,
lecon adoptee. --
*
ib.
>,?»>
i
:
flWH'
lecon
lecon adoptee. ib.
E om. E om. m:
pj:]
— TiMmn. —
m.e.n.rt-.
//>.
E om.;
AU] A,
th
om.; B, C, D, E
la
—
:
m
9. «•?*
D
B, C,
h.
Ie
poissou qu'il a peche ayant et£ »
Juge entre nous
t'avons agree (comrae juge).
»
et lui,
Le Seigneur
Je ne jugerai pas, quant ä raoi, entre vous, 6 enfants
Mo'ise
vous a donne sa propre Loi avec laquelle
jugerai pas moi-meine en ce jour. Mais Mo'ise a
durcissement de votre coeur.
»
11s
repondirent et
fait
lui
cela ä cause
dirent
:
«
je
ne
de l'en-
Nous agreons
ton jugement. Comrae tu desireras juge entre nous. Nous ne transgresse-
rons pas ton
o'rdre. »
Le Seigneur Jesus entra dans d'eux et dit
:
«
A
le
toi je te dis, 6
bateau de ces pecheurs. poisson qui as
ete"
vole
11
:
s
ath(D*r'h-
wm»-/"?,.] A,
E
*£*+
•
••
A
>.£*+]
sj'c;
hi-'i-
D donnent la
B, C,
ib.
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P* KV HH
'1-tfDfp
••
donnent
C iojkilaw
w*wwti] B n» inni
ib. >.»,"/]
—
»UM..
C'est vous (qui) m'avez vole!
«
o/?z. ;
—
E um.
HHII.WU-;
B, G, D,
que nous avons pechee nous-memes. Tout vole,
A, E
"7?ihA,ho«»-
A-nVl«»-
tt-l-iv/A'
••
iä. "#"/]
«»->.]
•
?,a,M
HAj&Afth
:
1116.1-
•
>.**"/
•
Hhr'it
•
hlil
•
Hll.hli-
:
tth'H'
:
"/"/
•
B, C, D, E donnent la leyon adoptee.
la lecon adoptee.
w». n; G
,Vj
im.hih] B, C,
4. :
:
wa-
•
h.frdÄ'fti
.-
h-flAtl
s
E
—
lecon adoptee.
A
MI-
Ah
ö).f,|L
w>«»-] E
1-2.
öii;nh«o.
•
A, C, D,
tfn-j
Hfc.jB<£Mh]
ib.
:
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A«Pft-*ft
IW.
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«»A.
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»
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oih\ui»o»-
donnent
-
hriCi
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se tint au inilieu
Retourne dans
le
DIXIEME MIRACLE.
99
«»<•
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in-hU
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649
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:
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«p*<s
a w/A"«>
•-...
•
°/Ar
2
a
-•
h"Vi 1-2. A»h/"7
mots
/<»»V"r
:
—
ro-fi-l-
=
/h«»<.]
'«-fit
:
,ho»<.
aiw-
.
=
E um. (dans -iDirt.)
le
qui indique l'addition suivante, mise au haut du tltflh.
B
r:*]
B
tD-l\t
>
Ma»4.
:
—
H/-UT.+.
rtrfrf.
—
B, C,
Chm-xv
tVit-M
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>,;r-imi]
ib.
—
-ll>.rt..
:
«/». m.
h'TttC.-tih
t\°it\<m
•
•
—
«Dp*.]
4.
lecon adoptee.
la
n ,t\r'
.
:
m+X).
.•
°i"/^-
C
D
*7UA-
mr'vi-k
n^A«ro
•;•£•»
la
:
:
>
a>9"<'h/.1-
>i"l'V
i
(D mfi>,At)
•
••••
h«*7."V
>•<"••
ä
droite de -n^n.,
>) 9"m-fi-|-
hth-£-- rhaoi;
'
:
—
«ba*. (en surcharge).
— 6-7.
h'"fY\
n^ti-l
fi)l\-
B
.
:
:
A
tatt9°!bi1s
•
par sa misedes siecles! Amen.
sii-cles
'MK.
9"tu\
mchfi]
.">.
n-vuA-
Par sa cUmence
ricorde qu'il pourvoie ä nous toas, ses serviteurs, pottr les C,
:
D Wh*?.. — 2. -117,(1.] B 0/W. — ib. |||i» 3. wne] D hTriic sie. — ib. ante aown/.-"i
—
>,ir-im sie.
fol.
C,
1. V/".fi},-t]
o>,e,n,A-] B D,E donnent
ib.
«>n>>f-
Allll-
:
Corps du texte seulement); E (apres les
possede un signe de renvoi, place
"/Urt
•
et
/"Art.
1
(D VT-/M >
i
()«e sa clemeiice, sa misericorde et la misericorde (D et
:•:
demande) de sa Mere soient avec son serviteur Sehdhla-Seheldse (D notre roi David
pour
Amen. Le nom propre ;.}• dans D est ecrit de seconde wo- Kh'm.'h't h.frt-rt nert-f-n f/rt- 7"fiA i-n<. WMA^Affo i.?-C.l.ti Que la benediction de la grdee de Notre-Seignear Jesush^Tr «,n9" Christ soit avec son serviteur Habta-Ghjorgis pour les siecles des siecles! Amen. Les benedictions se groupent ainsi dune part, A, E d'autrc part, B, C, D (forme propre des siecles!
les siecles
main sur un grattage. E :
:
n
••
•
:
:
i
>
:•:
:
:
;
dans B).
bateau
de celui
et entrerent
perdit
dans
qui le
peche.
t'a
»
Les poissons
bateau de l'homme
Tesprit ä cause
de
la
ä qui ilsavaient etevoles.
grandeur de
gnons, les pecheurs, furent stupefaits. le
Christ, le
Tiberiade,
Sauveur
ä l'endroit
*
oü
du monde. il
»
sejournait.
Ils lls Ils
(son)
dirent
pour
la
ce bateau
Mais
celni-ci
etonnement. Ses coinpa:
«
Ce jeunc homme
entrerent avec
lui
ä
est
la ville
'
lui.
benediction de sa gräce soit avec son serviteur Feqra-'Iyasom
les siecles
des siecles! Amen.
de
virent la lumiere de son visage, A ÖW
(entendirent) l'eloquence de sa bouche et crurent en
Quo
sauterent de
*
roi. 23, i"
a.
TABLE ANALYTIOUE DES MAT1ERES
I'ages.
AVERT1SSEMENT
5
PRELIMINAIRES 1.
7-26
L'Apotre Jean est l'auteur de l'ouvrage 2.
Pourquoi Dieu a cree
mauvais anges.
—
7.
—
5.
le
monde.
—
3.
:
Les Miracles de Jesus.
Creation d'Adam et d'Eve.
Les descendants d'Adam
—
Creation des anges.
—
6.
Le peche
4.
—
Les
originel.
et d'Eve.
PREMIER MIRACLE A PROPOS DE LA CONCEPTIOX DE JESUS. 1.
Präsentation de Marie au temple.
—
2.
27-32
L'Annonciation.
—
La con-
3.
ception de Jesus et Fepreuve de l'eau de malediction que les Anciens d'Israel firent subir ä Marie.
DEUXIEME MIRACLE A PROPOS DE LA VIRGINITE DE MARIE. 1.
La naissance de Jesus. la virginite
—
2.
La sage-femme Salome, envoulant
de Marie, voit sa main entierement dessechee.
obtient la guerison, en mettant la
—
4.'
33-38
—
verifier
3.
Marie
main de Salome surle corps de Jesus.
Jesus declare que sa Mere est bien la Vierge predite par Isaie.
TROISIEME MIRACLE
39 41
LA SAGE-FEMME SALOME GLORIF1E JESUS.
QUATR1EME MIRACLE A PROPOS DE LA NATIVITE. 1.
42-54
La puissancc des demons 2.
Satan cherche ä savoir
est brisee par la naissance de Jesus.
si le
Christ est reellement ne.
de Satan ne peuvent pas lutter contre
Rethleem. les
—
Anciens
4.
les
Satan s'informc aupres des bergers.
d'Israel.
—
6.
II
accompagne
les
la
naissance du Christ.
3.
—
5.
Les armees la II
grotte ä
interroge
Docteurs d'Israel qui vont
trouver, au temple, le vieillard Simeon, pour se
ment sur
—
anges qui gardent
—
renseigner exacte-
TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES.
[101]
651
C1NQUIEME MIRACLE PRÄSENTATION DE JESUS AU TEMPLE.
:,:5
-"s
Marie et Joseph presentent Jesus au temple et fönt l'offrande prescrite 2. Le vieillard Simeon reeoit dans ses bras par la Loi mosaique.
1.
—
—
l'Enfant-Jesus, remercie Dieu et prophetise.
Satan, en entendant
3.
de Simeon, est consterne.
les paroles
5067
SIXIEME MIRACLE L'EPIPHANIE. 1.
Les Mages apercoivent une etoile miraculeuse.
—
2.
Le Livre du Com-
mandement, provenant de la Caverne des Tresors, indique que l'etoile 3. Les Mages voyagent est le signe de la naissance du Christ.
—
pendant deux ans, avant de trouver 4.
A
leur arrivee a Jerusalem,
Bethleem,
myrrhe
Un
6.
de la naissance de Jesus. -
vont trouver Herode.
comme
et lui offrent,
—
5.
Parvenüs
ä
presents, Tor, la
Caverne des Tresors par les anciens ange leur ordonne d'eviter Herode ä leur retour et de
et l'encens,
Peres. —
ils
adorent l'Enfant
ils
le lieu
empörtes de
la
regagner leur pays par un autre chemin.
—
7.
Fuite de la Sainte-Famille
en Egypte.
SEPTIEME MIRACLE LE KKTOUR D'EGYPTE DE LA SAINTE-FAMILLE ET LA RENCONTRE DES BRIGANDS TETOS, DARKES ET GAMHOUR. 1.
la Sainte-Famille.
Le brigand Tetos refuse de detrousser de l'epee brisee.
Adam
dans
le
—
—
5.
le
—
la
promesse
—2.
qu'il
Miracle
precedera
Au brigand Darkes qui s'etait moque de la brigand Gamhour repond, en affirmant que Jesus
paradis.
promesse de Jesus est le Christ.
Tetos reeoit de Jesus
3.
4.
La Sainte-Famille ä Nazareth.
HUITIEME MIRACLE
75-91
MIRACLES DE L'ENFANCE. I.
Miracles de le
i.'enfance.
jour du sabbat.
—
2.
—
1.
Jesus
fait
Accuse de
ordonne aux oiseaux des'envoler.
—
avec de
la
boue douze oiseaux,
cette action aupres de Joseph, 3.
Le
fils
du scribe Anne, ayant
il
fait
s'ecouler l'eau que Jesus avait recueillie dans une piscine, devient aride.
—
Mort d'un enfant qui avait frappe, en courant, la poitrine de IL Jesus a l'ecole 5. Reprimandes de Joseph ä Jesus. Jesus. 6. Zachee demande Jesus ä Joseph. chez le mai'tre Zachee. 8. Etonnement des auditeurs. 7. Deklaration de Jesus sur lui-meme. 9. Zachee est emerveille de la science de Jesus. -- III. Autres 4.
—
—
—
—
—
miracles de l'enfance. 11.
68-74
—
10.
Miracle de l'enfant tombe d'un
Miracle du manteau qui remplace
s'exerce au metier de charpentier.
Jesus et meurt aussitöt.
— 14.
Un
—
la
cruche cassee.
13.
Un
—
toit.
12.
—
Jesus
maitre d'ecole frappe
autre maitre d'ecole est stupefait de
TABLE ANALYTIQUE DES MAT1ERES.
652
la
-
science de Jesus. 16.
—
Pages,
15.
Guerison de Jacques mordu par un serpent.
—
Jesus ä Jerusalem au milieu des Docteurs.
sur un rayon de
[102]
17. Jesus chevauche -- 18. Cinq grains d'orge, semes par Jesus,
soleil.
produisent cinq cents sacs de recolte.
NEUVIEME MIRACLE LES BCEUFS VOLES AU JUSTE TETMENÄ DE NAZARKTII. 1.
Tetmenä,
le voisin
92-95
de la Sainte-Famille ä Nazareth, apprenant
de ses beeufs, rend gräces ä Dieu
comme
Job.
—
2.
le vol
Joseph conduil
Tetmenä aupres de Jesus; les beeufs derobes se trouvent derriere le mont Thabor. 3. Jesus, Joseph et Tetmenä vont vers les volcurs ces
—
;
derniers rendent les beeufs ä leur propriötaire et croient en Jesus.
DIXIEME MIRACLE
96-99
LES POISSONS VOLES A UN PECHEUR DE TIBERIADE PAR SES
COMPAGNONS. 1.
Vn pecheur
aecuse ses compagnons de
qu'il avait attrapes. 3.
—
Jesus descend dans
2.
la
Jesus est pris
lui avoir
comme
derobe
arbitre
du
les
differend.
barque des pecheurs incrimines
aux poissons voles de retourner dans
la
barque de
poissons
et
—
ordonne
celui qui les a peches.
IRENAEl'S
S.
AnOSTOAIROY KHPVTMAT02
EIS EniAEIHlN TOY
THE PROOF OF THE APOSTOLIO PREAOHING WITH SEVEN FRAGMENTS
ARMENIAN VERSION EDITED AND TRANSLATED BY
His Lordship the Bishop
KARAPET TER MEKERTTSCHIAN AMI
The Rev.
Dr. S. G.
WILSON
WITH THK CO-OPERATION OF H. R. H.
PRINCE MAXE OF SAXONY I».
PATK. UR.
—
T.
XII.
—
F.
ü.
I>.
AND
D.
C.
L.
44
Nihil obstat. 11.
GRAFF1N.
PERMIS D'IMPRIMER
Paris, le 25 aoüt 1913.
P.
FAGES,
v.
g.
Tous droits riserv&s.
TYl'ur.lu
I
FIRMIN-DU
i
<"'•
—
PARIS.
PREFACE
As already Irenaeus,
of
stated
German
in the
in
Catholicos.
edition,
I
I
in
new work
discovered this
Erivan, where
December was at that time studying 1904
was Vicar
I
of the
the manuscripts preserved in the
Holy Mother of God
and
library of the
Church
manuscripts
found the present long lost work wich Eusebius mentions in the
26'" It
I
of the
in that city
in
one of these
chapter of bis Church History, and which had been previously unknown.
contains besides, together with a few minor writings, the fourth and
Books of the celebrated work of Irenaeus,
Against the Heretics
«
»,
fifth
which
were hitherto unknown in an armenian translation. In the 13"' centu^, betweeu 1270 and 1289, the manuscript was copied under the superintendence of Archbishop Hoannes, the younger brother of Haitun, the Cilician king of Armenia, he extant.
was however, only
It
at Erivan,
and Lad returned
a year
is
Etchmiadzin, that
to
preparation of an edition of the
new work
Ervand Ter-Minassiantz was associated with man, and publishing
Harnack divided
it,
it
that
in
author of several works,
later, after
language.
later on, into chapters,
I
I
still
had ceased to be Vicar
was
able to begin the
Therc Doctor
for the press.
nie in translatiny-
The celebrated and added
to
it
it
into ger-
Prof. a
Adolf
Supplement
with notes, and in this form, the armenian text and the german translation
were published Erweise sche
der
übersetz
Leipzig,
in
apostolischen
von
Lic.
1907.
(Des
Heiligen
Irenaeus
Schrift
zum
Verkündigung, herausgegeben und
ins deut-
und
Lic. Dr.
Dr.
Karapet
Ter Mekerttschian
Erwand Ter Minassiantz, Leipsig, 1907). A year later, in 1908, the second german edition was published in the same place, while in Baku, in 1907, Prof. Dumcem of the German Gymnasia and I, prepared a russian edition of the same work, but it was never published, as we found that a russian translation had been already made by Prof. Sagrada and printed bourg. bijan,
in the
Monthly Magazine of the Sacred Seminary of
In the following year, I
english
proposed
to Dr. S.
translation.
The
when
St. Peters-
residing in Tabriz as Bishop of Azer-
G. Wilson that translation
is
we sbould now ready
prepare conjointly an for publication,
and
I
IRKNAEUS.
S.
656
am
convinced
scholar,
was
lliat
Wilson being an armenian understand the ancient text, and my knowledge of
is
it
qualified to
a faithful one, for ür.
english enables nie to allirm of the original, and
changes are made In the
armenian text however,
tliat
wherever
for the
german
[4]
it
the english Version
is
a faithful rendering
from the german translation, the
dilTers
sakc of greater accuracy.
edition, \ve left
undetermined the question, whether the
a translation from the syrian or from the greek.
is
who have
studied the subjeet, agree that
a translation from the
it is
As to the date, \ve have already stated our opinion that
greek.
have been translated sometime between the middle of the
ning of the 8 tury,
Those,
l
Century. Prof. Conybeare would date
"
the golden age
reason to doubt that
We
of armenian lileraturc.
many
it
7"'
must
it
and the begin-
from the
5"'
have, however,
Cen-
good
of the books so freely ascribed to the golden
Modern
age, really belong to that period.
criticism demonstrates that
most
We
of tliese writings are of the so-called sterile 6" Century, or even later. 1
have now, however, proof that the translation
November 1911, when haihbi,
which
is
of an
of Daras-
the Monastery of St. Stephen,
visiting
In
earlier date.
situated on the banks of the Arras, just within the bor-
is
ders of Azerbijan,
I
discovered
among
the 125 Manuscripts preserved there,
one which had been hitherto unknown.
It
is
a collection of quotations
from the writings of the Fathers of the Early Church, made in the time of Its objeet was to prove the armenian doctrine of the Catholicos Comitas. the natures of Christ.
It
contains,
from Irenaeus, the second of which the Apostolic Tcaching
chap. xxxi, page 24).
612
we
to 623,
».
The
As the
is
other writings, seven fragments
a quotation from this very
diil'erences are
merely verbal.
armenian before or during
as early as the fifth Century, as it
(l
Pontificate of Comitas Catholicos
necessarily conclude that the present
translated into
probable that
among
work
his Pontificate,
Conybeare thinks, though
natures of Christ began to oecupy the Armenians, and
all
it
seems more This
gious
facts,
yet
it is
it
new
were used
through the Cen-
tury, the authority of Comitas was very considerable. Those who have studied this work are of opinion that
expressed their disappointment that
was from was
Century this question of the
In the sixth
of the Christian doctrine in
edition,
perhaps indeed
text confirms our previous opinion that the writings of Irenaeus
compendium
Proof of
st
of Irenaeus
dates from the time of Comitas or thereaboul.
to prove the natures of Christ.
«
existence.
contains
no
it
is
the oldest
Some, indeed, have
new
historical or reli-
admittedly of the greatest value, Coming as
it
does from
the pen of one of the most illustrious Fathers of the second Century, and
being at the same time Its
'a
compendium
of the Christian opinions of that age.
translation into european languages
is
a
necessary eondition of
its
PREFACE
[5]
657
being madc accessible to the Christian world, and for that reason
we
believe
that the english edition will be most welcome. the armenian
1910,
In
version
of the
5'"
and
4'"
book of Irenaeus
was published with a german preface. My occupalions were so nnmerous at the time, that I was obliged to leave the ediOf the seven fragting of it to my colleague, Dr. Ervand Ter-Minassiantz. «
Against the Heretics
»,
ments of Irenaeus found for the
unknown
time, and have been hitherto
first
request
the
manuscript, the two longest are published
in the
Prof.
of
Jordan of Erlangen,
II.
in
sent
I
anv language
At
1
.
him these portions
wirth their german translation, to enable him to incorporate tbem in his
work.
I
hope
te be able, in
the entire manuscript with
several extracts from the ecclesiastical wri-
and
second, third
of the
tiners
no distant future, to gct ready for publication
its
Thus we
centuries.
fourtli
see that the
armenian manuscripts have furnished much material for the study of the writings of Irenaeus and we hope that many more remains of other Fathers
Church may be found.
of the early
Bishop Karapet. 3 16
June 1012. Tabriz.
Nous publions
1.
pour
les trois
ä la
ces sept fragments avec une traduction francaise due
suite
premiers fragments au
une
Voici, d'apres
MSkerthschian,
la
lettre
D Bayan r
pour
et
les
quatre autres au
du 22 janvier/4 fevrier 1913, de
description du manuscrit d'oü
la
G.
S.
demonstration de
M
gr
D Maxudian. r
Karapet Ter apos-
la predication
tolique est liree.
Le manuscrit
est sur papier, a ecriture dite bolorguir
:
quelques
titres
sont ä l'encre
endommages par les relieurs et des notes d'ecrien general bien conserve. Au commencement et dans differents
rouge. Sauf quelques folios qui ont ete ture plus recente,
il
est
endroits on trouve quelques enluminures d'ailleurs assez rudimentaires.
La
reliure est en bois recouverte de cuir.
de parchemin et ä la
fin
deux autres
nent dans une ecriture onciale Jean,
Au commencement
x, 2-8; ix,
se trouve
une
feuille
de parchemin de garde. Elles contien-
feuilles
xxm.
34-43; Luc,
2(3-34 et 35-45;
mais
ces textes ne sont pas complets.
Le manuscrit mesure ff.
2'-7 r
m ,245
X
m ,165.
Rite du sacre de l'eveque.
.
A
II
contient
la fin,
:
une note dans laquelle l'eveque Olian-
nes, frere du roi d'Armenie, prie les lecteurs de se Souvenir dans leurs prieres de lui et
de ses parents. ff.
7 V -28 V
entre le
fol.
Rite de la consecration
.
7
V
et le
fol.
8.
Ce
celui qui est usite aujourd'hui
rite
des saintes huiles.
differe
beaucoup, de
dans l'Eglise orthodoxe.
II
manque quelques
meme Ici
que
encore
il
le
folios
precedent, de
est fait mention,
mais dans des termes un peu differents, de l'Archeveque Aboun Ohannes
fils
du prince
IllEXAEUS.
S.
658 des princes Constantin
le
gardien de la couronne et
[ü]
le frere
du
de
roi
la
grande Arme-
nie Ha'ithoun.
29 r d'une ecriture plus recente
f.
:
Livre de la predication apostolique de notre
«
chretienne ä l'usage du centenier Allahverdi et de Paran
Aghvans ff.
foi
Iarkisdjan, descendants des
».
29 v -31 v
—
.
Sous
le
titre
«
Ireneos
»
une table en 97 chapitres des textes qui
suivent. 1°)
Sous ce
titre
ff.
32 -146
ff.
146 -222
ff.
.
r
r
r
v
222 -262
Preuves de
:
la
predication apostolique
Le quatrieme livre de S. lrenee
r
r
.
.
Le cinquieme Preuves de
livre
la
«
3°)
263 v -270 y
ff.
r
271 -314
ff.
r .
.
:
Adversus haereses
Adversus haereses
»
du meme
».
auteur.
predication apostolique. C'est l'ouvrage edite
ci-contre la reproduction en heliogravure du 2°)
«
fol.
222 r et du
fol.
ici.
(Voir
262 v ).
Un extrait du livre « Sur la nature de l'existence de Fhomme ». Commentaires de quelques priores et cantiques de saint Gregoire
de Nazianze.
Dans une 4°)
ff.
note,
diie ä l'empereur 5") ff.
6°)
ff.
fol.
294, le scribe
Thoros prie de se Souvenir de
314 v -316\ C.ommentaire d'un fragment de
.
325 -347
lui.
de saint Cyrille d'Alexan-
Theodose.
317 -325 r Reponse d'Aram r
p
la lettre
r .
Lettre de
Tiram
ä
Atom le
prince d'Anzevz.
Vardapet Armenien en reponse aux questions
des rois des Aghvans Aternerseh et Phibe. v 7°) ff. 347 -353'. Profession de foi du bienheureux Ananie. 8°) ff.
9°)
ff.
353 v -362 v Ouvrage du Vardapet Ananie, sur l'explication des chiffres. 363 r -368 v Questions et reponses sur la foi par saint Basile et saint Gregoire .
.
de Nazianze. 10°,
ff.
11°)
ff.
12°)
ff.
368 T -378 T Dialogue entre saint Basile et l'heretique Apollinarius. 379'-381 v Question du roi Ardzan et reponse du Vardapet Eznik. 381 v -383\ Instruction du meme Eznik. Incomplet ä lafin. .
.
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lllLll/llIll/ilJIlLllIl/iII
ttSbnu umii
iiiiliiiiO
THE PROOF OF APOSTOLIC PREACHING. 1.
Knowing,
alone brings
my
man
dear Marcianus, your desire to walk in godliness, which
unto everlasting
life,
may
that you, keeping the faith pure, tor.
Would
that
it
was
witb
daily
and
a partaker of your joy
be well pleasing to God your Crea-
and
to lighten life in this
peaceful
talks.
But
present time at a distauce from each other,
witb you as well as
I
and pray
possible for us to be always together, and to be
profitable to one another,
time
am
I
can
in
the preaching of the truth, that
I
world by
we
because shall
may
are
our
at this
not hesitate to speak
writing and show you I
filling
confirm your faith.
in
a few
words
send you a
I
you may be able to understand much and comprehend in brief the whole body of truth and receive in a few words the proof of the things of God so, that it may result in your salvation, fundamental memorial that from a
little
you may put toshamethe false boasters, and that to those who desire to know our wholesome and sound words you may be able to deliver them
that
boldly.
Because the way, which
and leads above
all
those
who
see
;
is
illumined with heavenly
but the
ways
of those
light, is
who do
one
not see are
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care for tbe salvation of their souls, lo continue their course
by
Therefore
it
is
aside,
may
ürmly
thal tbcy
becoming
not be subjected to worldly desires nor
way and lose tbe rigbt. Because man is a living being composed of body and soul,
depart from tbe 2.
necessary that be continue with both tbese, and because botb of stumbling, therefore bodily boliness is the defense of
sliameful things and
all
away anything from
if
body
is
may be
sources
it
is
the pre-
neither taking
For godliness becomes darkened and obscured Avhen
contaminated with
injured and stained and
proper and
unrighteous works, but holiness of the soul
towards God, neither adding anythingto
the
it is
temperance againstall
serving of the Failli
.
impurity.
In like
manner tbe
unsound when falseness enters
it.
soul
There
becomes is
beauty
mmetry whentrutb abides ahvays in the soul and holiness in the body. For what profit is there in knowing the words of truth while defding the body and fulfilling the works of evil, or what prolil will come from holiness Because these two rejoice when of tbe body when truth is not in the soul? and
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and the way which God, but
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necessary for you and
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THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
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9.
man towards
the face of God.
Therefore
Blcssed is the man that by by thc mouth of David walketh not in the counsel of the ungodly » ', that is, to the counsel of the nations that know not God, because they are ungodly who do not worship Iruly existing God. For this reason the Word says to Moses, I AM AM 2 Therefore those that worship not the living God are the ungodly
the Holy Gost says
et
WHO :
.
The sinners are those who have 'S knowledge of God but do not keep His commandments that is the rejeeters The and despisers. » « Nor sitteth in the seat of the pestilential nieu. » «
Not standeth
way
in the
of sinners.
»
;
scornful are those that
perverse
are
pervert not only themselves but others by teachings
who
seal of the pest
They
All heretics are such.
signifies a place of Instruction. in the
Because
and sprung from an bad source.
«
seat
»
are seated
and those who reeeive the poison of their teachings
are perverted. 3.
Therefore that
we may
keep the Rule of Faith unchanged and believing in
God and
we are obliged to commandments of God,
not suffer any such thing,
fearing Hirn for
to
He
keep the is
the Lord; and loying Hirn be-
But obedience comes from faith, for Isaiah Tiuth begets » says. « If you not believe, you will not understand it real that we may faith, because faith is founded on the things that are cause
He
is
the
Father.
:
'
:
1.
Ps.,
i,
1.
—
2.
Exod., in, 14.
—
3.
Is.,
vn, 9 aecording to the
LXX.
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hold firm onr conviction concerning tbem. is
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Bot since the perpetual pre-
necessary to take great care of
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So Faith is the cause be able truly to attain to real being. have handed down, Apostles, of this, as the Presbyters, the disciples of the for to us. Above all it Exhorts us to remember that we have received baptism
that
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the remission of sins, in the
Christ the Son of Iloly Spirit of
God.
God
that
birth unto
This baptism
we may
and everlasting God,
is
the seal of eternal
not be the sons of dead
and that
men
and the new
life
but of the eternal
our abiding and continuing portion existing things.
may And
partake of the divine nature and be raised above so every thing may be subjected to hirn and every thing subjected to him all
may belong
to
him and God may not be Lord
but over his own.
For
may belong to God. 4. For we who
exist
lliis
reason
of,
nor rule over anyt'hing
God may be Ruler over
all,
and
all
things
must have received the origin of our being from a For lle has not sprung from Great Cause and the orii;in of all is God. Therefore it is first of all necessary another but every thing is from Him. and meet
to believe
and prepared
all
that
there
is
one God, the Father,
who
has created
things, and brought into existence the things that
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things in Himself, but
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(.iiinni-iiirt,
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things
is
this
world and
He alone
in this
is
incompre-
world man. Hence
created by God.
is
Therefore
it
is set
Creator of
invisible,
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2.
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all,
forth that there is one God, the Father, uncreated,
who
has no God either Snperior, or inferior to
God is intelligent and therefore He has created all things by His Word God is a spirit and therefore he has adorned all things by his « By the Word of the Lord were the heavens Spirit, as the prophet says 2 Therefore because the Word made, and all their power by his Spirit » constitutes, that is, gives substance and confers the power of existence, but
Himself. 1
.
:
.
forms and shapes the different forces, rightly and properly the So the Apostle called the Son and the Spirit, the Wisdom of God.
the Spirit
Word
is
One God, Father, who is above all, and With all, and in ns all \ » For he who is « over all » is the Father, he who is « with all » is the Word, for by Hirn has come all of the Father, and he who is « in us all »
Paul well says;
«
cryingAbba Father and conforms man to the likeness ofGod. So the Spirit reveals the Word, and therefore the prophets spoke of the Son of God, but the Word gives expression to the Spirit and therefore He it is who the Spirit,
is
1. löfoc,
fies
is
play with words, which could be well translated into english. In greek
signifies reaso/i
and word. The same almost
word and pimWnn panavor derived from pan
God 3.
This
''
is Xoyixo;,
Eph.,
iv, 6.
is :
the case in armenian pm£
reasonale. St Irenaeus says
therefore he has created all things by his
--
4.
Gal.,
iv, 6.
P/m
Ao'yo«.
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2.
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signi-
Because
Ps. xxxn, 6.
—
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to the Faiher.
God, the Father, uncreated, incomprehensible,
one God, Creator of
But the second heading
is
the
all.
This
Word
of God,
is
heading of our
the
first
God
the Son, Jesus-Christ our
faith.
who was revealed to the prophets, after the manner of their prophecy By the and as much as had entered into the preordination of the Father. And at the end of time, to Son's hand all things have come into being. gather all together and sum up all things, He willed to became man among Lord,
and palpable, so as to destroy death and show forth life and And the third heading is the perfect reconciliation between God and man. Holy Spirit, by whom the Prophets prophesied and the fathers learned
men,
visible
divine things and the righteous in
the end of time
in a
world renewing man 7. *
225 v.
these
means I
hose
the
for
were ledin the way of righteousness, who is poured out upon men, in all the
new manner, God.
For this reason the baptism of our three headings. of the
who
Son.
new
There
is
new
birth
takes
place
by the Holy
Spirit.
bear in themselves the Holy Spirit, are led to the
But the Son leads
us to
Without the
the
under
upon us God the Father by
bestowed
birth through His Son,
us receive incorruption.
10
fepfejip
the order of our faith and the fonndation of the building and
the support of our conduct invisible,
5
pm|iiiLiijiii/jfei
Smpnn^
iiiunlhiuili fenfeli ii«.inifeli (»iiinnLrtiii
informs the prophets and He by his leading brings
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225
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1/111/11Z1111L1
[12]
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1111
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Spirit
it
is
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Because
Word who
Father
is
makes
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the
15
THE PROOF OF TUE APOSTOL1C PREACH1NG
[131
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kl nn
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knowledge but knowledge
of
God
is
by ihe
the Father will and as he likes.
the Spirit the Father
called the llighest, the Almighty,
is
Lord of Hosts, that we may know God, and know that He Creator of heaven and earth and of
and Lord of
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the Father's
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G65
7-8.
§
by
all
whom
merciful, gracious,
all
all
things, the
maker
things exist, and from
abounding
Jews, Gentiles and believers.
in compassion,
is,
and the
He
that
of angels and
whom
all
the
is
men,
things proceed,
good, righteous, God of
But to believers he
is
all,
a Father, because
in
the last days he established the covenant of adoption; but for the Jews he is
Lord and Lawgiver, because
forgotten and forsaken
in the
Him and become
intermediate time, rebellious,
when men had
God brought them
subjection by the law, that they might learn that they have a Lord their Creator
and Maker, who gave them the breath of
bound
worship day and night. Yet
are
to render
and maker and supreme
ruler.
hing and judge for no one
bis goodness,
in the
Apostle says,
«
is
day of judgment
will
is
whom we
to
he
who
is
producer
for all the provider,
escape His judgment,
Gentile, neither sinful believer nor angel.
and
for the Gentiles
At the same time he
shall
life,
into
neither
Jew nor
But those who do not now believe
know
Bis power, as the blessed
Not knowing that the goodness of God leadeth thee to re-
*
226
r°
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1. vl.ii/.J.
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Lii/i
pentance.
«
—
2.
tu.
<7-H. 2.
l'or
righteous judgment of God;
who
works
This
».
10.
Read
ijljpnLuin
luut;,
^l
J :
l'f'f,
/.jilfjiiijiij
ji
is
He who
is
the day
«['"ljiiil-
imLiii(>filili IiiluiTit;
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^lupfru mL/jLjnjI/
Ll
.
and
of wrath,
will render to every
called in
revelation
oi'
man according
the
to bis
the law the God of Abraham, the
God of Isaac and the God of Jacob, the God of the Living. But the height and ureatness of the same God are indescribable. 9. The world is surrounded by seven heavens, in which the powers, angels and archangels dwell, giving worship to *
226 v.
the establisher of
and
inactive, Spirit of
all
not as
;
profitless
God
many
is
if
He was
in
and unworthy.
need of
it,
God
the ruler of
but that they
all
and
may not be
Therefore also the activity of the
fold and Isaiah the prophet counts seven Service of
bim by means of which he is reposing upon the Son, of God that is the Word, Because he says; « the Spirit of the Lord, shall wlien He shall come as man. rest upon Hirn, the spirit of wisdom and of understanding, the spirit of counsel and of fortitude and of piety and he shall he the fear of
God
in ilself the
»
2 .
others
Now
the
iirst,
filled
with the Spirit of
and highest of these heavens wich includes
the dwelling of wisdom, and the second after
is
it
of
understanding, and the third of counsel, the fourth of counting from above of might, is
this 1.
tlie
of knowledge,
lirmament
our
Rom.,
fifth
ii,
4-6.
—2.
is
füll
Is., xi, 2.
the
of the
sixth of piety,
fear
oi'
the
that Spirit
10
i/Lnm
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ntuplniiuininnLßhmU,
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iiiu^iii^jj
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But, according thy hardness and impenitent heart, thou trea-
surest up to thyself wralh
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15
THE PROOF OF THE A.POSTOLIC PREACIIING
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light in the sanctuar}^ because the service
according to the pattern in the heavens as the
make
10.
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in/11111
40.
which always gave
shalt
111-/1111111^/111
in/. 11111(1/111/1(1(1 11111111111
11111/.
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heaven. tick
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.-i/l
:
lllim
11/(11
9-11..
§
it
Now
Word
was madc
savs to him.
Thou
«
according to the pattern which was shewn thee in the mount this
God
and by the Iloly
is
glorified
Spirit, wlio is
by His Word, who the
wisdom
is
'.
»
His eternal Son,
the Father of
all.
And
those,
powers of the word and wisdom, which are called Cherubini and Seraphim, praise God with unceasing voice, and all who have existence in heaven praise,
God
world also the eacli
He formed all the worhl by the Word. To angels belong. To the whole world He gave the law
the Father of
all.
thing should remain in
its
own
cles
Now, by His hand He created man taking
it.
the purest and finest parti-
from the earth, mixing a determined portion of His power with
Moreöver He gave His image
to the creature that
have the divine form, because the created
even what
man was
visible
is
placed upon
llie
might be 1.
fix.,
breath of 1
ike
lifo
God.
xxv, 40.
that, both
by this breathing and by
Now man was
free
liis
and independent
dust.
tlie
might
earth as
one having the divine image and that he might he living, he breathed face the
that
place and not pass the bounds given
by God, each one accomplishing the work commanded 11.
this
in his
creation,
man
for so he
was
,
ccs qSuintjL CuuillL&m
i/ih/.i
niini'/i
iin
iiiiniiii/1/1,
11/1
nun
i/"'(/>,
ii/i
Hfl
1/HIIII,
iiljL
"'tl' UipUinfelJJI
12. i'l"J niiniiii/i/f,
l/ll lllilll/lll
ui?ih
/iL
HIIHIHHI
(IflLfinn,
yilUHIIHIHIIIIIIH i/i)i/.iiiii)i
/11/111/1
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fiuii
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inifLiinJinnHiu
i'iiiiiiiiiiii/.ini
111(11111/,
iL
ii
',
ijniirtiii^p
rtiiifLinipn
/iL
y Ulf lIinllllll/iHlU
" L «llffLHfipu yi/i£Hllll/f
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II
tili
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5
/in/l iii)iiiil-
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u\ijnn/,HHLij*fc,u
DL
,
ujni fc,n,
nn /iL
«Ll
UjiamphatuL
on the earth.
before the creationof
:
And
man, was
man as his dwelling, having in it every thing. And here were the serIlere also the vants of God who created all things, each in his own work. was appointed over his fellow place and servants. this Stewaid-Rularpossessed given
The servanls were the angels and the Steward-Ruler was the Archangel. lle 12. Then in making man master of the earth and of all that is in it, servants Hut those who were in it. also secretely appointed him lord over thev were in their perfection, but the lord, that is man, was a little one, a And it was necessary and proper that he, as he grew up, slionld child. reach perfection. easy,
And
that his nourishment and
He prepared for him
growth might be pleasant and
a better place than this earth.
beauty, light, food, plants,
fruits,
waters, and
all
Itexcelled inclimale,
other things necessary for
name was Paradise. And so beautiful and good was Paradise. The Word of God was always going about, Walking and speaking with man about the future to impress on his mind beforehand that which would come
life,
and
its
to pass, so that he
might
live
with him, speak with him, abide with men,
them riu'htcousness. But man was a child without perfect underStanding and for that reason he was easily deeeived by the deeeiver. li'iicliiii"-
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[17]
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God
He brought
to them,
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« It is
:
us make bim a helper like unto himself
'
.
not good for
For among
»
before
and whatever
was accountedits name.
to every Irving soul, that
man,
with God
to give
fdled the place with flesh,
and he formed
woman
brought her before Adam, and he seeing her said
bone and
flesh of
my
flesh
taken out of her husband
2
:
all
And He man to be
the animals
she shall be called
:
from tbe «
This
woman
is
rib,
and so he
now bone
of my
because she was
»
.
And Adam and Eve,
was the name of the woman, were them were the sinless feelings of childhood and they did not comprehend any of those things whicb are born through evil in the soul from concupiscence and shameful desires, because at that naked and were not ashamed
for that
for in
time they had kept their natures sound, for that which was breathed into 1.
r"
JmiiiiniTi
was not fonnd one equal and corresponding to and like him for a helper. Then God Himself put Adam into a ecstasis andcast himinto a deep sleep. And as one work proceeds from another, for until then sleep had not been in Paradise, so it came to Adam by the will of God. And God took from Adam a rib and
14.
228
P. 23.
to create a helper for
let
;
2.
the animals and
wished
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12-14.
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11,
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18.
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Gen.,
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11,
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23. 15
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16. 17.
was the breath
per order and place,
of
life.
had no
it
But while the breath remained in evil
pro-
Thus they
thoughts or knowledge.
were not ashamed, when kissing and embracing eacb other
its
in purity
even as
children.
But that
15.
as
if
man
should not tliink great things nor be exalted on high
he had no master, by reason of the dominion given to him and the
God
intimity with
might not have
his Creator, passing
self-satisfied
beyond
And He Gud,
of if
he
and that he
proud thoughts against God, a law was given
him from God, that he might know that he had put certain
bis bounds,
limits to him. If he should
should remain always as
he
a master, the
Lord of
all.
keep the commandments
was, that
is,
immortal.
But
he should not keep them, he should become mortal and would be resol-
ved
to earth
from which his strukture had been taken up.
And
the
Com-
Of every tree in Paradise, eating thou mayest of knowledge of good and evil, you shall eat, but of the one only tree not eat of it, for in the day you shall eat of it, you shall die the death '. »
mandment was
229
r«.
:
«
commandment but became disobedient to God, being deceived by the angel who by reason of the many gifts of God which He had given to man, was jealous of him and evil-eyed, so he destroved himself 16.
'
this
1.
Man
Gen.,
ii,
did not keep this
16, 17.
10
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
[19] mniiiii'
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L5-17.
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220 V.
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1.
and made man a sinner persuading man not to keep the commands of God. Thus the angel by falsehood, becoming the father and originator of sin
was
smitten,
struggling against God, and he became the cause of raan's
expulsion from Paradise. tatised
that
is,
And
and abandoned God,
lie
because, indicated by his nature he apos-
was
But the same one
rebel.
Then God cursed the
is
serpent, in
called in the
Hebrew tongue
Satan,
also ealled the Accuser.
whom was
the accuser, with a curse
which reached unto that animal and the angel that was concealed in it, that But man was sent away from before Bis face, changing his dwelis, Satan. ling place 17.
away from
Adam
and
Paradise, because Paradise does not receive a sinner.
his wife
trouble and tribulation, wandering about, the earth with
hard labor and groaning.
feil into mucb much sorrow and
Eve being expelled from Paradise, For beneath the rays
of the
sun
man
cultivated
brought forth thorns and briars, the punishment of sin. Then the Scripture was fulfilled. « And Adam knew his wife and she But the rebelconceived and bore Cain, and after this she bore Abel'. » lious angel who led man into disobedience and made him a sinner and was
the earth but
it
the cause of his expulsion from Paradise, not satisfied with his first work, wrought a second evil work upon the brothers. For he filled Cain with 1.
Gen..
iv, 1.
* 2211
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and made him the murderer of
il.uinnLOni
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bis brotlier.
iiui/iuu
iiiii/.iiii
11
And
i\fcfLU Ön^liiiLii/i
(ini,
nn
tluiuh
so Abel died,
became an example of how some must be persekill and persecute the righteous. cuted, and And God being very wrathful against Cain cursed him, and soit happened But God tbat all bis offspring, were like the progenitor by inheritance. küled by bis brotber, and killed,
up
raised 18.
And
evil
tlius
and how the wicked would
Adam
for
another son in place of the murdered Abel.
being long continued and wide-spreading brought into sub-
jection the whole
human
sedd among them.
race,
tili
there remained very
little
of the righteous
For there occurred absurd unions of the elements on the
earth, because the angels became joined with the daughters of mankind, from
whom sons
were born who from
But the angels gave 23o r.
them the
to their
their great size
wives as
were called sons of the earth.
gifts evil Instructions, for
they taught
the powers of roots and plants, painting cosmetics, the discovery of
preeious
elements, magic,
batred, love,
concupiscence, love-philters
the rules of sorcery, every kind of astrology and
entering the world spread
abroad
evil
God hating
idolatry whieb
and rigbteousness lessened
and
decreased L9.
So
it
was
tili
the
of the flood, in the tenth
God came upon the earth, by means generation after Adam, so that Noab alone was
judgment
of
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puiuu/i luiuniiuibbntuh ^nfejuiui/jp
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THE PROOF OF TUR APOSTOLIC PREACHING
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God commanded Noah to take into the ark, and when all perished, both men and animals that were The three sons upon the earth, he was delivered who was kept in the ark. of Noah were Sem, Cham and Japhet, by whom again the racc was multiup
in the
ark with
plied, for the
by their works,
for the
feil
after the flood take their
beginning from these.
under the curse and two inherited the blessing
younger
of these
who was
called
Cham mocked
his
enmity and comtempt shown his father was condemned for He brought upon his whole of ungodliness and feil under the curse.
and
the sin
the animals, which
men who were
But of these one
20.
father
all
for the
same curse and so it happened that after him his whole progeny were accursed and grew and were multiplied being into sin, but Shem and Japhet his brethen for the goodness shown their father, received a blessing. Now the curse with which Noah his father cursed Cham was this, « Cursed be offspring the
the child his race
Cham,
let
him be the servant of
his brethren »
and he had much offspring on the earth,
generations, then God reaped them givingthem 1.
Gen.,
ix,
25.
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who grew for
This reached to wild for fourteen
judgement
in the
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Gergasites, Sodomites, and Arabians and dwellers in Phoenicia and Egyptians and Lydians are the offspring of Ham who feil underthe curse
sites, all
when
the curse extended a long time over the ungodly.
went forward, so the blessing went forward and First of them Shem increased on the blessed race, each in its order. was blessed in these words. « Blessed be the Lord God of Sem and let The power of the blessing is this that the God Cham be his slave »'. and of Lord all became for Shem a peculiar possession in godliness, and 21. Just as the curse
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blessing increasing reached
the
Abraham, who
Shem counting downwards, and was pleased to be called the God
of the seed of
Father of
all
is
the tenth
for this
of
generation
reason the God and
Abraham, the God ofisaac
For the blessing of Sem, being extended, reached and the God of Jacob. But the blessing of Japhet was in this manner. « May God enlarge Abraham. 2 Japhet and may he be blessed in the house of Sem, and Cham be his slave » That is, in the end of time, the elect of the Lord, blomed forth by the .
calling of the Gentiles while,
hath ^ "-one forth into 1.
Gen.,
ix, 26.
—
2.
all
God enlarged
the earth and their
Gen.,
ix, 27.
—
3. P.S.,
their call
and so
«
their speech
words unto the end ofworld »\
xvm
(xix). 5.
THE PROOF OF
[23]
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21-22.
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may
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the callinff of the Gentiles, that
is
he dwell in the house of
Shem
that
»
is to
say
the Church.
is
the inheritance of
the fathers by Jesus Christ, by receivingthe right of primogeniture. in the
which he was blessed,
order in
in
same
And
is
So each
by means of
order,
his
seed, he received the fruit of the blessing. 22. all
After the flood
living animals
established a covenant with
God
the earth, with
all
and men that he would not destroy with a flood the
spring of the earth, and he put for them a sign
«
when
I
off
cover the sky
remember the oath of my covenant, and by the waters I will not destroy all moving life upon And Ile changed the food of men, giving them permission the earth »\ to eat meat because from the creation of Adam to the flood men were with a cloud, the
bow
will appear in the cloud,
nourished by seeds and
fruits of the trees
and
I
will
but they had no permission to eat
And because Noah's three sons were the beginning of the race of men, God blessed them to increase and multiply saying, « Increase and
meat.
multiply and all
lill
the earth and rule
living animals
and upon
food even as the green herbs. life
you 1.
shall not
Gen.,
ix,
14-15.
eat,
for
all
it
and
let
the fear and dread of
the birds of the air and let
you be upon
them be your
But only the flesh with the blood, that your blood
1
will require at the
band
is
the
of every
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For He created
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in
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the image
And
whose image was man.
appeared that he might show forth image
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it
bis
and the
so in the last time he
After the covenant, the
likc bis.
multiplied and increased from these three, and on earth there that
is
one tongue.
went forth from the landsof the East, and asthey came forth on the earth, they reached the land of Shinaar, wich was very extensive, There they began to make a tower as a means of reaching up to heaven, that they might leave their work as a memorial to succeeding men. The structure was of burnt brick and asphalt and the boldness of their arro23. So risingup they
gance increased as they were
in accord
and dwelt
one place and by reason
in
of having one language they helped forward the purpose
And
in order that the
work might not progress
further,
God divided
according to
upon the
its
earth.
earth and one of 1.
