DU MÊME AUTEUR
LES SOUVENIRS CHRÉTIENS DE DAMAS
1. Souvenirs de Saint Paul, pelit in-4° de XX-72 pp. et 3 plall-
ehes. I-Iarissa, 1944.
Il. Jean de Damas (ellpréparation). ÉTUDES DE MANUSCRITS
Manuscrits du Qalamoun. 1.
Manuscrits Melkites de Ypbr9ud; 29 pp., extrait des Orientalia Chrisliana Periodica, vol. VI, 1940.
Il. Les Manuscrits de Ma(loula, in-4°, 33 pp., extrait du B E 0,
1942-1943,
t. 1)( et Xl,
1945-1n~6.
Manuscrits du Liban. 1.
Les Manuscrits de la Bibliothèque des Missionnaires de Saint Paul (pa-
raîtra prochainement).
ET PÈLERINS AU QALAMOUN, ill-4°, 34 pp. avec HIle carte, extrait du B E 0, t. X, 194·3-1944.
VOYAGEURS
L'IMPRIMERIE AU LIBAN
P. dOSEPH NASRALLAH
L'IMPRIMERIE A V
LIBAN
G.'avure sur hois de Züber
II A.lll S S A /J !) 1- 8
Cum
peI' mi"u Superiorum
Il a fallu plus de deux millénaires après l'invention de l'Alphabet par les Phéniciens, pour en arriver à l'invention de Vlmprimerie par Gutenberg. Ce lent et long chemin devait encore parcourir un demi millénaire de plus, . après Gutenberg, pouraboutir, du fragile caractère en bois et de la presse à .bras" aux linotypes, aux intertypes et aux offsets modernes. l'Ëc'riture même de cet Alphabet devait de son côté traverser' autant de siècles' patients et laborieux pour évoluer du stylet à: cire et de la plume d'oie à nos stylos ciFtuels et à nos machines; à écrire. Ces simples réflexi~ris' qUÎ'''db~.Jvent nous inciter à une iuste modestie, ne nous inspir~h't p"cs ;rn!oins d'admiration pour la! somme incalculable de labeur et"' d"é recherches que nos devanciers ont dû dépenser afin que nous puissions profiter de leurs. inventions et nous prévaloir de leur progrès. Mais à quoi serviraient toutes les imprimeries du monde, qui'" nous auraient été données d'un coup, par un cadeau miraculeux. du ciel, s'il n'y avait eu, au bord de nos rivages, le génial inven-· teur qui conçut de transformer l'écriture indéchiffrable de son temps, en urie représentation élégante et concise de 25 sorz-
VI
A ce Phénicien inconnu qui a donné la vie e't des ailes èle lettre morte, qui lui a donné l'ubiquité et l'omniprésence de la Jumière elle~même, la rapidité de l'éclair et quelquefois la force terrible du tonnerre et de la foudre, adressons pieusement au frontis.pice de . cet ouvra~g~, .not~e salut reconnaissant. Mais quelque chose de plus profond que l'Alphabet et l'Ecriture, quelque chose d'infiniment plus riche que l'Imprimerie êt .tous les modes les plus perfectionnés de leur diffusion matérielle, 1e veux dire la pensée de l'homme qui écrit, et, l'âme même de .l'homme qui pense, ont-ils progressé parallèlement à la profusion des moyens faciles et rapides de leur expression? Hélas! les progrès abusifs de nos mécaniques, quelles qu'elles ~oient, parce qu'ils ne sont, peut-être, que d'invention humaine, semblent souvent peu compatibles avec l'intégrité de cette part mystérieuse de l'homme, unique et précieuse entre toutes, qui lui vient, semble-t-il, d'au delà <de· I.ui-même,et q~i porte parfois iusque dans nos ténèbres la marque d'une empreinte divine. En effet: sur les milliards d'ouvrages, par exemple, qui s'é(:rivent et s'impriment aux quatre coins du monde, depuis l'inven·tion de l'Alphabet, et puis, longtemps plus tard, depuis l'invention de l'Imprimerie, combien y eh a-t-il qui valent pour la sauvegarde et l'élévation de notre vie spirituelle, Homère, Pindare, Pythagore, -Eschyle, Sophocle, Euripide, Platon, Aristote, Virgile ou Marc.Aurèle, qui ignoraient l'imprimerie?
VII
Si l'âme de l'homme, dans ce qu'elle a de particulièrement essentiel: amour, pitié, communion etcompréhension, n'a pas progressé avec l'évolution de ses instruments, de diffusion, c'est qu'il lui faut encore un inventeur autrement plus sénial, et un magicien aufrement plus bienfaisant, qui lui rende, à elle aussi, la vie et des ailes. Or, nous l'avons ce rédempteur miraculeux, dans la divine personne du Christ. Il attend humble~ent au seuil de notre âme assombrie et touiours plus solitaire, il attend fid~lement que nous l'y laissions apporter et répandre sa lumière et sa flamme à iamais salutaires. Et c'est iustement là, que l'Alphabet et l'ecriture, c'est en cela précisément que l'lrnprimerie et ~a propagation, peuvent contribuer à résoudre le problème de la nécessité de notre rénovation. C'est là que réside leur pluos noble mission. Dans cette belle histoire de l'Imprit1le1~ie RU I . . ioan, que le R. P. Nasrallah a eu l'heureuse idée de retracer et qu'il a su réaliser avec un clalr et scrupuleux talent, nous allons voir, pour notre consolation, que la plupart des labeurs des Presses Libanaises ont été généralement consacrés à l'édition d'ouvrages destinés à la formation spirituelle et à l'édification morale de nos compatriotes, dans tous les genres et de toutes les confessions.
C'est sans doute cette production, où 'surabonde l'effusion des cœurs, qu'il serait si utile de voir se multiplier, dans une proportion égale, par toutes les imprimeries du globe. C'est elle,
VIIi
pour sûr, qui explique d'ailleurs pourquoi ici, en dépit de la tourmente générale du monde livré à l'anarchie, et de nos angoisse,s particulières trop menacées de désespoir, une si grande partie· de la paix de l'âme et de sa dignité, a pu être préservée dans' nos Montagnes, et triompher de nos misères.
le R. P. Nasrallah a déià brillamment servi le suprême Inventeur de cette résurrection de l'âme, qui nous attènd depuis vingt' siècles et dont nous avons tant besoin à notre époque, en consacrant de son côté à l'apôtre fulgurant de cet Inventeur, à l'indomptable Saint Paul, une pertinente monographie que l'on souhaiterait de voir dans toutes les ma'ins d'ici et d'ailleurs. En voulant illustrer à présent les annales de l' It12p1~it12ei~ie l . . ibatzt:lise, si singulièrement dévouée à servir la vie de l'âme, qui nous est plus nécessaire que le pain .et l'eau pour la vie du corps, le R. P. Nasrallah ne fait que confirmer encore mieux les grands mérites par lesquels il a droit à n'ctre admiration et à notre gratitude.
Je suis heureux qu'il ait bien voulu me réserver le privilège d'être l'un des premiers à l'en féliciter.
CHARLES CORM BeY1~outh,
!i
I)écet12b1~e
1948
~4,
V./1Nl':'PR()])()S
(( Les habilanlsde ce /-Jiban onl figuré les sons de la voix; ils onl (( les Livres » par excellence où l' [-[(lInanilé' continue à puiser les données de la paix sllr terre el du ,bonheur dans l'A tl-delà». ( Accueil de Son E. Cheikh Béchara el Khoury à Ml' G. Duhalnel).
fIne légenlle raj)}J()l'te qu'll la veille de livrer au Inonde son (le Illettre lin, jJ(ll' la découverte de l'I1llJ)rimerie, fi Hne ])ériolie Illéritoi.re et ]Jénible (l(~ l'esjJrit, (;ulenberg eul llne vision qui. j'aillit jJl'iuer l' Ilu111anilé, lie la jllllS grande invention, (J]lrès celle (ie l'AlJ)lzabel. Gutenberg vii avec terrenr, que grâce à l'1111])]'iJneric, les bons el hélas! les 111QllVais livres, se (ii/fuseraient avec ]"a])i(lilé. Il ne put s'elnpêcher (le li~él11.ir, li la }Jellsée qu'il serait callse involontaire (le cetle uague ÎnllHOl1(le OH at~~ée (ie l)llblica.. lions J)eruerses qui assailliraient la conscienc(~ ll.l1111aine, qui f éclabousseraient (le leur j'ange et l''éloigneraient (le sa I;Yn. Il résolut (le briser les illslrlllnellts el les pièces, qu'avec }Jeine il avait in vent(~S" et (ie laiss(~r à d'autres, le soin (le sllPllorter la lourlle resjJonsabililé ll(~ (ioier l' flul1lQnilé li' 11 n glaive à (iozzble tranc/zant cajJable (ie l'éloigru~r (le Dieu, en coujJQnl les liens qui l'unissent à l~lli, OH (le la raj)])]'ocher (le J.A li en !llcililanl les l110yens (i' a]J]J]'olo/1l.iir ,Ses 11l!Jslères. secJ'(~1 el
La légen(le Ile (lit j)(1S la l'oison ]Jour laqucllf>' (;lllenberg négligea ses ajJ]Jrélzensions el le (;iel perlHit qu'il o})J)or/dl li. l'lllllnanifé, C0l1Z11le le fit (lutrelois ,le (lieu 1"]zol ])Olll' l'l~crilllre, la SOllrce l'e bie11 e1 (le JJ laI qIl' es l l'11111) r i111 erie. Scrll])ule d'illll1nilU~, diront les llns, (1~~lol'l1laliol'l {le conscience' {l'lIll tiJnoré, avanceront les autres, (lélicalesse {l'tune d']lonnéle
x
AVANT-PHOPüS
/zOl1l1lle, a/lirlneronS-110llS, qll' effraye llne lourde l'esj)onsabilité ..En jetant les yeux SUI' les (ievantures lie beaUCOlljJ lle nos librairù~s lnodcrIlCS, Ile relnarquons-nous /J(1S que ll~ .,; noirs pressl~lllilll(~llls qui avaient assailli (;utlJ.ll1Jerg étaient ronflés ?
On (lirait que les IJr(~111iel's réalisaleurs de flll1pril11erie, conscients du (langer qu'encollraitleur invention, aient lJOlllil sanctifier l(~llr CelllJre et lui enlever sa l'orce de noscivité l.~n consacrant ses prelniers travaux à i'éfiilioll et li la (li/lizsion (lll Livre le jJ!llS sailli qu'ait jJossé(lé l'Hll111allilé, la 13iblt.~.
Ce
SCl'lljJll/e IJrofes.~iollnel {les
!)rCllliers éllileul's
Il' a jJllS
ial'lJë
li s'é/Houssel' et il fair(~ jJlace li l'a/11bition (ill gain el du lllcre.
])'é111incnls IJrot(~Ssei',rs contelll[JOrains ]Jréclzeni la sJ)iritlialisalion, la rédelllptioll Inél1u!, de l'Occilienl qui se lnaférialisl'., par des contacts plus fitélJul'.nts avec l'()rienl où les sources lle l'inspiration sont encore vives, où, suivant /(~ 11zol (le Maurice IJarrès, sOllIJl(~ toujollrs l'esjJrit. Quoi qu'il en soil {le cette gélu~rellse conception nOlis (~stinl()llS ' que l'Occilicni jJclzl IJr(~llllre (l(~ /'()ricnt, en ce qui rcgarlie L'art graplzique, llne salutaÎre /(!çon. Les prel1zière~ il1zpriJneries (lu I.Jevanl 'i},Qllt vOllé leurs el/orts à la gloire (le I)icll el li la llilrl.lsioll {lcs œllV]:;!S de bien. Mr. Charles Corln l'a j"ail relllarqller llans la pré~ face liont il a bien VOUlli honorer cel ouvrage. La 11lajorilé (les prolluc.lions de la prenl.ïère iJnpriJneric li' Orient (ÏJHjJrilnerie israélite de (;onstantino!Jle) regarl/e la Saint(~ Écriture et ses (A"f01111lU~n [aires. Lapi'enlière i111])rimerie (ill Liban, celle de Qllz~la!la~ a édité le Psautier, « le creur de J)iell », COlnnH~ ['ont ap/Jelé les anciennes l~glises (le Syrie. [.ies prenlières ill1jJrillleries arabes (Je l'Ori(~l1l, celle (l'AlcI), de S. Jean de 511eïr et de .')t. (Jcorye.,. (le IJeyroullz, se sont astreintes à ne publicr que lies livres religieux. .lA~S dl.~ll:r grandes i111pri111Cries qui ont vu le .iol~r au XIXe siècle, l'I111IJri111l~ rie Anléricaine et l'I111pl'illlerie Call1oliqul~, onl ell lIes origilll~S'- réligiellses. [.jes prenlières illlprillleries 11111S11lJ11arl(~S qui se sont établies au ["iban dans le derlli(~r quart {lu XIXe siècle, ont (lonné la
AVANT-PHOPOS
XI"
pril1lallté aux ouvrages classiques ellilLél'airc~~, étabLissant ainsi la !J1-iJnalllé lle l'esprit snI' la chair.
fJes llllllaies reLigienses ll(~ l'Égypte racontent que le j)airiarche copte Cyrille V (1854,-.1861), orlloll11a il tout son clergé de recevoir avec p0111/Je La prell1ière illzprilll.erie dont il dolait sa COlll11lllnalllé. l~vêques et IJr(~tres revêtus (le leurs !JLllS beaux orne11lerlts, clercs jJOrtallt la croix, les cJzalldelier~-; el les encensoirs se porlerenl aH d(~Vallt d'elle en chantant (les /lYlllnes d'allégr(~sse. Le peuple délirait d(~ joie. Le jJairiarc/le en personne reçut" l'il~lpri ll1crie li la porte llulJatriarcat eIi disant: « n'était la craillte du Jlll~ pris ll(~s igrlorants, je s(~rais sorti dans la rue l~t j'aurais (lansé (levant elle, COll1111e ])avi(i devant l'Arche? » J~xagération
sans liouie, nzais reconnaissallce de la gran(l(~llr de la 111ission de rIJ}lpriJl1erie~ (~ar ell(~ en a une, et l'lI/le des plus belles: donner llne forlne précise (~l durable cl l'é/)hél1zèr(~ pen.çée lIll/naine, llétendre l(~s idées qui nous SOllt chères, ré]Jandre la vérité el aider li L'éliucation des l11asses.
I~etracer la naissance el le dévelop/Jelllenl de l'Ilnprinlcrie au Ijhan c'est racont(~r l'histoire littéraire el religieuse du pays. l../introlluctioll (.le la. typographie a répon(ill au besoin d'ull peuple de ]Jollvoir chanter plus jacilelnel.l1 les louanges lie SOIl .l)iel.l, de renouveler les Spl~rC(~S de ses- aspirlltions religieuses el d'ap!JrClldre aiséInent lesélélllents des COJzll;ûissances /llI111aines. lJn(~ fois établie dans le pays, l' IllljJri111erie II facilité l'usage du Livre,. elle t'a dillilsé et par là lllêllle a été une source du .l~en()llVeaU inteLlectuel. Cerch~ vicieux, circuit f'erllzé ! L/ aurore de la l~enaissallce ail I~iban appelle l'introduction de l'IU1]Jrtmerie, el celle-ci devient Ull facll~llr puis.sant dans l'éjJ(lIlOuisse111ent de la Rellaissallce.
])e Loui lellljJS, le
l~iban
a été une terre lIe rej'uge, ( nne terre
XII
AVANT-PHOPOS
d'élection de la cOlllpréhension, de la tolérence, des libertés »)(1) •. .lI ne s'eslja111.ais déjJarfi de ce rôle izlllllanitaire, ni (lans les 1lelnp~')' ilnciens, ni durant le Moyen-Age, ni !Je-ndanl les ]'Cl11.jJS NI()(lerll(~s. El COnl111e autrefois, les savants de 11yzance, chassés (le lellr ]Jafrie])ar les Turcs, ont trouvé ·asile (~1l Europe el onl été les !J}"01110-· leurs de la ~,.Renaissallce, les elle!:') des COlnlllUnallfés callzoliql.les· obligés d(~ quiller DallIas, f\lep ou ln MésojJol al11ie, ])0 li r éclza]Jpel' aux ve.Talions des paellas turcs ou all:r tJ'acast~eries (le leu]'S"· coreligionnaires ·chrétiens ont accouru vers les lHonlagnes (Ill ](asrarviin et du Sn[, se lnettre SOllS la protection (l'une autorité1110illS oll1.brageuse et plus clél11enfe. (;es patriarclzes en j'uile, (iont la CO/nlHU naufé atteignait parlois quelques centaines de /i(lèles ont" rl~ssolldé l'anneau d'une ~:clzall1e lln n1.ol1zeni brisé el ]Jar leur union avee le k)iège de ])ierre, ont puisé dans le (;entre d(~ la C'lzrélienlè llne science sûre el l'anlol1r de l'éruditio!1. I~àibles en lzOnl111CS, pallvres en rèsSOl1rees, ces COllllllllnautés ont eu recours à ['(Jeci-· dent J)Ol1r l'édition lles livre~,; dont elles avaient besoin, f~I])()ll1' l'é(.luca/ion de leur élite iniellec/lIelle.
Nous arrivons ensllite ail:}; le111jJS héroz'ques (le l'his/Dire (le la lY]Jogra]Jl1ie au IJiban ,. ils elnbrassenl le XVIIe el le .L~ VIlle siècles. [Jne il1ljJriJnerie se faIllle lians la Sainie Qa(ll,~a. [ln ré/ollglé (ie
J.)yrie, G[)porle en lZOlH111age au jJQYs qlli le ]Jrotège, le /ruit lie son laient ef lle son eS]Jril inventif' el le flote (le la jJrCIHière i111jJriJnerie arabe. .Son exel11ple est suivi par d'autres. [Je X/Xe siècle, (f\~r
an Nah(Jal, siècle du l~enOl1lJeall classique lies leltres arabes voit le l~iban tenir Hll rôle !JréjJondéranf". Le }JGYs se COllvre d'écoles et lle collèges,. une certaine liberté politique, rançon (les s0111bres années (.Ill lllilieu llu siècle, perlHel l'éclosion dn ,!ollrnalislllc. l)e nouveaux besoins surgissent, nécessitant la c]'éati~n (le 1111.zlti]Jles il1l[Jrillleries. El nous voilà au seuil (lu XXe sièclc. f-Ja précipitation (les événel1lenis 1110/1l1ianx lnei1enlsllbilen1enl le f.Jiban en contact
inti/ne avec l'Oeeilient el c'est l'Occillenl, avec seséfablissClllents (1) Discours inHugural de Son E. Cheikh Béehul'a cll{houry, il la Générale ùe ru nesco.
:~c COllrél'ellCe~
A V ANT- PROPOS
XIII
...scolaires de tOllies sortes, avec ses livres, ses t/zèses, ses j)ériodiqucs, .4)es 11lagazincs, S(~S al/ieh.es, ses tracts de ]Jl'opagnnde qui envahit le ]Jays, Illllltij)lialli les illljJri11leries jJOllr salis!llÏre à talli (le nécessités.
*** (;'l~sl
trop d(~l1l(lnder li llll llislorien ( que llire aLors s'il (~sl doublé d'un pré/lis/orien ou ll'Ull paléograjJlze !), que de lui inljJOSer une enquête sur l'étal aC/Hel de la IY!Jograj)/Zie libanaise . .Il y Cl in"coIHjJatibililé entre la lliscijJline lie l' historien (~t la lnél/zo(ic (le l' enqtl(~tellr,. abstraction laile du sacritic(~ qu' on (le111and(~ à l]ue/QU'llll /labilué à ji-éqllenter le passé el li r(~tracer les « SOl.lven irs ») .(le le111j)S révolus ou (le 11lOllllrnenis âisj)arlls. (;e (luI' sacrifice nOlle.') nous le S0111111eS ilrljJosé jJOUl' satisfaire aH (iésir (l'lln Q17li, qU'Ull séjour (~n Al11.ériqne a fanliliarisé avec les chiffres el les statistiques. Nous (~sp(~rons ne j]as le décevoir.
Quelques alllitiés on! été li l'origine et aidé li la réalisation (ie Nons rell1el'cions la (;0111111ission libanaise du Mois de l'Urll~sco, el en particulier Ml; Joseplz Najjar, (le la confiance qu'elle IZOllS a lénl0ignée en nous Facilitant la !Jublicatioll lIe cetle a~lllJre. C'est à elle que nous la (levons eniière111(~nt. Nons rCJ11.erCiOl1s le l~. 1). SUjJérienr (Ill 111011astère de St. Jean de Sl.leÏr qui nous a ai11lablcl11.en.l J}rélé les clichés gravés sur bois ])ar (Abclallalz Zaber précieuse1llent gar(Jés llans le COllvent. NOliS relnerciolls en/ill le I~. !). ])alll !jar!] qui a bien VOUlll revoir 110tre texte. NOliS ne pouvons ])(lsser sons silence la coreiialilé avec laquelle, les lllailresi111pri111.(~llrS de Beyroullz nous ont toujol1rs reçu eljonrni les renseigneJn(~nis utiles sur l'élal (le leurs n-laisons. I)LlL~si()ns-nolls ne pas décevoir· tant d' 11111iliés !
cel ouvrage.
.Harissa, le 25 llécen1.bre lfJ4·8, en la F(~te (le ;'loël.
]~Inl~l()(j-RAI")III]~
Liste des sources consultées les pIns inlportnnles
Bacel (P.) Carali. (P.)
Ilisloire de l'!lllprinlCrie dans la Vallée du LVii, Al IJilâl, 1U13. XXII, pp. 1Q5, 198, 426. Abdallah Ziibcl' el" son ÎlnprÎlnerie arabe, l~(), 1908, pp. 281-287.
Le nouveau CollèDe Maronite de l~olne (1890-1927) (en nnd)e), Imprilnerie al Alain, Beit-Chabüb, 1939. Fakhr ed Diu Il, prince du I~iban el la arahe), I-Iarissa, 1938.
COlll'.
de 1'oscane (en
Charon (C.) flistoil'e des })atriarcals Melldtes, t. III, l:>aris, l~)]O. Chartouni.(R.): Chronologie des Patriarches 1l1al'olliles pal' le patriarche AdJ)ouaïhi, Beyrouth, 1902.
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Bibliotheca arabica, IIalle-es-Salle, 1811. == Schnurrer. Schnürrel.' 'rarrazi (VLe de): 11istoiJ'e du ./ollrnalisnle Arabe (en arabe), 1 V vol., Beyrouth, 1913-1933. Volney (C.-F.): Voyage ell Surie el en Egypte pendant les années 17'83, 84 cl 85, 40 édition, Paris, 1807. Zaïdan (G·.) I-lisloire de la I~illéJ'llLllre Arabe (en arabe), t. IV, Le Caire, "1937.
INTRODUCTION
T'itrc gl'uvé sur hois pral' Züber
1~11
1455 Gutenberg ternlinait l'édition de lu 13ible. (:'élnit le premier ouvrage inlprilllé.· Cinquante-neuf ans plus tard, le 12 septenlbrf3 1514, le typograplle vénitien (iregorius de Gregoriis faisait paraître à F~ano, petite ville des Marches, en, Italie, 'le prenlie'r livre arabe, ](ilab 8alaf'as Salv((i (1). (:'csl HIle partie de l'Ilol'ologio/1 conLenant les heures canoniales selon le rite de l"Église mell{itè. I~e typographe en avnit fait une dédicace ell Iatill au pape, I~éou X, datée, "elletiis, Ital. Deccl1lbris MDXVII (2).
''l'al1dis qu'au cours du XVIe .siècle, la typograpllie faisait de rapides progrès ell l~urope et les imprin1eries éditaient CIl lal1"gues occideillales on orientales de l10nlhreux ouvrages, l'Orient restait au sla<-ie, des copistes. La copie demeurait CIl llonneur\ dans les ernlîtages de la Wadi .Qadïsa, dalls les lllOllastères syriaques de IJeïr MaIlla à 13serri, de S. Jeall de HardIIl et de S. fieorges de I-IadsIt; les moines <-ies couvents 111Cll{ites de NotreDanle de Qaftln,
In-12 de 120 pp. non chiffrées avec 12 lignes par page.
(2)
Cf. description de cette édition rarissime, in Shnurrer, pp. 231-234, 13iblio
thèque, l, pp. 290,
-411-~112,
d
Charon, Ilis* des Pat., 1. III, p. 10a, Graf, Geschichte, l, p. 63G et Philip .I\.. IIitti, J'Ize Finit 1300/c F)I'Înled in Arabie, note de 4 pp., puhliée à part sans indication de non1 d'imprilncrie.
XVI
lNTRODUCTION
lectue1. C:'est à lui que revient l'honneur d'avoir établi les prenIiers coniacts entre le I..4iban et les villes d'Italie, toules resplclldisSHlltes du rayollnenlent intense de la ll.ellaissance. (:e renouveau, il est vrai, s'était traduit par l'introductiOll HU Lihan des 111éthodes de la technique occidentale, plutôt que par des enlprunls ou des productions littéraires. (:es dernières denleurèrent l'apanHge des 1110ines et des gens d']~glise. I~:lles devinrent florissantes, lorsque les ]~glises d'O rien t furent en contact. plus intinIe avec l'Occident, c'n particulier avec l'Église de Ilol11e. I.)(~jà, dans la première nloifié du XVIe siècle, le paLri~rche nlaronite, MUsa al tAkküri, avail scellé définitivenlent l'unioll de sa nntion avec le S. Siège; ell 155~~, le catholicos 11estoricIl Si111éon Soulaka fit sü profession de foi et donna Ilnissance à l'Église chaldéenne cütholique; le patriarche syrien jacobite Né
(1) Sur ce nlissionnaire~ cf. Cheikho~ /Ju Nation IJlal'onile, pp. 6-{)9, A. Hahhath, DOClllllenls inédits, t. l, fase. l, pp. 195-207.
