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la: ou mwpoq>La:, employé dans les comptes de l'Érechtheion l, Û1t"WpOq>La: se retrouve dans les comptes du Temple d'Asclépios à Épidaure!, dans un décret hellénistique de Cymé (dans ces deux cas sous la forme ù1t"wpuq>la:)3, une inscription de Lydie4, et dans la littérature~. Dans l'inscription d'Épidaure, on oppose le 'plafond., TOt... ôpOq>Ot... TOt... ù1t"É...epee, à la .charpente., Ù1t"WPUq>LIX, el dans le décret de Cymé, c'est aussi le sens de .charpente. qui s'impose (le «toilt proprement dit, ôpo
la: ou È1t"wp0'fllc:;, les mentions déliennes ne donnent pas d'indication, c'est le contexte des comptes de l'Érechtheion qui suggére le sens de ,charpente de comble. 8 • Il est donc justifié de dire qU'È1t"Wpo
llX sont employés avec la même signification: ce qui n'est illogique qu'en apparence, pour nos esprits modernes, car ôp0'fl~ pouvant signifier tantôt le 'plafond f, tantôt le «toit f, la charpente se trouvera toujours, selon le cas, en dessous (Ù1t"-) ou au-dessus (m~) de l'un ou de l'autre Il, Celle synonymie a priori curieuse trahit aussi une caractéristique souvent méconnue de l'architecture grecque: c'est la coutume de laisser la charpente visible, non cachée par un plafond. Dans les temples, le plafond ne se rencontre en principe que sur les galeries du péristyle, le pronaos et l'opisthodome, où les caissons contribuent a l'esthétique. On peut alors considérer que les termes mwpoq>Lç et û1t"wp0'fllcr. visent autant que possible à distinguer la charpente de l'ôpo'fl~ - plafond.
Èpyo.~o.... u~;
ÈPYUC7lU : voir ipyov
alelier: 104-8, B, J. lO-11 : au milieu du IVe siècle av. J.-C., dans un étal de locations, Èpy}Xcr[-riJ]p{r.cr. ? & ft.. 'A1t"]O[}.P.w...lou; 199, D, 1. 37: en 274 av. J,-C" [T]oÜ ÈpYG!.aTIJp!ou?; 362, B, 1. 9: hypothèque sur la maison de Polybos, au bord de la mer, et sur l'ergaslerion ; 396, A,
(1) TG 1", 474, 1. 81 ; Ti( i:7tO"""'~~ .. ."or.!m
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i:pyUCJ1"1jPIOY
1. 46 : en 194 av. J .-C., hypot.hèque sur l'ergaslerion et. la maison sur les Rochers; 406, B, 1. 3 : Till ohdQI.I o",Jv 'I"(-;'n 'Ttpoa6]vn ipyocaTIlp!w~, 1. 10 : bd TW~ iprrOCO"TIlptM W~ Y&~TOVtUt:[~ otxtoc ?]; 460, s, 1. 38 : - [t'Ttl 'l"W]1 ipyocaTIl[p!w~; 1416, B l, 1. 12 : au milieu du Ile siècle av. J.-C., on spècifie que les locat.aires doivent. remplacer les tuiles des ergasleria, 1. 13 : vernissage à la poix de divers bâtiments loués, dont des ergasteria, 1. 20-21 : le mur des maisons et des ergasieria, 1. 53 : suite des clauses de locations des maisons, des ergasteria et des terrains, 1. 64 : Èpyoca'l""f)ploc Mo xa.i ,,!X ù7t[6y&~a.?, 1. 87-88: location de npya.aTIjpwv '1"0 'Ttpo.r; 'l"WL ... , 1. 97 (et 101): location d'un autre ergasterion, B Il, 1. 36: location de l'ergasLerion près du Poulydamas; 1417, B Il, 1. 142: location de l'ergasierion '1"0 E;(6ILEVOV TOÜ ~waIÀdo1J, 1. 152 et 156 : location d'un ergaslerion, C, 1. 31-32 : location du 'l"6'Ttoc:; près de l'ergaslerion de Kaibon, 1. 77 : le mur mitoyen des ergasleria des Théandridai; 1419,1. 4 : dans un contrat de prêts hypothécaires, 'l"WV Èpya.a'fT)plwv (lacune). Définition.
Comme Apollon possède plusieurs èpYMTIjpta., les comptes des hiéropes et. surtout les listes de location données dans 1416, B l, permettent de préciser le sens de ce mot. L'ipya.ariJpwv diffère en principe de l'o!xoc:;, l'olx!a., et l'orxYJlLoc; il ne concerne pas les entrepôts du port, tout en pouvant s'élever en bord de mer (362, B, 1. 9). Alors qu'à Athènes Eschine parle des tergasleria situés le long des rue5t', à Délos ce n'est pas nécessairement le cas: ce local peut aussi être situé en dehors ou à la lisière de la ville, comme celui qui dépend de la maison bd nt'l"pOCtr; (396, A, 1. 46), probablement un amas de granit (?). L'èpYIXGTIjptov semble être le plus souvent attenant à un autre local, en principe une unité d'habitation, olx!lX, alors nommée en premier (406, B, 1. 3 ct 10; 1417, B Il, 1. 142; ct l'expression ÈpYlXa'l""f)pto\l '1"0 'Ttp6r; ...); dans un cas (396, A, 1. 46), c'est même lui qui est cité avant l'habitation, peut-être pour signifier qu'il constitue l'élément principal de l'ensemble; ce rapprochement èpYlXaTIjptov - olx!a. est confirmé par les fouilles!. Les textes dé liens ne précisent pas la taille de ce local, mais ils suggèrent à quel niveau il était situé; comme dans le passage déjà cité d'Eschine, c'était sans doute au rez-dechaussée 3 , d'après un détail du contrat de location 1416, B l, 1. 64, qu'il convient de corriger légèrement, car on y parle d'!pYIXGTIjptlX xlXl T!X Ü7t[6YEIIX : la restitution surprend, puisque nos inscriptions emploient seulement xa.TclYEwc:; pour un local «souterrain •. Ne faut-il pas restituer de préférence ù7t[epwllX, il les pièces à l'étage., qui pouvaient servir d'habitation pour l'artisan ou pour ses esclaves·, à moins d'être louées à partS? A côté des ateliers dépendant d'une maison, on en trouve appartenant à un sanctuaire, comme l'tpYlXa'l""f)plo\l du Poulydamas~. Il peut néanmoins s'agir d'un bâtiment qui semble indépendant, et qui est suffisamment connu pour être un repère topographique: ainsi pour l'atelier de Kaibon, 1417, C, 1. 31-32. Et si la restitution de 104-8, B, 1. 10-11, est exacte, il est permis de louer un groupe d'ateliers, ce que confirme l'existence des «ateliers de céramique qui appartenaient à EuphantoH, [TOC] XEplX~Eîoc & 11\1 Eù
(1) Contre Timorque, 124 : ~wv hrl b30~ l:P'Ya.(lTljplwv. (2) EAD VIII, l, p. 215: .partout où nous croyons pou \loir signaler un atelier, c'est dans une habilalion que nous le trouvons inslallh. (3) Qn comparera une inscriplion d'Aphrodisias: AfA MA VIII, 498, 1.13: GtXGç... al '\"oiçna.p'a.ù-rov l:pya.(lTljp(!G\ç] 8,crrtyGI.Ç 8Û<1IV, .le bâtiment... et le long de celui-ci les ateliers sur deux niveaux, li l'Ouest.. (4) Ceux-ci sont considérh comme faisant partie de l'al.<:lier, ainsi que paraissent le montrer deux inscriptions attiques, /G Il', 2747 et 2748 : 6poç l:P'Ya..."lp1ou xa.l &..3pa.nGllwv na<pa.fd\'Wv btl. ),""••. (5) Voir nos rubriques Ka.~&Y.l.Oç el ùncpwlov, infra. (6) Cf. aussi /GR l, 1101 (Kôm-el-Gizeh) : [t)cpov 'A'Ppo8Iowv xa.ll:py
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ergasfl!ria étaient des dépôts pour matériaux de construction, voire des ateliers provisoires de
chantier: c'est en eHelle sens du mot dans les comptes d'Épidaure et certaines inscriptions de l'Acropole d'Athènes 8 , cependant que notre Kaibon est un entrepreneur', et que la propriété dite b'd nhpcuç, nantie d'un è:pylXo"'ri]p~OV (396, A, 1. 46), pourrait bien avoir un rapport avec des carrières.
Remarques sur la fréquence du mot. Les mentions d'è:pYIXO"'ri]ptOV dans les inscriptions dCliennes peuvent paraître reH'IlivemenL peu nombreuses. Il esL vrai qU'l;lles sonL souvenL remplacées par le banal à:v8pwv sous l'Indépen+ dance, el, aux époques aLhéniennes, par un t.erme donnanL la desLinat.ion exade de J'aLelier : aux ateliers de céramique ajout.ons celui. de foulon~, YVIX
(8) Voir les rHérences données par MAfITI1'i, Manuel, p. 172. C'est aussi le principal sens retenu par ORLA1'iIlOSTRAVI.OS, Luikon. (9) Dans 287, A, 1. 118, il fournit du bois. (10) Voir la rubrique j\'
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Ëpyov,
Ipyov
Ta
(ÉpyQto.. u~; Èpyualu, i) Épyov (souvent au pl. lpyoc, T6.) 1 : - travail architectural, construction: 104·4, aA, 1. 9, II, 12 : au milieu du IVe siècle av. J.-C., dans un cahier des charges, /) !J.wOwO"6.!J.e:vor; TO lpyov ; 150, B, 1. 8 : &:.voc[y ]p6.<}oc~ T~r; O"I.lyypoclf'~r; TWV Ëpyw[v], 1. 10 : xoct T&.8E &ÀÀoc Ëpyoc t~i8o!J.e:( v] (même formule : 158, A, 1. 54; 203, A, l. 79-80; 287, A, 1. 89); 161, A, 1. 46, 51 ; en 279 av. J.-C., fournir tout ce qu'il faut e:t.:; T~ Ëpyoc, 1. 48, 53 : payement pour ceux qui ont fait TI% ~!J.tO"1J TWV Ëpywv, 1. 54, 60, 61, 64, 81: payement auvnHaocat ôi: TO Ëpyov (mème formule: 169,1. 8; 199, A, 1. 80, 82, 88, 94, 98, 106; 287, A, L 96-97; 290, 1. 163); 163, A, 1. 26: dr; TI% v7t'6Àomoc Ëpyoc TOÛ 6E6.TPOU, Bg, 1. 14 ayant pris en adjudication TO lp[yov ; 165, L 2 : ayant terminé TI% tv4tlf'Omoc TWV lpywv; 199, D, L 41 : xocl TO Ëpyov &VE!J.~aOWO"OC!J.EV; 203, A, 1. 84, 86, 87, 93, 94 : en 269 av. J .-C., payement auvrEÀe:aoc!J.ÉvM ôÈ Tà ~!J.t
- lravailler (en architecture), construire: 507, 1. 6 : vers 250 av. J.-C., dans un devis pour un édifice indéterminé, tpyocO"iXa{Ow 8i: TO lpyov], 1. 13 : ÈpyocCl!:aOwaocv ôi: 7t'iiaocv ~!J.l!:pa.[v], 1. 15 : e:t&v ôi: !J.~ tpyiXCllTOC~ Xoc[T]& T&-. ye:YPoc!J.!J.tvoc. - travailler, façonner (une pierre ou une poutre; stade final avant la pose) : 144, A, 1. 100 : &.yocy6v't"t xocl Èpyocaoc!J.Évw~; 156, A, 1. 71 : peu avant 282 av. J .-C., Èpyocaoc!J.Évotr; [-r1jv] 6po[lf'1)v; 161, A, 1. 51 : dans le Porinos naos, -r1jv 01tWp0lf'tocv tpya.aocaOoct xocl bnOûvoc~ (même formule: 163, A, 1. 18; 290, 1. 171),1. 71 : pour Nikon et son fils Èpyocaoc!J.é:VQ~':; hl TOÛ xtOVor; ~!J.Épocr; 860,1. 80 : dans le Temple d'Asclépios, pour celui qui a pris en adjudication TOC':; 'l'tocpocE't"Œocr; tpya.o"oco"Ooc~ ; 203, A, 1. 45 : en 269 av. J .~C., tpyocaoc!J.Évw~ &.VTt6Tj(!J.)OC t'l'tt T&-.':; 'l'tuÀOC.:;; 287, A, 1. 51 : ipyocaoc!J.ÉVQ~':; XOCL &.'(ocyoûa~v; 290, 1. 169 : pour le Temple de Déméter, Èpyocaoc!J.tVWt XOCt OtvTt; 297, A, 1. II et 13 : (lacune) - TO ~!J.uau xoct ipyoxaoc[!J.]é:v[M]; 366, A, 1. 8, 10, 12, 45 : dans la Salle hypostyle, ipya.aocaOoc~ XOXt tmOâvoct T&-. Èma-ruÀtoc XOCt TOÙ':; Boxou.:;; 372, A, 1. 114 : en 200 av. J .-C., pour des socles, TOt.:; &:ve:véyxoca~ XOCL Èpyoxaoc!J.ÉvM, 1. 142 : dans l'Ekklésiastérion, ÈpyiXaoca6oc~ XOCt Ott'VOCt a-ruÀoMTYJv; 505, 1. 2 : dans un devis pour le théâtre, ipyiXae:TOCt O&-.XO\).:;. ÈPYUOla: façonnage, lravail de préparation (avant la pose): 287, A, 1. 94: en 250 av. J.-C., ipyocatoc de la partie supérieure du théâtre; 365, 1. 24 : pour la Salle hypostyle, Èp'(ocatoc des chapiteaux, 1. 36 : tpyocaLox des dalles de stylobate; 384, B, 1. 31 : XOCt Èp'(ocatoc (lacune); 502, A, 1. 22 : vers 297 av. J .-C., dans une adjudication, dokimasia de aU!J.'l'tpaocv -r1jv ÈpyocaLocv; 504, B, 1. 2 (lacune); 505,1. 1 (restitué); 507,1. 9: dans un devis, !J.tÀTOÀO'(WV ['l'tiiaocv 1"1])'01 Èp'(ocatocv XOCL ~é:wv.
Lorsque les comptes des hiéropes abordent le chapitre des payements pour travaux de construction, revient constamment le mot lp'(ov, au singulier ou au pluriel. Dans ce cas, il est question est du • travail. architectural dans son ensemble: conformément aux différents contrats, les hiéropes, avant de procéder aux payements fractionnés, s'assurent que la • moitié du travail. a été faite, puis le Heslct, el enfin que le travail a bien été tlerminé. (O"I.lvre:Àtw).
(1) L'extrême fréquence du mot à Délos nous
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obligée à fuire un choix.
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Dans certains cas, le mot fp'Y0v peut même se traduire directement par _construction.: ainsi lorsqu'on déclare qu'un artisan a .entrepris â forfait., (y.t.066<.JJ1«~), ou _pris en adjudication. (ipyoÀll6tw) .0 (Prov. Mais il ne semble pas qu'fpyo\/ puisse avoir à Délos le sens propre de _bâtiment., largement attestê â l'époque impériale, par exemple en Asie Mineure'. En revanche, il arrive que l'fpyo\/ soit précisêment le _chantiert oû se fait le travail (290, 1. 181). De la même famille, le verbe ipyâ.1;:oy.«~ désigne au départ la même opération: • faire le travail de conslrucLion., comme il apparait clairement dans 507,1. 13, 15. Mais l'examen des autres attestations' montre que ce verbe s'applique le plus souvent à un certain stade de la construction, celui du travail préparatoire ou façonnage des blocs, après le transport depuis la carrière et juste avant la pose, d'après la formule globale !P'Yâ.a«aO«~ x«1 (tr't\)lk!\/on, fréquente dans les adjudical.ions·. Au lieu de pierres il peut aussi être quesl.ion de bois, comme dans 366, A, 1. 8, el. probablement 290,1. 169. On comparera l'inscripl.ion relative au Prostoon de Philon à Éleusis, ou il est demandé de ,travailler l.rois chapiteaux l, bdxp«vlX ipy&.alXcrOlXt TpUx (JG 1Il, 1666, 1. 89). Mais à Didymes, on disl.ingue les pièces qui demandenl. une sculpture, un modelage : chapil.eaux, moulures (le verbe esl. alors X«TIX'YÀÛIf,l(Al), de celles qui sont plates et lisses, auxquelles on esl.ime que convient le verbe ipy6:1;:0lLlXt'. Toujours en dehors de Délos, les inscriptions sont parfois plus précises et ajoutent un préfixe, pour signifier quelle partie de l'Ep'Y0v est en cause: on peut reneontrer èÇcP'Y&.1;:O!!IX~, • accomplir la phase finale du travail architedural.', ou même à.'It'I:P'Y6:1;:O!!IX~, _enlever 1'&.'lt'CP'Y0V1 (= la gaine qui protège pendanl. le transport). 'EpyilCoy..r.u est alors l'équivalent de • faire l'ip'YIXaLa.,. Comme le verbe dont il est dérivé à l'aide de l'abondant suffixe -aUx, ce substantif se retrouve dans un grand nombre d'inscriptions architecturales 1 : - lG P,474 Il,1. 155 (Érechtheion): hey.U:pyov W; 41a.ç !py«crl«.;, _la moitié du travail preparatoire de lissage., - lG IV·, l, 102, 1. 8, 22, 36, 42 (Épidaure) : ÈP'YlXaLa. de différentes parties du bAtiment, - lG VII, 3073, 1. 92,96, 160 (Trézène): ip'YlXaL2. XII:! aUv8wlÇ, _le travail préparatoire et l'assemblage., - Didyma Il, nO 41, 1. 33 : Ècpyll.aL2.c; a!pov3uM.Jv, .Ie travail préparatoire des tambours •. Le contexte dans lequel le mot ipylXaL2. est employé montre qu'il désigne la phase ultime de la taille des blocs, lesquels sont arrivés dégrossis de la carrière et vont maintenant être préparés sur le chantier, en vue de la 'pose" O~a~c;, ou de .l'assemblage., au....e~at.Ç. Il signifie que les dimensions des pierres sonl établies, que les faces de joints latérales el le lit de pose sont dressés avec leurs cadres d'anathyrose (mais le lit d'attenl.e, avec son cadre, est souvent taillé après la mise en place de toute l'assise, pour plus de précision 8), que les cuvettes des crampons et des goujons sont creusées. Le devis 507 est relativement clair il ce sujet: c'est seulement après l'i:P'YlXa(1X et la pose qu'interviennent le dressage au rouge et le ravalement définitif, pour lequel on utilisera le niveau et la règle, afin d'arriver il l'horizontale, avec des angles parfaits. Les
~) Phl$ieul't exemples donnès par L. AOBRflT, lJotummb de "A.ie mineul't muidionale (1966), p. 61-63, 64, et surtout lIelleniw IV, p. 12 o. 1. Voir aussi Bull. #.p. 46-47, 42, et A. 8EflI'
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comptes de l'f:rechtheion donnent à ce lout dernier stade le nom d'htLpYŒO'LŒ, avec le verbe htt:py&.~0f.llX~ '. L'ergasia représente donc un gros travail, qui demande du temps, surlout lorsqu'elle concerne des colonnes ou des éléments moulurés. Dans le cas de la Salle hypostyle, l'ergasia des ch3pite3uX est donc adjugée avant 13 krépis et avant celle du stylob3te, avant même le creusement des tr3nchées pour les colonnes et l'érection de celles-ci (365, 1. 24 sq.). Il est vrai qu'en principe, il ne doit guère être nécessaire de rectifier la sculpture des chapiteaux après la pose, alors que les cannelures des colonnes ne sont creusées qu'une fois tous les tambours superposés. On voit que le terme est plus précis el concret que le simple tpYO\l. Bien que l'ergasia nécessite encore, dans la majorité des cas, quelques coups de ciseaux complémentaires, sans oublier le polissage, elle représentlLtout de même le stade le plus important du travail, celui qui permet de juger de l'aspect délinitif de la construction: c'est pourquoi elle est suivie de la .vérilicationt, 80)ttf.llXO'tlX, par l'architecte et les épistales (502, A, 1. 22).
f:aTlUTOPIOV, TO
salle de banquet: 139,1. 12: le toit de l'hestiatorion; 144, A, 1. 68 : en 304 (?) av. J.-C., des tuiles pour l'hestiatorion de l'Asclépieion, 1. 70 : 1tŒPŒlW\lulO'Œ\lTL [T](O}v TOt'X,O\l "Coi) ~G'tLŒTOp(OU ... &:Àdo.jllX\I"'n '1'0 ~O'T\.O'.T6p~o", 1. 101 : tO'T~a.TOplou xcd 1tpUTa....[Û]OU; 154, A, 1.4: en 279 av. J.-C., badigeonnage à la poix des portes et des fenêtres des heslialoria; 161, A, J. 98 : en 279 av. J.-C., dans le Dioskourion, réparer les portes de l'hestiatorion, 1. 114 : rendre étanche le loit. de l'hestiatorion dans la Nésos; 163, A, J. 34 : le mur de l'hestîatorion du Kynthion, J. 41 : réparer Tà: 'd:Y"fJ -roi) tO'T~lXTOptOU; 165, J. 43 : dans l' Asclépieion ?, "Coü i:O'T~1X ?}toptou 1tOtplXxo,,~.xO'Ot}rn ; 219, A, 1. 18 (complété par J. TRÉHEUX, REG 1986, p. 298) vers 272 av. J.-C., mïTI)pLO\l hd 1'0 tO"'t[LlXT6pL]O\l?; 1030, 1. 5 (complété par SOIWl.OWSKI, l..SCG Suppt., nO 51) : règlement très lacunaire concernant les hestiataria.