Gen.,
ix, 1-6.
language.
So the
And because
They dwelt
different races
the three races of
them was under the curse and
their
So they were
languages, that they might not understand one another. scattered and dispersed and possessed the earth.
of their wills.
in groups,
each
and languages increased
men took
tvvo
possession of the
under the blessing, the
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TUR PROOF OF THE A.POSTOLIC PREACHING
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blessing reached
first,
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session of the land of the Chaldeans. 24.
And when
the flood,
time had passed, that
Abraham appeared
is,
in the tentli
generation after
that he might seek the blessing
which was
God whom he did exBccause of the voluntary incitement of his soul, he wandered over spect. But he became weary and turned the whole earth seeking where God was. aside from his search. God, having mercy upon him, who alone had sought Hirn in silence, appeared to Abraham and by the Word, as by a ray of light, For He spoke to him from heaven and said « Go made Himself known. forth out of thy country and thy kindred and thy father's house and come into assigned portion from his ancestor and
his
the
And he believed the show thee and dwell there » '. and since he was of füll age, being seventy years old and
the land which
shall
I
heavenly voice,
had a wife, he arose and went with her from Mesopotamia, taking with
him is
his
now
And when
dead brothers son, Lot. called Judca, in
God appeared
to
him
he had came to that land which
which the seven races the seed of Cham, then dwelt, in
a
vision
and
said
:
et
I
will
give
thee and to thy seed after thee for an eternal possession
announced him, that his
own and 1.
Gen.,
his
2 .
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seed should be pilgrims in a land which
land to
See also
was not
that they should suffer there in pain and servitude years
xii, 1.
—
2.
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7.
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6.
the fourth generation should suffer there to the place promised Abraham, but that God would judge the race wich had kept his seed in servitude 1
.
And also. * 233
r
Abraham might know
that
God
led
him
the glory of his seed beside
Look towards the heaven, if thou art able to number them, so And God seeing how his soul was without
forth at night
heavens and see the stars of shall thy seed thy be
2 .
»
multitude
its
and said unto him.
«
doubt or wavering gave him testimony by the Holy Spirit, saying « And Abraham believed, and it was counted to him Scripture. phteousness
mony.
»
And he was uncircumcised when he
s
And
.
for the seal of his faith of
After that
in uncircumcision.
was born
one, according to the promise of God.
known. He gave uncircumcision which he had
his son Isaac, of
Sarah the barren
He was circumcised
So the was born Jacob. Abraham and from Abraham
declared in the covenant. Of Isaac
Sem descended
to
from Isaac to Jacob as the inheritance of the Therefore he was called the God of
God
of
Gen., xv, 5
Abraham
Spirit divided
the
God
were named.
—
2.
Gen., xvii,
5.
—
3.
Gen., xv,
G.
God had
as first
to
original
Isaac
and
among them
of Isaac,
To Jacob were born twelve sons from whom
Jacob.
tribes of Israel 1.
for ri-
received this testi-
that the superiority of his faith might be
him circumcision
blessing of
in the
and the
the twelve
15
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREA.CHING
[27]
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660000 and because they were so much oppressed and and,
groaning,
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out
God,
to
Abraham, Isäac and Jacob, Hc took them out
of
234 r.
111J&,
happened that with his moving Jacob, there whole family dwelt in Egypt, and the whole number of the emigrants was 75. But in 400 years, as the message had said beforehand, they became
And when famine extended over the whole Then was food in the land of Egypt only.
25.
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679
24-26.
§
it
afflicted
in
"
233 v.
evil
God of tlieir fathers Egypt by the band of Moses the
In the last plague and Aaron, smiting the Egyptians with ten plagues. he sent the angel of destruction and destroyed the first born both man and beast. From it the Israelites were delivered by the slaying of the lamb
without blemish, showing the suiferings of Christ as in a figure and by the blood which was given to be sprinkled 011 the houses of the Hebrews that they
The name of this sacrament is And dividing the Red Sea he
might be preserved uninjured.
Passion wich
is
the cause of dcliverance
'
.
with great care, to the wilderness, but the Egyptians who followed them and entered the the sea entirely perished. This judgment of God came upon those who unjustly afflicted the seed of Abraham.
brought the children of
Israel,
Moses received the Law from God, the ten words But God's finger upon ten tables of stone, written by the finger of God. 26. In the wilderness
1.
The autor seems have
Or perhaps the Armenian and has translated
itaa/a
by
interpreted the greck
translator, /jfj.j>
girk
irdcaya
what seems morc
— passion
in sens of iriOo; Iikely,
(M. of S.).
=
«
passion
».
had comitted the error
*
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S.
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of the pattern of the altars
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to the children of Israel to keep.
command
Church and the prophecy
and the ark
in
of future things.
which he placed the
tables.
his sons priests, giving to their race the
And
they were of the sons of Levi.
according to the
command
them he gave the
Levitical law,
of
God
this
And
he made
of God, as the visible pattern
earth of the spiritual and invisible things in heaven. This
and
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the tabernacle of the testimony by the
sels
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•/".•'l/'
and Statutes which he gave
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HiiiiiifeiiiiLiiiiiLfei
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1/11111)1
11)111111 /1/.1,
iiiiii
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11/1)1111/1
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iiiiiiiui
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11
whole
was the figure In it were ves-
And he
ordained
whole priesthood, and
tribe he
brought ibrward
that they serve in the temple of God.
To
showing what manner and what kind they must
and should be who were always engaged in the service of the temple of God. 27. And when they approached the land which God had promised to Abraham and his seed, Moses, choosing one from each tribe ser>t them to spy out that land and the
V
and the inhabitants of the
cities.
Then
him that name which alone is able to save those who believe And Moses changed the name of Ose, the son of Nave, one of in it. those sent, and called him Jesus ', and sent him in the strength of the name, beleiving that he would receive him back safe because of the guidance After going, they viewed and examined, of the name, as it came to pass.
God revealed 234
cities therein,
to
and they again returned and brought with them 1.
Num.,
xiii, 17.
a Cluster a
big grape.
15
THE PROOF OF THE APOSTOL1C PREACH1NG
[20]
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of the twclve spies
i'Hfi/inliLiui,
llllH.lllIllll
happened, the
all
to obedience.
/.mimi
lll/ll
*nOLmn
l| II
And
not a good land nor a land worth
Ll
i»/ip
:
It'i
nnpuiu
* 235
1">.
n« ijluLp
iiiiili-
i/iim
miuiin hthuiuu
ullitiliiiiiiu
tlinpniAipu
i/lllllllllll llllll
l/lll/llltlll-
into great
and that giants, sons
would not be able
they spoke
'l'"U'
LluuinLiiio
ibnbbnu uinjiulin miuiin
ilbuitbonh
lll/illlliyill llllll
who
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puiiLiiiiinLlip Lj/iu
iiiiliiiiiiiiiiui/ili
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l/limi
/llllll ll/.lllllll
to take that land.
whole congregation began
with doubt as to whether there was a God
and bring
ll/l
nliiiii-
1111
fc^n,
threw the whole congregation
of the Earth, dwelt there, so that they this
l»L
V'iiiii/^u
ilumili/.i
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saying that there were great and walled
And when
(.imiiiLii/A :
uitun bnbini
bt-
.
biuhbintl iiuuiuiijiiiinbh
11I1/1I. ii/ili
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llllll/lll
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ii
26-27.
§
to
weep,
filled
could give them strength ill
of the
endangering oneself
land,
also,
as
But of the
for.
twelve, two, Jesus the son of Nave and Caleb the son of Jephneh, rent their
garraents on account of the evil that had happened and besought the people
God would But when the bring all under their hands and the land was very good. people did not agree but remained in the same unbelief, God turned them aside and changed their journey that that might wander about, and He
not to
weaken
their souls nor let their hearts fail them, because
troubled and punished them in the wilderness. spies had been
comingand going
to
And
many days
as the
were 40, the wilderness and so
examine the land and these
He, putting a year for a day, kept them 40 years in
who had
as
da)^s
was counted worthy to enter the land on account of his unbelief, except two who had testified concerning theinheritance, Jesus the son of Nave and Caleb the son of Jephneh and also all those who were little and did not know to discerne their right not one of those
perfect age and intelligence
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But the wholo
faitliless
people died and perished in the
by little bearing the just punishment of their unbelief. But the children grew during the forty years and filled ont the number of the dead. 28. When the forty years were ended the people came near to the Jordan Here Moses gathering the people and placed their camp against Jericho. wilderness,
into
little
one place, again repeated
all
things,
narrating the great things
t
hat
God had done up to that time, preparing them and instructing those that had grown up in the wilderness that they might fear God and keep God's commandments, ordaining as it were a new law adding to that wliich was at first. This was called the Second Law in which are written many pro-'35
v.
phecies about our Lord Jesus Christ and about the people and about the calling of the Gentiles
29. «
When
Go up
ter the land. »
was Jesus
and about the kingdom.
Moses had finished
into the
Mount and
die,
And he according
the son of Nun.
his course, for
you
to the
it
was
said to
shall not cause
word
my
of God, died,
him by God
:
people to en-
and
in bis place
He, dividing the Jordan, led the people into
that land, and destroying and scattering the seven races which were living
therein divided
amongst them
his people.
Therein was the earthly Jerusalem
who
in
which lived David the king and
in
God's name after the likeness of the tabernacle, which Moses had formed
according
to the pattern of
his
son Solomon,
heavenly and spiritual things.
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S.
682
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15
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[31]
30.
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683
28-31.
§
of their fathers, the ruler of
and were the preachers of the revelation of our Lord Jesus Christ, the
They made known that His body must spring from the seed of David, that so He might be the son of David according to the flesh, who was But according to the Spirit he the son of Abraham bv a long succession. was the Son of God who was at first with the Fatlier, born before any creation Son
of God.
world and revealed as man to
of the for a
second time in his
own person
all
as
the world in the end of time to renew
Word
of
God
all
things, that are in
heaven and on carth.
So He united man to God and between God and man wrought reconciliation aad communion, for we could not receive legally the impartation of Because incorruption in any other way, if He had not come near to us. incorruption one being invisible and imperceplible, would bring no profit to us. 31.
Now
it
became
visible
by Incarnation ofthat
impartation of incorruption immortality.
we were
all
in
every
And because
way we may
chained and bound to death, by his disobedience
it
Because death reigned on the body,
sary and fitting that by means of a body
from
its
oppression.
So the
it
for us, death
it
was neces-
should be abolished and
Word became
flesh that
Adam
was necessary
and convenient that by the obedience of the one who became man should be abolished.
receive the
in the first created
man
freed
by means of a body
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684
S.
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1. Öf.i.. fl. 5.
by whicli sin had taken hold and abode and reigned, death might be abolished, and not bc in us any more. And for this roason Our Lord took the same flesh as that of the first created man lhat he might being strive for the fbre fathers * 236
v.
being sacrificed and by 32.
Adam
conquer him who by
But whence was the being of the
God and by
intelligence of
first
the virgin earth.
Adam
created «
had smitten us.
man? By
the will and
Because the Lord God God
had not rained upon the earth, says the Scripture, and there was no man to » But God took up some of the dust of the earth when it tili the earth But the Lord was virgin and created man as the beginning of humanity. '
.
again to renew man, accepted the economy of the Incarnation, and was born of the Virgin by the will and intelligence of God, that He also might
show an embodiment resembling beforehand
«
man
according to the
Adam, and might be as was 2 image and likeness of God ».
to
written
by means of the virgin (Eve) who did not obey, man was smitten and feil and died, so by the Virgin that hearkened the word of God, by the life that sprung up, life was again brought forth in man. Because the Lord came again to seek the lost sheep and the lost sheep was man 33.
And
therefore
He
as
did not
of the race of 1.
Gen.,
11,
5.
become another
Adam, kceping
—
2.
Gen.,
i,
26.
creation, but of the
the likeness of the creature.
one
10
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[33]
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32-34.
§
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*
*
237 v°.
1. fcu. fr. 6.
fit
and even necessary that
making
in
a
new headship
for
Adam
in Christ,
mortality should be swallowed up in immurtality and renewing Eve in that a virgin being
away by
was by means
transgression, which
Hearing
of obedience.
tliis
the obedience of the Virgin and the
of a tree should he put
away, by the
order of God, the Son of
man allowed
himself to be nailed to the tree, destroying the
knowledge of good and assuring
in the
its
hearkening to God as hearkening to God 34. For this the
Mary
intercessor for a virgin, the disobedience of the virgin
should be destroyed and put
tree
* 237 r°
Word
knowledge of But
reception. is
sin,
bringing
evil is the
not
good.
says by the prophet Isaiah revealingbeforehand that
which must be fulfilled, for they are called prophets because they foretell the ient and do not speak future, so by him the Word says « I am not disobed :
contrary.
my
face
I I
my
gave
back
to
did not turn from
the smitter and
the dishonor
my
of spit
chin to the slap and '
.
»
By
obedience,
(which obedience was unto death), He, hanging upon the tree, put away associated
the old disobedience
God, the ruler of
among and as
all
who
us in all the world,
by the word
of
in
and
wilh the tree.
an invisible form fills its
As He was is
the
universally
Son
immanent
length, breadth, height and depth,
God every thing
receives
its
arrangement, so in
1. Is., L, 6.
PATR. OR.
—
T.
XII.
—
F. 5.
of
46
, 237
v„
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AJ/ilIiu, uiiii/iupu
35.
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23S
r°.
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1. 9-u.q,.
these, the
thing.
and
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2. 'Ku,(. 9-.
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the depths, that
it is
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3.
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^n.,»/.?. T-.
visible should
make
migbt be visibly shown
illumines the heights, that
is,
heaven,
beneath the earth, and Stretches out the length
make hisscedas the starsof heaven, for Christ aecomplished this, being born of the Virgin who was of the seed of Abraham, and fashioning believers in Hirn to be lights in the world. By the same faith He justified the heathen together witb Abraham. « For Abraham believed God and it was counted ». In the same way we believing in God are justo hini for righteousness just shall live by faith. « For the promise to Abraham was not tified, for the through the law but through the justice of faith" ». For Abraham was justified '
by the law but by that
which the 1.
Word
Galat.,
m,
of
no law
G; Gen., xv, 6.
—
So we are not
justified
which the law and prophets give testiinony,
faith of
God gives us
for the righteous.
3
2.
.
Gab, m,
11; Hab., n, 4.
—
:
the cross on every
to
faith, therefore there is
15
13.
West and sails through the North and the breadth of the south who invites from every quarter the dispersed onesto the knowledge of God. 35. Thuswasfulfdled thepromisemade to Abraham in which Godpromised
by
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238
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1RENAEUS.
S.
686
Rom.,
iv,
13.
TUR PROOF OF TUE APOSTOLIC PREACHING
[35]
36.
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there should be no end.
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35-38.
§
And
the king
is this
the Son of man, that
was born
the
fruit.
And
is,
one, namely Christ, the
of the virgin
who was
for this reason the
of
promise
was concerning the fruit of the womb ception of a woman, and not the fruit of his loins nor the fruit of his reins which would be a special birth from a man. So that there might be maniwhich
fested the defmite special
descends
wich
is
specially a birth
by the con-
and separate fruitfulness of of the virginal
from David. He reigns forever
womb
over the house of David
and his kinardom should have no end. 37.
Thus He accomplished our
salvation gloriously, fulfdled the promise
and annulledthe old disobedience. The Son of God became the Sonof David, the Son of Abraham. To complete and to renew these things in Himself so that He might confer on us life, the Word of God became flesh,
made to the
fathers,
by incarnation from a virgin to destroy death and bring man to life, for we were in the bonds of sin and were born by mcans of sinfulness and ofthose
who
lived with death.
But God the Father was abundant in mercy. He sent the Word, the Master, who came to save us, was in our room and in the place in which we 38.
had
lost life.
He
loosed the prison bonds and his light appeared and scattered
238 v°.
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11.
the darkness of the prison, and purified our birth and abolished deatli, loosing
same bonds by which we were bound. And He showed forth tbe resurrection, being Ilimself the iirst fruits of the dead and raised up with Himself lallen man taking bim up on high to the highest heavens, to the right band the
God had promised by
of the Father's glory.
up
raise
the
fallen
tabernacle
the prophets, saying
David'
of
was from David. And our Lord Jesus
»,
239
r°.
is,
the
«
I
will
body which
by
us up saving us
for
raise
some one does not receive that He was born
the Father.
And
how ean he
receive His resurrection from the dead, for there
astonishing, extraordinary nor absurd. For
*
that
:
Christ really accomplished this
perfecting our salvation that he might truly if
if
is
of a Virgin,
nothing in
it
without being born He rose
from the dead, we cannot use the term resurrection regarding one who ias no t been born. For that which can not be born and is immortal and has ]
not passed through birth cannot pass through deatli. For
He who has not had
man's beginning, how can he reach his end. 39.
If
He was not born then He
did not rise from the dead, and
if
did not die, and
He
not conquered death nor destroyed red death, 1.
Arnos,
how can He ix, 11.
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[36]
raise unto
He
did not die then
did not rise from the dead then
its
life
if
kingdom. And those
who
if
He
He has
He has not conque-
have fallen from the begin-
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
[37] i?iii
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40.
10
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i/imiTi iffepfi
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<,'iufifefj
689
39-40.
§
(j"»^'1
uiL&feujffj
HuijiJiL&nj, nriLtpufitpiu
Juipauipfepau.
who
put salvation far from
man and do
not
them resurrection from the dead they also despisethe birth of our Lord which He endured for us. The Word of God became flesh that He might show the resurrection of the body and go to heaven before believe that
all;
for the
God
will give
Word,
the
first
begotten, the
things, sailed through
Father, fulfilled
all
For He was the
first
first
all,
born of the counsel of the
and gave a law on the earth.
born of the Virgin, a righteous man, holy, godly, good,
pleasing to God, perfect in every thing, Saviour from hell of
him, for life
He
is
first
who
follow
born from the dead, and the principle leader to the
of God.
40. So the ful
the
all
Word
of
God precedes
all, for
He
is
truly man, the
mighty God, who again renewedly harmony with God that by means of
counsellor, the
Community
of
wonder-
man to the union, we may
invities
this
So He who was preached by Moses in the Law and by the Prophets of the Most High and Almighty God, the Son of the Father of all, from whom are all things, who spoke with Moses, He came to Judea, being the seed of God by means of the Holy Spifit and
receive the impartation of incorruption
being born of that Virgin Mary Jesus the anointed of
?
who was
God who showed Himself
beforehand by the prophets.
Abraham and David, one who was preached
of the seed of
as the
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/pupijfeuij
uijinijtu
whom
ßpunuup 'ßppuinnup,
Word
the Spirit of
Him
fcnfeiuj
fei.
fyfeuiliu
his
ijt(iuij
p
iiin.plfijni.lifcpii^
uppnnuinli ijofcp,
fei.
ifeiijpfeu
nMuiiiTiui.ßpi.ir /^felrijuiLfeuinL
the whole world by
fei-
uppni.-
fe
juiLpinfeuw/piiuii,
fe
fe
5fen.li t\fen_li
jnpnLiS pu..\fen_feiun qkpfl" pnpipfcnni.li fei.
Shtt-bp-ta
.
oflii'e,
ijnuiinuiuimuuu,
fei.
hand and niade
and made Him known as the
God descended touching good works, teachings,
to call the Gentiles,
fei.
His body.
llis
suffering, death,
after llis bodily resurrec-
lloly Spirit,
showing
were sent
to inen the
into
way
of
and fornication and avarice cleansing their sonls and bodies by the baptism of water sand the Holy Spirit, which Holy Spirit they received from the Lord to impart to and confer upon believers, and
turningthem back from
so
idols
doing they established
the
Church. With
faith,
hope and love
they established the calling of the Gentiles, which was before preached by the prophets according to the mercy of
God which was uponthem, by
the help
which they showed. And they received those who believed in the Lord and loved Him, into the promise of the fathers and into holiness, righteousness and patience wich lead to eternal life by means of resurrection from the dead. Because God has promised to grant resurrection to all by of the service
the onc
who made and
kingdom over
10
njiu n-tuP guipnijbtjhuijli
Luinni_Änj
ijKuuinLin&u pnpipfeuni_u pinuuiuinfeuij
i?tuinni_iiiuufei
iiupfeuiLu'
bu
<JiuLiuimunfejnn
and resurrection and bodily ascension to heaven tion, are the Apostles who with the power of the
life,
5
lufjuiup^,
ijmnAni.-
uuiiuuni.li fepfei_feijni_ijiuiifepii{,
^uirfpfepnLfJfeuiu
disciples, the witnesses of all
240
liiijiiii,
iffeutun,
ijnji
jni_iim^ <£iuuinuiuife ufeli
puui n qn pfi 11 t-filhuiuu
^bfjuiunutuiiu,
ready the people to receivc the
upon
in^iu/jfejiiiifi
ftuSbliui^i
41. His Forerunner Jolin the Baptist, prepared before
Christ
l/npiu
:
unpsiiipiii'iiuitju
jiiH-fepuiiuiiiioni_pfeufc;,
fei.
fei.
'/'•'"/ if"[
linjiui
n&uuuiupun^li
puijfeifciuj $uiLiuinmrjl,[nijii, fei.
("/"/ '"/'/" '/
ifVpjtuinmii,
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Sl.11.h1nn,
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iun.iiißfenfeuij[p
u^nniilpnLÜblil;
<Jun_iiiuini/
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Iiiu/iinl/Miuij
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IRENAEUS.
all
rose again by Jesus Christ, to
whom
he trusted the
things, the dominion over living and dead and the judg-
lä
TÜR PROOF OF
[39]
IlStunähhu Wfelüli
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42.
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iiiiiiiil/iJ/ilTi
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A^imiiinnn ilfcnni
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was expecting
is,
in
and united with
it
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comes
that
true,
1"
niiili
This
all this
must be
is
of the
the fruit of
means
it
being
was God
of
house of Shem,
so, the Spirit of
God
might be established by the
faith
worshippers of God. For that which was
the prophets, that
its
* 240 v°
to believers,
by the power
to receive a habitation in the
fulfilled at
by
fortelling
the end as
it
God had
that
God is,
a
fore told,
that beforehand revealed to us our salvation.
necessary and decent to believe God in
is
1
and
truth, holiness, righteousness
the kingdoni
in the true
long time beforehand and by
It is
l,
body be kept blameless
that the resurrection
this Spirit
made known beforehand by
God
t^ti,
niuluAi ^ijuiuiiliin
impossible to our natures and therefore would cause unbelief in man,
43.
A
given at the time of the baptism by bim and
is
had made known by the Prophets, so that
thing
'/''/"''
:
''/''//>
according to the promise of God. That
we might know
i/iufei
for the resurrection.
raised to enter
truth in them, that
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inli/iiiiiinLW/iLli ijn
the blessing of Japbet, in the calling of the Gentiles, displayed by the Church which
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body again receiving the
Holy
liL
iujn_iu0uin.nm uiiminfeiui ufcii
always dwelling inthem as He patience. For
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necessary that believers keep themselves, the Holy Spirit
is
kept by the
691
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and the soul uncorrupted
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And they exhorted by
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APOSTOLIC PREACHING
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and also that the Son of God
all
exists
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and that He was not
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And
Hebrew he
said,
«
Bareseet bara eloveem
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this is translated in the
God
established the heaven and
in
the beginning; afterwards
».
This thing also the prophet Jeremiah witnesses.
was before the
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IRENAEUS.
S.
I
bore thee, and thy name was before the sun
2
«
».
Before
And
this
creation of the world, for with the world were also the stars.
again he says,
«
Blessed
is
he
who
becoming a man.
existed before
»
God in the beginning, but for us when He was manifested. Before this He was not for us, for we did not know Him. Of this llis disciple John, telling who the Son of God is, who was with the Father before the world was and by whom were all things created, said « In Hie beginning was the Word and the Word was with God and the Word was God, the same was in the beginning with God. All things were made by Him and without Him nothing was made ». In a sure manner he showed that the Word who was in the beginning with the Father and by whom were all things, was the Son. 44. And again Moses speaks of the Son of God approaching to converse For before the creation of the world, the Son was
for
:
3
*
241 v".
The Armenian bereshit » means « 1.
«
translator has interpreted in the
beginning
= son. Therefore he translated — lohn 1-3. 3.
i,
:
«
»,
The Son
«
Bereshit bara
but he has taken bara in the
beginning
».
—
« 2.
»
in tliat sense,
he crealed
»
for
«
that
bar
»
Ps. ex, 3, and lxxi, 17.
TUE PRÖOF OF IHK A.POSTOLIC PREACHING
[4i]
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44-45.
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ß' uI,ni|
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24.
with Abraham. God appeared to him at noon near the oak of Mamre and he looked up and behold, three men were standing above him, and he bowed to the earth
thy sight' with him.
before ».
And
Two
them and said
if
«
Lord,
if
indeed
I
have found grace in
in Avhat follows he speaks with the Lord and the Lord
of these
were angels, one was the Son
Abraham spoke, pleading troyed
:
for the
of
God with whom
Sodomites, that they might not be des-
there should be found for the least there ten righteous
men; and
as
Sodom and Lot received them. And then the Scriptures say « And the Lord rained upon Sodom and Gommorrah 2 brimstone and lire from the Lord out of heaven », that is the Son who spoke
they spoke the two angels descended to
with Abraham. As he was Lord, He received authority to punish the Sodomites from the Lord out of heaven, from the Father who rules over all. But
Abraham was a prophet and saw the future which must come to pass, that man and eat it was the Son of God in a human form, who must speak with food with him and bring judgment having received authority from the Father
who
rules over
all to
punish the Sodomites.
Mesopotamia saw him who was standing upon the ladder that is the tree that was erected from heaven to earth. For upon it believers in Him rise to heaven, for His sufferings are our ascension on 45.
1.
And Jacob going
Gen., xvui,
1-3.
—
2.
to
Gen., xix, 1\.
,
242
r._
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49.
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12.
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—
3.
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^fepiuLnuuin ipflupu-
^1
*
.
7 2 "'/'
.
high. All such visions are manifestations of the Son of Gud, as
pnpjfenni.-
•
He speaks with
who cannot be seen by the world and who is the Creator of all, is not he who who says, « Heaven is my throne and the earth is my footstool. What kind of a house will you make for nie, or what is the place of my resting ? » And He who seizes the dry 2 was the one who stood in a land in his hand and the heavens in his span small space and spoke with Abraham, but it was the Word of God who inen and lives with them. For the Father of
all,
'
,
was always with mankind and revealed beforehand in the future
46. This
that
He who spoke
in the
bush with Moses and said
saw the afflictions of my people which is in 3 ». This is He who ascends and descends deliver them
Egypt and
* 242 v".
which would be
and taught men divine things. is
«
idolatry and ungodliness, fatal
and delivering us from the Red
disorder of the heathen and from
Word
phemies. For the
of
God
1. Is.,
I
to
for the salvation of
sea, that
is
is,
from
all
from the
the bitter stumblings of their blas-
practised bist upon
them
that
which pertains
by an example He showed the future, but now in reality He the hard bondage of the heathen and in the wilderness He
to us, at that time
takes us out of
Seeing
am come down
the troubled taking us out of the dominion of the Egyptians, that
lvi, 1; Acts, VII, 49.
—
2. Is.,
xl, 12.
—
3.
Exod.,
in, 7.
1»
jp^pjuiLni.-
tpiupuipiupniLpbjh
jiu|Lc/uii?
Z^iJuipuuuupVu
:
juiup.uip2inni_pfeLfc;
fei.
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fc,
uj^i/iJ
nfein
uuiiun
fei.
pfl iiiiijpfcnni-nuiLfej
i^iniugbjnijL,
l^uiliph
n^uiLnbpJbiupjL, pu^
1. '/-nu&n
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Jbnpu
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46.
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[42]
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IRENAEUS.
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1")
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
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•
695
46-47.
§
ijuiu.uii_tju
7-8.
causes the rivers of water to flow abundantly frorn the rock. But thc rock is He. And He gave twelve Springs that is the teaching of the twelve
And the unbelievers died and passed away in the wilderness but those who believed in him and were but children in wickedness, He led into the inheritance of the fathers; it is not Moses but Jesus who leads us to the inheritance, who saves us from Amelek by extending firmly His hands, and Apostles.
leads us and takes us to the Father's kingdom. 47.
Now
the Father
and the Son
is
to the essence
is
Lord and the Son
God, for that which
is
is
Lord, and the Father
born of God
and power of His being, there
is
is
God, and
so,
is
God
according
shown one God who
is
yet
both Son and Father according to the economy of nur salvation. Since the
Father of
all is
invisible
and intangible to beings,
draw nigh to God, to the Father by means of the Son. In a thus concerning the Father and the Son
who
are ordained to
receive
it
is
necessary that those
grace to be brought nigh
piain and clear :
«
Thy
throne,
way David Oh God, is
speaks forever
and ever, thou lovest righteousness and hatest iniquity. Therefore thy God ». For the hath anointed thee with the oil of gladness above thy fellows '
Son, since eternity 1.
He
is
and the
God, receives from the Father oil
of
who
is
God, the throne of
anointing more than His fellows.
Ps., xliv (xlv), 6-7. S. Irenaeus quotes
no Joubt the LXX.
And
the
oil
of
*
243
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Tirinni
48.
iS'fc;p
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is
the Spirit with which
until
I
says
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He
is
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:
anointed, and His fellows are the
The Lord
:
thou
rule
said unto
footstool.
receive the
my
Lord, Sit at
The Lord
my
shall send the
midst of thy enemies.
in the
communi-
Thy power
-with thee in the beginning of days in the illumination of the holy ones
bore thee from the
and
«
make thy enemies thy
rod of strength out of Zion
2«
llnij
:
« OnLijfut; uinpot;
men and apostles and all who kingdom, that is, who are his disciples.
And again David
hand
'
li
ijiinii/.ilnfe
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cation of His
right
))
will
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öliiiij
OnLnJut;
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i?mnfj^ni_ptiuLli Lnnui
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i^uiuL
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prophets and righteous
48.
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[44]
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Ol
:
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MMirinui ini_0buiLu
>i
IRENAEUS.
S.
696
womb
before the morning star.
I
The Lord hath sworn
not repent; thou art a priest for ever after the order of Melchi-
The Lord is at thy right hand. He Struck the kings in the day of His wrath. He shall judge among the heathen they shall fill up with the fallen ones and the heads of many He shall smite upon the earth. He shall drink ». By this He of the brook by the way therefore shall He lift up the head zedek.
:
:
'
showed
that
and judging name,
He has been all
before
men and even
the way, therefore shall
For
He
lift
as well as His conquering the heathen
who now hate Hirn and persecute His And calling Hirn the eternal priest of God
king,
for they are His enemies.
signifies His immortality.
all,
this
He
said, «
up the head
He
shall drink of the
», signifies His
glorious exaltation after His humiliation and inglorious state. 1.
Ps., cix (ex) 1-7.
brook by
humanity and the
49.
'l'nhumnuu n/i
5
Sh,n
«.
kuuiih S mnawnl; muh,
bi. iiuihaIjuii
bmimi quiOniL,
" n pnt
tfSi;p,
fci_
PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
TJ1E
[45]
l'uuirjLÄni
lliinhu
ujii/i
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l'uuini.Ä/11
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49.
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Puil/i^?
Mm^
2.
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H,uiuO
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king of nations, that is
Son
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7
2
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is,
God and king
mbbuhptj "P^n/
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of all
miuutl^u muhinif
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rmt-hß muh;
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—
.
3.
üui^ ^/* .
.
1.
— 4.
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.
Wf
is
called, the
of nations
so David says,
:
Ask
:
of nie
and
my
whom Lord
:
Sit
on
my
to bring into obedience to
right
band
Him
3
»,
«
same one, that
the Lord says to
Me
is,
».
nor one of the other prophets 1. Is.,
xlv,
1.
my
called
is
and
I
will give thee the nations 2
These
».
over the nations nor the evident that the promise
and so on, as
—
2. Ps.,
ii, 7.
:
«
the nations
given by two prophets that He would
:
to the
SonofGod, and the
David himself confesses as his Lord saying
in the case of Isaiah that he also says
says
1 (?)•
.
«
it is
he refers to the Father's speakingof the Son, as a
directed to the
.
one to rule over the ends of the earth has relation to the
to the anointed
said to
flu »
The Lord saidto me, Thou
of David, for he did not rule
whole earth but only over the Jews. Therefore
Son of God
ii[t
have holden, to bring into obedience to him
I
thy inheritance and for thy possession the ends of the earth
hiners are not said
:
mukü
tun.
Thus says the Lord God
saj's «
men. But also David says, that he
today begot thee
jilititmn
lluinnLöni tu, miuhuph
for t
mumamg
umbttiL.
my
I
<(
.
1
luiiLiuÖiunniLli
art
son,
r
Uo^
nnmhu
,
Ol
and further on, that Christ
»,
44
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1^
anointed Lord whose right hand the nations
/3iuniin_nnfci
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:
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:
lunumnLtfh h AOfLU hnhnt-nnuun Smnamph,hqb,
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697
muh; «'tf imutiiLiud uuiLfibm^
« (»iuiijJ-ij
.
48-49.
§
— 3.
I
little
God says ».
who
my
Anointed Lord, is
is
Son
word
of
of God. For
necessary to say that speaks of himself, for 1.
we showed
God
be king, therefore the
Ps. cix (ex),
said before. For
before this to
The Lord
«
Because the same promise
say, to Christ the
It is
we
:
it is it
is
David
not David not
man
*
244 r.
G98 AninuUc;
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J»0-. 5. C.
and appearance according to the future persons, speaks and sorae limes He presents the word as from Christ and
in the prophets, at other times as
from the Father.
But
very fitting manner, Christ says by David that the Father
in a
speaks with Hirn. * 244 v°.
Among Lord, who
And He
properly says other things of Himself by the pro-
phets.
other things by Isaiah he speaks thus
the
created
to gather Israel unto
God
shall be
be called
my
my
me
his servant
Him, and
strength.
I
servant, to raise
return the dispersion of Israel.
from the
will be
And He
said
:
«
:
womb
And now to gather
glorified before the It
thus says
Jacob and
Lord and
my
will be a great thing for thee to
up and establish the race of Jacob and I
to
have given thee for a Iight to the Gentiles
that thou mayst be salvation unto the end of the earth
'
».
God was preexistent in that the Father speaks with Him and in that before His birth He appeared to men. Also that afterwards He must be born a man among men. And that God Himself creates Him from the womb means that He must He born 51.
For here
of the Spirit of
first
of
God and
all, it is
that he
evident that the
is
Lord of
all
Son
men and
whether Jews or others. For the people of the Jews 1. Is.,
xlix, 5-6.
]()
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l'uinnL-
speaks prophecies but the Spirit of God, who, giving Himself a fashion
50.
5
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51. /,
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[46]
in /i'/h iiu/i,
iiiliiiiiiiiiiii/,
u/lUpll UUIUII
llllllll ll/illll
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^, nn uiut^
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114
1W1I
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/i
50. II
IRENAEUS.
S.
is
of
Saviour of believers called Israel in the
15
THE PROOF OF THE APOSTOL1C PREACHING
[47]
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<Jun.pt,, fei-
7 ! uiLnfi
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/'upinjfei fykfctjh
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52.
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il/i
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L "•"- iJi"{<'J^«""
Ami-P {/lutinu
53. Ühudiitti
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Juipn
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«
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Hebrew language tions » is a name
52.
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fei-
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Auf«
/'uiL fejni^ £,uii_pu, nuip<\feuif t(i /jpfej
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£
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Iffep^iijk
^uiiliuO
n/i
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.
.
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fei-
Irnpiu,
ijiu iiipißiiiii_npni_^ii.uu
t;
Jmpij/jiiilr, fex
Z,uijnu,
Ziifui
i?iupauipt^iiju uiuiunfeiuju
^ilf^lj
fe^a^i
Uuui^ft ^1.
(/{'""g/1
'/»/'»/
jiun_u»^ ßuiJi ^aipum^fej
ßwu
ijöuiJuiisfej
Jacob was called Israel
first,
iJuiL/juiliLr
and
calls bimself the «
of llis obedience to the Father, for
na-
«
servant
among men
»
also
the servant of his father?
worlds
is
very near
Christ
who
man and
is
it
piain that
the
Son
God who was
of
with the Father, and being with the Father
intimate and united
because the Father has brought
all,
:
men. And the Son
all
ij/i
pLj
{/iliijni^
IjfeiJ
Jiujuijiu7it,
fei.
.
Z,uii-pii,
tS'^p
Thus the Scriptures make all
n/'Pß
anpÄfcini^
ijpiip^iu
nliuipL;
fei-
jiiifi
<JLiuijiuIiijtgnjij
AuLifkiuLu
uiiuijt;
for their" father
of the Father, because
every son
£Suihui[
ouui bäiuhnupj^.
for
fei.
«in^uiLfe^
uj/iufeiiii-P|ii-U
uiiunp/i/f
nnnnhi nutin,
/iuiiJ
*
^lin
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pniniifenni-U
*/.iuuu
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fei-
^i
'fipjtuwnuu mju, np
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iSfcpA
<Juii_uiiniiijnij| 7'n^iuuinii^i
jl'uuini-Äiij, iuil
uJiunn^
tjUtabUuijh
'
ufc/jni-uuiufcli
luiiiniifeiuiu,
Utu^ni^nuj
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<JuuiHuiiiijnL|Jfeiiiu,
-'"(/''<
699
juiiluiO £iulr ijiuSLIitu^i iii^iiiiip«^ T*n^fuoinu
ijuiiffeuinju
'{'"""•-
*)'"?/"-
fe
iiiiiifio/i/i
ii)ii>'iiilii/uii/,ii)i
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Ö/ilL iiwu'feiiuiiu nfen
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50-53.
§
with him
into obedience to
all
and king
Him and
that
of
He
As it is impossible to pass all Scriptures under examination, from these you must understand others which are spoken like these, believing in Christ and asking wisdom and under-
is
the Saviour of
all
who
know
believe in Him.
by the prophets. 53. And Isaiah says also that this Christ who was with the Father, being the Word of the Father, would become flesh and be a man and endure standing of God to
that
which
is
said
the condition of birth and be born of a virgin
incarnation being by the will o-ive
you
you a
shall call
1.
of the Father of
Behold that virgin
Him Emmanuel,
evil,
Is., vii,
he
14-1G.
is
all, «
For the Lord Himself
shall conceive
and bear a son and
He could good. For before the child knows
butter and honey
to seek evil, he will choose the
know even good from
siö'n.
work
and go about among men, His
He
shall eat. Before
not subject to evil but chooses the good
»
'.
And
that he
'
245
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is
— 13 Read iffc^fc^.
Ile reveals,
and that He
is
to be truly a
and giving Hirn a name. For this seems us an error regarding the one who is born. He has a double name. In the hebrew language Messiah means Christ and Jesus means Saviour in armenian, and the two names
child
ü5
v°.
For He was called Christ, every thing and in his becoadomed for by him the Father anointed and ming as man, because he was anointed with the Spirit of God and his « The Spirit of the Lord is Father? As He says of himself by Isaiah ». upon me, therefore He hath anointed me to evangelize the poor And « Saviour » for this reason that He became the cause of salvation
works which
signify the
are
accomplished.
:
1
to those
who were
saved by him
and from death. Likewise He salvation to
all
those
54. Therefore he
or as a
word
will be
with us
who is
».
1.
the communieator of future
is
and eternal
afterwards believed in Him.
Emmanuel
is
For He says is
to be
«
God with us » equivalent to « God
translated
spoken by the prophet,
bear a son and He being God Is., LXI,
time from every kind of sickness
it is
In accordance with this Interpretation
tion of the fflad tidina-s.
1.
at that
Saviour but
of aspiration
10
lu^un-
seen and foretold in that he would eat, and in saying that He would be a +
5
'rpl^fi^ J<"ju-
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700
it is
«
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behold the virsin shall conceive and
with us
»,
and
in a
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astonished
15
TUE PROOF OF TUE APOSTOLIC PREACHING
[49] l/lJl/il.
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3.
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speaking of his birth the same prophet says, travail she
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54-56.
§
in
God
will be
another place
with us. :
«
And
Before her
brought forth and before the pain oftravail came on, she was
delivered of a
man
child
'
».
There
is
revealed in these wordsthe inexspected
and incomprensible birth from a virgin. And again the same prophet says « A son was born to us, and a child was given to us, and his naiae was called
Mightv God
the Wonderful, Counsellor the
2
».
He calls Hirn the « wonderful counsellor » or « oftheFather », for by this is shown that the Father inust work all things logether with Hirn asis ghown in the iirst book of Moses which is called Genesis, « And God said, Let us make man to our likeness and to our image ». For here it appears that the Falher speaks with the Son, and so He is the wonderful counselor of the Father. But He also is our counsellor, being with us and exhortingus, not compelling us as God, though He is the mighty God. And He exhorts, to put away ignorance and receive Knowledge, to deparl from error and conie to the truth, to put far away corruption and to have incorruption. 56. And again Isaiah says « And they will wish that they be burnt with fire. For a child was born and a son was given to us, and his government was 55.
'
:
1.
Is.,
lxvi, 7.
PATR. ÜR.
—
— T.
2. Is., ix, 6. Sil.
—
F.
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—
3.
Gen..
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26. 47
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|imi Wi, uim/t/iiiZi
/^,
0". 6-7.
.
name was called the messenger ofgreat
counsel. For
shall bring peace upon the rulers, and again peace and safety on Hirn. For
dominion
his
is
and
great
peace
his
is
without measure to prosper on
the throne of David and in his kingdom, to
hold
it
by righteousness and
these words lasting hing.
it is
those
'hey did.
That
who is,
if
festation of Christ
they
may
«
Son
They
of
God
will
fullil
and
is
to
it
and
sei
it
aside and to
for everlasting time »
'.
By
be born and to be the ever-
wish that they be burnt with Uro
not believe in him and did with
did
in the
we had been believed in Him
better
that the
But the words
refer to
have
shown
justice after this
judgment day they will cry out
:
»
llim that which
« It
would have been
burnt before the birth of the Son of God than not to al llis birth
there
is
2
For those who died before the niani-
».
hope that
attain to salvation, that
is,
in the
judgment
those
who
feared
at the resurrection
God and
died
in
righteousness and had in them the Holy Spirit, as ihe patriarchs, prophets
and *247r°.
righteous men. But those
all
in
believe «
that the
Him,
will
government
have shall
who
the
upon which were nailed llis Shoulder blades. For the crossthal was reproach for Him, and through Him for us, the cross, he says, is llis
the cross
and
is
a
after the nianifestation of Christ did not
judgment unpardonable vengeance. But be upon His Shoulders » is iiguratively spoken of
in
1. Is., ix, (J-7.
—
2.
Gen., xlix, 10,
11.
10
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57.
§
is,
»
i.
the sign of e.
Ilis
kingdom. And He says
of the Father
whom He
Son of God was
:
«
the
messenger
of
revealed to us.
born and how He wonhl be born and appear as the Christ appears from whal Iias been said, as also it was 57.
that the
bv the
tu be
it was foretold in what country should be born and appear. Moses, in Genesis, bv means of such (prophecies) speaks thus « A ruler shall not depart from Judah, nor a leader from his reins, tili he corae into whom it is desidered and
lirsl
foretold
propliets. Besides,
and among what people
lle
:
he will be the expeetation of the nations. He will wash his garment in wine and his cloak in the blood of the grape ». But Judah, the ancestor of the Jews,
was was
the son of Jacob from
whom
ihey reeeived their
name and among them
wanting a ruler or leader tili the Coming of Christ. But at the time of Coming the power of the quiver-armour was taken away, the land of the Jews was delivered to subjeetion to the Romans and after that, they had not a not
separate
king or ruler. For He had arrived into
heaven was destined,
whom
whom
Comp. Gen.,
kingdom
of
'.
the blood of the grape liecause as the blood of the grape 1.
the
His garment in wine and Bis cloak in the
BuL Bis garment and cloak are those who believe in he cleansed saving us by His blood. But Bis blood is called
blood of the grape Hiin and
who washed
xlix, 8-2:>.
is
not prepared by
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17.
but God makes
it
and rejoices those who drink
so
it,
it
was not man who
prepared His incarnation andblood, but God. God Himself gave the pledge of the Virgin, that
who
those
is,
tbe
Emmanuel who was
drink of Him,
For this reason He
is
i.
e.
those
who
of the Virgin,
who makes
glad
receive His Spiril as eternal joy.
the expectation of the nations,
He will establish the kingdom. « There And again Moses says
who hope
in him, for
we
expect that 58. »48
r.
:
a leader shall spring
and
as regards the of the tribe of
up
Leader
»
is
shall
arise
»'. This
a star out of Jacob reveals
plainly that
He must be among the Jews and Jacob and Judah. He descending from heaven was born and economy
of His incarnation
accepted participation in this «
Israel
froin
economy. For a
said of a king, for
He
is
time of His Birth the star appeared to the Magi
appeared
star
the king of
all
who
in
heaven
the saved. But
al
the
dwelt in the Easf, by
which they knew that Christ was born, and they came to Judaea led by the star until the star appeared at Bethlehem where Christ was born. And when they entered the house in which the cliild was wrapped in swaddling clothes, 59.
1.
it
Yo
stood above His head to
show
also Isaiah himself says «
iXuni.. xxiv, 17.
to the
And
Magi Christ the Son
thore shall
eome
10
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59.
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52]
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ii/iiilii/iTi
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*
MENAEUS.
S.
704
of God.
forth a rod out of
1
TUR PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
[53] Ar/»)/i/|
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n&iunniBhuiU,
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17l Oiunjil^ inut;
uiiiiutjuig
:
MO.
and a flower
God
nor reprove aecording
shall
spirit
knowledge and godliness. And the him and he shall not judge by Imagination
spirit fill
of
words, but he shall judge with justice the poor,
to
meek
pity the
grow out of his root. And the Spirit of wisdom and understanding the spi-
shall
upon him, the
spirit of the fear of
of the
earth,
and he
shall smite the earth
with the
rod of his mouth, and with the breath of his lips shall he slay the wicked.
And
righteousness shall be the girdle of his loins
of his reins. kfd,
and
The
the calf
and the
band
lion shall pasture together,
in the hole of the
his
and they
shall not hurt
it.
And
in that
his resurrection shall be glorious »
was was
who
is
Moses showed miracles because 1.
day there
it
By
And
grew by
ls.,xi. 1-10.
him
little little
child
vipers
shall be the root of Iesse
shall the Gentiles trust,
these (words) he says that
Abraham and
He
the father of David, but the Virgin
ofTspring and coneeived Christ,
sign of dominion.
girdle
and is
to
sprang from the race of David and Abraham. For Jesse
of the offspring of
of bis
'.
and the
asp and on the den of the
shall arise to rule over the Gentiles, in
be born of one
and truth the
wolf shall feed with the lamb, and the leopard with the
shall put
who
r.
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uuiLiiinmuu,
2'iS
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will
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of counsel and might, the
and
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^lllplflllllllljTl
705
58-59.
§
to
the
«
is
the « rod
».
who
For this reason
Pharoah by rods and among men the rod is the flower » indicates llis body aswe have before said,
the Spirit.