XVII
INTHODUCTION
Le J ésu ile enll1Ienait aussi U Ile version arahe 111nnuscrite de la avait résolu de l'inlprinlcr il l{olne. A son arrivée dans la Ville l~lernelle, il prése Il ta au pape, Sllr sa lnissioll, II Il rapport délaillé~ à la fill duquel il énIütLait des vœux, en Yue de l'avance111ent de l'f~glise Inaronite: rel èvenlenl de son clergé par l'adlnission 0U118 les collèges rOlllains de nOlllbreux cand idats au sacerdoce, fondation à Ilollle d'une i111prinlerie qui puisse éditer les livres :.trabes et syriaques dont celte Église avait besojn. L.es vœux du 1).l~liHllo furelll eXallC(~S. Par sa bulle lililnana sic j'erl.lllf' du 5 juillet 15~4, (i-régoire X.lII consacrait la fondation du C:ollège Maronite; ilcolllptait à celte date 20 élèves apparlenant à divers diocèses de la C0l1I11lUnuulé (1). Il encouragea le cardinal I?erdinand de Médicis il l~Lal>lir il I~ome, l'inl prinlcrie qui porla son 1l0111, et fonda celle de 1)0111inique J-lusa. l...Ie 1). Ynbannu ibn Ayynb al I~Ia~rnlli, venu il I\OlllC, en 15~3, snI' la dClllande du cardinul <:araffa, ponr surveiller r(~dition des livres liturgiqnes, éc.rÎvit, en 1585, au 1). l~liano : "« le pupe nous a dotl~ d'une Sla111jJ(l ( inlprinlerie), 11111l1ie de grands caractères syriaques. Dieu le réea 111 p e 11 se da 11 S' 1e 110 Ya llill e des C: i e II x (2) ». 1\ que 11 e da tee 11 rell10ntc la fondation'? l->eut-être, il 15H3. Les bibliolhè((ues ]Joss è de 11 tell e tIe t, II n 0 U vrage in li luI é, Ta qa 110 b (IIq fi d as(( s as San at, l~ilJle; il
l~éuoluliol1
de 1'1~xislel1ce des années, établissclnenl des Illois el (ies f(~les slliuanl!e rite (les Syriens G'lzaldéens ( sic) corrigés d'aJ}/'ès le calendrier donné sous la protection (le l'autorité de lV. ~S. }Jèl'e le ]Ja})e (; régoire XIII; (Lans la kc.;ainte Église C~atholiqlle l~oll1aine, terlniné dans la ville de llollle, l'an 15~:-3 du l'Iessie (3). I~e li.vre ne porte Hueun non1 d'inlprinlerie, lllaÎs ses cnrHctères ressen1blelll il ceux de l'()llicilll11 ]Jej'1l1lclorllI11, édité en 15R5 pal' !)0111iniclue l~asa. (1) Sur l'histoire de cc collège, eL Cheikho, La l\Talion tHaronilc el/a COlllpagnie de Jéslls, p. 09 sq. L'idée de la fondation d' li Il collège 111HrOn i te revient nu pape Pic V ; il en avait InênlC décrété l'érection à Chypre sous la surveillance de l'archevêque latin du rOYUlllne. 'T'out était prêt pOUl' la l'éalisatiQl1 du projet lorsque l'île fut cl1\'lIhie par les '"furcs ( 1570-1571 ).
(2)
~l!J . . n J.)Ll~ (~.:6A1~' sbunpa ;:il:lbH ù
A
)
l::b.... \ ( l~l:.JI) l~J J.FJ»
Chcikho~ op. cil, p. 62. «'-? )~.n ~; "S:::lA ~ ~jl~ ~I • ~=S:::H (3)
111-1°, inlprilué en c(ll'siilli, JJiblioi/zèqlle, l, p. 281, nO .327.
JNTRonUCTIO'N
XVIII
l . c P. I~liano n'avait pas altendu cetle date pour fonder une illlprinlerie. Aidé du typographe G. l .. lltcllH et d'un graveur nOlllBlé (iranier, il avait, prépaté les caractères arnbes et 'syriaques nécessaires et édita en 1580 la versio)} arabe d'qll ('atéehis1l1e auquel il avait ujo'nté un appendice réfutant les erreurs Iespll1s ell vogue en ()riel1t (1). Avant sa 111issioll au I~iban, il avait fait paràîlre, en 1366, à l'inlprinlerie du Co-liège I\0111Uin, la version arabe de la Croyance
Orillodoxe de tÉglise de l~ome, 4:.)) 4_~~'4:_f"';;)\l' 4;\..\Jt'~l;:c'(2) La 1l1ênle inlprin1erie avait édité Ull livre d'apologétique de la foi chrétienlle, H(jda "ftfu::;(l~labat ]'n~l(ïll!Jai baz'na cAli/nef]l du Inêule HU tell r (i)). Eliano Il'avait pas Jilli sa nlission auprès des l\1aronites, aussi le pape le pria-t-il de relourner au I..iban. I-Ie nlissionnaire, acc0111pagnè du 1). 13runo, et d'un frère, arriva à Qannnbïn, 'le lllardi B juillet 1580. Il rapportait avec lui, entre autres choses t de nOl1lbreux exenlplaires de SOlI (;atécllis111e qu'il distribua aux évêques, aux prêtres et aux laïques. (:ette seconde Inission dura deux ans. I)ans les diverses lettres qu'Eliallo écrivait à Roule il (1)
L'ouvrage ilnpl'imé en carsilni porte le titre suivant:
~.. ~ ~:.~,
J<:l
I,JaÀ>,J I-&..~ r)! l!..iJI ..:.~) .._~:);;.) 1.. l!) l~
....r .J~).J.!.)r, lil; J.:-n J.l~ ~:.J) ~~J.~ ;~A .J:~tt (sic) ~.)..n C>l_J Cheikho, op.cit., p. B.t.
.. ~:~:_A '0'\· ;:..... ul_~j J~":'
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Jr. ~~:-l\
(.o:JI
J ~'-,~'.J J\j-n ~Â~ Jr. Cl_JI r.J~ ~ J'~c. ~H:H
C'est il tort qne cet auteul' (loc. cit.), attribue l'ouvrage primitif à Pierre Canisius. Le téllloignnge de Hichard Silllon, ne laisse pas de doute à ce sujet: (c le P. Brun avait fait en latin un catéchisme qui contenait lcs erreurs des autres sectes de l'Orient avec la réfutntioll, et expliquait cn Inênle tClnps les Hl'ticles de nostre foy selon la luéthode de l'Église lloillaine. Le P. Jean Baptiste Elian 1l1it en arabe cc catéchisme, le fit inlpritner ct le donna à exaruincr dans un synode des Maronites qui fut assemblé au l'il. Lihan, il fut rcceu et approuvé dc tous en plein sYll()dc~ ct leur servit ensuite de règle. » l{ich. Silllon, Voyage ail l'rIt. l..,itan, 1685, p. 342.
(2) J1'idei Ol'l!loc/oxa bl'cvis et explicata confessio qllanl Sl1cl'osancla l~oll1ana .Ecclcsia docet, llomae, jussu sanctiss. D.N. Pii X, in Collegio Societatis Jesu, 1556, petit in-4°, arabe ct latin en regard. Cf. Bibliothèque, 1, p.257, nO 1232, Shnurrer, pp. 236-2i37, nO 237. (3) Schnurrer, p. 23!, J3ibliolhèque l, p. 87, Steinschneider, })oZcnl. Literailll', nO 72 b.
XIX
INTHODUCTION
ne
(1) ()/!iciull1 /)e{ullcloflllH ad liS Il III It1aI'Ollitanl1n,S . .1>. N. Gl'egorii XI[I Pont. ~ilax. inlpcnsn. clutldaicis chal'nctel'ibus Înlpl'eSSuln. H.olnae. l)olui nicus·Basa, petit 7
.in-4o, ( IJibliothèqlle, l, nO 1339 ).
.~l~l.J ~l-!~i ~:) JI)", ua.~ ..:,..i' ..j .Jai
.... ~l~J
( ;':4.JJ &~'~)"'J'M u-iO ) .l~.J»
(r)
If" ~ 1~.f. ~)" !l~ J~ 4_~:s:::J' '-;'"";:) L:b~; W1 .J1.I... 1:J W\) t J.!'; U=-ll
Chcil{ho, La COlnpagnie de Jésus, p. 84.
« J!.Jb LJ~JtJ !I..)b:-Jl .)bl;. ~ ~, ûS::: J
(8) lUissale' Chaldafcllnl .iuxla l'Îllll11 .Bcclesiae Ilaliollis It1al'Oliil al'll nI , Homae, "'ryp. lVlédicis, 159-1-, petit in-fol, 268 pp + 2 fcuillets. Cf." Schnurrer, p. 240, 1JiblioJ.hèqlle~ l, p. 281-282. L'édition porte enchifl'l'es latins la date de 1594 et en chiffres syr~aques celle de 1502. Sur la raison de cette divergence, cf. H.enuudot, JAillir· !Jial'lllll Ol'ienlalilllll Colleclio, t. Il, p. 4~ et P. ))ih, Élllde sur la Liturgie ltlaro/lile, p. 35-36. On y trouve plusicurs des' figures sur hois qui se ,-oient dans l'édition t{lcs l~:vangilcs (~i)
arahes de 159l.
llomne, ex tspog.'upllia linguarum externanllu apud J~lC. LUlnrm, 15H6, in-8° 280 pp. 4 feuillets. Cf. Schnul'rer, p. 240, Biblioihèque, l, p. 282. ]i:lIe publia la même année r llebdonll.ldarlrllll sell Ilol'ae Seplelll Callonicae~ quae a seclllariblis
+
Jlt/al'onitas reeilar; soient.
><."
xx
INTRODUCTION
rie iVIédieis avait lernliné en 15Hl (1) une belle édition arabe de r!;:vangile avec de nOlnbrell~,es gravures snI" bois dues il l"enlpesla; une seconde éditioll avec version latine parut la' Illênle année. En 1595 fut publiée la Profession dç foi de (:Iénlenl \TIll que doivent réciter les ()rientaux renlrnnt dans l'Église catholique. (2) tAl l11ission d'Elinno avnit cel'tes porté des fruils; lllais ses rapports il la curie ronlHine firenL croire qu'il avait ranlené les. Maronites à l'Union et firent naître des doutes sur leur orthodoxie. Les Nlaronites qui se trouvaient à I-lollle ,ne 111anquèrent pas de plaider la cause de lenr Église. Mais les' hrl1jls colportés cl. les. doules répandus n'en continuèrent pas"llloins à inquiéter la curie. I~e pape résolut d'envoyer au Liball une nouvelle 111ission. Il choisit le l~. (lirolnlllo l)andini S." J., .qu'il cha'rgea d'étudier: sur place la religion et les nlŒnl'-S (les Maronites, de déternliner les . conditions' pour de nouveaux élèves il ROIne et l'nttribution aùx anciens d'enlplois proportionnés à leurs cnpncités (:-3). J)nndini enlportuiL avec lui, de la part de (:lélnenl VIII, 200 exenlplaires d n l\'lissel édité en 15U2-159,1.
Les ::prenliers prêtres. sortis du (:oIlège ~:jaronile revinrent au Liban en ,1590. l)'n ntres' les sui vircn t dans la suite. Certains préférèrent rester en Europe se consacrer il des travaux d'érudition. I~es nns et les autres avaient puisé à Ilollle, avec une piété solide, la science sacrée qui leur permettra de répa.ndre non seulenlent sur l'Orient, 1l1ais SUl" r()ccident, les fruits d'une riche érndi tioll (4). I)ans la Ville Eternelle, ils consacrèrent leurs loisirs-'à la revision etJl l;édilioll de livres litu'~"giques ou d'ol1vrnges pouvantforr~~.~r.·resî)riteLle cœur de leurs eoreligionnaires. Nous l?vangelil~ln
(1)
SanclulJl
]Jollllni lVosll'i .lesll Christi conscripllllll A quatuor
lil)(lj,g(~listis . sanclis id est l/athaeo, lltarco, Luca cl ./ohallne, L:~) V"'J.iU J:~ 'JI \
(Sclll~ùr~ .. l:.> j!J li)J v--:i,.J-J J4 ~~l ~-..~.HU &:.:l:~\I' l'eT,
p.
(2)
34;~-~351
).
S~hnul'rer,
c: "l'~" ~J:S:::l.\~7"'U',;tJ'~i .
pp.
23g~2:IO, 11°
'" . .'
2H9,
(3) ·p1Y;, art. illal'onitcs pnr P. ])ilJ, col. 62. .... . (4) BI'cf Sapicnlel' (11h11 de Léo.n X'III, 30 )~O\~. 18B1, dans.L~onis.Xl,]II?oni~
Max;ul. .Jeta, t. XI, p. 376.
. -
-..., ..
;....
j::"Hngél Îai re de 1591. lIn})]'; 11lerie il/édici..,; (Réduction d'un tiers)
INTHODCCTION
XXII
devons ainsi il (.irgis Hl <:nrnlïlli, à ~"IiJ]üïl al Adnïti et à (i-ibrflïl a~ ~ahYflni r(ldilion du Missel de 1591- et de 13H6. (~irgis
l./iulprinlcrie rOlllaine de Savary de r~rèYes lil éditer en lot:) le (:nléchisI11C llolnnin du C:ardinal I~ellHrnlin ( + 1(l22 ), Doctrina
Chris/fana llobel'Li carel. IJellar111ini, /lUIlC !)rillll11n e:r ilalico idio11late in arabicll111 jUS.'HI 4-).[). f.;T. [Jauli \1 ])ont. lkla:r.. lranslala [Jer \!ictorillIl I1l A-C)ciaiac Accllrenselll el (;abr. .Sionitalll l~(ielliellSelll
Marollilas e il/ollie f.Jibano ('2). L,(~ COl1l1llentaire de la Doctrine cllrélienne de 13ellarnlin, plus étendu que le précédent et tradui l en arabe par Jean de I.la~rlïll, ]>urul en 1627 Ù l'lnlprinlerie de ln llropngande (:~); Lexte arabe; tandis que le prenlier portait en regard le latin et l'urab~. I.Aes 111ênles Na~rallah Salaq de cAcIüra et Gibraïl a~ ~ahyüni surveillèrent l'édition d'une traduction des l)sHllllles (4), faite par eux sur le lexte nrahe.
En tG 16, Gibraïl
a~ ~uhYflni
el Ynl)anna nI
I~Ia~r(ini
publièrent
à llaris, chez Sa vary de Ilrèves, leur ou vl'age, [(jtab li ~iJli(at. an Na{lulvyat (5); trois ans. plus l.ard ils firent paraître la version latine de ]{itab Nuzlzat al Mll.~ttlq li dikr al l11n.~lïr wal Allïq d'el' Idrisi, sous le nonl de al (;ufira/f/al al'} Ntlbyat (G).. I~n 1()22, Salaq édita à I-lol11e son nlanuel d'Élénlenls .de l.a /.Jangue Arabe, Maba-
di al L.llfjat al rjlrabynt (7); en .1627, llIa(lballillAugat al t.j-lrabyal. Ihrahï111 al I:Iaqlani (Ecchellensis) publia l'année d'H près {-Illla.~al Gl'ullllHaLica s!Jl'iaca, sioc chalduicâ~ Georgii 11lich{lclis ,11nirac l~'1dclliensis (lC theologi, Collegii 1lla/'olliLal'lUll alil/Hni, ;n seplelu li1>l'oS divisa,·;Rolllae, l'yp. ling. externe apud Jac. Lunain.
(1)
e Libano, philosoph;,
+
(2) l{olue, 1613, petit in-So, 171 pp. 2 feuillets. Cc InênlC catéchisrnc a été réédité en 1612, 1668, pal' l'Ilnpl'ilnerie de la Propngande, (lJibliothèqllC, l, p. 266, Il.
1269-12ïl ).
+
(3) 199 pp. "i feuillets, ( /libliothèqlle), l, p.' 26;1, Il. 12G5~. (-1) Liber PSalUl01'1l1n Daviclis, e:t; al'ab,~CO idiollla[e inlalillll1l1 tralls[allls a Vic-:10l"io Scialac el Gabriel Siollita , IlUll'Ollilis. e lltfollle LibllllO. Petit in-4°. Il fut ré~
(5) (6)
(7)
SchnulTcl', p. 29, nO 50. Geographia Nllbicnsis. Apud Stephallllin Paulinulll, Sch rÜll'rc l', p. 33.
XXIll
INTRODIJG1TON
al Lll!ial al j lrabyat, (!ll'il fIt suivred'llne gt"anlmaire syriaque en latin (1). Il collabora ]lOUr une large part il la préparation de la-Biblia S"aCr(l arabica, puhliée pHr la Propagande en 1671. Is1Jaq ns Sidr
NOlis pourrions allonger indétinitnentla liste des ouvrages de cellepléïade de savants il qui revient l'honneur d~avoir répandu en Occident la connaissance de l'Orient. NOlis nous restreigno'lls cependant, aux Œuvres qui eUTent de l'influence sur la fornlation des élèves orientaux, on qui profIlèrent à leur- conl-
111unanté. I.~es nutres élèves de llonle qui retournèrcn t au Ijban, infusèrent à leur Église une renlHrquahle vitalité. (:'esl à eux « qlfe revient le lllérite d'avoir été, dans leut' pays, les prenliers et les principaux insligatenrs de la rénovation intellectuelle du I..Iibull. flrilee ù eux, le 1110uvenlenL des études gagna les régions les plus reculées, et l'on peu t dire que la Syrie 1110derne toute entière doit SOlI progrès, pour une large parL, à rinlpl~lsioll de cette élite d'infatigables ouvriers, sortis du Collège Maronite de Ilol11e (2). Ils établirent à l'o111bre des cloehers des villages ou des 111 urs des lllonnslères les pl'enlières écoles du I.Jiban. Ils ne furent pHS suns influencer le patriarche Yiil)anna MalJlnf, pour la fondation du sénlinaire de N.-O. de IJa\vqa (1624), dont la direction fut COIlfiée aux I{él~ollets (:3). (:'est à eux enfin qu'il faut faire rClnonler l'installation de la prenlière inlprilnerie du Liban, celle de Quzbnya.
iJe 12 nlars 158:1, s'enlbarquait de llollle l'évêque titulaire de Sidon, I.Jèonard l\bel (-!), envoyé par le pape Grégoire XIII pour poursuivre et afTernlir ln réalisation de l'unioll des C0J11nlunautés (1)
Lillg.flae s!Jl'iacae sive
c/zaldaicc IIlSlillllio, in 16, ltomc, Propagande, 1628. A
AIIJa.qlâni est l'aut.eul' de nOlnbl'cux ouvrages d'él'l1~lion en latin; il publia aussi des textes arabes ·d'auteurs ol'ientaux. (2) DTC, art. cit., col. 115. L(1-1~l're
Saillie, Paris', 16(5-!, pp. 43 41 et 485.
(B)
Fr. -Eugène Hoger,
(.:1)
Sur cet évê
II\THODCCTI0N
XXIV
syriaque et ch~~ld~enlle, et encourager ceIJe de rl:~glise arlnénienne et de l'Eglise 111elkile. Le délègué ne put Inêllle pas voir le patriarche syriaque l)üuds
ra
I~éollard ·(Abel ent~i une entrevue, il Aïla ( l...iban), HYCe le patriarche l11elkite, Joachiul \T l)nou; puis ulle uutre, il Alep, avec le patriarche lYIichel "TIl. l"e vieux pn 1riarche soLtscriviL \'0lonliers la profession qui lui fut présentée. Il proll1it de faire son possihle pour fnire adopter cette foi par les siens, nulis la nlort ne lui en laissa pas le tenlps. C:elle lllission du d(~légllé apostolique n'c.ut pas les résultats qu'on atlendait d'elle. Elle porla cependant un fruit. I~lle prépara à l'lJnion le prêLre alepin qui deviendra plus tnrd, HU début du X\TIle siècle, l'archevêque MaIatios I(arnlé. l~t lorsque ce dernier deviendra patriarche, il enverra en 1689, des élèves au (:ollège de la l)ropagande eL entrera ell pourparlers a vee la curie rOlllaÎne pour rédilion des livres liturgiques de son l~gl ise.
(1) P. Yül)annH (Izzo, l~eLlJ'~ Cil syriaque dll patriarche A,rinatios (15i9), Ilnpri111el'ie Catholique, Beyrouth, Itl:~-!, pp. Il, 12. ~ (2) Liber Sacrosancli ELJangelii de Jesll (,'/zl'islo l)onlÎllo el J)eo l\rosfro, petit in-40, Vienne, 1555. L'édition fut faite pal' les soins de Jean Albert \Vidnlanstadt, jurisc. et chancelier des provinces oric.ntales d'Autriche et aux frais de 1'ernpercur qui en fit tirer 1.000 exclnplaires. Il en conserva ~OO el envoya 3QO aux deux patriarches sYl'~aq~lc dl Antioche ct des l\1aronitcs. Les 200 autl·cs furent donnés à l\1oïse de l\1fil'dïni ( Cf. l1ibliol/zèqllc, 1, pp. 146-147).
l'itre sur bois gra\'é par ZalJcr
PREMIÈRE PARTIE
Vignettes de J' I/orologio.1l 'de Fano ~ ~....~~~~~::tJ
l.
k
Prelnière page du Psautier de Quz1.laya.
IMP~IMERIE
DE QUZHA y A
Le couvent de St l\.ntoine de Quzbaya (1) est l'un des lllonastères les 'plus populaires de Syrie et du Ijban. I.JCS pèlerins Y' accourellt de toutes parts. Ses religieux son t reçus partout HYe.C· vénératio.n. Nous ne COl1naîssons riell de l'histoire de sa fondation. Des auteurs la font renl0nter au XIe siècle. L.e colopholl {l'u·n lllanuscrit nous en atteste l'existence en 115-1 (:2). Il nous est dilIicile de reconstituer l'histoire du 111011nstère, les docUlllents. faisant presque 'COlllplètenlcnl défaut. Détruit au XVIe siècle par' suile des exactions des hobereaux locaux, il fut reconstruit peu de tenlpS après. Ses llloincs on plutôt ses erillites ne furent jaBlais, llo111breux; quelques.. unslnérilèrent par leurs vertus d'êt~"e pro-· IllUS il l'épiscopat (3). Il passa, en 170S, à la (:üngrégation 13aladite et de'IYICUre de nos jours le pri.ncipal nlonaslère (le l'()rdre. l\U début du XVIIe siècle, le couvent e0111prenait un sous-sol~, un corridor, une s~lle de réunion et HIle ch'apeHe. Il possédait en oulre un moulin et des terres (Li). !)es ernlitages élaient creu.. sés dans les bancs de l'oeller entourant .le lllonastère. Plusieurs·, ernlîtes de la fanl.ille ar Rizzi, originnires de l3qnfa, passèrent leur vie dans ces cellules, durant le XV e siècle (5). 1.. a traditioll continua dans la faluille durant le XVIe siôcle. 1\tlil]nïl ar I-lizzi fut tiré de 8911, ernliLage, ell lllurs 1567,. pour ll10nter sur le siège patriarcal; son frère et successeur sur le Inênle siège, Snrkis, y vivait aussi CIl erlTlite. 1-43 fanlille al" Rizzi avait dalle une prédiOQ' leclion ponr le couvent de Qnzbnya; cela nous explique, peutêtre, pourquoi, nu début du XVIIe siècle, un autre Sarkïs ur Rizzi" archevêque de Danlas, y établit une irnprilnerie. Il est regrettable que les sourees de l'histoire religieuse d:u I... iball se soiellt tu sur l'origine de la prelnière ilnprinlerie du, pays. Ni les" l\nnales d'ad l)u\vaïhi, ni l'I-listoire de la (:ongrégatioll L.ibanaise de (ierll1ilnos Fnr1)at, lli~elle de A. ,Qara (li, ni (1) L. Cheikho, Histoire de l'Imprirncrie en Orient, Mach., 1900, pp. 251 sq.; P. Ni{lnatallah nll(~\fri, f-Iistoire. du Couvent de s.t Antoillc de Quzl)uya, lJtlaclz. t 1901, pp. 361-368, 872-87ï; P. Anlün Sibli, Une Excursion au Nord du Liban, Mach., 1926, pp! 751-75.4'; Libhüos D~igel', I(a.~f al .{lard." (ail 111a(uïbes Lubnii.n wal ffubasa', Beyrouth, 1923, passim; P. Carali, La Vie de révêquc (Abdallah Qara(li, La l~evue
r
S!Jrienne, 1930, pp. 309-311, 361-368; P. L. Bleïbel, IIistoire de· Ordre Libanais lVfal'onite, Le Caire. 192,J, 1, pp. 59-67. (2) Mg~' Joseph Dehs t l'ül'ï[z SÜI'1Ja, t. VII, p. 150. (3) Op. cil., pp. 155, 156., 306, 315. (4) .Ad Duwaïhi, Annales, anno J54/1~ .. (5) I~a Revue Patria.rcale, art. cit., p. 3670
2
,J.