Définition et illustration. 'EO'T(IX, ~ le foyer de la maison t, a donné naissance à ~o"n.xw, -recevoir à son foyen, dont est dérivé le nom d'agent É(rnilTwp, .l'hôte qui offre un banqueh, et c'est ce dernier mot qui est à l'origine d'ÉO'TLIXT6p~o", .Ia salle de b3nquelt 1 . Les inscriptions de Délos nomment précisément au moins cinq hestialoria : à l'Asclépieion, au Prytanée, au Dioskourion, dans l'Artémision de la Nésos, au Kynthion. Leur fonction de salles de banquets publics peut être confirmée par la mention éventuelle de tables et de lits que l'on répare (144, A, 1. 65-66, 71), et par la présence de fenêtres (154, A, 1. 4). Pour le reste, aucune précision n'est donnée quant il. leur aménagement: tout au plus peut-on supposer que ces hestia/aria ont chacun une couverture en tuilesdonc à double pente - , comme celle de l'Asclépieion, étant donné la fréquence avec laquelle il
(9) Cf. II. L.. TTRR ...... NN .• 'E".p,a~.a6"" und VerwH"dte~ •. AM 34 (1909), p. 363-368. (1) D'après CH"NTIl"INR, f)icliOn/tairt ~lymQIQgiqut.
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est question de faire ou refaire le toit de l'édifice. A l'exception des salles du Prytanée et du Kynthion, les édifices ainsi mentionnés sont loin d'être bien connus, l'emplacement de l'hestialorion de la Nésos est même lout à fait inconnu. Pour cc qui est du Dioskourion, G. Roux 2 voit dans le premier état du • lem pIe A t un hestiatorion à eschara, de plan barlong, avec des tables citées dans 144, A; quant à l'hestiatorion de l'Asclépieion, ce serait le péristyle Sud, d'après une proposition de RoI. Étienne, qui s'oppose par là à G. Roux 3. A priori, le nombre peu élevé d'heslialoria signalés dans l'épigraphie délienne peut sur~ prendre; de fait, il doit être confronté avec les données des fouilles, qui ont mis au jour des salles de banquets assez nombreuses, comme il est normal dans un sanctuaire accueî11ant quantité de gens de passage. Cette situation n'est pas sans poser des problèmes, et un règlement mal conservé (1030) traite de la conduite à lcnir dans les bâtiments du sanctuaire, les heslialoria, ct, semble-t-il, les dortoirs ou hôtelleries. Mais quelle forme avaient exactement ces édifices édifiés aux frais de la cité, puis de particuliers, au départ pour sacrifier à l'antique coutume religieuse de la consommation des victimes? On sait ( qu'ils présenlcnt des caractères spécifiques (mais non obligatoires) pourvues d'une porte désaxce pour tenir compte de la place d'un lit, ou encore précédées d'un portique, les salles de banquets ont un sol lavable pour évacuer les déchets, et lorsqu'elles ne sont pas meublces de lits-ban quelles en pierre, un petit socle court le long des murs, pour protéger les pieds des lits en bois de l'humidité!'. C'est ainsi que le pseudo-Thesmophorion de Vallois (= GD 48) devrait être, selon une hypothése de G. Roux 8 , généralement bien accueillie, .1'Hestiatorion des I<éienst vu par Hérodote': pour .des raisons de chronologie, de topographie de typologie. (le plan convient pour l'installation de lits face à un prostoon, el il exisle un exutoire pour l'eau).
Les synonymes d'hestiatorion. Dans ces conditions, plusieurs piéces du Sanctuaire syrien, dites ÈE)8poc dans les inscriptions, sont effectivement des salles de banqueLs8, ct il en va de même pour d'autres dénommées oikos : par exemple à l'Hérakleion, ou nu Kynthion, avec les oikoi de Zeus et d'Athéna, dont le premier.est auparavant (163, A, 1. 34) dit hestiatorion'. Il y avait en outre au Kynthion un IJ.l1y~ptO'l, c'est-à-dire une cuisine pour les banquets rituels 10. L'heslîatorion du Prytanée, men-
(2) • Problèmes délienst, BOf 105 (1981), p. 41-55. Discussion par Ph. BRUNEAU, GD, p. 259-200. (3) RoI. f:TIENNIl-J.·P. Bn"UN, Téflos 1 (1986), p. 168-169. n. 354. (4) Voir Er. WILL, t Banquel,.$ et salles de bllnquel,.$ dans les culles de la Grèce et de l'Empire romaint, Mélufl9t8 P. Gollarl (1976), p. 353-362; M. S. GOI.llSTEIN, The Se/ling of Ihe Rilual Meal in Greek Sancluaries : 6OO.J(j{) B.C. (1978); Ch. BÔIIKER, FeslfJankell und griechi.dle Archifeklur. X enia 4 (1984); brève synthèse récente par f:TrENN~:-BR"UN, a. C., p. 165-170, à partir des hcslia/oriu de TéllOS mentionnèsdnns STR"IWN (X, 5). Enfin, P. SCHMITT-PANTE'. a soutellU en 1987 à Lyon Il Ulle thèse d'éUil intilulée /.0 cilé au banquel (non vidi). (5) D'autres traits peuvent encore se rencontrer, comme la présence d'un foyer ou de fenêtres: 1I10nl que I"ac· cumulation de ces indices dans un même b~timent .signet pour ainsi di1"(l la salle de ba'Hluet, on n'en dira pas aulant de I"existence d'un seul de ces caraclères. Le plan barlong ou carré est fréquent dans les Cyclades, et le portique à chambres est venu d'Attique, le Péloponnèse pre/érant la cour péristyle, mais RoI. ~TIENNE et J.-P. BR"UN, Q. C., p. 169, 1"(llèvcnt justement que les pistes sont brouillées par les échanges qui ont eu lieu d'une région il l'autre. (6) G. Roux, .Salles de banquets il Délos., Ê/. déliennes, BOf Suppl. 1 (1973), Il. 525-5&4. (7) IV, 34-35. Dans le GD, Ph. Bruneau et J. Ducal. veulent bien accellter de voir dans ce bâtiment un hestialorion, mais pas forcément celui des Kéiens. Certes, on pourrait penser que l'appareil très parliculier des mUni, qui se 1"(llrouve précisément à I{éa, va en faveur de cette hypothése (ÉTIENNE-Bn"uN, o. C., p. 168 n. 353), mais cet appareil à pilcUes (pi. XVIII, (3), qui est relativement bien connu en Attique dès le v' siècle, ne semble pa~ caractéristique de celle 7.one des Cyclades; voir W. MOI.I.ER-WIENER, Griuhisches Bauwesm in dtr A nlike (1988), p. 72 (. Leitermauerwerkt). (8) Voir "otre rubrique U;c3plX. supra. ('i)) Pour de~ délails. voir nolre rubrique oIxo~, infra. (10) Voir 1" rubrique "'''·Y'I,io~. "tfra.
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tionné comme tel en 144, A, l, 101, sera peut-être dit &'PXELO\l dans les inventaires postérieurs de l'époque athénienne, à la suite d'un changement de destination des réduits au fond de la salle Il, Enfin, il est bien possible la Salle hypostyle, dénommée Stoa du Posideion, ait été à l'occasion une salle de banquet, pour la réunion annuelle des Poseideia 12. La faible fréquence du mot ÉGTtŒ:t"6pLO\I dans les inscriptions dêliennes (il est notable qu'on ne le trouve pas dans les textes d'époque athénienne, mais uniquement sous l'Indépendance), par rapport aux nombreux bâtiments du site que l'on pourrait qualifier de ce nom, s'explique donc par l'existence de plusieurs autres tel'mes désignant la salle de banquet. Pour être celui qui a survécu en grec moderne 13, et dans la langue archéologique lorsque des salles de banquets sont en cause, le mot hestiatorion n'a pas joui d'une grande faveur en grec ancien il est admis que le plus ancien exemple connu se rencontre dans une inscription de Sicyone, de la fin du Vie siècle début du v e siècle 14, mais en gagnant l'époque romaine les Anciens auront tendance à lui préférer, outre le classique o!xoç, les termes Èl;t8poc, TpLXl.WO\l (ou une autre division numérique) et 8tt1t\ltG-djptO\l I~.
Èo"Xa.pa.; ÈO"Xa.pUhov; Èo"Xa.plOV; ÈO"Xa.pl'i; ÈO"Xa.pWv
voir IlwlJ-o'i
euthynléria, assise de réglage: 163, B, l. 17 : en 276 av. J.-C., t]ù6uV'r7lptoc T1jç(lacune); 165,1. 31 dans le Temple d'Asclépios, des pierres pour rij'l tù6u'l'n)p(Il\l 'l'OÜ ~1JÀ6.J[J.Il'l'Oç; 507 bis, 1. 18, 19 : en 248 av. J.-C., dans un devis pour l'Asclépieion. Cette assise, qui forme transition entre les fondations et le mur (ou, selon le cas, le départ du mur), et marque par conséquent le niveau du sol, est nommée dans de nombreuses inscriptions architecturales, en général plus explicites que les brèves attestations déliennes, Le rôle de l'euthyntéria est bien défini: H'est l'assise sur laquelle s'opère, à la régie ou au niveau de maçon, le nivellement qui établit l'assiette de l'édifice ~ l, C'est une des particularités de la construction grecque, et à partir de l'époque classique il est exceptionnel qu'elle fasse défaut 2. Dans la pratique, ce peut être une assise reposant directement sur le rocher 3, ou située entre les fondations ct la krépis, comme il Éleusis 4, la plinthe ou le socle des murs, eomme il
(Il) Voir notre rubrique 1t?U"tŒ~4;:"~, infra. (12) BnUNE"'u, CUllt3, p. '264. (13) 1\I:'ls HU sens de
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Didymes' ou à Delphes' el à l'Arsenal du Pirée 1 , el même le slylobale propremenl dil, au· dessus d'une umu6u"""lP!a., à Livadie '. Elle se distingue des fondations par l'emploi d'une pierre diHérente, plus dense, et par le fail que ses dalles sont liées par des scellements horizontaux et des goujons: comme on peut le voir dans le Temple d'Apollon à Délos, elle forme autour de l'édifice une grille solide qui doit permellre l'implantation des parties supérieures, sous lesquelles elle est en légére saillie (pl. VIII, 25).
tEÛYO~
: voir
.EpcLf&l~
de Mie, principul : 500, A, 1. 30 : en 297 av. J.-C., dans le devÎS du Temple d'Asclépios, bn-rl6t«; llYtll)o"Louo:; Ilt.. Ilto"ou Ilijxoç TtTp«7tOM.Ç.
Dans ce devis, il esl demandé, au moment de l'installation des frontons, de • poser sur les corniches avanl et arrière les blocs de lête au centre l, c'est-à-dire les orthostates du milieu, les plus hauts, qui seront suivis des • blocs d'anglet (xtpxl3ux(ouç, restitué l. 31), d'une longueur supérieure aux premiers. C'eslla technique habiluelle pour la pose des fronlons, quel que soit le nombre lotal d'ol'lhostates employés!. La forme YjYI!:1l0VlOO:; (I..Wo.; étant sous-entendu) est une particularité délienne, au lieu du substantif Yjytll~.l\I ou 6:YtIlW"', qui se renconlre normalement en Attique ou à Êpidaure lorsqu'on veut qualifier des tuiles d'égout! (celles qui sont mises en place les premières, qui, guident.-
(5) Où cib~.P<"'iO( ().l&ç) est une pielT'l'J de la plinthe du mur: lJidyma 1l, nO 39. 1. Il. (6) ROUIOUF:T, CI/) Il, 0° 56 1 R.I. 81 : cl< ri> "Fr~ ~ ~l ri> ~'Nl~ Til; c~~, _pour la barriêre autour de la moulure de l'euthyntéria. (c'est l'nsise mouluree toUS les orthostates du Temple d'Apollon). (ï) IG 111. 16611. 1. 16-17: lldt; ~~ 'nIi<; -rotX~. -ayant. posé l'euthyntéria pour les muru, el 1.19: bd 1'i',ç ~~ ~pcl 6p8oGTh«:;. _que l'on pose des orthos~tes ur l'euth)·ntéri•• ; voir aUSIi 1. 29 el 40-41. (8) IG VII, 3073, 1. lOf) et 111. el le commentaire de J. A. RU!'lnGMRn, Cfauico tf MtdiotfllJlio8 (19-16), p. 1-43. surtout p, 4-Î. L'~pl«esL alol1l une assise non "isible. wU$le ni\'e/lU du toi, eLclui esL entaillée pour faire place. 1'cùl7""""pla. (1) V.U••.01S, An:hil«/urt 11. 2, p. J:J9. (2) IG Il", 167"2, l. 200:1 ("oit aU$Si 1617. b. 1,303-:_15, 3O'J); fG IV", un. 1. 1. 100. et 110, ,1, 1. 11 (I\Ullf'OIlO, No/n, Il,3'?.l, tl'llduil Ilar u.nlélhu: ma;s ce rnoL désigne Illus préc;sêment h, pl8(lue qui rerme l'extrémite du
~
147-
la mise en place des autres), ou encore, au Temple d'Apollon à Delphes, des parpaings spéciaux, pour les murs du sekos ' . Le terme n'existe donc que par opposition il d'autres épilhètes, comme tiyù.a.îotO, au sens de tCouranht, ou encore XE:px~3w;îOl;, .de coin •.
T,y0IA.CU -
grille: 199, A, 1. 55; 287, A, 1. 75 : en 250 av. J .-C., on cure l'Tj61l0C; du réservoir de l' Inopos.
C'est la seule attestation architecturale connue de ce terme qui, dans les inventaires, s'applique il une .passoire. l . Il doit donc désigner, il l'entrée d'une canalisation d'adduction (dite ici ttapu(nc;), une sorte de tgrîlle. destinée il retenir les déchets l, fonction qui nécessite un n~ttoyage régulier pour éviter l'engorgement. Dans le Quartier du Théâtre, Chamonard parle seulement d'une terapaudine de plomb. pour arrêter les matières solides sur le trajet des conduites d'alimentation des citernes 3 : il la vérité, notre grille pouvait être aussi bien en terre cuite qu'en mêlai, el dans les deux cas, il n'y a ricn d'êlonnant il ce que cet accessoire banal ne soit pas parvenu jusqu'à nous. Appelait-on aussi TjOlloc; les dalles taillées il cette lin? Par exemple, il Sidé, on a percé dans une dalle de la rue une élégante rosace il six branches, formant une petite grille concave·.
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:dou,lêlededou :-pouruneporte: 144,A,1. 71; 147,A,1.4; 161,A,1.67; 165,1. 12 et 27; 199, A, 1. 21; 287, A, 1. 79; 1403, Bb l, 1. 45, 48; 1412, a, 1. 31, 36, 46; 1413, b, 1. 21; 1417, A Il,1. 9, 56, B l, 1. 145; 1423, bu Il,1. 23, Bb l, 1. 4; 1426, B Il, 1. Il,24; 1439, Ab<, 1. 45; 1442,B, 1. 33,45; 1455, 1. 9;-pourla scénedu théâtre: 199,A, 1. 91-92(274 av. J.-C.); - pour divers bàtiments ou une de leurs parties: 290, 1. 81-84 (en 246 av. J.-C., pour l'oikema du krenophylax), 159 (xylorna de l'Héracleion); 372, A, 1. 90 (en 200 av. J.-C., pour le néokorion); 1403, Bb Il, 1. 20 (pour le lryphaktos du Temple d'Agathé Tyché, nommé à plusieurs reprises); - pièces inventoriées dans des édifices: 320, B, 1. 67;, 1409, Ba Il, 1. 55.
couvre-joint d·égout). Suivant les recommandations du t. Il du Diclionnairll milhodique de GlI'iouvl:J-MAlIT1N, qui s'en tient It rUSllge des archil.etles, couvreun et charpentiel1l. j'ai udoplé l'expreuion. tuiln d'égout. 16 où les arcMologues ont coutume de dire ttuiles de rive •. (3) Cr. J .-1". BOMMKI.... KR, Bell 107 (1983), p. 210, et ROUSQUP:T, CID Il, p. 114 (mais le .ens de t ttte d·ante. ou .bloe d'angle. retenu par r~diteur est peu probable: 011 aurait alol'l y.........,o&, comme le rel~ve Roux, Amphidionie, p. 2(2). Pour 58 part, le l-uikon d'ORLANOOI-TRAVLOI.•. /I.~, consid~re a tort que le terme te rapporte toujoul1l à dn lerres cuites archiledurale-, et cite ~galemenl, en ce tens. l'exemple de Delphes. (4) Voir la rubrique ~
~>..o..