* 248
v
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etc. »
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show assuredly
ilpliv
llis
still
God is not influenced by any person, nor is nioved except by a righteons one. And to have pity is a special attribute of God, who by means of His mercy is able to give salvation. And He it is who smites the earth with His word and kills the wicked with his mere word. This pertains to God who by a word does allthings. But the words
«
that his loins shall be girdled with righteous-
ness and his reins bound with truth
»
show His having
a
human form
in
appearance and also his real supreme righteousness. 61. But as to that
are hostile
which concerns the
by nature and enemies,
which harmony and
different species of animals
to one another,
innocence and peace, the Presbyters say that
it
Coming must be
into
really so at the
Coming of Christ when lle shall reign over all. But figuratively he shows th.il races which are unlike and men likewise are, by the name of Christ, gathered together in harmonious peace. For the righteous all togetherwho are likened * 249
V.
to calves, lambs, kids, and
little
hand had the appearance
of beasts
children,
who
injure
1
:
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mippV ipuluäuiu impf fein ijk
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/i
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««-
more. For to judge without partiality and respect of persons, not honoring the illustrious and giving to the poor his deserts equally and in due proportion is according to the supreme and highest righteousness of God. For
divinity 249
:
t
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G0. But the
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*
[RENAEUS.
S.
700
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and the conduct of beasts by
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1
THE PROOF OF TUE APOSTOLIC PREACHING
[55]
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11.
and women, and sonie of tliese were like wolves or weak and warring with their equals. And the women were
inen
who by
and vipers
their deadly poison,
from their
savage natnre. And, behold, this has happcned; time most wicked and
undone no work
lett
Him became
believers and
undone the most excellent forms
Inst, killed
my name will
in
by the grace of God, righteous conduct, by the changing of
believing in
DUflLUI—
7 'll IUI in »II
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IHIILIlfel,
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<(
even their loved ones. These being gathered together
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111111A
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111
yil/lllfelli\fellll
HI111II1IILI1II
fe
7'ii/iiiiiiiiu/r
lions, seizing the like Ieopards
>WI( l'lllljl
iiiiunii/1/1
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Z'.ifn,/.,
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Ulm
lltlllit,
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111
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(iiii/i-uiiiii/i/. iiii|
11,
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1
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62. 15
/ .11111111
iiiiiiiii/ii
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/iL iiiii/iii/iiiiiii/i/i /7/1/1
mhiihij
i'feii/iTi
707
60-62.
§
have,
their wild
who were
and
at
one
of iniquity, learning of Christ
and
für those
were changed, so that they did not So
of righteousness.
faith
on Christ
God brings forth such a great change in believers in Him. And He rose to mle over the nations, as the prophet says becausr it must come to pass that by dying He should rise and be confessed and believed to be the Son
the
of
Son of God, and king. Therefore he says honor
»,
that isglory, for
He was
glorified as
62. For this the prophet again says
tabernacle of David which
born of David, as
we have
the dead after His death
body. 1.
By
is
:
ix, 11.
«
said before.
It is
his resurrection shall be
God when He
In
tlial
is fallen »', that is the
day
body
I
rose.
will raise
of Christ
up the
which was
piain that His resurrection from
here made known. For a labernacle
this there is reference to Christ
Arnos,
And
«
:
who
according to the
is
called the
flesh,
was
of
* 250
r°,
IRENAEUS.
S.
708
[56]
>
«um
/iTipi»
/iiiiuiiiiLiin
'finlminnu ÄfimJi/ii, i,nfc;iiiiiinuiii/i,
nn
n<
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ip/niitu/iiLpii
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iiiiiii),
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feii/ni
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A
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A
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uiiii<JfeiinfeJi
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IJuiauii-nni, tun
l.
^Juiiiuun-M/ii-b
feWt;
piiilrn/i
feiifei-,
'ßnhuuinu
fc;
7;. 2.
—
2. '/..»(?.
fciil.L
np
ipij
pLpiJfc,
ipiLpiiim
p
fuiifipiiilifeiui
.
pi?
j£ui_puifemli
/JiuauiLiipfeiiiii, fc;
rise again, that,
is
art not
among
little
shall
in
shepherd
David but also
And
manner * 250 v".
:
«
in appearance,
11111
fei-
fei-
fruit of
all tliis
AJiuifipj
ipiiLppLni/pi
fei-
pmn
»
7'ppiiinniip p_n
ip^/piijnL^pi-Iiii :
/"i"tg
Up«£
"£ "£
/'iiiL|tJfeiuj[Ji
p
C'"" '^"'('^"'A
ipip
pi>,
in J
:
iipmpiijlifc, pni_i)i?fc;
And
/'
'"'//"'
ÄLiiii.
'["' L, "fe,/'^
that after dcath
He would be man,
mit, in power,
and the only worker
makes
the Scripture
of righ-
piain.
the Leaders of Judah, for out of thee shall be the leader
my
people Israel
'
»
because He was born
in
.
But Bethlehem
who
is
the district of David
bore Hirn was He the offspring of
Bethlehem the
district of
David.
again David says that Christ must be born of Bis seed, in this
For
my
servant David's sake do not turn in truth;
womb I will set upon thy and my testimonies, wliich
thy
covenant
my
ijijt;iiii
2
uijli,
l'q[
:
of all the world,
The Lord swore unto David
Christ.
/»un^p,
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i^/pujiiii-Ppi-lipii '" (""//*'/
so that not only because of the Virgin
64.
.
Bethlehem of Juda, saying »? And thou Bethlehem of Juda
be born that
who
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again the prophet Micheas names the place where Christ would
And
03.
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2töB. 10-12.
God, that He mnst be judge teonsness and the Savionr,
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10
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the seed of David and declared to be the Son of God.
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the face of
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thy children will keep
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But none of the sons of David ruled forever and their kingdom was not forever, because it is destroyed, but thisking did who was born of David,
ver »
1.
2
.
Mich.,
v, 2.
—
2. Fs..
cxxxi fcxxxn), 10-12.
1"'
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
[57]
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48.
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709
63-67.
§
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:
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p u {"*gti
17.
words His descent according
and His race and the place where he must be born. So that men might not seek for the birth of the Son of God among the nations or in another place than Bethlehem of Judea, of the seed of Abraham and David.
to the flesh
65.
And the prophet
Isaiah describes the
manner
of His entering Jerusalem
Judea and where were the seat of the king and the templeof God « Say you to the daughters of Zion, behold your kingcometh, meek and seated upon an ass, the foal, the young of an ass » '. For thus
which was the
capital of
:
He entered Jerusalem, when the people garments and He sat upon them. By « The daughter of Zion »
seated upon the
spread their
foal
He means Jerusalem. 66. That the Son
of an ass
of
God must be born and how He must be born and
where He must be born and that Christ is an eternal king the prophets set forth. And so also they foretold that He would be from among men, He would heal those whom He healed and would raise from the dead those whom He raised and would be hated, despised and afflicted and slain and crucified as
67.
He was hated and despised and
Now
infirmities
1.
Zach.,
let
He took our He would take them and bear
us speak of His eures. Isaiah thus speaks
and bear our sickness ix, 9:
slain.
comp.
Is., lxii. 11.
»
—
2 ,
that
is
1. Is., i.in.
4
et
Matth.,
vm,
:
«
17.
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18.
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3-6.
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•
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19.
For that which has Ijeen approved by God and decided and determined as word to be, is counted as if it hadcome to pass. And the Spirit expresses His looking forward to and seeing the time in which tho prophecy must receive fulfilment. And so with reference to the manner of heäling, he brings to
icmembrance saying
:
In that
«
day the deaf
shall hear the
word
of the
book
and the eyes of the blind shall see in darkness and mist » '. And again the same one says « Strengthen the weak hands and the infirm and tottering :
who
knees. Be comforted, ye
are feeble and depressed in mind.
Be strong
and fear not. Behold our God with a recompense will render judgment. He will come and save us. Then the eyes of the blind shall be opened and the V
ears of deaf shall hear?
Then
lame man leap as the hart and the And concerning the dead (hat they must
shall the
2
tongue of the dunib be piain ». rise.he says: « So the dead shall
And
in
68.
executing these works,
And
that
it
rise
and the
:
Behohl,
in the
must be believed
He would be despised and
Isaiah thus speaks
my
graves shall rise
that lle
suffer
and
is
the
in the
Son
of
end be
3
».
God. killed
son shall be known, he shall be exalted
and be very glorious. As many wcre astonished at thee; thy visage shall be so inglorious before men. Many nations shall be astonished at him and 1.
Is.,
10
BuinnL-
then away, for there are passages in which the Spirit of God narrates by the prophets tliat which must be in the future as though already accomplished.
51
5
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IRENAEUS.
S.
7io
xxix, 18.
—
2. Is.
xxxv, 3-6.
— 3.
Is.,
xxvi, 19.
15
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
[59]
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68-69.
§
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6.
— 4.
whom nobody
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7-.
.
30.
has told about hini
heard they shall of him understand. ?
And
whom
to
arm
the
is
of the
Lord
revealed? A\"e have spuken before him as a child, as a root in the thirsty
ground. He had neither visage nor glory and
when
\ve
saw him, he had no
appearance
nor beauty. But his appearance was despised and inferior to
other inen a
man under blows and knowing
to bear griefs.
For
his face
was
tle carried away our sins he was in pain and smitings and counted that And we and suffering. But he was wounded for our iniquities and was tortured for our sins, the discipline of our peace upon him and by his wounds we were healed '. » From this it is made evident that He was tortured, as David says « And 2 but David was never tortured but Christ was when the comI was tortured » mand was given that He should be crucified. And agaiu his word of God says
turned awav, he was despised and was not esteemed. bore pains for us.
:
,
by Isaiah I
:
«
did not turn
I
gave
my
my
back
lo Ihe
prophet says the same in this
shame way a He willgive
he will be fdled with reproaches 69.
:
»
Again Isaiah continues as
1. Is., lii, 13-Liii, 5.
—
2.
my
smiting and
cheek
of ihe smiting
face from ihe
'.
his
Christ endured
follow,
«
By
Ps. xxxvii (xxxviii), 18
(?).
his
—
3
».
lo
the slap, and
And Jeremiah
check
the
lo to the smiter,
all tliis.
wounds 3. Is., l, 6.
all
we
are hea-
—4. Lam.,
in, 30.
» 252 r°.
.
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5-6.
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Ö-9-. 7.
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war, and
is
evident that by the will
our salvation. But he speaks
He opened not
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astray from
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to our sins »
led to the slaughter, as a
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astray.
again concerning his sufferings
prophet,
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phnui^utiMiinfinl, uuimiu/piLufe p/ilmnfcpi pimi uijup wjjuiun ^p
of the Father these things
Behold
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fei.
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the Lord delivered
was
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712
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his shearer he
was dumb
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shown. But the saying of the
judgment was taken away»
3
shows His
manifestation in humility. According to the form of Bis humiliation Bis judgment was taken away. Fhe taking away of His judgment was salvation for
some and the torment of death for others. For its taking away is in favor some and agains others. So the judgment is to some who are subjected to the torment of death, but others from
whom
it
is
of it
taken away, are saved from
But those who crucified Him, brought upon themselves judgment and they so treated Him because they did nol believe in Him. And so by the judgit.
ment which they brought upon themselves they died in torments. And the judgment was taken away from believers and they are no longer under it. And the judgment, which must be by fire, is the destruction of unbelievers in the
end of
this world.
70. Afterwards he says
1. Is.,
lim. 6. 6.
—
«
who
2. Is.. i.iii, 7.
shall declare his generation
—3.
Is..
um.
-S.
3
».
This was
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACH1NG
[611
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713
70-71.
§
should, on account of His enemies and the paia of
countHim too
insignificant
andmean
a
man,
tu correct us.
llis
For He
these has a generation which cannot be told, for his generation
sufferings,
who is
bore
all
as his ori-
and unspeakable. But know that He who endured such sufferings had such an origin and do not despise Hirn on account of the sufferings he endured for you, for a purpose, but fear Hirn for gin namely his Father indescribable
His origin. 71. In another place Jeremiah says
And how was he been taken in shadow we shall live among the
:
«
The
Spirit of our face, the
Christ!
their nets, of
his
nations
'
».
whom we said,
And
Lord
that under
that Christ, beingthe
God, must become a suffering man, the Scriptures show, and as if astonished and amazed at his sufferings. For He must endure such sufferings Spirit of
shadow we may live, as we said, and His body is calledthe shadow. For as a shadow is from a body, so Christ is body is from His spirit. But also is shown by the humiliation and despisableness of lis body is shown by the shadow, for as the shadow even of a straight and perpendicular body is on the
that in His
1
earth and under the feet, so the sufferings, for the
1.
was
Spirit
Lam..
iv.
body
of Christ, falling lipon the eartli
as iftrampled under foot.
The body
came upon Hirn with glory and 20.
of Christ
is
covered Hirn.
called a
by His
shadow,
And many
times
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1
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frombefore the face of iniquity. There will be peacc
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those taken with divers
(speaks) thus of the
and righteous men are taken away and no one knows of the righteous
Ll
11/1
Behold how the righteous perishcth and no one layeth
«
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:
they were delivered.
feil,
in his
was taken from ihe midst ». And who exeept the Son of God is Who makes perfectly righteous those who believe in Hirn,
burial, he
'
perfectly righteous?
who
like
II
im are persecuted and slainPBut
Hisburial
»,
salvation.
And by
il
in saying, « there will
made known how He died
in is
is
1
is
death Ihose
of each other, believing together in
who were I
for
be peace
our salvation, for in peace
before enemies and opponents
lim will have peace with one another,
becoming friends and beloved by their common faith onhim, as il is. Bu1 words « he was Iaken from the niidsl », sliow is resurrection from 1
:
dead.
And because
after his burial
He
desired
does
life
and thou gavest
He say He
1. Is., 1.V11, 1, 2.
desired
—2.
life
it if
Ps., xxi, 4.
the the
did not appear as one dead, forby dying
and rising he must reinain immortal,
the prophet speaks in this
him and length He must
die
?
of days l'orever
Because
il
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[63]
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:
1-2.
He
received
He might be
life
that
He might
rise,
and length of days
incorruptible.
And again David thus speaks of the death and resurrection of Christ. me down and slept I awaked for the Lord received nie' ». David does ;
Spirit of Christ
He did not obtain resurrection
after dying, but the
says here by David as at othcr times
He says by other awaked for the
for
prophets concerning Hirn
Lord received me
And
:
«
I
laid
me down and
Sleep means death because
».
slept;
He
I
rose.
again David (speaks) thus about the sufferings of Christ
are the nations disordered and the peoples imagining vain things of earth
Lord and
rise
in
Opposition
his anointed
2
».
and the
For Herod
rulers
gather together
the king of the
:
:
«
Why
the kings
against the
Jews and Pontius Pilate
the Governor under Claudius Caesar Coming together, condemned Hirn to be crucified. For Herod feared that He would be an earthly king and that he
would be rejected from his kingdom by Him. Bul Pilate compelled by Herod and the Jews who were with him, unwillingly delivered him to death, for if he had not done this he would have been working againsl Caesar, freeing a
man who was 1.
Ps., in,
called a king.
6.-2.
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72-74.
§
Ps.
11,
1-2.
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254
75.
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7.
again concerning the sull'erings of Christ the same prophet says
:
away thine anointed, thou hast niado void the covenantof my servant and cast down his holiness. Thou hast broken down all his hedges and hast shaken his strongholds. The passers by the way spoiled him, he is a reproach to his neighbors. Thou hast made high the right hand of bis oppressors, thou has made his enemy «
Thou
hast cast off and abhorred us, thou hast put
to rejoiee over him.
Thou
hast turned back the lielp of his sword, thou hast
Thou hast destroyed and put him away from purily and casl his throne down to theground. The days of his time thou hast shortened, iliou hast covered him with shanie ». And that He must endure these things and that by the will of the Fatlier, He plainly shows. For by the will of the Father it was ordaincd that He should endure not stretched out the
hand
battle.
in
'
sufferings.
76.
And
Zachariah speaks thus
and against the man
my
fellow
2
».
:
«
Sword, awake against
And
this
my
shepherd
happened when He was
seized
by the Jews, for all llis disciples forsook Him, fearing that forsooth they would be killed with Him. For they did not as yet firmly be lieve in Him until they saw Him after His resurrection from ihe dead. Strike the pastor, 77. And again in ihe twelve prophets He says :
ant the 1.
sheep
Ps. lxxxviii
of
the
flock will
lxxxix!. 38-45.
—
2.
5
liiJtii
if/mifiiiL ifiiii)iiiLf<7 » llllflfbllllf,
tjpnLLugjtli n^iiiiipg
fei.
iwiit lliptintiiiiiiiiiiu Smpaiupl^iiu
38-45.
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7.
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BiumS. //!. 15.
when
time against Ilerod the king ofthe Jews. But
to him, Pilate sent Hiin to Ilerod, giving
and know
found Christ a proper reason
ju)
For Pontius Pilate was the Governor of Judaea
was bound and brought
Christ
In.
i/iiinfeu/iu
.
111)111)
presented Hirn to ihe king'
and had hatred
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^uinuihini aiahuii n'l*nnuuinu
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'
7'uiuii/i
:
((
717
75-79.
§
i'or
fully
whatever he wished
al>out
him
Him. He
reconciliation will) the king.
makes known II is death and His descent to Hades saying (Apocrypha) « The Lord the holy one of Israel remembered his dead, those who had formerly slept in the dust of the earth and descended to
And by Jeremiah He
78.
so
:
them
to preach his glad tidings
His death are
madc
and to deliver them
Here the reasons of
».
evident for His descent to Hades
was
salvation lo the
dead.
And
79.
the sign of the cross.
thus
speaks of the cross
Isaiah
my band the whole day to a disobedient
l'orlh is
again,
And
in a
more
«
:
says forth
1.
4.
:
1
«
evident
manner David
They have pierced my hands and my
My hcartis
melted like
».And again he says Ilosea,
x.
:
«
wax
in
my
bowels and
Spare rnysoul
6 according to the
LXX.
—
have stretched
and rebellious people 2
hunter dogs have compassed nie about, the assembly of enclosed me.
I
froni the
2. Is.,
lxv,
feet
my
3
tlie
».
».
For that
says,
«
wicked have
And
again
—
.'!.
Ps. xxi
wii),
Ps. xxi (xxn), 15. PATR. OH.
—
T. XII.
—
F. 5.
lie
bones they scattered
sword and my body
2.
The
''
s
l'roin
16.
—
*
255
r°
-
718 * 255 V".
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1
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11111/7
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* 255 v°.
2
— 2. £. .
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pnil
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to the congregation in this
way
Optfiß.
:
«
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/1
—
3. üu.
2
tum
l'pinjih,
nniin
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niili.Xhli
11111m-
17)1111
Mi
11111
111/11111/,
iiiiihi/.hiiIi,
iiiiiii.u.nii
/1
—
19.
fi
4. &..U.
».
By
shall
He same
this
But Moses also says the
crucified. life
'
hang before thine eyes
:
have no assurance of thy
shall
».
And again David ments among them, and 80.
diers,
says
:
«
They looked upon me, theypartedmy gar-
lipon ray vesture they cast lots
3
For the
».
sol-
crucifying Him, divided His garments, as they were accustomed and
tore in pieces the garments.
was woven from the
But they cast
for the vesture,
lots,
top and not sewed, that he might take
it
because to
whom
it it
feil.
81.
And again Jeremiah
the prophet says
:
And
«
they took the
tliirty
pieces of silver, the price of the purchase, which they bought from the chil-
dren of Israel and they gave
ded
me
*
».
it
for the potter's field
For Judas, being one of the disciples
asthe Lord had comman-
of Christ, accepted an arran-
gement with the Jews and covenanted with them, when he saw that they wished to kill him, because he had been reprimanded by Him. He receivedthe and betrayed Jesus to them. Afterwards repenting of what he had done, he returned again the silver to the rulers of the Jews and ihirty provincial staters
1.
Ps., xxi (xxn), 21
Jer., xxxii. 6
ff.:
Zach.,
and xi,
17.
12
ff.;
—
2.
Deut.,
Mattli.,
xxvm,
xxvn,
10.
6(i.
—3.
10
niini/,11
"f'ppuinnup, Iiuiil/ili
naph
10.
/'t-.
Thy
11)1111
iiihlil, iin
iiiiictiii/J/iiiu,
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iihiii\/.iiiii/i,
66.
/•/.'.
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111111/1
m/i 11111)1/711,
11111 /.1111
,
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and thou shalt fear day and night, and life
I.
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(.11/11
He must be
plainly as light (hat
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In iiLmliii
the nails, for the assembly of the wicked rose up againstme
shows
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IRKNAEUS.
S.
Ps., xxi (xxn), 19.
—4.
15
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
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80-84.
§
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Uii_£p fohl uiub anpniiiu *hp,
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strangled himself. But they, not counting
which was
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—2.
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«/uiui^iihJjiilu'Ii lifluuiuni Itlliuiu
inufc,
uiunfeiui pjilpupuu quin
84. Mtnjh
1.
pliLpitiitputiipli,
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a.kpnLJJpL.h
«»!_
:
(»iiuini_Ani
'/iiiitßli
«
.
it
proper to put into the treasury
the price of blood, purchased with the price a place wliich
was
a potter's for the burial of strangers.
And whenthey had
82. gall
* L\-,r,
crucified Hiin
and He wished drink, theygave Him
mingled with vinegar to drink. And
David
«
:
They gave me
gar to drink
'
And
gall for
my
this
food and for
same thing was spoken by
my
thirst
they gave nie vine-
»
He must rise from the dead and ascend to heaven, David The chariots of God are ten thousands and thousands ofcharioteers; the Lord is amoii"' thein in Sinai in holiness. He ascended on hiyh leading captivity captive and gave gifts to meir ». Captivity is the destruc83.
declares thus
lion of the
that :
«
dominion of the disobedient angels. And he showed also to what to heaven. For the Lord, he says, ascen-
He must ascend, from earth
place
ded on high from Zion. For on the mountain opposite Jerusalem, which was called
olives, after
disciples
His resurrection from the dead gathering together His
and recalling
of heaven,
to their
He ascended
minds the things pertaining
in their sight
to the
kingdom
and they saw how the heavens were
opened and received Him. 84.
1.
The same thing again David says
I's.. i.xviii,
17
ff.
—
2. Ps.,
xxrn
xxiv), 7.
:
«
Lift up,
ye Rulers, your gates,
i
£ np nilg
feuifcp feL V».
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— 4.
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:
i/fej»«j
of Glory shall enter in
'
».
For
descended, invisithe everlasting doors are heaven. But because the Word Because ble to creatures, He was not recognized by them on descending.
and visibly ascended on high, and the Bulers saw firmament, Ilim that callad on the inferior ranks of angels voho wul on the ye everlasting doors! and the King of Glory « Lift up your gates, lift up « Who is he? » They shall enter in ». And they were amazed and said
Word became
the
flesh
!
:
who saw him King
testified the
of Glory
2
second time.
«
The Lord strong and mighty.
He
is
Ile
85. And that having risen and ascended to the right hand of the Father, äwaits the time of judgment appointed by the Father, in which He will
the
bring into subjection
found
in
rebellion,
truth,
the
unto
my
thy feet
3
tliis
all
Lord, Sit ».
came down
».
all
«
all
1.
as
says that
Bis going forth
is
He ascended
7.-2.
Ps.,
to the place from
which Be
from the end of heaven and His resting
the prophets foretold
Ps., xxni (xxiv),
despised
:
end of heaven' ». So His judgment nothing hid from his burning heat ». But
are
I
until the
80.
who
who
« The Lord said David the prophet himself teils us enemies underr put thy thou at my right hand until
1
is
His enemies are those
angels, archangels, powers and thrones
And David :
His enemies, and
that
xxm (xxiv), 8.-3.
is
thc
described, saying
Son
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S.
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Ps., cix(cx), 1.
«
There
God must appear
—
4. Ps.,
xvm
(xix
,
7.
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confirmed and the discourse of preaching
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these prophecies the Lord took upon
witness of the Apostles
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on the earth, and where on the earth and
must appear,
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is,
the
sent by the Lord preached in the whole
world that the Son of God came and endured suffering to destroy death and to bring to life our bodies. So that putting aside enmity to God, which is wickedness, \ve might reeeive peace with Him, perfecting that which is well pleasing to Him. And this also was made known by the prophets who say
:
«
How
evangelists of good
'
».
the
are
beautiful
And
feet
of the evangelists
and the
of peace
must go out from Judaea « Out God, which is law for us
Isaiah teils us that they
and Jerusalem to bring us the word of
:
2 » law and the word of the Lord from Jerusalem Their speech David says « And that they must preach in all the world, is spread into all the earth, and their word to the end of the world » \
of Zion shall
go
fortb the
.
:
And
87.
sity of the
Isaiah teils us that
law but aecording
and short word world
''
».
man must be sawed,
And
1. Is., lii, 7.
—
to the brevity of faith
in righteousness, for
God
will
make
therefore the Apostle Paul says 2. Is.,
11,
3.
—
not aecording to the verbo-
3. Ps.,
xvhi
xin
."». ,
:
—
«
4.
and love
a short
Love Is., x.
is
word
:
«
A
brief
in all the
the fulfilment of
22 and Rom.,
ix, 28.
* 257
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The Lord commandment said « Thou fulfillcd the
law.
:
also
when
shalt love
God with all thy heart and with all thy strength, and the second 2 Thou shalt love thy neighbor as thyself ». On these two is like unto it, commandments, He said, dopend the whole law and the prophets. But by means of our l'aith in Hirn, He increased our love of God and our neighbor, making us God-fearing, righteous and good. For with this he made the word
the Lord thy
short on the earth, in the world. 88.
And
that
He must be
after his ascension
exalted far above
and
all
Who
none can be compared nor likened to Hirn, Isaiah says in this wise « justifies? Let him is he that judges? Let him stand opposite. Who is he that approach the Son of the Lord. Woe to you! For you must all grow old as a
that
:
garment and the moth will eat you, and all flesh, being abased, shall be brought low and the Lord alone will be exalted among the exalted ones » And Isaiah says, that at last they who served God, must be saved through ;|
His
name
:
«
And
a
new name
will be given to those
who
who
serve nie,
will
He be blessed on the earth, and they will bless the true God'' ». Ilimself in person must work out for us this blessing and savc us Himsclf by
And
1.
17.
Rom., xm,
—
4. Is.,
10.
lxv, 15.
—
2.
Marc, xn, 30
ff.
;
Matth., xxn, 37.
—
3. Is., l,
8
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He himself saved them
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«
:
Not an intercessor nor an angel
to them, for loving
life
them and opcring
these,
»
89. That he does not wish to turn the saved ones back to the dispensation of Moses, for the
law was
fulfilled
by
Christ, but that
and love of the Sonof God we must be sawed by the newness declares saying
«
:
Remember
the beginning. Behold
know
shall
it.
I
giving drink to
y required, wilderness
not the former things nor eonsider the
made ready
t
längs of
new thing. Now it shall spring forth and you way in the wilderness and rivers in the desert,
will do a
will prepare a
my
of faith
of the word, Isaiah
chosen race and people, of
my
whom y sookhovees
on
whom
«
desert and the
reigned belbre the calling of the nations, for the
Word did not who (the word)
in »
I
by means
order that he
mony
teil
excellence'- ».
The
pass through them neither did the Iloly Spirit give them drink, the
new way
rivers to flow, to his
of godliness
sow the Holy
Spirit
and righteousness and caused abundant upon the earth. Just as He promised by
prophets to pour out his Spirit upon the face of the earth in the last days. 90. But our calling is by the renewal of the spirit, not by the oldness of
the letter (amend text sied
:
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88-90.
§
«
meroy
», us, to «
geroy
», letter),
as Jeremiah prophe-
Behold the days shall come, says the Lord, and
1. ls., lxiii, 9.
—
2. Is., xliii,
18-20.
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31-34.
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7. 8.
venant ofpromisc, with the honse of Israel and with the house of Judah, which
vowed with their fathers in the day that took them by the hand to lead them out of the land of Egypt; for they did not remain in my covcnant and was not attentive to them, says the Lord. And this shall be the covenant of promise that will make with the house of Israel after those days, saith the I
I
I
I
their
I
will put
my
law
God and they
in their
shall be
minds and write
my
people.
it
in their hearts
And they
his fellow citizem and every one his brother, saying shall
know me from
91.
And
«
Know
the least unto the greatest of them. For
atone for the iniquity of their sins and their sin that these promises
I
and will be
shall not teach every :
will
must be inherited
I
will forgive
remember no more at
the
one
the Lord, for
all
and '
?
»
of the
calling
new covenant was revealed, Isaiah declares in this manwhom ner « Thus says the God of Israel, In that day man shall hope in his Maker and his eyes shall look to the Holy One of Israel and he shall not hope in idol-temples nor in the work of his hands which his fingers have made ». For in very evident fashion these things are said to those who forsakc idols and trust in our Creator God, through the Holy One of Israel, and the Holy One of Israel is Christ. He has become visible to men and our eyes being directed to gentiles to
the
:
2
Hirn, sec
1.
Jer
.,
Him.
We have
xxxi, 31-34.
no hope
— 2.
ls.,
in
idol-temples nor in the works ofour hands.
xvn. 6-8.
10
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Word
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Itü-Ji I'uHiUIi
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when the Son of God becamc before wc had no knowledge of, in manner « I was made manifest to those
And that he must be manifested man and bc found by us whom
Isaiah the
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5
PROOF OF TUE APOSTOLIC PREACHING
Till'.
[73]
to us,
*
259
1
:
was found by those who asked not for me. upon my name ». I said 93. And that this race must be a holy people is tlms revealed by Hosea in the twelwe prophets « I will call them my people which were not my people, and the one not beloved will be beloved. In that place where they were called 2 The same also not my people, they shall be called sons of the Irving God »
who sought :
not after me,
am
Behold,
I
1
here, to a race that hath not called
'
:
.
is
John the Baptist
said by
children to
Abraham
3
»..
That God
«
is
of these stones
able to raise up
For our hearts delivered from stony Service, and
become children of Abraham who was justified «And by faith. And on account of this, God by the prophet Ezekiel says I will give them another heart and a new spirit will I give them and I will take away the stony heart out of their flesh and will give them another heart drawn by
faith,
see God, and
:
of flesh; that they
them
:
94.
and they
may walk
shall be
Now by means
1. Is.,
lxv,
1.
—
2.
my
11,
my
new
27.
—
3.
and keep
my
will be their
God
Statutes
people and
of the
Hos.,
in
I
calling there
Matth., in,
9.
comes
—
4.
ordinances and do '
».
the change of heart
Ezek.,
xi, 19-20,
* 259
v
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I.iiiiiiii
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174]
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IRENAEUS.
S.
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Z.P. 21.
God who becanie flesh and tabernacle among men, as His disciple John says « The Word was made flesh and dwelt among us' ». Wherefor the Ghurch is very fruitful in saved ones, for neither the intercessor Moses nor the messenger Elijah, but the Lord Himself gives us life, bestowing many children on the Ghurch, the Company of the
to the heathen
flrst
And
children to
And
of
born, as lsaiah revealed saying
borne. »
more
through the
the barren
God
«
:
is
:
«
Rejoice thou barren
who
hast not
the Ghurch which in former times did not present
Lament and cry aloud thou who
didst not travail, for
are the children of the desolate than of her that halb a husband
the husband of the
95. But
flrst
Moses also says
2
».
congregation was the law. in the
Second Law, that the heathem
will be at
And again he say « You god and angered me with your idol and
the head and the disobedient people at the end.
:
made me jealous with one not a will make you jealous with one not a people and anger you with a silly nation 3 ». For they forsook the God existing and worshipped gods that were not, and they killed the prophets of God and prophecied by Baal who was I
*
260
r
-
the idol of the Ganaanites. rejected
Him and
And dishonoring
chose the robber
the existing the Son of God, they
Barabbas,
who had been caught
in
murder. They denied the Eternal Ring but confessed the temporal Caesar as 1.
Juhn,
i,
14.
—
2. Is., liv, 1.
—
3.
Deal., xxxn, 21.
10
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
75
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.
727
95-96.
§
/iL
Ili
iiiui^iiiTiO/iuilt
bestow His inheritance on the
the city of Lord and did not
silly
know what
God was. Since by this calling, lifo was given and God again established in ns the faith of Abraham, we ought not to turn back, i.e. I say, to the firsf giveng law. For we received the Lord of the law the Son of God, and by means
of faith in
Him we
neiyhbor as onrselves. But the love of our neighbor
works no
96. Therefore the law
we speak
in
to
murdcr «
Do
whom »
to
not necessary to us as a school-master. Behold
we approach and
stand face to face with Him,
and becoming strong
stränge
:
woman
« is
Do
in all
not
righteousness and
commit adultery
never present,
him who has put away from himself
not covet thy neighbor's field or ox or ass
at all for
and love
to our neighbor.
evil
lust for a
sin
is
godliness. For the laws no longer say
him
heart and our
ill
with the Father and
becoming ehildren
God with our whole of God is excludes all
learn 1o love
»
^t 1 1
»
to
«
Do
to
not
wrath and enmity, and
to those
who
worldly things, but only gather together heavenlv
eye for an eye nor a tooth for a tooth
and
»
have no oure
fruit. «
Nor an
him who counts no man
his
enemy, but every one his neighbor, and therefore he would not even Stretch out his hand to take veiiQ-eance. Nor will tithes be claimed from him whose
whole property
is
consecrated to God and
who
forsaking father and mother
*
200
v
728 iiimmini
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97.
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32.
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is
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ni/ni/nni
//nm£ nJin/'iiL-
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nl/lll/lllL/<7/lLllu piljnnilllll/l ^Dnlin/lll,
—
4-
,
J--.-.fy
T-
.
.
12.
command Sabbath keeper, who
thcrc will be no
always a
human body, rendering service to God is and at all times working righteousness. He says, « for I will have mercy and not sacrifice and knowledge God more than burnt offerings » But on evil doer is the one who sacrifices a « calf to me as if he killed a dog,and he who bring2 ». « Whoever shall call on the name of the sifine flour as the blood of swine Lord shall be saved ». « But theres the name of no other Lord given under heaven, whereby man can be saved'' », but that of God that is Jesus Christ, the Son of God, whom the demons and evil spirits and all rebellious in the temple of
God which
is
the
'
.
3
forces likewise obey. 26i r.
97.
He upon whom
face to any believer
in
name
Him, wherever he
the desires of
fulfils
So receiving salvation unsearchable and
heaven which
called the
Pilate, is separated front
under Pontius
and He
is
is
\ve are
inscrutable
llos., vi. 6.
—
men, and calls
him who with
He
lxvi, 3.
is
a
pure heart
erucified
near and face to
upon Hirn and
fulfills his will,
calls
upon Him.
who saved us by His salvation from who preached wisdom and
the visible Coming of our Lord, that
2. Is.,
who was
always thankful to God
man, which we of ourselves could not 1.
of Jesus Christ
—
attain unlo, for
3. Joel, n, 32.
—
4.
Acts,
is, llial
II is
behaviour as
which
iv, 12.
10
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11)1111
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race, follows the
to remain idle one
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1)11111 111
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S.
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There
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Here
is
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we
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our God.
way with
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He
the stars rise in their «
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No
found him and
who
called
fills it it
him by
with
fat
rejoiee.
He
with gladness for
rise
his
it
him,
to his
who
to
him with
called
them and
Him who
other can be compared with Him.
and showcd
?
wisdom,
leued caitle
and U hearkened
watches and
They
will carry
:
created
He found
servant Jacob and his belovcd
He appcared 011 earth and walked about withmen. This God's commands and law which are eternal. All who keep it are
After this
book
of
by Jacob and Israel is meant the Sonnus of God who received from the Father thcdominion of our life and after receiving it he brought it to us who were far from him, when he appeared in life.
Those who abandon
the creature of Baruch,
111,
it
will die
'
».
P>ut
among men, joining and uniting the Spirit of God with God, that man mighl be in tlie image and likenoss of God.
one arth and went about
1.
261 V'
"Ulli.
In
i|//uhiiiiiii
*.nu
I»»!
*
IlLlini
tulL.ll Ulli Ulli
f'iiu
limjuui
found hisway nor discovered his
things, understands
sends
:
:
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him down from the clouds
brought
the earth in eternal time,
And
nimm An
l
(
iiiii
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OllllLllll/l
innauui ihnlinli
/iL )ll)lllfllll
L Uli ml
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For this reason Jeremiah says of Uim
who formed
they said
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l.lt
'
"i u,L l*t
/'
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/'
/l/illlllllllllllll/l
But he who knows
fear.
''''
nn
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1111
Olllll/f ll/lll
«
Iniin liilnn
iWiilii/iu
[lluUll/jllll ii^inilili
ascended to heaven
Iiffht
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God.
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729
97.
§
29
- iv, 1.
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and
this
.
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is
the plan
which the prophets foretold and Christ established and the Apostles delivered to us and the Church gives to its which it is necessary to keep with great care children in all the world being of sound mind and well pleasing to God, with good works and a sound
of our salvation
and the way
of
lifo
;
character. 99. * 2G2 r.
One must
not think there
which
is
is
another God the Father than onr Creator,
The existing God they despise and they make an
as the heretics think. of that
idol
not and they create for themselves a father higher than our
Creator, and so they think that they have found something greater than the They all are ungodly and blasphemcrs of their Creater and Father, as truth.
we showed
in our
so called».
And
book
«
A
Refutation and Subversion of knowledge falsely
others again reject the coming of the Son of
God and
the
dispensation of bis Incarnation, which the Apostles delivered and the pro-
mankind raight find renovation, as we have briefly shown you. And such ones must be counted weak in the faith. And others do not acknowledge the gifts of the Holy Spirit and cast from themselves
phets foretold that by
the prophetic grace
And
10
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[78]
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ßphumnu,
202
IRENAEUS.
S.
730
it
by which man
these are they of
whom
is
watered and bears
Isaiah speaks
:
«
Forthey
fruit in life to
God.
shall be like aterebinth
15
THE PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING
[791
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731
98-100.
§
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:
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t«-
i[Sfc;n
Onif^aihi^u, uuuiui-
nu>"»L«»ufeiu(
unnnu
:
30.
leaf fadeth
and as a garden which has no water
usc to God, for they can bear no
'
»
and such are of no
fruit.
100. But error concerning the three headings of our seal (baptism) leads
astray from the truth, for either they despise the Father or reject the Son and speak against the dispensation of his Incarnation, or they do not receive the Holy Spirit, that is, they despise prophecies. And we must be
many
and avoid their character, if we truly wish pleasing to God and to obtain salvation from Hirn.
wary
of all such
to
be
well
IRENAEUS' PROOF OF THE APOSTOLIC PREACHING Praise to the All-Holy Trinity and one Godhead, the Father,
All-Provident Holy Spirit forever.
Son and
Amen.
Remember in one Lord the God-strengthened and thrice blessed Archking bishop DerHohannes, the owner of thisbook, the brother of the holy :
and the humble scribe. 1. Is.,
i,30.
262 v'
'
SEPT FRAGMENTS DE 1
bpminuL
bnuihhii-njh *
68 V".
ii^L, fei-
iiwiifiwiififemili
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iliuin.uiunnhiui
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imillll, iJuiiiiini'
lim/u
iJuiniiuint;,
OifcpinwfeiiL
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i^iäiii/fiimini-feiiiij
SnanLgh 1.
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fenfeniuiiiffem;
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Hnifiuilihl;
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nji Iiiiii_ni_ijfeiiiij,
iiifeufemj,
{ili/jiiiffeinj,
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ijl'jijiui^iiiiJ
<>/»t''i
/'
miLUi^Iinji-
jiLj
f)feuni_uii.
tynt-u/i iJihji-
/>
•
i^iun.tui.npkuiy
fyfe^iiuii/juiijlr
jki1
rffe^iinfeuij,
D'apres un manuscrit du monastere de Saint-Etienne, de Darashambi. Ct.supra,
pp. 4-5.
2. Lire 'hiu^iuigLiig
'bui^t^iugLng.
I
Du bienhouroux
Irenee,
er
FRAGMENT.
imitateur des
apötres,
eveque de
Lugdunum
(Lyon) des Gaules. *
68v.
La
loi,
les
prophetes
et
les
evangiles
ont preche
le
ne
Christ,
de la Vierge, qui a souffert sur la croix, qui est ressuscite des morts, qui est
monte aux cieux, gloriüe
vi'iitable
pensee,
le
roi
et
dans
les siecles
des siecles.
verbe de Dieu, qu'ils ont annonce, ne des les
riiomme, qui se les lois,
fit
tout en tout
:
patriarche parmi les patriarches,
pontife parmi les pretres, souverain
phele parmi les
prophetes, ange parmi
mes, Fils du Pere, Dieu en Dieu,
roi
les
dans
supreme parmi
les
siecles
Mo'ise, dieta les lois
vendu avec Joseph, eut
au peuple,
fit
avec Josue
le
le
est la
loi
les
cree
dans
les rois, pro-
anges, nomine parmi les
bien lui-meme qui gouverna l'arche, guida Abraham, se l'etranger avec Jacob, fut
II
temps
choses, qui a
plus recules, qui a partieipe ä la formation de toutes
hom-
des siecles. (Test lia
10
iJmpifeifmij
p7nj
"^ ^'"/""{tf
fJnjiijiiiiiiiili
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iJuijiijiiijikiili
£
oji^ilfiuijjifeuiij,
((/•/•
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jBuinniJiitfiiLHl!
uiLinuijiiii/jfeTiijiiiiffeijiij
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<Jii^ni_inijL
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iniLiiiplriijiijiii/fiiili,
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/'iiif/iffeiiiiji-ng
/juiiiiiupfeuif ii|iin|)
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:
Mi[ll]lutljlS
fentiiiiii.
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11I111
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«yiupiiLijfriujli
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UiiuinLnifli,
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1111-feiiiiiijiiiiJip
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l/uinnnnuilll
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iiiu^uiLiuiiiii
ii/.imi,
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FRAGMENT
er
£,feuili_iitf/i{j
liiii/ioiiintp
kl-
lJi->itlili
IRENEE
S.
ä Isaac, vecut ä
commandement avec
partage des terres aux tribus,
chanta avec David, revela ses soullVances aux prophetes, prit chair dans
la
Vierge, naquit ä Hctlih'-cm, fut visite par les bergers, glorifie par les anges,
15
FRAGMENTS
[81] fei.
lu/jfefcini
iiiiiiiininii
.
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ll/lu
Suinähh'
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/»niiilifeiniii
(»n/ili/inu/i,
IL
J/i
feL
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t;n
mn. iJtn
12 Lire
:
l
[fhuiA^uigi-ng.
hutifiiuni_nn
Suinnn\ nnnÄfeiiui
fei.
n 11 tili in l/Jfclll/l
uiiiinfeuuiufei/i
7'iiiLii/i
fei.
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precha
le
—
14 Lire
iniiiäm-
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.
'"i»f"f "'
[^Im
et baptise
comme Seigneur;
royaume des
rill]
iiiLfeiifei.ni/i?
adore des mages; fut recu par Jean, le
fi
f.nijnnli|i
iiin_uinfeinn, feni/iii/ininnii/i
muijlW/ilL l.innni_Ani 11/1
fei
niiulnniiiihii
fe;
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SnnJaina jiup nuf tru",
/'
inLiiiiijiin/i
iifeimi,
111111 111111/11111
fei.
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fl
fi
13
FRAGMENT.
e
<5fetnti_nn/i
fenilnnnLM/lLll
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fei
'//iiliiiiiillii^i
iiiiiiim h,li iMiiiuiiifeiiiii
ijfeniiJn^/111
2
iflllinilfellll,
/«'niiifemi,
/iiiiiiii
puipnahiuj,
lili
nn iiiiuiiii/ifeini|
femin
nniiiiO/i
(fe/'fel'/'
Ll
7 "ii /nun 11 11
H/n
nullit 2,on UuOlkuil
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fenfemiiliiii/iiiii
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,
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1/
luAfemi,
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.
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/1
lillllllillfellll,
«.feiiin/ii/i
ifeii/i/iiiii
/i
iiiLiiiin_niifeiii
7
iimiiniiiim
yiiLiiiiifemi,
niiiiLiiipfeiiiinn n/11111111
ufei-fcii-fciiii,
uin-iupfciniili 1
/l
.
iiiiiifeim/,
iii)'iwi lifeini,
in/inli j
i'tp qtnhuii
i/ininvfeiiii
1-2.
dans
c'est lui qui
Jourdain, tente dans
le
rassembla les apötres,
cieux, guerit les estropies, accorda la guerison aux
lepreux, la lumiere aux aveugles, ressuscita les morts, apparut dans le temple, fut
meconnu par
peuple, trahi par les Juifs, saisi par les pontifes, conduit
le
devant Herode, juge devant Pilate, cloue
*
en sa chair, attache ä l'arbre de
croix, enterre sous terre, ressuscite des morts; c'est lui tres,
monta au
ciel, s'assitä la droite
la resurrection
des morts,
le salut
ceux qui sont dans les tenebres, de la voie,
le
guido des Agares,
du Pere
et
en
la
qui apparut aux apö-
fut glorifie. C'est lui qui est
des ämes perdues,
le
foyer de lumiere pour
le
moyen de
le
refuge des adliges, le pasteur de ceux qui
salut
pour ceux qui sont nes hors
sont appeles ä la vie, et le fianee de l'Eglise; c'est lui qui est l'objet de la con-
templation des Cherubins, qui est
le
chef de
la milice
des anges, Dieu de
Dieu, Fils du Pere, Jesus-Christ, roi dans les siecles des siecles. 2
Du bienheureux Donc
il
FRAGMENT
e
(cf.
swpra,
eh. 31, p. 31).
Irenee, imitateur des apötres, eveque de
unit la nature divinc et la
nature humaine, car
possible autrement de partieiper ä l'immortalite,
nous
;'
s'il
Lyon des Gaules. nous
serait im-
n'etait pas
venu chez
il
car etant lui invisible et ne tombant pas sous les sens, PATll. OH.
—
T.
XII.
—
F.
Amen.
il
ne pouvait ''''•
...
* 69
r
SEPT FRAGMENTS DK SAINT IRENEE.
734 iii/.miiii/.i/i,
pum wSULuilb
11/1
'iiiiinii Ul.iiilili
l'iii
r
7 J ill7in/l
:
/iniW/iJi
[t
ibnl
/iiil/J/iJj
tun-UH-lrinLJiiLiuii
iiiil
'{»("{/'?' iJfenni, uiujui
iiiiu(ii/iJ)iilH/ii-00,
Juiniiii
nfeuii
ßLuTifi
:
nuint, ti_ 11/1
fe
L
Ll
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im
7
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iii1ii|/i
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il
i/tpu«n/il»
iiiimiiuiu/juiW|rJtinIi niii_nni_ß
fit
visible afin qu<;
:
/Jiiijiijimju
nous puissiohs de
toutes manieres avoir participation ä l'incorruptibilite.
FRAGMENT.
3°
/)„
dans 146
i".
m gme
.
— Gomme
la chair et
dans
en toute verite;*
nous a sauves par son sang, ainsi que
c'est
par lä que faisant union
son immense amour pour il
par son sang
ZeoMeZ nows troucons la redemption
Dons Car
il
la
ne peut y avoir du sang que dans les vcines et substance de l'homme, le Verbe de Dieu fut liomme il
unit
communion
et
la creature,
l'homme avec Dieu. Car
s'il
il
la victoire contre l'ennemi, l'ennemi n'aurait
im
son apötre
:
remission des peehes'.
et la
entre Dieu et l'homme, par
prit naissance
n'etait pas
le dit
de
homme
la
Viergo, et ainsi
celui qui a
remporte
pas ete vraiment vaincu; et
si
Dieu n'avait accorde la victoire, nous ne 1'aurions pas eue effectivement et si l'homme n'avait pas ete uni avec Dieu, il n'aurait pu avoir participation ä ;
l'incorruptibilite.