NASHALLAH
rllistoire du .Sa111nlaS Alltünios al tAïlltüfïni, 11i les lelt.res et les dOCUlllcnts contell1porains, ni les voyageurs de l'époque Quares111ius (1618-1626), de MOllconys (164:7), Tllé.venot (1655-1659), le chevalier d'Arvieux (1660), J. Goujon (1668-16G9), De ~a lloque (lG88), I-Ienri IVIaundrel1 (1697), J ~hn Green (J 736), I~ichard 1)0cocl{e (17:38), lIe 110US en·ont laissô le Illoindre souvenir. I)'où vient-elle 'l Qui l'a fondée? Qu'est-elle devenue après 1610? A.utUllt de questions qui attendent toujours un.e réponse; et nous croyons qu'elles ·attelldront longtemps. U'n dotite 111ênle plane s,ur ln ·date du prelnier livre sorti de ses presses. I~t. I~v. Asse111ani signale dans SOlI catalogue de la Bibliothèque LaurenlieIlIle (1) un ]Jsaulicl' bilingue, syriaque et ·car.~ani, disposé sur deux colonnes, qui aurait. été édité à Quzl)aya, ell 1585.. l . a versioll nrabe aurait été l'œuvre de Georges, évêque maronite de NicosIe. s. Assenlani se fit Pecho de cetle attributiol1 dans son cata.. logue des nlallllscrits de la Bibliothèque Nanie11ne (2). D'autres :l.nteurs suivirent leur opinion. Scllniirrer (3) s'élève contre cette nltributioll. C.e.ll'est d'ailleurs pas la première fois que la science h.ilJliographîque des .ASSCll1tllli est en défaut. (4) 'Ul1 ]Jsautiel' ·ne pouvait pas être édité au Ijban CIl 1585. Qui en aurait assuré l'exécution.? Aueull élève du (~ollège Maronite Jl'était encore. retourné au Liball et personne dans le pays ne p.ouvaiL l11cner à bonne fin une (~uvre pareille. Onze ans plus tard, le 1). Dandini constatait encore que dalls toull'()rient et par conséquent ,dans le Ljball, il n.'existait aUCUlle ilnprimerie. Il voit nlênle dans cette carellce « un grand bénéUce pour cette Natioll ( l11uronite ) et pour tout le (:hristianislne » (5). Négation fornlellc Ile supportant aucune illlerprétation (6). Jusqu'à preuve certaine
(1)
CalaIog, BibIio/h. Mediceae Lallrenlianae, p. 71, Catalog. de' Codiei nlanoserini orientali della Bibl. Naniana, p. 8. (B) Cf. Schnurrer, p. 341. ~ (4) Cf. une autre erreur au sujet de l'édition de la Bible arabe de Bukarest, Schnurrer, p, 369. (5) Itlissione .Apostoliea al Patriarca, e Maroniti deI Monie [.Jibano, dei ]). GiJ'olarno JJandini, In Cesena, MDCL'VI, pp. 60-69, (6) Le H.. P. Mibaïlilaggi, Le Psautiel' Syriaque, il/ach. 1934, p. 361, donne d'autres raisons pour ne pas admettre l'édition de 1585; tuais nous trouvons inacceptable l'interprétation qu'il donne ( p. 360) de l'attestation du P .. l)andilli. (2)
3
r..'IMPRI:MEHIE A U LIBAN
vérité que le ])sa"lltier de QuzlJuya date de lOlO. C:e qui a probablclnent illduil Assenlani CIl erreur c'est que, au début eL à la fin de l'ouvrage, il est attesté que Sarl{Ïs al" llizzi a été le principal artisan de l'édition. Il aurait confolldu entre Sarkïs le patriarche (1581.-1590) et Sarl\Js l'arcllcvêque de I)alnas (1600-16aS)6 l.,e senl dOCUlllent que 110US ayons sur le [)saulier de Ql1z'" IJaya est 1e li vre lui-111 ên1 e (1 ). Il port e en effet au d éb II t et ù la fill des rellseignenlellts historiques in téressal1ts. Ce jJsautier est Uil pelit in-folio de 28 enl. de long, sur 15,5()
de large ayant 260 pp. de 24 lignes chacnne. L.es pages sont divisées en deux Cololliles, bordées chacune d'ull encadl·'enlcnt ell 110ir. J-Ja colonne de
'",:".1;l\ ~:â:_l C;lJ ~A:...I.,a.U ~f .,)(!L;. Seul le texte syriaque esL donné les deux derniers lQsabl~l. I.AC recto du prenlier folio porte un double enCadrC111ent; il. COllllllence ell haut par le (;/o1'ia, suivi du titre du livre écrit en syriaclue et CIl carstlni. I.. e llliliell de la page est réservé aux :~r 1110iries de l'évêque al' I{izzi: cèdre ombrageant UII pélican, auprès des ailes duquel sont irlscrites les deux initiales S. N. (Salus Noslra); un filet d'eau sort du pied du cèdre qtl'encadre deux épis. I... es arnloiries sont snrnlonlées d'une croix el d'une 111itre latine. I.Je 110m de Sarl{.Ïs est inscrit autour. ·Une poésie ell arabe
t
(1) Une description de cet ouvrage rHre a été fuite par SchnUITC.·, p. '351 ; IJ' Cheih:hù, ltfach., 1900, p. 253; Fr. Babinger, Zeitsch. f. d"·alttes.VVissellschafl. 1925, p. 275. Une autre plus détaillée a été donnée pal' le P. l{aggi, arf. cil., p. 350 sq; l'au.. · teur fait en outre une conlparaison critique entre notre édition et celle faite p~H~ ·W. Enl. Barnes, 1 lze .Peschita Psallel' accordillf] iD the West Syrian lea:~l, Caluhridge, 1904·. l
4
J.
NASHALLAH
Une préface signée par l'évêque Sarkïs ne eontient aucun rense·jgnell1ent Ilistorique; elle développe l'utilité des psaumes pour le salut des âmes. l~lle est adressée « aux frères ctoyanls catholiques». Elle se ternline uinsi: « NOlls avons pris s6in de l'édi,tion de ce livre et nons l'avons cOlnll1ell~ée avec In grâce et l'aide de I)ieu ... ainsi que sür l'avis et avec l'agrénlent du seigneur llo,noré, notre frère très grand, l'évêque (iirgis
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en entier par le P. Butros (;hfileb, Mach., 192Ll, p. flOI.
L'IMPHIMEHIE AU LIBAN
(~irgis (Alllïra (1), en tant qu'évêqued'Ehden, ù (lui se rntfacIle le couvent de Quzbaya, n pel'Illis l'illlpressiol1 de l'ouvrage. Il ne s'est pas défendu cependant, suivant l'indication d'al' Rizzi, de fournir sn quolè-part du travail. Il na(luit à I~hden dans la seconde nloitiè dllXVle siècle. Il fut envoyé en 1583 au (:ollège l\1aronile
(1) ASSenl:lll.i, 13ibZ. Orient., 1. l, p. 552; Debs, 1'dJ'ib Snrya, 'TIl, p. 299 ;Sartfini, Chl'onoloqie, p. 117; D. 1". C., art. Maronite, col. (56-67 ; IJarfüs, I~es ltlèves ,de l'Ancien Collège l\1aronite de ROIne, al lWallü.ral', 1935, VI, p. 665 et surto,ut B. Ghaleb, Quelques célébrités du Collège Maronite de Home, Nlach., 1924, XXII,. pp. '341-350, 4aS-448, 49-7 -509, 586-598, 708. (2) Lettre QllallHJis Inare du 25 noveolhrc 1628. (;~) Ad l)u,vaïhi. anno 1638; Debs, J'ârill, "II, pp. 314-31G; Cheikho, /.Ja Nalion MarolliLe, pp. 98,99,102,106, llO; Rng'f~'i, ari. ci!., pp. 316-348 et notes surtout; IJarfùs, art. cil., p. 665; l11aclz., 1925, p. 51G.
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<"i"irgis
,j.
NASHALLAH
y fInUIl conIIU généralenl.ellt sous le nom de (iirgis ihll
~Iarün. I~:lle
retourna au Libull au début de 1609. I-Je patriarche
Ynseph al' IlÎziÎ était nl0rt quelques nl,ois auparavant. Sonsl1ccesseur, Yül)anlla 1\:[a1]lof, chargea les lnêmes personnages de reto~lrller à la Ville l~ternelle pour lui obtenir le palliu111 (160Ç)~ I.les délégués rentrèrent de' IloIne en 1610 (1). , Il est curiellx (lue 110US trouvions les nonlS de ecs mênles délégués·à la ·fin du Psautier de Quzbaya et qu'ils aient travaillé enselnble à l'édition de l'ouvrage. Celte particularité nous parle à eroire, qu'à leur retour de ROIlle, ils enlnlenèrent llne inlpril1.1erie qu'ils installèrent à Ql1zbaya (Sar1{Ïs et Eliüs, étant errni-' tes dans le couvent) et se l11irelll aussitôt au travail. .Nous avons vu que le l~. I~Iiano avait consacré une parUe de sa vie apostolique au .!.service de l'.Église lllaronite. C'est grâce à ses rapports lllultipliés que {lrégoire XIII avait fondé à llonle l'inlprinlerie de I)ominique 13asa et encouragé la fondatioll de celle des Médicis, en vue de l'édition des livres liturgiques de la comnlunauté. Il avait fnit plus que cela; il avait fondé lui-nlême. une :imprimerie, ell vue
étollilante pour l'époque, où les inlprinleries étaient peu 110111breuses et le travail d'éditioll considérable. Ne serait-il pas vraisenlblnble qu'Eliano, 1110rt en. 1589, aurait fait dOl1 de son 1111priulerie à la Nation n1aronite? 11icll ne nous aflirlne la chose,. lnais elle nous paraît très possible. Sarl{ïs rentra à li. 0 Jlle , à une date que nous ne pouvons pas' 16. Nous avons une attestation de son séjour dans la Ville Éternelle el1 1{)22, dans un bref de (irégoire XIII. Il fut chargé de l'éditioll du ~'~lïm, de quelques autres livres lilul"giqu.es, d.e la gramlnaire syriaque deIIaqelani et ' de la révision de la version de la IJiblia. J..)Qcra Arabica. . ~
(1) Sur les fondcrnents historiques de cette double députation et les difficultés.' ou les contradictions qu'on rencon tre chez" certai11s historiens, cf. Raggi, J:.. C" 1'>5aulier de Quzl)aya, arl. eiL., pp. 347 -~l48 et notes. Nous sonllllCS certain du retour de Sarl<Ïs au Liban, mfllgl'é l'aHil'1nation contraire d·Ad I)u\vaïhi suivi par Dehs et Cheikho. Nous en avons une preuve dans la lettre de Pie V·, adressée à l'énlir Fabr' cd l)jil, le 16 janvieJ' 160B, cf. texte in Carali~ l~'akhl' ad-l)zl1, II, pp. 154-155 et I~
pp. 17·1-1 75.
Psautier de Quz1.laya.
Missel nlaronile :Édition de l'Imprilueri_e Médicis rééditée par celle de J. Luna (Réduotion de deux tiers)
L'IMPRIMEHIE
AU l ..IBAN
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Al qassls l~lias, filsdll ~l'agg IJtlUna, fils de Bûlos,d.e la futtlille ,·dë:s~ara~iral, 'nnquit à I~h·deil. Il entra âU coirVel1t de :QüzIJaya. Il ,fit pnttie as'1quale l~li, originaire de Canlerino, ville ·des Marches d'Italie, de l
*** I.. .'édition~u ])sQutier de QuzIJaya ru t nn 'essai sans -lellclelllain. 'Nous ignorons la raisoh pour laquelle l'ilnpt'ÎI11erie s'arrêta HI)tès (1) l)ebs, l'iir1.l1, \TII, p_ 320 ; Maclz., 1924, p. 499, note 2. (2) Ad l)ll\Vaïhi, Anno 164·4·; Dcbs, op. cil., pp. 320-321. (3) Cf. Carali, Fabr ecl Diu, II, table, voc. Miiri1ll ( l'éuêque (;il'fiis ). (4) C'est l'ancielineCamei'inum, ville Îrupoi'tante de rOlnhl'ie rornaine, aetuel(··lelnent c'est une ville de 12.000 hahitants, siège d\lil archevêché, cf. DI1GI~, art. .(:a111crillo, par L. J adln, col. 594-600.
8·
:1.
NASnALLAI-I
cet essai. J~tait-ce le dépnrt de SaIl fOlldaleur pour Il.ome et la~ dispersiol1 de son équipe? Peut-être. Qu'est-il ad.vellu de. ses caractères .et des diverses pièces qui la C0l11posaient'? Il fallt eroi-re qu'i.ls furent dilapidés ou ulis hors de service. Sinon, les chro.. l1iqueurs de l'()rdre I.Jibanais, tj\bdallah Qara (.Ji et (ierluanos.. I~arlü1t nous les auraient 'Il1enliollnés en parlant de la prise de po~session dn couvent de Quzbaya par l'Ordre naissant. ,Si l'im~· primerie de Quzl,laya existait au début du XVIIIe si,ècle, 119us ne ]~ourl~ions pas expliquer la telltative de GibrÜII I:Iaw\va d'anlener' une autre presse de l'I~urope. La delllunde du 1)'. (}irgis Qasu c,. vicaire général de l'Ordre, faite en 1729 à son supérieur, lYIil)nïl Isl{undar, alors à Rome, d'éditer dans la ville l;~ternelle, l'opuscule de St A11toine ou d'ell rapporter les caractères disposés ef Inis ell pages ('1), ilnpliçrue forcénlent le désir d'éditer l'ouvrage snI' la llouvelle inlprin1erle à laquelle travaillait r·}\bdallall Zü.l]er· de,puis 1728. Il faut attendre le début du XIXc siècle, pour qU'Ull second essai ressuscitât la typo'grapllie dans la Vallée de la Qàdï..· sa. l-)ourtant le Liban était. arrivé à un, stade où la 11écessité de l'inlprilnerie se faisait de plus en .plus sentir. l)iverses tenta lives... auront lieu pour l'en doter. l~lles échoueront toutes. I.rorce sera. de recourir à l'Occident pour fourl~ir le pays el1 livres.
***
I?endal1t SOll séjour en Italie, l~alJr ed ])111 avait compris la llccessi.té (ie s'appuyer SILr l'Europe, de gagner sa confiance. A, la prière de I . ouis XIII, ·ilpernlit de relever l'ancienne 11tlsiliquede 'Nazareth. Le P. Josepll de 1"'renlhlay, l'f~nlill~nce Grise, COll" seiller et confidellt de Richelieu, profita de ses bonlles dispositions pour fonder quelques nlissions au Liban. Il écrivit, le' lCI" juillet 1626, an I.lréfet de la Propagande, pour lui annoncer la fondalioll d'un sémiIlaire à Beyrouth. Il cOlnptait y adjoindre 1111 collège, pour le fonctionnenlcnt duquel, quatre !)ères urrivè.. relIt au Liban (2). l.,'an'née d'après, le P. de TreJllbley el le l~. I-Aéonard de Paris 'sollicitèrent de ltonle de pouvoir fOllder une" ilnjJril11.erie au. Liban, destinée à répandre dans tout le Lev~nt des livres n.écessaires à la pl~opagation de la foi, ell syriaque". (1) P. L. Bleïhcl, Jlistoîte de l'Ordre Liballais Nlal"onile, ~t p~ lfl9. (2) H.istelhueber, 1~l"adiliol1s J'?rançaises au Liban, p. 81;' P. 'Haphu:ël, Le llôte" (les ll!Jarollilés dans le retollr des 1~9lises Orienta/eSt pp. 28-2~.
L'IMPRIMEHIE AU LIBAN
,·cn persan et en copte (1). I . a chute de Fal]r ed DIlI Ile perluit pas aux (:apucins d'exécufcr leurs ·projets. Seule la nlissioil de Beyrouth fut fondée. Le Liball den1eurait donc sans inlprimerie; ct pourtant le travail ·des anciens élèves du Collège ~laronjte de llome et du Collège de I~avenne (2) portait ses fruits; de nOlnbreuses écoles 'fleurissaient à l'onlbre des églises et des monastères. La l~ropa gande avait décrété le 18 sept. lH34 l'ércctiollde sept écoles au I..Iiban. Le collège-séminaire de I~Iauqa « fournissait aux élèves ·les moyens de s'appliqller à l'acquisition de la vertu, de la piété ·et Lde la science, afin qu'ils deviennent capables d'instruire les Maronites» (3). I..I'étude de l'Hrabe, du syriaque et du latin y était ·obligatoire pour tous. I..Ics plus dallés ·apprenaient le persan, le grec et d'autres langues encore~ Les missionnaires latins, (:arllles, C:apl1cins et Jésuites, .établis dans la MOIltagne, à Alep, à ])amas, à Tripoli et à Sidon avaient fondé des écoles dans leurs -centres d'apostolat pour affermir l'œuvre de l'Union pour là,quelle ils étaient venus. Ils trouvèrent auprès <.i.e quelques mCIYlbres de l'épiscopat oriental de précieux auxiliaires. I... es missions .avaient rénové la vie religieuse. (~elle-ci, grâce ·au régiule des (:apitulations, ou à l'abri naturel qu'offrait la Montagne, pOl1vait :s'extérioriser sans crainte. IJu récitation privée de l'ofIice d.ivin se généralisait. Les écoles avaient HuglllCllté le nombre des lettrés. La nécessité des livres se faisait de pIns en plus selltir. ComIne les ilnprimeries faisaient défaut dans le pays, on se reluit à ·éd.iter eIl Europe, les livres le~ plus eourants pour l'usnge litl1rgî'{Iue, des ouvrages de lectures ou des rnan.uels classiques et enfin ,des recueils de piété ou d'ascétique. (:es derniers sont pour la ~plupart des cOlnpositions dues aux lllissionnaircs latillS ou des versions faites par des ecclésiastiques orientaux élevés à Ronlc. A l'avènemellt de Grégoire XV, le patriarche lnaronite ·Yül)anllU Mal}ltïr députa à Il.ome le P.Léonard, franciscain, pour ·offrir au llouveatl pape les félicitations du peuple et lui delnan-
0) Actes de la S. C. de la Propagande, 24 sept. 1627~ N. 14, f. 288, cité in Carali, l:tUb,. ed D'in, l, p. 45. v (2) Fondé grâce aux libéralités de Na~rallah Salaq. Il fut supprimé en .1665 par .Alexandre VII. Cf. dOClllnents à ce sujet in D1~C, art. Maronite, col. 66. (3) Bl'efs: In sllperelninentc, 24 juillet 1625; CunI /lOS .sllper,30 juillet 1625 ; . Non exarllil, 30 août 1625; Qllalnvis Inare, 25 novelnbrc 1628.
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J..
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arrivée le P'.
NASI\A,LLAH
au.t.~~es
clloses, tIlle éditio·n des livres liturgiqu.es. I)è-s,· I~éonar(l alla tro.uver l'arcllcvêque ar liizzi, pl~O, cureur du patriarche auprès du St Siège, qui fit part. de ces.désirs a,u pape. (~elui~ci renouvela il)col.l.tiIlcnt les instructions de· l)aul V con.cernaIlt l'inlpressiQI1 de l'GfDee férial. Il nlourut avan~t d'avoir vu. ra.chèv~nlellt de ces. travaux; l'édition sortit des pres~ ses CIl 1624 (1.). Les anciens élèves. dll (:o11ège Maronite, résida~lilt à I{0111.e, continuaie~lt il as.surer la révisi.oll et la correctioll des. ~ditions. (îibrüïl as. ~ahyüni, établi à llaris depuis- 1614·, fl~t rap.~ pelé à I-lpnlc à C(~t effet. IJe pah:iul'che Yoseph IJalïb envoya d.e· son côté une députation au p.ap:e Innocelll X, ell 16.45, pour (}b~ tenir le palliunl et demander l'irnpression du S~1.11né el} caractè-· res .fins et la rééditioll de la granlmaire syriaque de Ci. (Anlïra (2). Le S~lïmé fut édité en 1~,647. Nous avons déjà lllentionné quelqu·es éditions d'ouvrages" faites à li.ome dans la prenlière nl0itié du X'Tlle siècle, à l'usage (lu clergé et des fid·èles de l'Églis.e 111aronite. Nous y ajoutons'~. à titre docUlllentaire, quelques. a.utres, sans aucune prétellt-ïoll d'en dresser une liste C'Olllp-lète : .ltdilions liturgiques: H.ite de la Procession de la Croix, 1647. Parlie hiél'nale du Phinh:ilh, 1656, ct pa.rtie estivale en 1666 (3). J\likhaïl al I-la::;rouni, auxiliaire du palriarcheYouseph lIalib, édita en 16a7, en. carchouni, son ou,... vrage sur le comput grégorien. ~1irhej an 'Naïrollni et YOllseph al cIsu\vi fl··~· renl en 1703 l'édition de 1'.I~vangéliaire syriaque, arrangée en 1611 par An.lp-· nias a::; Sahyouni. .l~ditions classiques: [.Jrincipes de la langue arabe de Butros al l\'1louchi 1624; al.Ajrollrnyal, cl u nlême, 1633; Isagnge de l'hornas de Novare, F. 1\1'., texte latin et arabe, 162.5, chez Paulinus; (;l'anunaires s)'riaqlles d'ach Chidralvi, 1636. el du pa.tri·ürche al CAqouri, 1.64·5. lt
'Ouvrages apologétiqlles: Dilacidalio Specilli ~J.~ l,J)~j J~ ,~.).) ;1,.)1\ ~:>'-~ ,-;-"l~Ç de Bona:v. ~iolva.sia di BolOl1ia, F. M., 1.626, texte arab.e el latin. (4-). Le P; Ph.ir-.. li I?pe Guadagnoli (t 1.656), F..[\il., écrivit cOIl;tJ;e le Dlême Alun.ad Zcïn al cAbidin, une apologie, c.:r....J..~l...J\ ~j û: ~!../:)~ ~~, Jl ~)}l.)J...,s'~~~l ~~~~H ~~~~'; elle.. fùt é.ditée ù n.Ol1)e en 1.63,7 sous l.a survei.Uance d.u lib4nais ~ous.eph allraqlj; ni, puis réédiLée une année plus lard. Signalons encore l'Antitheses llidei,. ,=,~:-1\ ü1:.'.J\ ~~ t;.J.H ~ ~t:) de Don)inique de Silésie, F. ~1., publiée en do~-' (1) (3) (L1)
.Apud. Stephanum Paulinulu. (2) Ad '!)uwHïhi, i:tllllo,,1645. Sous le titre Officia Sanclol'ulll jllxta ritum Ecclesiœ .Nlal'onilal'l.lnl. Schnurrer, op. cU. t H. 2'14.
L'Il\IPBI~IEHIE AU LIBAN
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bIe texLe en 1üilS. A H.OlllC encore, fllt édité en 1681, ..~-'~, Je. J..~ll "-:,,,l:)' ~:i:j .Jilin . ..J,.;, ~.ib\..)J' ~1.~L.'\,,'1 ~:i::J J;lin ~..... .J.il' ~_~:S::n JAl du P. l\1.icbeJ. Fébure, nlissionnairc en Syrie. Le principal ouvrag'e d'ascétislrlC, {~djté à Ilorne à l'usage de l'Orient est la version arabe de l'Ilnilalion de Jésus-Christ faile par le carme Célestin de Ste Ltidwine 1 n}i~sionnaire nu Liban. L'édition rernonte à l'an 1663.L'Inlpri.-· lneric· de la Propagande publia en 1692 un recueil de prières à l'usage des ()rienlaux, llor'ae dilll'nae el noclürnae ad ilSllln Orienta/ill/n, dont l'auteur est le chaldéell Elias al ~1.11~alli (X.VIle siècle) ('1). lJne version arabe des .Annales ecclesiaslici de BaI'On"Ïtls, faite pal' le capucin Bricc de Hennes, parut dans la rnème inlprin1crie, à partir de 1653 sons le lilr.'c ~"::,H ~)I.J:J\ .. I~es ll1aisons d'éditions de la yille de l)aris, surtout eellc de Savary de J31~èves, ancien anlhassadeur du lJoi auprès de la Sublillle l)orle, qui effectua de 1605 il 1607 un voyage en Syrie et all Ijban et qui, constatant la pénurie d'ouvrages chez les chrétiens d'()rient, résolut de les aider en ;fondant une inlprinlerie à Ilolne puis à IJ aris, ne contribuèrent pas péu à l'éditioll d'ouvrages à l'usuge du clergé oriental. Nous en avons énUluéré les principaux. l~a version arabe du Catécl1isme dn cardinal de l~icllelieu, faite par .le capucin Juste de Beauvais, fuL 1Hussi faite à llaris en 1640. I)urant SOll séjour dans la Ville I~un1ière, (~. as ~ahyüni ne se contenta pas de préparer le texte de cinq volumes de la I~ible l)olyglotte dite de t,e Jay, il se chargea de fabriquer les poinçons (lui servirent à faire les lnatrices d.es caractères arabes et syriaques nécessaires à l'éd-ilion des textes. Ces caractères furent longternps connus par le nOll1 de leur inventeur (2). As ~Hllyüni assura en mên1e tenlpS la révision et la correctioll des épreuves.
***
Le 20 nIai IG70, Estéphanos ad !)u\vaïhi (:3) était élu patriarche. I-""cs souJfranccs et les sacrifices qui assaillirent SOll pon.tincat Ile portèrent pas atteinte à son activité intellectuelle. Il fonda à la fin du siècle un séminaire à Qannübïll et Îlltroduisit, dans le lllonachisnl'e, l'écollolllÎe des ordres llloderlles d'Occident. (1) . Schnurrer, Il. 264; Mach., 1906, pp. 470-474; recueil réédité en 1727 par les soins du n1ul'onite Yüseph ibn ct\hdallah. (2) Le Long, Discozzl's Sllr les Edilions des Bibles Polyglottes, pp. 118, 119; Michaud, 1jiblioytaphie lJniuerselle ancienne el lnodel'ne, t. XV, P, 326. (:~). 1\. Sibli,Biogl'aphie du.paLtiaJ'che ad DuuJaïhi (en arabe), .t913, surtout pp. 153, HJH-214 ; J)1'C, art. 111al'onite, col. 70-72.
f2
.1.