me de clou Temple d'Apollon,
È~>"l~:
- 148165,1. 12-13 et 27-28 : en 276 av, J,-C., pour les porles contre-vent du
è"(QyeWTO~: en forme de feuille d'acanthe: 1403, Ab, 1. 79; 1439, Abc l, 1. 45; 1450, A, 1. 47 (milieu du Ile siècle av. J.-C.; inventaire du Temple d'Apollon) : WPW!J.IX !x.ov ~),ouç 'lt"EPtllPYUpw-
flEVOUÇ ,xX.IXvOW"t"OVÇ,
Les nombreux clous mentionnés dans les comptes et inventaires dé liens n'offrent a priori aucun trait remarquable. Ils sont distingués des 'lt"tp6vlXt ou ,chevilles, broches. (dans 320, 8, 67, et 440, A, 1. 32), ainsi que de toutes sortes d'autres petits éléments de fixation 2, La matière n'est généralement pas précisée, mais on sait que ceux du lryphaktos du Temple d'Aga thé Tyché sont en fer, et l'on trouve aussi, plus r3rement, le bronze; dans ce cas, si des clous sont inutilisés, la valeur du métal et peut-être leur taille expliquent qu'ils soient entreposés et inventoriés. La plupart de ces clous sont destinés à des portes, ou du moins des structures en bois, comme les lits; il en va de même dans les inscriptions d'autres régions, où la mention de clous est en général liée il. des travaux de menuiserie ou d'ébénisteries. Les clous restent alors le plus souvent visibles, en guise d'ornement. Même à l'époque de l'Indépendance, où l'on distingue ~Àoç et &'fllÀ{Ç, les ~ÀOt n'étaient pas que de simples pièces de fixation pour les lattes des vantaux. Que l'on songe, par exemple, aux seules portes contre-vent du Temple d'Apollon, qui ont besoin de 432 clous, pour 288 drachmes, En tout cas, sous la domination athénienne, tous ces Yt),Ol mentionnés pour des portes sont manifestement des. têtes de clous. ornementales, Ce sens de • tête de clou. pour YtÀoç n'est d'ailleurs pas propre 3UX inventaires et aux comptes dé liens, il remonte aux poémes homériques 4, Il se développe magnifiquement il. Délos, où le 6vPWflIX du Temple d'Apollon est pourvu de soixante .têtes de clous argentées, en forme de feuille d'acanthe., c'est-à-dire qu'elles sont en bronze recouvert. d'une feuille d'argent et s'épanouissent. comme un petit bouquet d'acanthe~, Le goût des 3nciens Grecs pour ce motif ornementai est bien connu; tout~fois les fouilles, qui ont livré plusieurs types de clous décoratifs, n'ont donné aucune pièce exactement de cetle forme'. La longueur de certains clous retrouvés, pour la plupart recourbés, permet d'estimer qu'une fois la tête décorative en place, la tige de fer qui dépassait de l'autre côté de la porte était repliée dans le bois, ce qui assurait une fixation aussi complète que par un rivet, tout en préservant la tête d'un martelage excessif qui ne pouvait que l'abimer 7 • Aujourd'hui encore, quelques vieilles portes de maisons paysannes, en Grèce du Nord, présentent ce riche alignement de clous il. tige repliée, qui maintiennent solidement les lattes avant de les décorer 8 , (2) Dont le ~en8 n'e~t pas toujours bien d~ir: voir les réflexions de VALLOIS, Archileclure Il. 2, p. 452-456. (3) G. RotJx, Bell 80 (1956), Il. 508 n. 6, cite les clous de la charpente de l'Arsenal du Pirée, rie solivage du chemin de ronde sur les murs d'Athènes, la porte du Temple d'Asclépios il Épidaure •. Les clou~ dans les assises de pierre llOnt rares, (4) Voir LSJ, el OnLANI)Os-TRAVLO~, 1..eziko/l, '.11. (5) VAU,OIS, Archileclure Il, 2, p. 452, parle de.30 clous il tête el,ineuse argentée, imitant peut-être des fleurs de chardon ou d'artichaut •. (6) Voir EAD27, n""C 116: dou il tête en forme de bouclier, C 119-121 : en forme de balustre. Mais les feuillcs il bords lancêolès, du genre feuille de vigne, sont frétluenles en ~PI,lique: C 102, et même type d'objet dans H.-P. FRANCFORT, Fouilfe.d'Af Khanoum 111,2(1984), pl. XXI, nO 1 (sur celte planche, le nO 21 est un pied de meuble ell bronze figurant ulle polle de lion surmontée d'une reuille d'acanthe; même type de décor en acanthe pour un pied de table en marbre dans EAD 18, nO 137-147). Dans Ezcallalion. al Olynlhus VIII, pl. 70, n"" 5-8, et X, pl. 70·74 (p. 3'l3-329), on trouve de nombreux spécimens de t.êtes de clou en .chapeau chinois., ou simplement convexes: en outre, duns le tome VI r l, p. 258 n. 25, il est prècisé que dans les inscriptions .t.hese bosses on t.he Ileads of t.he nails ('lj/..Q() were clllled xw3û«( (lG 11 1, 1457, 1. 14: 1544, 1. 38).: le mot XÜI/lû«, .tête de pa volt, est errectivement un synonyme attitlUe d'!'I'"I)/..(~ el désigne une forme particulière de tête de clou. (7) Schéma explicatif dans J. RAEDER, Prime, Funde uu. tiner gritchi.chm Siadi (1983), p. 15, fig. 5. (8) E.-L. SCIIWANDNF:R, dans IVohnUlrg.buu im A lIerlum. Oisku"il)/len mr Archliologischen RIJll(orschUlrg 3 (1978), p. 108 fill:. 3.
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"'~U(ûkÀlOV :
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voir O+Ov&uAos
"''''lTEAits : voir à.pyos
8â.KOS. Ô
siege: 142, 1. 30, 32: roù{e; O}Xxoue; roü VEW roü 'A'It'6)JwJvoe;; 150, A, 1. 10: pour le théAtre, !M.xoue; ['It'OtVtl1IlL Xa:TIl (JUnpa:ll~fL, 1. 19; 161, A, 1. 82: netloyer l'orchestra du théâlre xa:l roùe; Oa.xouç; 163, aA, 1. 25 : Tlie; Èpro).a:6la:e; roü OmTpou TWV Oa.xwv; 165, 1. 46 : 1'0'1 Oixov oX'It'a:ra:(16VTt ix TOÜ 'Al1x).'l'J1ttdou; 290,1. 186 : pour le théâtre, r61J.1l0uc; lllÀxoüC; 1tOL~aa:vn dc; TOÙC; O&'XOUI;; 291, b, 1. 14, 17, d, 1. 13·14; 505, 1. 1,2,13,21 (dans un devis pour le théâtre).
On sait que la construction du théâtre de Délos, et plus parliculièrement celle de la cavea, s'est échelonnée sur de longues années, dans le courant du Ille siècle avant notre ère. H. Bulle 1 considérait que les sièges mentionnés dans les comptes les plus anciens devaient être en bois, et la livraison de pierres pour les gradins aurait seulement commencé en 269 av. J.-C. (compte 2(3). Mais R. Vallois a faiL remarquer! que pour la confection des sieges dont il est question dans 150, A, 1. 10 et suiv., en 297 av. J.-C., une somme importante a été versée à un entrepreneur de Paros, qui est sans nul doute un marbrier. Ces gradins de marbre ont manifestement été installés par tranches, des sièges provisoires étant déployés dans l'intervalle sur les panies non construites. Le devÎs 505, dont la date exacte ne peut être precisée, concerne l'aménage· ment des gradins, ou plus exactement de leurs substructions (1. 14, 20 : il est demandé de raffermir le sol), mais le texte conserve est trop obscur pour que nous puissions en savoir davantage. Dans la cavea, la première rangée était faiLe de grands sièges il dossier, pour les personnalités; venaient ensuite vingt·six gradins jusqu'au promenoir, surmontés de dix-sept. aut~es. A Délos, le terme global OiXOL ne rait pas de dist.inctiOIl ent.re cel! différenls types de sièges, avec ou sans dossier"; quant aux xp'I'J'It'i3E( dont il est question dans 203, A, 1. 95, il s'agit. précisément, comme l'écrit Vallois·, des gradins, rormés par l'ensemble socles et dalles de sièges. Mais tous les 8«XOL mentionnés dans les comptes se rapporl.enl-ils au théâtre? Malgre l'avis de Ph. H. Davis', on ne saurait exclure d'emblée que des sièges aient bien été commandés pour
(1) U,,'erlilchunge,. an gri«hiuhtn Theo/ern (1928). p. 181·182. (2) Archit«lure l, p. 231-232. (a) Alors llue pour Photius, l..aikon : 6ci.XGl· 6p<1YGL, 1UL6t3""'I, lIOit des siègell il dossier. Dansl'in!Kription relative il la construction du thèAlre d'e:pidllure, BUIlYOIID, Nale., p. 2!/'J, voit dans les 6wltcU (8, 1. 15) let Kuls .troneu du premicr rang, 1I111is le lexte est mal conservé et trop peu explicite l}Our que cette interprétation IlUislIIl èlre aS8urée. (4) Archilt(lure l, p. 'l33 Il. 2. Voir aussi nolre rubrique xPl'j1tt.:, infra. (5) AJA 41 (1937), p. lœ.
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le Temple d'Apollon (ou ses alentours ?), comme il est vrai très lacunaire. Nous ne savons pas transporté depuis l'Asclépieion (165, 1. 46); F. site avait servi de relais entre les carrières et la pierres.
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il est dit dans 142, J. 30 et 32, dans un contexte non plus à quel édifice était destiné le 6axoç Robert· a supposé avec vraisemblance que le ville, et que l'on avait pu y travailler certaines
chambre recufée : -
dans une maison urbaine: 161, A, 1. 110 : dans l'oikia de Hiérakos, 80xo'll 290, 1. 126: en 246 av. J.-C., dans l'oikia d'Episthénès, construire une porte [mJ 1"0'11 O&:),OCf-lO'll (même formule pour la maison d'Orthoklès, 402, 1. 4); - dans le sanctuaire de la Nèsos? : 158, A, 1. 64 : en 282 av. J .-C., réparer les portes du thalamos 1"OÙ otxijf-loc"t"oç 1"OÙ Cv TIj~ &.'IIOCMo"E~; - dans un domaine inconnu 145,1. 19; 204, 1. 40: -roùç 6ocÀ&:f-louç; 356 bis, B, 1. 21 ; 373, A, 1. 39; 440, B, 1. 20; - à CharCleia : 287, A, 1. 170; 373, B, J. 11 : 6ocMf-louç 800 TEOUPWtLÉvouç, t'li "t"WL hl 80xov È:O""t"UÀwfJ.ivov; - Dionysion : 287, A, 1. 160; 373, A, 1. 43 : 1 thalamos; - Nikau Choros : 287, A, 1. 156; 373, B, 1. 6 et 445, 1. 22 : 1 thalamos;Pyrgoi 287, A, 1. 172-173: 2 thafamoi; - Panormos: 287, A, 1. 168; 374, Ab, 1. 4; 440, B, 1. 20: 1 thalamos; 452-467: restitué, d'après M. BRUNET, BeR 1990, p. 679; - Charoneia 287, A, 1. 164; 374, Aa, 1. 3-4, ct 403, 1. 49-50: 6CJ.À&.fJ.ouç Mo; - Skitoneia : 287, A,!. 162, et 374, Ab, 1. 9-10 : 2 tha/amoi; - Soloé-Korakiai : 287, A, 1. 150; 351, 1. 13, et 374, B, 1. 14 : 2 tha/amoi après le kleision, et 1 après la pièce à l'étage; - Hippodromos : 287, A,!. 144, et 403, 1. 53 : l thalamos; - Kéramcion : 287, A, 1. 146 : 1 thalamos; - Limnai : 287, A, 1. 158, et 374, Aa, 1. 12: 2 thafamoi; - Rhamnoi 287, A, 1. 155, et 374, Aa, 1. 27: 2 ihalamoi;Phoinikès : 287, A, 1. 151-152: Ithalamos; - Lykoneion : 351, 1. 19: 2 6ocMfJ.ouç dont un avec porte. - chapelle intérieure: 145, 1. 24 : on a badigeonné le linteau du 6&:Mf-lOÇ ô 'toi) vaoi) où ô xo),00"o6ç; 199, A, 1. 80: en 274 av. J.-C., TO: xUfJ.ih~oc TO: [bd TOi)] O[CJ.)']iXf-lou où 0 4l0~'II~~. uJ't"oOÉv'n
1"W~ Ooc),&:f-lw~;
Déjà connu chez Homère ou il désigne la chambre de la jeune fille, et finalement celle des époux, c'est-à-dire la pièce la plus reculée, où la maîtresse de maison conserve les richesses dont elle a la garde l, le OiXMtLoç est une pièce bien attestée à Délos, avec deux sens possibles du mot, l'un domestique, l'autre religieux.
Le thalamos domestique. Les inscriptions ne précisent pas en quoi consistaient exactement les fhalamoi des maisons urbaines, mais ils ne devaient guère différer de ceux des domaines ruraux d'Apollon, sur lesquels nous sommes assez bien renseignés. Comme dans l'oikia de Hiérakos, les ihalamoi des domaines sont entretenus, puisque la charpente de ['un d'eux (Charéteia) est soutenue par un poteau. Il est exceptionnel qu'un domaine n'en possède pas 2 : c'est donc une pièce quasi indispensable, pour laquelle la présence ou l'absence de porte lors de la location est, semble-t-il, sans signification, mais cette pièce est d'autant plus importante qu'elle est toujours une des premières nommées, en principe après le kleision 3. Ce groupement n'est sans doute pas le fait
(6) EAIJ 2Q. p. 1().1-105. (1) Gd .. XXI,!. 8-9, et 23,1. 4lsq. Le mot est S3ns étymologie ll88UrOO. (2) C'est le cas de Leimon. (3) Seul Rhamnoi fait exception: les deux 1M1o.0:I-'0\ sont nommés II III tin, entre l'éllllJle et les vignes.
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du hasard, et peut être interprété, d'après R. Vallois4, comme une variante de la formule employée pour Kérameion (287, A, L 146): tun kleisÎon avec porte, ayant un thalamos avec porte~, c'est-à-dire que le thalamos devait être, au moins dans ce cas, une chambre située au fond ~ du kleision; de toute façon, la pièce dépendait d'une manière ou d'une autre du kleision pour son accès. Ce sont parfois même deux chambres qui dépendent ainsi de la salle principale, el à Soloé-Korakiai, où l'on compte trois lhafarnoi, le troisième appartient à l'étage, ce qui constitue une exception. De son côté, Kent pense que si le thalamos est effectivement présenté, dans certains cas, comme .. an inner room that was part of a larger structure.', il faut néanmoins y voir une pièce indépendante ou ouvrant directement sur la cour lorsque la liste des hiéropes la donne sur le même plan que le kleision, simplement il la suite, Il n'empêche que le sens habituel du mot thalamos hors de l'ile sainte paraît donner raison à Vallois lorsqu'il déclare ne trouver «aucun thalamos qui ait été manifestement une pièce indépendante., car le mot évoque toujours .. la partie la plus reculée d'un édifice., une zone secrète, une resserre, qui est parfois même souterraine 7. II est normal qu'une pièce qui peut aussi bien servir de chambre nuptiale que de «magasin. pour les richesses domestiques ne donne pas sur l'extérieur, mais qu'il faille passer par ou devant une autre structure pour l'atteindre - ce qui rejoint finalement l'indication de 158, A, 1. 64, A Délos, le thalamos a dù garder cette double fonction attestée chez Homère, car les maisons el les domaines de l'île sainte ne possèdent pas de TŒ!J.ttZO'" s. Jusqu'à présent, les fouilles effectuées dans des fermes déliennes n'ont pas permis d'opérer un rapprochement entre le plan au sol et les indications de l'épigraphie; la fonction des pièces dégagées reste énigmatique', Quant au aa.ÀllIJ.O~ de J'o(~'1lJ.llnommé dans 158, A, 1. 64, nous Ile pouvons pas décider à coup sûr s'il se trouve bien dans la Nésos; d'après le contexte, Ph. Bruneau penche toutefois pour l'affirmative ID, Or un oikerna dans un sanctuaire peut représenter un logement pour un agent du culte mais aussi un local de dépôt, peut-être justement avec une pièce bien fermée ail (ond, d'où la mention de OUPIXL, Le thalamos d'un temple,
D'abord employé pour l'architecture domestique, le terme a été quelquefois étendu à l'architecture religieuse: là aussi, il s'agit d'une piéce qui n'est pas directement accessible, donc une sorte d'adyton. C'est ainsi que pour Lucien, De dea Syria, 31, le 6&.ÀIX!J.or; est la partie
(4) Anhittclure l, p, 213-214. (5) Les chambres en enfilade sont, aujourd'hui encore, un trait assez caractéristique de l'arehitecture domestique grecque. (6) Temple Esfalu, p. 297. (7) G. Roux, BCl1 105 (1981), p. 62 et n, 43, qui renvoie il J,-P. Vil RNA NT, Mythe el peruü chez lu Grtc' (1974, 2< éd.), p. 152-154 : exemples dans Homère, Sophocle, Euripide, oil il s'agit de l'antre de Trophonios. Voir aussi CHANTRA1NI>, Diclionnaire élymol(){lique: _chambre intérieure de la maison, chambre de la maltresse de maison, chambre oil l'on enferme les provisions et les objels precieux., et les références d'QRtANDOS-TRA VLOS, J.ezikon, '.V., en y 8joutant une inscription heJlénistique de Camarina, republiee par G. MANl;;ANARO, pp 246 (1989), Il. 199: oixla.v =...qœ)/j1X (...) KŒI .Œ~ IXU),1t.; bc 'OU lW.rX[",}o...,,rov KŒI 'fil 'l'pijv >
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du temple syrien où trônaient les idoles, seuls les prêtres y avaient accès. En conséquence, Er. Will estime que l'on peut nommer thalamos l'espèce de resserre surélevée qui se trouve au fond de la chapelle des propylées du Sanctuaire syrien Il. On comparera un passage de Pline l'Ancien, HN (VIII, 185), où les 66:ÀIXjJ.0~ sont des sortes de chapelles abritant le boeuf Apis, cependant que l'idee de sacré et de reculé se retrouve dans deux mots de la même famille, attestés à Éphèse: 6Cl),6:jJ.lj,« Kultnische~, et 6Cl),ClflE(ç, qui a peut-être la même signification, si ce n'est pas une .chambre mortuaire~12. De ce sens religieux, plus tardivement attesté que le premier, les inscriptions de Délos nous oHrent deux exemples, dans l'édifice dit YClOÇ où 0 xo),00"06ç (145,1. 24; c'est en fait la cella qui est désignée du nom de 66:ÀIXfloÇ 13), et dans le Pythion (199, A, 1. 80), où le thalamos renferme un palmier)·. Les emplois deliens du mot 66:ÀClfloÇ nc constituent donc pas une originalité par rapport aux mentions rencontrées ailleurs, mais ils aident à préciser les sens de ce terme qui n'est pas toujours distingué du banal olxoç.
lhédlre : 142,1. 27; 150, A, 1. 10; 158, A, 1. 78; 159,1. 30; 161, A, 1. 42,65,81-82; 162, A,l. 53; 163, A, 1. 25~26; 199, A, 1. 39,51,99; 203, A, 1. 38,43,71,79,82,85,95, B, 1. 14; 204, 1. 51, 56,59; 205, Ba,!. 28; 287, A, 1. 46, 50, 92; 290, 1. 176, 179, 181, 184, 188; 291, b, 1. 14, 16, c, 1. 16, d, 1. 13; 505,1. 2; 680, 1. 12; 1052, 1. 19; 1070; 1498,1. 14 (proclamation d'une couronne d'or f-Y "tw~ tv &a"tE~ Ocl"tpw~); 1506, 1. 8 (auditions données dans le théâtre)); 1507, J. 39 (séance de l'ekklèsia, comme dans 1497 bis, a, 1. 5; 1504,1. 52); 2628: en 108-107 av. J.-C., souscription pour l'édification du 6ÉIX"tpoy dans le Sanctuaire syrien. 8ÉUTPOV :
É1n8ÉaTpov:
partie supérieure de la cavea du théâtre: 287, A, 1. 94, 120 (250 av. J.-C.)
