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la: ou mwpoq>La:, employé dans les comptes de l'Érechtheion l, Û1t"WpOq>La: se retrouve dans les comptes du Temple d'Asclépios à Épidaure!, dans un décret hellénistique de Cymé (dans ces deux cas sous la forme ù1t"wpuq>la:)3, une inscription de Lydie4, et dans la littérature~. Dans l'inscription d'Épidaure, on oppose le 'plafond., TOt... ôpOq>Ot... TOt... ù1t"É...epee, à la .charpente., Ù1t"WPUq>LIX, el dans le décret de Cymé, c'est aussi le sens de .charpente. qui s'impose (le «toilt proprement dit, ôpo
la: ou È1t"wp0'fllc:;, les mentions déliennes ne donnent pas d'indication, c'est le contexte des comptes de l'Érechtheion qui suggére le sens de ,charpente de comble. 8 • Il est donc justifié de dire qU'È1t"Wpo
llX sont employés avec la même signification: ce qui n'est illogique qu'en apparence, pour nos esprits modernes, car ôp0'fl~ pouvant signifier tantôt le 'plafond f, tantôt le «toit f, la charpente se trouvera toujours, selon le cas, en dessous (Ù1t"-) ou au-dessus (m~) de l'un ou de l'autre Il, Celle synonymie a priori curieuse trahit aussi une caractéristique souvent méconnue de l'architecture grecque: c'est la coutume de laisser la charpente visible, non cachée par un plafond. Dans les temples, le plafond ne se rencontre en principe que sur les galeries du péristyle, le pronaos et l'opisthodome, où les caissons contribuent a l'esthétique. On peut alors considérer que les termes mwpoq>Lç et û1t"wp0'fllcr. visent autant que possible à distinguer la charpente de l'ôpo'fl~ - plafond. Tp
Èpyo.~o.... u~;
ÈPYUC7lU : voir ipyov
alelier: 104-8, B, J. lO-11 : au milieu du IVe siècle av. J.-C., dans un étal de locations, Èpy}Xcr[-riJ]p{r.cr. ? & ft.. 'A1t"]O[}.P.w...lou; 199, D, 1. 37: en 274 av. J,-C" [T]oÜ ÈpYG!.aTIJp!ou?; 362, B, 1. 9: hypothèque sur la maison de Polybos, au bord de la mer, et sur l'ergaslerion ; 396, A,
(1) TG 1", 474, 1. 81 ; Ti( i:7tO"""'~~ .. ."or.!m
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i:pyUCJ1"1jPIOY
1. 46 : en 194 av. J .-C., hypot.hèque sur l'ergaslerion et. la maison sur les Rochers; 406, B, 1. 3 : Till ohdQI.I o",Jv 'I"(-;'n 'Ttpoa6]vn ipyocaTIlp!w~, 1. 10 : bd TW~ iprrOCO"TIlptM W~ Y&~TOVtUt:[~ otxtoc ?]; 460, s, 1. 38 : - [t'Ttl 'l"W]1 ipyocaTIl[p!w~; 1416, B l, 1. 12 : au milieu du Ile siècle av. J.-C., on spècifie que les locat.aires doivent. remplacer les tuiles des ergasleria, 1. 13 : vernissage à la poix de divers bâtiments loués, dont des ergasteria, 1. 20-21 : le mur des maisons et des ergasieria, 1. 53 : suite des clauses de locations des maisons, des ergasteria et des terrains, 1. 64 : Èpyoca'l""f)ploc Mo xa.i ,,!X ù7t[6y&~a.?, 1. 87-88: location de npya.aTIjpwv '1"0 'Ttpo.r; 'l"WL ... , 1. 97 (et 101): location d'un autre ergasterion, B Il, 1. 36: location de l'ergasLerion près du Poulydamas; 1417, B Il, 1. 142: location de l'ergasierion '1"0 E;(6ILEVOV TOÜ ~waIÀdo1J, 1. 152 et 156 : location d'un ergaslerion, C, 1. 31-32 : location du 'l"6'Ttoc:; près de l'ergaslerion de Kaibon, 1. 77 : le mur mitoyen des ergasleria des Théandridai; 1419,1. 4 : dans un contrat de prêts hypothécaires, 'l"WV Èpya.a'fT)plwv (lacune). Définition.
Comme Apollon possède plusieurs èpYMTIjpta., les comptes des hiéropes et. surtout les listes de location données dans 1416, B l, permettent de préciser le sens de ce mot. L'ipya.ariJpwv diffère en principe de l'o!xoc:;, l'olx!a., et l'orxYJlLoc; il ne concerne pas les entrepôts du port, tout en pouvant s'élever en bord de mer (362, B, 1. 9). Alors qu'à Athènes Eschine parle des tergasleria situés le long des rue5t', à Délos ce n'est pas nécessairement le cas: ce local peut aussi être situé en dehors ou à la lisière de la ville, comme celui qui dépend de la maison bd nt'l"pOCtr; (396, A, 1. 46), probablement un amas de granit (?). L'èpYIXGTIjptov semble être le plus souvent attenant à un autre local, en principe une unité d'habitation, olx!lX, alors nommée en premier (406, B, 1. 3 ct 10; 1417, B Il, 1. 142; ct l'expression ÈpYlXa'l""f)pto\l '1"0 'Ttp6r; ...); dans un cas (396, A, 1. 46), c'est même lui qui est cité avant l'habitation, peut-être pour signifier qu'il constitue l'élément principal de l'ensemble; ce rapprochement èpYlXaTIjptov - olx!a. est confirmé par les fouilles!. Les textes dé liens ne précisent pas la taille de ce local, mais ils suggèrent à quel niveau il était situé; comme dans le passage déjà cité d'Eschine, c'était sans doute au rez-dechaussée 3 , d'après un détail du contrat de location 1416, B l, 1. 64, qu'il convient de corriger légèrement, car on y parle d'!pYIXGTIjptlX xlXl T!X Ü7t[6YEIIX : la restitution surprend, puisque nos inscriptions emploient seulement xa.TclYEwc:; pour un local «souterrain •. Ne faut-il pas restituer de préférence ù7t[epwllX, il les pièces à l'étage., qui pouvaient servir d'habitation pour l'artisan ou pour ses esclaves·, à moins d'être louées à partS? A côté des ateliers dépendant d'une maison, on en trouve appartenant à un sanctuaire, comme l'tpYlXa'l""f)plo\l du Poulydamas~. Il peut néanmoins s'agir d'un bâtiment qui semble indépendant, et qui est suffisamment connu pour être un repère topographique: ainsi pour l'atelier de Kaibon, 1417, C, 1. 31-32. Et si la restitution de 104-8, B, 1. 10-11, est exacte, il est permis de louer un groupe d'ateliers, ce que confirme l'existence des «ateliers de céramique qui appartenaient à EuphantoH, [TOC] XEplX~Eîoc & 11\1 Eù
(1) Contre Timorque, 124 : ~wv hrl b30~ l:P'Ya.(lTljplwv. (2) EAD VIII, l, p. 215: .partout où nous croyons pou \loir signaler un atelier, c'est dans une habilalion que nous le trouvons inslallh. (3) Qn comparera une inscriplion d'Aphrodisias: AfA MA VIII, 498, 1.13: GtXGç... al '\"oiçna.p'a.ù-rov l:pya.(lTljp(!G\ç] 8,crrtyGI.Ç 8Û<1IV, .le bâtiment... et le long de celui-ci les ateliers sur deux niveaux, li l'Ouest.. (4) Ceux-ci sont considérh comme faisant partie de l'al.<:lier, ainsi que paraissent le montrer deux inscriptions attiques, /G Il', 2747 et 2748 : 6poç l:P'Ya..."lp1ou xa.l &..3pa.nGllwv na<pa.fd\'Wv btl. ),""••. (5) Voir nos rubriques Ka.~&Y.l.Oç el ùncpwlov, infra. (6) Cf. aussi /GR l, 1101 (Kôm-el-Gizeh) : [t)cpov 'A'Ppo8Iowv xa.ll:py
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ergasfl!ria étaient des dépôts pour matériaux de construction, voire des ateliers provisoires de
chantier: c'est en eHelle sens du mot dans les comptes d'Épidaure et certaines inscriptions de l'Acropole d'Athènes 8 , cependant que notre Kaibon est un entrepreneur', et que la propriété dite b'd nhpcuç, nantie d'un è:pylXo"'ri]p~OV (396, A, 1. 46), pourrait bien avoir un rapport avec des carrières.
Remarques sur la fréquence du mot. Les mentions d'è:pYIXO"'ri]ptOV dans les inscriptions dCliennes peuvent paraître reH'IlivemenL peu nombreuses. Il esL vrai qU'l;lles sonL souvenL remplacées par le banal à:v8pwv sous l'Indépen+ dance, el, aux époques aLhéniennes, par un t.erme donnanL la desLinat.ion exade de J'aLelier : aux ateliers de céramique ajout.ons celui. de foulon~, YVIX
(8) Voir les rHérences données par MAfITI1'i, Manuel, p. 172. C'est aussi le principal sens retenu par ORLA1'iIlOSTRAVI.OS, Luikon. (9) Dans 287, A, 1. 118, il fournit du bois. (10) Voir la rubrique j\'
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Ëpyov,
Ipyov
Ta
(ÉpyQto.. u~; Èpyualu, i) Épyov (souvent au pl. lpyoc, T6.) 1 : - travail architectural, construction: 104·4, aA, 1. 9, II, 12 : au milieu du IVe siècle av. J.-C., dans un cahier des charges, /) !J.wOwO"6.!J.e:vor; TO lpyov ; 150, B, 1. 8 : &:.voc[y ]p6.<}oc~ T~r; O"I.lyypoclf'~r; TWV Ëpyw[v], 1. 10 : xoct T&.8E &ÀÀoc Ëpyoc t~i8o!J.e:( v] (même formule : 158, A, 1. 54; 203, A, l. 79-80; 287, A, 1. 89); 161, A, 1. 46, 51 ; en 279 av. J.-C., fournir tout ce qu'il faut e:t.:; T~ Ëpyoc, 1. 48, 53 : payement pour ceux qui ont fait TI% ~!J.tO"1J TWV Ëpywv, 1. 54, 60, 61, 64, 81: payement auvnHaocat ôi: TO Ëpyov (mème formule: 169,1. 8; 199, A, 1. 80, 82, 88, 94, 98, 106; 287, A, L 96-97; 290, 1. 163); 163, A, 1. 26: dr; TI% v7t'6Àomoc Ëpyoc TOÛ 6E6.TPOU, Bg, 1. 14 ayant pris en adjudication TO lp[yov ; 165, L 2 : ayant terminé TI% tv4tlf'Omoc TWV lpywv; 199, D, L 41 : xocl TO Ëpyov &VE!J.~aOWO"OC!J.EV; 203, A, 1. 84, 86, 87, 93, 94 : en 269 av. J .-C., payement auvrEÀe:aoc!J.ÉvM ôÈ Tà ~!J.t
- lravailler (en architecture), construire: 507, 1. 6 : vers 250 av. J.-C., dans un devis pour un édifice indéterminé, tpyocO"iXa{Ow 8i: TO lpyov], 1. 13 : ÈpyocCl!:aOwaocv ôi: 7t'iiaocv ~!J.l!:pa.[v], 1. 15 : e:t&v ôi: !J.~ tpyiXCllTOC~ Xoc[T]& T&-. ye:YPoc!J.!J.tvoc. - travailler, façonner (une pierre ou une poutre; stade final avant la pose) : 144, A, 1. 100 : &.yocy6v't"t xocl Èpyocaoc!J.Évw~; 156, A, 1. 71 : peu avant 282 av. J .-C., Èpyocaoc!J.Évotr; [-r1jv] 6po[lf'1)v; 161, A, 1. 51 : dans le Porinos naos, -r1jv 01tWp0lf'tocv tpya.aocaOoct xocl bnOûvoc~ (même formule: 163, A, 1. 18; 290, 1. 171),1. 71 : pour Nikon et son fils Èpyocaoc!J.é:VQ~':; hl TOÛ xtOVor; ~!J.Épocr; 860,1. 80 : dans le Temple d'Asclépios, pour celui qui a pris en adjudication TOC':; 'l'tocpocE't"Œocr; tpya.o"oco"Ooc~ ; 203, A, 1. 45 : en 269 av. J .~C., tpyocaoc!J.Évw~ &.VTt6Tj(!J.)OC t'l'tt T&-.':; 'l'tuÀOC.:;; 287, A, 1. 51 : ipyocaoc!J.ÉVQ~':; XOCL &.'(ocyoûa~v; 290, 1. 169 : pour le Temple de Déméter, Èpyocaoc!J.tVWt XOCt OtvTt; 297, A, 1. II et 13 : (lacune) - TO ~!J.uau xoct ipyoxaoc[!J.]é:v[M]; 366, A, 1. 8, 10, 12, 45 : dans la Salle hypostyle, ipya.aocaOoc~ XOXt tmOâvoct T&-. Èma-ruÀtoc XOCt TOÙ':; Boxou.:;; 372, A, 1. 114 : en 200 av. J .-C., pour des socles, TOt.:; &:ve:véyxoca~ XOCL Èpyoxaoc!J.ÉvM, 1. 142 : dans l'Ekklésiastérion, ÈpyiXaoca6oc~ XOCt Ott'VOCt a-ruÀoMTYJv; 505, 1. 2 : dans un devis pour le théâtre, ipyiXae:TOCt O&-.XO\).:;. ÈPYUOla: façonnage, lravail de préparation (avant la pose): 287, A, 1. 94: en 250 av. J.-C., ipyocatoc de la partie supérieure du théâtre; 365, 1. 24 : pour la Salle hypostyle, Èp'(ocatoc des chapiteaux, 1. 36 : tpyocaLox des dalles de stylobate; 384, B, 1. 31 : XOCt Èp'(ocatoc (lacune); 502, A, 1. 22 : vers 297 av. J .-C., dans une adjudication, dokimasia de aU!J.'l'tpaocv -r1jv ÈpyocaLocv; 504, B, 1. 2 (lacune); 505,1. 1 (restitué); 507,1. 9: dans un devis, !J.tÀTOÀO'(WV ['l'tiiaocv 1"1])'01 Èp'(ocatocv XOCL ~é:wv.
Lorsque les comptes des hiéropes abordent le chapitre des payements pour travaux de construction, revient constamment le mot lp'(ov, au singulier ou au pluriel. Dans ce cas, il est question est du • travail. architectural dans son ensemble: conformément aux différents contrats, les hiéropes, avant de procéder aux payements fractionnés, s'assurent que la • moitié du travail. a été faite, puis le Heslct, el enfin que le travail a bien été tlerminé. (O"I.lvre:Àtw).
(1) L'extrême fréquence du mot à Délos nous
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obligée à fuire un choix.
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Dans certains cas, le mot fp'Y0v peut même se traduire directement par _construction.: ainsi lorsqu'on déclare qu'un artisan a .entrepris â forfait., (y.t.066<.JJ1«~), ou _pris en adjudication. (ipyoÀll6tw) .0 (Prov. Mais il ne semble pas qu'fpyo\/ puisse avoir à Délos le sens propre de _bâtiment., largement attestê â l'époque impériale, par exemple en Asie Mineure'. En revanche, il arrive que l'fpyo\/ soit précisêment le _chantiert oû se fait le travail (290, 1. 181). De la même famille, le verbe ipyâ.1;:oy.«~ désigne au départ la même opération: • faire le travail de conslrucLion., comme il apparait clairement dans 507,1. 13, 15. Mais l'examen des autres attestations' montre que ce verbe s'applique le plus souvent à un certain stade de la construction, celui du travail préparatoire ou façonnage des blocs, après le transport depuis la carrière et juste avant la pose, d'après la formule globale !P'Yâ.a«aO«~ x«1 (tr't\)lk!\/on, fréquente dans les adjudical.ions·. Au lieu de pierres il peut aussi être quesl.ion de bois, comme dans 366, A, 1. 8, el. probablement 290,1. 169. On comparera l'inscripl.ion relative au Prostoon de Philon à Éleusis, ou il est demandé de ,travailler l.rois chapiteaux l, bdxp«vlX ipy&.alXcrOlXt TpUx (JG 1Il, 1666, 1. 89). Mais à Didymes, on disl.ingue les pièces qui demandenl. une sculpture, un modelage : chapil.eaux, moulures (le verbe esl. alors X«TIX'YÀÛIf,l(Al), de celles qui sont plates et lisses, auxquelles on esl.ime que convient le verbe ipy6:1;:0lLlXt'. Toujours en dehors de Délos, les inscriptions sont parfois plus précises et ajoutent un préfixe, pour signifier quelle partie de l'Ep'Y0v est en cause: on peut reneontrer èÇcP'Y&.1;:O!!IX~, • accomplir la phase finale du travail architedural.', ou même à.'It'I:P'Y6:1;:O!!IX~, _enlever 1'&.'lt'CP'Y0V1 (= la gaine qui protège pendanl. le transport). 'EpyilCoy..r.u est alors l'équivalent de • faire l'ip'YIXaLa.,. Comme le verbe dont il est dérivé à l'aide de l'abondant suffixe -aUx, ce substantif se retrouve dans un grand nombre d'inscriptions architecturales 1 : - lG P,474 Il,1. 155 (Érechtheion): hey.U:pyov W; 41a.ç !py«crl«.;, _la moitié du travail preparatoire de lissage., - lG IV·, l, 102, 1. 8, 22, 36, 42 (Épidaure) : ÈP'YlXaLa. de différentes parties du bAtiment, - lG VII, 3073, 1. 92,96, 160 (Trézène): ip'YlXaL2. XII:! aUv8wlÇ, _le travail préparatoire et l'assemblage., - Didyma Il, nO 41, 1. 33 : Ècpyll.aL2.c; a!pov3uM.Jv, .Ie travail préparatoire des tambours •. Le contexte dans lequel le mot ipylXaL2. est employé montre qu'il désigne la phase ultime de la taille des blocs, lesquels sont arrivés dégrossis de la carrière et vont maintenant être préparés sur le chantier, en vue de la 'pose" O~a~c;, ou de .l'assemblage., au....e~at.Ç. Il signifie que les dimensions des pierres sonl établies, que les faces de joints latérales el le lit de pose sont dressés avec leurs cadres d'anathyrose (mais le lit d'attenl.e, avec son cadre, est souvent taillé après la mise en place de toute l'assise, pour plus de précision 8), que les cuvettes des crampons et des goujons sont creusées. Le devis 507 est relativement clair il ce sujet: c'est seulement après l'i:P'YlXa(1X et la pose qu'interviennent le dressage au rouge et le ravalement définitif, pour lequel on utilisera le niveau et la règle, afin d'arriver il l'horizontale, avec des angles parfaits. Les
~) Phl$ieul't exemples donnès par L. AOBRflT, lJotummb de "A.ie mineul't muidionale (1966), p. 61-63, 64, et surtout lIelleniw IV, p. 12 o. 1. Voir aussi Bull. #.p. 46-47, 42, et A. 8EflI'
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comptes de l'f:rechtheion donnent à ce lout dernier stade le nom d'htLpYŒO'LŒ, avec le verbe htt:py&.~0f.llX~ '. L'ergasia représente donc un gros travail, qui demande du temps, surlout lorsqu'elle concerne des colonnes ou des éléments moulurés. Dans le cas de la Salle hypostyle, l'ergasia des ch3pite3uX est donc adjugée avant 13 krépis et avant celle du stylob3te, avant même le creusement des tr3nchées pour les colonnes et l'érection de celles-ci (365, 1. 24 sq.). Il est vrai qu'en principe, il ne doit guère être nécessaire de rectifier la sculpture des chapiteaux après la pose, alors que les cannelures des colonnes ne sont creusées qu'une fois tous les tambours superposés. On voit que le terme est plus précis el concret que le simple tpYO\l. Bien que l'ergasia nécessite encore, dans la majorité des cas, quelques coups de ciseaux complémentaires, sans oublier le polissage, elle représentlLtout de même le stade le plus important du travail, celui qui permet de juger de l'aspect délinitif de la construction: c'est pourquoi elle est suivie de la .vérilicationt, 80)ttf.llXO'tlX, par l'architecte et les épistales (502, A, 1. 22).
f:aTlUTOPIOV, TO
salle de banquet: 139,1. 12: le toit de l'hestiatorion; 144, A, 1. 68 : en 304 (?) av. J.-C., des tuiles pour l'hestiatorion de l'Asclépieion, 1. 70 : 1tŒPŒlW\lulO'Œ\lTL [T](O}v TOt'X,O\l "Coi) ~G'tLŒTOp(OU ... &:Àdo.jllX\I"'n '1'0 ~O'T\.O'.T6p~o", 1. 101 : tO'T~a.TOplou xcd 1tpUTa....[Û]OU; 154, A, 1.4: en 279 av. J.-C., badigeonnage à la poix des portes et des fenêtres des heslialoria; 161, A, J. 98 : en 279 av. J.-C., dans le Dioskourion, réparer les portes de l'hestiatorion, 1. 114 : rendre étanche le loit. de l'hestiatorion dans la Nésos; 163, A, J. 34 : le mur de l'hestîatorion du Kynthion, J. 41 : réparer Tà: 'd:Y"fJ -roi) tO'T~lXTOptOU; 165, J. 43 : dans l' Asclépieion ?, "Coü i:O'T~1X ?}toptou 1tOtplXxo,,~.xO'Ot}rn ; 219, A, 1. 18 (complété par J. TRÉHEUX, REG 1986, p. 298) vers 272 av. J.-C., mïTI)pLO\l hd 1'0 tO"'t[LlXT6pL]O\l?; 1030, 1. 5 (complété par SOIWl.OWSKI, l..SCG Suppt., nO 51) : règlement très lacunaire concernant les hestiataria.
Définition et illustration. 'EO'T(IX, ~ le foyer de la maison t, a donné naissance à ~o"n.xw, -recevoir à son foyen, dont est dérivé le nom d'agent É(rnilTwp, .l'hôte qui offre un banqueh, et c'est ce dernier mot qui est à l'origine d'ÉO'TLIXT6p~o", .Ia salle de b3nquelt 1 . Les inscriptions de Délos nomment précisément au moins cinq hestialoria : à l'Asclépieion, au Prytanée, au Dioskourion, dans l'Artémision de la Nésos, au Kynthion. Leur fonction de salles de banquets publics peut être confirmée par la mention éventuelle de tables et de lits que l'on répare (144, A, 1. 65-66, 71), et par la présence de fenêtres (154, A, 1. 4). Pour le reste, aucune précision n'est donnée quant il. leur aménagement: tout au plus peut-on supposer que ces hestia/aria ont chacun une couverture en tuilesdonc à double pente - , comme celle de l'Asclépieion, étant donné la fréquence avec laquelle il
(9) Cf. II. L.. TTRR ...... NN .• 'E".p,a~.a6"" und VerwH"dte~ •. AM 34 (1909), p. 363-368. (1) D'après CH"NTIl"INR, f)icliOn/tairt ~lymQIQgiqut.
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est question de faire ou refaire le toit de l'édifice. A l'exception des salles du Prytanée et du Kynthion, les édifices ainsi mentionnés sont loin d'être bien connus, l'emplacement de l'hestialorion de la Nésos est même lout à fait inconnu. Pour cc qui est du Dioskourion, G. Roux 2 voit dans le premier état du • lem pIe A t un hestiatorion à eschara, de plan barlong, avec des tables citées dans 144, A; quant à l'hestiatorion de l'Asclépieion, ce serait le péristyle Sud, d'après une proposition de RoI. Étienne, qui s'oppose par là à G. Roux 3. A priori, le nombre peu élevé d'heslialoria signalés dans l'épigraphie délienne peut sur~ prendre; de fait, il doit être confronté avec les données des fouilles, qui ont mis au jour des salles de banquets assez nombreuses, comme il est normal dans un sanctuaire accueî11ant quantité de gens de passage. Cette situation n'est pas sans poser des problèmes, et un règlement mal conservé (1030) traite de la conduite à lcnir dans les bâtiments du sanctuaire, les heslialoria, ct, semble-t-il, les dortoirs ou hôtelleries. Mais quelle forme avaient exactement ces édifices édifiés aux frais de la cité, puis de particuliers, au départ pour sacrifier à l'antique coutume religieuse de la consommation des victimes? On sait ( qu'ils présenlcnt des caractères spécifiques (mais non obligatoires) pourvues d'une porte désaxce pour tenir compte de la place d'un lit, ou encore précédées d'un portique, les salles de banquets ont un sol lavable pour évacuer les déchets, et lorsqu'elles ne sont pas meublces de lits-ban quelles en pierre, un petit socle court le long des murs, pour protéger les pieds des lits en bois de l'humidité!'. C'est ainsi que le pseudo-Thesmophorion de Vallois (= GD 48) devrait être, selon une hypothése de G. Roux 8 , généralement bien accueillie, .1'Hestiatorion des I<éienst vu par Hérodote': pour .des raisons de chronologie, de topographie de typologie. (le plan convient pour l'installation de lits face à un prostoon, el il exisle un exutoire pour l'eau).
Les synonymes d'hestiatorion. Dans ces conditions, plusieurs piéces du Sanctuaire syrien, dites ÈE)8poc dans les inscriptions, sont effectivement des salles de banqueLs8, ct il en va de même pour d'autres dénommées oikos : par exemple à l'Hérakleion, ou nu Kynthion, avec les oikoi de Zeus et d'Athéna, dont le premier.est auparavant (163, A, 1. 34) dit hestiatorion'. Il y avait en outre au Kynthion un IJ.l1y~ptO'l, c'est-à-dire une cuisine pour les banquets rituels 10. L'heslîatorion du Prytanée, men-
(2) • Problèmes délienst, BOf 105 (1981), p. 41-55. Discussion par Ph. BRUNEAU, GD, p. 259-200. (3) RoI. f:TIENNIl-J.·P. Bn"UN, Téflos 1 (1986), p. 168-169. n. 354. (4) Voir Er. WILL, t Banquel,.$ et salles de bllnquel,.$ dans les culles de la Grèce et de l'Empire romaint, Mélufl9t8 P. Gollarl (1976), p. 353-362; M. S. GOI.llSTEIN, The Se/ling of Ihe Rilual Meal in Greek Sancluaries : 6OO.J(j{) B.C. (1978); Ch. BÔIIKER, FeslfJankell und griechi.dle Archifeklur. X enia 4 (1984); brève synthèse récente par f:TrENN~:-BR"UN, a. C., p. 165-170, à partir des hcslia/oriu de TéllOS mentionnèsdnns STR"IWN (X, 5). Enfin, P. SCHMITT-PANTE'. a soutellU en 1987 à Lyon Il Ulle thèse d'éUil intilulée /.0 cilé au banquel (non vidi). (5) D'autres traits peuvent encore se rencontrer, comme la présence d'un foyer ou de fenêtres: 1I10nl que I"ac· cumulation de ces indices dans un même b~timent .signet pour ainsi di1"(l la salle de ba'Hluet, on n'en dira pas aulant de I"existence d'un seul de ces caraclères. Le plan barlong ou carré est fréquent dans les Cyclades, et le portique à chambres est venu d'Attique, le Péloponnèse pre/érant la cour péristyle, mais RoI. ~TIENNE et J.-P. BR"UN, Q. C., p. 169, 1"(llèvcnt justement que les pistes sont brouillées par les échanges qui ont eu lieu d'une région il l'autre. (6) G. Roux, .Salles de banquets il Délos., Ê/. déliennes, BOf Suppl. 1 (1973), Il. 525-5&4. (7) IV, 34-35. Dans le GD, Ph. Bruneau et J. Ducal. veulent bien accellter de voir dans ce bâtiment un hestialorion, mais pas forcément celui des Kéiens. Certes, on pourrait penser que l'appareil très parliculier des mUni, qui se 1"(llrouve précisément à I{éa, va en faveur de cette hypothése (ÉTIENNE-Bn"uN, o. C., p. 168 n. 353), mais cet appareil à pilcUes (pi. XVIII, (3), qui est relativement bien connu en Attique dès le v' siècle, ne semble pa~ caractéristique de celle 7.one des Cyclades; voir W. MOI.I.ER-WIENER, Griuhisches Bauwesm in dtr A nlike (1988), p. 72 (. Leitermauerwerkt). (8) Voir "otre rubrique U;c3plX. supra. ('i)) Pour de~ délails. voir nolre rubrique oIxo~, infra. (10) Voir 1" rubrique "'''·Y'I,io~. "tfra.
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tionné comme tel en 144, A, l, 101, sera peut-être dit &'PXELO\l dans les inventaires postérieurs de l'époque athénienne, à la suite d'un changement de destination des réduits au fond de la salle Il, Enfin, il est bien possible la Salle hypostyle, dénommée Stoa du Posideion, ait été à l'occasion une salle de banquet, pour la réunion annuelle des Poseideia 12. La faible fréquence du mot ÉGTtŒ:t"6pLO\I dans les inscriptions dêliennes (il est notable qu'on ne le trouve pas dans les textes d'époque athénienne, mais uniquement sous l'Indépendance), par rapport aux nombreux bâtiments du site que l'on pourrait qualifier de ce nom, s'explique donc par l'existence de plusieurs autres tel'mes désignant la salle de banquet. Pour être celui qui a survécu en grec moderne 13, et dans la langue archéologique lorsque des salles de banquets sont en cause, le mot hestiatorion n'a pas joui d'une grande faveur en grec ancien il est admis que le plus ancien exemple connu se rencontre dans une inscription de Sicyone, de la fin du Vie siècle début du v e siècle 14, mais en gagnant l'époque romaine les Anciens auront tendance à lui préférer, outre le classique o!xoç, les termes Èl;t8poc, TpLXl.WO\l (ou une autre division numérique) et 8tt1t\ltG-djptO\l I~.
Èo"Xa.pa.; ÈO"Xa.pUhov; Èo"Xa.plOV; ÈO"Xa.pl'i; ÈO"Xa.pWv
voir IlwlJ-o'i
euthynléria, assise de réglage: 163, B, l. 17 : en 276 av. J.-C., t]ù6uV'r7lptoc T1jç(lacune); 165,1. 31 dans le Temple d'Asclépios, des pierres pour rij'l tù6u'l'n)p(Il\l 'l'OÜ ~1JÀ6.J[J.Il'l'Oç; 507 bis, 1. 18, 19 : en 248 av. J.-C., dans un devis pour l'Asclépieion. Cette assise, qui forme transition entre les fondations et le mur (ou, selon le cas, le départ du mur), et marque par conséquent le niveau du sol, est nommée dans de nombreuses inscriptions architecturales, en général plus explicites que les brèves attestations déliennes, Le rôle de l'euthyntéria est bien défini: H'est l'assise sur laquelle s'opère, à la régie ou au niveau de maçon, le nivellement qui établit l'assiette de l'édifice ~ l, C'est une des particularités de la construction grecque, et à partir de l'époque classique il est exceptionnel qu'elle fasse défaut 2. Dans la pratique, ce peut être une assise reposant directement sur le rocher 3, ou située entre les fondations ct la krépis, comme il Éleusis 4, la plinthe ou le socle des murs, eomme il
(Il) Voir notre rubrique 1t?U"tŒ~4;:"~, infra. (12) BnUNE"'u, CUllt3, p. '264. (13) 1\I:'ls HU sens de
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Didymes' ou à Delphes' el à l'Arsenal du Pirée 1 , el même le slylobale propremenl dil, au· dessus d'une umu6u"""lP!a., à Livadie '. Elle se distingue des fondations par l'emploi d'une pierre diHérente, plus dense, et par le fail que ses dalles sont liées par des scellements horizontaux et des goujons: comme on peut le voir dans le Temple d'Apollon à Délos, elle forme autour de l'édifice une grille solide qui doit permellre l'implantation des parties supérieures, sous lesquelles elle est en légére saillie (pl. VIII, 25).
tEÛYO~
: voir
.EpcLf&l~
de Mie, principul : 500, A, 1. 30 : en 297 av. J.-C., dans le devÎS du Temple d'Asclépios, bn-rl6t«; llYtll)o"Louo:; Ilt.. Ilto"ou Ilijxoç TtTp«7tOM.Ç.
Dans ce devis, il esl demandé, au moment de l'installation des frontons, de • poser sur les corniches avanl et arrière les blocs de lête au centre l, c'est-à-dire les orthostates du milieu, les plus hauts, qui seront suivis des • blocs d'anglet (xtpxl3ux(ouç, restitué l. 31), d'une longueur supérieure aux premiers. C'eslla technique habiluelle pour la pose des fronlons, quel que soit le nombre lotal d'ol'lhostates employés!. La forme YjYI!:1l0VlOO:; (I..Wo.; étant sous-entendu) est une particularité délienne, au lieu du substantif Yjytll~.l\I ou 6:YtIlW"', qui se renconlre normalement en Attique ou à Êpidaure lorsqu'on veut qualifier des tuiles d'égout! (celles qui sont mises en place les premières, qui, guident.-
(5) Où cib~.P<"'iO( ().l&ç) est une pielT'l'J de la plinthe du mur: lJidyma 1l, nO 39. 1. Il. (6) ROUIOUF:T, CI/) Il, 0° 56 1 R.I. 81 : cl< ri> "Fr~ ~ ~l ri> ~'Nl~ Til; c~~, _pour la barriêre autour de la moulure de l'euthyntéria. (c'est l'nsise mouluree toUS les orthostates du Temple d'Apollon). (ï) IG 111. 16611. 1. 16-17: lldt; ~~ 'nIi<; -rotX~. -ayant. posé l'euthyntéria pour les muru, el 1.19: bd 1'i',ç ~~ ~pcl 6p8oGTh«:;. _que l'on pose des orthos~tes ur l'euth)·ntéri•• ; voir aUSIi 1. 29 el 40-41. (8) IG VII, 3073, 1. lOf) et 111. el le commentaire de J. A. RU!'lnGMRn, Cfauico tf MtdiotfllJlio8 (19-16), p. 1-43. surtout p, 4-Î. L'~pl«esL alol1l une assise non "isible. wU$le ni\'e/lU du toi, eLclui esL entaillée pour faire place. 1'cùl7""""pla. (1) V.U••.01S, An:hil«/urt 11. 2, p. J:J9. (2) IG Il", 167"2, l. 200:1 ("oit aU$Si 1617. b. 1,303-:_15, 3O'J); fG IV", un. 1. 1. 100. et 110, ,1, 1. 11 (I\Ullf'OIlO, No/n, Il,3'?.l, tl'llduil Ilar u.nlélhu: ma;s ce rnoL désigne Illus préc;sêment h, pl8(lue qui rerme l'extrémite du
~
147-
la mise en place des autres), ou encore, au Temple d'Apollon à Delphes, des parpaings spéciaux, pour les murs du sekos ' . Le terme n'existe donc que par opposition il d'autres épilhètes, comme tiyù.a.îotO, au sens de tCouranht, ou encore XE:px~3w;îOl;, .de coin •.
T,y0IA.CU -
grille: 199, A, 1. 55; 287, A, 1. 75 : en 250 av. J .-C., on cure l'Tj61l0C; du réservoir de l' Inopos.
C'est la seule attestation architecturale connue de ce terme qui, dans les inventaires, s'applique il une .passoire. l . Il doit donc désigner, il l'entrée d'une canalisation d'adduction (dite ici ttapu(nc;), une sorte de tgrîlle. destinée il retenir les déchets l, fonction qui nécessite un n~ttoyage régulier pour éviter l'engorgement. Dans le Quartier du Théâtre, Chamonard parle seulement d'une terapaudine de plomb. pour arrêter les matières solides sur le trajet des conduites d'alimentation des citernes 3 : il la vérité, notre grille pouvait être aussi bien en terre cuite qu'en mêlai, el dans les deux cas, il n'y a ricn d'êlonnant il ce que cet accessoire banal ne soit pas parvenu jusqu'à nous. Appelait-on aussi TjOlloc; les dalles taillées il cette lin? Par exemple, il Sidé, on a percé dans une dalle de la rue une élégante rosace il six branches, formant une petite grille concave·.
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:dou,lêlededou :-pouruneporte: 144,A,1. 71; 147,A,1.4; 161,A,1.67; 165,1. 12 et 27; 199, A, 1. 21; 287, A, 1. 79; 1403, Bb l, 1. 45, 48; 1412, a, 1. 31, 36, 46; 1413, b, 1. 21; 1417, A Il,1. 9, 56, B l, 1. 145; 1423, bu Il,1. 23, Bb l, 1. 4; 1426, B Il, 1. Il,24; 1439, Ab<, 1. 45; 1442,B, 1. 33,45; 1455, 1. 9;-pourla scénedu théâtre: 199,A, 1. 91-92(274 av. J.-C.); - pour divers bàtiments ou une de leurs parties: 290, 1. 81-84 (en 246 av. J.-C., pour l'oikema du krenophylax), 159 (xylorna de l'Héracleion); 372, A, 1. 90 (en 200 av. J.-C., pour le néokorion); 1403, Bb Il, 1. 20 (pour le lryphaktos du Temple d'Agathé Tyché, nommé à plusieurs reprises); - pièces inventoriées dans des édifices: 320, B, 1. 67;, 1409, Ba Il, 1. 55.
couvre-joint d·égout). Suivant les recommandations du t. Il du Diclionnairll milhodique de GlI'iouvl:J-MAlIT1N, qui s'en tient It rUSllge des archil.etles, couvreun et charpentiel1l. j'ai udoplé l'expreuion. tuiln d'égout. 16 où les arcMologues ont coutume de dire ttuiles de rive •. (3) Cr. J .-1". BOMMKI.... KR, Bell 107 (1983), p. 210, et ROUSQUP:T, CID Il, p. 114 (mais le .ens de t ttte d·ante. ou .bloe d'angle. retenu par r~diteur est peu probable: 011 aurait alol'l y.........,o&, comme le rel~ve Roux, Amphidionie, p. 2(2). Pour 58 part, le l-uikon d'ORLANOOI-TRAVLOI.•. /I.~, consid~re a tort que le terme te rapporte toujoul1l à dn lerres cuites archiledurale-, et cite ~galemenl, en ce tens. l'exemple de Delphes. (4) Voir la rubrique ~
~>..o..
me de clou Temple d'Apollon,
È~>"l~:
- 148165,1. 12-13 et 27-28 : en 276 av, J,-C., pour les porles contre-vent du
è"(QyeWTO~: en forme de feuille d'acanthe: 1403, Ab, 1. 79; 1439, Abc l, 1. 45; 1450, A, 1. 47 (milieu du Ile siècle av. J.-C.; inventaire du Temple d'Apollon) : WPW!J.IX !x.ov ~),ouç 'lt"EPtllPYUpw-
flEVOUÇ ,xX.IXvOW"t"OVÇ,
Les nombreux clous mentionnés dans les comptes et inventaires dé liens n'offrent a priori aucun trait remarquable. Ils sont distingués des 'lt"tp6vlXt ou ,chevilles, broches. (dans 320, 8, 67, et 440, A, 1. 32), ainsi que de toutes sortes d'autres petits éléments de fixation 2, La matière n'est généralement pas précisée, mais on sait que ceux du lryphaktos du Temple d'Aga thé Tyché sont en fer, et l'on trouve aussi, plus r3rement, le bronze; dans ce cas, si des clous sont inutilisés, la valeur du métal et peut-être leur taille expliquent qu'ils soient entreposés et inventoriés. La plupart de ces clous sont destinés à des portes, ou du moins des structures en bois, comme les lits; il en va de même dans les inscriptions d'autres régions, où la mention de clous est en général liée il. des travaux de menuiserie ou d'ébénisteries. Les clous restent alors le plus souvent visibles, en guise d'ornement. Même à l'époque de l'Indépendance, où l'on distingue ~Àoç et &'fllÀ{Ç, les ~ÀOt n'étaient pas que de simples pièces de fixation pour les lattes des vantaux. Que l'on songe, par exemple, aux seules portes contre-vent du Temple d'Apollon, qui ont besoin de 432 clous, pour 288 drachmes, En tout cas, sous la domination athénienne, tous ces Yt),Ol mentionnés pour des portes sont manifestement des. têtes de clous. ornementales, Ce sens de • tête de clou. pour YtÀoç n'est d'ailleurs pas propre 3UX inventaires et aux comptes dé liens, il remonte aux poémes homériques 4, Il se développe magnifiquement il. Délos, où le 6vPWflIX du Temple d'Apollon est pourvu de soixante .têtes de clous argentées, en forme de feuille d'acanthe., c'est-à-dire qu'elles sont en bronze recouvert. d'une feuille d'argent et s'épanouissent. comme un petit bouquet d'acanthe~, Le goût des 3nciens Grecs pour ce motif ornementai est bien connu; tout~fois les fouilles, qui ont livré plusieurs types de clous décoratifs, n'ont donné aucune pièce exactement de cetle forme'. La longueur de certains clous retrouvés, pour la plupart recourbés, permet d'estimer qu'une fois la tête décorative en place, la tige de fer qui dépassait de l'autre côté de la porte était repliée dans le bois, ce qui assurait une fixation aussi complète que par un rivet, tout en préservant la tête d'un martelage excessif qui ne pouvait que l'abimer 7 • Aujourd'hui encore, quelques vieilles portes de maisons paysannes, en Grèce du Nord, présentent ce riche alignement de clous il. tige repliée, qui maintiennent solidement les lattes avant de les décorer 8 , (2) Dont le ~en8 n'e~t pas toujours bien d~ir: voir les réflexions de VALLOIS, Archileclure Il. 2, p. 452-456. (3) G. RotJx, Bell 80 (1956), Il. 508 n. 6, cite les clous de la charpente de l'Arsenal du Pirée, rie solivage du chemin de ronde sur les murs d'Athènes, la porte du Temple d'Asclépios il Épidaure •. Les clou~ dans les assises de pierre llOnt rares, (4) Voir LSJ, el OnLANI)Os-TRAVLO~, 1..eziko/l, '.11. (5) VAU,OIS, Archileclure Il, 2, p. 452, parle de.30 clous il tête el,ineuse argentée, imitant peut-être des fleurs de chardon ou d'artichaut •. (6) Voir EAD27, n""C 116: dou il tête en forme de bouclier, C 119-121 : en forme de balustre. Mais les feuillcs il bords lancêolès, du genre feuille de vigne, sont frétluenles en ~PI,lique: C 102, et même type d'objet dans H.-P. FRANCFORT, Fouilfe.d'Af Khanoum 111,2(1984), pl. XXI, nO 1 (sur celte planche, le nO 21 est un pied de meuble ell bronze figurant ulle polle de lion surmontée d'une reuille d'acanthe; même type de décor en acanthe pour un pied de table en marbre dans EAD 18, nO 137-147). Dans Ezcallalion. al Olynlhus VIII, pl. 70, n"" 5-8, et X, pl. 70·74 (p. 3'l3-329), on trouve de nombreux spécimens de t.êtes de clou en .chapeau chinois., ou simplement convexes: en outre, duns le tome VI r l, p. 258 n. 25, il est prècisé que dans les inscriptions .t.hese bosses on t.he Ileads of t.he nails ('lj/..Q() were clllled xw3û«( (lG 11 1, 1457, 1. 14: 1544, 1. 38).: le mot XÜI/lû«, .tête de pa volt, est errectivement un synonyme attitlUe d'!'I'"I)/..(~ el désigne une forme particulière de tête de clou. (7) Schéma explicatif dans J. RAEDER, Prime, Funde uu. tiner gritchi.chm Siadi (1983), p. 15, fig. 5. (8) E.-L. SCIIWANDNF:R, dans IVohnUlrg.buu im A lIerlum. Oisku"il)/len mr Archliologischen RIJll(orschUlrg 3 (1978), p. 108 fill:. 3.
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"'~U(ûkÀlOV :
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voir O+Ov&uAos
"''''lTEAits : voir à.pyos
8â.KOS. Ô
siege: 142, 1. 30, 32: roù{e; O}Xxoue; roü VEW roü 'A'It'6)JwJvoe;; 150, A, 1. 10: pour le théAtre, !M.xoue; ['It'OtVtl1IlL Xa:TIl (JUnpa:ll~fL, 1. 19; 161, A, 1. 82: netloyer l'orchestra du théâlre xa:l roùe; Oa.xouç; 163, aA, 1. 25 : Tlie; Èpro).a:6la:e; roü OmTpou TWV Oa.xwv; 165, 1. 46 : 1'0'1 Oixov oX'It'a:ra:(16VTt ix TOÜ 'Al1x).'l'J1ttdou; 290,1. 186 : pour le théâtre, r61J.1l0uc; lllÀxoüC; 1tOL~aa:vn dc; TOÙC; O&'XOUI;; 291, b, 1. 14, 17, d, 1. 13·14; 505, 1. 1,2,13,21 (dans un devis pour le théâtre).
On sait que la construction du théâtre de Délos, et plus parliculièrement celle de la cavea, s'est échelonnée sur de longues années, dans le courant du Ille siècle avant notre ère. H. Bulle 1 considérait que les sièges mentionnés dans les comptes les plus anciens devaient être en bois, et la livraison de pierres pour les gradins aurait seulement commencé en 269 av. J.-C. (compte 2(3). Mais R. Vallois a faiL remarquer! que pour la confection des sieges dont il est question dans 150, A, 1. 10 et suiv., en 297 av. J.-C., une somme importante a été versée à un entrepreneur de Paros, qui est sans nul doute un marbrier. Ces gradins de marbre ont manifestement été installés par tranches, des sièges provisoires étant déployés dans l'intervalle sur les panies non construites. Le devÎs 505, dont la date exacte ne peut être precisée, concerne l'aménage· ment des gradins, ou plus exactement de leurs substructions (1. 14, 20 : il est demandé de raffermir le sol), mais le texte conserve est trop obscur pour que nous puissions en savoir davantage. Dans la cavea, la première rangée était faiLe de grands sièges il dossier, pour les personnalités; venaient ensuite vingt·six gradins jusqu'au promenoir, surmontés de dix-sept. aut~es. A Délos, le terme global OiXOL ne rait pas de dist.inctiOIl ent.re cel! différenls types de sièges, avec ou sans dossier"; quant aux xp'I'J'It'i3E( dont il est question dans 203, A, 1. 95, il s'agit. précisément, comme l'écrit Vallois·, des gradins, rormés par l'ensemble socles et dalles de sièges. Mais tous les 8«XOL mentionnés dans les comptes se rapporl.enl-ils au théâtre? Malgre l'avis de Ph. H. Davis', on ne saurait exclure d'emblée que des sièges aient bien été commandés pour
(1) U,,'erlilchunge,. an gri«hiuhtn Theo/ern (1928). p. 181·182. (2) Archit«lure l, p. 231-232. (a) Alors llue pour Photius, l..aikon : 6ci.XGl· 6p<1YGL, 1UL6t3""'I, lIOit des siègell il dossier. Dansl'in!Kription relative il la construction du thèAlre d'e:pidllure, BUIlYOIID, Nale., p. 2!/'J, voit dans les 6wltcU (8, 1. 15) let Kuls .troneu du premicr rang, 1I111is le lexte est mal conservé et trop peu explicite l}Our que cette interprétation IlUislIIl èlre aS8urée. (4) Archilt(lure l, p. 'l33 Il. 2. Voir aussi nolre rubrique xPl'j1tt.:, infra. (5) AJA 41 (1937), p. lœ.
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le Temple d'Apollon (ou ses alentours ?), comme il est vrai très lacunaire. Nous ne savons pas transporté depuis l'Asclépieion (165, 1. 46); F. site avait servi de relais entre les carrières et la pierres.
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il est dit dans 142, J. 30 et 32, dans un contexte non plus à quel édifice était destiné le 6axoç Robert· a supposé avec vraisemblance que le ville, et que l'on avait pu y travailler certaines
chambre recufée : -
dans une maison urbaine: 161, A, 1. 110 : dans l'oikia de Hiérakos, 80xo'll 290, 1. 126: en 246 av. J.-C., dans l'oikia d'Episthénès, construire une porte [mJ 1"0'11 O&:),OCf-lO'll (même formule pour la maison d'Orthoklès, 402, 1. 4); - dans le sanctuaire de la Nèsos? : 158, A, 1. 64 : en 282 av. J .-C., réparer les portes du thalamos 1"OÙ otxijf-loc"t"oç 1"OÙ Cv TIj~ &.'IIOCMo"E~; - dans un domaine inconnu 145,1. 19; 204, 1. 40: -roùç 6ocÀ&:f-louç; 356 bis, B, 1. 21 ; 373, A, 1. 39; 440, B, 1. 20; - à CharCleia : 287, A, 1. 170; 373, B, J. 11 : 6ocMf-louç 800 TEOUPWtLÉvouç, t'li "t"WL hl 80xov È:O""t"UÀwfJ.ivov; - Dionysion : 287, A, 1. 160; 373, A, 1. 43 : 1 thalamos; - Nikau Choros : 287, A, 1. 156; 373, B, 1. 6 et 445, 1. 22 : 1 thalamos;Pyrgoi 287, A, 1. 172-173: 2 thafamoi; - Panormos: 287, A, 1. 168; 374, Ab, 1. 4; 440, B, 1. 20: 1 thalamos; 452-467: restitué, d'après M. BRUNET, BeR 1990, p. 679; - Charoneia 287, A, 1. 164; 374, Aa, 1. 3-4, ct 403, 1. 49-50: 6CJ.À&.fJ.ouç Mo; - Skitoneia : 287, A,!. 162, et 374, Ab, 1. 9-10 : 2 tha/amoi; - Soloé-Korakiai : 287, A, 1. 150; 351, 1. 13, et 374, B, 1. 14 : 2 tha/amoi après le kleision, et 1 après la pièce à l'étage; - Hippodromos : 287, A,!. 144, et 403, 1. 53 : l thalamos; - Kéramcion : 287, A, 1. 146 : 1 thalamos; - Limnai : 287, A, 1. 158, et 374, Aa, 1. 12: 2 thafamoi; - Rhamnoi 287, A, 1. 155, et 374, Aa, 1. 27: 2 ihalamoi;Phoinikès : 287, A, 1. 151-152: Ithalamos; - Lykoneion : 351, 1. 19: 2 6ocMfJ.ouç dont un avec porte. - chapelle intérieure: 145, 1. 24 : on a badigeonné le linteau du 6&:Mf-lOÇ ô 'toi) vaoi) où ô xo),00"o6ç; 199, A, 1. 80: en 274 av. J.-C., TO: xUfJ.ih~oc TO: [bd TOi)] O[CJ.)']iXf-lou où 0 4l0~'II~~. uJ't"oOÉv'n
1"W~ Ooc),&:f-lw~;
Déjà connu chez Homère ou il désigne la chambre de la jeune fille, et finalement celle des époux, c'est-à-dire la pièce la plus reculée, où la maîtresse de maison conserve les richesses dont elle a la garde l, le OiXMtLoç est une pièce bien attestée à Délos, avec deux sens possibles du mot, l'un domestique, l'autre religieux.
Le thalamos domestique. Les inscriptions ne précisent pas en quoi consistaient exactement les fhalamoi des maisons urbaines, mais ils ne devaient guère différer de ceux des domaines ruraux d'Apollon, sur lesquels nous sommes assez bien renseignés. Comme dans l'oikia de Hiérakos, les ihalamoi des domaines sont entretenus, puisque la charpente de ['un d'eux (Charéteia) est soutenue par un poteau. Il est exceptionnel qu'un domaine n'en possède pas 2 : c'est donc une pièce quasi indispensable, pour laquelle la présence ou l'absence de porte lors de la location est, semble-t-il, sans signification, mais cette pièce est d'autant plus importante qu'elle est toujours une des premières nommées, en principe après le kleision 3. Ce groupement n'est sans doute pas le fait
(6) EAIJ 2Q. p. 1().1-105. (1) Gd .. XXI,!. 8-9, et 23,1. 4lsq. Le mot est S3ns étymologie ll88UrOO. (2) C'est le cas de Leimon. (3) Seul Rhamnoi fait exception: les deux 1M1o.0:I-'0\ sont nommés II III tin, entre l'éllllJle et les vignes.
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du hasard, et peut être interprété, d'après R. Vallois4, comme une variante de la formule employée pour Kérameion (287, A, L 146): tun kleisÎon avec porte, ayant un thalamos avec porte~, c'est-à-dire que le thalamos devait être, au moins dans ce cas, une chambre située au fond ~ du kleision; de toute façon, la pièce dépendait d'une manière ou d'une autre du kleision pour son accès. Ce sont parfois même deux chambres qui dépendent ainsi de la salle principale, el à Soloé-Korakiai, où l'on compte trois lhafarnoi, le troisième appartient à l'étage, ce qui constitue une exception. De son côté, Kent pense que si le thalamos est effectivement présenté, dans certains cas, comme .. an inner room that was part of a larger structure.', il faut néanmoins y voir une pièce indépendante ou ouvrant directement sur la cour lorsque la liste des hiéropes la donne sur le même plan que le kleision, simplement il la suite, Il n'empêche que le sens habituel du mot thalamos hors de l'ile sainte paraît donner raison à Vallois lorsqu'il déclare ne trouver «aucun thalamos qui ait été manifestement une pièce indépendante., car le mot évoque toujours .. la partie la plus reculée d'un édifice., une zone secrète, une resserre, qui est parfois même souterraine 7. II est normal qu'une pièce qui peut aussi bien servir de chambre nuptiale que de «magasin. pour les richesses domestiques ne donne pas sur l'extérieur, mais qu'il faille passer par ou devant une autre structure pour l'atteindre - ce qui rejoint finalement l'indication de 158, A, 1. 64, A Délos, le thalamos a dù garder cette double fonction attestée chez Homère, car les maisons el les domaines de l'île sainte ne possèdent pas de TŒ!J.ttZO'" s. Jusqu'à présent, les fouilles effectuées dans des fermes déliennes n'ont pas permis d'opérer un rapprochement entre le plan au sol et les indications de l'épigraphie; la fonction des pièces dégagées reste énigmatique', Quant au aa.ÀllIJ.O~ de J'o(~'1lJ.llnommé dans 158, A, 1. 64, nous Ile pouvons pas décider à coup sûr s'il se trouve bien dans la Nésos; d'après le contexte, Ph. Bruneau penche toutefois pour l'affirmative ID, Or un oikerna dans un sanctuaire peut représenter un logement pour un agent du culte mais aussi un local de dépôt, peut-être justement avec une pièce bien fermée ail (ond, d'où la mention de OUPIXL, Le thalamos d'un temple,
D'abord employé pour l'architecture domestique, le terme a été quelquefois étendu à l'architecture religieuse: là aussi, il s'agit d'une piéce qui n'est pas directement accessible, donc une sorte d'adyton. C'est ainsi que pour Lucien, De dea Syria, 31, le 6&.ÀIX!J.or; est la partie
(4) Anhittclure l, p, 213-214. (5) Les chambres en enfilade sont, aujourd'hui encore, un trait assez caractéristique de l'arehitecture domestique grecque. (6) Temple Esfalu, p. 297. (7) G. Roux, BCl1 105 (1981), p. 62 et n, 43, qui renvoie il J,-P. Vil RNA NT, Mythe el peruü chez lu Grtc' (1974, 2< éd.), p. 152-154 : exemples dans Homère, Sophocle, Euripide, oil il s'agit de l'antre de Trophonios. Voir aussi CHANTRA1NI>, Diclionnaire élymol(){lique: _chambre intérieure de la maison, chambre de la maltresse de maison, chambre oil l'on enferme les provisions et les objels precieux., et les références d'QRtANDOS-TRA VLOS, J.ezikon, '.V., en y 8joutant une inscription heJlénistique de Camarina, republiee par G. MANl;;ANARO, pp 246 (1989), Il. 199: oixla.v =...qœ)/j1X (...) KŒI .Œ~ IXU),1t.; bc 'OU lW.rX[",}o...,,rov KŒI 'fil 'l'pijv >
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du temple syrien où trônaient les idoles, seuls les prêtres y avaient accès. En conséquence, Er. Will estime que l'on peut nommer thalamos l'espèce de resserre surélevée qui se trouve au fond de la chapelle des propylées du Sanctuaire syrien Il. On comparera un passage de Pline l'Ancien, HN (VIII, 185), où les 66:ÀIXjJ.0~ sont des sortes de chapelles abritant le boeuf Apis, cependant que l'idee de sacré et de reculé se retrouve dans deux mots de la même famille, attestés à Éphèse: 6Cl),6:jJ.lj,« Kultnische~, et 6Cl),ClflE(ç, qui a peut-être la même signification, si ce n'est pas une .chambre mortuaire~12. De ce sens religieux, plus tardivement attesté que le premier, les inscriptions de Délos nous oHrent deux exemples, dans l'édifice dit YClOÇ où 0 xo),00"06ç (145,1. 24; c'est en fait la cella qui est désignée du nom de 66:ÀIXfloÇ 13), et dans le Pythion (199, A, 1. 80), où le thalamos renferme un palmier)·. Les emplois deliens du mot 66:ÀClfloÇ nc constituent donc pas une originalité par rapport aux mentions rencontrées ailleurs, mais ils aident à préciser les sens de ce terme qui n'est pas toujours distingué du banal olxoç.
lhédlre : 142,1. 27; 150, A, 1. 10; 158, A, 1. 78; 159,1. 30; 161, A, 1. 42,65,81-82; 162, A,l. 53; 163, A, 1. 25~26; 199, A, 1. 39,51,99; 203, A, 1. 38,43,71,79,82,85,95, B, 1. 14; 204, 1. 51, 56,59; 205, Ba,!. 28; 287, A, 1. 46, 50, 92; 290, 1. 176, 179, 181, 184, 188; 291, b, 1. 14, 16, c, 1. 16, d, 1. 13; 505,1. 2; 680, 1. 12; 1052, 1. 19; 1070; 1498,1. 14 (proclamation d'une couronne d'or f-Y "tw~ tv &a"tE~ Ocl"tpw~); 1506, 1. 8 (auditions données dans le théâtre)); 1507, J. 39 (séance de l'ekklèsia, comme dans 1497 bis, a, 1. 5; 1504,1. 52); 2628: en 108-107 av. J.-C., souscription pour l'édification du 6ÉIX"tpoy dans le Sanctuaire syrien. 8ÉUTPOV :
É1n8ÉaTpov:
partie supérieure de la cavea du théâtre: 287, A, 1. 94, 120 (250 av. J.-C.)
Si le mot théâtre a en français le sens bien précis d'«édifice où ont lieu des représentations dramatiques-., avec une structure architecturale particulière, il n'en a pas toujours été ainsi du grec 6ÉCl"tpOY. D'après l'étymologie (mème racine que 6E6:oflClt, negarde , avec le suffixe instrumental -"tPOY), le ew."tpOY n'est rien d'autre que le «moyen pour regarde , c'est-à-dire le lieu où se rassemblent les spectateurs. L'apparition du mot se situe dans la seconde moitié du v e siècle!. En eHet, dans Hérodote (VI, 21), c'est simplement le groupe ou la masse des specta-
(11) EtH) 35, p. 109 et p. 40 fig. 32. (12) Respectiyement dans ln •. EphefQ$ 2, IK, nO 462, 1. 7, et ln•. Eph~'QS 4, nO 1024, 1. 7. La traduction .chamb,.." mortuai,..". p-our iktMll",t<; est prop.osée dans Bull. i:p. 89. 688, Il partir d'une autre inscription d'Asie Mineu,.." (ce n'est donc l,as un hal,ax, comme il eat dit). (13) F. COURBY, BCll 45 (1921), p. 201. Mais d'accord avec Ph. BIIUN""'U, Cul/n, p. M. on ne peut en conclure que le motllerait synonyme de cella, car il contient une nuance supplémentaire. (14) Pour VallQia, ce détail devait permeU"'" d'identifier le Pythion avec le Néorion : voir G. Roux, /. 1:. note 7. Ce n'eat pas ici le lieu de se pronQncer sur ce problème délien, maia on rappellera que Ch. LE Roy, dans E/. di:limlles, BCf/ Suppl. 1 (1973), p. 277-279, voit dans le palmier du Pythion, nQn un arbre symbolique en mewl (proposition toute naturelle de I)urrbach et Schulhof), mais un Ilaimier véritable inslallé, CQmme les statues de ce temple, SQUS le lanterneau, dans un thalamos délimité par une barrière Il claire-yoie; l'hypothèse n'a rien d'irréaliste, si l'on songe au laurier probablement vivant qui se trouvait dans le creux du Temple d'Apollon Il Delphes et ai11eul'l:l : voir Cil dernier lieu G. Roux, • Euripide témoin de Dclpheso, flQmmayt8 Ftslu!1ièrt. Cohius d'QrÜnfu/i.m~ 10 (1984), p. 9-10. (I) J'ai rassemblé ici les attestations de l}W:"po", mais il va de soi que le tbéâtre est souvent évoqué par une de ses parties (t:fX'lVÏ), etc.), chacune étant étudiée séllarément dans ce lexique. (2) PQur l'histQrique du nwt, l'article l}W:"po.. de la RE, par FF.NHERRU8CH, est bien documenté mais erroné en plusielll'l:l points; il doit être CQlllplélé ct corrigé avec les remarques de F. KOl.Il, Agora und Thrulu. Volks- und
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&t:11TpoV
teurs, mais le même auteur emploie le terme, dans VI, 67, au sens de «lieu de rassemblement •. Il semble que ee soit dans Thucydide (VIII, 93) que O~'t"pov a pour la première fois le sens de théâtre comme lieu dramatique, constitué d'une orchestra, d'un bâtiment de scène, et de gradins: il est ici question du théâtre de Dionysos à Athènes. Alors que le .théâtre. a certaine~ ment pris naissance dans l'orchestra 3, ce sont finalement les gradins qui ont étè sentis comme le lieu le plus important, au point que c'est leur désignation qui s'est élargie à l'ensemble de l'édifice. Lorsque le mot se lit dans les inscriptions déliennes, dès la fin du IVe siècle av. J .-C., il n'y a donc pas si longtemps qu'il s'applique précisément il un édil1ce d'un lype canonique, avec une fonction spécifique. Mais ce sont deux 6éoc't"pcr. qui sont mentionnés par l'épigraphie, et sont efrectivement visibles aujourd'hui. Le premier, situé dans la partie Sud de la ville (et donc dit ~v &(I"'t"E~)" est un véritable .théâtre., de type normal; il est relativement bien conservé. Construit en partie contre une colline, pour la plus grande part dans le courant du Ille siècle av. J.-C., il posséde ce qu'on attend d'un théâtre de l'époque hellénistique: pour les spectateurs, une cavea en forme de fer il cheval, soutenue par un mur de marbre il gros bossages 5 , et pour les acteurs, des bâtiments de scène, ces deux zones étant séparées par une orchestra dont la surface se rapproche d'un cercle complet. Les inscriptions donnent une idée de la lenteur des travaux, sous la surveillance des «épimélètes du théâtre.; elles signalent les multiples livraisons de pierres et nomment les difrérents éléments de ce théâtre, ainsi que les machines éventuellement utilisées (U;wO"'t"pov). 5.000 à 5.500 spectateurs pouvaient prendre place sur des gradins de marbre, auxquels ils accédaient par des escaliers délimitant les kerkides ou «séries de gradins.; il peu près à mihauteur, au-delà d'une diodos ou« promenoir., l'arc de cercle de la cavea se rétrécit pour former 1'!mOka.'t"po\l. Bien que ce terme ne puisse reprcsenter que la partie qui est au-dessus ou au sommet de la cavea e, le dictionnaire LSJ a préféré comprendre «building adjoining a theatre l, mais le déroulement chronologique des travaux monlre bien que les gradins sont alors en cours d'installation, le promenoir ayant été tracé, et l'epifhealron est la dernière étape de la construction, avec ses pierres de couronnement. L'adjudication: 200 pieds, à 4 drachmes ft oboles 3/4 le pied, correspond approximativement à la longueur d'un gradin, les autres rangées avaient donc déjà été mises en place, puisque peu après, dans 291, h, 1. 30~31, il est question de terminer les «pieds (c'est-à~dire les travaux) du théâtre •. L'examen de la cavea amène à dix-sept le nombre des gradins de l'epilheu/ran; Vallois a pu constater 7 que dans cette zone, «selon la règle, les kerkides etaient dèdoublées par un escalier supplémentaire., et qu'elle possédait, derrière un parapet, une entrée particulière. Mais la majorité des spectateurs pénétrait dans les lieux par deux autres eisodoi, constituées par les grandes portes érigées de part et d'autre de l'orchestra. Un caniveau, sans doute le 8l«PPOUÇ des comptes, faisait le Lour de l'orchestra pour amener les eaux de ruissellement dans une grande citerne. Quant à la skéné, c'était une construction rectangulaire entourée d'une colonnade; ceHe de l'Est appartient au proskenion (pl. XXII),
Feslvasammlung (1981), p. 3sq. Voir aussi H. PETERSRN, .WÔrter 7.us8mmengesehl mit AMri., Gloffa 64 (1986). p. 212: le Ota't"pov est avant tout ~in ZuschauefTaum •. (3) Voir notre rubrique &p;ri) p.., in(m. (4) = GD 114. La publication approfondie scra fait.e par J.-Ch. MoreUi. En attendant, \loir l'analyse de VUI.OIS. Architeclure l, Il.2'20-238; dans la bibliographie, ajouter O. A. Du_"I':, AB5A 45 (1950), p. 56-59. H. Bul.u>, dans Unlasuchungen an griechisthen Thea/an (1928), rassemble commodément la plupart des inscriptions relatives il la construction du théâtre de Délos, mais !leS interprétations sont parfois fautives (ainsi p<Jur les kerkidu de ce théâtre, où il voit des .piliers.). (5) Y. BP.QUIGNON et J. RJ>PI.AT. nell 51 (1927), p. 401-422, ont noté la faiblesse de ce mur, où cla majorité des blocs ne sont que du placage (. ..), ils n·ont pas su résister fi III Iloussee de l'énorme rembl1.i intérieuft. (6) Cf. O. A. WILKE, AB5A 43 (1948), p. 130: .There is evidently means the scats ahove the dia1.Omao. (7) Archileclure 1. p. 221.
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Le deuxième Otot't"pov de Délos est celui du sanctuaire de la déesse syrienne (2628); il a été édil1é à la lin du Ile siècle av. J.-C. sur une terrasse au Sud-Est de l'agglomération 8. ~galement appuyé sur une paroi rocheuse, il ne pouvait pas non plus se passer d'un mur de soutènement. Avec douze gradins en gneiss, répartis en cinq kerkides, la capacité de la cavea n'est évaluée qu'à 700-750 personnes. Mais aucun bâtiment de scène ne bordaitl'orehestra circulaire, car ce théâtre n'avait pas une fonction culturelle: intimement lié à la vie du sanctuaire, il servait à l'ostentation des images divines (pl. XXIV). De son cOté, si le grand théâtre de Délos était principalement destiné il des représentations théâlrales ou à diverses auditions culturelles (1506), il s'avère que ce n'était pas sa seule fonction. On y faisait aussi des proclamations honorifiques (1498), et enfin, lorsque l'ekklésias-tèrion n'était pas utilisé à cet effet, c'était un lieu bien commode pour les assemblées du peuple: boù.Tjoiot l'v "tWt Om-:-p(a)~, lit-on dans trois décrets du Ile siècle av. J.-C. Les deux exemples déliens, avec ou sans skéné, monlrent bien que le mot a toujours gardé son sens originel, non spécialisé, qui met l'accent sur la notion de regard et de spectacle'. On s'explique ainsi pourquoi, il eleusis l', est nommée 6éot."tpov la partie du stade où sont installés les spectateurs, cependant qu'à Alhènes, comme li Délos ou dans d'autres citès encore, l'assemblée du peuple peut se retrouver au Ot:.X"tpov 11. Pour sa part, l'avant-cour du Temple de 8a'alshamln li Sil' est qualifiée pâr une inscription de TYTR', c'est-à-dire de Otat,pov Il. Et il est permis de comparer au .théatront du Sanctuaire syrien de Délos l'édifice qui Ranque l'Asclépieion de Messène, un • théâtre. également destiné à des cérémonies cultuelles: il est cette fois appelé 3IELX"tiJP~OV, c'est-à-dire .Iieu de représenlationu Il. Dans ces conditions, la traduction automatique par .théUret, qui implique en français une activité culturelle précise, n'est pas vraiment satisfaisante. Il peut alors paraltre légitime, lorsqu'une ville possède plusieurs 6U"tplX, de distinguer le véritable théâtre, pOur les représentations dramatiques, et le .théatron., à fonction avant tout politique ou cultuelle - sans chercher li dissimuler le caractére tout à fait artificiel de celte distinction".
8EtAt:(OAlOV : fondations, tranchée de fonda/ion: 290, 1. 195,202 : en 246 av. J .-C., à l'Asclépieion, nettoyage du 61:fJ-clÀw\l du péristyle; 500, B, 1. 10 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, bpÛ~l:t "toû OI:fJ-l:Àqou]"tG ~&.60e; 't"pI:Ze; 7t"681Jte;; 505, 1. 20: dans un devis pour les gradins du théôtre, &:\lIJtKotOiiplJt~ 81: "tW\l È7t"t 't"o a"tl:pl:ov OI:!LI:À{w(v; 507 bis, 1. 8: vers 250 av. J.-C., dans un devis relotif à l'Asclépieion, 't"oZe; Oe:p.(t:]~>..[to~]e; TOU fJ-~V 'iO't"{OIJ, l. Il : &:VIlK&.OlJtpaW To'i"e; Oe:!Le:À{o~e;.
(8) Er. WIl.!., EAD 35, p. 61-67. (9) C'est un 'pu/O/lIrium, comme l'avait déjà compris L. OVER, .The Olympian lhealron., JHS '28 (1906), p. 2'50-270, à partir d'un pa!Wlgt! conlrovel'!lé de Xénophon. L'élude de ce pa_ge, et de quelques aulres où le ee....i/O.. n'esl pu ce {lue nous appelions un .lhéàll'u, a élé reprise pllr F. KRll'll'.INGBR, .Oas 9EATPON von Olympia., Fo"'chun~n und Funde. Fe,bchrifl B. Neubch (1980), p. 247-260. (10) Syllogt'. 970, 1.8 (354-353 a". J.-C.): -rll llta..p"" tÔ bd TOÜ at'dtou. On t'explique de la même maniére l'expretlllioll atiaw'Y ~.ee..Ti/O" (lGR IV, 861. à Laodicée du Lycos: éj>O(lue impl!riale). (II) Voir Lysias, XIII. 32, Athénée, V. 213 d, el plus généralemenl W. A. MCOON"AI.D, The polilical M«/ing, Plac~ of Ihe 01'«1." (1943), p.60S({. (12) J. STARCKY, Syria 26 (1949), p. 64. (13) A. ORI.ANl)()!I. PraklArchF.1 1959. p. rn : le II()ffi apl)aralt dans une inscription d'époque romaine. (1,1) Voir lllll rinexions de R. GIl.;oUVt!l. I~ Ihialron li gradin, droit, el f'lHIbm d'Argo,. EIPtJ 6 (1972), p. 6 et n. 2 : en grec l'ornme en latin, le mol.théàlru peul désigner des lieux lrès différenl.ll.
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8EI.l.E(L)MlWL5: êtablissemenl des fondations: 199, A, 1. 88 : en 274 av. J.-C., -M)" 6e:/Lû,!wa{" È:YÀ}.tUvn t"Ol) nouÀuô6:/Lcr.V'TOç; 365, 1. 28 : en 208 av. J .-C., adjudication de la 6e:fJ.e:r.À!wa~ç pour les colonnes de la Salle hypostyle.
A moins d'être directement installée sur le sol ou sur le rocher, une construction commence par le creusement des fondations, destinées à supporter l'édifice en renforçant le terrain; elles seront ensuite enterrées. Le mot6e:fJ.tÀto" ou 6e:JJ.e:!À~O"I, qui appartient au même radical *dheHque t"W'lJfJ.t et implique la notion de stabilité, est e.mployé dans lout le monde grec, il. toutes époques, pour désigner l'ensemble des «fondationslt, c'est-à-dire la tranchée et les matériaux qui la remplissent; il est souvent attesté au pluriel, comme en français. Le dérivé 6e:fJ.e:À!wa~ç est plus récent et netlement plus rare 2 • D'après les textes déliens, les fondations font l'objet de soins particuliers, comme en témoigne l'inscription 500, B, ou est spécifiée la profondeur sur laquelle devront être creusées celles du Temple d'Asclépios, une amende sera infligée s'il s'avère que le chiffre demandè n'a pas été respecté. Dans la pratique, cetle profondeur est fonction de la hauteur et de l'importance du bâtiment, ainsi que de la nature du lerrain 3. L'idéal, de toute façon, est d'arriver jusqu'au rocher 4 ; et qui connait Délos sait qu'il est assez vite atteint. Avant tout, il faut que la tranchée de fondation soit nettoyée, c'est~à-dire que toute la terre, la pierraille et les divers déchets, qui pourraient être un obstacle il. la pose, soient enlevés: le verbe «vcr.xcr.61X(pw revient plusieurs fois il. Délos et ailleurs 5 pour désigner cette étape capitale du déblaiement. Alors seulement le sol, au fond, pourra être. affermit, c'est-à-dire damé, pour obtenir une base solide (505, l. 14 et 20), sur laquelle seront empilées des pierres ou sera déversé un remplissage'. En principe, les fondations ne dessinent pas, ou rarement, un massif sous loutl'édifice, on se contente de les installer sous les piéces porteuses, murs et colonnes. C'est pourquoi les inscriptions déliennes évoquent la Oe:fJ.e:(t)À(watç, l'. établissement des fondations t, bien payé, sous les colonnades de l'Asclépieion el de la Salle hypostyle. Pour celte dernière, il faut comprendre que l'on prévoit, sous chaque fùt, un pilier de fondation, système habituel lorsqu'il s'agit de colonnades intérieures 1. Mais nos textes ne nous renseignent jamais sur la nature des matériaux qui constituent les fondations et sur 13 manière dont ils étaient utilisés. Il faut pour cela se reporter aux détails donnés par les fouilles 6.
(1) Cf. la Souda: 6&1"0...., ll~..n'Ol. (2) Voir ORLo\Noos-TRAVLOS, Luikon, ',1>. 6&l"o.
"JaaUp05, epâ.V05
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ironc à offrandes: les inscriptions en mentionnent cinq il Délos, celui du sanctuaire d'Apollon, celui de l'Asclépieion, de l'Aphrodision, de l'Artémision en l'île, et du Sara pie ion 1.
Ehjo"lxup6ç est un de ces mols trompeurs, polysémiques. Son étymologie a été disculée 1 . Alors que le &r,0'llup6ç esl courammenl considéré comme un édifice et traduit par, tréson 3 , il n'a jamais cetle valeur dans les inscriplions déliennes, où la notion de ,trésor-édifice. est rendue par le mot otxoç. Les cinq ~O'llupol attestés il Délos, et ouverts une fois par an, ne sont rien d'autre que des troncs il oHrandes, c'est·à-dire une base en marbre ressemblant il un aulel rond, avec une cavité intêrieure protégée par un lourd couvercle, parfois orné d'un serpent dit 'flUM~, le 'gardien,·. Toutes sortes d'objets doivent s'y insinuer, puisqu'on précise que l'un d'eux est nettoyé (148, 1. 67). Ce sens de .tronc., ou quelquefois fosse rectangulaire il offrandes, est d'ailleurs habituel dans le cas de culles oraculaires et guérisseurs!>.
8pûvos, (, assise de couronnement: 161, A, 1. 49-50 en 279 av. J.-C., on retaille le 6piivoç du Temple d'Apollon, et l'on pose par-dessus une 1'~wlll.
E. Fabricius avail déjà remarque 1 que les écrivains emploient le mot Opiivoç a pour désigner une barre, un banc, un tabouret ou un objet analogue, mais qu'en épigraphie architecturale il s'applique il une poutre plus ou moins longue. L'exemple habituellement avancé est celui de l'inscription relative aux Murs d'Athènes, où les 6piivo~ sont les longrines horizontales cn bois ou
(1) Pour un relevé complel, voir le lableau dressé par BRUNF.AU. Cul/es, p. 365-367. Il remarque que la fouille a livré encore d'aulres lroRCll, que la seule documenlalion épigraphique n'aurailllas permis de cOllnaflre. (2) F. MÜLLER, dans .Quid fueril graece lNj""... p6~f, Mnemosyne N. S. 1.111 (lm), p. 448-449, proposail comme étymologie Iheke ou afXJfheke (= pour trassemblen, 'renfermert) el l'ur (= l'qua ), CM les Ihesauroi peuvenl servir à recueillir le fruil de la venle de l'eau. Celle proposition a bien évidemmenl Hé refusée l'Dr P. Chanlraine. (3) Voir CIiANTRAINE, Dictionnaire élymologique: ,dépôl, magasin où l'on enferme provisions el objels précieux, lrésort, el G. Roux, dans Temples el sancilwires (1984), p. 158 :. Vraisemblablemenl issu de la même racine que ,.œ..fL', il exprime la fonelion prillcipale du lrésor comme Ull dépôl d'offnlllde (...). Il esl allesté en ce sens dans la dédicace du lrésor de Cnide, dans Hérodole, Xénophon •. On pourrail ajouler ~Iésychius: &ljO'a.up6.;· ck; Œya.ï.fLih",v xa.IIP'1...a."",v i) l.cpwv 1i'll;6!lco-
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eupa, eupaios
chaînages qui assurent, il. intervalles réguliers, la cohésion des briques composant le mura, ou encore le devis de l'Arsenal du Pirée, aux termes duquel les 6pCivo~ doivent être les poutres en haut des murs, ou .tasseaux., qui supportent la charpente(. On pourrait ajouter le 7t"OlxD.or; OpCi~or; peint sur les murs de la maison de Diotimos, en Égypte', et qu'il faut imaginer comme une .bande. figurant une poutre située sous un xU!La."t"to~ et au-dessus du 6wpoX)a:~0~. De son côté, Hésychius pose la définition du diminutif OpoX~(ov ' -ro ll7t"O "t"o~r; 'fIoX"t"./fuILoXO"L O"oXvL8wILoX, .Ies planches sous les caissons •. Ces exemples aident il. comprendre ce que représente le 6pCi~or; du Temple d'Apollon il. Délos. Celui-ci est en pierre, comme l'indique la spécialité de l'artisan qui le retaille, Nikon, un marbrier. Néanmoins, la tainia qui le surmonte est en bois d'orme, elle est posée par Deinokratès, un charpentier '. En conséquence, F, Courby voit dans le OpCivor; l'. assise de couronnements des murs de la cella, sur laquelle s'appuie, comme sur un banc ou une barre, un bandeau continu posé sous le bord des caissons 7.
8upa., ,,; 8upu\os, -u, -av (à.8upos, -av; a.8upwTos, -av; 8up~ov, Ta; 8upéK.l; tO'xÉ9upov, Ta; l''UKE).).WTaS, ..", -av; l''L8Es; lI'TÉfHoJO'~S, iJ)
1fpo11Vi!-
8uput : - porte (= l'ensemble de la porte), van lait ou battant, baie; - conlre-vent : dans l'expression OUpoXt lI'poTJVEI"L8Es, 165, 1. 4, 13; dans des inventaires, pour protéger une image: 1426, A l, 1. 16 : Oupox~ (J.Îoxv OUX ÉXOV"t"IX, 8up~oy:
petile porle: 154, A, 1. 26 (296 av. J.-C.),
à.9upos: démuni de porle : 287, A, 1. 147 et suiv, : en 250 av ..L-C., dans la description des bâtiments des domaines, Le contraire est alors le participe passé u6upw(J.t~Or;, muni d'une porle, a.9upwTos: - démuni de porte: 1416, BI, 1. 19: dans un état de locations, Otx~(J.oX't"oX... à6Upw't"l1; - sans votel: pour une peinture, par ex. dans l'inventaire 1403, Bb l, 1. 93, Bb II, 1. 31. 9upuws : pourvu d'une porte: 165, 1. 6, 20 : t"o~ OuplXiov "t"oîxo~, &upé.w: meUre une porle : 287, A, J. 146 et suiv., au participe passé, pour les bâtiments des domaines (également "t"tOUpw(J.&VOr; dans 351, l. 12, 16, 19,21; 356 bis, B, 1. 26,35,37); 1416, B l, 1. 19: au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans un élat de locations, ct otx~(J.oX"toX ll'lt"a.pxouow àOupw"t1X [O]uPfucr[ouow],8 Il, 1. 45: pour une maison en ruines, È'fI' Wl OUPfuO"tL; 1426, B Il, 1. 20: dans l'inventaire de l'Aphrodision, [o'lXOt] È~ "t(;'n ltpwt nOupw(J.éVOl XtplX(J.w"toL
(3) IG Il', 463, 1. 51. Cf. la definition de Pollux, X, 49 : epiyo~ . 't"& (,JI.« 't"& KI:tUV.I!O"'"1:t 'f"J~~ 'Il",...&EYO\I~ 'f"J!;(oo,;c;, .Ie~ qui tiennent ferme~ les mul'!l en briques., (4) IG Ill, 1668, 1. 81. Voir au~~i 1672, 1. 208 (Eleusis) : 1~","«; K
8Upo, 8vpow,"
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taxi8vpov: cadre, châssis (de porte ou de fenêlre) : 165,1. 9-12: en 276 av. J.-C., dans le Porinos naos, faire la porte ltIXt rljlJ. l't.x(p]o&y ltIXt Tt! !<JX.tOupo... ltIXl rlj... )I.À(lJ.Œx« (...) y6Wpouç XlXÀXoûç dl; TO t<JX.tOupo... (...) x«l Iillouç y6IJ.lflOuÇ iM.'t'Toue; Ir: cL:; Tt! loxiOupo... TO bd TW'" OupE3w..., 1. 59 : r:o).o... 8pûi'lO'" cL:; TO taxi[Oupo...]. .,.a.Kù..AwTO~:
grillagê : 442, B, J. 238: en 179 av. J.-C., paiement des 6ûp«ç P.«x.tÀÀWTŒÇ.
1J'TifHoNJl~ : doublure de panneau, panneau (?): 165, 1. 15 : x[6}fŒvn cL:; [TUVe; 1] y~y).ÛJ10uç 'l't"l'{ip ?]w~m TW'" Oupw... oô ni [br'T«] liYoiÀV.
flJ"
Avec ses dérivés, le mot BOpa: est l'un de ceux qui apparaissent le plus couramment dans les inscriptions déliennes l . PlusÎeurs opérations peuvent être pratiquées sur les BOpa:~, qu'elles appartiennent à des bàtiments civils ou religieux, ou encore à des domaines.
Caractères de la fJUpa. Un artisan peut ètre payé pour .faire. les portes, 'IfO~~Ga.~ (dans le Pythion, 199, C, 1. 15), les tposert ou les .reposert .après réparalion, bnOti'lCl~ (165, 1. 20). Ces portes sont souvent entièrement en bois, cadre et battants, à moins qu'elles ne soient faites comme celles des temples, qui ont un cadre en pierre quelquefois muni d'un fCoffrage. de bois, xov.6aTct6IJ.o". L'essence de ce bois est rarement indiquée par les comptes (290,1. 164; 440, A, 1. 88: bois de chêne pour les linteaux), une exception remarquable étant constituée par le porlail du Grand temple d'Apollon, en marqueterie de bois précieux. Les battants sont composés de .planches., GI.l"E3tl; (165,1. 59) : celles-ci étaient, comme on peut le voir sur des représentations peintes, sur des portes antiques en marbre, ou aujourd'hui encore sur d'anciennes maisons, réunies verticalement et maintenues par des traverses clouées dans le sens horizontal 1. A Délos, le .cadret ou tchàssiSt de la porte se dit 6ûpnpo..., mais le terme peut aussi s'appliquer à l'embrasure, une ambivalence qui n'existe pas pour taxiOupo..., d'après la formalion de ce mot qui est spécifique des comptes des hiéropes, et peut concerner une fenêtre (165,1. 12) aussi bien qu'une porte. Exceptionnellement, le mot 7tTipwau;, dont le sens habituel est. plumage., t aile t, désigne peutêtre, dans 165, 1. 15, un .panneau de portet ou plutôt une .doublure de panneau t, dont la découpe par un artisan a coûté fort cher. L'achat de planches (ou plus généralement de bois, r:ô).o:) peul aussi être motivé par une réparation; c'est d'ailleurs avant tout par le paiement.à celui qui a réparé. qu'il est si souvent question de portes dans les inscriptions déliennes. En dehors de ces perpétuelles réparations, l'entretien du bois des portes, rendu nécessaire par la rigueur du climat délien, est assuré par une â.).o~'fI~ régulière ou. badigeon de poixt (204, 1. 57; 219, A, l. 44)'; parfois est utilisée la peinture à l'encaustique, plus onéreuse (290, 1. 145146; 2085-2086), Pour l'application de la poix, les hiéropes distinguent souvent la 6ûpa. et l'ôl'ttpT6"'Il~o", le premier terme doit donc être compris plus précisément comme le • vantail t (158, A,1. 78), à côlé du linteau. Ailleurs c'est la présence, dans la même phrase, d'un 6ûpwp.« ou d'un OOptTPO"', qui permet de donner à %pllt le sens de vantaux, plutôt que de porte à double battant
(2) Pou, une étude d'ensemble, H. KLRNK, Oie onlike Tür (Diu. Gi_n. 1924), est. insurlisant.. Il doit. être complété, pour la rorme des portell. par A. ROSINC-KoUE. 1 FrOhe griechillChe TOren l, JOA 1 93 (1978). p. 66-174, et pour le CilS particulier du cMssis en bois des portes doriques, ptlr Il. BOSINC. 1 Dorische TOrrahmenl, &lhron. Milangtf Orerup.,. ooorbrüeker Siudien :ur Archooiogie und allen !k.ehiehle 3 (1988), p. 107-114. (3) En principe il ya trois traverses, une en haut et en I»s. et une troisiéme' mi-hauteur ou le plus !lOuvent un peu plu. haut. Ce !lOnt les pikes dites ~"Y"" dans l"ipigTtlphie attique. qui oonnalt aUNi des .rmtvy
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9Upa, 6upeÜo"
('287, A, 1. 78 et 100). Mais dans la majorité des cas, alors que le singulier Oûpll peut désigner toute porte, même si elle est à deux battants (par ex., dans '287, A, 1. 74 et 79, rljv 6upIXv 'toti 'Arppo8uJLOU est bien une porte à deux baLLants, dite 6UpllC; dans 199, A, 1. 45-46), il n'est pas
possible de décider si le pluriel Oûpll~ se réfère à l'ensemble de la porte ou seulement aux deux vantaux: pourquoi, en fait, le grec ancien serait-il moins ambigu dans cet emploi que la langue française, où le terme +:porte~ peut recouvrir le seul vantail? En dernier lieu, le grec 6UPll, comme le français • porte., peut se rapporter à l'.ouverture., la .baie.: en 159, A, 1. 51, celle du prodomos du Temple d'Apollon est fermée par une barrière provisoire, et en 199, A, 1. 113, celle du paidagogeion de la palestre est murée, comme l'avaient été certaines • petites porte"., OUP" (154, A, 1. 26).