Quant ä ceux qui disenl
:
II
etait
phete s'approcha d'une femme, eile mit le
Conseiller, Dien fort
3 ;
et
il
homme,
et
au monde un
qui peut fils
le
2 connattre ? Le pro-
qu'elle appela l'Admirable,
elevade nouveau l'homme ä Fcgalite d'union avec
Dieu, pour que par cette egalite nous eussions participation ä l'incorruptide Dieu, bilite. Vains et futiles sont ceux qui meprisent toute l'incarnation 1.
Eph.,
i,
7.
—
2. Jer.,
xvn,
9.
—
3. Is., ix,
t>.
FRAGMENTS
[83]
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Ll
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.
11/11
Lfrrc;
declarant ne pas etre accessible ä l'incorruptibilite, en disant
pas obtenu
par son sang, que
le salut et
le calice
de son sang et qne
— Le
qu'enfin 1c Seigneur ne nous a pas sauves
d'action de gräces de l'eucharistie n'est pas l'egal
pain que nuus rompons n'est pas l'egal de son corps.
le
4e
Du meme.
Fils de
Dieu
FRAGMENT. est
venu revßtir im corps incomiptible de
l'incorruptible vierge Marie. 5e
Du
bienheureux
FRAGMENT.
Irenee, imitateur
des apötres, eveque de
Lyon des
Gaules, du discours sur l'incarnation du Redempteur.
Le Verbe Dieu nous est apparu dans l'esprit de science et de perfection et non dans l'esprit d'ignorance et d'imperfection. En effet, comment auraient pu se trouver
V°
ltL.nml
qui nient la redemption par sa chair, qui deshonorent sa seconde naissance(de
la
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:
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FRAGMENT.
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:
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Ijiiiii/iiiinili
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FRAGMENT.
5°
1
lajit
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4«
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inhont^hnt
735
4. 5.
tiilbnuinlui Xhnt'lin linnin
in inuinnli,
Uiubinil iiuiluiilinulliulim iliiiliLinn
nn
,
3.
enlui-meme
la verite et l'erreur, la
la
perfection etl'imperiection, la science et l'ignorance,
hindere et les tenebres,
car ces choses s'excluent reciproquement,
comme
le
la
pouvoir et l'impuissance, lumiere et les tenebres ne
* riß v«
SEPT FRAGMENTS DE
736 Llh
n\
iniu,
fininpnt.BhiJl, •
165
V
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SbuiLtiuiS
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/1
Lire
W/iiini/iiii(iiLH/iLii
*
105
v.
nnfeuii
*
Du bienheureux
et
:
Irenee, :
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fei.
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afeuininfe,
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uiL-buiuinuih,
my
ymniiiA
le
Ceux
meme
endroit, car la lumiere exclut
la verite l'errcur,
l'abondance
la di-
FRAGMENT.
imitateur des
apötres,
eveque de Lyon des
qui...
C'est ainsi que les Nicolaites et Marcion alterent Jesus de deux faeons
l'expliquent
difleremment.
qui recut le dixieme
Celui
des apötres a enseigne comine
si
Dieu, preche
par les
siege episcopal et les
lois
pro-
En effet, disait-il, j'ai reconnu incomprehensible. De plus, il a tronque l'evangile
phetes, netait pas le Pere de Jesus-Clirist.
mais l'autre est
celui-lä,
de Luc
:
Seigneur,
il il
a supprime tout ce a retrancbe
qui
nombre de
y
est ecrit
toucbant
la
naissance du
ses paroles doctrinales (du Seigneur)
de ceux qui nous ont transmis l'evangile des apötres, il a persuade ses disciples en leur mettant entre les mains non pas un evangile complet, mais un evangile abrege, mutile. II a fait de meine pour les epitres de
et ä l'encontre
l'apötre Paul, dont a-t-il
5
IiJi/jii-
fei.
ijfciijfeii/jmnniini.pfeuiii
Ul. juijungfe/f, .
ilfe/fubfi
la perfection toute imperfection.
6°
*
/'iiif/ijtiiinnn
[j3tnuiiiuiini_p/iLu.
sette, la science l'ignorance,
186 v".
/i
fc/
$ lull bull
pouvoir limpuissance,
Gaules, du discours
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i$uinijuin£;fenu ßiiijinijfeguiL,
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.
peuvent jamais exister ensemble dans les tenebres, le
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186 v".
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[84]
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IfnmbbinAi
n^
ifuifinnni-pfeiir
JRENEE.
S.
il
a
altere
certains passages en les supprimant.
Ainsi
ose manifestement mutiler les saintes Ecritures.
Les Ebionites ne so servent que de l'evangile selon Matthieu
et
Marcion
j
FRAGMENT
[85] /in*
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7:!7
6.
Limiiiimlili (
•iiiiim
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yiiiin/ -iiiiiim hiulikuii
il/ini/
a tronque l'evangile selon Luc, conserve chez les siens, que
lui-meme
187 V"
avail
reconnu, pour en tirer des blasphemes.
Ceux qui separent Jesus du Christ en pretendant que
le
Christ est reste
impassible tandis que Jesus a subi les souffrances, ceux-lä se vantent d'observer* l'evangile selon Marc.
Quant aux Valentiniens, qui Jean,
ils
ont pousse
si
loin leur
Mais seul l'Evangile,
jadis,
tel qu'il
qu'il n'v a plus ils
ainsi
que
les
r
*
187
v
parmi eux d'evangile
ont compose un texte special.
a ete transmis par les apotres et conserve,
moins que ce qui a
celui qui ne contient ni plus ni
;
is:
se servent generalement de l'evangile selon
audace
sans blasphemes; sans aucune crainte,
est le vrai
*
eveques orthodoxes en ont conserve
ete rapporte
le texte ecrit
sans
addition ni suppression, de sorte que ce qui nous reste d'eux ne renferme rien d'ajoute, rien d'omis.
Les evangiles en
effet
ne peuvent etre
ni plus ni
moins
qu'ils
ne sont, soit parleur nombre soitpar leur 6tendue. L'Evangile estlabase
et le
fondement de
puisque
le
Verbe Dieu qui
sous quatre formes. i'onde
l'Eglise, son esprit, sa vie;
*
s'est
Le meme
manifeste aux
que par
le
Fils
doit avoir quatre parties,
hommes
leur a
donne l'evangile
esprit persiste en eux. Aussi n'y a-t-il rien de
dans l'assertion d'une terre creee par
Elle ne l'a ete
il
les
Unique. C'est
le
anges ou autres puissanci-. Pere qui a
fait les
creatures,
SEPT FRAGMENTS DE
738 i^
.
«Uli
iiinfiiniM^/i,
/111111/1/.1
iiiunoui
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188
I".
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iiiiu/iimini //n
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toujours
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il
au-dessus de tous
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t;
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iimn
oLiuiluIj
ne doit de comptes vaineu
Verbe Dieu lui-meme, et,
de perfection et non
point dans un esprit d'ignorance et d'imperfection. Et coinment pouvaient se
meme
trouver en une
personne
la perfection et 1'impeil'ection, la science et
l'ignorance, la verite et l'erreur, la puissance et Timpiiissance? Et pourtant, voilä ä quel point diväguent sans le savoir ces gens-lä, en deguisant de tels
deraisonnements. Mais
dans laplenitude de ainsi
mais
que
la
bien, rar ce/wi
'/»t
est
venu dans
' .
Ceux qui disent
et sans force,
comme
ne /aif pas 6ien,
s'il
le contraire
seri ?e peche,
riiomme
/« r/trwV est faible, l'esprit est
ä son image. Si
Seigneur
prompt avec sur
.
Gela veut dire que la chair,
le faible; la
le
le fort fait
le
bien,
nous presentent
selon l'Ecriture
fut libre par nature; Dieu, libre
le
splendeur royale,
n'etait pas capable
commencement 1'homme :1
la
Si fw «euos ne pas rraindre les puissances, fais
:
mal, crains
si tu fais le
du Pere
puissance. Qü'aurait-il craint? Lui, bienfaisant et Dieu,
le dit l'Ecriture
Seigneur impuissant 188 r.
Fils
le
de 2
.*
le
faire le
Des
le
dans sa volonte, crea
prompt, ainsi
Tatemoigne
ce qu'il veut, et en unissant l'esprit
plus fort doit necessairement dominer et regner
chair doit etre compenetree par la puissance de l'esprit, de
sorte qu'elle ne soit plus simplement charnelle mais bien spirituelle gräce ä 1.
Vis autem non timere potestatem?
(Rom., xni,
3, 4).
—
2.
Jean,
vm,
34.
—
3.
Bonum
fac...
Si
Matth., x.wi, 41.
li)
\LiiLlit/ii
luiiinti :
:
'
nnhptphliliuUu
iiiilJiiiii
II
'/.
iuIiLiiiiii-ilM/ilIi
/«" '
M/u
ii/iiiiin
li,
Ti
iiiiii/iin-
et tout-puissant, c'est lui qui a
dans un esprit de science
s'est revele
fort,
Lu
fcn/i/in
/'/*;'
miiiuit;» yin/111
n;,
I'homme vaineu. Ainsi
et a delivre
Ll
/1//11 /i
bien que Dien n'eüt pas besoin de la force des creatures. ä personne;
illlli/i/liiuii
ipnulahiuup iioihilWLiuuii nimt
ilLirimi,
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m'fi/iiiiii
fei.
11/1
.
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[86]
^ncnuiiiiliiini
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/i
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l/tlini
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^ntinil n/iinnLlrJ/iiiil» («l iiiii
il/i"'^'i
Uumniauo
A;n
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f'-
nn
imii/i/i,
IRENEE.
S.
autem malum
feceris,
time
15
FRAGMENT
[SV] lÜiuiiLuii
l'fu^ilr^Ji
:
Liupnn inp
/jiifuiiiifi/,
ng üuipühnfli,
juiuiiAiLuqt,
SiupifLniu p ip>pnL.jdLüt; yiijn(Ti, Luili, 5
ji
aLilIi ^niin^i
Suipiihn^i, MLIi/j
pbuili
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•j'tnjlijli
.
llpu^ii
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Jipji
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upul^n!!
l%uinni_oni iJinjnj LnLuii 10
qLpLhLn gbiui
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Ll
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lUihutuluuijU,
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tiui^nL, nutn Jiniini inuu/ili hiiiiihm
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U lupl^in'liinu^gu
communion avec
Uldm
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111/111111/1)1,
i?iiiiii7iiiii/iiu)i,
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a Tesprii du Pere, lä
<J/.Miii-
ne peut y
il
avoir faiblesse de la chair, mais au contraire prompt itude de l'esprit, car la
Comme
faiblesse de l'une est couverte par la puissance de l'autre.
la chair est
susceptible de corruption, eile peut l'etre d'incorruptibilite. Mais le demon, qui s'est revolte, s'etait et l'avait
domine;
empare du genre humain ä
avait terrorise le cceur de
il
sa crainte.* Mais le
Verbe Dieu
s'etant fait
sous les pieds de ses fideles, leur öta leur crainte.
II
leur
lion\ ainsi que
qu'Adam eüt et vainquit;
son
rival,
donna
le dit
le
etö vaincu et il
enchaina
le
la crainte
//
du demon,
subjugue par sa faute,
le fort,
et l'avait assujetti ä le terrassa,
le
et
le
il
le jeta
imposa a
celui-ci
dragon
conduira la justice ä Fils de
la
<'t
ä'ecraser
veiite
lie le fort,
il
.
le
Bien
Dieu entra en lutle
la victoire
sur la
il
n'aurait pas, d'apres le dire
mort qui rögna d'Adam jusqu'ä
Moise. Mais la puissance triomphante est apparue avec la divinite;
de Dieu a
2
delivra ses creatures. S'il n'avait pas vaincu
l'ennemi n'aurait pas ete asservi, et
de ces gens, remporte
l'homme
homme,
pouvoir de marcher sur
prophete.
maniere d'un brigand,
la
le
Fils
a aboli la mort.
Les Marcionites ont ete assujettis ä une crainte demeuree des demons
comme 1.
pas
meme im
Ps. xc, 13.
—
pai'en.
Quelque grand que puisse s'estimer un homme,
2. Isai'e, xlii, 3.
SRPT FRAGMENTS DE
740 hnuuia np 189
t.
mihi iiiOiniiiiin XiuIiiiuJJIilM
1/1I1/./111,
im
11/11111111
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il
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;
il
lilit
1
h
science ä qui rien n'echappe pouvait-il
proclamee par
1
'ignorance
renferme concernant
Sliuhiuliq
et terrasser le fort?
le
Le
de Dieu, qui a vaineu parce qu'il terrorise
et
Separation'.
la
la
n'est pas plus
189 v.
miseres;
oü est
y
Comment dans
comment
les
la
la
passages qu'elle
demon
Christ pouvaient-ils dissiper l'ignorance du fort
ne saurait etre vaineu par un plus faible ou par
le fort et lui
et effraie
le
Verbe
a ravi ses tresors. Satan est appele fort
lMiomme ä
la
maniere
dun
brigand. Mais celui
que par rapport ä nous, charnels; tandis
qui sont inondes de
sont pas sujets ä ces
lumiere ne
car Dieu ne procede pas des creatures, mais les creatures de Dieu.
Tout depend d'un seul de mort,
un
dejä
plenitude de vie, en possede egalement la puissance. La crainte,
spirituels *
h
avoir ignorance? Si la loi a ete
rinsuffisance,
la terreur, l'effroi, etc., n'existent
les
ti-
iiiunZhuii
Iiiiiij
son egal, mais bien par celui qui est au-dessus de tout, c'est-ä-dire
que
il/infi^
/1
/ni(/nii/,n
lä
GL
tlbnuii
/1
Nous avons
*
l'/'l
n'y a pas de crainte. Car, en admettant une union que rien ne
peut separer, on detruit la doctrine de
qui possede
lim
il
et
unique Dieu.
Comme
notre corps est susceptible
Test egalement de vie, et la vie et la mort cedent l'une devant
l'autre; toutes
deux ne peuvent subsister ensemble
l'autre; et l'une repoussee, exclue, l'autre reste.
Sans doute interpole dans
le
:
r'une repousse, exelut
Au commencement,
sens du monophysisme.
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nn
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llhm'h
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n'y a pas de lachete;
il
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:
11
.1111/1
/'11/1
:
inini-,111
uhn
liiiih
l'autorite et la crainte d'un autre
est la vaillance,
uininiilui
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^nitiilliliti
h,
-,111111
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I
111)1111111/1/1
-,/. 111/.1 /,
souverain par la splendeur qu'un souverain par ironie.
demontre que
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mort a cause
man
esprit est prompt,
Ia
la vie,
comme la
s'est unie ä la faiblesse, le plus fort
fort.
la
prend
puissance, pour ne plus rester
Le Verbe de Dieu,
l'ignorance a donne sa science aux
«iui
prit chair,
hommes.
•
FRAGMENT.
du discours contre Colarbus
qui aurait-il eu peur celui qui etait
le
choses? Car les saints upötres montrent que
et ses
adherents, qui decla-
assumes par
Iui, a
subi
fort et le
le
createur de toutes
Christ, crucifie d'apres les
Ecritures, etait bien Iui le Christ, Fils de Dieu. Et ceux qui divisent et partale
:
,,,,,,
la tristesse et la crainte.
gent
r"
nn ibpbbbu
Et lorsqu'elle a cause
rent que le Christ, par l'imperfection et les defauts
De
l'.lil
,,,,,,,,,,
im, im,
fiiiifeniuiife/,
fei.
,
'l'nluiinnub
l.i,l,'liJ,i
l\utnnL&ni
iiiiim,,,,,, -^iinili
fenuiLfei
plus faible est euvabi par
Irenee,
Wpii, feW/,
n'a pas eTe saisie par eile puisqu'elle n'avait pas
si »(«•
7"
Du meine
nSanJibiua :
exclu la vie de l'homme, mais, Jans Ia suite, la
mais devenir completement
en abolissant
l$lll>,*il
:
7 •pbuuinu* q'lnpnpniluiänL.
ne causerait-elle pas
et si la
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mniiin/i» luilbliuiilib. n/i
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ojtuni-uii. £iiilin/i
la vie
.'.'
Mt
11/1
FRAGMENT.
e
aifhunuu luüuih 'l'pbumnub
succombe au peche. Or,
le
f^.
iiuifiiTliiiinfeiiii
par Tinnocenee a repousse
mort, pourquoi
dit le
l'uli
:
11J/11
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<Sfe;ii}/,
' ,L
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T.ii
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7.
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disent que Jesus a ete le receptacle du Christ, que le Christ est descendu d'en
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* 100 V".
FRAGMENTS DE
SI'.PT
742
nn
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/l
(/
/1
tunb-
mauhuti Auui
111I1
inn/n. o/iuiilh/i 7'ii/ui-
lilLitilili
coloml)e sur Jesus, parco que l'homme seulement ou ceux
qui appartiennent aux milices du ciel sont capables de le recevoir; et qu'ainsi
Jesus est Fils,
Christ Pere, et
le
le
Pere du Christ, Dieu. D'autres disent
encore qu'il a subi les souü'rances en apparence, etant impassible par sa nature;
Une
disent que Jesus a souifert mais que
ils
teile
croyance leur a etr suggeree par
le
l'Eglise. Mais Jean ne reconnait qu'un seul *
190
v.
*
Unique,
dit etre fds
fils
comme
de David,
il
que
le
Abraham. Ensuite, pour en revele et «
la
fils
enfantera un
Ce
on
fils, et
»
Seigneur. De
le
le
fils
ajoute
:
qu'il
meme
de l'homme,
avait promis ä David pour le
promis jadis ä Abraham II
ne dit pas
:
:
Genealogie
Genealogie de
Christ, afin qu'on sache que Jesus
liberer l'esprit des
le
le
hommes
de toute supposition,
Saint-Esprit, en disant
nommera Dieu avec nous-.
que celui qui est ne de
n'est pas ce
que Jesus
merae Verbe de Dieu,
meine Jesus-Christ,
d 'Abraham'. il
detruire la foi de
Christ est le Verbe issu du Pere, qui fut promis ä
conception de par
Dieu avec nous
terre.
et
l'avait
Jesus, sans rien dire de plus, mais est le Christ, et
demon pour et
de la Vierge, celui que Dieu
mettre sur son tröne, de Jesus-Christ,
Christ est reste impassible.
Jesus-Christ qui a pris chair,
Matthieu ne reconnait qu'un seul qu'il dit etre
le
la
II
le
Lrt Vierge
coneevra
indique clairement par
Vierge est
que disent ceux qui tiennent
:
il
le
rödempteur de
la
langage des demons,
est celui qui est ne de Marie, et le Christ celui qui est
descendu
d'en haut. Le (saint) Esprit, connaissant d'avance leur imposture et voulant 1.
Mattli.,
1,
1.
—
2.
Matth.,
t,
23.
FRAGMENT
[91] uimi/i
/iiiiiliiiIi
/iliiiii
II
niuuhj
lim
DL
U hui alt h /iiiiiii^/i
nn
11111/711(1.
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maniere
Koici de quelle
prophetes
srs
d'un Pere ',
et
d'un Fils en disant
mais celui donc qui ne
n'est pas avec Dieu. Or, sible, et declarent
:
Quiconque eroit que Jesus
le croit
2
David
.
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iiuimut;.
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uuntili
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Li.
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7'li/iiiiilini
11
au monde*.* Et pour que nous ne-le croyions pas seulement
dit
ne de Dieu
est
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ttcritures saintes, touchant son Fils qui lui est ne de la rare de la verite
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iiiiiiiiiiliiLiiiiii,
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*,iiiliiiiiiiiii
l/lilllllllllllLlllllinll
eviter la calomnie et la supereherie, s'exprime ainsi le
iIiiiiii
1
//1111/1I1
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oliiiL
UtUlLUlp
:'.::
7.
daris II
est Je
*
191 r°
les
etablit
Christ
pas et separe Jesus du Christ,
ceux qui separent Jesus du Christ,
deux personnes dont l'une a souffert
qu'ils diseut impas-
l'autre est restee
et
impassible, l'une est nee et l'autre est descendue d'en haut sans naitre, ceuxlä
designent non pas une mais deux personnes. Mais Jesus-Christ qui est ne
et a souffert, n'est qii'un, et
Pere a donne ä
la terre
il
est
lui-meme l'Unique
Fils
de Dieu, que
le
par son immense amour de l'humanite. Et comrae
l'Unique Fils connaissait d'avance les distinetions qu'allaient faire les me-
chants docteurs et la ruse de leurs supercheries, l'uit.r
//
garda
prophetes qui viennent saus des vetements de brebis
luups ravisseurs, *
fruits
comme
il
et
le disait, ro«.s /es eonnuitrez
ses fideles contre les
qui sunt au dedans des
d leurs fruits
indiquent les distinetions, en declarant qu'autre est
le
'.
Or, leurs
Christ, autre est
Jesus. Mais Paul ne connait pas d'autre Christ que celui qui a ete crueifie et qui a souffert, qui est
raöme de
la
fait
les autres apötres
maison
homme
1.
Matth.,
mort
et est ressuscite, et qu'il declare
montrent par
d'Israel, qu'il est le Fils
les Eeritures
de Dieu,
le
que
homme. De
celui-lä est le Christ
Verbe lui-meme, qui
s'est
de la sainte Vierge, qui invisihle de sa nature s'est fait visible, 1.
1<S.
—
2.
Rom.,
i,
2.
—
3.
I
Jean,
v, 1.
—
4.
Matth., vn, 15.
*
im
v".
SEPT FRAGMENTS DE
744 "l'nltuinnu, uuui ijm
ULiuSn
HuuinL&nj' ^/'»uiLL
"*("}/•
tijfci/
iuLiiikuiiiTW.i/iii intiiiiiLtj/i
nUnhuiiili'li
iJiuiiiV/iii
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iniiiiiiiliil,
Ll
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iJ/miii
11/1
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Cuui/U.&m /il»pJi
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H
Um 192
r
.
iJfcp
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luLOiuuikmi
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CuuinLÄnj,
np p
in
um iy/ili
*
.\fcttji
(luuini-Äm
meme
l'homme,
aecorde
et qui a
parole ont declare
union.
En
le
sirent
Mais
secretement
les
le
Jesus separe du Christ
r
Fils de
1.
le
i,
14.
'
piiipiiijfcijfili
:
^i
/'iiilili
fci.
StupSph
i\iim\/j/.iiij
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jt
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"/»""-" 'Pppuuinu
tfllpuipft^ii
plf/J
:
llpi^Ai
uipiupiu&u
:
a vaincu et terrasse l'ennenii de
et le Fils
seetaires,
la
ont preche
de Dieu, fds de l'homme,
les
ennemis de
le
saintes
la verite, introdui-
Ecritures,
en prechant
en proclamant deux personnes. Mais nous avons
*
que Jesus-Christ
est le
•'
(»y ^'''Pp«
ßiu^nL^fiU
Lp/piLU mlmpliii
in.
:
Verbe de Dieu, toujours consubstantiel,
mensonge dans
Dieu qui, par ses souffrances,
Jean,
Wimmii/piipmpp. pul»pli
:
celui qui a pris chair, et ils
ete instruits par les saintes Ecritures " 192
iijiupmLuj
tt.
au genre humain. Les ministres de
/ai< (7m«>
mechants
et
Jifcp^u
^luftnligny]
/>Lpnij
la victoire
ete'
p
i?p
Pere, celui qui
pur, a ouvert purement le sein pur; a ete fait chair.
tpt
ijpng,
Verbe Christ,
eflet /e Ver&e «
pini_-
/jnj_u/;lr.
Ju'lPfcu'f
i5^iiiiLnpiu/jp LijtiujL
'hpjiuinnuk;
/i
uup^iiipiulrmg
issu d'un seul et
Jiupij/puli
iinLpp
^i
Suinnnt. ifiu^ni-pi) i?iu£piini{tii ifJnißiiLpli piuij/mij
ii'ühunLii
i«uuuini_uiAiiiWiJi
192]
^°pti
iji?^iuii_fjpnLp^iLMi
tiuniuniulinpii' litnyii/jpli ttt-nitnißhuilif uinnL^itii
iimliuu.
Jihjiij
kif^iL
/'
^uiijPnL.pjiL.i
7'n/iuuinii' iifciiLuiili fiuinSIAi.
iuunni/il(
ii/'-uiLL
Ll
SuipnLwiti,
LijLinjii
fni/f
^ i^tn^t
IRENEE
S.
meme
que
le
a reconcilie le Createur avec la creature.
1»
TABLE DES CITATIONS DE L'ECRITIKE
Ancien Testament.
I.
Genese
—
— —
1,
26
ii,
5
Psaumes xxm (584,701
16, 17
670 669
1-6
— —
25
673
26
674,701
27
674
1
677
7
677
5
678
6
678,686
xn,
xv,
—
—
xvii, 5
678
xvin, 1-3
693
xix, 24.
693
xlix, 8-23
703
711
695
lxviii, 17 suiv
719
lxxi, 17
—
731
H, 3
721
—
vii,
11 et 17
14, ix,
—
680
17
699
6
701,734
702
6, 7 x,
22
721
xi,
1-10
705
666
xi, 2
xvii,
6-8
724
xxvi, 19
710
xxix, 18
710
xxxv, 3-6
710
xl, 12
694
1
661 715
—
xliii, 18-20
723
697
—
xlv,
(197
.......
7
m,
(xix), 5
xxi,
4.
7
674,721
720
17, 19, 21
(xxiv), 7
717
718
719,720
3
739
1
xlix, 5, 6
098
— 6 — — 8 suiv
685,711
l,
714
xxi (xxii), 15, 16
xxm
.
715
6
xvin
— — —
661
n, 1-2
i,
— —
16
LXX
— —
xxxii. 21
Psaumes
722
9 (suivant les
xi.ii,
Nombres xm,
708
—
i,
726
667
692
....
30
Isai'e
—
xxv, 40
716
697,720
3
cxxxi (cxxxn), 10-12
718
661
14
—
.
696
1
704
694
in, 7
.
739
— —
xxiv, 17
Exode
38-45.
ex , 1-7
eix
Deuteronome xxvm, 66
702
692 .
xc, 13
— — — — — —
10, 11
720
xliv(xlv), 6-7
— —
675
14, 15
.
663
lxxxvhi (lxxxix
676
.
xxxvii (xxxvin), 18
—
671
iv, 1
......
(xxiv). 8
xxxn, 6
684
18 et 23
ix,
—
lii,
— —
722
7
lii, 13-liii,
721 5
5, 6, 7,
711
709
liii, 4
8
712
TABLE DES CITATIONS DE L'ECRITURR.
746 Isafe
726
liv, 1
—
lvi, 1. LVI!
2.
1,
LXI
1.
742
700
742
709
9
723
LXV,
743
.
xxn, 37
722
15
722
xxvi, 41
738
xxvii, 10
718
728
.
14
718
viii,
iv,
20
19-20
721 .,744
738
34 12
iv,
.
.
728
.
694
vn, 49
729 Rom.
in, 29-iv, 1 xi,
Actes
713
692
1-3
i,
724
711
722
1
734 Jean
et suiv
709
17
Marc xn, 30 suiv
xxxi, 31-34
—
i,
— —
725
743
2
ii,
4-6
666
ii,
27
725
iv,
13
686
vi,
6
728
>x,
28
721
717
xm,
suivantles
x, 6
Joöl
.
717
Lamentations in, 30
— —
vn, 15.
xxxn, 6
Ezechiel
725
in, 9
2
Jeremie xvn, 9
Osee
23
—
viii,
.
701
Baruch
743
725
1
LXVI, 3
— —
Nouveau Testament.
II.
694 Matthieu, 1,1 714 18
LXII, 11 LXIII,
[04]
ii,
Arnos
LXX
32
708
— —
n, 4
686
iv,
ix, 9
709 Ephesiens
v, 2
Habakuk Zacharie
738
4
722
686
688,707 Galates in, 6
ix, 11
Michee
3,
— 10
728
:
—
xi, 12 et suiv
718
—
xm,
716
7
— I
Jean
11
686
6
663
i,
iv,
734
7
663
6
743
v, 1
ERRATA Page
690, lignc
1, lire tlpn
iwinftSiuinußhiuhfi', p. 732,
}
1.
;
13,
p. 696,
1.
jili/jnijfciiij.
6,
gfy; p. 721,
1.
13,
u^Juiu/ity
;
p. 730.
1.
10,
SAINT IRENEE
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOUQUE TRADUITE DE L'ARMENIEN ET ANNOTEE PAR
JOSEPH BARTHOULOT MISSION NAIRE
EN
S. J
A RM E N I E
AVEC UNE INTRODUCTION ET DES NOTES Par
J.
TIXERONT
DOYEN DE LA FACULTE CATHOLIQUE DE THEOLOGIE DE LYON
SAINT IRENEE DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIOI'E
INTRODUCTION Le MANUSCRIT HE LA VERSION ARMENIENNE. AuTHENTICITE
I.
de la
Apres avoir enumere, au
Demonstration
«
livre
».
V, xx, de son Histoire ecclesiastique, quelques-
uns des ouvrages de saint Irenee, Eusebe complete ses renseignements au chapitre xxvi, et ecrit ce qui suit
mentionnes, et de ses
lettres,'
:
«
En outre des
ou montre eneore de
tont ä fait utile coutre les Grecs, intitule De
autre dedie ä
un
frere
ecrits d'Irenee qui ont ete
la
du nom de Marcien, Pour
dication apostolique (Ei; ei«&ei£iv tou iirocToAtKou
lui
im
livre tres court et
science (LTspl ntumiprc); la
demonstration de
x-/ipuy[j.aTo?);
un
la
un
pre-
petit livre
de
divers dialogues, etc. »
Le second des ouvrages signales
par Eusebe et dedie ä Mafcien sem-
definitivement perdu, quand une traduetion armenienne en fut decou-
lilait
verte,
en decembre 1904, par 1'archimandrite Karapet Tef-Mekerttschian,
dans un manuscrit de Teglise de
la
Le manuscrit, qui contient aussi
la
versus haereses, a ete ecrit
Hetum de est
ici
Cilicie, et
le
pour l'archeveque Der Ohannes (Jean), frere du
grand amateur de
Comme
mort en 1289.
d'arcbeveque,
Mere de Dieu d'Erivan (Annenie russe). traduetion des livres IV et V de YAd-
il
livres.
Jean a ete eveque en
roi
I2.V.) et
est, dans la souscription du manuscrit, qualilie
manuscrit doit etre sensiblement posterieur ä 1259
et
se
mettre entre les annees 1270-1289. du manuscrit faite par M Br Karapet Ter-Mekertts'liian, le R. P. Barthoulot nous avait demande communication des bonnes feuilles du nous avions repondu avec empressement au desir de ce texte armenien de ce fascicule 1.
Pour mettre ä
profit la collation
:
nous tenions ä reproduire son travnil paru dans les Recherehes de Sciences religieuses, Paris, 1916, n 05 5 et 6. 11 est de notre devoir de remercierle R. P. L. de Grandmaison ainsi que A1M. J. Tixeront et R. Aigrain qui ont bien
rele missionnaire, depuis decede, et
voulu nous donner g-racieusement les autorisations necessaires. [R. Graffin.] p.vrn. on.
V
T
I
I?
i»
50
SAINT
750
I
RENKE.
[08]
Le texte de ce manuscrit est dans im etat de conservation tres satisfaisant. fautes plus consiII presente cependant, aux chapitres 24, 53 et 88, trois derables pour lesquelles le P. Barthoulot propose des corrections dont on jugera; et une vingtaine de lautes legeres quo les premiers editeurs n'ont pas cru devoir
Quant le
amender dans
ä la traduction elle-meme, eile est
manuscrit. M. Fr.
quieme drite
directement sur
Ter-Mekerttschian pense aussi que le
evidcmment plus aneienne que la dater du milieu du cin-
C. Gonybeare n'hesite pas ä
siecle, et la eroit faite
sous les yeux fait
leur edition'.
le
le
grec original
2 .
L'archiman-
traducteur armenien a pu avoir
texte grec et non un intermediaire syriaque, mais
ne
il
pas remonter son ceuvre au delä du septieme ou du huitieme siecle. CYsI
ä ce dernier avis
que
rangerait nettement
se
le
P.
semble pas que notre traduction armenienne date du
Barthoulot
il
:
siecle d'or des
ne
lui
Sahag
et
des Mesrob, c'est-ä-dire du cinquieme siecle. Cette traduction n'en est pas raoins litterale, presque servile. L'armenien est calque sur
le
texte original
;
en a reproduit les idiotismes comrae
il
il
en a suivi tous les detours. Nous y retrouvons certaines des phrases longues, des eonstructions indefiniment pregnantes de saint Irenee. C'est ce qui en
en partie l'obscurite. Dans quelques passages, on entrevoit
le
qu'on ne le saisit. Les traducteurs allemands s'en sont plaints
le
:
sens
fait
plus
traducteur
francais ne peut que leur faire echo.
Quant
ä l'authenticitö de l'ouvrage, c'est-ä-dire quant ä savoir
avons bien, dans
la
si
nous
version armenienne, l'ouvrage de saint Irenee menlionnc
par Eusebe, c'est un point qui ne peut faire aucun doute. Au chapitre 99, l'auteur de la Demonstration renvoie a Tun de ses precedenls ouvrages intitule Critique et
et
refutation de ce qu'on nomine faussemeni la Gnose. C'est le titre vrai
complet de VAdversus haereses.
Au
chapitre 74,
il
fait
de Ponce-Pilate
le
procurateur de l'cmpereur Claude (41-54), donnee singuliere qui concorde avec l'opinion, singuliere aussi, de saint Irenee (Adr. haer.,
II,
xxn, 5,6), d'a-
pres laquelle Notre-Seigneur serait mort ä l'äge de quarante-cinq ä cinquante ans, et, par consequent,
non sous
Claude. Mais, d'ailleurs,
il
sullit
meme
la
Demons-
de VAdversus haereses, pour ctre convaineu
retrouve dans les deux ouvrages absolument
la
theologie, les meines idees caracteristiques exprimees souvent dans les
memes
termes, les meines passages de l'Ecriture allegues pour les meines
preuves, les
ne soient du
I.
On
regne de Tibere, mais sous celui de
de comparer quelques pages de
tration surtout avec les livres 11I-V
de l'identite d'auteur.
le
memes mots
meme
Voir sur cc point les
schrift,
XCI
preferes et affectes. Nul doute que ces deux ouvrages
auteur, c'est-ä-dire de saint Irenee.
(1909), 559-573;
observations de S. Weber, dans
XCIU
1911), 162 et suiv.
—
2.
Theologische Quartal-
Expositor, July 1907.
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION
[99]
—
II.
QUESTIONS DIVERSES SM! LA
But, analyse
I.
r
que, au chapitre
abrege
la
fournir
cii
mera, en de
la
l'
verite
la
meme temps
les
«
II
»,
preuves des dogmes divins
haitent la connaitre et
de polemique 1°
nettement maren
«
».
Son
livre
resu-
prineipaux enseignements
les
de cet expose, Marcien se servira d'abonl pour s'affermir
Et,
comme
La
».
VAdoersus haereses, uu livre
uneoeuvre positive d'enseignement qui doit contenir deux
c'est
:
lui-
verite ceux qui sou-
la
eonfondre tous ceux qui sunt dans l'erreur
«
Demonstration n'esl donc pas directement,
:
»
veut exposer ä Marcien
dans ses convictions. puis pour instruire de
parties
a
75J
c'est-ä-dire les verites chretiennes, et lui
accompagnaut de leurs preuves,
les
DEMONSTRATION
«
— Saint Irenee
but de son travail.
le
,
predication de
foi.
meme
caractere de l'ouvraye.
et
APOSTOLIQUl-:.
un expose,
2°
des preuves.
Ou y
L'ouvrage repond exaetement ä eette idee.
peut distinguer deux
grandes parties, precedees d'une introduetion ou d'un prqlogue,
et suivies
d'une conclusion.
Le prologue
(1-3) indique l'objet de l'ouvrage, et insiste sur la necessite
de garder tont eusemble l'ortbodoxie de Foi
est celle
nous par
le
quo
purete des moeurs. Getto
la foi et la
presbytres nous out transmise, et qui a ete scellee en
les
bapteme.
La premiere
partie (3-42) cöntient l'expose des points
predication apostolique
de
s'est incarne, et
l'existence de Dieu,
:
l'esprit
prophetique (3-7);
fondamentaux de
du Pere createur, du
la creation
par
le
la
Fils qui
Pere ä
la fois
juste et hon, Providence de ses creatures (8); l'existence et le röle des anges (9, 10); la
formation
et l'etat primitil'
de 1'homnie
et
recit biblique des origines ainsi arnoree se poursuit
evenements de des prophetes
l'histoire sainte
benediction de
Sem
captivite
d'Egypte
quete de
la
(11-14). Le
jusqu'au chapitre 30
y sont r^sumes jusqu'ä l'epoque des le
:
les
rois et
deluge, la
la
vocation d'Abraham, la
et la delivrance, la revelation
de
la loi
Terre promise, l'avenernent des
salut,
mosaique,
rois, les prophetes.
immediatement ä Jesus-Christ
pour aotre
etait necessaire,
femme
Japhet, la tour de Babel,
et
saint Irenee passe
(30),
la
chute originelle, la corruption universelle,
la
:
de
la
con-
Des prophetes
qu'ils on1
annonce.
11
que l'incorruptibilite en personne s'unit ä
notre nature (31). Voilä pourquoi le Fils de Dieu «'est incarne et est ne d'une
vierge (32, 33);
mort fait
et
il
nous ä sauves par son obeissance sur
nous a donne
ressusciter avec
son oeuvre
et
/
la vie (3 i-37); lui
(38, 3-9).
preche sa doctrine
apres sa mort,
Envoyes par (41).
II
commence
la
il
a detruit la
est ressuscite et
nous a
ses apötres ont continue
faut garder avec soin eette foi qu'ils
ont enseignee et rester uni au Saint-Esprit qui Ici
lui,
il
la croix;
la
conserve en nous
deuxieme partie ou demonstration
(43-97). Cette
(42).
demons-
SAINT IRENEE.
752
[100]
tration des verites exposees plus haut est faite exclusivement par l'Ancien
Testament
ment rigoureux, et tres clair. Ce que
il
revient parfois sur ses pas; mais son raisonnement est
la
predieation apostolique enseigne de Jesus-Christ est
que l'Ancien Testament
vrai, parce
nonce
que Jesus-Christ
et
L'auteur n'y suit pas toujours un ordre absolu-
et les propheties.
Pere avant
la creation; qu'il apparaitrait
des Juifs et des Gentils (43-51).
prophetes l'avaient d'avance an-
et les
l'a realise. Ils
avaient dit qu'il est coexistant au
un jour;
qu'il serait roi universel
avaient annonce en detail
Ils
le
temps,
le
Heu,
les circonstances de sa naissance, de sa predieation, de ses miracles, de sa
passion, de sa mort, de sa resurrection, de son ascension, de son regne glorieux avec le Pere (52-85). Bien plus,
ascension,
ils
avaient predit ce qui a suivi son
predieation des apötres, l'aholition de la
la
loi
de
voca-
Mo'i'se, la
tion des Gentils, lafecondite de l'Eglise, le renouvellement interieur produit
par
la
nouvelle
comme
il
etait
foi et le
salut par Jesus-Christ (86-97).
Tout eela
arrive
est
marque d'avance.
Conclusion (98-100)
:
annoncee par
cette foi
les prophetes, etablie
Jesus-Christ, prechee par l'Eglise, est donc vraie.
ceux qui distinguent
le
Ils
sont donc dans l'erreur
Createur du Pere, qui nient l'incarnation du
qui repoussent l'Esprit prophetique.
II
par
Fils,
ou
faut les fuir, si l'on veut arriver
au
salut.
Tel est l'a
le
contenu de
remarque M. Ilarnack,
la
Demonstration. Des lors,
qu'elle appartient
il
comme
est bien vrai,
au genre catechetique par Oppo-
sition au genre polemique; mais on aurait tort d'y voir,
comme
il
l'a fait, le
theme complet de ce que l'on prechait aux fideles de Lyon ä la fin du deuxieme siecle. Ce theme comprenait certainement sur les sacrements et la liturgie, sur la morale et la vie chretienne surtout, des Instructions qui, pour n'etrc pas completement omises lorjie,
ici,
n'y sont touchees qu'en passant. Le
nom
employe par Bardenhewer, convient certainement mieux que
tYapo-
celui de
catechisme pour caracteriser la Demonstration. 2. Destinataire. Date.
Marcien,
nomme
— Le
au cliapitre
traite de saint Irenee est adresse ä er I
.
On
voit,
en
sait.
M. Diekamp
Marcien
l'ecrit
que saint Irenee
— peut-etre converti du judaüsme — avait
dTrenee ä proclamer
Quant ä en
la date
effet, fait
livre
III,
ii,
sage a dte
l'abolition de
du
Or,
le livre
III
haereses,
qui lui avait pro-
et
qu'on
Thypothese que ce
conserve, pour les obser-
que par
traite, eile se fixe assez
La Demonstration
ecrit.
et
rAncienne Loi
mention de VAdversus 9.
lui, et
lui adresse. C'est tout ce
(Theolog. Revue, 1907, p. 245) a emis
vances juives, une inclination inquietante,
certain
par ce chapitre, que c'etait un
chretien, ami de l'eveque, qui se trouvait eloigne de
bablement demande
un
lä s'explique l'insistance
(89, 95, 90).
exaetement. Le chapitre 99,
en vise particulierement
le
donc posterieure ä l'epoque oü ce pasde VAdversus haereses, qui nomme le pape
est
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[101]
Eleuthere, n'est pas anterieur ä Tan 180, et peut etre de 185-189.
memo
done se mettre apres Tan 180 ou
doit
tration
753
La Demons-
apres 185-189,
si
Ton
suppose qu'elle a ete composee apres l'achevement complct de VAdversus haereses. On peut en fixer vraisemblablement la date entre les annees 185-203.
Quant au passage du chapitre 48 sur Christ] et persecutcnt son
cisement ä
la
»,
il
n'est pas sür qu'il
y
[le
soit fait allusion prö-
persecution de Severe.
Doctrine.
3.
nom
maintenant
les rois « qui hai'ssent
—
Les onseignemcnts contenus dans
absolument ceux de VAdversus
Demonstration sont
la
peut dire qu'ä ce point de vue
haereses, et l'on
sa decouverte ne nous a rieu appris que nous ne sussions auparavant. Cet
accord prouve seulement qu'en ecrivant son grand
dans
l'esprit
un schema doctrinal
traite, l'auteur avait dejä
parfaitement net
et religieux
et arrete, qu'il
savait presenter sous differentes formes suivant les circonstances. Aussi nous
contenterons-nous d'indication sommaire II
in
laut garder la regle de
l'oi
' :
(allusion au
remissionem peccatorum est administre au
symbole baptismal,
nom
3); le
bapteme
des trois personnes divines
:
Le chapitre 4 contient une allusion au
un sceau, une renaissance (3). Pasteur dTIermas sur l'unite de Dieu. Le Pere est bon, misericordieux, juste; on ne doit pas le distinguer du createur (4, 8, 99). Le Fils est la connaissance du Pere; le Saint-Esprit revele le Fils; le Fils dispense l'Esprit (7, 47). Le il
est
Fils est anterieur ä la creation, eternel,
Le Saint-Esprit
est la puissance
comme
Dieu
du Pere,
anges
:
ici,
la
terre sont habites par les
allusion ä l'Esprit septiforme d'Isai'e, xi, 2
la
parl'ait,
mais
concupiscence
il
a
vi, 2,
pu
trompe par
etre
sa
le
mauvais ange
tiere (6); l'immortalite devait
part (31).
Ce Sauveur
Sauveur,
est le nouvel
le
en
lui
filles
de
la
Sur
lui
hommes
la
Adam, en (18).
rhumanite tout en-
corps est uni etroitement avec la divinite (41).
Adam
:
comme
le
premier
Adam
a ete
forme de
la
second est ne d'une chair vierge
volonte du Pere (32). Le Fils de Dieu est devenu
d' Abraham (37).
1.
des
14).
de Dieu de la
fils
devenir visible pour que nous y eussions
terre vierge et de la volonte de Dieu, ainsi le et
(12,
Les
race (17, 37).
Par son incarnation, Jesus-Christ recapitule en
le
pas
ä l'etat d'enlance, et bien qu'il n'eprouvät point
sont les anges qui se sont unis aux
Dans
n'etait
(2, 11). II
comme
pechant, s'est perdu lui et toute
Genese,
L'homme, compose
(9).
d'un corps et d'une äme, a ete forme ä l'image de Dieu
d'abord
(10, 30, 43, 47).
de l'onction du Fils (26, 47).
l'huile
Les sept cieux qui s'etagent au-dessus de
Pere
le
La desobeissance d'Adam nous
doctrine de saint Irenee, en general,
fils
avait perdus
voir
mon
:
Histoire
de David et l'obeissance
des dogmes,
edit., p. 237 et suiv. Sur sa doctrine trinitaire dans la Demonstration, voir F. R. M. Hitchcock, The apostolic Preaching of Irenaeus and i/s light on Ms doctrine of the Trinity [Hermathena, XIV, 1906-1907, p. 307-337). I, 7°
SAINT IRENEE.
754
[102]
de Jesus-Chrisl nous delivre (31). De meine encore, Eve, vierge, nous avait entraines ä la mort
Contenant eu
:
l'huraanite
lui
1'liomme tombe
l'obeissance de Marie, vierge, nous raniene ä la vie (33).
(38); et
en
Jesus-Clnisl
entiere,
lui,
par
le
en lui-meme
ressuscite
Saint-Esprit, nous attendons
la resur-
rection future (42).
Signaions encore l'importance donnee aux dires des Anciens, ä cöte de l'Ecriture (3, 61); la
recommandaiion d'ajouter
les ceuvres ä l'integrite
de
la
foi(98); la mention finale des trois erreurs contre les personnes divines, le
gnosticisme,
le
docetisme
l'erreur des aloges (99).
et le
Tout
l'Esprit prophetique,
rejet de
c'est-ä-dire
cela est absoluraent dans la traditxon de saint
Irenee. 4. L'Ecriture et les ecrits utilises.
— Saint Irenee, donnant comme
preuve
principale de la verite de la predication aposlolique l'Ancien Testament et
specialement les propheties, en a cite dans son ouvrage des textes tres nombreux. Ces textes sont generalement empruntes ä la version des Septante.
Quelques-uns cependant reproduisent des leeons de saint Justin ou se rapprochent davantage de roriginal liebreu Iransporter
L'auteur
'.
n'liesite pas, d'ailleurs, ä
en
ä Jesus-Gbrist, lors mrine qu'ils ont litteralement
la sigiiification
une autre application immediate, dans
persuasion oü
la
il
est
que l'Eglise
et
Jesus-Cbrist sont partout figures dans l'Ancien Testament. Entre ces citations,
on en remarquera une de Baruch au
de
livre
la
Sagesse
dans saint Justin
(i,
Une
7).
(97).
Le chapitre 9 eontient une allusion
citation de Jeremie (78), qui se trouve aussi
(Dialog., i.xxii, 4), est
apoeryphe; une autre du meine pro-
pbete (43) Test aussi; et enfin une troisieme tiree du tes
»
(77)
I,
i
livre
des prophe-
ne se rencontre nulle part dans leur texte actuel.
En dehors de tum
«
TEcriture,
(4) et le
ouvrage Contre
il
est certain
quTrenee a
Dialogue de saint Justin; heresies (99) et a
les
ciples des apötres
(3, 61).
il
utilise Jlermas, Manila-
s'est refere aussi
ä son
grand
invoque Tautorite des presbytres,
Mais, d'ailleurs,
il
n'avait pas,
dis-
pour ecrire sa
Demonstration, a faire des reeberches particulieres et nouvelles. Sauf l'inter-
pretation des propheties qu'il n'avait pas donnee entierement dans VAdversus haereses, livre,
y avait dejä mis en oeuvre tous les elements doctrinaux de son n'avait qu'ä les ordonner ä nouveau pour le bot qu'il voulail
il
et
atteindre.