Si le mot théâtre a en français le sens bien précis d'«édifice où ont lieu des représentations dramatiques-., avec une structure architecturale particulière, il n'en a pas toujours été ainsi du grec 6ÉCl"tpOY. D'après l'étymologie (mème racine que 6E6:oflClt, negarde , avec le suffixe instrumental -"tPOY), le ew."tpOY n'est rien d'autre que le «moyen pour regarde , c'est-à-dire le lieu où se rassemblent les spectateurs. L'apparition du mot se situe dans la seconde moitié du v e siècle!. En eHet, dans Hérodote (VI, 21), c'est simplement le groupe ou la masse des specta-
(11) EtH) 35, p. 109 et p. 40 fig. 32. (12) Respectiyement dans ln •. EphefQ$ 2, IK, nO 462, 1. 7, et ln•. Eph~'QS 4, nO 1024, 1. 7. La traduction .chamb,.." mortuai,..". p-our iktMll",t<; est prop.osée dans Bull. i:p. 89. 688, Il partir d'une autre inscription d'Asie Mineu,.." (ce n'est donc l,as un hal,ax, comme il eat dit). (13) F. COURBY, BCll 45 (1921), p. 201. Mais d'accord avec Ph. BIIUN""'U, Cul/n, p. M. on ne peut en conclure que le motllerait synonyme de cella, car il contient une nuance supplémentaire. (14) Pour VallQia, ce détail devait permeU"'" d'identifier le Pythion avec le Néorion : voir G. Roux, /. 1:. note 7. Ce n'eat pas ici le lieu de se pronQncer sur ce problème délien, maia on rappellera que Ch. LE Roy, dans E/. di:limlles, BCf/ Suppl. 1 (1973), p. 277-279, voit dans le palmier du Pythion, nQn un arbre symbolique en mewl (proposition toute naturelle de I)urrbach et Schulhof), mais un Ilaimier véritable inslallé, CQmme les statues de ce temple, SQUS le lanterneau, dans un thalamos délimité par une barrière Il claire-yoie; l'hypothèse n'a rien d'irréaliste, si l'on songe au laurier probablement vivant qui se trouvait dans le creux du Temple d'Apollon Il Delphes et ai11eul'l:l : voir Cil dernier lieu G. Roux, • Euripide témoin de Dclpheso, flQmmayt8 Ftslu!1ièrt. Cohius d'QrÜnfu/i.m~ 10 (1984), p. 9-10. (I) J'ai rassemblé ici les attestations de l}W:"po", mais il va de soi que le tbéâtre est souvent évoqué par une de ses parties (t:fX'lVÏ), etc.), chacune étant étudiée séllarément dans ce lexique. (2) PQur l'histQrique du nwt, l'article l}W:"po.. de la RE, par FF.NHERRU8CH, est bien documenté mais erroné en plusielll'l:l points; il doit être CQlllplélé ct corrigé avec les remarques de F. KOl.Il, Agora und Thrulu. Volks- und
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&t:11TpoV
teurs, mais le même auteur emploie le terme, dans VI, 67, au sens de «lieu de rassemblement •. Il semble que ee soit dans Thucydide (VIII, 93) que O~'t"pov a pour la première fois le sens de théâtre comme lieu dramatique, constitué d'une orchestra, d'un bâtiment de scène, et de gradins: il est ici question du théâtre de Dionysos à Athènes. Alors que le .théâtre. a certaine~ ment pris naissance dans l'orchestra 3, ce sont finalement les gradins qui ont étè sentis comme le lieu le plus important, au point que c'est leur désignation qui s'est élargie à l'ensemble de l'édifice. Lorsque le mot se lit dans les inscriptions déliennes, dès la fin du IVe siècle av. J .-C., il n'y a donc pas si longtemps qu'il s'applique précisément il un édil1ce d'un lype canonique, avec une fonction spécifique. Mais ce sont deux 6éoc't"pcr. qui sont mentionnés par l'épigraphie, et sont efrectivement visibles aujourd'hui. Le premier, situé dans la partie Sud de la ville (et donc dit ~v &(I"'t"E~)" est un véritable .théâtre., de type normal; il est relativement bien conservé. Construit en partie contre une colline, pour la plus grande part dans le courant du Ille siècle av. J.-C., il posséde ce qu'on attend d'un théâtre de l'époque hellénistique: pour les spectateurs, une cavea en forme de fer il cheval, soutenue par un mur de marbre il gros bossages 5 , et pour les acteurs, des bâtiments de scène, ces deux zones étant séparées par une orchestra dont la surface se rapproche d'un cercle complet. Les inscriptions donnent une idée de la lenteur des travaux, sous la surveillance des «épimélètes du théâtre.; elles signalent les multiples livraisons de pierres et nomment les difrérents éléments de ce théâtre, ainsi que les machines éventuellement utilisées (U;wO"'t"pov). 5.000 à 5.500 spectateurs pouvaient prendre place sur des gradins de marbre, auxquels ils accédaient par des escaliers délimitant les kerkides ou «séries de gradins.; il peu près à mihauteur, au-delà d'une diodos ou« promenoir., l'arc de cercle de la cavea se rétrécit pour former 1'!mOka.'t"po\l. Bien que ce terme ne puisse reprcsenter que la partie qui est au-dessus ou au sommet de la cavea e, le dictionnaire LSJ a préféré comprendre «building adjoining a theatre l, mais le déroulement chronologique des travaux monlre bien que les gradins sont alors en cours d'installation, le promenoir ayant été tracé, et l'epifhealron est la dernière étape de la construction, avec ses pierres de couronnement. L'adjudication: 200 pieds, à 4 drachmes ft oboles 3/4 le pied, correspond approximativement à la longueur d'un gradin, les autres rangées avaient donc déjà été mises en place, puisque peu après, dans 291, h, 1. 30~31, il est question de terminer les «pieds (c'est-à~dire les travaux) du théâtre •. L'examen de la cavea amène à dix-sept le nombre des gradins de l'epilheu/ran; Vallois a pu constater 7 que dans cette zone, «selon la règle, les kerkides etaient dèdoublées par un escalier supplémentaire., et qu'elle possédait, derrière un parapet, une entrée particulière. Mais la majorité des spectateurs pénétrait dans les lieux par deux autres eisodoi, constituées par les grandes portes érigées de part et d'autre de l'orchestra. Un caniveau, sans doute le 8l«PPOUÇ des comptes, faisait le Lour de l'orchestra pour amener les eaux de ruissellement dans une grande citerne. Quant à la skéné, c'était une construction rectangulaire entourée d'une colonnade; ceHe de l'Est appartient au proskenion (pl. XXII),
Feslvasammlung (1981), p. 3sq. Voir aussi H. PETERSRN, .WÔrter 7.us8mmengesehl mit AMri., Gloffa 64 (1986). p. 212: le Ota't"pov est avant tout ~in ZuschauefTaum •. (3) Voir notre rubrique &p;ri) p.., in(m. (4) = GD 114. La publication approfondie scra fait.e par J.-Ch. MoreUi. En attendant, \loir l'analyse de VUI.OIS. Architeclure l, Il.2'20-238; dans la bibliographie, ajouter O. A. Du_"I':, AB5A 45 (1950), p. 56-59. H. Bul.u>, dans Unlasuchungen an griechisthen Thea/an (1928), rassemble commodément la plupart des inscriptions relatives il la construction du théâtre de Délos, mais !leS interprétations sont parfois fautives (ainsi p<Jur les kerkidu de ce théâtre, où il voit des .piliers.). (5) Y. BP.QUIGNON et J. RJ>PI.AT. nell 51 (1927), p. 401-422, ont noté la faiblesse de ce mur, où cla majorité des blocs ne sont que du placage (. ..), ils n·ont pas su résister fi III Iloussee de l'énorme rembl1.i intérieuft. (6) Cf. O. A. WILKE, AB5A 43 (1948), p. 130: .There is evidently means the scats ahove the dia1.Omao. (7) Archileclure 1. p. 221.
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Le deuxième Otot't"pov de Délos est celui du sanctuaire de la déesse syrienne (2628); il a été édil1é à la lin du Ile siècle av. J.-C. sur une terrasse au Sud-Est de l'agglomération 8. ~galement appuyé sur une paroi rocheuse, il ne pouvait pas non plus se passer d'un mur de soutènement. Avec douze gradins en gneiss, répartis en cinq kerkides, la capacité de la cavea n'est évaluée qu'à 700-750 personnes. Mais aucun bâtiment de scène ne bordaitl'orehestra circulaire, car ce théâtre n'avait pas une fonction culturelle: intimement lié à la vie du sanctuaire, il servait à l'ostentation des images divines (pl. XXIV). De son cOté, si le grand théâtre de Délos était principalement destiné il des représentations théâlrales ou à diverses auditions culturelles (1506), il s'avère que ce n'était pas sa seule fonction. On y faisait aussi des proclamations honorifiques (1498), et enfin, lorsque l'ekklésias-tèrion n'était pas utilisé à cet effet, c'était un lieu bien commode pour les assemblées du peuple: boù.Tjoiot l'v "tWt Om-:-p(a)~, lit-on dans trois décrets du Ile siècle av. J.-C. Les deux exemples déliens, avec ou sans skéné, monlrent bien que le mot a toujours gardé son sens originel, non spécialisé, qui met l'accent sur la notion de regard et de spectacle'. On s'explique ainsi pourquoi, il eleusis l', est nommée 6éot."tpov la partie du stade où sont installés les spectateurs, cependant qu'à Alhènes, comme li Délos ou dans d'autres citès encore, l'assemblée du peuple peut se retrouver au Ot:.X"tpov 11. Pour sa part, l'avant-cour du Temple de 8a'alshamln li Sil' est qualifiée pâr une inscription de TYTR', c'est-à-dire de Otat,pov Il. Et il est permis de comparer au .théatront du Sanctuaire syrien de Délos l'édifice qui Ranque l'Asclépieion de Messène, un • théâtre. également destiné à des cérémonies cultuelles: il est cette fois appelé 3IELX"tiJP~OV, c'est-à-dire .Iieu de représenlationu Il. Dans ces conditions, la traduction automatique par .théUret, qui implique en français une activité culturelle précise, n'est pas vraiment satisfaisante. Il peut alors paraltre légitime, lorsqu'une ville possède plusieurs 6U"tplX, de distinguer le véritable théâtre, pOur les représentations dramatiques, et le .théatron., à fonction avant tout politique ou cultuelle - sans chercher li dissimuler le caractére tout à fait artificiel de celte distinction".
8EtAt:(OAlOV : fondations, tranchée de fonda/ion: 290, 1. 195,202 : en 246 av. J .-C., à l'Asclépieion, nettoyage du 61:fJ-clÀw\l du péristyle; 500, B, 1. 10 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, bpÛ~l:t "toû OI:fJ-l:Àqou]"tG ~&.60e; 't"pI:Ze; 7t"681Jte;; 505, 1. 20: dans un devis pour les gradins du théôtre, &:\lIJtKotOiiplJt~ 81: "tW\l È7t"t 't"o a"tl:pl:ov OI:!LI:À{w(v; 507 bis, 1. 8: vers 250 av. J.-C., dans un devis relotif à l'Asclépieion, 't"oZe; Oe:p.(t:]~>..[to~]e; TOU fJ-~V 'iO't"{OIJ, l. Il : &:VIlK&.OlJtpaW To'i"e; Oe:!Le:À{o~e;.
(8) Er. WIl.!., EAD 35, p. 61-67. (9) C'est un 'pu/O/lIrium, comme l'avait déjà compris L. OVER, .The Olympian lhealron., JHS '28 (1906), p. 2'50-270, à partir d'un pa!Wlgt! conlrovel'!lé de Xénophon. L'élude de ce pa_ge, et de quelques aulres où le ee....i/O.. n'esl pu ce {lue nous appelions un .lhéàll'u, a élé reprise pllr F. KRll'll'.INGBR, .Oas 9EATPON von Olympia., Fo"'chun~n und Funde. Fe,bchrifl B. Neubch (1980), p. 247-260. (10) Syllogt'. 970, 1.8 (354-353 a". J.-C.): -rll llta..p"" tÔ bd TOÜ at'dtou. On t'explique de la même maniére l'expretlllioll atiaw'Y ~.ee..Ti/O" (lGR IV, 861. à Laodicée du Lycos: éj>O(lue impl!riale). (II) Voir Lysias, XIII. 32, Athénée, V. 213 d, el plus généralemenl W. A. MCOON"AI.D, The polilical M«/ing, Plac~ of Ihe 01'«1." (1943), p.60S({. (12) J. STARCKY, Syria 26 (1949), p. 64. (13) A. ORI.ANl)()!I. PraklArchF.1 1959. p. rn : le II()ffi apl)aralt dans une inscription d'époque romaine. (1,1) Voir lllll rinexions de R. GIl.;oUVt!l. I~ Ihialron li gradin, droit, el f'lHIbm d'Argo,. EIPtJ 6 (1972), p. 6 et n. 2 : en grec l'ornme en latin, le mol.théàlru peul désigner des lieux lrès différenl.ll.
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8EI.l.E(L)MlWL5: êtablissemenl des fondations: 199, A, 1. 88 : en 274 av. J.-C., -M)" 6e:/Lû,!wa{" È:YÀ}.tUvn t"Ol) nouÀuô6:/Lcr.V'TOç; 365, 1. 28 : en 208 av. J .-C., adjudication de la 6e:fJ.e:r.À!wa~ç pour les colonnes de la Salle hypostyle.
A moins d'être directement installée sur le sol ou sur le rocher, une construction commence par le creusement des fondations, destinées à supporter l'édifice en renforçant le terrain; elles seront ensuite enterrées. Le mot6e:fJ.tÀto" ou 6e:JJ.e:!À~O"I, qui appartient au même radical *dheHque t"W'lJfJ.t et implique la notion de stabilité, est e.mployé dans lout le monde grec, il. toutes époques, pour désigner l'ensemble des «fondationslt, c'est-à-dire la tranchée et les matériaux qui la remplissent; il est souvent attesté au pluriel, comme en français. Le dérivé 6e:fJ.e:À!wa~ç est plus récent et netlement plus rare 2 • D'après les textes déliens, les fondations font l'objet de soins particuliers, comme en témoigne l'inscription 500, B, ou est spécifiée la profondeur sur laquelle devront être creusées celles du Temple d'Asclépios, une amende sera infligée s'il s'avère que le chiffre demandè n'a pas été respecté. Dans la pratique, cetle profondeur est fonction de la hauteur et de l'importance du bâtiment, ainsi que de la nature du lerrain 3. L'idéal, de toute façon, est d'arriver jusqu'au rocher 4 ; et qui connait Délos sait qu'il est assez vite atteint. Avant tout, il faut que la tranchée de fondation soit nettoyée, c'est~à-dire que toute la terre, la pierraille et les divers déchets, qui pourraient être un obstacle il. la pose, soient enlevés: le verbe «vcr.xcr.61X(pw revient plusieurs fois il. Délos et ailleurs 5 pour désigner cette étape capitale du déblaiement. Alors seulement le sol, au fond, pourra être. affermit, c'est-à-dire damé, pour obtenir une base solide (505, l. 14 et 20), sur laquelle seront empilées des pierres ou sera déversé un remplissage'. En principe, les fondations ne dessinent pas, ou rarement, un massif sous loutl'édifice, on se contente de les installer sous les piéces porteuses, murs et colonnes. C'est pourquoi les inscriptions déliennes évoquent la Oe:fJ.e:(t)À(watç, l'. établissement des fondations t, bien payé, sous les colonnades de l'Asclépieion el de la Salle hypostyle. Pour celte dernière, il faut comprendre que l'on prévoit, sous chaque fùt, un pilier de fondation, système habituel lorsqu'il s'agit de colonnades intérieures 1. Mais nos textes ne nous renseignent jamais sur la nature des matériaux qui constituent les fondations et sur 13 manière dont ils étaient utilisés. Il faut pour cela se reporter aux détails donnés par les fouilles 6.
(1) Cf. la Souda: 6&1"0...., ll~..n'Ol. (2) Voir ORLo\Noos-TRAVLOS, Luikon, ',1>. 6&l"o.
"JaaUp05, epâ.V05
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ironc à offrandes: les inscriptions en mentionnent cinq il Délos, celui du sanctuaire d'Apollon, celui de l'Asclépieion, de l'Aphrodision, de l'Artémision en l'île, et du Sara pie ion 1.
Ehjo"lxup6ç est un de ces mols trompeurs, polysémiques. Son étymologie a été disculée 1 . Alors que le &r,0'llup6ç esl courammenl considéré comme un édifice et traduit par, tréson 3 , il n'a jamais cetle valeur dans les inscriplions déliennes, où la notion de ,trésor-édifice. est rendue par le mot otxoç. Les cinq ~O'llupol attestés il Délos, et ouverts une fois par an, ne sont rien d'autre que des troncs il oHrandes, c'est·à-dire une base en marbre ressemblant il un aulel rond, avec une cavité intêrieure protégée par un lourd couvercle, parfois orné d'un serpent dit 'flUM~, le 'gardien,·. Toutes sortes d'objets doivent s'y insinuer, puisqu'on précise que l'un d'eux est nettoyé (148, 1. 67). Ce sens de .tronc., ou quelquefois fosse rectangulaire il offrandes, est d'ailleurs habituel dans le cas de culles oraculaires et guérisseurs!>.
8pûvos, (, assise de couronnement: 161, A, 1. 49-50 en 279 av. J.-C., on retaille le 6piivoç du Temple d'Apollon, et l'on pose par-dessus une 1'~wlll.
E. Fabricius avail déjà remarque 1 que les écrivains emploient le mot Opiivoç a pour désigner une barre, un banc, un tabouret ou un objet analogue, mais qu'en épigraphie architecturale il s'applique il une poutre plus ou moins longue. L'exemple habituellement avancé est celui de l'inscription relative aux Murs d'Athènes, où les 6piivo~ sont les longrines horizontales cn bois ou
(1) Pour un relevé complel, voir le lableau dressé par BRUNF.AU. Cul/es, p. 365-367. Il remarque que la fouille a livré encore d'aulres lroRCll, que la seule documenlalion épigraphique n'aurailllas permis de cOllnaflre. (2) F. MÜLLER, dans .Quid fueril graece lNj""... p6~f, Mnemosyne N. S. 1.111 (lm), p. 448-449, proposail comme étymologie Iheke ou afXJfheke (= pour trassemblen, 'renfermert) el l'ur (= l'qua ), CM les Ihesauroi peuvenl servir à recueillir le fruil de la venle de l'eau. Celle proposition a bien évidemmenl Hé refusée l'Dr P. Chanlraine. (3) Voir CIiANTRAINE, Dictionnaire élymologique: ,dépôl, magasin où l'on enferme provisions el objels précieux, lrésort, el G. Roux, dans Temples el sancilwires (1984), p. 158 :. Vraisemblablemenl issu de la même racine que ,.œ..fL', il exprime la fonelion prillcipale du lrésor comme Ull dépôl d'offnlllde (...). Il esl allesté en ce sens dans la dédicace du lrésor de Cnide, dans Hérodole, Xénophon •. On pourrail ajouler ~Iésychius: &ljO'a.up6.;· ck; Œya.ï.fLih",v xa.IIP'1...a."",v i) l.cpwv 1i'll;6!lco-
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eupa, eupaios
chaînages qui assurent, il. intervalles réguliers, la cohésion des briques composant le mura, ou encore le devis de l'Arsenal du Pirée, aux termes duquel les 6pCivo~ doivent être les poutres en haut des murs, ou .tasseaux., qui supportent la charpente(. On pourrait ajouter le 7t"OlxD.or; OpCi~or; peint sur les murs de la maison de Diotimos, en Égypte', et qu'il faut imaginer comme une .bande. figurant une poutre située sous un xU!La."t"to~ et au-dessus du 6wpoX)a:~0~. De son côté, Hésychius pose la définition du diminutif OpoX~(ov ' -ro ll7t"O "t"o~r; 'fIoX"t"./fuILoXO"L O"oXvL8wILoX, .Ies planches sous les caissons •. Ces exemples aident il. comprendre ce que représente le 6pCi~or; du Temple d'Apollon il. Délos. Celui-ci est en pierre, comme l'indique la spécialité de l'artisan qui le retaille, Nikon, un marbrier. Néanmoins, la tainia qui le surmonte est en bois d'orme, elle est posée par Deinokratès, un charpentier '. En conséquence, F, Courby voit dans le OpCivor; l'. assise de couronnements des murs de la cella, sur laquelle s'appuie, comme sur un banc ou une barre, un bandeau continu posé sous le bord des caissons 7.
8upa., ,,; 8upu\os, -u, -av (à.8upos, -av; a.8upwTos, -av; 8up~ov, Ta; 8upéK.l; tO'xÉ9upov, Ta; l''UKE).).WTaS, ..", -av; l''L8Es; lI'TÉfHoJO'~S, iJ)
1fpo11Vi!-
8uput : - porte (= l'ensemble de la porte), van lait ou battant, baie; - conlre-vent : dans l'expression OUpoXt lI'poTJVEI"L8Es, 165, 1. 4, 13; dans des inventaires, pour protéger une image: 1426, A l, 1. 16 : Oupox~ (J.Îoxv OUX ÉXOV"t"IX, 8up~oy:
petile porle: 154, A, 1. 26 (296 av. J.-C.),
à.9upos: démuni de porle : 287, A, 1. 147 et suiv, : en 250 av ..L-C., dans la description des bâtiments des domaines, Le contraire est alors le participe passé u6upw(J.t~Or;, muni d'une porle, a.9upwTos: - démuni de porte: 1416, BI, 1. 19: dans un état de locations, Otx~(J.oX't"oX... à6Upw't"l1; - sans votel: pour une peinture, par ex. dans l'inventaire 1403, Bb l, 1. 93, Bb II, 1. 31. 9upuws : pourvu d'une porte: 165, 1. 6, 20 : t"o~ OuplXiov "t"oîxo~, &upé.w: meUre une porle : 287, A, J. 146 et suiv., au participe passé, pour les bâtiments des domaines (également "t"tOUpw(J.&VOr; dans 351, l. 12, 16, 19,21; 356 bis, B, 1. 26,35,37); 1416, B l, 1. 19: au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans un élat de locations, ct otx~(J.oX"toX ll'lt"a.pxouow àOupw"t1X [O]uPfucr[ouow],8 Il, 1. 45: pour une maison en ruines, È'fI' Wl OUPfuO"tL; 1426, B Il, 1. 20: dans l'inventaire de l'Aphrodision, [o'lXOt] È~ "t(;'n ltpwt nOupw(J.éVOl XtplX(J.w"toL
(3) IG Il', 463, 1. 51. Cf. la definition de Pollux, X, 49 : epiyo~ . 't"& (,JI.« 't"& KI:tUV.I!O"'"1:t 'f"J~~ 'Il",...&EYO\I~ 'f"J!;(oo,;c;, .Ie~ qui tiennent ferme~ les mul'!l en briques., (4) IG Ill, 1668, 1. 81. Voir au~~i 1672, 1. 208 (Eleusis) : 1~","«; K
8Upo, 8vpow,"
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taxi8vpov: cadre, châssis (de porte ou de fenêlre) : 165,1. 9-12: en 276 av. J.-C., dans le Porinos naos, faire la porte ltIXt rljlJ. l't.x(p]o&y ltIXt Tt! !<JX.tOupo... ltIXl rlj... )I.À(lJ.Œx« (...) y6Wpouç XlXÀXoûç dl; TO t<JX.tOupo... (...) x«l Iillouç y6IJ.lflOuÇ iM.'t'Toue; Ir: cL:; Tt! loxiOupo... TO bd TW'" OupE3w..., 1. 59 : r:o).o... 8pûi'lO'" cL:; TO taxi[Oupo...]. .,.a.Kù..AwTO~:
grillagê : 442, B, J. 238: en 179 av. J.-C., paiement des 6ûp«ç P.«x.tÀÀWTŒÇ.