Les détails des fermetures. Dans les inventaires de la seconde domimllion athénienne, il est régulièrement fait mention des garnitures en métal des portes des temples, appliques et poignées plus ou moins ouvragées, clous, en principe rlxés sur les traverses : &0"l'n8Laxll~, mLO"Itlla-rpll, hn6up~1l, ~Ào~, XErpllÀll{5, Mais déjà auparavant, les portes apparaissaient par l'intermédiaire de leurs diverses ferrures et gonds, iXyxuÀoI:I, yivE~IX, ylnÀu(J.o~, XllpX{VQ~ (?), <JXll(JTIlP(ll~, xo~v~x(ôtC; (165, l. II et 12; 372, A, 1. Ill), ou de leurs clés et verrous, XÂt{c;, ~llÀIXV&.YPIX, (J.OXMC;, XtÀwv~o" (199, A, 1. 111; 338, Au, 1. 46). On précise alors si ces éléments se placent sur les • portes extérieures., ll;w 6Upll~, ou +:intérieureS.t, fv80v OUpll~ (portes de la cella), comme au Létoon, à l'Aphrodision, ou au sanctuaire d'Agathé Tyché, En raison de sa complexité, la porte principale du Temple d'Apollon a même nécessité un • modèle l, 'lt"llp&.8t~YfUL 6upiilv, qui est inventorié en 269 dans l'Oikos des Andriens (203, B, 1. 96), bien avant que ne soit entreprise pour de bon la construction des vantaux et des chambranles, en bois de cèdre, orme, buis, cyprès (287, B, 1. 146 et suiv,), Le cèdre a dO être affecté aux vantaux, comme dans un compte d'Éleusis 8 , le buis, le cyprès, ainsi que l'ivoire, étant destinés comme aujourd'hui â la marqueterie, Quant aux porles extérieures du Temple d'Apollon, c'est-à-dire celles du prodomos el de l'opislhodome, elles sont dénommées .contre-venll, 6upou 'lt"P071VE(J.[8&Ç (165, 1. 4, 13) : ce sont donc de vèritables volets, ornés d'une moulure en bois de tilleul et au-dessus de «croisillons., I)LX'nIIX? Ce n'est d'ailleurs pas lant du vent qu'elles devaient protéger que des convoitises: la grande porte en bois rare, avec ses appliques en mélal tout aussi précieux, élail en soi une oeuvre d'art qu'il valait mieux ne pas laisser admirer de trop prés. Comme OUpLC;, 6Upll peut donc avoir le sens de • volet. s, el il n'est pas étonnant que l'adject.if iX6upw'toc; signirle à Délos, tantôt .sans porte" tantôl hans voleh, dans les listes d'ex~voto peints. Mais en dehors de cet exemple et de celui des eUpll~ (J.lllUÀÀW-rll(, simple .grille à deux baltants. (442, B, 1. 238)', les inscriplions déliennes ne nous
(5) Voir V.U . ..L01S, Archifulurc Il, 2, p. 452-456, et IIOS rubriques corres()Ondantes. (6) /G Ill, 1672, J. 146: TO'.~ &upc.. ok aurait servi, chez les Ioniens, Il désigner des portes de jardin: J(IIIt. o.fia horlorum ....lU»WTIi<; horlorum {vocanf]. Sous l'innuence romaine, le mot .,.6.K'»OV disparut peu à peu ell grec dans son sens de telôture., et fut remplacé par la transcription du latin canet/lu. : d'où les uyxùJ.wTlIi &uPC<' d'Hésychius, qui SOllt alon l'équivalent tardir de noa .... ullW't'
8upa, 8upai:os
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renseignent guère sur des formes particulières de portes ou de fermetures des baies, comme le font certains textes attiques et les papyrus 10. Le mot 1t"lXpIXTU"l'IXO'fJ.IX, qui désigne la fermeture légère d'une baie par un rideau, n'est attesté il Délos que pour un pinea, mais l'utilisation de ce genre de tenture a èté supposée il bon droit sur les cadres de certaines portes du Quartier du Théâtre Il.
La porte comme meuble. L'importance des portes dans les inscriptions déliennes, les soins spéciaux dont elles sont l'objet, tout cela s'explique en grande partie par la pènurie de bois, en vertu de laquelle elles sont considérées comme des biens mobiliers et non immobiliers 12. La construction d'un bâtiment n'implique donc pas qu'il soit fourni avec ses portes. Les marchands d'huile font fièrement remarquer, en 95 av. J.-C., qu'ils ont offert un temple et ses portes (dédicace 1714), formule assez fréquente. Pour la même raison, lorsque des ballants sont enlevés et provisoirement inutilisés, ils sont entreposés et font partie de l'inventaire d'un édifice-dépôt (1409, Ba Il, 1. 45; 1417, A 1,1. 73), les administrateurs tenant parfois il déclarer que ces OUpIXt 'ltc:r.Àc:r.v,d sont «en bon éLat .., VytE!'; (1425, 1,1. 3). Le fait que les portes soient considérées comme des meubles, au même titre qu'un coffre ou qu'un lit, justifie les prescriptions qui sont faites aux locataires des «maisons sacrées .. (1416, BI, 1. 17-19): selon qu'elles sont louées avec ou sans porte, il convient de réparer les ballants en mauvais éLat ou de «mettre une porte., Ovpow, lorsqu'il n'yen a pas la. Enfin, dans la liste des domaines, les hiéropes signalent presque toujours si la pièce ou le bâtiment est fourni «avec porte., n6vpwfJ.Évo,:;, ou «sans porte., «6vpo.:; (287, A, 1. 146sq.)14 : on constate que si les lhafarnoi, par exemple, sont indifféremment fournis avec ou sans porte, le kleision est généralement loué muni d'une porte, au contraire du «paillen, &'XUP6.lV; peut-être faut-il y voir l'indice de l'importance de cette salle commune, où les habitants passent une bonne partie de leur temps. En revanche, on ne peut exclure que le pailler n'ait jamais eu de porte, celle-ci n'étant pas nécessaire. Seule la 6ôpIX c:r.ÔÀt!.1X fait automatiquement partie de chaque domaine, c'est même en principe par elle que commence la description u. Kent a fait remarquer que la dirrérence était grande entre la OUplX c:r.üÀtto.:; aLlestée dans la littérature grecque 1', «porte d'entrée .. de la maison, ouvrant sur la cour centrale, et la OÔplX lXôÀdlX de Délos, qui est une véritable «porte de cou n,
(10) C'est dans les stèles de confiscation étudiées par W. K. P"lTCIIETT, .The Attic Slelaio, H~sp~rio 25 (1956), p. 233-240, ou dans les papyrus (HUSSON, Oikio, p. 98-104), que l'on découvre la richellSe du vocabulaire grec anciell pour distinguer les différenles sorles de porles : par ex., :rr,"poa.o~ 6Up'"' 'porte sur la ruet, :rrM"," llUp'", • porle latèrale 0, l.éT",,,M>~ llUp,",' porle de la maisoll donllant sur la cour intérieure 0, l
-
lGI -
6upllTpov
ouverte dans un enclos. Les fouilleurs de la grande ferme de Vari restitucnt effectivement à cette place une solide porte à double battant 17 •
Les données des fouilles. Les indications épigraphiques viennent. donc compléter ce que nous apprennent les fouilles. Les habitations déliennes ont conservé nombre de seuils et même de montants, qui nous renseignent bien sur la forme des portes et les matériaux utilisés IS. Les encadrements des portes d'entrée des maisons sont en principe en pierre, donc plus riches que ceux des baies interieures, qui se contentent souvent d'un mince cadre en bois, ou d'une simple couche de stuc sur les abouts des pierres du mur. Les jambages de pierre montrent une sensible inclinaison vers l'int.érieur, pour la valeur de laquelle il n'existe pas de règle (pl. VUI, 26). D'après les traces visibles sur les seuils (feuillure, trous de gâches), les portes d'habitat.ion s'ouvrent, de manière fa ne pas gêner la circulation, vers l'intérieur, comme celles des monuments puhlics ou des dépôts, ces dernières devant néanmoins être fermées de l'extérieur. Elles sont d'ordinaire fa deux vant.aux, quelle que soit. la largeur de la baie, qui peut. varier, à Délos, de 95 à 170 cm, les ouvert.ures des boutiques ét.ant. les plus grandes; pour êt.re dét.achables sans difficultés, ces vant.aux en bois sont. habituellement. fixés en haut. et en bas par le syst.ème du t.ourillon tournant. dans une crapaudine l'. Dans leur structure, les portes déliennes n'ont rien d'original; les mêmes constat.at.ions ont pu être faites sur d'autres sites grecs, comme Olynthe lO .
8upnpov, 1'0 - baie, embrasure: 199, A, J. 49 : en 274 av. J.-C., lors des Nyktophylaxia, ['TO 6UPE}1'pov est ouvcrt dans un mur et refermé après la fête (restitution de VALLOIS, Architecture l, p. 80 n. 4); 338, Ab, l. 90; 372, A, l. 94; 442, A, 1. 193; - châssis, cadre (tout ou partie) : 161, A,!. 66-67 (en 279 av. J.-C., aux Propylées); 165,1. 62; 199, A, 1. 76, B, 1. 72; 287, A, 1. 77, 1. 100 (pour la Graphé), 1. 116, B, 1. 143 (pour le Temple d'Apollon); 200, 1. 216; 428, 1. 7 (même expression, 427,1. 15; 439, a, 1. 84-85; 396, A, 1. 51; 442, B, 1. 228) : au début du Ile siècle av. J.-C., dans des invcntaires, phiales accrochées ÔTl:t:p 'TG MpE"Tpo'l. - porie d'enirée (poétique) : 1299,1. 57. Pour Hésychius, MpE'TplX est simplement l'équivalent de MpIXL. Pourtant, Mprx est s3ns conteste d'un emploi bC3UCOUP plus fréquent que son dérivé 1 Oupt'TPOV, d'autre p3rt il ne s'applique pas, semble-t~il, à la porte prise dans son ensemble, m3is à la structure qui contient les vantaux, c'est-à-dire, selon le cas, à la ,baie., mais plus souvent encore au «cadre. de la porte Uambages et linteau). Pour le premier sens, .baie. ou tembrasure., l'épigraphie de Délos et celle d'Épidaure fournissent quelques exemples très clairs. A Délos, il est plusieurs fois question de ces ouver-
(17)
J. E. JONES, A. J. GRAHAM, L. H. SACK!':", .AR Attic Country House below the Cave or Pan at Vllri.,
ABSA 68 (1973), p. 355-452. (18)
VoirCIiAMONAflO, EAD VIII, 2, p. 261sq., et. Ch. LUNAS, • Inter duas jaRuas... ,, tl. diIienneB, BCII Suppl.
1 (1973). p. 291-328.
(19) Tandis que le système des charnières, attesté pour certains temples, ne permettait pas de détacher le vantail. (20) Synthèse dans HOEPFNEn-SCHwAN"'l
(1) Voir CIIANTRA'NE, JAl {ormalion des nomB en gru ancien, p. 332 : le 8urllxe -'tpov niques, dont. IlUpnpov, mais la dérivation il partir de 1lUp« n'est pas claire.
Il
fourni dC1J termes !.ech-
-162-
t.ures failes dans un mur lors de la fête des yklophylaxia l, et qui sont ensuite murées: TO 6ûpnpo" xo:t ooLXo&fl"ÎjaOlvn (372, A, l. 94). A propos du Temple d'Asclépios, les comptes d'Ëpidaure distinguent le 6ôpwfLll, expression qui s'applique il la grande porte proprement dite, faite d'un cadre fixe et de vantaux, du OUpnpov, .l'embrasure. de cette porte'. Le sens de ,cadre. ou .châssiu, en fait très voisin du premier, est probablement le plus courant. Une inscription de Mytilène, relative à la construction d'un portique', explique bien que les porles [c'est-à-dire, ici, les vantaux] ont été ajustées dans les cadres, WplX~" &.p!J.o~o(all~t; 't'OLe; Ouphpo~al. A Délos, certaines expressions sont aussi sans équivoque: un paiement est effectué 'à celui qui a enlevé le châssis et posé les portes" 1'0 WptTpOV x«Ot),ov-rt xlXl %plXe; bn6!v-r1 (287, A, 1. 100), et des châssis de fenêtre en marbre sont commandés pour le péristyle de l'Asclépieion (290, 1. 216). Pour le Pylhion, des menuisiers fournissent deux Wpt:'pIX (199, A, 1. 76). Quant aux phiales qui sont parfois exposées au-dessus des portes, c'est en réalité audessus du cadre qu'elles sont suspendues, si l'on veut être précis. Dans certains cas, il semble que 6ûpE't'pov s'applique, non pas il lout le cadre, mais à une de ses parties: les BUpE't'pIX qui sont placés contre un pilier des Propylées, que l'on relève, doivent être des jambages (161, A, 1. 66-67), et. F. Gourby a même pensé que l'expression rljv bllpa~" 'mÜ &upnpou (287, A, 1. 116, et B, l. 153) devait se traduire par le ,soulèvement du linteau., plutôt que le .soulèvement du châssis. l .
3~llvn
'Up~&u~;
'upllhov : voir 'Upl~
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tupi., (Sl'Upo~.
,upa.
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-ov; 8upt.8f:u5. 0; 8ufX&ov, TG; Tr
8upi~1 : - fenêtre (l'ensemble, ou le seul châssis) : 154, A, l. 48 : en 296 av. J.-C.,!c-n)" d<; rljv Oup(3a, 1'OÜ bt' rO]pTVrtor.~ o(xou 7tot"ÎjalXv-r~; 165, l. 10-11, 12; 219, A, 1. 45; 354, 1. 68 : en 218 av. J .-C., pOUf l' Inopos, 't'&.ç OUplXe; xlll 1'&.e; OUp(3llt;; - pelile porte: 161, D, 1. 101 : pour les Propylées; - niche: 1412, A 1,1. 19; 1416, A l, l. 88; 1417, A l, l. 137-138, B l, 1. 95: dans les inventaires du milieu du lit siècle av. J.-C., ev Oup(8~; 1443, B Il, 1. 52: Ou{p(}31Xt:; ht {'m(lM].
8upa&us: élément de chdssis de fenitre: 290, 1. 212: en 246 av. J.-C., pour le péristyle de l'Asclépieion, 6upt.3ct<; M:u[x}oü ),(60u ck 6up(M.:; 7tr:vT"ÎlXOVT'(l. 3(60, )((le' ht«Gnl" O]upt3ct ltivn. 8upl8t.oy : petite fenêtre: 290, 1. 166 : dans un mUf du Temple de Déméter, ,x7t01mtTWl(OT-ll
n
w. lmip "l'li: 0up[E3l.ll
'1
(2) BRUNEAU, Cul/a, p. 291 : ceLle fêle cél~bre le culle de Déméler et Coré. b{30(] TÔ llvpéTl>O; voir Roux, Arch. Argolide, p. 126.
(3) TG IV" 1, 102, 1.30: ti (4) TG XII 2, 14, 1. 7-8.
(!)) BCII 45 (1921), p. 197 : cetle supposition ne me paraIt toutefois pas nécessaire. De la même façon. dans un décret hellénistique de Clara, 1 (1989). p. 93. L. et J. HORI\RT traduisent ",k 6Vpnp« par .Ies chamlmmle80: construilB pour la grosse somme d'un talent, ces I)l,l'npo: ne doivent-ils pu plulOt rep~senler le clldre complet? (1) Comme pour le mot Mfwa, je n'ai pas jugé nécessaire de reporter ici toutes les attestations.
1TQpQeupi:~ : fenêtre de J .~C., 't".xç n«pa.6up18«c:;
8up(ç
163-
côté (de part et d'autre d'une porte) 163, A, 1. 4; 165,1. 14: en 276 av. 't".xc:; iv 't"Wt TI u6tM; 354, 1. 64 : XÀdç E{tÇ 1"0] TI UOtOV ni' n«pa.&up(3t.
&i:8upoç : à deux baltants : 1403, Bb l, J. 47·48 : au milieu du
Ile
siècle av. J.+C., dans l'inven-
laire du Néorion, Mo 6up(8occ:; Xa.Àxiic:; 3t06[pouc:;. Le grec ne possède pas de mol propre pour la • fenêlre. et sc contente du diminutif de &6pa.. Plulôl que la simple reconnaissance d'un schéma architectural semblable, faul-il y voir, comme on l'a parfois suggéré, le renel de l'importance secondaire de cel élément? Cerles, dans les édifices grecs, les fenêlres semblenl avoir élé relalivement peu nombreuses, en loul cas moins présentes que les portes, qui sonl souvent la seule source de lumière - et qui peuvent d'ailleurs être, comme aujourd'hui. des porles-fenêtres '. Mais les fenêtres ne sonl pas toujours conservées, car les fouilles monlrent qu'elles étaient placées dans les hauteurs, de préférence à l'étage, et de toute façon l'encadrement pouvait être en bois, matériau périssableS. En tout cas, à Délos, les constructeurs semblent n'avoir pas été vraiment avares de fenêtres: dès la fin du Vie siècle av. J.-C., les belles et multiples ouvertures du Monument aux hexagones· (pl. IX, 29) en témoignenl, et les fenêtres sont loin d'être rares dans les habitations de l'époque hellénistique, alors même qu'elles devaient, l'hiver venu, laisser le champ libre à de sérieux courants d'airS. En outre, les inscriptions déliennes nous fournissent sur les fenêtres, leur forme et leur emplacement, des données qui complètent bien celles des fouilles.
Emplacement des fenêtres. Nous apprenons ainsi que dans les temples, des fenêtres peuvent nanquer la porte: c'est le cas pour le Pori nos naos (165,1. 12: avec un taxWupov ou .châssis,e, et peut-être plus spéciale+ ment sa parlie supérieure, car on dit qu'il est .au-dessus des fenêlreSt), pour le Temple des Athéniens (1409, Ba Il, 1. 53; 1410, b, 1. 3: «no 't""ijc:; 6up18oc:;), pour l'Aphrodision (219, A, 1. 47), ou pour le Pythion, sous la forme de n«pa.Oup18tc:;. Le terme ne se renconlre pas en dehors de Délos, mais n'a rien pour surprendre: on connail'lt"lXpIXOvplX, la • porte de côté" ct l'adjectif na.p&6upoc:;, employé dans les comptes de Didymes, mais qui peut être substantivé comme. porte
(2) Il n'existe pa! de bonne synthèse sur les fenètres antiques; R. Hf:RRIG, Da, Fensler in der AN;hileklur des Aller/ums (1929), est insuffisant, même complèté par un article du même auteur: 1Fenster an Tempeln und Monu~ mental Profaobauten f, JIJA 1 44 (1929), p. 224-262. Il raut donc constamment se reporter à des monographies de sites. Voir I.outefois, en dernier lieu, les pratiques petils essais de Ch. LÔHR, .Griechische l-liiuser: Hor, Fenster, Türent. et Ch. SKRABEI, • Fenster in griechischen Tempeln f, Lich! und Arehileklur (1990; \V .+D. Heilmeyer et \V, I-Ioepfner M,), respectivement p. 10- Hl, et 35-42. (3) C'est ainsi que le site de ThaSO!! n'a fourni aucune information sur cette sorte de baie; Y. GRANOJF.AN, Recherches sur l'habifallhasien il l'époque grecque (1988), p. 404; on n'a pas non plus retrouvé de renHre à Olynthe, mais HOEPFNf:R+SCHWANONEII, flaus und Sladi im klassischen Grieehen/and, p. 66 fig. 52, signalent quelques parastades si petites (IU'elles n'ont pu appartenir qu'à une fenêtre. (4) HELL.\lANN+fo'RA1SSf:, E'Af) 3'2, p, 39~42. Le Monument aux hexagones poSllède deux sortes d'ouvertures; les .da!l!!ique.. fenêtres rectangulaires, Il volels, dont le linteau et l'appui (pl. IX, 29) sont des pierres massives et dirrèrentes des blocs d'assise (contrairement aux jambages, qui sont aussi des Ilierres d'assise), et d'autre part des jounl en forme de diabolo, apparemment situes au même niveau que les fenêtres normales. Ce curieux èdiflce avait rnanifes+ tement besoin d'une tarte aération, même si l'on admet qu'en cas de nécessité, on devait pouvoir boucher ces jours avec de l'él.oupe, comme l'imagine E.+L. Schwandner IJOUr ceux d'Ammotopos en Ëpire. Oans Wohnungsbau im Allerlum. Diskussianen tur A rehao/agisehen Baufo.schullg 3 [1978], p. 109-111 et lig. 5-.-7), Schwandner pense que les jours en archère devaient représenter le type de fenêtre le plu! ancien et le Illus courant, (lui pouvait cohabiter dans le même èdifice avec le t)'pe plus évolué de l'ouverture carrée ou rectangulaire, laquelle, à l"image de la porle, se rerme avec des battants. (5) CHA)lONARD, EAD VIII, 2, p. 286!q. (6) Le mot, qui appartient à la même racine (IU'ÜlXW, otellir., est étudié sous OUPIX, supra.
8UplS
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de côté_, dans des papyrus el sur un linteau d'Andros'. La remarque a été faite il y a peu de temps par M. Korrès, qui a mis en évidence J'existence de feriêtres dans le Parthénon, haut placées de part et d'autre de la grande portes: contrairement à ce qui a souvent été écrit, les Grecs ne dédaignaient pas d'éclairer assez nettement l'intérieur de leurs temples par les bascôtés, surtout à partir de l'époque classique et dans les cellas larges, si l'on songe aux temples déliens et à l'Érechtheion Il. Ajoutons à cetle liste l'édifice GD 42, de lechnique athénienne, qui possédait pour sa part des fenêtres à ébrasement inférieur, pratiqué dans l'allège 10. Quant au Temple de Déméter, si l'on accepte la restitution de 290, 1. 166, il possédait aussi des jours ou • pelites fenêtres t, Ovptô~ox Il. Parmi les autres bâtiments publics susceptibles d'être percés de fenêtres, il faut relever, pour d'évidentes raisons d'aération et d'éclairage, les salles de banquets (154, A, 1. 4, et peutêtre 139, C, 1. 13)12. Certes, la présence de fenêtres dans un édifice civil ne permet pas, à elle seule, d'en conclure que celui-ci faisait fonction de salle de banquet: si J. Travlos a émis cette hypothése pour la Pinacothèque d'Athènes, c'est avant tout parce que sa porte, encadrée de fenêtres, est désaxée, sans doute pour faire place à des lits 13. A priori on pourrait aussi prendre pour une salle de banquetl'ûikos des Déliens, pourvu de fenêtres (144, A, 1. 39), mais comme il fermait à clé et qu'on y entreposait du bois, les fenêtres, bien closes par des volets, devaient plutôt être celles d'un dépôt. Dans les maisons d'habitation de l'île, Je percement d'une ou plusieurs fenêtres devait être considéré comme un fait notable, c'est du moins ce que suggére, dans les comptes, l'expression _la maison où il y a une fenêtre_(290, l. 125) : il s'agissait donc d'une singularitC qui permettait de distinguer cetle maÎson des autres. Peut-être était-ce la seule, dans cette insu la, à posséder une fenêtre sur rue (et une seule), en une position telle qu'elle ne pouvait passer inaperçue. Il est probable que celle baie n'était pas un simple jour, elle devait avoir un encadrement architecturai remarquable, à moins que l'origin3lité de cette ouverture n'ait résidé que dans son décor (à l'exemple de ce faux fronton appliqué au-dessus de la baie, d'après 154, A, 1. 47). De fait, les quartiers d'habitation de Délos présentent sans réelle parcimonie des exemples de fenêtres, sur rue ou à l'intérieur. Il est vrai qu'elles sont plus fréquentes à l'étage, ou sont placées très en hauteur au rez-de-chaussée 14, car le souci de préserver l'intimité prime à ce niveau, où elles donnaient plutôt sur la cour péristyle, comme dans la Maison de la Colline (pl. VIII. 27) ou celle de l'Hermès. Il est sür que globalement, en Grèce, les fenêtres extérieures n'étaient guère prisées, elles sc réduisaient souvent à des petites prises de jour: selon Aristote, Ath., 50, les astynomes d'Athènes empêchaient _... d'avoir des fenêtres ouvrant sur la rue _, TOCC; 6uptâoxc; Etc; 1"1]\1 6âàv oX\IQ(yttv. (7) In8. Pagamon, nO 237; IlusSON, Oikia, p. 103, lOS, et Bul/. ~p. 70,442:"0 Wpnpo~... " ..1 "Œ~ ""p"WPO\l~ 'Ep~, (Andros). VALLOIS, Arehilulu~ 1. p. 41 n. 10, a sans doute raison de voir dans les " .. por.&upŒ~ du Pythion des (6upl/l~) ""'pa.6upo. percées en hauleur. car il faut un escalier pour les mettre en place. (8) • Der Pronaos und die Pensler des Purthenono, I)ar/hmrm-Kongrcss Bastl, 1982 (1984), p. 47-54. La porte principale était plus étroile que cel1e de l'0llisthodome. précisément Il cause de la I)lace occupée par les fenêtres. La disposition des colonnes du péristyle et du pronaos était calculée de façon II. donner lu meilleure vue sur les fenêtres, comme dans le Temple des Athéniens à Délos. (9) Pour l'~rechtheion, ajouter aux grandes fenêtres six jours en archère étudiés par A. PAPANIKOl.AOU, Dei/ion 33 (HI78) [H184], p. 191-197. (10) VAI.LOIS, Arehiteelure Il, 2, p. 465, parle simplement de jours en archère. G. Roux, Bell 103 (I979). 1). 123, précise que l'ébrasure est creusée dans le bloe d'appui, comme au Trésor des Thébains II. Delphes. (II) Le mot est très rare et apparemment lardif: Groponliques, XV, 6, 2; J. P. M1GNF., Patrologiagrua 65. 1288; P.Ozy. 1ü.'2058, 24 (Vl< siècle ap. J.-C., au sens de • niche muraleo). C'est fXlurquoi la restitution, il Délos, me paraît loin d'être assurée, elle ne vaut qu'exempli yralia. (12) Il en va de même pour les andrl/ne. de l'architecture domestique: 1-loRPI'NIlIl·SCHWANDNEIl, /faus and Siadt im klaui.chen Alfalam, p. ISO, recomtituent UI1 andron dans une maison de Priène, avec des fenêtres il ébrasement. (13) J. THAvl.os, Pic/oriol Dic/ianary of Aneienl Alhens (HI71), p. 482, et 491, fig. 618-619. (14) Elles sont à plus de 2 III au-dessus du niveau des salles ou de la rue; n'étant donc pllS, en principe, il hauteur d'al)pui, elles sont aussi plus difficiles il fermer si nécessaire.
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165-
8upls
Structure des fenêtres. Les fenêtres conservées sur le site de Délos sont de formes et de matériaux divers, pierre et bois (surtout il. l'intérieur des habitations, où les tableaux sont aussi parfois un simple enduit de stuc). Les inscriptions renètent cetle variété: les fenêtres en bois sont régulièrement entretenues par &:ÀOtip~ (219, A, 1. 45), et parmi celles-ci, certaines sont en bois d'olivier (139, c, 1. 13) ou en chêne (165, 1. 59), mais le marbre a été choisi pour celles du péristyle de l'Asclépieion (290, 1. 212 -213). C'est l'hapax OuptSt:ûc:; qui est employé il. celle occasion. Le surfixe n'aide pas il. comprendre le mot li, mais dans la mesure où il y a cinq auptôtîc:; par ouverture, il est permis d'y voir les cinq _éléments d'un châssis de fenêtre. il. meneau Uambages, linteau, appui, meneau). L'existence de telles fenêtres a eté reconnue dans le Monument aux Taureaux, dans les maisons du Quartier du Théâtre, et dans l'flot des Comédiens··. En(in, l'inventaire du Néorion parle même de .fenêtres il. encadrement de bronze., Oup(ÔIXC:; XIXÀx.a,c:; (1403, Rb 1, 1. 47_48)17, en spécifiant qu'elles sont ÔtOÛpouc:;, c'est-à-dire _à deux ballants. (ou .deux volets.), ces fenêtres accompagnant sans doute les portes en imposte 18, un peu il. la manière des 6ûPlXt S~a.7tpt(J't'o~ ou portes il. vantail coupè : «à deux battants. est la traduction qui s'impose ici, puisque l'adjectif ôWupoc:; est bien attesté en ce sens dans des documents égyptiens, où il s'oppose il. lJ.oYbaupoc:; qui qualifie l'ouverture - porte ou fenêtre -.il. un seul battante III. Les traces de volets sont par ailleurs nombreuses sur les fenêtres des maisons d'habitation. C'est ainsi que dans la Maison des Tritons, les volets pivotaient sur une barre de bois (ixe, scellée aux extrémités, et étaient maintenus fermès par une gàche verticale. Ce mode de fermeture de la baie s'oppose aux barreaux verticaux 20, tandis que les inscriptions parlent aussi de nattes tendues en travers, pîJt7ttC:; t[tc:; 't'oc].:; eUplÔllC:; 't'oü t'lW7tOÜ (354, 1. 68). En outre, la mention de StX't"Ull, c'est-à-dire de croisillons en bois, dans 165, 1. 4, montre que des sortes de clauslra pouvaient aussi barrer des fenêtres déliennes 21.
(15) C""NTR"INE, La (orma/ion d~3 nom3 ~n 9ru anl:i~n, p. 126 : ayant surtout servi à former des noms de per!;()nnes, le surfixe -CÔ<;; est en fait de sens ,assez vague •. Selon J.-L. PERPILLOU, U3 3ub./anfi(3 gree. ~n -cl~ (1973), p. 115 et 384, llupt&.:~ serait tun doublet exceptionnel de llup(~', dans un sens spécialisé. (16) VALLOIS, ArchifulUfe Il, 2, p. 466-467; EAI) VIII, 2, p. 296-'297: meneaux ten forme de parastllde ou de demi-colonnette ionique adossée.; EAD 27, p. 45, 106, llOsq., 134. (17) Cr. IG IfI, 1668, l. 37 (f:leusis): K
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Autres sens de (Jupù;.
Toutefois, dans ces inscriptions, il s'avère que Oup!r; ne doit pas toujours être traduit par Le mot a pu être employé comme véritable diminutif de OUplX, au sens de .petite portet, Vallois a proposé cette traduction pour les 6upt8eç du Porinos naos", mais j'avoue que sa démonstration ne m'a pas convaincue; à l'inverse, il faut bien admettre que les 6upt8eç TOÜ npon:uÀou (161, D, 1. 101) ne doivent pas être dîfrérenciées des 1tUÀt8e.; XIXWlXt, les tguichelst signalés en 161, A, 1. 67, Ce n'est pas une particularité du vocabulaire des hiéropes, car on retrouve ce sens de «petite porte t dans une inscription de Sta Lenika, en Crète 13. 0up!.; peut encore avoir un autre sens, celui-là généralement méconnu: il peut en effet s'appliquer à une .niche muralet, sorte de réduit ouvert, ou même de petit placard (pl. vm, 28). Les inventaires de la seconde domination athénienne nous parlent à plusieurs reprises de ces statuettes placées Èv Oup(lh, .dans une niche.; un fragment d'un de ces ex-vota, avec la dédicace du donateur, a même èté conservé (1838). Les offrandes placées dans un renfoncement du mur étaient le plus souvent appelées, dans les inventaires, &.. . &:&tj1J.1X È.... T(;'n TO(X.Wt (1417, A l, 1. 121), et peut-être la variante e.. . Oupt8t suppose-t-elle un volet de placard, contrairement aux nichcs ouvcrtes de la Palestre du Lac, comme celle où Eurymanthès, vainqueur à la lampa dédromie, a installé un hermès-pilier M . Nombreuses dans les maisons d'habitation, en général situées assez haut (entre l,PO et 2 m), comme les fenêtres, les niches retrouvées étaient souvent complétées par un cncadrement de stuc u . Ce sens de .niche. convient parfois aussi pour d'autres inscriptions, par exemple un texte de Samos, avec TlXîç tV1"otx.!Ot.; OupLatV, ~dans les niches murales t 2ll, un bref texte de Cyrène, et un passage des comptes de Delphes 27. Il n'est pas rare dans les papyrus u .
~fenêtret.
8upOw : voir 8upo.
- grande porie, porfail (au sing.), porlail à double bailant (au pl.) : 145, 1. 13: dans l'Asclépieion, ~UÀIX d.; 6UpWIJ.IXTIX; 287, A, J. 78 : en 250 av. J ,-C., au Temple des Athéniens, 1'0 6upwIJ.IX xa.1"taxeu«~t1"o XlXt ÈtttnXtua.nlXVTt TIi.; OUPIX';, 1. 118 : de l' Ivoi re et.; 1'0 6upwlJ.lX; 403, 1. 12 (en 189 av. J.-C., pour l'Arcbègésion); 1403, Ab Il, 1. 83-84: au milieu du Il~ siècle av. J.-C., dans l'inventaire du Temple d'Apollon, F.v SI; TIXZÇ lpÀtlXîç TOÜ OUpWIJ.IXTO';, Bb l, 1. 43 : dans le prodomos du Néorion, [Sr.&. n-roÀwv OUpWlJ.]lXTIX (restitution de Vallois), 1. 44 : OUpWIJ.IX, 1. 47 : Oup[WIJ.IXTIX], Bb II, 1. 7 (Héra ion) : 6upwIJ.IX lx.ov 1)Àou.; X.IXÀXOÜÇ, 1. 32, 34 (oikoi du Cynthe); 1413, b, 1. 21 (Temple d'Apollon); 1442, B, 1. 33 (Aphrodision); 1450, A, 1. 27: dans l'inventaire du Temple d'Apollon, TOll ÈV1"Oç OUpWIJ.IXTO';; 2215 : au Sarapieion C, dédicace, à une date incertaine, de [TOÙÇ (22) Archif~c1!1re 11, 2, p, 470. (23) J. BOUSQUET, Bell 62 (1938), p, 401. Cf. M. WAEU\ENS, Die klânasialiuhen 7'ùr5Iân~.. , (1986); sur les stèlès funéraires d'Asie Mineure orn~s de la représent.ation d'une porte, un exemplaire est dèsign6 par le mot &uplt;. (M) J. TIIÉlIliUX, Bal 76 (1!l52), p. 585-591, avec clichés et dessins. ('25) CUAMONAfW, EAO VIII, l, 1).201, et VII', 2, p. 385. (26) Publié HeU 5 (1881), p, 478-479, nO 2,1. 7, avec la traduction erronèe .fen6tres latéraleSf. (27) SEG IX, 727, l, 1 (Cyrène): "t"'~ &UpŒcx.; Z.:.m.p(>~ .i'o'ilh,1I.1 "t1ltÏ<; 6cllti~; FD III, 4, nO 83; Aristocleidès cOnsacre des u:po. dans Ulle &oplt;. (28) HUSSON, Oikia, p. 117-118; une des .niches-placarda. est mentionn~ avec sa dé. Ces mêmes papyrua donnent en outre ulle inrormation détaillée, inestimable, sur les fenêtres proprement dites, avec un vocabulaire rare ou unique.
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1t1J)WVW; x[Clt] 'fa 6u[PWIA4'fCl; 2237 : vers 100 av. J.-C., au Sanctuaire syrien, (m... ",po" -ft 'fP OupwlA4'fCl. - ballan/, van/ail: 1423, Bb l, 1. 4 : dans un inventaire, OuPWIA4'fCl . nMbtOuow Jjl.Ol Xethoi â.
De ce relevé 1 se dégagent d'emblée deux constatations: le mot 6Upta)lA4 s'applique presque exclusivement à des portes d'édifices religieux, des grandes portes qui imposent la traduction .portail., d'autre part il recouvre en principe l'ensemble de la structure, cadre et vantaux. Néanmoins, dans quelques cas, il parait bien s'appliquer plus spécialement au vantail, qui est d'ordinaire rendu par OUpet. 9upW!LCl n'est donc pas un simple doublet de OUpCl, qui est aussi beaucoup plus fréquent. Contrairement à &ûPCl, dont il est dérivé à l'aide du surfixe augmentatif -1A4, 6VpwlA4 n'est en effet jamais employé pour une maison ou un domaine, ni pour la palestre ou un abaton, il parait réservé il des portes de sanctuaires et de temples, si l'on excepte les oikoi du Cynthequi sont néanmoins aussi des bâLimenls religieux. Ce sont des portes qui se distinguent par leur taille, mais aussi, dans certains cos, par leur décoration (incrustation d'ivoire pour le portail du Temple d'Apollon). Dans les comptes de Delphes comme dans ceux de l'ÉrechLheion, d'Épidaure et de Didymes, la porte monumentale du temple se dit également 6VpWlolCl l, Les exemples papyrologiques de 6VpW!J.Cl vont dans le même sens: le mot s'applique surtout à des portes d'une taille au-dessus de la moyenne'. Il n'est pas non plus indifrérent de noter qu'à Délos comme dans tout le monde grec à partir de l'époque hellénistique, c'est 6Upw!J-Cl qui est utilisé de préférence dans les dédicaces et les consécrations, nOIl pas tant parce que l'objet s'y prèle effectivement, mais surtout en raison de sa valeur emphatique' (2215; 2237 : les OupW!J.Cl'fCl de ces deux dédicaces ne sont pas clairement localisés). Le terme parait englober lous les éléments du portail, cadre compris, si l'on en juge d'après les inventaires du Temple d'Apollon, qui parlent à plusieurs reprises des 'PÀla.t 'fOÛ OupwlA4'toc;, les .jambages du portail.'. D'autre part, les comples difrérencient parfois le 6ûpta)lA4 des OUp:u, ces dernières devant alors être comprises comme les vantaux (145, 1. 13·14; 287, A, 1. 78). Mais les poignées et les appliques fixées, d'après les inscriptions, sur le 6Vpta)lA4 du Temple d'Apollon montrent bien que les battants sont sentis comme la partie essentielle de la porte, et l'on doit admettre que dans 1423, Bb l, 1. 4, les OuPW!LCl'fCl entreposés sont les seuls vantaux. Dans les papyrus et dans quelques lexles épigraphiques d'époque impériale, ce sens restreint de • vantail. a également pu être mis en évidence', au point qu'on est en droit de se demander si, à
(1) Comme pour llO;>lX et &upL;. je n'ai pas retrHnscrit toutes lea mentions que j'ai pu relever, en raison de leur caractère répétitif. (2) ORLANIl08-TRAVl.05, J.uikon, J.O. Celle porte est 1110" dite ",i'y1X 6Upwj.l«, non pllr redondance, mois pour la distinguer des autres &upWj.l«nt. (3) HUSSON, Oikia, p. 107.109. (4) Le1i exemple1i, en général inscrils sur des linleoux, ne llIanquent pos: voir L. ROBERT, dans J. DES GACNIER!l, R. GINOUVRs, L. KAHIl., LAodich du LyOOJ, le R!Jrnphh (1969), p. 254 n. 6 (liste de ~1'IX con8llc,"", au thUtre d'Oropos, • Cyrène, Doura-Europos, ete.; ajouter la d~icace du gMInd tombeau de la nécropole de Palmyre : TI> mi arr,À4t.nl ~ (Syria 1936, p. 260 1. 3D. Enfin, E. BERNA NO, lPE 60 (1985). p. 81-84, reatitue..o. ~ dans une inscription méconnue de Koptos. (5) Au contraire, Il. VAX E"rKNTII1'IIl.E et M. BoliGNAT, Kre/ika Cluonika 21 (1969), p. 28-3'2, publient une ins.cription de Sta Lenika : (-« lf6Au; T}it ll:1XGT&& m ~ (id&tjJUl:..,.t..o. ~T]œ ht...(4uc.... en traduisantlh!Jrornala par tchambranleu, 0101'5 qu'. ma connaissance le mot (dont la restitution est d'ailleul'5 ici tm hypothétique) n'a jamais ce sens restreint. (6) Pour les papyrus, voir IIU5SON, OikÎII, p. 108. En épigraphie: JG II". 'MW: panni les bien. meubles non rompris dans la location d'un local, il y a Ica ~ûb, ,w rll~ ~,w..o. &~]:Ir=.; WEl.l.ES dan, K"-'RUNG, Guasa, nt 27 : dedicace d'un arc, T6(~0"J,"':'" 'ti,< ~,w~; IGR III, n-II27, Aera en Syrie: (n;. 6U)p.n... ut ù: ~T]œ ~:n. A Doura-Europos, c'est Alexandre ms d'EpinikOi qui, en 116-117 ap. J.-C., a restaurè tle temple que son père a construit.. en rempl.çant les llI"pW"",tt d'origine qui av.ient été enlevés par les Romain. : e'élaient donc les tvanlaux.: élude de ce texte par J. TRIXIIl(lR, Muopolamia 22 (1987), p. 187sq.
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8upWv
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Délos, dans 2215 et 2237, il ne faut paB aUBBi comprendre que seuls les vantaux sont en cause 7. Mais il n'est pas interdit de traduire par «grande porte à double battanh, comme dans 1403, Bb l, l. 43. Il existe encore d'autres termes, à Délos, pour désigner une grande porte: l'tp6eupo", l'tp6:mJÀO'l, :mJÀW'I. Ils seront examinés en leur place, car ce ne Bont pas des portes ordinaires, mais de vrais corps de bâtiments.
8upWv, 0 hall d'enlree, vestibule: 158, A, 1. 56 : en 282 av. J.-C., dans l'oikia Episthéneia, udpOupo" Ul'tOOEZ"lXt ..Sn Ou[pSm], 1. 57 : dans l'Archégésion, construire 'Ûi'l Oupw'Ia (...) T0!ot 7tpo/; ,,6"0"; 402, 1. 8 : vers 190 av. J.-C., dans l'Archégésion, réparer ToX/; (...) WplX/; XlXl 't'OÙ/; OUPW"IX/;. Formé à l'aide du suffixe locatif -w'" 6upw" désigne ce qui est couvert par le radical, c'est-à-dire un «vestibule •. Pollux (1, 77) distingue 6upw'l des autres termes qui peuvent s'appliquer à une entrée : do"~6'r'l"w'l St 7tp60upa xa1 7tpOl'tUÀIX~IX, Xilt ..à" !ottv :mJÀW"11 )(IX1 Oupw'Ia XI1ÀoijG~, TO Blé l'tOU :mJÀWPOÜ"TOÇ OtX7jjJ.11 :mJÀwptO'l, «pour ceux qui pénètrent il y a des porcheB et des propylées, et on les appelle tantôt 'pylône' et vestibule, tantôt, quand c'est le local du portier, la loge •. Le Oupw" a donc pour particularité de n'être pas en saillie par rapport à la porte, contrairement au 7tp66upo". Le mot n'est pas inconnu dans les textes littéraires l et se rencontre aussi dans les P3PYrus'. Il est toutefois moins fréquent qu'un autre terme de la même famille: Gupwp6/;, le .portien 3 • Dans les inscriptions déliennes, en dehors du vestibule de la maison Episthéneia, où est posé un linteau, on ne connaît par les hiéropes que les 6uPW"tl; de l'Archégésion, l'un d'entre eux étant situé au Sud; Ph. Bruneau a proposé d'y voir une des portes du péribole, construit en briques crues, de ce sanctuaire 4. Comme la restitution d'un véritable vestibule n'est pas envisageable ici, peut-être faut-il seulement imaginer un auvent au-dessus de ces portes? Mais alors que tous ces 6uPW"e:1; épigraphiques ne peuvent être aujourd'hui situés sur le terrain, quelques maisons déliennes aident assez bien à se les représenter. La Maison du Lac et d'autres habitations luxueuses, enfin certaines plus modestes mais parmi les plus tardivement construites, présenl.ent, pour qui vient de la rue, un vestibule ou un couloir fermé de deux seuils successifs; dans le cas de la Maison du Lac, on remarque même une petite pièce donnant sur ce «hall. et qui devait tenir lieu de conciergerie. Le deuxième seuil est parfois remplacé par une simple dalle sans feuillure, qui voulait peut-être seulement imiter un dispositif senti comme luxueux. Ch. Llinas 6 a rapproché cette installation - inconnue à Olynthe', mais attestée à Théra et Priène, comme prolongement du prothyron - de la phrase de Vitruve: Hic aulem locus inler duas januas graece OVPWpe:LO" appellalur (VI, 7, 1). Constatant que ce terme grec, qui est en réalité une correction de Giocondo 7, n'apparaît nulle part ailleurs, P. Ruffel 8 a proposé d'y voir une simple méprise à partir de 6vpw", le vestibule, et nous aurions ainsi, à Délos, une bonne illustration de la structure mentionnée dans les inscriptions. (7) Malgré les objections de G. Roux, BCII 113 (1989). p. 266, la restitution [3là. IJTÛ"W~ 6upW!'-]cr.'l'
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UipOv: lieu consacré au culte: sanctuaire; temple; chapelle l . Tf:I&ft'O'i: terrain, domaine : - domaine appartenant à un héros ou à une divinité: 156, A, 1. 23 : peu avant 282 av. J.-C., 't'Jou iax«pw~ TOU h "fWt "l"'t~~ TOU 'Apl'J'[Ytrou; 1299,1. 64 : dans la Chronique du Sarapieion, fX.l!i01 xa.t n!JE'lOÇ; 1519, 1. 13-14,42,53 : au milieu du Ile siècle av. J .-C., dans un acte des Hérakléistes pour Héraklès; 1520, 1. II : dans un décret concernant l'f:tablissement des Poseidoniastes de 8érytos, pour Héraklès; 2551, 1. 4: dans un poème, <1)0(601) Tq.l.M:~; - propriété rurale d'Apollon, mise en location: 93, 1. 19 et 22 : en 410-409 av. J.-C., ttILEV« de Délos et de Rhénée (même formule: 94, 1. 7-8; 95, 1. 9, 13; 97 bis, 1. 5 -6; 98, A, 1. 27-29, 65,101; 104-11, A, 1. 8,15); 104-20, 1. 5: "fO dlU"OlO eXvcILtaOWo«!Ll:tv]; 143,8,1. 1 : en 310 av. J.-C., tCPtl "fCILboPl (même (ormule: 159, A, 1. 55); 144,8,1. 8: location de "ftl &ÀÀa. "l"I:!1-É\ll1; 149, 1. 2 : location "fW\I 't'oû OtOÛ Tt!1-t\lW\I; 203, A, 1. 18 : en 269 av. J .-C., "fcl "l"t!1-ÉYl'J 't'tl "fOU OtOU; 503, 1. 12: vers 300 av. J.-C., dans une ordonnance de locations, [up,[euTl'J]a«(\I}r(w\I] "fwy [YtWPYOUVTW\I] 't'cl t'tM, 1. 14, 22, 23; 1296, A, 1. 4 : dans un décret, mention des esclaves ix T
Plusieurs ltcp« sont mentionnés à Délos: avant tout celui d'Apollon, mais aussi celui d'Artémis (1508), de l'Archégèle (147, A, 1. 10; 203, A, 1. 54), de Déméter (205, B, 1. 10; 290; 1. 89), de Zeus Kynthios (154, A, 1. 45-46; 161, A, 1. 77), d'Agathé Tyché (1403, Bb Il, 1. 10), de Sarapis (1510,1. 25), el celui d'Ortygie f (146, A, 1. 81).
Le hiéron ou sanctuaire d'Apollon. Le lcp6v ou Isanctuaire. le plus fréquemment nommé est bien sùr celui d'Apollon, pour lequel les hiéropes ne jugent pas nécessaire, en principe, de préciser le nom du dieu: ils diront simplement 't'c lep6\1, car dans leur esprit il ne saurait y avoir de doute. Lorsqu'ils procèdent il 1'«Ào~ql'll périodique, ils enduiront donc les portes du nanctuaire et des autres sancluaircSt (158, A,\. 78), tant il est vrai qu'existe avantlout celui d'Apollon. Il est inléressanlde noter que l'expression tepO\I TOÜ 'AxOUc.J'IOI;, très rare sous l'Indépendance (203, A, 1. 4; 300, A, 1. 5 ; pour bien distinguer le tronc d'Apollon de ceux des autres dieux; voir aussi 1029,1. 6--7), est plus courante sous les deux dominations at.héniennes, alors même que n'existe aucun risque de confuIlion (par ex., 98, B, L 26; 1442, B, 1. 75; 1443, A l, 1. 7). On a aussi relevé 1 qu'après 314 l'assemblée des Déliens a changé le formulaire de ses décrets, en mentionnant désonnaill les bienfaits la l'égard du uanctuaire des Déliens. ou du uanctuaire situé il Déloll, alors qu'auparavant il n'était question que du peuple délien. Pour les hiéropes, il va de soi que Ile sanctuaire. par excellence est celui d'Apollon, dont ils se sont. approprié les inU:rêls et avec lequel ils ont une grande familiarité; on n'en saurait peuL-l:tre dire autant. des administrateurs at.hénienll. C'est. d'ailleurs SOUilla seconde domination athénienne que -ro lcp6'1 (1) Le terme est excessivement fréquent il Délos, et ce IOnt presque loujoursles m~mes rormules qui ",viennent, il a donc poru Ilréférllble de passer directement il une synthèse. (2) Voit le8 conclusions de J. Tntl;HKlIx, .Ortygie-, IJeff 70 (1946), p. 560- 576. (3) En dernier lieu, VIA'., Délm, Il. <J'l, avec la bibliographie et les références épigraphiques.
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peul, selon le contexte, se rapporter il un aulre sancluaire que celui d'Apollon: dans 1416, A 1,1. 35, el 2077, il ne peul s'agir que du Sarapieion, de même que dans 1417, A l, 1. 118, la ,w,lJ; .....ü kpoü appartient sans conl.esLe ail sancluaire d'Anios, mais un peu plus loin, les,w,i3c( TOü kpoü de 1417, B Il, 1. 78, sont bien celles d'Apollon.
Les dimensions d'un hiéron. A priori, on pourrait penser que le neutre substantivé de l'adjectif kp6ç ne devrait pas poser de problème d'interprélalion'. En réalité, la laille exacte du sanctuaire ainsi désigné n'est pas toujours facile à préciser, il arrive qu'il se réduise à une simple chapelle. A Délos, dans la lrès grande majorité des cas, le mot doit ëtre pris au sens large; lorsque les hiéropes parlent de cl'Aphrodision situé dans le sanctuaire. (sous-i!ntendu : d'Apollon, dans 290,1. 84), et du _portique du sanctuaire. (219, A, 1. 57), ou encore lorsqu'il est. question de choisir un emplacement _dans le sanctuaire devant. le Temple d'Apollon. (1022,1. 7-8), on voit. que le hiéron du dieu englobe un grand espace autour de ses t.rois temples, avec de mult.iples const.ructions en tout genre, depuis les autels jusqu'aux t.résors. On y t.rouve aussi exposées quantité de stéles; le texte des décrets ainsi aUichés prévoit. expressément. que la pierre, pour connaltre le maximum de publicité, sera placée h 't"i"H ~I. C'est. cet ensemble qui est. réguliérement. purifié par le sacrifice d'un porc, d'où l'expression xoIpoc; 't"à kpO'I xa.6â.p«.a&u, qui revient sans cesse dans les comptes. De la même façon, on dira l'Asclépieion pour parler de l'ensemble du sanct.uaire d'Asclépios, en le distinguant. du simple naos d'Asclépios' (159, A, l. 25; 1417, BI, 1. 102-103 eL 148). Ajoutons qu'un sanct.uaire est normalement. délimité par un mur de péribole (97, l. 35: TClX[O'l 't"o kpo), dont la porte est dite mJhl'l et. non OUplX ou OU~ILCl'; les inscriptions nous apprennent que dans son état ancien, le mur du hiéron d'Apollon possédait. une superstructure de briques crues (162, A, l. 4 : 't"oû kpoü otx08of!T,aar:'I'n 't"ày 7th[...oWOY 't"OIxoy). Les sanctuaires de taille beaucoup plus modeste, comme le Thesmophorion ou le Posideion, ne sont pas dispensés d'un péribole 7. Il est toutefois des passages où le terme hiéron se rapporte, non à tous les édifices du sanctuaire évoqué, mais à un seul d'entre d'eux. C'est ainsi que dans un inventaire du sanctuaire d'Agathé Tyché est mentionné un .étage. U7t~p 't"à ~p6y, renfermant une caisse (1426, B Il, 1. 56) : le temple proprement dit étant entouré de trois petites pièces, l'une d'entre elles, pour laquelle l'éditeur propose de traduire hiéron par tSacristiet, a pu être surmontée d'un étageS. Mais le passage pose probléme, car c'est le seul inventaire d'Agathé Tyché rédigé de cette raçon. Tous les autres, qui distinguent les objets iy 't"(;:11 tcpi"n de ceux iv 't"WI 7tp086f!M (par ex.: 1403, Bb II, 1. IOsq.), passent évidemment du temple, et même de sa cella, à son vestibule; hiéron est dans ce cas synonyme de naos. Dans 290, 1. 77, une somme est versée aux ouvriers qui onl nettoyé le • hiéron (d'Apollon) et. les oikoÎ », or ces derniers sont habituellement englobés dans le premier terme lorsqu'il signifie tSonctuairet, il doit cette fois se rapporter au temple lui-même. Mais dans 1441, A l, l. 59, iv TWI tCphll désigne clairement la cella du Temple d'Apollon, dite plus loin, dans le même compte r., 't"WI "IXWI, par opposition il iv 't"wl7tp086f!wl. Et.
(4) Pour le sehll eXllct de~. dé;' connu en mycénien, e~ qui délligne lm généralemenlle ISilCre. ou 1consacre., par rapport il des mots moinll courants mail de lenll yoillin, comme 6cn.o<; (qui concerne l'allpei:l nonnalif du SIlCre), cOOetf,(, IRflvOc, .vénérableo, &y.oc;, uainl., &yo.oc, 'pur., voir les articles d'A. MOTTl!, J. 80MPAIRR el A. \VAIITKLLR danll la REG 102 (1989). (5) Voir nolre rubrique _6<;, infra. (6) Voir nolre rubrique ~"l. infru. (7) BRU/lIIlAU, Cu/ll':', p. 'n7 el 259. (8) GIJ 100, lig. 84. Cel étage a aU5!li pu servir pour la prière: d. Bull. ip. 73, 485.
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dans 1417, A II, 1. 21 et 25, le terme Héraion ne se rapporte pas au sanctuaire d'Héra, mais à la cella même du temple, puisque les objets conservés derrière le eÛp6.lf.l1X sont distingués de ceux rangés dans le prodomos ll . Ce flottement n'a rien pour surprendre, il se retrouve dans l'emploi du mot tEp6... à Didymes 'O , à Samothrace 'l , en Égypte 12 , et chez ~es auteurs comme Pausanias lB. Le téménos.
Bien que téménos et hiéron soient fréquemment associés, voire confondus, les deux termes ne sont pas, en principe, interchangeables: lorsque les hiéropes parlent tantôt du hiéron de l'Archégète (147, A, 1. 10: on l'entoure d'un mur d'enceinte; 203, A, 1. 54), tantôt de son téménos (l56, A, 1. 23), ils envisagent dans le premier cas son «sanctuaire Il proprement dit, et dans le second le« lopin de terre t, le «terrain & qui appartient li l'Archégète, bref son «domaine t. Les deux mots se recoupent, mais ne se superposent pas véritablement. C'est en remontant à l'étymologie de "ttf.lI!:"Oc; et à ses premiers emplois que nous arriverons à mieux comprendre ce qui différencie ces deux termes. Issu de la même racine que Ttf.l"6.l, le teménos représente une «portion de territoire coupée, separée du reste, l', pour être constituée en un domaine de type spécial, réservé, dont le bénéficiaire est un être hors pair, roi, chef de guerre ou dieu. Ce n'est donc pas, a l'origine, un terme spécifiquement religieux 15, contrairement à tEp6c;, qui chez Homère s'applique à tout ce qui est considéré comme appartenant à la puissance divine. Le téménos royal, source de revenus, était déjà connu dans les tablettes mycéniennes de Pylos et caractérisait une certaine situation politique et sociale Il, avant d'être appliqué plus spécialement aux propriétés personnelles que l'on accorde aux héros et aux dieux. C'est ainsi que dans l'Établissement des Poséidoniastes de Bérytos un téménos, «terraint, est concédé à Héraklès (1520), et les Hérakléistes de Tyr avaient fait de même de leur cÔté, dans un -r6l"COc; (1519). En poésie on parlera donc tout aussi bien, au sens emphatique, du léménos des Italiens pour désigner leur «agorat (2549,1. 22), que du téménos d'Apollon Phoibos (2551 : à Claros?).
(9) Enfin, il est évident que lorsqu'on inventorie des objets dans un hiéron, ceux-ci doivent être conservés dans un Mifice en particulier, et la ou les clh de ce hiéron, signalées li la fin de l'énumération (voir SUpNI ), ne seront pas celles d'un mur de péribole, mais celles du bâtiment nommé hiéron. Par ex., dans 1417, A II, l. 47-48, l'expreMion b t{(;i, K]v-.(l{"", qui désigne l'ensemble du sanctuaire du Cynthe, est aussitôt suivie d'une précision topographique: b "t(;i, o!""" !~ lu 6 Oc6<;. Cf. 1417, BI, 1. 86-88, ou les administrateurs décomposent la mention. dans le Sarapieion t : .11 côUl du naos t, _dans le pronaos t, .dans le naos •. 11 arrive toutefois que le .Sarapieion t doive se comprendre, d'une manière plus restreinte, comme le temple ou naos même de Sarapis: ainsi dans 440, A, 1. 73-74, et 1. 84, oI"l>l; 1> ,,«\w..~ 1> Ttp6~ .(;i, !:o:p"TtLdwL. Sur l'équivalence du Sarapieion avec le "0:1><; 'OU ~«p!Tt~O~, voir ROUSSEL, CulI~ i:gypli~ns, p. 227, 2506, 258, où l'on signale également l'équivalence Isideion = "O:6~ '1(,,30~, Anoubideion = "O:6~ ·Avo~l.8o,. (10) K. TucHRLT, Friih~ Dtnkmâler Roms in KI~inasitn, IslMill B~ih~f123 (1973), p. 23 (avec les références). (11) P. M. FRASER, Samolhrau Il, 1 : Th~ Inscriptions on Sione (1960), p. 117-118, surtout Il. 4. (12) E. BKRNAND, .Épigraphie grecque et architecture égyptienne li l'époque impériale., l1ommug~s à L. Ltrat (1984), p. 85 : • Le temple lui-même est !lOuvent désigné par le terme hiéron (... ) qui doit s'entendre de l'édifice seul et non être pris dans son acception étendue de sanctuaire •. (13) Voir G. Roux, PCllllunias en Corinthie (1958), p. Il : le terme vague de tep6~ désigne chez P. tantôt un ....bc;, tantôt un Tt.p(60).o,. Cf. l'étude lexicologique de M. CAsEvln dans Temp/~ el santluuc'res (1984, G. Roux éd.), p. 8285 :. T6 tep6,. dans la langue c1a!l8ique et ultérieure désigne un lieu conSllcré, qu'il soit ou non sménagé, qu'il comprenne un temple ou non. Ainsi une caverne peut être un hiéron; le hiéron peut comprendre un temple et d'autres bUimenl.ao. (14) H. VAN EPfRNTERRK,' Ti:mi:non, REG 80 (1967), p. 17-'26 : .les Minoens avaient pris aux Sumériens l'institution du terrain délimitét. (15) M. CASEVIT1., O. C., p. 85-87. (16) P. CAHLIKR, La royauli: en Gri:u avant AI~;x:andr~ (1984), p. 158 et suiv.
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En conséquence, on peut rencontrer un téménos sans hiéron, le mot ayant un sens avant tout spaUal!? Mais le plus souvent un hiéron, lieu du culte, va se trouver dans un téménos, comme chez Hérodote (Il, 169-170), où le Temple d'Athéna il Saïs en f:gypte, dit !p6v, est englobé dans un ensemble plus vaste dénommé téménos. Inversement, dans le sanctuaire d'Apollon il Delphes se trouve le teménos de Poséidon, car c'est la • portion de terrain,. accordée à un autre dieu. Cette idée essentielle de .domaine prelevé sur l'ensemble des terres. explique que le téménos puisse être une terre appartenant il un hiéron situé dans un autre lieu et qui en tire des revenus: à Délos., le temenos ou domaine d'Apollon est bien plus vaste que son hiéron, puisqu'il comprend quantité de propriétés dîtes «sacrées. (tEpO: 'fElJ.kVYJ), situées en dehors du péribole, à Délos comme à Rliénée, et mises en location de la même façon que ses immeubles, lEprxl otX(o;~18. M.-Th. Le Dinahet a remarqué l' que jusqu'en 432 av. J.-C. (=89, 1. 20), la terre de Rhénée était louée globalement, par la suite, à partir de 410 (= 93, 1. 19), il sera toujours question de 'fElJ.kVYJ, au pluriel: elle en conclut que c'est juste avant cette date qu'il faut placer .Ia scission en domaines de la terre sacrée., l'expulsion des Déliens en 422 ayant pu entrainer une réorganisation de la gestion de ces biens. Il s'en faut pourtant que les deux termes soient toujours aussi nettement différenciés. A partir du moment où un terrain est concédé à un dieu ou un héros, il devient sacré et peut être un véritable sanctuaire. Pour parler du sanctuaire d'Athéna sur l'Acropole, Aristophane, Lys., 483, emploiera tout naturellement l'expression tEpOV 'ftIJ.EVO,,20, et il est indéniable que dans bien des cas, l'opposition topographique hiéron 1 téménos n'est pas clairement perceplible l l .
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TQ.; lICpLOftOlEW; lICplO'lTOLTJOLS. '1
échafaudage: 165,1. 17: en 276 av. J.-C., Œ7tO 'fWV !xp!wv Œ7tOXOILloOtO"t, 1. 34: du bois est apporté WOTt"E d" txp~rx; 290, 1. 240 : IJ.toOWToïl; çUÀrx èvkYXlXotv d" 'fOC tXptlX; 442, A, 1. 234 : en 179 av. J.-C., on enlève TOC tXpLIX dans le Dodékathéon.
ikpla:
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lkPLOffOlÉW:
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faire un échafaudage: 290, 1. 241 : en 246 av. J.-C., pour la dorure d'une statue,
'fOL" tXPL07tOLll0OtOLV. LkPLOftOî:TJOlS :
confection d'un échafaudage: 290, 1. 240 : d" T1jv txp[~O'l'tÛIJOLV ?
C'est dans les comptes de l'f:rechtheion, où- sont employés non seulement tXptlX, mais aussi le.s dérivés txptwILIX et !xpL6w l , qu'apparait clairement le sens d'.échafaudage., c'est-A-dire un assemblage temporaire de pièces de bois horiwntales et verticales autour d'un bâtiment, pendant sa construction, ou une statue, pendant sa confection. Les quelques attestations du mot tXPLIX à Délos, avec le verbe composé !xpt07tO~kW2 et probablement l'hapax txpL01tolll(J~,,3, montrent sans doute possible qu'il faut y voir le même sens fond3mental. (17) Remarque de Ch. LE Roy, RA 1986, p. 285-286. il prQpos d'un règlement religieux de Xanthos, vers 200 av. J.-C., contenant l'expression IL; "1"0 tLf'bv xal.m n~. Il donne d'autres exemples de cette association courante. (18) 0'00, sans doute, la généralisation de VALLOIS. Archileclure l, p. 44:.A Délos les t"'I!J.tvq ne sont pas des sanctuaires mais des domaines sacréu. (19) Dans • Les domaines d'Apoliom, Dwûen hislaire el orchè%gie 105 (mai 1986), p. 72. (20) Exemple donné par R. E. WVCIlIHl1.RY, AJJSA 55 (I%O), p. 62, li prQpos d'une inscription contenant les deux termes. (21) Selon A. WARTELLE, REG 102 (1989), p. 54, le mot n!J.CWlI; parait appartenir fi .l'ancienne langue grecque plutôt qu'à la xO<~, oil iln'est plus guère en usage •. Il aurait un caraclère archaïque, voire archaisanl aux approches de notre ère et par la suite. Des statistiques plus précises devraient être pouvoir faites. (I) IG 1 1,374, l. 151, ou 1',472, IV, 1. 159. (2) cr. lxPIOl'lO'+,OClvTCI:•• après avoir monté des échafaudages., dans Didyma Il, nO 42,1.6, et 43, 1. 21. (3) Ce subswntif est très restitué, mais le contexte rend l'hypothèse conVainCllTlte. Elle est retenue par LSJ, contrairement au J..e;cikon d'QRI.ANDos-T"Avl.os.
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On ne rencontre donc pas il Délos le sens de • bancs du thMtre., attesté en Attique', et qui s'explique par le fait que les planches formant les bancs de bois primitifs étaient soutenues par des sortes d'échafaudages, plus exactement des .pieux. ou ~{,M bp6ri, pour reprendre la définition d'fxp14 donnée par la Souda. Il ne saurait non plus être question d'un .chemin de ronde. temporaire comme dans l'inscription des Murs d'Athènes li, valeur comparable à celle de • plate-forme. ou • galerie. supporté par des piliers en bois, qui parait s'imposer dans un parchemin de Doura-Europos traitant du partage d'une maison d'habitation '. Toutes ces interprétations se comprennent aisément à partir du sens premier: échafaudage ou tribune temporaire en bois.
talle: 290, 1. 159 : cn 246 av. J.-C., pour un mur de l'Hérakleion, sciage d'un l~VT(l, 1. 174 : pour la charpente du Temple de Déméter, une poutre équarrie en sapin, de huit pieds, d" [~VT(l"; 442, A, 1. 235-236 (179 av. J .-C.). A l'origine, le mot tfJ.oc" s'applique il une .courroie.·, mais dans les inscriptions architecturales ce sont des planches, ou plutôt des lattes, posées sur des poutres plus importantes. Les comptes de l'Erechtheion et d'autres inscriptions attiques 1 sont relativement clairs sur ce point: les tfol-ocv't"t", toujours fournis en grand nombre, se superposent aux alplpdoxo~, éventuellement sous le voligeage formé par les XMV!J.!J.(l'tIX 3. A Délos, les !!J.oc"n" sont également nombreux (442, A, 1. 235-236), et leur taille est inférieure il celle d'une poutre, 80x6<;, dans laquelle on peut scier plusieurs lattes (290, 1. 174). La largeur et l'épaisseur des [~VTtÇ devaient varier d'une pièce à l'autre; en tout état de cause, la traduction • madriers d'entretoisement., choisie par Vallois 4 , ne parait pas convenir, car elle suggère une pièce relativement importante Ii. En outre, tous les ~!J.OCVTI!:Ç déliens ne sont pas destinès il une charpente: c'est le cas pour 290,1. 174 et sans doute aussi pour 442, A, 1. 235236 (le paragraphe, très lacunaire, se termine par la mention de tuiles), mais non nfJ.OCç isolé de 290,1. 159 (pour un chainage, une boiserie?).
(4) Aristophane, Th., 3%, commenté par Roi. MARTIN .• Sur deux expressions techniques de l'architecture grecque', RPhil 31 (1957), p. n-Sl, avec la reprise de toutes les atteslations littéraires et lexicographiquell d'txp"'. Les plus anciens t"pl.« d'un théâtre, datés de la fin du vu" siècle av. J.-C. ont été repérés il Mélaponte : O. MERTENS, AA 1985, p. 645-671. (5) F. E. WINTEIl,. lkris and katastegasma in the Walls of Atheno, Photniz 13 (1%9), p. 161-200, et GAilLAN, Poliorûliqut, p. 345-346. (6) Dura Europos, Final RtfWrb V, 1, Parchmtnls, nO 19, 1. 9. Les éditeurs hésilent quant il la traduction. Mais des échafaudages me semblent exclus dans cette énumération des parties d'une maison; traduction el commentaire de ce texte par C. SALlOU, .Les quatre fils de Polémocratés: archéologie et texle80, il paraltre dans Syria (1992). (1) Od., 1,442; IV, 802. (2) CASl\EY dans STEVI!NS-PATON, Tht Ertchlhtum. p.369 (sans xa.MfLILCI'rCl, car les tuiles de marbre reposent directement sur les t~'
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lTrVOS: four, fourneau: 204, 1. 40 : en 268 av. J.-C., des lattes Elc; TOV l7tV6v. lTrVWv : fournil: - Pyrgoi: 287, A, 1. 173; - Charéteia: 287, A, 1. 171; 373, 8, 1. 14 (restitué); - Panormos : 287, A, l. 168; 374, Ab, J. 5; 452, 1. 23 ; - Dionysion : 287, A, J. 161 ; _ Charoneia: 287, A, 1. 166; 356 bis, 8, 1. 38; 373, B, 1. 14 (restitué); 403, 1. 51; - Nikou Choros: 287, A, 1. 157; 373, 8, l. 7-8; 445, 1. 23-24; - Hippodromos: 287, A, 1. 144; 403, 1. 53;- Phoinikès: 287, A, 1. 152;- Kérameion: -287, A, 1. 147;-Chersonésos: 461, 8b, 1. 56 ; - Thaléon (?) : 366, 8, 1. 11-12; - propriété inconnue: 338, Ab, 1. 79 : [TWV U1t")Ep6.m~V xcd TOÙ l1t"vwvoC; X... 8t.a.xt:GcxcrO(ott]; sans. doute il. restituer dans 1406, B, 1. 13-14 : t1t")v<7JVot Xota' U1t"tpW[tov. L'brv6c;, le «four de cuisson. ou «fourneau. domestique, est assimilé par diverses scholies et gloses aux termes qui désignent le trou d'aération et d'éclairage J. Par là il se distingue du mot brvwv, qui ne se rencontre qu'à Délos, dans des lisles de bâtiments du Ille siècle. Un peu plus de la moitié des domaines ruraux possède un brvwv. Les hiéropes spécifient à l'occasion que cet hrvwv, qui est souvent loué «sans portel, se trouve dans un jardin (Kérameion)', ou qu'il est soutenu par un poteau (Charoneia), et qu'on y procède à des réparations. La mention de nlrv6w est fréquemment rejetée il. la fin de l'énumération des bâtiments du domaine, sans que l'on puisse en percevoir la raison exacte, landis qu'à Panormos, on le note entre le pailler et Je • petit étage., enfin, dans une ferme située il. Mykonos, il est placé entre la bergerie et l'andronion, et pourvu d'une porte. D'après tous ces détails, et la formation du mot à l'aide du suffixe locatif -wv, l'brvwv est manifestemenl un local ou une construction particulière contenant le four (angl. bake-house), et non une cheminée ou un dispositif permettant l'évacuation de la fumée et qui se trouverait relégué dans une pièce ou il. l'angle d'une cour. Sur le terrain, il. quoi peut correspondre, concrètement, un brvwv 3 ? La question se complique du fait que dans la Grèce antique, la cuisine ne nécessitait pas une pièce spéciale: quand on ne se contentait pas tout simplement de réchauds portatifs - ce mobilier en terre cuite dont de nombreux fragments ont été retrouvés à Délos - , ou encore de petits fours sur pieds, en deux parties favorisant une circulation de l'air chaud', le fourneau fixe pouvait être caractérisé par un dÔme en terre avec une ouverture sur la face, ou encore un conduit de cheminée plus ou moins large, qui n'est souvent qu'une section dans le plafond, au-dessus ou il. proximité d'une table de cuisson faite d'un bloc avec une cavité, comme dans la reconstitution des «cuisines. des maisons 0lynthiennes 5 • Un passage de la Samienne de Ménandre suggère
(1) Voir V. SVORQNOS-HAIJJIM"ICHALl5, • L'évacuation de la fumée dans les maisons grecques des v' et Iv" siècleu, BCH 80 (1956), p. 483-506, surtout p. 502sq., oi! sont citès: lillrpocration, •. v. t,.,.(,~, -ro !,-œyc~pcill", ~ l«.t~6K"), ~ 6 'PlX\/&;. Mépo~ on T'ijç olxlo.ç Tl. Mr61U"ll" ttlXjl' ~fli~ l''''Y~'p~io~, tirn.., al KUp~ l~ -9j ><&:!,-~\IO~; Hésychius, s.~.lTtV6<;: K.i!,-~\IO~,
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même l'existence de cuisines sous un auvent.: Et ..oum&:v~ov XIX"&:G"~OV, est.-il demande v. 75~76. Peut.-êt.re les lat.tes ment.ionnées pour l'[me:; délien, dans 204, 1. 40, étaient.-elles dest.inées à une sorte d'auvent au-dessus du four? Il est notable que les publications déliennes ne mentionnent que rarement, et toujours avec prudence, des cuisines. Reprenant les réserves de Chamonard, Delorme a cru reconnaître une cuisine dans la pièce A' de la Maison de l'I-Jermès, car elle possède un pavement, elle est à l'écart du centre de l'habitation, elle abrite un évier' : mais il n'est pas question, ici, d'un four ou d'un foyer fixe, cette pièce serait plutôt un espace destiné à la préparation des aliments, la cuisson ayant dû se faire avec des rèchauds portatifs 7, ou dans un four fixe situé ailleurs comme aux abords de la Maison des Comédiens, où le four (un dôme de terre effondré) se trouve dans un angle de la cour BK '. Pour sa part, Ph. Bruneau a interprété comme une cuisine la pièce A 1 dans la Maison des Tritons, qui conlenait, sur un sol en terre battue, deux fours en terre et un réduit, le puits étant dans la pièce voisinee: ce type d'installation pourrait effectivement être qualifié d'tmlcil'ol. La fouille récente de la f ferme aux jambages de granit. 10 paralt., elle aussi, avoir permis de mett.re au jour un t7t'o'wv. La palOtas donnant sur la cour k de la ferme est. bordée par une colonne dans le prolongement d'un muret., elle formait ainsi un petit. local sans doute couvert. de tuiles. On y a trouvé des éléments de réchauds mais aussi, dans un angle, un foyer fixe, et. dana l'angle opposé, sur un socle de granit., un four conique en t.erre et f fragments de panse d'amphore disposés en corolle •. Dans un domaine agricole, l'exist.ence de l'tmlWV se justifie par la nécessit.é de nourrir un nombre relativement. important de personnes; il Yavait certes plus à cuire ici que dans la plupart. des maisons urbaines, où un équipement léger pouvait suffire. A côté de ces !7t'o'i:)'oItç, Délos a encore livré, dans le Quartier du Stade, une installation complexe qui pourrait correspondre à un véritable restaurant, d'après sa ressemblance avec les comptoirs de quelques boutiques pompéiennes (pl. IX, JO) 1\.
LTr1'b8po~O'li, b
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(6) BCH 77 (1953), p. 451 et n. 3 (7) Qui J!'Ouvaient, au bellOin, être transportés à l'étage: en erret, dans la Maison des Sceaux, G. Siebert a trouvé à l'étage de la vaisselle de cuisine et de table, avec des amphores stockées (Bef! 112 [1988], p. 763). On imagine bien des repas à l'aide de .barbeeueSf sur les terrasses, comme aujourd·hui. (8) EAD 27, p. 10, pl. 2. (9) EAD 27, p. 98. (10) M. BRUNET, BCf! 113 (1989), p. 754-759, et fig. 14, 19.
(11) La destination de l'installation visible dans l'habitation BIde l' Insula 1 du Quartier du Stade, constituée par une maçonnerie rassemblant quatre foyera qui communiquent entre eux, et possédant une ouverture pour le tirage, restait neanmoins énigmatique pour A. PLASSART, BCf! 40 (1916), p. 170; il est certain que les ouverturell percées dllnll dell dallell de gneiss recevaient des rédpienUi, mais était-<:e pour des alimenls ou pour les mixtures d'une teinturerie? Enfin, on ne se laissera pall abuser par le grand four (de potier?) à l'angle Nord-Oueat de la salle Sud de la Palestre de Granit, sana doute postérieur à la phase d'activité de l'établissement: DELORME, EAD 25, p. 37.
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1..32: en 250 av. J.-C., location 'Toti !1mo8p6jJ.ou, 1. 78 : 'TOLC:; ŒplXa~v tx 'Toti 'hmo8p6fLou T1Jv v~(o)x6pov 'Toti KlXp1XTT(OU o(xou, 1. 143: état des lieux du domaine dit 'Imt68pOfL0C:;; 352, 1. 12: location TOti 'hnro8p6jJ.ou; 1417, B II, 1. 114: au milieu du Ile siècle av. J.-C., location du X1jl'tOV TOjJ.7t'p6npov 7t'p6aoV't<X 'TW~ 'l1t'1to8p6jJ.wt. &+«aL'i :
ligne de départ: voir ci-dessus, et 104-11, A, J. 17-18 : location de
l'Œq;{ca~c:;.
Dès le IVe siècle, un lieu nommé '11t'1t68pojJ.oc:; figure parmi les domaines d'Apollon. D'après la manière dont est formulée la location, il semble qu'il se constitue en réalité de trois parties 1 : l'Hippodrome proprement dit, l'Aphesis, ou zone située aux alentours de la • ligne de déparlt, et un .jardinlt, x1j7t'Oç. L'aphesis est même, il un moment, louée seule. En tout cas le mot tmr68pojJ.oc:; n'apparaît jamais, à Délos, dans le cadre de jeux, comme on pourrait s'y attendre d'après notre moderne .hippodromelt, qui évoque immédiatement un grand bâtiment elliptique à gradins. Même la mention de la ligne de départ, qui existe dans les hippodromes comme dans les stades grecs!, ne doit pas tromper. L"I1t'1t68pojJ.oc; délien est une propriété d'Apollon parmi d'autres, plutôt modeste, avec une porte donnant sur une cour, et des locaux pour les bêtes; d'après cette description qui nous est donnée au milieu du Ille siècle, ce domaine se consacrait pour l'essentiel à l'élevage. Ainsi se confirme ce que les savants intéressés par le sport ou les spectacles du cirque dans le monde gréco-romain avaient déjà eu l'occasion de remarquerB : au contraire du circus romain, l'hippodrome grec n'avait pas en principe de structure architecturale fixe, c'était, depuis le témoignage des poèmes homériques, un simple champ, marqué par quelques bornes qui devaient, au moins pour une part, corres4 pondre à l'Œ1pca~c:; délienne f . Il était naturellement assez vaste et suffisamment plat pour convenir de temps en temps à des courses de quadriges ou de chevaux montés, les spectateurs pouvant s'installer sur une éminence voisine, mais dans l'intervalle de ces jeux d'origine aristocratique il était banalement loué et mis en pâture. Le même phénomène a été signalé pour des stades, qui présentent pourtant un encadrement architectural: ainsi à Livadie, où, vers 205 av. J.-C., sont notées les recettes de !'arrermage du stade, après la célébration des Basileial>. On peut considérer que l'hippodrome d'Olympie nous est à peu près connu, grâce à une description de Pausanias; il avait des bornes de demi-tour ct des portillons de départ'. Au Ille siècle av. J .-C., une inscription de Delphes parle aussi des kampleres de l'hippodrome 1. Seul J'hippodrome du Mont Lycée, en Arcadie, est encore bien visible dans la courbe naturelle du terrain, il y avait même des gradins pour les spectateurs, mais la ligne de départ n'a pas été retrouvée 8. Quant à l'hippodrome délien,.sans doute aménagé peu après la purification de 426', sa situation a longtemps été controversée. C'est en cherchant une large bande de terrain point
(1) J. TRSHEUX, Bull. êp. 88, 873. (2) Cf. DcnY8 d'Halicarnasse, Ani. Rom., VI, 94: ml 'l'OV IJ.CYla'I'ou [mmap6l.l0u ~PI.ldO'I'I, Ù1\'tp ~Ù'I'",ç '1'.7.1; li
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trop accidentée, dépourvue de ruines, et en tenant compte de la présence d'un X~7rol;, qui invitait à ne pas s'éloigner de la basse vallée de l'Inopos, que Ph. Bruneau a finalement opté pour la zone à l'Est des palestres: «une très vaste esplanade, limitée par un puissant mur de soutènement, probablement archaïque .10 (pl. IX, 31 et 32). Cet hippodrome a pu à une certaine époque être désaffecté, car au Ile siècle av. J.-C, il n'est plus question que d'un «jardin proche de l'ancien hippodrome •. J, Kent a même pensé 11 que les courses de chevaux avaient déjâ eté supprimées sous l'Indépendance, les Apollonia ne mentionnant pas de prix pour les vainqueurs à ce genre de courses; il rappelle aussi que dans un contexte de dépenses pour des bâtiments, les hiéropes signalent qu'une néocore fut exhumée dans l'hippodrome, il en conclut que ce lieu devait faire en 250 av. J.-C. l'objet de travaux de construction. Néanmoins, un compte de peu antérieur parle d'une course tmno\J (203, A, 1. 67), et l'exhumation de la néocore a pu se faire en bordure de l'hippodrome, sans impliquer à coup sùr l'abandon des courses.
LcnO~
: voir fAO..o.8pov
'ax_8upov : voir 8upu
ka.Ao.fAl~ : (petit) roseau, (au pL) claies de roseaux: 144, A, 1. 61 : en 304 (?) av. J.-C" l«lÀa./Ltatç (...) cù;; Tèw i:axa.pwva., 1. 62 : 1ta.plXxo/Llfa)a.{at T)OC ycTaa. l«lt 'fOCl; XlXÀa.IJ.Taa.Ç XIX! 'fOCç È1n6À~'fa.ç ; 145, 1. 22 : prix riil; l«lM./LTaol;, 3 dr.; 156, A, 1. 28 : 2 xa.Àa.P.i'8cl;, 4 dr. 3 oboles, 1. 32, Xa.Àa.P.tl;, 1 dr.4 oboles; 182, 1. 5-6 : dans le gymnase, xIXÀClp.it:8IXç; 204, 1. 39 : en 268 av. J .-C., 4 XlXM.P.i'8CÇ, 4 dr. 1 obole; 219, A, 1. 52; 366, A, 1. 36 : vers 207 av. J.-C., achat de bois et de XIXÀIX. pour la Salle hypostyle, 1. 40-41 : 130 XIXM.. pour 1 dr, chacune, 1. 49 : livraison de alp'lxtaxouç, XlXM.lJ.talXl;, et xCPIXP.t8a.l; ; 369, A, 1. 16 : livraison de tuiles et de XlXM.P.TaCÇ.
k4AC1JlO$: roseau: 144, A, 1. 81 : sur le Temple de Déméter, X«ÀIXP.OV
~Tl:teiv'ft.
Les troseaux. sont souvent notés dans les comptes des hiéropes, avec d'assez forts écarts de prix jusque dans un même texte, qui peuvent s'expliquer par des variations de qualité et de taille. Mais y a·t-il une réelle différence entre les termes xa.Àa.IJ.(ç et x«Àa./LOç ? La valeur diminutive du suffixe -t8- n'apparaît pas clairement. On notera surtout une plus grande fréquence de xa.À1XP.tÇ, qui peut être traduit, au pluriel, par .c1aies de roseaux., et s'applique à l'emploi architectural du matériau, alors que XMIXP.OÇ est simplement la désignation primaire de ce matériau aussi solide que souple 1. (10) GD 75, et BCH 103 (1979), p. 91-92, où l'auteur revient ~ur ce qu'il avait admi~ en 1968, dat.e il laquelle il pensait que l'Hippodrome avait Hé déplacé et (lue sa localisation demeurait incertaine. Dans BCH 45 (1921), p. 531532, il eat question, sur l'emplacement aujourd'hui retenu, d'une _tribune présuméu, en granit, et d'éventuels restes de .stalleso: ces remarques n'ont pas, pour l'instant, reçu confirmation. (11) KENT, Temple Eda/eI, p. 255-'256, n. 30, (Î) Cf. BEKKI>Il, Anec, Graeca, 269, 25 : l«l>'«I'<3a.ç, d.ç w. Mytll"-/;VŒ<; wH_., hui Œ.ro ..w ..... v yl...l......., • ~ 'mù.; &.]),,,..où.; >t<Ù6.1'''U<; ,"où.; ~P(>. aWalf(Jl"-"v ,"wv ~M'I6laWV l«lu
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A Délos, les roseaux sont toujours attestés en rapport avec un loit. Au relevé que nous donnons, déjà suffisamment explicite, peuvent être ajoutées quelques précisions; dans 145, la ligne precédant la mention des roseaux (1. 22) signale des bn6>.~ - comme c'était déjà le cas dans 144, A, 1. 62 - , et celle qui suit des 3oxoUç; dans 156, A, 1. 28, les X«Àl:l1-ti3cç voisinent avec l'operation de la SOp<ûGLÇ, avant d'aboutir à l'apport de .petil.e8 poutreu, SOXl4. Ces roseaux font donc partie de la dernière couche du loi t, au voisinage des tuiles. €ventuellement placés au-dessus des bn6>.iynl; qui formaient voliges', ils constituaient un matelas isolant sous les tuiles de terre cuite, dont l'erficacité était augmentée par la couche d'argile de la SOpwau;'. Leur emploi est également connu à Delphes', et a subsisté jusque de nos jours. ICcUU~~, TO (1Ta.pa.KcUU~~a.,
Ta)
pelile planche de revêtemenl : 144, A, 1. 42 : en 304 (1) av. J.-C., dans l'Oikos des Déliens, Tijt 30XWl XlÎÀUfJ.1Ul1ro\TJGIXY't"t; 145, 1. 12, pour couvrir les Propylées, ~UÀIX dc; [3]6xux xa.l aql'ij~)U1.t XlXÀÛI-tIUl't[IXJ; 15fi, A, 1. 72 : peu avant 282 av. J.-C., dans la palestre, Tà. XlXÀUJ.LJ.LIXTIX xlXl T'OÙ/; a'f/~)U1.C;, 1. 82; 1416, B l, l. 9: au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans des instructions données à des loeataires,
1TClfKLKCUU......U :
bois IEk
coffrage: 442, A, 1. 229 : en 179 av. J .-C., pour les portiques de l'Hérakleion, du TO :ItlXprt TIX'ü; xoupa.'ü;.
T[ôJ1t«pIXXŒ>.u~
Formés sur la même racine que le verbe XlXÀU:ltTW, les XlXÀu!J.IUl"l"1X ne peuvent être que des • planches de revêtemenlt. Dans la pratique, elles sont utilisées à des fins diverses l . Le plus souvent, il doit s'agir de voliges t interposées entre la charpente proprement dite et les tuiles, et dans ce cas, il est malaisé de les distinguer des hn6>.~ : dans les consignes données aux locataires des. immeubles sacres l, l'emploi de è!J.6>.iJç (ou btt6>.iJc;) sur le même plan que x.&Àul-4o'-IX dans 1416, B l, 1. 9, peut s'expliquer par l'allusion à une planche de revêtement d'un autre type, peut-être un coffrage ou un planchéiage plutôt qu'un couvercle de caisson de plafond, car le terme tplÎT'lWIUl, donné dans la même énumération, doit en principe désÎgner l'ensemble du caisson 3. Encore que Photius assimile les )U1.ÀÛIA-IA-IXTIX à des tpIXT'lWIA-IXTIX, en renvoyant à Arislophane '. (2) Pour VAI.LOIS, Archilec/uNl TI. 2, p. 401-402, leal,n6).~ devaient être placêt aur leal«Ù.Oll/-'i&;, S8na doute paree que Iel! premiel'll sont moins chel'll que Iel! lleeondea - ce qui en l'occurrence ne signifie rien, car la matiêre n'est paala même-, et peut-être aUMi d'apm l'énumération de 144, A, 1. 62. Mais nous Nlvons par maint8 exemples que les inscriptions ne 8uivent pat néce88airement l'ordre de la con,tl"Uction lonqu'elle. donnent une liste de fournitures. De son côté, H, LATTRIl/olANN, BeR 32 (1908), p. 291 et 301-302, voit bien \ea rotleaux clouét sur lea voligea. (a) RoU!l(, Amphic/ionü:, p. 214 : ton interp
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Dans la description du plafond du Pythion, le mot xocÀufolfoloc se rapporte sans aucun doute possible à un couvercle de caisson, dont sont donnés d'autres exemples dans les comptes de l'Érechtheion et ceux du Temple d'Asclépios fi Épidaure 5 • Largement ventilé par des fenêtres et un lanterneau, le plafond 1 du Pythion devait souffrir des precipitations, et il fallut assez tôt remplacer les • parties pourries. des caissons, O'tG1]Tl:OTIX, par d'autres «neuveSl, XIXtVOC. Enfin, le composé Tl:IXPIXXOCÀUfol(J.!X doit s'entendre précisément d'un coffrage le long de certains. abouts de poutres., XOUpIXL. Cette acception ne se ren'contre pas ailleurs. Le mot se disant en général de tout ce qui couvre, il peut aussi désigner un rideau ou un voile, au propre comme au figuré'.