NASRALLAH
Ad Ol1\vaïlli teilta de reviser les livres lilurgiques de son I~ glise afill d'en faire une éditioll définilive. Il s'entoura d'homn~es capables, tels que les èvêques Bütros lVlal)lüf (1), Yüseph. ibn 13arbur al ~Ia~rüni, Ya~qüb tA"vwad al ~Ia~ruI,li et Ynseph Ml1baralc. I..Je rituel revisé par lui" el achevé en 1694 fut envoyé à I-loille CIl 1695. I.Ja l)ropagande offrit généreusenlent de prendre à sa charge les frais de l'édition; le projet n'eut pas de suite (2). Deux an.cîells élèves du Collège Maronite de I{o111e,.Ibrüllïm , al Ghazïri (3) el Nli1)nïl al Mtüsi (4), avait été chargés par ad !)uwaïl1i de l'éditioll des livres liturgiques. Ils réussirent à élablir nne inlprilnerie, dont ils fondirellt cllx-rnênlCS les caractères. Ils renouvelèrent ainsi le geste d'un. autre l11aronite libanais, Jacques I.Juna( Ya (qül> Qamar), fondateur de l'inlprinlerie r0111uinc, 1'gpograpllia lilzguaruln"externarUlll, (lui édita en 1596 le ]Jiaconicon, la /}bié et la (;ranl1TICLire syriaque de (j\lllïra (5), ell IG08 HIle rèé~ di.tion du Missel de 1592-9-1:, en 1642 lIlle Granlll1aire arabe, en latin, 'du 1). Il l1. G·uad.aglloli cl ell 1655 un abrégé de l'Histoire Ecw
clésiastique du P. Brice de Hennes, 44:1;'\ .i:... 4.... J.AtI ~);II :ra.:~
· I.Ja nouvelle inlprinlcrie prit le norn de Typograpllie de Michel Metoscita. Elle lil parnître, suivant le télllOigllage d'ad I)u,vaïh-i, la J..~bié, le I)iaconicon et le l)salltier (H). Al
r;-U ...\:_1' .J.f~·J'
fi-hazïri l'en.ira· au Liban ell 1700; SOll conlpagnoll de111eUra quel(Ille tenlps à ROIne, puis transféra l'iulprinlerie à Malte ell vue' de l'enllnen.er au Ijban. Le 1::>. G·. I:faw\va, après son abandon de la (:o11grégation. Ijbanaise et sa brouille avec {iirgis YaI11111, évêque d'Ehden, s'offrit ell 1702 au patriarche a,: Etude sur la Liturgie Marouile, p. Bl . . (3)' I::Iiu~fü~, .al·i. cit.; p. 808 ; I~a Natio'n Màronile, p. 129~ (4) : ~Iarfüs~ 'art. cil., p. 810; La NaUoll lJ1arouile, p. 131 ; Maclz. 1924, p~ 102.. ·; (5) Cf. supra. (6) 'l'étnoignage cité in ,La Nation Maronite, p. 129, cf. aussi p. 131. Un autre libanais, le jésuite Pierre Mubarak, originaire de Batl}a (t 1742) a~ait été chargé de corriger et d'améliorer les caractères de l'im prilnerie Médicis, Sibli, IJiographie, p. 77. ". "
~tè ~hH~ o~.;~ J' ~tlt)l" J.!~ ~i' ~,,:;(J. ~.x,.)b~J\ .JI. ( (.,,> J~L.):~ ) il_;»
(7)
il Malte. Elle devin l là l>fopriélé d'un jésuite, al badri I~lias·(1.). Ce dernier la légua nu pat~~inrche (~ibraïl al J-llauzüni; Blais le .~idiaq
Yüseph, frère du jésuite, prétendit en avoir la propriété el ne reconnut pas la donation faite par son frère. I~e patriarche Ya(qüh (A\v\vad écrivit alors une letlre au 1). Elias, datée du dé.. l>ut de juin 1708, dans laquelle il le mit au courant de la situation. Nous la citons d'après les archives de l~kerké: J\JJ' ~~ l4 ~~.,,:iJ i,::i;.J~ 4;)) lj~J l:;\ ~bJl .. cJ <sH ~11~kl' 4,~ ü 4 r->::... l_j ( l>
ùl JI; ......;..J! J~J.':'JI IjJ.JJ
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· (2) « ~...~ Ùt. ~.. ~ Nous ne savons pas quelle fnl In réponse du jésuile et COlll111Cn t se terlllinn cette h isLoire. I)'après ln leltre d 11 pa triarche, l'illlprirnerie en question ne fonctionnait déjù pIns. (:e qui est certain, c'est qu'elle ne fu t pas a pportée au I~iball.
L.a tentative d'installer une seeonde inlprinlerie dans le pays ua d() Il e. () n revin t il éd i le r e Il l~: 11 1'0 Il e 1esou v rage s do Il t o Il fi Vait b eso i Il. Ilse rai t fa s Li die 11 x e Lin ut il e d' è11 U ln é rcr t 01.1 S eellX (lui y parurent dans le courant du XVIIIe sièele. Ils sont très nOlllhrenx et appartiennent aux catégories nlention nées plus haut. I..Aa fondation de séIllinaires en Orienl néeessitn en outre l'édition de livres de théologie 1110rnle el doguluLique (;'~). (~ch 0
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d'nprès Abdallah Qara(li, Ilistoire de la COllgrégation ;.Liballa;se, rnanns- ( J... i~:, crit autogt'aphe cité in Bleïbel, llisloil'e, 1, p. 4 éL • · (1) Le P. Carali, La llelJlle Patrial'cale, 1~'30, p. 548, Ilote 1, penche il J'id(~Jlti~ Hel' avec le P'. l~lias Sim(ani, oncle du grand Joseph Assclnani.
~4~.t~ r J.l~ ~)'JI. .;la:J' J~_J t POÜI' l'éditiol; d~s livres liturgiques, cf. P. ))ïh. l~'lllcle Sl11' la Lillll'9it~ Mal'onite, riassinl; D1'C, art. Maronite, col. 129-131 ; llaggi, De la LitUl'gic lnaronit(·, Mach., 1935, pp. 5tH sq; pour les autres, cf. L. Cheikho, Catalogne des NlanllSCl'its des auleurs arabes chrétiens depuis l' Isl<.l1ll, Be:rfouth, 192~lJ passin}. (2)
(3)
14·
I..,'évêque nlcl1{ite d'Alep, MaIntios I{armé, avait entrepris de reviser sur le grec, les versions arabes ·des livres liturgiques. Ce travaill'anlena à entrer en relatiqns avec RC)Il1e, pour denlander des li vres. I..Aa I?l'opngande lui envoya quelques jnlprinlés de la 13ibliothècIue Vnticane (1). ])nlls nne lettre de ln 111i-oclobre 7140 (16:-31), I{arnlé anllonça au cardinal 130rgia que les Capucins lui avaient reluis les livres grecs envoyés pHI' la l)ropagande; il lui delnHnda dè faire éditer la I3ible, CIl grec et ell arabe, ainsi (IU'UIl,dicLionnaire dans les deux langues. Il lui fjt part en outre de la fil1 de la version qu'il avait entreprise de l'Euc/lo1age, de l'IloroLogion, de trois autres li vres liturgiques et lui denlHnda de les faire inlprinlcr il Ilol11e, parce que, dit-il, «les cllrétiens de nos pays SOllt pauvres et ne peUVeJlt pas nJfronter les prix des lllunuscrils» (2). I~a proposition ayant"été agréé9 et l\1alatios devenll entre tenlpS l->Htl'iarche, sous le 110111 d'Aftymios, reçut une lettre du pupe UrbflÎJl VIII, lui denlundanL d'envoyer son travail. Il lui fil pn1'venir, par le 1110yen de son disciple, le I~. Ilal]Ülllios le (:hio'te et l'évêque 111'aronite Isbüq HS Sidrü\vi, 1'1~uch()loge, le I--iiturgicoll, l'IIoro/ogioll et prornit de les faire suivrc du A.')ynaxail'e (:3). !lal]()Illios portait deux lettres du patriarche, l'une au Souverain !)ontire et l'autre nu l~réfet de la llropagande. La prelnière cOI~ticnt. des indications intéressantes sur la Inanière d'édi.ter les livres li.turgiques (4). lJrbail1 VIII institua une cOlllnlÎssion en vue de les exnminer. I~lle fut dissoute peu de tClllpS après. l.J'èditioll des ouvrages fut par suite retardée. Le patriarche Macarios Za(ïol (1647-1672), second sucees.... senr de I{arnlé, fit de nouvelles démarches anprès de ln I~ropa gallde, ell vue d'obtenir l'inlpression tUllt désirée (5). Il Jl'eut pas de succès, par suite des lell1eurs de la bureaucratie rornaine. Ses successeurs tournèrent lenrs regards ailleurs. Athanase III l)a1>bils, s'adressa au voïvode de Valachie. (:c dernier finan~~a l'installation d'une impriIncrie près de 13ul(arest et le prêtre i\ntllÎlne, géorgien d'origine, présida à la façoll des cara~tères arabes. (1) Archives de la S. C. de la Propagande de la Foi, 1622, Congrégation dn 11 avril, n. 2. (2) Lettre publiée par le P. C. Basa, in al' 11içlilal al Jl!lllballi.~yal, ]~):i8, p. 815 . . (a) Lettre du patriarche nu cardinal Antoine, datée de 1G34, puhliée in urL. cil., pp. B16··317. (4) Lettre publiée in art. ci!., pp. ~H ~)-320. . (G) Archives ..le la S. C. de ln Propagande, 1662, Congrégation du 22 Inai, 11. Git
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~~~~~~~~~~~~~~~~~~'
~'~'~~'~~""~'~I'~ Frontispice cl' ad Dalû.lal al LünlCat d".Aftymios Saïfi, arche\'êque de rryr et de Sidon. Imprimerie de la Propagande, 1710.
])sulzlier melkite. -
Edition de Padoue-, 1709.
,Les livres édités \
dan~ la 2c impl'illlCrie de Bukarest sont:
'Le Litllf!/ieon. (19 juillet 1745), le }lSlllll iel' (1747); des ouvrages de polélnique: Qac.1d' al.~laqq lV,a
Naql
al} 8idq
(Jassy, 1746), verSi~)ll arabe du De Ar-
de Nectaire,
fibllS
patriarche de J érusalem; al cAsi.ï' al'
llabbiilli (25 fév riel' 1747 v. s.), .version d'UIH~
partie du Syn-
tagnla
du rnédecin
Argen tis ; Actes des deux
conciliabules
de CP. (1722, 1727), sui vis de 5 traités
de polélnique contre l' J~glise HOlnainc ct de quelques décrets
disci plinuircs.
.I )ernièrc page de la version arahe du S!]lltagnul d'Argcntis, aL~i:lsa.' ur l~abballi, faite pal' l'iCc>1l011l0S
Mascad NasH (X'TlIln s.).
Itnpl'imel'ie de JassJ}.
L'I~IPHli\IEHIE AU LIBAN
15
Après la 1110rL d'l\nLhiInc, l'inlpl'irnerie de 1311karest lOlnba cn décadence. l~e successenr orthodoxe de I)abbüs sur le siège d'Anlioche, Sylvestre (+ 2() ll1ars 17()(j) en établit une seconde dans le lTIonastère de Sl Sabbns à 13ukarest, puis à Jassy, grâce nux secours du voïvode et avec l'aide de deux lypographes l'un syrien, le~~(lI11/niis (iiJ.°gis al IJalabi el l'antre libannis, le 1110ine l\liljüïl, originaire de !(üra. .Il est regrettable que l'histoire de Ial)Tpographie ne nons ail cOllSerV{~ que le non1 de ce llloine lih<.lnais, laissant dans l'oubli tout ce qui regarde sa vie.
1~ Il 174:-3, 13 e Il 0 i L XlV, p n r sa 1J u Il e 1)eIll(Il Hl a l li 111 ,or do Illl a l'i Inpressioll d II IJillll'yicoll Incl ki le a l.lssi lôt CI lle l'édi lion d~s 1ivres du rite copln-alexandrin serail ternlinée.' (:olnnle celle·ei d ura b ea II c() II Il plu s q LI elle rH va i L Pe 11 Sl~ Il (-~ 11()î t X1V, (e Ile 11 e se lernlinH qu'en l7G-l, el le lllèll1e pape étant l110rt depuis 175S), on ne p e Il sap1us Ù l' (~d i l i 0 11 des 1i v r e S III el kil esa\'a Il t 1e XI Xc s. L.'inlpriJnerie de la I)ropagande édita cependant plusi.eurs encyeliques de papes el quelques Hctes des (:ongrégnliol1s rOllluines, regardan L les l~glises C) rien ta les cn géllél"(d et l'É:glise lllclkil.e Cil particulier. l~lle publia aussi les C'1 011s lilllliollS des Inoines et des moniales de l'()rdre ehouérile et de llolnlJrel1~ ou vrages ùe théo.logie ou d'ascèse. NOlIS cn avolls dressé nlle lisLe dans notre élude sur ~es lnlprinlcries l\Ielkiles (ill Jfaçal'l'at, 19·J~, pp. ·4,Ja-44~1). i't
* -*
1) e p li i s sap rel n i (~ re i Il S l a Il H li 0 Il au I.j h a Il (X \T Ile s i ècIe ), 1a eo 111 nI II na ul (~ sy ria q II e ca l ho 1i q II e Il ri l de prol'o 11 des ra cin es. ElIe eut seSlll0naslères (Mür l~phrünl Hl' jlUg-lll, il Sbü nié, Cil 1705; N.-J). des l)oulel1rs, près de Znq IVliküël, CIl 17(j:~; Surfé, 'en l7SU). Quant il fI;:glise arl11énienne, ce n'est qu'cn 1740 qu'ult synode choisit l'évêque d'L\lep, l\brahanl Ardzivian, C0111111C catholieos. l)ersécu,lé par les hérétiques, il fu t cüntraint de se retirer au Liban, à !(reÏll1 (près de (Josta), berceau de la Congrégation des Anlonins. Ses prenliers successeurs résidèrent ù I3zo1nmür.
« I)ès que les conllllUllaulés ch~'él:iennes dissidclltes d'Orien l ont COlnmellcé Ù rentrer dans le giron de .l'Itglise (:athol,ique, le prenlier soin dn Saint-Siège ~ été de tout tenlpS, de reviser et de puhlier leurs livres liturgicjues, afin de favoriser leur vie spiri-
tG
.J.
NASHALLAB
tuclle, objet prillcipal de tonte religion» (1). <:'esl ainsi que llofacilita à Tilnolaos I{arnük, évêque de Mardïn, l'édition à l)adoue d.e quelques-uns de ses ouvrages. La l)ropagande fit publier en 16H6, le 1.~~ll111é à l'usage du clergé' syriaque (2)..Athanase Safar, évêque de Ma~'dïn depuis lH85, résidant à [tollle, avait été auLorisé, .en 1690, par InllocenL XII, à faire des quêtes en :B:urope, ell AUlériql1e et aux Indes, en vue de doter sa COlllnlUllHulé d'ull 111011astère. Il pensait liti. adjoindre une illlprinlerj~.·14e patriarche l'ell (lissuada; les SOl11nles recueillies furent consacrées il rucha t d'un. couvènt dans la Ville Éternelle (~1). Il faut arriver en 181 (l pour voir l'I~glise syriaque dotée
9
(1) J.-M. Vosté, ().P., Clênlcllt J)avid, archevêque syrien de ])alllas, ()rieillalia Christiana Pel'iodica, t 948, XIV, p. 219. (2) Breviarilllll Fel'iqle Syriacll111 SS. l~plzl'cJll cl iacob SYl'OJ'll1rl .Ïu:rlu rillll1l e.i"sdelll nalionis qll.od incipit a feria seCllllda llsque ad sabballllll inclusive, Itnp. de la .Pl·opagande. La Inênle i'llprilneric réédita l'ouvrage en 1i87. (3) I)e 'farl'uzi, A~daq Ina. kan an l'aT"ib Lublllln, II, p. 316~H 17. (4) Mach., 1900, pp. 174-t77. (5) Cf. 1\1. Franco, Essai SUI' l'histoire des Israélites d(~ l' l~lll}Jil'e OllOllHlll depuis les Origines jusqu'à nos jours, Paris, 1897, pp. 80-81, 93-9~1, 12,'1-12H, 266-269. L'auteur 111entionne à la p. 9~l, un ouvrage de Joseph Ben l~7.l'a, intitulé l'rlassa l\J/éleh, édité à J)amas en 160.1. C
~~'w\it' ••
'l'itrc
SUI'
hois gravé par Züber.
DEVXIÈME PARTIE
\Tignctte tirée du P(ll'uclétiqJle. -- :t~:dition dtAlep, 1711.
])éhut de l'fleure de Sexte d'après l'Ilol'ologioll de Fano
( 1514). In-12 de 120 pages non chiffrées.
.l.l'IMPRIMEHIE AU LIBAN
17
1--4C patriarche lllell{i-Le Athanase J)abhas ( 16~7 .. 1724 ) elltretenait d.elJuis 1685 d'excellentes relations uvec (:onstuntin 13ran.coveanul~ voïvode de Valachie. Il in téressa le prince an sort de ses prêtres d'Ol"ient qui lllanql1aienl de livres pour la récitation d.c leur office ou pour l'acconlplîsseillent de leurs charges pastorales. Sur ses instances le pl~ill ce fit installer à Sinagovo, ell Valachie, une ilnprinlel'ie nrabe qui édila plusieurs livres de liturgie (~). Lorsqu'en 1704 Athanase regagna la Syrie, il tint à installer une inlprinlerie dans sa ville patriarcale, Alep. I../iniliative
IMPRIMERIE D'ALEP Schnül'rer (2) pense que les carnclères en sont les lnêlnes qne ceux de Sinagovo; Athal13se les Hurail rapportés de Bll}{arest. I)e nlême, Charon (3), I... evenq (1.1) et (iraf (5) affirlnent que le 1l1atériel de l'impriulerie d'Alep provient de Valacllic. De Sacy se refuse à y voir une nlêlne origine et trouve, avec raison, unedifIérence
(1.) S"r ces ouvloagcs, cf. P. Nasrallah, Les Iluprilueries l\1clkites jusqu'ù la fin du 18e s~ècle, Al-lIfaçarral, 1948, 34c année, pp. 438- 140. L
(2) (3)
BiblioL1wca, p. 270. II~st. des ])a[,.., III, p. 1(-)9.
(4) Al1u;liIQSe III, in ]JIIGE, col. 137. (5) Gescldclzte, l, p. 117. 2
18
J. NASHALLAH
l"itt'c du Liturgicon édité à Bukarest en 1.701. ( D lrn eIl si 0 Il S de l' 0 ri9 i Il a l o' 18 X 1t~ 1/2 )
entre les deux genres de cHraetères (1). 'Une I-Jiographie (2) de Z~tbet attribue à ce dernier la cl"éatioll d'une inlprill1erie [arabe
à Alep: « Il fit ,une ill1prill1erie à Alep avec son frère. Il en gra'; va les nlatrices, les caractères et tous les instruments. Ils y imprinlèrent plusieurs livres et ~ela sans (IU'ils eussent vu d'illlpri(1) Bibliothèque, J, p. 289. Cheikho, Macho, 1900,_ pp. 355, 35H est aussi pour une origine différente. • (2) Cette biogrn phie est l' œu vl'e de Yuah:im Mutran (1696- t 766), disciple de Züber; elle a été puhliée in Al-llfaçal'l'at, 19~18, pp. 385-397.
Ltlj\lPHI~'IERIE AU LIBAN
lnerie el sans être 'guidés par
..
I-Ja prenlière page 'duprC111ier:livre inlprilllé à
tier, donne les" nrln~s .<10 Constantin'·.. Bn'ss.arab.fl
Alep~
le J)sau-
·]~rancoveHnu1.
()r, si cet écusson ~sl le l11êrne, dans~es signes. distinctifs, dalls celte édition el dans ".Je I..IitUl;gicOll de 1701 (2),. les caractères d'illlprinlcrie en sont, tolalenlenl difl'érents. Cela nous incitei(. voir deux graveurs diJrél~e-nts pour les caractèrGs des deux inipi"jnleries. Mais alors p()urquoi les arnles du yoIvode de Valachie sontelles nlises au d.ébut de l'édi tion '? :!-)ourquoi Alhanase ..dédie-t-il les
~~~\!t ~ ~;~~>•.•. 0~1•. •.•~·.···• ~$ lri~t)~.~~ .·• ~~;:.~~;...~fi~~i ~G~t, . ~~~~t~~l~li~~~n;~~;~·~)JI.UW~~t ~U~~~.)'~')~ûJ~~,PJ~),\.f··.·~··.·.~·Il~;;
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l'itre de l'I-Iorologion édité il Bukarcst cn 1702.
(1) (2)
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.. ::".
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ji/s. de 11al'issa, p. 45, AI-Maçarral, 1948, p. 387., Cf. Fac-sin1Ïlé desdcux écussons jn' Charùn, Ilist., III, pp. 58 et 110.
:20
.f.
NASHALLAH
·1
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~.) i ~,...:JJ :
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+. 'fitre du Psautier édité il Alep en 1706. ( (;rallcleUf naturelle)
prénlîces
Psautier: «~.).II"";).\ t7b Ji' JI \:.A;J (~I ) ..jl :...:.. ». Nons pouvons aillsi toujours regarder ZüIJer comme le créateur de la première im prinlerie arabe d'Cl riellt. '"fou t ce que nous savons de son habileté
I.,'I~IPUI:\IEnIE AU LIBAN
21
artistique confirllle le ténloignage de la IJiograI)hie'. Nous saVO~lS·. par ailleurs que Abd'allah, avant la conlposition de ses ouvrages. de conLroverse avec les ()rlhodoxes, ouvrages qui datent tous d'après 1720, entretenait d'ex,cellenls rapports avec le patriarchel)abbas. Illui avait transerit de n0111breux lllanuscrîts (1), ct COlll-' posé plusieurs ouvrnges (2). L'ilnprinlerie d'i\lep fonctionna jusqu'en lïl1 ; elle ell1ploya. trois sortes d~ caractères . .I~es l)renliers, grêles el fluets, sans beauté, onl servi à l'édition du l~salltier, de rl~vangéliaire de' 1.706, du livre des l)rophéties et de l'Épistolier. lACS deux autres. sonL plus ressenlblants à l'écriLure nasbi CIl usage cllez les copistes chrétiens de Syrie. Ils ont été enlployés pour l'inlpressiolli de !(ilüb ad-I)l1rr al-1Vluntaljab, des I-IonléIies ,du patriarcllc Athanase, du l)arnclitique el du Ljvre sur la confession. DUlIS l'I~. . vangéliaire de 1708 'la préface, qui est la nlônle que celle de l'É:vangéliairc de 1706, a ét(~ inlprinlée avec les 111ênlCS caractères que ceux de ce dernier; il a ainsi cnnservé HU début, la date de 1706; le eorps de l'ouvrage est imprinlé avec d'autres caractères res... senlblants li ceux de la secon~e catégorie.
I.Jes grands litres sont les 111êuleS, dans les trois genres d'é-> dilion. Nous Ile savons pas pour quelle raisoll, les presses d'Ale}), ne fonctionnèrent plus après 1711. Il est vrai que de nOlllhrellx au leurs, anciens et 1110dernes, Charon (3), Graf (4) croient que le' J?sautier Y ,fut encore édité CIl 1725 et ell 17:15. Opinion inacceptable; déjà Schnürrer (5) la 111cttait ell doute; l10US verrons plus. loins que Zabel' ne lnanqua pas d'enlprunter (Iuelques inslrunlents à celte inlprimerie; elle était dOlIC dans l'inlpossibilité de· ira vailler. Ajouter à cela qu'aucune bibliothèque Ile conserve des. (t) LeUre de Zâtzcr al( P. ]1'rolnage, du ?2 octobre 17'4.0, 411s. de llal'issa, p. ~6,. 'f. Jock, Jésuites el ChOllél'ites, p. 419.
(.J)
Lelll'e d(J, Zabel' à ]Jabbiis, cf. ,jlr.. lU<;<11at aZ·Mllballic!Jat, 1H38, p. 2-18" IIisloire de.~ }>all'. Ill, p. 109 Geschichte, J, p. 1H).
(5)
,Bibliol/zeca, pp. 380,:3ï4-tJ75.
(2) (:~)
Prclnière .pHge de l'l~vangéliaire édité à Alep en 1708.
( DiJnensiolls nat llrelles de l'espace cOlnpl'îs da liS l'ellCadl'elllent : 25 X 15 1/2 )
, 23
r..'Il\"lPHIMEHIE AU LIBAN
€xen1plaircs de.d,q.u'l)Je.édilion et Si-1'Ull oul'nutre', COl11rljeI~llis(1), pt,rlent de l'éditi()rl d~1?35,c'est qu'en réaUté~. ils c()nf9 n dcntlu 1re éditiOll de Sueï.J.~ ay(ù~' 'celle' inlaginaire (i'i-\l(~i).:·· . 'J'
()uant aux ouvrages édités par lï.lllprinlerîe d'Ale:l~.'
•
cc sont:
170G : ])saàlier (2), réédité en 170H
1706 : livangéliaire.Oj), 'jllol;Ù ~:tI (17~tlJ j..;lkll ....Â~;~1I J:~\l\ o..;Jl:)' 1;JI JJ'-i.1' j (sic)
J..
~::l:f\l\ :tA!) \II ù.. ,-~~iill (J)\ ÎI.l.~ '-;"':)' ~ ..uI
~::",,-::i_lI ôy";1I \:...y"J • Il donn e 1es quatre Évangiles à la suite, par périeope et non pas cbapitl'c par clùipitre. (Jne table plac(~e ù'la:fin, pernlct de s'y' reco~il~nÎlre,.suivant les occurGllces du lelnps ct des fêles. 1707 : l(itab a.d-fJurr al-Munta[zab (4), ~\l\AA û" ~~:~1' J~H ~\:S~
~~ iH ~': ~:-~J:~:··U'""·~.l.AH,
a~l 110lnélies de St Jean Ch rys()stome,
avec lluepetile préface d'l\thanase Da~)has.