1J'TifHoNJl~ : doublure de panneau, panneau (?): 165, 1. 15 : x[6}fŒvn cL:; [TUVe; 1] y~y).ÛJ10uç 'l't"l'{ip ?]w~m TW'" Oupw... oô ni [br'T«] liYoiÀV.
flJ"
Avec ses dérivés, le mot BOpa: est l'un de ceux qui apparaissent le plus couramment dans les inscriptions déliennes l . PlusÎeurs opérations peuvent être pratiquées sur les BOpa:~, qu'elles appartiennent à des bàtiments civils ou religieux, ou encore à des domaines.
Caractères de la fJUpa. Un artisan peut ètre payé pour .faire. les portes, 'IfO~~Ga.~ (dans le Pythion, 199, C, 1. 15), les tposert ou les .reposert .après réparalion, bnOti'lCl~ (165, 1. 20). Ces portes sont souvent entièrement en bois, cadre et battants, à moins qu'elles ne soient faites comme celles des temples, qui ont un cadre en pierre quelquefois muni d'un fCoffrage. de bois, xov.6aTct6IJ.o". L'essence de ce bois est rarement indiquée par les comptes (290,1. 164; 440, A, 1. 88: bois de chêne pour les linteaux), une exception remarquable étant constituée par le porlail du Grand temple d'Apollon, en marqueterie de bois précieux. Les battants sont composés de .planches., GI.l"E3tl; (165,1. 59) : celles-ci étaient, comme on peut le voir sur des représentations peintes, sur des portes antiques en marbre, ou aujourd'hui encore sur d'anciennes maisons, réunies verticalement et maintenues par des traverses clouées dans le sens horizontal 1. A Délos, le .cadret ou tchàssiSt de la porte se dit 6ûpnpo..., mais le terme peut aussi s'appliquer à l'embrasure, une ambivalence qui n'existe pas pour taxiOupo..., d'après la formalion de ce mot qui est spécifique des comptes des hiéropes, et peut concerner une fenêtre (165,1. 12) aussi bien qu'une porte. Exceptionnellement, le mot 7tTipwau;, dont le sens habituel est. plumage., t aile t, désigne peutêtre, dans 165, 1. 15, un .panneau de portet ou plutôt une .doublure de panneau t, dont la découpe par un artisan a coûté fort cher. L'achat de planches (ou plus généralement de bois, r:ô).o:) peul aussi être motivé par une réparation; c'est d'ailleurs avant tout par le paiement.à celui qui a réparé. qu'il est si souvent question de portes dans les inscriptions déliennes. En dehors de ces perpétuelles réparations, l'entretien du bois des portes, rendu nécessaire par la rigueur du climat délien, est assuré par une â.).o~'fI~ régulière ou. badigeon de poixt (204, 1. 57; 219, A, l. 44)'; parfois est utilisée la peinture à l'encaustique, plus onéreuse (290, 1. 145146; 2085-2086), Pour l'application de la poix, les hiéropes distinguent souvent la 6ûpa. et l'ôl'ttpT6"'Il~o", le premier terme doit donc être compris plus précisément comme le • vantail t (158, A,1. 78), à côlé du linteau. Ailleurs c'est la présence, dans la même phrase, d'un 6ûpwp.« ou d'un OOptTPO"', qui permet de donner à %pllt le sens de vantaux, plutôt que de porte à double battant
(2) Pou, une étude d'ensemble, H. KLRNK, Oie onlike Tür (Diu. Gi_n. 1924), est. insurlisant.. Il doit. être complété, pour la rorme des portell. par A. ROSINC-KoUE. 1 FrOhe griechillChe TOren l, JOA 1 93 (1978). p. 66-174, et pour le CilS particulier du cMssis en bois des portes doriques, ptlr Il. BOSINC. 1 Dorische TOrrahmenl, &lhron. Milangtf Orerup.,. ooorbrüeker Siudien :ur Archooiogie und allen !k.ehiehle 3 (1988), p. 107-114. (3) En principe il ya trois traverses, une en haut et en I»s. et une troisiéme' mi-hauteur ou le plus !lOuvent un peu plu. haut. Ce !lOnt les pikes dites ~"Y"" dans l"ipigTtlphie attique. qui oonnalt aUNi des .rmtvy
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9Upa, 6upeÜo"
('287, A, 1. 78 et 100). Mais dans la majorité des cas, alors que le singulier Oûpll peut désigner toute porte, même si elle est à deux battants (par ex., dans '287, A, 1. 74 et 79, rljv 6upIXv 'toti 'Arppo8uJLOU est bien une porte à deux baLLants, dite 6UpllC; dans 199, A, 1. 45-46), il n'est pas
possible de décider si le pluriel Oûpll~ se réfère à l'ensemble de la porte ou seulement aux deux vantaux: pourquoi, en fait, le grec ancien serait-il moins ambigu dans cet emploi que la langue française, où le terme +:porte~ peut recouvrir le seul vantail? En dernier lieu, le grec 6UPll, comme le français • porte., peut se rapporter à l'.ouverture., la .baie.: en 159, A, 1. 51, celle du prodomos du Temple d'Apollon est fermée par une barrière provisoire, et en 199, A, 1. 113, celle du paidagogeion de la palestre est murée, comme l'avaient été certaines • petites porte"., OUP" (154, A, 1. 26).
Les détails des fermetures. Dans les inventaires de la seconde domimllion athénienne, il est régulièrement fait mention des garnitures en métal des portes des temples, appliques et poignées plus ou moins ouvragées, clous, en principe rlxés sur les traverses : &0"l'n8Laxll~, mLO"Itlla-rpll, hn6up~1l, ~Ào~, XErpllÀll{5, Mais déjà auparavant, les portes apparaissaient par l'intermédiaire de leurs diverses ferrures et gonds, iXyxuÀoI:I, yivE~IX, ylnÀu(J.o~, XllpX{VQ~ (?), <JXll(JTIlP(ll~, xo~v~x(ôtC; (165, l. II et 12; 372, A, 1. Ill), ou de leurs clés et verrous, XÂt{c;, ~llÀIXV&.YPIX, (J.OXMC;, XtÀwv~o" (199, A, 1. 111; 338, Au, 1. 46). On précise alors si ces éléments se placent sur les • portes extérieures., ll;w 6Upll~, ou +:intérieureS.t, fv80v OUpll~ (portes de la cella), comme au Létoon, à l'Aphrodision, ou au sanctuaire d'Agathé Tyché, En raison de sa complexité, la porte principale du Temple d'Apollon a même nécessité un • modèle l, 'lt"llp&.8t~YfUL 6upiilv, qui est inventorié en 269 dans l'Oikos des Andriens (203, B, 1. 96), bien avant que ne soit entreprise pour de bon la construction des vantaux et des chambranles, en bois de cèdre, orme, buis, cyprès (287, B, 1. 146 et suiv,), Le cèdre a dO être affecté aux vantaux, comme dans un compte d'Éleusis 8 , le buis, le cyprès, ainsi que l'ivoire, étant destinés comme aujourd'hui â la marqueterie, Quant aux porles extérieures du Temple d'Apollon, c'est-à-dire celles du prodomos el de l'opislhodome, elles sont dénommées .contre-venll, 6upou 'lt"P071VE(J.[8&Ç (165, 1. 4, 13) : ce sont donc de vèritables volets, ornés d'une moulure en bois de tilleul et au-dessus de «croisillons., I)LX'nIIX? Ce n'est d'ailleurs pas lant du vent qu'elles devaient protéger que des convoitises: la grande porte en bois rare, avec ses appliques en mélal tout aussi précieux, élail en soi une oeuvre d'art qu'il valait mieux ne pas laisser admirer de trop prés. Comme OUpLC;, 6Upll peut donc avoir le sens de • volet. s, el il n'est pas étonnant que l'adject.if iX6upw'toc; signirle à Délos, tantôt .sans porte" tantôl hans voleh, dans les listes d'ex~voto peints. Mais en dehors de cet exemple et de celui des eUpll~ (J.lllUÀÀW-rll(, simple .grille à deux baltants. (442, B, 1. 238)', les inscriplions déliennes ne nous
(5) Voir V.U . ..L01S, Archifulurc Il, 2, p. 452-456, et IIOS rubriques corres()Ondantes. (6) /G Ill, 1672, J. 146: TO'.~ &upc.. ok aurait servi, chez les Ioniens, Il désigner des portes de jardin: J(IIIt. o.fia horlorum ....lU»WTIi<; horlorum {vocanf]. Sous l'innuence romaine, le mot .,.6.K'»OV disparut peu à peu ell grec dans son sens de telôture., et fut remplacé par la transcription du latin canet/lu. : d'où les uyxùJ.wTlIi &uPC<' d'Hésychius, qui SOllt alon l'équivalent tardir de noa .... ullW't'
8upa, 8upai:os
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renseignent guère sur des formes particulières de portes ou de fermetures des baies, comme le font certains textes attiques et les papyrus 10. Le mot 1t"lXpIXTU"l'IXO'fJ.IX, qui désigne la fermeture légère d'une baie par un rideau, n'est attesté il Délos que pour un pinea, mais l'utilisation de ce genre de tenture a èté supposée il bon droit sur les cadres de certaines portes du Quartier du Théâtre Il.
La porte comme meuble. L'importance des portes dans les inscriptions déliennes, les soins spéciaux dont elles sont l'objet, tout cela s'explique en grande partie par la pènurie de bois, en vertu de laquelle elles sont considérées comme des biens mobiliers et non immobiliers 12. La construction d'un bâtiment n'implique donc pas qu'il soit fourni avec ses portes. Les marchands d'huile font fièrement remarquer, en 95 av. J.-C., qu'ils ont offert un temple et ses portes (dédicace 1714), formule assez fréquente. Pour la même raison, lorsque des ballants sont enlevés et provisoirement inutilisés, ils sont entreposés et font partie de l'inventaire d'un édifice-dépôt (1409, Ba Il, 1. 45; 1417, A 1,1. 73), les administrateurs tenant parfois il déclarer que ces OUpIXt 'ltc:r.Àc:r.v,d sont «en bon éLat .., VytE!'; (1425, 1,1. 3). Le fait que les portes soient considérées comme des meubles, au même titre qu'un coffre ou qu'un lit, justifie les prescriptions qui sont faites aux locataires des «maisons sacrées .. (1416, BI, 1. 17-19): selon qu'elles sont louées avec ou sans porte, il convient de réparer les ballants en mauvais éLat ou de «mettre une porte., Ovpow, lorsqu'il n'yen a pas la. Enfin, dans la liste des domaines, les hiéropes signalent presque toujours si la pièce ou le bâtiment est fourni «avec porte., n6vpwfJ.Évo,:;, ou «sans porte., «6vpo.:; (287, A, 1. 146sq.)14 : on constate que si les lhafarnoi, par exemple, sont indifféremment fournis avec ou sans porte, le kleision est généralement loué muni d'une porte, au contraire du «paillen, &'XUP6.lV; peut-être faut-il y voir l'indice de l'importance de cette salle commune, où les habitants passent une bonne partie de leur temps. En revanche, on ne peut exclure que le pailler n'ait jamais eu de porte, celle-ci n'étant pas nécessaire. Seule la 6ôpIX c:r.ÔÀt!.1X fait automatiquement partie de chaque domaine, c'est même en principe par elle que commence la description u. Kent a fait remarquer que la dirrérence était grande entre la OUplX c:r.üÀtto.:; aLlestée dans la littérature grecque 1', «porte d'entrée .. de la maison, ouvrant sur la cour centrale, et la OÔplX lXôÀdlX de Délos, qui est une véritable «porte de cou n,
(10) C'est dans les stèles de confiscation étudiées par W. K. P"lTCIIETT, .The Attic Slelaio, H~sp~rio 25 (1956), p. 233-240, ou dans les papyrus (HUSSON, Oikio, p. 98-104), que l'on découvre la richellSe du vocabulaire grec anciell pour distinguer les différenles sorles de porles : par ex., :rr,"poa.o~ 6Up'"' 'porte sur la ruet, :rrM"," llUp'", • porle latèrale 0, l.éT",,,M>~ llUp,",' porle de la maisoll donllant sur la cour intérieure 0, l
-
lGI -
6upllTpov
ouverte dans un enclos. Les fouilleurs de la grande ferme de Vari restitucnt effectivement à cette place une solide porte à double battant 17 •
Les données des fouilles. Les indications épigraphiques viennent. donc compléter ce que nous apprennent les fouilles. Les habitations déliennes ont conservé nombre de seuils et même de montants, qui nous renseignent bien sur la forme des portes et les matériaux utilisés IS. Les encadrements des portes d'entrée des maisons sont en principe en pierre, donc plus riches que ceux des baies interieures, qui se contentent souvent d'un mince cadre en bois, ou d'une simple couche de stuc sur les abouts des pierres du mur. Les jambages de pierre montrent une sensible inclinaison vers l'int.érieur, pour la valeur de laquelle il n'existe pas de règle (pl. VUI, 26). D'après les traces visibles sur les seuils (feuillure, trous de gâches), les portes d'habitat.ion s'ouvrent, de manière fa ne pas gêner la circulation, vers l'intérieur, comme celles des monuments puhlics ou des dépôts, ces dernières devant néanmoins être fermées de l'extérieur. Elles sont d'ordinaire fa deux vant.aux, quelle que soit. la largeur de la baie, qui peut. varier, à Délos, de 95 à 170 cm, les ouvert.ures des boutiques ét.ant. les plus grandes; pour êt.re dét.achables sans difficultés, ces vant.aux en bois sont. habituellement. fixés en haut. et en bas par le syst.ème du t.ourillon tournant. dans une crapaudine l'. Dans leur structure, les portes déliennes n'ont rien d'original; les mêmes constat.at.ions ont pu être faites sur d'autres sites grecs, comme Olynthe lO .
8upnpov, 1'0 - baie, embrasure: 199, A, J. 49 : en 274 av. J.-C., lors des Nyktophylaxia, ['TO 6UPE}1'pov est ouvcrt dans un mur et refermé après la fête (restitution de VALLOIS, Architecture l, p. 80 n. 4); 338, Ab, l. 90; 372, A, l. 94; 442, A, 1. 193; - châssis, cadre (tout ou partie) : 161, A,!. 66-67 (en 279 av. J.-C., aux Propylées); 165,1. 62; 199, A, 1. 76, B, 1. 72; 287, A, 1. 77, 1. 100 (pour la Graphé), 1. 116, B, 1. 143 (pour le Temple d'Apollon); 200, 1. 216; 428, 1. 7 (même expression, 427,1. 15; 439, a, 1. 84-85; 396, A, 1. 51; 442, B, 1. 228) : au début du Ile siècle av. J.-C., dans des invcntaires, phiales accrochées ÔTl:t:p 'TG MpE"Tpo'l. - porie d'enirée (poétique) : 1299,1. 57. Pour Hésychius, MpE'TplX est simplement l'équivalent de MpIXL. Pourtant, Mprx est s3ns conteste d'un emploi bC3UCOUP plus fréquent que son dérivé 1 Oupt'TPOV, d'autre p3rt il ne s'applique pas, semble-t~il, à la porte prise dans son ensemble, m3is à la structure qui contient les vantaux, c'est-à-dire, selon le cas, à la ,baie., mais plus souvent encore au «cadre. de la porte Uambages et linteau). Pour le premier sens, .baie. ou tembrasure., l'épigraphie de Délos et celle d'Épidaure fournissent quelques exemples très clairs. A Délos, il est plusieurs fois question de ces ouver-
(17)
J. E. JONES, A. J. GRAHAM, L. H. SACK!':", .AR Attic Country House below the Cave or Pan at Vllri.,
ABSA 68 (1973), p. 355-452. (18)
VoirCIiAMONAflO, EAD VIII, 2, p. 261sq., et. Ch. LUNAS, • Inter duas jaRuas... ,, tl. diIienneB, BCII Suppl.
1 (1973). p. 291-328.
(19) Tandis que le système des charnières, attesté pour certains temples, ne permettait pas de détacher le vantail. (20) Synthèse dans HOEPFNEn-SCHwAN"'l
(1) Voir CIIANTRA'NE, JAl {ormalion des nomB en gru ancien, p. 332 : le 8urllxe -'tpov niques, dont. IlUpnpov, mais la dérivation il partir de 1lUp« n'est pas claire.
Il
fourni dC1J termes !.ech-
-162-
t.ures failes dans un mur lors de la fête des yklophylaxia l, et qui sont ensuite murées: TO 6ûpnpo" xo:t ooLXo&fl"ÎjaOlvn (372, A, l. 94). A propos du Temple d'Asclépios, les comptes d'Ëpidaure distinguent le 6ôpwfLll, expression qui s'applique il la grande porte proprement dite, faite d'un cadre fixe et de vantaux, du OUpnpov, .l'embrasure. de cette porte'. Le sens de ,cadre. ou .châssiu, en fait très voisin du premier, est probablement le plus courant. Une inscription de Mytilène, relative à la construction d'un portique', explique bien que les porles [c'est-à-dire, ici, les vantaux] ont été ajustées dans les cadres, WplX~" &.p!J.o~o(all~t; 't'OLe; Ouphpo~al. A Délos, certaines expressions sont aussi sans équivoque: un paiement est effectué 'à celui qui a enlevé le châssis et posé les portes" 1'0 WptTpOV x«Ot),ov-rt xlXl %plXe; bn6!v-r1 (287, A, 1. 100), et des châssis de fenêtre en marbre sont commandés pour le péristyle de l'Asclépieion (290, 1. 216). Pour le Pylhion, des menuisiers fournissent deux Wpt:'pIX (199, A, 1. 76). Quant aux phiales qui sont parfois exposées au-dessus des portes, c'est en réalité audessus du cadre qu'elles sont suspendues, si l'on veut être précis. Dans certains cas, il semble que 6ûpE't'pov s'applique, non pas il lout le cadre, mais à une de ses parties: les BUpE't'pIX qui sont placés contre un pilier des Propylées, que l'on relève, doivent être des jambages (161, A, 1. 66-67), et. F. Gourby a même pensé que l'expression rljv bllpa~" 'mÜ &upnpou (287, A, 1. 116, et B, l. 153) devait se traduire par le ,soulèvement du linteau., plutôt que le .soulèvement du châssis. l .
3~llvn
'Up~&u~;
'upllhov : voir 'Upl~
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tupi., (Sl'Upo~.
,upa.
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-ov; 8upt.8f:u5. 0; 8ufX&ov, TG; Tr
8upi~1 : - fenêtre (l'ensemble, ou le seul châssis) : 154, A, l. 48 : en 296 av. J.-C.,!c-n)" d<; rljv Oup(3a, 1'OÜ bt' rO]pTVrtor.~ o(xou 7tot"ÎjalXv-r~; 165, l. 10-11, 12; 219, A, 1. 45; 354, 1. 68 : en 218 av. J .-C., pOUf l' Inopos, 't'&.ç OUplXe; xlll 1'&.e; OUp(3llt;; - pelile porte: 161, D, 1. 101 : pour les Propylées; - niche: 1412, A 1,1. 19; 1416, A l, l. 88; 1417, A l, l. 137-138, B l, 1. 95: dans les inventaires du milieu du lit siècle av. J.-C., ev Oup(8~; 1443, B Il, 1. 52: Ou{p(}31Xt:; ht {'m(lM].