ICcV.UTr""P,
0
(~U>"W8plQio'i)
lCo,>"UTr"ftlP : (luile) couvre-joint: 203, A, l. 45 : en 269 av. J .-C., "t"à.l; XEplXfol(31Xl; XlXL "t"oùl; XIXÀUn:-rijPIXl; d'O "t"à. Âw3txoc; 287, B, 1. 154 : 114 xocÀ. non employés; 372, A, 1. 163 : réception de xtpIX. et XIXÀ. (de même, 400, 1. 43); 403, 1. 7 : tTl:t6évn xoc(Àun:Tijpoc'O?, L 39 : xtpIX. et XIXÀ. ; 439, b, 1. 22 : dans l'inventaire de 1'0ikos des Déliens, XIXÀ. ct Tl:OCP&:pou<;; 440, A, 1. 79-81,83-85,90; 444, B, 1. 109 : en 177 av. J .-C., XtpIX. et XIXÀ. ; 456, A, L 4, 5, 6 : réception de XtplX. et XlXÀ. ~U>"W8plQio'i : en forme de pierre de meule: 456, A, 1. 4 : en 173 av. J .-C., réception de XtpOCfol(OIX<; et XlXÀUn:TijPOCl; foluÀw6ptoc(ou'O.
Les couvre-joints. Les hiéropes distinguent toujours soigneusement les üuiles de dessous., xtPlXfol!3t<;, des • couvre-joints l, xocÀun:Tijpt'O. Formé sur la racine de XlXMTl:TW, avec le suffixe -TIjp qui a pu donner naissance fi des noms d'objets, xlXÀun:TIJp est le terme employé dans tout le monde grec pour ce genre de tuile (pl. X, 34) 1. Dans la couverture de type laconien, le couvre-joint était de profil curviligne, comme pour 1'0ikos des Naxiens z, tandis que dans le type corinthien le profil extérieur était pentagonal, comme dans des maisons d'habitation mais aussi nombre d'édifices civils ou religieux 3. On sait qu'à Délo"" les tuiles étaient en général achetées par 'pairel, Ce:UYOl;, celle-ci comprenant la tuile de dessous et le couvre-joint correspondant; notons que les 114 xlXÀun:TijPIE'O signalés en 287, B, L 154, pour être restés inemployés, provenaient vraisemblablement des 255 paires acquises la même année, d'après 287, A, 1.111·114. Existait-il sur l'île des pièces où le couvre-joint et la tuile de dessous ne faisaient qu'un? C'est ce que laisse supposer l'expression xtpocfoll<; bdCuyo<;, employée à propos de la toiture de la Salle hypostyle, dans 366, A, 1. 21 et 23. 11 est possible d'y voir, soit un simple êquivalent ou une variante de la formule Xe:POCfolLOWV
(5) CASKt;y dllns STEVENS-PATON, Tht Eruhfhtum. p. 353 fig. 189, et p. 366-368. Pour f:pidaure, voir IG IV', 1, 10'2,1. 57, 58, 68, 77, 267, 271. oiJ l'on précise qu'ils sont, selon le ClIS, Ilvec ou sons figures. (6) En bois et mllrbre? VALLOIS, Archilulurt 11, 2, p. 400 n. 4, pense en eUet que seules les plinthes et les moulures étaient en bois. les dalles du couvercle étant en mllrbre, Cllr ces x!Ù."fLl"a:ra. sont distingués du resle. (7) Exemples en littérature, dllns LSJ. (1) On le trouve une seule fois il ~pidaure, à propos d'un enduil sur les couvre-joints: XII]).unTilP....V 7rpŒC'\"pv XQ'Viot.,f~v .•. , d'après BUIWOIlD, Nolt., p. 315, 1. 5. (2) P. COUIIBIN, EAD 33, pl. 15 et 62. (3) EAD V1J1, 2, p. 319 et 320, fig. 196 el 197.
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l:cVrOç;4, Soit plutôt un type particulier, ou la tuile plate ferait corps avec son couvre-joint: si la formation du mot bdl:~ç; plaide en faveur de la pièce unique, contre celle hypothèse, retenue par Vallois·, il faut rappeler que la fouille de la Salle hypostyle n'a donné que des tuiles plates du type couranl el une tuile d'arètier', Il n'en demeure pas moins que la pièce unique, dite 4tuile à couvre-joint., existe â coup sOr ailleurs: déjà allestées dans l'épigraphie attique avec l'expression fxoUO'GU TÔV (x]IlÀU7t'rijpll ~YI:fJ.6VI:ç; 7, des tuiles de ce type, aussi bien en terre cuite qu'en marbre, ont effectivement été retrouvées au cours de fouilles en plusieurs points du monde grec, alors même que ce modèle devait être plus fragile que la tuile simpleS.
Un type particulier de couvre-joint, Tandis que les inscriptions attiques donnent le nom du I:couvre-joint à antéfixe., xcùmtT'ijp tiv6tILWTOt;' (pl. X, JS), celles de Délos livrent un hapax dont le sens est loin d'être évident: lLuÀw6PWOÇ;, dèrivé de l'adjectif fJ.uÀwOpbç;, .qui concerne la meule •. L'hypothèse de Vallois, qui y voyait une pièce en lave comme les meules gisantes de Délos, laisse sceptique 10, et l'on peut préférer comprendre que ce couvre-joint est, en forme de pierre de meule, Il. A partir de là, il est possible de considérer que ce couvre-joint est concave, et de l'interpréler comme une pièce de noue - c'est le parti que prend Durrbaeh dans son commentaire aux ID -, ou d'opter pour l'interprétation d'A. Jardé, qui relourne ce couvre-joint pour en faire une tuile faitière, en forme de selle II; toutefois, afin d'arriver à ce sens, Jardè est obligé de corriger fJ.UÀWOptlX(OUÇ; en fJ.1I:).1l6p~IX{OUÇ;. Mais outre que toutes les meules ne sont pas concaves, les rouilles montrent que bien souvent les tuiles de noue ne se distinguent pas du type courant de couvre-joint, tout simplement retourné Il. Aucune interprétation n'est donc vraiment satisfaisante 14.
I(cLÀX'l. "
(I(piww, TÔ; XCÙl.I(Lov, TÔ) I(cLÀX'l : raselle : 161, A, 1. 73 : en 279 av. J.-C., sur le plafond du Temple d'Asclépios, "t'r1 MuXWaIXvn. xo{t] 't'à.ç; xtiÀX~ XPUO'WO"IXV'ft, 44 dI'.
xp('IIl.
(4) Voir la rubrique llCp«,",~, infro.. Le prix d'unt! >U:PIZfLU; bt!~u-roc est il (leu prèllie même (lue celui d'un "'P"lll&,;,~ ta\i-yoç (5 oboles). (5) Archileclure 11, 2, Il,377. (6) gAD 2, p. 4243. (7) IG Il', 1627 b, 1,300, Ce !!ont ici de- tuile- d'êgout, non de. tuiles courantell. (8) RHerences dans OHLANOOS, /da/tri(Juz de œnliruclion 1. p.92 n. 1 et 2 (Acropole d'Athènes, e:leusis, Delphes, Calydon, Corinthe, Trézène, Olympie, 8assae). Voir auasi O. WIKAIŒlm, ,Ancient Roor-Tiles, -US(! and Function', Op. Ath. XVII (1988), p. 200-216. surtout p. 211 (,Combination Til",), N. K. CooJ'RR, The lk~lopmenl of Roof Rt~lmtnt in I~ Ptloponnut (1989), p. 20-21, et. N. A. WINTRIl, da nI FinI Inttrnalion(J1 ConfU't!net on Archaic Gr-uk An;hiltdural TtrNKOlltu, IIt~ptrio 59 (1900), p. 18-20 : ce type est inconnu dans le s).,t.eme laconien, On y ajouul1I le cas particulier des tuile- l1Iyonnanle!l de la Tholos de Delphe-, avec 1,2 ou même 3 couvre-joints tlillea dans le mê.me bloc: G. Roux, BeH 76 (1gel2), p, 442-483. (9) IG Il', 1627,1.310, et. 1677 b, 1. 306, jNIr allusion à la jNIlmette qui Be drel!le sur la plaque de fermet.ure de ce eouvl'&-joint. de rive. (10) An:hil«lure Il,2, p. 376 n. 3 : il dklare avoir vu dans la Paltfltre de Granit. un opelit.eouvre-joint. fait d'une matière noire analoguee. Ce doit tout de même ê.tre une exception. (11) DRONNA, gAD 18, p, 124: ,Les complet de 173 menlionnent des X<Ù.'J'7t'rij~ ,",u)"t.t6pu.l!ou.:;, tuiltll creu!1e9 lIervant.li l'koulement dtfl eaux; leur nom indillUe qu'elles rap(lelaient 111 forme de ce1I meuletus primitiveso, (12) DAGR, '.11. Tutum n, 6. L'inleqlrétation est n:pri!le par MAI1TIN, Manuel, p. 75. (13) Ainsi il Thasos: voir Y. Gn"NOJ""N, Tluhuche• • ur l'habilallhasien (1988), p. 31l1. (14) Voir les n:marques de M.-F. Billot Il ce sujet dans G1NOU"f;:s-M"'lTIN, Dictionnaire mtlhodique Il, p, 180 n. 159.
-181m~lal : 290, 1. 56; 366, A, 1. 3 : vers 207 av. J.-C., sur le plafond du lœÀxlor. Tà. ('It"It1tOJ-nlxm, 84 dr. et 3 oboles.
xc:L>.l(loY : (pe.lile.) rose.l/e. e.n Néorion,
èmaxw«aGU T«
I(p(yoy: (orne.me.nl e.n forme. de.) lys: voir I(6.ÀX'I, ci-dessus. On sait que l'épistyle du Trésor de Siphnos l , celui du Portique des Caryatides, ainsi que les monLants et le linteau de la grande porLe Nord de l'~rechtheion, sans oublier certains caissons de plafond, étaient ornés d'appliques Rorales ou • rosettes. dites, dans les compLes de construction du b:\Liment, x4ÀXl'J ou lful'J'. Tout en étant d'abord le nom du murex, wXl'J désignait aussi une fleur très utilisée par les Anciens pour la confection de couronnes, le chrysanthe.mum coronarium ou marguerite couronnée'. Transcrits dans le marbre, ces ornements floraux bénéficient d'une dorure qui devait se faire avec des .feuilles., r.hllÀ«. De même, aux caissons du plafond du Temple d'Asclépios il Délos étaient suspendues des X«).XIII pour lesquelles on paye un bon prix la dorure. La formule se retrouve à Épidaure, pour le décor du Temple d'Asclépios: X«).XIX~ xlll rXO"'t"!PŒI; XpUo"WcrIXI~. Mais il Délos, au lieu d'étoiles, ce sont des ~lylU, xptV(l, qui sont associés aux rosetLes, et par souci de réalisme on les .bI3nchilt, ),cux6w, avec une fine couche de stuc ou de lait de chaux. Le plus beau décor de plafond de ce type est conservé dans le péristyle de la Tholos d'Épidaure, où jaillissent d'un bouquet d'acanthes, d'une part des lys, d'autre part des rosettes, qui diffèrent de celles appliquèes sur le cadre de la portel, Quant au mot XœÀx(O\l, il signifie habituellement. vase", récipient. en cuivre ou en bronze, mais dans la pratique il peut s'appliquer â tout objet en mêlai'. Si bien que dans certains cas, lù.xLo\l peut être considéré comme un diminutif de WIl'J pour désigner des rosetLes qui cetle fois doivent être en métal, mais ne sont pas nécessairement plus petites que les xiÂIllt; comme souvent en grec, il n'est pas certain que le suffixe -10'11 avait véritablement ici une valeur réductrice. A Épidaure, des lœÀxlor. sont associés il des feuilles d'acanthe 7, c'est pourquoi la traduction. rosetLe. a généralement Hé reLenue. A Délos, des XlXÀXlor. sont tombés du plafond du Néorion et il faut les réparer: cetLe fois encore, il doit s'agir de fleurons .
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l(u.,uipG : voûte. : 1893 ; au Kynthion, consécration de ri)... Xa:fLdpŒ'II. arc (?) : 1839, 1. 9~1O; en 115-114 av. J,-C" sur un claveau, consécration au Nymphaion de TYj." ~ŒÀtôlX xIXl TO OÛPWfJ.IX;
+c:L>.lS : -
u Trisor de Siphrlf», p. 157 et 100. (2) CASKEY dans STEVENS-PATON, The Erechlheum, p. 364, avec un dèvelop()ement que je rtprends en partie ici. Le noLt.emenl des COllllOnllell .'ellplique pllr une mélalhke d'aspiration (mais on trouve également X&),10.., pIIr Il!Iliimilation). (3) AÎns; que l'éerit DiOlCOride (IV, 58): lPUO:b80llo~ ~ X.uu..;, Belle reproduction dans Il. BAUMANN, Le oouquel d'Alhino. Ln plan~. dan, /0 mythologie d forlgne' (1984), p, 8& et lig, 162. (4) IG IV t , 1. 102, 1. 83. (0) Illustration dans La Griu Clonique (L'uniNrt du (ormn), p. 64, lig.~. (6) Méme en plomb, comme le aign:.le 8. ~h-:n;;n, d.nl ,XÙJlw., XiVJdo., IO"~ el XdxLcr. X~., Alli IUJ XVII Congnuo Inkr. di Papir-ologia (Naples, 1984). Ill, p. IJ03.I3OB,. propoa des chudièrea (xdxci«) pour le bain, (1) DAUX-IIA.NB!':N, FD 11,
qui d'.pm les papyrus 'laient. en plomb, au moins' partir du mO liècle av, J.-C. Elle nppelle auui que .dk Homere, x.ù.>ccG< et. x~ ligninent. (~'WI et. (~, tans ..ererence exelusÎ'IIe au cuivre ou au bronu •. (7) IG IV l, l, 102, 1. 242. Le l.uilron d'ORI.-'ND05-TR,,"VLOIUdopt.e. tort. pour celle ligne l'orthographe xùx"'~, et. la donne encore pour plusieun paillages des ÎnscriptÎons de Délos, qui portent xù.ldoY et. ne concernent pas, â l'exception de 366, A, 1. 3, des .rosetle", architecturales. En ..ealité le mot xùX"'" n'est attesté que comme aeholie littéraÎre, au sens de .neur couleur de pourpre •.
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passage voûté (?) : 2310, 1. 8 : en 96-95 av. J .-C., sur le mont Cynthe, consécration de t"o] fJ-Œytpéov [XŒL "l"oX]" "l"pŒ1t"éÇOt" XOtl TYjv 4
Kamara, la voûte. C'est vers 80-60 av. J.-C. qu'un Italien a fait les frais d'une XOtfJ-OtPŒ dans le sanctuaire de Zeus Kynthios, et la dédicace a été gravée sur un «petit bloc de marbre blanc trouvé au sommet du Cynthe&, d'après le lemme des ID. A. Plassartl a rapporté le texte à quelques marbres incurvés, dont une clé de voûte figurant une étoile, et qui, assemblés en plein cintre, ont pu former l'arc de tête de cette voûte: ils ont été découverts sur le versant Sud-Ouest de la terrasse, là, sans doute, où s'élevait cette kamara, dont la structure exacte et la destination demeurent inconnues (pl. XX. 66. a-b). En dehors de cette dédicace, il n'existe pas d'autre attestation, à Délos, du terme XotjJ.OtpŒ, alors que des 4
Les diverses nuances de q;a.).lr:;. Alors que la signification globale du synonyme 4
(I) EAD Il, p. 112, avec dessin !!ommllire. (2) D'après Hésychius : 66).0" xupk..>, Io'h ","~pol, • tholos: e"llctement une voûte.; Pollux, X, 52 : d, ai x,""o:""'cr" _1 otty
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anncau fermé, d'où, en architecture, le sens de ,collier en métal, pour des colonnes', et surtout d'arc dièdre ou d'arc brisé, qui a engendre celui de .voûte ou galerie voûlêe - qu'elle soit en encorbellement (angl. corbel vault), une technique ancienne et relativement simple, ou en berceau (angl. barrel ou tunnel vault), une technique plus complexe qui nécessite une ,clé de voûte, - , et même le sens de niche. L'emploi relativement fréquent du mot ~k, à Délos comme en dehors de l'Ile, illustre bien toutes ces nuances de sens. Sophocle utilise le mot à propos d'un égout', et Platon pour un tombeau souterrain l'. Et les grottes artificielles ou caveaux voûtés servant de lieux de culte dionysiaques sont normalement désignés par les termes livrpo'l, ardjAcuo'l, [J.U16ç ou ~ClÀu;Il. Les galeries voûlêes ou vomitoires sous les gradins du théâtre. sont aussi dites ~ClÀl3cç, comme le montrent une inscription d'Aphrodisias Il et une remarque de Pollux, IV, 123 : Idp'lSi 6~a:t"pou mû,k x~d ~ClÀ(ç, 'parties du théâtre: la peLite porte et la galerie voûtée •. La psolis mentionnée pour le stade de Delphes est interprétée par P. Aupert, à la suite de J. Pouîlloux, en tenant compte de l'emploi du mot pour les théâtres et en se remémorant le passage voûté à J'entrée du stade d'Olympie, comme un ,passage voûté provisoire. pour entrer dans ce stade 13, une construcLion légére en bois il laquelle J'arc de triomphe d'Hérode Atticus devait donner un aspect définilîr. Enfin, de même que xo:!L&Prx, ~ClÀ(ç et ses dérivés peuvent concerner une boutique voûtée dans un portique 14. Quant au sens de niche, pour un relief, une statue, ou tout autre objet, il ressort clairement d'une inscription de Doura et d'une autre de Palmyre U.
Les psalides de/rennes. En recensant, à la suite d'Orlandos·', les multiples emplois architecturaux du mot~, Er. Will remarque que ec'est exceptionnellement qu'on peut en montrer une du doigt,!"', et que dans la majorilê des cas le sens exact est loin d'être évident. Il est bien vrai qu'à DtHos, dans la dédicace 1839, l'association avec le mol Wpw[J.4 fait a priori plutôt penser à un arc surmonlant les jambages, et Vallois va jusqu'à traduire l'ensemble par, une porle arquée et des vantaux" en signalant que la pierre ainsi inscrile, eplus haute il droite qu'à gauche, est. sans doute un claveau ,li. Mais le fait que nous nous trouvions dans un sanctuaire des Nymphes, où (8) Dans la &pianl~, Ez., XVII, 10-11 (exemple cité 1)llr J. Taillard3t, qui signale également des ~ ou _"nneaux m~talliques. dana Ezod~, X XX, 4). Cet! cercles ne doivent plIa être confondus avec les IlnneleIA du chapiteau dorique, dant le nom en grec noua reste inconnu. II faut donc corriger ce qu'écrivent GINOUVll:8-MAIlT1N, Dictionnaire mélhodique l, p. 152 n. 162 {en (Ilit, d'lIprès LSJ): _40cù.{ç deaigne une moulure ronde soua un chapiteau, peut-être un IIstragale •. (9) Dilns sa piece perdue des 1.AlC(Wlll~, fr. 338 Snell, 367 Pennon (cité pllr Pollux, IX, 49): tTI"~~ 3'la",;t.C" 4oor,).E3«, _naus llvons pénètrè dans une étroite gillerie voûtée.. (JO) Lois, 947 d : &lJx.,,~ 31 {mil yijc œ(,'l'OÎI; &!pylZO"~~ et...., ~l&x 'It(KlIlf,XYJ ),{6w~ 'ltoT4w~, _que le tombt!llu construit l)Our eux IIOUS lerTe lIOit une gillerie voûtée, allangée, en pierTes IlbsorbanWu. (II) E. CocHI> DI> LA Fl>flTF:, dans R«herch~. sur le. religion. dan. l'anliqui(t c1a"Îqu~ (1980, R. Bloch éd.), p. 116-117 et n. 27. (12) LI> BAJt-WAOOINGTON et FouCAnT, Voyage archéolOfliqu~ en Grice el en A,;e M"neure III, p. 371, nO 1586. (13) P. AUPEIIT, FD Il, I..e Slod~, p. 94-137 el 166-167; J. POUII.LOUX, t.i. delphiqu~•• Bell Suppl. IV (1977), p. 119. (14) En Asie Mineure, Pap. Amer. !Xh. Aillen. III, p. 112, n' 187,1.8: n;.lI"roCh -rw..1
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l'on peut s'attendre à des installations hydrauliques dans le cadre d'un caveau voûté ou d'une grolle, artificielle ou non 1$, impose de ne pas exclure totalement des sens possibles celui de grolle voûtée où jaillit l'eau, les deux mots, o./Ilx.},1811 et 6upw/l-l1, étant alors dissociés. On connaît eUectivement de nombreuses fontaines où l'arrivée de l'eau se f
(19) Voir SETTIS, Eudra e ninfeti, p. 7018q. (symllosium de Pt.olémèe 11), et notl'{l rubrique wf''P-i:o~, infra. (20) Voir les planches commodément rassemblées dans Pr. GLAslm, Anlike Brunnenbaulen (KPHNAI) in Grilchen/and (1983). (21) ArdilectuNl l, p. 106, approuvé par BRUNEAU, Cul/u, p. 436-437. (22) BASLEZ, Rtligicms orienfalu, p. 263-264. Mais l'auteur va peut-être un peu loin en voulant ijlol"ll assimiler <j>dk; et oikos, au sens de salle de banquet, (23) 1. c. (24) Er, WILl., EAD 35, p. 102 : .des niches dont la fonction pouvait être utilitoire et comme on en voit dans les maiSOnS de Dé108. Ce (lui fait htisiler à les chercher dans l'exèdre du nord-ouest, c'est leur multiplicité •. (25) Voir notre rubrique &o+ok, supra. (26) Dans EAD 28, il partir de ces cintres du gymnase, Ph. Bruneau et Ch. L1inas ont insisté sur la différence entre les arcs et les cintres: d'un côté .Ies assemblages de claveaux., de l'autre • l'évidement d'Un linteau horizontal, monolithe ou dilithe •. Et de citer quelques autres cintres déliens, jU8qu'alol"ll restés inédits. (27) Archilecture l, p. 264. (28) Références aux structures courbes dans le Cf), p. 50, et calalogue dans Th. D. BOYD, The Arch ond Ihe Vaull in Gruk Architecture (Thèse Indiana Univenily, 1976, Xerox Un;v. Microfilms, Ann Arhor, 1990), p. 35-40. (29) Détails dans BRUNEAU, Culies, p. 480-482, el pl. Il (coupes).
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également couverts d'une valUe en berceau., trois celliers voûtés en poros à l'Ouest de la petite cour de l'Hôtellerie du thélltre l l , et la salle de bain tardive de la Palestre du Lac".
Origine et diffusion des arcs et des voûtes. Le problème de l'origine des arcs et des voûles, de leur apparition et leur extension en Grèce ne saurait donc être éludé ici. Pour sa part, Sénèque refusait de reconnaître dans Démocrite d'Abdère l'invenleur de l'arc appareillé, au ~ siècle, ainsi que le rapporle Posidonios, le maltre de Cicéron. De fait, tous les savants s'accordent pour reconnaitre à ces structures courbes une ancienne origine orientale, peut·êlre mésopotamienne puisqu'on trouve des voûles à Babylone U , mais on sait que les voûtes, normalement en briques et en encorbellement (ou plutôt en «las de charget), élaient aussi bien connues dans l'ancienne Égypte", et Luckhard rappelle que le mot kamara se retrouve dans l'arabe gamar u . Les plus anciennes voûtes de Grèce sont des structures souterraines, comme celle de la Terrasse d'Attale à Delphes, .enrobée dans un remblai de terre qui compense en partie par sa poussée les poussées inverses des berceauxt; il cetle remarque, G. Roux ajoute U que «l'apparition en Grèce de la voûte en berceau de pierres appareillées, sur le modèle des voûtes orienlales en briques crues, n'est pas actuellement datable avec précision t. Th. D. Boyd a voulu ratlacher l'introduction de la voûte en Grèce aux campagnes d'Alexandre en Asie, où ses ingénieurs ont pu admirer ce genre de constructions. En réalité, les liens entre la Grèce et l'Asie ne datent pas de cette époque, el avant la tombe de Philippe Il à Vergina, vers 336 av. J.-C., on pourrait citer la voûle d'entrée au Stade de Némée, attribuée à l'époque de Philippe Il (7)17, ou encore celle de l'hérôon de Cassopé, daté «vers 350t-, si l'on acceple l'idée que cet. hérôon doit être celui du fondateur de la cité, dont le synoicisme est placé un peu avant 350. Plus anciennement encore, nous avons déjà évoqué l'emploi du terme ~«ÀL; par Sophocle el Platon, dans la seconde moitié du ~ siècle: mais s'agil-i1, dans ces deux cas, d'une «vraiet voûle en berceau ou d'un simple arc dièdre en encorbellement."? La question principale est: comment el quand s'est fait le passage à la technique du voussoir? Pour l'instant la séquence chronologique n'est pas fixée. Il est certain que les Grecs connaissaient la voûte avant les expéditions d'Alexandre, qui ont dû contribuer à la populariser. Mais il peut parallre prématuré, comme le font les auteurs de la publication des fouilles de Cassopé, qu'en ajoutant à la voûle de ce tombeau l'arc de la porte Ouest de la ville, on a des raisons de penser que ce serait à partir de l'~pire que l'arc el la voûle appareillés se sont répandus dans le reste de la Grèce, en commençant par les «lombes royales t de Macédoine. Celles-ci tiennent certainement une place de premier rang dans
(30) CHA)lONAHO, EAD VIII. 2. p. 338 et 283, lleuls exemples dans le Quartier du Th~atre. (31) VALLOIS, Arehil«lun T, p. 264 n. 6. (32) EAD 25, p. 97-99 (evoOte tur lauillt). Dans EAD JO, M.-Th. CoUILLOUO souligne IUllli l'importance du motif de l'are en plein cintre «ur les st.elel runeraires de RMnM:. (33) Voir R. Bp.5IiNVAL, T«hnolOfie de la ooûle dall' fDriMI aneiM (1984), et G. W. VAN BRCI(, _Arehes and Vaul~ in the Aneient Near Ea«t •• Scitnli/it: Amu., July 119 (1987). p. 78-85. (34) S. CLARKE - R. ENGELRACH, Anûenl Egyp/ian MafllOnry (1930), p. 18111q. ~) P. LUC:I(HAHO, Da. PrilHllhau. im plalemàiKhen und ..vmiKhM Atgyplen (1914), p. 43-45. (36) FD Il. t.a lerraue d'Allalt, p. 138 et n. 2. (37) S. G. MII.LBH, l1upuia 47 (1978), p. 84-88; 48 (1979), p. 96-103. La datation repoae tur un gnfflto nomm«nt un certain T~lelltas, dont 1« victoire aux jeux est, de rait. datee de aI.:WO av. J.-C. Miller ajoute comme indice la rorme dei leltres, mais on tait que le crilère est dillCutable. (38) I-fOEPPNER-ScHWA/'.'ONBH, lIau. und Sladl "m klu....Khtn Griedmland, p. I03-HI6. (39) E. A. FRIiORICI(SMHV'>II. AJA 85 (1981), p.333-334, penche pour la premi~re Interpretation, mais Ph. W. LF.:HloIANN, AJA 86 (1982), p. 438-440, prl!rère III seconde.
Kavav{!>, KaVWv
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cet.t.e diffusion, et. l'on admet.tra que la t.radit.ion qui fait de Démocrite d'Abdére, un Macédonien, l'invent.eur de ceUe t.echnique, doit. bien avoir un fondement. quelconque 40. Est-ce toutefois à l'influence macédonienne que l'on peut. rapporter les arcs et voütes dé liens, inaugurés dés le Ille siècle av. J .-C., et. surtout nombreux à partir du Ile siècle&!? Dans ce domaine la prudence s'impose, car la chronologie et les modalités de l'intervention des Antigonides dans les Cyclades ne sont. pas connues avec une parfait.e précision. On objectera, en outre, que les édifices ouvert.ement. construits à Délos au nom des Antigonides ~ le Portique dit. d'Antigone, celui dit. de Philippe, et le Néorion ~ ignorent les st.ructures courbes. Au contraire, le Monument des Taureaux (Néorion, ou Pythion de R. Vallois) présentait peut-être, au lanterneau du t.halamos, un arc dièdre qu'on a parfois voulu rattacher à une influence égyptienne 42. A priori, il était en effet tout aussi légitime de s'interroger sur un éventuel apport égyptien à Délos que sur une influence macédonienne, à partir de la voüte il. double pente de l'antre du Cynthe, que l'on considère généralement comme un sanctuaire fondé sous Ptolémée II en l'honneur d'Héraklès 43 ; ct par ailleurs des travaux récents ont montré que la evraie_ voûte appareillée était également bien connue des architectes égyptiens, au moins il. l'époque saïte, sinon plus tôt encore'". Pour l'heure cette question complexe parait devoir rester en suspens.
KQYWv : ~ règle de' maçon: 104-4, aA, 1. 4 : au milieu du IVe siècle av. J .-C., dans le cahier des charges du Temple athénien, xIXv[6v} ),tetv[wJt ope&.; 504, A,!. 3: en 279 av. J.-C., dans le devis du plafond du Temple d'Apollon, mot entièrement restitué; 507, 1. 11 : dans un devis pour un édifice indéterminé, 1tpàç [lhIXôlj'f"l]v XIXt xIXv6vll. ~ barre, barreau: 158, A, 1. 60 : en 282 av. J.-C., paiement à Deinocratès, qui a fait des Xllv6(vllÇ]; 199, At 1. 29: en 274 av. J.-C., dans la palestre, des clous pour "t"àv xIXv6voc et-rijv xÀ((J.IXXOC, 1. 35 : dç "t"oùç XOCV6VllÇ (à propos de portes 1),1. 59 : 16 a
Ile
siècle av. J.-C., dans un
8la.c;TJ'"lS: niveau: voir ci-dessus, Ka.VWV. Déjà chez Homère, le mot XllVWV avait des sens techniques t.rès divers, à partir de l'idée première de _bagueUe droite _1. Dans un contexte architectural il représente couramment une
(40) Ces tombes de Macédoine nous offrent. the earliest and, at the same time, the most numerous examples of the lise of vaulted construction techniques in Greek architecture., nole R. A. TOMl.lNSON, dans .The Architectural context of the Macedonillil vaulled Tamils., ABSA 82 (19S7), p. 3œ>-312, L'auteur penche nettement pour une origine macédonienne des arcs et vOI)1.es Ill)pareillés. Sur ce sujet, je n'ai pu consulter li temps K. DOftNISCH, Griechische Bogenlore. Enlslchung und Verbrciluny des griuhischen Kûlslûngewolbes (DiSller1., Erlangen, 1982). (41) VALLOIS, Archilcclurt l, p. 264sq . . (42) P. GILBl':llT,. Influence de l'art égyptien sur l'art grt<: li Délos., AIPhO 14 (HlM), surtout p. 196-199. Pour la retltitution - lrè~ hypothétique, soulevant des difficultés - de l'arc dièdre du Pythion, voir VAI.LOIS, Archilte/urt l, p.278sq. (43) VALLOIS, Archilte/urt l, p. 269sq, : après avoir rappelé que le monde mycénien connaissait déjà l'arc dièdre en encorbellement, l'auteur se demande toutefois si, dans le cas de l'arc de l'antre du Cynthe, _la courbe peu profonde des deux vel'llan\..l! ne serait pas uue imitation des modèles égyptiens, comme les I)lafonds légèrement cintrélU (p. 275). (44) S. EL-NAGGAIl, us sysUmes de couoremenf dans /'arelli/ce/ure de l'tgyple pharaonique: les (Joules (Thèse d'état dactyl.. Paris IV, 1989), Toutefois, l'auleur ne croit pas li une influence égyptienne sur la Grèce, dans ce domaine, (1) CHANTHAINI':, Dicli(lnnaire étymologique, S.(J,
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.règle. : cet outil, en général métallique, permet de s'assurer de la parfaile horizontalité d'une assise, au moment de sa mise à niveau. Des prescriptions particulières pour son emploi sont données dans le devis de Livadie : il faudra la polir régulièrement, afin qu'elle demeure conforme à la .règle-élalont conservée dans le sanctuaire'. Dans deux inscriptions déliennes, c'est clairement à cette règle qu'il est fait allusion: elle est ici en pierre (104-4, aA, 1. 4) et utilisée en association avec le • niveau t, 3146~ .. (507, 1. Il). Celui-ci est en forme de A, et fonctionne avec un fil à plomb'. Mais cette traduction usuelle pour XIX%I\I ne convient pas toujours. Ainsi dans 199, A, 1. 59 : pourquoi taillerait-on des. règleu pour les sktl1ai du théâtre, en masse, dans seize pièces de bois·? Le même compte, 1. 29, mentionne des clous fournis pour un kanon, ce qui exclut une règle. L'objet est d'ailleurs vraisemblablement en bois, comme J'escalier mis sur le même plan. Toujours dans le compte J99, on parle encore de XIX...o\lI1Ç à la 1. 35, et il semble bien qu'il soit question de portes, dans ce contexte lacunaire. Dans tous les cas - et aussi pour 158, A, 1. 60, car Deinocratès est un menuisier - , ce sont certainement des. barres. ou des. barreaux. qu'il faut c'omprendre 5, Et même les deux Xll'tÔlIllt; de l'inventaire 1409, Ba Il, l, 44, sont très probablement, d'après le contexte, de simples. barres- en bois. Le sens de • barreau t est bien attesté en f:gypte, il propos de fenêtres'. Quant au diminutif XlXYO'IIU;, dans une inscription d'f:leusis 7 comme dans l'inventaire délien 1403, Bb l, 1. 48, c'est sans nul doute une petite barre, qui sert de moulure d'encadrement pour une porte. En fait, XIX'IIWII el XllYOIIU; doivent pouvoir s'appliquer à ioule espèce de • barre t, dans n'importe quelle matière (il commencer par la tige de roseau), quel qu'en soit, dans le détail, l'usage exact. C'est ce qui explique que dans l'inscription du Prostoon de Philon il Éleusis', ltllYOIIU; puisse se comprendre comme l'assise moulurèe, de faible épaisseur, qui forme antilhéma derrière les triglyphes.
KG'"!).t:Wv :
voir
KUTUYWylOV
souterrain (adj.) : 156, A, l. 33 : peu avant 282 av. J.-C., dans l'oikia Sosileia, paiement il ceux qui ont nettoyé la terre ix 1"WII Xll1"llydwII otX1jf.l.ihWII, 1. 35 (restitué par Ph, H, Davis); 170, 1. 6 : [1"1i x~1"&,YE:~ll otx~[(Lll1"I)'., el 1. 9-10,
(2) IG VII, 3073, l, 123-125, (3) Poids de iii • plomb (_ ~),';'MIt») dans DEONNA, EAD 18, n- 577, et niveau en A avet ni • plomb, lenu au-dessus d'un aulel par un arti"n, dan. O.;OI'lI'lA, tlnstrumenta de métier sur un relief de Dilo.., Bell 56 (1932), p. 421 sq. et pl. 'n. (4) Maigri l'avis de NAnTIN, Manuel, p. 184 n. 5. Et "n. eiler les exemples dtlient, le dictionnaire LSJ len lient généralement au ten. de trègle.. (5) VALLOIS, Ardtil«:lun Il,2, p. 4O'l n. 8, propose de voir prkisément des t"bliérell' d.n. les konone. de 199, A, 1. 59, mai. l'hypothbe parait. gTtltuite. (6) ,Barreaux de fenêlrellt dans PSI 5, M7, 9. qui vont. de pair 'V\'le rexpression ~ 6upl.3cI;, tfenêlrell il barreaux t, dans le méme lext.e, et dan. P. Mi,h. Zen. 38, 6 (illustration dllns HUSSON, Oikia, fig. 16). (7) IG 11", 1672, 1. 156: dl; .....,..tb; lt41 t...-ri ....~ 6Î>p4lÇ. Voir egalement Aristole, Alh., XXXI, 13, 16. Le diminutir _"'"""", plu. rare, .'applique aUMi il une pelile barre dans Philon de Byunee, &1" 76, 15, et Héron d'Alexandrie, &1., 224, 24. (8) IG 11", 1666, A, 1. 16.
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Alors que l'adjectif xor:r«ycwc; ou -r1X~~ se rencontre fréquemment dans les papyrus l, il n'en va pas de même à Délos. Les inscriptions et les restes matériels sont en accord sur ce point: les locaux lSoulerrainst - qu'ils soient entièrement ou seulement à demi enterres, puisque XIlT«yIUOC; s'emploie dans les deux cas - sont plutôt rares sur l'Ile. Certains ne sont d'ailleurs pas de vrais sous-sols, comme ceux de l'-=:tablissement des Poséidoniastes de 8érytos, qui résultent d'un terrain en pente et constituent en fait, sur la rue du Sud, un rez-de-chaussée servant de magasins ou d'entrepôts 1. Comme véritables sous-sols, nous ne pouvons guère signa· 1er que les quatre pièces ouvertes dans la zone Ouest du Sarapieion C. En dècrivant ces dernières, P. Roussel 1 établit un timide rapprochement avec une inscription trouvée à proximité et mentionnant un mégaron : or les fUllXpa. sont définis par Hésychius comme des XIXTâ:YCLO~ olxijacLC; XIll ~llpIXOplX, et par Eustathe dans le Thesaurus à peu près de la même manière: XlXTŒYlXtŒ otxij""IXTIX 6ij""Yrt"poC; xlXl ntpat';l6\/1lC;. Toutefois, dans l'état actuel de notre documentation, rien ne permet d'afl1rmer que les chambres souterraines du Sarapieion C servaient bien au culte, pour l'initiation, et n'étaient pas de simples entrepôts·. Il est en tout cas certain que les xlXTllytLIX otXijJ-lIXTIX de 170, 1. 6, n'ont rien à voir avec ceux du Sarapieion C : ce sont les mêmes que ceux de l'oikia Sosileia, déjà cités dans le compte 156, qui d'après le recollage de Ph. H. Davis ne fait en réalité qu'un avec 170. Ces pièces, où de la terre s'est amoncelée et que l'on. doit nettoyer, pouvaient servir de dépôts ou de débarras, comme nos sous-sols ou caves d'aujourd'hui. Il n'est pas non plus exclu qu'il s'agissait d'un local commercial, d'un atelier; l'épigraphie de l'Asie Mineure en oHre des exemples 1.
(ICCl1l'1'fA.CloV, TO;
CcvWv, 0; 'lfClv&ICClov. TO)
ICCl1l'1'fA.ciov: boulique ou l'on vend du vin t-l de l'ipicerie, bazar, taverne: 156, A, 1. 15 : en 282 av. J .-C., ho{XLOV TOÜ XIX'm)uIou (cf. 158, A, 1. 21 : T(;)~ olxlj!L&"t"w~ lv ote; "E'tl«Joc; xa:1t7j).Wt~). KClTClYWylOV : auberge, hôtellerie: 219, A, 1. 84 : vers 271 av. J .-C., [TOÜ XIX}rIXYWY!OU?
CEVWv: auberge, hôtellerie: 104-32, 1. 3: au milieu du
IVe
siècle av. J.-C., location du
~EV[wv?)
'lfuv60Kclov : auberge, hôlellerie : 104-1 l, A, 1. 30 : au milieu du IVe siècle av. J.-C., location de olxllXL Il, 1T1X~aOXIIo[~.
Le bazar-kapélion. Parmi les boutiques de détail ouvertes à Délos, quelques-unes devaient être comparables, toutes proportions gardëes, aux petits XlX1t7juIIX ou même à certains, périptères. de la Grèce (1) HU8IlON, Oikicz, p. 131-133 (epoquee romaine et bYlllnline). (2) Ch. PICARD, EAD 6, p. 54 lig. 47, et p. 11a-118. La destination tet aMUrfl= ~r la trouvaille de nombreux contrepoids en plomb. (3) Culin igJlplj~n., p. 55, 136-137. (4) Voir notre rubrique ~, infra. (5) Voir MAMA VIII, 356, l. Hl (Kar-a-Apc) : lpy-"lP"'"" x.:Ittycuo.. ; BucKum·RoflINSOS, &rdi. VII, l, n· 12, 1.5: ve", 100 ap. J.-C, ett mentio"net, danl on portiqoe. one texedret avec une apoth~ue • deux nivNuX" et. one au~ _ ~ Danl 1416, 8 1, 1. 64, Durrbach et Roo_1 rtlIlilu~nt : lpyllG"ri;pI& &ûo:u.l im{&ya..? : maie ce &trait le lieul ex-emple, • Delot, d""tlryc",.. au lieu de x.:IT«yclO", c'est pourquoi on imagine plutôt des nl.elien avec leu'" pièces il l'Haget, .m(~.
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d'aujourd'hui, qui ne se contentent pas de vendre toutes sortes de menus objets, comestibles ou non, mais alignent encore quelques chaises et tables pour ceux qui veulent consommer sur place. L'emploi du terme par les écrivains attiques montre bien que ce commerce, dans l'Antiquité déjà, tenait à la fois de l'épicerie, ou plutôt du bazar(angl. relail shop), et de la taverne 1. Le local qui était. loué pour celte activité n'était. rien d'autre qu'un ou plusieurs o'CxllfLlZ, sur lesquels les textes déliens ne nous donnent pas plus de précisions. Chamonard, dans son étude du Quartier du ThéAtre S , a noté que les boutiques sont des petites chambres simplement. enduites de stuc blanc, ouvertes le long des rues passagères, certaines possédant. une deuxième pièce en arrière ou à l'étage. Des ~1t'l]ÀE'ia:, qui répondent aux nècessités élémentaires des pèlerins, devaient exister dans tous les sanctuaires, ils sont en tout cas clairement atLestés à OroposJ. On a pu écrire que le Xll1t'l]ÀIELOV êlait en fait une hôtellerie, comme le Tl:ŒMOXlELOV : sous prétexte qu'on y sert. de la boisson, el que des crimincls ou des esclaves y t.rouvèrent asile 4. Si le XŒ1t'l]ÀIELOV a pu jouer ce rôle, ce ne dcvait être qu'occasionnellement; c'est ce qui scmble ressortir des analyses de Platon dans ses Lois: après avoir distingué Xll1t'l]ÀlEu'nx6c; et mxvô6)U:1Ja~c; (842 d), il déclare que les Xll1t'l]ÀIELŒ peuvent, sur des routes désertes, loger des voyageurs en détresse (918 d - 919 b). Il faut s'en tenir à l'ét.ymologie : ainsi que le rappelle Pollux (VII, 16), le Tl:Œ'II3oxûov est bien une hôtellerie parce qu'il .reçoit tout. (Tl:ŒVÔOX-), y compris ceux qui cherchent un !iL pour dormir, tandis que les mots commençant par Xll1t'l]À· (et rapprochés par Hésychius de x.Œ1t'l], ~ -rpOlPfJ) n'évoquent. a priori rien d'autre que le commerce de détail'.
Les diverses auberges et hôtelleries. De fait, 1't«v30Xl:LO'll et les mots de la même famille paraissent. être, jusqu'à l'époque impériale, les termes les plus courants pour désigner une auberge ou une hôtellerie, si l'on considére les attestations dans Timocréon (l, 10), au début du ~ siècle av. J.-C., puis dans divers écrivains attiques, et finalement en Syrie'. A Délos, c'est dans un acte d'époque athénienne qu'est attesté un 7tG:v30XlELOV, dont le dieu est. propriétaire, el qu'il met en location (sans que nous connaissions les termes exacts du contrat: durée, prix). Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'un grand sanctuaire possède ce genre de local, la même situation se produit à Delphes 1. De toute façon, une île comme Délos, à la fois lieu de pèlerinage et place de commerce, devait. offrir plus d'une auberge aux gens de passage, étant admis que ce local, qui relève du commerce, doit être distingué d'une salle de banquet, dont la fonction est au départ religieuse, et qui a été erêée par une cité ou par un groupe de particuliers; était·il permis, en outre, de passer la nuit dans un
(1) Anstophllne, l.y•. , 427, el Ec., 154 (lrllduil dllnl III CUF pllr ,cllbllrel.); Ly,ill!, 1,24 : on llchM,e des torches dlln. un ~'tI. Le terme ne le lil pli! dans les poèmes homériques, pllrce que III chose n'exisuil plil. Pour la dislinction d'llYe<: les llulret (ormes de commerce, voir M. l. F'INKELSTEIN .• "E4<1topcç, N«VdljJlC<, llnd KI",...,).o.;;. C/Ph 30 (1005), p. 320-336. (2) EAD VIII, l, p.207tq. (3) LEONAflP05, ArchEph 1923, p.36 n- 123. 1. 18. (4) V. EHRENBERO, T~ People of Ari./ophllne. (1951), p. 113-116; M. ROSTOvnP.I'f', Sociol IInd Ecorwmie 110".lory o{ lM Htlltno".lie World (1941) Ill. p. 1628.... 196; Ch. lIAIlICIIT,' liel1eni!tillChe InllChrirten au. dem !Iel"llion yon Bamo.., AM 87 (1972). p. 220. La Soudll ll!l!limile llu!l!li : ltro&oxM~ . 'lJ u~ . ~ ffllt,(c.orflo:u ltMz<. (b) Je reprends iei les conclu.ions de L. H. KRAYNAK, IIOf/tlltriu o{ Ancitnl Grwu (Thèle Berkeley, 1984, Xerox Uniy. Microfilm., Ann Arbor, 1986), p. Il sq. M~me ,'il ornel, enlre .utres, le .... ~ délien, ce lrlly.il esl une synlhèle utile pllr.et! nombreu_ ri:fèrenees, d'lIulllnt plus que le Lezikon d'Om.ANOO8- TflA \'LOS llli_ de e6t.é lea moa ..........,uü>'tI, ~x.rio>o, el f;1M>3o"""'tI. (6) Aristophane, RII .• &lO (un vol de p.IIinsll lieu dans un pandokeion); Démosthène, 19, 158. Tous UlI te!llimonill IIOnt IKttés dans KnAYNAK, o. e, IIYe<: ceux concernant la Syrie chrétienne (n- 96-97). (7) BoUSQUBT, CID Il. n- 71, 1. 38 (332 lIY. J.-C.): n.u 'A"""~njDç -*><.,1",,1, (tUl't'iipctl; ~...
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hestiaLorion? Les lits n'y avaient pas, pour autant que l'on sache, cette destination '. Mais il est probable que les voyageurs ne recouraient il une hôtellerie que s'ils ne pouvaient pas faire jouer la solidarité ethnique ou professionnelle : l'~tablissement des Bérytiens, qui, avec sa forme complexe et originale, était tout à la fois une bourse du commerce, une salle de reunion, un lieu de culte et une hôtellerie, devait convenir à certains (pl. xxn. II' 57). En dehors d'un 'ltIX'I3olU'i"ov clairement attesté, les inscriptions déliennes mentionnent aussi, mais avec moins de certitude, un (CoIWV, sous la première dominalion athénienne, et un Xll"l"«YWY~O\l, sous l'Indépendance, Lous deux appartenant à Apollon (à vrai dire, rien n'assure que le pandokeion et le kalagogion ne soient pas un seul et même édifice). La restitution (r.{W\I] doit être preféree, dans 104-32,1. 3, à l'hypothése (CoI[oBoxc'i"o\l] suggérée par l'éditeur des/D, car il est établi que ce mot rare apparait pour la premiére fois chez Artémidore (l, 4), c'est-à-dire au II~ siècle de notre ère; il se conservera jusqu'au début du Moyen Age en Occident, où le xellodo· chium est un hôtel gratuit pour les pèlerins, tandis que (~6x~o\l est le terme usuel, en grec moderne, pour un hOtel de qualité. Pour S8 part ~C\lW\l désigne, à l'origine, la chambre d'hOte dans les maisons privées; l'hospitalité au sein des familles est en erret de tradition en Grèce, comme on peut le voir dans le monde homérique, et au moins jusqu'à l'époque où la cité sc développe et s'arrermit, arraiblissant du même coup le système archaïque des relations d'individu à individu'. Le sens. de chambre d'hôte pour (CoIW\I a longtemps prevalu 10, mais une inscription du milieu du I~r siècle ap. J .·C., en Palestine 11 (et peut-être un passage de Pollux, IX, 50, où 7t
(8) Il est. impoaible de Buivre lIuG qui, dans Il RE, '.11. pandokûon, a!lllimile l'hesti.lorion des Kéieq et. les .ulla Itnlialorio de Df:10lI à des pandaUia. Voir notre robrique l
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lampes et nourriture, mais ce n'est pas toujours le cas, et certains voyageurs jugent prudent de transporter avec eux tout le nécessaire dans les pandokeia 14. Ils ne doivent évidemment pas s'attendre à une chambre individuelle, et la promiscuité devait être source de désagréments en tout genre Il. Plus généralement, la mauvaise réputation de ces pandokeia, où se rencontrent des voleurs et surtout des prostituées 18, est un lieu commun de la littérature grecque. Il est sür qu'à partir du moment où les hôtelleries se sont développées en Grèce - c'est-à-dire, si l'on considère les testimonia écrits, à partir du ve siècle av. J ,-C, - , elles devaient être davantage utilisées par les hommes de condition inférieure, les t:genUemen. continuant à profiter du système des relations individuelles. Toutefois personne, pas même Platon 17, ne pouvait nier la nécessité de ces lieux d'hébergement, non seulement dans les sanctuaires, mais dans les villes, prés des portes l8 , ou le long des routes désertes; c'est pourquoi les hôtelleries COnnurent une grande extension dans l'Orient romain, avant de donner naissance aux khanis ou earavansérail~ de J'époque turque u. Elles étaient également connues dans l'Égypte ptolémaïque, sous les formes équivalentes XtlTil),U!J.tl, XllT&.ÀU(J~Ç et XllTtlÀufJo&.nO'l:lO.
Les données des fouilles. Dans l'agglomération délienne, au moins un bâtiment peut à bon droit être interprété comme une hôtellerie. Et le fait qu'il soit situé hors du sanctuaire n'est pas en contradiction avec une éventuelle appartenance il Apollon. La grande résidence GD 113, située au Sud du théâtre, est faite d'au moins quarante-cinq chambres (mais la fouille des faces Sud et Est n'a pas été terminéeS!), réparties sur deux niveaux, Est et Ouest, réunis par un escalier, Le niveau supérieur, il l'Est, forme galerie sur les quatre côtés d'une grande cour, percée de la plus profonde citerne découverte à Délos (capacité: env. 280 mS), cependant que le niveau inférieur, pourvu de deux puits, a des pièces ouvertes sur la rue, suivant le système délien des boutiques. L'établissement, décoré de luxueux reliefs en stuc, possède en outre de grandes latrines (salle 39) et peut-être des bains (salle 6). Il a été compris comme une hôtellerie dés la fouille du Quartier du théâtre, et le demeure aujourd'hui. Les raisons avancées sont en effet convaincantes: trop grand pour avoir été une résidence privée, le bâtiment est tres bien alimenté en eau et en commodités diverses, les chambres du niveau supérieur, organisées autour d'une cour - suivant la description de Thucydide - , devant servir au logement des multiples hôtes de passage, qui arrivaient par la belle porte Nord, probablement nantie d'un gardien,
(14) Polybe, JI. 15, 5-6; Plutarque, Mora/ia, 234 e-f, 995 b-c; Calon Min., 12. (15) Eschine, 11, 97-98, Au sujet de la m~me promiscuité dans les khanis grecs du siècle demier, on lira le pittoresque récit de J,-A. BUCHON, La Grèc~ con/intnlal~ ~Ila Morh, Voyage, séjaur el élud~s historiques en l84IJ ellS4l (1843) : à Gravia, au pied du Pa masse, le .khani est un vaste hangar d'une seule pièce" avec au milieu. un terre-plein calTelé un ()Cu plus élevh. (16) Dans Strabon (XII, 8,17). et Lucien, Phi/opalr., 9, le ,..Ol..&o.....OV est un bordel. Toujours dans Lucien, A,in., 26, il eJlt peuplé de voleul'll. (17) Loi,,824 d, 918 b·919 b. Si Platon ne cache pas lIOn mépris pour l'activité du pandokeu', il n'en est pas moins obligé d'en tenir comllte, (18) Comme le précise Philostrate, VA, 4, 39 : h ltI"l..&xdWI 1tCpl "l"«~ mJM;~. (19) En Syrie du Sud, est attestée à l'époque romaine tardive la construction d'un xo•..ov ltI"l..&\XU)v: SEG 1983 (86), nO 1248. Pour la suite, voir K. 1tI0Lum, Die Karavanurai im vordertn Orienl (1920), (20) 1-lussoN, Oikia, p. 133-136. Ces termes ne lIOnt pas rèservés à l't::gypte : par ex" Hérodote (V, 52), raoonbit déjà qu'il y avait sur la roule de Sardes à Suse de t~s belles hôtelleries, xa.=).üm.... Rappelons que dans le réglement délien 1030, c'est la présence du mot m ...-rop..., à la 1. 5 de cette inscription, qui a inspiré à F, SoKOLOWSKI, LSCG, Suppl., nO 51, la restitution [xOl"l"IlÙIÛCJo"....}x<:, tout à faÎt hypothHique, à la 1. 7: nous ne pouvons en tenir oompte. (21) Publication provisoire par J. CHAMONAHD, EAD VIII, 1, p, 14; voir aussi J. PAil!!;, BCH 40 (1916), pl. 1-1V.
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Mais contrairement li ce que pourT8ient faire croire la remarque de Thucydide, le plan de "édil1ce GD 113 de Délos, de l'hôtellerie d'(;:pidaure, ou encore du Léonidaion d'Olympie, toule:ll les hôtelleries n'étaient pas organisées autour d'une cour centrale: cette fonction a ête assignée avec de bonnes raisons li certains bAtiments allongés de Corinthe, d'Oropos ou de Némée n. Inversement, tous les grands édifices carrés à multiples chambres entourant une cour n'étaient pas li coup sûr des katagogia, puisque celui que S. 1. Dakaris pensait avoir dégagé li Cassopé serait finalement un marché ou macellum, selon W. Hoepfner et E.-L. Schwandner", qui invoquent la proximité de l'agora, comme à Priène. Il est certain que des portiques, avec leurs salles li .l'arrière, pouvaient joucr le rôle de logement provisoire, comme en témoignent des inscriptions de l'Isthme de Corinthe, et peut-être une loi amphictyonique de Delphes, en 380: T!ç 3è 'It«m3Œl; XOIV«Ç clj.tr.o 7t&:vnacn lN • En outre, certaines cités louaient des maisons à l'intention de leurs pèlerins ou représenlants, dans les villes concernées: c'est ainsi que Delphes possédait une. MaÎson des Thébainst-. Portiques utilisés pour la nuit ou maisons louées, il va de soi que ces situations ont pu se produire li Délos également.
IU1TUtf:UVJ!4' TG (6~a.t.ûyvu •.u ;
CJUvt.ûyvu.,u)
Ita.TUt.UV~a.: (pièce de) liaisonnement, traverse: 161, A, 1. 112-113 : en 279 av. J.-C., dans le Temple d'Apollon, une planche d'orme cL; -Mjv Ta.~vb:y xa.l ToX xa:Tcxl:cUyfLa:ta. T'iiç ôp01l~Ç ; 504, A, 1. 8 : dans le devis du platond du même temple, xa.l bn6a.AWy xa.-:n: X(:~a.)'iJv xa:TO:[l:cvyJl.u.r. mùéivov.
&a.tf:UyvufU: "iparer, diljoindre : 165, 1. 25 : dans le Porinos naos, xa.l TOV 't(pu~x}rov 7tU[v}T« lhc!;;CU'flÛ"Ov. cnwtf:UyvUfU: assembler: 504, A, J. 4 : en 279 av. J.-C., dans le devis du platond du Temple d'Apollon, auyl;wy[w]wv, 1. [) : cruVt~«T
Le mot xa:T«!;;CUY!L« semble exclusivement délien ; l'étymologie (même racine que l:cUywj.L~, «placer sous le jougs, Heliert) impose l'idée d'un «liaisonnemenh. Les deux passages où se lit ce terme concernent la pose d'un pla tond à caissons sur le péristyle du Temple d'Apollon. Ils concordent pour faire du kalauugma une «planche en ormelt, O'a.vlo; 'It'fCÀl:tV1j, comme la tainia; c'est un bois particulièrement dense et dur, pour cette raison très apprécié en charpenterie et en menuiserie. Le deuxième texte, un devis, précise la tonction de «traverse s du katazeugma, qui doit reposer par ses extrémités (xcepcx):ij) sur le mur d'une part, sur la colonnade d'autre part. Il est possible de tenter d'estimer la place exacte du katazeugma dans la structure des caissons. L'interprétation de Th. Homolle reste assez vague :'«Ies traverses qui tranchissent la distance entre le mur et 10 colonnade, d'une part, et l'intervalle entre les sotfites, de l'autre,
(22)
KRAYNAK, o. e., p. IOthq. (eBuildings wilhouL a Central Courte): ajouter le bAlimenL reclllngultire, hellénislique, situ~ le long d'une route import..ant.e danl la région d'EiOn, el vu comme une U1Uberge publique 1 par M. NIKOLAI DOu-PATEnA, da ni ltomm(l9~ D. Lol(lridi•. Ruhrrdl~ fronro-h~lIiniqutl 1(1990), p. 291>-300 (en grec). (23) Dans flau. und Siadl im klauiuhen AII~rlum, p. BSsq. (24) Commentaire des inscriptions de Corinthe par L. R08lmT, lld/~njca l, p. 48-49: pour Delphes, voir IG Il ", 1126, l. 22: en rééditant ce texte, G. ROUÙKMONT, CID l, p. 1JO, estime toutefois Ilu'.on ne peul indiquer de façon sllre le !lens priâ.. d~ ce plluage, actuellement suivi d'une lacune. ('2:5) PD III, 1, nO 358, l. 9: ce tm~ etl un simple .Iocal., nfx'1l14. d'~poque
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formant par leurs entrecroisements les cadres des caissons, sont désignées par ce mot.!, ce qui revient à considérer que les kaiazeugmaia ne se contentent pas de relier, mais doivent aussi se croiser, cependant que R. Vallois reprend les conclusions de L. B. Holland et Ph. H. Davis! : • pièces analogues [à la tainia]!, insérées dans une feuillure creusée sur le bord des siemones ou solives composant les phainai •. En ertet, le contexte du devis 504 prouve que les kaiazeugmala se rattachent à la base des caissons, à ces. membrures. qui supportent l'ensemble du dispositif. Dans le même devis 504 se rencontre il deux reprises un verbe de la même famille, o"U~ ~ElrYV1J!J.t. Là aussi, il s'agit de «lien, «assemblen des pièces aux caissons, que ce soit par goujonnage ou par le système tenon-mortaise. Bien qu'étant encore employé dans les comptes d'Éleusis., toujours à propos de bois, ce n'est pas un terme spécifiquement architectural, tout comme 8L«~EUyvU!J.~, qui se lit à propos des éléments disjoints d'une barrière (165, 1. 25).
pavement lavable: 2420 : Il une date indéterminée, sur le pavement en éclats de marbre de la pièce K du Kynthion, dédicace du xa.'t"&.xÀUlTl"O\l. L'interprétation de ce x«'t"&.xÀuo"'t"O\l a donné lieu à une polémique entre Ph. Bruneau et Er. Will, dont nous donnons ici les étapes, très résumées: - Ph. 8., BCH 91 (1967), p. 423-431 : le mot XŒ'I"(b~Àuaro~ désigne la mosaïque même dont la dédicace fait partie. Il est issu du verbe XŒ'I"<xxM~w, .Iaven, et rappelle le nettoyage périodique il grande eau du pavement. . - Er. W., ÉI. détiennes, BCN Suppl. 1 (1973), p. 589-594 : xa'l"a.XÀuaro" ne s'applique pas précisément au pavement, mais il la salle K dans son ensemble, car c'est sans doute une altération du terme XŒ'I"a.XÀ\XJ'I"PO", que les glossaires assimilent au latin cQmptuvium, ce bassin carré au centre de l'atrium, qui servait il recueillir les eaux de pluie. De toute façon, il n'existe dans l'épigraphie délienne qu'un mot pour la mosaïque, c'est o/ri'FoMY'ltJl1. - Ph. R, BeN 99 (1975), p. 283-2$6: la salle K ne peul être hypèthre, car elle ne possède pas de dispositif d'écoulement. Et il existe bien, il Délos, plusieurs mots pour la mosaïque. - Er. W., BCN 100 (1976), p. 589-590 : les eaux usées pouvaÎent passer par la porte. Et quoi qu'il en soit, o/rl'Ff'MY'l1J4 reste à Délos le seul mot susceptible de désigner une mosaïque, alors qu'il y a plusieurs dénominations pour la salle de banquet. ~ Ph. B., BCH 102 (1978), p. 139-145: la salle K était à coup sllr couverte et n'avait rien à voir avec un comptuvium. Un mot qui signifie • pavement. peut fort bien s'appliquer il une mosaïque, forme particulière de pavement. Enfin, tous les exemples connus montrent qu'avant l'époque paléo-chrétienne, en Grèce, une dédicace sur mosaïque se rapporte toujours fi la mosaique elle-même.
Disons d'emblée qu'une partie des analyses des deux auteurs est caduque: car contrairement il ce qu'ils ont toujours cru, xa"t"&.xÀulTl"OV n'est. pas un hapax. Le mot se rencontre il trois reprises sous la forme 1) xcu&'xÀu(J'roç dans deux papyrus du Ile siècle ap. J .-C., traitant de
(1) (2) (3) Holland
Bell 14 (1890), p. 469. AJA 38 (1934), surtout p. 75, reprise dans VAL.L.OIS, ArchiJulure 11, 2, p. 414-415. En fait, le lexte épigraphique ne suggère qu'une identitè de forme, 110n de fonction. Comme le rappellent et Davis, la tainia est placée sur le Ihrllnol, qui vient lui-même au-dessus des assises du mur, alors que le kll/llteugma enjambe l'espace entre le mur et les colonnes. (4) IG Il", 1673, 1. 36 : Tp~""'V"'" XlIl <JIM;~u(",V'T\.
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locations de terres à Tebtynis 1. Ce terme est sans conteste 2 dérivé du verbe xa.'t"a.xÀ<"~w, • battre de ses flots., «inonden; en Égypte tous les mots de la famille de XÀ<..~w, avec divers préfixes, s'appliquent couramment aux débordements saisonniers du Nil'. Une fois que l'on réalise comment ~ Xa.TŒXÀUO"'rol; peut désigner, dans les papyrus, une zone de terrain recouverte à certaines périodes par l'eau, de son côté le glissement sémantique délien ne constitue plus un réel problème: c'est bien un «sol inondé. ou «lavé à grande eau., après les banquets qui ont laissé quantité de déchets. L'hypothèse d'un cQmpluviu.m dans cette salle du Kynthion paraissant de toute façon devoir être écartée, et une dédicace pouvant difficilement, à l'époque hellénistico-romaine, s'appliquer à autre chose qu'à son support, nous en resterons à l'acceplion de .pavement lavable •.
ICUTUkPOUW
perculer, frapper des pe/ils coups: 502, B, 1. 13: en 297 av. J.-C., dans un fragment de devis, xa.Ta.Xpouwv.
Le devis 502 nous est parvenu dans un trés mauvais état de conservation, au point que la face B est pratiquement illisible. C'est à Ph. H. Davis que revient le mérite d'avoir pu en améliorer légèrement la lecture, et d'y avoir déchiffré le verbe Xa.Ta.XPOÛW 1 . Mais dans une inscription aussi lacunaire, sa valeur exacte demeurerait mystérieuse si l'on s'en tenait à cette seule attestation. Kpouw, qui signifie normalement «frappen, «percuten, peut toutefois, avec un contexte architectural, avoir le même sens que le composé È:1tLXPOÛW, employé dans l'inscription relative aux Murs d'Athènes, à propos de travaux de menuiserie ou de charpenterie: il signifie alors «fixen ou «assujettir avec des clous ou des chevilles.!. Le composé Xa.Ta.XPOUW a encore une autre valeur. Dans d'autres textes architecturaux, il est manifestement liè à la mise en place des pierres et à l'opération de serrage des joints : - lG IP, 1671,1. 48-49 (pour les rondations du Portique de Philon à Éleusis) : xa.l Xa.Ta.xpo<"ae(~] TaV (À(6o...] ~xa.a}rov Etl; Upa.... À(6M ~ (J.OÀMaM, tel il rrappera chaque pierre dans l'assise avec de la pierre ou du plomb., phrase qui se retrouve presque à l'idenlique dans l'inscription suivante de ]'Amphiaraion d'Oropos, - TG VII, 4255, 1. 14-15 (= Sylloge a, 973) : lors de la mise en place du fond d'une canalisation, il est demandé de réunir étroitement les blocs d.; lapa.... &axŒaTouc; Xa.Ta.XPOUwV TaV À(6ov
(1) J. SCIlWART'"L, .Offre de prise à bail d'une terre., Colltc/anea Papyrologica. Tu:/s published in honor of H. C. You/ie (1976), l, p. 243-248: dans le papyrus Soc. Pap. 261, du Mu~ du Caire, on lit qu'un terrain est situè r. 1"WI ),cyoIL.......' ~P"ILWI :n:p~~ '"i' OiXn)1 x«ux),..:.n-",~, 'IIU lieu-dit bllsse-terre, près de la pllrtie IIctuellement !IOUS eau. (1. 1O), ...:n:piu; '"i' XOl1"lIxÀ..:.n-",~ (1. 34). L'éditeur en rapproche le P. Mil. Vogl;ano 11, 10ô, 1. 20-21 : des pâturllges d'hiver et d'été sont situès '"i~ :n:cpl ~~ ~1ol"1)~ XOl"'IIxi.~" ~p"llo(;;) &'0;; MyOIL....."· (2) Er. Will IIvait lll;ssé de cOté cette étymologie pour en envisager d'autres: graphie flluti...e pour l<.II",Œxi.UlJTO~, tBerti de pierres précieuseu, dérivation de XOlUxÀ(""', 'prendre part il un banqueh, enfin -l'interpretation avait sa preférence - altération de x«ttxi.l><M"po~. (3) Pour cet intérelillant vocabulaire de la crue, voir D. BONNI':AlJ, La tru~ du Nil (1964), surtout p. 71. (1) BCII 61 (H137), p. 1'.!5. (2) Voir O. MASSON, • Une inscription thessalienne an;haique relative li la construction d'un édifice (BEG XVI l, 287)., BClf 82 (1968), p. 97-102 : pour montrer que dans cette inscription de Méthoné. xpooX.> s'applique il l'assemblage par chevilles du toit, l'auteur étudie, avec l'aide de RoI. Martin, l'emllloi d'l:n:,xpooX.> (interprétation acceptée par M. GUARDlJGCI, IltrldUnc 25 [19701, p. 62-64).
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mG't1J" p.oÀôMtan Yj ÀI6w~,
.dans l'assise, sans laisser de jeu, en frappant des coups sur chaque pierre, avec du plomb ou de la pierre" - LEoNARDOS, ArthEph 1923, p. 45 nO 124, 1. 41-43 : même lieu, même emploi. En percutant la pierre par petits coups successifs, le but est d'obtenir un bon serrage des joints. Voici l'explication détaillée de G. Argoud, à partir de l'inscription IG VII, 4255 : te'est ce que font de nos jours les maçons lorsqu'ils construisent un mur ell moellons ou en briques: ils les frappent avec un maillet, ou même simplement avec l'extrémité du manche de leur truelle, L'usage du plomb ou de la pierre se justifie par le désir de ne pas endommager le calcaire friable d'Oropos, et le préverbe de XIX'fIXXP0Vw conserve son sens habituel et précis: il s'agit de frapper sur la pierre, de haut en bas l ., Quant au composé 314XPOVw, qui se rencontre dans le devis de Livadie, et dont le préverbe peut. signifier aussi bien .de part en part.. que.à fond" il concerne seulement le repérage du vide dans les surfaces en contact, au moyen du son, sans que l'instrument soit précisé: 3t.1XXp06w" 'fa: 3[L6.xt:}n 'fW" 't"P4Lp.4't"taI,,4. Les deux verbes ne sont donc pas exactement synonymes.
pierre d'une assise d'arase, pierre de couronnemenl : 158, A, 1. 72: peu avant 282 av, J,-C" 't"oùç 165, 1. 33 : au Kynthion, etç 'fOÙç XGl'fIXÀ'l7ITÏÏPIXÇ 'fOÛ «'''IXÀ~f.l. f.l.«'TOç, 1. 36,38 et 39; 287, A, 1. 120 : en 250 av, J ,-C., pour l'epilheatron, poser -ro" bp60m't"l" xlXl -ro" XIX't"IXÀ'l7ITÏÏPIX; 500, A, 1. 8 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, il propos des murs, üq,oç ,nro wÙç XIX't"IXÀ'rj1t'rijplXÇ; 505, 1. 9 : dans un devis concernant. le théâtre, 't"oùç 3È X]IX'fI1À'l7ITÏÏP~ 't"'ijç urtl:o]aof.l.~ç hnOi~o"L;
1tOlp« 'fŒl;
3~6&uc:;; qovr[lXç] XlXw.Àlf7n'ijPIXÇ.
Le mot XGl't"IXÀ~p apparaTl en épigraphie attique l el détienne, au pluriel, ou au singulier avec une valeur collective (287, A, 1. 120), et il présente des sens variés: dalle de couronnement ou chaperon (165, 1. 33; 287, A, J. 120), dalle de l'assise supérieure du soubassement (158, A, 1. 72; 500, A, 1. 8). Mais tout.es ces acceptions se ramènent, en définitive, à celle de .pierre formant arase" d'après le verbe correspondant XIX't"IX-Àa.f.l.Mvw, usisir ou maintenir par-dessus,l. C'est principalement au-dessus d'une assise d'orthostales (287, A, 1. 120) que ces pierres sont employées, ce qui se comprend aisément dans la mesure ou l'o'rthostal.e est un carreau posé de champa, alors que le XIX'fIXÀ'l7t'f'1JP est toujours une dalle ou un parpaing, qui couvre toute la profondeur de J'assise pour mieux former arase.
(3) .Construdion d'un 'aqueduc grec' aux fronti~ret de l'Attique (Oropot)., dans Journiu d't/udn .ur ln aquedue. romain•• L.yon. 1971 (1983, J.-P. Boucher ~.). p. 1-11, surlout p. b: id., 1 Digun du lon-ent de l'Amphialllion d'Oropot., OO/OTIKA. Vorlnige IlOm. 5, Inttrn, Kolloquium lU Ehnn IlOn Pr. Or. S. LuufTa, Munich, 1986 (1989), p. 243-262, lurlout p. 2:'10. Je remereie G. Argoud pour sel précisions compl~ment.-iret sur ce poinL (4) Cetle Interpretation s'appuie lur la valeur habituelle de l<j)OÛw. m.i, ,vant. tout. sur la rett.it.ution '::Wti.}.œ adoptée dan. IG VII, 3073, 1.166, et. par A. CHOISY dan. sel tl. ipigraphiqun .ur l'arthiteelun grtequt, Or J. A. BUI'iOGAARD, dana Clauica cl Mtdjcuoolia 8 (1946), p. 1-43, a prerêre rettiluer ni a(16p.o:}.œ, et. comprend alors que ~ signifierait. ici .broyero, d'ou sa traduction: .bro)'er autant d'klata de pien-e que nk""",ire., en vue du polill8llgtl. Cetle hypothèse tout de même peu convaincante est anlllysee pllr A. DWOIlAKOWSKA dllIlS' Sorne SlonemlllIOns' Lerms from the L.eblldeian Inscription IG VII 3073... ', Artheol09ia 30 (Varsovie, 1979), p. 29-37. (1) IG III. 1665,1. 13-14 (analysé pllr M. HOLl.I':AUX, tl. d'épigraphie cl d'hi./. gr«que l, p, 351). (2) KII.,"d.o&~ est. un IIquivlIlent. dialecUlI de Xll,"œ),~p : fCrtl III, p, 57, 9, l. 4, d'ou la restit.ution de J. Bousquet dans une inscription de SUl L.enikll, /JCIl 62 (1938), p, 404, l. 5 (c'est ici l'Ilsaille couronnunt la porte, et. qui comprend le lintellu orné): de même li tpidaure, IG IV", l, 103, l. 94sq. (3) Voir notre rubrique Ap6o
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KGTCLÀL~ :
voir QÀOL~
KGTU1fP'W : voir
euAoy
KUTC1O'Kt:untw; KUTGaKEuiJ, '" j KOTGaKEUOw (i1fLCJICEuotW j ~1fLaICEuiJ. "'; ~1fLCJKEUOw) mLCJK&uiJ 1 : riparalion, ri{~ction, remise en ilal : 98, A, 1. 71 : dans la 1ri: moitié du IVe siècle av. J.-C., cù;;~.., riS rnLaTa.a(o; 146, A, 1. 22: en 301 av. J.·C., cù;; rn~.., 't'fJÙ (lacune); 175, Ab, 1. 10 : bnaxcu~.., (lacune); 219, A, 1. 39 : vers 272 av. J .-C., cù;; b:l.CJXCtJTjy "l"OÙ Kcpcq:"I"w\IOÇ ; 365, 1. 44 : en 208 av. J .-C., ipY0ÀŒ6Tjaa.'I"!'L -rljy hnaxtU1jy wù '!, 1. 45 : lpyoÀŒGi)aa.vn -rljy hnaxal1)Y Cv "l"WL dl.O<JXoup(wt; 406, A, 1. 82: [i]r.~y"t'Où Kcpo{-rwyoC;]; 1416,8 l, 1. 26: au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans des instructions aux locataires, 1t'OtpuJUYOt "l"1Î.i; m~; 2247, 1. 13: à la fin du Ile siècle av. J.·C., dans une dédicace du Sanctuaire syrien, un ministre est dit xqc"P0't'fJY1'J~ ml -r1jY mwxwlj..,. i:1fLCJKf:Uci.tfol: répar~r, {aire une réfection ou remise en élat: 144, B, 1. 19: bnaxcua.alXvn 'Apnl-l-tu; 340, 1. 15 : vers 220 av. J .·C., "l"1Î.i; opolplÎc; i'lt"~lJXEUa.lJlX'I"!'t; 354, 1. 75, 76 : m«Jxcu«alX'I't"t -r1j.., WPIX..,; 1417, B II, 1. 92: (location de Panormos) i'lt"tmuÜlX~ "1"0'" m.pyo.., xlXL otxo3o!Ll:1jlJlXt. i:1fLOKt:u6fol: réparer, faire une réfection ou remise en élat: 1416, B l, 1. 5 et 17 : dans des instructions données aux 19cataires, xa1 6alXt WplXt [crJal.., ['It"pOY1'JXCLa.t, rntGXEU
(1) Je n'ai pa~ jugé nécessaire de donner toutes les attestations de celle '"mille de mols qui reviennent conslllmment dans les comptes, souvent dan~ un contexte lacunaire. De même, pour l'emploi des mou de la famille de UTlLal
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)«l1'IXO'XCU«O'lXt 1'Œç
!:EAEA~
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1tt'7tTWXULlXc; ; 366, A, 1. 2 : adjudication de 1'à. :n:C:IM'WXÔ1'1X rijc; 0p0
[ro\) '"]cwp(ou XIX1'IXO'XCU«O'lXt. ICOTODICEUOw:
construire, faire une construction: 1416, B l, 1. 18: au milieu du Ile siècle av. [û:n:o:pxwO'~Jv <X! eûp<Xt, X<X1'IXO'XCUWO'tv.
J .-C., dans des instructions aux locataires, hh 8i: 1J.1)
Dans les comptes tenus par l'administration d'un sanctuaire, ou dans les devis et surtout les dédicaces, il est normal qu'il soit sans cesse question de Honstruire. ou Héparen, Hemettre en etah. Le terme bmTxcu~ s'applique, à toutes les époques et dans toutes les régions, à une. réparation. ou • réfection t. Il existe même au Sanctuaire syrien de Délos un personnage. désigné à la rHection. (2247). Les réparations effectuées au Kératôn sont relativement fréquentes, ce qui confirme l'idée maintenant admise que cet édifice etait une structure légère et fragile, faite pour l'essentiel de bois et de tuiles l . La différence entre rnto"XEu.xÇW et 8v.r.XtOfULt, un verbe qui signifie aussi Héparen et ne se rencontre qu'à Délos!, n'est pas claire: il semble toutefois que ôtlXxiolJ.lXt concerne plus spécialement la réparation d'une partie d'édifice, surtout un mur mais non une porte - , alors qu'!7ttaxcu.xçw est plus vague. A propos du verbe )«l1'IXO'XEu«ÇW, employé dans une dédicace lacunaire de la juiverie délienne, Ph. Bruneau a justement relevé qu'il .s'applique à des ouvrages variés., de plus ou moins grande envergure: un téménos (1519, 1. 13-14), une agora (1645, 1. 2) que l'on eaménage t, mais aussi un seuil, une porte que l'on .ëtablit., un temple (1810, 1. 4) que l'on élève. Les textes déliens mettent encore en évidence un fait de langue souvent négligé: c'est que )«l1'IX(J"Xf:U.xÇW peut s'appliquer aussi bien à une construction neuve qu'à une réfection, quand il s'agit de pièces tombées ou d'éléments dont l'existence est déjà connue. La remarque avait été faite par F. Courby", et vaut également, nous le verrons, pour le verbe olxoôolJ.tw. L'existence, en Asie Mineure, du surcomposé È::n:t)«l1'<xO'XgU~ pour la réparation d'un théâtre 5 , est un autre témoignage du caractère pour le moins flou de la limite entre construction et reconstruction; à partir du moment où l'on répare, l'objet peut être transformé de fond en comble et le résultat senti comme une construction nouvelle. Le Temple d'Artémis, dont plusieurs états sont connus depuis l'époque mycénienne, a donc bénéficié d'une XIX1'IXO'XEU~ aux environs de IBO av. J.-C., pour laquelle une somme impor~ tante, 2200 drachmes, a été prélevée: R. Vallois' a montré qu'il faut comprendre ici la réfection totale ou .reconstruction_ du temple, ce qui s'accorde avec les matériaux hellénistiques conservés. Celle ambivalence n'est naturellement pas propre aux inscriptions déliennes. On peut lire sur un épistyle aLLique? : uot.'1POc; 'At"l:t~ )t<%."I:«J>r.clil0"l'V lx 6elU).twv ..o..., phrase qu'il convient d'interpréter comme la creconstruction. d'un bâtiment détruit à l'exception des f'lndations, l'épistyle élant d'ailleurs plus ancien que l'inscription.
(2) BRUNEAU, Cul/es, p. 23 et n. 3. (3) Voir la rubrique 3l1.lXw1l41, lupra. (4) BCH 45 (1921), p. 224. (5) TAM Il, 420, 1. 8. (6) BCH 48 (1924), p. 426-427, et Archileclure l, p. 49 et n. 3. (7) TG II". 5205, 1. 3; analyse par A. FRANTZ,.A public Building of lat.e Antiquity in Athenst, Hesperia 48 (1979), p. 192.
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ICBTo+opci, 1]
(1C)"'lYOi, TG) ICBTO+Opci: pente: 500, A, 1. 28-29, 31, 36 : en 297 av. J.-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, 7tpàc; T1)v )U1'.'t"«ql0P«v "'t'où ŒE:-roV. ICMVOi: inclinaison: 500, A, 1. 8 : poser la krépis 7tpàc; T« XÀLVlj "'t'11. ô06é(V'f«].
Pour la construction du Temple d'Asclépios, on précise bien que la hauteur des corniches doit être calculée d'après la 'pente. des blocs du fronton. Le mot X«T«'t'Op6:, qui n'est pas spécifique de l'architecture, se rencontre toutefois couramment dans les inscriptions architecturales classiques au sens de • pente t, avec diverses nuances qui dépendent du contexte. C'est ainsi qu'il peut .tout aussi bien aussi s'appliquer au • fruih des murs qu'à la déclivité du terrain: - lG III, 463, 1. 66 (Athènes), et 1668, 1. 51 (Le Pirée) : il s'agit de mettre en place les parties hautes de la construction en tenant compte de la pente du toit, - lG XII 2, 11,1. 16 (Lesbos): 7tpàc; T1)v x«"'t'«'t'op«v TOV "'t'67tou, .d'après la pente du lieu., - IG VII, 4255, 1. 16 : pour construire une canalisation dans l'Amphiaraion d'Oropos, il convient de poser les blocs È7t~)(6t.j1(,lc; 8è )((,l"'t'11. xt:'t'(,lÀ1jv )(<
a.)"o~4n1
ICBTB+6.w
ravaler: 199, A, 1. 48: en 274 av. J.-C.,
X(,l"t(,lq,~(JM"~ TOÙ<;
ToI;(ol)<; "'t'o(ü n] IJ-ryil[pou ?
Deux ouvriers s'emploient à -ravaler de haut en bast les murs du mégaron (?), mais les lacunes de la pierre nous privent du nom de J'instrument utilisé et du'prix payé.
(1) Pour ces deux inscriptions d'Oropas, je me suis inspirèe de III traduction de G. ARGOUD, dans • Installations hydrauliques de l'Amphiaraion d'Oropaso, Adet du J< congrès in/er. Sllr la motie antique, Montréal (J 985), p. 9-24, et .Construction d'un 'aqueduc' grec aux frontières de l'Attique (Oropa~)., Journus d'études sur les aqueduc. romain., Lyon, 1977 (1983, éd. J.-P. Boucher), sllrtout p. 3.
-
199-
Il n'existe pas d'autre attestation épigraphique du verbe xa.-rŒ~W, l'opération du ravalement étant en général désignée par E;tw ou ses composé:s l , et non par ~w, qui signifie habituellement • caresser, rroUen. On avaitlouterois cru lire dans le compte delphique de Dion 1 le subslant.ir xa:ra.~ŒO'~, diversement explicable: 'fOÙ a!pŒ~pl.lTM'jpLou m ax&.:~~v 1Ull ofJlU..ç,~'I xa:1 -rh xa:-ra.lf«on 1'tO{"ij]aŒ.I. Pour succéder au cdéblayaget et au tnivellemenh de cette partie du gymnase, J. Jannoray pensait à un tralissaget l , J. Pouilloux à un • lissage.·, comme G. Roux, au moyen d'un rouleau', cependant que J. Delorme juge q'ue l'ordre des opérations n'aurait pas été respecte par le redacteur : on aurait commencé par racler l'ancienne couche qui couvrait le sol du sphairistérion, puis creusé encore, enfin égalisé: la nouvelle terre du remblayage'. Mais J. Bousquet 7 vient de mettre fin à la discussion en lisant ici un autre hapax, xa.-ra.pa:111Ç: .damage., cconrection d'une sudace de terre battue •. Notre Xa:-rCll~&:W reste donc isolé.
ICQTO~lCo&P.É(a)
: voir oilColtop.Éw
.ov
ICEpo.fAL,;. 1\; ICÉpo.P.O';, 0; ICEpo....Ow; ICEpO",(o)CJl';. 1\; ICEpo.p.c.rrO,;, -'I• (éLVUICEpo....Ow; ICEpo....L,; àfl+IICU+O,;; ICEpo.folL,; nrlluyo,;; IClpo.... .:~ 'ft'up<1POO$; +l),OlCtpo.fAO';) ICEpo.fAL,;: - tuile (cn général) : 144, A, 1. 21 : en 304 (1) av. J.-C., lUplXlL!8w'I -rW'l n:a.À/Xu:;)'I n:pCll6tlO'wv; 234,1. Il : XCPCllIL!&r.Ç «v~..,n]; 287, A, 1. 114: en 250 av. J.-C., prix des xtp.; - luile de courant ou de des80us (par opposition au couvre-joint) : 203, A, 1. 44 : T~ xtplXl1(&u; xa:t 'fOÙl; xd.\i1tT'ijpIXÇ; 372, A, 1. 163 : en 200 av. J .-C., xa:t] xd.~pru; (...) xa:t lUpotl1!&r.l;; 440, A,
1.79,80; - la paire formie par une luile de de8sous el son couvre-joinl se dit ~!BW'I t;;rürGti (en principe au pl.); 146, A, 1. 68; 148,1. 61-62; 158, A, 1. 84-85; 403, 1. 40. ICépGf1O'; : -
l'ensemble de8 luile8, un cerlain nombre de luiles, la loilure de lui/e8 : 144, A, 1. 68 :
xtPIXIL0C; sur l'hestiatorion, 1. 73-74 : xipClIIL01; sur l'Hérakleion; 287, B, 1. 154 : bà 'fOÙ xapotl1ou TOti Œ-y0pClla6hToç bd 'fOÙç O(XOUt; 7ttptryOO\l"t'O xa.Àurrt"Ï}PC<Ç; ixa.TÔV 3ixa. TmlXpEl;; 290, 1. 103 : en 246 av. J.-C., tvé:yxaO'~'I TÔY xipa:ILov eL; «yopa.'I; 1246 : dédicace aux dieux égyptiens de -djv 6p6!pCùO'~v aùv -rWt lUpa.ILw[t] xa.t rljv xovlGtaw;
- luile : 403, 1. 38 (189 av. J .-C.); - la luile de dessou8 et son cQuvre-joint, dans l'expression lUpa.!LOU t;;ciyoç : 165, 1. 54; 168, A, 1. 6. ICEpo.... ~~ éL... 4'~kU+O,; : luile failière (?), ou tuile plaie relevée sur le8 deux bords (1) : 456, A, 1. 6 : en
173 av. J.-C., pour le Temple d'Apollon (52, chirrre incertain). IClpa~i,; l'ft'Ltuyo,; :
paire formée d'une luile de dessous el d'un couvre-joinl (1), ou luile de dessous faisanl corps avec 80n couvre-joinl (1) : 366, A, 1. 21. 23 : vers 207 av. J .-C., pour la Salle hypostyle. ICEpo.fAl~ 'ft'Qp6.poo~:
tuile d'égoul à goultiére ou 8ima d'égoul : 439, b, l. 22; 442, A, l. 226 (vers
175 av. J .~C.).
(1) Voir notre rubrique (a.., in(NI. (2) BouSQUtrr, CID Il, n-I39, p. m el 1. 16 (3) FD Il. lA GllmnaH, p. 77 el n. 1. (4) tl. d~/phiqua, lJClI Suppl. IV (1977), p. lœ. p. 113. (5) OCH 104 (1980), p. 136. (6) BeH 106 (1982), p.oo. (7) tl. • ur la romplu d~ Iklpltu (1988), p. 194-195.
"
+LAOK.PUI10~ :
200-
luile lisse, sans rebord (?) : 366, A, 1. 33; 462, A, 1. 19.
ICEfXLIoLOw: couvrir de luiles : 366, A, 1. 31 : xePIX!J.WO'
couvrir une nouvelle fois de luiles, remplacer les luiles : 287, A, 1. 72 : réparation du toit de l'Amphistrophon XIX! &'VIXXEPIX!J.WGOfmV, 1. 112 : réparer 1'0'1 xéPIXf.lOV TOV xlX't'&t«y6't'1X (...) xlXl &.. . «XEplXI'-WO"r.U. adion de couvrir de tuiles: 365, 1. 46 : en 208 av. J.-C., adjudication de 'r1)'1 x.&pŒ!J.Wdu temple de la Néso!!.
ICEpOpc.MJ'l5 : al."
couvert de luiles : 1416, B J, 1. 12-13: au milieu du instructions aux locataires, ipYIXO'-djPLIX XEplJ.!J.
1Cf:pGf1W'f05 :
Ile
siècle av. J.-C., dans des
Les inscriptions déliennes sont la première source de renseignements pour ceux qui s'intéressent aux terres cuites architecturales antiques, à leurs formes et aux noms qu'elles portaient. A condition d'être complétées par quelques autres textes, principalement attiques (c'est là que l'on rencontrera, par exemple, la mention des tuiles laconiennes et des tuiles corinthiennes, ou des tuiles .d'égouh, 4)YE!LW\lI), elles permettent en effet d'utiles mises au point.