III.
Le texte de
la
—
La presente tkaduction.
version armenienne de la Demonstration, aecompagne d'unc
traduetion allemande, a ete d'abord editö par deux eveques armeniens dans 1
.
Voir cetto question traitee par V.
II. AI.
Hitchcock, Journal of theological Studios,
septenibre 1907, The apostolic Preachin^ oflrenaeus.
DEMONSTRATION DE
[103]
Texte und Untersuchungen,
LA PREDICATION APOSTOLIQJ
XXXI,
i
:
Des
hl.
Irenaeus Schrift
der apostolischen Verkündigung », Li; imoa^iM tou
755
l
Zum
«
Erweise
arme-
z-cttoA'.'/.oO j«ipuy{*,aTos, in
nischen Version entdeckt, herausgegeben und ins Deutsche übersetzt
von
lv.
Ter-
Mekerttschian und E. Ter-Minassiantz. Mit einem Nachwort und Anmerkungen von A. Harnack, Leipzig, 1907. Lue seconde traduction allemande a 6te publiee, en 1912, par S.
Weber
(catholique), dans Bibliothek der Kirchenvater,
Kempten, 1912'. Enlin, une nouvelle edilion du traduction anglaise, est annoncee pour
MM.
logia orientalis de
Graffin et
Nau
:
texte,
aecompagnee d'une
tome XII,
fascicule 5, de l&Patro-
S. Irenaeus,
The proof of the apostolic
le
preaching, by his Lordship the Bishop Karapet Ter Mekerttschian and Rev. S.
(',.
Wilson.
La traduction francaise que Ton trouvera ici a ete faite parle R. P. J. Barthoulot, S. J., depuis longtemps missionnaire en Armenie, de la rösidence de Barthoulot I'avait dejä en gründe partie
Sivas (l'ancienne Sebaste). Le P. ecrite en
Armenie, oü
competents, quand
la
tous ses papiers. Ge
il
avait pu s'aider des conseils des
mener, cette
fois, a
La traduction qui
les plus
guerre l'obligea ä rentrer en France, apres abandon de
lui fut
une peine sensible. Mais
Tont en exercant en France un ministere oecupe, et le
hommes
suit
ques sont egalement de
bonne
il
il
a
ne s'est pas decourage.
pu reprendre son
travail
fin.
est exclusivement son ceuvre. Les notes philologi-
lui.
Parmi
les autres,
il
en est que
j'ai
redigees
:
elles
sont designees par un (T.). J'ai egalement redige les deux tables.
Les mots entre parentbeses
(
)
ne fönt pas partie du texte
:
ils
n'ont ete
ajoutes que pour en rendre l'intelligence plus facile.
Lyon,
le
•
20 mal 1916. .1.
P.S. llioulot.
Tixeront.
— L'impression de ces pages n'etait pas aehev6e quand Dieu a rappele Ce m'est un devoir de deposei un Souvenir respectueux et reconnaissant
savant modesle
1
et,
ä lui
le
R. P. Bar-
sur la tombe de ca
de cet excellent religieux. J.
T.
Sancli Jrenaei episeopi 1. Le meme auteur a publie depuis uno traduction latine Lugdunensis Demonstratio apostolicae Praedicationis, ex armeno vertit, proleg. illustr., notis locuplet. S. Weber, Freiburg im Br., 1917. :
SAINT IRENEE.
756
[104]
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE
'
[Prologue.]
—
{
mon
connais,
je
eher Marcianus, ta i'erveur en ce qui toucho a
piete envers Dieu, seule voie, uelle
du
reste, qui oonduise
aussi, je partage ta joie et
:
ä la vie eter-
je prie pour que ton attachement inebran-
lable ä la foi te rende agreable ä Dieu, ton createur.
d'etre toujours ensemble, de
l'homme
la
Que ne nous
nous aider mutuellement
donne
est-il
et d'alleger les oecupa-
tions de la vie d'ici-bas par des causeries quotidiennes sur des sujets utiles!
Toutefois, corame ä lTieure actuelle nous
eloignes Tun de l'autre,
sommes
nous ne pouvons que nöus entretenir un peu avec toi par lettre, et nous nous hätons de le faire et de t'exposer en abrege la predication de la verite, afin de dans
t'affermir
Nous t'envoyons une
la foi.
les plus importants, afin
abrege, tu saisiras
memoire sur
que par ce peu tu arrives ä beaueoup 2
ensemble de ce corps de verite
et ce
,
les points
gräce ä cet
;
resume
te fournira
preuves des dogmes divins. Ainsi pourras-tu recueillir des fruits de salut
les et
1'
sorte de
confondre tous ceux qui sont dans l'erreur. Par
voudra connaitre notre saine et irreprochable
.
memo,
ä quiconque
tu feras avec pleine assurance parvenir une parole
foi,
3
lä
Pour tous ceux, en
festement qu'un seul chemin
qui voient'',
effet,
illumine par la lumiere Celeste
mani-
n'est
il
mais ceux qui ne
;
voient pas se trouvent en face de plusieurs routes tenebreuses et opposees. G'est le premier
chemin qui cqnduit au royaume du
menent
ä Dieu; les autres II
est
en unissant l'homme
ciel,
ä la mort, parce qu'ils eloignent
donc necesSaire pour
toi et
l'homme de Dieu.
pour tous ceux qui se preoecupent du salut
de leur äme, de marcher, sans devier jamais, avec ardeur lumiere de
Le grec d'Eusebe porte
1.
tion,
mais
4,
n'est
il
L'armenien ix.
de crainte qu'en se reläcliant
la foi,
l'a
pas
que
omis. Le mot
prael.
5; III,
siir
;
III,
et
Ei? sniSei^iv toü a7rg<j-coXixoü
le
mot
eis
iitiSei^i;,
fermete ä
titre tel
que
Pour
la
demonstra-
l'a eerit
saint Irenee.
frequent chez saint Irenee [Ade. haer.,
in, 3; III, iv, 1; III. v,
un sens
a
lj,
akrfleias muixocTeiio,
et
—
2.
Corps de
Origene, De princ.,
I,
verite,
prael'.,
cf.
10
:
Ade. haer., ...
I,
m,
6;
I,
precis. C'est le fait de
montrer, de faire voir, de demontrer, de prouver la verite d'une doctrine ostehdere, ostensiones. (T.)
la
en s'arretant en route, on
xripüyijiaTOi;,
du
ait fait partie
et
seriein
I,
ix,
quamdam
:
4
en :
et
latin,
tw
tyj;
corpus
ex horum omnium ratione perficere. La predication apostolique formait dejä une ca3. La ponetuation du texte armenien donnerait le sens techese synthetisee. (T.) A quiconque voudra s'instruire, tu feras parvenir notre parole saine et pure ». Mais
—
:
ic
il
semble preferable de rejeter
la
virgule apivs
le
mot
suivant, et nous obtenons le
sens indique dans notre traduetion, lequel parait plus en harmonie avec les paroles de
Jesus-Christ
vn,
16).
—
:
4.
Verla quae ego loquor vobis a meipso uo/i loquor l/oan., xiv, 10; La foi est une lumiere et le baptemc une illumination, c|>(ima|j.
ef.
[105
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
1
ne reste engage dans
les
757
passions grossieres, ou qu'on ne se fourvoie
on ne
ei
s'ecarte de la voie droite.
— L'homme etant
1. il
im etrc vivant, composö d'une äme
ces deux cötes peuvent provenir des chutes, on distingue
consistant dans
d'un corps,
comme
saintete
la
de
du corps
continence, qui reprime tous les appetits honteux et pros-
la
tous les actes mauvais, et
crit
et
necessaire de tenir compte de ces deux Clements. Et
est juste et
de l'äme, laquellc consiste dans
la saintete
en Dieu, sans y rien ajouter, ni en rien retrancher. Car piete envers Dieu se lletrit et se corrompt par la souillure et l'impurete
l'integrite de la la
du corps;
i'oi
se brise, se souille et perd son integrite sitöt ([ue l'erreur
eile
penetre dans l'äme. La piete conservera sa splendeur et sa beaute, taut que corps dans la puretü
l'ame demeurera dans la verite
et le
connaitre le vrai en paroles,
Ton profane son corps
si
Car que sert de
1
.
et si
on
ä des
le livre
actes mauvais? Et quelle utilite peut bien procurer la saintete du corps,
pas dans l'äme? Car ceux-lä se rejouissent entre eux%
verite n'est
si la
l'homme
s'unissent pour la lutte, afin d'amener
Dieu
3
Voilä pourquoi
.
le
l'homme qui
« Heureit. v
Saint-Esprit, par
n'est
la
et
ä se poser en adversaire de
bouche de David, nous
pas entre au conseil des impies*
dit
:
c'est-ä-dire au
»,
conseil des nations qui ne connaissent pas Dieu; car ceux-lä sont impies qui
n'adorent pas Dieu, l'Etre reel, selon ce que l'Etre «.
5
Verbe
dit ä Moi'se
Je suis
«
:
Or, ceux qui n'adorent pas Dieu, Celui qui est, ce sont des impies.
y>
.
le
Et (heureu.c celui) qui ne
pas urrrte dans
s'rsl
dent pas ses commandements; s'est
pas
de leur part, dedain et mepris.
c'est,
assis
dans
chaire de pestilence. » Ils repandenl
la
chaire signifie ecole. C'est le cas de tous les beretiques
3.
terable le foi
tel
ne sera pas notre sort,
nous observons
et si
,
:
dans
« assis
venin de leur doctrine en ceux qui
ils infiltrent le
— Mais
Et
&
tents de se corrompre eux-mernes, corrompent aussi les autres. Car le
de pestilence »,
ils
d'une doctrine fausse et perverse qui, non Con-
hommes imbus
la peste, les
Et
»
connaissance de Dieu, et cependant ne gar-
sont pecheurs ceux qui ont la
(heureux celui) qui ne
chemin des perheu rs.
le
les
si
la
mot
chaire
les ecoutent.
nous avons une regle de
foi inal-
commandements de Dieu, croyant en
lui,
craignant parce qu'il est Maitre, l'aimant parce qu'il est Pere. C'est qui
1.
(les
mene
7
ä l'action
,
car
:
«
la
Si vous ne croyez pas, dit Isafe, vous ne com-
Integrite de la foi et des moeurs, c'est toute la perfection. (T.)
—
2. Litt.
:
«
ceux-la
vicieux qui profanent leur corps, et les impies dont l'äme est dans l'erreur) rient
entre eux
».
—
Nous donnons
3.
sens pejoratif que
mots
:
«
—
4.
Ps.
akrßdixs äxXtvr)
ici
au mot armenien hantimanagäts
h
i,
«
1.
l'union
—
lautffi
{^luin^Stuiiiul^tug) le
contexte semble exiger. Car expliquer cette proposition par ces
de presenter l'homme a Dieu
afin
rendre raison de lutte.
le
5.
pour
»,
c'est se
mettre dans l'impossibilite de
la lutte », et des textes scripturaires qui precisent cette
Exod.,
in, 14.
—
xite'/wv, et ailleurs. (T.)
6.
—
Cf.
Adv. haer.,
7. Litt.
:
«
I,
ix,
4
:
6 tbv xavo'va
t^
l'action s'aequiert par la foi ».
SAINT IliKNKK.
758
prendrez pas non plus' verite
aux etres
la verite
»; et
tels qu'ils sont, et
ä la foi; car entre Ia foi et la
qu'en croyant a
nous gardions a leur egard mettions tous nos soins ä
,
afin
que nous croyions
realite constante des 6tres,
la
fermete de notre conviction.
la
de notre salut depend de
l'affaire
mene
a rapport fonde sur la realite des choses 2
y
il
[106]
la foi
3 ,
Or,
comme
que nous
est juste et ndcessairc
il
defendre, afin d'avoir la veritable intelligence
la
des choses.
—
[I.
Abrege de ce qtj'enseigne la predication apostolique.].
Or, voici ce que nous assure la apötres, nous Tont transmise*.
peler que nous avons recu
de Dieu
Pere, et au
le
Ie
nom
que
foi, teile
Tout d'abord,
bapteme pour
la
les presbytres, disciples
nous oblige ä nous rap-
eile
remission des peches, au
de Jesus-Christ,
des
nom
Fils de Dieu, qui s'est in-
le
earne, est mort et est ressuscite, et dans l'Esprit-Saint de Dieu. Par eile,
nous savons que ee bapteme est
sceau de
le
tion en Dieu, afin que nous soyons,
regenera-
la vie eternelle et la
non plus seulement
les fils
vons toujours travailler sans reläche ä nous
tout ce qui est sous sa dependance doit agir pour ei
seigneur que de ce qui est sien,
et tout est ä
domaine de Dieu,
le
lui,
Nous de-
nous elever au-des-
deifier et ä
sus de toutes les choses creees; tout est place sous
hommes
des
mortels, mais aussi les enfants de ce Dieu eternel et indefectible.
et
car Dieu n'est maitre
Dieu. Et c'est pourquoi Dieu
est le Maitre souverain et tout vient de Dien.
— En
.4.
eilet, les
choses creees doivent necessairement tirer
de leur existence de quelque cause premiere; et Dieu. Lui ne vient de personne, et c'est de II
donc juste
est
et necessaire
le
le
principe
principe de tout, c'est
que viennent toutes choses.
lui
d'admettre d'abord qu'il y a un Dieu,
le
Pere,
qui a fait et form6 toutes choses, qui a fait que ce qui n'etait pas existät, 5
sans avoir besoin de soutien
et qui soutient tout
ce que nous appelons
le
monde,
et
dans
.
Dans
ce tout est compris
monde, l'homme. Or, ce monde
le
aussi a ete cree par Dieu.
— Voici donc l'expose de
5.
invisible,
le
6 .
Ce Dieu
est intelligent, et c'est
vii, 9.
—
2. Litt.
:
«
pourquoi
il
c'est la foi ».
—
4.
Cf. 61.
des presbytres par qui
il
On
il
».
—
3. Litt.
:
«
la
n'y a pas
a fait les creatures qu'il a embelli
la verite fait acquerir la foi, car la foi est
ce qui est vraiment l'etrc des choses
(i.
seul Dieu, le Pere, incree,
Verbe. Et Dieu est esprit, aussi est-ce par l'Esprit
1. Isaie,
-
Un
createur de tout, au-dessus duquel et apres lequel
d'autre Dieu
par
la doctrine.
fondee sur
continuation de notre salut,
au temoignage Hermas, Mandat. I, 1.
sait quelle autorite attribue saint Irenee
se rattache
aux apotres.
(T.)
—
5. Cf.
Contre les gnostiques qui imaginaient un Pere inconnaissable, superieur au Dieu
createur. (T.)
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[107]
toutes choses, comrae
cieux ont
les
Verbe qui pose
le
substance et
pur
convenance que Sagesse de Dien Pere, qui
so7i
2
.
pour donner
leur beaute; c'est donc
appele
est
Verbe du Seigneur que
le
est au-dessus de Ions, et
{
En
et
appele"
seul Dien,
/'//
«
:
en nous tous*. »
toüs. et
ces
;\
avec justesse
dit tres justeraent
avec
sa
l'etre
que l'Esprit est
tandis
Fils,
C'est
»
.
ä
l'Esprit qui procure
e'esf
et
,
Aussi l'apötre Paul
1
par
Esprit qu'est toute leur foree
de l'existence
Verbe
le
C'est
«
:
base, c'est-ä-dire qui travaille
la
forces leur forme et
differentes
1c
prophete
c'est
et
gratifie
le
le
tili
ete etablis,
759
cebu
elfot,
qui est au-dessus de tous, c'est le Pere; mais celui qui est avec tous, c'est
Verbe, puisque par son
le
moyen
tout a ete
en nous tous, c'est l'Esprit, qui crie
est
eleve 6
l'homme
:
fait
par
Pere; et celui qui
le
Abba, Pere'!
«
montre
aussi les prophetes annoncaient-ils le Fils de Dieu. Mais lien il
7
ä l'Esprit; et c'est
conduit
pourquöi l'interprete des prophetes,
l'enseignement methodique de nolre
fondement de untre salut
et le
sible,
Dieu
:
Dieu unique, createur de tout
Quant au second
article, le voici
le
seit de
lui-memc
c'est le
:
premier
:
dans
qui,
fait et
la
8 ,
invi-
le Fils
prophetes eu
du Pere,
foi.
de Dieu,
forme
la [le
Verl'*'
plenitude des temps, pour reca-
homme, ne des hommes,
pituler et contenir toutes choses'', s'est fait
s'est
la mort et de montrer la vie, et Quant l'homme. au troisieme article, c'est
de detruire
et palpable, afin
de retablir l'union entre Dieu
l'ödifice
de notre
article
Verbe de Dieu,
c'est le
:
base de
Pere, increö, inengendre
deerite dans leurs Oracles et selon l'economie speciale
par lequel tout a ete
le
Verbe;
Verbe
c'est
la
foi,
qui est apparu aux
Jesus-Christ, Notre-Seigueur,
rendu visible
le
ei
le
l'homme jusqu'au Pere.
et eleve
— Voici
6.
qui faconne
» et
ä la ressemblance de Dieu. Or, l'Esprit
et
Saint-Esprit qui a parle par les prophetes, a enseigne ä nos Peres les
choses divines et a conduit les justes dans qui,
dans
la
de
la voie
la justice;
c'est lui
maniere nouvello
plenitude des temps, a ete repandu d'une
sur l'humanite, tandis que Dieu'" renouvelait l'homme sur toute la terre. 1.
Ps. xxxn,
(3.
—
2. Litt.
:
«
c'est le
Verbe qui
etablit (affermit,
ä-dire qui agit pour le corps et gratifie l'£tre de sa substance
—
IV, xx, 3 et passim.
ornant
—
».
de ce mot
7. Litt.
«
justes, et
8. Litt.
«
il
Eph.,
Joint, unit
joijuigni_gnifit,
ämes des :
:
4.
il
iv, 6.
—
unit d'autre part ces
—
cliere ä saint Irenee.
La redemption
est
Adam
sujet est
6.
au chapitre
ämes
9.
Doctrine de
une reprise de
qui contient toute rimmanite. (T.)
dun usage
— 7.
6.
pose
—
Litt.
la base), c'est-
3. Cf. :
«
—
frequent en armenien litteraire.
10.
Ce
».
Adv. haer.,
qui faconne en
Pour saisir toute la force Le Verbe unit l'Esprit aux
».
ainsi penetrees de l'Esprit
sans Support, qui n'est soutenu par personne a Patre. » (T.)
nouvel
iv,
par articulation l'Esprit
faut se rapporter
Verbum portatum
«
Gal.,
5.
».
Cf.
au Pere.
Adv. haer., V, xvm,
la recapitulation,
genitif-datif
2
:
ävay.E^aXai'ojan;,
la creation; Jesus-Christ est
Le
— un
employe comme
n'est pas precisement le genitif
absolu des Grecs; car en armenien, le genitif-datif, tout en etant uni ä un participe
passe non decline, devient encore sujet de
la
proposition principale clle-meme. Est-ce
SAINT IRENEE.
760
—
7.
[108
Aussi quand nous sommes re-generes par
donne au nom de ces
le
Saint-Esprit. Car ceux qui sont baptises
le
est
nous sommes enrichis dans cette se-
trois personnes,
conde naissance des biens qui sont en Dieu le Pere, par avec
bapteme qui nous
le
moyen de son
Fils
recoivent l'Esprit de Dieu,
'
qui les donne au Verbe, c'est-ä-dire au Fils; et le Fils les prend et les offre
communique
ä son Pere, et le Pere leur
on ne peut voir
l'Esprit,
Verbe de Dieu;
le
arriver au Pere; puisque la connaissance
naissance du Fils de Dieu s'obtient par c'est le Fils qui,
ceux que
Et
c'est
comme
et
le
Pere
par l'Esprit que
sans
et
du Pere, le
selon
nul ne peut
Fils,
le
et la con-
c'est le Fils,
moyen de
oflice, distribue l'Esprit,
Pere veut
le
—
8.
par
donc sans
l'incorruptibilite. Ainsi
le
l'Esprit-Saint
bon
plaisir
2
mais
;
du Pere, ä
le veul.
Pere est appele Tres-Haut et Tout-
le
Puissant et Seigneur des armees, afin de nous apprendre que ce Dieu lui-
meme
du
est le createur
des anges et des homines et
de la terre et de tout l'univers, l'auteur
et
ciel
le
Seigneur de toutes choses, celui par lequel
tout existe et tout se conserve; qu'il
est misericordieux,
compatissant et
plein de tendresse; qu'il est bon, juste; qu'il est le Dieu de tous, des Juifs,
des Gentils
des croyants. Mais ä l'egard des croyants,
et
Juifs,
milieu des temps les revoltes contre lui,
il
comme un
il
a ouvert le
Testament de
comme un
Maitre et un legislateur; car au
hommes ayant
il
est
est
Pere, car ä la fm des temps
Par rapport aux
il
la fdiation adoptive.
les a
oublie Dieu, s'etant eloignes de lui et
mis en esclavage sous
le
joug de
la Loi,
afin
de leur apprendre qu'ils ont un Maitre, createur et principe, par qui nous sommes gratifies d'un souffle de vie, et que nous lui devons un culte d'adoration et le jour et la nuit.
createur et
A
l'egard des Gentils,
souverain. Mais en
le
meme temps
il
il
est
est
comme
principe
le
pour tous Providence
et
(Pere) nourricier, Roi et .luge; nul ne peut ecliapper ä son jugement, pas
dans cette derniere incidente introduite par un gerondif? Ou bien ce substantif ne serait-il qu'un regime indirect, une sorte de datif d'avantage? Le sens nous oblige a voir ici un genitif-datif, sujet du gerondif, et nous
aussi le cas d'un
genitif-datif sujet,
« tandis que Dieu renouvelait l'homme sur toute la terre ». Tous les phitraduisons lologues reconnaissent la baute compelence de M. Jacques Marr, doyen de l'Academie des sciences ä Petrograd. Voici la reponse qu'il a eu l'obligeance de nie faire sur ce :
point
que
:
le
«
A
la fin
gerondif
ment. Quant ä
du chap.
de
la
Demonstration de saint Irenee,
pas
laut necessairement
pour sujet:
il
»'est
question generale de savoir
si
ce genitif-datif sujet
ait ce genitif-datif la
il
possible de traduire autre-
de propositions
principales est une anomalie exclusivement propre ä l'armenien, on ne peut plus
plusieurs autres langues ont cette 1. Litt.
:
«
leves
»
meme
particularite.
des fonts baptismaux.
esse ordinationem et dispositionem
eorum
—
2.
Cf.
Adv. haer., V, xxxvi.
Patris, Filius.
»
(T.)
2
:
«
Hanc
qui salvantur dicunt prcsbyteri... per Spi-
ritum quidem ad Filium, per Filium autem ascendere ad Patrem
enim
le dire;
»
».
IV,
vi, 7
:
«
Agnilio
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[109]
plus lo Juif que
Ouant
Ic
Gentil, pas plus le croyant prevaricateur
ä ccux qui maintenant ne se rendent pas ä sa bonte,
A
sa force au jour du jugcment.
Vous ne surez pas que
«
ce propos,
761
quo Fange'. connaitront
ils
bienheureux apötre
le
dit
:
bonte de Dieu vous appelle d la penitence? Mais par
la
nitre endurcissement et la durfte de nitre cceur vous amassez sur raus des tresors
de colere au jour
In
just Ire de Dien, qui reudru d chacun selon ses ceuvres
qu'on appelle dans
C'est lui
Loi
la
Dieu d'Abraham
le
Dieu de Jacob, Dieu des vivants, encore quo
le
de ce Dieu
—
9. et les
la
2
»
.
Dien d'Isaac et
et le
grandeur
et la sublimite
soit inenarrable.
Or
monde
le
Anges,
et les
Dieu toüt-puissant
compose de sept cieux 3 oü habitent les Vertus, Archanges, qui reniplissent les fonctions du culte envers
et
sohl des anges; mais
se
,
auteur de toutes choses. Ce n'est pas que Dieu
ne veut pas
il
be-
ait
les laisser oisifs, inutiles et incapables.
Et c'est pour cela que Tesprit de Dieu se contente d'exercer son iniluence
au dedans;
et le
prophete
Isai'e''
enumerant sept formes de
culte, parle
Verbe au
cet Esprit qui se reposera sur le Fils de Dieu, c'est-ä-dire sur le
moment de son sur
incarnation. Et en efTet
de seience
depiete; l'Esprit
et
L
«
:
espril de sagesse et d'intelligence,
lui,
Esprit de Dieu, dit-il, se reposera
esprit
de
conseil
plus eleve, celui qui contient les autres, c'est
ciel, le
c'est celui d'intelligence
la
de force,
esprit
Or,
le
premier
sagesse;
le
second,
»
troisiemc, celui de conseil; et le quatrieme. a
le
;
et
remplira de crainte de Dieu"'.
le
de
partir d'en haut en descendant, c'est celui de force; et le cinquieme, celui de
seience; et le sixieme, celui de piete; et le septieme est, selon nous, ce firma-
ment, plein de a
donne
allume dans c'est
10.
—
candelabre ä sept branches, qui etait continuelleraent
Verbe
le
Or
En
.
1.
Tout
2.
le
Verbe
Vous ferez tout ä fait selon
le
modele que vous
la
sagesse du Pere de tous. Et ces deux (perSagesse, ont ä leur service une armee (d'es-
juifs et createur;
4-6.
— 3.
Marcion qui distinguait deux dieux
:
Tun juste
Saint Irenee
dit,
admet lui-meme sept cieux entre lesquels
dans Ade. haer.,
T,
v, 2
(
c f.
IV,
il
distribue les anges.
i,
1), rjur les
Litter.
:
« et qu'il
(le
Saint-Esprit
est
mentionne par
le
Ici,
il
Chaque categoric de
ces anges represente une des formes de culte et de vertu mentionnees par 4.
et
lautre bon et misericordieux, Dieu des chretiens. (T.
gnostiques comptaient sept cieux qu'ils identitiaicul avec leurs eons et les anges.
(T.) —
ei
et la
ceci est dirige contre
ii,
«
a etabli le culte ä l'image des cieux,
ce Dieu est glorifie par son Verbe, qui est son Fils eternel,
Dieu des
Rom.,
:
il
o
par TEsprit-Saint, qui est
strict,
eilet,
lui dit
montagne 6
In
sonnes divines),
—
le
sanetuaire.
le
pourquoi
aves vu sur
et
dans
l'ide.e
de cet Esprit qui illumine les cieux. Or Moyse en
la crainte
Isai'e,
prophete
Isai'e
xi, 2.
dans
sept formes de culte, qui se reposeront sur le Fils de Dieu, c'est-ä-dire sur le Verbe ä sa venue
omis dans
comme homme le
».
—
5. Isa'ie,
xi,
2.
Les mots
manuscrit par inadvertance du copiste.
—
6.
«
esprit de seience
Ex., x\v, 40.
»
ont ete
SAINT IRENEE.
762
appelee les Cberubins et les Söraphins
prits angeliques)
gloire a Dieu, le Pere de tous. G'est lui
dans ce monde
et
entier des lois pour quo
(jui,
chaque etre se
tint ä sa place
-- Quant ä 1'homme,
la terre la
plus
menue
A
cet eilet,
3
a la terre
.
que Ton
afin
vit
füt cree.
En
imprima sa propre ressemblance ä sa creature,
il
sur son
ä Dieu.
meme
visage, et
Un
le
monde
licu Tut
la
vie
ee soutfle vivificateur rendit
maitre de ses actes, et fut
fut cree libre et
II
donner
Dieu ä Commander ä tout ee qui serait sur
grandes creations dans
tout.
en unissant avec mesure sa force
et la plus pure, et
soullla
1'homme semblable
1'homme
saus depasser les limites
pour y etre l'image de Dieu. Afm de
l'bomme, Dieu
destine par ce
le
monde
a donne au
bien qu'elle est a l'image de Dieu. Gar l'bomme cree a ete
place sur la terre a
il
cree de ses propres mains, en prenant de
l'a
il
doivent rendre
chacun d'eux.
fixees par Dieu, et accomplit l'oeuvre prescrite ä 11.
'-'
par son Verbe, a compose
a aussi des anges. Et
y
il
qui glorifieat Dieu
',
crcatures Celestes
et eufin toutes les
par leur chant perpetuel;
munde,
110]
la terre.
De
avaient ete preparees par Dieu, avant que
donne ä riiomine, qui
pourvu de
s'y trouvait
ce lieu Dieu, createur de toutes cboses, avait place des serviteurs
ayant chacun son
oilice
Un
particulier.
administrateur etait
cbiliarque
le
gardien de ce lieu et etait place ä la tete de ses compagnons de service. Ces serviteurs ctaient des angcs; quant au chiliarque administrateur, c'etait
un
archange. 12.
ferme;
— il
Or
(Dieu)
fit
l'etablit aussi
l'bomme maitre de
la terre et
de tout ce qu'elle ren-
specialement maitre des etres qui devaient
Mais tandis que ces derniers etaient dans toute leur
servir.
le
force, le maitre, c'est-ä-
un enfant <jui devait necessairement Pour qu'il püt vivre et croitre dans la grandir pour atteindre sa perfection joie et le bien-etre, Dieu lui avait prepare la meilleure contree du monde au dire
1'homme,
etait
encore petit;
c'etait '.
point de vue de
l'air,
de
la
beaute, de la lumiere, de la nourriturc, des plantes,
des fruits et des eaux; rien ne besoins de etait
1.
beau
la vie.
et bon.
Litter.
:
«
La
bins et les Seraphins gloire...
».
—
3.
lui
manquait de ce qui convient pour
Et cet endroit se nommait
Le Verbe de Dieu
—
2.
Litter.
:
«
il
s'y rcudait tous les jours, s'y
prome-
et de la
Sagesse, s'appelle les Clieru-
tout ce dont les cieux sont
Le verbe employe dans
pas toujours melanger, meler;
Paradis
du Verbe
force de ceux-ci, ».
:i
a aussi
les
le
Paradis. Et ainsi
le
kharnidl
eette phrase,
simplement
le
composes
({uuinükiui
),
doit rendre
ne signifie
sens d'unir. Les heterodoxes
ont par trop abuse de ce mot ä cause de son imprecision. C'est ce qui a oblige les catholiques a ne plus employcr ce terme dans les discussions theologiques contre les
monophysites, 4.
puisque ces derniers n'admettaient
ipie
le
sens faux de
ce
mot.
—
L'idee qu'Adani a ete cree dans un etat d'enfance au moins spirituelle se retrouve
dans Adv. haer., IV, xxxviii, 1-4; 17. (T.)
—
5.
Comme
cf.
Clement d'Al
,
Cohortatio XI; Strom.,
III, 14,
saint Jusiin, saint Irenee attribue les theophanies äu Verbe. (T.)
DKMONSTKATION DE IA PllKDICATloN APOSTOLIQUE.
[113
nant, s'entretenant avec
l'homme des choses de
comprendre
tout ä lui faire
demeurerait avec
qu'il
l'liomme etait un eni'aat;
hommes pour
—
13.
trouvait,
Or, tandis
qu'Adam
nom
n'est /ins
//
bon que
l'homme
Mais
usage de ses facultes,
tous les animaux et
lui
un aide
vauts. Dien resolut aussi de donner «
justice.
la
e1
sedueteur.
le
Adam imposa un nom
ä chaeun; et
lui,
se promenait dans le Paradis, Dieu, qui s'y
comparaitre devant
iit
dünner im
leur enseigner
n'avail pas encore le parfait
il
aussi fut-il facilement trompe par
avant
l'avenir, et s'appliquant
habiterait et s'entretiendrait avec
qu'il
les
763
l'homme;
a
seid; faisons-lui an
soit
de
prescrivit
lui
ä chaeun des etres vialors
il
parla aiusi
aide qui lui
:
sem-
soit
un aide blable*. » Car, parmi tous les etres vivants, egal, proportionne et semblable ä Adam. Or, Dieu lui-meme envoya une extase ä
Adam
Pendormit;
et
et
Dieu voulut qu'Adam tombät dans de cette edle qu'il avait
d'Adam. A
ma
de
chair;
3
sien
cette
vue
Adam
tiree,
le
il
s'ecria
:
,
sommeil, qui auparavant n'existait pas
fit
la
et
il
reforma
femme; puis
la
l'os
vient
chair ä sa place;
la
il
maintenant
« Voici
femme, parce quelle
sera appelee
eile
l'ül
2 pour l'accomplissement de sou chef-d'o^uvre
au Paradis. Dieu prit une des cotes d'Adam ei
aueun qui
n'en etait
il
mit en presence
de mes
la chair
os,
dun homme
qui
est
le
»
.
14.
— Adam
Eve
et
rougissaient pas, car
comme
—
ils
tel est le
nom
de
la
femme
— etaient nus
Celles des enfants
'
;
ils
avait ete insuffle au
moment de
la
creation etait un soulTle de vie. Or, tant
que ce soullle conservail son intensite
et sa force,
leur esprit ä l'abri du mal. G'est pourquoi
ils
il
mettait leur pensee et
ne rougissaient point
brassaient et se prodiguaient d'innocentes caresses,
comme
— Mais afm que l'homme ne se erüt pas trop grand comme
mouvements hon-
gardaient l'integrite de leur nature, car ce qui leur
teux. G'est qu'alors
par orgueil,
ne
rien n'entrait dans leur esprit et leur intelligence
qui püt faire naitre dans l'äme des desirs mauvais et des
L5.
et ils
etaient innocents et n'avaient que des pensees pures
s'il
avec Dieu, son createur,
n'avait pas de maitre: il
le
s'em-
et
ne s'enflät point
que, dans ses rapports
afin
ne se meprit pas sur
s'ils
des enfants.
pouvoir et les franchises
qui lui avaient ete donnes, en depassant les bornes qui lui avaient ete posees, et
de peur qu'en se Uattant dans des pensees d'orgueil
il
ne se revoltät contre
Dieu, une loi lui fut donnee par Dieu, pour lui apprendre qu'il a le
Seigneur de toutes choses. Et (Dieu)
s'il
gardait les
etait,
1.
c'est-ä-dire immortel
Genese, n,
d'reuvre.
haer.,
eommandements de Dieu,
—
3.
III. ;/.
18.
—
2. Litt.
Gen., n, 13. 4.
—
;
:
4.
tandis que
«
lui traga il
une ceuvre parmi Litt.
:
«
quelques limites, afin que,
püt rester toujours dans
s'il
un maitre,
l'etat
n'y restait pas fidele,
il
les i»uvres », c'est-ä-dire
des pensees d'cnfants, enfantines
».
ou
il
devint
un
clief-
Cf.
Adv.
SAINT IRKNEE.
764
mort
sujet ä la le
precepte
radis; mais
Vous prendrez
«
:
et retournat a la terre d'ou
n'y a qu'un
il
arbres qui sunt dans
les
depend
Pa-
1p
connaissance du bien
la
et
du jour oü vous en mangerez, vous mourrez de
cur,
»
'
.
— L'homme n'observa pas ce commandement, mais
1().
et
avait ete tire. Et voici quel etait
mangerez de tous
et
spul arbre d'oü
du mal, n'y touchez point; mort
il
[112]
egare par Tange.
fut
Celui-ci, ä
l'homme avait recues de Dieu, ruine de l'homme
ä
desobeit ä Dieu
porta envie et en fut jaloux
lui
pecheur en
et le rendit
mandement de Dieu. Le chef
il
vue des nombreuses faveurs que
la
lc faisant
la
consentir ä violer le com-
du peche, ce
et l'instigateur
causa
il
;
fut
Tange par four-
chasser l'homme
berie; lui qui avait peche contre Dieu, fut frappe, et
il
du Paradis. Et parce que, suivant ses penchants,
sY>tait revolte et avait
abandonne Dieu,
mais
signifie revolte;
maudit
s'appelait
il
selon Texpression hebra'i'que, ce qui
Satan,
c'est celui-lä
meine qui
en
Puis
eile.
il
pas recu dans
du cöte du Paradis, car
Adam
chasses du Paradis,
fois
dans de nombreuses dans
afflictions
et
ravons du
soleil
le
de doute et de soutrrances, passant en ce
En
coricut et
eile
et
Tange
'dis-je,)
un second entre
les
«
:
ä la desobeissance,
qui avait ete cause de son
expulsion du Para-
freres. Car,
il
en
fit
commettre
ayant rempli Ca'in de son esprit,
rendit fratrieide. Ainsi mourut Abel, tue par son frere; et par lä
que quelques-uns seraient persecuteurs
signifie
draient homieides
;
mais que ce seraient
les
et
il
le
etait
il
oppresseurs, et devien-
mechants qui tueraient
cuteraient lesjsstes. Lä-dessus, la eolere de Dieu s'aggrava; etil arriva
Adam
l'homme
ne se contenta pas de ce premier mal.
deux
sous les
effet, c'etait
Ca'rn; et apres celui-ci eile enfanta
enfanta
rebelle qui avait entrainc
qui Tavait rendu pecheur et
(Tange,
monde
travaillait la terre, et eile produisait des epines et
qu'Adam
connut sa femme,
dis,
fit
pecheur n'est
des ronces, chätiment du peche. Alörs s'aecomplit ce qui est ecrit
Abpl*. » Mais
et le
Eve, sa femme, tomberent
douleur, les travaux et les gemissements.
la
cache et
s'etait
Paradis.
le
— Une
Tange ou Satan, qui
chassa l'homme loin de sa presence, Texila
habiter sur le chemin allant alors
17.
Dieu
est aussi appele diable. Or,
serpent, qui avait servi de suppöt au diable, et cette malediction
le
atteignit la bete elle-meme, ainsi que blotti
il
fit
et perse-
maudit
il
Cai'n,
que toute sa race, de gencration en generation, devint semblable
ä son pere. Et Dieu suscita ä
Adam
un autre
fils,
ä la place d'Abel qui avait
ete tue.
1.
Gen.,
ii,
16,
perdit lui-meme reflechi,
s'il
—
—
», c'etait
est seul sans
au complement de (homme).
17.
la
2.
II
nie
semblc qu'on ne peut pas traduire
fait. De plus, pronom personnel
dejä
le :
regime du verbe n'est
:
«
^SgTi signifie ipsum et doit se rapporler
proposition qui le precede immediatement, ä savoir
3. (,pn., in, 1.
(Satan) se
pas un pronom
ii>J>u,
ä lui
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[113
— Et
18.
le
?65
mal, se repandant et sc propageant de plus en plus, Unit par
atteindre toute la race humaine, au point qu'il ne restät plus parmi eux que
quelque rare semeuce de justice. Et en
anges ayant eu commerce avec
lieu sur la terre; des
hommes,
des enfants dos
les fdles
donneren! des enfauts qui, ä cause de leur
celles-ci leur
ordinaire, furent appeles
fils
de
la terre
femmes de lecons de malice, car et
des unions illegitimes avaient
eilet,
1 .
extra-
taille
Or, les anges firent present ä leurs
leur enseignerent les vertus des plantes
ils
des legumes, l'emploi des couleurs et
la
le l'ard,
decouverte des matieres
precieuses, la magie, les haines, les amours, les passions, les suggestious
mauvaises, les secrets de trie
propre ä ceux qui out
la
sorcellerie, toute sorte de divination et l'idolä-
monde, y repandit un torrent de mal,
—
19.
Quand
tout cela, eu penetrant dans le
:
pour
A
et ses trois
que
ainsi
lils,
dans l'arche avec tous introduire avec
hommes fut
et
lui.
cause de sa justice,
les
Et
les trois
il
comme
meme aux animaux
fut
femmes de
animaux que Dieu le lleau
monde, dechaina
cliätier le
homme,
deluge, dix siecles apres la creation du premier
qu'un seul juste, Xoe.
en s'affaiblissant.
et la justice alla
de Dieu,
justice
la
2
harne de Dieu
la
apres
20.
Noe pour
avait designes ä
les
y
destrueteur s'eiait etendu ä tout, aux
qui etaient sur la terre,
par qui la race (humaine) se multiplia de nouveau;
—
femme
lui sa
furent enfermes
ils
la
source de ces etres
Cham
conservee dans l'arche. Les trois fds de Noe etaient Sem,
hommes
nc se trouvait
il
sauve, et avec
ses fds;
le
et Japhet,
furent la souche des
ils
deluge.
le
Mais Tun d'eux tomba sous
le
coup des maledictions;
En
autres heriterent de la benediction a cause de leurs ceuvres.
les le
efl'et,
deux plus
jeune d'entre eux, appele Cham, se moqua de son pere; et ä cause de l'insulte et du mepris temoigne ä son pere, il fut condamne pour peche d'impiete, et maudit, il
et
arriva
dans
le
filiale
il
donc que toute sa race apres
peche.
Au
contraire,
Sem
lui fut
ceux qui naquirent de
et Japhet, ses freres, ä
Cham,
qu'il
par son pere Noe, etait celle-ci
lui
soit le serviteur de ses freres
breuse posterite sur
la terre;
3 !
lui
:
maudite, s'aecrut et se multiplia
cause de leur piete
envers leur pere, furent combles de benedictions. Or,
Cham, lancee contre de
les maledictions sur tous
retomber
fit
»
:
la «
malediction de
Maudit soitlefils
Ses enfants eurent une nom-
durant quatorze siecles,
eile se
developpa dans
leur pays, jusqu'au jour uü eile fut moissonnee par Dieu, qui lui
fit
subir sa
1. Cette explication de Genese, vi, 2-4, etait courante au temps d'Irenee et se retrouve 2. Ceci dans beaueoup d'anciens ecrivains. Elle remonte aux apoeryphes juifs. T.) connaitre, fait qui ont prevaricateurs les anges Ce sont juive. tradition est encore une
—
aux femmes auxquelles
ils
se sont unis, tous les secrets
de
la
coquetterie feminine, le
fard, lesartiflces detoilette, lesphiltres et les incantations d'amour. Cf. Tehtulliex, De eultu feminarum, 1, 2; II, 10; S. Cypbien, De habitu virginum, 14-17; el le Livre d'Re-
noch, eh.
viii.
PATR. OH.
l-'.i
-
(edit. F. T.
XII.
—
Martin F.
5.
,
auquel renvoie Teftullien.
T.
—3.
Gen.,
ix, 25. •' 1
SAINT IRRNER.
766
eondamnation. Car Heveens,
et les
Chananeens,
lcs
Amorrheens,
Libyens
Cham
sont de la race de
'
Cetheens, et les Pherezeens, et
et les
les
Jebuseens, et les Gergeseens, et les habi-
et les
de Sodome, de l'Arabie et de
tants
[11/,]
Phenicie, tous les Egyptiens et les
la
sur eux tomberent les maledictions qui
:
frappent longtemps les impies. 21. --
De meine que
maledietion suivit son cours, ainsi
la
Sem, le
le
premier d'entre eux,
Sem! Et Cham
Dien de
en ces termes
fut beni
sera sqn'serviteur
3
»
:
benediction
chacun selon son rang.
de
alla s'etendant sur la posterite benie, a l'egard
la
Berti soit le Seigneur,
«
:
L'eflicacite de cette benediction
se manifesta en ce que Dieu, le Seigneur de tous, devint la possession privilegiee de la piete de Sem. Cette benediction, en se developpant, arriva ä Abraham, liumble rejeton de la posterite de Sem, au dixieme siecle. Et c'est
pourquoi
Pere et
le
Dieu d'Isaac,
et le
Dieu de tous daigna s'appeler
le
Dieu de Jacob
Sem. Quant ä
se fixa la benediction de «
Que Dieu donne de
Cham
temps;
le
Seigneur
ä Japhet
l'espace
sera son serviteur
3
»
«
eilet
leur parole jusqu'aux extremites
pace
signifient la vocation des
»
Japhet habitera dans la maison de
tage des Peres
5 ,
22.
—
le fruit
de
la
Mais apres
signe et
je
:
«
Leur voix
du monde*.
meut sur
la
permit de manger de
arbres; bis de
il
Noe
hommes ne leur
Sem
»
1.
et
mots
les
dans
l'es-
l'heri-
d'ainesae. Or,
c'est
regulierement, par voie de des-
s'engagea par serment vis-ä-vis de
animaux
la
eiel
man
terre
''.
alliance, et
Et
»
et
des hommes, ä ne plus il
leur
donna im la
jene detruirai plus pur
modifia
il
la
nue l'eau
nourriture de l'homme,
viande; car depuis la creation d'Adam jiisqu'au
pas permis de manger de
la
viande.
Comme
les trois
etaient la souche de la race humaine, Dieu les benit pour qu'ils se
Le texte armenien porte
—
les droits
la terre
ne se nourrissaient que de legumes et des fruits des
etait
den.,
ix, 20.
—
partieipera ä l'heritage des
:
Sem! Et
donnerde
«
d'un nuage, l'arc apparaitra dans
le
de
multipliassent et s'aecrussent, en disanl
1.
Or, les mots
signifient (qu'il habitera)
qu'il reeoit
plissrz la terre et soyez-en les maitres.
piste.
»
ce qui renaitrait sur la terre; et
LorSque j'aurai couvert
deluge les
la voici
r/r
etendu» ä toute
s'e.st
Gentils, c'est-ä-dire l'Eglise,
deluge, Dieu
me souviendrai du serment
et lui
maison
la
benediction. le
im deluge tout
toute chair qui se
dans
vocation des Gentils, Dieu ayant
la
«
:
l'univers, et principalement vis-ä-vis des
detruire par
et
benediction de Japhet,
la
ayant recu en Jesus-Chrisl
dans l'ordre oü chacun a ete beni cendance,
Abraham que s'accumula
et (le) benisse
manifestee dans
l'a
le
c'est-ä-dire cette benediction a fleuri ä la fin des
:
etendu son appel jusqu'ä eux. En et
car ce fut sur
;
Dieu d'Abraham, et
le
:>.
«
Lydiens
»,
(Jen., ix, 21.
Peres. —
t>.
:
Croissez
«
et
Vous serez craints
multipliez-vous et
et
rem-
redoutesde tout ani-
evidemaient par suite dune erreur de co-
—
(Je/i., ix.
4.
Ps.
14,
xvm,
15.
5.
—
5.
C'est-ä-dire qu'il
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[115]
mal de les
la terre et
legumes
et les
äme
de son
animai
l'homme. Quiconque aura verse
cömpensation ; rar Dieu
Dieu, c'estle Pils, ä cela qu'il lui
mangerez point de viande avec
Et votre sang ä raus j'en
souffle).
(le Fils)
apparu ä
le
sau;/
ä
tout
sang de l'homme, son sang sera
ressemblance duquel l'homme a ete
la
est
le
demanderai compte
l'homme ä son Image*.
a fait
comme
vous serviroht de nourriture,
ciel; et ils
herbes. Seulement raus ne
(litt,
ä
et
verse en
de taut oiseau du
767
»
fait.
L'image de
Et c'est pour
des temps, pour montrer que son image
la fin
ressemble. Apres ce pacte, la race humaine issue de ces trois enfants se
multiplia; et la terre n'avait qu'une seulelevre, c'est-ä-dire
— Or
23.
hommes,
les
s'etant leves, s'eloignerent de ce pays d'Orient;
et tandis qu'ils s'avancaient
plaine de Sinnaar.