8upa&us: élément de chdssis de fenitre: 290, 1. 212: en 246 av. J.-C., pour le péristyle de l'Asclépieion, 6upt.3ct<; M:u[x}oü ),(60u ck 6up(M.:; 7tr:vT"ÎlXOVT'(l. 3(60, )((le' ht«Gnl" O]upt3ct ltivn. 8upl8t.oy : petite fenêtre: 290, 1. 166 : dans un mUf du Temple de Déméter, ,x7t01mtTWl(OT-ll
n
w. lmip "l'li: 0up[E3l.ll
'1
(2) BRUNEAU, Cul/a, p. 291 : ceLle fêle cél~bre le culle de Déméler et Coré. b{30(] TÔ llvpéTl>O; voir Roux, Arch. Argolide, p. 126.
(3) TG IV" 1, 102, 1.30: ti (4) TG XII 2, 14, 1. 7-8.
(!)) BCII 45 (1921), p. 197 : cetle supposition ne me paraIt toutefois pas nécessaire. De la même façon. dans un décret hellénistique de Clara, 1 (1989). p. 93. L. et J. HORI\RT traduisent ",k 6Vpnp« par .Ies chamlmmle80: construilB pour la grosse somme d'un talent, ces I)l,l'npo: ne doivent-ils pu plulOt rep~senler le clldre complet? (1) Comme pour le mot Mfwa, je n'ai pas jugé nécessaire de reporter ici toutes les attestations.
1TQpQeupi:~ : fenêtre de J .~C., 't".xç n«pa.6up18«c:;
8up(ç
163-
côté (de part et d'autre d'une porte) 163, A, 1. 4; 165,1. 14: en 276 av. 't".xc:; iv 't"Wt TI u6tM; 354, 1. 64 : XÀdç E{tÇ 1"0] TI UOtOV ni' n«pa.&up(3t.
&i:8upoç : à deux baltants : 1403, Bb l, J. 47·48 : au milieu du
Ile
siècle av. J.+C., dans l'inven-
laire du Néorion, Mo 6up(8occ:; Xa.Àxiic:; 3t06[pouc:;. Le grec ne possède pas de mol propre pour la • fenêlre. et sc contente du diminutif de &6pa.. Plulôl que la simple reconnaissance d'un schéma architectural semblable, faul-il y voir, comme on l'a parfois suggéré, le renel de l'importance secondaire de cel élément? Cerles, dans les édifices grecs, les fenêlres semblenl avoir élé relalivement peu nombreuses, en loul cas moins présentes que les portes, qui sonl souvent la seule source de lumière - et qui peuvent d'ailleurs être, comme aujourd'hui. des porles-fenêtres '. Mais les fenêtres ne sonl pas toujours conservées, car les fouilles monlrent qu'elles étaient placées dans les hauteurs, de préférence à l'étage, et de toute façon l'encadrement pouvait être en bois, matériau périssableS. En tout cas, à Délos, les constructeurs semblent n'avoir pas été vraiment avares de fenêtres: dès la fin du Vie siècle av. J.-C., les belles et multiples ouvertures du Monument aux hexagones· (pl. IX, 29) en témoignenl, et les fenêtres sont loin d'être rares dans les habitations de l'époque hellénistique, alors même qu'elles devaient, l'hiver venu, laisser le champ libre à de sérieux courants d'airS. En outre, les inscriptions déliennes nous fournissent sur les fenêtres, leur forme et leur emplacement, des données qui complètent bien celles des fouilles.
Emplacement des fenêtres. Nous apprenons ainsi que dans les temples, des fenêtres peuvent nanquer la porte: c'est le cas pour le Pori nos naos (165,1. 12: avec un taxWupov ou .châssis,e, et peut-être plus spéciale+ ment sa parlie supérieure, car on dit qu'il est .au-dessus des fenêlreSt), pour le Temple des Athéniens (1409, Ba Il, 1. 53; 1410, b, 1. 3: «no 't""ijc:; 6up18oc:;), pour l'Aphrodision (219, A, 1. 47), ou pour le Pythion, sous la forme de n«pa.Oup18tc:;. Le terme ne se renconlre pas en dehors de Délos, mais n'a rien pour surprendre: on connail'lt"lXpIXOvplX, la • porte de côté" ct l'adjectif na.p&6upoc:;, employé dans les comptes de Didymes, mais qui peut être substantivé comme. porte
(2) Il n'existe pa! de bonne synthèse sur les fenètres antiques; R. Hf:RRIG, Da, Fensler in der AN;hileklur des Aller/ums (1929), est insuffisant, même complèté par un article du même auteur: 1Fenster an Tempeln und Monu~ mental Profaobauten f, JIJA 1 44 (1929), p. 224-262. Il raut donc constamment se reporter à des monographies de sites. Voir I.outefois, en dernier lieu, les pratiques petils essais de Ch. LÔHR, .Griechische l-liiuser: Hor, Fenster, Türent. et Ch. SKRABEI, • Fenster in griechischen Tempeln f, Lich! und Arehileklur (1990; \V .+D. Heilmeyer et \V, I-Ioepfner M,), respectivement p. 10- Hl, et 35-42. (3) C'est ainsi que le site de ThaSO!! n'a fourni aucune information sur cette sorte de baie; Y. GRANOJF.AN, Recherches sur l'habifallhasien il l'époque grecque (1988), p. 404; on n'a pas non plus retrouvé de renHre à Olynthe, mais HOEPFNf:R+SCHWANONEII, flaus und Sladi im klassischen Grieehen/and, p. 66 fig. 52, signalent quelques parastades si petites (IU'elles n'ont pu appartenir qu'à une fenêtre. (4) HELL.\lANN+fo'RA1SSf:, E'Af) 3'2, p, 39~42. Le Monument aux hexagones poSllède deux sortes d'ouvertures; les .da!l!!ique.. fenêtres rectangulaires, Il volels, dont le linteau et l'appui (pl. IX, 29) sont des pierres massives et dirrèrentes des blocs d'assise (contrairement aux jambages, qui sont aussi des Ilierres d'assise), et d'autre part des jounl en forme de diabolo, apparemment situes au même niveau que les fenêtres normales. Ce curieux èdiflce avait rnanifes+ tement besoin d'une tarte aération, même si l'on admet qu'en cas de nécessité, on devait pouvoir boucher ces jours avec de l'él.oupe, comme l'imagine E.+L. Schwandner IJOUr ceux d'Ammotopos en Ëpire. Oans Wohnungsbau im Allerlum. Diskussianen tur A rehao/agisehen Baufo.schullg 3 [1978], p. 109-111 et lig. 5-.-7), Schwandner pense que les jours en archère devaient représenter le type de fenêtre le plu! ancien et le Illus courant, (lui pouvait cohabiter dans le même èdifice avec le t)'pe plus évolué de l'ouverture carrée ou rectangulaire, laquelle, à l"image de la porle, se rerme avec des battants. (5) CHA)lONARD, EAD VIII, 2, p. 286!q. (6) Le mot, qui appartient à la même racine (IU'ÜlXW, otellir., est étudié sous OUPIX, supra.
8UplS
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de côté_, dans des papyrus el sur un linteau d'Andros'. La remarque a été faite il y a peu de temps par M. Korrès, qui a mis en évidence J'existence de feriêtres dans le Parthénon, haut placées de part et d'autre de la grande portes: contrairement à ce qui a souvent été écrit, les Grecs ne dédaignaient pas d'éclairer assez nettement l'intérieur de leurs temples par les bascôtés, surtout à partir de l'époque classique et dans les cellas larges, si l'on songe aux temples déliens et à l'Érechtheion Il. Ajoutons à cetle liste l'édifice GD 42, de lechnique athénienne, qui possédait pour sa part des fenêtres à ébrasement inférieur, pratiqué dans l'allège 10. Quant au Temple de Déméter, si l'on accepte la restitution de 290, 1. 166, il possédait aussi des jours ou • pelites fenêtres t, Ovptô~ox Il. Parmi les autres bâtiments publics susceptibles d'être percés de fenêtres, il faut relever, pour d'évidentes raisons d'aération et d'éclairage, les salles de banquets (154, A, 1. 4, et peutêtre 139, C, 1. 13)12. Certes, la présence de fenêtres dans un édifice civil ne permet pas, à elle seule, d'en conclure que celui-ci faisait fonction de salle de banquet: si J. Travlos a émis cette hypothése pour la Pinacothèque d'Athènes, c'est avant tout parce que sa porte, encadrée de fenêtres, est désaxée, sans doute pour faire place à des lits 13. A priori on pourrait aussi prendre pour une salle de banquetl'ûikos des Déliens, pourvu de fenêtres (144, A, 1. 39), mais comme il fermait à clé et qu'on y entreposait du bois, les fenêtres, bien closes par des volets, devaient plutôt être celles d'un dépôt. Dans les maisons d'habitation de l'île, Je percement d'une ou plusieurs fenêtres devait être considéré comme un fait notable, c'est du moins ce que suggére, dans les comptes, l'expression _la maison où il y a une fenêtre_(290, l. 125) : il s'agissait donc d'une singularitC qui permettait de distinguer cetle maÎson des autres. Peut-être était-ce la seule, dans cette insu la, à posséder une fenêtre sur rue (et une seule), en une position telle qu'elle ne pouvait passer inaperçue. Il est probable que celle baie n'était pas un simple jour, elle devait avoir un encadrement architecturai remarquable, à moins que l'origin3lité de cette ouverture n'ait résidé que dans son décor (à l'exemple de ce faux fronton appliqué au-dessus de la baie, d'après 154, A, 1. 47). De fait, les quartiers d'habitation de Délos présentent sans réelle parcimonie des exemples de fenêtres, sur rue ou à l'intérieur. Il est vrai qu'elles sont plus fréquentes à l'étage, ou sont placées très en hauteur au rez-de-chaussée 14, car le souci de préserver l'intimité prime à ce niveau, où elles donnaient plutôt sur la cour péristyle, comme dans la Maison de la Colline (pl. VIII. 27) ou celle de l'Hermès. Il est sür que globalement, en Grèce, les fenêtres extérieures n'étaient guère prisées, elles sc réduisaient souvent à des petites prises de jour: selon Aristote, Ath., 50, les astynomes d'Athènes empêchaient _... d'avoir des fenêtres ouvrant sur la rue _, TOCC; 6uptâoxc; Etc; 1"1]\1 6âàv oX\IQ(yttv. (7) In8. Pagamon, nO 237; IlusSON, Oikia, p. 103, lOS, et Bul/. ~p. 70,442:"0 Wpnpo~... " ..1 "Œ~ ""p"WPO\l~ 'Ep~, (Andros). VALLOIS, Arehilulu~ 1. p. 41 n. 10, a sans doute raison de voir dans les " .. por.&upŒ~ du Pythion des (6upl/l~) ""'pa.6upo. percées en hauleur. car il faut un escalier pour les mettre en place. (8) • Der Pronaos und die Pensler des Purthenono, I)ar/hmrm-Kongrcss Bastl, 1982 (1984), p. 47-54. La porte principale était plus étroile que cel1e de l'0llisthodome. précisément Il cause de la I)lace occupée par les fenêtres. La disposition des colonnes du péristyle et du pronaos était calculée de façon II. donner lu meilleure vue sur les fenêtres, comme dans le Temple des Athéniens à Délos. (9) Pour l'~rechtheion, ajouter aux grandes fenêtres six jours en archère étudiés par A. PAPANIKOl.AOU, Dei/ion 33 (HI78) [H184], p. 191-197. (10) VAI.LOIS, Arehiteelure Il, 2, p. 465, parle simplement de jours en archère. G. Roux, Bell 103 (I979). 1). 123, précise que l'ébrasure est creusée dans le bloe d'appui, comme au Trésor des Thébains II. Delphes. (II) Le mot est très rare et apparemment lardif: Groponliques, XV, 6, 2; J. P. M1GNF., Patrologiagrua 65. 1288; P.Ozy. 1ü.'2058, 24 (Vl< siècle ap. J.-C., au sens de • niche muraleo). C'est fXlurquoi la restitution, il Délos, me paraît loin d'être assurée, elle ne vaut qu'exempli yralia. (12) Il en va de même pour les andrl/ne. de l'architecture domestique: 1-loRPI'NIlIl·SCHWANDNEIl, /faus and Siadt im klaui.chen Alfalam, p. ISO, recomtituent UI1 andron dans une maison de Priène, avec des fenêtres il ébrasement. (13) J. THAvl.os, Pic/oriol Dic/ianary of Aneienl Alhens (HI71), p. 482, et 491, fig. 618-619. (14) Elles sont à plus de 2 III au-dessus du niveau des salles ou de la rue; n'étant donc pllS, en principe, il hauteur d'al)pui, elles sont aussi plus difficiles il fermer si nécessaire.
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165-
8upls
Structure des fenêtres. Les fenêtres conservées sur le site de Délos sont de formes et de matériaux divers, pierre et bois (surtout il. l'intérieur des habitations, où les tableaux sont aussi parfois un simple enduit de stuc). Les inscriptions renètent cetle variété: les fenêtres en bois sont régulièrement entretenues par &:ÀOtip~ (219, A, 1. 45), et parmi celles-ci, certaines sont en bois d'olivier (139, c, 1. 13) ou en chêne (165, 1. 59), mais le marbre a été choisi pour celles du péristyle de l'Asclépieion (290, 1. 212 -213). C'est l'hapax OuptSt:ûc:; qui est employé il. celle occasion. Le surfixe n'aide pas il. comprendre le mot li, mais dans la mesure où il y a cinq auptôtîc:; par ouverture, il est permis d'y voir les cinq _éléments d'un châssis de fenêtre. il. meneau Uambages, linteau, appui, meneau). L'existence de telles fenêtres a eté reconnue dans le Monument aux Taureaux, dans les maisons du Quartier du Théâtre, et dans l'flot des Comédiens··. En(in, l'inventaire du Néorion parle même de .fenêtres il. encadrement de bronze., Oup(ÔIXC:; XIXÀx.a,c:; (1403, Rb 1, 1. 47_48)17, en spécifiant qu'elles sont ÔtOÛpouc:;, c'est-à-dire _à deux ballants. (ou .deux volets.), ces fenêtres accompagnant sans doute les portes en imposte 18, un peu il. la manière des 6ûPlXt S~a.7tpt(J't'o~ ou portes il. vantail coupè : «à deux battants. est la traduction qui s'impose ici, puisque l'adjectif ôWupoc:; est bien attesté en ce sens dans des documents égyptiens, où il s'oppose il. lJ.oYbaupoc:; qui qualifie l'ouverture - porte ou fenêtre -.il. un seul battante III. Les traces de volets sont par ailleurs nombreuses sur les fenêtres des maisons d'habitation. C'est ainsi que dans la Maison des Tritons, les volets pivotaient sur une barre de bois (ixe, scellée aux extrémités, et étaient maintenus fermès par une gàche verticale. Ce mode de fermeture de la baie s'oppose aux barreaux verticaux 20, tandis que les inscriptions parlent aussi de nattes tendues en travers, pîJt7ttC:; t[tc:; 't'oc].:; eUplÔllC:; 't'oü t'lW7tOÜ (354, 1. 68). En outre, la mention de StX't"Ull, c'est-à-dire de croisillons en bois, dans 165, 1. 4, montre que des sortes de clauslra pouvaient aussi barrer des fenêtres déliennes 21.
(15) C""NTR"INE, La (orma/ion d~3 nom3 ~n 9ru anl:i~n, p. 126 : ayant surtout servi à former des noms de per!;()nnes, le surfixe -CÔ<;; est en fait de sens ,assez vague •. Selon J.-L. PERPILLOU, U3 3ub./anfi(3 gree. ~n -cl~ (1973), p. 115 et 384, llupt&.:~ serait tun doublet exceptionnel de llup(~', dans un sens spécialisé. (16) VALLOIS, ArchifulUfe Il, 2, p. 466-467; EAI) VIII, 2, p. 296-'297: meneaux ten forme de parastllde ou de demi-colonnette ionique adossée.; EAD 27, p. 45, 106, llOsq., 134. (17) Cr. IG IfI, 1668, l. 37 (f:leusis): K
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Autres sens de (Jupù;.
Toutefois, dans ces inscriptions, il s'avère que Oup!r; ne doit pas toujours être traduit par Le mot a pu être employé comme véritable diminutif de OUplX, au sens de .petite portet, Vallois a proposé cette traduction pour les 6upt8eç du Porinos naos", mais j'avoue que sa démonstration ne m'a pas convaincue; à l'inverse, il faut bien admettre que les 6upt8eç TOÜ npon:uÀou (161, D, 1. 101) ne doivent pas être dîfrérenciées des 1tUÀt8e.; XIXWlXt, les tguichelst signalés en 161, A, 1. 67, Ce n'est pas une particularité du vocabulaire des hiéropes, car on retrouve ce sens de «petite porte t dans une inscription de Sta Lenika, en Crète 13. 0up!.; peut encore avoir un autre sens, celui-là généralement méconnu: il peut en effet s'appliquer à une .niche muralet, sorte de réduit ouvert, ou même de petit placard (pl. vm, 28). Les inventaires de la seconde domination athénienne nous parlent à plusieurs reprises de ces statuettes placées Èv Oup(lh, .dans une niche.; un fragment d'un de ces ex-vota, avec la dédicace du donateur, a même èté conservé (1838). Les offrandes placées dans un renfoncement du mur étaient le plus souvent appelées, dans les inventaires, &.. . &:&tj1J.1X È.... T(;'n TO(X.Wt (1417, A l, 1. 121), et peut-être la variante e.. . Oupt8t suppose-t-elle un volet de placard, contrairement aux nichcs ouvcrtes de la Palestre du Lac, comme celle où Eurymanthès, vainqueur à la lampa dédromie, a installé un hermès-pilier M . Nombreuses dans les maisons d'habitation, en général situées assez haut (entre l,PO et 2 m), comme les fenêtres, les niches retrouvées étaient souvent complétées par un cncadrement de stuc u . Ce sens de .niche. convient parfois aussi pour d'autres inscriptions, par exemple un texte de Samos, avec TlXîç tV1"otx.!Ot.; OupLatV, ~dans les niches murales t 2ll, un bref texte de Cyrène, et un passage des comptes de Delphes 27. Il n'est pas rare dans les papyrus u .
~fenêtret.
8upOw : voir 8upo.
- grande porie, porfail (au sing.), porlail à double bailant (au pl.) : 145, 1. 13: dans l'Asclépieion, ~UÀIX d.; 6UpWIJ.IXTIX; 287, A, J. 78 : en 250 av. J ,-C., au Temple des Athéniens, 1'0 6upwIJ.IX xa.1"taxeu«~t1"o XlXt ÈtttnXtua.nlXVTt TIi.; OUPIX';, 1. 118 : de l' Ivoi re et.; 1'0 6upwlJ.lX; 403, 1. 12 (en 189 av. J.-C., pour l'Arcbègésion); 1403, Ab Il, 1. 83-84: au milieu du Il~ siècle av. J.-C., dans l'inventaire du Temple d'Apollon, F.v SI; TIXZÇ lpÀtlXîç TOÜ OUpWIJ.IXTO';, Bb l, 1. 43 : dans le prodomos du Néorion, [Sr.&. n-roÀwv OUpWlJ.]lXTIX (restitution de Vallois), 1. 44 : OUpWIJ.IX, 1. 47 : Oup[WIJ.IXTIX], Bb II, 1. 7 (Héra ion) : 6upwIJ.IX lx.ov 1)Àou.; X.IXÀXOÜÇ, 1. 32, 34 (oikoi du Cynthe); 1413, b, 1. 21 (Temple d'Apollon); 1442, B, 1. 33 (Aphrodision); 1450, A, 1. 27: dans l'inventaire du Temple d'Apollon, TOll ÈV1"Oç OUpWIJ.IXTO';; 2215 : au Sarapieion C, dédicace, à une date incertaine, de [TOÙÇ (22) Archif~c1!1re 11, 2, p, 470. (23) J. BOUSQUET, Bell 62 (1938), p, 401. Cf. M. WAEU\ENS, Die klânasialiuhen 7'ùr5Iân~.. , (1986); sur les stèlès funéraires d'Asie Mineure orn~s de la représent.ation d'une porte, un exemplaire est dèsign6 par le mot &uplt;. (M) J. TIIÉlIliUX, Bal 76 (1!l52), p. 585-591, avec clichés et dessins. ('25) CUAMONAfW, EAO VIII, l, 1).201, et VII', 2, p. 385. (26) Publié HeU 5 (1881), p, 478-479, nO 2,1. 7, avec la traduction erronèe .fen6tres latéraleSf. (27) SEG IX, 727, l, 1 (Cyrène): "t"'~ &UpŒcx.; Z.:.m.p(>~ .i'o'ilh,1I.1 "t1ltÏ<; 6cllti~; FD III, 4, nO 83; Aristocleidès cOnsacre des u:po. dans Ulle &oplt;. (28) HUSSON, Oikia, p. 117-118; une des .niches-placarda. est mentionn~ avec sa dé. Ces mêmes papyrua donnent en outre ulle inrormation détaillée, inestimable, sur les fenêtres proprement dites, avec un vocabulaire rare ou unique.