La fréquence des mentions de tuiles, ses raisons. La relative abondance des mentions de tuiles dans les textes déliens s'explique de plusieurs manières; d'une part ce sont des pièces qu'il faut souvent remplacer, d'autre part le sanctuaire achète et fournit lui-même les matériaux, et plus spécialement les tuiles nécessaires aux constructions ou réparations qu'il a adjugées à divers entrepreneurs. Il est. donc normal que ces achats apparaissent régulièrement dans les comptes (158, A, l. 84-85 : XE(p<J:!L(8w\I] CEUY'l bt'p~.x IUO<J:; 203, B, 1. 101 : ~YOp«O'<J:!LE\I); en outre, les tuiles en surplus ou récupérées sur de vieux édifices sont conservées, et à l'occasion revendues (144, A, 1. 21; 442, A, l. 231 7t<J:Ào:w.ç
",pO<["(j8.,). Faut-il en conclure que c'est le toit. à versant, et non le toit en terrasse, qui était le plus répandu il. Délos? Pour les maisons d'habitation, qui sont tout juste évoquées dans des inscriptions ou c'est l'administration du sanctuaire qui importe, on pourrait imaginer que c'est le toit en terrasse, sans tuiles, qui prédomine, comme aujourd'hui encore dans les Cyclades. C'est ce qu'avait pensé Chamonard d'après les trouvailles du Quartier du ThéâtreS, car on n'y a mis au jour des tuiles qu'en faible quantité, et l'usage des terrasses lui avait paru nécessaire pour recueillir les eaux de pluie; il estimait en outre difficile d'établir des toits à versants sur des maisons de plan très irrégulier. Mais ces remarques hâtives doivent. être corrigées par les observations qu'a faites A. Plassart dans le Quartier du Stade: ici, d'après la proportion d'élé-
(1) Comme pour d'autres molli qui reviennent fréquemment et avec le m~me sens dans les inscriptions déliennes, j'ai dîl procéder li un choix dans les rèférences. Mais on ne trouvera pas ici l'adjeclif .... piXfu;o<;, relevé dans le Luiktm d'ÛRl..... Noos-TflAVLOS au sens de.en tuileo, d'après une dédicace délienne publi~ pour la premiére fois dans le BClf 36 (1912), p. 197,1. 2, aùv TW' x&p~Wl : en effet, dans la publication définitive, sous le n~ 1246, celte lecture fautive est corrigée en un classique ltIpdjLw[•. Parmi les types particuliers de tuiles nommés dans les inscriptions déliennes, je n'ai pas non plus retenu la up"'l'k MOvrolÙ<:plÙo~, car la présence de cet adjectif n'est pas assurée dans le devis 500, A, 1. 40-41, où il est entiérement restitué d'après des textes attiques (lG lit, 1627, h, 1. 303-305; 1666, B, 1. 19, 29-31). Enfin, pour la tuile i«tJ,.u7<'T"ijp et l'adjectif llu),w6pt«io<;, voir la rubrique particulière xa.),u7t"rijp, !upr·a. (2) Voir li ce sujet la petite synthése de W. K. PRlTCHETI, .The Allic Stelai., Hespuia 25 (19M), p. 281-286 (inventaire du mobilier, dont font partie le~ tuiles). L'origine de la toiture de tuiles pourrait être placée li Corinthe; voir O. WIKANDHH, .An:haic Roof Tiles; the First Generation., Fin/frl/er. Conre~nce on Archaic Gretk Architec/ural 7'uracQlla" Htlpuia 59 (1990), p. 285-290. (3) EAD VIII, 2, p. 319sq,
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menls retrouvés, les c habitations devaient être couvertes surtout en tuiles, les terrasses pavées de grosse mosaïque oœupantlout au plus une partie de la toiture,f. De la même raçon, dans l'Ilot des Comédiens, ou ont été recueillis de nombreux rragments de tuiles, ce sont des toits à double pente qui sont en général restitués i . Etla combinaison des deux solutions - toits en pente et terrasses à pavemenls - a été remarquée par G. Siebert dans la Maison des Sceaux '. Peut·être devons-nous aussi tenir compte du rait qu'il n'est jamais question de toit plat, en terrasse - sens habituel du mot 8wfL« à l'époque hellénistique - dans nos inscriptions. Au moment de la location d'une maison, ses tuiles devaient être rournies par le nouvel arrivant. Il est en erret établi que dans toute la Grèce antique les tuiles raisaient partie des biens meubles, comme l'huisserie. C'est ce qui ressort de IG lIt, 2499, où le mobilier comprend TG: ~uÀ«, ·dIV xéplXfLoV x«l Ta OuPWfL«T«, et de l'existence, à Délos, de locaux déclarés tSans toitt, ofxlJlJ.« ôpolflljv oùx l;(ov (287, A, 1. 165)'. La famille de X~pŒP.{' • XépŒP.OÇ.
Les inscriptions déliennes donnent les termes classiques pour ces tuiles, Elles montrent sans doute possible, par de très nombreux exemples, que X&P«fLU; ne signifie pas seulement la ttuilec en général, quelle que soit sa rorme, mais peut aussi désigner suivant le contexte la tuile plate (ou légérement incurvée) qui représente le type le plus courant: dans ce cas, le mot est normalement opposé au type qui va de pair avec la tuile de courant, c'est-à·dire le tcouvre· jointt, xrû.lnnT,p. Bien qu'elle ne soit pas propre à Délos, cetle particularité de sens est quelquerois méconnue'; il est vrai que le style elliplique et les lacunes des inscriptions ne permettent pas toujours de décider de l'interprétation exacte à donner au mot X&pClfLU;. Enfin, dans l'expression XEpIXfL[3wV C«Üyo(, particuliérement banale parce qu'elle constitue une unitê commerciale - en quoi l'épigraphie délienne ne se distingue pas de celle d'~pidaure ni d'Athènes - , le mot se rapporte plus précisément à la paire, au ccouplec rormé par la tuile de courant (ou de dessous) et son couvre-joint. Quant à la rormule X&pcqLt&.t; h&;UYOI, par laquelle sont nommés les milliers de pièces nécessaires à la couverture de la Salle hypostyle, si elle évoque a priori une seule pièce, où la tuile plate est unie à son couvre-joint, nous avons constaté qu'il est aussi possible d'y voir une simple variante de l'expression X&po'.fLl3w" Ccîiyoc;', dont un autre synonyme est attesté dans ces mêmes inscriptions: x.EPŒfLOU Ccî:iyoC; (dans le compte 290, les deux expressions sont utilisées en même temps, 1. 161 et 165), Si xéplXfLOC; peut ainsi désigner à Délos une tuile plate avec son couvre-joint, le mot est bien plus souvent utilisé, comme dans tout le resle du monde grec, pour cl'ensemble destuilest d'un toit, ou du moins un certain nombre d'entre elles, le singulier ayant alors une valeur collective, qui équivaut au pluriel global X&PlXfL18tC;lO. On peut donc ofrrir il. une divinité tles tuilesc, xiplXlJ.OC;, d'un de ses édifices (1246 : tle toit avec ses tuiles et l'enduit,). Dans nos !,exles, le mot
(4) BeH 40 (1916), p. 161. ~) EAD V, p. 130. (6) Bell 112 (1968), p. 763. (7) Une borne hypothk'ire de Nuot, IG XII Suppl., 194, diatingue bien la mllillOn et lIOn toit: [Il:Fot; XwpU.ro u! oW.t; X4i ~. (8) Dana IG Il., 1672, 1.209, on eprouve le beIiOin de préei5er: xc9"1,llc, ~ BLOMNHA, T«1Inofogie Il, p. 30-31, ne signale pu utte nOlnu. ORLAN DOS, Maltriauz th allUlrudion l, p. 81 n. 2, dklare que ~ lIignifie en ~néral la tuile eourante plate., avant de donner une Ilérie d'exemplec où le mot a'applique le plua lIOuvent, en n!11il.e, • n'importe quelle tuile. (9) Voir le delail de. Irgumenll dl na la rubrique xoù.lnt'ri,p, .upra. (10) Nombreux exemplea d,ns OIlLANDOS, Maltriauz de alnlfrudion l, p.81 n. 1 et2; il retnnacnt aU!l5i la phrne bu signifiC8ti~·e de Pollux (VI, 161) : xt~ x-al xc~l&" 0.:. ~~ ~ cd b:l...,;; -:q.,...,. 6oux...a~ 5è &p.,.... Uyn : .Ia toiture de tuile. et le. tuile., p" 5eulementla toitul"ll, pour délligner ce qui est sur le toit: en effet Thucydide emploie.le. deux terme...
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202-
xipaqLoç ne s'applique jamais à de la vaisselle en lerre cuite, mais il est. une seule fois (403,1. 38) employe au pluriel, comme synonyme de xcpatlLL:; au sens général de tuile, pour J'opposer au couple upcq.l.(3tI;.X«Àum:ijp~ dont il est question une ligne plus loin, eL pour lever ainsi toute ambiguïté. Plusieurs qualificatifs de certains types de tuiles sont inconnus en dehors de Délos, eLlenr
sens exacl ne peul être assure. C'est le cas de xcpa.fLk Œ!LqltxUCPOÇ : pour ces tuiles utilisées en nombre dans le Temple dt Apollon, el qui sont, lit.t.eralement, .à double concavitê' t on pourrait efrectivement penser, comme Jarde, 'aux tuiles faîtières en forme de selle. 11, mais l'expression paraît mal adaplée aux tuiles corinthiennes: certes, les couvre-joints de falte corinthiens presentent deux courbures sur le plan inférieur, pour s'adapter aux versants du toit, mais n'est-ce pas l'image de l'angle, il. l'extérieur, qui prédomine, comme pour les doubles tuiles de courant du faite?lI. Il cst d'ailleurs pcrmis de s'attendrc, pour cette série important.e, à une formule plus claire, cependant que Vallois a noté ['exist.ence, à Délos même, de tvariétes dont la face inférieure se relève près des joints. lB, ce qui nous ramène il. l'interprétation de Durrbach, dans son commentaire aux ID : ,tuiles plates relevées sur les deux bords.. De lcur côté, les XEpClf.l.l3EiO 1tClpcipo~ ont donné lieu il. des interprétations pour le moins variécs, exposées par Vallois, qui juge l'étymologie incertaine 14 : en fait, plutôt que de penser à 1ta.pYjOPOiO - ce qui donnerait une tuile .suspendue. (entre deux chevrons?) - ou il. la racine d'&.pa.pmw, qui suggère quelque .emboit.emenlt, sans dout.e vaut-il mieux se rattacher il. 1tClfXlPphol, .couler le long de., et imaginer une tuile, nécessairement d'égout, avec un dispositif destiné à recueillir l'écoulement des eaux, c'est-à-dire un chéneau. Orlandos et Martin avaient déjà donné la préférence à celle dernière étymologie li, mais RoI. Martin écarte l'équivalence pure et simple, proposée par Orlandos, avec les lt"(I.pr:r.td3t( ou luiles de rive des frontons, qu'il s'agisse des rampants ou des angles inférieurs du fronton. On s'en tiendra plutôt à cetle simple idée d'évacuation des eaux. Parmi les lermes difficiles il. traduire, les hiéropes mentionnent encore des lJIl.Àoxipo:!LO~, au-dessus des entrecolonnemenl8 du lanterneau de la Salle hypostyle. Vallois 1. suppose ici une allusion aux tuiles de rive du chéneau, d'apres l'équivalentlJuggrunda donné par le ThesaurUIJ. Cela n'explique pas l'élément lJIl.À6ç qui selon Latlermann s'appliquerait. à la matiére, une argile particulièrement.epurée. n . RoI. Martin en rest.e pour sa part il. la tvaleur ordinaire de tVl.À~" et y voit, ce qui peut sembler plus satisfaisant, des tluiles lisses, au rebord plat (...), qui constitueraient une rangée autonome, en bordure du toit démuni de chéneau.IB .
La fabrication et la pose des tuiles. A l'exception d'une tuile en plomb (444, B, 1. 105)1', la matière de la couverture n'est jamais précisée. Il va de soi que les tuiles importées de Syros ou de Mykonos étaient cn argile to , (II) DAGR V, '.II.I«lum. L'interprétation est adoptée par OHl.ANOO8, O, ~., p. 86. (12) DeMin dans MARTIN, Manuel, p. i6 ng. 31, • droite. M.-F. Billot penche pluB neUement que moi pour l'interpretation _tuilea ralLi~reu; je la remerde pour remarques il ce propoa. (13) Ardil«lul't- Il,2, p.3i6 n. l. (14) 'bid. n. 2. (15) Onl.ANDOlI. MalirÎallZ th t:O/lIlruclillll J, p. 87 ("oir en particulier lB ng. 59, de Pritne), et MARTIN, Manud, p. 74. C·~u.it le parti qu'avaient pris LSJ : Hain-pipet. gulten, en son~ant il une limplifh:aLion de la c:onsonne, • partir de _p6.jlpoot;. Notons que LSJ et ORl.ANIXlS-TnAVl.OS. Luiko". retranJlCrivent les atleBu.tlons déliennea IVec deu:c: f, .10... que la publK:ation françaille n'en donne qu'un leul. (16) EAD 11,2. p.38 n. 3. (17) Bell 32 (HIOB). p.301. L'interprétation lurprend. cal' c'est le dqn.i!lli8nt qui conditionne 1. IIOlidilé dei tuiles en terre cuite. (18) AlMutl, p. 77. (19) Mtme d~tail dans Ath~nee, V. 207 b: ",oAûM.-. xc.,..~. (20) Syrot: 158. A, 1.84-85; 161, A. 1.73-74; Mykonos: 144, B, 1. 12-13. Il 'aut donc toujou... ajouter il Cel tuiles le prix du transport par mer, _~.
se.
-203 cependant que le nom de la propriélê dite Kérameion, â Délos même. suggère qu'elle fournis-
sait toules sortes de terres cuiles pour les besoins locaux, aussi bien de la vaisselle que des pièces archiLeclurales l l . On se gardera l.ouldois d'en conclure que loules les tuiles citées dans les inscriptions déliennes é13ienl en terre, caf bien que signifiant à l'origine, terre à patient le mot a fini par désigner l'objet seul, sans impliquer un matériau: c'est ainsi que le xéplXlt0o; du Temple d'Asclépios il Épidaure. tout comme les >UPlXfLŒu; du Prosloon de Philon à t::leusist! étaient bel et bien en marbre. Néanmoins, alors que la fouille a livré de nombreuses tuiles en pierre appartenant aux bàtiments du sancluaire, ce qui s'accorde avec la tradition faisant du Naxien Byzèsl'inventeur des tuiles de marbre", nous ne trouvOIlS dans les comples ou invelltaires déliens aucune tuile qui puisse à coup sùr être dite de marbre, et l'étude des prix n'apporte pas d'élément délerminants", Vallois pensait que les tuiles provenant du Kératôn, et qui sont à un moment vendues (354, 1. 19), étaient en marbre, de même que celles du Pythion, dont les morceaux sont mis en vente à l'Agora U : mais cette hypothèse est la consequence logique de son identification du Kératôn avec le bâtiment GD 42, et du Pythion avec le Monument aux Taureaux, identifications contestables; par ailleurs, des fragmenls en terre cuite ont aussi une valeur marchande, si faible soit-elle. Vallois a toutefois raison de rappeler que l'on pouvait mélanger tuiles de terre et tuiles de marbre dans une même toiture, ce qui allégeait d'autant la charge, l'inconvénient esthétique qui pouvait en résulter ('1) élant écarté par la pose d'un enduit blanc sur les tuiles de lerre ('It'IXpIXXO'llW.W : 1,14, H, 1. 3; 403, 1. Il), Quant à la peinture sur tuiles à laquelle il est fait allusion dans 364, A, 1. 15 (T'l)'11 1'plX'fll)'1 WÙ xepŒf4:ou), elle concernait probablement, comme le pensait Vallois", des tuiles en marbre, peintes à l'encaustique; les motifs devaient être identiques il ceux qui ornaient les antéfixes et les chéneaux de terre cuite, principalement des anthémions de lotus et palmettes 17, Pour les tuiles du Kératôn (442, B, 1. 172), les inventaires déliens mentionnent encore un -ru'lt'O~, mot dont le sens a donné lieu à controverse; nous verrons. qu'il faut y voir un cmodêle en relier. des tuiles, mais en terre cuite et non en marbre comme le voulait Vallois, Un dernier détail nous est révélé, cette fois au sujet de la c pose des tuiles t, XlpŒfLWGl.ÇU : au lieu de la simple succession hUauyŒGIXt XlJ.t XlPIXI!(';)aGll, Ccouvrir d'un toit et poser les tuilest (145, J. 12), on peut trouver dans les comptes &p(';)aIX\ XlJ.t lUP«I4:WaGll (443, Bb, 1. 159), Nous avons vu· que la UPWGL<;, ou pose sous les tuiles en lerre cuile d'une couche d'argile imperméable, mélangée à des fibres végétales, était une pratique courante dans la Grèce antique, et qu'il faut la sous·enlendre dans de nombreux cas - au moins lorsqu'il n'y a pas de voligeage,
(21) Cf. KV.NT, T~mpl~ E&lalu, Il.254. Je ne troduiroi donc pas Kérameion pur _tuilerie.; cetle diversincation pour la demande locale est courante dana le monde ontique: voir J. PHRII""UI.T, _L'atelier de potier archaïque de Phari: III produclion de tuiles., Jlu~ria 59,1 (1990), p, 201-209. On sait qu'en Gaule romoine, de nombreux ateliers de céramique et surtout d'amphores ont produit des éléments architecturaux: voir le recensement ~a'isé pOl' M.-F. BIL.....OT, Bull. du C~ntu d'~:ludtf .ur rArdil~'uu nQmain~ Ottidmlal~ nO 29-30 (jan.-mars 1987), p, 31-36, (2'1) IG Il " 1666, H, 1. 21 : déeouper du marbre PenUlique pour des tuiles. A tpidlure, les comptes prëcisent à roc~aion: ~nO.O<no-o 'fi ~ii ~ (1Ujl}cq... .c.,••, opoter le reste des tuiles en len-ee(lG IV', 1, 102, Il,1.281-282). (23) PauNlIlin, V, 10,3; la rem.rque est faiLe' propos du Temple de Zeus' Olympie, couvert de marbre: ~ 3t oû'Tik ~ l.rn.., ü>.i ~ TPÔno-o).18,.,;o nC'fTÙ.7pt.~, ola toiture n'll$l. pal en len-e cuile, mais le marbre pentilique a été travaillé pour former des tuilese, ('lot) C'est la conclusion qui Ile dégage de l'étude de J. O. A. LARSE!"", oThe Priee of Tiles at DeIOll from 210 to 180 B.e.•, CP,. 36 (1941), p. 156-166. ('15) Arclliltclure Il, 2, p, 379, (26) Ardiledure Il,2, p. 381. LII peinture de! tuiles en terre cuite se faisait avant cuisson, alon que les tuiles de marbre devaienl être peintes jusle avant la pose. (27) Comme la aima trouvée dana l'Ilot des Comédiens: EAD 27, pl. o. (28) Voir n.~O(, dons la rubrique "OlpŒllUr...., infra. (29) Dernière attest..atian du mol dons une illscrilltion hellénistique dOl Cyme, EA 2 (1983), Il. 2, 1. o. (30) Voir lu rubrique 30~, .upra,
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- mQi/i~ de tympan, aile de tympan: 104·24,1. 22: au milieu du IVe siècle av. J.-C., dans un compte concernant le Temple athénien, hepoç 'fwy yI:!GW~ (. ..) btl rijç xt[px](S[oç. - série de gradins, division en (orme de coin (pour les rangées de sièges au théâtre) : 290, 1. 179 : en 246 av. J .-C., htlX'lCÀéa6lJ.t XtpxtSIJ.' aûo TŒ':; n:or.pà. ~\I c'CGo30v.
Les xcpx(3cç ont toutes en commun de rappeler, d'une certaine manière, un .angle. ou un • coin t, et jusque dans le domaine architectural, elles couvrent des formes et des structures aussi diverses que dans le langage courant l . C'est d'abord à, l'anglet formé par la rencontre de la corniche horizontale et de la corniche rampante d'un fronton que s'applique le mot xt:pxL;, dans l'épigraphie attique du ~ siècle, sous la forme de "adjectif dérivé xc:pxt.3t«i'oç : les comptes de l'f:rechlheion parlenl en e(fel â plu· sieurs reprises des ().(Oo~) xc:pxt.3t«(o~, ou .blocs d'anp;le obliques du fronlon.'. Par la suite, les comptes du Temple d'Asclépios il €pidaure lraiteronl de la mise en adjudication des figures qui occupent la • moi lié du lympan., u.pX(311 TO I1Ltro, avanl de passer il celles de .l'aulre aile., T.iÇ tidp«<; xtpxtBOt;; 1. C'esl exactemenl avec ce sens que le mol se retrouve à la même époque dans une inscription délienne (104·24), sous l'administration athénienne·. En reslant au IVe siècle av. J.-C., nous renconlrons aussi xt:pxlt;; employé en charpenterie, pour désigner une poutre mise en position oblique, faisant office de tContre·fiche. ou de «jambe de force. afin d'épauler les arbalétriers, XOPIJ'llI1ÏŒ, sur les entraits, !Lca6!L\I<X~, dans le toit de l'Arsenal du Pirée: XIll31<XplJ.6aCI.or&. xOp\JlfIl1i'or. xcpx(a~\I hd .orW\I (UO'0!L\lwvi. Avanl d'être établi par R. Marlin, qui a mis en évidence l'intérêt d'éviter par ces xcpxtB~ les effets de l'oscillation, ce sens avait été discuté. En même temps que les XOP\Jlfll1i'or. etaient pris pour des faitiéres', les lU:px(3~ étaient généralement considérées comme des tbroches., c'est·à·dire qu'une pièce métallique aurait servi il assembler la faitiére et les entrails à travers un potelet : conception très moderne de la ferme, qui conduit RoI. Martin il déclarer que .Ia technique de cetle broche nous semble lout il fait ét.rangere il la charpenterie grecque. 7. La traduction par tcoin., que propose Marstrand, lui paralt lout aussi difficile il accepter, car ce genre de coin en bois se dit plus volontiers acpij\l; et l'on comprend que Marlin refuse de la même façon l'interprètation de Jeppesen, qui voulait garder il lU:pxtç son sens d'taile de fronton., en traduisant: tSuivanl l'angle formé par le versant du loitt.
(1) Les dictionnaires BAILLY el LSJ donnent un certain nombre d'exemples des sens u.uel. : piquant ou ~pingle, b
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Mais la deuxième phrase des comptes de Délos ou apparalL le terme XlI:px(ç ne concerne pas la charpenterie: à partir de l'époque hellénistique, il est en eftel susceptible de désigner dans le théâtre 1 une division des rangées de sièges ou gradins, par des escaliers divergeant du centre de l'orchestra vers Je sommet de la cavea, comme des rayons. La figure géométrique ainsi dessinée est en forme de coin, d'ou le nom latin de cuneUB, depuis Vitruve (V, 7) plus couramment employé dans les livres d'archit.eclure que celui de kerkis, qui se rencontre pourtant dans plusieurs inscriptions en dehors de Délos'. Le nombre des >upxl3cç, en principe de largeur égale, varie suivant la taille du théàtre 10, et elles sonl. en général dédoublées au-delà du promenoir; à Délos on en compte sept dans le bas de la cavea, et la forme originale, elliptique, de la partie supérieure - dite epifhealron - fait que seules les trois ~pxŒII:t; centrales sont dédoublées, pour aboutir à six divisions dans cette zone, avec un nombre inégal de gradins dans chacune des XE:pxŒu;; supérieures. De chaque côté de la cavea, les deux x&pxL3et;; extrêmes ne pouvaient de toute façon contenir au niveau de l'epilhealron que quelques petites rangées, si bien qu'elles ont pu être supprimées sans dommage, dans la dernière phase de la construction du théatre. C'est en effet ainsi qu'il faut comprendre le compte 290,1. 179, où l'on precise que l'élévation d'une des entrées latérales a nécessité la suppression de deux XE:px!311:l;, pour dégager de la place Il.
exlrémité, terminaison: 442, B, l. 245: en 179 av. J.-C., faire une XII:'tlIXÀVJ'" iXo:d:pM èVW1ttM 504, A, J. 8: en 279 av. J.-C., dans le devis du plafond du Temple d'Apollon, hnôlXÀwy XIX-rQ: Xt'tlIXÀVJv xlX"CŒ(~t\JYI-Ul' - applique de porle, en (orme de Ufe : 165,1.28 : au pl., en 276 av. J.-C., dans une liste d'objets commandés il un forgeron pour la garniture des portes du Temple d'Apollon. -
TWV O'TOWV;
KII:lpIXÀ7) et les mots de 8a famille, 1«Cj)ŒÀ\OV, xtf!XÀ!l;, xccplXÀoxl6vt.Ov, sont connus en épigraphie architecturale comme des synonymes tardifs de Xlo(Y6}xp,x\lO'" ou bdxpGl\lO"', le echapiteau. l . Cette valeur, qui ne se rencontre pas à Délos, represente une spécialisation parmi d'autres du sens premier et global du terme: 'partie supérieure et finale. d'un objet. Dans 442, B, 1. 245, où il convient de ,faire l'extremité de chaque mur des portiques, qui tombent sous les yeux. - ce qui revient à dire qu'il faut élever les piliers d'ante - , dans le devis 504, A, 1. 8, oû l'on demande de ,mettre en place, par sa tête, une traverse., c'est ce sens fondamental qui apparalt. La formule XlXTœ XtÇlŒÀVJ'" peut naturellement aussi s'appliquer à la
(8) Cf. Pollux (IX. 44) : _t Ilchpo... ~ (...) X"t'X13I1, .:..; m
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«face supérieure. d'une pierre: ainsi dans IG VII 4255, 1. 15, pour les dalles d'une canalisation construite à Oropos, bnx.6!f~ 3È xa:rà. xceplXÀ~ )(/li GUWJIoVÙ'(aœç 'ltpOc; rlro' X«TOl
tête ou «mascarons_, qui de tout temps ont orné les portes des grands édifices, ainsi que le mobilier de luxe'.
poutre basculante: lM, A, 1. 8 : en 296 av. J.-C., pour la palestre. Le x1j),w" est un objet connu dans toule la Grèce, avec des orthographes variées: lU{M}vcL« en Attique', xllw.. . à Êpidaure l . De son côte, Pollux (VII, 142, et X, 31) transcrit x'IJÀwvc~o. . , comme la plupart. des écrivains' et des documents papyrologiques jusqu'au Ile siècle·. Après la longue corde employée seule, le XTjhW...., qui utilise le principe du balancier, est l'instrument le plus simple pour sortir de l'eau d'un puits ou de n'importe quel réservoir, pourvu qu'il ne soit pas trop profond: c'est une poutre formant levier, mobile au sommet d'un poteau, et il l'une de ses extrémités pend un godet ou un récipient quelconque~, l'autre extrémité portant un contrepoids, pierre ou plomb'. Ce type de mécanisme, aux possibilités d'élévation limitées puisqu'il ne peut pas descendre très bas, est apparu fort tOt, en Mésopolamie puis en Êgypl.e 1; il est toujours en usage en Afrique du Nord, sous le nom de t:chadouh, ainsi qu'en Grèce même ct en Asie '. Ses capacités peuvent être augmentées par l'utilisation en batteries dans les grands réservoirs, mais pour les puits très profonds on lui préfère aulant que possible le système nettement moins rudimentaire du vêrilable appareil construit à treuil et poulie, comme on en a découvert. plusieurs à Délos.
(2) VALLOIS, Ardi/"dure 11,2, p. 455, l', reconnue, mail il n', Hé luivi ni par LSJ, ni par le Luilron d'OBl..ANoos-TnAvLos. (3) A DélOll même, voir lestrouvail1es de l'Ilol des Bronzes: G. SIRIlRHT, ILes artl du bronze., Do"ie" "i./oire e/ archtologie 105 (mai 1986), p. 6I)..{;6, (1) W. K. PRlTCIIRTT, Ife.peria 30 (1961), p, 26-27. (2) !G IV', l, 104, A, l. 13. (3) Voir Aristote, M«h" 28 (avee un eonlrCllOids cn plomb); Hérodote, VI, 119, qui l)arla d'un puits de pêtrole aux environs de Suse:
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~"O'i: jardin, verger : 89, 1. 15-16: en 433-432 av. J.-C., (Tlj'V ylj'V Tlj'V ih .6.ljÀWI Tlj'V t]E:piv èIL(a6(d(J(lv xa1 Tàç; xlj1tOç; xat Tà:Ç; otx!«ç;; 104-8, B, 1. 37 : dans la 2e moilië du Ive siècle av. J .-C., (x"ij}troç; 6 1tpaç; TWI (Eû 7Jfullclwl ; 104-11, A, 1. 16-17 : (liste de domaines) 'Imt63POILOÇ; xal Kil1{oç; ; 142,1. 15-16 : rentrée d'intérêts sur le x~ç qu'a acheté Apollonios; 287, A, 1. 147 : en 250 av.
J.-C" dans le domaine de Kérameion, une porte donnant sur le x~ç, qui comprend aussi une .cuisine,; 290, 1. 135 : prêt sur TWI Xl)r.WI TWI 'l'tpOç; TWI In81JpdM; 362, B, 1. 14 : 'Y1E1'roYcUlEl ~ otxÎ}a.'Îj .6.\036TOU xlXl ô xijr.oç ô no{M)60u; 396, A, l, 30 : l'l'tl TWI X1)'l'tWl TOÜ lEùwXdou ; 407, 1. 36 : TWl Xl)n:M lH 'Yt\TVliil b xij1tf.lç; /; .6.WPlf:WÇ;; 1406,8,1.3,4, 10, et 11-12, restitué par Ph, Bruneau: (xijn:OY] TOY 'l'tpàç Tljt1tIXÀlXtaTplXl; 1416,8 l, l, 14,22,42,47-48: au milieu du Ile siècle av. J.-C., entretien des Xljn:OI, interdiction de louer deux propriétés, OlxtlXl;;, xwpta ou X1)n:ouç, et de les sous-louer, 1. 54, et 8 Il, 1. 49 : le xijn:OI;; près du Létoon, 1. 52-53 : le xijn:OI;; près de la cour; 1417, B Il, 1. 99 : xij'l'tOY 1'6" xaÀou!J.tvOv Auxwvt!ov, 1. 103 : xij'l'tO" TOV XIXÀOU(UYOV 9t«,,8pL8wv, 1. 107 : xijn:ov lv «v'dn:tpo\y, 1. 1JO·l1 1 : le xij1tOç; près du Néorion, 1. 114 : xijr.ov 1'6!J.1tp6npoy 1tp600VTIX TWt 'Imro3polLwl, 1. 126 : xij1tO" TOV n:pOç... , 1. 138 : xljn:ov 1'6" 9ur....3p\3wv; 1420, 1. 4 : t"wt XTptWI. xw{:uOY : ferrain : 104-11, A, 1. 21 : !... I:ÛpWl xwpÎOY, mis en location; 158, A, J. 25 : ûn:~p TWV xwp[wv TW" l!J. n(lGo!pWl (même formule: 161, A, 1. 29; 162, A, 1. 23); 162, A, J. 27 : [.:nttp TW" xJwpÎwv il 1tpmpov .6.1jÀl[x)ou; 199, A, 1. 12: en 274 av. J.~C., Ô1tip TWV xwp[wv TW" 9lEOnvW}rou; 287, A, 1. 15: ùr.~p TWV xwp(wv &. 1)v ((:ltpcù..d &u (mème lormule : 290, 1. 36-37), 1.130 : hypothèque ":"(7)1 XWP[wL c11 ytlWVCÛCI 1'6 xwpwv & 1j" «Dt:pccht&u, 1. 181 : intérêts mp TWV IWP(w" &. 1Jv '1\voillou<;, 1. 183 : mp TWV IWP(w" &. 1)v nlXpl.llEV[wVOl;, 1. 184 : Ô7tip "I"WV xwptwv &. 1)v Eûpu~..&u<; (mème lormule : 289, 1. 15; 291, d, 1. 25); 291, c, 1. 12 : ml TWY xwpîwv, d, J. 59 : lmè(p TW" IWP(wv]; 314, B, l. 168: ÈvripOotov TWV ttpwv lWpLw[v]; 372, A, 1. 131 : hypothèque 'roû; IwpLoIÇ McvUll(ou], il. Rhénée; 442, A, 1. 179: en 179 av. J.·C" mhoû; lWpEoIÇ -roû; Cv 'PTjVCllXt, 1. 213-214 : [ml' 'roû; IWPIOIÇ 'l'tiatv, 1. 217-218 ; 1416,8 l, 1. 14 : on demande aux locataires de veiller il. l'entretien d "I"WV rnoonwv tr "I"WV ml "I"OÜ; xwpîoL.<; d TWV X1)'It'WY, 1. 47-48 : interdiction de louer deux xwpta et deux xTrrou<;, et de les sous-louer, 1. 57 : 1'6 xwp!ov 1'0 nuppl3IXXl3wv ; 1417, B Il,1. 86: xwpîov "1"0 xa:ÀOUl.llEVOV nwpLVl'Jv, 1. 90 : [xwpÎOY Cv 'PlJ}.oClIXl 1'0 x«Àoul.ltvOV nâ.vopfJ-Ov, 1. 95 : Iwptov lv 'PlJvl:Ϋl 1'6 XIXÀOUfJ-IEVOY o.lowac!OY; 2555 : borne [Yj] obdlX [x]lXt "I"OL xwptlX ttpOL 'A'It'6Uwvoç; [o.J1JÀÎou.
Attesté depuis Homère, le mot x~r.oç;, d'étymologie non fixée, peut désigner un bocage sacré aussi bien qu'une portion de terrain aménagée et clôturée pour servir de potager et parrois également de verger, ou simplement un parc public ou un lieu de promenade dans la verdure '. Très lréquent en littérature, comme en épigraphie, il révèle le goùt constant des (1) Mais le mot 7L""~, qui ne tlemble pas connu avant le milieu du ~ siècle, ou même plus lard (Xênophon, An., 1,2.72; Cyr., 1,3, 14, et 4, 11). s'applique aux jardins orienlaux, vitrines des rois et des uLnlpes, et plus spécialement aux j.rdins uuspenduso de Sêmiramis /i Babylone, qui -ont di... tanl1Jt ~ 7L"~ (~rose chez FI.viu...JoBêphe, AJ, X, 226), t.lInl1Jt ~ ltT,7tot;: (Diodore de Sicile, Il, 10; Strabon, XVI, 738), n~ convient êgalement pour les para l'Oyaux d'Alexandrie et les grands vergers de rapport. du Fayoum, qui !!ont IÎ distinguer des potagers: d. G. Ilu880N,.Le Paradis de Oêlices (Geniu 3, 23-24)., REG 101 (1988), p, 64·73. Quant au mot v.m..;, qui dêsigne depuis II0mêre un bois ou pan: sacrê, il n'implique })'Is, en fait, la prétence dominante d'arbres; confinllloon en est donnf!e par les t.euêm de jeux alexandrines en ivoire. qui portent le terme ~ au revers de la reprétentatKIIl d'un naiskos ou d'une autre structure an:hit.ec:turale. qui devait omer ce pan: : voir E. ALFOLDIR068SBAUM, Chi....." 6 (1976), p, 212-213, où l'on rapproche cetlMo<; des • An:hilekturlandachaften. pompêiennes. Signalons encore que d'unemaniêre exceptionnelle, dans une inscription de Koptos datledc 219 ap. J.-C., le mot~ s·applique. non. un vrai jardin, mais. une dê<:oration murale reprfsentant un jardin, car il est dit qu'on a • reconstruit entierement et peint avec ses plantes un~.: voir J. BINGHN, Cf: 122 (1966), p. 167-168 (d'ap..u ZPE 62 (1966), p.225).
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Grecs pour la nature - goüt dont les découverles archéologiques ne témoignent guère - , mais il faudra atLendre J'époque romaine pour que les jardins à l'intérieur d'une ville fassenll'objel d'un véritable engouement, avec une irrigation artificielle bien organisée'.
Les jardins de Délos. L'aridité de Délos étant un lieu commun de la poesie grecque t et une caractéristique qui frappe tous les touristes, la mention de plusieurs ltipto~ dans les inscriptions intrigue a priori. Ces inscripLions font connaître des jardins privés et d'autres appartenant à Apollon. Ils se caraclêrisent par le fait qu'ils ne sont pas associé!! à des maisons' : dès le ve siècle, maisons et jardins sont nommés séparément, si l'on excepte le xij7tOl; associé aux bâtiments du Kérameion. Il arrive même qu'un jardin serve de repère topographique pour un autre xij1t"O~ voisin (407, J. 36); les lopins pouvaient donc former des groupes à part. Celle séparation des jardins et des maisons n'était pas, semble+il, la situation générale en Grèce. Pour les habitants de l'Attique, en particulier, on rencontre dans la lillérature comme dans les inscriptions 6 la mention de maisons hors la ville, entourées d'un jardin; faute de place au centre de l'agglomération, c'était apparemment la règle dès lors qu'existaient des faubourgs, des quartiers suburbains. A Délos aussi, ainsi que le suggèrent l'épigraphie et la disposition très dense du Quartier du Théâtre, les jardins étaient situés en dehors de la ville, dans une zone non construite, et leur relative rareté les réservait à une élite sociale '. Or, les quelques jardins localisables d'après leur mention (celui. proche de la palestre" celui, proche du Létoon" et celui, proche du Néorion ,) nous entrainent vers l'Est du Lac Sacré et du sanctuaire d'Apollon, dans un terrain qui corres· pond à l'ancien cours de l'inopos, une bande fertile où sont aujourd'hui encore établis les jardins des gardiens du site. Ajoutons que les caractéristiques du domaine de Kérameion, qui avait besoin d'eau pour son artisanat 7 et pour irriguer son xij7rol;, supposent une installation dans une région point trop sèche. Les deux jardins de la trittye des Théandridai, loués respectivement pour 210 et 165 drachmes, devaient aussi se trouver autour du sanctuaire, mais pas nécessairement au même endroit que les ~rgasl~,.ia des Théandridai, situés par Vallois prés des Propylées'. La disparition des jardins dans les inscriptions après 156-155 av. J .-C. n'est pas fortuite et doit correspondre à une réalité: lorsque Délos devint port franc, en 166, il s'ensuivit un fort accroissement de la population et une urbanisation massive, qui entraina des constructions sur le 'jardin proche du Léloon" et sur celui, proche du Neorion" si ce dernier etait bien situé,
(2) Sur ce point, voir P. GRIMAL, LU jardin. r()main. (1969, 2" éd.). La bibliographie des jardins grecs ,'est enrichie ce. dernières lInnées : cf. DAGR, 1.0. horlu.; M. GOTtI"IN, t Der gricchische GlIrtent, AM 34 (1909), p. 100-144 (sans rHèrences épigraphiques, mais insiste lur l'importance de!! jardina dans lea gymn8lles et sur l'influence de l'Orient); W. K. PrtlTCHBTT, He.peria 25 (1956), p. 2'64 (r888emble les texl" litUrairea qui montrenl que le~, Il la rois tgardent el torchllrd t, contenail ausai bien delarbrea que d" légumes); D. B. TIIOMI'90N, Garthn wre of Ancient A/hen•. Ezcuouli(lnl o( the Alhenian Agora Pic/ure Book nO 8 (1963); A. MOTTE, Prairiel d jardin. dan. la Grke anlique. lH lu religi(ln il la phi/tJlophie (lm); CI. VATIN, t Jardins et vergen grecs t, Milangn G. DolU (1974), p. 34r.-357; enlin la synthese de M. CArtROLI.-SPILLECKE, Kil nOE. Du onlib grΫhiache Garlen (1989), • Hé deVllncee pu SIl oommuniU1tion lIU Xlll~ Congrts Intem. d'An:h~logie OaMique (IHcrlîn, 1968): oGreek Garden!! Ind Parks in Helleniatîe City Planning., où elle rappelle que l'urbllnisation de ulle époque n'a plus laillé de pillee pour les jardin! i J'intérieur des agglomérationa, ..ur d.ns le!! Illnctuairea et les lieux publies, rurtout qUllnd il l'lIgit de villes nouvellement rondées. (3) Ainli dana l'Hymne homirÎque li Apollon 16, v. 54--00, n, el Callimaque, IIl1mne li 000., v. 11~15. (4) Voir Ph. 8nUNKAU, 0 Deliaca : les j.rdina urb.ina de DHoat. Bell 103 (1979), p. 89-99. J'emprunte' cel importanl article les mentions de xiro< elxwpl« d.na les inscriptions, a~'ec dei oomplèmenta tim de VIAL. 1N10#. (5) DéffiOlthène, Contre EMrgoI, 53 (où le jardin a une porte), ellG Il', 2675: [6}po.; o~ [lCXi x}fpwu. (6) VI .... L, IN/or, p. 323. (7) Accordon.loutefois ii M. BRUNET, BClI114 (1990), p. 673. n. 23, qu'il n'ell plI rùr que le KerameÎon soit loujoun re!lté un atelier de potier, il a pu simplement en gllrder le nom. (8) Archil«lure l, p. 5.
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comme il est probable, du côté de la Maison de Kerdon, postérieure à 150 av. J .-C. '. Quant aux autres jardins, où qu'ils aient été installés à l'origine - et tous n'étaient pas dans la basse vallée de J'Inopas, comme en témoigne le Lykoneion qui, succédant au domaine du même nom, devait se trouver à Rhénée - , ils ont dû également êl,re victimes de cette urbanisation que la fouille a bien mise en évidence. Comme tous les Grecs, les Déliens entendaient. par X~1tOç un terrain clôturé (la porte est mentionnée dans 287, A, 1. 147)10, consacré aux cultures potagères el surtout aux arbres fruitiers: grenadiers, figuiers, oliviers, el même éventuellement vignes (1416, B l, 1. 42-45), alors que ces dernières étaient comptabilisées à part au Ille siècle Il. En outre, le X~1tOç pouvait porter des constructions: sur le jardin de Kérameion avait été édifiée une installation de Huisine., t1t'iWV, et le fait que le domaine du Lykoneion soit devenu sous l'administration athénienne un X~7t"Oç donne l'impression que les bâtiments sur un fjardin. pouvaient être d'une certaine importance 11.
Les choria. Quelle différence les inscriptions déliennes font-elles entre un x'ii7t"o.:; et un xwp(ov, mot habituellement traduit par. terrain _? Laissons de côte les t7t"o(x~or. et les otxo7t"E8or., qui doivent représenter, a Délos du moins, des .constructions. 13 , alors que les X'ii7t"OL ct les xwp(a., qu'ils soient privés ou qu'ils appartiennent à Apollon, sont d'abord des terres d'exploitation. Un XWptOV peut être voisin d'un autre (287, A, 1. 130), remarque que nous avons déjà faite pour les X~1tOt, et qui fait envisager une situation hors de la ville. Toujours à l'instar des X~7t"OL, ces terrains étaient susceptibles d'être en partie construits, comme le montrent 13 (fI)Y'fPor.ep~ 1416, B l, l. 14, et des actes de vente à Tinos, vers 300 av. J.-C. (lG XII 5, 872, 1. 18sq.), oû sont constamment associés une maison ct des ;(Wpta., «avec toutes leurs dépcndances_, y compris leurs conduites d'eau, "t'à Ci8or."t'or. ou "t'àç Ci8or."t'o.:; &.ywy&:.:;. Cl. Vatin en conclut que ce sont .des exploitations agricoles de dimensions variables, qui comprennent aussi des bâtiments utilitaires, des enclos pour le bétail et des étendues de maquis. 14. Mais seuls deux kepoi sont signalés dans les documents tiniotes; de même, en Attique, les biens donnés pour la dot se composent le plus souvent d'une maison avec xwptov 3ttenant 16 , il est nettement plus rare qu'un x,wp!ov soit réuni à une maison et des jal'dins, comme sur une borne hypothécaire de Lauréotiké I~.
(9) Vallois situait ce dernier jardin entre le Monument aux Taureaux et le mur du Péribole, mais il pouvait se trouver juste au-dehors (ét.ant déwrmais bien admis à peu pres par tout le monde que le Néorion est le MOnument aux Taureaux). Voir aussi notre rubrique bm6ai>O"o~, lupra. (10) On retrouve dans la documenta lion papyrologique la mention d'une lMp.. 'l'OÙ ""PIIll)IlOU (PSI 547, 1. 22sq.); la littérature signale aUllSi celte clôture: voir S. SAlO, dans &cii/il urbain~l, lociilil rura/~I, acl~s du colloqu~ d~ Siralbourg, 1985 (1987), p. 169. (11) Maia les papyrus tardifs différencient le 'jardin-potage", x'l'jlloMXIlYOV ou 1l1)7roM;(IIM (références données par G. HUSSON dans Mtlang~1 S. saunuon "[1979), p. 191-207); quant aux vignes, elles wnt un trait particulier du paysage délien : voir à ce sujet Ph. BRUNEAU -Ph. FIlAISSE, BCH 105 (1981), p. 141-145. (12) Lorsque les orgéQns du héros médecin louent un jardin, traversé par un QX''I'~(333-33'l av. J.-C.), on y fait également des conslructions: voir H. W. PI.EKET, Epigraphica I. Tului Minortl, vol. XXXI, p.63, 11° 43, 1. 11 (ivellxo&,,'w, au 3eIlS prelllier de -construire dans, ou SUrf). (13) Voir nos rubriques lnolxl.llv et O!X611lOOV. Le deuxiéme terme peut aussi désigner, ailleurs qu'à Délos, un ,lerrllin desliné à la construclion •. (14) Cl. VATlN, o. c. (15) Voir J. V. A. r-'INë, IlOnOI. Sfudi~1 in Morfag~, R~al &curily, and Land Twur~ in Anciw/ Alh~n1, H~lp~ria Suppl. 9 (I951) : nombreux exemples de la forlllule 6i>O~ x"'pum xa.t otJt(
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Si l'on s'en tient à l'épigraphie délienne, les noms que portent ces lwptor. montrent que certains TI!:lJ.tV"fJ, ou domaines de Rhénée anciennement donnés il ferme par l'administration du sanctuaire, sont désormais, sous la seconde domination athénienne, dits lwptor. : c'est le cas de Panormos et Dionyseion. Plus généralement., un acte du type de 1416, B, prouve qu'après 166 la plupart des anciens domaines n'existent plus eomme tels, ils sont désormais catalogués en neuf kepoi et einq choria 17. Dira-t-on que le nom de Xlj1WC; était donné il une exploitation agricole dont la principale production Hait les légumes et les fruits, tandis que celles dénommées lWptO'l devaient englober une bonne part de maquis, ou une zone laissée en lriche IS? C'est probable, mais la destination d'une terre a pu changer d'une année il l'autre, et l'on sait bien que les prés ou les maquis recensés dans nos cadastres sont souvent, en réalité, des champs cultivés. Sans doute ne faut-il pas, ici non plus, chercher un sens trop strict pour le mot lwptov 11l , et convient-il de se contenter d'un tterraint situé hors de la ville, et pouvant en fait correspondre à un domaine agricole complet.
Kl]pOS : voir YPa+T1
KlYK).,(Ç,
Tt
(TpU+a,KTOS, 0) KlYK).,(Ç : grille, barrière (mobile) : dans les inventaires du Ile siècle av. J.-C., Temple d'Agathé Tyché; 1403, Hb II, J. 20: en bois; 1412, a, 1. 41 ; x~Y)xÀŒI1; 1417, A II, J. 38; en bois, associée il un TpUcpI1XTOC; (même formule: 1426, B Il, 1. 42-43; 1442, B, J. 44; 1443, B Il, J. 106); - Aphrodision: 1412, a, 1. 32: XtyxÀtôl1C; E;uÀ]{vl1C; M[o Xilt ltÀW]vlov; 1414, a, J. 9: [x~YXÀŒocc; --] 8uo xoXt ltÀwVlov (même formule: 1417, A II,1. 10-11; 1426, B Il, 1. 12-13); 1442, B, J. 32; xtyxÀŒtÇ flouaoXt lÙwv~oX (même formule; 1443, B Il, 1. 95); - Héraion 1403, Bb Il,1. 9 : dans le prodomos, 2 xLyXÀ(8or.c; en bois (même formule: 1417, A Ill. 25; 1426, B Il, 1. 25; 1442, B, 1. 46); - Temple d'Isis: 1416, A 1,1. 9: btlTwv x[ty]x>..L8wv (même formule: 1417, BI, J. 4; 1434, 1,1. 19; 1452, A, 1. 9-10); - Poséideion; 1417, A J, 1. 47-48: TPUCPoXXTOV Èvn:À1) il0V't'oc x[tYXÀ]t8[oX (correction de F. Salviat, au lieu de xl).t]r8oc); - Sarapieion C: dédicace de 'tO
ÀL66aTpW"l'OV Xor.tTOCC;
x~vxÀt8occ;.
TpU+a.KTOS : grille, barrière (le plus souvent fixe) : - Temple d'Agathe Tyché : 1403, Bb II, 1. 19-20: TpUCPOCXTOC; ÀtoLvo[C; élwV Mùtaxouc;] at81jpoüc; lE;, èv W~ E;uÀtV"fJ x~YXÀtC; Xl1t ~Àouc; at.8'lpoüc; hd TOÜ TPUlP&{XTOU 8éxoc] 't"É'M"a.pOCC; (même formule, avec de légéres variantes: 1426, B II, 1. 41; 1440, A,l. Il; 1442, B, 1. 38-39; 1443, B II, 1. 105-106; dans 1417, A II,1. 38-39, TpUcpoXX"l'OV ~UÀLVO'l doit être une erreur du lapicide); - Artémision: 142, 1. 46 : bd TOV TPUlflI1XTOV, l. 49 : du bois pour le TpUcpOCX"l'OC; (mais attribution il l'Artémision incertaine); 287, A, 1. 53: TpUcpl1X"I'OV (correction de F. Salviat, pour "l'ptllX7t'"l'OU); 338, Aa, l. 28; 403, 1. 26,30 : du bois tk TOÙC; T]pucpclx'tOuc;;Artémision dans l'Ile: 161, A, 1.95 : réparer le TpU.; 287, A, 1. 56 : xÀtt80c; XOCt ltÀwv{ou È:n:t "l'OV TPUlPOCXTOV, 1. 101 : faire des barreaux pour le TPU,; 1443, C, 1. 9-10 : !:n:t TOÜ ["l'pu]lPclXTOU; 1448, 1. 9 : !x]mc; "l'OÜ "l'puCPclX"l'OU; - Temple aux sept statues: 1409, Ba Il, 1. 54; 1446, 1. 8; (17) KI>NT, Temple E,lale" p. 318. (18) C'est l'opinion de KENT, 1. c. (19) Cômme s'y est employé ROUSSEL, Düo, colonie athénienne, p. 157 n. l, qui veut distinguer les X...P(.., ' ferme!! avec Jeun! dépendances., des x'ijm:>., • pièces de terre ou ne s'è1evaient que des constructions légèren. De son ci.oté, W. K. PIlITCHETf. dans S8 notice xwp{o~ de lü,puia 25 (1956), p. 268-269, ,'en tient il la traduction .Iand., qu'il remplace quelquefoÎs par .Iollded property. ou .cslateo.
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Dioskourion: 161, A, 1. 95: réparer le TPUCPClX'rot;; - Kynthion: 1442, A, 1. 82: 1tpOt; TWt Plinthinos Oikos : 165,1. 18-19 : du bois pour le TpU.; - Porinos naos: 1403, Bb J, J. 80 (inventaire du prodomos), 1. 95-96: en bois (cella); - Posideion: 1417, A 1,1.47-48 (correction de F. Salviat, voir supra); - Pythion : 165, 1. 38 et 41 : des pierres pour le TpU. ; 199, A, 1. 73 : (CoURBY, EAD 12, p. 209 n. 2, a lu ici n[uO(~u] au lieu de n[wp(wu] restitue par Durrbach) adjudication à cinq arlisans de "l"pu. pour les entrecolonnemenls, 1. 76-77: ikoklès a sculpte Tà XUfldna: 'roù TpUtpriX'roU et les a peints; - Salle hypostyle: 366, A, 1. 47 : XllI w. apU~'VŒ cL:; TOV TpUcp«XTOV; - dans une proprièlê: 1416,8 l, 1. 23: 'rolH; Tpucpâ.x(TOU']; - destination inconnue : 168, A, 1. 8 : (x]M:{30u li. TpUcp«x-r{oc;;] ; 219, A, J. 13; - dedicace d'un TpUqJ«XToc;; par des Hermaistes : BCH 87 (1963), p. 253, 1. 16. TP.XTWt; -
Grille mobile - barrière fixe. Le sens exact de x~yx),(t; et de TPUlfltlXTO' n'a pas toujours éte bien déterminé. On s'en tenait au commentaire d'Hcsychius, qui renvoyait à la barrière du tribunal d'Athènes: xtyxÀlc;;' 0 3~xa(JT1)p{ou XriYXEÀÀOt;, ou à celui de l'Étym. magnum : x~yxMt;· 1) XIXYXEÀOOup!t;, OUplX 3~x't'Uw-riJ. On interprétait donc la Xtyx).,{t; comme une simple, grille. ou 'porte basse à claire-voie., sans qu'apparaisse une dirtérence réelle d'avec le synonyme TpUcpIXXTO', conformément au Luikon de Photius: 3pUIfl:XXTOUt; . TI1t; OUplX' 'roÙ 3tXllO'Tllp!OU, &, Xllt xtyxÀ!31X' D.tyov, ou encore la définition: xtyxÀt3Et; . BpUcp:xx'rot, ol WV xlXÀouflC\'Ot xa:yxt:ÀÀot, rapportée par BEKKER, Anecd. Graeca, 190, 16 1. C'est ainsi qu'au début du siècle, Ebert voyait dans xtyxÀL; une grille en placet, et il y a peu le Lexikon d'ORLANoos·TRAvLos a encore simplement assimilé xtyxÀL; et TPÛCP«XToc;;. Pourtant, la mise au point faile il y a dejà vingt-cinq ans par F. SalviaV n'est pas contestable dans ses grandes lignes. D'après cetle analyse, qui nous a servi pour rassembler nos références, les XtyxÀ!&ç des inventaires déliens sont d'ordinaire en bois. Il arrive qu'elles soient au nombre de deux par édifice, ou qu'elles complètent un TPU
(1) Tp~ eBtune variante vocalique coun.nte pour &pô
Mù.1mt"".
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qu'une mosaique puisse être prolégée par une X.lyxMç et non par un 't"p~x.~, et que ce soit une Xlyx).lç qui sert à fermer le prodomos de l' Héraion 1. F. Salviat estime que la possibililé d'ouverture et de fermeture n'existe pas pour le 't"PUCPIlX:ro<;, qu'il juge fixe par définition. D'oû la correction qu'il propose pour 1417, A l, 1. 47-48, dans le Poseideion : x{Lyx).J~IXJ au lieu de x{M]Œ{Il, car, écritril, «on imagine mol un 't"pUcpIlX't"Oc; avec une clé t. Il n'empêche que les comptes mentionnent des fryphak/oi accompagnés d'une clé: dans 168, A, 1. 8, 287, A, 1. 56, et 338, Aa, 1. 28. Soit il s'agit tout simplement d'une clé pour la x~yx).lç appartenant au 't"pUcpIXX't"O<;, soit le mot 't"pUcplXX.'t"OÇ doit bien être, dans certains cas, un réel synonyme de Xlyx).(c; ; en tout etat de cause la correction proposée ne s'impose pas.
Le rôle du
TpÛ
En somme, le rôle que remplit le 't'pUcjl«x't"Oç à Délos est comparable à celui du maktllo! en fer dans le Temple d'Asclépios à l::pidaure '. L'idée est de lous les Lemps et de lous les lieux: on ne louche pas au sacré, devant lequel il doit y avoir une barrière non seulement symbolique mais autant que possible malérielle. C'est en ce sens que l'usage du mot 't'pUcpIXX1'QÇ et de ses dérivés est courant à partir de l'époque hellénistique; on en rapprochera par exemple une inscription de Labraunda et une autre de Mylasa e, ainsi que celle relative au Temple d'Hérode à Jérusalem, qui délimite un périmètre où .nul étranger ne doit pénétren : M'l6tvll &:ÀÀoyc~ ctarcoPCUca61lL LV't"b<; 't'où 'tepl W ltpov 't"pvcp6:x.'t"ov Xilt m:pL66Àov·. L'analogie s'impose avec les chancels des basiliques chrétiennes, qui doivent perpétuer cette tradition. C'est d'ailleurs par .chancelt, issu du synonyme latin conctllus, couramment transcrit x&:yxùJ.oç en grec d'époque impériale, qu'il faut traduire le mot dans une inscription chrétienne de Cyrène: d. ~fol«"tœ x[«!-xœl) orO-" 't"p~x'ro"". Il IlCmble que l'on doive encore pouvoir considérer un autre sens possible pour 't'pUopatx'rol; : c'est le • balcon en sailliet, qui a toujours cxislê dans l'architecture grecque, si l'on en croit certains témoignages littéraires Il, des scholies d'Aristophane Il, et le Laikon de Photius, qui assimile le mot au .parapet., ~p:udo" : 3pU.pœxTO\ . tM'J.'IOl. 6<:lplZ)W; . "t'li. 31«f~= Tj ri: T.&fIl~lllafol«"tœ. A Délos mtme, Ph. Bruneau a mis en évidence l'existence de • rues à colonnes., avec un étage en surplomb et donc eventuellement un balcon en saillie l', mais cette disposition pourrait bien être d'origine italienne.
KU;Kp4VOV, TG (€1flKp4YOY, €1flKp4YOY :
chapiteau
TO)
104-4, aA, 1. 4, 10, Il : au milieu du
Ive
siècle av. J .-C., pour le Temple
athénien. (6) Comparer la din~rem:e entre la tUyd.U; et lez 3pi'9,.,.:t"" du BouleuUnon d'ALhenez, hoquet! den! lez Cal1fllü,.. d'Ariltophane : G. Roux, Bell 100 (19i6), p. 475-483. (7) IG IV", l, 102, 11I,1.296,298, JOI. (8) J. CRAMP.... ÙJbrounda 111,2, nf 00, 1. 12 (11& liede ep. J.-C.): pour Mylua, voir J//S 16 (1896), p. 231 n f 33 (_'nl. MyIClSG, IN, 502). (9) OCI, MIEl. (10) G. PUGI.IKSH CAnn"'THl.L1, .Supplemenlo epigraphico cirenaico •. ASAA 3940 (n.e., 23-24) (1961-1962), nO 120. Repris dans Bull. ~p. &l, 569. (11) Recueillis par E. KHII...MOI'OUl.OS, 'AP1.'j.lf,3YJ~, aoùt 1920. nO 8 (non vidi): Polyen,Slral., 111,9, 30; Ari~wte Ath., 50, 2 (il est interdit d'élever .des balcone en saillie sur leI rueu: 3pUlf"6;l<:rou.; ÎrII'~p ti:o~ 63i:o~ OmEpt1:{""'~)' (12) Scholies li Eq., 675 et V., 386: 3poJ.q>ŒX't'tI<· Tel M tŒll),...d. IUt),O(,jACV«, tel t&~ ob
-213Ku!HcpclVOY: chapiteau: 199, A, 1. 41: en 274 av. J.-C., pour la palestre; 365, 1. 24-25: en 208 av. J .-C., pour la Salle hypostyle, adjudication de rljv il:PTOlala.v TWV xt.OxpliV<ù"; 500, A, 1. Il, 12 : en 297 av. J.-e., dans le devis du Temple d'Asclépios.
Ces références montrent qu'à Délos brlXpIXVO" est un lerme specifique de l'époque athénienne, remplacé par le synonyme lu6xpor.'IOV sous l'Indépendance. Le fchapileau. se dit. en erret btlxpor.'IOv dans le devis de l'Arsenal du Pirée, dans celui du Prost.oon de Philon à ~Ieusist, ou encore dans l'inscript.ion qui traile des bases de trépied trouvées au Cynosarges'. De même, les comptes de l'erechlheion parlent des hnxpOlv€Tl.3eç (d[..,oCH) pour désigner les blocs qui couronnent la derniére assise du mur'. Encore attesté à Oropos, il f:pidaure et à Delphes 4 , bdXPOlVOV est également. assez fréquent en littérature'. Le mot X~6XpOlv()V, oû se maniFeste une haplologie par rapport il. la forme attendue xt.OvOXPOlVO", qui est d'un emploi plus tardiF', n'est toutefois pas négligé en Attique, puisque les comptes de l'Érechtheion l'ulilisent 7 , ainsi que certains écrivains B . Dans les textes épigraphiques, en dehors de l'Attique et de Délos, c'est un terme banal, bien que sa fréquence ne dépasse pas celle d'bdxpor.vov - qui est le plus courant, d'après le dénombrement de Caskey' - , ou encore celle d'un aut.re synonyme, X(
KtOvuw :
klpkOÇ :
voir
kUow
voir ift"WmCUJTpo",
K~P'Ç: pierre ponce: 104-4, aA, 1. 1 : dans un cahier des charges athénien du J.-C, pour un temple.
IVe
siècle av.
5U1.+G.fI+lôw: polir avec du sable: entièrement restitué dans 500, A, 1. 8 (297 av. J.-C., devis du Temple d'Asclépios).
d'où
(1) (2) (3) (4)
JG II', 1668, 1. 43-45: JG JI ", 1666, A, 1. 77, 79. IG II', 1665, 1. 21 : on dkrit une colonnette 08yant un chapiteau doriqueo, ~I.l<~~ txO'O ftl ~\IO~. CASIŒY dan. STBVBN&-PATON, The Erechlheum, p. 302 (_ IG 1',474, 1. 16, 23). LBONARDOS, ArchEph 1923, p. 39, 1. 4a; tG IV', 1, 106, Il, 1.131; BoUSQUET. CID Il, n· 53, 1. 3, 113, 1.12,
a7,
1.
1~16
(lU lieu de la restitution
JU6JxF""~,
pl"Opoaée par Bourguet).
(rl) Pindare, Frog. 88, 1. a; Euripide, IT, al; autrea exemple. dan. ORLANDOS-TRAVI..OS, lAzikon••. Il.~.
(6) Pour la forme, voir K. MBI!lTERHANS, Grammalik der alliKhen InKhri~n (1971, 3" ed.), p. 118: pour de!! lUellation•• voir Diodore de Sicile, 1", 47, V, 47. XVIII, 26 et 27, Flaviua-JoM,phe, BJ, III, 6, 2, XV, 11, 5. Toutefoia, Pollux (VII, 121) et SlNIbon (IV, 4. 6) diaent~. (7) IG l'. 474, 1. 29. (8) Xênopbon, HG. IV, 4, 5: n{ft'ttl ~ JU6"f'Œ"O~ W t'OÙ~; Plalon le Comique, 72 (M. Th. Kock): JU6~. Voir IU5fli Strabon, IV, 4, 6 : lUO~ K"fK~' (9) AJA 12 (1908), p. 188, note. (10) Pour de!! exemple., surtout dana l'épigraphie hell!ni'lique et romaine d·A.ie Mineure, voir III rubrique ~iJ dlln. ORLANoos-TRAVl.08. lAzikon. En litt.el'8ture, on trouve le mot che:r. Athênée, V, 206 b. (II) BCl164-65 (194041), p. 37, 1. 1. (12) Bull. tp. 61, 785, et SEG XVIII (1962), nO 604,1. 1.
.....
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Mélangée il. de la chaux, la pierre ponce peut servir à la fabrication de mortier hydraulique l, Mais ce n'est manifestement pas de cela qu'il est question dans l'inscription 104-4 : ici, la pierre ponce, qui est un abrasif, doit être propice au ponçage ou lissage des marbres, dans le cadre du principal travail de polissage. Plutôt qu'employée en bloc, elle était sans doute réduite en poudre avant d'être mouillée, comme le signale Pline, HN (XXXVI, 6-9). Répandue sur les lits d'attente et de pose, elle devait aussi permettre, par frottement des deux parties, un meilleur ajustage des blocs l , DiHérenles sortes de sable peuvent encore être utilisées comme substance abrasiveS, les plus communs étant la poudre de quartz et d'émeri. La restitution de 8toco./Jocf-tf-t6w,. polir avec du sable t, insérée dans un devis délien d'aprés IG X Il 2, Il, 1. 25-26 (Mytilène), paraît donc judicieuse.
ICUolV,
Ô
ICUolV : colonne (= l'ensemble base-lût-chapiteau) : 103, 1. 26; 104, 1. 84; 104-2, B, l. 5 (milieu du IVe siècle av. J.-C., inventaire de l'Artémision); 104-5, A, J. 19-22; 146, A, 1. 75-76: en 301 av. J.-C., 't"où.:; X([O\l)OC':; t:y'Vt't"pwGam xocl hxoclH]pocow; 165,1. 26 : dans le Pythion, du o./J~f-tûeto\l pour les colonnes; 176, 1. 5; 205, Be, 1. 24 : en 267 av. J .-C., paiement des colonnes; 354, 1. 23 : pour l'oikia Tt'po.:; 't"(;'n x(O\lt 't"Où <J't"tlO"tÀdou; 1414, b, 1. 20 : au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans l'inventaire de la Graphé, à côte de la colonne de gauche, 1. 27 : à côté de la colonne de droite; 2267, 2268,2270,2271,2273 : à la fin du Ile siècle av. J.-C., au Sanctuaire syrien, dédicace de 'T'O\I XLOWl à Aphrodite Hagné, sur chaque pièce; 2269 : Œ\I't"l 't"oG n:wp(vou (s. c. xt6\1Ou, dans le portique syrien). - fût: 104·4, aA, 1. 4 (milieu du IVe siècle av. J.-C., cahier des charges du Temple athénien); 199, A, 1. 108 : en 274 av. J .-C., à la palestre, xov~&.aoct 't"où.:; x~6vlX':; lUXl ;(pi:o"oc~ 't"o Tt'tptaWÀ~ov; 365, 1. 28,32,33-34,36,39-42: en 208 av. J.-C., dans la Salle hypostyle; 443, Bb, J. 166: au Kynthion (1), m:ptXO\lt.x[O"OCt 't"où.. x~6\1oc,:; 1 1']w" GTo(W"; 500, A, 1. 10, 12, 14 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios. - pilastre, pilier: 161, A, 1. 68 : en 279 av. J.-C., 1'oy X(O\lOC TOG npOTt'uÀou 'TolJ.1tt0"6\I'Toc, Tt'po.:; tH 1'IX fMptTprx laT"IJlUV, waTt: O"t"1jo"OC~, 1. 70 : 1'OL':; o"'1lO,,8ûÀo~ TOG XLO"O':;.
colonnette: 104-5, A, l. 7: dépenses d.:; 1'11 x~6\1t1J: y6Wp01; 1408, A 1,1. 30: dans un inventaire, offrande bd Xto,,(ou; 1442, A,\. 73 : Apollon tTt'l XtO,,(ou, 1. 78 : bd X10"(OU ~UÀL"OU. ICI.ÔVLOV J :
colonne, poleau : 142, 1. 34 (contexte lacunaire); 403, 1. 28 : en 189 av. J .-C., pour le Pythion (1), du bois de chêne en rondins XIX! gt.. tTt'to-nJÀt.ll lUXl a't"uÀou,:;; 1403, Bb l, 1. 43 : dans l'inventaire du Néorion, [8l&. G-roÀW\I truPWIlPTOC Mo (restitution de VALLOIS, Archileclure l, p. 40).
CMÛ>'O'i :
soulenir par une colonne ou un poteau: 287, A, 1. 166 : en 250 av. J.-C., dans un domaine, t1t\lWWJ: tGTUÀwllho" T1)\I 8ox6\1, 1. 170 : 8oxo\l ta't"UJ"Wllt\l'li\l, ~oua't"a.o"t\l tG't"UÀwllt\l1j\l, 1. 171 : Tt'p06a.1'w,,1X tO"TUÀWllt\lov; 365 bis, 1. 38, et 374, Aa, 1. 8 : tTt'"l/W\loc] tO"'ruÀwllivo" ; 445, J. 22 : à.;(UPWVOC ÈG't"UÀwIlÉvo\l.
OTU>'ÔW:
(1) M"IlTIN, Manuel, p. 422sq. (2) Pour la. technique du polis~a.ge, voir BESSAC, Uou.lilloge Iradilionnel, p. 263-269. (3) Voir Pline, liN, XXXVI, 5Is(l. Cité par A. DWOTMKOWSKA, dans ,Note on the Greek Terminology for Abrasive Stones., Arche<)/ogia 27 (VIlNOvie, 1976), p. 43-49. .. (1) K(",~ etlu6"IOV re"iennent trils fréquemment dans les comptes et les inventaires, au poÎnt que je n'ai pas jugé utile d'en donner toutes les attestations.
(J'TUAl~ : la;ÀX~ç]
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KIWI!
colonnette, petite base en forme de colonne : 164, B, 1. 26 : dans un inventaire, ),url.,.(a;ç
G'WÀ{81l.
(J'TUAlakO~ :
colonnetle : 219, B, 1. 52 : vers 272 av. J .-C., dans un inventaire, lPux{ov'X.PUGouv1t"e:{pl
T(;lt G'TUÀ{Gxw~.
Pour désigner la colonne, cet élément essentiel de l'architecture grecque, susceptible de la représenter à lui seul, le grec ancien possede deux termes, X{W.,. et GTi)Àoç, qui ont chacun leurs dérivés. Mais les deux mots ne sont pas exactement synonymes, et le témoignage des inscriptions déliennes est à cet égard tout à fait éloquent. Fréquence comparée de Jtlwy el fITü),oç.
En réponse à J. Tréheux, qui souhaitait remplacer, dans 165, 1. 61, [YŒ]U).OÛÇ par [:n:wpouç chiffre dç 'l"OÙç O"f]ûÀouç TOOÇ h rij~ :n:Œ).a;I.O"fpŒ~t, J. Delorme a tenté de préciser la ditrérence entre x{w.,. et tTtij).oç 3. Son argumentation rest.c valable dans ses grandes lignes. 1:Ti),oç, qui n'est pas attesté chez Homère, contrairement à xtw.,. - lequel est même déjà connu en mycénien 4 - est en effet. moins courant et globalement d'un usage plus tardif&. Les remarques d'Ebert' à ce sujet n'ont pas vieilli: • Die gewôhnliche Bezeichnung fur die gebiilktragende Saule ist x(w.,., 80 in allen attischen Inschriften. Seltener ist O"Ti)Àoç. In Zusammensetzungen ist tTtij).oç bevorzugh. Delorme déclare avoir trouvé xl.wv .dans la Skeuothèque de Philon, le Portique d'Éleusis, le Prostoon d'Bleusis, le gymnase de Pergame (AM 32 [1907], p. 257, nO 8, col. l, 1. 37), alors [qu'il n'a] rencontré O"Ti)Àoç qu'à Bpidaure (lG IV', 1, 102,1. 47,63,66; 109, II,1. 132, lII, 1. 92, etc). On notera qu'à l'Index de la SIG!, le mot O"Ti)Àoç fait défaut, alors que x{w.,. est bien représente.. Cependant, aTi)).oç n'estlout de même pas, en dehors de Délos, d'un emploi aussi rare que Delorme l'affirme: il est attesLê dans Hérodote 7, Eschyle', Euripide' ou encore à Delphes 10, à lasos (mais entièrement restitué)U, à Pergame encore u et en Égypte l'. Il n'en est pas moins vrai que x(w.,. domine largement, à toutes époques, O"rijÀoç ne reprenant le dessus que lorsqu'il s'agit de former des mots dérivés ou composés, dont le nombre croit. avec le temps. Ce sont non seulement o"TI)À6w, o"TI)).(ç, GTI)).(axoç, ou tmO"TU).w.,., !J.ETŒrn).to.,., :n:Epl.o"TI)).Oç et :n:Ep~o"TU).tO"', (2) J. TRSHEUX, BeH 76 (1952), p. 562~596, surloul577-578. (3) EAJ) 25, p. 172 et n. 5. (4) L'analyse étymologique a été faile par Y. BRETEL., Rechm:hessur le uocabulaiNi descriplif de la colonne en gru ancitn (mémoire de maltrise, Paris IV, 1985), p. 27-28, el41 sq. Il remarque aussi que le genre du motesl_l1uduant •. (5) Je ne suivrai t.oulerois pas Delorme lorsqu'i1afflrme qu'il.ne semble pas qu'ill'époque de nolre lexl.e [165, soilla première moilié du IIT< siècle av. J.-C.] on ait employé un autre mot que I(lw~ pour désigner une colonne. En dépouillant le second fascicule des IG, j'ai relevé, sauf omissions, huil exemples du l.erme, mais pas une seule mention de "';:;),0". C'esl négliger le ....ru),ou de 142, 1. 34 (dans un conl.exte il est vrai si désespéranl qu'il laisse lu porl.e ouverl.e il loutes les conl.esl.-lllions). (6) Fachausdrlicke, p. 23. (7) Hisloires, 11, 169: ""';),0"", dans un portique, en ~gypl.e. Encore antérieure eslla forme CI-roMI4, qui signifie _les colonnes., dans une dédicace gravée sur un degré du Temple d'Apollon il Syracuse, el dalée de la 1'< moitié du VI" siècle av. J.-C. : voir L. DUBOIS, ln,. gruquu dialeclales de Sicile (1989). p. 90-92. (8) A, 898; an;),o~ lTTtr'I~, .le soutien du wil •. (9) IT, 50. (10) BOUSQUET, CID 11, nO 113 1. 8: u)n-""'lV),~a~.....\. 1. 12: an.[),w~. (II) Ins. feuos l, IK, nO 8 ; un donaleur consacre [TO~ an.),o"ç aV. "toi.; a'lV)']ollh'"Ç ICllt mt1llpa..; ICClt TOi.; bt{'I'~PO l't-io..; )""xo),(60..; U"tOlY),':'cpo,,; ht "t&~ ~(w~, _les colonnes, avec le stylobate, les bases, elles reliefs en marbre au-dessus, à ses fraiS'. C'eslle porlique Est du Forum romain: voir Bull. êp. 88, 171. (12) Ins. Pergamon VIII, 2, nO 297: dédicace de -ro ~p(lmJ),o~ Il(~Oial an.),o..;. Toujou~ en Asie Mineure, il convient de corriger la publication de la dédicace inscrile sur une an;hitrave de Kara Agac, dans MAMA VIII, 346: w.ç ~Il(P'"rtŒ1lIl(Ç Ut "toÙç x(oY:li~ aV. TOiç (a}ru),ol<; ix "t&~ l"tw~, où il faut évidemmenl comprendre (bna}ru),o\ç. (13) IGR l, 1162 (Birbeh), 1272 (Lalonpo1is). Le terme esl dans les deux cas partiellemenl restitué, avec beaucoup de vraisemblance.
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connus à Délos, mais encore, si l'on consulte les divers lexiques et dictionnaires, et GW),(ov pour t; colonnette s, owf.07toL6ç, «fabricant de colonnes s, OTUf.W!J.IX, (fTÛ),WGLÇ, «soutènement par poteau s, GW),07tlXpIXG't"&:Ç, «pilastre s, 1U:PlGwMw, «entourer d'une colonnade s, 't"E't"p-iO""ruf.OV, «péristyle., O""ruf.Om",-ixLO"" «bas-relief sur une colonne su, 't"à~ 8l-iGWf.!X, «les entrecolonnementss 15, contre xL6vLOV, XLO",(Ç et XLOV(O"XOÇ pour «colonnette s le deuxième est moins fréquent que le premier, et le troisième signifie simplement, dans Didyma II, nO 35, 1. 19, que les deux colonnes du prodomos sont un peu moins hautes que celles du pronaos, cependant que dans Flavius-Josèphe, AJ, VIII, 3, 6, les XLOV(OXOL.,. 't"E't"p-irwvoL sont en réalité des «petits piliers., On connait toutefois encore l'adjectif tardif XLO"'LX6ç, deux mots pour désigner le «chapiteau», xLO(v6)xplXvov et x~ovoxÉ:
CM"U),-iPLOV, GW),(8LOV
Différence sémantique. K{w", et aTÜ),ol; n'apparaissent donc pas avec la même fréquence, et ils diffèrent également par des nuances de sens. Il est clair, d'après les exemples déliens, que dans CM"üÎloç c'est l'idée de «soutien. ou de «support. qui prédomine, sous la forme d'une colonne ou d'un poteau. Nous
(14) Pour une mise au poill~ récente sur ce mo~ int.éressall~, el sur les co/umone cne/nlne, voir Il. VAN Looy K. DIWOHN, • Le temple en l'honneur de la reine Apollonis à CYlique e~ l'énigme des Stylopinakia., EA 8 (1986), p. 133-142, et R. S't"UPPIHl1ÇH, dans Mysische Siudien (1990), p. 101-109. (15) Dans 1403, Bb l, 1. 43, Vallois e~ par la suite J. Tréheux ont resti~ué (~I
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avons déja relevé un vers d'Eschyle, où le I1TÜÀOÇ est considéré en tant que tsoutien. de la toiture, et il faut comprendre de la même façon le participe passé tO"'tUÀoofJ.ivoç, employé à Délos pour des bâtiments des domaines ruraux 21. Mais si la traduction par t colonne', c'est-a-dire un support de section circulaire, s'impose pour XLooV dans la majorité des cas, il s'avère que le mot peut s'appliquer à des rèalités diverses; la seule lecture de Pausanias (V, 26,1) n'aurait pas permis de deviner que le x(oov de la Niké de Paionios, à Olympie, était un pilier triangulairece sont les fouilles qui nous l'ont appris - , et en épigraphie il peut désigner lour il lour un hermès, un cippe funéraire, une borne frontière, ou même une stèle inscrite Il. En outre, nous avons vu que le x'wv des Propylées déliens, qui est lombé, doit être un support de section quadrangulaire, un pilastre plutôt qu'une colonne, car c'est contre lui que sont appliqués les 6UptTPIX, l'encadrement de la porte. Dans l'inscription de l'Arsenal du Pirée, on traduit généralement (Choisy, Marstrand, Jeppesen) XLooV par t pi lien : Bundgaard a toutefois raison d'écrire t3 que cette traduction ne s'impose pas véritablement, les Grecs n'ayant jamais hésité a mettre des barrières entre les colonnes; c'est ainsi que dans les comptes de construction de la Salle hypostyle de Délos, il est amplement question des 8r.IXljlp&.YfJ.1X1'1X qui relient les colonnes, X(OVEÇ (365, 1. 34-39). Néanmoins, puisque certains auteurs ont cru nécessaire d'employer, pour un pilier ou un pilastre, l'expression x!oov Tnpllyoovoç (Héron d'Alexandrie, Slercom., V, 98, 7; Plutarque, Aem., 28) ou XLWV UTpŒ7tÀtUpOç (Anlh. Pal. 9, 682, où il est en fait question d'un obélisque), le sentiment prévaut que dans l'esprit des Grecs le mot x(oov était spontanèment et de préférence associé à la forme ronde. Mais l'unanimité ne devait pas se faire sur ce point: comme en français, où le mot colonne évoque le plus souvent un support de section circulaire, sans que ce soit l'avis géneral. En effet, dans la CUF, la traduction tcolonne carrée. a été adoptée pour le x(oov TtTpllTl:ÀtUpOç de l'Anth. Pal., alors même que cette association de mots ferait sursauter des esprits rigoureux. Toujours pour X(WV, il arrive qu'à la traduction classique par .colonne., qui englobe en principe les trois éléments - base, fût, chapiteau - , il faille préférer celle de dût •. Ce sens restreint lM s'impose lorsque le chapiteau et éventuellement la base sont nommés et travaillés à part, le x(wv étant alors entendu comme la partie principale, le .fOt. seul (104-4; 500), ou encore lorsqu'il faut découper et transporter des blocs de poros pour les XLOVtÇ de la Salle hypostyle (365, 1. 28-32), où seuls les tambours des colonnes sont en poros, les chapileaux et les bases étant en marbre, suivant une association fréquente non seulement il DeIos, mais dans loute la Grèce t6 • Il va de soi que ces fûts sont ensuite stuqués, XOV~llo"lX~, pour imiter autant que possible le marbre: d'où les quelques allusions, dans l'épigraphie délienne, à cette opération, que le fût soit en poros ou même en granit, par exemple il la palestre (199, A, 1. 108) ou ailleurs (443, Bb, 1. 166 : au Cynthe?). Parfois, il n'est pas possible d'affirmer que le fût est seul en cause: ainsi dans 146, A, 1. 75-76, où l'on passe au nitre les «colonnes. de l'Oikos des Déliens, pour les nettoyer, et dans 165, 1. 25, où le ljJ~flu6wv, «blanc de céruse., peut servir à peindre diverses pièces de marbre du Pythion te. En revanche, les généreux donateurs qui offraient un xlwv pour le grand portique du Sanctuaire syrien payaient bien une colonne complète, formée d'un chapiteau de marbre sur un fùt de poros ou de marbre, puisque la dédicace gravée sur le chapiteau continue à l'occasion sur le fùt (2269). (21) VAL.L.OIS, Architulur~ Il, l, p. 98 n. 3 : • poteaux qui Se~lIiellt ia soulager des poutres dans des habitation81. (22) D'après les exemples rassemblés par J. BOUSQUET, Ben 80 (1956), p. 56:)sq., el S. BROC, REG 76 (1963),
p.39-51. (2:3) Dans
MfI~sid~, A Gr~~k Archilul al \York (1957), p. 222 n. 236. (24) Signalons que 18 notion de. fîlt. peut aussi être rendue, en grec, par le mot ..,;,.... : une seule attestation, non relevée par LSJ, dans Athénée, V, 205 b, où Callixène de Rhodes parle des ..,;,...." ",;,~ K,6~w~. (20) VAI.LOIS, Arehil~dur~ Il, l, p. 97, Il montré que l'emploi du poros est un trait non cycladique, lié .à l'imitation des modèles étrangers, vers le temps des guerres médique81. Les Déliens ont aussi utilisé le granit pour certaÎnes colonnes, surtout dans des édinces privés. Mais c'est naturellement le marbre qui pi'(!domine. (26) Voir 4',.,.,,6
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Confection et élévation de.! colonne.!.
Les inscripLions déliennes donnent encore quelques détails intéressants sur ces colonnes, en particulier sur leur mÎse en place. Le lexle relatif à la Salle hypostyle précise comment ont été adjugées leurs fonda Lions, établies suivant le principe du pilier de fondation, qui a nécessité le creusement d'un trou pour chaque unité, comblé avec de grandes dalles Il. Sur celles-ci on a ensuite dressé - c'est l'opération de la o'dou;; - les différents élémenle (365, L 28, 32, 40). Ailleurs, on nous précise que les tambours, dits O"qlÔv3uÀo~ ou tvertèbreu, sont liès à l'aide de .goujons., &:..jiŒcç (I6l, A, 1. 70-71) ou y6jA.cpot (104-5, A, 1. 7). Quant aux multiples types de colonnes (doriques et ioniques, insulaires, avec ou sans cannelures, à facettes, etc), ils ont élé relevés et analysés par Vallois, qui a surfisamment montré comment leur diversité témoigne de la richesse de l'architecture délienne 28 •
ICA.,8tov, 1'0; ICA.t8pov, 1'0; ICA.ts ou ICA'l'S, " (~.i.&iQ,
,,; PuAG..,uyPU, "i ICG1'GICA.is, ,,; ICG1'GICA'll8pov, 1'Ô; TO)
~XAôç,
li; XcAWvrJ, TJ i XcAw..,uno,
ICÀds (ou lCÀ'liç)l : - verrou (= l'ensemble du système de fermeture, qu'il soit ou non muni d'une clé): 142,1. 39: en 308-306 av. J.-C., IÙ.CLM pour l'Amphistrophon,1. 40: pour le Hiér
XÀEt~
oux l]xO\,I(JrxL
(restitué d'après 1417, A Il,!. 19-21, et 1426, B Il,1. 20-22); 1417, A 1,1.80: dans l'inventaire du Thesmophorion, OûPCl':; ,OÜ tEpOÜ n&.o"rx~ i'lnÀdc; x4tarxc; tXOUaClC;. Voir aussi X.AWvlOY, ci-dessous. - clé : 145, 1. 37 : en 302 av. J .-C., pour la 8toa du Thesmophorion, xÀElc; ôÀoo"taT)pOC;; 161, A, 1. 94: faire une XÀ~l3Cl riv6.7tCltO"TO'I, 1 dl'. ct 3 oboles, Àa.6Yj TÎjL XÀT)t8(, 2 oboles; 168, A, 1. 8: [x]AEtaou 6' ,pu"I1X-r(O':;]; 204, 1. 52: pour la palestre, une XÀ., 1 dl'. et2 oboles; 1412, a, 1. 12: dans l'invenlaire du Léloon, pour les portes intérieures, xÀEi~ «..{&.1"l"]GUaTO~ (mème formule: 1417, A l, 1. 116, s'y ajoule &llT)~ 6ÀO(JŒT)po~ pour les porles extérieures), 1. 33 : pour le prodomos de l'Aphrodision, xÀEi~ «v6.7t«ta{TO~ (même fOrmule: 1414, a Il,1. 14; complété dans 1417, A II, 1. 17 : xÀEt~ Œv6.nœ~aTO~ ôÀoaŒT)po~), 1. 43 : dans l'inventaire du Temple d'Agathé Tyché, 1Ù.C'i~ Àa.6Yj'llxo\,I(J}x~ ~uÀh{'J~ (d'aprés 1403, Bb Il,1. 26-27,1417, A Il,1. 4647,1426, B II, 1. 54-55 : xAEi" Œv6.nœl.aTO~ Àa.8Yj~ lxO\,I(Jl;l~ ~uÀ(YTj~), 1414, b Il,1. 13; dans un inventaire, XÀ&t~ «v6.1"l"«I.aTO~ Àa6Yj~ [lxOI,l(JCl~ ~uÀtYTJ~'1; 1417, A Il, 1. 54-55 : dans l'inventaire d'un oikos du Cynthe, XÀ&t~ m1"l"Cl~O"TO~ 0"l3T)p«~; 1442, B, 1. 56 : dans l'Arlémision, xI.I:(Q&L o"l3ljpi~ xÀl30uXLXlj~ lxOUCJCl~ npow(27) MAnTIN, MQflUd, p. 312 et fig. 14:', d"pm EAD 2, p. 9-10. pl. 1 et fig. 12. (28) Art:hil«'u~ Il, 1. p. 9'7lIq. (1) Le cuaclère tm répétitif detl mention. de .v.d>; fait que je ne Iel! reporte pal tout.el ici.
-
219-
!L~V Movroç iXpyupiiv, l'f"~v nnypa:'f'TJ . Drpuo{vtxp! 'A..,.rvpwvroç ty Mupp~'IOu'"lç; 1444, Bb, 1. 5 : x)hd30u.
w),lll5ioY: - ~lil verrou, loquet: 203, A, 1. 34 : cm 't"ij\ Xrù.xo&ijxTj\; - petite cU: 2529, 1. 19-20: à la fin du Ile siècle av'. J.·C., dans le règlement. religieux du Kynt.hion, !L"IJ3~ xÀI:,J!ov fL''la~ !«xwÀl.ov (J,J7jpoûv. ItAiitpov: verrou: 142,1. 48: ~ûÀIX dç ilii8pa:1; 144, A, 1. 41 : en 304 (1) av. J.-C., dans l'Oiko" des Déliens, (&v]a.ppWaIX'ITt. Tà. xar."ra.x),:~19pa. xar.1 xÀU"'Opov 1tOllJaa.'ITt. a,J7jpoüv ; 290, 1. 78 : xÀl:i8pa. xar."rIXCJXcuâ.alX'I"r~ "rotç otXOI.C; "rOLç h "rWl otiw~; 442, B, 1. 219 : dans le Pythion, réparer le xÀl:i8pov rijç u1tOMtltd80ç ou 'rœ "rpko:, 2 dr. et. 2 oboles. tcGTotcAIlIS: verrou verticat: 158, A, 1. 65-66: en 282 av. J.-C., dans le Dodékat.héon, 'rwv] Oupwv 1'&:ç xa:"ra:xXq:t]8a.ç lnLaxMaa.'I"r~. tcoTatcAl1lepov : verrou verlical : voir tV.EiepoV.