La
dans leur marche,
esperaient pouvoir s'elever jusqu'au
ils
monument
suivantes un
de briques
etait fait
ils
arriverent dans l'immensc
moyen de
ehtreprirent de bätir une tour, au
ils
une seule langue.
qui perpetuät
ciel, laissant ainsi
laquelle
aux genörations
Souvenir de leur genie. L'edifice
le
Et leur audaeieuse temerite s'accroissait
et d'asphalte.
d'hommes ayant tous la meme idee et le meme but, aidait puissamment ä realiser un dessein si bien arrete.
d'autant plus qu'aupres l'unite de
langue
les
Or, Dieu, ne voulant pas que l'ceuvre püt
etrc.
achevee,
ilivisa leur
en sorte qu'ils ne purent plus s'entendre. Et ainsi divises, possession du monde.
et prirent
Or comme
:
langue,
sc separerent
habitaient par groupes, par tribus, cha-
Ils
cun selon sa langue particuliere ferentes sur la terre.
ils
de lä tant de peuplades
trois races
de la terre et que l'une d'elles etait sous
et
de langues
d'hommes avaient coup de
le
la
dif-
pris possession
malediction, deux
avaient ete benies, et la premiere benediction fut pour Sem, dont la pos-
pays des Chaldeens.
terite habitait l'Orient et occupait le
--Et
24.
deluge,
dans
Abraham
premier pere,
temps anciens,
et
c'est-ä-dire au dixieme siecle apres le
desira savoir ce qui lui revenait de la benediction de son
du Dieu
et s'enquit
l'inclination et les
oü est Dieu,
les
comme
il
prit
en
pitie celui qui
le
moyen du Verbe, comme par un
ciel
il
et
adrcssa
lui
la
parcourait
faiblissait et s'arretait
il
par
ne
devait attendre. Et
qu'il
goüts de son Arne,
parole et lui dit
:
«
habite
la'
.
»
Et ajoutant
foi
ä la voix
il
Et quand
il
etait habitee
1.
Gen.,
fut arrive
et
dans
emmena le
rayon, et se
du
ciel
le
ix, 1-6.
—2.
Gen., xn,
1.
la
connaitre. Gar du
fit
pays que je
avec
lui
race de
te
et
de la race
möntrerai
et
alors qu'il etait dejä d'un äge
Loth,
sortit
il
iils
pays appele maintenant
par sept peuplades de
montra ä Abraham
se
mtir, qu'il avait soixante-dix ans et qu'il etait marie,
potamie avec sa femme,
comme, selon se demandant
Eloigne-toi de ton pays
de la maison de ton pere; viens et passe dans 2
monde,
dans ses reeherches, Dieu
recherchait qu'en secret;
le
le
la
de
la
Meso-
de son frere defunt. Judee, alors qu'elle
Cham, Dieu
lui
apparut encore
SAINT IRENEE.
768 et lui dit
jamais
«
:
.
Je
Et
»
'
ä
cette terre
toi
d ta posterite
ei
pour
predit que sa posterite serait errante dans
lui
il
ne serait pas
donnefai
te
[116]
la posseder
d
un pays qui
quelle y serait maltraitee, reduite aux souffrances et
le sien,
ä l'esclavage pendant quatre cents ans, et qu'au quatrieme siecle suivant,
dans
eile retournerait
la terre
promise ä Abraham, car Dieu avait condamne
cette nation qui avait reduit en servitude sa posterite. Et afin qu' Abraham
connul nuit, lc
compte,
prodigieuse fecondite et la gloire de sa race, Dieu, pendant
la lit
sortir de sa tente et lui dit
si tu peuae,
ßrmament;
astres du
les
Leve
«
:
yeux au
les
ciel,
la
regarde
cd sera ainsi de ta posterite'.
il
Et Dieu voyant qu'Abraham n'hesitait pas et croyait de toute son äme, rendit teinoignage par l'Esprit-Saint en disant dans l'Ecriture
lui
Abraham
temoignage
ce
par un signe,
tenue par
le
Et pour que
fut rendu.
donna
lui
il
fds, Isaac, selon la
Et
»
1 .
sceau de
de sa
foi
promesse de Dieu;
connue
füt
ob-
la justice qu'avait
Apres cela Sara, qui et
il
il
quand
etait incirconcis,
il
la superiorite
la circoncision,
la foi celui qui etait incirconcis
douua un
lui
impute ü justice?.
crut, et cela lui fut
»
Et
«
:
et
etait sterile,
circoncit d'apres
le
pacte que Dieu avait conclu; et Isaac engendra Jacob. Et ainsi l'antique
benediction aecordee ä
d'Abraham
echu en partage;
etait le
ä Isaac, et
Dieu d'Isaac
donnerent leur 2.").
—
Sem au commencement fut transmise ä Abraham, et d'Isäac ä Jacob, comme un heritage spirituel qui leur c'est
pourquoi Dieu fut appele
Dieu d'Abraham
lc
et
Dieu de Jacob. Et Jacob engendra douze enfants, qui
et le
nom aux douze
La famine
tribus d'Israel.
s'abattit sur toute la terre, et
arriva
il
n'y eut
qii'il
plus de vivres qu'en Egypte. Alors Jacob quitta son pays et vint avec toute
nombre de tous ces emigrants
sa famille habiter en Egypte. Et le
soixante-quinze personnes; et en quatre cents ans, atteste d'avance,
s'eleva ä six cent soixante mille.
il
accables de tribulations et csclavage. et conirne
ils
La
le
moyen de Moise
le
Tavait etaient
joug d'un
diu-
gemissaient et poussaient des cris vers Dieu,
Dieu de leurs peres Abraham, Isaac par
comme Toracle Et comme ils
de mauvais traitements sous
de
etait
et
et Jacob, ce
d'Aaron,
et
il
meine Dieu
les tira
le
d'Egypte
frappa les Egyptiens de dix plaies.
un ange exterminateur qui fit perir tous les animaux. II sauva donc la vie aux enfants d'Israel,
derniere plaie fut d'envoyer
premiers-nes,
1.
den.,
hommes
xii, 2.
—
et
Gen., xv,
2.
partie du texte de saint Paul,
mot
incirconcision,
pfeuiLTi,
5.
Rom.,
—
3.
iv,
uitpji/iuiinni_ptuj}iTi,
Gen., xv, 11.
Dans
6.
le
—
4.
C'est
anthelpadoutlüan, au lieu de justice,
artarouthian. Ce qui devrait se traduire litteralement
cision de la foi de celui qui etait
une erreur de copistc. de saint Paul,
tM
II
dans
('etat d' incirconcision
faul retablir le vrai sens de cette
iu/iii«uniiiiJfeui£
avait en vue dans ce chapitre.
evidemment
manuscrit armenien on
^uinumng' np
:
une
ici le
ujjiijiujiiil-
«
sceau de l'incircon-
».
C'est manifestement
phrase en remettant
iui1iffyi^iiuuini_pfcJifc
ici
lit
uiTiui^i,
le
terme
que samt Irenee
DEMONSTRATION DE
[117]
et
LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
revela mysterieusement la passion du Christ en ordonnant d'immöler
il
im agneau saus tache, dont
sang devait servir aux Hebreux pour oindre
le
portes de) leurs maisons et les prescrver du cliätiment. El
(les
769
Dieu divisa
ce mystere est la Passion', cause de la delivrance. Et
Rouge
mer
la
de mesures pour conduire les enfants d'Israel au
et prit toutes sortes
desert.
Quant aux Egyptiens
dans
mer,
la
nom de
le
en
epii,
poursuivant, etaient aussi entres
les
perirent tous. C'est ainsi que Dieu cbätia ceux qui avaieul
ils
maltraite injustement les enfants d'Abraham. 2(5.
—
dements
Et dans
desert Moi'se regul de Dien
le
etendu par
taut entendre ce qui est
il
le
commati-
Loi, les dix
Dieu sur des tables de
ecrits par le doigt de
de Dieu
la
Par
pierre.
Pere dans
doigl
le
Saint-Esprit",
le
et puis les preeeptes de la Loi et le droit, imposes et prescrits par lui
enfants d'Israel. Et sur l'ordre de Dieu, qu'il avait
vu sur
la terre; c'etait
le
fil
il
tabernacle selon
une image de ce qui
un tableau de
aux
modele
le
est spirituel et in-
forme de l'Eglise, ainsi que
la pro-
visible
dans
plietie
des clioses futures. Cela comprenait les vases, les autels et l'arche
oü
il
mit
le
ciel\
Et
les tables.
il
la
Aaron
etablit aussi des pretres,
et ses enfants, et
sacerdoce ä toute sa tribu; c'etaient les fds de Levi. D'ailleurs ce fut par ordre de Dieu qu'il appela d'avance tqute cette meme tribu pour il
donna
le
remplir les fouetions du eulte daus
1.
Le mot armenien
le
temple de Dieu.
11
leur
donna
la loi
ghnirk, est une traduetion trop servile, puisque ce mot
lippg,
ne signifie que les passions ou mouvements de l'äme. Le mot exaet serait ^up^uptuiig. 2. Ce passage offre de grandes difliUhartcharank, la Passion de Notre-Seigneur. « Par cultes. Je ne donne dans le texte que le mot ä mot sans modification aueune
—
:
le
doigt de Dieu
il
faut entendre ce qui est etendu par le Pere dans le Saint-Esprit, et
puis les preeeptes... 1°
celui qui
duisent
Pere
».
:
«
Le pronom demonstratif
»
Par
le
equivoque;
est
iujIi
second sens que j'adopte
et 2" ce qui. C'est ce
doigt de Dieu,
il
faut entendre
ici.
peut signifier
il
:
D'autres auteurs tra-
Saint-Esprit qui procede du
le
Cette traduetion est tres claire, et peut se reclamer de l'autorite de saint
Am-
broise et de saint Gregoire, qui appellent le Saint-Ksprit le doigt de Dieu; mais eile
ne semble guere justifiee par
le
la procession du Saint-Esprit
contexte. D'abord aueun
:
il
n'y a en
Joan., xv, 26, np p «Jojit ty«iifc), ni le
verbe
<5iffcj_,
mot propre
sieurs fois ailleurs que le
u
mot dans
ni
bu
le
la
verbe
procedere;
phrase n'exprime fyuilifej_, il
n'y a
e.vire ici
pi[ est bien continuee, le doigt
(cf.
que
le
pouvant
la metaphore non sortir ou proceder. Ensuite saint Irenee dit bien pluFils et le Saint-Esprit sont les deu.r mains de Dieu [Adv
extendere, par lequel
s'allonger, s'etendre, mais
armenien
vi, 1), mais non pas que le Saint-Esprit est le doigt que notre auteur ait ici en vue la procession du Saintdonc pas semble de Dieu. II ne Esprit. liapprochant les deux passages de saint Matthieu, xn, 28 [par /'Esprit de
haer., IV, pref., 4; IV, xx, 1; V,
Dieu) et de saint Luc,
Dieu symbolisee par
xi,
20 (par
le doigt,
le
—
3. Cf.
il
parle plutöt de la puissance de
agissant par et dans
le
Saint-Esprit. La puissance de
supra, eh.
5),
trace les preeeptes de la Loi et
Dieu, agissant avec et par sa Sagesse
du Droit mosai'que.
doigt de Dieu),
chap. 29.
(v.
SAINT IRENEE.
770
levitique
pour montrer ce que doivent etre
118
regle
et quelle
est juste
il
et
necessaire que recoivent ceux qui sont contiuuellement occupes aux fonctious
du ministere dans 27?
—
le
temple de Dieu.
Et lorsque
promise ä Abraham tribu, qu'il
les
Hebreux furent proche de
la terre
et ä sa posterite, Moise choisit
envoya explorer
le
C'est alors que Dieu revela le
ceux qui croiraient en
lui.
pays, les villes de la contree et leurs habitants.
uom
de celui qui devait etre
Moise parcourut donc
de Nave, Fun des envoyes, et
que Dieu avait
un hoinme de chaque
le
uomma
Sauveur de tous
le
les rangs, choisit
Jesus. Puis
puissance de ce uom, persuade que sous l'egide du
il
Osee,
ills
l'envoya avec toute la
nom
qu'il portait.
il
s'em-
parerait de tout. Mais lorsque ces envoyes revinrent de leur exploration et
de leurs recherches, rapportant une grappe de raisin, quelques-uns de ces
douze epouvanterent toute de tres grandes
villes,
ignorante, en disant qu'ils avaient trouve
la foule
armees de forteresses,
que
et
de ce pays
les habitants
etaient des geants, fds des enfants de la terre, de sorte qu'il leur etait im-
possible de se rendre maitres de cette contree. Lä-dessus, tout
mit ä pleurer, osant ä peine esperer que Dieu leur donnerait mettraittout ä leur pouvoir. la
Ils
de Nave,
douze, savoir Jesus, fds
peuple se
la force et
sou-
ajouterent que ce mechant pays ne valait pas
peine qu'on s'exposät ä tant de dangers pour
les
le
et
le
conquerir. Mais deux d'entre
Galeb,
ills
de Jephonia, temoins
du mal produit par ces discours, dechirerent leurs vetements, suppliant le
peuple de ne pas se laisser decourager
l'abattement, parce que Dieu
et
de ne pas livrer leurs coeurs ä
avait livre ces
parce que cette terre etait extremement
fertile.
nations entre leurs mains et
Le peuple ne se laissant pas
persuader, mais persistant dans son incredulitä, Dieu detourua et changea leur itineraire;
il
Et
comme
et
en revenir, de
les
errer dans le desert pour les eprouver et les chätier.
les espions avaient
meme
quarante ans dans le
fit
mis quarante jours pour
aller explorer le
pays
Dieu, prenant les annees pour des jours, les retint
le desert.
Et aucun de ceux qui avaient 1'äge accompli
et
plein usage de la raison, ne fut juge digne d'entrer dans cette terre ä cause
de son incredulite, ä l'exception des deux qui avaient rendu un juste temoi-
gnage ä
cot
lieritage
Jephonia, et de ceux droite de leur le desert,
promis, savoir Jesus, fds de Nave,
qui etaient encore trop petits
main gauclie. Tout
subissant peu ä peu
le
la
et
Galeb, fds de
pour distinguer leur maiu
peuple incredule perit et se consuma daus
peine de son incredulite\ Mais durant ces
quarante ans, les enfants se multiplierent ä ce point qu'ils purent combler les vides faits par •28.
dain
le
trepas de leurs peres.
— A l'expiration des quarante annees,
et, s'etant
rassemble,
il
dressa son
le
camp en
peuple arriva pres du Jourface de Jericho. La, Moise,
ayant reuni la multitude, recapitula tout ce qui etait arrive.
II
raconta les
accomplies jusqu'alors, comment
il
avait
merveilles que
Dieu avait
eleve
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION A.POSTOLIQUE.
[119]
ceux qui s'etaient de Dieu
dans
niiiltipties
dösert
Ie
legislation qui leur avait ete
imposee primitivement
—
2\).
pari de Dieu
vocation des Gentils et au
la
montagne,
cette
duiras mon peuple dans cette terre il
lit
passer
'.
»
ciel. il
lui
mourut selon
de
dit
l'ut
meurs; cur ce n'est pas toi
et
Mo'ise
peuple dans
le
i/ui
La
intro-
parole du Seigneur,
la
Salomon, son
et
— C'est
:50.
Moise ä l'image des choses Celestes lä
au Tout-Puissant
;
le
peuple
d' Abraham
cendant Tesprit
et le
ramenaient au Dieu de leurs peres, manifestation
la
comme homme
opere
la
du monde,
ä la fin des temps. lui
Or, c'est
il
il
serait fds de David, des-
au commencement aupres de son Pere,
la Constitution
en lui-meme tout ce qui
—
la chair
de
comme homme,
par une longue suite de generations; mais que selon
engendre avant toute
31.
que selon
serait Fils de Dieu, etant
il
tabernacle, qui
et spirituelles.
Xotre-Seigneur Jesus-Christ, Fils de Dieu, en disant que, sortirait" de la race de David,
bätit
prophetes qui, par l'inspiration du
annoncaient dans leurs oracles
ils
le
la
les
que Dieu envoya
Saint-Esprit, reprenaient
detruil
Ce dernier
fds.
temple en I'honneur de Dieu, en prenant pour modele
avait ete fait par
el
mit son peuple en possession de
il
oü regna David
la terre,
apres avoir subjugue.
la terre (promise), et
sept peuplades qui v habitaieut,
Jerusalem de le
Deuteronome, Iequel
eut pour successeur Jesus, fds de Nave. Celui-ci, divisaut le Jourdain,
et
les
le
Mo'ise eul termine le cours de sa vie,
Monte sur
«
:
la
de propheties relatives a Notre-Seigneur Jesus-Christ, au
quand
Et
crainte
ajoutant ä celle-lä tout
et
ce qui s'etait fait depuis. Et c'est ce qu'ou a appele
peuple d'Israel, ä
la
ä
de ses commandements, se servant pour cela de
et ä l'observation
renferme beaucoup
formet
avait
les
ei
77!
est
au
ciel et
et
manifeste ä tout l'univers
Verbe de Dieu qui devait recapituler
le
sur la terre
'.
(Verbe incarnei qui a uni l'homme a Dieu
le
communaute de
Dieu
societe entre
et
l'homme.
et qui a
pas venu
S'il n'etait
ä nous, nous n'aurions pu que d'une maniere figurative partieiper ä l'incor-
Car
ruptibilite.
invisible et eacliee ä uos yeux,
incorruptibilite, etant
ci-tte
ue nous servait de rien. Et
le
Verbe
s'est
rendu
visible, afin
de nous rendre
capables de recevoir en toutes manieres une pleine participation a l'incorruptibilite
1.
III,
Cf.
xvin,
comme
Et
'.
notre premier pere
par
Deuteron., xxxn, 48 et suiv. 1
incarnatus,
2. Litt.
:
« il
nous etions tous euve-
fleurirait ».
3. Cf.
«
Adv.Jiaer.,
:
le fait
que ce qui regarde
l'histoire sainte
aujourd'hui dans nos catechismes. (T.)
—
4.
notre traduction.
On
un substantif peut avoir sinon, si ce n'est.
«
Autre
le
ne peut traduire
:
a
la
il
»
est parle plus bas.
partieiper d'une autre fagon
sens de autre, mais avec un adverhe
fiifitrativement
question religieuse,
L'opposition entre cette
participation figurative et la pleine et entiere participation, dont justifie
—
Xon tunc coepit Filius Dei. existens semper apud I'atrem sed quando est longam hominum expositionem in seipso recapitulavit... » On remarquera
:
que saint Irenee ne resume de
comme on
—
Adam
n'a pas de sens.
il
exige
»
:
le
m^
avec
sens de
.
SAINT IRENEE.
772
loppes
enchaines dans
et-
necessaire quo fait il
le
la
mort
horame pour nous. Parce que
moyen de
l'abri
mort avait
la
de ses coups. Or,
le
etabli son
abattue par
fois
Verbe
cette chair, gräce ä laquelle
il
il
etait juste ei
par l'obeissance de celui qui s'est
füt brise
qu'une
etait juste et necessaire
sormais ä
cause de sa desobeissance,
la niort ä
joug de
120
empire sur
corps,
le
rhomme
s'est fait chair,
avait dompte,
le
corps,
fut
de-
afm que, par
enchairie et
le
subjuguc
vaincu ne füt plus en nous. Et c'est pourquoi
peche, ce peche une Notre-Seigneur a pris un corps semblable ä cdui de notre premier pere, afm de le sacrifier dans sa lutte en faveur de nos premiers parents, et de fois
le
triompher ainsi en frappes 32.
'
— Mais d'oü notre premier
la sagesse de
Dieu
et
fait pleuvoir
avant
la
2
terre
.
de celui qui, en Adam, nous avait mortellement
Adam
»
de
pere tient-il son etre
la terre vierge. «
Car
'.'
De
la
volonte et de
Dien, dit l'Ecriture, n'avait pas
creation de V komme, et Vhomtne n'avait pas travaille la
Or, Dieu prit du limon de cette terre, tandis qu'elle etait encore
vierge, et
il
en crea l'homme qui fut
la
souche du genre humain. Le Seigneur
voulant restaurer l'homme a suivi, en s'incarnant,
la
merae economic
est
II
ne d'une Vierge, par la volonte et la sagesse de Dieu, afm qu'il lut^bien 3 qu'il avait un corps semblable ä celui d'Adam, et qu'il etait bien le etabli
meme homme
dont
a ete ecrit au
33.
— Cefut ä cause d'une
fait ä
l'image et
vierge desobeissante que l'homme fut frappe,
de meme, c'est ä cause de
la
de Dieu que l'homme a ete regenere au foyer de
la
apres sa chute, devint sujet ä
et,
commencemeht, l'homme
ressemblance de Dieu.
ä la
Vierge docile ä vie
il
5 .
la parole
Cette brebis perdue que
le
la
mort
Seigneur
bas, c'etait l'homme. Et c'est pourquoi
il
'
;
est
venu chercher de nouveau
ne s'est
fait
ici-
creature que par celledä
peut dire que ce chapitre contient toute l'essence de la christologie et de la soteriologie de l'eveque de Lyon, teile qu'il l'a exposee dans YAdv. haereses : necessite 1.
On
de Flncarnation pour nous communiquer l'incorruptibilite, pour que le demon qui avait vaincu 1'homme füt vaincu par un homme, pour que l'obeissance d'un Homme-Dieu
mal de la desobeissance d'Adam. V. mon Histoiie des dogmes, I, T edit., xvi, 6; III. xvm, 1, 7; III, xix, 1; p. 262-266; et comparer Adv. haer., III, ix, 1; III, 3. Litt. : « afin que lui-meme monträt qu'il avait un 2. Gen., u, 5. V, xvii, 1. (T.) 4. Litt. : « Ce fut par le d'Adam ». Cf. Adv. haer., III, xxi, 10. celui ä semblable corps reparät
le
—
—
—
moyen
d'une vierge desobeissante que l'homme fut frappe, tomba
—
et
mourut ». Dans ce : « de meme, c est
premier membre de phrase, le mot vierge n'a pas par la Vierge qui a obei ä la parole de Dieu que l'homme. rallume par la vie, a de nouveau recouvre la vie ». Dans ce dernier membre de phrase, le mot Vierge est deterd'article.
5. Litt.
mine par l'article; il s'agit de la Vierge par excellence, de la Vierge Mere de Dieu, annoncee par les prophetes. Le mot vie, ^feu.J.ß, est repete; le premier au cas instrumental peut se rapporter ou au partieipe passe rallume, ou au verbe a recouvre; dans les deux
cas, le sens est le
meme.
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
121
meme
qui etait issue de
En
blance.
effet,
race d'Adara,
la
Christ, afin que ce qui est mortel
qu'Eve
IVit
le bois
y a
absorbe
IVit
— Et ce peche
L'uiie
;
t'ait
auquel
detruite par l'obeissance de
donne naissance
bois avait
le
du bien. Et comme
lleurir la science
du prophete
le
et
:
ne refuserai pas
« Je
aux
nies Jones 3
nieux crachats
etant attache sur le bois.
Et
bois,
le
comme
invisible est
il
(son inlluence sur
profondeur
le
et remplit le
monde) dans toute
monde
mort en presence
continue encore
il
de Dieu a ete crucifie pour tout, ayant
Fils
le
entier,
la
tout est sous l'influence de
trace ce signe de la croix sur toutes clioses. Car s'est
la
sa longucur, sa largeur, sa bauteur
Verbe de Dieu,
ear par le
;
dos auoo
visage u d'ignomi-
Verbe du Dieu tout-puissant, dont
est lui le
l'economie redemptrice, et
que celui qui
mon
man
a expie l'antique desobeissanee occasionnee par
il
repandue en nous
'
n'ai pas soustraii
soufflets, ei je
bouche
Verbe, par ce moyen, parle en ces
le
ne contredirai pas. J'ai presente
et
la
— puisque etre
Or, par l'obeissance qu'il a pratiquee jusqu'ä
»
.
Verbe parle par
le
en revelant d'avance ce qui doit s'accomplir
fsai'e,
a Dieu,
mal est de desobeir
le
bien. Voilä pourquoi
prophete, c'est annoncer l'avenir. Or,
termes
rhomme, obeissant ä introduit dans les ämes e1
a
il
eHace par
a ete
de
le Fils
du mal.
ainsi, en abolissant la science
ainsi obeir ä Dieu, c'est
et sa
le
englouti par l'immortalitö,
et
efl'acee et
IVit
de l'obeissance, sur Lequel a ete cloue
2
coups
restan^ dans
lüt
'
34.
Dieu
qu'Adam
ressem-
la
restauree en Marie, afin qu'une Vierge devenant l'avocate d'une
vierge, la desobeissanee de l'autre
en a garde toute
il
necessaire
etait juste et
il
ei
773
rendu visible amenät toutes
les
il
etait juste et necessaire
choses visibles ä participer
ä sa Croix, et c'est ainsi que sous une forme sensible son inlluence propre
dans
s'est fait sentir
les
choses visibles elles-memes. Car c'est
les hauteurs, c'est-ä-dire les cieux, c'est lui qui penetre les
lui qui illumine
profondeurs des
lieux inferieurs, lui qui parcourt la longue etendue de l'Orjent ä l'Occident, lui
Nord au Midi, appelant
qui atteint l'immense espace du
de son Pere les
1.
hommes
disperses en tous lieux
Le texte est tres expressif.
Litt.
:
«
afin
ä la connaissance
5 .
qu'une vierge devenue l'avocate d'une
vierge, eflagät et abolit la desobeissanee d'une vierge par son obeissance virginale ». Cf. \',
Ade. haer., xvn,
sible
du
4.
—
III,
xxn, 4; V, xix,
3. lsaie, l, 6.
I'ere, et
il
la
—
continue
4.
1
:
parallele d'Kve et de Marie.
Le Verbe incarne
meme
oü
developpee
—
2. Cf.
Adv. haer.,
auu. poursuit cette action invi-
exterieurement et visiblement sur tout
dans toute sa longueur, sa largeur, sa liauteur cette pensee est
coii'
;
et sa profondeur.
et expliquee. --
5.
Dans
Voir
la tin
le
monde
du chapitre
cette derniere plirase. saint
du Verbe incarne s'exerce partout en liauteur, profondeur, longueur et largeur: il insiste sur chaeun de ces termes explicitement repe« Lui qui atteint l'immense (large) espace du Nord au Midi ». Le texte litt, porte tes « Lui qui fait voile vers le Nord et vers la largeur (le vaste espace) du Midi » Irenee explique
comment
l'action
:
:
SAINT IRENEE.
77'.
— (Test (Jesus) qui
35.
122
promesse
a rempli la
par Dieu ä Abraham,
l'aite
promesse de rendre sa posferite aussi nombreuse que la aecomplie,
Christ, en effet,
braham monde,
1
,
lui
lui
«
vivra par la foi"
la
foi et
nous
Dieu
et la
sommes
en Dieu que nous
mais
justifie,
impute ä justice
lui fut
Loi que
».
puisque
justilies,
la
2
«
Ainsi
lejuste
promesse a ete
la
En effet, Abraham fut justifie De meme pour nous, ce n'est pas
la foi'.
en celui auquel ont rendu temoi-
c'est la foi
Loi et les prophetes; et cette
Verbe de Dieu qui
foi, c'est le
donne.
la
n'aurait pas de
de
cela
et
Or, ce n'est pas en vertu de
meme
promis de susciter du
1'
fin.
hemme,
rempli la promesse
a-t-il
faite ä
David. Dieu
de ses entrailles un Roi eternel, dont
fruit
Et ce Roi, c'est
le Christ, le
Fils
lui avait
la
royaute
de Dieu, qui est devenu
c'est-ä-dire qu'il a ete coneu et enfante par cette Vierge
issue de la race de David
Et c'est pourquoi
'.
promesse
la
aecomplie par
s'est
des entrailles; ce qu'il y a de particulier et d'unique relativement ä
le fruit
cette naissance, c'est et
<)
qu'A-
cette foi justifie les Gentils aussi bien
ce n'est pas la Loi qui justifie.
36. -- Et de
fils
erat
la foi
».
Loi qui nous
gnage
le
qui est ne de cette Vierge descendant d'A-
Abraham, mais en vertu de
ä
par la
moyen de
Abraham
de nous; c'est par
faite
ciel;
qui forme ceux qui croient en lui ä etre des flambeaux dans le
qui par le
brahanl. Gar
lui
du
les astres
que cet enfant
unique d'une femme, mais non
melange du sang
6 ,
afin
est le fruit de la coneeption particuliere
le
de
fruit
qu'on publiät ce
la
volonte de l'homme ni du
fait particulier,
special et unique, ä
savoir qu'il etait congu et enfante par une Vierge appartenant k la famille de
David,
Roi pour l'eternite sur
qu'il etait
n'aurait pas de
faite ä
nos peres
Dieu devint donc
Fils de
fils
et qu'il reparait l'antique
de David
et
fils
Le texte est plus explicite encore, litt. : » de race d'Abraham ». 2. Gal., in, 6; Gen., xv, (i. 1.
—
a le verbe au futur,
«
—
vivra
—
».
4. Cf.
Rom.,
desobeissance. Le
d'Abraham;
cela et a (tout) restaure en lui pour nous rendre la vie
;
le
cette Vierge dont le 3.
iv. 13.
Rom.,
—
5.
».
dont
—
le Fils etait
6. Litt.
:
la race
de David
attire notre attention sur le Fils
«
de
la famille
mais non
le fruit
de David des reins
». »,
»
;
le texte
armenien,
de cette Vierge.
Cf. les
Adv. haer.,
Litt. III,
:
s'est
de
la
Le texte armenien
in, 13.
enfante
Vierge issue de
etait
iils
Le mot compose
ne peut guere etre rendu que par ces deux mots francais a
caril a accompli
Verbe de Dieu
jihlP/iJi
au chap. 35,
que sa royaute
ainsi qu'il operait glorieusement notre salut, qu'il accomplis-
promesse
sait la
et
fin.
— C'est
37.
maison de David
la
«
:
comme «
u|imju.jjfe-
a ete coneu et
plus haut,
par cette Vierge
xix, 1; IV, xxxui, 5.
mots suivants sont synonymes; par ces De plus, le grand docteur
mots, saint Irenee proclame la virginite de la Mere de Dieu.
revient par trois fois sur ce qu'a de particulier, d'unique raecomplissement de la pro-
messe
relative ä la naissance
d'unique
qu'il a ete
temps, mais pour
coneu
du Verbe incarne. Ce Fils de David
et enfante
l'eternite. Cf.
par une Vierge
Adv. haer.,
III,
et qu'il est
xxi, 5, 6.
a ceci
de particulier,
Roi non pas pour un
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION A.POSTOLIQUE.
L23]
par la dispensalion de
cliair
faif
rendre
la vie ä
l'homme. Car (avaut
devant naltre coupables
—
38.
Vierge, afin de detruire
la
Ainsi dono Dieu
le
nous etions dans
lui)
et sujets ä la
77:.
mort
la
du pöche,
les liens
mort. plein de misericorde, nous
Pere,
eavoya
Verbe, lequel fecond en ressources est descendu poür nous sauver. manifeste ä nous aux Iieux meines oü nous avons perdu
dissipe lestenebres de notre prison
el
die
a purine" les
II
le
s'est
la vie et a brise les
dans lesquels nous etions engages. Sa hindere nous
liens
de
et
est apparue, eile a
sources de notre vie,
abolissant la mort et rompant les chaines dans lesquelles nous etions enlaces. Et en operant sa propre resurrection,
ne d'entre les morts,
il
jusqu'au plus haut des cieux, jusqu'ä
devenu lui-meme
l'homme dechu
a ressuscite en lui
il
est
la droite
de
Dieu l'avait promis par son prophete en ces termes perdue
David*
», c'est-ä-dire
et
la gloire «
:
Fa
le
premier-
fait
monter
du Pere. Ainsi
Et je releverai
In
tente
eorps quil tenait de David. Voila ce que
le
.\otre-Seigneur Jesus-Chrisl a veritablement aceompli, en operant glorieusenient notre salut
veritablement. Et
:
si
par
e'est
que son Pere nous sauve
lui
quelqu'un n'admet pas
ment admettra-l-il sa resurrection d'entre
qu'il soit
les
et
nous ressuscite
ne d'une Vierge, com-
morts? Car
il
n'y a rien d'eton-
nant, ni de merveilleux, ni d'etrange ä ce que celui qui n'a pas eu cette nais-
sance, ne soit pas ressuscite des morts
;
il
nous serait meine impossible de
parier de resurrection ä son egard; puisque Finne, l'Immortel, l'Etre exempt
de
la
naissance (temporelle) ne peut tomber sous les coups de
rait-il
avoir la
39.
mort,
—
meme donc
Si
n'est pas
il
des morts,
il
la
mort. Car
commencement comme homme, comment pour-
celui qui n'aurait pas eu de fin?
il
n'est pas ne,
il
n'est pas
mort non plus;
non plus ressuscite des morts
n'a pas triomphe de la
mort
;
et n'en a
et s'il n'est
et
s'il
n'est pas
pas ressuscite
pas detruit l'empire;
et s'il
comment pourrons-nous nous elever jusqu'ä comniencements, sommes tombes sous les coups de
n'a pas triomphe de la mort, vie,
nous
qui, des les
mort? Or, ceux qui n'admettent pas Dieu doive
le salut de
la
la
l'homme, qui ne croient pas que
les ressusciter d'entre les morts, ceux-la
meprisent aussi
la nais-
sance de Notre-Seigneur. Le Verbe de Dieu, ayant daigne se faire chair, a accepte
2
cette naissance
pour nous,
de nous preceder tous au le
Verbe
ciel.
Car
gouvernant tout
parfait,
est le premier-ne de la Vierge,
afin il
de prouvcr
la resurrection
de
la cliair et
est le tout premier-ne au conseil
et reglant tout par
homme
lui-meme sur
du Perej
la terre
;
il
juste, saint, adorateur de Dieu, bon,
agreable ä Dieu, parfait en tout, sauvant de l'enfer tous ceux qui marchent ä sa suite;
conduit ä
1.
il
est le premier-ne d'entre les morts et le principal guide qui
la vie
Arnos,
de Dieu.
ix, 11.
—^2.
Litt.
:
«
a supporte ».
SAINT [RENEE.
776
— Et
40.
c'est ainsi
que
Verbe de Dieu a
le
homme, en meine temps que
vrai
[12',]
la
preseance sur tout
admirable
le conseiller
;
Dieu
et le
car etant fort,
il
a
de uouveau appele l'homme ä jouir de l'union intime avec Dieu, aiin que, gräce
communion avec hü, nous
ä cette
annonee dans
celui qui est
la
liaut et tout-puissant, le Fils
participions ä son
Or,
incorruptibilite.
Loi par Moyse et par les proplietes du Dieu tres-
du Pere de tous
par qui tout a ete
1
,
celui
fait,
qui a parle avec Muyse, eelui-lä est venu en Judee, lui qui a ete divinement
concu par l'operation du Saint-Esprit clle-inemc de
prouve
a
la
II
Messie) annonee d'avance par les proplietes.
precursour Jean-Baptiste, dont
mer
peuple ä
le
la
la
avant-coureur
mission a ete de preparer
et
de for-
et
reeeption du Verbe de vie. Et Jean-Baptiste a declare que
Christ etait celui-lä
prit
comme
(Notre-Seigneur Jesus-Christi a eu
comme le
Vierge Marie, issue
la
race de David et d'Abraliam, c'est l'Oint de Dieu, Jesus qui
qu'il est bien (le
41.
ne de
et est
meme
sur lequel reposa d'une maniere sensible
l'Es-
-
de Dieu. Disciples de Jesus et temoins de toutes ses bonnes ceuvres et de
son enseignement, temoins de sa passion, de sa mort, de sa resurrection de son ascension au
apres sa resurrection selon lachair
ciel
fortifies par l'Esprit-Saint, furent envoyes par lui dans •
ipi'rer la
vocation des Gentils, montrer aux
arracher ä l'idolätrie, ä leurs corps par le
le
,
les apötres,
monde
le
entier pour
chemin de
la vie, les
la fornication et ä la cupulite, et purifier leurs
communique aux croyants
ämes
et
cet Esprit-Saint qu'ils avaient
ainsi les choses et etahli l'Eglise.
eux-memes recu du Seigneur, ont regle
la foi, la charite et 1'esperance,
ont realise ce qui avait ete
ils
annonee d'avance par les prophetes, la vocation des Gentils; ainsi le
et
bapteme de l'eau et de l'Esprit-Saint. Les apötres donc, apres
avoir distribue et
En repandant
hommes
11
secours de leur ministere,
fait
ils
ont, par
eclater cet effet de la misericorde de Dieu,
qui etait d'admettre les Gentils ä partieiper aux promesses faites aux Peres; ils
ont atteste qu'ä ceux qui croient ces verites, qui aiment
vivent dans la saintete,
la justice et la
qui est mort et ressuscite, Jesus-Christ, auquel selle
et le
chant
pour
la
parole de verite, ont instruit
—
Ici,
1.
Mais pour que
genitif-datif sujet de
«
2,
4. Litt.
:
«
äme sans
les
^cf.
la
a
vue des merites de celui
donne
la
royaute univer-
chap.
est
venu
supra).
».
—
celle qui voit
— 3.
royaute sur tous los Hres
2.
Ici
Litt. ».
dans
ä garder leur corps pur
souillurc
croyants se gardent
plusiiMirs traduetions sont possibles, qui ne
lkw L
uni
il
(les fideles)
conserver leur
prineipal de la phrase. J'ai adopte
,
qui
et
pouvoir de juger les vivants et les morts. Les apötres, en pre-
la resurrection et ä
42.
Seigneur
patience, le Dieu de tous aecordera la
vie eternelle par la resurrection des morts, et cela en
'
le
tels,
«
faut que l'Esprit-
changent pas, «
le Fils
(Tailleurs, le sens
du Pere de tous
»
un
partieipe passe /umn.apres sa resurrection corporelle ». -
encore se retrouve :
il
le
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[125]
Donna par Dicu' au baptöme, l'Esprit-Saint
Saint reste etroitement uni ä cux.
demeure en dans
longtemps
celui qui le recoit aussi
dans
la Saint ete,
qu'il
la justice et dans la patience.
vit
Car
de cet Esprit que les croyants ressusciteront, quand
veau uni ä Tarne
dans
et entrera
royaume de Dieu
le
la
le
moyen de
maison de Sem, selon
vörite et
la
2
Tels sont donc les
.
vocation des Gentils,
l'Eglise, et qui les fait entrer et habiter
promesse de Dieu. Dar
la
dans
c'est par la vertu
corps sera de nou-
le
fruits produits par la benediction de Japhet, c'est la
manifestee par
777
la
dans
voix des prophetes,
le
Saint-Esprit a annonce d'avance que tout cela serait ainsi, afin d'affermir la
en ceux qui adorent Dieu en verite. Car ce qui est absolument impos-
l'oi
pour ce motif pouvait provoquer
sible a notre nature et
hommes, Dieu
annoncer d'avance par
l'a fait
chose est annoncee longtemps
l'a
revelee d'avance pour notre salut
— Mais en toutes choses
43.
im
Dien
Fils de
il
premier
.
meme
que
monde, puisque le
meme 1. II
du substantif
—
»,
2. Cf.
crea ensuite
et
nom
ton
les astres
est
avant
creation du monde.
la
ici
:
sokil
le
:
meme
Heureux
«
:
In
» le
Dieu de tous, 11.
—
3.
le
Le
Seigneur
»,
Je
«
il
«
».
—
4.
Gen.,
i,
On
1.
C'est aussi ce
creation du
la
monde. KL
avant de devenir
donne
est parle
Le Fils
«
:
ehgendre avanl
avant
texte porte liüeraleinent ceci
nous a revele d'avance notre salut
»
t'ai
celui qui etait
dont
», il
tient la place
au chapitre precedent. :
« c'est
Dieu seul qui
reconnait bien dans les mots
Baresith bara Elovim ...am samen thares une partie du texte liebreu; mais on ne trop
;i
quoi correspondent les mots basan benon;
Plusieurs Peres ont vu, en la trouvent plutöt
dans
le Fils ».
dans
le
mot Baresith
qu'ils traduisent
dans
— L'absence de
traduit par le traducteur
le texte est
la
le
mot bara
«
dans
le
mais
Fils,
:
c'est
chuinlante ch dans Baresith pröuve que
armenien porlait dejä
la citation
ils
principe, dans le chef,
(en syriaque berA. fils)
Jeremie a ete mis sans doute pour David.
sait
probablement corrompu.
dans ce premier verset, une mention du
S. Irenee la trouve
autre tradition. (T.)
et lxxi, 17.
eilet,
va
il
Moi'se, qui
teuips que le
qu'un pronom dcmonstratif complement de
Rom., vni,
terre*.
», et c'est
'
oi'i
Baresit bara Elovim basan
«
ciel et
le
ont ete l'ormes en
(prophete) dit encore
n'y a
avant
prophete Jeremie en ces termes
le
du matin
Vetoile
non pas seulement au moment
ce qui, en langue armenienne, signilie
au commencement; Dieu
certifie
laut croire particulierement qu'il
II
predit, s'exprime ainsi en hebreu
l'a
benouam samenthares (etait)
Dieu seul qui nous
c'est
est juste et necessairc de croire ä la parnlc
qu'il existe
et
apparaitre au monde, mais le
la
3
de Dieu, car Dieu est veridique en tout. a
Des lors que
les prophetes.
DEMONSTRATION DE LA VERITE HKS ENSEIGNEMENTS APOSTOLIQUES.J
[II.
y
doute parmi les
d'avance et qu'elle s'accomplit finalcment teile
nous pouvons en conclure que
qu'elle a ete preditc,
le
hebraüque.
—
5.
une
le texte
Ps. cix,
:;
SAINT IRENEE.
77S
liomme'
Pour Dieu, en
»
.
vant pour nous,
nous ne
connaissions pas 2
le
pour cela que son disciple Jean, nous declarant aupres du Pere avant que
qu'il etait
toutes les creatures existent, parle Verbe etait aupres de Dien-,
et le
ment aupres de Dien;
et
demontre evidemment que
—
44.
De nouveau Moise et s'est
Mambre au
milieu dujour. Et levänt
mes dit
entretenu avec
lui et
saus lui rien n'a
Seigneur,
suit
si
au commencement, c'est bieh le
lui les
yeux
il
vraiment j'ai troiwe gräce ä
avec lequel
dome ne
ebene de
le
regarda, et voilä que trois hom-
adora,
et
Et en tout ce qui
yeux''. »
tes
il
Abraham
Seigneur
du feu de
/it
oii ils
pari du
la
du Pere qui
ciel,
Seigneur*
dans l'avenir
les
Sodome
de So-
c'est-ä-dire
»,
sur Gomorrhe du sou/'re
et
le
Fils,
Sodome
.
Abraham
Or,
le
maitre de tous,
le
lui
les
qui avait recu
le
:
et
qui
du Seigneur
prophete et
etait
choses qui devaient se passer, c'est-ä-dire
avec eux et devenir ensuite leur juge, qui est
meme
est le maitre de tout, qu'il recut le pouvoir de
une forme humaine, devait s'entretenir avec
qui, sous
celuidä
sa qualite de Seigneur, c'est de la part
contre les habitants de
meme
de Dieu,
les habitants
furent recus par Loth. Ensuite. l'Ecriture ajoute
pleuvoir du ciel sur
Abraham; en
parla ä
pour que
Et pendant qu'ils conversaient ensemble, les deux anges des-
cendirent ä Sodome, le
s'entretint, intercedant
etait le Fils
fussent pas detruits au cas oü l'on pourrait y compter au moins
dix justes.
du
Fils.
descendu aupres
est
parle avec le Seigneur, et le Seigneur s'entretient avec lui. Or, deux
il
Et
II
Verbe aupres
Et Dien lui apparut sous
«
:
Dieu
Fils de
le
etait le
»
meine qui est son
de ces trois personnages etaient des anges; mais Tun
«
Verbe
le
ete fait*.
se tenaient debout au-dessus de lui. Et s'etant prosterne en terre, :
que
lui
:
que
d'Abrabam
c'est
de Dieu,
Verbe etait Dieu. Lui etait au commence-
fait,
dit
Et
.
est le Fils
monde tut, et que c'est par ainsi « Au commencement i'tnit
par
celui qui,
du Pere, celui par qui tout a ete
qu'il
le
le
tout a ete fait
la crea-
uous est apparu. Aupara-
c'est depuis qu'il
n'etait pas, car
il
au commencement avant.
eilet, le Fils etait
du monde, mais pour nous,
tion
126
sevir
voyait
il
Fils de
Dieu
hommes, manger
du Pere, de
celui-lä
pouvoir de chätier les habitants de So-
dome. 45.
—
Jacob aussi, allant en Mesopotamie,
descendant sur une echelle jüsqu'au
En
ciel.
effet,
la
—
iinage de la croix
hommes
1.
(T.)
Dial.,
3.
Jean,
i.vi.
et
qui allait de la terre
C'est par la croix que ceux qui croient en lui montent au ciel.
et vivant
le Fils
i,
l-.'i.
—
de Dieu s'entretenant avec
au milieu d'eux. Ce n'est pas
Citation que l'on ne saurait identilier. (T.)
—
- -
en songe, montant
passion de Notre-Seigneur est notre ascension en haut. Or,
toutes ces differentes visions representent les
le vit
4.
(,en.,
xvm,
1-3.
—
— 5.
2.
(If.
le
Pere de tous,
—
le
S. Justin, Dial., lxxxviii, 8.
Gen., xi\. 24.
—
6. CT.
S. Justin,
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[127
munde ne «
Le
voit pas,
le
mon
ciel est
tröne
ce n'est pas le Createur
-
-
la terre est
et
constmires-vous et quel sera (laus
sa.main
mesure
et
le
l'empan
1
»
lui dit et
lui
encore qui, dans
vu attentivement
« J'ai
pour
je suis descendu
c'est
les
le
la terre
qui est venu
lui
Verbe de Dieu, qui ne et
buisson (ardent), parla de mon peuple qui
tribulations
delivrer*.
le
le
»
engeignanl
ä Moi'se et
en Egypte
est
C'est lui qui montait et descendait pour
des affliges, afin de nous delivrer de
le salut
:
choses de Dien'.
les
— C'est
:
qui tient
ni celui «
genre humain, predisant ce qui devaif arriver
quittait pas le
46.
»
non, ce n'est pas
:
en ce coin de terre parier avec Abraham,
aux honimes
l'univers qui disait
l'escabeau de mes pieds. Quelle maison me
Heu de mon repos'?
ciel a
le
tlc
779
domination des Egyptiens,
la
c'est-ä-dire de toute idolätrie et impiete, afin de
nous sauver de
mer He-nge,
la
nous preserver des diseordes sanglantes des Gentils et du scandale amer de leurs blasphemes. Le Verbe de Dieu preludait ainsi et c'est-ä-dire de
s'habituait en quelque sorte ä nos usages
'
:
c'est qu'alors
nous montrait
il
d'avance en figure ce qui devait arriver; et voiei maintenant qu'en realite
nous a delivres du cruel esclavage des Gentils dans
le
desert im ileuve d'eau du rocher, et
rocher c'est
couler douze sources, ä savoir la doetrine des douze
ne veulent pas croire en
lui
abondamment
et a fait jaillir
le
lui.
Et
Quant
desert.
le
a fait
il
ceux qui
apütres''. Et
s'epuiseront et periront dans
il
ä ceux qui ont cru en lui et se sont faits enfants en malice, ceux-lä
les a
il
admis a l'heritage des Peres; mais ce n'est pas Moi'se qui entre en partieipation de cet heritage et qui en fait le partage, c'est Jesus qui nous delivre
d'Amalec par l'extension de ses bras (sur
eleve au
la croix),
nous mene
nous
et
rovaume de son Pere.