1708 : I~LJangéliaire (5), .1..;\)1 ~:tI (17.atl J y..;lkl\ "';~r~lI Ji·\il o..;Jl:S-
I~.JI:.)' i7,~); [:).1' ,renfermant les péricopes évangéliques pour les fêtes de l'année, l'éditeur y a joint des cOlnUlcntaÎres. (1)
Catalogue of arab 1300ks l, p. :}2S. t
(2) Petit in 4(;, de VIlI-276 pp. irnprilnées en rouge ct cn noir, avec scizeligncs .à la page, cf. ScllnUrl'el', Il. :3a9, Charon, op. ciL., pp. 109-112. Paul de Lagarde fit réilnprinlcr cette édition ( Psa!Lcri'1111 Job !-)l'ovcl'bia arabicc, (~()ltillgen~ 1876.) .après y nyoÎl' fait quelques corrections orthographiques. Il se ser\'Ît en outre de -l'édition de Sucïr de 1735. (3) Petit in folio de 285 pp. non llUlnérotées, de 25 lignes en noil't encadren1ent ·égalenlellt en noir, ti tl'es et l'ubr'iques en rougc,·cf. Sehn Ul'rer, Il. 340. (4) 511 pp. de 29 X 18, à2'J lignes entièren1ent· en noir t cilcadrenlcntnoir t SChntllTer, Il. 267 t p. 273. ' .
.
(5) Petit in fol. de 280 feuillets non llUnlél'olés, à 20 liglù~s par page:; tahleaux' ,des 4 évangélistes au début de chaque série.
Page de l'~:pist()licl' édité il Alep. ( illêllles dilllellSiolls que l' J!J'vallyéliaire )
25
L'IMPHIMEHIE AU· LIBAN
1708: I.Jiure (les ]Jroplléiies (1), ~~.r~l\ ~\ .. )7~J\ ~l:(' 1708? : l~)isiolier. 1711 : [{olllélies ll'il/lzanase. ]Jalriarclze (le JéJ'llsalell1, ( J J::""" l~~ \
J;~ \),4 précédées d'une h0l11élie de St Jeall Chrysost0111e (lue l'I~ glise (irecque li t à l'orthros de l)àques et suivies d'tnI l11al1denlent du patriarehe de .Jérusalenl, ChrysHnte NotarHS (1707 -17~31 )·(2). .
::J .x. .)b-:J\
J-~11 aoù l 1711 : I>araclélique, (;-3) (sic) Ù J~:·~-l5-,:H ~\:~
S... ..;,.1.\ 0 ~~.__.4j'. . ~ lB 1711 : 'l'raiié sur la conFession, conlposé par I)abbas el. intitulé
,..(,..tI) ....; j\..l\ Î ;l~ ~;) ....; 1)\~ \lI) ~~ ):1I 4;:Â;:5"'" r:.:..:':'; :~~) 4/1....) ("1) ~ill J\j~ \II) 4~):1I ".r" ~ t'~~1I ")..1.11 ~l ... ( )1 ) ()n a prétendu que l'i rnprinlerie rétcntion~ gratuite, sans aucun, fondenlcnt et qui ne mérite pas qU'ûIll s'y arrête.l./inlprinleric de Sueïr est l'œuvre exclusive du .~alrunaS: i\bdallalJ. Zal]er.
(1) Petit in füno·dc 138 feuillets divisés en deux colonnes, ell· rouge et en noir. cf. I)e Sacy, IJibliothèqlle, I, p. 286, Schnl1rrer, n. 269, pp. 2i2-27~l.
(2)
In 40, ·t21 pp. à 22 lignes par page, Schnurrer,
Il.
270, p. 273.
(3) ])cux volulues in fol. de 806 pp. (l'un de 1 à 314· et l'autre de 315 à 806) ; les pages sont divisées en deux colollnes, de 22 lignes chacune en encre noire; en.. cadreluent égalclncnt en noir; titres en rouge, cf. Schnurrer .Pp. 2ï3, Il. 270. (4)
In 80, 170 pp. à 11 lignes, Schnurl'er,
Il.
271, pp. 273-274.
2G
J.
NASHALLAII
IMPRIMERIE DE'SHUEIR 1\ 1·1l) 1\. I~ I~ A:l:1 Z'f\ 1\.11 I~lt (1 (.;8(")-'174·8 ) l\bdaIJall Uls de Za1]arin Sü'ieg, connu généralcll1ent sous le IlOIIl de Abdallah ZülJcr, naquit à I-Ianl~ en IG8Q (1). l)'ulle illtellIgence précoce, il se dist i ,n g L1 a b i e Il tôt
da ns
le
lllètier
. qu'exerçait SOll pè..
re,l'orfèvrerie. Il y devint d'une 11ahilelé eonso111mée . .Il quitta I-Innla eù 1.701 et vint ù Alep. C'est là qu'il reçut sa forll1H tion in tellectuelle, pour l'a-,' rabe auprès du !-~elll Sulelnlül1 Hll-
Nal,la\vi et au])rès du 1>. r~aga \ pour la philosophié'et lesscienees ecclésiastiques (2). Au
début, Zaber eutretint d'excellents rapports avec le AbdallahZaber peint par Iui-mêln('. ( POl'll'aitconscrvé an COlllJenf" de St. J. de 1511eïr)
patriarche bIT~,
J)ab-
(lui, il cette
(1) l . . es dOCUluents' biogl'aphiqucsne sont pas d'accord sur le lieu et la'date de, la naissnace de ZÜber. Une Autobiographie le fait llaître à IIHlna en 1680; la Iliographie assigne au contraire, Alep, COlnlne vil1enntale ; quant à la date, elle donne 1684. Nous suivons la premièreell attendant que de notlveaUXdocUlnents nous
éclaircissent cette diflicul té. (2) «Nous avons fait (ZalJcr et son cousin N. Silïeg) nos études littéraires, sous
L'Ii\IPHIMEHIE AU LIBAN
27
·é'poque, Ile s'était pas ofliciellenlent prononcé contre le catholi'c~.snle. Ahdallah resta cIuelql1e tCtnps il son service, lui transcrî.vanL des lllunuscrits, lui C0111pOSHnl certains ouvrages ct surtout co 111 pl. é tan t et sur ve i 11 an t so 11 inl pl' j 111 e ri e. Ces bon Il es rel nt i 0 11 S restèrent jusqu'en 1.720. Les controverses entre catholiques et orthodoxes, si violentes dans la prelllÎère parti.e du XVIIIe siècle ne laissèrent pas Zél]Jer ind.iff'é('cnt. Il devint bientôt le chanlpioll du catholicislne. La S. C. de la l)ropagande le fit denlander par l'intermédiaire du 1>. (~-. 11"'nrl,lül", pour ocçuper une place honorable dans ses bnr~aüx. Zaber décli na l'oH"re (1). lVlais ses controverses intenlpestives et son in trépidilé le désignaient ù la vengeance de ses ennenlis. Aussi lorsque le patriarche l)ubbüs revint il l\lep en 1722 illuni de lettres pour 11101ester les catlloliques, Z il ber fi g 1.1 ra i t- il en t ê te des vic t j 111 es. Il qui t ta Ale Il, d a Il sIe s <1e l'''' lliers jours de novcrnbre 1722 et se réfugia nu couvent de S. J. de Sueïr. Il y denlcnra 8 IllOis, occupé ù ses travaux de polénlique. I)c 172;~ à 172G, Abdallah passa sa vic entre le couvenl: de Sueïr (2), Ziiq lVliküël (20 juillet 1723 - janvier 1724 v. s.), l\.ntnra chez les 1)1). Jésuites (janvier 17211 -- juin 1.725), Züq l\lik.üël de nouveau (juin 1725-1726), S. Jenn de Sueïr ( 1726-1728). l)ollr ·la pôriode de 1728, pHI' suite de l'expulsion des religieux de Slleïr par les orthodoxes, Zül]er s'étahlit de nouveau à ZÜ(!. C'est là flu'il travailla il la réalisatioll (l'une nouvelle ilnprinlcrie pour répandre les li vres religieux. Il l'installa définitivenlent il S. Jean de Sueïr en 1731. Il. assista en 17~-)f) HU concile de S. Sauveur; il t III ê 111 e cha rg épar l'asse 111 b1è e, a vecIe 1). YCI sep h ]3üb il n, de travailler à 1'unioll des deux C:ongrègations basiliennes. I~a vie de Zabel" à S. Jean de Slleïr se passai t enlre la COll) position et ri 111 Il l' essi 0 n des 0 II V rH ges. Il 1110 11 ru t 1e :30 a 0 Ù t 17,18 v. s.
ru
l'habile direction du savant .~eïb Suleïlnan l'Alépin SUl'1l01nn1é cl-Nal)aoui ct c'est le P. Jean Baja\l seul, lui le très zélé, très savant et le très gl'and IconoIno~, qui nous initi~\. aux secrets de la science philosophique, théologique ct religieuse» { Aulobiographie de Zilber, cit[~ in l~O, 1908, p. 222 ).
(1)" LcLtre de ZiifJer ail ]). 11'rolnage, l,il es, p. L12~1.
111S.
de I-Ial'issa, p. 72; Jésuites et 'ChOll~"
(2) Il Ile sc fixa pas d\d)ord, il St. Jean de Sueïl' ne \'otl1ant pas que ia Congrégation [fIt à cause de lu i, exposée aux vexations d'Athanase.
28
.f.
NASHALLAH
Zabel' est rUll de ces honllnes 1111iversels il qui. tout réussit. Il excelle 'ù la fois da HS l'orfèvrerie, la gravure, l'horlogerie (1), la peinture (2), la littérature dans ses diverses branches enfin. Les llnnales (;llollériles porten t de] 11 i ce télnoignage: « Iole 30 Fac-silnilé de r[>erilHI'(~ el du sceau de Zr.bcl' :.ioùt 1748 fut rappelé à la gl'a\'{~ pHI' lui-lnêlllC. nliséricorde de son l)ieu le Sarll111iis Abdallah ~al]er l'Alépin, astre de rC)ricll t, Hlodèle· des savants, unique à son époque, sans pareil dans son pays.... .11 COll1pOSa environ dix ouvrages ayant tous pour hut le trÎoln-· phe de la foi catholique contre les h(~réli(lues et .les SCllislllUli-· ques; il corrigea des livres innolllbrables traduits en arabe; il éclaircit leurs passages obscurs, lnit de l'ordre dans leut' COllI-' position et redressa l'arabe défectueux qui les rendait inC0111préhensibles, de sorte qu'il en est plulôL l'auteur que le traducteur ou le correcteur... I~n effet, gràce à sa pénétration d'esprit, il excelle dans toutes les branclles de lu science, noLoirenlent dans, la langue arabe qui n'avait pour IUÎ.Ul1Cllll secrel. Il était sl,lrtout 111nître en logique, en théologie, en philosophie et en sciences naturelles. lVlais ce qui le 111it an prenlier rang des savants, ce· fut, sans contredit, l'habileté avec' laquelle il 111uniail l'arl de la controverse (i~) ». (:'est donc ù ZÜf! l\Jil{àël que Zül]er entreprit la créntion de' I.Ja lJiographic.. pp_ 44-45 du IT1S, s'étend longuclnent SUI' son h~~hilt'té. Nous possédons de Zaber plusieurs tableaux, celui du P. Gérasilnos, fonda-· teut' dc l'Ordre chouél'itc, celui de ~1axinl0s IJnkï111 et dc NiJ
(2)
(3)
J11~t;.
de IJarissa, pp. 365-366.
r...'IMPUIMERIE A U LIBAN
29
tinlprinlerie. I~a 13iograjJhie nous relate en effet que c'est dans -ce village « qu'il COlTIlnença à faire une autre inlprinlerie très perfectionnée, lllalgré qu'il n'eût aueUIl outil pour l'aider dans ce genre de travail, qu'il n'eût pas de local couvenable ct per:sonne qui counût 1111 artisanal quelconque en dehors du labourage, sauf un .orfèvre qui l'aida en lui procurant quelques instrulllents de travail et eIl le secondant en de petits travaux (1). lACS insLrlllllenLs qui lui 11lallquent, il les fit apporter d'Alep, suivant l'attestation des f1nnales Chouérites (2). Ici COlnme à Alep, Zül]er fabriqua les 111Htrices, les plaques, fondit les caractères et tout ,l'appareil nècessaire (i3). Il prit .l110dèlc, pour ses Ilouveaux cal'actères', nOl1 pas sur les caractères grêles d'Alep, nlais sur ceux ·de l'iulprinlerie de la Propagande, qui ressenlblaient davantage à l'écriLure kanasi (ecclésiastique), enlployée par les copistes ··dans la transcription. d.es livres li turgiques. l)our la presse cllel11ênle, il avait chargé le 1). Frol11age de la lui aIll.cner d'Europe. -Ce dernier l'afIirnle, dans une lettre adressée le 21. jUllvier 172(i à l'Ull de ses Uillis de Si<.lon, Ml' ']'ruihilier et dont nous ne pos,sédons qu'une traductioll arabe. I.e llère ne se fait pas faute de .s'allribuer tOlite l'initiative du travail. «Je suis occupé en c.e ma.. mellt, écrivait-il, à 1110nter les diverses pièces d'une inlprimeri.c ··que je viens de faire venir dtl~l1rope. J'ai fuit graver des caractères àrabes senlblables à ceux
I~orsque, (1)
(2)
Abdallah revint de Züq en 17:31, et qu'il s'installa
1I1s de Harissa, pp. 45-45, Al-Maçarrat, 1948, p. 388. Ms de I-Iarissa, p. 46.
(3) L'on consel've encore de nos JOUI'S, à l)eïr es Sueïr, les luatl'ices fabriquées ,·,cn argent massif, les plaques en cuivre et les caractères de plomh.
(4)
IYaprès I?O, 1908, p:284.
30
.J. NASHAI~LAH
à Sueïr, 'il y trànsporla son inlpr.il11crie non encore achevée. Les'· troubles et les vicissitudes. par lesquels passa la jeune, CongrégalioTl chouérite, ne pcrnlircnt pas sa nlÎse S11l' pied d'a~llvre. I~lle' COnl111enCera à fonctionner CIl lï:)~3; et encore le travail fut-il interrornpu ; il repri t en 17:.~4, date Oll fu t terrni née l'inlpression~ du illiziin az-Za1110n. I/ouvrage fut tiré à 800 exenlplaires.
I . es ill111ules (;hollérii(~s ne s'exprÎll1ent pas 'flutrelllent sur' l'origine de l'ilnprirneric de Sueïr. ilnno 173.1: J-Jorsql1.e les I~'1rères revinrent ù S. Jean, le .~alnlll(lS Abdallah quitta Züq et revint une seconde fois an couvent; il llabita dans la cellule .qu'il 11'avait habit.é qu'un IllOis a près qu'clIc eut été hÊllie. «(:n1') lorsque les l~rères fnr~nt dispersés du couvent, il s'en alla â Zncr cl e0111111ença à faire l'iolprinlerie. Il en travailla une honne part i e. ]~ n, r e t 0 11 rl1 a nt à S. J e n n , il e111IIIen a fi vec lu i, to II t ce qu' i avait fabriqué et conlpléla ce qui ell lllanquait. I-Je Vicaire (~.é-, Jléral, le l-l. Niqolüos, lui désigna l'un des l~"rères pour qu'il s'iniLiil t et qu' i 1 l'a i. dà t, ce 1-1' r ère est Yu ft k Ïln. i b Il a 1-l\111 il' <-1n de 13a n 1llek; il était encore 110vice (1)). Anno 1'733 : « l~n ces tenlps (entre1e 15 a vr il ct. 1e 19 j uiIl et), co 1111llen ça à St Jea n le t ra v ai 1 de l'i 111.,.. priJnerie arabe par le Bl0ye11 du .~am111tis Abdallah Zül]er l'alépin. Il l'avait préparée et perfeclionnée, de ses propres lnains et par l'acuité de sorl in tell.igence, lorsqu'il élait à Zoq lVlil{üël, duran t l'époque Otl les schis111utiques occupèrent S. Jean et les I~'.rères. ell furent éloignés. Lorsque ces derniers revinrent, Abdallall revillt aussi et travailla à l'imprilnerie jusqu'à ce qu'il refit eOlnpIétée. Il conlmença par l'iulpressioll du livre de lVlizOn az-Zalll(iI1,. ( dont il tira) 800 exemplaires (2) ».
t
l)e Volney qui vistita le Ijban en 178:1-1785 et séjourna quel-· cI uete111 ps à S. J eaIl deS ueïrat tr i bue t 0Utel' i Il i li a ti ve et' t 0 LI t e· l'installatioll de l'imprinlerie il ZaIJer (8). Ulle s~ule voix discor(1) 111s cIe IIarissa, p. 1.07. Sur la vie et les œuvres de Mutrâll cf. notre article,. les l)isciples de Zabel~, Al-Maçarrat, 1948, p. 431.-435.. (2) Op. cil., p. 122. (3) « Il ( Zabel' ) connaissait les avantages de 1'ilnprimerie: il eut le courage deformer le triple projet d'écrire, de fondre et d'ilnprin1cr; et il parvint il l'exécuter' par son esprit, sa fortune et son talent de graveur, qu'il avait déjà exercé dans la
L'IMPnI~fEnIE AU LIBAN
Ilorte d'entrée de l'Inlprirnerie de ZüIJer
Ponr ne pas dénlnger la vie de prièJ~es des Inoines, ZÜQer Ht construire le local de son ilnprimerie à qùclques dizaines 'dè InèU'es au nord-est du ll:lOnastère. Un escarpClllent roeheux pouvait su pporter une partie de la constructio~], le reste fut conquis sur la 111ontagne. Les
religieux chouérites, 111algré les ll1ultiples restaurations dont leur couvent' a été l'ohjet, ont respecté le local prinlitif. Il est~ COll1posé ~l'un "corridor, d'~111 hall et de trois charnhl'es. l . . c eorridor s'ouvre sur la port~ (1' ~ntl'ée; il mcsu re 9 mè~re~.· dç long sur 2 de large. Il i ntl'oduit de pleill pied dans le hall long de 6 Illètres et large de, ~" éclail'é par trois fenêtres disposées en triangle et donnant vers le nord-ouest, sur la vallée. Une nUl$taba en Inaçon .. nerie ~.?llrt le long du mnr septentrional. Ce hall servait de Ch~Jllbre à
Zaber.
·Une natte
jetée à' terre, quelques peaux de nloutons ou un tapis recouvrant la 11lafliaba, quelques chai-
ses basses formaient l'alneuhlelllent de la pi,èce. l)eux portes donnent accès, à gauche et à droite, à deux salles..La prelnière longue de tOm sur 3 m 50 cpntenaiellt les casier~ des caractères. Elle servait de salle de composition. Elle est éclail~.êe du côLé nord:-ouest par trois
fenêtres et une fenêtre du côté ouest. La seconde, de 6 1ll sur 311,'1 50, renfermait la presse. Cette salle donne accès ûu côté est à une autre plus ,petite. Zaber y avait installé les instru nlents pour fondre les caractèl'es et composer l'encre. w
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J.
NASHALLAH
dUJJte de l'époque, celle du voyageur !.)e la Iloque, dans une lelt1 C du 21 déce111bre 1735 pu.bliée dans le Mercure, 11lai 173G. 9
Nous donnons III extenso le télnoignage (1) de ce voyageur afin que le lecteur puisse le cOlnparer uyec la lettre du 1). 1;1'0l11age à Mr. Truihilier, cIlée plus haut. 11 y verra qu'elle s'en inspire. D'ailleurs De la Iloquc avoue tenir ses renseigllclnents de 1"rllillilier lu i*lnêlne. (:e dern icI' rapporte avec exagération les I)Uroles du Il. I~"ronlHge faisant COlllÙlC réali tés les espoirs et les projets du missiollnaire. IÂe JésuIte avait écrit en cfret: « J'ni fait grav'er des caractères arHbes semblables il ceux dont on se sert à I{ome, à la I)ropagande »). I)e la lloquc ne se fail pas faute de transformer ce télnoignage el d'afIirnler que le Il. I~rolnage {if vellir les caractères de Tl0111e. Ensuite le Jésuite cOllllnunique «qu'il recevra bientôt des typographes que le ']'. Il. Ciénéral ne lardera pas d'envoyer». Il fait ainsi part de ses espoirs à son alni. l~spoirs qui ne furent réalisés que dans l'inlagination et sous la plunle de I)c la Iloque. l . es autres déLails fournis par le voyageur se rapprochent de la légellde.
Si véritablelnent le 1:J.
l~'rolnage
avait eu tnnt de part dans
profession de joaillier. Il avait hesoin d'un associé, et il eut le bonheur d'cn lrouvele un qui partagea ses desseins; son frère (sic) qui était supérieur à Mnr I~Iallna, le détel'lllina à choisir cette résidence; et dès lors, lihre de tout autre soi Il, il se livra tout entier à l'exécution de son projet. Son zèle et son aptivité curent tant de succès, que dès 1733, il fit paraître les psaUlnes ( sic) de J)ayid en un volum<>. Ses caractères furent trouvés si corrects et si heaux, que ses enneluis Inêlnes achetèrent son livre... Ils ilnitent parfaitement l'écriture à la Inain ; ils en observent les pleins et les déliés, et n'ont pointl'ail' maigre et décousu des caractères d'Europe » Voyage en Surie et en l~gyple pendant les années 1783,84· cl 85, 4 0 édition, t . .I1, Paris, 1807, pp, 78-89. '" (1) Le P. Frolnage fit venir de Home de « heaux car~lctères arabes et d'habiles ouvriers en ce genre, qui passèrent en ~yrie. L'impriluerie s'~tablit dans le lUOIHlStèl'e de S. J. I~aptiste surnommé Alclzouil', fort proche d'Antoul~a, et attenant à un village dont le curé, l\iaronite, qui en est originaire, fut chargé des principales fonctions de cette opération, sous la direction et sous les yeux du P. Fromage, On aurait bien plaCé cette imprimerie dans la maison même des Jésuites cl' Antoul'a, si les lieux resserrés avaient pu le perl'ncttre; mais c'est presque. la même chose, à cause de la grande proximité». D'après La l?ibliothèqlle de Mf. le IJaron Si/lJestre
de Sac!], t. f, p. 412.
L'I.~IPHIMEHIE AU LIBAN
la créatiùn de l' in1 llrinlerie de Sueïr, 'il n'aurait pas 11lanqné de s'en prévaloh~ - et avec ·raison d'ailleurs - dans sa lettre à ZüI)el". Nous savons en effet que les rclalions de Zaljel' et de Fromage Hvaient été excellentes jusqu'à l'affaire des Ab(dat (1736). Le Jésuite lllême les cQlllpnrait poétiql1elllent aux relation.s de Jonathas el de l)avid. I~lIes s'en ven ilnèren t dans la suite et en 1740, les anlis d'hier devinrent ennenlis irréductibles. Le l~. {.fI' 0 m age é cri vit à Zü 1)e r II 11 e le tl r e da Il sIn q 11 elle il lu i fit sen l i r tout ce qu'il'devail aux Jésuites et lui reprocha sa conduite peu re co Il na i ssa Il tee Il vers 1es lVI i ssi 0 1111 aire s. Z ft 1] er y ré Il 0 n dit avec sa verve COUlulllière el réduisit il leur jusle lllesure les biellfaits de la 'Mission en sa faveur. Or le 1-). l~~ronlage qui rappelle à ZülJer qu'il s'est servi dans ses ollvrnges, de tènloignages patristiqiIes traduits ou colligl's par les Jésuites, pour ne pas mentioIl'11er des choses plus mesquines encore, aurait 'eu beau jeu de lui rappeler ce qu'il lui devait pour l'inlprinlerie, si réellenlent il en a v Hi L été l'i n i ti aLe ur 0 u 1c cr t~ ta leu r, 0 li S ''j 1 l'a v Hi lac he té e de ses propres deniers, ou s'il avait fait venir des typographes ou des ca ra c l è re s de Ilo nI e. Il a 11 rai l fi i n sir éd II i t so 11 a cl versaire a 11 si1ence ell lui retirant son plus beau titre de gloire auprès de ses c0111patriotes. Or nons ne renlarquons rien de tout cela. Le 1). l';roillage ne s'approprie qu'une c.hose dans l'inlprinlerie: ses "démarches, d'ailleurs intéressées, auprès de quelques bienfaiteurs, ponr procurer à Zal]er quelque argent et l'aider à subvenir aux frais de sa nouvelle création. C:eL argent servait d.'ailleurs en partie aux œuvres de la Mission (1). « I~t votre imprilllerie qui (1) Nons avons de cela le térnoigllnge exprès du P. Fromage lui~luêlne éCl'ivant à. Abdallah Zaber : (( J'ai un grand nOlnhre de COll naissances, ell Europe. Si j'en reçois des aumônes pour votre in) priIIlcrie, \'oulez-yous file pcnnettre de les enlploycl' en faveur des bonnes œuvres ct pour l'épandre lcs livres religieux? » (Cité in EO, 1908, p. 285). Zaber ne Illanqlle pas évidclnrncnt de rappelel' la chose plus tard. «Mais, dites-moi, écrit-il au P. Frolllnge en 17 JO, Il·ayez-vous rien gagné, vous autres, gt'âce à cette impri[ncrie? S'il n'en était pas ainsi', pourquoi donç In'avez-vous prié de vous laisser la libl'e disposition des atfmônes recueillies enfaveul' de l'imprirnerie? Ne me Faviez-vous pas demandé un jour qu'à Zûq Mikâël, nous nous prome~ions sur,la tCITHsse de ·Ina cellule? Si douc vous avez, pu r~cueillir des aumônes grflce au renom acquis par l'ilni),l'iln.crie, je n'ai été pour rien d~il1s votre abondance et, comme vous ne In'en avez pas fait profiter, vous aussi vous n'avez été pottr rien dans tout ce travail qui lu'a déjà tant coûté» ll/s. de Ilal'issa, p. 92, Jésuites et ChOllél'ites, p~ 437.