IUtXAo$: (barre du) verrou horizontal: 199, A, 1. III : en 274 av. J.-C., pour la porte de la palestre, confectionner !L0X).,Ov (x]a.t ~1XÀa:v&:ypa.:v, 80 dr. et3 oboles, B, 1. 89 : aL8l)poüç !L0X>"OlJç III; 246, 1. 28 : dans un inventaire, !L0X>"Où (J~87jpoü]; 1400, 1. 13 : au milieu du Ile siècle av. J .-C., dans l'inventaire de \'Oikos d'Andros, It0XMv (de même: 1409, Ba Il,1. 32 : !L0X>"ov (...) nJ.[ovD. X"Wvt, : coffret ou bottier du verrou, serrure: 159, A, 1. 26 : en 281 av. J .-C., au Temple d'Asclépios 1, a,J1JpWaIX'ITt. ,"," xù.wYJ'j", 1. 60 : pour celui qui a fait rl)v Xù.~YTJv, 4 oboles; 199, A, 1. 67 : Xù.WYTJv. XEAWvI.OY: coffret ou boîtier du verrou, serrure: 287, A, 1. 46 : en 250 av. J.-C., x>.W;; xar.L Xù.~""ov btl TGV 'IWol1tÔv, 2 dr. et. 3 oboles, 1. 56 (dans la ésos): xÀ.f;,JOç xar.l XÙ.WvtoU cm TGV 'rpU'f'IXX'rO", 2 dr.; 290, 1. 51-52 (palestre): xÀI:~ x[a.l XÙ.W"14 1 1tO~Piaa.:Yn •... XÙ.W'114 lt'O~"aa.'ITt.; 316, 1. 72 (palestre) : ilir.30ç xar.l Xc:>..wvwu, 1. 74 : x>.n3Oç (x}:d xù.wv!ou cm TOV ~pocpov, 1. 101 (Ekklésiasl.ërion) : xÀ.f;,J&; xar.l XÙ.WvtOU; 338, Aa, 1. 21 : en 221 av. J .·C., xÀl:r.Mc; de; TG" otxov TG]v 'IC~pocpov, 1 dr., x[a.Jl XEÀ.wvLou, 4 oboles, 1. 28 : pour l'Dikos des Déliens et pour le tryphaklo. de l'Artêmision, 1. 45 (Arl.ëmision) : XÙ.W"14 bu6M~ bd Tàç 6ûpClÇ; 403, 1. 23 : en bois 1; 1412, a, 1. 32 : dans l'inventaire de l'Aphrodision, x~yxÀlM.ç ~u>"]('YIXç aU[o Xlii XÙ.W]vlOV; 1414, a li, 1. 9: (XlyxÀc&.tç --] Mo xar.L Xt:>"wv~ov (même formule: 1417, A Il, 1. Il ; 1426, B Il, 1. 12-13); 1442, B, 1. 32 : XlyxÀ(8~ fx.Ouo"l;I;~ XEMl"l.I,l (même formule, toujours dans l'Aphrodision : 1443, B 1l, 1. 95).
fJuAGvo.ypa. : clé (pour la serrure à balanoi ) : voir ci·dessus, Jol0XAôs. ÙJol+l&ÉG: anneau, bague (pour le verrou d'une porte) : 147, A, 1. 4: en 300 av. J.·C., pour la porte de la palestre, 5 &;It'P~alj . ~>..O~, 1. 7 : 'rWL "l"ll!L~clw~ Tt::lt -riiç lt:pt:ko:ç '"iç ·Ap'r~!Lt.3oç «1t'P~8lj xar.l ~>..o{~]; 156, A, 1. 53 : «ltcp,Ja:i" Il ... n&:aa.:ç 6U{pa.:ç 1; 290, 1. 81 : «l4:cp~]STj xar.Hj>"OL, sur le logement du krenophylax, 1. 84 : f]>"ouç xar.l «vcp~8iiç XIXTIXCJXcuŒaIXYU. Parce que les administrateurs doivent veiller à la conservation des trésors emmagasinés dans les temples et. les oikoi, et peut.oètre aussi parce que l'air marin ablme vite le metal, qu'il faul remplacer, les allusions aux moyens de fermeture sont nombreuses dans les inscriptions déliennes; elles ne sont toutefois pas claires, et il faut se rMercr à d'autres attestat.ions épigraphiques ou litl.ëraires pour mieux les comprendre. Les fouilles, quant li elles, n'ont pas el.ë très parlantes: elles n'ontlîvré que quatre petites clés en bronze, avec anneau de préhension, dont trois clés à dents du type .Iaconien., ainsi que trois entrées et. trois pènes de serrure, ces derniers étant. percés de deux rangées de lrous'. (2) 01>01'0'1'0''', EAD 18, p. 249-251 (ces I"1IretI vestiges, d'~poque romaine, IUl"1IienL en f.it .ppartenu .i tdivers objeb mobiliers.); 8nUMI."U e. G., EAD '1:1, p. 225 (n" C 112, C 113), et 'n7 (C 166); G. SUltU"'T, li. dilienne., Bell Suppl. 1 (1973), p. 570 fig. 18 (avec une poignée de !lerrure).
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2'20-
Définition de ili{ç. De même que iliE<.J ne signifie pas .Cermer à clé. mais simplement • fermer, verrouiller, barre... ', xÀlJk ou wL;' est le terme général en grec ancien pour toute espèce de fermeture, c'est-à-dire, dans la pratique, pour le verrou, celle poutre ou barre horizontale qui coulisse de part et d'autre des montants d'une porte. C'est en eUel le mode le plus simple de fenneture depuis les temps mycéniens, bien attesté chez Homère'. Lorsque ce verrou n'est manoeuvré que de l'int.érieur, il n'a pas besoin d'être accompagné d'une clé; celle-ci n'est nécessaire que pour les porLes des édifices civils et religieux, où personne n'habitait, et qu'il faul manoeuvrer
de l'extérieur. Le grec emploie le même mot., )Ù"dç, pour désigner le verrou et la clé proprement dite. Les expressions homériques', certains reliefs et vases l, permettent de comprendre le fonctionnement exact du système, parfois appelé 'serrure homérique •. C'est une courroie, passant à travers un petit trou ménagé dans le vantail au-dessus du verrou, qui sert à tirer celui-ci dans sa gâche et donc à fermer la porte de l'extérieur (avec une certaine sllrelé lorsque la courroie était ensuite assujettie par un noeud compliqué), mais toujours sur cette face seule une ,clé de temple. peut nnalement amener l'ouverture: on a retrouvé des exemplaires' de cette tige de fer doublement coudée, avec un long manche pour la préhension, la partie la plus courte se terminant par un bouton ou une sorte de griffe qui va frapper une série d'excroiuances sur la face supérieure de la barre du verrou, lequel sera alors progresllivement repoussé en arriére - avouons que la manoeuvre ne devait pas toujoun être facile (pl. XI, 37t 39).
Les comptes et inventaires insistent sur la qualité exigée pour ces clés, • entiérement en fer forgé., «~n:«I4'T{IV ôÀoa(31jpov, ou avec un .manche en boiSt, ÀIlf5~ ~uÀ(Y'I'j'l, qui facilite la préhensÎon. L'importance matérielle mais aussi symbolique que revêt cetle clé' explique qu'elle était confiée à la garde d'un prêtre ou souvent d'une prètresse, qui portait le titre honorifique de cleidouque, et dont les inscriptions nous font connaître à plusieurs reprises le nom 10. L'Artémision conservait une fort précieuse. clé de cleidouque., ~ xA!.30ull.Xij'l, en fer, avec un manche orné d'une tête de lion en argent - le lion étant précisément considéré comme le meilleur gardien; elle avait été déposée par celle qui en avait la responsabilité, une nommée Stratonice originaire d'Attique (1442, B, 1. 56). Mais s'il est défendu d'entrer au Kynthion avec une clé en fer (2529), ce n'est évidemment pas l'objet en soi qui est interdit, c'est le métal dont la clé est constituée, car on en fait aussi des armes Il. (3) CHANTRAINE, Dicliannaire tlymalogiql.le. L'étymologie est obscu~. (4) Danl les interiptions, surtout attiquet, on rencontre couramment xÀl:l..; pour 1<Àl'jl..;, par instabilité de la diphtongue Il p~mier ~I~menl long. (5) 11., XIV, 168, XXIV, 455; 0<1.,1,442, IV, 802. (6) RH~rene" danl l'article n'I'(I du DAOR IV, 2 (par VAl.l.OIS), ou danl la RE, &hlo..er el &hlii..el (par HUG). (7) Reproduilll dans la bonne petite Hude de H. 011>1.8, Anlilu Tnhnik (1920), p. 46 et pl. V. (8) Voir M. CoMSTOCI( el C. VER.MEUl.8, Grnk, ElruK4n and Raman Bronzu in Ille MUKum of Fine Arll, Ballan (1971), p. 435 n· 638 : une cl~ en bronl.e longue de 40,5 cm, d81able du V" ,ikle av. J.-C. par l'inscription qu·elle porte, trouvée dans le ..ncluaire d'ArUmis H~m~ra ilI LoullOi. Le mlnche te tennine par une Ute de terpent Il rntrbe. D'autrel exemplairel, coud" ou courbes, ont él~ lignai" par II. JACOBI,' Der kellische Sehlii_1 und der Sc:hhi!l8el der Penelope, 'lin Beitnllg &ur Gelchichte des antiken Venchlusee.., Fullchrifl K. &hl.lml;ll:her (1930), p. 213-232 ; mais l'inspi. ration ouvertement n.l.ionale-ilOC.ialiste de cel article trèI; documenté lui fail perdre 1. majeure partie de .. valeur eeientiflque. (9) On connalt la valeur qu'altachent toul.et 1e5 civili!l8tionli antiques aux nolionl d'ouvertu~ et de fenneture, qui IIOni.. avec l'acte de lier etde délier, les Iymbole5 du pouvoir: voir W. KOHl.8R,' Die Sc:h1ü_1 des Petrus'. Archill flir Re/if. Wi'Klluhafll9()!), p. 214-243. (10) RH~rentel ra_mblffil par DEOl'iNA, EAD 18, p. 249. (II) Ce genre de ~glement rituel exilile dan. d'autres Illnctuairel ; voir Ch. LE Roy" Un règlement religieux au Uwon de Xanthotl, RA 1986, p. 286-288.
'.D.
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A vrai dire il n'est pas toujours aisë, dans les inscriptions déliennes, de distinguer les cas où klûa signifie .clét et celui oû il a gardé son sens originel de .verrou •. Le probléme ne se pose pas lorsqu'est mentionnée une .clé en fer forgé, avec son manche de boiu; mais que dire des nombreuses kleidea faites pour telle ou telle construction? Je considére que la kleia est un verrou lorsqu'elle est dite posée sur un édifice - (1 forliori si l'on y emploie des clous, comme dans 372, A, 1. 90 - , ou lorsque le bâtiment est dit nvoin une kleia. Le xÀE:L3!0'V de 2529 n'est qu'une • petite clét, mais celui de la Chalcothèque, avec la préposition ln!, doit être un petit verrou ou un banal loquet 11. De même, il doit s'agir d'un verrou, à coup sùr sans clé, pour la l't"Clp«OupU; ou .fenêtre de côté. du Pythion, qui n'a aucune raison d'être manoeuvrée de l'extérieur. Quant à l'expression xÀTjt.3« GU!J.6r.tl6vn (159, A, 1. 57), elle implique un parfait ajustement des éléments l', et doit donc s'appliquer à l'ensemble du dispositif. Mais l'interprétation est loin d'être chaque fois évidente.
Autres modes de fermeture. La formule XÀCL; xati XÙ.W\I\o'V, courante à Délos, n'est pas moins délicate à interpréter. Le dispositif élantloujours placé sur (lm) un édifice, et fréquemment sur une grille ou une barrière dans un temple, l'association peut se traduire soit par .Ie verrou et son boîtier., soit par .Ia clé et sa serrure., selon le sens que l'on donne à xÀdt;. XItÀw~\O~ est également connu dans les papyrus Il; ce diminutif de Xr.ÀW'fll, un mot employé dans les plus anciennes inscriptions de l'Indépendance, ne peut désigner qu'une forme enveloppante, comme dans une inscription funéraire de Patara de Lycie où XtÀwVIJ est le nom du sarcophage ou de la tombe voàtée Il: à Délos, il est donc permis d'y voir le boîtier ou coUret dans lequel coulissait le verrou, mais ce boîtier peut constituer une véritable serrure, du type à balano;I'. Alors que les XÀCu; sont très nombreuses à Délos, le doublet XÀCIDpov y est beaucoup moins courant. Il a une valeur plus générale que XÀCu;, puisque Philon de Byzance et d'autres auteurs l1 entendent par XÀCIDpct les .estacades à chalneu qui fermaient l'entrée de certains ports. Mais à Délos, ilii6po~ garde un sens plus classique et désigne le verrou, comme x>.W;. La pièce pouvait être verticale, tombant dans une gâche ménagée sur le seuil, comme on en voit dans les maisons dèliennes - elle était alors désignée par les termes X«'f'ClXÙ(ç ou X«T«l():~\6pov, ce dernier étant un hapax le - , mais ce n'était en fait qu'un renforcement éventuel du banal système de la barre horizontale, pour lequel on emploie parfois aussi le synonyme floXÀ6t; 1•• Les (12) Pour dee enmplell de loquets et pouciers de loquete snliquC$, voir O. GUH.LAUME·A. ROUGEUI.LH. Fouiller d'Ar Khanoum VII. Lu ~lil6 objel6, p. 32-33 et pl. 12. (13) Pour le tens de ""'IlMllw en architecture, cf. J. TI\lUŒUX, BCII76 (11)52), Il. 569 n. 1 : JG III, 1668, 1. 72-74 (Al'llenal du Pirée) et IG VII, 4250, 1. 22-24 (Oropos). mont~nt qu'il faut y voir III ~cherehe d'un parfait aeeemblage,
surtout pour dee jointe. (14) M. NOWICKA, ÙJ mai80n prillh...., p. 96; l-Iu880N, Oikia, p. 105. Meis G. Ilunon y ~oitle verrou lui-m~me, eimple synonyme de !&OxMl> (on comp.rera l'emploi du mot nerrout en françai., tout aussi ambigu). (Ja) TAM Il,448.11 va de lOi qu" ~IOfI, dans l'inventaire du Temple d'AgalM Tyché, l'expreMion Xù.WVI'f',;"ro 'tit. ...~ (1426, B Il, 1. 40-41; 1470,1. 12) ne peut .'appliquer qu" une I~, comme dans d'autrel inventairu(1417, B Il, 1. 67 ou 1443, C, 1. 26-27 : c:'nt une statue d'ne.nn~ • 1. I~). (16) J'hUile donc:' suivre F. Salvi.t qui, dus BCII87 (1963), p. 263, Y voit un udenn avec: dé. Prki80ns que H. Jacobi, dan. IOn article cité ,uPNJ, eignale, Ilans plus de détail" une dé antique découverte. Pal"Oll, _mit .tarken IIChildkrotenfôrmigen <X~ SehlOMknteno, donc reproduisant vraiment la forme de la urapaœ de tortue: la rem.rque demande wnflrmation. (17) Voir le riche commentaire de GAilLAN, Poliordliqut, p.388. (18) Alors que u ~ e.etemployé par Aristophane, V., lM (signalé par Pollux, X, 22). Dan. P. Pelr. Il, 13, 18 a. 1.4. Il, c'est une • vannee, comme le.e w
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...or).o{ délie na sont en fer, li l'exception de celui (199, A, 1. III) fabrique par Philotas, un menuisier associé à Dexios, le forgeron· qui de son côté a confectionné la .clé li dent.St, ~...&rpa., permettant. de manœuvrer la serrure posée sur ce verrou, le tout pour un prix élevé: J'ensemble devait être impressionnant.
La serrure Iaconienne.
CeLle fXù.a~ypa. appartenant à la porle principale de la palestre fait. figure d'isolée. Le terme n'est pas employé dans d'autres inscriptions déliennes, lout. simplement parce que le mot kleis recouvre souvent, non une clé coudée «de t.emple •• mais bien une clé à. dents, qui soulève depuis l'extérieur les baianai, ces pet.its pilons mobiles constituant le mécanisme de fermeture de la serrure dite lacanienne. La Souda et certaines inscriplions, comme IG II l, 1627, b, 1. 342, parlent. effect.ivcment de ÀIX)(wv~)(lXl x>.l:t3c~. L'origine en est connue: Pline, dans HN, VII, 198, met l'invention de cette clovis deniola au crédit du fameux ingénieur Théodoros de Samos, qui avait des liens avec Sparte, où floris!!aient les arts du métal, mais en réalité elle devait être égyptienne, puisque cette région en a livré plusieurs exemples, dè!! Ramsès 11 11 . De là, elle a dû passer en Gréce au VI" siècle av. J .-C., la plus ancienne attestation du système à balanos paraissant être un passage de Parménide". Son principe est le suivant: les ba/anoi sont enfermés, lorsqu'ils sont relevés et que la porte est ouverte, daM un bottier dit ~;rl'J; si le verrou est poussé, les pilons descendent dans des caviléll ménagées dans le verrou, qui est ainsi immobilisé. La dé, faite d'un anneau, d'une tige et d'un pannelon présentant une à trois dents U (pl. XI, 38), d'après le nombre de balanoi, sert non seulement li dégager ces pitons mais aussi à repousser le verrou, comme le ferait une clé coudée pour un genre de serrure moins complexe. Ce type était le plus courant dan!! le monde hellénislicoromain, il est à l'origine de la serrure à révolution, et sa relative eHic8cilé fail qu'il se trouvait toujours en usage, jU!lQu'à ces dernières années, au Proche-Orient". Anneaux el bagues. Les inscriptions détiennes font encore connaitre une autre pièce du verrou, l'til-l-lPI31:iX. Le mot n'est pas l'arc, à Délos comme ailleurs, sous diverses formes u ; il s'applique, dans son emploi architect.ural, à un «anneaui en métal - comme les clous auxquels il est associé-, utilisé dans le mécanisme d'une port.e. A quoi servait-il exactement? Une inscription attique est plus explicite, en renvoyant à la fermeture : tiv'P~8hu a~lJPIXi: a-rP0yyUMU &:71"0 x>.depou 1111 (lG II l, 1627, B, 1. 317-318) Il, et. la Souda renchérit : ou SUVŒI-l-CVOÇ l)(Mlli~v lM: 'fO &:I-l-'PIS~IX~Ç 8c3~a60u
(20) Travaux de Dexios: 158, A, 1.63,81; 159, A, 1.58; 161, A, 1. 68; 162, A, 1.49,52; 199, A, 1. 86. Pour Philolas : 199, A, 1. 35, 45, 82. (21) On en conserve au Mu. égyptien de Berlin; voir aUMi M. PH.LIn, • Le verrou., ASAE 24 (1924), p. 187· 19a, DAWKI!'is, ABSA 9 (1902-00), p. 190-195, et. Etta'KdÎonl 01 OIgn/huI VIII, p. 263tq. . (22) l, 14. Autres aU..eslaliorul: Hérodote, III, 155; Xénophon, fiG, V, 2, 29; Aristophane, Th., 423:.w.&t. ~ .. A~ ~PàI; fxllYTl:ll.~, .dea clés lIeC~tea .•• laconiennea, ay.nt trois petites den.... ; IG Il" 1549, 1. 8, et. principalement tn~ le Tact.icien, 18, étudié pat S. A. IIA!'iDFORD, .The Evidence of Aenea. T.clicui on the ~ and ~pca" JflS 46 (1926), p. 181-184 (.urtout ng. 3). (23) Reprtlenlations daM E:f;œ1l61ion. 01 Oign/hul VIII, pl. 70, 2: .iron laconi.n by •. (24) Dn'LII, Il. C., p.53-M et. pl. VI, reproduit. une vieille porte vue d.nl la camp"8f'e chypriole, avec: une fermeture iii 6oIonoi lUt les deux bau..n.... (25) Pour d'autres uemplea, voir ORUNIJOS-TRAVI..OS, Uzikon, 1.0. Let inscriptions déliennes employent1e pluriel régulier ~l, mais Ruui lea larmes contractles ~M ou ~i:. (26) En citant cet.le inacription, EOBI'T, FQdto ...drüd(~, p. 57-58, rait justement remlrquer que Ct:I anneaux ne IOnt pal nécessairement rondi, puisqu'on éprouve le beIoin de préci!ler qu'ils dOÎvent J'être.
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OVpOtl;. Vallois traduit donc par «embrasse du verrou. I ?, terme qui parait préférable à celui de • frette. proposé auparavant par Kayser!8. 'rQ:<;
salle commune: 145,1. 20 : en 302 av. J.-C., dans une ferme (?), llne poutre en noyer pour le xÂlmov; 156, A, J. 38-39: TG 1t"pO\Tt"W~OV 't"WV à.vBpw"w,," XIX! 'l:wy xÀ~o"tWV, 1. 49: 'nliç otx~fJ.Œ{(nv TOrÇ 7tOtpO: ? T'YJv 6&'",11}n-IXV XIX! TW~ XÀtG!M xocl TWt I1vôp(;m; 158, A, L 55-56 : en 282 av. J .-~., dans l'oikia Episthéneia, (re)construire le mur Nord TOÛ XÀ&t(JLOU; 204, 1. 41: un linteau pour la porte "t"oû xÀe:ta(ou; 287, A : en 250 av. J .-C., iÙldawv TteupwfLévov, pour les domaines d'Hippodromos (1. 144; eL 403, L 53), de Kérameion (1. 146), Leimon (1. 148), Korakiaî et Soloé (1. 150; eL 374, B, 1. 13), Phoinikai (1. 151), Rhamnoi (1. 155), Nikau Choras (1. 156; et 373, B, 1. 5-6; 445, 1. 21-22), Limnai (1. 158), Dionysios (1. 160), Skitoneia (1. 162), Charoneia (1. 164 et 165; et 374, Aa, 1. 3; 403, 1. 49 et51), Panormos(1. 167; et 374, Ab, 1. 4), Charéteia (1. 170; et 373, B, 1. Il), Pyrgoi (1. 172); 366, B, 1. 9-10: à Thaléon (?); 351, 1. 9 et 13, 356 bis, 1. 35, 373, A, 1. 37-38, 374, Aa, 1. 6-7, B, J. 7 : pour un domaine inconnu, x>.dO'~o.. 'l"E6upwf!t..o.. ; 440, B, 1. 24 : vers 185 av. J.-C., à Chersonésos.
Si l'on met à parties x).(a~oc rattaches il un groupe de bâtiments urbains situes en front de mer (156, A ), ainsi qu'à l'oikia Epistheneia, les textes dé liens sont formels dès lors qu'il s'agit du x>.da~o" d'une propriété rurale: .Ia partie principale du domaine se compose d'une salle [x>'daw..], fermée par une porte. l . Le xÀdaw.. est en effetloujours dit uauPWfolot"O... C'est la seule pièce possédée par tous les domaines sans exception; dans la description de la ferme, elle est en général notée en deuxiéme lieu, après la 'porte de la cour., 6upoc oc\.tM!oc l, et juste avant le ou les thalamos. Dans un cas (Kerameion), ce thalamos dépend même directement du xÀE(o"~o". Le Oa.>.ocf!oç étant une .chambre reculée. ou .chambre à coucher. pour un couple, l'andronion un .Iocal-atelier pour les travailleurs masculins., et l'oikema une .pièce.', neutre mais en général dévolue au travail, ce û.do"~o" omniprésent pourrait être une sorte de grande ,sal1e commune. servant à tout pour le personnel de la ferme: pour le travail, les réunions, les repas, et finalerncntle sommeil'. 11 n'est en tout cas pas possible d'y voir un vestibule comme le propose Kent 6 , car l'oikia Episthéneia, pourvue d'un x>.dcJLo", est aussi mentionnée avec un 6upw.. ou .vestibule. (158, A, 1. 55-56). Rien n'autorise, a priori, à y voir une construction située à parI... Si nous quittons Délos, il est manifeste que le sens du mot, issu de la même racine que xÀ(vw, ,inclinen, .couchen', a notablement varié dans l'Antiquité, et que l'utilisation qui en est faite à Délos peut sembler à première vue quelque peu inhabituelle. Certes, l'idée d'un lieu ou l'on rassemble et couche un personnel servile se retrouve dans Homère - qui ne connaît que l'orthographe XÀlo"~ov - , mais là il ne s'agit que d'une sorte de ,baraque. à l'extérieur de
(27) Archiftclurt JI, p. 2é3 n. 1. (28) TuminQlogit, p. 47. La lrllducUon du diclionnllire LSJ, ,iron-rings, by which foldings dool'll wbere secured ill hingeso, Il'est pliS non plus satiafaisante. (1) VALLOIS, Archifeclure 1, p. 213. Mêmes remarques de lM parl de K~NT, Ttmp/~ Edo/t3, p. 297-298, et de R. OSBORNF.:, ABSA 80 (1985), p. 1'l2. (2) Font exception: HippOOromos, Leimon, Skitoneia, Chel'llonéaos (en premier lieu), Charoneia (un des deux ""dalGt est en premier lieu), Rhllmnoi (en cinquième lieu). (3) Pour ces trois locaux, voir nos rubriques correspondantes ; Ih3pt.~\o~, 6rUa.fLOI;, ot,,"'IfL"" (4) On songera la la .Stube. de l'architecture rurale alsacienne, elle Ilusai indispensable, et polyvalente. (5) T~mplt E3/a/e" p. 298 Il. 197. (6) C'est l'étymologie admise. Pourtant Pollux (IX, 50) rattache le mot il w1w, • rermero : w!a,"~' ~lIpil TO XllÙ.l:ïa&:•.
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l'habitation principale du maitre', Une scholie met effect.ivement l'accent sur cette notion de .lieu où l'on couche. : xÀ!G~OV • G7JfJ.Œ(Vtt èÇk8plX" (J~YfJ.IXTot~3~, ho ~~ l:xuvw Ot XÀtG(.toL Dans les inscriptions funéraires d'époque hellénistique ou romaine, en Asie Mineure, xÀ{atO\l parait bien être synonyme de x)..{VIJ, le .litt, mais avec des dimensions considérables 8. Le sens homérique de thangart, éventuellement pour des animaux, se retrouve dans Lysias (XII, 18), et dévie vers l'.échoppe., avec une nuance péjorative qui renvoie au bordel, dans Démosthène, 270, 10. On rapprochera des citations de ces deux auteurs un fragment d'une comédie d' Antiphane, rapportée dans Pollux (IV, 125), où il est question de transformer ten ergaslerion le kfision de la maison, qui auparavant servait d'étable pour les boeufs et les ânes revenant de la campagne •. Mais le mot peut finalement s'appliquer il. n'importe quelle habitation ou partie d'une habitation 8, et même il. une chapelle 10. Enfin, d'apres Hésychius X).(O'tOIl· 7tpOG't"&.ç • 7tPOO''t"WOII, une équivalence dont il n'existe pas d'illustration dans la littératurè grecque classique ou dans les inscriptions. Au total, l'énumération des diverses acceptions possibles du mot trahit bien le fait que dans la Grèce antique - nous le verrons encore avec ohdoc et olx1j!J.oc - les locaux d'habitation (où l'on couche) et ceux d'exploitation (où l'on travaille) n'étaient pas nécessairement bien différenciés Il. K).,~",o.IUOV, TO; K).,~"'GKl~, "'; K).,~"'GK""P, ô; K).,L"'Q~, '"
(11'€V'I'QCo.a...os, -ov) K).,L"'G~:- escalier (du lype échelle de meunier) : 144, A, 1. 42 : en 304 (?) av. J.-C., pour l'ûikos des Déliens, un menuisier répare 1'l1ç l(À(fULXlXÇ; 145,1. 37: réparation d'une [X]A!fULXIX; 199, A, 1. 29 : en 274 av. J .-C., dans la palestre, des clous dç 1'1]11 X)"t!J.IXXIX; 287, A, 1. 97 : réparer le bâtiment dans la Nésos et faire une KÀ(!J.IXXOC, 1. 146 : dans le domaine de Kérameion, X)"t!J.IXXOC en bois de palmier pOUl: l'étage; - échelle : 165, 1. 9 : en 276 av. J .-C., dans le Pori nos naos, 1'1]1 X),,(fULXcr. 7tOtl)O'cr.ow; 199, A, 1. 95 : pour le théâtre, réparer 1"1)11 XÀt!J.IXXIX xcr.t 1'OÙç ~w!J.0uç; 203, A, 1. 43 : pour le théâtre, deux poutrelles W01'l!: KÀ(fUL(XE)Ç; 403, 1. 45 : en 189 av. J.-C., Alexandros a dédié une skéné xcr.l xÀl!J.cr.xlX; 406, A, 1. 25 : pour le Kératôn? K).,~...6.K'OV: -
petit escalier: 290, 1. 125: en 246 av. J.-C., dans une oikia, réparation des fenêtres et du [x)"t!J.]&.X\oII; 365, 1. 22 : bd rijt obttŒ.t rijt bd x)"t!J.cr.Xtwt; - petile échelle: (dans des inventaires) lOI, 1. 29, et 161, B, 1. 35 : XÀt(!J.&.XWII en bois doré, entouré de serpents d'argent; 1409, Ba Il, 1. 55: au milieu du Ile siècle av. J.-C., X)"t(Jh.XWII en bois en palmier; 1417, A 1,1. 76 : x)"t!J.&'XtOIi 1W.I1'li6cr.G!J.o.... K).,~"'QK(S : châssis (d'un caisson de plafond) : 504, A, 1. 1 et 13, B, 1. 7 : en 279 av. J.-C., dans le devis du plafond du Temple d'Apollon (restauré également 1. 5 par HOLLAND-DAvls, AJA 1934, p. 79).
K).,~"'Q.K""P :
degré ou barreau d'une échelle: 203, A, 1. 43 : en 269 av. J .-C., pour les X)"t!J.IXXEÇ du théâtre, fourniture de X)"t!J.lXxTIjpcr.r;.
Tr€VTQCao"l1o~
: à cinq degrés: voir ci-dessus,
K).,II1a.K~OV.
(7) Od .• XXIV, 208. (8) KUBJNSKA, Mtmum~n/' (uniraire,. p. 110·111. (9) Plutarque, Pub/ .. 20.
(10) PlIus!lTlias, IV, 1, 7. (II) C'est aUSSÎ la conclusiOTl de M. BI!.TIALl, .Case, botteghe, ugasluia : note sui luoghi di produzione e di vendita nell'Atene classicu, Opus 4 (1985), surtout p. 37-38, où est examine le sens de KÀ(.,..o~.
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Escaliers ou échelles? Ce sont les découvertes des fouilleurs, dans les maisons déliennes, qui permettent de bien saisir le sens du mot XÀtfJ.lX~ et de ses diminutifs. En effet, lorsqu'il n'est pas en pierre - de toute laçon, au-delà d'une certaine hauteur, il semble qu'il ait toujours été en bois - , l'escalier d'une maison a laissé les traces du faux limon sur les murs, traces qui montrent que cel Hscalien avait une très forle pente et qu'il ressemblait plutôt à ce que nous appelons une • échelle de meunien, à tablettes el sans contremarches, qu'à ce qui représente pour nous un véritable _escalien 1 (pl. XII, 40, 41). Une constatation identique a été faite à Olynthe 2. D'après les restes remarqués dans ces deux villes, les escaliers ont une largeur moyenne de 80 cm à 1 m (à Délos, plutôt 1 ml, avec une pente d'au moins 45°, ce qui parait considérable. Néanmoins, une pente aussi raide se retrouve dans les escaliers de nos vieilles maisons en France, et il en va toujours de mème dans l'architecture contemporaine des Cyclades, surtout pour les escaliers extérieurs. Par ailleurs, Ph. Bruneau a fait remarquer que dans plusieurs maisons déliennes, .dont on est sûr qu'elles possédaient un étage, on n'a pas trouvé trace d'escalien 3 . Pour toutes ces raisons, il n'est pas toujours possible de décider s'il faut traduire xÀi!J.Ot~ par «escalien ou par «échelle •. C'est donc d'une manière un peu arbitraire que j'ai choisi de conserver le terme escalier pour les oikoi ou la palestre, en passant à échelle, c'est-à-dire une structure nettement plus légère et de toute façon mobile, lorsqu'il est question du théâtre - c'est alors le dispositif qui permet aux acteurs d'accèder à la terrasse du proskenion-logeion 4 - , et mème à propos du Porinos naos, car il semble, d'après le contexte, que cette klimax soit fabriquée pour permettre de monter les fenètres. F. Courby, de son côté, pensait tout simplement à un «emmarchement de bois. 5, cependant que Vallois estimait, d'une façon moins convaincante, que le mot pourrait signifier ici • grille de bois., au-dessus de l'taxt6vpov5. Quant au diminutif x1l~!J.&.x~ov, je ne suis pas certaine qu'il désigne toujours un assemblage nettement plus petit qu'une X1li!J.IXÇ, l'appréciation devait ètre très subjective, du moins pour une oikia, tandis que les précieux klimakia régulièrement mentionnés dans les inventaires d'ex-voto ne peuvent être, eux, que de taille réduite' . Dérivé de X1lt!J.lX, .l'inclinaison., avec un suffixe -.xx- qui se retrouve dans nombre d'autres termes techniques, xH!J.lXç est assurément employé dans toute la Gréce, depuis Homère, pour désigner l'escalier, en bois ou en pierre, ct l'échelle proprement dite. Le synonyme &.v.xôrt.6!J.0ç est moins fréquent et concerne avant tout le degré seul 8. Dans le devis de l'Arsenal du Pirée, la klimax est une échelle en bois pour accéder au niveau supérieure, dans les divers comptes d'Épidaure, il faut y voir tantôt un escalier, tantôt une èchelle. Dans les papyrus, d'après les recherches de G. Husson, .x1lif.VX'; comme escalier de la maison a quatre attestations, toutes ptolémaïques, le mot 7tOO"a6ç l'ayant remplacé dans ce sens aux époques romaines et byzan-
(1) Clichés des mUr!! dans CHAMONAllO, EAD VIII, 2, p. 305sq., et dans BCU III (1987), 1). 634 fig. 8. Voir aussi les escalier!! de la Maison de l'Hermès, BCIl 77 (HW), p. 472-476. (2) Voir &tenonJiotl! aJ OIynlhu! VIII, p. 267sq., et HO~;I'F"'EII-ScllwA"'ONEn,HelU! und Stadl im klauiuhen Griuhenland, p. 67. (3) Bell 99 (1975), p. 274. (4) cr. G. M. STll'AI{IS, dligh Stage and Chorus in the Hellenititic Theatre 0, BICS 10 (1963), surtout p. 39-40. (5) EAD 12, p. 231. (6) ArehiJulure Il, 2, p. 456. (7) Selon W. DEONNA, _Ex-voto délientio, BCU 56 (1932), p. 410-420, la petite échelle en bois doré, entourée de deux tierpenls, n'est pas un exemple uni/lue; ill'Ilssimile au lÙ,.'tJ4'''ov 'l'",v."oiiv de 1409, Ba Il,1. 00. (8) A ce propos je ne tiuis donc pas MAllm, Mautrbauinschriflen Il, p. 81, qui estime: _Ein grundsiib.Uicher Unlerschied zu &'_6<.0",,6, betiwht nichto. (9) fG 1Il, 1668, l. 84.
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tines. lll ; en fait, l(Ài:fJ.O:~ et XÀt!!!XXLOV restent employés en Égyple à l'époque romaine, mais jamais pour J'escalier d'une maison, seulement pour l'escalier public d'une ville ou pour une échelle.
Les dérivés de )C).i.u:a';? Le dérivé secondaire XÀtfl<xxrijp se rapporte au .degré. d'un escalier ou d'une échelle. Tous les lexicographes s'accordent sur ce point, ainsi Pollux, IV, 127: TIjç ôè Ût!LIXXOr; ol ~cr.6!J.ol XÀL!J.a:XTIjptç XIXÀOÛV1'IXL, ou X, 170 : xa.t ol ŒVo:tlIXO"fJ.OL T'iiç xÀtfLlXxor; xÀtfA.OC)crijptr;, et Hésychius : XÀLfJ.IXx:riipe:ç' al TIjç )(ÀtfJ.OCXO-; ~o:6fJ.ot MaÎs le mol est resté d'un emploi plutôt rare 11, il semble qu'on lui ait en général préféré le synonyme [)cr.6fL6ç (ou (»:0"fJ.6ç), connu à Délos uniquement par J'adjectif 1tEV'C'Œ61X0"f.l.OÇ, un hapax. Reste un deuxième diminutif, XÀt[J.IXXt<;, Il a en principe le même sens que XÀt[J.&.XLOV, mais dans les comptes de l'Érechtheion U comme dans un devis délien, il s'agit manifestement du .châssis& d'un caisson de plafond 13, dont la slructure est en gros semblable à celle d'une • petite échelle., avec ses barreaux ou traverses reliant deux poutrelles u .
ICAivos
voir ICUTU+oPa.
colle: 145, 1. 13: en 302 av. J.-C., achat de [J.(À-rOIJ, x6ÀÀ1)<; ; 203, B, 1. 97 : réception de SUo ; 290, 1. 237 : en 246 av. J .-C., pour la dorure à la feuille d'une statue, achat de deux mines et demie de colle. lCoAAu:
x6ÀÀ1Jç 7thIXÀIX
(10) Oikia, p. 150-151. (II) En dehors de l'épigraphie délienne an ne peut guére citer qu' IG [l', 244, 1. 80 (pour les contremarches de
l'esealier des murs de Munichie) : 't(l'W~ T<X IUTWl'I/l T':;'~ xÀ'll"'x-riJpW[~l Mil; X/ll6plM. len faisant les faCe<;! des marches lisses et droitesl (d'où le commentaire de M"dEH, Mauulmuinuhrifl~n Il. p. 81: .Die XÀljLŒXTijpl' sind die einzelnen Treppenstuffen (...) oder die Leitersprosset). En littérature, voir Aristophane, Frag. 277. P. CIlAI'ITllAINIl, La formalion d~1 noml tn grtC ancitn, p. 327-328, rappelle que le terme existe aussi dans le vocal>ulaire maritime (.échelle de débarquementt), comme d'autres mots affectés du suffixe instrumental --riJp. (12) IG 1",474,1. 247, 251 et 257: w. r.À<>'!IJ'" w. hil T<X'] xÀ'll"'x!b.<;, .Ies cadres au-dessus des petits chil!lSiu. (13) VAU.OIS, Archil~c1urt Il, 2. p. 414: ILes klimakidu !!ont de petil..s cM!lSis divisés par une ou plusieurs traverses, comme il l'Érechtheion: elles reposent trois par trois sur de grands châ!!l!is. les phalnai; au-dessus chaque ouverture est bard&e d'un cadre, plailioll (...). Le ponçage des klimakid~1 prouve que celles-ci étaient en boisl. (14) La présence de XÀ'I4}ct,d3t..w dans 504, A, 1. l, a poussé l'éditeur deg ID fi restituer, dans la partie qui précède ce mot, (IEÀ(&w~], toujours d'~près les comptes de l'Érechtheion, où aEÀtç g'applique aux poutres du plafond qui dessinent des compartimenl..s. Le caractére par trop hypothétique de cette restitution fait que je n'ai pas retenu <7EÀu; dans mon lexique; à son sujet, voir G. Roux .• Problémes delphiques d'architecture et d'épigraphie. 1) Les Stlid~1 du temple., RA 1989, p. 23-35.
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kO}"},,a.w: coller: 203, A, 1. 57 : en 269 av. f.L1X't1X.
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J.~C.,
8tlX'It"p(alXV''n XlXt
kO},,},,'lI.l.a.: collage, marqueterie: 287, B, J. 152: en 250 av. d'Apollon, 'tWV m.Jl;1vwv Œ.'It"6't"of.L1X XOÀÀ~I.l.IXTIX xu'It"lXp(aatvlX.
xOÀÀ~alXV"tt
~.-C.,
XIX'
À(UxwalXV"t~
ÀEUXW-
pour la porte du Temple
A Délos, l'achat et l'utilisation de colle 1 sont mentionnés lorsqu'il s'agit de faire adhérer des feuilles d'or sur des statues, ou tout autre support, par exemple architectural. La colle fait alors partie du matériel habituel des peintres 2. Plus simplement, on a pu coller des planchettes de bois destinées au dessin ou il l'écriture (203, A, 1. 57). En revanche, l'adjectif &x6ÀÀ'rJ't"oç n'implique pas nécessairement l'usage de la colle quand des pierres sont en cause, comme dans 507,1. 13, car x6ÀÀ1]'t"0<; signifie «non recollé. au sens de .bien ajusté. s. Les comptes témoignent encore d'une utilisation plus rare de la colle, pour la marqueterie. C'est ainsi que des petits morceaux de bois précieux, du buis ou du cyprés, ou encore de l'ivoire 4 , ont éte incrustés et collés sur la luxueuse porte du Temple d'Apollon. Les hiéropes emploient à celte fin la forme x6ÀÀ'rJ(LlX, qui doit correspondre au 'lt"lXplXx6ÀÀ'rJf.L1X de Théophraste et au xOÀÏlIX't"tx6'1 des comptes d'Épidaure t .
kOl.l.t~W
(liyw j uYwyTJ, ~ j Gl.l.ugu, ~; uvciyw; UVUICO l8t). ~ j QVUICO.... t~W; ci'ft"GYw j ICa.TUICO.... ~W; 'ft"upciyw; 'ft"a.po.ICO .:tW j 'ft"poc:rICO.... t~W) ICO....ttW 1 : transporter: 104-4, aA, l. 11 : dans un cahier des charges athénien du milieu du IVe siècle, bA, 1. 21: [B&:)M1"1"IXY XO!L(~OV"t~; 144, A, 1. 64: en 304 (1) 3V. J.-C., des tuiles pour le Dioskourion, 1. 69 : des tuiles pour l'hestialorion de l'Asclépieion, 1. 73 : de l'fJpoç (1) pour l'Inopos, 1. 74-75: des tuiles pour l'Hérakleion; 156, A, 1. 37: des briques (I3cune); 162, A, 1. 50 : du bois pour l'oikia Ch3réteia. QVUlCo.... l811 : transport de bas en haut: 165, 1. 46 : en 276 av. J .-C., dç ~v Œ.vlXxof.Lt81jv 199, C, 1. 30 : ~'1 &:vlXxof.Lt81jv 't"wv À16w'I I!:tç TO KûvOw....
TW'I
ÀŒw'l;
a,Va.ICO....ttW: transporter de ba.~ en haul, monter: 153,1. 14 : au début du Ille siècle av. J.-C., des stèles et des socles; 154, A, 1. 16 : du bois; 163, A, 1. 39 : des tuiles; 158, A, 1. 59 : des briques pour l'Archégésion, 1. 69: un seuil pour le Temple d'Apollon; 161, A, 1. 75: des tuiles pour le sanctuaire, 1. 105-106 : une pierre pour le sanctuaire, 1. 109 : du bois; 163, A, 1. 39 : des tuiles; 165,1. 33-34: du bois pour le Kynthion, 48, 51: des pierres pour le sanctuaire; 199, A, 1. 24: des pierres pour le lryphaktos, C, 1. 31~32 : des pierres pour le Kynthion; 203, B, 1. 14 : des pierres pour le théâtre; 290, 1. 226 : en 245 av. J .-C., du bois pour le sanctuaire.
(1) Voir Glr"ouv€s--MAFlTlr", Diclionnaire mtfhodique l, p. 90: le~ colle~ llntique~ Haient !lOuvent d'origine animale ou végétale, ~sine, fromage, poisson, bourses de taureau. Celle dernière est de la colle forte poour le bois: ~\)).(jxbUor. ou xbUor. nXT(j~~x-i). (2) Elle est mentionnée IKmr cet uSllge dans des pllpyrus : voir M. NOWICKA, .Papyrologica : sur les instrument.ol du peintre., CE 53 (HI78), p. 152, 154; ead., .LIl peinture da"s les papyrus grecH, Archr%gia 30 (VarllOvie, 1979), p.26. (3) Voir &X61J.1lT(j~ dllns "otre rubrique 1ii6p,,"""T<>l;, supra. (4) VALLOIS, Archileclure TT, 2, p. 452, n. 2 et 3. (5) HP, V, 7, 6, et /G IV', l, 102, l, 1. 69: .D•..,.o xolJ.c:I.TlX~~ ri" 6lJpb.f':r.n. (1) Je ,,'ai rete"u que les quelque~ ca~ où le verbe xo"a;", et ses composés apparaiSlle"t sur une pierre bien con!!ervée, un contexte lacunaire ne permettant pas de juger de l'opportunité de leur emilloi. J'ai procédé de même !J'Our liiy'" et sa famille.
KUTClkO,,-ltfol:
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transporter de haut en bas, descendre: 159, A, l. 38, 50 : depuis le Nymphaion, A, 1. 40 : KlXT(lX0f.l(o"lJ.a~ de l'~por; (?) depuis Paros, ct &:vIXXOf.lLaCl:
},moul; )UX't"(lxof4:(O'<xV"t'~; 203,
1fOpo.KO....'tW : transporter le long de : 144, A, 1. 61-62 : pour le Dioskourion, des corniches et des éléments de couverture; 297, A, J. 36 : des tuiles (vers l' Asclépieion ?). fl'poaICO....(tW:
transporter vers: 159, A, 1. 28 : &7t"O
-roi) ;(Wf.tOC'l'OC; TOÙe; A[Oou.:; 1tPOGX0IJ.((l"ŒOW.
ci.yw : transporter : 144, A, 1. 110 : à;YŒy6v-r~ xoct tPYCl(JIX!J.É'IW~; 163, A, 1. 12 : &yoty6....n èx T1jvou; 199, A, 1. 77; 287, A, 1. 51 : È:PY(lO"otIJ.Évo~'i)lJ)(t &:YlXyouow; 290,1. 181, 183,202,210,2-12,213,214, 215,219,222,223 : &:YIXYET... divers lots de pierres sur le chantier du péristyle de l'Asclépieion; 372, A,!. 139: en 200 av. J.-C., adjudication pour 1"El-tET'I XlXt ocYIXYET,,; 442, A, 1. 199: voir ci-dessous, U1TQYW, ùYW'Y'l: lransport : 365, 1. 33, 37: en 208 av. J.-C, pour la Salle hypostyle, "t"tjv '>W'll"CWPW" '>Ol-t~" Xilt ocywr71'l. ÙVQYW: lransporler de bas en haul, monier: 287, A, 1. 91 : pour le Portique des Naxiens, oc'lIXYI1YET'I "t'oùç ÀtOour; ttr; '>0 tEp6'1. à,lI'QYw: descendre, débarquer: 161, A, L 78; 199, A, 1. 109: ocl"CIXYI1Y6....n "t'oy xtPI1l-t0"; 287, A, 1. 90,93; des pierres pour le Portique des Naxiens, pour le théâtre; 290, L 217,228 : ocl"ClXyl1y6....n ôt "t'oôç ÀL60uç il"Ci "t'o lpyo,,; 442, A, 1. 199 : 'toTç "t"tj" «p.IXE;I1" OCYIXY0ÜO'L'I XlXt &:1"CIXYIXYOUOL'I. lI'upO.yw: transporler le long de : 161, A, 1. 105: en 279 av. J.-C., une pierre, depuis l'Asclépieion. o..,..ugu : chariot: 173, 1. 10; 442, A, 1. 199. L'administration de l'île sainte devant importer la plupart des matériaux de construction dont elle a besoin, bois, tuiles, briques, et même des pierres, les mots qui évoquent le transport de ces marchandises reviennent souvent dans les comptes. Les préfixes apportent ici quelques nuances intéressantes, liées il. la situation et la topographie de Délos. Le verbe le plus fréquent est probablement &yw, plus «neutre t que les composés oc1"C&,yw et liv«yw, li\IIXxop.(~w : les préverbes &:l"CO- et &:'1IX- signifient alors que l'objet a été transporté par bateau, tdébarquét et «monté. dans le sanctuaire d'Apollon, qui se trouve eUectivement sur une terrasse derrière le port'. Pour le Portique des Naxiens, un entrepreneur a débarqué les pierres (&:l"CIXYIXYW"), et c'est un autre qui les a amenées (OC'lIXYIXYETII) jusqu'à la Terrasse du hiéron (287, A, 1. 89-92). La présence du terme '1IXUÀO", t freh, dans la ligne précédant l'emploi du verbe li"IXXO!J.L~W dans 156, A, 1. 77, témoigne également de l'ordre des opérations, qui se retrouve dans 203, B, l. 10-15 : les pierres sont débarquées (ô:l"Cl1ylXy6....n), le fret est payé, puis vient le rituel OC"IXXOf.lLl1lXV't"L, pour le transport vers le théâtre 3. 'A"lXxof.lL~w et le substantif li"IXXOf.lLÔ1j sont encore plus justifiés lorsqu'il s'agit de «monter. des matériaux à \'Archégésion ou au Kynthion. L'emploi des composés xlX"t'lXxop.l~w, l"ClXpI1XOP.(~w et mx:p«yw esl lui aussi en accord avec les nécessités topographiques. Alors que XIX'>IXXOf.lL~W implique une descente depuis une colline 4, l"ClXpIXX0f.l{~w et l"CIXPŒYW se disent du transport de matériaux le long de la mer, jusqu'au Dioskourion, et probablement - mais l'inscription 297, A, est bien iacun:lire - vers l'Asclépieion (une région où se trouvait un gisement de cipolin), ou depuis l'Asclépieion vers le sanctuaire (161, A, 1. 105), enfin l"Cpol1x0f.ll~w s'explique par la distance entre le bord de mer et le sanctuaire.
(2) J. THl',HHUX, BC1176 (1952), p. 578 et Il. 1 : aloN! qll'&yw s'applique au siml)le .déplacement o.I'lIn objet., li-.4yw est fréquent dans les comptes _pour lrallsporter quelque chose il Ull lieu plus élevé •. (3) Voir le commentaire de G. GL.OTZ, fUll transport o.Ie lllarbre pour le théâtre de DéloSf, RI'.'G 32 (1919), p. 240-245. (4) Ce qui 1l0US dOlllle. dalls 159, A, 1. 38, 50, un indice pour tenter de situer le Nymphaioll délien.
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Il s'en faut pourtant. que les hiéropes soient toujours aussi precis dans le choix du verbe utilisé pour le transport. Ils peuvent en effet se contenter du simple xOfJ.tçw pour aller jusqu'au Dioskourion ou à l'Asclépieion, el même à l'Inapos, pourtant situé à un niveau relativement élevé. Et il est certain que dans le compte 290, où l'on trouve tantôt b&:yw, tantôt (le plus souvent) «yw, pour les multiples transporteurs adjudicataires du péristyle de ]'Asclépieion, il s'agit toujours de la même opération: un transport de marbre par mer, son débarquement et son arrivée par voie de terre au chantier.
Pour • l'action de transporter., les rédacteurs des comptes ont connu, outre &.wlXOf.lLS';", le substantif &.ywrfl. C'est ce dernier qui apparaît constamment dans les inscriptions architecturales de toutes origines 6. Mais à Délos, nous ne le lisons que dans le texte qui traite du chantier de la Salle hypostyle, il est alors spécifié que c'est un même entrepreneur qui se charge de l'extraction du poros dans la carrière et de son transport (365, 1. 33, 37). Cette association se retrouve dans l'adjudication de u!J.crv xell .xyaycrv pour une autre construction (372, A, 1. 139). Faut-il invoquer la nature de la pierre, assez facile à extraire et lé~ère, ainsi que la relative proximité des carrières? Comme en témoignent les exemples que nous avons relevés, l'extraction, accompagnée d'un dégrossissage, et le transport par mer ou par terre, font rarement l'objet d'une adjudication séparée. La division du travail est tout de même parfois trés prononcée: nous avons vu que ce sont deux transporteurs différents qui .débarquentt les pierres destinées au Portique des N3xiens et les. montent. au lieu prévu, dans tous les cas avec un tchariott à quatre roues, Œ!J.IlÇIl e. A Délos le vocabulaire du transport privilégie naturellement le trajet de la côte à la terrasse, soit une petite montée. Il en va de même dans les comptes d'Épidaure, qui parlent de 1'&:vr../'(wylj1, et de son côte Démosthène, dans Contre Timothée, 26, dit &:va:xofl.ll:w pour un transport de bois depuis le Pirée jusqu'à une maÎson. MaÎs en général, les textes littéraires ont plutôt l'occasion de parler de l'opération inverse: descente à la mer depuis la montagne, avec le préfixe l
1C000TW: couper, découper, tailler: 146, A, 1. 73: en 301 av. J.-C., XOV(llY xo7t"t'ouaw; 165, 1. 15: x{O}./.tIlV'T1 dç ['t'oùç ? Yly]M!J.ouç T1J!J. m{~p ?]wa~v 't'
6,lI'ÔICO........ a.:
coupe, découpe: 158, A, 1. 32 : en 282 av. J.-C., 1tWPWV OC1tox0!J.fJJX't'wv.
dressage horizontal: 507, 1. 10 : vers 250 av. J.-C., dans un devis pour un édifice indéterminé, Xllt È1ttX01t't'wv 't'liç trttxo1tliç 1t&.alXç.
f:lI'lICO'It"ÎJ:
(5) Voir les nombreux exemples donnés par OTlI..ANoos-TnAvl.os, Uzikon, s.o. (Attique, Delphes, {::pidaure, Didymes, etc.). (6) Pour des détails sur ce, véhicule couri Il plate·forme aménageable., tracté par des boeufs, voir G. RAEPlIAET, ,Transport de tambours de colonnes du Pentélique Il Ëleusis al! IV' siècle avant notre ère., AC 53 (1984), p. 101-135 (Il propos d'IG III, 167:3). (7) JG IV', 1, 109, l. 98,108,156,158, et 115, 1. 14,15. (8) Textes cités par D. MUI..I..IEZ, • Notes sur le transport du boiso, BClll06 (1982), p. 107, n. 4: Strabon, XII, 3,12: E"X"',"'X"'f't(I't
ICOpu~ÎOV
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ÈTrlKénM'faJ: opérer un dressage horizontal, écrêler, araser; 161, A, 1. 50 ; en 279 av. J.-C., 't"av 6p«vo\l 't"OÜ \ltW 't"OÜ 'A7t6ÀÀwvoc; Ê:7t~xb~IX\I't"l; 500, A, 1. 28 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, l7t~x6~1XC; ai: 't"a [yûa}l\I x{;[x),)w~ op6b\l, 1. 36 (restitué); 507, 1. 10: voir ci~dessus, ÈTflIC01T1'); 507 bis, 1. 15: dans un devis, È7t~X)6~IXC; ?
De même que le verbe 't"LIl\lW, mais avec une fréquence quelque peu inférieure l, x67M'w se rencontre en épigraphie comme en littérature à propos de la taille des pierres et du bois. Les inscription:; déliennes connaissent aussi, pour la découpe de morceaux de poros, le rare substantif IX7t6xOIlIlIX, au lieu de IX7t6't"0llo\l employé pour des morceaux de bois l . Quant aux composés t7ttxowrw et èmxorrl], ils reviennent assez souvent dans les inscriptions architecturales, en un sens technique bien particulier. 'E7tLXOrrl] signifie que la matière superflue est enlevée à la surface (è7tL) du bloc, par tailles successives, pour lesquelles le texte délien précise qu'eUes sont faites «au niveau et à la règle •. C'est le stade final de J'arasement, le mot pouvant désigner aussi bien l'action elle-même (= le «dressage.) que le résultat de l'opération (dans 507, 1. 10, que l'on peut traduire par: ten dressant toutes les surfaceSt). Elle va de pair avec le ravalement ou le polissage, évoqué par le verbe ~iw dans le même texte délien (507, 1. 9). En dehors de Délos, nous retrouvons bnxorrl] dans: lG IP, 1671,1. 61 (Éleusis, texte lacunaire), lG IVI, l, .102,1. 235 (Temple d'Asclépios à Épidaure): to..t't"o O''t"PWTI]PW\I rn~xo1t6;\I, IG VII, 3073, 1. 71 (Temple de Zeus à Livadie) : tv TYjL bt~xo~~, Didyma II, nO 41,1. 17: XlXt è:7t~xo7riic; IX\I't"L6[&llhw\I - - 7tOÔW\I. Le verbe correspondant, IÈ7tLXOwrW, se lit dans les mêmes contextes épigraphiques!. Un passage du devis du Temple d'Asclépios à Délos est spécialement instructif, qui nous parle du dressage supérieur de la corniche, Hn cercle, tout droit, d'après la pente. (500, A, 1. 28).
arbalétrier: 104-24, 1. 29 : au milieu du IVe siècle av. J .-C., dans le cahier des charges du Temple athénien, un autre bloc de corniche Ima 't"WL ~UÀWL 't"Wt XO[plJlplX(W~ b 't"]w~ 't"OL;(W~, 1. 32-33 : un autre bloc des corniches du fronton, 0 7tp[o]aMÀÀw\I 7tp[oc; wy XOPUlp]lXtOv; 500, A, 1. 38-39 : vers 297 av. J.-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, 't"Œ ai: x[0PlJlplXtlX 7tOLW\I 7tp0.:; 't"Œ. IlhplX 't"Œ ôo6brrp.. Les trois exemples de XOplJlplXÎO\l à Délos sont presque entièrement restitués: une restitution qui peut paraître satisfaisante d'après le contexte, mais, reconnaissons-le, trop grande pour ne pas susciter quelque réticence. Ce sont encore une fois d'importants textes attiques qui ont servi de base à ces restitutions. Dans le devis de l'Arsenal du Pirée, on demande: È7tL&ljaI!:L XOPlJlplXtlX (...) XIXL lhOt?lloO'I!:~ 't"Œ XOPUlplXÎIX xtPXLO'L\I lÈ7tt 't"wv 1lE:0'0Il\lW\l 1 • La traduction du terme avait déjà fait couler beaucoup d'encre lorsque RoI. Martin reprit la question 2; il avait remarqué que pour Fabricius, Dôrpfeld, Choisy, Durm, Dinsmoor, 't"O XOPUlplXtO\l, dérivé de xopulpl), $Ie sommeh, désignerait une «poutre faîtière. soutenue par un $ potelet. (lm6lh]IlOt, 1. 51) qui s'appuie sur tl'entrait. (1lI!:O'OIlY7J,
(1) On ComllOl'{lra les rubriques ",om:", et ,cfI-"'" du I~;z;;kon d'Olll.ANOOS-TIlAVLOS. (2) Voir nolre rubrique TOfl-O~, infra. (3) Voir OnLANDOS-TRAVI.OS, Lexikon, ,.v. 11I1",0m:",. et M. ~IOLl.HAIJX, El. d'ipigraphie el d'hi5foire grecque l, p.350. (I) IG 111, 1668, 1. 49 et 52. (2) .Charpenterie gI'{lC(luet. ReG 80 (1967), p. 314-324.
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1. 51) en son milieu, tandis que pour Marstrand, Lawrence, Jeppesen, ce serait une poutre oblique en fonction d'arbalétrier, .bien qu'il ne s'agisse pas vraiment d'une ferme.. C'est la deuxième interprétation - en fait, formulée pour la première fois par P. Foucart l - qui a été adoptée par RoI. Martin. Il remarque tout d'abord que dans les comptes de l'Êrechtheion" /, À(6o( xop~iot; se dit du • bloc sommital du tympan qui, de ses lignes obliques, dessine la pointe. : il semble donc que Tà. XOPUlp«ir.r: puisse s'appliquer aussi bien au faite qu'à l'ensemble du dessin du faite, donc aux poutres obliques. En outre, le devis 500 et d'autres inscriptions déliennes donnent le terme spécifique pour la • poutre faitière.: c'est ~6pov, sur le sens duquel ne plane aucun doute'. Si bien que la phrase du devis de la Skeuothèque du Pirée pourrait se traduire ainsi: .on posera les arbalétriers (...) on [les] assujettira avec des contre-fiches sur les entraits •. Effectivement, la restitution de Tà. x[opuqxx.ir.r:] dans 51)), A, 1. 38-39, un passage qui traite des rampants, convient pour des «arbalétriers., tandis que dans le compte athénien 104-24, le mot à compléter est en rapport avec un mur, ce qui se comprend difficilement pour la faîtière que voulait restituer Vallois', mieux pour un arbalétrier.
KOa}l"cnS. "'; K6cJv.OS, b (lw,.~'I"'" ~)
KOa}lOS: - ordre, frise: 51)), A, 1. 19: en 297 av. J.-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, ÀW]Ov 314TpoXOV qovrlX TÔV XOo-fLoV TÔV IXÙ't'ÔV â.n(à] fLn{OTl:WU XOll Tp~rÀUq.oU ", 1. 27 : Tl:M}rot;; TOÜ XOo-fLOU 1t"IXvr&;, J. 44 : bd] 3è -roü xOo-fLoU 1t"IXv-r&; â.PfLoù.;; ~~éwv. - düof: 290, 1. 230: en 246 av. J.-C., pour les trois statues du Pythion, XlX1 TÔ" Àonrov xOafLov; 1417, B l, 1. 27 : au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans l'inventaire du Sarapieion, deux trépieds delphiques llv /, ~'[ç oûx fxwV TÔY xOafLov; 1522, 1. 12 : dans un décret, bti -roü (~]wfLOÜ (cru... T(;n 1] ÀO~Tl:W(~) XOo-flM. K6cJv."cnS : ornementation, emlMflillllement : 161, A, 1. 92 : dépenses TOÜ 'ApufLt.Giou cL; xOafLl'Jo"~"; 199, A, 1. 26: dç rljv x60"fLl'J0"~v TWV!v TW~ 'Apn:fLt.G{W~; 203, A, 1. 48-49: en 269 av. J.-C., cL:; x60"fLl'JO"W TOV t!pov TIjç ~H PeJ.<;; 291, b, 1. 23 : cU; x6(0"]fLl'Jo"~V n'dv h TW~ 'HplX(w~; 3 t 6, 1. 120 : en 231 av. J.-C., cl.. 'HplXïo'l et.. XOafL'lO"L'I. •'flK6cJv."cnS: ornementation, embellissement: 2627, 1. 2: en 110-109 av. J.-C., au Sanctuaire syrien, on s'active et.. ~,,] !mx60"l-l-lJO"w TOV tr:pov. Le mot x60"f.lo"t, qui déjà chez Homère s'applique très largement à .l'ordre. et au «bon ordre., a finalement pu désigner dans un contexte architectural la succession des métopes et des triglyphes, ce que nous appelons • l'ordre dorique •. A ce niveau, une pierre peut porter en même temps une métope et un triglyphe, en une suite alors considèrée comme .ordonnée. (500, A, 1. 19). Le devis dé lien distingue bien l'épistyle proprement dit de l'ordre, ou • frise.; cette distinction se retrouve dans des dédicaces d'Asie Mineure: 1'0 lxlltt'ÔÀ~O" XlX1 TÔ" bc'IXÙ'foV xOa!,-ov, «l'épistyle et la frise au-dessuu ' , et est impliquée dans le composé XO<JflOrp6poÇ, «frise à anthé-
(3) (4) (5) (6)
Bell 6 (1882), p. 544>&q. tG P, 373, 1. 100 et. 115. Voir noUe rubrique ~6po., infra. tlrchiltdurt: 1. p. 417.
(1) D'êt,ymologie encore gique wmpUmenloire.
inexpliqu~. malgré
lei! recentes propoBit.ionli de VAN WINDIUU;;N8. Dieti(lflnoirt: ttymolo-
(2) MAMA VIII. 439-444.
"
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232-
miont, connu à Didymes B. A moins de vouloir prendre la partie pour le tout, x6alA-oç ne peut donc signifier, comme on l'a affirmé" .l'entablemenlt. A partir de cetle idée fondamentale de tcfrise., le sens du mot s'est progressivement élargi jusqu'à connaître une extraordinaire fortune il l'époque impériale, surtout en Asie Mineure, grâce à l'expression aù." ltdvtl 't"w~ x6alA-w~, .avec tout son décon. Dans quelques rares cas, comme celle inscription d'Ancyre où l'on dédie un pronaos aù." 't"w~ È1nlfltp0IA-É'lM x6alJ.w~ 1t"dvrt xa.l 't"oîç ~uÀ(VQ~ç
]GR 111,'1277 : il Soada, en 185 ap. J.-C., la cité a construit. 1'0 l('t"(alA-ll aù... ~PYŒo"nlpto~ç xa.l ltllvtl x60"IJ.w~, H. SEYRIG, Syria 17 (1936), p. 260 1. 9 : dans un hypogée de Palmyre, on a 1'«ç ...tXpo6lJxa.ç aù'" 1tdvrl x6alJ.wt.
La même formule se lit dans une inscript.ion de Kidrama li; J. et L. Robert., qui ont. choisi de t.raduire par. décoration t, en ont. donné ailleurs 7 la plus compléte définit.ion : • ce sont les colonnes, les architraves, les statues dans les niches, ele., tout ce qui n'est pas le gros oeuvre architectural et qui est normalement en marbre, sculpture ou revêtement notamment.. Cette importance donnée au décor est tout à fait caractéristique de l'époque impériale. Le x6alA-0ç est donc il distinguer du Xd't"dp1'~0"1J.6ç, tles accessoires nécessaires t, <
(3) Didyma Il, nO 32, 1. 14. Voir notre rubrique u30
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lerme xOap."JO'F,Ç Il que les composes
rnlxoa~w,
èmx60!Ll'jG\l; 11. Comme il eslle plus souvent. ques-
lion de la x6afLlJmlj; de la statue d'Héra, la plupart. des savants y onl vu un lavage de cet.te stat.ue, qui est ensuite parée, ornée; mais Ph. Bruneau a fait. remarquer I l que l'expression (hn)x6Gfl.1JoF,Ç 'ti)<; ·Hj)
kOUpci,
orIj
morceau de bois coupe à une ulremile : 442, A, 1. 157 : en 179 av. J.-C., du bois coupé Œ7tO TW" XOlJpW" TW" 80xw", 1. 229 : dç -ro 7ta.Pa.XlUlJfL!J4 Ta 7tar.pilt TIJ.'ù;: XOlJpŒtç.
De la même racine que xt!pw, Hasen, le substantif X.OlJp&. s'applique à l'aclion de tondre, l'élagage des arbres, et finalement il la boucle de cheveux coupée 1. On comprend donc que dans un contexte architectural, comme il Délos, il puisse désigner les morceaux de bois coupés à l'extrémité d'une poutre et réutilisés de diverses façons.
<"","",""
1>; +plap, Tb)
km : (onlaine, ou (ontaine-puits : 69 (règlement trouvé dans la 325 av. J.-C. env.) : MT) 1tÀlNn ml TTj" x.pT[",}v fL'l3è'11,
Fontaine Minoé, et daté de
xOÀ\J!-C(fn" b T)il xpTj"", !L"'l3L.À•. xrn[«] ,",'II xpTj-.{n]. .. ; 144, A, 1. 92 : en 304 (?) av. J .-C., TTjy xpTjVTj" rl)fL M,'II6'l"; 154, A, J. 30-31 : TÔ ttyoç TOÜ OtXOlJ TOÜ m' 'o[pro}yb.~ xa.l 'Ta rij.;; xpTjVTj';; Eù6!M XŒ'TIXÀl:L
177 av. J.·C., réfection de la toiture de la Minoé, 1. 101-103 : fourniture de bois pour ce travail; 2057: en 116·115 av. J.-C., dans le Sara pie ion C, Tij" XPlJV1J" «véOTjXC'\l. kP'1Ylov: (pdile) (onlaine: 290,1. 75 : en 246 av. J.-C., TÔ Xf'l"(o,, TÔ br'
'O~, (même
ror-
mule, restituée: 341, 1. 8). kP'1vis : (pelile) fontaine: 144, A, J. 86-87 : n;" xpTl-Ma. T'ijfL TopO.;; TÔ dow bt(1.O}w.{&.oar.vn., fourniture de yc"iaar., curage; 153, 1. 9-11 : apparition de vigne gênante dans une bergerie, el6T' i[" T]ij~ (10) Cf. 290,1. 65; 291, b, 1. 23; 294, 1. 8, 9: 372, A, 1. 103: ~ ·Hp«( di: ,,6Gfll'jCJ\v. (II) 290, 1. 148 (Ilatue d'Artémi.), 151 (Iutue d'Aphrodite); 338, Aa, 1. 4'2: (.utue d'Aphrodite); 372. A, 1. 102 (Ilatue de Dionysol): 440, A, l. 33. 34 (DionyllO!i et Hlml). (12) Cul/e., p. 253. (13) WEI.u;a dllnl Kn""I.INO, Gera.a, nO 61 : il6...oplk.>a" ut il h",,,6GI''1a,, T<)ij ).o"~poü .• Ie relèvement et l'embel· lissement du baint; lG lit. 1011. IV, 1. 71 et V, 1. 80 : bt
-234 XP"lvi3~ l~VlJ, (...) N!x(o)... ~ T'ÎJ" XPTf"ili(<<) ~6ŒpŒvn; 159, A, 1. 47 : en 281 av. J .-C., ""io; xpTlviOOl; njç 1tpô, T(;H lcp(;n 'tO 1iyoç È1ru:nwJ6.GŒV'n; 163, 80, 1. 21 : en 276 av. J.·C., TG 1't"t"W!L« rijç xplJ'Ii[3ot;]; 290, 1. 96 : T'ii, xp~ç TT,o; i{1t' 'O~L rlj'l 6po}p'ij'ol XI:l·nù.d~Œvn.
KpGUYÔç:
jet ou bouche d'une fontaine, fontaine: 287, At 1. 79 : en 250 av. J.-C., TtI~ ho njl <1XTjvijl.
't'OÛt;
xpol,lvo,J.;
3L«X«6Œp«vn
+pÉClp: puib : 154, A, 1. 33 : en 296 av. J.-C., dans la palestre, Tb lPPWP m:P'XOMO"«Vn ; 156, A,
1. 79 : et, 'tiJv otxMoI-'-Lxv TOÜ 'fIpéor:roc; (toujours dans la palestre, comme les deux mentions suivantes); 290, 1. 95, et. 338, Au, 1. 37 : curage du fPUP; 1416, B Il, 1. 14 : au milieu du Ile siècle av. J ,·C., dans un règlement de bail, XI:lt 1'11 lJIpœTŒ )(.(I:l ,à.ç tÀLdtll;.
La discordance que l'on peul parfois observer entre J'information fournie par l'épigraphie et celle que donnent les fouilles est particulièrement grande pour les structures qui alimentent Délos en eau et pourvoient à l'évacuation des eaux usées. Les habitués de l'He savent que comme aujourd'hui, la Délos antique ne devait qu'exceptionnellement manquer d'eau, même en période de chaleur forte et durable l, grâce à des puits alimentés pur une abondante nappe phréatique, grâce à des fontaines - malgré l'absence de véritable source, compensée par un cours d'eau, l'inopos, qui paraît avoir été plus abondant autrefois - , grâce encore à de nombreuses citernes', qui constituent une des grandes curiosités du site, ou l'on peut aussi admirer un bon réseau d'égouts. Mais si l'on s'en tenait aux seuls renseignements épigraphiques, cette variété et cette richesse des 'ouvrages hydrauliques ne pourrait être appréciée à sa juste valeur. Dans la mesure ou les inscriptions déliennes ne s'intéressent que peu aux structures d'habitations et se concentrent sur les sanctuaires, il n'est toutefois pas surprenant qu'aucune citerne (1) Deloe. toujoun ~te une caiguadeo ripul~, comme 1'. krille voy.geur Pilton de Tournefort, f.il connnn~ par 1. Corl~ orchbHogiqu~ d~ rl/~ de Dit". (J89J..I89l), dressee par E. ARoAILLoN el Il. CoNVERT (1902), qui .ignale plu.ieun poinll d'uu, lesquel!! n'onl pa' fail dMaut pendanlla .gnlOde fouilleo, ni pendanlla durl' skherelllle de l'~t.e 1987. On POUIT8 objec::ler que la densite de la population, et partant la consommation d'uu, est.ujourd'hui faible par l''llpport., ce qu'elle pouvail Url' dan. l'Antiquite. Je penillle loulefoi!!' n'expliquer que par une skherelllle tout, f.il exceptionnelle le grarnte d'un esclave (1) origin.ire d'Allie Mineure, .ur le mur d'un reORGIOU·VRNBTA8, DriOi. Rechtr(hu urhoinn .ur une Dif/t antique (1981), p. 109-110, aboutit il des chiffres qu'il juge IBuffillllnll •.
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n'y soit mentionnée; lout au plus est-il accessoirement question d'un MpcIov au Sarapieion C, bassin ou réservoir (mais non «citerne. à proprement parler), el d'un 'l't'poMxxtov ou «bassin de décantation., non situé l .
Les «fontaines». Alors que les citernes sont absentes, cinq. lanlaines" sans compler les krounoÎ du theàlre, sont citées sur les pierres déliennes, d'une manière qui donne à penser que le grec ancien ne faisait pas de dirrérence entre les mols XPljVll, X?"lW;, XP"l"lov. el peut-être aussi XflOIN6~ : 1) la M~",(l''l, M~WJ(œ, ou xpYjYJ'j Mww14:, 2) la xPliWo 'iJ 1t"pbc; TG dO'w, qui est probablement identique à la ltp"lWo 'ij l"tpOt; T(;n Lcpilt 4, 3) le xp1'lvlo\l (ou xpTJY1j, et XPllvU; si la restitution de 290, 1. 96, est exacte) -ro bt' 'Op-nrytŒt,
4) la xp7j,,(ç d'un domaine où se trouve une bergerie, 5) la xpTJYTJ du dromos du Sarapieion C. Les deux dernières nous échappent: pour l'heure aucune fontaine n'a été découverte dans ce Sarapieion (l'inscription vient du Sud du dromos, ce qui ne signifie rien quant à son emplacement originel), et le domaine où une Xp1jW; a été curée n'est pas identifié. La XPYiv(ç; • proche de l'inlérieur (du sanctuaire). et celle d'Ortygie, c'est-à-dire de Rhénée, ont en commun d'avoir un toit, d'après les travaux que mentionnent les comptes (~GÀtX fournis dans 290, 1. 75). Je ne suis pas sûre qu'il faille supposer avec Vallois un vaste bassin pour la première sous pretexte que Nikanor est payé 5 drachmes pour la nettoyer (144, A, 1. 87), alors qu'il ne reçoit que 3 oboles pour la xPYi"Û; du domaine, en 153,1. 10 : le travail était peut-être simplement plus long et dirficile pour le premier édifice. Aucune de ces deux fontaines n'a été retrouvée, sauf li reconnaitre celle .proche du sanctuaire., comme le propose Vallois, dans le grand puils circulaire au mode d'alimentation inconnu, ayant 5 li 6 m de diamètre, qui se trouve prés de l'angle Nord-Ouest du Trésor 5, et demeurait donc hors du hiéron, près du mur du péribole, jusqu'à la construction du Portique d'Antigone. Les krouno; de la skéné du théâtre n'ont pas non plus laissé de traces assurées. Le mot xpouvOc; est un doublet de xPT,VlI, par alternance vocalique; d'après les exemples donnés dans LSJ, auxquels il est permis d'ajouter la fameuse Ennéakrounos d'Athènes et l'Ga,l'fOC; ~ux.poü xpouvOc; de Cyphanta, nommée par Pausanias (III, 24, 2), il s'applique à un .jet., un .flux., une • bouche de fontaine. &, et finalement à la fontaine elle-même. Vallois pensait, avec beaucoup de prudence, avoir retrouvé une partie de ces installations: .Contre le mur Ouest, en face de la porte Sud, on voit encore quelques vestiges d'un mur transversal, en petits matériaux, épais de o m 42, ou, peut-être, de 0 m 75. La distance du parement Sud de ce mur li l'axe de la porte Ouest est de 4 m 65. Est-ce le reste d'une des fontaines (xpOU'IOO citées IG XI, 2871.·. Mais la fouille effectuée en 1987 n'a livré à cet emplacement ni bassin, ni système d'adduction d'eau, de sorte que J .-Ch. Morelli 7 se demande si les krQuTlO; n'étaient pas tout simplement les débouchés des a~6:ppo~ mentionnés ailleurs, ou la prolongation de l'i~IXYwy(c;, canal de l'orchestra, ce qui me laisse sceptique dans la mesure où ceux-ci sont des canaux d'évacuation et ne sauraient distribuer de l'eau potable. De son côté, Bulle a fait remarquer que ces. Laufbrunnen. devaient être comparables aux petits dispositifs, d'époque romaine, visibles dans les théàtres de Sicyone et d'~lis : le premier est un bassin demi-circulaire, précédé d'un portique, et situé sur le côté Nord de la skéné, le deuxième est placé dans une niche attenante au mur
(3) Voir 1. rubrique ü&pc1o~, infra. (4) PropoliLion convaincanLe de VAl.LOIS, Archiltdu~ 1. p. 189-190. (5) cr. l'inventaire 1432, Il, 1. 47-48, qui JXIrle d'un rhylon .11 deux boucheu, ~~. (6) Archi'tdu~ l, p.22!) n. 1. (7) Je le remercie pour," indication. verbale!!. Voir en oolr-e KIn ...pport dan. le Bell 112 (1988), p. 7ï9-780.
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Ouest de la skèné', On pourrait y joindre le nymphée du théâtre de Sparte&. Quoi qu'H en soit, l'utilité d'une arrivée d'eau (en terre cuite, non conservée?) près de la skène d'un théâtre, pour les besoÎns des comédiens comme pour ceux de la mise en scène, n'esl pas contestable. Reste la kréné Minae, la plus intéressante car bien conservée et sûrement identifiée, grâce à un relief trouvé à l'intérieur, et qui représente des nymphes désignées par une inscription comme .Minoidcst 10 , Située le long du Portique d'Antigone (pl. XXI, GD JO), elle occupe un grand rectangle initialement en forme de portique ouvert au Nord, avec six colonnes en façade et deux sur le relour. Au cenLre de l'édifice est creusé un bassin à peu près carré (4 m X 3,75 m), encadré de murs, on y accéde par un large escalier de onze marches en gneiss, L'appareil des murs et le profil d'un chapiteau dorique de la colonnade autorisent à faire remonter sa construction à la seconde moitié du VIe siècle av. J._c.n. Par la suite, la kréné Minoé fut l'objet de plusieurs réfections, dont celle du toit (d'après 444, H, 1. 95) : c'est de cette époque que doit dater la colonne lisse dressée sur la troisième marche de l'escalier, et qui constituait le soutien central du toit sans doute en pavillon,
La signification du mot kréné. Du point de vue géologique, cette kréné Minoé est bel et bien un puits, car elle était. forée dans une couche de granit compact, qu'on rencontre à 3 m au-dessous du sol antique (",), Nulle canalisation n'y aboutit. (...), elle était uniquement alimentée par les infiltrations d'une nappe d'eau souterraine. Il. Pour être moins courants que les puits circulaires, les puits carrés, ou rect.angulaires, ne sont pas inconnus en dehors de Délos: par exemple, à Thasos, près du passage des Théores, et à Érét.rie 13. Il esl clair que la traduction habiluelle de xp~V1J par .fontaine. ne convient. pas, puisque ce terme s'applique à la structure qui permel de recueillir el distribuer une eau venant d'ailleurs, d'une source quelquefois lrès éloignée, Il faudrait donc recourir à une expression telle que. fontaine-puits» a, la Minoé êlant le type même de cette construction ambiguë. En réalité, aucune langue, pas même l'allemand - où le mot. Brunnen convient à la fois pour une fontaine et pour un puils, une distinction pouvant se faire avec les composés Brunnenbau et. Brunnenschacht - ne saurait rendre exactement la nolion de kréné une analyse approfondie de l'emploi du mol, en lit.lérat.ure comme en épigraphie, a permis à R. TôlleKaslenbein 14 de comprendre que les Grecs entendaient par là l'aménagement artificiel pour le
(8) Unler~uchungen an gricchi~chen Thea/crn (1928), p. 1.89. Pour Sicyone, voir E. R. FmcHTER, Anlike grieThealcrbaulcn, vol. 3, [ffl~ Thea/cr in SikYQn (1931), p. 22 et pl. 1; pour Elis: O. W -"l.TER, JôA 1 18 (1915), Beibl. p. 74, ng, 27, li compléter par Fr. GLA!H>lt, An/ike Brunnenbau/en (KPIINA f) in Griechcnland (1983), p. 39-41. (9) Cf. A. M. WOODWAIID, ABSA 28 (1926-27), p. 6sq., et ng. 2, 3, pl. II-III. GLASBFI, Brunnenbau/en, p. 40, évoque aussi le bassin découvert dans la parodos Nord du théâtre d'Argos: mais seloll les fouilleurs (RCH 1982, p. &47), il appartient il un état po!Itérieur (rr" siècle op. J.-C,) qui.a complètement remaniè letllieux et n'a peul-Ure plus rien li voir avec le théAtre proprement dit. (10) F. COURBY, EAD 5, p. 103-119. Le nom, qui esl courallt !Wur une fontaine (par ex., à AmorgOll, il Siphnos), suggère que le point d'eau était conllu depuis fort longtemps, mois n'implique pas une cOllstructioll li l'é!Wque milloellne. (11) VALLOIS, Archi/eclure 1, p, 192-193. De toute mallière, ce genre de bassin creusé sous le niveau du sol, auquel on accède par un escalier, doit Hre d'é!Wque reculée, si 1'011 songe aux installations de Tégée, Aulis, ou Mykonos. (12) COURBY, (J. c., p. lOB. Mais troublé par cetle discordance entre l'origine de l'eau et l'aspect de l'ellcadrement, Co~rby y voit finalement ,moins un puits qu'une fonlaine-réservoin. (13) Thasos: Bell 90 (1966), p. 959-963: ~rélrie: P, AUB.,;nsoN,' A propos d'un puits public il Érétrie., BCH 99 (1975), p. 189-799 : ,La forme rectallgulaire est cerles plus normale pour une fontaine qui peut comporter UII ou plusieurs hassins il fonds construits, Mais l'absence de fOlld, ici, exclut l'hypothèse de la fonlaine •. (14) Proposition de G. AllGOUD, dons La Grue antique cI/'eau (Thèse de doctorat d'état dactyl., Lyon Il, 1986). (15) Dans • Der Begrilf Krelleo, AA 1985, p. 451-470. chi~che
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puisage de l'eau, aménagemenL plus ou moins complexe puisqu'il va du simple pilier avec un Luyau·gargouille au bassin couverL, qui enLoure, circonscrit eL proLège l'eau, parrois apportée par de longues eL complexes canalisations 18; la XP~VIl esL donc distincLe de la mjyfj, ou source naturelle, eL en Lhéorie du
(16) D'après Pausanias (X, 4, 1), une des installations qui permettent il une bourgade de !;e donner le titre de .poliu est, avec les bàtimenta administratifs, le gymnase, le théâtre, l'agora, .l'eau amenée venl une fonlainel, ô3wp _Tt:pX61-1C'VO'" ct.; 1
-238 d'une certaine ampleur - la mJJ.l] n'étant pas, au demeurant, la forme d'accès habituelle pour les dontaines., le plus souvent précédées d'une colonnade!3?
La réglementation des «fontaines». A côté de ces Xp1)Yll~ ou xpouvo! connues des comptes, l'exploration archéologique Il révélé l'existence d'une petite fontaine au Sud-Ouest du théâtre, dans un faubourg industriel datable au plus tôt de la seconde moitié du Ile siècle av. J ,-Co : elle est quadrangulaire (l,56 m X 1,64 ml, à deux bassins inégaux dans des murs très ruinés. Vallois propose de voir dans le bassin antérieur un lavoir:U. Celle hypothèse pose le problème de la réglementation de l'usage des fontaines. En effet, toutes les t fontaines. que je viens d'énumérer étaient publiques, l'alimentation en eau des maisons déliennes se faisant par des citernes et surtout des puits dont l'usage était personnel, si l'on excepte quelques puits mitoyens ou même banals!5. En cela Délos ne diffère pas des autres cités: dans la Grèce antique il n'existait normalement pas de fontaines privées 20, même la kréné près de la bergerie délienne devait être accessible à tout le voisinage, et servir pour les besoins des bêles comme pour ceux de l'irrigation. Les fontaines apparlenant à un sanctuaire (comme celle.d'Ortygie, du Sarapieion C, celle :n:poo:; 'fW~ Lepw~, ou encore la Minoé) n'étaient pas seulement destinées aux gros besoins en eau lustrale, elles tenaient aussi lieu de fontaine publique où venaient. puiser les habitants et les gens de passage, pour des usages profanes 21, et toutes devaient faire l'objet d'une réglementation. Celle-ci était d'autant plus nécessaire que les Grecs considéraient les eaux de source, amenées par des fontaines, comme supérieures en qualité aux eaux de pluie recueillies dans des citernes tO, or l'examen des plans montre que, sauf exception, ce n'est pas directement il. une bouche qu'ils vont chercher l'eau potable, m3is dans un bassin où elle stagne plus ou moins, el pis, ils y accèdent souvent par un escalier: toutes les conditions étaient donc a priori rassemblées pour une mauv3ise hygiène et pour créer des risques de contamination. Le carre3U trouvé dans le mur de la kréné Minoé, si mutilé soit-il, donne clairement les principales interdictions. Ce genre de règlement semble avoir existé dans toule la Grèce; il se
(23) Un recueil de dessins commode pour les comparaillOns typologiques est celui de GI.""'SEIl, Brunne"b"ufm. Toutefois, dans le détail, le classement est souvent contestable et plusieul"ll rectifications a'imposent (voir les remarques de A.-C. BIOUL., AC 53 [1984], p. 274-279, Il compléter par celles de RoI. f:TmNNH, HnfJ' 1 [1986], p. 90 n. 138. et surtout le compte rendu de P. AUPERT, REA 87 [1985], p. 429-433). Pour Délos, l'auteur n'envisllge que la fontaine au Sud du théâtre et la Minoé, laissant de côté le Réservoir inférieur de l'Inopos et l'édillce de Rhénée, fouillé par G. Siebert. En oulre, il date la construction de la Minoé _de la fin du v' siècle ou du début du '~I, sans justification, ajoutant qu'elle a dil rester en l'état initial jusqu'au débul du ,or siècle av. J .-C. : il ignore donc la réfection du toit en 177, qui coincide avec la mi!:\e en place de la colonne centrale sur les marches du ba!lSin. (24) Archilulure l, p. 190-192. (25) Par exemple: rue du ThéAtre, nO 10(EAD VIII, 2, p. 325), et Il l'Agora des Compéta1iaate~ (BCll30[I906],
1'.570). (26) GLM>F.H, Brunnenooulen, p. 174, a relevé quelques rarissimes exceptions: il Pella, et dans une maison romaine d'Athènes. (27) La distinction qui est padois opérée entre les (ont&Înes de sanctuaire et les fontaines _laïques. esl tout il fait artindelle dans de nombreux cas, comme celui de la fontaine Minoé, ou, il Delphes, de la fontaine Castalie : voir JI ce sujet A.-C. BIOlJL., _ L'architecture des rontaines dans la Grè<:e antique •. Ann. d'hidoirl: de l'arl el d'arcMologit 3 (1981), p. 79-94. (28) Aristote, Pol., 1330 a-b; Hippocrate, Air., 7sq.; Pausanias. VlI, 27, 4. Cette méfiance envers lea eaux qui lléjournent dans les citernes, par rapport aux taux courantes, n'est pas propre aux Grecs: dans la Septantt, Jérémie (2, 13) déclare .... ils m'ont abandonnée, moi, la source d'eau vive, pour se creuser des citernes lé1.ardèea qui ne tiennent pas l'ellu •. Mais pour sa part Vitruve (VII, 2) préfère les eaux de pluie aux eaux des llOurces. En définitive, quand l'eau courante manque, il semble que l'on aÎt tout de même privilégié les eaux des citenlea par rapport Il celles des puitll, plus facilement contaminés.