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1t1J)WVW; x[Clt] 'fa 6u[PWIA4'fCl; 2237 : vers 100 av. J.-C., au Sanctuaire syrien, (m... ",po" -ft 'fP OupwlA4'fCl. - ballan/, van/ail: 1423, Bb l, 1. 4 : dans un inventaire, OuPWIA4'fCl . nMbtOuow Jjl.Ol Xethoi â.
De ce relevé 1 se dégagent d'emblée deux constatations: le mot 6Upta)lA4 s'applique presque exclusivement à des portes d'édifices religieux, des grandes portes qui imposent la traduction .portail., d'autre part il recouvre en principe l'ensemble de la structure, cadre et vantaux. Néanmoins, dans quelques cas, il parait bien s'appliquer plus spécialement au vantail, qui est d'ordinaire rendu par OUpet. 9upW!LCl n'est donc pas un simple doublet de OUpCl, qui est aussi beaucoup plus fréquent. Contrairement à &ûPCl, dont il est dérivé à l'aide du surfixe augmentatif -1A4, 6VpwlA4 n'est en effet jamais employé pour une maison ou un domaine, ni pour la palestre ou un abaton, il parait réservé il des portes de sanctuaires et de temples, si l'on excepte les oikoi du Cynthequi sont néanmoins aussi des bâLimenls religieux. Ce sont des portes qui se distinguent par leur taille, mais aussi, dans certains cos, par leur décoration (incrustation d'ivoire pour le portail du Temple d'Apollon). Dans les comptes de Delphes comme dans ceux de l'ÉrechLheion, d'Épidaure et de Didymes, la porte monumentale du temple se dit également 6VpWlolCl l, Les exemples papyrologiques de 6VpW!J.Cl vont dans le même sens: le mot s'applique surtout à des portes d'une taille au-dessus de la moyenne'. Il n'est pas non plus indifrérent de noter qu'à Délos comme dans tout le monde grec à partir de l'époque hellénistique, c'est 6Upw!J-Cl qui est utilisé de préférence dans les dédicaces et les consécrations, nOIl pas tant parce que l'objet s'y prèle effectivement, mais surtout en raison de sa valeur emphatique' (2215; 2237 : les OupW!J.Cl'fCl de ces deux dédicaces ne sont pas clairement localisés). Le terme parait englober lous les éléments du portail, cadre compris, si l'on en juge d'après les inventaires du Temple d'Apollon, qui parlent à plusieurs reprises des 'PÀla.t 'fOÛ OupwlA4'toc;, les .jambages du portail.'. D'autre part, les comples difrérencient parfois le 6ûpta)lA4 des OUp:u, ces dernières devant alors être comprises comme les vantaux (145, 1. 13·14; 287, A, 1. 78). Mais les poignées et les appliques fixées, d'après les inscriptions, sur le 6Vpta)lA4 du Temple d'Apollon montrent bien que les battants sont sentis comme la partie essentielle de la porte, et l'on doit admettre que dans 1423, Bb l, 1. 4, les OuPW!LCl'fCl entreposés sont les seuls vantaux. Dans les papyrus et dans quelques lexles épigraphiques d'époque impériale, ce sens restreint de • vantail. a également pu être mis en évidence', au point qu'on est en droit de se demander si, à
(1) Comme pour llO;>lX et &upL;. je n'ai pas retrHnscrit toutes lea mentions que j'ai pu relever, en raison de leur caractère répétitif. (2) ORLANIl08-TRAVl.05, J.uikon, J.O. Celle porte est 1110" dite ",i'y1X 6Upwj.l«, non pllr redondance, mois pour la distinguer des autres &upWj.l«nt. (3) HUSSON, Oikia, p. 107.109. (4) Le1i exemple1i, en général inscrils sur des linleoux, ne llIanquent pos: voir L. ROBERT, dans J. DES GACNIER!l, R. GINOUVRs, L. KAHIl., LAodich du LyOOJ, le R!Jrnphh (1969), p. 254 n. 6 (liste de ~1'IX con8llc,"", au thUtre d'Oropos, • Cyrène, Doura-Europos, ete.; ajouter la d~icace du gMInd tombeau de la nécropole de Palmyre : TI> mi arr,À4t.nl ~ (Syria 1936, p. 260 1. 3D. Enfin, E. BERNA NO, lPE 60 (1985). p. 81-84, reatitue..o. ~ dans une inscription méconnue de Koptos. (5) Au contraire, Il. VAX E"rKNTII1'IIl.E et M. BoliGNAT, Kre/ika Cluonika 21 (1969), p. 28-3'2, publient une ins.cription de Sta Lenika : (-« lf6Au; T}it ll:1XGT&& m ~ (id&tjJUl:..,.t..o. ~T]œ ht...(4uc.... en traduisantlh!Jrornala par tchambranleu, 0101'5 qu'. ma connaissance le mot (dont la restitution est d'ailleul'5 ici tm hypothétique) n'a jamais ce sens restreint. (6) Pour les papyrus, voir IIU5SON, OikÎII, p. 108. En épigraphie: JG II". 'MW: panni les bien. meubles non rompris dans la location d'un local, il y a Ica ~ûb, ,w rll~ ~,w..o. &~]:Ir=.; WEl.l.ES dan, K"-'RUNG, Guasa, nt 27 : dedicace d'un arc, T6(~0"J,"':'" 'ti,< ~,w~; IGR III, n-II27, Aera en Syrie: (n;. 6U)p.n... ut ù: ~T]œ ~:n. A Doura-Europos, c'est Alexandre ms d'EpinikOi qui, en 116-117 ap. J.-C., a restaurè tle temple que son père a construit.. en rempl.çant les llI"pW"",tt d'origine qui av.ient été enlevés par les Romain. : e'élaient donc les tvanlaux.: élude de ce texte par J. TRIXIIl(lR, Muopolamia 22 (1987), p. 187sq.
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8upWv
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Délos, dans 2215 et 2237, il ne faut paB aUBBi comprendre que seuls les vantaux sont en cause 7. Mais il n'est pas interdit de traduire par «grande porte à double battanh, comme dans 1403, Bb l, l. 43. Il existe encore d'autres termes, à Délos, pour désigner une grande porte: l'tp6eupo", l'tp6:mJÀO'l, :mJÀW'I. Ils seront examinés en leur place, car ce ne Bont pas des portes ordinaires, mais de vrais corps de bâtiments.
8upWv, 0 hall d'enlree, vestibule: 158, A, 1. 56 : en 282 av. J.-C., dans l'oikia Episthéneia, udpOupo" Ul'tOOEZ"lXt ..Sn Ou[pSm], 1. 57 : dans l'Archégésion, construire 'Ûi'l Oupw'Ia (...) T0!ot 7tpo/; ,,6"0"; 402, 1. 8 : vers 190 av. J.-C., dans l'Archégésion, réparer ToX/; (...) WplX/; XlXl 't'OÙ/; OUPW"IX/;. Formé à l'aide du suffixe locatif -w'" 6upw" désigne ce qui est couvert par le radical, c'est-à-dire un «vestibule •. Pollux (1, 77) distingue 6upw'l des autres termes qui peuvent s'appliquer à une entrée : do"~6'r'l"w'l St 7tp60upa xa1 7tpOl'tUÀIX~IX, Xilt ..à" !ottv :mJÀW"11 )(IX1 Oupw'Ia XI1ÀoijG~, TO Blé l'tOU :mJÀWPOÜ"TOÇ OtX7jjJ.11 :mJÀwptO'l, «pour ceux qui pénètrent il y a des porcheB et des propylées, et on les appelle tantôt 'pylône' et vestibule, tantôt, quand c'est le local du portier, la loge •. Le Oupw" a donc pour particularité de n'être pas en saillie par rapport à la porte, contrairement au 7tp66upo". Le mot n'est pas inconnu dans les textes littéraires l et se rencontre aussi dans les P3PYrus'. Il est toutefois moins fréquent qu'un autre terme de la même famille: Gupwp6/;, le .portien 3 • Dans les inscriptions déliennes, en dehors du vestibule de la maison Episthéneia, où est posé un linteau, on ne connaît par les hiéropes que les 6uPW"tl; de l'Archégésion, l'un d'entre eux étant situé au Sud; Ph. Bruneau a proposé d'y voir une des portes du péribole, construit en briques crues, de ce sanctuaire 4. Comme la restitution d'un véritable vestibule n'est pas envisageable ici, peut-être faut-il seulement imaginer un auvent au-dessus de ces portes? Mais alors que tous ces 6uPW"e:1; épigraphiques ne peuvent être aujourd'hui situés sur le terrain, quelques maisons déliennes aident assez bien à se les représenter. La Maison du Lac et d'autres habitations luxueuses, enfin certaines plus modestes mais parmi les plus tardivement construites, présenl.ent, pour qui vient de la rue, un vestibule ou un couloir fermé de deux seuils successifs; dans le cas de la Maison du Lac, on remarque même une petite pièce donnant sur ce «hall. et qui devait tenir lieu de conciergerie. Le deuxième seuil est parfois remplacé par une simple dalle sans feuillure, qui voulait peut-être seulement imiter un dispositif senti comme luxueux. Ch. Llinas 6 a rapproché cette installation - inconnue à Olynthe', mais attestée à Théra et Priène, comme prolongement du prothyron - de la phrase de Vitruve: Hic aulem locus inler duas januas graece OVPWpe:LO" appellalur (VI, 7, 1). Constatant que ce terme grec, qui est en réalité une correction de Giocondo 7, n'apparaît nulle part ailleurs, P. Ruffel 8 a proposé d'y voir une simple méprise à partir de 6vpw", le vestibule, et nous aurions ainsi, à Délos, une bonne illustration de la structure mentionnée dans les inscriptions. (7) Malgré les objections de G. Roux, BCII 113 (1989). p. 266, la restitution [3là. IJTÛ"W~ 6upW!'-]cr.'l'
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UipOv: lieu consacré au culte: sanctuaire; temple; chapelle l . Tf:I&ft'O'i: terrain, domaine : - domaine appartenant à un héros ou à une divinité: 156, A, 1. 23 : peu avant 282 av. J.-C., 't'Jou iax«pw~ TOU h "fWt "l"'t~~ TOU 'Apl'J'[Ytrou; 1299,1. 64 : dans la Chronique du Sarapieion, fX.l!i01 xa.t n!JE'lOÇ; 1519, 1. 13-14,42,53 : au milieu du Ile siècle av. J .-C., dans un acte des Hérakléistes pour Héraklès; 1520, 1. II : dans un décret concernant l'f:tablissement des Poseidoniastes de 8érytos, pour Héraklès; 2551, 1. 4: dans un poème, <1)0(601) Tq.l.M:~; - propriété rurale d'Apollon, mise en location: 93, 1. 19 et 22 : en 410-409 av. J.-C., ttILEV« de Délos et de Rhénée (même formule: 94, 1. 7-8; 95, 1. 9, 13; 97 bis, 1. 5 -6; 98, A, 1. 27-29, 65,101; 104-11, A, 1. 8,15); 104-20, 1. 5: "fO dlU"OlO eXvcILtaOWo«!Ll:tv]; 143,8,1. 1 : en 310 av. J.-C., tCPtl "fCILboPl (même (ormule: 159, A, 1. 55); 144,8,1. 8: location de "ftl &ÀÀa. "l"I:!1-É\ll1; 149, 1. 2 : location "fW\I 't'oû OtOÛ Tt!1-t\lW\I; 203, A, 1. 18 : en 269 av. J .-C., "fcl "l"t!1-ÉYl'J 't'tl "fOU OtOU; 503, 1. 12: vers 300 av. J.-C., dans une ordonnance de locations, [up,[euTl'J]a«(\I}r(w\I] "fwy [YtWPYOUVTW\I] 't'cl t'tM, 1. 14, 22, 23; 1296, A, 1. 4 : dans un décret, mention des esclaves ix T
Plusieurs ltcp« sont mentionnés à Délos: avant tout celui d'Apollon, mais aussi celui d'Artémis (1508), de l'Archégèle (147, A, 1. 10; 203, A, 1. 54), de Déméter (205, B, 1. 10; 290; 1. 89), de Zeus Kynthios (154, A, 1. 45-46; 161, A, 1. 77), d'Agathé Tyché (1403, Bb Il, 1. 10), de Sarapis (1510,1. 25), el celui d'Ortygie f (146, A, 1. 81).
Le hiéron ou sanctuaire d'Apollon. Le lcp6v ou Isanctuaire. le plus fréquemment nommé est bien sùr celui d'Apollon, pour lequel les hiéropes ne jugent pas nécessaire, en principe, de préciser le nom du dieu: ils diront simplement 't'c lep6\1, car dans leur esprit il ne saurait y avoir de doute. Lorsqu'ils procèdent il 1'«Ào~ql'll périodique, ils enduiront donc les portes du nanctuaire et des autres sancluaircSt (158, A,\. 78), tant il est vrai qu'existe avantlout celui d'Apollon. Il est inléressanlde noter que l'expression tepO\I TOÜ 'AxOUc.J'IOI;, très rare sous l'Indépendance (203, A, 1. 4; 300, A, 1. 5 ; pour bien distinguer le tronc d'Apollon de ceux des autres dieux; voir aussi 1029,1. 6--7), est plus courante sous les deux dominations at.héniennes, alors même que n'existe aucun risque de confuIlion (par ex., 98, B, L 26; 1442, B, 1. 75; 1443, A l, 1. 7). On a aussi relevé 1 qu'après 314 l'assemblée des Déliens a changé le formulaire de ses décrets, en mentionnant désonnaill les bienfaits la l'égard du uanctuaire des Déliens. ou du uanctuaire situé il Déloll, alors qu'auparavant il n'était question que du peuple délien. Pour les hiéropes, il va de soi que Ile sanctuaire. par excellence est celui d'Apollon, dont ils se sont. approprié les inU:rêls et avec lequel ils ont une grande familiarité; on n'en saurait peuL-l:tre dire autant. des administrateurs at.hénienll. C'est. d'ailleurs SOUilla seconde domination athénienne que -ro lcp6'1 (1) Le terme est excessivement fréquent il Délos, et ce IOnt presque loujoursles m~mes rormules qui ",viennent, il a donc poru Ilréférllble de passer directement il une synthèse. (2) Voit le8 conclusions de J. Tntl;HKlIx, .Ortygie-, IJeff 70 (1946), p. 560- 576. (3) En dernier lieu, VIA'., Délm, Il. <J'l, avec la bibliographie et les références épigraphiques.
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peul, selon le contexte, se rapporter il un aulre sancluaire que celui d'Apollon: dans 1416, A 1,1. 35, el 2077, il ne peul s'agir que du Sarapieion, de même que dans 1417, A l, 1. 118, la ,w,lJ; .....ü kpoü appartient sans conl.esLe ail sancluaire d'Anios, mais un peu plus loin, les,w,i3c( TOü kpoü de 1417, B Il, 1. 78, sont bien celles d'Apollon.
Les dimensions d'un hiéron. A priori, on pourrait penser que le neutre substantivé de l'adjectif kp6ç ne devrait pas poser de problème d'interprélalion'. En réalité, la laille exacte du sanctuaire ainsi désigné n'est pas toujours facile à préciser, il arrive qu'il se réduise à une simple chapelle. A Délos, dans la lrès grande majorité des cas, le mot doit ëtre pris au sens large; lorsque les hiéropes parlent de cl'Aphrodision situé dans le sanctuaire. (sous-i!ntendu : d'Apollon, dans 290,1. 84), et du _portique du sanctuaire. (219, A, 1. 57), ou encore lorsqu'il est. question de choisir un emplacement _dans le sanctuaire devant. le Temple d'Apollon. (1022,1. 7-8), on voit. que le hiéron du dieu englobe un grand espace autour de ses t.rois temples, avec de mult.iples const.ructions en tout genre, depuis les autels jusqu'aux t.résors. On y t.rouve aussi exposées quantité de stéles; le texte des décrets ainsi aUichés prévoit. expressément. que la pierre, pour connaltre le maximum de publicité, sera placée h 't"i"H ~I. C'est. cet ensemble qui est. réguliérement. purifié par le sacrifice d'un porc, d'où l'expression xoIpoc; 't"à kpO'I xa.6â.p«.a&u, qui revient sans cesse dans les comptes. De la même façon, on dira l'Asclépieion pour parler de l'ensemble du sanct.uaire d'Asclépios, en le distinguant. du simple naos d'Asclépios' (159, A, l. 25; 1417, BI, 1. 102-103 eL 148). Ajoutons qu'un sanct.uaire est normalement. délimité par un mur de péribole (97, l. 35: TClX[O'l 't"o kpo), dont la porte est dite mJhl'l et. non OUplX ou OU~ILCl'; les inscriptions nous apprennent que dans son état ancien, le mur du hiéron d'Apollon possédait. une superstructure de briques crues (162, A, l. 4 : 't"oû kpoü otx08of!T,aar:'I'n 't"ày 7th[...oWOY 't"OIxoy). Les sanctuaires de taille beaucoup plus modeste, comme le Thesmophorion ou le Posideion, ne sont pas dispensés d'un péribole 7. Il est toutefois des passages où le terme hiéron se rapporte, non à tous les édifices du sanctuaire évoqué, mais à un seul d'entre d'eux. C'est ainsi que dans un inventaire du sanctuaire d'Agathé Tyché est mentionné un .étage. U7t~p 't"à ~p6y, renfermant une caisse (1426, B Il, 1. 56) : le temple proprement dit étant entouré de trois petites pièces, l'une d'entre elles, pour laquelle l'éditeur propose de traduire hiéron par tSacristiet, a pu être surmontée d'un étageS. Mais le passage pose probléme, car c'est le seul inventaire d'Agathé Tyché rédigé de cette raçon. Tous les autres, qui distinguent les objets iy 't"(;:11 tcpi"n de ceux iv 't"WI 7tp086f!M (par ex.: 1403, Bb II, 1. IOsq.), passent évidemment du temple, et même de sa cella, à son vestibule; hiéron est dans ce cas synonyme de naos. Dans 290, 1. 77, une somme est versée aux ouvriers qui onl nettoyé le • hiéron (d'Apollon) et. les oikoÎ », or ces derniers sont habituellement englobés dans le premier terme lorsqu'il signifie tSonctuairet, il doit cette fois se rapporter au temple lui-même. Mais dans 1441, A l, l. 59, iv TWI tCphll désigne clairement la cella du Temple d'Apollon, dite plus loin, dans le même compte r., 't"WI "IXWI, par opposition il iv 't"wl7tp086f!wl. Et.
(4) Pour le sehll eXllct de~. dé;' connu en mycénien, e~ qui délligne lm généralemenlle ISilCre. ou 1consacre., par rapport il des mots moinll courants mail de lenll yoillin, comme 6cn.o<; (qui concerne l'allpei:l nonnalif du SIlCre), cOOetf,(, IRflvOc, .vénérableo, &y.oc;, uainl., &yo.oc, 'pur., voir les articles d'A. MOTTl!, J. 80MPAIRR el A. \VAIITKLLR danll la REG 102 (1989). (5) Voir nolre rubrique _6<;, infra. (6) Voir nolre rubrique ~"l. infru. (7) BRU/lIIlAU, Cu/ll':', p. 'n7 el 259. (8) GIJ 100, lig. 84. Cel étage a aU5!li pu servir pour la prière: d. Bull. ip. 73, 485.