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vous fait vivre et qui en fait vivre d'autres, quels sont ceux par l'èntremise desquels une "œu\rrepàreille a pu être réalisée ?Ne sont~cepas les Jésuites?: N'cvons ai-je pas rell1is 60 pinstres de lapHl~t du ~) l\tlarc (TrelTolls), su pérîeur de la l\tlissioll, et quelque temps après, ne 'vous:,ui-je pHS renlîs une sonlnle pareille de la part dti 1). Gabt-jei '1 En ontre, 'il llne époque plus rapprocllée ellcore ,de nous, ne vous ni-Je pas renlis 16G piastres et plus? N'e'st-ce pas avec"ces d'ifférentes SOllll11eS que vous avez pu achever de 1110nter votre imprimerie? (1) ». i
R'enlurquez l'adje cl if possessif volre; il n'est pas pri.s, sous la plllllle du P. }"frornage, d~llS un sens péjoralif. Il exprinle une réalité. l..e P. }1'romage admet le t.itre de propriété de Zül]er sur l'inlprimerie; il lui. ru ppelle seulenlen l que les Jésuites contribuèreüt indirectenlent il sa réalisatioll. Nons nvoll~ dit pl ns haut, llOUS basant sur la lettre du 1). I~rolnage à Mr. 1~rt1ihiIier, que ce secours n'avait pas dépassé le rôle d'internlédinire, auquel il faut ajouter un secours d'ordre financier. l~ncore ce dernier n'étailil guère inlporlant. IAe 111issionnaire l'évalue lui-nlênle à 286 piastres. Or ,ZaIJer ralnène ce secours à sa juste valeur, 78 piastres, et ~onclllt: « cette ilnprinlerie, de la création de laquelle vous vous prévalez avec enlpllase, m'a déjà eoùLé, avant d'inlprirner Ull,e seule feuille, 1.000 piastres; et jusqu'à ce jour, j'ai déjà fuit des dépenses qui se montent à plus de 1.500, piastres. Qu'est donc la faible aUlllône que vous prétendez 111'avoir faite? Que sont vos 78 piastres, eu égard à la SOlnnle énorlne que j'ai déjà dépensée? Eussent-elles sufJi à créer lIne (~uvre pareille '1 (2) ». Il ne crnint pas de reprocller au P. Fronlage de s'être approprié la gloire de créer l'imprin1erie. « Mais dites-Inoi - sans paraître vous blesser le rnoills du n10ilde -- n'avez-voLls rien 'gagné vans autres, grâce à celle ilnpriluerie? (~H,r, vous avez été assez audacieux pour publier parlout que vous avez créé une inlprimerie ,en Syrie(3)). l
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VIle fois établie à Sueïr, l'iInpriulerie fonctionna régulièrement à 'partir de 17:-34.. Za1]er était secolldé dans son travail par S011 (1)
]Yaprès Jésuites et Chollériles p. 36J. t
(2) Ms. de Ilarissa, p. 89, Jésuites et Ghollériles, pp. -J35, 422-43..J.. (3) Lettre de Znber" nlS. llal'issa, p. 92.
L'IMPHIMEHIE AU LIBAN
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disciple Suleïnlün Qatlan (1) et par quelques 1110illes du COllvent.. . · (:Olnnle il conservait la propriété l'illlprinlerie, le 'profifclll était divisé à partie égale en.tre lui et la Congrégation cllouérite. !)ellx ans avant sa 11101't, sentt~llt ses forces décliner, Abdall~ll~ voulut régler le sort.de son œu vre. Ille fit en deux étHpes~ Eu 1746',. il légua à son neveu I.lutfallah Sinl (aIl Zaber une partie de sa for-· tune, 1110yenrlant quoi ce dernier se désistait de tout droit évelltllel sur .l'inlprinlerie el sur 'les livres npparlenant à S011 oncle (2).Iole 29 août 1748' v. S., Abdallah, sur S011 lit de .Illort, dictait à, SuleÏnlün ses dernières volontés. Il léguait l'imprinlerie, tous les. inslrllnlents qui s'y rapportaient et le local où elle était installée,. à la Congrégation ehouérite, il condition que Qattün en assumât la direction (3). lJ Il li tige Ile tarda pas à s'élever en 1761 entre' le nouveau directeur et Ja (:ongrégatioll. Quttün denlundait à ceque les llloines qui travailla ient dans l'inlprinlerie fussent détachés de la Congrégation, en tièrell1elll illdépendan ts, ayant une vie· à part, sinon qu'ils fussent renlplacès par des civils'. I~es supérieurs nlajeurs accédèrent à sa prelnière denlunde. (:et état de· choses qui était contre l'esprit des constitutions nl0nacales, devint U Ile source de dHIicultés el de discussions entre la MaisonMère et le personnel de l'inlprilYlerico De sorte qüe le Chapitre-
de
(1) Hanania Munayer, son contenlpornill, en parle avec beaucoup d'éloges et le' compare presque à SOlI nHl~tre, pour la vertu et la science (I-lisloire de la Congrégation de S. Jean, 111S 1larissn, p. 4). Sule.ïnl~ln naquit à Züq Mikâel, c'est là· qu'en 1726, Zâber fit sa connaissance. Il elnbl'ussa le lnêlne genl'e de vie que Ab-· dallah, il n'entra jalnais dans les ordres. Il aida Zabel' à la luise en état et à l'installation de son ilnpl'inlerie. il lllourut en 17·18. (Baphaïl I\.al'alné, Nllzhai ~z-Zalniill".
p. 62.). Qatlan est l'auteur de deux ouvrages de contl'overse. l)nl1s le premier, composé' SUI' la procession du S. Esprit, il réfute une hrochure schismatique anonyme, niant les téluoignages de S. Cyrille d'Alexandrie SUI' la Procession du S. l~sprit. L'j~~pître est adressée à Yüseph Ihn al-Maqdisi Ahdallah al-Katib, de' IIolllS. Le second, Du }lllrfJaioire, est une réfutation de l'enseignclnel1t orthodoxe-. au sujet du pUl'gatoil'e, exposé par F~lie Fabr.
en 1759, Épître
Qattan composa aussi la préface luise par
Zaber au début de l'édition du Livre'
des Prophéties. (2) Cf. RaUH wa CA nlal, })oclllnents historiques, as-Snmnlas Abdallah Zaber' 1684-174.8, septernbrc H)48, p. 72.
(3)
Cf. texte du tcstulnent dans l'Appendice nO 1.
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.'général de 1765 denlanda le retour il l'état de choses du telnps de Za ber. Ils li P ul ait en 011 tre q II e 1es Dl 0 in es qui t ra va ill aie 11 t à 1'-i 111 Pri nl erie fu s se 11 L S0 11 mis a II x r èg 1es et a11 su Pé rie11r deI a Maison-Mère (1). <-
C:elle 1110lion ne plut pas à Q.attün.. Il" résolut d'abandonner :le travail. Il réclalna COll1111e propriélé persollnelle, certaines pièces qu'il nVHit fabriquées après la 1110rt de Ztl]Jer. l~a Congré..: galion l'accl1sai~ d'avoir cassé la 1l1ulrice pOlir fondre les earactères. l . 'illlpritnerie pâtit de cel étal de choses, et s'arrêla pendant près de deux ans. Qal tan parti, les llloines de Sueï.r essayère.nt de faire continuer le travail. l..1a presse fonctionna an ralenti;
'ce qui les obligea à faire appel il SuleÏnlÜll. Ce dernier revint avec de nouvelles conditions. ,Dans son lestalllent, daté de novel11bre 1775, il abandonnait ù la Congrégalioll les pièces elles caraelères -qu'il avait fabriqués après la morL de Zül]cl' (2). I.JH direction de l'ilnprill1erie revenait il un religieux; Suleïnlân vieilli par l'âge ·était considéré COllllne conseiller tecllnique. rrrois 1110ines étnient nife.ctés à la presse, deux Butres à ln cOlnposilion et la lllise en place des caracLères, Ull autre devait apprendre il fondre les lettres. l..e neveu de Suleïlnan, lVlüsa Qattü n assurait l'apprentissage de la fonte et faisait le InonLage des pages ; il loucl1ait IOO piastres par Hll en plus de sa nourriture. Le texte original de ,cel arrangenlen t nous est conservé dans UI1 feuillet de la Bibliothèque de ])eïr es-Sïr. Il date du 1 janvier 1776 et est signé par le 1). l)aul. Qassar, Supérieur gélléral de l'Ordre eL ses quatre as:sistants et contresigné par le patriarche 1l1elkile 1"héodose I)ahhün et les évêques Gernlünos Aduln d'Alep et Agabios Qneïcer ,de l)iarbekir (3). Cl'
L'illlprin1erie s'arrêta CIl 1899, ne pouvant supporter la. ·concurrence des presses Illodernes. I)éjà à l'époque de VolneYt ·elle Il'avait pltlS son activité du tenlps de Za1)er. ~ I-Ae voyageur (1) Ces dissensioJ1S lloussont racontées en détail dans un ms. anonyme de la a3ibliothèque du couvent de ~;~leïr, conservé dans la collection parliculière du Sll.périeur général. (2) 'restament publié in exlenso dans Appendice. (3) Nous le donnons en appendice d'après [laïrd wa (Amal.
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L'IMPRIMERIE AU LIBAN
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nole que « quatre llloines travnillaient à l'inlprilnerie et quatreà la reliure (1) », ne luanque' pas de faire reIii.arqüei" que « l'éta~lissenlent est languissant et m.en~ce de finir. I-ies" livres se· vendent peu, à l'exception des psaUll1es, dont les chrétiens ont t'ait le livre classique de leurs enfants et qu'il fant, llour cette' raison, renouveler sans ·'cesse. ~es frais sont considérables, attendu que le papier vieIlt d'I~ul~ope et que la main d'œuvre est très, lenLe. Un peu d'nit ren1édierait au prell1ier de ces illconvéniellts;. tuais le second est radical. .. Quant au pen de débit des livres,. i.l ne faut lïnlputer qu'au mauvais choix que l'on en a fait; aIl lieu de traduire des ouvrages d'une utilité pratique, et qui fussent propres à éveiller le goùt des arts chez tous les arabes salIS distinction, l'on n'a traduit que des livres ll1ysliques exclusivement propres aux chrétiens (2»). I.~es prévisions d~ Volney se réali'sèrent 15 ans plus tard. W . G. Brown (3), constate qU'CIl 1797' l'inlprinlerie s'arrêta de travailler. Elle ne reprit· qu'en 1802.
L'imprirnerie de Sueïr édita de nombreux livres de liturgie,. ·de dognle, de 111orale, d'ascétique et de mystique, ete. Volney ell cite 15 dont une réédition, Schnü.rrer, 2<1, dont 6 é(liUons. des psaumes (4). Le Baroll de Sacy(5), 30, dont H rééditions, réparties entre 173t et 1823. l.4c 1.l. Cheikho (6) nlentionne depuis sa fondation jusqu'à son. arrêt en 1899, 27 ouvrages nuxquels. 'il fau t joindre 22 rééditions; sa liste est fort inconlplèlc. Nous la reprenons ell la c0111plétant. 1733-1734 : Iiitab MlzlÏl1 az Zama11 UJa Qllstas l1badyat al Insan t I~a Ilalal.lce du ''l'emps, du Jésuite J. E. Nierenlherg (t 1650); version arabe du P. l=frolnage et de Abdallah ZülJer. In 4°, 3G2 pp. (7). (1) Voyage, p. 9~. (2) Voyage~ p. 90. (3) Ifeisen in Afl'ica, ./Egypten llnd Syrien, Leipzig, 1800, p.568, cité in Schnurrer, pp. 278-279. (4) Voyage, pp. 91-D2. (5) 13iblioLhèqlle, l, pp. 413-414. «(i) Mach., 1900, pp. 3()1.-362. (ï) Héédité par l'Imprirnerie Catholique, Beyrouth, 18H2, 1886.
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: ](itab al MazlÏ1111r, Le l)sHutier, avec une préface de Zül]er.
-4 nov.
17~~6 : 1'a'alllI1l11laf l~ü)lyat li Ayam al Usbl1\ ~édilHtions Spirituelles pour les jours de la semail~e. I./~ute~r en est l111 carnle déchaussé résidant à A.l.ep (1711). Les citations scriptuaires sont ell rouge. 159 pp.
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16 oct. 17:38 : ]{itab MUl'sed al Masl~lY, IJvre du Guide du (:hrétien, du Jésuite l-.lh. d'Olllrclnan (1585-1652); version ara~)e du l? I~~rolnage et de ZaIJer. In 4°, a57 (1). 17~39 : 2p édition d II ]Jsalltier. 1739 : /(ilab al Iqtida' hil 111"asl~1, InlitHtion de Jésus-Christ. 17:)9 : !{itab .l~lliqt1r A·ba/ll al cAlaln, l.Jivre du Mépris des Vanités du Monde, COlllPQsé par, le l-l. Didacus, (). l~. M. (Diego ~'Estella .1- 1575 ) eL traduit de l'espagnol par le l~. I.1apll~ël Ventayol, SIl périe.ur .de's I~"'ranciscains de J érusalelll. 2 vol.(2) in 4°, 57B et 582 pp. L 17 17: Kilab Mur.~ed al {la(i, Livre du Guide du {lécheur, du [>. {Jaolo Segneri S. J. (.11 [)cnilente instruito a' ben confessarsi), versioll du 1). '!-1'rolllage ct de ZÜ]Jer. In 8°, 285 I)P. (3). 1753 : !(ita!J 1'afsll' sab(at MaZ111iirat at 1'arvbat, l.Jivre du Com111enLaire des sept IJsaunles du l)rophète David intitulés I)saumes de la I>_énîtence, œuvre du l>. Arnoudie (.1- 171B) ~t de Zül]er. 1753 : 3 e édition du ])salltier. 1756 : Mubta~ar at 1'a(1111l al llfasÏ~li, i\brégé du Catéchislne, in 8°,42 pp. 1758 : ](itab al' .l~asiî 'el, I~pistolier, in 4° ,403 pp. l . es litres du telnps du lnénée sont en ronge (4). 175H : 2e édition du lllên1e ouvrage. 17no : ](itab Mll1 ..~ed al ](ahen, I.. ivl'e du (~uide du IJrêtre, du IJ. Seglleri (Il con/essore inslruiio), version du I). F'romage. :10-! pp. 1764 : ](itab al BUl'/uïn a~ ~arï~l fi rlaqï.°qat Sirraï 1)ln al Masr~l, Livre de la I-.lreuve convaincante de ln vérité des deux l11Y81ères de ln foi du C:hrist, de Zül]er. I~l 12°, 173 pp. (1) Réé-dité p~r l'IrnprilllCl'ie des PP. l''''rnllciscains~ Jérusalenl, 1852. (2) Le prelnier volume traduit par entayol, contient les trois parties de l'ouvrage. Le second qui en renfernle la qüatl'ièluc., a .,été trnduit par Michel COl-jada . .N ous croyons que ce second vohllne a ét~ édité ava.ll le prenlier et Inême avant .Kilàb NIlll'sed al·Masï~zi. L'ouvrage a ét6 rééd'ité à Jél'tl'sâl~m en quatre volumes, ·en 1860 -1861. (3) lléédité à Sucïr et dans l'Impriluerie Catholique. (4) L'édition, comlnencée en 1756, fnt tern1inée en 1758.
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. Première page
de .I(iliib al BUl'hü.ll a~ $aJ'i~l •
.1764 : 4 e édition·du ])saulier. 1767 : Kilab al ()kloïbos, Ijvre de f()kloïbos, in ~o, 478 pp. c 17()8 : Ilj.lÏ~l al 1'a llJll al Masl~li, I~clail'cissenlent du Ijvre du <:atéchisllle; l'a uleu r est II n prêtre d 11 diocèse de llaris; ver'SiOll du F'. l~ronlnge. ~H)B pp. \·1769 : [{itabTa 'aI1111111lat (;alzanna111 aZJli/urlCal,. lVlédilations snr l'Enfer, traduites par Yüsef ibn Girgis al ~Ialabi, in 8°,. 9 + 163 pp. 1770 : 5 e éditioI1 du I)saLllier. 1770 : 3 e édition de 1'1~pislolier.
L'IMPHI~iEnIE AU LIBAN
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1772 : ](itab Qat an Nafs, Livre de la Nourriture de l'Ame, contellanl des nléditutions nlcnsuelles sur les souffrances de N~-S. Jésus-Christ. J-A'auteur··en est le 1.). Fr. llinaldi (1700), et le traducteur, l'hiéroillo-i"ne salv~\torien MiIJÜïl Mizraq. 3/15 pp. " 1775 : !(itab an Nabü'{jl al !(anasi, I..ivre des l-lrophéties. (Iralld format, 227 pp. 1776 : !(itab al Ingil a.~ Sarl/~ .Évangéliaire.·Grand forolat, 815 pp. 1779 : !(itab al IIoro!ogion, l'Horologion. 1780 : 6c édition du J)sautier. 1784 : 2 c étlitioll de l'Oktoïbos. 1787 ": .2c édit"ïon. de l'IIorologion. 1788.: [(itab a~ Magnla< al I--JubnlÏlli, Actes du (:ollcile du Mont .' Liban (1736). In 4°, 558 pp. 1789: 7 e -édition du ]Jsautier. 1792.: 4e édition d.c l'b))istolier. 179Ll.: 2e éditioll du MllfSe(l al fla/i, ill 8°, 8-285 pp. 1796 : Mandement du Patriarche d'Anlioche, Agabios. 1797 : ](itab Qatf al rlZ/liîr fi cIlln aç/l)immat wal Asrar, Tlléologie 11lorale C0111posée par rhiéro.ll10ine salvatorien cAlllmanuïl Sammü '. In Llo, :~/i2"PP' Li.'f c 1802 : [(itab Sar~l. at 1'a llln lva Qau){(ed al flnall al QaWÏ1n, COlll. nlentaire du Cutéchis111e composé par Germanos Adam, archevêque d'Alep, précédé d'une lettre du I.latriarclle Aga-bios l\lalar, du 25 mars 1802 v. s. 1803 : ~~e édition de l'IIorologion. 1 sept. 1804 : .ll..~a(1 bi lju~f)fl..f) al !(amalat wa~ç J.5i{iil al Matll1bat mill Mucalliml all(iiraf, [les l?erfections et des Qualités requises des Confesseurs et des règles qu'ils doivent observer dans l'adnlinistralioll du sacrernent de Pénitence. L'opuscule de 73 pp. est précédé d'une lettre du. patriarclle Mataro 1809 : 8 e édition du ])saulier. 1810 : ](itab al Ma{jllla c al An{lÏki, Actes du Concile de Qarqafé, tenu CIl 180f), du temps d'Agabios Matar. III 4Q , 239 pp. 1812 : Itusl1n1 al-Magllla al-Mllqaddas !Ji fJU$lÏs $ilrat Sirr al-Ifllàrisl!Ja, de la ForIne consécraloire des Paroles Sailltes "et de la croyance d-e l'épiscopal catholique en. ce doglue. C
L'IMPRIMEHIE AU LIBAN
181~3 : 2 e édition du livre des [Jroplzélies, 226 pp~ en dellx C~IOll'" Iles, ti tres CIl rouge. 1813 : 5e éditiol1 de rÉ'pislolier. 1816 : Be édition de [,()kloïbos. 1820 : ge édition du ])salllier 1822' : 4 c éditiùll de l'I-Iorologion. 736 pp.,' texte CIl noir, titres et: incipit en rouge. 1823 : lOe edition dti Psautier. 1825-1828 : Iiitab al Tn(lllll al ~lasl~li, Catéehislllc. In-16, 1.32 pp. 1825 : 6 c édition de tIÉjJistolier, Llü4 pp. 18a~3 : ae édition du livre des ])rOj)11éties, 22H pp. disposées. en deux colonnes. 18~3,t-18:)6 : l~asâ'el I~a(aw!Jal, Mandenlcnts pastornux du délégué apostolique en Syrie, Jean-I3aptiste Au'vergne (1833-18~36). ,.18:,36 : 3c édition du Gliide~des:PécJleurs. 1836 : ](ilab 1"arSll~ Bisiiraf' al Qlliddls Yüllalllla, (:omlncntaire de l'Évangile selon S. Jean (1). , . 1848 : Tarlqat (lLln li'a!JI all)rofeslaniylll, Apologétique conlre le l)roteslan lisule, traduite de l'italiell par le P. l\tlartinos Ma(lüf( + 1887). 510 pp. -+- Le ])sl.luliel' a longtcnlpS été le livre classique unique des écoles d'Orient. Cela nous explique pourquoi il fut si souvent éditô. Pour en faciliter 1'ilnpression la direction de l'ilnprinlcrie de SUCÏl' en tira des clichés. C'est de ces anciens cliehés que nous donnons une reproduction à la page pl'écédentc. (1) Le livre fut iUlprilllé en 1836 aux frais du Sü1Jl1n{is Gahriel al-Qllpti, copte -catholique du Saïd; il en avait obtenu l'autorisation du patl'iai'clie MaximosMaz~ IU01, dans une iettl'e du 2 avril 18B6 v. s. L~s frais de lïlnpression de mille exemplaires s'élevaient à 22.000 piastres, sans les frais de la reliure. Un litige s'éleva dans la suite entre Gahriel ct l'iinprilnerie; litige qui fut porté devant r~:mir Bé..chïr. Le Jnafjlis aS-l.~rzra de Beyrouth, en fut saisi en date du Gunuï.da 1255. Le samJ1U1S Inou\rllt en 1845, laissant un testament d'après lequel il distribuait 89 exemplaires et Je reste, c'est-à-dire 911 exelnplaires, était légué à la Congrégation Salvatorienne; la Congrégation, par le fait'mên~e, devait payer le reliquat du ~ompte, .qui s' élevait à 5.500 piastres, sans compter les frais de la reliure. La chose traîna en longueur; diverses solutions furent adoptées. Finalclnent la Congrégation paya la S()1nme et entra Cil possesion des exelnplaires. Cette affaire nous est racontée dans un dossier de lettres, conservées dans la !3ibliothèque privée du Supél'ieul' Général des Chouérites.
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.T.
NASnALLAH
: I{iti.~.b al Lilur!J!Ja, Liturgîcoll. 78 pp., encres rouge et noire.. : 11 C édition du Psautier.' : 5e éditioll de l'Horologion. 736 pp. : 4 e édition de l'Oktoïbos. : 7 c édition de l'~pislolier. : :-le édi lion de l'I!;uangéliaire, avec tlne introduction de 3 pp. sur la haute d igllité des Évangiles et lenr su périori té sur' les livres des l.lrophèles et des Saints. I../édition est la nlêIne que celle de 1776; variantes cependant pour les tab-· leallX des quatres f:vangélistes. 1866 : 12c édi tiOIl d II ])sanlier. 1866 : 5 c édilion de l'()kloï[zos. i189 pp. 1867 : MU~lta .~ar at ]'a (['II11 al Iltihi, Abrégé du Cutéchisl11e. 1871 : 13e éditioll du ]J,()Qutier. 354: pp. 1872 : 8 e éditioll de l'I~pisiolier. 4:04 pp. l'ilres du 111énée en rouge. 1879: Ge édition de l'Horologion. 752 pp. en deux encres. 1880 : !{itab al I.Jitur{jya, IJturgicon de 88 pp., suivi des prières de la métalypsis llUlnéroLées de alel à nlÏn. l'fexte grec et arabe pour les diaconales et les prières publiques. 1884: : 4e édition du livre des ]Jrop lzéiies. 1894 : 1Lle édition du ]Jsalllier, 354 pp. 1899 : 15c édition du ])salliier, ~354 pp.
1843 1846 1852 1856 1857 1861
Ce livre est le dernier sorti de l'jlnprinlerie de Sueïr. Quand, en 182:1, eut lieu la preluière scission de la (:ongrégatioll chouérite entre baladites et alépins, les····prelniers eurent l'inlprinlerie el la reliure, les seconds prirent en contrepartie le couvent de NIaI' l~lias à Zahlé et" toutes ses propriétés. Nous voyons par là l'illlporlance qu'attachaient à l'inlpriulerie les uns et les a tl tres. ~ Malgré les perfeclionnenlcllts de la presse, introduits en ()riellt durant la seconde partie du XIXe siècle, l'inlprimel~ie de Sueïr resta ce qu~elle était du tenlps de Zül]er. On ne signale que le renouvellement de la presse, d'un couperet el de quelquespetils înstrui11ents. Le l-l..Ya (.qüb San1fifla les fit venir d'l~urope en 186tt
· f-;. 4.n
L'IMPRIMEIU.E AU LIBAN
'Celte stagnation nous explique pourquoi elle ne put résister à la I·co·ncurrence des presses installées il Beyrouth dans la seconde imoitié du XIXe siècle.
Antinlension g.·avé sur hois par
Zaber.
IMPRIMERIE SAINT GEORGES Le travail exéculé pur· Abdallah Zül]er chez les 1l1elkites Cêltlloliques,. fut entrepris chez les orthodoxes par le ,~eib Yüsef Nqüla ag.;.(iebeïli, connu sous le nonl d.' Abu (Askar (i· 1787 ). Ce dernier fonda à BeyrouLh, l'imprimerie de S. Georges(l). Il prit pour lllodèle les caractères de· ·Sueïr.· -Son premier travail. pa·~"ut en 1751., ce fut le !)saulier (2). Deux ans plus tard, il eù fit paraître ·llne séconde .édition (3) et suivant une aflirnlatioll de· Seetzen, 1'1Iorologioll et le I~itllrgicoll (4) . .L'inlprinlerie de S. \Georges s'arrêta après cet essai; elle il;e~ reprit son travail que dans la secollde lnoitié du XIXe siècle.
GTavure sur hois de Zùbcr.