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justifiait à l'origine par le caract.ère sacré de l'eau, et c'est peu à peu que l'interdiction a dù s'étendre à l'usage profane, en avançant des raisons hygiéniques ft : - il Délos, la restitution d'ID, 69, par SOKOLOWS~I, LSCG Suppl., nO 50, a été généralement acceptée: 1.1.1) 7tMVE'I hd 't'~v xplj[Vt]v !L1J81v fL1J3i: xOÀuf4:6av Cv 't'Ji~ xpljVCt 1L,,3i: [fM-Àp..[cv] x{rx}rrX -d).. . xplj..{rv x67t"poV 1.l:Yj3h, ~o], He rien laver au-dessus de la fonlaine, ne pas se baigner dans la fontaine, ne jeter dons la fonlaine aucune ordure ni ricn d'aulre f, à KarLhéa, lG XII, 5, 569 (lII t siècle av. J.-C.): M)v at 't'~ Tj ÀOlJnu Tj 1t"ÀÛYf:~ Tt h TClÛ; xpi;wuç, «si quelqu'un se baigne ou lave quelque chose dans les fonlaincu, - à l'Asclépieion de Cos, SoKOLO\VSKI, LSCG, nO 152: cL; 3t Ùl; xpQ:~ T«Ç h T6)1 U:PWt!Li) ~écrt"(ù IL"I6r:-À mltl-Ull11J6è.I b6rilli~v, 1-t1J3è: Œllo IA-l'jOtv, .interdiction à quiconque de jeter un gâteau ni rien d'autre dans les rontaines du sanctuaire t, - à Pergame, OCI, 483, 1. 182-183 (règlement des astynomes, d'Eumène Il jusqu'à l'èpoque impériale) : IA-frrlE: !fJ.Œ't'Ul 1'tÀÛ'n~v 1J.+rr1E: axWoç IJ.frrt &ll.o à.'l'tÀwç 1J.'l0tv, tne laver aucun vêtement ni objet, I.out simplement rien f, - il Delphes, BCH 64-65 (1940-1941), p. 259, dans la rontaine à l'angle Sud-Ouest du mur polygonal, qui devait raire partie de l'Asclépieion, une inscription était gravée en grandes lettres du ve siècle peinl.es en rouge sur l'enduit de la race tournée vers l'intérieur du bassin: 1A-1J f:v6or.{vc[v] (GLASER, Brunnenbauien, p. 29, pense avoir pu lire la suite de l'interdiction), - peut-être li Alhénes, IG 1',54 (proposition de Nikomachos, 437-436 av. J.-C.): lJu.3hm. 3È Àoo6(u JJ.C3È 1'tÀuvcv èv n:i xptv]&:\, h6m>ç .xv ~ÉOO[~v or 0xtrot x«ll\aTot]. Mais la restitution, jugée à bon droit trop longue, est abandonnêe dans la dernière édition du tex I.e, IG 11,49. Ne rien laver ni jeter dans la kréné, ne pas s'y baigner: l'unanimité de l'interdiction, qui prévoit des peines sévères pour les contrevenant.s, autorise li regarder avec scepticisme l'hypo~ thèse du lavoir pour le bassin antérieur de la rontaine au Sud du théâtre de Délos, Les lignes désormais illisibles sur la plaque d" la kréné Minoé ne concernaient pas, semble-t~il, l'interdiction de faire boire le bétail. Cetle clause est prévue ailleurs, au moins dans le réglement des astynomes de Pergame (1. 181~182), et plusieurs villes, comme les Athéniens près de la porte du Dipylon, avaienl privu des bassins particuliers pour les bêles-. L'importance atlachée à celte réglemenlation et plus généralement il l'entretien des rontaines élait telle que dans toutes les grandes villes, un magislrat ou un groupe de magistrats etait chargé d'y veiller. Athènes avait un bUl-lù,'rr'ijç 't"W\I xpTl'tlt.lVI', à rapprocher des astynomes de Pergame ou des agora nomes d' Andania n, tandis que Sparte connaissait un liapa:y6ç u. Délos, de son côté, avait mis en ronction un Xp1j\lOq>UÀIX~, qui surveillait les installations de l'inopos; pour les autres il semble que les hiéropes s'en occupaient eux-mêmes, puisque leurs comptes précisent. qu'ils ont. rait. procéder à des réparations sur la base des murs de la Minoé (287, A, 1. 61), sur le toit de la kréné près du sanctuaire (144, A, 1. 86-87; 159, A, 1. 47), et sur celui de la Minoé (444, B, 1. 95). Comme la couverture des krenai à bassin est une garantie supplémentaire d'hygiène, les hiéropes porl.ent. spécialement leur attention sur cetl.e partie, qui rait l'objet d'une âJmq>fj régulière; celle du toit. de la kréné d'Ortygie est. expressément. mentionnée (154, A,
(29) Remarque de R. KOI':HNI':II, IZU Recht. und Verwlilung der griechiKhen WauerveT'llOrguog nach den IOllchrirlen., APF 22 (1973), p. 154-202, ,urtoul200-202. (JO) Exemplet ra8llemblés dans CI.AllEH, BrunnMlxllIlen, p. 171. (31) Nommé da ilS Aristote, Alh., XLIII, l, et duns IG Il', 338 (_Sylloge"28I, en 333-332 av. J.-C.): sur ce ()(lT'llOllIlage et lieS fonctions, voir Ch, IIABlcHT, 1Pythelll von Alopeke, Allflleher über die Brunnen Attikau, ZPE 77 (1989), p. 83-87. Le titre d'épimélète esl également employé il Dagmarmara (K'iU. et G!lCIINIT'ZKH, An:, Willn 1956, p. 222-223. ni 3 _ Bull. ip. 58, 435), tandis que Plutarque, Them., 31, l, pllrle d'un t~T'I)I; .,.;;'\1 ù&h",~, (32) Dan. la loi dea Mes&énien. il propo!l des mys~ru d'Andania, SyI/DgI!", 736, 1. 103 : lIn... 3t ~ ~ iyo~ xal. ~ t'OÙ
c.&a':"Ol;.
(33) Ch. LE: Roy. IlnKriptions de Wloonieo, Mi/unga G. fJauz. (1974), p. 233 1.3, et 236-237.
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1. 30-31), et. l'Q:).o~!pij de la Minoe est globale (219, At L 43). Mais c'est surt.out. du curage de chaque kréné et de ses canalisations qu'il est périodiquement question, avec les verbes S~or.xlX61X1pw ct èxxa.6a:/pw Mo.
Les caractéristiques des puits. Les hiéropes onl également à charge l'entretien du pu ils de la palestre, un bâtiment municipal où les besoins en eau étaient importants u . Dans 156, A, 1. 79, le mol otxo3olt!« doit. signifier la • l'érection. du puits, plutôt que sa construction, car on parle déjà auparavant d'.enduire de chaux sa paroi circulaire., r.~Uf.o. . t«w (154, A, J. 33): ce qui contribue à la propreté, mais ne rend pas étanche, or, contrairement. aux citernes, donlles parois lalérales étaient en principe recouvertes d'un ciment hydraulique, les puits n'échappaient pas aux infiltrations, et n'étaient donc pas les plus prisés pour fournir de l'eau potable. Chamonard note qu'on a essayé de parer à cet inconvénient par un appareil de maçonnerie très soigné, et par l'éloignement des embouchures respectives du puits et de la citerne, lorsque l'habitation possédait les deux installations; enfin, pour favoriser le curage de certains puits, .on a pris la précaution de creuser, comme dans certaines citernes, de petites cavites servant d'échelons et permetlant de descendre jusqu'au niveau de l'eau,M. Les hiéropes insistent effectivement sur le curage du puits de la palestre (290, 1. 95, et 338, Aa, J. 37). Celui-ci ne différait pas, dans sa structure, des nombreux puits privés, qui pouvaient être creusés dans le roc, laissé apparent, ou maçonnés, à section ronde, carrée, ellipsoidale ou triangulaire, les dimensions élanttrès variables. Un puits en forme de tronc de cône dans le Quartier du Stade .conslitue un cas particulier: on y accède par un large escalier en pierres sèches, couverl de voussoirs 31; l'aménagement rappelle celui de la soi-disant citerne de la synagogue, où l'on descend également, el qui est en réalité un puils, pratiqué dans une faille rocheuse couverte d'une longue voUte en paros, ct alimenté par une nappe soulerr,üne M. En dehors de ces deux cas remarquables, qui doivent s'expliquer par des exigences rituelles de la religion juive, l'embouchure n'est parfois qu'une dalle au ras du sol, percée, mais le plus souvent c'est une margelle cylindrique de pierre plus ou moins ornée, laquelle peut être inslallée dans l'épaisseur d'un mur qui fait office de protection, quand elle n'est pas placée dans la cour ou entre deux colonnes du péristyle, situations les plus ordinaires n. Certaines de ces margelles ont gardé les traces des cordes qui servaient à faire monler le récipient, tiré directement à la main, à moins qu'une poulie n'ait été montée sur une potence; enfin, pour le puils de la palestre, est attesté l'usage du x~).wv ou • chadouf" un appareil élévatoire basé sur le système du balancier '4l. (34) Voir les rérêrencu sous
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La rég/emenlalion des puils.
Pour ce qui est d'une éventuelle réglementation, un texte traitant de baux parait bien, malgré sa mutilation, demander aux locataires de veiller il l'entretien de leurs puits (1416, B Il, 1. 14), probablement pour les transmettre en bon état il leurs successeurs. Mais ces puits étaienl-ils réservés il l'usage personnel, et les voisins dépourvus de cette facilité n'étaient-ils pas en droit de s'y approvisionner? Il n'est pas certain que ce genre de servitude fût prévu pour les maisons urbaines, les administrateurs ne pouvant s'immiscer dans tous les détails de la vie privée; si, à Pergame, les astynomes jugent bon d'intervenir avec sévérité auprès des propriétaires de citernes, c'est sous l'emprise de nécessités militaires: la ville était alimentée en eau par une canalisation qui captait des sources dans la montagne, à plusieurs kilomètres, ce qui signifiait qu'en cas de siège, cette conduite pouvait être coupée et seules resteraient disponibles les citernes u. Mais la situation n'était pas du tout comparable à Délos. Sans doute la densitê de l'habitation commandail-elJe, comme il Pergame, une réglementation globale pour l'évacuation des eaux usees", mais pour l'alimentation en eau il n'y avait guère lieu de craindre une réelle disette, grâce à l'étendue de la nappe phréatique, aujourd'hui encore largement utilisée. On trouve donc un puits à peu près dans toutes les maisons, certaines ayant même deux puits, et souvent, un puits accompagné d'une citerne". Quant il celles qui ne possédaient ni l'un ni l'autre, Uleur restait, comme nous l'avons vu, la possibilité des puits mitoyens ou banals et des fontaines publiques, voire, dans quelques cas exceptionnels, des citernes communes à plusieurs maisons", la mer étant toujours assez proche pour se livrer à une toilette. Si l'alimentation en eau, pour la boisson et les usages ménagers, ne devait pas être un véritable problème aux yeux des habitants de la ville de Délos, sans doute n'en allait-il pas de même dans la campagne environnante, où il faut envisager sérieusement l'existence d'une législation non conservée. La densité de la population y était certes moins forte, mais la présence de bêtes et les nécessités de l'irrigation devaient rendre plus que jamais indispensables les puits, les citernes, et si possible les fontaines. Toutefois, en dehors de la lotpTj"k nommée près d'une bergerie, y avail-il suffisamment de fontaines? La vaste installation - fontaine et citerne recouverte d'un toit - dégagée li Rhénée, au-dessus du golfe de Kato Guenerale, étail-elle ouverte aussi bien aux gens de passage qui fréquentaient le port qu'aux exploitants des domaines? Mais la fouille conclut à une occupation. seulement intermittente des lieux, pendant une période que l'on peut limiter ail dernier quart du Ile siècle et au début du 1er siècle.". Pour le reste, J'accès aux puits privés devait être permis aux voisins qui n'avaient pu trouver d'eau sur leurs terres. Si Platon a prèvu cette servitude dans ses Lois (843 e·844 a), c'est probablement parce qu'une législation de ce type devait exister dans le droit attique", et les magistrats athéniens qui dirigeaient Délos ont pu la reprendre". (41) Remarque de R. MARTIN, l..'urbani.me dan. la Gr~ antique (1974, 2" M.), p. 64, d'apIÙ G. GARB'ŒCHT, dans PergamtnÎ.che For.chun~n 1 (l'ln), p. 43. (42) CHAMONAHO, EAD VIII, l, p. 87sq. C'est ainsi que dans plusieurs maisons du QuarHer du TMUre des e:analil5alion. doivent pall6er soua les murs de la maison voisine pour arriver jusqu·au collecteur de la rue. (43) EAD VIII. 2, p. 324sq. (44) Voir la rubrique U&peiono, infra. (45) G. SlIiBBJ1T, BCH 'J2 (1968), p. 41&-449. La lonlaine e:aple l'eau d'une SOUI"Cf) de la colline, .. 80 m en amont. e11e e!lt entourëe de m.Mil. de gnei» qui 1'i!lOient de toutes parti, de maniere " protlger l'eau contre la poussiêre et l'I:vapol'lllion. (46) E. KI.INGIiNBIiRG, Plalon. NQMOI rEnprlKOI und da. posiliu griuhi.ehe RuhE (1976), p. 77 el 117sq.; P. LOUl8, • L'eau el sa legislalion chu Platon el Arislole.,l..'hamme tll'eau Il (1982). p. 103--109. Vers 600 .... J.-C., Solon avait déjà prévu celle &ervitude (Pllllllrque, Sol., 23, 5). (47) Le problème de la réglementa lion de l'aeees aux points d·eau se pose aUll8i pour la nécropole de AMnée, où lea Héserves d·(lHll sonl indispensahle. (pour) l'entretien des lombes tout l'lulllnl (lue (!'Our l'accomplissement des rites funéraireu, .elan M.-Th. LB OlNA HRT, dl'llS • Remarques sur t'architecture funéraire délienne., Ardilec/ure el poi,je. Hommage ~ G. Rouz (1989), p. 28-29.
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Au total, on voit. que les mentions épigraphiques de XP1lVll ou de 'flpœp, à Délos, soulèvent de multiples questions. Elles montrent surtout que la traduction automatique de XP1lVll et de 'flpœp par ,fontaine. et 'puils. n'est guère satisfaisante. Confirmation vient d'en être donnée par la découverte d'une curieuse ,fontaine-puils. dans le Prytanée"; elle s'ajoute désormais aux nombreux puils, d'époques diverses, que renferme le sanctuaire d'Apollon.
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kripÎs: 144, A, 1. 79: en 304 (1) av. J.-C., on enduit la krépis du Thesmophorion, 30 dr.; 365, 1. 25 : en 208 av. J .-C., -rij.., xP717t~1X rijr; a-ro1i.r;; 500, A, 1. 45 : en 297 av. J .·C., dans le devis du Temple d'Asclépios, ravalement de la XP717t"t3or; (et restitué 1. 8); ~ au pl., degrés d'une krépis 154, A, 1. 29 : on enduit 1"Œr; XP717tt31XÇ dans le Thesmophorion (id., 290,1.87); 204, 1. 53 : en 268 av. J.-C., on enduit1"Œ 1:.., rij~ O"Wiil xr.r.t 1"Œ<; XPlj7t~lX[li; 507 bis, 1. 24 : au milieu du Ille siècle av. J.-C., dans un devis pour le péristyle (1) de l'Asclépieion, xP717t"ŒIXÇ; ~ degré ou mur de soutènemenl bordanlle rivage, mur de quai: 156, A, 1. 20-21 (et 161, A, l. 20, 109; 226, A, l. 14; 290, 1. 124) : oùda. I:CùO"ù.da. 7tPÔli ii~ ij xplj1t(r;; 223, A, 1. Il : adjudication de n,. x'''I"i&<
La transcript.ion moderne masque le fait que le mot a d'autres accept.ions, et en particulier qu'il ,n'évoque pas nécessairement un dispositif à gradins.', mais n'importe quel socle, qu'il
(48) Pendant ntt 1987, un puiu a élé découvert dans le Prytané(!, ~u, le ~I de l'actuel bAtiment (Be1/112 (1988], p. 749-752). Entre répoque mycénienne et la construction du Pr)·tanée li rAge c1nsique, c'él.3it une uvitt circulaire permettanl d'accéder Il la nappe ph~.tique par un ensemble de marches; en !lOmme, il est permis d·y voir un type plutllt rare de l
'.l>.
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soit simple ou pourvu de marches. Et lorsqu'il concerne bien un soubassement à degrés, le mot xplptU; peut ne s'appliquer qu'au dernier degré, qui forme st.ylobate', Toujours en partant de celle idée de socle, XPlIm.; a donc pu servir pour un ,mur de quai ... Les inscriptions déliennes s'aUardenl à plusieurs reprises sur f l'oikia Sosileia proche du mur de soutènement. du rivage .. 7, ainsi que sur une xpl)'It'U; dans la Nésos. Ce sens du mot se retrouve dans la littérat.ure R. On en rapprochera encore le mur de 50uLènemenl à gradins des trésors d'Olympie, nommé par Pausanias (IV, 21, 2) MOou xpl'J7dç. Enl1n, les comptes déliens parlent de xpl)'Tti8cç dans les fournitures pour le théâtre: ils qualifient tout naturellement de cetle façon les .gradinSt·,
Itpi:vov : voir KcUXTI
ItpouvO~
: voir ICP"lVTJ
cube: 144, B, 1. 35: en 304 (1) av. J.-C., xooouç dç 't"ov.. , 1. 67: 't"o[ùk [x}Uoouç; 156, A, 1. 51 : xuooç lu par Ph. Davis, au lieu de xüpoç, leçon des IG.
Les très grosses lacunes des comptes déliens où apparait le mot xuooç ne permettent pas d'assurer qu'il y est toujours pris dans un sens architectural, même si ces passages traitent de réparations eL de t.ravaux divers. Toutes sortes d'ut.ilisations sont. envisageables pour ces ccubeu de dimensions variables, qui peuvent être en bois ou en pierre 1 ; dans 144, B, 1. 67, ils sont sans doute en bois, car ils sont employés par Sosandridés, un artisan qui s'occupe aussi bien de la pose de tuiles que de menuiserie. Dans le devis de Livadie t , les xU60~ sont les petits cubes de bois soutenant la règle qui servait à vérifier le bon nivellement des blocs d'une assise, cependanL que dans l'inscription des Longs Murs d'Athènes', un xU6oc; est inséré dans l'huisserie.
(6) Ce n'est. palle ca. dan. les inscripUoru déliennes, mai. par exemple dans IG II·, 1671, 1. 4 (portique de Philon • tleulil) : um. rlr- ~ ~'~ ol,~ Mail on comparera la dé.finition d'llésychiu. : ~ &t,..,1 rll bri6qLs ~'ot ol ~Ta; cetle foi. la x;n;m.: eslla lurface IOUS les dalles du stylobate. (7) Traduetion de VALLOIS, Anhil«lun l, p. 217-218 et n. 1. (8) mrodote, l, 185, Il, 170; Polybe, V, 37, 8: on le promène h~;;'" ~ "'~ -:+,.~; Pollux, IX, 28 (.li profl'O!l des inllallalions des porta). Le Laikon d'OIlLANOOI·TRAVLOI retient le mème senl pour la ~ du P. Trb, 382, 1. 9, mail selon Vallois c'est, un simple degri qui servait d'étalon pour les conln d'lIrpenltlge., (9) Cf. V"I..LO'I, Anhilrelun l, p. 233 n. 2, où elIl récu~' juste litre le sen. de Stuh,mauer proposé par H. Bulle. Même emploi de xp>rrit; il .E:pidaure; BUllFOllD, NoIr., Il,297, A, 1. 24. (1) Comme dons P. Ozy. 3, 498 (n" siècle op. J.-C.); .. <.6o.; ),(60<;, .moellOIl quadrllngulairu, Trllduelion du pu· sage dall8 HUSSON, Oikia, p. 311. (2) lG VII, 3073, 1. 187, Voir le commenlaire d'A. CHOISY, 1=:1. épigraphiqurl lur l'archiltclufr gfrcqut, p. 205, (3) IG II', 463, 1.57.
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kuAw&pos, 0 (T~US,
0; Ull'o&X.iov, TO)
kuAw&pos : galtl: 287, A, 1. 115-116: en 250 av. J.-C., pour la porte du Temple d'Apollon, fabrication de cinq x.u>..tv8pouç )((Xl 't'p~6]E(i')t; x.~1 ùn:080;(t:LIX, TpLC.uç : mécaniqut pour amortir It {rolltmtnf, chemin roulanl : voir lCuAw6pos, Ull'o&X.iov : boUt: voir kuAtv&pos.
Ce passage du compte 287, a priori obscur, ne peut se comprendre qu'en le rapprochant de certaines dalles de la cella du Temple d'Apollon, retrouvées dans les fouilles. F. Courby a bien décrit 1 ces pierres qui portent« une large rigole en arc de cercle, dont le fond est sommairement démaigri «, et coupé par des mortaises où adhère encore du plomb. Ce sont les chemins dans lesquels roulaient des galets accrochés en bas des vantaux, l'ensemble annulant, au moment de l'ouverture de la porte, • l'effort exercé sur les gondst·. Les trois termes que nous lisons ici ne se rapportent donc pas, comme le proposent LSJ et le uzjkon d'ORLANDOS·TRAVLOS, à de banals gonds, tourillons, ou autres crapaudines, pour lesquels le grec - et en particulier les inscriptions de Délos - possèdent déjà un vocabulaire assez riche. Il nous échappe pourquoi les hiéropes parlent de «cinq galets«, xu).(v3pouç, à répartir entre les deux vantaux, Echémantis, un forgeron si l'on en juge d'après ses autres travaux·, a fabriqué ces éléments métalliques, enfermés dans des «boitellt fixées sous les vantaux, ùn:0801t'i"lX : conformément à l'étymologie, le mot imo8o;(f.i"o'l s'applique à n'importe quel récipient ou «contenant., une citerne (par exemple, dans les papyrus) aussi bien qu'un entrepôt·. Quant aux 't'p~6~ç - une judicieuse restitution de R. Vallois pour la lecture TPIPE~I - , ce sont précisément les «chemins roulants« en plomb. Philon emploie quant à lui le terme 't'pl&Ut;, pour désigner une surface qui amortit un frottement, dans une machine l, tandis que la variante Tp(Goç, dans un papyrus, suggère comme à Délos un mécanisme de fermeture: (NpIX aiN T(;'H TpU{WIP.
(1) EAD 12, p, 83 et. n. l, fig. 103. (2) A. 80SING-KoLBB, • Ein neureichet Hauti aur Delou, Bolhron. l'tfilange. Drerup... Saorfm"ieker S/udien zur AreMQ/ogie und al/en Ge.chiehle 3 (1988),1).9'.)..106, B décrit, devant un seuil d'une habitation de l'Ilot dei! Bijoux, de. dalle. de marbre disposée••ymHriquement en demi-cercle (pl. XII, 41) : ne portant nulle trace d'usure, ni canaux méUilliquea, elle. ne peuvent correspondre qu'II la pure illusion d'un chemin de roulement pour double vanlail, Le propriétaire de cette maison aura ain.i voulu impreAionner !le!I vi.iteurs, en imilant un .yatème qui caracléri&e les grand. bUiments publics, el donne une certtline ampleur. la pièce. (3) 199, A, 1. 32; 203, A, 34, 42, 59, B,I. 7. (4) Voir lei exemplea donnéfl par LSJ elle Laikon d'ORI.ANOOS-TRAVLO'. On comparera la polystmie d'un mol de 1. m~me famille, rraoxào~, égalemenlaltettè • Dtloc. (0) ArchÎ'telu~ Il,2, p. 453, (6) &1.,53, 19:
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KUJ1a.TlOV, TO
KUJ1a.TtOV: kymalion, moulure verticale à profil renflé: 146, A, 1. 23 : (restitution de Vallois) [XUrM ?}rtlX "t"oü [K]EPIX-r[W)vOç; 163, A, 1. 14-15 : en 276 av. J .-C., dans un bâtiment indéterminé, des planches en bois de tilleul pour 't"&'.lV XUfJ.IX"t"LWV "t"1l a-EO'1j1t6n XlXtVa., Ba, 1. 4 : paiement à celui qui a peint "t"1l xUrM't"tIX 't"d Év "t"Wt ~a.OpfJ.lt "t"WV &:y[IXÀfLhwv, 1. 24·25, 28 : dorure du kymation; 165, 1. 4 : pour les portes contre-vent du Temple d'Apollon, deux planches de tilleul Ete:; 't"1l xuj..t.&:nlX, 1. 22 : pour le plafond du Pythion, "t"wy XUfJ.IX't"LWY XlXl 't"wfJ. 7t")..[tvOe:](wv "t"1l aEa-tj7t"6't"1X, 1. 23 : 1t6ô(1X';] "t"wy XUfJ.IX"t"(WV, 1. 24 : peindre "t"d à.v6ÉfJ.~1X "t"1l È:1t1. "t"wy XUfJ.IX't"(WV, 1. 32 : pour le plafond du Pythion, planches de tilleul Ete:; 't"1l 7t"),W6EZIX xlXl 't"1l XUj..t.&:'t"~IX, 1. 45 : de:; 't"1l xUfJ.llnlX XlXl d.; ~v ~~aplXv; 199, A, 1. 76: en 274 av. J.-C., paiement à Nikoklès pour xlX"t"lXyM'flXt "t"1l XUj..t.&:'t"tlX -roü "t"pUo:pIlX't"OU du Pythion et pour les avoir peints à l'encaustique, 1. 80 : peindre à l'encaustique "t"IlXUfJ.h11X 't"1l (t1tl 't"oü) 6[1lt),]IlfJ.OU ou /; 4l0ZVt~ ; 456, A, 1. 2 : (~uÎI.IX) de:; "t"1l xUfJ.htlX 't"1l hL.. KQTayM+w : sculpler (en creusant) : voir ci-dessus, 199, A, 1. 76.
Origine et emploi du mot. KUfJ.Il"t"~ov est un diminutif de XÜIJ.Ilt, la .vague .., formé sur xuw, tenflen. Employé depuis Homère au sens originel, xÙfJ.Ilt se rencontre pour la première fois avec une valeur architecturale dans un fragment d'Eschyle rapporté par Pollux, et qui est aussi l'unique attestation de l'expression XÙfJ.1lt A!a-6w\I 1, dont le sens exact dans ce passage demeure obscur : M),' b fJ.Év nç AÉaow\I o:plX't"\IWfJ.IX"t"t
XÜ-fJ.' tV 't"p1YW\IOte:; È~m:plX~vhw ~uOfJ.ok
Ce «rythme ternaire. n'est probablement pas une allusion à la feuille lesbique, qui possède cinq pointes et non trois, mais plutôt au proril des moulures qui se développent en retraite sur les caissons. Par la suite subsista seul le diminutif xUfJ.htov. C'est lui qui, avec l'adjectif dérivé xufJ.Ilt't"tIltZoe:;, est utilisé en épigraphie comme en litterature pour désigner un certain type de moulure, lequel, lorsqu'il peut être identifié, n'est manifestement pas le même d'un lexte à l'aulre. Aux exemples déliens on peul comparer: - CASKEY dans STEVENS-PATON, The Erechfheum, p. 316 : les comptes de l'Érechtheion parlent à plusieurs reprises des XUfJ.Il't"tllt des blocs de corniche, - BOUSQUET, CID II, nO 56 l, 1. 80-81, et p. 106 : on protege le xufJ.&.("t"wv] de l'assise de réglage du Temple d'Apollon, - IG IV', l, 102, l, 1. 58, 59-60, 77, 82: à Épidaure, on peint à l'encaustique et on passe à la dorure les xuj..t.&:'t"tIX du Temple d'Asclépios, - P. Cairo Zen. 59445 (Ille siècle av. J .-C.) : dans la maison de Diotimos, on demande de peindre un XUfJ.Il't"toV (1. 4) et un A!antov (1. Il, s. e. XUrM't"tov), - BCH 28 (1904), p. 78, 1. 6 (= Ins. Tralleis und Nysa I, lK, 147): à Tralles, une inscription relative à la restauralion d'un portique prècise que les 'parties manquantes de la moulure t, "t"oZe:; ),t1tO\KrtV XUfJ.Ilt't"LOtÇ, ont élé refaites,
(1) ESCHVLK. Frag. 73 (= IL J. METTI!, Die Fragmenfeder Tragijdien der Aischyltis, p. 40 nO 114). J'emprunte ces renseignements Il une analyse de E. WISTIlANO, Eranos 40 (1942), p. 150-151.
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- IGR III, 1282 : â Soada en Arabie, dédicace de trois arcs cM XU!Ulnwl [ix] TW'I [3(w". - SEG Il,829: à Damas, au III" siècle ap. J.·C., est construite une maison avec -ro{ü l)d.yw xUII-Œ:do[u), - Flavius-Josèphe, AJ, XII, 2, 9 : XUfl'%'t"1.Œ G'TPC?tTà. kymalia tressés, sculptés pour ressembler à une corde"
'"J'"
Œ"IX)'ÀI.XpYJ", qOVTot axo~voct.3~,
.des
- IstMitt 19-20 (1969-1970), p. 2381. 25, et p. 245 : une inscription du Temple d'Apollon à Didymes traite de la sculplure des XUfJ.IXTLlXrO~ (>"(Oot). C'est l'unique attestation de cet adjectif.
Caractéristiques du kymation. Dans l'Érechl.heion, les blocs de corniche portent deux moulures, l'une est un Dvala seulp· lé, l'aulr"e un talon, dit cyma reversa - c'est-à-dire un profil convexe-concave - , également sculpté; dans ce cas xui-«lno'll parait s'appliquer aux deux profils lies. Tandis que les kymatia
sculptés de Flavius-Josèphe ne peuvent être, en profil, que des demi-ronds ou astragales, dans le Temple de Delphes il s'agit de deux cyma reversa .opposes et allernéu 1 , et il ~pidaure le proOi est celui d'une cyma revusa. Pour Didymes on peut. envisager aussi bien la moulure d'oves que celle portant. des rais-de-coeur. Quant. aux expressions employées pour les peint.ures dans la maison de Diotim.os, elles doivent. dist.inguer un kymation à oves d'un kymalion dit Itsbique dans la mesure ou il porte un décor de reuilles. Il est possible que tous deux soient des reliers en stuc. Que le mot kymation s'applique à une cyma reversa ou à une autre moulure, il est toujours quest.ion de le peindre ou de le sculpter, c'est-à-dire d'y reporter le décor. C'est pourquoi dans les comptes de J'Erechtheion les X\1f1Œ-r14 sont. dits œpyœ, donc non encore sculptés d'oves et de rais-de-coeur. Cette sculpt.ure qui creuse le profil par incision (Y),l1lp'Î)) est rendue par le verbe xrn«y>'., bien attesté dans les comptes de Didymes', et une rois à Délos, pour le Pythion. La peint.ure des kymatia du Pyt.hion comprend des .palmetteu, anthemia, ce qui rait plutôt envisager un profil en avala, comme pour les chéneaux du Temple d'Héra à Argos, également ornés de palmeUes. Dans les inscriptions déliennes les kymatia sont en bois mais aussi en pierre, ils conviennent. à des bases de statues aussi bien qu'à des caissons de pla rond ou des barrières; ils peuvent donc se trouver à tous les niveaux de l'élévation (pl. XII, 43; XID. 44). Le kymation dans le vocabulaire archéologique.
En somme, les Grecs disaient xu~'no\j pour toute moulure verticale il ligne renllée. Plutôt que de traduire le terme, la plupart. des archéologues et des architectes prétère donc le transcrire et lui laisser son caractère vague; selon le cas, ce sera ce que nous appelons aujourd'hui 4 un kymation ionique, c'est-à-dire un ovolo, un kymation lesbique en cyma reversa, ou encore un astragale. Touterois, il la suite d'une conrusion déjà ancienne, il s'avère que lorsqu'un spécialiste parle de ,kymation leshique" il enlend presque toujours par là le décor de reuilles et non le profil', cependant que l'expression, kymation ionique, raille plus souvent allusion au décor d'o~es, ou encore de palmettes', (2) F. CoURRY, FD Il, La ferra..~ du I~mpl~. p. 28 etlig. 27. (3) Didyma Il, n- 39, 1. 14,20,24, et n- 36, 1. 2. Les complet de Oidymes ~tc:eux d't:::pidllure connllissentllUMi le sub5tantif ICŒ=yÀ~, pour ce type de !lCulpture. (4) Pour ce5 déflnitiOll5, voir GTNouvlls-MARTIN, Dicfiollllait't mtfhQdiqu~ l, p. 161-16:J. (5) Oepuis C. \VRICIŒRT, Da' lubiuh~ Kymalion (1913). jusllu'/1 J. GANl.RRT, .Zur Entwicklung lesbi!ICher Kynllltionformen., JDA/ œ (1983), l" 123-202. (6) Voir /1 c~ sujet D, TITEOOORESCU, • ReOlarques sur 10 cornposition et III chronologie du kyrnlltion ionilluet, Doda Il. 5. 9 (1967), l'. 95-120.
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Ce qui ne contribue pas à clarifier cette terminologie est l'emploi par quelques auteurs contemporains, dont Vallois, des termes «kymation dorique., pour le bec de corbin '. L'expression est inconnue des auteurs grecs, mais elle apparaît dans Vitruve (IV, 3, 6, et6, 2) sous la forme transcrite cymalium doricum. L'architecte romain désigne ainsi la moulure de couronnement de l'architrave dorique et celle de la porte dorique qui, pourtant, peuvent être aussi bien des cyma reversa que des becs de corbin. Selon lui, les moùlures de couronnement des portes ioniques ne différeraient pas de celles des portes doriques (IV, 6, 4), or un bec de corbin est exclu dans une porte ionique. Les divers passages où Vitruve emploie le mot cymalium ne permettent pas d'en éclairer précisément le sens: c'est ainsi qu'il désigne l'échinos du chapiteau ionique (III, 5, 7, et IV, 1,7), souvent - mais pas toujours - profilée en talon, et la moulure de couronnement de l'architrave ionique (III, 5, 10), enfin il distingue le cymalium doricum de l'aslragalum lesbium (IV, 6, 2). B. Wesenberg 8 a tenté d'expliquer ces formulations apparemment contradictoires en interpretant le cymalium doricum comme un profil lisse et nu, ayant la séverite du dorique, et le cymalium ou l'aslragalum lesbium comme un profil sculpté, déjà travaillé, de même que le AÉ(J6~ov xU!J..xnov de la maison de Diotimos avait peut-être déjà sa forme plastique modelée dans le stuc '.
~aus
(€yA~8Euw;
: voir M80s
Allk(u, Tt; A~"'yos, ~; Mewos. -Tl, -av; A~eoAOyTJTOS' -av; Meos. 0 ÈKTÉt'VW; Aâ.a.s, 0; AUTo~f:lov. TO; AUTO!ÛW; A~eo,.o~u(1], 1]; ~~8o(u)pyos, 0; 11'upuTO~1], 1]; 11'ÉTp4, "'; TÉ~VW; TO~1], 1]; TO~OS, 0)
M80s 1 : pierre, bloc: 4 : dans la dédicace archaïque du Colosse des Naxiens, ('t']o «fu't'O )"mo ÈfLt 104-4, uA, 1. 7, 32, aB, l. 15, 17, bA, 1. 16, 19, 20, 24 : dans un cahier des charges, pierres pour le Temple athénien du mîlieu du IVe siècle av. J.-C.; 104-24,1. 10, 19,23, 36: comptes de pierres pour le Temple athénien; 145, l. 28 : en 302 av. J.-C., apporter des
«..apuXe; xa.l 't'G O'l'É)"ocç;
(7) VALLOIS, Archilulure Il, 2, p. 588, parle même de .kymation lesbio·dorique •. sans explication. (8) Dans. Kymation und Astragah, MarbWPr 1971-72, p. 1-13, surtout p. 7. (9) Toute cette impréci8ion a été soulignée par S. ALTEJ(AMP, • Griechische Architekturornamentik ...., ZPE 80 (1990). p. 33-64. (1) La lrés grande fréquence du mot A Délos m'a obligée à faire un choix. J'ai sfl'Ontanémenl éliminé les abondants ),,1601 des inventaires, qui sont des • pierres précieuses. pour bagues. phiales, etc.
'"
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tuiles et des pierres; 148,1. 71 : pour l'Artémision, achat de >'ukue;; ÀEUXOUe;; ; 159, A, 1. 4,26,28, 38,44 : transport de pierres; 161, A, 1. 77, 78 : pierres pour le Kynthion, 1. 105 : 'rOv ÀŒov 'rOv U'ltO TOU fLEM:Opou U'ltOXd!J,EVOV TOU nwplvou; 163, A, L 37: en 275 av. J.-C., À(6oue;; TEfLOU(l"t; 165, 1. 31,33,35,38,41,46,47,48: fourniture ou transport de pierres; 199, A, 1. 24,30: en 274 av. J .-C., pierres pour un tryphaktos, 1. 39 : pour le théâtre, H6oue;; TWV kx T1jvou Mo; 203, A, 1. 81 ; TWV Àl6wv TWV Ete;; TOV &tjaOtup6v, 1. 90,95: pour le théâtre; 204, 1. 50-51,64 : pour le théâtre; 287, A, 1. 90 : en 250 av. J.-C., pour le Portique des Naxiens, 1. 93 : pour le théâtre; 290, 1. 169 : Àl60u ÀEUXOU yt'raOt 'ltotliaOtt, 1. 206, 216, 219; 297, A, 1. 6: -dcpywv Àl6wv; 372, A, 1. 108, 165, 166: en 200 av. J.-C., dans l'Ekklésiastérion,.Twv Ô1tOOHLOtTOt(WV À~6o]uç ; 442, A, 1. 159: Àl6wII TWV &:7to'ltp0t6tV'l"wV Œ.,ro TOU Tofxou; 500, A, 1. 2 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, poser les pierres, 1. 19 : À(]6ov 8t&.orpoxov; 506, d, 1. 19 : dans un contrat d'entreprise, ÀŒou ){EUXOU.
ËyAl8Eûw: enleuer des pierres, creuser: 199, A, 1. 85 : pour Caire un sol, Ta" 'ltÉ'fpoo; tyÀt6EGaOtt. Allk(u: lot de pierres de construction: 203, A, 1. 88 : en 269 av. J.-C., rijç Àt6dlXe;; rije;; d" TO 7tOtPIXCfX1jlltOV, 1. 95 : rij" Àt6dIXç rij" Et" Ta" Xp'l'j'ltWOt<; Ta<; "v TWt 6E&.orPWt; 287, A, 1. 89 : pour le Portique des Naxiens, adjudication de -rljv Àt6dOtv, 1. 92 : pour le théâtre; 290, 1. IBO, 182: en 246 av. J .-C., adjudication rije;; Àt6dat{" e7tl -rljv 7tEploSov TOU 6]t&TPOU ; 291, b, 1. 16 : pour le théâtre, rij" Àt6dOt,,; 2620, 1. 3 : sur une plaque trouvée au Sara pie ion C, -rljv Àt6dOtv &'7tOtCfIXV. Al"'YO~
: matériet de transport pour pierres: 203, B, 1. 97 : ÈCf;(&:pIXV ÀtO'l'jyov J't"Otpi:80!J,EV.
A(eLVO~:
en pierre, en marbre: 199, A, 1. 107: dans la palestre, adjudication des À(6tVOt épyOt; 1403, Bb II, 1. 19 : vers 160 av. J.-C., dans un inventaire, TPUCPIXXTO" ÀlOtvof<; (même formule: 1426, B II,1. 41); 1417, A 1,1. 146: dans l'inventaire du gymnase, H6tvlX.
Al80AOvt1To~:
construit en pierres brutes: 1416, B l, 1. 10 : un mur À~OOMY1JTO'"
AL9o(U)pyO~ : tailleur de pierre: 55: dédicace archaïque d'un Àt60pyb[,,]; 161, A, 1. 83,87: Ete;; TOV Cfl8'1'jpoll TWII Àt60upywv lTl"6f-lwf-lOt, 1. 107 : Ta Gt81jptOt TO're;; Àt60upyo'r<; ; 162, A, 1. 46, 51.
AL8oTo....ucti: extraction de la pierre: 104-5, A, 1. 26: en 359-358 av. J.-C., dans un acte d'adjudication athénien, GX]iXcpEt Tit Àt60TOfLtxlit. )"â.a.~
: pierre: 1299, 1. 90 : dans la Chronique du Sarapieion, MEGaw.
1. 39: en 281 av. J.-C., [-È}i T{Wt ÀOtTOfLd?]wt [TOU NUf-l]
)"aTo....f:W : extraire des pierres (dans la carrière) : 2626, 1. 1 : en 113-112 av. J.-C., au Sanctuaire syrien, orSE ÈÀOtTÔfL'l'jGIXV 1'0...
1ff:TpCl: roche, rocher: 104-5, A, 1. 25 : dans un acte d'adjudication du IVe siècle av. J.-C., l~ rij" 7tlTpOtçrije;; ; 199, A, 1. 85: TaC;7tÉTplX<;~YÀt6EÜCfOtt;372,A,1. 140: en 2üOav. J.-C., :rrhpor:e;; pour les parastades de l'Ekklésiastérion; 396, A, 1. 46 : hypothéque sur l'oikia t:rr( nhpOt~" ; 500, A, 1. 5 : dans le devis du Temple d'Asclépios, [rije;; Èmx.wp(Ote;; 'lth]pOt<;; 505, 1. 5 : dans un devis relatiC au théâtre, 7téTplX" rije;; È7ttXwpia.<; ; 507 bis, 1. 6 : vers 250 av. J.-C., dans un devis pour l'Asclépieion, TOV S~XOtÀtYfLOV :rrÉTpOte;; -rije;; «7tO nEMpY1Je;;, 1. 9 : X07tTofolÉV'I'j" rij" :rrÉ'fpOt<;, 1. 19 : -rljv Eu6uv't'1)ptOtV J't"É'fplX<; '"' . .ô n[,]>.[.]p[Y;;,?]. Tf:....YW: découper, extraire (des pierres de fa carrière): !63, A, 1. 37: en 276 av. J.-C., paiement
pour ÀlOou" TEf-lOÜa{t]; 165, 1. 21: à Panormos de Mykonos, TEfol0uaw 350 pieds de poros; 352,
1. 7: adjudication pour TEf-le'rv; 372, A, 1. 139: adjudication pour TEf-lE'rV XOtl iXYOt"'(tq:v] . • ICTf:.... YW: découper: 500, A, 1. 35 : dans le devis du Temple d'Asclépios, T!XVTt61]f-lOtTOe;; ÈxTt:f-le'r TW~
IUÀ&:6pM.
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AUtos
TO " : extraction (des pierres de ta carrière) : 365, 1. 33, 37 : en 208 av. J .-C., TWV 1tWPWV TO!J.~V,
TO oç: tot de pierres exlrait dans la carrière: 165, 1. 49 : pour le poros extrait à Panormos, VIXÜJJ.OV T6!J.wv Tp~WV, 1. 51 : T6!J.oy XIX! &:VIXXO!J.([(JIX(J~V]. TrapclTo....": entaille sur le côté (dans le roc) : 507 bis, 1. 9 : dans un devis pour l'Asclépieion, XOTITOfLbnJÇ rijc; 1thplXç èv bp6w~ ~!J. 1tlXpIXTO[fIo]IXi:Ç.
Les Àtaot sont très nombreux dans les inscriptions déliennes, axées sur les divers trava!J!Ic commandites par les Athéniens ou les hiéropes : remplacement d'une pierre tombée, transport et fourniture de pierres pour un chantier, pose, etc. AtOoç el safami//e. Connu depuis Homère, qui l'emploie aussi bien pour la pierre à bâtir que pour la pierre de jet', le terme H&c; est vague et convient pour des pierres de toute nature (calcaire, marbre, poros, etc,) comme pour un .bloc. de carrière, quelle que soit sa taille. Les difficultés d'inler~ prétation de l'épigramme du colosse des Naxiens illustrent bien cette ambiguité de Àteoç : c'est .Ia même pierre, statue et base., expression que l'on peut comprendre comme étant du .même marbre. ou .du même bloc. s. Les hiéropes peuvent prMérer parler de 1tWpOC; pour un certain type de pierre tendre', et préciser à l'occasion qu'il s'agit de marbre en utilisant la formule Àleoç À&ux6c;, • pierre blanche., l'adjectif !-tllp!J.IXpOC; et tous les mots de la même famille étant dans l'ensemble tardifs 5 • Aleoc; ÀEux6c; est également employé dans les comptes de Didymes pour distinguer le marbre proprement dit des. pierres calcaires., À(Oo~ 1thpwo~ (. Une autre épithète peut qualifier le bloc: en 297, A, 1. 5, sont mentionnées des «pyol Àleot ou • pierres non encore travaillées. 7. On peut en rapprocher l'adjectif À~60À6Y7lTOÇ, • construit en pierres brutes,; il semble être un hapax, tout en étant régulièrement dérivé du verbe À~&ÀoytW, qui se lit en épigraphie attique pour (Construire cn pierres brutes., et a aussi donné le substantif À~aoÀ6Y7l!J.IX, • partie inférieure du mur, en pierres brutes ,'. Mais pour dire qu'une partie d'un édifice est ten pierre., sans se prononcer sur le type exact du matériau, simplement pour l'opposer à la brique, au bois, ou au métal, on se contente de l'adjectif Àte~voc;. C'est ainsi que les À(6~VIX du gymnase sont les. objets en pierre., par opposition à ceux en métal. Cependant, dans le contexte délien, il est évident que la pierre est souvent du marbre; Àm~voc; peut donc s'employer pour opposer les marbres aux autres types de pierres: dans 199, A, 1. 107, les ÀHh'llX IpylX de la palestre sont les quelques éléments en marbre (chapiteaux et autres) adjugés pour 400 drachmes, et qui diffèrent des autres pièces pour la plupart en poros.
(2) Voir les références reunies par J. H. SCHMIDT, Synonymik der griechi6chen Sprache Il, p. 168sq .. chez Homère, ),(601; alterne avec M.7.~, sans différence apparente de sens. Schmidt montre allssi comment 1> ),!60~ a'oppose parfois il ~ ),!60~, .13 pierre précieuse •. (3) Voir P. CounolN, • L'inscription 3rehaique du colosse n3xien il DèlollO, M~lange6 G. Dau:r(1974), p. 57-66: il conclut au .[seul et] même bloc. pour chacun des deux éléments, mais j'încliner3is plutôt Il suivre Ph. BRUNEAU, BCll 112 (1988), p. 577-582, qui voit dans l'expression une oamphibologie volontaire., un jeu sur le double sens, comme en français .de la même pierre •. F. CHAMOUX, BCH 114 (1990), p. 183-184, penche toujours pour .le même m3rbre. (=.de la même carrière.), (4) Voir notre rubrique lt&po~, infra, (5) Voir les reférences d'ORLANDOS-TRAVLOS, /-uikon, p, 174-175; 3jouter L, ROflEnT, Hellenica XI-XII, p.28-29, (6) Didyma Il, n~ 26, B, l, 1. 18,22. Pour un exposé technique, voir Iel! articles reunis dans le catalogue Marbre. helltniquu. De la carri~re au chef-4'auure (Gand, 1987), et dans Clauical Marble: Geochemi.lry, Techn%gy, Trade (1988; N. I-Ien et M. Waelkens éd.). (7) Voir notre rubrique «pyk 6upra. (8) Pour des réfèrences, voir On..... Noo'-TRA VLoa, u:ûkon, ,.v, À.6oMiytw et ),,60À6Y"'lfLOl' L'ouvrier est un ),,60Myo~ (L. ROBEBT, JS 1962, p. 71).
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Lorsqu'un nombre important de pierres à bâtir est achet.é, pour une construction précise, le singulier collectif "~{MrJ. peut êlre préféré au banal HOm, avec lequel il alterne quelquefois (203, A, 1. 88 el 00; 287, A, 1. 89-90). Le suffixe récent -dIX a surtout servi pour former des abslraits~, mais dans ce cas il faut comprendre la fourniture d'un «lolt de pierres destinées à un bâtimenl. Jusqu'à présent, les lexiques JO onL préféré traduire ),~OdlX par« sorte de belle pierre ou de marbre 1; pourtant, j'adjudication pour la réparation du Portique des Naxiens, en 250 av. J .-C., paraît mal conciliable avec celle hypothèse. En effet, la liLheia est ici de 840 pieds, un chiffre très élevé qui ne concerne probablement pas le remplacement de la seule charpente en marbre gris bleu de Tinos, reste le granit du mur de fond, ou l'ensemble marbre granit, qui ne serait pas détaillé dans ce compte. L'emploi du mot ÀLe~ta. par Strabon 11 vient confirmer l'impression qu'il faut y voir un .Iot de pierres il b.llin, sans préjuger de sa qualité.
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Carrières et extraction. Pour obtenir des pierres de construction, il faut d'abord procéder à ]'.extraction. ou .découpage. des parois dans la carrière. Le passage 104-5, A, 1. 26, est une allusion aux fossés d'extraction par lesquels sont peu à peu dégagés les blocs". Les divers teoins., 0"!tl"Îj1/~ et 1tllpIlG!tlYJVlO'.13, contribuent à cette opération difficile, pour laquelle le grec ancien possède plusieurs mots; ÀLOOW!J.lXY] - qui est une variante tardive et plus rare de l'habituel Àl601'o!J.(0'. - ou tout simplement 1'o!J.y]. C'est ce dernier terme qui est le plus fréquent en littérature et dans les inscriptions architecturales pour désigner l'. extraction., avec le verbe correspondant Tt!J.vw l4, le très rare composé 1tllpll1'O!J.y] s'appliquant à Délos à une. coupe. ou .entaille de côté .u. Quant au tout aussi rare substantif 1'6!J.0c;, inconnu en un sens architectural en dehors de Délos, et pouvant comme Tt!J.vw et Èxû!J.vw se rapporter au travail du bois que l'on. fend il désigne un certain lot de pierres extrait, ainsi dans l'expression • fret pour trois 1'6!J.wl/ • (165,1.49). Dans le même registre et d'après la même racine, les Déliens connaissent aussi ÀO'.1'o!J.tLOV, .Ia carrière de pierres-, et le verbe ÀO'."to!J.t:w, tous deux formés en composition avec MIXC;, «la pierre., un synonyme de H60c; d'origine obscure, qui après Homère est réservé aux textes poétiques, comme la Chronique délienne du Sarapieion. Quoique plus tardifs que les termes précédents, ÀO'.'t"ofdw et ÀO'.1"o!J.t:;:OI/ - ce dernier souvent remplacé par ÀO'.'t"o!J.!O'. - sont aussi très couramment employés en littérature, en épigraphie et en papyrologie 17 , dès lors qu'il est question de carrières et d'extraction. La présence du mot Àa.1'o!J.f:Tov dans les comptes des hiéropes n'est cependant pas assurée, il s'agit d'une restitution de Vallois, certes séduisante et en accord avec le contexte, mais qui reste du domaine de l'hypothèse. Elle se justifie par la relative proximité des carrières de marbre déliennes et de la zone du théâtre, et surtout elle permet de chercher à localiser le Nymphaion sur les pentes de la colline du théâtre Ill. De son côté le verbe ÀIl't"0!J.t:W, qui signifie
.1.,
(9) CHANTRAINE, La formalion de, nom, en grec ancien, p. 88. (JO) Le '.exikon d'ÛRLANDOS-TRAvLos, à la suite de L5J. (11) STRADON, IX, 5,16; XII, 2, 8; Xlii, 1, 13: XIV, 2, 23. (12) Voir les deMins reproduiu dans MARTIN, Manucl, p. 149, el DAUX-HANSEN, FD II, Le Trélor dc SiphnOI,
p.28-31. (13) Voir notl"(J rubrique Q'l''Ï)Y, infra. (14) TOfl'Ï) se rencontre dans les comptes de l'Érechtheion, dans des inscriptions de l'Attique, d'Épidaure et de Delphes, ainsi que dans les comptes de Didymes. Pour des délails, voir ÛRLANDOS-TRAVLOS, Lc:ûkon, 8.D. ~fl- 2) el TOfl'Ï)· (15) n"pl
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10.110$
.extraire des pierres. dans une carrière de n'importe quel type, marbre ou autre, apparait dans une dédicace (?) lacunaire du Sanctuaire syrien, relative à des constructions et des travaux de terrassement dans la règion du grand portique de la terrasse et au côlê occidental de la cour l'. Mais en dehors des pierres prises pour l'Asclépieion ci~ OWPTJlIO et d'une allusion aux carriéres de poros à Panormos, sur la côte ord de Mykonos, ainsi qu'aux pierres apportêes de Tinos (199, A, J. 39 : on entend par là un marbre gris-bleu, feuilleté), il ne faudra pas chercher dans nos inscriptions des références prècises à des carrières, surtout aux diverses carrières déliennes·. Certes, le marbre de Délos, de mauvaise qualilê, n'a été qu'assez peu employé pour les constructions locales ", mais le granit et le gneiss de l'ile l'ont été en abondance. Une fois les pierres extraites et dégrossies aux mesures (id"l"PCl), c'est souvent par une adjudication séparée qu'a lieu le transport n . On peut alors utiliser une iOXcipCl ).lfhrr6ç, sorte de echarioh ou traineau adéquat (203, B, 1. 97)13. L'artisan ou l'ouvrier qui travaille les blocs est Ull ).16ovpy6ç (l'orthographe archaique est ),~Oopy6r;, dans la dédicace 55)".
flhpa, la roche. Les inscriptions déliennes offrent encore quelques attestations du mot 'ltÉ"l"pCl, également connu depuis Homère. Celui-ci est en général compris comme la masse du • rocher., .Ia roche non détachée. u , à. la différence de ).(6010 qui convient autant pour la pierre brute que pour la pierre travaillée, si petite soit-elle. Le texte traitant du Prostoon de Philon à ~leusis confirme cette impression: on y demande d'. extraire des pierres., ).(601Jt; "I"f:fUt", ~ Atylvti, -rij, jJ.ClÀClx.ijo;; mpClO;;] (...) njo;; 'FJ..cuat"tClx.ljo;; 'ltnpClÇ (...) 'Axn'MO;; njo;; lJ4À4x.ij, mp4Ç·; pour sa part, Philon de Byzance 17 préconise de .creuser les fondations jusqu'au rochen, ~pl l'ttrp
(l'J) E. WII.I.. EAD 35, p. I(J{). (20) Voir Ph. FRAISSE·T. Kotl!w, • Une camère de marbre au Sud·Est du Cynthe 0, Bell 115 (1991), p. 283-296; L. CAYEUX, EAD IV, l, et A. DwoRAKowSKA. Quarrit, in Ancienl Grucc (1975), surtout p. 22 et 29. Le. carrières anciennes de Tinos ne sont plIS localisées il l'heure actuelle. (21) Délails dan. VAI.LOIS, Archilecture Il, l, p. S-IO. (22) Voir notre rubrique uj.iltw, .upt'O. (23) Autres mention. de ~ • III m~me èpoque, dans Didyma Il, n- 43, 1. 10, et dana des papyrus. (24) L. ROIlEI'IT, IItllcnioo XI-XII, p. 31-36, donne les reférenees du mot~, èquivalant.u L80(6oc. alors que les _carriers ,',ppel1ent proprement ).z~o. On remarqueTll que, pu plus qu'ils ne oonnaiuentle 1'4t>~U><;, les tcxlet dèliens n'emploient pour un • ouvrier tTllvai1lantle marbre 0 le terme~, spe.:.iflque de l'Asie Mineure a ~rtir de l'èpoque hellènislique : poUt des refèrences, voir M.-Ch. IIEl.l.lIIAl'
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252-
dallage, palJement : 2065, 1. 4 : en 1()9-I08 av. J .·C., au Sara pie ion C, dédicace de -rO'll moÀW'IIlX (...) xaJ TO À~8OaTpCl.lTO{v; 2087, 1. 9 : au début. du 1er siècle av. J.-C., au Sarapieion C, dédicace de-rO Àl.8OaTpCl.l1'Ov)((l1 -rà:c;; O"!p!yyœC;;)((l1 "f[o] wpoA6y~ov; 2204,1. 1-2: vers 104-103 av. J.-C., dans la zone du Temple d'Isis, dédicace de TO À~8OaTpw1'OV )((lI -r«C;; xwxÀ(&!C;; ; 2302 : vers 90 av. J .-G., dans le Sanctuaire syrien, dédicace de TO À~66
(1) Premiè~ atlelltations chet Sophocle, AnI.. 1204, et li €pidaure, IG IV·, 1, 110. A. 1. 19 : lm] TG"" GfxGvt; x[ClI
ml]
).166
(2) Dèlail de« interpretations dans Ph. BRUNI!AU, • Deux noms antiques de pavement:
X
et
h66mpw'tUn, BCf{ 91 (1967), p. 423-446, et 102 (1978), p. 138-139. Voir aU!lili M. DONoI!RI!R,. Die antiken Pavimen,,"
typen und ihre Benennungeno, JDAII02 (1987), p. 360-377, surtOut p. 368. (3) L. ROBI!IlT, BCf{ 60 (1936), p. 192-193, it propos d'une inscription syrienne. A la longue lisle donnée par l'.uteur, il est permis d'.jouter T. MITFORD, InRripliofl' o{ Kourion, ot III : Tl'1Ijan a fait prolonger une Hue dallée 11> partir du pavage existant jusqu'au Propylee condui5llnl' la route de Paphou, h&.npw't'O\l X
"*"
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253-
changer de sens en passant du grec au latin, ou que c'est l'écart des époques qui a pu entrainer une variation de sens' : lilhostroLa sunL etaborata arie picturae paruolis cruslis ac Iessellis piclis in varias colores (ELym., XIX, 14). En effet, c'est bien ici l'opus Iessellalum qui est dépeint.
XL~"V, Ô
(à.lI'QCucns. ,,; iy60XI.OV ou iy&XEÎOV, TG;
È~lI'OpLOV.
Tc) j Vo.UtrtlYlOV, TO; vEwp(3LOV, TO)
XL"'''V: port: 138, B, l. 7: ['f]O" "t!J.ÉVIX; 158,A, 1. 16: en 282 av. J.-C., 't"'ij,"O!X(IXe:;'t"'ije:;(VÀt!J.É:Vtfj~v 'ApXÉOVTOC:; (même formule: 226, A, 1. 21); 203, A, 1. 29 : revenus "t'oû Àt!J.Évo," ; 287 bis, 1. 12: en 250 av. J .-C., bd] 't"'ijt OLXUU 't"'ijt &À À~!J.Évt (même formule: 342, 1. 19; 363, 1. 41 ; 406, B, 1. 9, 23, 26,50; 480, 1. 3 : 1419, 1. 3, 6); 293, 1. 9 : 'fOU Àt!J.f:voe:; ; 363, 1. 41 : hypothèque sur ['t"'ijt O]LXLa.t 't"'ijt (;V Àt!J.lm; 372, A, 1. 121 : 't"'ijt O!X(lXt "t"Îjt noMllou 't"'ijt !v Àt!4:ÉVt ~t y~t"t'OV~OEt; 399, A, 1. 91 : en 192 av. J .-C.• taxe 'fOU Àt!J.É'loc:; 6.7J!J.OIIOUe:; ; 460, l, 1. 19 : une jarre [ete:; 'fO xJW!J.1X XlXt "tf!É:VIX; 1419, 1. 3 : 't"'ijc:; !v Àt!J.Évt OlXtlXe:;, 1. 16; 1645: en 126-125 av. J.-C., dans la dédicace de Théophrastos, 'f1X ):W!J.IX'f1X 7ttpl6atMVTIX 'fWI "t!J.ÉV4. à.lI'QCCl<JLS : dêbarcadère : 144, A, 1. 117 : en 304 (1) av. J .-C., ri1t roJ"Ylt ri1t 1tpoe:; "t"1Jv &1t66IXGtv; 161, A, 1. 115 : "t'WII otxYlf!ihwII "t'WII EV 't"'ijt à.1t06&.G~L "t'à. "t'Éy7J G"t'eyvWGatVTt ; 219, A, 1. 23 : vers 272 av. J .-C. (restitution de Vallois confirmée par la lecture de J. TRÉIIEUX, REG 1986, p. 298), 'foc," 80patC; (1tLO'XeU&.o"atVTt 'fOÛ !epoû 'flle:; 1tpOC; -rljv [&:}rt[6]ô[IXGtv.
iy60xLov. iy30X.Îov: enirepôt, magasin: 1416, B l, 1. 14: au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans une énuméralion de locaux loués: "t'WII !y8o):!wv; 1417, C, 1. 15 : localion de 'fO !y8ox[c'tov] 'fO Cil ... È~"Opl.OV:
porI marchand: 1417, A 1,1. 69 : inventaire (V "t'oot O(XM bd 'fOOt !!J.1tOp[tWI (lecture de J. TRÉHEUX, BCH 1987, p. 497); 1657,1. 5 : dans une dédicace du débul du 1er siècle av. J.-C.,
o! 1f!1topm XlXt lIatOxÀYlpm XlXt
X(It"t'IX7tHOVT~
de:; 'fO !!J.7t6ptov; 1711 : en 97-96 av. -ro &!J.7t6pLOV.
J .-C. ; les marchands
de vin fonl une dédicace sous l'épimélétat 'fOU &7tl
vautrtlYLOV: cale à bateaux, chantier pour bateaux: 363, 1. 41 : en 208 av. J.-C., location de 't"'ijt o]bdlXt "t"Îjt !II ÀL!J.É:vt l(att "t'wt vIXU7t7Jytwt; 365, 1. 20 : bd ri1~ otxLa.~ XlXt 1'W4 lIatU7t7JytM; 1416, BI, l. 13-14,53,56: au milieu du Ile siècle av. J.-C., location des vIXU7t7Jy{wv. Yf:wpllhov: remise pour une barque: 1417, B II, 1. 118-119: au milieu du Ile siècle av. J.-C., location d'un II~Wpt8tOV. Le port de Délos élant acluellement. en cours d'élude, c'est avant tout sur des travaux déjà anciens 1 que je me baserai pour cette descriplion.
(6) Ph. BRUN"AU, JS 1988, p. 38. Voir aussi. p. 39, fig. 3 el4, des photogrophies du ),,66<M"pwTov dans le Sanctuaire syrien de Délos. (1) Voir E. AnllAI LI.ON, _ Pouilles d',j port de Délou, BCfI 20 (18<J6), p. 428-445; A. JAROÊ, • Fouilles de Délosl, BCfl29 (1905), p. &-21, _Fouilles dans le Quartier marchand., nC/J 30(1906), p. 632-664: et surtout J. PARIS, _Contri_ butions il l'étude des ports antiques du monde grec: les établissements maritimes de Oélou, BCfl40 (1916), p. 5-73.
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Le port de Délos.
J. Pâris avait noté que par rapport aux iles avoisinantes, la zone de Délos-Rhénée attrait, avec ses rivages échancrés el proteges. son alimentation régulière en eau, de «bonnes conditions physiques- pour l'établissement d'un porl. On sait que la jetée ou aboutissent aujourd'hui les caïques est récente; les voyageurs débarquaient aulrerois un peu plus au Nord, dans le bassin du • Port sacré« désormais ensablé, mais ou les traces des anciennes installations sont encore visibles (pl. XXI, GD 1). Le «grand môle« orienté approximativement Nord-Sud/Est, qui fermait ce bassin elle mettait à J'abri des vent.s dominants, a environ 100 ru de long, il est fail d'un camas d'enrochements. en granit el complété par un petit môle au Sud. On s'accorde à daler le grand mOle au moins de l'archaisme, mais • l'organisation du Port Sacre proprement dit n'est pas claire: à sa limite Nord on a peut·ëlre les resles d'un phare antérieur aux remblais de l'Agora de Théophrastos; tout au Sud du grand mOle les vestiges d'une digue de haule époque en appareil polygonal cycladique aident à situer la passe conduisant à l'intërieur de la rade. l . Ardaillon voyait les traces d'un petit débarcadère entre le grand môle et le quai qui longe le sanctuaire sur sa race Ouest, mais il est dirticile d'en juger. La date de ce quai en dalles de gneiss rectangulaires sur remblais, et précédé d'une plage pour le radoub comme aujourd'hui à Mykonos, ainsi que la maniére dont il se raccorde li la ligne du grand môle, restent â déterminer; il est en tout cas au plus tard contemporain de l'édification du Porlique des Naxiens qui a pu s'aligner sur lui; en outre on imagine mal la banquette du Portique donnant sur une simple plage. La baie de Skardhana, où l'on a aussi retrouvé les traces d'un mOle et de quais, a probablement joué dès l'archaisme le rôle de port annexe; c'est un moyen d'expliquer la présence de l'allée des Lions, dés la fin du Vile siècle, au Nord du sanctuaire 1. Et J. Tréheux vient de montrer que le Thesmophorion, qui se situait sans doute du côté de Skardhana, avait au moins un ai kas bd 1"W~ tf.i1rop[((,)~, tSur le porl marchand •. Alors que des 1!L7topo~ sont plusieurs rois nommés dans des documents athéniens, l't!L7t6pw~ délien n'est lui-même cité que deux rois. Mais il ne pouvait ëtre limité à Skardhana, on devail enlendre par là taules les parlies de la côle où se lrouvaienl des inslallations propres au commerce (d'imporlalion et d'exporlalion)', donc aussi la zone au Sud de l'Agora des Compétaliasles. Quanl à l'anse de Ghourna, assez éloignée de la ville comme du sanctuaire, elle a dû servir dès l'origine dans les mêmes condilions qu'aujourd'hui, c'est-à-dire sans aulre aménagement qu'une pelile jelée pour les lraversées par mauvais Lemps, depuis le Sud de Mykonos'.
(2) J'extrai' ceLle phrase du r8ppoort de J. MAIICAO/:: sur un mémoire illedit d'II. Duchêne (CRAJ 1987, p. 615-
61G). (3) Pour 88 plHt, P. Courbin date du premier quart du VI" ,iècle la construction du Port 8acré, les pillerins debarqullnt lluparavllnt il Skardhana ou il Ghouma. selon lui, pour s'engager dal\s l'allée des Lions (EAD 33, p. 40). En l'occurrence, il ne me semble pas permis d'Hre lluui llfflrmalil : l'exi,tence de cette Illlée, et le bit que l'Oikoa dea N9Xien8 a'ouvrlI.it lliort il l'Est et llU Nord, n'excluent nullement (lue l'llnse du Port SllCrfJ llit pu &ervir Il III même épo(fue et que l'on débarquat auui Il l'OUellt du Sanctuaire. L'ouverture ultérieure ill'Ouellt de l'Oikos des Nllxiena peut s'expliquer par un aimple riJaménagement et llgrandi8llement du Port Sacré, plulôt qne par liS .construction •. Ph. Bru!"'ellu est également M:eptique quant Il la prétendue prééminence du port de Skardhana; voir ses multiples llrgumenu dans le Bell III (1987), p.327-331. (4) Les llttestlllions d'4..,mpLz et 4tttt>p~ montrent bien que ces mou s'llppli(IUent (d'llprètlla racine ·per, 'trave.... ser.) llU commerce pllr mer: voir à ce sujet M. FIl't'''E~T1Hl't' (_ FINI.IlV), • "E+<m>pOÇ, _(,Ill.'lj>OÇ and ,.QmY-~', CPh 30 (1935), p. J20.336, et sunout J. VÊl.ISSAROPOULOll. U. naucltre. grecs (1980), p. 29-34 (.le monde de l'emporion.): tout en restant un qUllnier délimite, l'emporion va en quelque sorte llbsorber III plupllrt des aclivith du port m..... chllnd. (ri) A. PAPAGHOIICIOU-VENETAll. miOl. R«herdlU urooinu .ur une ~ille on/ique (1981), p. 100-106, et lig. 84 et 8!:1. • en outre reconnu un débarcadère avec quais du c,Ue du Stade; de même, dana le golfe de Kato Guenerale, ;, Rhênée, G. SlInlRIIT, BCII92 (1968), p. 416-449, a rele\'ê un .bauin de dérivation. du port princiPll!.
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Les bâtiments du port. Le mot )..~IJ.~v allesté dans les inscriptions depuis la fin du IVe siècle av. J.-C. n'a sans doute jamais désigné autre chose que la rade du Port dit.Sacré et ses environs immédiats au Nord et au Sud. La mention de maisons situées t... )..~lJ.bo~ implique l'existence d'un quartier d'habitation dans cette zone, mais il serait étonnant que toutes ces obtLlX~ aient eu uniquement un usage domestique, des commerces devaient s'y trouver. Selon H. Gallet de Santerre 8, le quartier en bord de mer à l'Ouest de la Salle hypostyle et de la maison de l'École française doit remonter aux temps préhelléniques, mais il s'est surtout développé à l'époque géométrique, et il est tout aussi probable qu'au Sud, du côté de la Pointe des Piliers, il y avait déjà anciennement un établissement maritime à double vocation résidentielle et commerciale. Il semble qu'il faille distinguer les maisons déclarées tv )..tlJ.~v~ (comme celle d'Arkéon) des bâtiments dits 1tpo<; 'rii~ OIXMTT1J~, 'près de la men (par exemple: 158, A, 1. 19; 161, A, 1. 21), ou encore 1tpoc:; 00 1) xPl11tlc:;, «près du mur du rivage$ (162, A, 1. 15), ceux-ci faisant d'ailleurs partie du même groupe Sosileia. Tout en étant aussi en bord de mer, ils devaient être plus éloignés que les premières du port proprement dit, Quoi qu'il en soit, il est certain que le port et le «front de men (!1tt elXll«o"l11]~) étaient parmi les régions les plus bâties de Délos, sinon la premiére? L'oikia d'Arkéon est nommée dès avant 282 dans 157, A, 1. 9, mais c'est seulement dans le compte 158 qu'elle est dite !v )..~lJ.h~; comme pour les autres otxllX~ ainsi repérées, il n'est pas aisé de décider si elle était immédiatement au Nord ou au Sud du Port Sacré 8. Une de ces «maisons dans le port~ est inséparable d'un 'I1X\J1t7rrtOV : J. Pâris estimant qu'il était impossible de s'ancrer dans la zone au Nord du Port Sacré, «sauf par temps tout à fait calme., on verrait plus volontiers ces cales pour la construction et la réparation des bateaux dans la zone Sud, près des «entrepôtst ou êy86z~1X énumérés dans l'acte 1416, B l, juste avant les vlXu'lt1JY~lXe. 'Ey86ztov ou !x8oZtiov, qui est un mot aussi tardif que VIXU'lt1Jy~O'l, mérite que l'on s'y arrête, Il est en général traduit hors de Délos par «citerne t 10, comme dans /ns. Priene, 208, 1. 7, où sont offerts -r{à] ry86zw'I TOU [G)8IX-r{OC:;] XlXt "dt èv 'rii~ 1t6)..q~] vaplXywY~IX. Ce serait alors une simple variante du composé vapt"(86Z~ov, qui semble plus fréquent Il. Il s'en faut pourtant qu'à Délos ce sens de «citerne. puisse être retenu. En effet, le passage 1416, BI, 1. 13-14, donne une liste de locaux pour lesquels les habitants sont tenus de refaire en cas de nécessité les enduits: «maisons, boutiques, ateliers, hangars pour bateaux, êy8ozlwv, bâtiments agricoles •. Une citerne ou un réservoir d'eau se comprendrait mal dans une énumération de ce type II. En s'en tenant à l'étymologie 13, il convient donc d'y voir plutôt un «entrepôt t, de la même manière qu'à Délos êy80ZLVC:; signifie couramment tentrepositaire. pour les marchandises en transit: les êy8ozûc:; sont les intermédiaires If entre les armateurs, VIXVX)..lJPOt
(6) Dans Dilos primi/iue d archaique (1958), p. 2'20-227. (7) D'après la lis~ des maison~ de l'Indépendance dressèe par Ph, BRUNEAU, BCll 92 (1968), p. 637-639; voir aussi Bell 105 (1981), p. 107-118. (8) Dans us • maisans sac~e,. de Dilos au temps de l' /ndipendance de l'Ile (1914), p. 23, S. MOl.lN1F.R y voit une maison d'habilation plulJJt que d'industrie, en raison de son loyer assez faible, mais l'argument ne convainc pas. (9) De son côté le ~cwp(Bw~, (lui servait il remiser des barques et était apparemment con~tilué de plusieul'!l parties, appartenait il une ferme et ne concernait pas le port : J. TRI":HEUX, BCll 110 (19S6), p. 426 n. 7. (10) LSJ : oreservoir, tank., et ORI.ANnOs-TRAVLOS, uzikon: a8l!imi1ation à Bct<:l~· (II) Voir il ce sujet nolre rubrique ,)/lpuov, infra. (12) D. HENNIG, Chiron 15 (1985), p. H3g n. 1 est d'un avis contraire. JI acceple néanmoins de relenir l'autre interprHation, déjà proposée par P. Roussel, en raison du loyer relativement élevé (IW drachmell) de l1;yMxto~ cité dans 1417, C, 1. 15. (13) Même racine que 3q0fU"" orecevoi,.. (14) Cf. DURRRACIl, Choiz d'iflScriplionl, 11· 108, p. 176-177. Néanmoins, les hBoxc~ d'Alexandrie ou de Laodicée en Phénicie ne SORt pas des .entrepotlil..aireso mais des .eXI'éditeuru: voir J. TRÉIIEUX, Bull. Ip. 88, 875.
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précisément liés aux '<'Olu1t'frrt« cités avant ces q.UXlt.l -, et. les veritables marchands, les
lflmlpot Il. P. Roussel est même d'avis 11 que ce sont les bâtiments auparavant nommes otxi)lMl't"« TeX 7tpô, njt OŒl.M'tTt'Jt qui sont devenus par la suite, dans les inscriptions athéniennes, des '<'Ol~yu.r. ou des ey8oxcior..
Au Sud de l'Agora des Compétaliasles, ou s'ouvraient plusieurs bassins plus petits que celui du Port Sacré el proteges par un môle, le front de mer est actuellement occupé sur plus de 60 f i par des ruines qui constituent cc qu'on appelle les. magasins du porit (GD 122). Ccl ensemble complexe comprenait 'certainement aussi bien des ohdlXt que des O[X~!UlT(l et des ly36xtlX, sans parler des vlXu7rljyl.Ol. Selon H. Duchêne 11, les. magasins., imparfaitement dégagés, auraient eu en façade des boutiques indépendantes plus petiles, mais il y avait aussi des boutiques de détail donnant sur la rue à l'arrière du quai, les marchandises en lransit étant entreposées à l'intérieur. Ici comme au Nord, J'altitude des quais est très faible et les bornes d'amarrage dépassaient à peine de l'eau, même en tenant compte de l'élévation progressive du niveau de la Médilerranée, au fil des siècles 18. Ce quartier dil de .Ia Poinle des Pilaslre8l, d'après les piliers de granit prévus pour l'amarrage en bordure des édifices, a été édifié sur une surface gagnée sur la mer dans la seconde moitié du Ile siècle avant notre ère; c'est l'expansion commerciale du Ile siècle qui a, pour une brève période (jusqu'à la construction du mur de Triarius ?), entrainé l'aménagement et l'agrandissement de locaux dont l'usage initial (et ultérieur) aurait été davantage domestique, pense H. Duchêne, mais il reste beaucoup d'incertitudes dans leur chronologie et leur répartition exactes. Les inscriptions prouvent, quant il elles, qu'il existait des • entrepôts. au milieu du Ile siècle; ceux-ci ont de meilleures chances d'être situès au Sud plutôt qu'au Nord du Port Sacré, et les VIXU7r'f]YLIX pourraient aussi se placer dans la direction du Dioskourion.
Aulres aménagemenls du pori. Il semble plus difficile de comprendre ce que les inscript.ions enlendent. par les termes «1'tb&tat.<;, xp1j1dl;, et XW!L«, qui doivent être associes au port. Nous verrons que le lw!L« est un .remblai. ou .lerrassemenlt 1' , le mot peut donc s'appliquer aussi bien à un môle qu'à n'im· porle quel quai, .mur de mert ou lerrasse gagnée sur l'eau. La datation et. l'exLension des différents XW!L«'fOl, jusqu'à ceux dont se vanle Théophrastos, s'avèrent délicates à préciser; tout au plus peul-on dire que les t.ravaux sont part.iculièrement importants à partir du dernier quart du Ille siècle, quand sont inst.itués les épimèlètes du lwfJoOl, et. ils doivent correspondre à l'affir· 'mation de la vocation commerciale de l'lie. La krépis près de laquelle se trouve l'oikia Sosileia 10 doit être un quai ou. mur de quai. il un ou plusieurs degrés, mais on sait qu'en longeant la mer depuis Skardhana jusqu'au Dioskourion il y en avait toute une série, plus ou moins bien raccordés et séparés par des môles. 'A1t66O'.aLI; devait désigner le débarcadère principal, dans la boucle du grand môle: en effet, la • porte du sanctuaire proche du débarcadère. (219, A, 1. 23), bien entretenue, a de bonnes chances d'être celle dont le linteau s'engageait dans l'angle NordEst du Monument aux hexagones Il, édifié précisément à la hauleur de l'extrémité Nord du
(15) On comp"t"ef1l la dedieace dell Poef,idoniuler; de Bêrytot, commentee par DU(l.RBACH, Citou d'inKripfionf, q.dp- .w -.nù.f,,,,,,,, ...., rraox:a.n.. (16) Di/Of roIonie allltnienne, p. 1!)7. (17) RapporU de fouilles dans 1" Bell 111 (1987), p. 647-654, 112 (1988), p. 781-786. et 113 (1989), p. 152-754. (18) Sur eeUe quetlion qui continue .II faire l'objet de divel'!l travllux, voir BClI 111 (1987), p. 655 : ,les liUoraux de Délos et de Rhénée •. (19) Voir notre rubrique l,W!L", infra. (20) Voir notre rubrilluc "~"I,..k, .upru. (21) Voir HELLIlIANN-FIIAISSIl. EAD 32, surtout p. 7()...71. Les Prol)ylées qui aCCOlnl)agnaient le Temple naxien constituaient une autre entrée, différente de 111 • porle du déblln:lldère-.
n- 118-119 : .,..;,.. ào 4.Jv-
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quai de la Terrasse; c'esl peul-êlre par là qu'Hérodote a pénétré dans le hiéron, pour se diriger vers l'Arlémision. Il faul alors voir les obdlfLIXTIX TOC Èv TÏjt &:7toti&:att (161, A, 1. 115) comme lout à tail voisins des obdlXt tv ÀtfLÈv~. Enfin, R. Vallois pensail que dans l'expression .maison proche du Bremeu 211 , le mol ~plfL1jÇ s'appliqua il au grand môle: on ne peul qu'approuver Ph. Bruneau qui juge l'.hypolhése assez graluit.e., bremes pouvanl loul aussi bien recouvrir un édifice parliculier. En conclusion, si le port de Délos el son exlension sonl connus dans leurs grandes lignes, beaucoup de questions demeurenl acluellement en suspens.
AOY':LOV : voir
O"lCT)vTJ
CUisrne pour banquets rituels 2310,1.7 en 96-95 av. J,-C" dédicace aux Théoi Proloi du Kynlhion de mosaïques xlXl 1'0] !J.IXytplov [XIX! TOCÇ] Tpa.1ttt:a.ç XlXt T1)v lfia.À(ik C'eslla seule aUeslation d'un !J.a.ytpéov à Délos. L'orthographe habituelle est fLlXyttpti"ov, ce mot désignant le local attribué au fL&:yttpOç, une sorte de • boucher-cuisinien qui intervient pendant les sacrifices pour apprêter les victimes et en cuire la viande. Il doit donc être distingué du banal blj;o1tOt6ç, qui n'est qu'un fCuisinien devant préparer les mets. Dans les sanctuaires où les rites des associations religieuses impliquaient un banquet, un personnel spécialisé était mis à la disposition des pèlerins. Athénée (IV, 172 f) écrit à ce sujet; de n'ignore pas qu'Apollodore d'Athènes dit au sujet des Déliens qu'ils offraient les services de mageiroi et de 'dresseurs de table' à ceux qui venaient pour les cérémonies~ 1. Effectivement, les comptes des hiéropes mentionnent les salaires versés à des mageiroi employés par le sanctuaire pour les importantes fêtes des Posideia et des Thesmophuries, qui comportaient un banquet civique 2 • Dans les inscriptions grecques, les références à cette «cuisine. des sacrifices pour banquets rituels sont relativement peu nombreuses et nous entraînent de préférence vers l'Est: - JHS 12 (1891), p.232, nO 13: en Cilicie, à l'époque impériale, un prêtre a fait construire à ses frais des lits XlXt 1'0 fLlXyttpti"ov; - [G IP, 1301 ; dans un décret aUique, il est question de la réparation du fLlXyttpti"o.... d'une association;
(22) 'H 01",(0; 11~ '1"611 Bpif.l'l'll (ou i1Il '1"0;:; Bpil-l"l'll, Bpil-l'l'l"C>') : 356 bi$, A, 1. 18; 366, A, 1. 98; 369, B; 372, 1. 22; 400, 1.19-20: 442, A, 1. 143. Il Y a aussi une maison i('ij,~. '1"0;:; 8pif.l'l'l""': 400, 1. 21; 442, A, 1. 142. • {il Je cite d'après G. BERTillA UME, U$ r6/u du m{lgtiro, (Mn~mc>,ynt Suppl. 70, 1982). Aux nombreux exemples donnèll par l'auteur, on pourrait ajouter l'inscription trouvée il Sôke, prés de Magnésie du Méandre, qui spécifie que pour une fête.d'une a6llOCiation religieuse, il faut fournir .le vin en quantité suffisante et desl'4"l"
'na.=.,
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L. ROBERT, RPhil 65 (1939), p. 193sq., eLudie une inscription de Smyrne d'époque impériale qui traile, 1. 7, du mageireion dont. Alexandros a pourvu un sanctuaire, et qui est très vraisemblablement celui d'une association; - Bull. ip. 50, 200 : à Iconion, une inscription de deux lignes, de l'époque impériale avancée, constitue une dédicace d'un vétéran à Zeus Soter, qui reçoit une labie de culle, un portique et un 1o'4~~pii'o,,; - EA 1 (1983), p. 59, 1. 11-12; à Olgassys, vers 200 av. J.-C., on dédie aux Grands Dieux des portiques XOlt T'à otX1j!L1X Tà [n]a.pa.xc(!J.cvo'l Ta.tç aTOlXt<; xa.! Ta lxa:dp
tAtyapov,
Ta
mégaron: 199, A, 1. 48 : en 274 av. J.-C., xoX't'œt.lrilO"œlH TOÙ';; w(x.ouç To(Ü Til:] !J.ty6:{pov ?; 440, A, 1. 41: en 173 av. J.-C., dç W p.tyoXpO'l 1'0 h TWl 8rO"p.oo:poptWL; 2047, 1. 6: en 126-125 av. J.-C.,
consécration d'un p.éyœpov à des divinités égypt.iennes. Mtyœpov est. un de ces t.ermes que les ant.iquisanis se cont.entent de transcrire sans chercher à le traduire, probablement parce qu'il recouvre des réalités diverses qu'il n'est pas toujours
(3) Reeensemenl dUI HUSSON, Oikia. p. 160-162. (4) BAUNIlAU, Culin. p. 47&-4n. (5) Voir J.-M. OENnEA, Le molî'du banqud rouelle... (1982). (6) Analyse P'lT A. LODlI dans CRA/ 1943, p. 615-616, avec d'autres exemples de euisinell présidées par des
prilrell. (7) CVA Allemagtle, 16, pl. 63, 1-4, el 64, 1-2; reproduit dans BERTIIIAUME, O, e., pl. 6-7. (8) Voir notre rubrique tr.vc:.-., lupra.
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facile de cerner. Le contexte des lrois attestations déliennes n'est guère éclairant.; il faudra se tourner vers d'autres exemples de fdya.pov pour mieux les comprendre.
Définition du mégaron. D'ét.ymologie non reconnue (préhellénique? sémilique?), le mot. s'applique dans notre langue archéologique il. la grande salle de réception du palais mycénien, avec un foyer cent.ral, et. par extension il. un certain t.ype de maison centré sur cet.te salle rectangulaire '. En réalité, si l'on examine l'emploi qu'en fait. Homère, IJ.i-yŒPOV n'est nullement confiné dans ce sens et désigne n'import.e quel abri, habitation, ou pièce il. l'intérieur d'un bâtiment; la grot.te de Circé et. celle de Calypso, les demeures des dieux dans l'Olympe, les huttes des porchers, l'appartement. des femmes dans le palais aussi bien que la grande salle de récept.ion, pour ne pas parler de l'écurie. Quant. à l'expression h ÈIJ.0to"~ IJ.E'fŒPOto"lY, elle équivaut il. notre actuel .chez moi.!. Par la suit.e, pour évoquer le cadre ou la Pyt.hie de Delphes officie, donc pour un lieu oroculnire, Hérodote (VII, 140, 141) dit indifféremment. lJ.iylXpov ou 5.8u1'o",. En rait., le premier terme s'applique il. la cella du Temple d'Apollon, et. le deuxième il. sa partie la plus reculée, interdite au prorane selon Pausanias 3. Dans l'ensemble, à partir de l'époque classique, IJ.i-yŒpOV est. particulièrement employé pour les lieux ou étaient célébrés des cultes il. mystères: avant tout Déméter (dans le Thesmophorion de Délos, mais aussi au Pirée, à Éleusis·, Potniae de Béotie, Messène', Paros', Mantinée et surtout. Lycosoura en Arcadie 7), Dionysos (il. Abdère'), Gê Chthonia (il. Apollonia du Pont'), et les divinités égyptiennes (il. Délos, et il. Porto 10).
Structure du mégaron. A quoi ressemblaient ces megara? Il est. clair qu'il s'agit dans tous les cas d'un lieu fermé, qui abrite. C'est par là, finalement, que nous retrouvons l'emploi homérique du terme mégaron. A Delphes, il représente l'intérieur du temple, mais non le temple lui-même. Le mégaron du Thesmophorion délien avait. des murs que l'on ravale (199, A, 1. 48); plus génêrblement., dans le culte de Dèméter, le mégaron semble être un bâtiment. ou du moins un enclos de murs qui garantit. le secret des myst.ères : ainsi il Lycosoura en Arcadie, ou le mégaron situé il. côt.é du t.emple proprement. dit est. rait. de murs encadrés par deux escaliers, et qui protégeaient les mystes des regards. Ce mégaron est aussi comparable il. un autel dans la mesure où il conserve le reu sacré, le glossateur Ammonios de Lampt.rai dit. en eUet pour IJ.tyŒPO'" : il 1t"cp~Mx0801J.1jlJ.tV1j
(1) Un exemple JHIrmi d'autres: J. BOARDMAN, Ezrov,,'ion. in Chio. 1%2-1955. Gruk EmPfJrio (1967): .the Megaron Hall., .the Lower Megaront. (2) Plusieun études onL été oonliBcrées au mol jÛycr.pov : outre l'article de ZlIllfEN da ni la RE, Suppl. VII. on consultera N. M. KONTQI.~ON, .Mégllron. (en grec), dllns Me/mlger O. el M. Mer/ia (1956), p. 293-316. Il compléter par le Bull. ep. 53, 35, un .rticle de L. ROIIERT dan. Me/anger Bidt: Il (1934), p. 816-812. S. LAUffllR,. Megllron., l:~'l. Me/angn KonloUon (1980), p. 206-215, oû esL bien mis en ....Ieur le I.it que le megaron dhigne chu llomére.l'intérieur., enfin P. DARC(lUlI, .Pour l'.bandon du terme ·mégaroll'., Bell Suppl. XIX (1990). p. 22-31. (3) Voir le développement de G. Roux, lklphn (1976), p. 961q. (4) Pirée: IG III, 1177: t.leulil : IG III, 1363, 1. 19 (et Bull. ep. 56. 75). (5) PllulllnillS, IX, 8, 1 (Polni.e), et IV, 31. 9 (Measène). (6) Pour Paroli, voir Cl. ROI.L.. EY, BCH 89 (1965), p. 477. (7) Voir M. JOST. Sanduoiru el culler d'Ar'COdie, F.IPeI9 (1985), p. l'n (Il propos des IG V 2, 266, 1. 'n : mégaron de Mantin~) eL 177 (LycOlOura et la description du Périégète). (8) Voir J. BouS(lun, BCII 62 (1938). p. 53, eL une peLite Iynthète p.r P. BoYANci, dllnS RendPonlA« 33 (1961), p. 117-118. (9) Bull. ip. 56. 174. (10) CIL XIV, 18 et 19 (m"g",um et mtg",um).