47. — Or,
le
Pere est Seigneur,
et le Fils est
et le Fils est Dieu; car celui qui est
Seigneur. Le Pere est Dieu,
ne de Dieu est Dieu. Ainsi donc, par
l'essence merae et la nature de son etre, on demontre qu'il n'v a qu'un seul
Dieu, quoique d'apres l'economie de notre redemption, et
un Pere. Puisque
le
il
y
ait
un
et
Fils
Pere de tous est invisible et inaccessible aux etres
pour ceux qui doivent s'approcher de Dieu, recevoir, par le nioyen du Fils, la gräce d'etre presentes au Pere. Et plus manifestcmenl « Ton encore et plus clairement, David dit ä propos du Pere et du Fils tröne, 6 Dieu, est etabli pour les siecles des siecles. Tu as atme la justice et hat crees,
il
faut,
:
l'iniquite. tes
compagnons
c'est-ä-dire
1.
—
4.
pourquoi Dien
C'est 1
.
»
le
8.
—
le Fils doit
preference a
(/'•
recevoir du Pere,
tröne eternel du ciel et etre sacre de l'huile d'onc-
—
Jsaie, lvi, 1; Act., vu, 49. 7,
d'une huile d'allegresse,
Puisqu'il est Dieu, en effet,
de Dieu,
E.vode, in,
oint
t'a
5.
Cf.
pas probable que l'auteur vise
2. Isaie, xl,
t2.
—
3.
Cf. S. Justin,
Tehtulliex, Adv. Marcion.,
ici
le livre
II,
qui portc ce titre. (T.)
27.
—
'!'.
7.
DiaL,
— Ps.
6.
lx, 2. II
n'est
xi.iv. 7.
.s
SAINT [KENEE.
780
que ses compagnons. L'huile de l'onction,
tion, bien plus
pandu sur
[128]
lui;
compagnons, ce sont
ses
et
apötres et tous ceux qui recoivent
c'est l'Esprit re-
prophetes, les justes, les
les
ä son royaume, c'est-ä-
la participation
dire ses disciplrs'.
— Et David
48. ä
ma
encore
dit
Le Seigneur
que je fasse de
droite, jusqu'ä ce
gneur fera sortir' deSion ennemis. Je suis avec
«
:
mon Seigneur
u
ennemis l'escabeau de
tes
sceptre de la force; et suis
le
au commencement au jour de
toi
jurr
et
ne s'en repentira pas
il
chisedech,
le
et
Seigneur
sur la terre.
lu tele de plusieurs il
3
relevera lu töte
mier avant toutes choses,
jugement sur tous
torrent dans
le
il
'
chemin;
le
maitre des Gentils
relevera In tele »,
il
de son ahaissement
et
il
il
ecrasera
il
c'est
pourquoi
exerce son
et qu'il
maintenant
et sur les rois, qui le ha'issent
pourquoi
c'est
et
Christ est le pre-
le
declare qu'il est immortel. Et quand
chemin;
nite qui, ä raison
cadavres
nommant
car tels sont ses ennemis. Et en le
;
l'a
selon Vordre de Mel-
que
a prouve
il
Le Seigneur
sein.
les
boira au torrent sur
qu'il est le
hommes
les
nom
eternel de Dieu,
II
tes
splendeur
lu
au jour de sa colere;
brise les rois
amoncellera
il
Et par ces paroles
»
.
persecutent son
nations;
les
dans
tu force
man
pour toujours
es pritre
est ä lu droite. II a
parmi
exercera son jugement
Tu
:
Le Sei-
tes pieds.
maitre au milieude
le
des saints; avani l'etoile du matin, je t'ai engendre de
Assieds-toi
:
dit
il
:
et
pretre
« // a
Im au
huma-
parle de sön
de ses luuniliations, jouira d'une ele-
vation glorieuse. 49. ü
— A son
mon Oint
devant lui le roi
le
les
tour, le prophete Isafe a dit
Seigneur, quej'ai pris par
nations
7
'.
»
Comment
est-il
Dieu
du
Fils, et sa
estne de Dieu est Dieu). Cf. Adv. haer.,
Fils,
Noet.,
— L'
III, vi, 1.
15).
i,
3, 18,
doiventetre attribueesau Fils parle
meme,
— C'etait, d'ailleurs, une opinion
opinion fondee sur Jean,
du Pere qui
oint,
retrouve exaetement la
«
du
(v.
que
le
le
ps
.
,;|
X
.
la
—
Christ)
(le
:
Pere au Fils
dogmes,
Fils qui est oint, et
meme
idee,
humaine)
(cf.
Pere ne se montre pas,
Hist. des
le
Pere [Celui qui
la dislinction
du
»
l'crc
le nier,
Hippolyte. Contra
S.
courante aux deuxieme et troisieme siecles,
Adv. haer.,
et
que
I,
p. 252, 253). —
xvm,
»
On
3
:
«
les
theophanies
Plusloin, S. Irenee
du Saint-Esprit qui III,
doctrine n'est pas douteusc, 1'ont employe apres 3.
et
economie de notro redemption
est l'onction
:
on
Et unxit quidem Pater,
a parfois conclu, de ce dernier
terme, que S. Irenee niaitla personnalite du Saint-Esprit, mais ä
exaetement
que
dit
Dieu
auteur n'apas l'intention de
et notre
unetus est vero Filius, in Spiritu qui est unetio.
l.i
Fils de
le
communaule de nature avec
mais cette distinetion existait dejä
oppose, dans la creation
puisqu'il
appele
et roi de tous; voiei ses paroles
a bien encore accentue (par l'union au Fils de la nature
du
Seigneur
le
pour reduire d l'obeissance
nettete et la force avec lesquelles S. Irenee affirme dans ce
la
chapitre la pleine divinite
et
Ainsi parle Die~u
dfoite
hommes? David
des Gentils, c'est-ä-dire de tous les
On remarquera
«
:
main
Christ
le
est appele et est (reellement) Fils de
1.
In
lui. (T.)
tort. 2.
Bien des Peres, dont Litter.
:
«
enverra
».
K Allusion aux persecutions, qui ne saurait servir toutefois a dater
'
Demonstration. (T.)
—
5. Isa'ie,
xlv,
1.
DEMONSTRATION OK LA PRJJDICATION A.POSTOUQ1
[129] «
m
Le Seigneur
a dit
Tu
:
mon
es
moi
Fils,
engendre aujourd hui. De-
je t'ai
mande-moi
et je te
la tcrre'
Cesparoles ne s'adressent pas ä David qui
.
donnerailes nations en heritage
Punivers, et n'a regne qne sur les Juifs.
tils, ni
faite
»
pour domaine
et
lui-meme dit
reconnait pour son Seigneur, quand
le
mon Seigneur
(i
Car
cite plus haut.
Assieds-toi d
que
dit
il
:
nous avons vu precedemment dans
mon Oint
dont voici
Isafe,
meine promesse de
la
que nous avons
les paroles
royaute qui est
la
Le Sei-
«
:
(Test ce que, du reste,
le Fils.
Seigneur... pour reduire d l'obeissance devant lui
le
eilet, c'est
ma
droite » et le reste
Pere parle avee
le
David
Fils de Dieu.
s'exprime ainsi
il
:
Dieu
«
nations
les
que ce n'est
laut convenir
II
David,
ni
meme :
«
Le
aueun des autres
ni
Phomme
prophetes qui parle de lui-meme; car ce n'est pas
En
»
.
par les deux pro-
faite
personne, je veux dire au Christ, Fils de Dieu. David s'exprime ainsi dit. »
dit ä
2
phetes; par consequent, les paroles de Dieu s'adressent ä une seule et
Seigneur m'a
Gen-
ni los
evident que la promesse
au Christ de regner sur tout l'univers se rapporte au
gneur
confins de
les
na gouverne
esl
11
7S1
E.
qui prophetise,
c'est
PEsprit de Dieu qui, par l'intermediaire des prophetes, revet la figure
et la
forme du personnage en question,
nom du
tantöt au 50.
—
Or
le
Christ dit avec beaueoup d'ä-propos, par
que son Pere
vid,
et parle tantöt au
a parle et tres
lui
honörablement
qu'un, voici ce qu'on
d
m'a
dans
lit
ramener d
ma
mon Dieu
sera
serviteur,
pour relerer
force.
Isa'ie
ma
cree des le sein (de
lui Jacob, el de
:
«
Et maintenant
Et
il
a
qu'aux extremites de
— Or
le
il
que
ilil
:
Ce sera grand pour de Jacob
Seigneur de tous
En
nommes
1.
Ps.
les
effet, le
pere Jacob, qui
homme
le
le
ii,
7, ()R.
!">.
—
— T.
en taut
Seigneur, appele
et
mon
Israel disperse. Et
creer
du
(il
et le
lui et
pour
le
salut jus-
de ce qu'avant sa
faut conclure)
qu'il doit tirer
que
(le
Fils
son origine des
sein (d'une Vierge), c'est-ä-dire
de PEsprit de Dieu.
hommes
II
s'cnsuit enfin qu'il est le
sauveur de ceux qui croient en
lui, Juifs e1
peuple juif est en languc hebraique appele Israel de son
premier
tut
appele Israel; et tous les (autres)
Gentils. Et le Fils prend le
P VTlt.
le
toi d'itre
afin que tu sois
manifeste aux hommes. Ensuite
qu'il naitra (par Poperation)
autres.
et
devant
ramener
et
Pere s'entretient avec
que Dieu meine doit
et
Seigneur parle ainsi,
»
le
de Dieu) sera certainement
hommes,
le
tout d'abord est marquee la preexistence du Fils de Dieu.
ici
Elle resulte de ce fait
naissance,
terre*.
pour neu eiter
mere) pour itre son serviteur, afin de ramener
et retablir les tribus
la
bouche de Da-
la
lui; et
lui Israel. Et j'ai ete honore
je t'ai etabli pour etre la lumiere des nations,
51.
Christ et
et (le Christ) dit aussi
;
par les prophetes les autres choses qui se rapportent ä
lui qui
nom du
Pere.
2. Isa'ie, XII.
—
F.
xlv, ").
1.
—
nom
.'i.
hommes
sont
de serviteur du Pere, ä cause de son
Isaie, xlix, 5,
(>.
SAINT 1RENEE.
782
[130]
meme
cliez
Dien qui
etait
obeissance ä son Pere; cur tout cnfant est serviteur de son pere,
hommes.
les
-- Puis voiei cc qu'attestent
52.
les Ecritures
avec son Pere avant tout l'univers, c'est
Sans cesser d'etre aupres
Christ.
le
Fils de
lc
:
hommes;
Christ s'est de plus rapproche, s'est Joint et uni aux
du Pere,
le
est le roi
de tout l'univers, puisque
dominalion,
et
est le
il
le
il
Pere a mis tout ce qui existe sous sa
sauveur de ceux qui croient en
impossiblc
lui. II est
de citer tous les textes que Ton pourrait apporter ä l'appui de cette these;
mais par
semblables,
tu crois au Christ
si
telligence pour
sance;
homme
autres qui leur sont
les
ä Dieu la sagesse et
aupres du Pere, devait
etait
rhumaine nais-
et subir la condition de
devait naitre d'une Vierge et vivre au milieu des
il
l'in-
a ete dit par les prophetes.
Verbe du Pere,
qui, etant le
encore s'incarner, se faire
demandes
et si tu
comprendre tout ce qui
— Le Christ
53.
tu entendras facilement
les textes cites
hommes, son
incar-
nation etant l'oeuvre du Pere de tous; c'est lä ce qu'Isaie annonce en ces
termes
« C'est
:
Vierge cöncevra
beurre
pourquoi et
le
Seigneur lui-ineme
enfantera un
jil
choisir le bien'
veritablement
1 .
»
mal,
le
imposera un nom; car
portera un double
il
les oeuvres qu'il doit aecomplir.
moyen le Pere comme homme, il a son
nom
En
:
3
il
il
donateur des biens ä venir
1.
il
croiront en
noms
la
:
haie, vn, 14-10.
et
maux
coutume
-
un enpour
le
serviront a exprimer
et
que par
qu'ä son avenement
Dieu
—
—
:
«
L'Esprit »
Et
et
de
la
mort, et parce qu'il
du salut eternel pour ceux qui, venant
2.
avec nous;
<>u
bien
4.
si
le
Quant an möt Emma-
mot
avait ete dit par
L'armenien porte Sn^niJß^ti, molorouthioun
haie,
i.xi,
1.
le
(c'est-ä-dire
mot um[npnLpfiLii ou il n'v a que deux lettres de chances deux caracteres. — 3. Litt. : « a
contexte rend inadmissible. Je propose
gees; un copiste distrait a pu facilement conl'ondre ».
qu'il sera
cause du salut de ceux que, de son temps,
sovor'outhion (coutume), qui repond au contexte, et
choses
mal pour
le
bouche d'Isaie
C'est donc pour cela qu'il est le Sauveur.
se traduit
liiutes
bien;
lui.
erreur, egarement), que le
vrne
le
m'a oint pour prücher aux pauvres\
a Ini-meme delivres de toutes sortes de
nuel,
choisit
est appele Christ, parce
lui-meme ä son propre sujet par
il
—
il
ete oint par Dieu et par l'Esprit de son Pere. C'est d'ail-
est Sauveur, parce qu'il est la
lui,
c'est la
toutes choses,
il
.")4.
mangera du
en liebreu Messie signifie Christ, et
eilet,
a oint et sanetifie
de Dien est sur moi, c'est pourquoi
apres
II
desapprouve
mangera,
en armenien Jesus veut dire Sauveur; et ces deux
leurs ce qu'il dit
mal,
le
il
l'insinue en disant qu'il
il
et de plus qu'on lui
est le
Emmanuel.
uous l'appellerez
Inen un
Voiei que la
Qu'il doive naitre d'une Vierge, ill'aflirme; qu'il doive etre
homme,
nouveau-ne. Et
le
:
donnera un signe
du miel; nennt de connattre ou de distinguer
et
car nennt que Venfant connaisse
l'ant
et
.
te
le
:
DEMONSTRATION DE LA PREDICVTION AI'OSTOLIQUE
L31]
prophete sous
la
forme de souhah
meme
l'accomplissement que
dit Isaie,
avec nous;
Vierge concevra
In
comme
et,
qui en resultera, ä savoir que
de sa naissan.ee, travail
möme
le
avant de subir
et
«
leuse et inconcevable par
Un
«
:
fils
nous
Conseiller admirable,
_
55.
il
l'appelle
conseil que le Pere
mier
livre
fait
".
tout en
commun
de Mo'ise, qui a pour
Voilä,
«
ajoute ce
'irr en
Avant d
<-
:
propos
ä
meme
Le
ete donne,
prophete
on
et
dil
nomme
l'a
lr
»
admirable Conseiller
«
I
a ete delivree et eile a
eile
Vierge.
la
un enfant nous a
Dieu fort
le
e
("est ainsi qu'il revele sa naissance miraeu-
»
n< : et
est
il
encore
Ei
».
dans un autre endroit
dit
moyen de
le
evenemept,
cel
douleurs de l'enfantement,
les
er cas, c
lequel, 6tan1 Dieu, sera
fils »,
Dieu sera avec nous
prophete
mis au monde im enfant male*.
encore
cnfantera un
et
d'admiration devant
saisi
En
auec nous!
soit
manifestation du regne evangeTique.
la
c(
Que Dieu
:
»,
avec
J .
»
En
comme
lui,
titre la Genese
a untre Image et ä notre ressemblance
d'abord du Pere. G'est par son
Et.
«
:
Dieu
eilet, le
est dit
il
dit
:
dans
le pre-
Faisons V komme
Pere apparait
aupres
ici
appele l'admirable conseiller du Pere. Mais il sans est aussi notre conseiller, demeurant avec nous, nous donnant des avis, il •>. Et Dien le fort nous faire violence comme Dieu, lui qui cependant est «
du
des lors que
Fils,
le Fils est
nous exhorte ä chasser miere
(les
tenebres
l'ignorance et a recevoir
de)
la lu-
ä nous ecarter de l'erreur et ä venir ä la verite, ä repousser la cor-
',
ruption et ä acquerir I'incorruptibilite.
_ Isafe
56.
enfant nous
nouveau paix
le
le Fils
eternel.
et
Et
mit voulu etre consumes par
ils
nous a ete donne;
le
royaume
est
etendu
trdne de David
fem arriver au
droit et la justice des
le
Quant ä ces paroles
tout ce quils ont :
sur lui! Son
«
:
Ils
Le prophete
Que n'avons-nous
paix
et sa
na
et
ete brüles par le
lui et
et
pas de
toujours
il s .
de
/in.
Vaffer»
Don
et qu'il doit etre appele
ont voulu etre consumes par
le dit,
Cur un
les chefs,
u In royaute;
et
maintenant
ceux qui ne croient pas en
fait.
le [en.
pouvoir a ete pose sur ses epaules
le
de Dieu doit naitre (comme homme)
elles s'adressent ä
ment
fils
par
fortifiera
que
suit
roi
et salut
Dieu des armecs)
miraet il
un
et
:
appele l'Ange du grand ronseil. Cur fetablirai In paioo avec
et il est
(Ij-
ne
est
encore
dit
qui ont
fait
lr
feit
contre
»,
lui
parce qu'ils declareront au jugefeu avant la naissance du Fils de
Dieu, plutöt que de ne pas croire ä sa naissance! Car pour ceux qui sont morts avant Tavenement du Christ, il y a espoir qu'ä leur resurrection au
iugement
ils
ceux-lä du moins qui, tout en
arriveront au salut,
Dieu, sont morts dans la justice et ont recu interieurement
1
craignaut
Esprit de Dieu,
prophetes et les justes. Quant ä ceux qui, apres Tavenement du Christ, n'ont pas cru en lui, leur chätiment au jour du juge-
comme
1.
—
les patriarches,
Isaie, lxvi, 7.
4. Litt.
:
« la
—
2.
les
Isaie, ix.
connaissance,
le
.3.
savoir
—3. ».
—
Gen., .">.
i,
27. Cf.
Is
0',
7.
PsEUDO-BAitNAiiE, vi, 12.
a
SAINT IRENEE.
784 1
ment sera inexorable
En
effet cette croix
pour nous ä cause de
du Pere,
— D'apres
57.
marque,
lui, eile
qu'il
de Dieu devait naitre
et
la croix,
dit-il,
sur laquellc
un opprobre pour
il
a eu les
lui et aussi
sa puissanee, c'est-ä-dire quelle
propliete dit
le
nous a
cela, les
Celui dont la puissanee est sur
«
:
qui etait et est
son royaume. Et
est le signe de
c'est-ä-dire
Quant ä ces mots
une figure pour indiquer
ses ipaules », c'est
bras cloues.
.
[132]
«
:
l'Ange du grand ebnseil
prophetes ont donc predit clairement que
comment
Fils
le
devait naitre et se montrer le Christ.
il
»,
connaitre.
fait
ont annonce aussi d'avance dans quel pays et de quelle famille
il
Ils
devait naitre.
Voiei des paroles que Moise met sur les levres de ces prophetes, dans la Genese
Le prince ne sortira pas de Jttda
«
:
et,
le
chef ne sera pas enleve de sa race
jusqu'ä ce que vienne Celui qui doit etre envoye. Et
quand
2
grappe
vetement dans
lavera son
il
nom;
tirent leur
et
so»
manteau dans
le
sang de
la
l'ancetre des Juifs, etait fds de Jacob, et c'est de lui qu'ils
» .luda,
.
vin
le
l'espoir des nations,
sera
il
et ils
n'ont pas
manque de
chef, ni de guide jusqu'ä l'ave-
nement du Christ. Mais ä partir de son avenement, des guerriers habiles au carquois prirent les armes et le pays des Juifs fut soumis ä la domination des Romains lier.
lave sa robe dans le vin et son
comme fies,
la
en tant que nation ni chef, ni roi particu-
et ils n'eurent plus
venu celui ä qui appartient
etait
II
;
le
manteau dans
royaume des le
sang de
la
cieux, celui qui
a
grappe. Et sa robe,
aussi son manteau, ce sont ceux qui croient en lui, ceux qu'il a puri-
quand
il
nous a sauves par son sang. Et son sang est appele
grappe; car de meine que
mais par Dieu qui
sang que
le
le
sang de
la
grappe n'est pas
fabrique afln de rejouir ceux qui
Christ a recu dans son incar nation ne
le
mais de Dieu qui
l'a
le
fait
la
sang de
boivent; ainsi
le
vient pas de l'homme,
forme. Le.Seigneur lui-meme a donne
Vierge, c'est-ä-dire celui qui est ne de
le
par l'homme,
le
signe
3
de
la
Vierge, l'Emmanuel qui rejouit ceux
qui le boivent, ä savoir ceux qui reeoivent son Esprit, joie eternelle. C'est
pourquoi
est l'attente des Gentils, de
il
esperons que c'est 58.
sclon la
mic.
de
encore
Juda descendra du
effet
roi, c'est
un astre que
(le
se
«
Vn
astre sortira
de Jacob
et
un chef s 'elever
Litt.
:
«
ciel
pour subir
montre dans
le ciel.
la
Et
si le
propliete parle de chef,
aux Mages, qui habitaient l'Orient. Cette apparition
est inexorable ».
—
2.
Gen., xux, 10, 11. Cf. Adv. haer., IV,
3.
Allusion manifeste ä la prophetie d'Isaie; vn, 11, 14.
le
regne de Dieu.
—
dispensation de cette econo-
Christ) est le roi de tous ceux qui sont sauves. Or, ä sa
nativite, l'astre apparut
1.
:
nous
»
et de
En
lui qui retablira le
dit
lui; car
'.
Ce qui prouve avec evidence que l'economie de cet avenement chäir aura Heu che/ les Juifs, comme aussi que celui qui doit naitre de
d' Israel*.
Jacob
Moise
-
ceux qui esperent en
royaume
5.
Nomb.,
xxiv, 17.
—
4. «
I^e
royaume
»
x, 2.
-
de Dieu.
DEMONSTRATION DE
[133
leur
esperer que
fit
I.A
PREDICATION APOSTOLIQUE
Christ etait ne et
le
785
vinrent en Judee, guidös par cette
ils
etoile; ils la suivirent jusqu'ä ce qu'olle arrivät ä
Bethleem, oü
Christ etait
lc
ne, et eile penetra dans la maison oü se trouvait l'enfant eaveloppe de langes. L'etoile vint se reposer sur sa tete, le
Christ
—
o9.
Isafe s
tronc de Jesse
sur
expnme encore
connaissance
et
an
petit ei
Lu
le
hup
il
lu terre.
d'un soufjße de ses levres
et
mettra sa main sur
aueun mal. Et en cejour-la pour gouverner
les
tion sera glorieuse
cello qui est
d'Abraham
de
le
le
et
le
leopard avec
meine de
la
I!
du
ne jugera point
opinions; mais
les
Et
il
frappera
rendra
il
d'une
la terre
ceinture de ses reins. Et
le
chevreau,
petit enfant {iru)
trou des petits de lu
le
vipere,
Jesse apparaitra et
la
Par ces paroles,
»
.
et
sur ils
veau
et le le
et le
trau de lu
ne lui feront
celui qui en sortira
Isai'e
annonce que
le
Christ naitra de
race de David et d'Abraham. Car Jesse etait descendant
de David;
rameau. Et
Vierge qui coneut
la
bäton est
le
le
Christ etait de cette race.
pour cela que Moi'se
e'est
II
vertu de l'Esprit-Saint,
la
verge
se servait d'une
est aussi d'autres peuples
signe du pouvoir. Par la fleur, Isafe entend
du Christ, qui a pousse par dit
sortira
fera perir l'homme blasphema-
(d'un bäton) pour montrer sa puissance ä Pharaon.
pour qui
rameau
nutions, sera Celui en qui les nations espereront et sa resurrec2
et pere
donc
eile fut
il
remplira.
justice cciiulra ses flaues et lu eerite sera lu
sera nourri aeee l'agneau,
et
!<
ne reprimandera pointd'apres
Hon mahgeront du fourrage ensemble. Et im vipere
Ihi
«
:
d'intelligence, Esprit de conse.il et de force, Espril de
et
uura pitie des humbles de
il
parole de sa bouche, teur.
plus expliciteraent
depiete; l'Esprit de crainte de Dien
selon les apparences, et justice
Fils de Dieu,
le
une /leur s'epanouira de sa raeine. Et VEspvit de Dieu reposera
et
Esprit de sagesse
lui,
pour montrer aux Mages
'.
chair
la
comme nous
l'avons
precedemment. 60.
— Quant ä ces
reprimandera point selon pitie des
humbles de
sa divinite. Car
il
mots les
«
:
//
ne jugera /mint selon
opinions: mais
semble
la terre », il
il
les
apparences
rendra justice au petit
qu'ils etablissent et
et
et il
il
ne
aura
demontrent plutöt
n'appartient qu'ä Dieu de juger sans faire aeeeption de
personne, sans se laisser corrompre, sans faiblesse pour les grands, en ren-
dant justice aux humbles en toute egalite et equite d'apres les regles de sa
supreme
et
souveraine justice; car Dieu ne subit l'influence de personne et
n'obeit qu'ä ce qui est juste.
«
Exercer
la
mise'ricorde », c'est aussi le
de Dieu, de celui qui, par sa misericorde, peut procurer la
terre d'une simple parole, et
fait perir
il
1.
:
«
La
Et
«
il
frappe
fait
toutes choses. Par ces
justice ceindra ses flaues, et la eerite sera lu ceinture de ses reins
Saint Irenee parait
l'etoile
salut.
l'impie d'une seule parole », cela
encore n'appartient qu'ä Dieu, qui d'une parole a
mots
le
propre
suivre
apparut ä Bethleem. (T.)
—
ici 2.
une tradition particuliere sur lsaie, xi, 1-10.
la
»,
maniere dont
SAINT IRENEE,
786 le
prophete indique
la
J134J
forme humaine du Christ d'apres l'aspect exterieur,
et
aussi sa vraie et souveraine justice.
—
61.
Quant
ä la concorde, l'union et la paix qui doivent regner entre
des elres etrangers les uns aux autres,
naturelleinent opposes et ennemis
e\
entre eux, los presbytres croient que cela aura reellement Heu ä l'avenement
du Christ, quand son regne sera pleinement etabli sur tout
et partout.
Le pro-
phete se sert d'un Symbole, pour insinuer qu'un ensemble de peuples et de nations aux mceurs contraires et opposees vivront cependant dans la paix
du Christ. L'assemblee des justes
comparee ä un troupeau de faons,
est
d'agneaux, de chevreaux avec de petits enfants, oü nul ne
devimdronl
sonne. (Ainsi
paisibles et doux)
etaient par cupidite pareils ä des betes fauves
hommes
des
dangereuses que
ainsi en sera-t-il des
;
qui
auparavant
aux mceurs sauvages, au point
de ressembler ä des loups ou ä des lions qui devorent entre egaux une guerre acharneo
de mal ä per-
fait
les faibles et se fönt
femmes naguere plus
capables de verser des poisons
les aspics et les viperes,
mortels ä ceux qu'elles aimaient et de les immoler ä leur Jalousie. Et ces
hommes et, \
par
femmes reunis en mon nom
et ces
la
revetiront des mceurs pacifiques
gräce de Dieu, se depouilleront de leur naturel barbare et sauvage.
dilä bien ee qui est arrive;
car ceux qui auparavant etaient
commettaient toutes sortes d'iniquites, une
qu'ils
Christ,
ils
ont crü en lui;
et,
croyant en
lui, ils
si
fois qu'ils ont
denatures
connu
pratiquer tout ce qu'il y a de plus excellent dans la justice; tant est grand
changement qu'opere croient en lui
cera son
'
Et
!
la foi
c'est-ä-dire
Gentils.
que Ton confessät
Apres quoi
une
le
C'est
En
que
et
prophete declare
gloire.
le
en Jesus-Christ Fils de Dieu, dans ceux qui
prophete ajoute qu'une
pouvoir sur les
ressusciter, afin lloi.
le
le
ont ete changes au point de
:
fois ressuscite, le Christ exer-
qu'en
effet,
devait mourir et
il
l'on crüt qu'il est Fils de
depuis qu'il est ressuscite,
efTet,
Dieu
et
Et sa resurrection sera im honneut »,
«
il
a ete glorilie
coiinne Dieu.
— Le prophete
6"2.
qui etait tombee
2
»,
dit
encore
:
Et
«
en ce jour je releverai
c'est-ä-dire le corps
du Christ,
de David, coinme nous l'avons dit plus haut; qu'apres sa mort, tente.
le
la
tonte de David,
celui qui tir» son origine
c'est
evidemment declarer
Christ ressuscitera d'entre les morts; son corps est appele
Tous ces temoignages de
l'Ecriture etablissent donc que le Christ qui,
selon la chair, doit etre de la race de David, sera
le Fils
de Dieu, qu'apres
Comparer Tinterpretation de ce raeme passage d'Isa'ie que donne l'auteur dans VAdv. haeres., V, xxxm, 4. Dans ce dernier endroit il accorde la preference ä Inter1.
pretation litterale (celle des presbytres) Mm'is,
contradiction. Saint Irenee (T.)
;
ici,
il
s'etend plutöt sur le sens allegorique.
contrairemcnl ä ce qu'affirme M. Harnack dans son edition,
—
2.
Arnos,
ix.
ll.
ne nie
la
legitimite d'aucune
des
p. 62,
il
n'y a pas
deux interpretations.
DEMONSTRATION DE
135
PRKDICATION APOSTOLIQUE.
I.A
forme
etre mort,
il
ressuscitera, qu'avec
la
cependant
le
Dieu tont-puissant,
qu'il
n'exercera que la justice (>;{.
—
jugera lui-meme tout Funivers,
ei
los
Aussi bien
demontre que
est-il
Vierge qui
Bethleem, en
—
64.
David armonce encore que
je leur ai dünnes
d'aucun
le
le
la
qu'il
fait
ne ä
esl
il
ne
trompera pas
le
fruit de ton sein, si nu>n alliance et nies
Ic
par serment, sunt gardes par
t<
:
Je
que
nu>i
par leurs
jus et
tes
:
a taut
jils
les fds de David, aucun n'a eu im regne eternel et
n'a dure eternellement, puisque tous sont detruits. C'est
Christ seul qui est ce roi issu de la famille de David. Tous ces temoignages
de David selon
la chair;
bcrceau du Fils de Dieu,
d'Abraham
et
Heu oü devait naitre
et la residence
doux
n'y a pas ä chercher chez les Gentils ni ailleurs
si
ce n'est a Bethleem de Judee, dans la descendance
entree ä Jerusalem, qui etait
de ses chefs, oü sc trouvait
a dit le prophete est
Isai'e
:
«
Dites d la
monte sur un ane
et est
C'est ainsi qu'il
fit
änon, sur lequel
le
fille
— et
voilä ce
que
homme
citerait les
morts
il
meme
Ils
Mich.,
v, 1.
il
les a ressuscites; qu'il
faiblesses et il a
—
5. Isafe, liii, 4; cf.
3
;
d'une anesse*.
2.
oü on
et
»
l'avait
fait
de Sion.
ont predit que
guerirait (les malades) et
et
enlevera. Car d'ordinaire
1.
iille
il
1'
serait
Ps. cxxxi,
Matth., vin,
10-12.
17.
hai',
Dieu
ressus-
meprise. voue aux
a ete hai, meprise et mis ä mort.
chasse uns maladies
Esprit
Fils de
le
a gueris; qu'il
les
il
— Parlons maintenant de ses guerisons.
a jiris nos
toi
devait naitre, et que le Christ serait un roi eternel,
tourments, mis ä mort et crucifie, et 67.
Roi vient u
Dieu devait naitre (parmi nous), en quelle
le Fils de
prophetes ont annonce.
s'etant fait
le
le petit
peuple avait etendu ses vetements
en quel lieu les
capitale de la Judee
Voici que
:
sur un poulain,
et
la
son entree ä Jerusalem, ayant pour monture un petit
Donc, que
maniere
le
temple de Dieu, voici ce qu'en
le
de Sion
asseoir. Et c'est Jerusalem qu'il appelle la
66.
le fds
il
de David.
— Quant ä son
6.">.
il
David.
serviteur, ne repousse pas la face
virile et
attestent expressement et clairement la race et le
il
Bethleem
Christ naitra de sa race, Jorsipiil
le
A cause de David mon
«
:
Mais parmi
rovaume
toi,
car de im sortira
Christ est fds de David non seulement
le
de ton Christ. Le Seigneur a jure d David
»
qu'il
de David.
la cite
parle en ces termes
jamais'-.
.•
c'est la cite de
mis au munde, mais encore par ce
l'a
mettrai sur tun tröne
ßethleem,
»
/•-'/
«
:
les prineipautes de .Inda
parmi
plus petite
In
paroles de la prophetie
im chef qui regira mon peuple d'Israel'.
la
sera
il
C'est le prophete Michee, qui indique oü Ic Christ naitra, c'est-ä-
de Juda, tu n'es pas
par
l'aspect (Fun nomine,
e1
sera sauveur.
Bethleem de Juda. Voici
dire ä
787
Isafe s'exprime ainsi '
de Dieu, par
—
',.
»,
c'est-ä-dire
la
il
«
:
Lui-
prendra
et
houche des prophetes,
Isaie, lxii, 11.
—
4.
Zach.,
ix. 9.
-
SAINT rRENEE.
788
comme
raconte ce qui doit arriver
,:;,,
Pour Dieu, en
c'ötait dejä fait.
si
comme un
projeter, se mettre dans l'idee et decreter, c'est
eilet,
accompli; et
fait
l'Esprit-Samt, en voyant et contemplant le temps (de l'execution), emploie
des termes indiquant que
prophetie a dejä recu son accomplissement. Et
Ia
par rapport aux guörisons, squrds entendront
les
yeux
defaillantes bles,
{
aveugles verront
lies
genoux
et
Et
»
.
//Vre,
memo
le
dans
ei
dit
encorc
langue du
In
et
ressusciteront
beaux
:
muet
sc
et
nous sauvera. Alors
Et
»
deliera-.
les
yeux
des aveugles s'ou-
boiteux bondira
le
Et ä propos des morts,
»
morts ressusciteront,
Airisi les
«
ressusciteront''.
68.
il
comme un dit qu'ils
ceax qui sont dans
et
faudra bien croire que celui qui
il
ä mort
—
mon
Voilä que
«
:
annonce egalement
Isafe
fait
etaii
rabaisse par
les
ceux
cela est le
et
d qui
en/'un/
stupeur d ton egard, tellement ton vhage
nombfeuses seront etonnees
et
iiimme un rejeton dans une terre aride;
•
nous Vavons ru,
et
Sans eclat
et
et
et il
n'aeuit
n'avait ni forme, ni beaute. Mais
il
inferieur d tous les autres
an n'a fait aueun cas de
pour nous
c'est
qu'il est en
butte
aux
quelqu'un qui doit etre licre il
a ete blesse
nous baut
On
la
pour nos iniquites
paix
voit par lä
sur lui
est
que
le
hommes; komme de
le crueifier.
le
aux
C'est lui qui porte
lui.
douleurs.
douleurs,
et c'est
par
«
:
Et
j'ui subi des
Et de nouveau par
la
bouche
ignobles crachats
xxix, 18.
7 .
»
Isaie, lii, 13
au.r tourments. Mais lui pcclies.
tourments''.
—
2.
-lui,
5.
et
Le prophete Jeremie
Isaie, xxxv, 3-6.
mots traduisent litteralement 5.
comme
Le cluitiment qui
que nous avons ete gueris'.
d'Isai'e,
aux
—
a
»
»
Mais ce n'est pas
Christ qui a subi des tonrinents quand l'ordre fut donne de
dos au.r coups et mes joues au.r soufflets
Isaie,
et
pour nos
ses plaies
mon
1.
Et nous Vavons regarde
aux coups
et il a sou/j'ert
il
nos iniquites et
Christ a subi des tourments, et c'est ce qu'avait deja
predit David en disant
David, c'est
les
et
n'a rien ete raconte de lui verrönt;
il
doiileurs et coiinaissunt la snujl'rancc, car son visage'est un objet de mepris;
meprise
mis
hras de Dieu a-t-il ete revcle? Nous avons parle devant
le
{cetuit
',
niapparence, ni gloire; son exterieur etait
In
des nations
et
et ä la fin
pas entendu apprendront. Seigneiir, qui n cru ä ce que nous
u'uriiiciit
ifiu
comme un
ete
tom-
sera exalte et souverainement gloriße.
il
ceux auxqüels
rois fermeroiit In bouche; car
avons entendu?
dans
ete
hommes;
les
tourmente
qu'il sera bafoue,
sera connu,
fils
De meine que beaucoüp auront
lui
Fortifiezrvous, mains
«
de Dien.
ImIs
et
ce jour-lä
l'obscurite les
et
ne craignez point. Voilä que untre Dieu exercera d son tour
fortißez-vous,
uriront et les oreüles des sourds entendront; alors cerf
:
En
c<
:
tenebres
les
debiles et chancelants ; consolez-vous, cceurs desoles et trou~
vengeance, lui-möme viendra
In
du
paroles
les
mentionne en res termes
les
il
le lexte
—
6.
--
3.
je
le
na
dit la
i
Verbe
(?).
chose
Isafe, xxvi, 19.
—
7.
«
:
J'ui licre
pas sonst rait mon visage
meme
des Septante, iv/iyvEiXa^v w?
Ps. xxxvui, 18
dit
Isafe,
--
4.
:
«
//
licrera
Ces derniers
watotov evavriov aütou. (T.) l,
(i.
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUß.
[137]
ses joues l'a
cehii qui
(i
h
frappe;
sera rempli d'opprobres*.
il
Tout cela
»
1c
Christ
endure.
— Voici
69.
ce
suit
([ui
dans Isaie
Nous avons
«
:
Seigneur
le
l'a
arrivd par la volonte de
parle eneore de sa passion
Donc
»
.
il
:
n'ouvrepas
« //
In
boucke;
portee*
», elles
que cela
<-t<
ete recue par les uns
muet 3
est
il
»
.
condamnation a
pour
Heu
reception
la
le salut, et
'
de
la
sentence. Et
: (
t<
:
en est de meine pour
sentence a
la
par les autres pour les supplices de leur
dune
reprobation. Car on peut etre recu d'une facon par les uns, et II
prophete
le
conduii n In bou-
:
signifient la manifestation de ses opprobres; c'est en raison de
ses abaissements qu'a eu
les autres.
lui est
mort. Quant ä ces paroles
la
dans l'oppression que sa sentence
C'est
«
:
n
il
ses plaies.
egare dans sa voie.
brebis devant celui qui In tond,
Ainsi declare-t-il qu'il est alle volontairement ä
du prophete
s'est
est evident
son Pere pour notre salut. Apres cela
comme im agnean; comme une
ckerie
2
pour nos peckes
livre
pur
ete gueris
Tons nous avons erre comme des brebis egarees; V komme Et
789
la
sentence
autre par
recue par les uns,
eile a ete
:
maintiennent et y trouvent les supplices de leur reprobation; inais d'autres Tont regue, qui y ont trouve leur salut. Or, ceux qui ont crucifie le qui la
Christ ont recu la sentence en la ratifiant en eux-memes, et en agissant ainsi ä l'egard
dont
ils
du Christ,
ont recu
la
ils
n'ont pas cru enlui; car c'est ä cause de la maniere
sentence qu'ils periront dans les supplices. La sentence a
La
ete aussi recue par ceux qui ont cru en lui, et eile ne pese plus sur eux.
sentence qui s'executera par la
feu causera la reprobation des incredules a
le
consommation de ce monde.
1.
—
Lament., in, 30.
—
2. Isaie, lim, 5, 6.
—
3. Isaie, lui, 7.
4. Isaie, liii, 8.
l'our
ce texte d'Isaie, saint Irenee a suivi la traduction des Septante reproduite par la Vul-
gate dans Act., vjn, 32
In hu mililate Judicium ejus sublatum
:
pression que sa sentence de condamnation a ete portee nienie que dans l'hebreu,
souvent
damne
l'adjectif
par
le
si
Ton
tient
substantif;
il
la
Au
».
fond
dans
C'est
«
donne ce sens
ä mort] par une sentence inique
».
—
fois,
5.
«
:
Le mot
Le Christ a «
reception
il
la
ete enleve [con»
dans ces quel-
tantöt sous la forme de substantif, tantüt
comme aux ennemis meme maniere. II y a
forme verbale. Quoiqu'il s'applique aux amis
Seigneur,
l'op-
pensee est
la
compte de 1'hebrai'sme consistant ä remplacer
ques lignes reparait explicitement neuf sous
est,
faut cependant le traduire toujours de la
de Notrerecevoir et
recevoir. D'apres saint Irenee, la sentence portee contre Notre-Seigneur s'offre neces-
sairement ä tous, amis sance, l'entendent. autres. « la
Mais
les
Ce
et
ennemis; tous
n'est pas ce
la
Vecoivent donc, c'est-ä-dire en ont connais-
premier pas qui est
uns aeeeptent cette sentence,
le salut
la ratifient,
maintiennent, lapprouvent du fond de l'äme
»,
et
des uns et
comme
la
ruine des
dit saint Irenee,
repetant avec les Juifs
:
Tolle,
cru-
eifigatur! et c'est leur ruine. Les autres la reeoivent aussi; mais apres lavoir examinee, ils la
trouvent injuste, ne
pression de saint Irenee,
la ratifient litter., « ils
pas, ne l'acceptent pas, ou, suivant l'energique ex-
ne sont plus avec cette sentence
»,
c'est-ä-dire
ils
n'en assument pas laresponsabilite; des lors eile ne pese plus sur eux, et c'est leur salut.
SAINT IRENEE.
790
—
70.
prophete s'ecrie
Si le
peurque, temoins nous n'arrivions
ä le
mepriser
comme un homme
et abjeet;
vil
d'operer notre conversion. Celui qui a supporte tout cela possede
d'une generation inenarrable, en d'autres termes
un Pere, qui
une
de
il
a
c'est
aiin
privilege
le
une origine, c'est-ä-dire
Reconnais donc que celui qui a subi
est inenarrable et indicible.
passion peut revendiquer une origine divine; ne
teile
» c'ost
'
haine de ses ennemis et des ignominies de sa passion,
la
elf»
Qui racontera sa generation ?
cc
:
[138]
le
meprise donc pas
ä cause des tourments qu'il a endures ä dessein pour toi; mais crains-le ä
cause de son origine.
— Et ailleurs Jeremie dit
71.
comment donc
parmi
nations
les
rhomme
Dieu, devait etre
d'etonnement
saisie
dans leurs
a-t-il ete pris
sous son ombre
L'Esprit de notre visagß,
«
:
2
?
lui dont
filets,
Que
»
Nous vivrons
:
tout en etant l'Esprit de
l'Ecriture
,
Christ Seigneur,
nous disions
le Christ,
3
de douleurs
le
au sujet de sa passion, tant
et d'admiration
comme
l'indique et est
devait
il
subir de tourments celui ä l'ombre duquel, avons-nous dit, nous devons cherclier la vie.
comme
Par ombre, on doit entendre son corps. Car,
du corps, ainsi
le
corps est venu de son Esprit
Notre-Seigneur) et
l'liumiliation (subie par
les
l'ombre vient
Par ombre encore, on entend
.
la facilite (laissee
comme pour
de mepriser son corps. Car,
4
aux bourreaux)
corps qui se tiennent debout,
l'ombre est couchee ä terre etfoulee aux pieds, ainsi
le
corps du Christ tombe
ä terre durant sa passion a ete sans doute foule sous les pieds. Et lorsque le
prophete appelle ombre et couvert de la gloire
chemin par oü passait
corps du Christ,
le
il
l'entrevoit dejä
de l'Esprit. Ce n'est pas tout le
:
72. — Le meme prophete
Ah! comment?
jiicu.r sont alleres, et
devant
ombre
encore au sujet de
personne n'y prend garde.
Son tombeau situ
l'injüstice.
nous)'''. »
s'ecrie
juste a disparu, ot jicrsonne ne
le
ilnns
la justice parfaite
declare qu'il est mort pour notre salut.
4.
haue, un,
8.
—
2.
Lament.,
iv,
habens (Matth., tibi. r>.
S.
de i,
pai.v;
18, 20). Spiritus
Quod enim
prend ä cceur ;
il
a
le
ete
ce n'est
si
lui,
qui
et
reüre de
juste a ete
enleve du milieu (de le Fils
comme
Sa sepulture sera dans
de Dieu qui lui In
sont per-
paix
Dans
la pai.r », cela signifie
—
Cf.
:
3.
Actes, v, 15. (T.)
— 6.
Isaie,
lvii, 1, 2.
»,
dans
il
le
—
Antequam convenirent, incentn est in utero ea natum est, de Spiritu saneto est
in
sanetus superveniet in
et
:
leshommes
le et
virlus Altissimi
obumbrabit
quod nascetur e.r te Sanctum vocabitur Filius Dei (Luc, i, Irenee attribue ici ä Tombre du Sauveur ce qui est rapporte de celle de saint Ideoque
.
passion du Christ
la
eff'et,
5
etaient gueris
Secunda Clementis, ix, 5. armenien. Dans ce passage, saint Irenee a
Teile est la traduetion litterale du texte
saneto...
«
20.
sans doute en vue ces paroles de l'Kvangile Spiritu
«
:
le
En
ceux qui croieut en
secutes et mis a mort? Par ces mots
1.
la
Et quel autre est parfaitement juste,
conduit ä
le
Seigneur, on placait des infirmes accables de toutes
sortes de maladies; et ceux sur lesquels se projetait son
«
comine ombrage
plus d'une fois sur
35).
—
Pierre,
DEMONSTRATION DE LA PREDICATiON APOSTOLlQUE.
[139]
En
salut.
ennemis
opposes entre eux, des
demeurent en paix
lui,
en
gräce au bienfait de sa mort, ceux qui, auparavant, etaient
effet,
et
qu'ils se sentent unis
uns avcc
les
autres, la foi
los
rend intimes amis, voilä ce qui a
lui les
79J
dans
la
möme
commune
on n'a plus revu son Corps (inanime)
« //
:
a
demande
.
»
2
siecles des siecles
Que
donne
la vie et tu lui as
signitie
donc eeci
//
«
:
le
devait
prophete exprime eu
demande
u
il
longueur desjours pour
la
ete
Gar apres
Apres sa mort,
'.
ressusciter et devenir ä jamais immortel; c'est ce que
ces termes
« // a
:
enleve du milieu », ils signifient sa resurrection d'entre les morts.
sa sepulture,
en
qu'ils onl
Quant aux mots
lieu.
foi
les
puisqu'il
la vie »,
devait mourir ? C'est l'annonce qu'il ressuscitera d'entre les morts, et qu'une fois ressuscite,
sera immortel; car
il
moyen de
a recu le
il
ressusciter et de
posseder une longue vie dans les siecles des siecles sans jamais rien craindre de
la
mort
—
73.
Christ parce
i/ue
endormi
suis
Seigneur m'a
le
puisqu'une
mort,
fois
qui,
comnie par
celle
de David.
reveille
me
Moi, je
«
:
David poursuit, en parlant de
-
il
revu''.
plonge dans
et
David ne
»
mort
la
le
et
sommeil;
je nie suis reveille,
pas cela pour lui-meme,
disait
mais
n'est pas ressuscite;
de la resurrection du
c'est l'Esprit
du Christ
bouche d'autres prophetes, parle du Christ lui-meme par Moi, je me suis endormi et plonge dans le sommeil; je me suis
la «
parce que
Seigneur m'a recu.
le
»
II
appelle la mort un sommeil, parce
qu'il est ressuscite.
74. «
— David
Pourquoi
nations ont-elles fremi
les
et les
Les rois de la terre se sont leves contre le
Seigneur
son Christ*.
et contre
1
',
se sont
ä etre crueifie. Herode supposait que
et
craignit d'etre par
lui
le
:
peuples ont-ils inedite des choses vaines?
lui. et les
princes se sont rassembles contre
Car Herode,
»
procurateur de l'empereur Claude
il
du Christ
s'exprirne encore ainsi au sujet de la passion
roi
des Juifs, et Ponce-Pilate,
mis d'aecord pour
le
condamner
Christ devait etre un roi terrestre et
A
depossede de son royaume.
des Juifs qui l'entouraient, Pilate fut pousse
l'instigation d' Herode
comme malgre
lui
ä livrer le
Christ ä la mort; son courage n'allait pas jusqu'ä courir le risque d'agir
contre Cesar pour sauver un 7ö.