(1) (2)
(3) (4)
lWach., 1900, p. 501. In 8, 367 p. avec 30 p. d'introduction cf. Schnurrer', AI-HiZal, III, p. 17, VI, p. 2;">3. Schllurrer, op. cil., p. 383-38J..
Il.
851,
pp.~383-84 ..
TROISIÈME PARTIE
'T'ÎLre arnbe et vignette gravés sur bois de Zaber.
1
-IMPRIMERIES .DE BEYROUTH
l)urant l'occllpaLïoll i~gyptienne, Suleïnlân Pacha (Sèves) établit sa résidence à Beyrouth. I..a ville s'ouvrit HU con1111erce européen. Après le retrait des. troupes étrangères, elle recueillit la succession n
1l\11-l1{,1l\'ll~:Jlll~S A.l'/I .Itl{'l CA" N l~S
]MI~IlIMEllII~ D]~ l\ll\L"fl~
I~es Missions protestantes précédèrent à Beyroutll ces Congrégations religieuses. J-4a toute preluièi"e origine de l'expallsion d.n protestantisllle en Orient renlonte à la fondatiol1 de 1810 au Séminaire cOIlgrégationalïste d'Andover (~lassacllusetts),.de l'Al11erican Board of COlTIlnissionllers for foreigll nlissions. Il ellvoya ses premiers Dlissionllaires
4
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.L
NASHALLAI-I
nne jnlpri lllerie arnbe qui fonclionna de 1822 à 18L12 (1). Si nous 111cnLionnons cette iUlprinlcrie, c'est que son correcleu.r au point de vue du style fut l'écrivain libanais I~arès as Sidiüq; elle fut d'ailleurs ,le noyau de l'Inlprinlerie Anléricaine de I3eyrouth. l..a presse de Malle publia durnnt les 20 ans de son existence une vinglaine d'ouvrnges, 'les uns de }iUérulure arabe, les aulres pure nIe n l rel j g i eux. 1-) a r ln i 1eS 0 IIVra g es d'a l'il e nr s li il Hna i S fi e Il t i 011nons, en 1X~~-l, la réédition d II Livre de la jJreliVe cOllvaincante de· la vérité lies deux Mys/cres de la foi du (;Jzrisl de Abdallah Zabel", en 18:)(-), IJa~lt al Ma(âleb de Gernlünos F'arl.lüL, en 18,.11, l?(v)l al{litab du Inênle auteur. }iürès âs Sidiüq y édil'a a l.1ssi plusieurs ouvrages scolaires (~). lMPltll\il{lllJ.~ DI~ B.I~Ylt01JTll
La date d'origine de la lVlissioll protestanle de 13eyrouth rc10 juillet 182~~. l'Irais ce Il'est qu'el1 lS27 qu'un des Inissionnaires de Malte, Elie Snlith, arriva dans la ville pour y apprend rel'a rab e à f 0 Il d. lIre lo ur n a da 11 s la suite il Ma 1te, In ni s re vin t s'installer à I3eyrollth en lS:·tt Entre tenlps un nutre lllissiollnaire avait acheté en 1830 un jardin situé près de Büb Ya(qilh, à l'enlplaceillent nel nel de l'I~cole a nléricaine des jeunes filles et y bàtit une lnaison Ù deux étages. l . . a Mission se relld-it C0111pte que l'faIte était en dehors du J)roche Orient; elle résolut d.c s'en appro ch e r d a van t nge . L.' i III Pri nl erie grecq 11 e et a l'Ill é Il i en nef 11 t transportée à Srnyrne et. la presse arabe, à Beyrouth. Elle flltins.. tuIlée au rez-de-chaussée de la bâtisse du Bab Yu cqnb.. 1110nte HU
Ainsi fut fondée l'Inlprimerie Alnérieaine de I~eyrollth qui 'rendit et continue à rendre de grands services il la science et à la culture en Oriellt. Jusqu'eI118~~8,la nouvelle presse se servit des' caractères utilisés à Nlalte; elle édita ainsi Fa:}l al !jitab puis u'5fLl al ]Crüb du t~eib Nfl~If al Yazigi (~) et un opuscule de doclri(1) DIIGE., art. Beyrouth, par l(orolevskij, col. 1aB2; Richter J., A hislory of Protestant tllissioll in the f\Te1v l-?asl, 1910, pp. 106, 18;>; The American ]:Jl'CSS, Beirut, Syria - Centcllnial 1822-1922. Ilnp. Alnéricnille, 192~. (2) Cf. liste des éditions de l'iInprirneric de Malte, in Cheikho, art. ciL, p. 504~ (3) 1836, 168 pp.
J.,'IMPHL\JEHIE AU LIBAN
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ne protestante: t.:'.)5::J1 J::~':JI "':""~ J.4 J" f,:'J AJI ül~':J\ (1). En 1838, Smith se rendit à Leipzig; il' Y 'aeheta de llouveaux caractères, UI1 peu grêles 111ais se prêtant fort bien aux inlpressiollS en petit fOflnat. Il nlourut ell 1857. Son successeur, le Dr. (:ornélius Vall Dycl( donna à l'ill1primerie un plus grand essor et la. perfectiollua. N0l11breux furent les libanais qui collaborèrent à l'Inlprinlerie Anléricaine on dont les ouvrages y furent édilés. l)our 110US restreindre au XIXe siècle, ll1cntîonnons la version prot.estante arabe de la Bible, faite sur l'hébreu et le grec par Slnith et (:ornélius Van I)yek, revue pour le style arabe par 13utros al Bustani, NÜ~ïf al Yüzigi et. Yüsef al AsIr. l?arnli les livres historiques~ signalons A·bbar al A!Jtirll li (;abal f.Albniin du ~~eib 'T'annüs nsSid.iüq ( 185B), Qa!t az ZulICir li 'l'arill ad l)llhüJ', de Y(1)nnna Abl{ürios, ~5illlUjr/al (1(" rl'arab fi 1'aqaddlllnal al (Arab de Noral Nofal, 1'(ïrtb, al Ytlll(ÏTl de (iirgi Sursuk, etc. jl.~ ~~eib Na~lf al Yüzigî y é
Cravure
SUI'
bois de Zaber.
(1) 1838, 60 pp. (2) Le lecteur trouvera une liste des principaux ouvrages édités:dans cette inl~' primcrie, avant 1900, in Cheikho, 111ach., art. ci t., pp . .[>05-508.
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'1l\~ll) III J.\!I EIlll~~ (~1\. '"or 1101~ 1 Q U I~~ (1)
L'idée qui a presidé à l'établissenlellt. de l'Inlprinlerie AlnéTieaine de 13eyrouth fut que la presse est le meilleur moyen pour ~la propagande religieuse. l~t d.c fait, dans ses débuts, cette inlpri-l"nerie édila plus de i100 ouvrages et brochures de propagande . p rotestante. T.. es Inissiollnaires parcouraient le IJhall, répandant llartout leurs opuscules, fondant des écoles· poul' apprendre à les ..lire et formant des prédicants indigènes qui pourraient aller par..tout. Il fallait pouvoir opposer à des lnissionuaires européens, pourvus largenlent de ressources intellectuelles et matérielles, ·d'autres ulissionnaires qui auraient ln mêlne instruction et disposeraient des ll1êl11es 111oyens. Ces ll1issionnaires ne pouvnient ·,être que les Jésuites. Dès 18 i18 ils se procurèrent llnç autographie (lui leur fut envoyée de l ..yo11 par le l~. J. Jordall. r~lle ne donna que des résul·tais nlédiocres et fut nlise de côté. Elle édita surtout des opuscules religieux. l)~ll'nli les ouvrages profalles, nous signalons le ,[JÎl,Uiifl de Germanos It'arl,lüt. Un ancien é~ève des Jésuites, le Comte de l'rémons, venu en pèlerinage ~ Jérusale111, passa par 13e yr 0 u th e]} 185:3. I~e Su p é rie 11 r deI a Mi ssi 011, 1e ·P. J. Billotte, 1li i "en ·exposa les besoins, et la nécessité d'avoir Ulle presse qui puisse con trebalancer l'actioll de l'Inlprinlerie Alnéricaine. I~e {:onl1e fournit les moyens d'avoir une iUlprinlerie. Et, en 1854, la Ilouvelle presse édita son premier livre en langue arabe, l'llni.Julioll de Jésus Cllrist, à 2.000 exemplaires. I-4a lllême année, elle publia d'autres ouvrages d.e piété. I../autographie fut envoyée au -collège de (;azïr; elle fit paraî.tre là Nullub al Mllla~l. des PI~. Yiisepll al I3ustani et Bntras aZ'Zugbi et réédita les ].Jroverbes de
. Luqman. I~ll
'" 1855, l'Ilnprhnerie de I3eyrouth fut pourvue de caractères
(1) A. I)utau, l/Imprimerie Catholique de Beyrouth, j~tudes, 1863, 1. II, p. 391 ; r."Imprimerie Catholique de Beyrouth et son (Euvre en Orient, 1853-1903, Bru··xelles, 1903, (fasc. suppléln. ùes Relations d'Orient). L. Chcikho, Mach., 1900~ .,pp. 996-716, SOl-80S, 839-844. ,
L'Il'~·IPHrMEHIE A (J LIBAN
5:)"
latins: elle édita ell 1856 SOlI prelnier livre bilingue: Éléments" de .langue fi'ançaise, en françnis et ell arabe, ell 1856, Ull dictionllaire français-arabe du Il. J. I-Ieury. I}année lllènle, le (:oluitë français des Écoles d'Orient offrit à la Missioll une seconde presse~ Jusqu'en 1860, les deux presses éditèrent trente ouvrages atteignallt le chiffre de 350.000 excnlplaires. Divers perfectionnemellts y furent introduits dans la suite, le plus inlportallt est sans contredit l'utilisation de la vapeur. A cette occasion: une fête fut célébrée à l'inlprinlerîe; l'un des 1~"'Irères coadjuteurs composa cette strophe de çirconstance :. !lui.sql1e la vapeur est de 111ode,
!)renol1s 1111 moyen si comnlode ; AnlÎ, confions-nous sallS peur A la vapeur; à la vapeur (1). Le journal al Ma.(/ma( al Voticiini, cree pour la défense dll (:oncile du Vatican, fnt le prelnier ilnprilYlé sorti de la nouvelle presse. Il fut renlplacé en 18ïO par al Ba..~lr.
Les premiers caractères utilisés par 1'1111prinlerie Catholiquefurent Hlnenés de J-laris. Ils furent renlplacés vers 1.868 par des. caractères de l'Imprinlerie Américaine: ces derniers cédèrent la place à d'autres plus beaux, ayant Constant.inople pour origine~ L/lll1primerie (:atholique lit de rapides progrès dans le derIlLer quart du XIXe siècle. Sa direction, toujours à l'afIftt des perfectionnements de l'outillage moderne, ne manqua pas d'y intro
])'après Cheilcho, Mach., 1900, p. 709.
Pl'eluière Iluprinlerie offerte en 1856 à la l\1ission des PP..Jésuites,
par le Comité des Écoles d'()rient.
( Cliché obligeamment communiqué par la Direction)
La presse à
ll1Uill
de 185(i
fait place à l'offset deux couleurs de1 D'18.
( Cliché obligeamment .communiqué par la Direction)
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J.
NASHALLAH'
Ulle énunlération jusqu'ell 1900 (1). <':es éditions toncllent 4 toutes les branches du savoir humain, Écriture Sainte, religion,. cOlltroverses, liturgie, ascétisrne, littérature, histoire, géographie, médeciIle, algèbre et llult.hèlnatiqnes, livres classiques, etc., etc. 1-4es écrivains liballais, anciens el 111odernes, l~arJ~lat, al Fül]üry, les Yüzîgi, les Sal'tüni, Ïes Bustüni y éditèrent nOll1bre de leurs ouvrages. Les Pères de l"Université St. Joseph, enrichirent la science orielltalistc d'éditions d'alTciens textes, d~ critiques litté...: raires, de monographies diverses et d'étude's. Sans conlpter les services incalculabes rendues à rorientalislne par la revue alMa.~riq qu'édite l'Imprinlerie (:atholiqlle depuis 1898.
Nous nous ell voudrions de ne pas lnentio.nner parnli les 111eilleures productioQs de cette inlprinlerie, l'édition arabe de la Bible. Le 1). A. Rodet en fit la version sur l'hébreu et le grec; le .~eill Ibrühïm al Yüzigî la revisa du point de vue du style. I../éditiOll C0111n1encée en 187G, 00H11 t Hile lllédaille d'or en 18iS, à l'Exposilion de l-laris.
*** I... a renaissance Jittéraire arahe esquissa de rapides progrès, dalls la seconde pnrtie du XIXe siècle. I~es écoles et les collèges se lnultiplièrent à Beyrouth et dans ]a Nlonlagne. L.es sénlÎnaires orientaux de Aïn-1"1rüz, de Saint Sauveur, de Sarfé, les collègessénlinaires de 1\ïn ..Warqa, de I{afar-l:Iaï, de lVlür (Abda, de llülnyé et les autres écoles, ouvertes'ù l'oinbre des 1110nastères des d.iverses (:ongrégations orientales, fornlaient des prêtres et l'épandal~nt l'ins trl1cli~n. l~l1tros all3ustün i établit, ell 18f):3, à Beyrouth, la prelnîère école nationale. Le patriarche melk.ite catholique d'Antioche, (irégoire Ynseph fonda, en 186(), dans la rnême ville, le collège stavropiginque de St. J. <':ht"ysoston1e, connll conll11unélllent sous le notTI de (:ollège l-latriarcal. I,j'èvêque orthodoxe, Gabriel Sfltïla, crea, en 1875, le f:ollège des r-l'rois Hiél'arques; la nlênle annee, Z. (:ohen jeta les bases d'une école t
(1)
lVlach., art. cil., pp. 711-716, 804-808,839-84-1.
r...'IlVlPHIl\1ERIE AU LIBAN
57
israélite; et une allnée plus tard, l\1gr Yüsef I)ebs, celles du Collège de la Sagesse. Par ailleurs, ~~lnilie Sursul{ fonda, en 1880, llne école pour les jeunes filles. I~a
Mission protestante ouvrit, dès 183L1:, Ulle l1Îg]1 sC]1001 ou séminaire de futurs lllinistres, qui fut transportée dUllS la suite à Vincent de Paul·( 18 /17-1848), Sœurs de S. .Josepll de l'Apparition (1848), développèrent leurs écoles. D'autres Congrégations vinrent les aider dans leur œuvre éducatrice; Dames de Nazarelll ( 18(8), Sœnrs des S.S. C(eurs, F'rères des. f:coles Cllrétiellnes (1889). Cette floraisoll d'écoles et de collèges fit de Beyrouth le centre intellectuel du Liban et du l")roclle-Ori.en~. Ce qui fit dire à un auteur allell1and: « Le progrès, l'activité de la presse et de l'inlprilnerie sous l'in:fluence cllrétieIlne firent: de Bcyroutll le centre de la librairie arabe. Nulle part en ~rurquie le nonlhre des illettrés Il'est 1110ins considérable que dans cette ville, cerVeatl de la Syrie» (1). (1) Banse, J)ie Tiirliei, Berlin, 191U, p. 346, cité in Lamlnens, .La Syi'ie, Précis lâstol'ique, Il, p. 192.
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~J.
NASHALLAH
l)es cercles I~Jtéraires virent le jour; les 110111111eS de leUres. dü tenlpS, fornlè~~cnt chez eux des réunions acadéll1iqnes. l)a1' ailleurs, les développenlents incessants d.e la ville, devenue le prenlier port et la capitale écononlique de la Syrie, d(~terminèrenl la l~orte, en 1888, à Y établir un vilayel. C:ette distinction favorisa une certaille vie poliliqtie, des journaux furen t créés. I~es inlprilneries existentes ne pOIl vaicn t plus suffire aux hesoins de l'heure. l.4es presses, qui, au début du sièele, s'étaient arr0lées, reprirent le travail, d'autres furent -créées.
I~ 11 e r e p ri t a II ln i 1i eu
revue al lIadyat y fut inlprilnée de 188~~ à 1~88.
(:ette presse cessa de fonctionner en 189g.
l~lle
est la quatrièlne cllronologiqllenlent établie à 13eyrouth. 1857. IJalïl al IJnri la fonda pOlrr assurer la publication de"son journal, fladïqat a{A.[zbar, prehlier journal arabe
I~lle remonte il
(1) Cf. Jugie, Theologia ]Jognlal"ica Chrislianol'll1ll ()rienLalilllll, l, pp. 52G-527. (2) An Ntlnat, 1912, p. 185. (3) Cf. liste in Cheikho, art. ciL, p. 502-503. (4) Mach., 1900, pp. 998-999. ~
L'IMPHIMEHIE AU LIBAN
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sieurs ouvrag,cs,de littérature: ]Jiwün al Mutanabbi, texte établi. ·et annot.é par 1311lros nI Bustnni,' ])il-vOn al F'üre(l, al (il~')r al (;Q,dtd, as Sa/nIT al AnlÏn, recueils dè poésies de son fondateur; des rOlnans de Salïrn I:3ustros, IJahl nI IJnri; une pièee de théàtre, (Aïda, de Salïlll Naq(Iüs, des ouvrages de droit, ete. (1) ~.
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v
Elle fllt fondée une année après la précédenle pHI' lhrühlnl Naggar. I~~lle édita peu d'ouvl"'nges, dont nne I-fistoire des Sultans turcs ( 1858) de Naggür lui-lnêule. J\pl'ès la lnort de son ron·dateur, 180:·3, l'ilnprinlcrie passa en partie il l'évêque 111aronite de I3eyronlh, rrnbya (j\' WI1, en partie an frère dn dèfunt. l~lle se dé<10 U b 1a a i Il sie n de ux. lVIgr (j\ \V Il fi t Pa ra î Lr e sn r l' li ne .1 e [.Ji [) re des l?vrtngiles., d'après une versi011 de' Gernlünos l;nrbüt (186;). I-Ianntl N·a&Ü~ür c0l11plét.a la seconde cL y édita quelques ouvrages el surLou t des publications COIIlJIJereiales.
l.,'U11 des enl ployés de l'Inl prilllerie Syrien Ile, Ynseph al. I}uri Snlfun résolut d'en fonder une aulre il son cOlnple. Il en -obtint ra utorisa tion de la l-)orle et eréa en 18G1, l'In1 prinlcrie al 'Unlonlyat.
Elle édit.a de 1801. il 186:3 quelques ouvrages, r0111anS, Œuvres littérai l'es, tracts de cOlnnleree, etc. E:n 18():~, !)ü\vüd I)Hcl1a, lnll.la.4. )arre!' du Ijball, denlunda il Salfüll de lui établir une ilnprînlerie à Bteddill. Salffill accepta. Il confia la sienne à Ull hOlll111e ·sûr, établit et ll1it en Œuvre 1'111ljJrÎ111erie al I.4ubll([nyal et revint .ù son Œuvre. (1)
(2) (3)
Cf. liste in Cheikho, art. ciL, p. Mach., 1900, p. 10:t2. Art. cit., pp. 1000-1001.
Han.
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I~'Ilnprilnerie ~l
cU Hl ülllyat assura l'édition de plusieurs jour-· naux, az Zahral, an 'Na1,1at, all Na(ja~l, premier quotidien de· langue arabe et at 1'aqaddüln et de llombr,eux ouvrages religieux,. philosophiques, dognlatiques, des recueils de sernlons, des livres. de controverses, de littérature, d'llistoire, des recueils de poésies, des ouvrages classiques. I..Ie P. Cheikho en fit une énunlérutioll' c0111plèle (1). Ynsef Salfün vendit, dans la suite, son inlprinlerie, à I~iz-· ql1ullall IJndra ct en établit une autre, ell 1874, l'I111primerie alJ{ull!Jal. I~lle fut louée après quelques années par le comité de· l'Association orthodoxe de St. Georges. l./Impriulerie al r{Jrriülllyat devint dèsornlais 1'1111pri111erie al (lJnlfimyal al ](alülileyaf(2). (:ette dernière édita sùrtouL des livres religieux et quelques li-· vres classiques et 11isloriques, dont l'IIistoire de Syrie, Tiïrlil . ..C) 11 r!J a, der é v ê que Y II se r Deb s (~3).
J./lm[Jrilllerie al
Jt;[llballi~,;yal
établie dans la procure de lu: Congrégation salvatorienne ell 18()5, s'occupa surtout des livres· liturgiques et des ouvrages des deux Yüzigi, NÜ~ïf et Ibrallï111 (4)., r~lle ne dura pas longtenlps, une partie de son onlillagc ayant été achetée par ijahl 13ada\vi, fondateur de l'Inlprinlerie al ~~a ,vü'cd. l~lle fu L ressuscitée ell 1921, dans la Maisoll-lVlère de la·. C:ongrégation, il St. Sauveur, près de Sidpn. Deux autres ill1prill1cries virent Je jour à Beyrouth, rannée· même de la fondation de celle des Salvatoriens, l'Inlprimerie as..· Siriiinyal, Cf lli se transporta dans la suite à I)eïr es Sarfé et 1'1/11-' jJ]'inlerie al 1{Tatanyat. Cette derll:ière, fondée par (~irgis SÜhïl1 et {Ianna al (iarzozi, travailla jusqu'~ll 1870. Al Garzllzi établit ell-' suite à son conlpte, ell 18fi9, 1'lmprill1erie al I.Jubnanyat qu'il vendit peu 'de ,tenlps après à Snlïnl Nqüla lVldavvar, puis en installa. u 11 e t 1'0 i si èDl e, e Il 1881, il la q 11 eIl e, il co 11 se rv a ') è Il 0 111 d'a 1 Lu b-· llllnyal. (:ette dernière passa dans la suite à Yüsef ~üder et dec. oo
Art. cit., pp. 1001-1003. 2) Loc. cit. (3) Cf. liste des ouvrages édités pur ces imprimeries, art. cil., pp. 1030-1032 .. (4) Art. ·cit., pp. 1032-1033.
(1)
L'IMPRIMERIE AU LIBA N
'vint l'InlpriJ11erie al (lllngat.
(lI
Ces diverses presses contribuèrent
.à la diffusion des livres et des revues dans le l..ihan (1).
Le derllier quart du XIXc siècle vit la naissance à I3eyrolllil ·de plusieurs antres maisons d'éditions: rllnpril1lerie (;um(yal ·al FUJIÜn, première imprinlerie lllusulmnne de la ville fond.ée en 1874 par CAb deI Qader Qal)hani (2); l'Ill1]Jrilllerie ]jeyrouth de MulJallllnad Rasïd ad Dana ( 18S5 ) (~~), . l'In1lJrinlerie Officielle du .vilayet ( 1885), l'IrH])J'illlerie al ildab (1890) de Anlln et tlalïl al IJür.i, 1'lm]Jfinlerie al Unsyai (1895) de MU].lHIIllllUd SalIlTI al Unsi (1), 1'lnlprilnCl'ie al F"aw(l'ed «D91) de Ijalïl Al .I3ada,vi et l'lmprilnerie al Ma tare! (18(i7) de ~1alïl SarkIs. Ces deux derllières :sont les plus inlportantes. l~lles éditèrent des journaux, des revues et de nOlnbrel1x ouvrages (4). IJalïl Sarkïs s'nssocia, dans son ceu vrc, 13ulros nI 1311stüni.. .J..Jeur ilnprinlcrie travailla ainsi jusqu'en 18ïG. lJalïl abandonna ··dans la suite, la presse à son. associé et en fonda une autre, qu'il .appela l'Imprinlerie al Adabyat. Al l\rla tarer travailla jusqu'en 1888 ; elle èdita les ouvrages de plusieurs h0111IneS de lettres de .l'époque, IJanna Ahl{ürios, I~"rancls IVIarrüs, ete; ellc assura Hl1ssi la pllblicatiol1 de Qatr al lYlll~llt (l.Sf>9) et du seconde volUlne de MLl~llt al MU~llt ( 1870) de Butros al Bustüni. La nouvelle impriluerie de Sarl{Ïs ful, pendant longtemps, l'une des presses les 111ieux outillées de Beyroutll. . I~lle édita de ·très nonlbreux ouvrages. Elle elnploya d'abord les caractères de l'Inlprimerie Américaine qu'elle échangea dans la suite contre ,··d'autres du genre isfalnbali gravé par Ibrahï111 al YÜzigi. ]~lle uti~ lisa aussi d'autres espèces de caractères, l'une, resselnblnnt au . (arisi, gravée par Qostantïll al 13ïtür et l'autre, plus grande gravée
.par Nagïb Sarkïs (5). I~'établi~semellt dans quelques inlprinleries, comnle celle des .1)1). Jésuites et de I:Ialïl Sarl{Ïs, de fondeuses de caractères n'a
(1) (2) (3) (4) c(5)
Sur ces imprimeries et)curs éditions respectives, cf. Maclz., lBÜ1, pp. 86-89. Art. ciL, pp. 319-320. Art. cil., p. 320. Art. cil". pp. 89-90, 322-324. Mach. art. cit., pp. 224-229.
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pus été sans in:fluence sur fextension de ln typograpllie dans le pays. lloinl n.'ét~it besoin de s'adresser à l'Occident pour créer ou renouveler les stocks de earnctères. (:erlaills caractères nlênle~ gravés par les Lihanais, COll1111'e IhrahIlll al Yüzigi, eurent beau~oup de vogue en Égypte et en Anlérique (1). L.e .~e'i~l est aussi l'invenlcur d'une série d'e caractères arabes lllobiles pouvant se placer indistinctenlcn t a 11 débu t, au rnilieu ou il la fin des 1110tS. Ils furent il l'origine de lïnvention de la dactylo ar~be. Ils étaiellt appelés à une grande destinée; ils furent détrùits nluilleurcllsenlent dans un 'incendie qui consuma l'inlprinlerie al Adabyat. Sarkïs les avait utilisés dèjà pour l'illlpressioll de réclanles dans. son journal al il~lwal et de notes de Nag(al al' .l~iï'ed (2).