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260-
larUr., lv6a. "tIÎ. J,l.1J
..,.>.ci8pcl,
'i,
ou
~).u8po...,
TO
(ÛJTOç, 0) ..,.>.a.8pcl, ~1Àa.'pov: - poutre faititr~: 146, A, J. 64 : en 301 av. J.-C., cL; ~OplX"; 161, A, 1. 105 : on apporte depuis l'Asclépieion Tb" ),(60" 1'0" Ô7tO Tb fÛÀa.0PO" u::roXCL!U"O" TOÛ nwp!you, D, J. 119 : pour le Pori nos naos, dc;: ,.0[" 1\Ao)60),o" T(;n IUMOpwt; 175, Ab, 1. 6 : (ill.a.Opo" (lacune); 199, A, 1. 113 : dans la palestre, (ill.a.OplX ù7toOivn V7tO T«c;: 3oxoùe;: Mo; 205, Be, 1. 29 : lTWt yw'!jvw.!Wt fUMOPM; 287, A, 1. 105 : en 250 av. J.-C., fJ.él.a.Opo" xlXl 30xoôe;: èfL!)a.ÀCt" dans l'oikos de l'Hérakleion; 372, A, 1. 108: "l'Ote;: 1'0 \Aoi),ŒOpO" 1'0 h TWt ~uaTWt xor;OcÀOû(Jl'I, 1. 109 : transport de poutres xl'd TwvlLcM6pwv, 1. 168: fJ.EMOpou û«afJ.ŒTŒ (même rormule: 400, 1. 44); 401, 1. 9: [T« &.7tÔ}rOfUl u7tC"riOYJ unO TO fJ.iÀ«Opov; 406, A, l. 35: en 190 av. J.-C., [fLlÉ]Àa.6p« ~uÀtv«; 500, A, J. 35: en 297 av. J.-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, découper l'orthostate central qui est placé en antithéma du rronton, pour TWt !UM.Opw~.
(11) A. HENR'CHS, ZPE 4 (1969), p. 31-37 (qui rappelle la remarque de Qément d'Alexandrie, Pro/.,.., Il, 17, 1 : ~UÀO'~'t'llÙo;~. (12) Hésychiu.: ~. ollÙ" ""~ ~'" ""t f!.ipcI&p.. Eutulhe : ~lGl ..0.+,........ ~; P. Mich. 3, 154 (Ill"1\''' tièclet ap. J.-C.): ut dç Fr..".... .... -ri{GYJ}w.
M""YTtpoc;
,.,..1 nq>-
(13) Pour Agrigente, voir M.·Th. LE D'NAHIn', l&lncluairet chthonien. de Sicileo, dant r~mples ~ll(Jncluoi," (1984, G. Roux éd.), p. 143-144; pour Cnide, voir C. T. NEWTON, Di'COMries alllolicornattu. 11 (1862), p. 383. (14) Voir L. R08ERT, O. C., p. 812, et RPhil 48 (1974), p. 200-203 ûo«r.. po~ twnt un doublet de I&ér"PO~)' (15) G. PEseE, III~mpi() d'hide in &brolho (1'Y.>3), p. 43, n-74. (16) CuIte. tgyplien., p. 136-137: la dédicace a été l'(ltrouvée lé proximité de ces chambres, mais rien n'Il!lllure
qu'elle s'y rapportait.. (17) BASLE!, Religion. (18) Bull. tp. 40, 189.
ori~nlale.,
p. 264.
-261 -
- grande salle, palais (en poésie) : 1299,1. 39 et 64: dans la Chronique du Sarapieion; 1533, 1. 8 ': !UM6po~0"~.
mo'§: : grande
poulre droite: 403, 1. 17 : en 189 av. J .-C., dans une fourniture de bois, laT6v.
M&"oc6pov est un terme de charpenterie grecque qui ne pose pas de probléme d'interprétation 1. Ce sont précisément les textes déliens qui permettent d'assurer que le l-l&"ocOpOV - ou l-lÙloc6poc, forme typique de Délos - est la .poutre faîtière_ (angl. ridge-beam) (pl. Xm.47). RoI. Martin et R. Vallois t l'ont mis en évidence: - dans 287, A, 1. 105, le l-l!),oc6pov est distingué des dokoi qui doivent être ici des pannes ou des chevrons; - dans 500, A, 1. 35, il est demandé de découper l'antithéma des tympans pour y glisser le melalhron ; - dans 199, A, 1. 112-113, après avoir avoir démoli un mur de refend de la palestre, il est préconisé de placer sous les dokoi des l-lÉùt.6poc, soit une «poutre faîtière couplée.; - de même, dans le Porinos naos, une pierre est utilisée pour caler la faîtière (161, A, 1. 105). Mais ce sens fondamental, qui apparaît déjà chez Homère, ne se retrouve pas nécessairement pour tous les emplois du mot; par extension, f.l.t),oc6pova pu s'appliquer il toute .poutre •. C'est ainsi qu'au début du Ile siècle ap. J.-C., dans le P. Ryl. 2, 233, il est question aux 1. 5--6 des fÛ),a.6pa. "l"WV 6up(8wv, qui ne peuvent être que des .encadrements de fenêtres •. Hésychius écrit de son côté: fÛ).a.6pa.· obela..; Ô7ttp6upCl' 80xol; 8é. Ennn, dans le langage poétique, et toujours par extension, le !J.D.«6pov désigne couramment une grande salle ou une grande habitation, pourvue d'un toit à double pente: non seulement dans deux poèmes découverts à Délos (1299' et 1533), mais aussi chez les poètes tragiques, ou encore dans l'Anth. Pal., VI, 358 (<< temple.). Dans une inscription funéraire trouvée en Italie', bd "l"Uf.l.6L8!Olln f.l.EÀoc6pou; doit même se comprendre comme «le tombeau •. Toujours dans le vocabulaire de la charpenterie, les comptes des hiéropes signalent aussi - et une seule fois - un la-roç. De la même racine que ta't'fj!J.I, 1'{oT6.; est un «objet dressé« et ne peut convenir ici que pour une «grande poutre droite., comme dans l'Odyssée, XV, 289, où il s'agit d'un mât en sapin. Mais le terme n'est pas confiné dans les édinces, puisqu'on peut y voir une poutre pour un appareil élévatoire&, et surtout un «métier de tisserand., sens le plus commull.
enlrecofonnemenl : 199, A, 1. 73 : en 274 av. J.-C., dç TIÎI !J.E:1'occr1"Û"~OC TOÜ 1lu{610]u 1 TPU'fOCXTOUÇ; 366, A, 1. 33 : vers 207 av. J.-C., dans la Salle hypostyle, couvrir !J.E:1'ŒO"1"V"tOC i~ o.jI~"OXtprXfJ.OH. Au v e siècle, dans les comptes de l'Érechtheion l, .l'entrecolonnement. se dit fJ.ET«Xt6vwv,
(1) CHANTRAINE, La (ormalion du noms en grec ancien, p, 374 : d'étymologie obscure. le mot est construit avee le suffixe technique -&pGv. (2) RoI. MARTIN, REG 80 (1967), p. 314·324, partiellement repris dans le Recueil Plauarl (1976), p, 126-129; VALLOIS, Archilecture Il, 2, p. 400. (3) Selon H. ENGI>UIANN. The Delian Arela/ogy of Sarapis (EPRO 44, 1975), ce serait précisément la salle de banquet E du Sarapieion A, qui couvre 40 m". (4) Bull. ~p. 60, 444. (5) /G 11', 1672, 1.306. (1) Le texte des 1/) donne n[",ptVOlJ], mais COU.HIY, EAD 12, p. 209 n, 2, avait déjà proposé Il[o..&tov), qui a Hé confirme par une relecture de Durrbach: voir VAU.OIS, Archil~lure Il, 'l, p. 43'2n. 7. (2) IG I", 475. 1. 257.
-262 mais un siècle plus lard, dans le devis de l'Arsenal du Pirée. les deux termes !LITQtX~6"w" el fLr.1XcnVMOY se lisent à quelques lignes d'inlervalle J , et sont tout à fail synonymes. Le cas de lUTotmÀlov pourrait servir à confirmer un fail. déjà relevé: que x(wv est plus ancien que m),.oç, lequel est finalement préféré en composition·. Car si fUTClXI6\1toy va disparaître, ce n'est pas, malgré les deux attestations déliennes et plusieurs aulres dans les comptes de Didymes', au profit de /UTlXln'UÀtO" seul. A ce dernier seront plus volontiers substitues, dans les inscriptions', !UOO<M'1JÀWY ou IUGlxmJ>"O\l, 8u.r.a-roÀIOY ou IhŒcrnJÀOY.
sure!cvé: 1412, a, 1. 22; 1417, A 1,1. 147; 1423, Ba Il,1. 4: au milieu du
Ile
dans l'inventaire de la salle de bain du gymnase, À'rJvoùr; lJ.t'rtWpOur; Tpetç, bd
siècle av. J.-C.,
'mÜ
i:8&.ipouç Mo.
L'inventaire différencie bien les cuves «placées sur le sol. de celles qui sont «surélevées., sans doute sur des petits piliers ou colonnettes. McTtwpoc:; a ici son sens habituel: «placé en hauteur, dans les airs •. L'indication délienne devrait aider à préciser le sens de l'adjectif dans d'autres textes Iilléraires ou épigraphiques, oû il peut prêter à discussion. Ainsi dans un acte de vente de Tinos, IG X Il,5, sn, 1. 76-77 : ~c; otx(œc; ~c; h !lf'fU ... "t6lJu"dppov ..n ~ov, il faut sans doute comprendre que la maison possède, comme subdivision pouvant éventuellement êtrt'i comptabilisée (et donc louée) à part, un étage et un IIOUJl-1I01. L'étage sépare se rt'itrouve dans le ~po'l ~p..ar: mentionne 1. 123 du même acte. Pourtant on a pu 1 y voir le rez-de-chaussée directement au-dessus du IIOU5-50I, en Ile reférant à un passage d'Hérodote (II, 148), oû il est question du labyrinthe du lac Moéris divisé en deux IlOrle1l d'otx+,~T«., Tà.1ÙV lntOy~, "t'li. ~ ~ : mais le texte ne signifie pas expressément que les mel~r(J IIOnt au niveau du 1101, il veut simplement dire qu'ils ne IIOnt pas lIOuterrains. Une situation uurelevée_ est d'autant plus probable que dans l, 188, Hérodote parle du tombeau de la reine Nitoris, à Babylone. qui elt uuspendu en l'ain, au-dessus d'une porle. Resle la question des oxcrol ~pol signalés par Aristote, Alh., 50, 2, et que l'on rel.rouve dans le reglement des astynomes de Pergame'. RoI. Martini y avait vu des «canalisations à ciel ouvert_, par rapport aux canalisations tenterréeu, xpu1Tt'OL Mais G. Argoud a raison de se demander t s'il ne faut pas plutôt y voir une indication de situation: COllalisations placees en hauteur par rapport aux autres, donc «de surface., t sur le sol f.
l"TOtnOV 1 TO
(.p'yAu+O.,
,,1
J1ETOtnov: miiope : 500. A, 1. 14 : en 297 av. J.-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, mot. restitué,1. 17: auvOéo)cu; TPlY>'6lpoU xa.l fLCTonLou' «vrt6i'jOEt 3è [Tijt) 'fplY>'UlpWt «[vrHhjfL«), J. 19-20: une pierre ayant. TO'" )('Oafiov -niv «ù-rO... o:Î7t(o) fLCTl:on(ou Xl%l ~P~YÀ6lpou?) (3) IG III, 1668, 1. 36 et 63-64. (4) Voir nolre rubrique xLc.ro. ,uP"" (5) Ou encore 1G Il', 1685, Il, B 3.1. 8: ~ ~ . (G) Voir quelques exemples ~unis par L. 1l08'gRT, Bell 60 (1936). p. 194. (1) Voir l'hbitalion de Roi. !::TIBNNB, Ttncn Il (1989). p. 23 n. 41. (2) SEG XIII, n· 521.1.74. (3) RPhif 31 (1957), p. 66sq. (4) Dans Journu. d't/udu .ur fa aquedua romain., Lyon. 1977 (1983. J.-P. Boucher
~.),
p. 1-11.
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Tp(yAu+os : triglyphe: voir ci-dessus.
Les termes qui désignent li Délos les deux élémenls de la frise dorique (pl. XVD, 60) sont. également connus dans d'autres régions de la Grèce.
Le triglyphe. L'adjectif substantivé Tp(yÀVlpO' représente un groupe de trois )'ÀIJlPYj, ou _trois entailles faites au ciseau., ce qui s'applique assez bien aux deux canaux verticaux de cette pièce rectangulaire, lesquels sont complétés par deux demi-canaux placés sur les bords, soil trois au lolal. Il s'avère que le mot Tp(y>'U<po, peut designer la frise dorique tout entière, faîte d'une alLernance de triglyphes et de métopes, aussi bien que chaque bloc de triglyphe en particulier!, tandis que les deux exemples du doublet TptyÀo
La métope. MtrÔ7UOV se retrouve - enlre autres - dans l'inscription du Prostoon de Philon à I::leusis 4, avec la même orthographe qu'à Délos; mais les compLes de Delphes emploient la même forme qu'Hésychius : ~mo\l' Idpo,. Tl. 't'ij,. xœÀ01J~" ur.O TWV ŒPI~ttX-ro\I(LIV TP~Y).UcpoU, cependant que Vitruve (III, 5, Il; IV, 2, 2 et suiv.) prefêre pour cetle partie plane de la frise dorique le mot jUT67t'1j, inconnu dans les lextes grecs, où l'on ne lrouve loujours que son diminutif. F. Ebert' avait déjà remarqué que ~l"nov (ou 1U66r.~ov), formé de la même manière que !J.tt1Xa-ru).~OV, l.l.tnlmJpyt.o\l, etc., ne pouvait êlre, d'après l'étymologie, que ,l'espace enlre deux lutlXlt. Mais à partir de là l'interprétation s'engage dans deux direclions opposées: en effet, 1'61dl est primitivement une ouverture dans un édifice, dans le mur ou au niveau du lait, et l'on peut donc comprendre la métope comme, un plein entre deux videst représenles par les ouvertures des triglyphes, tandis que si l'on suil à la lettre l'explication de Vitruve (IV, 2, 4) : ,Les Grecs appellent opai l'emplacement des poutres et des lattes ... C'est pourquoi l'espace entre les poulres, qui se trouve entre deux opai, est appelé par eux métope" c'est le triglyphe qui devient un plein entre deux vides. A l'appui de la première interprélation est parfois signalée la parenté étymologique entre fA-n61OJ et I.l.ÉTI'.lT.:O,,", .le rronh, la «façade,' : I.l.I:T61OJ est alors vu comme un doublel de ee terme, el l'idée d'un .plan rectangulaire entre deux yeux' se trouverait confortée.
(1) Remarque d'EBERT. Fochoutdruckt, p. '29, el dans P...ULY-WI8S(lW.... J.D. Iriglyph~. (2) Toutdois, J.·P. BoM)(E..... IIR, Bell 107 (1983), p. 204. se demande D\'CC raison s'il ne faul pis "oir dans TpITl.o9l':'T,I; très préeisemenl une. pike à lriglyphe comportanl une métope altenante •. comme sont livrétl les blOCll de la frise du Temple d'Apollon (el, en outre, ceux du Temple d'AllClépi08' DI!lIOll). Pour les aUeslalions de la fonne tl*r~I.IfO<" voir BousQuKT. CID Il. n- 31,1.28,59 1, 1. 41, 4a. 00. &1, el a9 Il.1. 3, 7, 14. 16,62 B Il. 1. 67, 70; pour TP
"
j.1tlTCHflOY
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L'origine de la Irise dorique. Ces définit.ions divergent.es et. inconciliables posent. la quest.ion de l'origine de la frise dorique, un problème considéré comme primordial au XVIII" siècle et. aujourd'hui encore, si l'on en juge d'après un livre récent. de N. Weickenmeier 7 qui rassemble et. compare commodément t.oules les hypothèses émises à ce sujet depuis Winckelmann, A l'heure qu'il est aucune thèse ne peut faire l'unanimité, dans la mesure où toutes représentent des points de vue purement. t.héoriques qui ne peuvent. - pour l'instant du moins - êt.re vérifiés par la réalit.é archéologique. Weickenmeier dist.ingue cinq groupes d'analyses: 1) la ~t.héorie des abouts de pout.resB, la plus répandue (défendue par A, Mallwit.z, A, Kalpaxis, A, von Gerkan), qui prétend respecter au mieux le t.ext.e de Vitruve et se rattache à l'idée de la pétrification de "l'archit.ecture en bois, 2) la «théorie des pot.eaux!, qui se détourne au contraire de Vitruve, et veut voir dans les triglyphes un assemblage de petits piliers (G. Gullini, P. Zancani Montuoro, L. B. Holland), 3) la ,t.héorie du colombage B(1. Beyer), susceptible de déviat.ions inspirées par l'idéologie nat.ionale-socialiste, 4) ~ l'emprunt il d'aut.res culturesB, surtout l'Égypte pharaonique (J. J. Coult.on) 8 ou encore la civilisation mycénienne, qui possèdent un riche répertoire de formes et de décors, 5) enfin une' combinaison, de toutes les théories précédentes. Ce problème à la fois spéculatif et technique a passionné, et passionne toujours, les chercheurs allemands; de leur côté les Français sont avant tout présents par l'apport de R. Demangel qui, dans une longue série d'articles', aura vu avec constance dans la métope un élément décoratif devant une structure portante, tandis que le triglyphe serait une, claire-voie B illustrant un hiéroglyphe cosmique, symbole, en Orient ct en Égypte, de la fécondité, Il n'est pas nécessaire d'insister sur le caractère très daté de cette interprétation, Il est encore trop tôt pour savoir si les travaux en cours sur la genèse du temple dorique, et plus généralement le passage de la période mycénienne à l'époque géométrique, permettront d'y voir plus clair. Mais d'ores et déjà, une nouvelle étude des premiers temples de Corinthe et de l'Isthme 10, construits au VII" siècle, a montré que ceux-ci ne possédaient probablement pas, comme on l'a cru, un ordre dorique en bois, mais étaient tout entier en pierres et tuiles, avec des détails rappelant les techniques du travail du bois. Alors que cette région est considérée comme le berceau de l'ordre dorique, il n'y a pas trace dans ces deux temples 'prédoriques, d'une frise de triglyphes et de métopes: l'intégration régulière de ces éléments il. la construction ainsi que la pétrification du bois n'auraient donc pas Cil lieu d'une manière aussi simple, continue, qu'on pouvait le penser jusqu'à présent Il,
(7) N. WIlICJ(RNMEIRR, Theorimbildung zur Genese des Triglyphon. Versueh âner krilischm Bes/andau(nahme (Di!!. Darmstadt, 1985). (8) En dernier lieu, se rallie Il l'hypothèse de l'origine ègyptienne : Th. N. HOWE, The Inven/ion of/he Doric Order (Thèse Harvard 1985, Univ. Microfilms Xerox, Ann Arbor, 1990). (9) ,Fenestrarum imagineu, BCH 55 (1931), p. 117-163; ,Sur un ven d'Euripide 0, REG 34 (1931), p. 320-323; .Triglyphes bau, BCll 61 (1937), p. 421-438; BCll 64-65 (1940-41), p. 151-162; .RegullU, BCll 66-67 (1942-43), p. 255-273;. Fenestrarum imagines 11o, BCH 70 (1946), p, 132-147; .Triglyphes en teTTe cuite 0, BCII 71-72 (1947-48), p. 359-368; BClI73 (1949), 476-482; • Mnw",ov 0, Mt/onges O. NOIJ(jrre (1935), p. 123-128; synthèse dans La (rise ionique (1933), p. 307 et suiv. (10) R. H. RIIODES,' Early Corinthian Architecture and the Origins of the Doric Order., AJA 91 (1987), p. 477480, L'auteur annonce un travail plus ample sur ce sujet. (11) Dans. Vitruvs Vontellung von der Entstehung des dorischen Triglyphenfrieseso, S/udien lUr k/ouischen AI"Chiio/ogie. SO(jrbrricker Siudien lUr Archiiologie und a/fen Geschich/e 1 (1986), p. 143-157, B. WESIlNBRIlG estime aussi que la recherche d'un entablement dorique archétypique rassemblant architrave, triglyphes - métopes, et mutules, est une entreprise vaine, chaque élèment ayant dll évoluer, au dèpart, d'une manière individuel1e. En fait, comme pour l'histoire des colonnes ou des caryatides, Vitruve a dll rapporter des trailks d'architectes grecs, qui ont reconstitué le passé Il leur manière, en le rationalisant.
- 26.,P~XB';. ~ (~WV.
l:l; l7Tpo+t:iov, TÔ;
TpoX~dcr.. "'; TPOXOS, 0)
"''1xa.vfJ: machine de levage: 161, A, 1. 69: en 279 av. J.-C., pour redresser un pilier tombé.
Q.twv: axe (du treuil) : t61, A, 1. 70:
~ù;
-rnv
~ova
"'iç 1J.'lllXvijÇ
~u).ov.
aTpo+t:iov : treuil: 203, A, 1. 30; 287, A, 1. 40; 290, 1. 30 (pour le chemin de halage). TpoXv..dcr.: paJan: 161, A, 1. 98: Tp0x,v-dlll.<; dç 1tIXÀlXta-rplJ......
TPOXO$ : poulie: 104, 1. 141 ; 104-10, 1. 8; 104-11, B, 1. 34; 104-12, 1. 113 (inventaires, IVe siècle av.
J .-C.) : 't'p0x,oc,; bc.
nIlÀI1(a-rpIXÇ.
Pour relever un pilier les Déliena se sonl servis d'une !J.YJIlXv~ 1 ou machine du lype de la -chèvre., montée avec un palan, c'est-à-dire une combinaison de poulies et de moufles qui démultipliaient la traction l, Ce palan était manœuvré avec un treuil pourvu d'un taxe_ en bois, &~w". Le _treuil. lui-même, en forme de cylindre, se disail o"tp0'1ltIo\l, elle palan 1'pOxW~, d'après 1'poX6ç ou "t"poXo.oç, .Ia poulie •. Le mot1'poxl.ÀC~ se rencontre en littérature, dans les papyrus et surloul dans les inscriptions architecturales' ; l'objet est souvent nommé avec la t'cardet, axo~\lto\l. !IOn complément indispensable. Dans le seul passage des comptes déliens ou il est question d'une 1'poxw(a. avec sa corde, il est probable que les hiéropes ne songent pas il un appareil de levage des pierres ou des pièces de bois, comme on l'entend habituellement. En eHet, dans P. Oxy. 3. 502,1. 35'. la 1'POXI.ÀÀ.Éa. et sa corde appartiennent à un puits et ne peuvent représenter que le systeme de puisage; or nous savons qu'il y avait au moins un puits dans la palestre, pour lequel un "t"poX61; a déjà été mentionné plusieurs fois dans les inventaires de la première domination athénienne'.
iUÀTOÀoyic.. (aU~~v.."t"OSI ~,,)
J.UÀTOÀOyÉc..: dresser au rQuge: 504, A, L 2: en 279 av. J.·C., dans le devis pour le plalond du Temple d'Apollon, lJ.~~1'o~orii[a:Wc; "t"w~ lJ.elKpW~ KOC'I6\1L?]; 507, 1. 8 : dans un devis pour un édifice indéterminé, lJ.~ho~oyw\I [1tiiaer.\I -rl])v tpyer.a~\I KelL ~~W\l. au~~LALTos
: entièrement passé au rQuge: 500, A, 1. 47: en 297 av. J.-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, ~Uw\l [aU]lJ.lJ.LÀ"t"er. (restitué 1. 7).
Au moment du ravalement d'une assise. et avant de monter l'assise suivante, il convient de vérifier une dernière fois l'horizontalité des lits. Le devis du Temple de Zeus à Livadie 1 nous
(1) Avec IOn sen, originel de e nlllfll, eexpêdienlt. le mot. "''llavll recouvre des realiU:s divenes, mais il "'git. dan! lou, les ca! d'un monlllge ingenieux el. artificiel (car oppo!é" la na Lure) : voir J.-P. VI::"I'I.o1H, • Remarques lur les ronnes elles iimilel de la pentéelechnique chu les Greca., danl Traoait el ~aoage en Grm o,.cienlll~ (1988, 2" M.), p. 37-57. (2) Voir MARTIN, Manud, p. 202-204, et. GII'IOUVR!-MARTII'I, Dictionnaire milhodique l, p. 120. (3) Voir OllLANDO!-TRAVLOI. l..uilcan, U'., ou W. K. PRITCHKTT, lIetperia 25 (J956). p. J(\4..J(X). (4) II~ aiède ap. J.-e.; cité (nr IJunoN, Oikia, p.286. (5) Dan$ 316. l. i2. on Il IIU!IIi TpioXl.O", loUjOUB pour 1. p.leslre. (1) IG VII, 3073, 1. 120, 133, 136.
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apprend que cet.te opération se faisait avec une règle-étalon en pierre, enduite d'un mélange d'huile et de IL!ÀT'Gl;; si ce pigment rouge laissait des traces sur certaines inégalités, un ravalement supplémentaire de ces emplacements s'imposait'. Le verbe 1J.\À'fOÀOyhoi revient deux fois à Délos, dont une fois associé à ~i:(a), ,ravaler.; il se retrouve dans un texte de Mytilène el sous la forme (LLÀTOc.J dans les comptes de Didymes', L'association avec ~CK.J, une variante de ~éw qui signifie .racler •• se remarque encore lors de l'emploi de l'adjeclif aUflp.v,:roÇ dans le devis délien du Temple d'Asclépios: on y voit bien que le ravalement suppose la phase préalable de dres-
sage général au rouge'. En Attique, plusieurs textes épigraphiques parlent de l'achat de 1ol().'tf)Ç'. Cette couleur servait également aux charpentiers; elle est en erret citée dans l'équipement consacre à Athéna par le menuisier Léontichos de Tarente (Anlh. Pal., VI, 2(5). A Délos, la millos est utilisée aussi bien pour de véritables travaux de peinture que pour la vérification à la règle'.
Jol()..TOS :
voir ypu+T!
p.ô)..uca,ov : voir PQcns
p.ôA.uC&s; p.o)..uC&Xo€4.l
voir y6p.+Os
fluA.wv, b moulin, meunerie: dans les domaines, - Kérameion 287, A, 1. 146: I.I.UÀW....IX nOUpwl.l.ivo.. . ; - Nikou Choros : 287, A, 1. 156; 373, B, 1. 6; 445, 1. 2 : I.I.U),W....IX &.OUpo.. . ; - Limnai : 287, A, 1. 159 : I.I.UÀW....IX &.Oupo.. . ; - Dionysion : 287, A, 1. 161 : I.I.UÀW....IX TtOUpwl.l.i.. .o.. . ; - Charéleia : 287, A, 1. 171; 373, B, 1. 14 : I.I.U),t7lVlX 1l00po'l. Seuls quatre domaines de Rhénée et un de Délos, le Kérameion, possèdent un t: moulin 1 ou • meunerie " l.I.uÀw Le mot est formé sur l.I.uÀOI;, la t: pierre meulière 1 ou la • meule " avec le sumxe locatif -w l . Si les autres domaines n'en possèdent pas, c'est sans doute parce qu'on désignait de ce mot une installation d'une cerl.aine importance, justifiée par l'existence d'un
(2) ORLANDOI. Maliriauz de romlruciifm Il, p. 67. (3) IG XII, 2. 10, 1. 25 (temple il Mytilène); Didyma Il, n' 39, 1. 21-22 ; ~ _Ul'ù...q:':'PZ!'Z". tnouuvoni a....5é el d~ au l'Ouget: cf. Pollux (VIII, 104; l'-'Àor&w). (4) ~to<: nl aUlli alleslê dans le devis de Livadie: IG VII. J07J. 1. 100. 117, 131, 188. (5) Par ex. IG lit, 16i2, 1. 12. (6) VOÎr Il(),Tot; dans notre mbrique~,'UPNJ. Il uillail deux IIOrteI de II(),Tot; : la sanguine ou ocre rouge, qui esl de l'argile de LemnOl rougie par oxydation, el le minium de plomb fondu. (1) Voir W. PIfT"I\RIH:tI, t:Greek Place Namn in (I)l:w, genitive (I)ci...to<:t, CPh 32 (1937), p. 326: le suffixe s'applique facilement aux diUérenles pièces d'une maillOn, ainsi (lu'aux nOml d'ateliert.
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personnel plus nombreux, qu'il Caut nourrir, les autres Cermes devant se contenter de petites meules manuelles dans un coin de la cour ou de la cuisine. Il est notable que trois de ces moulins sont mentionnés après ou avant le pailler, et deux sont cités respectivement après et avant le fournil, ordre trop cohérent pour ne pas correspondre à une proximité eCfective sur le terrain. On relèvera encore que le grand domaine de Charéteia possède, en même temps qu'un moulin, un grenier à céréales, . MuÎlw'l est rare en épigraphie en dehors de Délos 2 , mais ses attestations littéraires sont à peu prés aussi nombreuses que celles de (.LûÎI'fj, connu depuis l'époque homérique, ou de (.LuÎloç, plus tardif, tous deux signifiant aussi bien. meule ~ que. moulin •. Les papyrus connaissent également (.LuÎlocTov 3. De quel type étaient les moulins de Délos et de Rhénée? Les Cameux moulins à vent de l'actuelle Mykonos n'étant pas encore en action 4, c'est l'image des belles meules rotatives conservées à Pompéi ou à Ostie, et mues par traction humaine ou animale, qui vient tout de suite à l'esprit. Il semble pourtant que ce type tardie n'était que peu ou même pas du tout en usage en Grèce au Ille siècle av. J.-C., époque de nos inscriptions, et qu'il Caut davantage penser au broyeur à trémie mécanisé. Dans l'état actuel de nos connaissances 6, il est admis que le broyeur fonctionnant par va-et-vient sur une meule dormante, en pierre volcanique, circulaire ou le plus souvent rectangulaire, était connu et utilisé depuis la plus haute Antiquité. C'est ce système très simple de friction qui rut perfectionné par la suite avec l'introduction de la trémie en entonnoir sur une meule courante. Au début du ve siècle l'appareil est mécanisé par l'adjonction d'un levier: c'est le type dit d'Olynthe, d'après les trouvailles faites dans celte ... ille, elles correspondent il celles rassemblées en nombre sur le site de Délos'. Un bol mégarien souvent reproduit illustre bien l'objet et son maniement, sous l'inscription MiAnepOl : sur une table est posée la dalle formant la meule gisante (ou dormante), par-dessus cette Tp&:Tl:I~OC se déplace la meule courante, fLUÀO~, raite d'une autre dalle creusée d'une trémie en V dans son axe longitudinal, et qui sert à l'alimentation de l'appareil. La meule courante est mue alternativement à bras d'homme par un le... ier, XWTO), pivotaut dans l'axe. Ce sont des papyrus' qui nous donnent les noms de ces dirférentes pièces, Quant au moulin rotatif en cône, il est probable qu'il fut mis au point à partir de la fin du IVe siècle, mais c'est seulement au Ile et surtout au lee siècle a.... J.-C. qu'il est ...raiment entré dans les mœurs, l'Italie étant sans doute touchée avant la Grèce. Le type existait à Délos, il est toutefois moins courant que le
(2) Voir néonmoing /JCU 110 (1986), p. 680 : Il ~Ieusis, trouvaille d'une borne hypothécaire de 309-308 av. J.-C. identifiant la construction voisine, 6po~ ... fLu).;;",o~ .",.l rii~ xa.,....... IW~~ rii~ ltepl -rn~ fLu).;;'"", lt'ltp"'fLhw~ !ltl )..xre~. Mais iJ Delphes, il s'agit d'un moulin-objet, non d'un bAtiment : BOUSQUET, CID Il, nO 110, 1. 23 : &').).0 fL\.[}..]6lyo~ lt0lol,)ji~ lfL n\lM.I[.. ~. (3) Voir HUSSON,Oikia, p. 175-177: ajauter P. O",y. 16, 1890, de 508 op. J.-C. : un monastère possède un moulinboulangerie, avec _trois fours, deux moulins, et une pierre /1 broyer le grain.: lÜ.(6IltYO~ TPCi(, Ml Iol\l)."""~ Mo xa.l ).(60~ a,,.olColt
<JÙo;
Ilud"'l"
(4) Leg moulins à vent datent du Moyen Âge, et le plus ancien moulin Il eau connu remonte ou
Ter siècle av, J.-C., en Orient: voir M.-Cl. AMOURE'l'Tl,.La diffusion du moulin à eau dong l'Antiquitè, un problème mal (Klsè', L'eau etier hommer en Mi:diterrani:e (1986, A. de Réparaz éd.), p. 13-21; ajouler R. J. SPAIN, .The Roman Watermill in the Athenian Agora., Ihsperia 56 (1987), p. 335-353. (5) Voir L. A. MORITZ, Geain Mi/ls and Flour in Clauical Anliquily (1958), p. 42-52: M.-CI. AMOURETTI, Ù pain el l'huile dans la Grieu antique (1986), p. 138-147, 11Iusteations dans C. N. RUNNEU, P. M. MUflRAY, _Milling in Ancient Greeceo, Archaeology 36 (19S3), p. 62-75. (6) DEONNA, EAD 18, p. 125-135. (7) P. Berlin IV, 1067,1. 5; P. Oxy., 11,278. Mais 1'-").'1 ou Iol").o~a le sens général de .meule.et ne s'applique pas qu'à la meule courante de l'ensemble.
-268 broyeur rectangulaire à trêmie', et surtout mal date. Qu'il s'agisse du broyeur è trémie ou du moulin rotatif conique, l'ensemble etailloujoun, semble-t..-il, mil par des esclaves, ou du moins des personnes de basse condition'.
va.6~, Vf:W~:
temple, chapelle: - Grand Temple d'Apollon: 145,1. 40; 146, A, 1. 54; 150, A, 1. 7; 158, A, 1. 69; 161, A, 1. 45, 121 ; 164, A, 1. 2; 165, 1. 13,27; 199, B, 1. 2; 205, Aa, 1. 6; 246, 1. 26; 287, A, 1. 84,96,98,102, 115, 116; 290, 1. 146; 4Q5, 1. 2; 440, A, 1. 82; 442, At 1. 2, 68, H, 1. 1,36,62;444,A,I.54;449,B, 1. 17;453,A, 1. 2-3;455, Ba, 1. 1;502,A, 1.24; 1421,Ab l, 1. 16; 1429, B II, 1. 30; 1432, Bb Il, 1. 1; 1443, A 1,1. 10; 1450, At l. 6,7,30; - Temple athénien (GD 42) : 104·24, 1. 10; - Temple des Athéniens ou aux sept statues: 101, 1. 32; 103, 1. 50; 104, 1. 107; 104-11, B, 1. 4 ; 104-12, J. 92; 104-13, 1. 92; 104-27, 1. 6; 104-31, 1. 5; 298, A, 1. 116; 1409, Ba Il, 1. 47; 1410, h, 1. 5; 1443, B Il, 1. 39; 1446, L 4; - Temple des Déliens ou Pannas naos: t03 t 1. 62; 104, J. 119; 104-12,1. 94; 135, l. 40-41; 142,1. 30, 32, 40; 158, A, J. 61 ; 161, A, J. 51 ; 165, 1. 9; 1403, Bb l, 1. SO, 83, 90; - Temple d'Artémis: 158, A, 1. 53; 298, A, 1. 123; 439, b, 1. 23; 1403, Ba l, 1. l, Bb Il, 1. 41 ; 1412, a, 1. 47; 1417, A Il, 1. 59; 1421, Bb Il,1. 2; 1443, B l, 1. 89; - Temple d'Asclépios: 150, B, 1. 12; 159, A, 1. 25; 161, A, 1. 79; 163, A,I.20,29; 165,1.32,42,43; 1414,b Il,1. 16; 1416,A Il,1.26; 1417,B l, 1. 148;-Temple de Déméter ou de Koré : 144, A, J. 79; 154, A, I. 16; 199, A, J. 103; 290, J. 166, 170, 171, 174; -Temple d'Aphrodite: 290, 1. 153; 1412, a, 1. 31,34; 1414, a II, 1. 13,15; 1423, Ba II, 1. 23; 1426, B Il,1. 18; - Temple d'Isis: 1416, A 1,1. 2,31; 1417, A Il, 1. 159-160, B l, 1. 3; 1442, A, J. 16,58; 1452, A, 1. 4; 2161, 1. 2; - Temple d'Anoubis : 1416, A l, 1. 12,77; 1417, B l, 1. 8; 1452, A, 1. 12; - Temple du Sarapieion: 1417, A Il,1. 145, B l, 1. 86; 1435,1. 1; 1442, A, 1. 33; 2098; BRUNEAU, Culles, p. 467, 1. 4; - au Sanctuaire syrien: 2226,1. 15-17 : en 128-127 av. J .-C., 1'0'1 Tt va.ôv xa.i TÔV n:poGapU:avrar. aIxav xa.i. Tàr.ç ~flL&{ t;; TPÜ va.OÜ à.vé{hptt; 2237 : vers 100 av. J.-e., dédicace de [1'0'1 vpôv XŒ[l.T}i:: 6uP~fl'lTa-; 2247: avant 118-117, dédicace de TOv nôv xa.i TŒ n:POcroVTŒ; 2'256+ BCH 105 (1981), p. 171, J. 4: dédicace de TOv nôv xa.lTŒ à.l'~TŒ; autres édifices : 142,1. 37 :T(;)VVŒ(;)V; 145, 1. 24: ôva.Ôl:;ouôxaÀOGa6ç;287,A,I. 112; 1520,1. 25: dans J'établissement des Posêidoniasl.es de Bérytos, "a-a!; 1562,1. 3 : dédicace du Monument de Mithridate, TÔVVŒOV; 1713, 1. l, 1714, 1. 2 : vers 96-95 av. J .-C., dédicace par Jes elaiopolai de 1'0'1 "pôv xa.t TŒI; lMpa-t;;; 1737: en 57-56 av. J.-C., dédicace à Hermés de TÔ" wov; 1745: sur un bas-relief, TÔV VŒÔV &V~lhjXŒV; 1810: en 110-109 av. J.·C., TÔV VŒGV xa.TŒCJXtU6tGŒt;; ; 2038: en 110-109 av. J.-C., on dédie à Isis-Némésis TÔ" Wx.o"j 2342 : en 110-109 av. J.·C., dédicace de 1'0'1 VlX6~ à Apollon, près du théâtre. - cella: 205, Ab, 1. 16: cella du Temple aux sept statues, 1. 25 : cella du Grand Temple d'Apollon; 287, B, J. 47 : cella du Grand Temple d'Apollon; 1062,1. 4 : dans un fragment de décret, 1'0" [va.ô?j\I xa-l TOV n:[pova.]ov? :Ea.p{lim?]; 1416, A 1,1. 82 : cella du Temple de Sarapis (de même: l417, B l, 1. 88; 1442, A, 1. 34; 1452, A, 1. 56); 1441, A l, 1. 29, 30, 32, 34, 35, 63, 64, 67,69, 74 : cella du Grand Temple d'Apollon; 2221 : en IIQ-I09 av. J .-C., au Sancluaire syrien, dédicace de 1'O}.> VŒÔV xa.i. 1'0 n:p6VlXOV. YCLt8lOV:
idicule: 1417 AIL 158 : au milieu du
Ile
siècle av. J.-C., dans l'inventaire du
Samothrakeion~vŒt3~o~'(ûkwa~, 8 1,1. 7, 8 : dans l'inventaire du Prytanée, Cv va.i3WH (UÀ(V6.1l.
(8) DEONNA, La oj~ prioée du Dtli~nl, p. 57, signale dans la !\Iaison de Kerdan des dllllet dispo~es en cen;;le pour recevoir des moulins. et toul autour d'un vide dans la mosaique des traces d'usure par les pieds. Voir aussi CU"ItlONARIl, EA D VIII, 1, p. 211 et fig. 91, p. 2'29 fig. lOB el 109 : dans une arrière-salle, ,un moulin de type de ccux 'lui ont Hè retrouvès ~ Pompéh, et G. SIEBERT, Befl 112 (1988), p. 757-758 (Maison des Sceaux. pièce T). (9) LSJ renvoie Il Eurillide, Cyc., 235; Philon, 1,623; J)imanluc, 1.23.
YQtoKO~
269-
v06..
édicuLe: 199, A, 1. 45-46 : en 274 av. J .-C., ÈmaxE1JŒ(JOCY'ft TOCÇ 6upocç TO;:; vOtt(Jxou T1jç 'A'llPoBhllÇ, 2 dr, ; 346, B, 1. 8 : dans un inventaire, [&VŒlhj!J.Ot Èv voct(JXWt]. :
Le motvoc6ç n'est pas aUesté dans les tableUes en linéaire Bt. Par la suite, lorsque V'l}6ç se rencontre chez Homère, c'est pour désigner les temples d'Athéna ou d'Apollon, ceux-là même oû habite (w,dw) la divinité, dont la présence est signifiée par une ou des statues.
Fréquence du terme naos. Malgré la multiplicité des lieux de culte à Délos, le terme VOt6ç n'est pas aussi fréquent dans les inscriptions qu'on pourrait le penser, En effet, pour parler du Temple d'Héra les administrateurs disent toujours l'Héraion, pour celui de Léto, Létoon, pour le Temple des Douze Dieux, Dodékathéon, sans oublier l'Eileithyiaion pour le Temple d'Eileithyie. Le Temple d'Agathé Tyché se dit normalement tEpOV T1jç 'AYŒ&tjç TUnç 2. Dans plusieurs cas, les rédacteurs pratiquent une alternance: Artémision au lieu de naos d'Artémis est courant depuis l'amphictyonie athénienne, et l'on dira tantôt Asclépieion, tantôt naos d'Asclépios (1414, a II, 1. 18, et b II, 1. 16), Isideion ou naos d'Isis (1416, A l, 1. 2 et 59), Anoubideion ou Temple d'Anoubis (1416, A, 1. 13 et 59). Le naos d'Aphrodite consacré par Slésiléos (290, 1. 153) est à distinguer de l'Aphrodision Èv ltPWt (1. 84 du même compte), mais dans les inventaires, ce naos de Stésiléos sera désigné lui aussi du nom d'Aphrodision. Enfin, il va de soi que wt.6ç est parfois sousentendu 3.
AmbivaLence du terme naos. Il est notable que VOt6ç ne s'applique pas toujours au temple dans son entier, mais parfois à sa partie intérieure, sa seule cella, par opposition au pronaos, et cetle situation n'est pas propre à l'épigraphie délienne 4 . De même que dans l'inventaire 1417, A II,1. 21 et 25, on distingue l'Héraion et son prodomos, c'est-à-dire la cella du Temple d'Héra par rapport à son vestibule, et qu'aux 1. 26 et 43, c'est la cella du Temple d'Agathé Tyché qui est opposée à son vestibule, de même, dans le Sarapieion compris comme sanctuaire de Sarapis, sont habituellement distingués le naos, en tant que cella, et le pronaos (1416, A 1,1. 82). La chapelle des propylées du Sanctuaire syrien est également divisée en naos et pronaos (2221), Dans certains inventaires du Temple d'Apollon, le naos doit aussi être compris comme la cella, d'autres objets étant régulièrement notés dans le prodomos : aÎnsi dans 1441, A, ct surtout 205, Ab, 1. 6 et 25, 287, B, 1. 33 et47, oû le naos-temple est distingué du naos-cella qui est bien dit E'l(Jw,.à ]'intérieurt, et dans 205, Ab, 1. 15 ct 16 : après le prodomos du Temple aux sept statues est inventorié le naos-cella. Mais les cas équivoques sont assurément nombreux, les administrateurs ne se souciant guère d'être clairs, du moins à nos yeux, dans leurs repères topographiques.
(1) M. CASEV1TZ, .Temples et sanctuaires: ce qu'apprend l'étude lexicologique" dans Temple. el .anc/uairel (1984, G. Roux éd.), p. 94. (2) Voir notre rubrique u:i>6~, lupra. (3) Dans 165, 1. 15, le • Temple /lUX sept statueH se dit Simillement 03,.01< ma
,.w,
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Les trois temples d'Apollon. La terminologie des trois temples d'Apollon nommés dans les inscriptions déliennes est de toute raçon une question complexe, voire déroutante. En laissant de côtê le problème de l'Qikos des Naxiens, qui selon une hypothèse de P. Gourbin serait le premier temple d'ApolIon', en ne s'arrêl..ant pas non plus sur le vœoç o~ 0 xOÀooalll;, un édifice non localisé' uniquement connu par 145, 1. 24, et qui devait renrermer une vieille idole d'Apollon, on sait que les trois temples situés côle à côte au centre du sanctuaire d'Apollon ont successivement portê divers noms. Dans les textes amphictyoniques du IVe siècle, encore moins précis que ceux des hiéropes, le bâtiment couramment dit aujourd'hui Temple de paros (GD Il) est appelé ô â"lÀ((t,\v VEWÇ, tandis que 0 VEWÇ ô 'AlhjvlX(wv désigne son voisin au Sud, le GD 12 (pl. XXI). Dans ceLLe même série de textes, il raut mettre il part ô Il.l:6JÇ, dans 104-24, 1. 10, qui s'applique très vraisemblablement à l'édifice GD 42, de technique athcnienne. Par la suite, dans les inscriptions de l'Indépendance, le .Temple des AthénicnSt deviendra le .Templc aux sept statues., Ô Il.l:WÇ 00 1'« imà. &:y«A!J.IX1'IX', cependant que l'expression ô V.l:Wç 'toi) 'Alt6>J.wvoç qualifiera pendant quelque temps aussi bien le • Grand temple. (GD 13), commencé dès la première moitié du ve siècle puis laissé provisoirement en chantier, que le Temple de paros (ainsi dans 135, 1. 4041; 142, 1. 30, 32). Vers 280, quand le Grand Temple pourra abriter des oHrandes, lui seul portera le nom de • Temple d'Apollon l, cependant que 0 1tWpLVOÇ VEWÇ apparait pour la première rois dans 158, A, 1. 61. Le .Temple de poros., ou le. Porinosl, deviendra cependant au Ile siècle le 1"tWpWOç otxoc;, signe de sa désaHeclion en tant que lieu de culte, abritant une statue divine: c'est alors un lieu de dépôt.
Destination des naoi el naiskoi. Mais tous les naoi déliens étaienl-i1s des lieux de culte? G. Roux en doute, pour qui le Temple des Athéniens était un temple-trésor, simplement destiné à J'exposition d'objets, un .écrin pour les sept statues.'. Il rappelle en outre que le terme néocore désigne dans nos inscriptions le préposé à l'entretien d'un trésor, non d'un temple'. Plus généralement, et bien qu'à Délos les deux seuls sens assurés pour naos soient temple (ou chapelle) et cella, il est établi que dans l'Antiquité le nom de vIX6ç pouvait s'appliquer aux trésors d'Olympie, ou encore au Télestérion d'Ëleusis 1o • La traduction automatique par .temple, est donc peu justifiée. En tout cas les nombreux naoi mentionnes au Sanctuaire syrien, qui ne sont pas tous identifiés et n'ont probablement pas tous existé en même temps ll, ne sont pas à proprement parler des temples mais de modestes chapelles, parrois nanties d'annexes (2226 : un oikos; 2247: -rOL 1tp6ao'rrIX). Sont aussi des «chapelles. les quatre naoi de l'Établissement des Poséidoniastes de Bérytos (1520, 1. 25), précédés de 1tpM'tOIX, ou encore les édicules élevés par des associations sur une agora (1713; 1714; 1737), enfin le naos dédié à Apollon, près du théâtre (2342; soit GD 116 h). La niche de marbre qui constilue le Monument de Mithridate est aussi
(5) • Le temple .reh.ique de DéIOllo. Bell III (1987), p. 63-78. Culin, p. !)3..M : amtrairement" ce que croyait F. Courby, ce n'et.it IIlns doute paa le Temple de
(6) BRUNEAU, po~.
(7) Un nom • politiquement plua neutreo, rem.rque Ph. BRUNEAU. Bell 114 (1990), p. 589. (8) .Tresors, temples, tholOllO, dana Ttmpla d tartcluoim, p. 153-171. (9) Sur let neocorea, voir BRUNEAU, Culfn, p. 501.)..5()3. (10) G. Roux, Bell 105 (1981), p. 53 el n. 23. (II) Er. WII...., EAD 35, p. 109: on ne reconnall sur le terrain que le naOli de la dedicace 22"21, qui doit êlre la chapelle des llropyleea, et celui de 2247, qui rellréaellte la chapellt dTladran.
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dite "alll; dans l'inscript.ion 1562, ou l'on ajoute qu'elle abrit.ait des statues, «T~'f«, et. des armes, lir.l.«. Suivant la juste interprétation de F. Chapouthier, cetle sorte de chapelle test en fait la demeure d'un seul dieu: Mit.hridate Eupalor, devenu Dionysos. Il. Pour nommer toules ces chapelles on n'emploiera donc pas nécessairement. un diminutif, comme \/Cl'taxo.; ou \/Clt3l0". Ceux-ci sont d'ailleurs peu usites dans les inscriptions, et de préférence pour un simple ex-volo en bois ou en pierre, comme ceux qui ont élé retrouvés, oû la figure de la divinilé se dégage d'un encadrement architectural à fronlon sur pilastres ' !. Seul le \/Cl'taxo.; de l'Aphrodision tv u:p(;)~ (199, A, L 46) etait. un veritable édifice: quoiqu'il n'ait pas élé localisé, on peut tenir pour certain qu'il n'élait pas plus petit que bien des \/llO! cités dans le même groupe de textes l4 •
V€wfJO+os : voir opo4tGs
VEWS :
voir
vcr.O~
(pierre) conforme, de dimensions-type: 290, 1. 206-207 : en 250 av, J.-C, pour j'Asclepieion, fourniture de 570 pieds de ),(6a" ÀWXW" VO!J.ll(Wy; 500, A, J. 5 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, TOt.; \IO!J.ll(OLl;; 505,1. 22: au 1er tiers du Ille siècle av. J.·C., dans un devis relatif au théâtre, ipTIJ.CofUVOl; TW\I VO!J.!E(!W\I).
vOf.la.~:
vOJ.1Dt: assise (1) : 104-4, aB, 1. 64 : au milieu du Ive siècle av. J.-C., dans un acte d'adjudication, vOfLo~ Oacune). L'adjectif vOfLlJ.tOC; ne parait pas at.teslé en dehors de Délos dans un sens architectural, et toujours au pluriel. Le sens global ne pose guère de problème: si l'on se réfère à vOlA-OC;, tla coutume., tla loi., il ne peut s'agir que de pierres «conformes., c'est-à-dire que leurs dimensions doivent correspondre au module fixe par le devis. Il est vrai que cette precision ne nous renseigne pas sur leur place dans l'édifice, et le devis relatif au théâtre de Délos esl trop lacunaire pour satisfaire notre curiosité sur ce point.. Mais dans le devis du Temple d'Asclépios, le contexte montre que nous sommes encore au niveau du dallage, tandis que dans celui qui traite du péristyle (1) de l'Asclépieion, le nombre élevé des blocs fi livrer suggère plutôt des pierres d'assise. De son cOté, RoI. Martin rapproche ce passage d'une inscription de Lesbos l, ou le mot vO!J.Ol; semble bien synonyme de aTotrol; ou 86!J.oc;, «J'assise. : il est spécil'lé que les pierres doivent être posées v6!J.o" 1tG1p(t vOfLO\l, «assise par assise •. Les pierres d'assise sont en effet des blocs tcouranls., au même litre que ceux dits «r-:hiot. El yO!J.oc; a peul-être aussi le sens d'«assise. à Délos, dans un texte t.rès lacunaire du temps de la première domination athenienne.
(12) EAD 16, p. 40. (13) Ex. d.n. BRUI'I•.o.u. Cul/n, pl. VI. (14) De lIOn wu,. le grec d'j:'..g)·pu emploie ",rement. '46<; pour on bUiment (de pl"f;terence dans l'expression ~ •• qui partage le umple •• êgalemenl bien lttle!!ltée' Oêlot). et davantage pour designer ce que nous appelons des DM,koi, lIOil, ici, des petiles ch8pelles portatives t)·pique!! de ce 118)": voir Il. Cl}\'IGI
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YU~.TÔ
lieu con&acré aux nymphe&, &anciuaire de' nymphu : 144, A, 1. 91 : en 304 (?) av. J.-C., ... ~ov xa.L I:te; TO 'HplXXÙio... X«L ete; TÔ NUIL'Fiov x«leL; TO...... ; 159, A, 1. 39: en 281 av. J.-C., [TOi) NUIL}plXlou IL~a6WTOLç;, L 46 : transport d'une cuve du Nymphaion à la palestre, 1. 00, transport. d'un bloc de marbre depuis le Nymphaion, 1. 65 : transport d'une stèle et d'un socle depuis le Nymphaion; 287, A, 1. 78·79 : TO NUIL~CltOV txxa.6,xplXalv, 1. 103-104 : construction d'un &voi>.YjILILIX TO h 'f(;J\ NUIL~I1(WL, pour 488 dr.; 1839 : en 115-114 av. J .·C., Polémaios, préposé bd 'fO NUI-l~l1toV, dédie à Pan et aux Nymphes -r1)v ~1X>..(31X xlXl TO %PWILIX.
Situation et structure du nymphaion délien. Les inscriptions déliennes donnent une série de renseignements assez précis sur ce Nymphaion qui, pour l'instant, n'a pas été localisé. Il s'agit à coup sûr d'un sanctuaire, conformé· ment à l'équivalence donnée par la Souda: wIL'fllXtov' LEpov wl-lopiiv, mais ici Pan est associé aux Nymphes, suivant une formule connue ailleurs 1. L'installation devait avoir une cerloine import.ance : elle comportait au minimum un mur de soutènement - ce qui implique un terrain en pente - , un arc (?) et un portail. Elle utilisait de l'eau, puisqu'il est question d'une «cuve_, ÀYjvOc;, et que le sanctuaire est à l'occasion nettoyé, le verbe employé pour cette opération, ixxa.&.dpw, étant celui qui est préféré en épigraphie pour parler du curage des ouvrages hydrauliques'. Vallois est allé plus loin': après avoir relevé les transports de marbre et d'objets en marbre du compte 159, A, il prbpose de restituer à la 1. 39 {l)v .q6'n ÀŒTOILd?pl {TOÙ NUIL}Prdou, .dans la carrière du ymphaion., par reférence à 199, A, 1. 50-51, qu'il lit [ci.]c; ÀŒ.qol"iov TO cL;] TO 6l.at'fpov, et suggère de chercher le ymphaion nur les pentes de la colline du théâtre, au Nord ou au Nord-Est, près d'une des carrières de marbre., d'aulont plus que la dédicace 1839 a été trouvée dans une maison de la rue du theâtre, sans doute non loin de son lieu d'origine. Nous pourrions ajouter que le choix du verbe X«1lXXOf1t!:CIl pour le transport à partir du Nymphaion, dans 159, A, 1. 46, 50, et 65, implique une situation sur une colline. Mais Ph. Bruneau refuse avec raison de retenir l'hypothèse d'une proximité de l'Hérakleion et du Nymphaion, suggérée a priori par 144, A, 1. 91, ou d'une proximité du Nymphaion et de la palestre, d'après 159, A, 1. 46, car les comptes associent fréquemment des édifices en réalité éloignés les UliS des autres. Une exploration approfondie permettrait peut-être d'affiner la proposition de Vallois 4 •
Histoire du mot. Quel que soit l'emplacement exact de ce sanctuaire, il est clair que ce n'était pas ce que les archéologues et architectes ont l'habitude d'appeler un .nymphéet, c'est-à-dire une fontaine monumentale ou l'accent est. mis sur les jeux d'eau, au détriment de l'idée religieuse originelle.
(1) Voir r.nalyte de BRUKEAU. Culte.. p. 436-437. C'est pres d'un sanctuaire de Pan da ni une grotle de rAcroqu'. ét.e découverte une borne inllCrile ~ h,yi h6pol;, en lettres du ~ .i~c1e (SEG X, 357). (2) Voir les rubriques ~ et b;..6<, .upra. (3) Arehiltdure l, p. 106 et n. f> (an.lyle .doptée par BRUNEAU, 1. C....pro). (4) Pour le rapport entre des carrières et un 'iIJlI.opotio.., "oir aussi le bas-relief dédié aux Nymphes à Pa"", près de l'en~ d'une des carrières de marbre au Nord·Est de Paroikia ; pour celle rai!lOn, ca c.rrières sonl nommées' grotta des nymphe.., d'.près Ch. DUBOIS, tludf .ur l'admini.!raIiM t'll'aploifafion du t:arri~re•... (1908), p. 110. pole
d'Ath~nes
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R. Ginouvès' et à sa suite S. Settis' ont eu l'occasion d'éludier en dêlail l'évolution sémantique du mot, dans laquelle le wl,upa.tOY délien tient une des places les plus anciennes et les plus intéressantes, Hant un des premiers maillons de la chaine. Il permet de bien saisir que le terme, au départ simple variante pour wl.l.lflt:tOY, la echambre de la riancéel - dans la mesure où l'eau joue un rôle essentiel dans les rites du mariage - , en vient dès le ve siècle à désigner un sanctuaire rupestre, une grotte rustique où l'on peut puiser l'eau, toujours sacrée car placée sous la protection des Nymphes. C'est là que se situe le jalon délien, sans que nous puissions vraiment nous représenter ce sanctuaire sur l'ile, et savoir s'il possédait des grotles naturelles ou artificielles, comme celles imaginées par les architecl.es alexandrins pour le symposium de Ptolémée Philadelphe, rapporté par Callixène de Rhodes 7. Toujours à Délos, J. Delorme et J. Marcadé ont pu qualifier de • petit sanctuaire consacré à une divinité des sourceu une niche creusée dans la cour de la Maison de l'Hermès, niche stuquée, irrégulière, qui recevait l'eau par une crevasse, et près de laquelle a été trouvée une statue de nymphe: le tout formait, aux lI e·ler siècles av. J.-C., une manière de YVl.l.lfIlXtOy8. Alors que cette association grottes-nymphes est un lieu commun de la littérature grecque, c'est peu à peu que l'on en arrivera au nymphaeum ou tnymphéel romain, de structure et d'esprit dirrérenls. L'exemple de Cyréne est à cel égard particulièrement évocateur: une grotLe consacrée aux Nymphes el à Apollon nymphagèle a été transformée à l'époque hellénistique en fontaine il plan rectangulaire, puis il nymphèe en esigma t. Au total, d'après l'enquèLe très approfondie de Sellis, .fino a tutto il 1 secolo d. C., la parcla . ninfco' sembra usata per indicare grotLe sacre aile ninfe, 0 communque santuari delle ninfe 0 aree sacre elle ninfe, che polevana occasionalmenle includere costruzioni di mana dell'uomol, et c'est au plus tôl à partir du début du Ile siècle ap. J.-C., semble-t-il, qu'apparaissentles véritables nymphées, où les multiples niches et voûtes perpetuent le souvenir des grotles sacrées '. C'est pourquoi la traduction française par, nymphée t devrait ètre évitée chaque fois qu'il est question d'un WlA-9IXtOY antérieur à l'époque romaine l'.
._,_. !j,."_.
.
vOIr KaoTaoYWYIOV
ClÎ:w; Cof~, (à.1foClÎ:w; y~a.p'~,
ti; ~Ko~ci1MW;
ti
KO).a.""'1P, 0; ).a.CEUW; 1fEplCI:W)
Ciw: ravafer~: 507, 1. 9 : vers 250 av. J.~C., dans un devis pour un édirice indéLerminé, ~~wy /SaoX ytrPIX7tTlXt ~Otat ~IA-~T)pt!ic[t].
(5) Dans J. ORS G"'ONIIIRS, P. DBv"'MBBJ:, L. KAHII., R. GrNOUvtls. Luodide du LylXn, /~ nymphée (1969):.Le dr, Laodic~ et I~ nymph~ romainu, p. 136-167. (6) Dans Eudro ~ nin{eo, p. 685sq. (7) Alhl,n~, V, 25-35. Reconstitution par F. STUDNICtK... , dan, Dm Symp(}.ium P/o/emoios JI nach d~r &schni"un9 du Ko//i:,uinos, A"Il. IAiplÎ{/ XXX, Il (1914), surtout p. lJ2.IOI. (8) Bell n (1953), p. 456458, et 542. (9) Eudro ~ nin{eo, p. 7œ..708. Voir ,u!llli la miSf' au point récente de RoI. ':;TIIII'lNE-J.-P. BIUUI'l, Ttnos 1(1986), p.161.162. (10) Ainsi pour le ~ de Mi~:r.a. où Alexandre ~utl'enteignementd'Aristote, selon Plularque, A/a., 7, 4 : jdzpl...v.. 'A~ ~ MfK~ lU.t imoo:ndouç >tC~ ~~ •• on montre aujourd'hui encore I~ bancs de piel'ft et les promenoin ombragts d·Aristotet. CIl ~ est identiO~, sans certitude, il un ~labli_ment du Iv" siècle IV. J.·C.• l'Est dr, Naou!lllll r,n Mlc~oine, et qui comprend d~ grotles nlllurelles, certaines taillm, prolongées en outre par un portique ionique en appentis; .nalyse par M.-F. Bll.lOT, d.n, l'ntic:le .Aristote. du DidiOflnuin d~. philoMph« on/iquts 1 (1989. R. Goulet éd.), p. 44~47. Tout differenl ~tle monopLere romain de l'.gora d'Argm, dît ~ ~ dans une inscription dlltle du 2< état: voir RCII 81 (1%7), p. 663. nymph~
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u1Totiw: Vier en ravalanl: 163, A, 1. Hl: en 276 av. J.-C., [«Pfl#GlUJl". 1Tti~iw : ralJaler loui aulour : 104-4, aA, 1. 3 : au milieu du Ive siècle av. J .-C., dans le cahier des charges du Temple athénien, m:p[~tG}i{lA-~ [olA-}V.u:i. À~Ww:
lralJailler, sculpler la pierre: 147, 1. 2: en 300 av. J.-C.,"tO 'ttpoOUp~O[" ~~]ûalXvn.
~ots
: ciseau: 161, A, 1. 112: en 279 av. J.-C., paiement d'une (ok fabriquée par Dexios; 199, A, J. 87 : aiguisage d'une ~ot; ; 500, A, 1. 6-7 et 43 (restitué, dans le devis du Temple d'Asclé·
pios); voir ci-dessus, giw. yAa.p's: ciseau: 158, A, 1. 80: en 282 av. J.-C.,)((ll yha.pl31X liyoUGIX"; 161, A, 1. 87: -rUxouç Mo xa.! y),a.ptôa.; 246, J. 29.
GTOIA-Waa.'n"~
€yICOÀa.1TTW: ciseler, graver: 145, 1. 15: en 302 av. J.-C., dans le Temple d'Asclépios, 148, 1. 68 : TŒ. ypa.!J.!J.a.Ta. TOt h T"Îjt O"T'1]hljt lyx.o>..&.~a.'n"~.
tyxOha.Ijla.'n"~ â."'O~!J.~IX;
lCoAQ,1TnlP: ciselel, gravefeJ: 199, A, 1. 86: Cil 274 av. J.-C., XOha.'ttrijpa.ç xa.l t"0poYÀ1J
7tO~ijGIJ.'n"~;
Le ravalement. Dans toutes les inscriptions architecLurales grecques l'opération du ravalement. est exprimée par ~~(01 ou plutôt ses nombreux composés. Le verbe simple, qui hors d'un contexte archileclural signifie simplement eraclen, n'est pas lui-mème d'un emploi très courant dans les Bauinschriften. Il se litlout de même à Délos, dans un passage intéressant (507,1. 9) : nous voyons en effet que cetle opération intervient après le dressage au rouge, il s'agit donc bien de la taille définit.ive. L'épigraphie délienne rapporte encore deux composés: &7tO(éw, qui a en gros le même sens que ~tw (dans 163, A, J. 19, le ravalement précède d'une manière signHicalive le crépissage du bAtiment), et 'l't"EPUJW,. ravaler tout autour., pour parfaire les joints en dégageant les cadres d'anathyrose et les arêtes; les deux verbes se rencontrent aussi dans J'épigraphie attique, celle de Didymes, de Livadie et d'Oropos '. Toujours sur la racine de ~t(ol, a été formé en composition avec hmç, la • pierre., le verbe ha.~ci<.l, qui n'apparllit qu'une seule fois à Délos, à propos du porche de l'Eileithyiaion. Nous ne savons pas en quoi consistait exactement ce travail payé un faible prix - 6 drachmes. Le verbe n'est pas courant el postérieur à l'époque classique'; d'après les autres emplois connus, et le fail que les scholiasles ou grammairiens mettent sur le même pllln ha.~CUw et les mols de la famille de ç~w, il doit se rapporter à un !,ravllil de finition, peut-être le dégagement des moulures.
Les oulils. L'instrument à percussion posée ulitisé pour le ravalement est le tCiseau., ~ofç, plusieurs fois nommé à Délos et dans d'autres textes'. Il exist.e différentes sortes de ciseaux; les principaux sont le ciseau droit ou plat, dit scmble·t·il (ot; &pUrro!J.oç dans le devis de Livadie, landis
'II:~ : IG Il', 1660, 1. 11 ; Didy""o Il, n· 29, l. Il: Lr;:ONMU)()I, ,(rellEpll 1923, p.39 1. 65. Pour OIlI.A/'IOOI-TII"'\'LOS, wÎkon (où l'on trou\'era aU!l!Ii. '.0. (lw, III lilt.e des lIul~ eomposél). Vuir les exemples donnês par OIlI.... NOOS-TR.. VI.OS. Luikon: Flaviul-Josêphe, la Sfplonte. Voir" ce lujet A. DWORAIWWIIK"'" ~ot.es on the Toois menlioned in the Building Conlraet rrom Leb.dei. :
(1) Pour
(3)
kalopter, :roi., leil1rian., An:htologio 29 (VlIr!Kwie, 1978), surtout p. 21.
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que l'expression ~ot; Xa.patKrlj, dans le mème devis', peut. recouvrir aussi bien la gradine que le ciseau grain d'orge, à dents plus grosses que la première, tous deux élant. indistinctement dits .ciseau à dents. ou .dentelé. par les archéologues, non par les hommes du métier'. Le ciseau qualifié de • mousse., +,~lTpl6~t;;, dans le devis 507,1. 9, devait être un ciseau plat. Mais un bon aiguisage est en général préféré (199, A, 1. 87; 500, A, 1. 42). Un aut.re nom pour le .ciseau., rapporté plusieurs fois par les hiéropes, est yÀŒp[ç. La différence d'avec la ;ot; n'est pas claire. C'était, en tout cas, un outil de tailleur de pierre, selon Pollux (VII, 118) : u
~U).WO'iJ
-Tt, -ov i
~u).OVJ Ta
(&a.ll'plw; I(UTUll'Plw; ll'PU7}lYJ. Y(; ll'Plw; 'ft'pU.w, 0; au....ll'plw)
CU)'ov': -
bois: 142,1. 27: en 308-306 av. J.-C., transport de ~uÀŒ pour le théâtre, 1. 43: Tà. 7ttpl rlj" lJX'7jv1j" ..• ~uÀa. ~I:ÀŒ6c..., 1. 48,49,64 ; 144, A, 1. 38 : ~uÀŒ pour les porles de l'Archégésîon, 1. 77 : ~uÀŒ pour le np66upo" du Thesmophorion, B, 1. 8 : ~UM. cù; 't"pcl7tll;;a..; ; 145,1. 12: en 302 av. J,·C., ~UM: cù; [3]6XUl xa.l 0"1fl11'1(lt;; xa.l xa.).u!J-(J.Ql.qa.], 1. 13 : dans l'Asc!épieion, ~uÀa. d .. 6upW(J.QlTa.; 146, A, l. 30, 31 : ~uÀcl.... TT,t lT't"oiit, 1. 64 : ~uÀŒ c[ç 8oxoù[..], 1. 65-66 : ~UM. d .. 0"1fl11'1(l" ,., ~uÀa. cù; 3LŒlflPa.ylJ.«; 147, A, 1. 10 : ~uÀOl pour le loit de l'Eileilhyiaion; 155, b, 1. Il : ~UM. xi3pt"a. TIX à.yopa.af)~V'ta. TWt ElCW\ 7ta.pé30(.LC"; 156, A, 1. 45 : TIX ~uÀa. d .. rlj[v] o~xta.v, 1. 61 : 30xo':'.. Xa.L TIX &ÀÀa. ~uÀa., 1. 82: ~uÀa. dç o"qJ~xa.ç Xa.L Xa.ÀUf-l-I-UlTa.j 161, A, 1. 51: ell 279 av, J.-C., confection de la charpente du Porinos naos, fourniture de toult:ce qu'il faut.. à l'exception du bois cl des tuiles.,
(4) tG VII. 3073, 1. 148, 167, ell. 107, 12l. (5) Comme l'explique un tailleur de pierre, dont le livre ae Il..mnle comme un témoignage concrel : BESSAC, Uou/ifIa~ lradîlionnll/, p. 140aq. Ce t)'pe de ciaeau pal'llit avoir Hé inventé par les Grees, au premier quart. du Vie siécle, de lâ il plI53Il en Pene: C. NHA/mER, .The Toothed Chiael in Puagardau, AJA ïO (1966), p. 37J...376. (6) BESSAC, o. C., p. 127. (7) De méme, dans le devis de Liv.die, tG VII, 3073, l. 132, un /roIap/llr est utili~ pour la grtvure des leUre!!. (8) IG IV', l, 102; Il,1.196. (1) Je n'.i plis jugê uUle de reproduire ici les nombreU&ell et ~pëtilives mentÎons du lenne (Q.oo.. Délos, d'autant plul! que bien !IOuvenl elles ne ooncemenl pas vraimenll'.n:.hilecture. Certaines attestations fOntlJeulemenl donnees au m du commenlaire. J'ai lailMl de doté (contrairement au wikon d'ORI.ANDOs-TRAVl.o', qui ne ,.it p"s 1. dirrérence) les ~GJ.ot achetét chaque mois comme bois de "crilice, pour les ,ulels, ce que Pollux (VII, 109) .ppehlÎl (~ ~,par opposition aux (~l~, • bois mis en œuvre'; pour 1. méme raillOn, je n'ai p"s relevé les nombreux ~ qui délignenlà Delot du bois de chaurra~, acheU en .rondin,. : voir' ce sujel E. Sc.HUI.HO'" P. 1-IUVEI.lN, 8CII 31 (1907), p. 4ôAq. J'ai aUNi renoncé aux mentions de boit achelé pour des meubles (comme dans 144, B, 1. 8 : ~ 'tp«ri«
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J. 70: 1EL;; TOY ol~o'YCl riit; 1L1lXIX"'it; ~uÀOY lipiivoy; 162, A, 1. 50 : transport de ~uÀ« pour l'oikia Charéleia, l. 53 : pour le t.heât.re, -r(;J\ -roPyw~ ~uÀOY; 199, A, 1. 40 : fourniture de ~uÀ~ pour la palest.re,1. 57-58 : achat. de ~uÀIX pour les sktmai et la palest.re, 1. 60 : olua. ~uÀa. pour la palestre, 1. 89 : adjudication de -r1JY 1"tptO"f1l)Y -rWY QUÀ]wY -rWY dç d:t; CJXllYŒt;; 203, B, 1. 96 : en 269 av. J.-C., pour la porLe du Temple d'Apollon, ~uÀ« xHlptYIX; 287, B, 1. 145, 147: XlJ1"ta.p{(Jo"wa. ~uÀ«; 366, A, 1. 47 : ~uÀot -rWY 1"ta.p' 'Hpa.XÀd&u (...) xa.1 -rli O~Û~YIX Elt; "l'OÙt; y61Llf'OUt;, xa.t 1'« 8pu~ylX de; TOY TpUlpa.X-rOY; 372, A, 1. 102: en 200 av. J.-C., ~uÀa. ~YtyxocatY; 442, A, 1. 57: en 179 av. J.-C., ~u>.wv TWV &.1"t01"l"pocOt'i'"t"WV &.1"1"0 TOÙ KuvOtou (...) &Uwv ~u>.wv -rwv à.1"tOTf1110i'i'"t"WV &.l'tO TWV xoupwv -rWV 80xwv TWV i:1"tt 1'0 'Hpa.XÀIE:'i"ov; 1416, B J, 1. 6: au milieu du II" siècle av. J.-C., dans des instructions aux locat.aires, remplacement à.V"l"t TWV 1"tIE'ltOVlJxo't"wv TW[V] (uÀwv. - poutre: 104-24, 1. 29 : au milieu du IVe siècle av. J.-C, dans le cahier des charges du Temple at.hénien, 't"(;J\ (uÀwt TW~ xo[pUlplXlwL; 156, A, 1. 43: ~uÀ]O'l 3puivov &xa.1"t'lJx[u; 203, B, 1. 99: dans l'Oikos des Déliens, (uÀ« 3pûi'YCl ~IEX« 1"l"ia.ll; 287, A, 1. 84 : en 250 av. J.-C., ~u>'ovt:L;; TO 1"tPÔ&lLOv oroù va.oÜ oroü 'Alt6Uwvoe; 3d.plE:tO"f1a., 1. 118 : (u)"ov 3pUivov; 200, 1. 164 : achat dç TG Ô1ttp-:t."IXLOV ~UM 3pui'YCl 'lt(Év'rIE:?; 372, A, 1. 162: dans l'Oikos des Déliens, récept.ion de ~uÀIX WTL'YCl Mill xa.l IDo bOTlET(LlI{JÉYOV)(4t GTpo'('l'U>'OY OXT6.7tlll.U; 403, 1. 24: en 189 av. J.-C., cl<; rlj'l lpc(t.CJ]..v oroG (u>.(wvoç ~uÀIX- -] )(4l 3put'l0l., 1. 25 : {oU]>.a. GTpo..{yUM; 439, 1. 23 : (uÀIX TlETp6.yWVIX; 442, A, l. 235 : pour le Thesmophorion, (uÀ« GTPOyyO>'lX. ~U~lYO'll : tm bois: 156, A, 1. 49 : ~uÀ{..{a.e;; 442, B, 1. 172 : TU1"tOV (ûÀtvov xlEplXf1t8wv (même formule: 0143, Bb, J. 96; 444 , B, 1. 12); 1403, Bb Il, 1. 18 : dans un invent.aire, ~1"t1 xtovlwv (u>.lvwv, 1. 20 : (u>'!VlJ Xtyx>'!c;; 1417, A 1,1. 73: o"lXvtôlXe; É1"tt 8ta.TOVa.tWV (u>.lvwv, A II, 1. 38: TPUlfIIXXTf)V ~uÀtvov.
"PU7J.lT( : sciage: 199, A, 1. 89 : en 274 av. J.-C., -r1Jv 1"tptO"f1Y)v 't"wv Qu]>..wv. "pu.. : scier : 145, 1. 21 : en 302 av. J .-C., 1"tplaa.'i'"t"t (lacune); 156, A, 1. 56 : 1"tp(O"a.Yn 80xoOo; 8ix« ; 165,1. 19: en 276 av. J.-C., CJ'Ta.6f10ùc; 1"I"p((J(ryn; 287, A, 1. 52: 1"I"ptaa.V'n (u>'OY; 200, J. 159: xa.1 4J.6.vta. 1"tptaŒYn.
"pu.n.: scie: 502, A, l. 23 : en 297 av. J.-C., dans un contrat. d'adjudicalion. &LCl"pu.. : scier de pari en part: 156, A, J. 60 : 8t«1"tptaIXYn 3oxou.; ; 161, A, 1. 107 : (u>'OY 1"tptaIXYn; 203, A, 1. 57 : 3t«1"tp(0"IXYn x«1 xollTjO"IXYn; 401, 1. 8 : ell 190 av. J .-C., à propos de bois, 3u:7tpkr6rj ~l ~nIx,",,"",], KG.TCl1fPW:
scier: 401, 1. 13: en 190 av. J.-C., xa.TI!:1"I"p!ofrt) cle;.
aull"Pu..: scier ensemble; 204, 1. 44: en 268 av. J.-C., rnt6À1lTa.e; CJ1Jtt1"tp(aa.'i'"t"t.
Le bois dans la construclion délienne. Même si le bois ne joue qu'un rôle secondaire dans l'archilect.ure grecque, par rapport à la pierre, il est tout. de même nettement plus utilisé que la brique, et. d'une manière continue depuis l'époque minoenne. Outre l'ut.ilisat.ion dans les échafaudages, les appareils de levage, les manches d'outils, les constructeurs en ont besoin pour les huisseries, les aménagements intérieurs, placages et. revêtements divers, certains épist.yles, les charpentes, parfois même les chatnages des murs, seul cas pour lequel nous ne possédons à Délos que des témoignages archéologiques, non épigraphiques 1.
(2) Les SQigneUl!e1 rouillel récentel on~ permil de repérer dllll8 leI mllÎwnl déliennet deI mul'!! en '1lité lur colombllge., ou 'panl de boil hourdh, qui Haien~ cert8inemen~ plu8 nombreux qu'on ne le penllli~ jusqu'à prélen~: neH 112 (1988), p. 7701(1, Pour toul ce8 ernllloÎI du bois, voÎr W. MOI.l.RII-W1RNR", Griechilehel n,wweun in der Anlike (1988), p. 53-56.
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L'importance du bois aux yeux des hiéropes se traduit par son mode de fourniture: ce sont eux, les administrateurs du sanctuaire et commanditaires des travaux, qui se chargent de l'achat, du stockage et éventuellement du remploi des pièces de bois 3 . Nous trouvons donc régulièrement, dans les comptes el invenlaires, • l'étal du slock,. : où il esl conservé, ce que les hiéropes onl reçu, et l'usage qui en a eté fail dans l'année (dans 203, B, J. 96 : parmi les poulres en chêne conservées dans 1'0ikos des Andriens, une pièce a élé extraite pour un sloidion). Pour la même raison, on précise que les entrepreneurs qui ont pris en adjudication la charpente du Porinos naos (161, A, J. 51) devront fournir tout le nécessaire .à l'exceplion du bois et des tuiles., charge qui revient aux hiéropes. Les prix payés sont très variables, de toute façon difficiles à évaluer faute de données assez précises, el il faut leur ajouter le prix du transport, d'abord par bateau - puisque à Délos, tous les bois, à l'exception de celui des palmiers esacrést, sont importés - , puis du port au chantier ou à la remise. Une autre marque de l'intérêt accordé par les adminislrateurs au bois esl l'entretien périodique dont il est l'objet dans les constructions, par une &.Ào~ljl7j ou evernissage il la poixt t .
Le sens de .;uÀOv. Le mot ~uÀo'" est souvent employé au pluriel, ou encore sous-entendu, il ne reste alors que l'épithète relative à l'essence ou à la forme. EuÀo.., ne s'applique pas seulement au matériau, ni même il la seule grume; le conlexte montre qu'il est fréquemment pris au sens de. pièce de bois lravaillée l, il est alors synonyme de Box6c;, la e poutre., quelles que soient sa forme et sa taille~. Les ~uÀo: a't"ponuÀrx sont les trondinn (403, 1. 24-25; 442, A, 1. 235), par opposition aux ~uÀrx "U't"p«yw..,rx ou aux Boxot n't"p&.yw",o~, qui sonle équarries. (290, 1. 173; 440, A, 1. 77), et qu'on peut aussi nommer .madriers. si la section esl rectangulaire. L'équarrissage donne évenluellemenl du • bois de refend., ~uÀrx ax~a't"« e. Après quoi on passe au sciage, toujours payé à part. Délos connalt ici un hapax, Tt"p~alJ.7j (199, A, 1. 89), mais à côté de xtt.'t"rxTt"pLW et mJ!LTt"p!w (ce dernier étant encore un hapax) les verbes Tt"pLW et B~rx7tptw sont courants 7 pour. scien un ~uÀo", des Boxouc;, ou d'autres pièces en bois. On utilise alors la scie de charpentier, qui diffère de la scie à pierre ou à métaux'.
Les essences. Les essences de bois mentionnées il Délos sont aussi variées que d'un usage assez spécialisé, comme aujourd'hui. Il n'existe aucune autre cité dont. les comptes et invent.aires épigraphiques soient aussi riches de renseignements en la matière. Le t.ableau qui suit essaie de répartir ces essences suivant les parties de l'édifice concerné 1 :
(3) De mème, à Delphes, la commission des Naopes traite directement avec le~ différenu fournisseurs sicyoniens de bois; Roux, Amphiclionie. p. 220-221. (4) Pour des détails, voir notre rubrique &hlq>t.>. slJpr(l. (5) R. MI!IGGS, Trus and Timkr in Ihe Ancienl Medilerrane(ln W(lrld (1981), p. 455: .The commonest wrm is simply xylon, 'timber', which can mean either round orsquared timber, but gives no indication of sizet. (6) Théophraste, 1lP, V, 4, 6. (7) Il ne faut. pas tenir compte de la rubrique "'plw du Luiklm d'ORU.NIJOS-TR,\vl.os, car les auteurs regroupent ici toules les atleslatîons déliennes de l
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- chêne,3{lijc; : ses multiples qualités - dont, avantlout, la solidité et dUf'llbilité - en font le bois le plus recherché, à lous les niveaux; barriéres (287, A, 1.118; 366, A, 1.47) et plus généf'lliement huisseries (165, 1. 59; 290, l. 164~I65), mais surtout charpentes (159, A, 1. 47; 203, B, 1. 99; 366, 1. 37·38; 403, 1. 24-25); - upin, 04T1j ; moins résislant que le chêne, mais encore trés solide, plus facile il fendre, il lui est préféré lorsque des poutres très longues sont nécessaires, dans les charpentes ou les sablières (203, B, 1. 101; 290, 1.173-174; 372, A, 1. 162; 403,1.19); - cèdre, xUpoI; ; également très résislant, c'est un bois de luxe par rapport 8U chêne et au sapin. Il sert pour des huisseries et des lambris de plafonds (155, b, 1. Il; 161, D, 1. 92; 203, B, 1. 96; 287, B, 1. 144, 147,150-151); - cyprès, X\.l1t&pL(I(I~ ; surlout répute pour son imputrescibilité, il a en gros les mêmes qualités et destinations que le cèdre (287, B, 1. 145, 147); - orme, 1t'TIÀé« : il la fois !'rès dur et souple, il fibres denses et fines, donc indiqué pour les huisseries et les moulures de plafonds (287, B, 1. 146; 161, A, l. 112, 120); palmier, 1Xlt."l( ; pour un escalier ou une échelle, malgré la mauvaise qualité de ce bois (287, A, 1. 146); hêtre, ~6ct : pour la Salle hypostyle. emploi lion précisé, sauf en ce qui concerne les goujons (366, A, 1. 36, 47); - noyer, XlILPÛCl: une poutre pour un klû,iotl (145, 1. 20); - tilleul, ,v.~; pour des moulures (165, 1. 4 et 45); - cornouiller, xp4wLa.; c'est un bois dur comparable il l'onne, pour des portes el des plafonds (161, A, 1. 104; 504, A, 1. 14, 17); - olivier, b.«Ccr.: pour des fenêtres (139, e, 1. 13; 163, A, 1.57); - frêne, ~: peut-être pour des porles (199, A, 1. 41, 63); - mùrier, cru~~: pour un usage nOIl précisé (199, A, 1. 17); - ébène, lflcvoç ; bois précieux, pour un usage non prêcisé et peut-être non architectural (351, 1. 4). Mais en général l'essence n'est pas désignée, on s'en tient il la rubrique globale ~uÀa.. Nous ne connaissons pas le matériau exact des épistyles et des supports, dans 403, 1. 28 (~ XlILt o:mJ),.o~, ou celui choisi pour la Salle hypostyle, dans 366, A, 1. 46. Pour les barrières, lUyMt; et TP~TOÇ, on se contente normalement de dire ~ÛÀ!.YOI;, ten bois •. Le bois est également nècessaire pour les décors de la scène et divers accessoires du théâtre (comme dans 142, 1. 27, 43), et pour des revêlements ou coffrages, sous forme de ~uÀWIA-Il ou ~u),wo"U; 1•. Les nombreuses essences connues à Délos ne doivent pas masquer le fait que la majorité d'entre elles est d'un emploi occasionnel, seuls le chêne ct le sapin sont vraiment. communs ll . L'olivier Ile pousse guère dans les Cyclades, trop soumises aux vents, alors que le palmier est un des rares arbres qui s'élèvent aujourd'hui encore il Délos. La présence de cet arbre très décoratif et fécond dans des sanctuaires ne lui évitait pas le destin commun de l'équarrissage et du débitage, pour des usages que l'on pouvait juger peu nobles (144, A, 1. 64; 159, A, 1. 55), et la XÀ'4tŒ~ faite dans cette matière vient peu~êlre d'un tronc abattu sur placet'. Certains savants
(10) Voir les rubriques tuAOw, t~ el t ~ infra. (11) C'esl,uMi l'.vis de VAl.LOIS, AP'thil«lu..e Il, 2, p. 400-404. (12) Sur les divers palmiers de l'anlique Delos, n.turels ou en me"'l (ex.vow), "air Ch. LI! Roy, t:1. tÜiitn"ts, BCH Suppl. ((1973), p. 273MJ. MlllGGS, O, e.. pense, tort que leearacUre lacré des p.lmiers de Délos ne les rend.it pu .....ilable w the timber merchant.; plu~ieurs de Set remarques eoncemltnt. Delos (p. 441 MJ.) IOnt d'ltilleurs inex.ctes ou • prendre lt,·te précaution. C'e!:\t ain,i que les briques ne 5On!, pas !.oules importées, elles peuvent .ussi Ure fabriquées ~ur pl.ce. Il n'est pa~ non plus certain (mai, il faudrail faire des stati~liques précises) qu" Delos la pierre etait neUemenl plui employ6e que le bois pour les cadres de (enUres et de porta, en laillOuvent. simplement coffrés il la maniere d'ull IlOlÂiWTr1l6l=o. et. que les will! en lelT1l58e, donc lllIn, charpente elltborie. etaienl preférés aux !.oiu pentus, par manque de bois. On pourTa nhnmoins se referer utilement au travail de Meiggs pour les (.:i)". ~ de Delos.