—
— Et
le
meme
prophete
1.
Le texte armenien porte
2.
As. xxi, 5.
vile
dans
—
les siecles
homme
3. Litt.
:
qui se disait roi.
dit encore, ä
:
i?fen.feu.j_>
>
Car
il
propos de
la
passion du Christ:
merial, c'est-ä-dire lemort{ri& plus ete revu).
a reru
la vie, afin
des siecles, afin d'etre immorte'
»,
—
de ressusciter; et 4.
Ps. in,
6.
—
5.
la
longe-
Ps. u,
1.
—
2. 6. Voir Tintroduction. Ponce-Pilate n'etait pas procurateur sous Claude, mais sous Tibere. S. Irenee en a fait un procurateur de Claude, parce que c'est sous ce prince (41-54), et probablement dans la premiere annee de ce prince, qu'il met la mort de
Notre-Seigneur. Et buait au Sauveur au elait le texte vidisti;
mais
de S. il
il
est conduit ä cette conclusion par 1'äge (45 ä 50 ans) qu'il attri-
moment de sa mort [Adv. haer., II, xxn, 5, 6). Un de ses arguments Quinquaginta annos nondum Itabes, et Abraham Jean, vm, 57 :
s'appuyait aussi sur la tradition des presbytres. T.
SAINT [RENEE.
7!>2
«
nous as
Toi, tu
murailles
Intites ses le
mon
rompuj'alliance de
iis
chemin
retourner en arriere
Tu
combat.
as
tu
joie de ses ennemis ä
In
fait
secours de son epee
le
prive, depouille
l'as
Ceux qui passaient par
dcvenu l'opprobre de ses voisins. Tu as eleve
est
il
Tu as renverse
saintete.
so.
as ebranle toutes ses forteresses.
et tu
l'ont depouille;
de sa
et
tu
splendeur,
et
pas aide dans
ne
l'as
tu
as jete
par
que
Christ devait souffrir et souffrir par la volonte de son Pere,
phete le
as abrege les jours de sa cie et tu las accable de honte'.
declare ouvertement; c'est, en
l'a
sur
efl'et,
la
le
son
terre
Tu
la
Tu as
son sujet.
träne. le
Tu
tu as repousse ton Christ.
et
serviteur, tu as jete ä terre
droite de ses oppresseurs; fait
nous as dedaignes
rejetes, tu
[140
Voilä ce
»
le
pro-
volonte de son Pere que
Christ devait endurer sa passion.
—
76.
comment
Voici
mon pasteur
contre
parle ä son tour Zacharie
contre l'hömme qui est
et
du bereu il seront dispersees 2
et les brebis
»
:
:
Glaive,
«
reveille-toi
mon compagnon. Frappe le pasteur, prophetie realisee, quand le Christ
par les Juifs; tous ses disciples l'äbandonnerent dans la crainte de
fut pris
subir la mort avee
lui,
tant leur foi en lui fut ebranlee, jusqu'au moinent ou
virent ressuscite d'entre les morts.
ils le
—
77.
est dit encore
II
dans 3
en present au roi
l'offrirent
Judee, et
.
nouirissait une
il
Mais au moment oü on
En
»
douze prophetes
les
:
Et l'äyant enchatne,
«
haine profonde contre Herode, roi des Juifs.
lui avait
amene
Christ charge de chaines, Pilate
le
renvoya au tribunal d'Herode avec permission de
lui
un
faire subir
—
78.
«
:
Et
la prediction
Seigneur,
le
morts, de eeux qui, auparavant, dormaient dans
sa mort est indiquee
Voici
inuins tout
le
inuins
.
»
comment
Isai'e
pour
et
;
et ils
mon äme de 1.
il
et rebelle
et
dit
—
est encore cite
4.
:
mon
Ps. lxxxix, 39-46.
phetes. (T.)
Ce
«
de
soueenu de
ses
terre,
les delivrer'': »
et
il
est des-
La cause de
Mon
—
5 .
ils
commede
cceur est
»
:
a.J'ai etendu les
Or, cela signifie
la croix.
os\
»
ont perce nies pieds la cire,
Et puis
il il
se
et
nies
fond dans nies
ajoute
:
«
Delivre
eorps des clous; cur une troupe de scelerats s'est levee 2.
Zach.,
xm,
—
7.
3.
Citation introuvable dans les pro-
texte apocryplie, qui ne se trouve pas dans notre Jeremie actuel,
par S. Justin, Dia/., lxxii,
Jeremie [Adv. haer., IV, xxn,
nom
et
Des chiens eruels m'ont environne,
«
:
ont mis ä decouvert tous mes
I'epee.
s'est
parle de son crucifiement
jour ä une foule incredule
Ensuite
mort de Jesus
sein de la
le
une troupe de scelerats ont rode autour de moi;
enlrailles
la
sa descente aux enfers etait le salut des trepasses.
:
Et David parle encore plus clairement
6
de
Saint d'Israel,
le
cendu rers euxpour leur annoncer son salut
—
ce fut
:
reconciliation du proconsul romain avec le roi Herode.
la
Dans Jeremie on trouve
sa descente aux enfers
79.
le
interro-
gatoire afin de s'assurer de la conduite ä tenir vis-a-vis du Christ
Toccasion de
ils
Ponce-Pilate etait procurateur de la
effet,
d'lsaieUrfy. haer.,
III,
xx,
1) et
4, et
une autre
4). (T.)
—
par S. Irenee, une
fois,
5. 7s.,
fois
sous
le
nom
par inadvertance sans doute, sous
lxv,
2.-6. Ps.
xxi, 17.
—7. Ps
de le
xxi, 15.
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQEE.
[141]
cunlrc mai'.
Par
»
Moise avait devant
dit
ruhe, ils
les soldats, selon
partage,
manifestement que
ltien
ehose au peuple
encore
dit
pour ma
et
indique
meme
la
— David
ments,
il
trembleras lejour
toi, et tu
<SÜ.
lä,
au
l'ont tiree
3
sort
.
comme suspendue
sera
vie
par en haut et etait saus couture,
comme
faire ce
eile se mettait,
au sort, afin de
la tirerent
ils
vite-
apres l'avoir crucifiä,
effet,
coutume, se partagerent ses vetements. Pour
la
»
partage mes
se sont
ils
En
»
dechirerent ses habits. Mais pour sa robe,
ils
Christ sera crucifie.
le
ne croiras pas d ta uie~.
et tu
m'ont examine;
Ils
«
:
nuit
et la
Ta
«
:
793
la
donncr
ä celui auquel eile tomberait.
— Le
81.
prophete Jeremie
prix de celui dont
pour
champ du
le
Tun des
:
Et
«
ont pris
ils
enfants d'Israel ont estime
les
comme
potier,
disciples
dit
du Christ,
serment avec eux; car
il
le
Seigneur
trente pieces d'argent,
les
valeur;
la
et
ordonne*.
nie l'a
En
savait qu'ils voulaient le tuer et
Pargent aux pieds des princes des
il
gardait raneune
lui
l'employerent ä acheter
le
Pour eux, ne car c'etait
le tresor,
champ d'un
revint jeter
il
Juifs, s'en alla et se pendit.
jugeant pas convenable de mettre cette sorame dans ils
Judas,
recut les trente stateres de la province et
il
leur Iivra le Christ. Mais s'etant repenti de cette trahison,
prix du sang,
eilet,
s'etant presente devant les Juifs, s'engagea par
d'avoir ete repriinande par lui; il
ont donnees
les
ils »
le
potier, afin d'y enterrer
les etrangers.
—
8*2.
«
m'ont donne pour nourriture du
Ils
vinaigre \
David
Et
le
Et
il
Seigneur
le
est
emmenant
hauteurs,
:
a
marque
des morts,
parmi
le
Ps. xxi, 21. 10.
captifs
menes au il
»
m'ont abreuve de
ils
soif,
:
lieu d'oü
le est
il
—
5.
dont ciel
mont des
monte sur
aux komme
les
"
la
terre au ciel.
la
montagne qui Apres
Oliviers.
Car
7 .
le
en face
etre ressuscite
rovaume des cieux
leur parla du
son ascension
est
»
.
et
;
virent les cieux
ils
recevoir.
—
2.
Djul, xxvm,
Ps. lxviii, 22. il
il
II
puissance des anges rebelles
la
monte de Sion, c'est-ä-dire
lieu
sanetuaire.
s'elever de
devait
queut
le
a donne des presents
il
voilä ce que
ciel,
ce sont des milliers et des milliers
eux, au Sinai, dans
rassembla ses disciples,
il
souvrir pour
xxvn,
ma
dans
devait monter au
il
la foule des captifs;
puis c'est devant leurs yeux
mais
et
Le char de Dien,
«
de Jerusalem, et qu'on appelle le
«
fiel;
prophete appelle captivite l'abolition de
Seigneur, dit-il,
1.
Et cela aussi a ete predit par David
Et ressuscite des morts, en ces termes
dit
d'anges;
demandait ä boire,
il
fiel.
»
—
83.
comme
Et apres avoir eleye Jesus en croix,
donnerent du vinaigre mele de
ils lui
est question
—
6.
ici,
66.
—
3.
Ps. xxi,
Ps. lxvii, 18,
19.
— —
19.
Hr., xxxn, 6; Matth.,
4.
7.
Cette
«
captivite,
par Jesus, leur liberateur. S. Irenee ne
a en vue tout le texte precedunt;
il
cite
que ce mot
entend bien par ce mot
puisqu'il assimile ce fait a l'abolition de la puissance diabolique.
«
ces
»
ce sont ceux dont parle David, ceux qui sont
em-
captivite
les captifs
»,
Überes,
SA INI' IRENEE.
704
84.
—
meme
David repetc encore cela
Princes, ouvrez vos portes; elevez-
«
:
[142]
vous, pories eterfielles, et le Roi de gloire entrera*.
sont les cieux. Invisible dans sa riature, creatures,
on
tion,
qaand
l'a
descendu sur
est
il
vu s'elever dans
Verbe ne pouvait etre apercu des
le
Rendn
la ferro.
En
les cieux.
Les portes eternelles, ce
»
visihle par son incarna-
l'apercevant, les puissances, les
anges places au-dessous crierent ä ceux qui etaient au-dessus pories; elevez-uous, partes eternelles;
les
anges d'en haut disaient, dans leur etonnement
tous eeux qui
voyaient l'acclamerent une secoude
le
fort el puissant, c'est lui le
:
Quel
«
fois
comme
est celui-lä? »
C'est le Seigneur
«
:
vos
roi de gloire! »
—
Une fois ressuscite et assis jusqu'au jour marque par le Pere pour 85.
Ouvrez
«
:
de gloire fait son enlree. » Et
le roi
y demeure jugement de tous ses ennemis qu'il
ä la droite de son Pere, le
il
a soumis. Ses ennemis sont tous ceux qui ont ete trouves rebelles, anges et
lui
archanges, puissances et trönes, ceux qui n'ont
fait
aucun cas de
Le prophete David en parle lui-meme en ces termes ä mon Seigneur
David
3
Et
»
.
encore
le dit
« //
:
reposer ä lautre extremite
quand 86.
il
dit
Et
«
:
— Or,
ma
Assieds-toi ä
:
Vescabeau de tespieds
»
Puis
le
prophete
est descendu,
et
est
il
montre exercant sa
le
prophetes ont annonce d'avance que
les
si
.
il
ciel
n'y a personne qui se derobe ä sa chaleur
il
dit
fasse de tes ennemis
monte au Heu meme d'oü
monte d'une extremite du
est
3
droite, jusqu'ä ce <\ue je
est
il
Le Seigneur a
«
:
la verite.
venu
se
justice,
»
'.
le Fils
de Dieu se
manifesterait sur la terre, en quel lieu du monde, de quelle maniere et dans quelles conditions
apparaitrait ici-bas;
il
propheties en sa personne, notre
theme de
lable, tout le
apötres. Apres avoir
la
en
le
si
lui
Seigneur a
verifie toutes ces
repose sur un fondement inebran-
predication est vrai, je veux dire,
temoignage des
le
recu leur mission du Seigneur, les apötres ont prechö
dansle monde entier que
enduree p(»ur abolir
l'a
foi
la
a detruit rinimitie que
mort
le
de Dieu est venu pour subir
le Fils
et
nous ressusciter un jour. En
peche avait etablie entre nous
la
passion, qifil
effet, le
et Dieu;
Seigneur
par les propheties en ces termes evangelisent la paix les
et
:
«
beaux
Qu'ils sont,
de ceux qui evangeiisent
le
bien"!
»
les
Puis
Isa'ie
de Jerusalem la parole du Seigneur
predit qu'ils precheront par toute la terre et leurs
87.
1.
7.
predit que
apötres sortiront de la Judee et de Jerusalem pour nous annoncer
loi, et
—
paroles vont jusqu'aux extremites du
— C'est
Ps. xxiu, (>.
Isaie,
7.
ii,
:
«
1
'.
»
:
monde
.
«
la
Cur
parole c'est
de
C'est David qui
Leur voixparcourt 1
annonce
pieds de ceux qui
de Dieu, obligatoire pour nous aussi bien que pour les Juifs Sion que sortira la
nous a
il
reconcilies avec lui et rendus capables de lui plaire. C'est ce qui a ete
toute la terre,
»
encore Isaie annoncant que les hommes, au lieu de rester
— —
3.
2.
Ps. cix,
7.
1.
Ps. wni,
— 5.
3.
Ps.
xviii, 7.
—
4.
/>s.
wni,
7.
—
5. Isaie,
i.ii,
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
143]
sous de
joug des obligations multiples de
lo
la foi et
de
charite
la
cette parole breve
Paul
«
aj oute
:
Vous aimerez
Car celui qui aime
»
.
Vous aimerez
«
:
loi
et les
prophetes
'
notre ainour envers Dieu et envers
rendus pieux envers Dieu, justes
Et
et bons.
semblable au
est
deux commande-
ces
C'est la
»
.
en
foi
prochain,
le
le
Seigneur votre Dieu de
le
second (commandement)
le
comme vous-mämes. De
prochain
le
ments, dit-il, dependent taute In fait croitre
3
Le Seigneur meme, auqucl on demandait quel est
la loi.
tont votre coeur et de toutes vos forces. Et :
car.
C'est pourquoi l'apötre
»
charite
c'est In
la Im',
premier commandeinent, repondit
pn-micr
resumant toute justice ;
et
dans tout l'univers'.
La plenitude de
Dieua accompli
une parole breve
« C'est
:
Dieu executera
vivront dans Limite simple
loi,
la
795
c'est ainsi qu'il a
qui a
lui,
nous a
qui
el
accompli une
parole abregee sur la surface de la terre.
— C'est encore d'Isaie que nous apprenons qu'apres son ascension,
88.
(le
Christ) devait etre exalte au-dessus de tout, et que personne nc pourra jamais lui etre
compare, temoin ces paroles
lere contre moi.
Et quel
Quel
«
:
qui estjuge? Qu'il sc
est celui
qui est justiße? Qu'il s'approche du Fils du Sei-
est celui
gneur. Malheur ä vous! Car tous vous vous userez
comme un vetement
vous devorerq... Et toute chair sera abaissec
Seigneur seul sera exalte parmi
ceux qui sont exaltes
'.
Ou'ä
»
et le
ceux qui auront servi Dieu seront sauves
la fin,
par son nom, voilä ce que dit encore
Isai'e
Et ä mes serviteurs
«
:
un nom nouveau, qui sera beni sur la terre et
beniront
ils
que lui-meme en personne realisera cette benediction sang, c'est ce qu'Isaie annonce le
Seigneur lui-meme qui
lui-meme qui
('est
89. fideles
les
a sauves
".
parce
dit-il,
foi et
ma
nation eine, la
et
1
'.
et
prend soih d'eu.r;
Christ ne veut pas ramener les
le
l'amour envers
le
l'aide
eile
est,
du Verbe
je
me
dans
suis acquis
:
de Dieu qu'il laut «
choses
les
pres de s'epanouir
desert, des /teures
mon peuple que
le Fils
Ne vous
souvenez*
d'autrefois. Voici
vous la reconnattrez.
et
la terre aride,
pour abreuver
pour publice mes vertus".
vocation des Gentils, c'etait un desert aride;
le
;
lui
a trace le nouveaü sentier de la piete envers Dieu et de la justice, lui qui
a fait jaillir les fleuves (de gräces) 1.
37.
»
Verbe n'avait pas
encore passe parmi eux l'Esprit-Saint ne les avait pas encore abreuves; c'est (jui
Et
»
nous sauvera par son
et
aime
qu'il les
nc consideres plus
et.
que je fais une chose nouvelle;
Avant
Dien de rerite
le
»
desormais vivre d'une vie nouvelle avec
Je mettrai un chemin dans
sera donne
la legislation mosai'que, car la Loi a ete perfection-
Christ; c'est par la
plus de ce qui est passe,
il
un intercesseur, ni un ange, mais
n'est ni
nous apprend encore que
- Isai'e
le
Ce
les a fait, vivre,
aux observances de
nee' par
«
:
teigne
et la
Isafe, x, 22;
—
4. Jsai'e,
l.
Rom.,
ix, 28.
—
2.
pour repandre l'Esprit-Saint avec abondanre Rom., xm,
8; n, 17; / Jujinajugh est i'autif
repond bien au contexte.
—
5.
Isafe, lxv, 15.
semble bien exiger pour ce verbe
le
sens de
«
;
—
10.
—
mais
[,
.!.
Mure, xn, 30;
Mattli., xxn.
ifiu^pmifm, qui signilie
6. Isafe,
a ete abrogee
lxiii. ».
—
9.
—
7.
en bas,
Le contexte
8. Isafe, xi.ui, 18-20.
SAINT IRENEE.
796
[144]
sur la terre, suivant la promesse faite par les prophetes qu'il repaudrait aux
derniers jours l'Es.prit-(Saint) sur toute la surface de la terre.
-- Or notre vocation consiste ä nous renouveler dans
90.
ä conserver notre vetuste, suivant la prophetie de Jeremie Seigneur, oüje ferai avec
l'Esprii, et
Yoici que des
«
:
maison d'Israel
maison de
Jörns viennent, dit
le
.Inda une alliance
du testament quej'ai conclu avec leurs peres, lejouroüje
par
pris
main /mar
la
mc
alliance, et je nc
dans Vesprit
loi
mon
dans leurcceur,
:
Connaissez
91.
.
seigne dans lestermes suivants
un komme son
doigts out fuconnees
-.
En
»
aux
et ses
lui
aux
ni
me
dans
lui
le
En
:
ce jour-
Saint d'Israel,
ceuvres de leurs mains, que leurs
ces paroles ont ete dites par
que nous voyons,
aux idoles,
Dieu d'Israel
le
geu.r regarderont vers
autels, ni
effet,
que dit
Saint d'Israel
le
culte des idoles et croient
le
en Dieu, notre createur. Le Saint d'Israel, c'est
n'est pas
frere,
nouvelle alliance; c'est Isaie qui l'en-
la
« Yoici ce
:
plus manifestement pour ceux qui abandonnent
aux hommes,
seront
doivent etre appeles ä heriter de ces pro-
esperera en son Createur,
n'auront plus d'espoir
et ils
ils
»
'
— Les Gentils eux-memes
komme
Je leur donnerai
:
et j'expierai leurs peches, leurs iniquites, et je ne
messes; eux aussi doivent entrer dans
I'
cette
Seigneur! car tous me connaitront du plus petit au plus
le
souviendrai plus de leurs peches
Ce
ces jours-lä
je serai leur Dieu et
et
peuple. Et chacun n'enseignera plus son concifoyen ; ni
en disant
les al
Seigneur. Mais voici l'alliance
maison d'Israel apres
et je l'ecrirai
grand ; car je leur pardonnerai
lä,
le
et la
eux ont rompu
terre d'Egypte;
la
suis pas occupe d'eux, dit
testament que j'ai conclu avec la
ma
de
les faire sortir
la
non
Christ;
le
s'est
il
manifeste
sur qui nous tenons nos yeux attaches.
les ceuvres
de nos mains que nous avons mis
notre esperance. 92.
—
Et
parmi nous,
Verbe lui-meme, en
le
inilieu
de nous, qui auparavant ne
qui nc
mc eher chaient pas,
pas. .lui dit
93.
:
Me
i
dit
:
«
«
foi.
Aussi Dieu
saint,
fils
'Et ceu.r
1.
5.
nous devenons
dit-il
Jer., xxxi, 31-34.
Matth., m,
'.).
mon nom
comme
'.
les fils
»
'.
»
l'annonce Osee, Tun
2.
Isaie,
xvn,
(i.
8.
fils
la foi
d'Abraham,
—
•'!.
mon peuple; mon peuple
Jean-Baptiste n'a-t-il pas d Abraham
'.
nous eleve ä
»
En
la
connais-
lui aussi justifie
parlabouche du prophete Ezechiel
—
apparu d ceux
qui ne s'appellenl pas
du Dieu vivant
Dieu peut de ces pierres tirer des
et
« J'ai
trouve au
se
par ceux qui ne mc demandaient
nos coeurs ont ete delivres du culte des idoles; sance de Dieu;
:
il
J'aiappele mon peuple celui qui n'etait pas
meine Heu, appeles :
un peuple
etre
pas aintc scra ckeri.
t/ui n'etait
lui-meme
connaissions pas
dit-il, j'ai ete trouve
— Et ce peuple doit
seront. en ce
le
voiei! u un peuple qui n'invoquait pas
des douze prophetes et echt
declare qu'il s'est reiulu visible
Isaie,
que Fils de Dieu, de venu fds de l'liomme,
et
:
Isaie, i.xv.'l.
«
eilet,
par
la
Et je leur donnerai
—
4.
Osee, n, 2ö.
—
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[145]
mi autrc cceuretje leur donnerai un esprit nouveau. corps
mes preceptes,
qü'ils suivent
mmi
peuple, etjeserai -
94.
-
im autre
je leur donnerai
coeur de pierre
le
nous
J
Verbe incarne
du disciple Jean
:
lement un intercesseur, Moi'se,
meme
et
Eclate de joie
delaissde 3
(litt.
»
.
Et
et
et
d'allegresse,
le
habiü parmi
a
il
de niuubreux elus; ce u'cst plus seu-
»
Cette
Elie, niais c'esl
le
Seigneur
cette parole il'lsaic
femme
toi
slerile, qui
dans
les
um jalousiepar
Synagogue
la)
le
moi j'exciterai votre Jalousie par
le et
Rejouis-
temps
anl.e-
de
de la
les ßls
celle
:
qui a im
etait asservie a la Loi.
dernier.
II
encore
dit
:
«
Vous m-fz
vous m'avez irrite par vos idoles;
ce qui n'estpas
Les Juifs en
»
«
:
Deuteronome, declare que les Gentils seront
qui n'est pas Dien,
ce
ßls
les
lui-
plus noui-
c'est l'Eglise
qui n'as pas ete en travail. Car
peuple incredule sera
par une nation insensee*.
effet
unpeuple^ etjevous irriterai
ont abandonne Celui qui est
Dieu, pour rendre un eulte ä des divinites qui ne sont que neant; et
(l'Etre), ils
s'ösi faii chair, ei
un envoye,
premiere (Eglise,
la
premiers et que
excite
eiifaiit«-
ni
95. — Moi'se lui-meme, dans les
Verbe
le
du desert) sunt plus nombreux que
:
seront
leur coeur, selon
changemeni de
absolument pas dünner des enfants ä Dien,
rieurs ne pouvait
ils
hommes que
habitant au milieu des
Synagogue, suivant
la
qui n'as pas enfante.
toi, sterile,
epoux
i.t
lois.
qui nous a sauves et qui donne ä son Eglise des enfants
breux que ceux de
«
Et
«
C'est pourquoi l'Eglise
»
.
»» coeur de chair, aßn
cceur,
gardentet accomplissent mes
qu'ils
se sout opercs la vocation des Gentils et le cette parole
nterai etj cnleverai de lern-
Dieu'. »
lei{r
C'esl gräce au
./
797
ont tue les prophetes et prophetise par Baal, auquel les Chananeens ele-
vaient des idoles. Et insultant l'Etre,
le Fils
de Dieu,
Tont rejete
ils
ont prefere Barabbas, un voleur convaincu d'honiicide; eternel pour acclamer
comme
leur roi
et ils lui
ont renie
ils
le
Roi
C'est pourquoi Dieu
un Cesar temporel.
a daigne faire part de son heritage aux Gentils, a des barbares qui n'apparte-
naient pas ä la cite de Dieu, qui ne savaient
vocation au Christ nous ayant donne
promesses
vie, et
la
d'Abraham, qui
faites ä) la foi
meme
pas ce qu'est Dieu. La
Dieu recapitulant en
est aussi la nötre
plus regarder en arriere, ni retourner ä la Loi ancienne.
Seigneur de
la Loi, qui est le Fils
Dieu de tout notre coeur
ä aimer
de Dieu; par lafoi en
prochain
et le
l'amour envers Dieu exclut tout pecbe,
et
5 ,
lui (les
nous ne devons
Nous possedons lui,
le
nous apprenons
comme nous-memes. Mais
l'amour envers
le
prochain defend
de faire ce qui peut nuire au prochain. 96.
— Ainsi donc
sons avec
le
en malice,
1.
5. Litt.
:
«
Pere, nous nous tenons en sa presence face a face, devenus enfants
et
Ezech.,
Loi ne doit plus etre notre pedagogue. Nous conver-
la
fermes en toute justice
xi,
19, 20.
—
2.
Jean,
Dieu ayant recapitule en
PATR.
UP..
—
T.
XII.
—
F.
"'.
i,
14.
et purete\
—
lui la foi
La Loi
3. Isäie, liv, i.
d'Abraham qui
n'a plus ä dire
— est)
'i.
:
«
Deut., xxxh, 21.
en nous
».
53
Ne
—
SAINT IRENEE.
798
pas adultere
sois
ä celui
».
feimme ötrangere;
qui nc songe meine pas involohtaireihent ä une
Ne tuepas
«
timent de colere et de haine; son boeuf, ni son äne », ä
»,
a celui qui a repousse de son cceur tout sen-
Tu ne desireraspas
«
lc ciel
«
;
OEil pour
de ton prochain, ni
qui par consequent n'est pas capable de lever
son prochain,
main pour
la
mais
la terre,
dent pour dent », ä celui
ceil,
hommes comrne
qui n'a aucun ennemi, mais qui traite tous les et
champ
le
ceux qui ne fönt aucun cas des biens de
amassent des tresors pour
ijui
[146
La
se venger.
Loi n'exigera plus la dime de celui qui a consacre tous ses biens ä Dieu, et qui a quitte son pere, sa
mere
pas ä
sabbat, qui vit dans
le
Verbe de Dieu;
fixe ä celui qui
obsarve chaque
tous les siens pour suivre
Commander de chömer un jour
eile n\i
jour
le
et
temple de Dieu, temple qui est
le
riiomme, s'cmployant au Service du eulte de Dieu veux
la justice. « Je
mieux
la
la
misericorde, a dit le Seigneur,
connaissance de Dien que
comme
qui ine sacriße un beeuf,
comme
fleur de farine le
si c'elait
du Seigneur sera sauve
ml
donne aux hommes
ete
»
:
pratiquant ä toute heure non
«
Car
il
».
«
le sacrifice; et
Mais
«
immolait ün chien,
saut/ d'un pure'
le 3
et
».
holocßiistes*
les
s'il
2
iitnit
quj
et
corps de
le
est
il
qui m'offre de la
et celui
Mais quiconque invoquerä
n'y a pas sous
demons
obeissent, ainsi que les esprits mauvais et toutes les forces rebelies.
97. — (Cela a
lieu)
5
par Tinvocation du
Pohce-Pilate. Jesus-Christ s'en est alle
nom de Jesus-Christ, s'est
et
cependant partout ou Tun de ceux qui croient en
eloigne des
lui l'appelle et
aecomplissant sa volonte, Jesus s'approche, se presente etexauce
1;
nom
un untre
le ciel
par leqüel nous devions etre sauves* », si ce n'est
celui de Dieu, c'est-ä-dire de Jesus-Christ, Fils de Dieu, auquel les
memes
j'aime
impie celui
Osee,
vi,
6.
—
phrase presente des
haie, lxvi,
2.
difficultes
positionjusqu'a ces mots
«
3.
—
32.
3. Joel, u,
—4.
Act.,
de construetion qui disparaitraient
Ponce-Pilate
»
chretiens. Cf. S. Justin,
II
»
au
«
etaient une formule d'exorcisme
Apologie,
vi,
6
:
«
la
si
hommes,
Nos chretiens
et
l'invoque en les
demandes
12.
—
Cette
5.
premiere pro-
— Cette
auchapitre precedent. (B.)
etait jointe
Observation du P. Barthoulot est d'autant plus juste que les mots Christ crucifie sous Ponce-Pilate
iv,
crucifie sous
nom
de Jesus-
employee par
les adjurant (les
les
demonia-
au nom de Jesus-Christ crucifie sous Ponce-Pilate (xcaa tou ovö^axo; 'lr\GoZ XpiaxotJ, toü ctaupwOs'vToi; Im IJovti'ou IltÄaTou), en ont gueri et en guerissent encore aujourd'hui beaucoup, en maitrisant et en chassant des hommes les demons qui les possedent. » Et cf. Palladius, Histoire lausiaque, xxn, 12, 13. II faut donc rattacher les mots « par l'invo« auquel (Fils de Dieu) les demons cation etc. » ä la phrase finale du chapitre preeedent ques)
:
memes
obeissent, ainsi que les esprits mauvais et toutes les forces rebelles, par l'in-
vocation du
nom
de Jesus-Christ crucifie sous Ponce-Pilate
M. Harnack, qui a remarque
n'en ait pastenu compte pour la division des cbapitres.
de donner pour sujet contexte l'exige. appel ä
lui.
«
».
d'ailleurs le caractere de la formule
Jesus-Christ
»
aux verbes
«
(T.) —
est
11 «
surprenant que
par l'invocation
6. II
mesemble
etc. »,
necessaire
s'en est alle et s'est eloigne
Malgre cet eloignemenjt, Jesus invoque vient aupres de ceux qui
» :
le
fönt
DEMONSTRATION DE LA PREDICATION APOSTOLIQUE.
[147
de ceux qui s'adressent ä
lui
louous sans cesse üieu, inscrulalile sagesse,
avec im coeur pur. Recevant ainsi son
qui par
nous a sauvi
;
oiel,
(par les prophetes), ä savoir l'avenement visible dire la grace de son incarnation.
par nous-memes; toutefois ce
nous a annonce
impossibh' anx
esl
hu
ciel et
mer
saisie
l'a
sagesse)
{la
Vayant trouvee,
et,
In
sunt dit
levees ilnns
Nous
:
leurs
roles de In sni/esse ä
son
Israel,
les
hommes.
sunt dans In
postes et
Dien
par son
inlelliijence,
bien-aime. Apres cela C'est
le
les
II
joie'.
el
mbsiste ä jamais. Tons ceux qui
V abandonneront, periront'..
»
II
le
n
les
etroitement uni est
devenu
il
donne
est
apparu sur
TEsprit de Dieu
'
ilonnee n Jacob,
SOn serrileur,
et
lern' et
la
nom
le
et
le
il
livre
habite avec
n
de
la
la
le
—
Teile est,
mon
eher ami
Pere avec
',
SIOiN
Baruch, m,
2. Litt.
fait
la
l'a
etablie, les
si
11
a
de Dieu et l'homme
.
.
mene
Apötres
c'est la
et
ä la vie. Les prophetes l'ont
l'ont transmise, partout l'Eglise
creature
».
—
4.
».
eher
»
ä
«
der Warheil). Malgre vocatif
:
«
Telh' est,
—
3. Litt.
final
L'homme
premicr etat apres «
».
Le resultat
pristinum
rapporter
Une des plus anciennes
citations chretiennes de ce livre.
qui a regu du Pere le pouvoir de notre vie,
«
:
2!l-i\, 1.
descendre vers nous
titutio in
son
Christ
l'a
ä ses enfants. C'est en toute assurance qu'il faut conserver (ce depöt)
l'offre
1.
le
la creature
hommes.
la predication de la verite,
regle de notre salut; c'est aussi la voie qui
annoncee,
la vie,
descendant vers nous qui etions
terre et a vecu avec les
CÖNCLT 98.
qui
loi
de Jacob et d'Israel au Fils de
ressemblance de Dieu 4
a l'imaffe et a la ^
C'est
cree'es.
les
II
recevront arriveront ä In vie; mais ceux qui
ensuite mise k notre portee", lorsque, lui,
einlies se
les
Üieu. Celui-ci ayant recu de son Pere le pouvoir de nous rendre
eloignes de
eile
trouve toutes
äpparu sur
a
il
II l'a
celui
et
a
du commandement de Dieu
livre
lumiere,
la
a appelees et elles out
jqyeusement pour celui qui
nul untre ne lui est comparable.
ei
In
n'y a per-
II
lui obeit avec respect. Et
et eile
elles brillent
voiei! et
lui qui est notre
appelee
l'a
il
a passe
terre ä jamais,
qui la remplie d'animauä), de quadrupedes, celui qui envoie
parcourl son orbite;
montc
est
personne qui ait observe ses sentiers. Mais celui
et
connaitpar sa prudence; celui qui forme
la
possiblc
Qui
o
:
nuees? Qui
fait desc'endre des
l'a
rapportee de preferenc'e d Vor raffine?
l'a
sonne qui ait cönnu ses wies, qui satt toui
et
cette gräee
hninines esl
Dieu. C'est pourquoi Jeremie, parlant ä ce sujet, s'ecrie
ä
salut
le
Notre-Seigueur, c'est-ä-
<\>-
Nous ae pouvions nous procurer
i|iii
nous
salut,
le
par son insondable, par son
infinie,
du haut du
s ei,
799
la
:
«
II
a uni et
de l'Incarnation
le
apres avoir recu cette vie, l'Esprit de
et
de
la
creation (recapitulatio). (T.) <> x
Üies
—
ist
Redemption
ami
».
5.
le
est
l'a
Pere avec
une
« res-
L'allemand (1907)
die liebliche
defaut de ponetuation, je crois qu
eher
Dieu
rachete recouvre la ressemblance avec Dieu, qui etait
predication de la verite
mon
et,
pe'tri
—
il
fait
Verkündigung
vaut mieux
le
inettre
au
SAINT IRENEE.
800
[148]
avec une volonte saine, alin d'etre agröable ä Dieu par des oeuvres bonnes
d'une bonne conduite.
et le desir sincere
99. —
que
Des
personne ne doit sc figurer que Dieu
lors,
comme
Createur,
notre
Dieu, qui est l'Etre, et
ils
heretiques
les
se I'imaginent.
une idole de ce qni
S3 fönt
Pere
le
n'est
soit autre
meprisent
Ils
que neant; ilsse
forgent un pere eleve au-dessus de notre Createur, se figurant avoir trouve
quelqu'un de plus grand que
la verite.
Tous eeux-lä sont des impies
blasphement contre leur createur
et
leur Pere,
dans notre Critique
ce
qu'on nomine faussemeni
refutathn de
et
est d'autres qui dedaignent L'avenement
incarnation,
de Dieu
Fils
l'avons montre la
gnose*.
et l'economie
II
en
de son
transmise par les Apötres, predite par les proplietes pour etre
de L'humanite, ainsi que nous
le salut
du
comme nous
et ils
demontre en abrege. Ces
l'avons
te
liomiaes aussi doivent etre ranges et comptes parmi
le^s
incredules. D'autres
ne regoiyent pas les dons de l'Esprit-Saint et repoussent loin d'eux
gräce
la
prophetique, cette gräce qui, avec abondance, permet ä l'homme de porter des fruits
de vie
divine; ce sont ceux dont parle
au feuillage
ciimine le terebinthe
fletri,
—
Par consequent l'erreur
sur les trois articles prineipaux
meprisent
le
Pere, ou bien
ils
qu'ils
ä-tlire
dules et
par
lui
l'uir
meprisenl
leur societe,
si
bapteme. En
notre
seront, dit-il, »
;
et ceux-lä
le
Fils,
fruit
ou bien
effet,
II
faut
1
.
la verite ils
en parlaut contre
n'admettent pas l'Esprit-Saint,
ils
c'est-
nous defier de tous ces incre-
vraiment nous voulons etre agreablcs ä Dieu
C.loire ä la
la
et
predication apostolique de Saint lrenee.
Tres Sainte Trinite
et ä l'unique
Saint-Ksprit, dans les siecles des siecles. Ainsi
Souvenez-vousdans
le
C'esl le titre
haereses
:
'VXzj/oc,
l'rere
meme
xoii
est dirige
Divinite,
de notre saintroi
'',
fois
beni archevi'que Der Oliannrs, pos-
ainsi
quedu pauvre
copiste que je suis.
de Fouvrage que nous appelons par abreviation
ävaTpoirr] t^; •{/euocovüixou yväattat. (T.)
en
Pere, Pils ul tout Providenl
soit-il.
Seigneur du saint et trois
sesseur de ce manuscrit et
eliapitre
ils
arriver au salut.
Demonstration de
1.
Cur
etrangemenl ecartec de
ne regoivent pas
proplietie.
la
«
ne peuvent rapporter aueun
s'est
de
l'economie de son incarnation, ou
:
comme un jardin snns enu-
et
ne servent de rien ä Dieu, puisqu'ils 100.
Isai'e
maniere de conclusion contre
—
2. Isai'e,
i,
30.
les gnostiques,
—
Adt'crsus 3.
Toul ce
les juifs
et les
docetes. Les negateurs des dons de l'Ksprit-Saint sont probablement les aloges, dont l'aiiteur a parlö -
4.
11
dans VAdversus haereses,
III,
n, 9.
Cf.
S.
s'agit de l'archeveque Jean, le plus jeune des i'reres
(1226-1270).
Son erudition
mourut en 1289.
(T.)
l'avait fait
surnommer Rabbun.
11
Epiphane, Haer.,
li. (T.)
Hetum de
Cilicie
du
roi
devint eveque en 1259 et
I
DEMONSTRATION DE
19
LA PREDICATIOIN VPOSTOLIQJ
801
I..
TABLE DES MATIERES Lis clUffres indiquent
Abraham,
24; sa foi et sa justice, 35.
Anges,
10,
9,
11,84; prevaricateurs,
les
Jean-Baptiste, 41. IS,
Apotres, 41, 86, HS; doctrine des apotres,
homme,
ham
46,
Ascension de Jesus-Christ, 83,
84.
descendant d'Abra-
30, 31, 53;
de David, 30, 59, 63, 64 vraiment :
;
3, 7, 42.
;
;
viteur du Pere, 51; juge des vivants et
Abel, 17.
Ca'i'n et
et
ne, 38, 39, 56; d'une vierge, 32, 35, 53, 54, 57 roi, 36, 49, 52, 58; messie, 40, 53; sauveur, 96, 97 oint par le Pere, 47 ser-
Arc-en-ciel, 22.
Bapteme,
52;
Jesus-Christ, preexistant, 30, 43, 51,
Fils de Dieu, 30, 40, 43, 70; Dieu, 60:
85, 96.
Cham,
numiros des chapitres)
nom
des morts, 41;
19, 20.
de Jesus, 97.
Josue, 27.
Charite, 87.
Cieux, sept cieux,
Judas, 81.
9.
Circoncision, 24.
Loi ancienne abolie, 89, 90, 95, 96.
Corps de
Mages,
verite, 1.
Croix, 34, 45, 47,
79.
5(i,
78.
Dieu, son existence,
3, 4;
4,
;
mere du
Christ, 32,36-38, 40; coredemptrice, 33.
Descente aux enfers,
createur,
58.
Marie, vierge, 32, 35, 53. 54, 57
Dieu un, 4,47;
Miracles de Jesus-Christ, 67.
Mceurs, purete des mceurs,
5, 8; juste et bon, 8.
Moise,
Eglise, 42, 94, 98.
de Moise,
25; loi
2, 41.
mort
26;
de
Mo'ise, 29.
Elie, 94.
Kmmanuel,
54.
Noe,
'Eiri&tjlic, 1,
note.
Obeissance, 31, 33, 34.
Esprit-Saint, 99, 100; sagesse du Pere, 5;
doigt de Dieu
(?),
son röle dans
Fils, 47; septiforme, 9;
creation, 5;
montre
les prophetes, 6; est
le
du
note; onction
26,
la
Verbe, 5; inspire
uniä Tarne juste,
42.
19.
Passion de Jesus-Christ, 45. 68, 69, 71, 72, 75-77, 79, 80.
Peche
originel, 15, 16, 17.
Pere, Dieu createur,
Pere
le
Ponce-Pilate, 74. 77.
Femme,
Presbytres, 3, 61.
Foi, integrite de la foi, 2; sa necessite, 37: foi justifiante, 35,
regle de
foi,
93; effets de la
foi,
87;
91,
Rekapitulation,
6, 30, 95.
Renovation evangelique, 61 72, 73; notre resurrection, 41, 42.
Satan, 16, 17.
92, 95.
Glorification de Jesus-Christ au ciel, 85, 88.
Sem,
llomme, creation de l'homme, 11; son
etat
Theopliames, 44,
l'homme.
11.
primitif,.12, 14; liberte de
Incorruptibilite, 31, 40.
'w:
Resurrectionde Jesus-Christ, 38, 41,61, 62.
3; articles de la foi, 6.
Genius, vocation des Gentils, 42, 89.
45,
4, 5, 6, 99.
Eve, vierge desobeissante, 33. sa formalion, 13.
invisible, 5,
19, 21, 24.
Trinite.3.
45, 46.
5, '.7,99,
100.
Verbe, son röle dans devenir
la
creation, 5, 6; se
homme,
46;
Verbe
Jacob, 25.
prepare
Japliet, 19, 21.
incarne, 6; distribue l'Fsprit-Saint,
ä
7.
SAINT 1KKNEE.
802
[150]
INDEX SCRIPTURA1RE iLvs chiffies enlrc parenlheses indiquent
Genese
ii,
—
27 (55).
-
5 (32).
13 (13). 16, 17 (15).
- 18
- 25 1,
30
i,
Bar uch 29-iv,
1 (97).
Ezechiel
11, 17 (88).
ix, 5 (54).
- 6(24, 35). xvm, 1-3 (44).
x,
xix, 24 (44).
xi, 2 (9).
-
xi.ix, 10, 11 (57).
E-xode
-14(2).
22
lii,
(95).
(29).
Psaumes
(Vulgate)
(67).
1
Zacharie 9
ix,
(65).
xm,
7 (76).
Malthie u
(89).
(49).
in, 9(93).
xxn, 37
Marc xn, 30
7 (86).
(87).
(87).
- 13-liii, 5 (68). liii, 4 (67).
-
i,l(2). ii, 1, 2 (74).
5-8
Jean i,
1-3 (43).
— 14
(69j.
-8(70).
(94).
A des
liv, 1 (94). (49).
lvi, 1 (45).
in. 6 (73).
5 (21,86).
xxi, 5 (72). - 15 (79).
12 (96).
Romains
lxii, 11 (65).
n,4-6
lxiii, 9 (88).
in, 13 (35).
lxv,
-2
(79). (80).
-
7 (84).
xxxn, 6 (5). xxxvin, 18(68). xliv, 7, 8 (47). 83).
(8).
13 (35).
1 (92).
iv,
(79).
xm,
10(87).
15 (88).
-3
(79).
i.xvn, 18, 19
iv,
lvii, 1, 2 (72).
lxi, 1 (53).
7 (85).
- 21
v, 1 (63).
6 (34, 68). 8 (88).
xxxn, 21
xxm,
Michee
xlix, 5, 6 (50).
—
- 19
11 (38, 62).
ix, .
18-20
xliii,
xxviii, '66 (79).
- 17
Arnos
xvn, 6-8(91).
l,
xvm,
32 (96).
(87).
- 1-10(59
xlv,
Deuleronome
8
ii,
xl, 12 (45).
xxiv. 17 (58).
7,
Joel
6, 7 (56).
xxxv, 3-6
(9).
Notnbres
48
10(93). 6 (96).
vi,
xxvi, 19 (67). xxix, 18 (67).
in. 7, 8 (46).
xxv, 40
Osee
vn, 9 (3). - 14-16 (53).
2 (24).
(93).
(99). i,
-
(21).
20
xi, 19,
3 (86).
ii,
xv, 5 (24).
-
(71).
(64).
Isaie
(20).
26,27
-
(68).
(13.).
1-6 (22). - 14, 15 (22).
-
iv,
m,
- 3 (43). cxxxi, 10-12
.x,
xn,
hamentations 30 20
in,
1 (85).
in, 1(17).
-
immeros des chapitresj
(82).
lxxi, 17 (43). lxxxviii, 39-46 (75). cix (48).
1 (43).
i,
Lxvm, 22
Ic.s
Galates
(96).
lxvi, 7 (54).
Jeremie xxxi, 31-34 (90). xxxn, 6 (81).
m,
6(35).
iv,
6(5).
Ephesiens iv,
(65).
TABLE GENERALE
H.
L.
Bishop Karapet ter Mekerttschian and
with the Cooperation of
II.
R. I'rixce
Maxe
IIrv.
D. S. G. Wilson.
of Saxoxy
pages 653 ä 731 655
Preface
The proof
659
of the apostoüc preaching
"-
Sept fragments de saint Irenee
Table des citations de l'Ecriture
Joseph Barthoulot S. des notes par
J.
J.,
1
-
"'*
»
missionnaire en Armenie, avec une introduction et
Tixeroxt, doyen de
la
Faculte catholique de Theologie
P a S es 747 a 802
'
de Lyon
" /,i)
Introduction
Demonstration de
la
Table des matieres Index scripturaire
Table
predication apostolique
.
.
-
756 '^
01
°^2
*»
tabu: des matieres. DU TOME
XII
Pages.
HOMILIAE
LES TIOCHE.
Fasc.
I.
-
Texte syriaque
CATHEDRALES DE SEVERE D'ANdes liomelies
et traduction francaise
LXX
a
LXXVI.
Table des liomelies Fasc.
II.
—
5 L63
A COLLECTION OF LETTERS OF SEVERUS OF AX-
TIOCH. Introduction
166
Manuscrits
172
Texte syriaque Fasc.
111.
--
et traduction anglaise
des lettres
MOUFAZZAL 1BX ABIL-FAZAIL,
SULTAXS MAMLOUKS
«
I
ä
LXI
175
HISTOIRE DES
».
Introduction
Texte arabe Fasc. IV.
—
345 et traduction francaise
407
'
LES MIRACLES DE JESUS.
Avertissement Texte ethiopien
555 et traduction francaise
557
Table analytique des matieres Fasc. V.
— S.
IRENAEUS,
Li?
OF THE APOSTOLIC PREACHING
650
E7cio£i!jtv \\
-oZ <x7:o<7to}>uoü
xv)puyt/.o
The proof
ITH SEVF.N FRAGMENTS, ARMENIAN VERSION.
655
Preface
The proof
of apostolic preaching
(159
Sept fragments de saint Irenee
732
Table des citations de l'Ecriture
745
Demonstration de la Phedication apostolique traduite de 1
749
Introduction
Demonstration de
l' Armenien.
la
predication apostolique
Table des matieres Index scripturaire
'
756 801
:
802
Table generale
803
Table des matieres du tome XII
804
Patrologia orientalis
BR
if a.
60
P35 t.12
»•"/
DO NOT REMOVE CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET PLEASE
UNIVERSITY OF
TORONTO
LIBRARY
r
i BfflHHSUL
HP
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HL