Page de Nat/al' al' Rà.'ed éditée avec les deux genres de caractères gravés par Ibrahiul al Yiizigi.
(1) Sihli Smaïel, ~lawâde! \va IJawâ t.er, ci té in Al 111a{~al'l'at, 1947, p. 341. (2) Al Maçal'ral', 1947, pp. 341-3!12. .
~VATRIÈME PARTIE
'ritres:arabe:et- grec~gravés sur bois par Zfiber.
IMPRIMERIES EN DEHORS DE BEYROUTH I.Je rapport de l'l-\.ll1erican 1ioal'(/ pour 18~~-1, fHi t la constata li 011 sui van le: « No lI'e pres se a rab e est arr i vée de l\la Il e Ù 13e y.. roulh le 8 111ai dernier; elle a passé à la donn ne sa ns difficulté. Il y avait en Syrie-l)alestinc pas 1110ins de huit presses il celte date, savoir: une petite presse introduite sous les allspiees de la I.~rance, trois appartenull t aux Juifs et ira vnilla n t aclivenlen t à ~nfad, une au patriarche syrien, une aux Grecs papistes d'Alep, deux presses lithogrnphiques à la ll1ission du ]]ourd à J3eyrolllh. lVI fi i II Le Il a II t il vell HIle li f, et a li e 11 n e d'ellesn"est S0 UI 11 i s e au x tracasseries, àolla eensure, aux taxes du gouvcl'nelnenl») (1). IJes deux lithographies du Ilourd provenaient de l'Julle; elles furent c0111plétées pal' une presse, arrivée de la nlênle île, l'année du rapport. Quant à la !JJ'esse (les grecs ])QjJisles d'fllel), c"est, sans eontredit, celle de Suclr ; el pourlant lors de la seission de l'Ordre chouérite entre 13aladites el Alépins, survenue CIl 182~~, elle échu taux prenliers. l./origine alépine d II fondateur faisait croire, nu rnoi ns aux (~tI'angers, qu c rirn prinlerie tl ppartenait aux Alèpins. Nous ne sonlllles pHS arrivé à identifier la prclnière presse, présentée C0111111e introduite sous les aLlsj)ices (le la France. I.Je rapport avait-il en vue celle -rapportée ell 1782 par Sérapllï111 Süsüni et installée au couvent de ~lar lvlflsa ad I)u \v\vür 0\1atn) ? (:ela nous selnble peu propahle, car cetle presse provient de ll.onle et la F'l'ance n'a éLé pour rien dans son "ÏJIstaIlation au Liban. L'inlprinleriedu patriarclle syrien était il l\1~lr EphrümarI{agnl Ces deux dernières, avec celle de Snell', furent les seu~es presses de la Montagne, jusqu"à 1852. A partir de celte date, d'autres leut' furent adjointes à l~hden, à BteddIn, il Deïr el Qanlar, Ù 13(abda et nilleurs. 1)1~~UXI:I~~llll~ :1l\lPl\l.l\lERIE ]lE QUZ.lIA YJ\
Sérüphïrn- Süsani, religieux baladite natif de 13eyrouth, fut envoyé à Il.ome par ses sup.erieurs pour faire éditer le bréviaire nlaronite. Il termina-sa·nlission en 1782. A'son retour au Liban, il emmena avec lui· uneilnprimerie, réalisant -ninsi Ull rêve que son Église avait entrevtl au début d.u siècle précédent. La presse fut d'abord installée à Mür Musa ad I)awwar, ou M~lr Müsa al l.la(1)
G. Scherer, Mèditel'ranean Mtssions 1808-1870, p. 25.
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l~pisiolier (181()). 20 Illlprinlerie d<' Quzl)aya
(1) l'fach., 1900, pp. ~56-257, 670; L'Histoire du couvent de St Antoine 5urnon1Iué QuzlJaya, par le P. Ne c n1atallah all{afri, Mach., 1901, pp. 872-873. (2) l'l'C1vels in S1Jrfa .and lloly Land, 1822, p. 22.
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éditions, don t la dernière est de 1864; le ]>salltier enfin; des livres'. de piété, eOlllllle la vcrsion des visites au Saint SHcl~enlent de St Ijguori (18:)U); des livres de ç1octrine, tel 1111 cntéchisnle, la verSiOIl arabe d'un ouvrage dc N. 'firzago, Sllr le sacrcnlcIlt de pé-· nilence, Sir]' at l'awbal (182B) ; des opuscules classiques, conllne al I(arrasat, élénlenls de lecture syriaque, qui COllnnt 17 éditions,. don 1 la dernière date de '1888, l1falvred ai" l'a~7(llq fi lJ~n.l al (;1'al1zùi"tq (18ï3 et l8~H) du- I~. Ne{111atallnh al I{afri. (1). l.te dernier' livre sorti des presses de Qnzl:Hlya da le de 18Uï, c'est le J.S~~li"111é.. Le !). lVlürfln. f\ïlo (18:)7·_·-1U2.J) aSSUI11H la direction de celle inlprirnerie pendan t cinquan le cinq ans (2). lJ n alelier de reliure lui était adjoint. .1 :\'11)1\11\1 Ell II~ ]) E 811A l~F.I~~ (~3) 1\ son reL 0 II rd' I~ 11 r 0 p c (18 1()), 1e pat ri H r che s y ri (l fI li e, 1) i e r re VII (.ar\vé, rnpporla de I~ondrcs Ulle inlpriIneri.e cOlnprenant deux presses, don t une lithographie, des en l'acières arabes el. syriaques. avec lc\urs -111alrices. r~]le lui avait coùlé ~2().OOO francs or. })es cal'Hclèl'es syriaques gras et leurs 11ltdrices lui fu,rent envoyés. de l)aris par le baron S. de Sacy, le [) nlnrs lK20. l..e patriarche' installa l'ilnprÎll1crie HU couvent. de IVlür J~:phrünl al' 11agnl et lui assigna une l'en te 'fixe pour en assnrer la lllarche. l\lais deux évêques de la COlll111Unaulé, lVlilJüïll-IadüYH et (~i1)rùIl 1.10 111 si Hlécontents de (iarwé, l'aeellsèrelll anprès de la C:. dela l>ropagande, d' (~t re de e 0 11 n j veIl ee avec les pro te SJJllll s, et d'a v() i r ra pp 0 r té l'inlprinlerie dans lïnt.ent.ion de propnger les ouvrages des Iléfornlés. I./inlprinlerie delneura pnr suite inactive durant L5ans .. I.. orsqu'cll 18,11, le couvent d'al' l{agnl rut pillé par les Drllses, la lithographie t ernporlée par les pill~,rds et probabler.nen l brisée,. une partie des caractères fut dispersée. I... a presse resta intacte, cependant, avec les lllatrices des caraclè,l'cs syriaques et quelques. casiers de letlres. I)uranl son supérjoral à Sarf(\ ·le .I). 1\1il]üïl Azraq (18!19~18;)1) denlunda HU patriarche (;nr\vé de transporter-
ru
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(1)
(2)
Cf. liste des ouvrages édités in Cheikho, art. cil., p. 257.
Le P. 1\1arÏln Aïto, llloine libanais, par A. Sibli. j}lach., 192 L1, pp. 590-594. (3) IsJ)fiq A.nnnlé, Ilisloire du Couvent de N.-)Jal11e de la Déliurance, c'est-à~diJ'e de Sarfë, Üünié, 19!16-1 9L17, pp. 190,223, 282-286, 37()-378; Ph. de 'farrâzi, as Saldsel al 1~iil'lbyal, 1910, pp. 92-91,395; A~daq nUL kan (all1~ârib L,llbniin, II,1948,. pp. 317-323.
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l'in1prinlerie an sénlinnil'e, nfin d'y éditer quelques ouvrages classiques et liturgiques, à l'usage des élèves. Le patriarche lui répondit « qu'il est vnin d~espérer de faire fonetiollner l'imprilllerie »)(1). Elle ful cependant transportée à Surfé quelque tenlps après; Blais elle y denleura)nacLive. Sous l'in1pulsion du 1). 1..... ~abnllgi elle fut descendue il 13eyroulh en lSG5 el dotée de caractères syriaques, arabes el turcs. ~ab-üllgi y édita son journal an J\Ta{J(j~l. et quelques-uns de ses ouvrages dont al lJ~lÏl al (Arabyal Ivat 1'ahdlbni al 'A.(labyat (18G6). r~n 1870, l'in1prilnerie fut rn.; lllenée à Sarfé. l~lle travailla el1 veilleuse, inlp l'Înla en 1878 le J)iaconicon syriaque, texte syriaque et car(~nni. l~:lle s'arrêta de llouveall. En ISBn, les frères I)hili ppe et I.~~arïd al IJazen achetèrent ses grands caractères syriaques ponr éditer sur leur inlprinlerie al Arz le ]Jassionai, al fl([.~ n1aronite. I.le patriarche ll.abnlâni tenla de ressusciter l'ilnpriulerie de Surfé en IBOl; il la dota d'une non velle presse achetée à llaris, de -enractères lati ilS, arahes, 'syriaques, estranglzélo et grecs, et résolut de la descendre à 13eyrouth; il obtint en lUOl, un firnlHll de fondatioll de 1'1111prirllerie Syrienne, n 11 non1 du ViColllte I?h. de l'arrüzi. I~es tracasseries possibles d'une censure olllhrngeuse 111i flrent renoncer à son projet. L'inlpri111erie resta à Sarfé; elle y édita- des ouvrages liturgiques syriaques, quelques livres classiques et les saVH11ls travaux de Ra1)lnüni, en arabe, en français et en syriaque (2). F:n 1925 la vieille presse de 1816 l'esta à Sarfé et la nouvelle fut établie à Beyroll th ~llS le n0111 d'.ll11pl'irnerie IJatriarcale Syrienne. Elle assura de 192G à 1929 la parutioll de ln revue'al litaI' as A.~arqyat, fIt paraître en 1929 les I.Jilurgies Orientales et ()ccidentales de 11al.llllüni. Jo\. la lnort de ce dernier, elle fut vendue; les caractères syriaques denleurent cependant à Sarfé. ()n S'CIl servit en 1937 pour la cOlnposition du 1-~~~llJné, édité par l'imprilnerie des l':>P. l)aulist~s de ~Iar.issa.
***
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L'exlensioll que les écoles privées el officielles prirent au Ijball dans le dernier quart dn XIXe siècle (3) et la fondaLioll -de (1) (2) (8)
Lettre citée in Armalé, op. cit., p. 222. Cf. liste in A~daq ma Iain, II, pp. 320-322, et Armalé, op-~ ciL, p. 377. Sur l'extension de ces écoles, cf. Lllbniin, Beyrouth, 1334 1-1., pp. L169 sq, 477 w -
L'I:\IPHL\lERIE AU LIBA N
l10111brcux JOUl'naux ayant leut' direction .dans des bourgades de
la l\lontagllc (1) incitèrent Ù l'élablissernen t de plusicurs înlprinleries. lAcs arl"s graphiqnes furent ail.lsi dé~veloppés et des presses s 'é la bU re llJ à 131 e d cl Tn, Ù l~ Il de Il, il 1~ ~ ab da, dan sie cou vell t de '"ran1.Ïs, ù (;nnié, il l~l'ipolj, Ù IJadnl ct ailleurs. IAa pl:enlière inlprinlerie de 13leddïn (:2) relllonte il 1852. (:'esl une lithographie établie par I}anna al .A.s'ad, connu eneore sons le non1 de I.Iulllla l\.bi. ~a (h; elle fil paraître en 185:) 1.~'ar~l al lV!ll(allaqai' de Za\vzani; IJanna en nvnil écrit l'original de belle calligraphie. lAl lilhographie fut renlpJacée en 18G2 par nne inlprinlcrie. IJH seconde inlprinlerie, r.l1111)riI11l~rie al I~l1bIlo.n!Jal(3) doil son origine au 11111ta~'arJ'elI)ü\vüd l.:laeha. Nous avons vu qu'il a pp ela à cet e ffet Y ÏI se Il h Sa 1f CI n . )' il sep h é ta bli t 1a pre ss cet revInt il I3eyronlh, après l'avoir confiée à l\Jill,lenl Nnggür, qui en assnll1H la direclioll jusqu'en 187:-t l~lle nssnra la parntion de l~llblHïn, jonrnal bilingne oll1ciel de la 11111la~')(lrri/fJal, paraissant en arabe et en français (18G7-1Sn9). I~e prenlier ouvrHge sorti de ses presses est J(alilat l,va ])Înlnaf (1868). I~lle ru t transportée da 11 s 1a S li i te à 1) e ï rel Qa III Hr; eIle y éd i ta Cf 11 el q II es li vres do Il t la leltre A d'ull dictionnaire français-arabe de I~"'ad(Jlil Bustüni. l~n 1873 Naggür fut. relnplncé par IVlnll$ür 13übüt; lïnlprirnerie revi nt il l~teddln, elle s'accu pa d'édition de li vres classiques, de travaux cOlllmercial1x et d'inlprilllés dn gOllvernC111ent. I-.~lle s'arrêla 311 début du XX e siècle. I-Jes llloines 13aladiles à qui se rattache le couvent de Quzl.lHyn, établirent, en 1~55, llne inlprinlcriearabe dans leur lllonastère de N.-D. de 'ranlïs. l~lle édita de 1838 à 1882 quelques ouvrages religieux et classiques. Ses caractères arabes furent vendus duns la suite et renlplaeés par des caractères syriaques qui ne pouvaient servir qu'à l'édition de livres liturgiques. (-1) I...'inlprimerie d'Ehden (5) fnl fondée en 1859, par llo111ünos
sa
(1) L.e journalisnle ne delncura pas l'exclusivité de la ville de Beyrouth, la Montagne et la province eUI'ent leurs Iloolbreux journaux. I)e 1858, ·date de la parution du prcll1icl' journal du Liban, ~Iadiqal al Abbiil', à. 1900, si Beyrouth cOJnpta à elle seule 22 journaux, la province et la Montagne n'en eurent pas Il10ins de 8. (2) ftlach., tno1, p. 472; de Tnrrazi, IIistoil'e du JOllrnalisnle, l, p. 126. (3) lvlach., 1901, pp. 472-473 ; de 'farrazi, op. cit., II, p. 73-74. (4) jlfacll., art. ciL, p. It73. . (5) Mach., 1901, pp. 474 ; Sinl(an IJazen, 1'(Ïl'lb Elu1en, l vol., 1938, pp. 333-334~
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J.
NASRALLAH
Yanl1111n et le l). Yllseph Debs, futur archevêque de 13eyroutll. .1\0111[1nos fondit des caractères lui-mêule el les c0111pléla par ·d'aulres achetés il l'Ill1prirnerie Américaine. l~e prclnicr livre ·édité porte la date de 1~60. (:'esl I~e (~œlll' Contrit, al Qalb al .Mllnsa~leq, du Jésuite I~ . .J. ]-). l>innl:nonli (·r 170:1), traduit par Cr. I~"arbüt. L'inlprinlerie "fit parùîlre quelques opuscules de pi(~té puis :s'nrrêta; elle fut vendue dans la suite HU 111Dn3stère de Qllzl)ayn. L'llllprilnerie al (lJlnlanyal fut établie il 11 (abda, en 1891, par Ibrühïnl al A-s\vad ; elle assura l' édi Lion de jou rnaux, l~llbnan, des revues as 0a/a', al A!Janar, a ~ J.~alns et d'u 11 grand n0111bre d'ouvrages (1). l~lle élait très bien outillée et fournie de carnclôres -urabes!, lurcs, persans, français, grecs et syriaques. t1alIi rrannüs Bnl]os fonda égalenlent à B{abda en 189:1 l'Inl,prilnel'ie al Lubnnllyal 01,.1 al' l~aw{lal, pour assurer l'édition de S 0 Il j 01.1 r 11 a1 a r l~ arlJ rJ al (3 1 j fi Il vie r 18 B4 ). ElIe fi t Il fi ra î t re en -0 u1re LI n c v i Il g tai ne d' 0 n v ra ges (2). L.es deux i111prilneries de (iünié (IJJljJrilnerie al Arz) ct de '1'ripoli (IlrljJriJnerie al Baltlûal) doivent leur origine au jOllrnalis111e. I-Jc 15 oct. 189;) paraissait il (illnié le journal al i-ll'z des deux frères l)hilippe et l~~arïd nI tlflzen . .1.Acul" presse venail de I)aris, ses caractères arabes de la fonderie de rlnlprinlcrie (~a tholique et les syriaques de lïnlprÎlnerie de Sarfé. Al flrz fit paraître de nOl1lbrellX ouvrages syriaques ct arabes; parnlÎ ces derniers, les ouvrages 11isloriql1es occupent une place de choix (:3). I../inlprinlerie de rrr.ipoli fut fondée en février 1893 par MuI;lU111111ad I{ü111el al I3ubaïri; il Y publia son journul 7'arabulos dont le prenlier llunléro parut le 13 Blars 189~). I~'ilnprilllerie édita plu:sieurs ·ou vrages littéraires (4). I-Jfi revue a~ 8ajrj' de (Ali Nü~er cd D1n ( 1er janv. 1886) fut ·dolée d'une presse en 183D. Elle travailla quelque tenlpS à 13eyirouth puis fut transportée à (Abey. l~a revue paru t à {}\bcy le 18 février 189n. Elle y resta pendant quatre nns. Le jour'na] htHllOl'islique hebdonladaire, al Gl(bal, dtl sheikh Na\vfal ,alK.hazcn parut. cl .Dnr(otlll rn 1Hï2 Slll' gélatine; Lllul1b 01 ALbâb sorlit de la filênlc nlnnière, le 9 déccolbre 1883, dans l'école de I<'aflin. (1) (2) (3) ( 4)
Cf. liste in Mach., 1901, pp. 47-1, 520-522. Liste in Mach., 1901, p. 522. Liste in Jt[àch., 1901, p. f)23. Mac h., 190 l, p. 8 gl .
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PAl\TI L
I)Hrnli les inl pr-inleries .établies il 13eyrou lh dans le dernier quart du XIXe siècle plusieurs cessèrent de travailler avant 1900. Vers 1885, en efTet, la Sllblinle Ilorle, tolérante jusqu'à ce jour. il l'égard des 11laisons d'édition, prit des ll1esul:Cs radicales: tout livre, avant d'être in1prilllé devait préalnblenlent être examiné il (:onstanLinople; la presse fut soul11ise il une censure très sévère; plusieurs journ a llX ru l'ent suspendus. C:es 11lcsures· furent une source de difficultés auxquelles des inlprinleries ne purellt ré... sisler ; d'a utres s'arrêlèrent avec la
Illort
de leu 1'8 propriétaires.
Il en fu t ai nsi de l'I1111)l'ill1el'Îl~ a.~ ,,~'arq!Jal de l'évêque 'T'übia (1\ "VIl et de celle de ~Ial1na Naggür. l.Ja prenlière finit avec la 1110rt de l'évêque de 13eyrol1 th (1871); ~flder aehela la sec·onde en 1881. La prelnière IlllJJl'irflèrie allAzbnal1yat d'al Garzüzi vendue en 1872 à SalInl Nqüla lVlda\v\var, d'où son non1 d'Inl]Jl'i/nerie /..)(1lllnyat, qui avait édité quelques otlvr-ages lilléraires(l), fut lransportée il })anlHs en 18ï:J; elle y devint en 1~82 l'InljJriJJ1eri.e al 'la/hyai. QUHn t à la seconde Il11jJriJnel'ie al Lczbnnnyai, elle fut vendue en parlie il Ynseph Sâder et en partie il l'Ill1prÎJllcrÎe al fllidb de Anlïn et IJnlil Hl IJfiri. <':elle dernière s'(~tait dédoublée en lH98; une partie fut installée il Alexandrie, tlne aulr·e demeura à Beyrout h ; les deux presses conservèrent le 110111 prinli lif et éditèrent de nOlllbreux ouvrages; celle de Beyrouth inl priulH (luelques livres classiques français COIll pos<~s par Anlïn (2). 1./ill1 pri-
111erie de l)enkartoll (:)), fondée par ce pasteur ponr ln diffusion des livres protestnnts disparllt avanl1900. L'1111IJril11erie ({[[{ulLyat fut louée en 18K2 par l'Association grecque-orthodoxe de St. (leorges; Ibrühïul al As\vad l'acheta fillalelllcnl en 1895 eL la réunit à son illlprinlerie al ((Jlnlünyat (-1). I.~'InllJrÎJllerie (;a111(yat al I~Llnnn qui, par suite de son édition du journal 1'alllarc7i" al I~-'ll" (1) (2)
Cf. liste in 111ach., 1901, p. 88. Ibrühïnl !\laonad, Bibliographie des auleurs libanais de 1a1l9lW .française,
Beyrouth, 1949,11.315,310, :319. (3) ParOli ses éditions: (rV~ ~ 'A",) "~J) JAl ~-~ - ( t'"
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(-t) Cf. supl'a p. 58 ct G. B5z, L'Illlpl'illlcrie Saint GCOl'gcs, in /rnpressions, lB46 pp. 28-29.
J
L'Ii\1PHIMEHIE AU LIBAN
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porla ce non1 sur certaines de ses publications, passa à der vers la lin: du siècle.
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I-J a cri se de 1885, d II re po 11 rIe s i nl pri III e rie s éd il a Il t des 1ivres' n'enlpècha pas la fondalion d'inlprinlel"ies COnll11erciales. C:ertaines,colunle celle de (ieorges lVlacr établie ell1885, ne durèrent pas longtenlpS, Blais d'autres, COlll111e l'Ilnpriillel'ie al flalnlllyat de (Id Gédéon (18(i8), l'Ilnpri111erie al J{ullyat de ti\bdel Qader (Itani, l'I111jJrilnerie pl {(jlfll{r(] (18B5) de Ynse·ph Ci-annüm 1'[1bet, p·ersistèrcllt tard dans le prenlicr tiers du XX e siècle; quelques-unes sont prospères de nos jours.
1)1~ '1 noo
il 1 nos (1).
***
l~arnli les inlprinleries qui doublèrent 1900, quelques-unes ne survécurent pas à la seconde décade du siècle. I~'Ilnprin1erie al (UI1111rnyat al !(alülz1cyal, qui avait assnré de 1880 il 1899 l'é~ dilion du journal al l11i~·brl~1. cl qui ponr cette raison avnil par~ fois porté le non1 d'.llllj)rilnerie al Jl;li~ba~l, con tinna à servir j llSqu'à la lllort de i\Igr Yüseph Debs (1907) (2). L/11111Jrilnerie Beyr () llllz S 11 ivit 1e s 11 u ct ua t i 0 11 S d II j 0 u r Il al do Il tell e por lai tIc Il () III et cessa d'exister avec lui en juillet 1909(~~); elle n'édila presque· pas d"ouvrages depuis 1000. L'!nlprinlcrie (:atholique, l'Illlprilllerie Américaine, les inlpri-. nleries Syrienue, ull\dabyat, al (Ilnlyat, al l\düb, all~a\vfl'ed, contin nèren t .à aeconlplïr leur 111 ission cultu l'elle en mulli pliant les
(1)
Nous devons heaucoup des renseignclnents contenus dans ce paragraphe et
le suivant à l'ohligeance de ~-1r le viColnte Ph. de l'arrazi et de MN1. G-. Buz et J. Sfeïr. Qu'ils veuille"nl trouver ici l'expression de notre gratitude. (2) ]~ditiolls de celte irnprilneric depuis 1900 :
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Ph. de 'l'arrfizi, flis/oire. du JouJ'nalislne~ II, pp. 38, 119-120.
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74
NASHALLAI-I
.J.
éditions en langue arabe, fr~nçHise et anglaise (1); sur ses éditions de langue frallçaise, al i\dabya t porte le non1 d'lllljJrinlerie des IJelLes-Lellres (2). (:ette dernière avait eu à su,pporter une forte C0111111otÎon qui faillit Illettre fin à son existence: Uil j ncendie ( 17 seplenlbre 1895) dévora lout ce qu'elle contenait. I...'énergie de S011 propriétaire releva les ruines. En 1 90~, 25 e anniversaire (1) Nous ne Inent.ionnons pas les publications des deux prelnièl'cs inlprinleries : elles sont très nOlnbreuses, d'autant plus qu'elles sont consignées dans les catalogues publiés par ces deux nlaisons d'édition. Nous donnons une liste des principales productions des autres: /ll1pJ'lrnel'ie al A.dabgal' :
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• ('\. ~, ~ t ~ • V ) l,à; l .. J • J ,,:~J\ '-~ ..J Nous Olnettons dans cetle liste plusieurs ouvrages scolaires. L' Irnprilllcrie al
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édita: ~J
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" ~1:1~\ Jl~ .. '.J' J.~'.) - (r· ~ w'.Jl~ -i.... .J~ ~"}\J • ~J'~H .. ~)\~ Certaines de ses publication~ portent 1111priJncrie Yflseph • ( ,'\.. ~ 'C\. t ) (~\
Sader. 1.,'!lllpriInel'ie al PCllva'cd s'occupa de l'édition des livres liturgiques de l'Église Inelkite, le Pentécostarioll ( 1900), l' bpisioliel' ( 1900), le 7"riodioll ( 1903 ), l'Évangéliaire ( 1908) et de quelques ouvl~ages de son fondateur.
(2) Cf. le nom de ces ouvrages' in 1Jibliogl'aphie des aulellrs libanais, 11S. 230, 229, 262, 168, 23, 317, 318; pour ceux édités pal' Al Fa,va'ed, cf. nO GO, 61.
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L'IMPfiIMERIE AU LIBAN
I·de la fondation de son journal, Lison al f-{al, ~~Ialïl Sarl<Js renler"cia ses 110nlbreux anlis venus lui présenter leurs félicitatiolls et ·leur déclara qu'en (iix huit ans l'inlprinlerie avait édité 650 nuIII é