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se sont étonnés de l'absence en architecture du pin (7U;ÛX"" ou 1th1J~), qui semble n'apparalt.re à OMos que comme bois de sacrifice, alors que Théophraste le juge très important; peut-être était-il compris dans la Cormule vague ÇOÀIl /LIlX&BOV~X.x (199, A, 1. 57), derrière laquelle devaient aussi se cacher de l'orme et d'autres essences, à l'exception du cèdre et du cyprès, venus du Sud 13.
~u>..bw; ~U>"WIola.,
TG
(gu>"wcn~, ~)
gu>"bw: garnir ou coffrer de bois, faire une boiserie: 158, A, 1. 53 : en 282 av. J.-C., dans le Temple d'Artémis, 1'0'1 TOIxov (...) çUÀwall~; 162, A, 1. 50: ~uÀ6lall'l'rL; 203, A, 1. 33: en 270 av. J .-C., èax.xpllv ~uÀwall'l'n, 1. 53 : [y)a.u/..Ov ~uÀwallV'n 1'0'1 EX riJ~ 7I'IlÀOtta1'plll; ; 227, A, 1. 4 : [XP)a.riJpol; 1'0'1 mJ6f.ttvll çUÀwallVT[t] ; 287, A, 1. 64 : à partir des petits seaux existants, conCection d'un seau pour la palestre, et çUÀwallvn. gu>"wIolQ: revêtement en bois, boiserie: 154, B, 1. 56 : ÇUÀWf.tCl1't (lacune); 163, A, 1. 20, 29 : en 275 av. J.-C., travail au [Ç]OÀWf.t1l dans le Temple d'Asclépios; 165,1. 30: pour le ÇOÀWf.t1l dans l'Asclépieion, Caire 22 goujons en bronze, 1. 32 : livraison de pierres pour l'euthyntéria 1'OÜ ÇUÀ6lf.tIlTO~ ; 203, A, 1. 47 : en 270 av. J .-C., vernissage à la poix du Kératôn, du ÇUÀWf.t1X Xilt TiX~ 6uplll; ; 287, A, 1. 106 : en 250 av. J.~C., pour l'oikos de l'Hérakleion, amener des poutres, construire des lits et 1'0 f:ÛÀWf.tIl; 290, 1. 159 : en 246 av. J.-C., dans l'Herakleion, .6..,.,/Ly)Tp(M 1'Où~ TtÀouç TOÙI; =1la6iV't"ll~ lx TOÜ ~UÀ6lf.tIl"t"O~ &.Wxxw[vEûall'JTt; 440, A, 1. 40 : çOÀwfLIl (lacune). gu>"wcn~: reuêlemenl en bois; 1416, B l, 1. 6 : au milieu du Ile siècle av. J.-C., les locataires des maisons sacrées doivent réparer riJl; çUÀwaEwç.
LSJ et le Lexikon d'Orlandos-Travlos traduisent t:uMw par .construire en bois •. Ce n'est pourtant pas exactement le sens qui se tire du contexte des attestations déliennes, ni des autres mentions du verbe.
La pratique du revêtement en bois. Remarquons tout d'abord que le terme çuMw s'emploie aisément pour des objets; une lax.xpll, un x.x30~, un YCluMç, un XPIX-r7]p. Le premier mot ne désigne pas ici (203, A, 1. 33) l'habituel .. Coyen, mais par analogie, un chariot pour transporter des pierres: qualifié ailleurs de Àllhjy6ç, il devait avoir à peu près la Corme d'un .gril. l . Ce chariol avec des parlies métalliques a dû êlre, au moins en partie, Hecouvert de boiSf, tout comme les trois récipients servant à puiser. En effet, le Iwdos 2 fabriqué pour un prix élevé (16 drachmes) à partir de la matière
d'autres petits x&.ôo~, par Tilhon, connu comme ouvrier sur métaux, étail évidemment luimême en métal, et pour le protéger on l'a • coffré de bois't(287, A, 1. 64). Il en va de même pour le cratère dont des morceaux s'étaient dêtachés (227, A, 1. 4), et probablement aussi pour le YIl1JM~ de la palestre (203, A, 1. 52-53), dont le métal a dû se détériorer il l'usage. Reste l'opération Caite sur un mur du Temple d'Artémis (158, A, 1. 53). Le caractére lacunaire du contexte rend l'interprétation de ce passage délicate, du moins esl-il certain que
(13) Sur la réputation des ~UM; f''')[c8o~,,<6;, égaLement mentionnés dans les comptes de Delphes. voir Roux, Amphiclion;t, p. 110. (1) Pour cette interprétation, voir f<J;(6;~ dans notre rubrique fk.>f'6" supra. (2) Je reprends en partie les argumenta développés par J. TRF.HEUX, Bell 76 (1952), p. 564-567.
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l'on n'a pas «construit. un mur en bois *, à côté d'une' barrière., BtŒ'flpa:YIJAl : sans doute comprendre que le mur a été garni d'un revêtement en bois.
raul~il
Une attestation du verbe ~\.lÀ6w hors de Délos a été relevée par J. el L. Robert. Ils estiment que dans une dédicace d'Apollonia de la Satbake, du Il" siècle ap. J .-C. 3, c'est le sens de «faire la charpente. qui se tire clairement du contexte: des policiers «ont fait const.ruire un local (obc.Q8QlI-ljaa.vn;~), ont fait la charpente (~l)>.6.lalXV'l'tÇ), la couverture en tuiles (xEpllfLc::.alXvu,;), les enduits (XPc!O"IXVTI:';), et les peintures (~wYPGt'Plj GOCVTtÇ) •. C'est la succession des termes qui conduit J. el L. Robert. il proposer ce sens, également envisageable pour une inscription similaire de Smyrne, mentionnant un V<J.o~ U;\lÀw~~ wxl XCxtplllJ.wlJ.ho~ Xlli n;aupw!Jlyo~ XlZi xCXÀtl.8wlJ.ho~,
et un autre texte de Symé t , qui oUre le même agencement des verbes ~\lÀw(mv xlll xcp<Xl-lwanv, • faire la charpente et couvrir de tuiles t, à propos de la restauration d'un Temple d'Athéna. Il s'agit, en l'occurrence, d'une spécialisation du sens originel.faire un revêtement en boist, la charpente étant alors considérée comme le revêtement supérieur du bâtiment. Toutefois, je ne suis pas sûre que pour la phrase olxov ~ÛÀW(JE ~ûÀOL<; xEÔptVOt~, dans la Septonte, Chrono (II, 3, 5), il faille comprendre que Salomon .couvrit l'édifice d'une charpente en bois de cèdre.·, mais peut-être, plus simplement, qu'il .plaqua l'édifice avee du bois de cèdre •.
En plus de ~uÀ6w se lit à plusieurs reprises dans les inscriptions dcliennes le substantif dérivé ~ÛAWf.lCX. Si la traduction «revêtement en bois~ vient tout de suite à l'esprit, elle nécessite néanmoins une analyse approfondie, d'autant plus que ce sens a fait l'objet de controverses. C'est tout d'abord F. Robert qui, lors de l'étude architecturale du Temple d'Asclépios, vit dans l'expression e:ùOUVt'1)p(cx 'l'OÙ l;UAWf.lCXTOÇ (165, 1. 32). une assise en pierre rcglant l'horizontalité et l'équilibre de la charpente " : il plaçait le ~UAWf.lCX dans les parties supérieures du temple, en le confondant plus ou moins avec l'épistyle. Celte interprétation a été contestée par Vallois, qui fondait son raisonnement sur la chronologie des comptes et des travaux au Temple d'Asclépios. Il proposa 7 de voir dans le ~UAWf.lCX une. banquelte qui servait de lit pour les incubations., et qui serait montée sur un socle de pierre. L'hypothèse de F. Robert a été adoptée telle quelle par le Lexikon d'Orlandos-Travlos, qui voudrait distinguer, à lort, le sens du mot dans les comptes de Délos et dans ceux de Delphes. G. Roux a en effet restitué, dans le compte FD 111,5, nO 26,1 B, 1. 4, ro ÇUAW]f.lIl- au lieu du TO lTt"p&i]f.l1l de Bourguet - ..0 m.pl ..0 xUfJ..x{nov ..iç l]ù6uVT'7]p(Il~8. Il a montré que ce l;UAWfJ.1l delphien devait être un coffrage de bois destiné à protéger le kymation pendant les travaux; il correspondrait alors à la l«t.T<xçûAWatç des comptes d'Épidaure 8, qui est un • coffrage vertical en boisi, provisoire, pour le socle mouluré et les orthostates de la Tholos. De la même façon, le ÇUAWfJ.1X du Temple d'Asclépios à Délos serait alors, non un ~banci pour lcquelle grec possède bien d'autres termes, maÎs une .boÎserie~ revêtant les parpaings simplement épannelés des murs de la cella. Ces panneaux de bois - cette fois décoratifs, el non provisoires - devaient être fixés par des goujons en bronze (165, 1. 30) à un socle de pierre (l:ùOUVT'7]p!cx).
(3) l..a Carit 11, p. 282-283. (4) Syl/Qgt l , 996, 1. 18sq. (Smyrne, r" siècle IIp. J.-C.), et fG XII. Texws cités pllr J . TIIEHEUX, BClf 76 (1952), p. 567 Il. 2.
3,1270,1. 15-16(Symè, II"-r" siècles av. J....C.).
(5) Traduction de G. Budé, reprü;e par J. TIli::HEUX, /. C. (6) BCJf 59 (1935), p. 121-125. (7) Arcltiltclure Il.2, p. 39'J, et l, p. 98 et n. 6. (8) G. Roux, .Sur quelques lermes d'architecture ...•, BCII 80 (1956), surtout p.507-513. Precisons que J. BOUSQUET, dans le CiD Il, nO 56 1 13,1.80 et p. 106. choisit finalement ta restitution fPa.rlfl4, il cause du verbe de la 1.86, sans exclure Iléllnrnoins (,)),wp. (9) IG IV·, l, 103, 1.130.
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Outre celui du Temple d'Asclépios, il y avait il Délos d'autres ~I,lÀWfloXToX10, mais les lacunes des textes ne nous ront expressément connaitre que celui de l'oikos ou salle de banquet de l'Hérakleion. Il était assujeLti non par des goujons mais par des clous, dont cerLains sont tombés (290, 1. 159), Comme touLes les huisseries de Délos, les divers ~I,lÀW!L11T11 de Délos onl besoin d'être entretenus, d'où leur vernissage il la poix (203, A, 1. 47).
Le substantir ~UÀW(HC:;, plus rare que ~UÀWfl11, ne se rencontre il Délos que dans l'acle 1416, BI, 1. 6, où il est enjoint. aux locataires des .maisons sacréeSt de faire des réparations aux parLies en bois, donl TIjç ~uÀwo"&wc:;. Une inscripLion relaLive au nouveau porLique (X11WiJ o"TO&.) du Delphinion de Milet. l l , inscription connue depuis longtemps et. utilisée par F. Robert il l'appui de sa démonstration, désigne certainement sous le terme ~uÀW(:nc:;, d'après le contexte el la restitution de l'édifice, .Ia charpente. ou du moins une grosse pièce de charpente supportée par un &.vn86xwo/ en pierre 12, On pourrait comprendre de la même façon la ~uÀwmc:; délienne. Mais pour ma part. je préfère garder au terme son sens originellement plus vague et voir ici l'en_ semble des. boiserieSt de la maison louée, et plus généralement. touL .ce qui est en boisB, On rapprochera ce passage d'une remarque de Thucydide (1 l, 14, 1): quand les habiLanls de l'Att.ique se réfugièrent il Athènes en 431, ils emportèrenL de leurs fermes tout le mat.ériel de la maison, les biens meubles, 11UTWV r:wv olx(wv X11011lpOÛVTI!:C:; T:1Jv ~UÀWO'LV. Les scholies il celle phrase interprèLent. ~UÀWo"LV comme -rljv Œ7tO ~uÀw", X11T11ax&I,l1)V, soit «ce qui est. construit en bois. ~ y compris, évidemment., la charpente, et Pollux (VII, 124) va jusqu'à considérer la ~uÀwalC:; de Thucydide comme le seul «bois de charpente., ÈpÉflfl11 ~UÀ11, interprét.ation discutable. Toujours il Milet, un décret en faveur du citoyen Eirénias, dans la première moitié du Ile siècle av. J._C.ts, énumère parmi les bonnes actions du bénéficiaire la ~UÀWO'IC:; dc:; T« 8t81JÀW!J.h11, qui représente sans doute «l'équipement en bois. (ail. Holzausstattung), au sens large, qu'il a fourni au gymnase. Dans deux passages de l'œuvre de Flavius-Josèphe, le contexte de ~uÀwaLc:;tf suggère également qu'il n'est pas question de la seule charpente.
dép6i, remise pour malériaux de construction ou pour marchandises: 159, A, 1. 56 : en 281 av. J.-C., T'iiç] I:wa~Àd11C:; olxt11C:; ÈnL TOY ~I,lÀWV11; 161, A, 1. 100 : transporL de briques depuÎs le PorÎnos naos dc:; TOY ~I,lÀWV11; 203, A, 1. 28 : en 269 av. J .-C., location TOÛ ~I,lÀwvoc:; et TOÛ ÊTÉpOI,l ~I,lÀwvoc:; ; 223, A, 1. 46 : TOÛ ~I,lÀwvoc:; TOÛ (lacune); 226, A, 1. 17 : locat.ion de Tàv ~I,lÀWV11; 287, A, 1. 36 : en 250 av. J .-C., locaLion séparée TOÛ ~I,lÀwvoc:; et. TOÛ ÊTÉpOI,l ~I,lÀwvoc:; (même formule: 290, l, 24); 353, A, 1. 21-22 (location); 354, 1. 32; 356, 1. 10 (location); 356 bis, A, l. 16: en 210 av. J.-C., location TOÛ ~I,lÀw",oc:; (même rormule : 369, A, 1. 36; 399, A, l, 84,85-86); 366, A, 1. 96, 100; 400, 1. 18; 403, 1. 24 : en 189 av. J .-C., tic:; T:1Jv lpt(lO"]L'" TOÛ ~I)>{ WVOC:; ~UÀ11 - - -] ; 442, A, 1. 143 (location).
a,
(10) Sans parler du diminutif E;")."'~T'OV employé dans l'invenlaire 199, l. 51, soit un contexte non architectural: un .,<,,,,,, do~ est conservé E;"À"'IoI.,n""', ,dans une plaquette en bois •. Hors de Délos, un E;\iM.lfLO' se trouve dans la dédicace d'un portique il Lesbos (lG XII, 2, 14,1. 9): les mUni en pierre du pays sont doublés de bois. (II) Mi/el l, 3, n° 32, 1.2. (12) Commentai~
rr
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282-
SuÀW'll ne se rencontre que dans les inscriptions de Délos, au temps de l'Indépendance. La formation du mot, avec le surfixe locatif -W'I, donne comme première interpretation 1 dépôh ou -entrepôt de bois~, en somme une 1 xylothèquet. C'etait assurément la destination primitive de ce bâtiment qu'il faut imaginer comme une remise construite en matériaux simples, mais tout de même solides puisque le principal ~UÀ6l'11 est nommé pendant plus de cent ans. L'un d'eux est l'objet d'un entretien par pose d'un support ou étai (403, 1. 24) ; on tenait donc â la conservation de ce genre de local. Trés vite, néanmoins, on a dû prendre l'habitude d'y entreposer d'autres matériaux de construction, comme les briques récupérées du chantier du Porinos naos (161, A, L 106). Jusqu'en 269 av. J.-C. n'est signalé qu'un seul ~uÀW'II, dont le statut exact reste inconnu. Mais on sait déjà (159, A, 1. 56) qu'il se trouvait près de l'immeuble Sosileia, c'est-à-dire dans le quartier du port l, qui est etfectivement le lieu tout désigné pour remiser des matériaux en général importés. Par la suite les textes évoqueront un deuxième ~uÀW'l, 0 g~ .., sans doute voisin du premier puisque tout deux sont dits proches de l'oikia Sosileia, et loués séparément par les hiéropes, au même titre que les autres «maisons sacrées~. S. Molinier 1 explique leurs loyers relativement élevés, et en constante augmentation, par leur situation dans un quartier commercial. En tout cas il [aut admettre que ces deux ~1JÀW'IIIi:" n'ont finalement pas servi qu'à entreposer des matériaux de construction dans le tableau des entrepreneurs ou locataires d'ateliers dressé par CI. Vial 3 , on remarque qu'aucun des locataires d'un ~1JÀW'II n'est mentionné par ailleurs pout' avoir une activité dans la construction, et le seul dont le nom réapparait à une autre occasion, Lysixénos, est aussi locataire de Kérameion et d'une boutique. Malgré leur nom, les deux ~1JÀW'III!:" déliens n'étaient donc qu'un dépôt de marchandises parmi d'autres, et non uniquement une, place for wood. ou Iwood-house., comme l'écrit LSJ.
~UaT"P, Ô
(A.(E)iaTplOV, TO; ~u(t)
eu(t);
Pl"'l.
,s,)
: racler;
142, 1. 46 : 'TOCC; 6uplXc; [~]ualX~; 199, A, 1. 94 : en 274 av. J .-C., TOCI; aX1j'lloc/; "dl.!; 'lt"IXÀIXIOCC; n U6!M iyxa.uaIXI xa.l ~OOIX~ TOC hypostyle, ÀOHtO'l Ô tm:t;(oltl!:'11 (l)wl; ~uaewa[~'1]; 500, A, 1. 47: en 297 av. J.-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, ~uW'II [a6]ltltIÀ"I"IX. ~OOIX~ XIXt i'lt"~(JXI!:1J&.aIXI; 290, 1. 229 : "l"OC "l"p!1X &:Y&.À(.tOtTIX "l"OC È'I TWI ;(p~II;OV'rIX; 365, 1. 41 : en 208 av. J .-C., pour les colonnes de la Salle
eU0nlP: racloir, ripe; 504, A, 1. 1 : en 279 av. J.-C., dans le devis pour le plafond du Temple d'Apollon, ~1)a'"ip~ ÀdM. A,(I)LaTpIOV: racloir: 104-4, aA, L 5 : au milieu du IVe siècle av. J.-C., dans le cahier des charges du Temple athénien, 0ltIXÀ~tt' ôè xa:[t] TOC/; a['It"]dpa:[,,] XIXt TOÙ" XI6'11X" xa.t TOC bdxplX'IlX à.'It"o ÀlaT[p]lo; 104-5, A, 1. 27; dans un acte d'adjudicat.ion, [Àun]ptWL 7)ltITPIÔE'r, 1. 30; [&1to? À~]aTptou ~ltITpI6oG[c;]; 500, A, L 47 : dans le devis du Temple d'Asclépios, [ÀI!:IO-rptM !]
(1) Voir notre rubrique ~~",-Ij", supra. (2) Dans Us • maisons sacrUH dc Dt/os (3) VIAL, Dt/os. p. 351-353.
(lU
Icmps dc l'fndipcndancc dc l'IIc (1914), p. 27-28.
~Y1'J
: lime, râpe: 173, 1. Il :
~,~
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lœ[haC;].
Issu comme ç~(d du radical 'kes, çoo a généralement. le sens de craclert. L'interprétation du mol dans les comptes déliens ne pose pas de problème: on cracle. des porles ainsi que les anciens panneaux du lhéâtre, les G"Xl'l"iU, pour y passer une m;mvelle couche, on racle ou ravale aussi des pierres. De méme, les statues sont rendues lisses avant de les peindre à l'encaustique. Qu'il s'agisse de bois ou de pierre, J'instrument utilisé est une variété de ciseau à double
tranchant qui uert à unir la surface (...) et à en supprimer les inégalités. 1. Ce stade du ravalement prepare au polissage par abrasit En grec ancien, il semble que deux termes puissent s'appliquer au tracloir. : non seulement ~uaTf)p, dérivé de çw, mais aussi ),laTplo", dont il est bien précisê dans l'acte 104-4, aA, 1. 5, que l'ouW sert li .aplanin, o!J.ŒÀ.(~w'. En outre, ils sont associés par les scholiastes et les lexicographes', et tous deux peuvent être qualifiés de ÀE'i'OÇ, .lisse.', même si dans un texte délien qui semble concerner une opération de pose le listrjan est dit deux fois, et sans doute dans un but particulier, ~!J.L1'pL6~c,;, .mousse •. Comme ceux d'aujourd'hui, les tailleurs et les sculpteurs de pierres grecs connaissaient aussi la • lime • ou • râpe., ~{V'tj. C'est un outil dont l'emploi suit immédiatement celui du racloir, car il en existe de nombreuses variétés, terminées en pointe, qui permeUentla finition dans des endroits mal accessibles, tels que les moulures 1. Mais il est peu probable que les rllpes signalées à Délos, dans un contexte très lacunaire, aient servi pour la pierre: elles éLaient en bronze et non en fer comme d'habitude, et l'on sait que les menuisiers', ainsi que les bronziers, utilisaient également ce genre d'outil pour le polissage.
xyste: 349, LI: (fragment non daté) [rlJp aupiX." 'mû ~ua('mû]; 372 A, 1. 108 : en 200 av. J.-C.,"t'Ô fdNx0po"'"t'Ô b ":"w~ ~lXM"W~ xctOù.oüow; 409, A, 1. 13-14: vers 190 av. J.-C., bd "t'Ô ~l.ICJ"t'Ô." xI..ù& hn6M~ - [rlJ.,,] BUp«'" 'mû ~uaTOÜ.
Dérivé de ~ôw, • racler., l'adjectif ~1JlTf6ç a été substantivé au masculin comme au neutre l, pour désigner la piste couverte, portique ou galerie, qui dépend d'un gymnase'. C'est Vitruve (V, 11, 3-4) qui le définit comme un f parfjeus sladialae (. ..) haee aulem porlicus çutJTtSç apud Graecos vocilafur, quod alhlelae per hiberna fempora in feclis stadiis ezercenfur.; il ajoute que le sens du mot a changé en latin: • çlXT'f"6çenim esl graeca appelialiane porlicus ampla lalitudine, in qua aihlelae per hiberna tempora exercentur; noslri auletrl hypaethrus ambulaliones xysla appellalll, quas Graeci Trapa8p0f.418at; dieunl,. Les autres uLteslaLions du mol, en épigraphie comme en
(1) BIISSAC, J)Qulillage Iradi'iQnn~l, p. l89sq.: si l'un des tranchllnt.ll ett den\..é, c'est une ripe. (2) ConvaÎncue par les argument.ll de BESSAC. ,. ~ .• je ne traduis donc pas ~!.TrplJl~ par lpolissoin (MARTIN. Manuel, p. 182), ni par oehaHe' (CIl'louvÈlI-MART1N, Dicfionnairt m~lhodiqu~ J, p. 71). A. DWORAKOWlIKA, • Noles on the 1'00ls Mentioned in the Building Contract from Lebade;a : k%ptu, 3:oÎ., lû,trion f, A rchtOlogÎo 29 (VanKI\';e, 1978), p. 22·23. se contente de parler d'un' bl'Olld bladed chisel •• pour drnter les races de eonUict. (3) Sehol. /1. Homère. Od., XX Il, 45ô : AUr:potÇ' T
(5) BeSSAC, L:oulillage tradilionnel, p. 201-209. (6) Anlh. Pot, VI, 2l:X): ripes .dentee& •. X'Jf"D'm. appartenant au menuisier Leonliehos, (1) On trouve en genênll le mallCulin, ...uf dans les inllCriptions de Oêlos et de Delphes, le neutre pluriel éUint également employé par Vilruve. (2) J'utilise avant tout let renlleignemenu nl!sembln dans A. Olll1l1l. l1ippodromu. und XI/du•. Unt~,.,u~hun~n :u romiKhtn Gart~n(ormtn (Dili. Zurich, 1986).
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littérature, sont un peu moins explicites. Chez Xênopholl c'esl un lieu de promenade, un peu comme chez Plutarque, qui note toutefois qu'il se trouve près des palestres el qu'on peul y parler avec les athlètes 1. Dans le comple de Dion à Delphes, il est précisé que l'on doit préparer le gymnase en vue des jeux pythiques: la terre du péristyle, du xyste et de la paradromis doit. être travaillée avec une sorte de pioche et nivelée, la surface du xyst.e doit être recouverte d'une certaine quantité de _terre blanchet, sans doute du sable mêlé de chaux éteinte, pour conserver au sol son caraclère meuble·, Une inscription de Pergame~ n'esl. guère parhmle : il y est seulement. dit qu'un portrait de Ptolémée VIII doit être installé dans Je xyste. Si ellc n'évoque pas la proximité du gymnase, l'épigraphie délienne a l'avantage de suggérer, comme le texte de Vitruve, une construction couverte, puisqu'on y remplace la 'poutre faltière" fUÀOlOpov; j'accès s'y fait par une porle munie d'une clé. Pausanias (VI, 23, I) est en lout cas le seul à appeler ~1J<J"t"6<; l'ensemble d'un gymnase, celui d'~lis; les lestimonia dont nous venons de faire état permettent de considérer cet emploi du terme comme un abus de langage. Grâce à ces testimonia, il a été facile de retrouver en plusieuMi lieux la structure dite ~00'r6ç;. Dans les ruines du gymnase de Delphes, datées de 335-330 environ, sur une terrasse au-dessus du péristyle de la palestre et du loulron, se voit eHectivement une pisle de course, 3p6jA.Ol;, dont une partie est couverle et l'autre il l'air libre: la première est donc le xyste, et l'autre la paradromis '. Des fouilles franco-helléniques ont récemment permis de reprendre l'étude de ce secteur, encore en usage il l'époque impériale 7. Au gymnase d'Olympie appartient également un dromos, avec un long portiqueS, cependant qu'au Sud de la grande cour péristyle du gymnase de Pergame, toujours sur la terrasse supérieure, se trouve un portique de plus de 220 m de long à sous-sol voûtée. Dons le gymnase hellénistique de Samos 10, il y avait trois cours le long d'un xyste couvert, qui domine le stade en contrebas de 2 m Il, A Délos le xyste n'est pas un simple portique mais une galerie fermée par des murs de tous côtés 11 (pl. xxm. no 77); sa longueur est de 187 m, soit à peu près autant que le sl.ade lui-même Il, ce qui correspond il la définition du porliws sladiala donnée par Vitruve. Une petite exèdre rectangulaire occupe l'extrémité Nord, et les deux nefs intérieures ont respectivement 7,20 m de large à l'Ouest et 3,80 m il l'Est l', Il n'est nulle part question d'une paradrornis, mais cetle piste de course à l'air libre pouvait être parallèle à la ligne Ouest du xyste, comme nous le voyous il Delphes u , Le xyste communique avec le sl.ade par une porte au Nord et une autre au milieu des gradins. La porte dont il est question dès la fin du Ille siècle av, J ,-Co dans les comptes doit être une de celles-ci, et non la troisiéme entrée qui communique avec le gymnase par l'inter-
(3) Xénophon, Ote., Il, 15; Plutllrque, Mortllia, 133 c. (4) BOUSQUIlT, CID Il, 11 0 139. O. BnoNIlllll, 1Ilhmitl Il, p. 50 et 52. a retrouvé en place, sur le 1101 du stade archaïque, une couche de celUl Ulm blanche. (5) DGI, 764, 1. 42. (6) J, J""II'lOIl."V, FI) Il, lA gymnase. O'llprètl le compte de Damocharètl, ce xy~ul aurait eUectivementélé appel" 'fJ lITl>« ~ 'rWl. [Y"lo'--n...). : Bou~QullT, CID Il, n· 79 A l, 1. 33-34. (7) Rapporta dlln~ le. BCH 110 (198&), p. 774~782, III (1987), p. 6()'}-4i12. et 112 (1988), p. n2-725. (8) A. M...... wl"n, Olympia und seine Bau/en (1972), p, 278-289. (9) p, ScHAT1MAI'fN, 14/1. P~rgamon VI: W. RADT, Pugarnon (1988), p. 141-142. (10) W, M"Il.T1/fl, /)(u Gymnusion lIOn Samu. (Samos XVI, 1984). (II) Le x)"sul mllnque dallsle g)"mnase d'AI Khanoum, publié récemment par S. VIlUVIl, Mllis plIr ailleurs, eelun DIlI.OIl.MIl, Gymmniofl, p. 387, il arrive que l'on ait lIéglige, Iell rouîllell étant relItées incomplétes, de os'a.urer de l'exisUlnee de xysul et de paradromida " ainsi. Théra. (12) DRl.OlufB, GymnosiOfl, p. 291, et GD 77. (13) Voir notre rubrique '"U\O~, infra, (14) Chiffres donnés Ilar F, KI'IINr.INGRII, Unl~rJuchungen wr Enlwicklungsg~.chichle du gritehischen Siadiollt (Diaa, Innsbriick, 1968), p. 117. (15) Hypothése de J. DEI.ORME, BCII 106 (1982), p. 66-67, On re~tilue de lu ll1~rne rnllnière une paroi/romi. I)nralléle au xyste dllllS le gymllll!le d'Amphipoli.; voir BCH 113 (19B9), p.654, et K. L.u:AHIDT, .Le gyrnnll~e d'Amphipolis. (en grec), lIommtlgc. D. Lmarùli•. flc<:h~rchc. frtlllco-hem",'quu 1 (1990), 1). 241-2û3.
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ôCù..lcl'lcoç
médiaire du vestibule A, car le linteau de cette porte est inscrit au nom de Ptolémée Soler Il, à la fin du lJe siècle av. J.-C. (dédicace n° Hilll). En tout cas, alors que le gymnase a été édifié avant 275, la construdion du xyste ne parait pas avoir fait partie de son premier état, elle est seulement quelque peu antérieure à 200 av. J.-C., d'après l'époque de l'inscription 349 18 • Nous avons vu que le mot ~u(M"6ç n'était pas attesté avant l'âge classique. De son côté le mot 8p6!J.o.. , • piste de courset, est déjà connu d'Hérodote (VI, 126), qui en parle à propos d'une paleslre. En fait, J. Delorme a bien montré l ? que ôp6!J.oc:; a été remplacé par J'association xyste et paradromis, le XoX'T&.lTl'lEyoç 8p6IA-oç que Platon situe dans le gymnase du Lycée 18 étant peutêtre, précisément, ce que nous entendons par un xyste. Mais par la suite, dans le monde romain, le terme xystus quittera l'univers des gymnases pour designer un jardin entouré de portiques IV.
monlanl de baluslrade, barreau de clôture: 104, 1. 142 (et 104-10, 1. 9-10; 104-11, B, 1. 34; 104-12, 1. 113): dans des inventaires d'objets en fer, 70 Me:),,!axOL; 148, 1. 70: vers 300 av. J.-C, ['H]plXx)"dlhll 66t)"taxwv "t1XÀ6;V't"OV n!J.l], 70 dr., 'Ap"ttfJ.1X1 Me:),,{axwv ; 154, A, 1. 18: en 296 av. J.-C., après une fourniture de bois, Il dr. pour des Me:)"taxo~; 161, B, 1. 128: dans un inventaire, Mt),,(axol fJ.~Xpo{; 165,1. 16: de;"t"Tjv N~aov 06ûtaxoue; bnaxtu&.alXV't"~, 1 dr. et 4 oboles; 195,1. 3: dans un inventaire, 66e:)"tcrxouç fJ.~x[poue;; 199, A, 1. 62 : en 274 av. J .~C., dix Me:)"tcrxoue; 8pu!:voue;, 6 dr. la pièce; 203, A, 1. 50: en 269 av. J.-C., pour le sanctuaire de Demeter, deux MÙ\(~o~ 8pu;:vo~, payes 12 dr., B, 1. 95 : dans l'ûikos des Andriens, 18 oôt),,(axoue; XIX)"XOÜÇ j 205, B, 1. 14 800 Oôt)"(axou,, dç "tov 'Ap;(1l[ytTIjV; 287, A, 1. 75 : en 250 av. J .-C., O6t),,{crxol wcr"t"t t1l; 'ro ttpov 1ttvre:, fJ.vCJ.T 'réulXpe:ç XlXt ~fJ.tfJ.VIX~OV, 1 dr. la mine, 1. 101 : Me:)"tcrxoue; 1t06jalX~ de; "tOv "tpU'1lOtx"tov 'rOv lev N~awl 'rpt.&.xoV'C"Ot, 1 dr. et 1 obole la mine j 313, i, 1. 18 : parmi les objets en métal conservés dans l'ûikos des Andriens, 66e:)"tcrxou[ç; 403, 1. 25: en 189 av. J.-C., dans une fourniture de bois, Mû(axoue;; 1403, Bb Il, 1. 19: au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans l'inventaire du Temple d'Agathé Tyché, 'rpu'1lCJ.x'roe; ),,(6IVO[ç Éxwv Mû!axouç] m87Jpoüe; Ëç, Èv (in çu)"tV7J x~yxÀ1e; XOt1 ~)"oue; bd 'rpu'1l&:x'rou (même formule, avec des variantes: 1417, A II,!. 39; 1426, B II, 1. 42; 1440, A, 1. 12; 1442, B, 1. 39).
a~87Jpoüç
Un MeMe; est une« brochet, et le diminutif O6e:),,(axoç a le même sens, le suffixe -taxon'ayant pas ici de valeur réelle l, comme le rappelle par ailleurs Hésychius : 06û!axol' ÔÔt)"oC Tous deux sont donc avant tout des instruments de cuisine 2 , et l'on sait qu'ils peuvent aussi passer pour une monnaie!. Par analogie ils s'appliquent à tout objet pointu, une arme aussi bien qu'un
(16) Ptolémée Soter Il n'est donc pas il l'origine de la construction du xyste, comme l'avait supposé ROUSSEL, m/o6 colonie alhiniennt, p. 293 (opinion reprise dans le~ ID). Sans doute a-t-il contribué il un important réaménagement de l'édince, par ~a donation? (17) Voir notre rubrique 3po","o~, 6upra. (18) Eulhd., 27'l e-273 a. (19) Développement dlln~ GIR"I!. o. C.. p. 80 et 280S<1. (1) C'e~t un ca~ a!l!!e7. fréquent: voir Ji ce ~ujet W. PF.TRHS~:N .• Greck diminulive tiuffixe taxo, ("""l', Tran6. of Ihe Connec/jcu! Acad. of Arl6 and Scie/ICt6 18 (1913), p. 165 et 181. (2) Voir par exemple DKoNNA, EAIJ 18, Il. 227. (3) Voir M. N. TOD, ,Epigraphieal Note~ on Greek CQillage. OBOA01;" NumChr 7 (1947), p. 1-27.
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obélisque', el naturellement. un Hlou. ou une _cheville •. Le sens de _cheville. est cert..aine~ menl celui qu'il faut retenir pour 6#)û,(l;JXOç dans une inscription de Corfou et peut~êlre une autre d'Éleusis~. Toutefois, il Délos, le mot 06c).{o"Xoç a une autre signification, celle de _barreau f t ' montant. de balustrade ou de clôture. Elle a été mise en évidence par Vallois, mais reste méconnue', C'est la cella du Temple d'Agal.hé Tyché qUÎ en témoigne, car elle possède un tryphaklos, .une barrière en marbre avec six barreaux (àM),[axOl) en fer, elle comporte une grille mobile en bois, et (il y a) des clous en fcr sur la barrière. (1403, Bb Il, 1. 19). Les .cJous'.1JÀo~, sont expressément distingués des barreaux forgés dans la même matière; c'cst pourquoi, lorsque des ô6ù.LoXOL sont. dest.inés à un tryphaktos, et. qu'ils sont. peses comme il est d'usage pour des objets en mélal, il doit toujours s'agir de • barreaux. et. non de .chevilleSt ou de .c1ouse: ainsi pour le tryphaklotJ de la Nésos, dont les éléments sont. payés à la mine - environ 1 drachme la mine, chaque élément pesant environ 2 kg - , et de même pour les cinq ôOeÀ(ax01 dest.inés • au sanctuaire. d'Apollon (287, A, 1. 75 et 101 ; 165, 1. 16), ou les deux autres dévolus au sanctuaire de l'ArchégèLe (205, B, J. 14). Hérakleidès et Art.imas, qui fournissent des McÀ(axoL d'après le compte 148, 1. 70, sont des forgerons connus par ailleurs 1 ; ils fabriquent des serrures, des out.ils en fer, des TjÀo~, de sorte que leurs ô6Ù.(axOL doivent plutôt être des barreaux. Dans un invenLaire d'objets très lacunaire (195, 1. 3; voir aussi 161, B, 1. 128), les b6cALaxouç fLt)«(poUç ne peuvent être des. petites chevilleSt, car on aurait certainement dit dans ce cas TjÀOL; en revanche, si ce ne sont pas des brochettes à rôtir, une distinction entre des petits et des grands barreaux parait tout à fait normale. Naturellement la traduction par .barreaux. s'impose lorsque les bfiù.LaxOL sont en bois (154, A, 1. 18; 199, A, 1. 62; 203, A, 1. 50; 403, 1. 25). L'hésilation pourrait à la rigueur subsist.er pour les b6c),(axo~ en bronze conservés dans l'Oikos des Andriens (203, B, 1. 95; 313, i, 1. 18). Mais exception faite des 70 ô6tÀ(~OL en fer inventoriés au IVe siècle et qui ne peuvent être que des brochettes à rôtir, il paraît légitime de penser, avec R. Vallois, qu'à Délos tous les ôf)CÀÛ1XOL attestés dans un contexte architectural sont des .barreaux., et à aucun moment des cehevilleSt', dans la mesure où les administrateurs ne manquent pas de termes pour désigner les clous ou les chevilles (1jÀo~, bt(OUP(H, m:pô"cu, TÛÀO~).
b86s: chemin, senlier, roule: 98, B, 1. 35: dans la 1'" moitié du IVe siècle av. J.-C., recettes de l'OtX(Œ ~ 11" 'Emae~yo};, 1jL yd"t(w)v ~ 03(6k; 104-32, 1. 7 : dans un état de locations, l't"p(o};; ~À(ou OC"(OV'L"OI;; 0861;;, 8uo!L~(\IOu) 08(61;;]; 159, A, 1. 42 : en 281 av. J .-C., travail sur ~" Mo" Œ(...... ~" h rijL NJfll1w~, pour 3 dr. et 2 oboles; 203, A, 1. 43 : T'tJ" 680" fiJ" l" Nljl1w~ OC"IXXŒOŒ(PŒpt, 2 dr. ; 219, A, 1. 20 : [~v 080" (fTpW?]aŒV'L"~ rljv bd .6.L6wao", J. 25 : ~"030,, T'tJ" btl. 'to 'AaxÀl)1tu.to"
Hypsistos de
~.
baWL t"Ov 'l'rIEp(6oÀov.
(4) néf~rence!l dans LSJ. (a) IG 1X, 1,692, 1. 13 : llAtXtM:i~ 3t lt~l ~ I{~ XlZÀlntT)ijpg. Mù.!axo~ 6p&60.0 (c'est li lort que LSJ veut traduire ici Mù.(qxoc; l,ar tdrllinage conduit.); IG Il, 313. 1. 141 (inven18ire des ~pisUltell d'~leusis, panni dei! cordes, règles, vases, lam(lts, etc.). Voir aussi IG Il', 1673, J. 17 : dans ce contexle d·un lransport de pierres, ce llOnt sîlrement des. broeheu ou • chevilleu. (6) Oétails dalls V... I.I,OlS, Bell 53 (1929). p. 303, et Archil«ture Il.2, p. 419-420. Nhnmoins. ÛRUNOOS, dans ses Moliriouz de ronl/ruction J, p.25. 112, "oit des tchevilleu dans les Uùlmto. dèliens en fer; de mème d~j/i W. K. PRITCHIITT dans 1It1~rio 25 (1956), l'. 312-313. J)emi~rement ÛR ...."'mos-TR.. V....OS, l.aillan, 1.0. 66dJaxoc;, ont lraduit 11lIr .cheville •. en ho;s ou en mêlai, pour tous les lextell déliens. (7) Réfërences dans nolre rubrique cna'lpUo", in(ra. (8) L'essentiel de ce commentai", • ~I.ê publié dans la lPE 80 (19'.10). p. &H)B.
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ô&1fo(l}f:W: faire la route; 203, A, 1. 37 : en 269 av. J.-C., 'P6BW'It
Mo1to~Gocvn,
1 dr. et2 oboles,
Plusieurs Mol sont mentionnées dans les inscriptions déliennes : une premiére est proche d'une. maison sacrée., sans précision (98), deux autres ont sans doute aussi un rapport avec tune maison sacrée. (104-32), ajoutons-y celle qui relie le rivage de Rhénée au Temple d'ArlemÎs-Hékate (159; 203), celle qui longe la côte de Délos jusqu'à l'Asclépieion de Fourni (219), celle sur laquelle on promène ]'agalma de Dionysos pendant sa fête (219; 372) et qui conduit à son autel, ~1tt .6.dmJQ"ov l, enfin celle qui passe par la croupe Sud-Est du mont Cynthe, là où est localisé le sanctuaire de Zeus Hypsistos (2306), Ces 0801 bénéficient de deux sortes de travaux: on les nettoie en vue d'une fête religieuse (&vocxoc6octpw), et à l'occasion on les recouvre (O"1"PWVIIUf.U). Le verbe est courant au sens de «recouvrir d'un pavement ou d'un dallage.!, mais dans nos passages ce n'est pas la traduction qui convient: aucun des modestes sentiers ou chemins de Délos, qui ne devaient pas être mieux aménagés dans l'Antiquité d'aujourd'hui, n'était pavé, et la construction de véritables routes ou voies dallées sera une spécialité romaine, les Grecs ayant généralement négligé cette technique 3 . La réalité est simple: à l'occasion de la procession de l'agalma de Dionysos, des planches (les ~UM. cités en 372, A, 1. 102) ont été provisoirement placées sur les ornières, pour que le char ne s'embourbe pas·, La somme modeste demandée à deux reprises pour cette opération contribue à montrer clairement qu'il n'est pas question de dalles, Le paiement versé à Rhodon pour .taire la route., OÔ01tOtÉw, est tout aussi faible. C'est qu'il ne s'agit pas ici de tconstruire une route_, sens que peut effectivement avoir ce verbe, par exemple chez plusieurs auteurs 5. Il est à rapprocher du substantif b801tot6t;, qui s'applique tantôt à un Honstructeur de route., un terrassier, ou un magistrat responsable de ce travail à l'aide d'ouvriers', tantôt à un cantonnier, chargé des réparations et plus généralement de l'entretien' : notre artisan devait veiller à ce que le chemin, déjà existant, reste praticable, et procéder aux menus aménagements et nettoyages qui s'imposaient, par reconstitution du grossier nivellement (Ôf1OCÀ(~w, dans 219, A, 1. 25), et par adjonction d'un peu de sable ou de gravier pour corriger des inégalités trop fortes.
(1) Pour le sens de cette expression, voir BRUNEAU, Cul/et, p. 317-318. (2) Cf. Hérodote, Il, 138: f(M'f"'l!uVII f(M'l MO, ),(llnu, et notre rubrique (M'pw...., (M'pwYYU...., infra. (3) Voir DA GR, I.V. via (époque grecque), et surtout W. K. PRITClfETT, Sludi~t in Ancienf Greek Topography III ; Roadt (1980), p. 143-196 : ,Ancient Greek Roadg" avec une riche bibliographie. Le$ Grec$ !KIllt d'abord de$ marin$ qui privilégient la rouLe par mer; beauCOUI) de leurs voies ne sont même pas acce$$ible;J aux chariou, et utili$ent éventuellement des passages il gué, (4) BIlUNKAU, Cultet, p. 316. (5) Références dans QRLANDOS-TRAVLOS, Le:ûkon, t.V. (6) Ainti chez Xénophon, Cyr., VI, 2, 36 (simpleg terragsiers), et che7. Ari$tole, Alh .. 54, 1 : Il Athènes cinq llgents-voyerll, tirl!s au tort, dispo$aient d'esclaves public$ pour les travaux. Voir aUi\Si J)idyma Il, nO 41,1. 22 et 27-28 (on a Uo={k" Il propos de la congtruclion d'une route pour transporter les pierres depuis les carriéres), et /G lit, 1673, 1.28: achat de fer hd '"J~ 630m,l,n, .pour la confection de la roule •. (7) D'aprés le $Cholia$te d'Eschine (cité dans la RE, I.V. Mo1l:010(), 630lro<0( . i1l:
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O8Os : voir ouoos
otlCTJl"CL: local, pièce: 98, B , 1. 36: au milieu du IVe siècle av. J.-C., une forge est voisine d'un groupe d'o!x~fUl't«, 1. 46 : otx1)I4Œ; 104-11, A, 1. 26-28 : toujours dans une liste de locations, ohd« -f) ~\I (vide) III XIX! vm:pwwv Xilt OtX7JfLI: (x, 1. 31-32 : (fU\lOLX!or. XQ;[ O'tX1j[lJ.Cl; 104-32, 1. 2 : [OtX}1,fL(xTOt 1111 oc ~\I Atux!7t[7t"ou]; 104-33, A, 1. 5, 8; 144, A, 1. 104: cn 304 (?) av. J.-C., TO tv TW\ [cP01tQ(WI Ot'X1)fJ.1X Èç«Àe:lo.lntvn, 1. 105: poser des tuiles sur l'o'txlJf.lllj 154, A, 1. 38: en 296 av. J.-C., réparer 't'où otX~f-lIXTOC; TOÜ Èv -rWL 7tEVTIjXOa-rO).0rtWL TO 't'troc;; 156, A, 1. 12-13 : revenus tirés cl' otX~!J.IXTIX, 1. 33 : nettoyer la terre rije; !:WO'LÀt(llC; ohdoXc; il( TWV xot'for:ydwv otx'TIl.tŒ'l'W'I, 1. 48 : faire des portes 'fOre; otx~lA-Œ[ aw "t"oi'J; 7tŒpà.? T1)\I O&:ÀIX}rTotV; 157, A, 1. 13 : [TW" otXYJf-lOCTWV 'l"(tlv] 1tpo(j TIjt 6IlÀocaa1jt; 158, A, 1. 18: en 282 av. J.-C., location 'fW'I OlXl'jIl-Œ'fW'I &WPo'fipw'I 't"wv Ù1tO 'fOÙç &'1ÔpW'IIlÇ 1tllp!X !:w'fiÀouç, 1. 19 : TIjç l:watÀdllç olxta.ç 't'W'I otxl'jll-oc't'wv 't"W'I 1tpOç TIj~ 6IlÀŒaO"1)~ xa.l 't'W'I ml 'fou't'Otç (même formule 161, A, 1. 21; 162, A, 1. 15-16; 203, A, 1. 28; 226, A, 1. 16),1. 20: 't"wv ohtljlU1:'fw'l È'I oIç "Eq:lI!:Cl'oç XIl1t'l'jÀ&Ut:t (même formule: 161, A, 1. 16; 162, A, 1. 13-14), 1. 29 : intérêts Ù1t~p 't'oti otxflfLCl't"OÇ, 1. 63-64 : dans la Nésos (?), 't'où otx~f.l.Il't'oç 'fOÙ !'1 TIj~ oivet!loXatt 'foti IhMIl-0u 'f!X'; 6ûPIlÇ !n:\oxtuocaocvn; 159, A, 1. 45 : ôoxov u1toetIa~'1 't'oti otx~fJ.a.'t"oç Èv 'AaxÀlj1ttdwt, 00 0 '1twx6poç oixtI; 161, A, 1. 21-22 : 'fWV qO!LÉ'IW'l 't'OU'fW'I olxl'jlU1:'t"wv, 1. 32 : U1tÈp 't'oti olx~!Ul'foç ô ~v 1tpô't"tpOV Ntwxôpou, 1. 115 : 'fW'I otxl'jIl-OC'fW'I 't"wv b ,TIjt «1tooocate 't"11 't'éyl'j Cl''t't:y'Ifilaoc'l't't; 162, A, 1. 26; 170, 1. 6 : ['t'!X x}a:toXYt~1l otx~[jl.ll'foc]; 203, A, 1. 26-27 : location 't'wv otXl'j!LoX't"wv 't"W'I1tpOç 'foIç atôl'jpdo~ç, et 'twv otXl'jIU1:'t"W'I 't'W'I Ù1tO TIj~ Xocp~'t"dll~; 226, A, 1. 5, 19-20 : 't"èI. o!x~!Loc't"oc ['t"11 1tpOç TIj~ a~ôl'jpdM (même formule: 287, A, 1. 37); 287, A, 1. 149 : à Leimon, «Uo o(Xl]!LOC «6upo'l, 1. 163 : à Skitoneia, «ÀÀoc otX1)!LOC't'1l 't'pta. «6upcx (même formule: 374, Ab, 1. 10),1. 165 : à Charoneia, O(Xl]!LOC ôpo!p1)'1 Ol/X ë;(o'l (le même cité dans 374, Aa, 1. 5; 403, 1. 50) 1. 187; U1ttp 'foti otX1)!LOC'fo(j, D, 1. 23-24,25 : hypothèques sur olxl'j!LoXTw'I; 289, 1. 7 ; 290, 1. 41, 42, 81 : en 246 av. J .-C., &f.I.I:!p]lÔ'i) Xilt ~ÀOl hd 'to otxl'j!L1l où 0 xpl'jvo!puÀoc~ ; 314, A,1. 143: ['t'oti o!X1)Il-]a.'fOç 6H yt~"ro'lt[Ût~] 'fO o!xl'jfJ.l:a. 't'ô]; 323,1. 18; 366, B, 1. 14-15: à Thaléon (?), ofxlj!Loc n6upw!Lt'lov; 372, A, 1. 123 : en 200 av. J .-C., 't'Ot(j o!X1)!Locat 't'oIç $OC'lû{U]ou oIç ytL't"OVEÔEL Yj otxta., 1. 125, 126; 399, A, 1. 113 : hypothèque bd 'fW~ 1tl6w'I~ xill 't'Otç otx1)f.l.CXO't'I; 461, Aa, 1. 15 : 't"Ot !vo(Xt-OC 't"WV OlXljf.l.oXTW'l 't'W'I È'I TIj~ &:yopi~; 1416, BI, 1. 7,8, 13, 18 : au milieu du Il'' siècle av. J .-C., les locataires doivent erfectuer divers travaux dans les olx1)!Loc'foc; 1417, A 1,1. 75: dans le Thesmophorion, b 't"w(t) olx1)!LocT(~ &.}n-ÉVIl'l't'~ tlat6'1't'wv; 2310, 1. 5 : au début du 1er siècle av. J .-C., dans une dédicace trouvée au Kynthion, [Xilt 'fèl. otX1))f.l.OC't'OC? ot'"la~~:
habitation, logtment : 2231, 1. 7: en 110-109 av. J.-C., dans le Sanctuaire syrien, dédicace de T(l))'I otx[l'j]a~v xocl,.èI. ;(pl'jG1""fJP~oc. Dérivé du verbe ohdw, • habiten, ofxljjl.ll désigne dans Lout le monde grec n'importe quel local, non seulement d'habitation, mais aussi d'exploitation.
Un terme neutre. A Délos, des oikemala sont présents dans J'architecture domestique comme dans des établissements civils et religieux. C'est ainsi que le Hiéropoion se définit par un otxl'jf.l.cx précédé d'un stoidion, tous deux étant couverts d'un toit de tuiles (144, A, 1. 104-105). Un édifice du Thesmophorion est dit o(xlj!U'- dans un inventaire athénien (1417, A 1,1. 75), et il y avait sans doute des oikemata, non identifiés, au Kynthion (2310). D'après 158, A, 1. 63-64, un otXl]!Ul
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.dans la montée. possède un lhalamos : il pourrail l se sit.uer dans l'Artémision de la Nésos, tout comme les otX~!LIJ.'l"11 du débarcadère (161, A, 1. 115); le thalamos ser3il alors la partie la plus reculée de ce lieu de dépôt, une sorte de réserve. Un neocore, préposé à la garde des trésors, loge dans un oikema de \'Asclépieion (159, A, 1. 45), cependant que le krenophylax ou gardien du réservoir de l'lnapDs habile lui aussi un otx1j(l4, dont on entretient les ferrures de la porte (290, 1. 41). Des oikemala se trouvent dans trois fermes de Rhénée (Leimon, Skiloneia et Charoneia) et dans une autre à Mykonos, mais les plus nombreux font partie des .maisons sacrées. et autres édifices mis en location par Je sanctuaire à Délos. Oix1j!J.oc fait généralement l'effet d'un mot passe-partout, interchangeable, Par exemple, au milieu de la description des fermes de Rhénée, on lit les expressions ilÀÀo ofx1jfJooX ou ilÀÀoX otxT)fJoOl-ra., alors que le mot n'a pas été employé auparavant. Les locaux qui précèdent sont le kleision, le thalamos, une bergerie, une étable, et même une pièce il. l'étage ou un pailler: il faut donc comprendre que chacun de ces locaux est il. sa façon un ofx1j(l4, auquel on a donné une destination plus précise 2. Remarquons aussi les éventuels changements de nom des oikemata qui font partie des • maisons sacrées.: les otxT)(l4'fa. de l'oikia Sosileia sont devenus par la suite des &:vôpW'l~';, donc des • ateliers pour travailleurs masculinSlt. Et les logements des employcs du sanctuaire pouvaient être dénommés oYxoç au lieu d'ofx1jfJoa., si l'on en croit J. Tréheux, qui vient de lire dans le compte 219, A, 1. 45, la mention d'un oYxoo:; b Ttpà WÛ 'Ivw7t"Oû, et a proposé d'identifier la petite Maison B, il. une seule pièce, entre la Maison de l'Inopos et celle il. une seule colonne, avec ce qui serait il. la fois l'olxoo:; 7t"pà TOÛ 'l'Iw1roü et l'ofx1jfJoa. du krenophylax 3 • En fait, dans les sanctuaires, on devait pouvoir qualifier d'ofx1jfJoa. tout local secondaire, utilisé comme dépôt mais aussi, il. l'occasion, comme salle de banquet ou hôtellerie 4,
L'oikéma comme local d'exploitation. Toutefois, dans la majorité des attestations déliennes, le mot ofx1jfJoa. s'applique il. un local d'exploitation, boutique ou atelier, ce qui n'exclut pas son usage, en même temps, il. des fins d'habitation. On aurait tort, en effet, de vouloir séparer nettement les deux domaines, comme c'est parfois le cas par souci de classification 6, Un commerçant ou un artisan pouvait fort bien, ainsi qu'on le voit encore aujourd'hui, habiter dans une pièce il l'arrière ou au-dessus de son lieu de travail. Si lui-même prMérait habiter ailleurs, il est probable qu'on logeait dans la boutique des esclaves, Que l'on songe, par exemple, aux OtXT)fJoa.Ta. Ttpào:; TW~ a~ô1jpdw~, plusieurs fois nommés dans les comptes de l'Indépendance: dans 161 et 162, A,!. 19, ce sont bien les mêmes établissements, certainement des boutiques f)U des ateliers, qui étaient dil.s auparavant
(1) Selon BRUNEAU, Cultu, p. 185-186. (2) Les ]ocau:o; dits o!x+,j.l(l'\"lt ,.a ·A).w,.(w~ (362, H, 1. 12), d'8prés le nom de l'aire fi battre le grain, devaienloussi être associés il des fennes, (3) Dans. Le sancluaire de l'InÔpos à Délou, Musllelv 45 (1988), p. 154-157, où il est aussi rappelé que l'ob,,,j.l(l du krenophyl= est simplement dil o~ (, xp"'l""'l',j~ dans 144, A, 1. 72. Mais Ph. BnuNEAu, HCH 114 (1990), p. 556-557, est réticent: il est vrai que ce serait le seul e:o;emple d'assimilation oIx<><; - O{X"'''". (4) On'comparerll ce qu'en dit J. H. SCH:loIlOT, Synonymik der griechilchen Spracht 111 (1879), 1). 523-524 : il l'aide d'exemples détaillés, I)ris dans la littéralure, il monlre (lue le mot est neutre en soi el ne désigne I)as au départ un édifice déterminé, mais qu'il s'adapte chaque fois fi la deslination que les occupants lui conférent (cage à oiseaux, chambre il coucher, salle il manger, atelier, pri!lOn, bordel, lieux d'aisance, etc.). Les locaux secondaires ne sont pas seuls en cause: face fi l'~rechtheion, un temple dont le plan est complexe, Pausanias (1, 26, 5) Ile peul dire que ob'1ll11 &."')..0;;"'; il emploie o{x'1j.l(l m:P"l"'Pl.; pour la Tholos d'Ëpidaure (II, 27, 3), un édifice de Sparte voisin de la Skias (III, 12, 10), et le Philippeion d'Olympie (VI, 20, 10). (5) S. MOUNIER, us omailons lacrieu de Dtlos au temps de l'Indtpendance de l'Ile, p. 17-18, mell.ait déjà en garde contre une distinction trop tranchée entre les multiples locaux déliens, d'après leul'll dénominations. L'absence de dirrérenci3tion réelle des locaux se relrouve il Athènes: voir M. BETTAI.l_I, .Case, botteghe, ergalltria. Note sui luoghi di produzione e di vendito nell'Alene c1assicat, Opus 4 (1985), p. 29-42.
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'H~)t a(81)pdwt. Remarquons aussi que c'est souvent un groupe d'oikemala qui eslloue en même Lemps par le même personnage; peut-être, justement, convenait-il de satisfaire avec au moins deux pièces ces deux fonctions, d'habitation el d'exploitation. Dans le Quartier du Théâtre, Chamonard a interprété comme des, boutiqueu S des pelites chambres le long des rues passantes (pl. XIII, 45), avec un sol le plus souvent en lerre battue, elles communiquent parfois entre elles, quand il n'y a pas une autre chambre à l'arrière ou à l'étage. Quelques exemples illustrent clairement la fonction de ,boutique •. Les ohdll,l.IX't"Ot: ty DIlO "E'fl&O"OC; )(lJ.'lt1jÀLÛEL (161, A, 1. 16) devaient être l'équivalent d'un xa.1OJÀtLov. où se pratiquait le commerce de détail. Les hiéropes ont ensuite dit simplement 1"0: 'Eq>iO"ou (366, A, 1. 96) et même ~ 'Eq>iO"ou otx(a. (442, A, 1. 141), mais la destination demeurait sans doute inchangée. Les qtX~ !J.a.Ta. dont les loyers étaient perçus sur l'agora des Déliens (461, Aa, 1. 15) étaient le groupe de boutiques, attenantes à une stoa, qui entouraient la place; ce genre d'otx1)!J.IXTIX dépendant d'un portique est bien connu ailleurs 7. Un certain nombre se trouvait au bord de la mer ou prés du débarcadère, Iii. où arrivaient les marchandises qu'il fallait répartir entre les entrepôts de gros et le commerce de détail. Les XIXTIX)'tta. OtX~!J.a.TIX (156, A, 1. 33; 170,1. 6), souterrains ou en demi sous-sol, pouvaient être soit de simples caves servant de dépôts, soit encore des boutiques ou même des ateliers, comme les. hypogées. des rues de la Grèce contemporaine. On en dira autant du groupe 7tt6w'I XlXl OtX~!J.IXTIX, dans 399, A, l. 113. Et sous la première administ.ration athénienne, la location conjointe d'un U1ttPWtO'l et d'un orx1)fLa. (104-11, A, 1. 27-28), ou encore d'une O"\)VOtX(1X et. d'un OrX1)fLa. (1.31-32), fait. aussi songer à cette destination d'. industrie ... Parmi les locations énumérées dans 1416, B l, il semble même que l'on veuille pour une fois distinguer nettement les otXOt et les otXYJfLlXTIX (1. 7,8,18), les locaux d'habitation et ceux où l'on travaille, puis, un peu plus loin (1. 13), les obda.t, OtX~fLa.TIX et ép)'IXO"TIjpta., donc .les maisons, les boutiques, et les ateliers •.
otXtlXt l'tfl?,Ç
Structure de l'oikéma. A Délos, le mot OrX1)fLot est employé avec une fréquence sensiblement égale du IVe au siècle, et. aurait désigné, selon Vallois ll , une .salle plutôt qu'une construction indépendante ... Pourtant, le relevé de toules les attestations déliennes ne permet pas vraiment d'en juger. Nous apprenons que des oikemaia ont des toits ou des portes que l'on entretient, mais en dehors de l'oikema du Hicropoion et celui de la Nésos (?), qui possède un thalamos (158, A, 1. 63-64), ou encore les oikemata de l'agora, pièces qui, effectivement., ne sont pas indépendantes, nous ne savons rien de précis des autres. Tout au plus pouvons-nous supposer que l'orx1)fLot du néocore de J'Asclépieion et celui du krenophylax n'étaient qu'un logement. réduit il. une seule pièce, suffisant pour un modeste fonctionnaire t . Pour sa part, à la fin de son examen du mot otx1)fLlX dans les papyrus, G. Husson 10 a préféré conclure qu'il .apparait soit comme la pièce d'un édifice, soit comme un bâtiment indépendant, soit comme un local attenant il. un autre (...) c'est un terme général qui désigne un bâtiment indépendant ou une pièce dans une construction plus vaste qui sert soit d'habitation, soit d'entrepôh. Ile
(6) EAD VIII, l, p. 207sq. (7) Cf. BCIl09 (1930), p. 514-019; Il Phorsale, ou 111< siècle av. J.-C., on dédie un portique et desohtVJ"''''...... Dons EA 1 (1983), p. 59, est publièe une dédicoce oux Grands Dieux: il s'ogit d'un portique avec l'orx'l)f''l attenant. (8) BCII 53 (1929), p. 267 et n. 2. (9) C'èlllit dèjil l'IIvis de VALLOIS, Archil~etur~ l, p. 202-203. (10) Oiki(l, p. 183-186.
OrX1Jr7I<;,
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l'habitation.
O'tX'r)(fLÇ esL un auLre dérivé d'otxEw. La présence du sufl1xe '~atç suggère d'abord le ~ fait. d'habit.er, d'administ.ren, mais par confusion avec la valeur du suffixe -f!.x on peut. aussi comprendre .l'habit.at.ion. proprement dit..e, En Iitt.érature ou dans les papyrus se remarquent couramment les deux acceptions Il. Au fil de l'épigraphie dé lien ne o!x'r)CJtç ne se lit qu'une seule fois, dans une dédicace trouvée au Sanctuaire syrien (2231), il propos de laquelle Er, Will écrit I2 : «L'emploi de oikésis à la place de oikos peut. signifier qu'il ne s'agit. pas cet.t.e fois de l'habit.uelle pièce annexe des chapelles •. Cet.le O!X'r)CfLÇ doil assurément représenter un véritable local d'habitation, voire un logement complet, forme de plusieurs pièces 13.
maison, immeuble, propriélé bâtie l : 89,1. 16: vers 434 av, J.-C., [-rljv y1)v -rljv Èv .6.TjÀWt TYjv !]tpOCV È!J.tCJOwCJ.xv x.xt 't'àç x7j1toç x.xt 't'ocç OLXta.Ç ; 97, 1. 36 : vers 390 av, J .-C., [ot]xta.ç 't'!X<; LtpiXç ; 98, A, 1. 29 et. suiv. : OLX!WV !J.LaOwaELç, B, 1. 31 et. suiv. Iist.e des OLX!(.xL] tv .6.~[ÀWL t]Ep.xt 't'a 'A'It6ÀÀwvoç .qa) 6.1)),(0; 104-8, B, 1. 20 et suiv. liste d'oLxL.xt (de même: 104-11, A); 104-14, B: list..e d'olxtou; 104-20, 1. 2; 104-32, 1. 3; 104-33, A, 1. 4 : o[t]xt.x x.xt Ul't'qpwwv?]; 156, A, l. 1 : peu avant 282 av. J .-C., '"iç OLXta.Ç ~ ~v 'l'WV l't'.x18wv 't'wv 'APLa-r]OOOUÀou, l. 2 : - '"iç o!x!.xç '"iç -,1. 3 . 't'wv OLXtWV 't'wv 7Cpàç 't'Wt a(81)pdw~, L 28 : '"i]t OLX(.x~ '"iL :EwaLÀd.x~ !J.taOw't'o~ç 'l't''t'wf!.x Œv.xx.xOlip.xat, 1. 33 (oikia Sosileia); 157, A, 1. 8, 9: list.e d'otxL.xt, '"iç tv KOÀwvwt, ~ ~v 'Apxio~oç, et d'autres; 158, A, 1. 15 et. suiv.: liste d'o!x!llt; 159, A, 1. 56: oikia Sosileia; 161, A, 1. 16,109: en 279 av, J,-C., liste d'otXt.xt; 162, A, 1. 14 : '"iç X.xPl)U(IlÇ otx!.xç '"iç à:v8pwv!'l't80ç - - - '"iç yuv.xtxwvL't't80ç, 1. 19 : 't'wv otXtWV 't'w!J. 1'I:pOç 't'Wt at8'r)pdwL l't'IlPOC 'EÀ1'I:LVOU, '"iç Xllp'r)'t'E(LIlÇ otxt.xç] 't'ou liv8pwvoç 'l'OU 1'I:pàç '"iL fhM'M"l'Jt, 1. 42 : '"iç otxl.xç ~ç &.VE01)XE :ET"IJaLÀEwç rn:aouO'1)ç ; 165, 1. 6-7 : 200 briques dç TYjv :EwatÀEL.xv OLXLIlV - - - 't'àv OUpll~OV 't'O~;(OV otxo8[o]f!'ijaixt '"iç o!xlllç; 199, A, 1. 25 : en 274 av. J .~C., 't"ijç Xllp'r)'t'd.xç otxt.xç Oup.xv &1'I:LaXltuâ.a.xV'TL, l. 44, 55 : &.1'I:oxo!J.!a.xv't't tx '"iç o!x!o:.ç MEVt1'l:'I't'l'lÇ ô6xwv x.xt &1'I:(6),'ij't'.xç, 1. 68 : X.x't'.xaxEuâ.a.x~ 't"ijç Xllpl'JUta.Ç o!xlllç 't'ou liv8pwvoç 't'ou &1'I:t 61ÙiXaO'l)L, 1. 69 : 8L.xxia.xo{OiXt 't1l)." opo!pl)V 't"ijç otx!.xç'"iç:EwatÀEta.ç ; 224,A, 1.18 etsuiv,: liste de [Ep.xlo!x!.x~;287, A, 1. 34 etsuiv.: en 250 av. J.-C., list.e de tEpllt otxl.xt, L 165 : dans le domaine de Charoneia, «ÀÀ't)v O!X!IlV l;(oua.xv Wp.xv .xùÀE!.xv; 287 bis, l, 12 : &1'I:t] '"iL OLXtiX~ '"iL!), Àtf!h~, 1. 25 : [bl '"it] otX!.xL '"i~ 1'I:OX't'pWt.xL; 290, 1. 119 el suiv, : liste de LEpOXt OtXtiX~, dont, 1. 125, ~ otx!.x ou 1) Oup!ç ; 312, 1. 10 : u:pocç O!X!IlÇ ; 316, 1. 17: '"iç OLX!.xÇ ~ ~v rop[youç ; 363,1. 41: otx!.x Èv ÀL!J.EVt; 372, A, 1. 125 et suiv.: en 200 av. J.-C., liste d'OtXtOXL; 396, A, 1. 31 et suiv. : list.e d'otxLIlL; 399, A, 1. 125 : 't'à 8&:VE~OV 't'G bl '"iL otxt.xt; 401 bis, A, 1. 21 : '"iç otX!IlÇ '"iç bd Bp[E!J.l'J't'OÇ]; 403, 1. 15-16 : Œvo)txo8o!J.7jaIlL 't'àv 1'O~x.ov 't"ijç otxt.xç '"iç nu6~ Xilt - - ['"iç otx!.xç 'l'J'iiç tEpiiç '"iç bd 1'c;n BpE!J.l)'t't; 406, A, 1. 67 : rljv OtXLiXV rljv XIlÀO[uf!iv'r)v], B, 1. 9 : '"iL oIX!Il~ '"iL Èv ÀL!J.]ivL ~L YEL't'oveuOuat OtXr.tIlL, 1. 10 et suiv.; 1406, B, 1. 7 : au milieu du Ile siécle av. J.-C., dans une liste de locations, Otx[!Il] (lacune); 1408, A, 1. 46 et suiv,: liste d'obcLIlL; 1416,
(11) Voir
ORUNDO$-TRAVtQS,
l.aikon,
S.V.,
et
HUSSON,
Oikio, p. 186-187.
(12) EAD 35, p. 106 n. 4.
(13) J. H. SCHMIDT, o. C., p.521-522, établit qu'otKl'Ja<ç l,eut désigner l'habitation d'animaux, de dieux, d'hommes, et eonvient lIussi pour des villes entières. Selon lui, les exemples littéraires montrenl que l'<>ixl'JfL
p.637-640.
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B l, 1. 12, 13 : travaux dans des olx!cH, 1. 47, 53, 56, B II 1. 64, 77,97, 118, C, 1. 3, 22 : location de UplXt otxlo:~; 1419,1. 2, 3,16,22: liste d'ohdon; 1512, 1. 35: par décret, le nouveau citoyen délien reçoit le droit de y'ijç fyxTlltHI.; XI1.1 obc.!«I.;; 2555 : borne [1j] obda. [x]lXl "CŒ ):wpllX lep&. 'ATl:6llwvol.; l
[6.PlÀ(ou. Si Homère emploie couramment olxoç pour parler de tout le lieu d'habitation, maison ou propriété quelconque, il ne connaît. O!xtlX qu'au neutre pluriel, avec une finale brève, pour désigner une habitation qui n'est pas forcément une véritable maison, mais peut être, par exemple, un nid d'aigles ou d'abeîlles 2 • C'est chez Hérodote, et surtout chez les prosateurs attiques, qu'otxllX prend le sens concret de «maison d'habitation •.
Situation et statut des oikiai déliennes. Il est notable que dans les inscriptions déliennes, dés le ve siècle, otxtlX ne s'applique en priricipe qu'aux maisons ou immeubles situés dans l'île même. Il y a quelques exceptions: il Tinos 3 , et à Rhénée, où le domaine de Charoneia est dit posséder une oikia (287, A, 1. 165). Kent y voyait une. maison d'habitation. à cour péristyle et citerne, comme celles de la ville de Délos, et la situait dans l'une des deux cours signalées par l'inventaire de Charoneia -t. Mais la construction de la phrase s'oppose il cette interprètation. En effet les hiéropes distinguent bien un premier lot de bâtiments (avec un kleisÎon, deux thafamoi, une étable, une bergerie, un oikema, une tour) groupés autour d'une cour sous-entendue dans l'habituelle formule Mpll'l llùÀdllV. Vient ensuite l'expression ŒÀÀl1'1 otxtll'l ÉlOUGll'i OÛpll'i llÙÀe:LllV, suivie d'une lisle de bâtiments en partie semblables. Il y avait donc à Charoneia deux otX(ll~ tayant. chacune une cour et divers édifices qui en dépendaient. Dans ce cas, OtX!1X doit pouvoir se traduire par tunité d'h?-bitation •. Cette nuance.du mot n'a rien d'exceptionnel, puisque à Délos, comme nous le verrons, l'oikia Charéteia est aussÎ un ensemble complexe. Il est d'ailleurs manifeste que Kent a cherché à faire coïncider le sens d'oikia avec ce qu'il croyait voir dans les restes de la ferme dégagée il Palia Vardhia. Mais nous savons aujourd'hui que la «loun qu'il pensait aussi remarquer dans l'angle de cette llÙÀTj n'est qu'une illusion; en fin de compte, la description de Charoneia ne coïncide pas avec le plan de Palia Vardhia et l'identification, longtemps proclamée et reprise, doit aujourd'hui être reconsidérée 5 • De leur côté, les otxta.~ déliennes peuvent appartenir à des particuliers, et les hiéropes en parlent pour signaler les changements de propriétaires, lorsqu'clics servent de gages à un emprunt hypothécaire (287, A, 1. 128; 399, A, 1. 125). D'autres - moins d'une vingtaine, semble-t-il - sont des propriétés du dieu qui les met en location, mais pas toutes en même temps et dans un ordre variable; c'est dans 97, 1. 36, que se lit pour la première fois l'expression otxta.~ ltpllL Toutes ces otXtllt peuvent s'élever dans la ville, plus précisément dans le quartier du port (comme l'oikia d'Arkéon et l'oikia tv À~!J.Év~, ou les dcux immeubles Sosileia), près du théâtre (OtXtll n:por; 't"wt Othpwt), sur les hauteurs de l'Inopos, telle l'obdll ifJ- nO't"llfJ-W~, ou l'otxtll Yj n:por; 't"w~ 'Ivwn:w~', ou carrément en dehors, dans un faubourg, comme cette otXtll !n:t n:hpll~r; (prés de carrières ?), une autre, toujours présente au Ile siècle (1416, B II, 1. 48), étant È'I KoÀwvw~ (sur une colline ?).
(2) Analyse par J. 1-1. SCIlMIIlT, Synonymik der griechischen Sprache III (1879), p. 509sq. (3) Au IV' siècle, des niaisons appartenant au sanctuaire sont sises dans lu ville de TillOS : 104--8. H, 1. 45 : [l'Il T-!)v(o>l olx!'ll; 104-32, 1. 4. (4) Temple Es/a/es, p. 251. S'y est le premier opposé J. TRÉHEUX, nC11 110 (1986), Il. 432. (5) Pour des détails, voir nos rubriques "u).-!) el ""'PlO';. (6) Uniquement connue par 287, 11, 1. 37; voir 3 ce sujet J. Tl\f>H~:ux, MUIlle/v 45 (1988). p. 154-157.
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Caractéristiques des oikiai dé/iennes. Lorsqu'il est question des oùc.Uu de particuliers el des tepa-t OÙd4t de Délos, il ne faul pas s'attendre dans Lous les cas à des • maisons d'habitation. au sens strict du terme, il peut aussi s'agir de locaux d'exploitation. Ce n'est guère que dans 1416, B l, L 12·13, que l'on veille à bien distinguer les otxLxt des OlXTUUl't1:l et des lpyO':cnT,pr.a., donc les., maisons, les boutiques el les ateliers.; de même, les nouveaux citoyens déliens recevronlle droit d'enkluis pour un .terrain t , rii, et une. maison f, oÙd«. On constate en outre que le sanctuaire loue, avec les otxCtu, des ateliers clairement. dirrérenciés comme tels: UII Kérameion ou atelier de céramique, un Y"lXlpciov, un ;(lXÀXciov ... Mais la plupart du temps les hiéropes ou les administrateurs athéniens ne se sont pas souciés d'être aussi précis, et l'expression. maisons sacréeu, inaugurée entre guillemets par S. Molinier 7, est purement conventionnelle. Certes, S. Molinier a pu établir par déduction que l'oikia d'Antigonos, par exemple, devait être une véritable maison d'habitation, car ses locataires ont loué en même temps ailleurs des .bAtiments réservés ou commerce et à l'industrie.; et si [es hiéropes emploient la formule .l'oikia ou habite AntigonoSt (-1) o!xta: LV ~t 'A",dyovolj; O!XIY, ne serait+ce pas, précisément, parce qu'ils veulent insister sur cette fonction d'habitation de l'oikia? Mais par ailleurs, nous avons vu que les hiéropes n'hésitaient pas à appeler olx!ou les bâtiments. près de la forge., qui étaient manifestement avant tout des locaux d'exploitation, dits ensuite O!X11l.l.Œ't"1X1, L'olxLor. oô llXÀxlE:tKt nlXp~(,Jv (287, A, 1. 38) était un atelier de bronzier·, un lŒÀJUi"ov dans lequel habitait peut-être aussi l'arlisan, ou ses esclaves. Et l'on nous pardonnera de redonner l'exemple des olxT,flIXTIX èv oL; "E
Les avatars des oikiai. La division de l'oikia intervient encore lorsqu'une maison constitue un héritage pour un ou des descendants directs. Elle est aloMi dite 7\"ll-rPWtll, • patrimoniale.; et il arrive, lorsqu 'clic Clt partagée ent.re plusieuMi peMionnes, que quelqu'un engage un emprunt h·t -rw~ fl-tp~~ T'ii; obdr,z;; T'ii; ltll-rpW{r,z;;, "lur la port de la maison héritée du père. (407,1. 33; cf. 396, A, l, 43), mois jamais on ne nous décrit la division exacte du lot, contrairement. il ce que nous voyons dans les actes de vente de Tinos l'. Un des intérêts de l'étude de S, Molinier est d'avoir essayé de déterminer quelle était l'origine des Ob~(o.l louées, et quels noms elles avaient pu successivement porter. Une bonne partic d'entre elles semble être devenue propriété sacrée par confiscation, et l'on ne connait qu'un seul cas assuré d'immeuble ayant faitl'objel d'une donation ou d'un legs (162, A, 1. 42 : -rij; oWa:.; 1,; &'yifn)ltc 1:n]"wwQ, mais il y en avait sùrement d'autres Il. Au départ, l'immeuble porte le nom de son ancien propriétaire et le
(7) Danl La ~m"iMJ'" HJCfWU dll Dil!» au Illmp. Ik l'I"dtpt"da"œ dll l'UIl (1914). Pour 5lI INIrt, D, Hennig oommencl! 50" eludl! par l'I!xprl!Aion .sogenllnnten 'hlliligen IIiulMlr· •. (8) Voir la rubriqul! of>o;~, .upra. (9) MOLlSI!>,., o.c.• p. 18; ROUIJ5l'!L, DiIM ooIonill olhiniennll, p, 147. (10) IG XII 5, 872. 1. ~I : "ente de la moitit d'un terrain, d'Ulll! eM:halia, d'unI! mai50n I!t d'une lour. (II) MOLlSIIHI, o. Il., p. 12-13.
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conserve parfois un certain temps: c'est alors la Charêteia, la Sosileia (ce sont en réalité trois oikiai qui sont ainsi désignées), l'Épisthéneia (en fait, il y avait deux oikiai Épisthéneia), l'oikia d'Aristodoulos, d'Arkéon. Quant fa la maison dite d'Éphésos, elle a gardé le nom de l'ancien locataire qui y a longtemps tenu XŒ1tTlMtOV ". Ce qui n'empêche pas des changements d'intervenir, au bout du compte: l'oikia d'Antigonos est sans doute devenue l',oikia il la fenêtre.", et l'oikia dite d'Orthoklés doit être celle où Parménion a ensuite installé sa forge. Au passage ces obdlll, sources de bons revenus, bénéficiaient naturellement de réparations (165, l. 6-7; 199, A, l. 25 et suiv.: 403, 1. 15)14.
(à.YOLKo8o~É(o);
à.VTouco8o~Éw;
à.VToLKo8o~~u, i); ÈYOLKo&o..É(o); É1JOLKo&o....ÉW; KUTOIKo8o.... Éw; 1I'a.poLKOSO.... ÉW; 1JpooLKo&O....TJ.... O. TO; U1I'OLKo&o....ÉW)
otKo8o"Éw l
consiruire: 104-5, A, L 10: au milieu du IVe siècle av. J.-C., [o!xo3?]o""7J0"<xV"n; : 142, 1. 25 : en 308-306 av. J .-C., dans l' Asclépieion, olxo3oIJ.'iia{Il]~; 144, A, L 106 : TOrXOV o!xo3oIJ.7JO"<X\I'n; 145, 1. 18; 150, A, 1. 14: dans le théâtre, [ot]xo3oIJ.'ii0"<X~; 156, A, 1. 26: otxo3o",,'ii0"<X~ 1'0'1 TOrXOV Tli~ otx(ox~ (même formule: 370, 1. 24), J. 68 : TOÙ ).,OUTpW'lO~ Û. l17t6110~'l'tox otxo30""7J0"IlVT~; 165, 1. 35 : otxo30IJ.'iio"iX~ TOÙ Ku"O(ou 1'0 [OC}&{)lll]""fUl; 290, 1. 157 : en 246 av. J.-C., TOV TOrXOV otxo3olJ.'ii0"<X~, 1. 193, 199; 320, A, 1. 13; 406, A, 1. 54, 69; 409, A, 1. 8: vers 190 av. J.-C., ob<'o3olJ.'ii0"1l~ TOÙ~ ~WIJ.OU~; 507 bis, 1. 3: au milieu du Ille siècle av. J.-C., dans un devis pour l'Asclèpieion, otx03oIJ.llO"lÎTw.
reconsiruire: 144, B, 1. 30: TttXtov o[tx]o3oIJ.7JO"ot[V'TL]; 158, A, 1. 56: en 282 av. J.-C., dans l'oikia Épisthéncia, TOV [T)orXO" TO"" 'l'tpO~ '0161'0'01 WÙ iÙ\t~o"(ou 0Ixo3oIJ.'ii0"(u; 162, A, 1. 48 : w;:; ~tpOÙ otx030j.l-iJO"IXVTt -ro"" 'l't).,(vO~vo'' TOrXOV; 199, A, 1. 103: Mo 7tTWj.l-IXTIX otxo301J.~0"1XV'n; 204, 1.74: TOr~ otx030IJ.7Jo"ox~ 1'0 'l'tTW[IJ.IX; 366, A, 1. 5 : otxo30IJ.'ij0"(lL les murs Lombés du péribole du Poulydamas; 372,1. 145: en 200 av. J.-C., ÈmO"i(tIJ&O"Il~ XlXt olx.030IJ.'ij[Gllt 1'0"] TorrlO},1. 154 otx030IJ.'ij0"1l~ 1'0 'l'tEO"OV TOÙ 1ttp~66).,ou.
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OtKo&o.... ~O': -
construction: 365,1. 49: en 208 av. J.-C., adjudication de T7JV olx03oIJ.(<Xv TOÙ VEWX.Op(ou; 507, 1. 3 : vers 250 av. J .-C., dans un devis pour un édifice indéterminé, IJ.Épo~ T~ Tli~ otx.o30",,(IX~; 507 bis, 1. 4 : dans un devis pour l' Asc1épieion, 'l'tOtOUIJ.EVO~ T7J" otx.o30",,(IX". - reparaiion : 156, A, 1. 79 : peu avant 282 av. J.-C., d~ T{Yj} 0!x.o30IJ.(lXv WÙ 'flpÉIX"t"O~. à.VOIKo8o..Éw: -
construire en moniant, monter: 161, A, \.58, 62: 1'0
).,o~'l'tO"
Tli.;
ul"t"030j.l-'ij.;
,botxo3olJ.'ii0"1X~.
construire il nouveau. reconsiruire: 144, A, 1. 39 : en 304 (?) av. J.-C., TOC'; OUpt3lX~ ocvotx080IJ.iJO"I1"Tt, 1. 43,57, 76, 83, 97, 103 : un mur; 154, A, 1. 17, 24, 27, 32, 35; 156, A, 1. 65 : &:... o~xo)30IJ.'ii alXt TOÙ~ TO(XOU~ Tli~ 'l't(ù'Il(O"TP<XÇ ; 203, A, 1. 41 : en 269 av. J .-C., -ro XIXTIXl"t"ÉO"O" OCVOtx.030IJ.~0"IXVTt ; 219,
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(12) Cette raçon dt: conserver longtemps il une maiaon le nom de l'ancien proprièl.llire (ou, plus rarement, locaLaire) est toujoul'$ en usage dans lei! campagnes françaises. (13) Sur cetle fenêtre qui semble être un signe distinctif, voir notre rubrillue lluplç, supra. (14) S. Molinier attribuait fi ces réparations les augmentations des loyel"ll; pour une discussion de ce point de vue, voir RoI. "ËTIENNE, t Le capital immobilier dans les Cyclades fi l'époque hellénistique., Actes du colloque L'origine des richuul d~penlül dans la ville anliqlu, Aix-en-Provence. 1984 (1985), p. 55--&>. (1) Le mot otx<>1lo",i"" revient très souvent ~ Délos. si bien que je n'ai pas jugé nécessaire d'en donner ici toulesles att.e!ll..ations.
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295-
A, 1. 12 : TO 7n'Wf.lŒ &:VOtXOaOfJ.~a
: construire contre, en face de : 372, A, 1. 157 : en 20(} av. J .-C., &:vr(otxo8of.l?}Yja~u "r11 xoct 7tE7tOV7JXO't"1l TOÜ m:ptôoÀOUj 500, A, 1. 3: en 297 av. J.-C., dans le devis du Temple cl' Asclépios, à.\I't'otxo80f.l~au cr( T ]pW(~].
7tE7ITWXOTCl
a.vTolKo8o",,(a.: construction contre ou en {ace: 165,1. 15-16: en 276 av. J.-C., "t6oue; 1tPOaxofL(aoc(H'I ELI; 't'1jv OCVTOLXo80f.l(av 't"OÜ KuvO!oIJ; 500, A, l. 7, 9 : en 2517 av. J .-C., dans le devis du Temple cl' Asclépios, -rY]v .xV"C'otxo8of.lLo:v.
EvOllCOSO....f:W: - consfruire à l'intérieur, insérer dans une construction: 144, A, 1. 86 : TO[Ù]C; 8[La}ro[(xJouç i[v]onto8op:F)mxvn; fermer par une construction, obstruer: 154, A, 1. 26 : en 296 av. J .-C., 'rO: OUp~1l xO'.t tvOLXOSOIl-l)163, Ba, 1. 7: 't"Îjç TI[t]p{OIXOS)oIl-(O'.ç 'It&:Àw tVOl)w8oll-l)O"O'.\I[n]; 199, A, 1. 49,113: en 274 av. J.-C., !vOLXOS0Il-1jo"O'.V"t"~ rlj\l OUPO'.\I; 290, 1. 100: dans le Plinthinos Oikos, [1"o\l1"oIlO\l 1'0\1 'ltpoo;;] YtÀ(ou Mow tvO~XOSOIl-1jcrllV"t"l; 316, 1. III : ToIlO\l xa.[t È]vo~xoSOIJ.1jo"llV"t"~; 372, A, 1.94: xo:! lhO'.Àt~O'.V"t"~ 1'0 GUpl!:TpO\l Xllt tVO~x080Il-l)o"O'.V't"L.
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0"1lV"t"~;
Ètrouco8o....Éw: surhausser, surélever: 384, B, 1. 23 (lacune); 461, Ab, 1. 33: en 169 av. J.-C., b"OLxoS0Il-~(JO'.~ 1'0 npoM-xx[tO\l. kGTOUCOSO....Éw: insérer (de haul en bas) dans une construction: 1416, A 1,1. 36 : dans l'inventaire du Sara pie ion, un vase en mêlai XO'.TOIXOS0IJ.1JlJ.t\lO\l t\l T(;~H tax.O'.pW\l~. trapolko8o....Éw : conslruire le long de : 203, A, 1. 46 : 1'000;; TO(louo;; 316,1.74: en 231 av. J.-C., 1"0\1 1"oIno\l] nllpOIXOSOIJ.1j[o"O'.V"t"t].
nO'.po~x08oll-1jO"lxV"t"~
"poolko8O.... TJ....a: construction en avancée: 1417, C, 1. 52-53 : au milieu du YW\I(Il\l TOÜ npoo~xo80ll-fJIl-O'.1"00;; 't"Îjç O'U\IO~x(llç.
Ile
EnI 't"Îj0;; yt!JlupO'.o;;;
siècle av. J.-C., rlj\l
ÛtrOllCOSO....ÉW: construire par en dessous, faire des suhstruetions : 287, A, 1. 60 : en 250 av. J.-C., dans le Thesmophorion, 1'0\1 [f3]WfAoO\l uno~xo801l-l)(JO'.\ln, 1. 61 : TlJ\I M~\lOUl\l uno~x08o!J.1j(JO'.V"t"I. Alors qu'Homère ct Hérodote emploient régulièrement le verbe 8tll-w pour tconstruire., celui-ci a été peu â peu remplacé, sans disparaître tout il fait, par o!xoSOlJ.tw. É. Benveniste a remarque que la racine "dem et le verbe 8tll-w signifiaient simplement tconstruire en couches CtagéeSf, et c'est sans doute pour mieux s'adapter il l'idée de construire un édifice complet que le truchement par un compose avec otxoo;; aura paru nécessaire'. C'est en effet OLXOS0IJ.É:w qui