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dans 1417, A II, 1. 21 et 25, le terme Héraion ne se rapporte pas au sanctuaire d'Héra, mais à la cella même du temple, puisque les objets conservés derrière le eÛp6.lf.l1X sont distingués de ceux rangés dans le prodomos ll . Ce flottement n'a rien pour surprendre, il se retrouve dans l'emploi du mot tEp6... à Didymes 'O , à Samothrace 'l , en Égypte 12 , et chez ~es auteurs comme Pausanias lB. Le téménos.
Bien que téménos et hiéron soient fréquemment associés, voire confondus, les deux termes ne sont pas, en principe, interchangeables: lorsque les hiéropes parlent tantôt du hiéron de l'Archégète (147, A, 1. 10: on l'entoure d'un mur d'enceinte; 203, A, 1. 54), tantôt de son téménos (l56, A, 1. 23), ils envisagent dans le premier cas son «sanctuaire Il proprement dit, et dans le second le« lopin de terre t, le «terrain & qui appartient li l'Archégète, bref son «domaine t. Les deux mots se recoupent, mais ne se superposent pas véritablement. C'est en remontant à l'étymologie de "ttf.lI!:"Oc; et à ses premiers emplois que nous arriverons à mieux comprendre ce qui différencie ces deux termes. Issu de la même racine que Ttf.l"6.l, le teménos représente une «portion de territoire coupée, separée du reste, l', pour être constituée en un domaine de type spécial, réservé, dont le bénéficiaire est un être hors pair, roi, chef de guerre ou dieu. Ce n'est donc pas, a l'origine, un terme spécifiquement religieux 15, contrairement à tEp6c;, qui chez Homère s'applique à tout ce qui est considéré comme appartenant à la puissance divine. Le téménos royal, source de revenus, était déjà connu dans les tablettes mycéniennes de Pylos et caractérisait une certaine situation politique et sociale Il, avant d'être appliqué plus spécialement aux propriétés personnelles que l'on accorde aux héros et aux dieux. C'est ainsi que dans l'Établissement des Poséidoniastes de Bérytos un téménos, «terraint, est concédé à Héraklès (1520), et les Hérakléistes de Tyr avaient fait de même de leur cÔté, dans un -r6l"COc; (1519). En poésie on parlera donc tout aussi bien, au sens emphatique, du léménos des Italiens pour désigner leur «agorat (2549,1. 22), que du téménos d'Apollon Phoibos (2551 : à Claros?).
(9) Enfin, il est évident que lorsqu'on inventorie des objets dans un hiéron, ceux-ci doivent être conservés dans un Mifice en particulier, et la ou les clh de ce hiéron, signalées li la fin de l'énumération (voir SUpNI ), ne seront pas celles d'un mur de péribole, mais celles du bâtiment nommé hiéron. Par ex., dans 1417, A II, l. 47-48, l'expreMion b t{(;i, K]v-.(l{"", qui désigne l'ensemble du sanctuaire du Cynthe, est aussitôt suivie d'une précision topographique: b "t(;i, o!""" !~ lu 6 Oc6<;. Cf. 1417, BI, 1. 86-88, ou les administrateurs décomposent la mention. dans le Sarapieion t : .11 côUl du naos t, _dans le pronaos t, .dans le naos •. 11 arrive toutefois que le .Sarapieion t doive se comprendre, d'une manière plus restreinte, comme le temple ou naos même de Sarapis: ainsi dans 440, A, 1. 73-74, et 1. 84, oI"l>l; 1> ,,«\w..~ 1> Ttp6~ .(;i, !:o:p"TtLdwL. Sur l'équivalence du Sarapieion avec le "0:1><; 'OU ~«p!Tt~O~, voir ROUSSEL, CulI~ i:gypli~ns, p. 227, 2506, 258, où l'on signale également l'équivalence Isideion = "O:6~ '1(,,30~, Anoubideion = "O:6~ ·Avo~l.8o,. (10) K. TucHRLT, Friih~ Dtnkmâler Roms in KI~inasitn, IslMill B~ih~f123 (1973), p. 23 (avec les références). (11) P. M. FRASER, Samolhrau Il, 1 : Th~ Inscriptions on Sione (1960), p. 117-118, surtout Il. 4. (12) E. BKRNAND, .Épigraphie grecque et architecture égyptienne li l'époque impériale., l1ommug~s à L. Ltrat (1984), p. 85 : • Le temple lui-même est !lOuvent désigné par le terme hiéron (... ) qui doit s'entendre de l'édifice seul et non être pris dans son acception étendue de sanctuaire •. (13) Voir G. Roux, PCllllunias en Corinthie (1958), p. Il : le terme vague de tep6~ désigne chez P. tantôt un ....bc;, tantôt un Tt.p(60).o,. Cf. l'étude lexicologique de M. CAsEvln dans Temp/~ el santluuc'res (1984, G. Roux éd.), p. 8285 :. T6 tep6,. dans la langue c1a!l8ique et ultérieure désigne un lieu conSllcré, qu'il soit ou non sménagé, qu'il comprenne un temple ou non. Ainsi une caverne peut être un hiéron; le hiéron peut comprendre un temple et d'autres bUimenl.ao. (14) H. VAN EPfRNTERRK,' Ti:mi:non, REG 80 (1967), p. 17-'26 : .les Minoens avaient pris aux Sumériens l'institution du terrain délimitét. (15) M. CASEVIT1., O. C., p. 85-87. (16) P. CAHLIKR, La royauli: en Gri:u avant AI~;x:andr~ (1984), p. 158 et suiv.
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En conséquence, on peut rencontrer un téménos sans hiéron, le mot ayant un sens avant tout spaUal!? Mais le plus souvent un hiéron, lieu du culte, va se trouver dans un téménos, comme chez Hérodote (Il, 169-170), où le Temple d'Athéna il Saïs en f:gypte, dit !p6v, est englobé dans un ensemble plus vaste dénommé téménos. Inversement, dans le sanctuaire d'Apollon il Delphes se trouve le teménos de Poséidon, car c'est la • portion de terrain,. accordée à un autre dieu. Cette idée essentielle de .domaine prelevé sur l'ensemble des terres. explique que le téménos puisse être une terre appartenant il un hiéron situé dans un autre lieu et qui en tire des revenus: à Délos., le temenos ou domaine d'Apollon est bien plus vaste que son hiéron, puisqu'il comprend quantité de propriétés dîtes «sacrées. (tEpO: 'fElJ.kVYJ), situées en dehors du péribole, à Délos comme à Rliénée, et mises en location de la même façon que ses immeubles, lEprxl otX(o;~18. M.-Th. Le Dinahet a remarqué l' que jusqu'en 432 av. J.-C. (=89, 1. 20), la terre de Rhénée était louée globalement, par la suite, à partir de 410 (= 93, 1. 19), il sera toujours question de 'fElJ.kVYJ, au pluriel: elle en conclut que c'est juste avant cette date qu'il faut placer .Ia scission en domaines de la terre sacrée., l'expulsion des Déliens en 422 ayant pu entrainer une réorganisation de la gestion de ces biens. Il s'en faut pourtant que les deux termes soient toujours aussi nettement différenciés. A partir du moment où un terrain est concédé à un dieu ou un héros, il devient sacré et peut être un véritable sanctuaire. Pour parler du sanctuaire d'Athéna sur l'Acropole, Aristophane, Lys., 483, emploiera tout naturellement l'expression tEpOV 'ftIJ.EVO,,20, et il est indéniable que dans bien des cas, l'opposition topographique hiéron 1 téménos n'est pas clairement perceplible l l .
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TQ.; lICpLOftOlEW; lICplO'lTOLTJOLS. '1
échafaudage: 165,1. 17: en 276 av. J.-C., Œ7tO 'fWV !xp!wv Œ7tOXOILloOtO"t, 1. 34: du bois est apporté WOTt"E d" txp~rx; 290, 1. 240 : IJ.toOWToïl; çUÀrx èvkYXlXotv d" 'fOC tXptlX; 442, A, 1. 234 : en 179 av. J.-C., on enlève TOC tXpLIX dans le Dodékathéon.
ikpla:
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lkPLOffOlÉW:
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faire un échafaudage: 290, 1. 241 : en 246 av. J.-C., pour la dorure d'une statue,
'fOL" tXPL07tOLll0OtOLV. LkPLOftOî:TJOlS :
confection d'un échafaudage: 290, 1. 240 : d" T1jv txp[~O'l'tÛIJOLV ?
C'est dans les comptes de l'f:rechtheion, où- sont employés non seulement tXptlX, mais aussi le.s dérivés txptwILIX et !xpL6w l , qu'apparait clairement le sens d'.échafaudage., c'est-A-dire un assemblage temporaire de pièces de bois horiwntales et verticales autour d'un bâtiment, pendant sa construction, ou une statue, pendant sa confection. Les quelques attestations du mot tXPLIX à Délos, avec le verbe composé !xpt07tO~kW2 et probablement l'hapax txpL01tolll(J~,,3, montrent sans doute possible qu'il faut y voir le même sens fond3mental. (17) Remarque de Ch. LE Roy, RA 1986, p. 285-286. il prQpos d'un règlement religieux de Xanthos, vers 200 av. J.-C., contenant l'expression IL; "1"0 tLf'bv xal.m n~. Il donne d'autres exemples de cette association courante. (18) 0'00, sans doute, la généralisation de VALLOIS. Archileclure l, p. 44:.A Délos les t"'I!J.tvq ne sont pas des sanctuaires mais des domaines sacréu. (19) Dans • Les domaines d'Apoliom, Dwûen hislaire el orchè%gie 105 (mai 1986), p. 72. (20) Exemple donné par R. E. WVCIlIHl1.RY, AJJSA 55 (I%O), p. 62, li prQpos d'une inscription contenant les deux termes. (21) Selon A. WARTELLE, REG 102 (1989), p. 54, le mot n!J.CWlI; parait appartenir fi .l'ancienne langue grecque plutôt qu'à la xO<~, oil iln'est plus guère en usage •. Il aurait un caraclère archaïque, voire archaisanl aux approches de notre ère et par la suite. Des statistiques plus précises devraient être pouvoir faites. (I) IG 1 1,374, l. 151, ou 1',472, IV, 1. 159. (2) cr. lxPIOl'lO'+,OClvTCI:•• après avoir monté des échafaudages., dans Didyma Il, nO 42,1.6, et 43, 1. 21. (3) Ce subswntif est très restitué, mais le contexte rend l'hypothèse conVainCllTlte. Elle est retenue par LSJ, contrairement au J..e;cikon d'QRI.ANDos-T"Avl.os.
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On ne rencontre donc pas il Délos le sens de • bancs du thMtre., attesté en Attique', et qui s'explique par le fait que les planches formant les bancs de bois primitifs étaient soutenues par des sortes d'échafaudages, plus exactement des .pieux. ou ~{,M bp6ri, pour reprendre la définition d'fxp14 donnée par la Souda. Il ne saurait non plus être question d'un .chemin de ronde. temporaire comme dans l'inscription des Murs d'Athènes li, valeur comparable à celle de • plate-forme. ou • galerie. supporté par des piliers en bois, qui parait s'imposer dans un parchemin de Doura-Europos traitant du partage d'une maison d'habitation '. Toutes ces interprétations se comprennent aisément à partir du sens premier: échafaudage ou tribune temporaire en bois.
talle: 290, 1. 159 : cn 246 av. J.-C., pour un mur de l'Hérakleion, sciage d'un l~VT(l, 1. 174 : pour la charpente du Temple de Déméter, une poutre équarrie en sapin, de huit pieds, d" [~VT(l"; 442, A, 1. 235-236 (179 av. J .-C.). A l'origine, le mot tfJ.oc" s'applique il une .courroie.·, mais dans les inscriptions architecturales ce sont des planches, ou plutôt des lattes, posées sur des poutres plus importantes. Les comptes de l'Erechtheion et d'autres inscriptions attiques 1 sont relativement clairs sur ce point: les tfol-ocv't"t", toujours fournis en grand nombre, se superposent aux alplpdoxo~, éventuellement sous le voligeage formé par les XMV!J.!J.(l'tIX 3. A Délos, les !!J.oc"n" sont également nombreux (442, A, 1. 235-236), et leur taille est inférieure il celle d'une poutre, 80x6<;, dans laquelle on peut scier plusieurs lattes (290, 1. 174). La largeur et l'épaisseur des [~VTtÇ devaient varier d'une pièce à l'autre; en tout état de cause, la traduction • madriers d'entretoisement., choisie par Vallois 4 , ne parait pas convenir, car elle suggère une pièce relativement importante Ii. En outre, tous les ~!J.OCVTI!:Ç déliens ne sont pas destinès il une charpente: c'est le cas pour 290,1. 174 et sans doute aussi pour 442, A, 1. 235236 (le paragraphe, très lacunaire, se termine par la mention de tuiles), mais non nfJ.OCç isolé de 290,1. 159 (pour un chainage, une boiserie?).
(4) Aristophane, Th., 3%, commenté par Roi. MARTIN .• Sur deux expressions techniques de l'architecture grecque', RPhil 31 (1957), p. n-Sl, avec la reprise de toutes les atteslations littéraires et lexicographiquell d'txp"'. Les plus anciens t"pl.« d'un théâtre, datés de la fin du vu" siècle av. J.-C. ont été repérés il Mélaponte : O. MERTENS, AA 1985, p. 645-671. (5) F. E. WINTEIl,. lkris and katastegasma in the Walls of Atheno, Photniz 13 (1%9), p. 161-200, et GAilLAN, Poliorûliqut, p. 345-346. (6) Dura Europos, Final RtfWrb V, 1, Parchmtnls, nO 19, 1. 9. Les éditeurs hésilent quant il la traduction. Mais des échafaudages me semblent exclus dans cette énumération des parties d'une maison; traduction el commentaire de ce texte par C. SALlOU, .Les quatre fils de Polémocratés: archéologie et texle80, il paraltre dans Syria (1992). (1) Od., 1,442; IV, 802. (2) CASl\EY dans STEVI!NS-PATON, Tht Ertchlhtum. p.369 (sans xa.MfLILCI'rCl, car les tuiles de marbre reposent directement sur les t~'
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lTrVOS: four, fourneau: 204, 1. 40 : en 268 av. J.-C., des lattes Elc; TOV l7tV6v. lTrVWv : fournil: - Pyrgoi: 287, A, 1. 173; - Charéteia: 287, A, 1. 171; 373, 8, 1. 14 (restitué); - Panormos : 287, A, l. 168; 374, Ab, J. 5; 452, 1. 23 ; - Dionysion : 287, A, J. 161 ; _ Charoneia: 287, A, 1. 166; 356 bis, 8, 1. 38; 373, B, 1. 14 (restitué); 403, 1. 51; - Nikou Choros: 287, A, 1. 157; 373, 8, l. 7-8; 445, 1. 23-24; - Hippodromos: 287, A, 1. 144; 403, 1. 53;- Phoinikès: 287, A, 1. 152;- Kérameion: -287, A, 1. 147;-Chersonésos: 461, 8b, 1. 56 ; - Thaléon (?) : 366, 8, 1. 11-12; - propriété inconnue: 338, Ab, 1. 79 : [TWV U1t")Ep6.m~V xcd TOÙ l1t"vwvoC; X... 8t.a.xt:GcxcrO(ott]; sans. doute il. restituer dans 1406, B, 1. 13-14 : t1t")v<7JVot Xota' U1t"tpW[tov. L'brv6c;, le «four de cuisson. ou «fourneau. domestique, est assimilé par diverses scholies et gloses aux termes qui désignent le trou d'aération et d'éclairage J. Par là il se distingue du mot brvwv, qui ne se rencontre qu'à Délos, dans des lisles de bâtiments du Ille siècle. Un peu plus de la moitié des domaines ruraux possède un brvwv. Les hiéropes spécifient à l'occasion que cet hrvwv, qui est souvent loué «sans portel, se trouve dans un jardin (Kérameion)', ou qu'il est soutenu par un poteau (Charoneia), et qu'on y procède à des réparations. La mention de nlrv6w est fréquemment rejetée il. la fin de l'énumération des bâtiments du domaine, sans que l'on puisse en percevoir la raison exacte, landis qu'à Panormos, on le note entre le pailler et Je • petit étage., enfin, dans une ferme située il. Mykonos, il est placé entre la bergerie et l'andronion, et pourvu d'une porte. D'après tous ces détails, et la formation du mot à l'aide du suffixe locatif -wv, l'brvwv est manifestemenl un local ou une construction particulière contenant le four (angl. bake-house), et non une cheminée ou un dispositif permettant l'évacuation de la fumée et qui se trouverait relégué dans une pièce ou il. l'angle d'une cour. Sur le terrain, il. quoi peut correspondre, concrètement, un brvwv 3 ? La question se complique du fait que dans la Grèce antique, la cuisine ne nécessitait pas une pièce spéciale: quand on ne se contentait pas tout simplement de réchauds portatifs - ce mobilier en terre cuite dont de nombreux fragments ont été retrouvés à Délos - , ou encore de petits fours sur pieds, en deux parties favorisant une circulation de l'air chaud', le fourneau fixe pouvait être caractérisé par un dÔme en terre avec une ouverture sur la face, ou encore un conduit de cheminée plus ou moins large, qui n'est souvent qu'une section dans le plafond, au-dessus ou il. proximité d'une table de cuisson faite d'un bloc avec une cavité, comme dans la reconstitution des «cuisines. des maisons 0lynthiennes 5 • Un passage de la Samienne de Ménandre suggère
(1) Voir V. SVORQNOS-HAIJJIM"ICHALl5, • L'évacuation de la fumée dans les maisons grecques des v' et Iv" siècleu, BCH 80 (1956), p. 483-506, surtout p. 502sq., oi! sont citès: lillrpocration, •. v. t,.,.(,~, -ro !,-œyc~pcill", ~ l«.t~6K"), ~ 6 'PlX\/&;. Mépo~ on T'ijç olxlo.ç Tl. Mr61U"ll" ttlXjl' ~fli~ l''''Y~'p~io~, tirn.., al KUp~ l~ -9j ><&:!,-~\IO~; Hésychius, s.~.lTtV6<;: K.i!,-~\IO~,
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même l'existence de cuisines sous un auvent.: Et ..oum&:v~ov XIX"&:G"~OV, est.-il demande v. 75~76. Peut.-êt.re les lat.tes ment.ionnées pour l'[me:; délien, dans 204, 1. 40, étaient.-elles dest.inées à une sorte d'auvent au-dessus du four? Il est notable que les publications déliennes ne mentionnent que rarement, et toujours avec prudence, des cuisines. Reprenant les réserves de Chamonard, Delorme a cru reconnaître une cuisine dans la pièce A' de la Maison de l'I-Jermès, car elle possède un pavement, elle est à l'écart du centre de l'habitation, elle abrite un évier' : mais il n'est pas question, ici, d'un four ou d'un foyer fixe, cette pièce serait plutôt un espace destiné à la préparation des aliments, la cuisson ayant dû se faire avec des rèchauds portatifs 7, ou dans un four fixe situé ailleurs comme aux abords de la Maison des Comédiens, où le four (un dôme de terre effondré) se trouve dans un angle de la cour BK '. Pour sa part, Ph. Bruneau a interprété comme une cuisine la pièce A 1 dans la Maison des Tritons, qui conlenait, sur un sol en terre battue, deux fours en terre et un réduit, le puits étant dans la pièce voisinee: ce type d'installation pourrait effectivement être qualifié d'tmlcil'ol. La fouille récente de la f ferme aux jambages de granit. 10 paralt., elle aussi, avoir permis de mett.re au jour un t7t'o'wv. La palOtas donnant sur la cour k de la ferme est. bordée par une colonne dans le prolongement d'un muret., elle formait ainsi un petit. local sans doute couvert. de tuiles. On y a trouvé des éléments de réchauds mais aussi, dans un angle, un foyer fixe, et. dana l'angle opposé, sur un socle de granit., un four conique en t.erre et f fragments de panse d'amphore disposés en corolle •. Dans un domaine agricole, l'exist.ence de l'tmlWV se justifie par la nécessit.é de nourrir un nombre relativement. important de personnes; il Yavait certes plus à cuire ici que dans la plupart. des maisons urbaines, où un équipement léger pouvait suffire. A côté de ces !7t'o'i:)'oItç, Délos a encore livré, dans le Quartier du Stade, une installation complexe qui pourrait correspondre à un véritable restaurant, d'après sa ressemblance avec les comptoirs de quelques boutiques pompéiennes (pl. IX, JO) 1\.
LTr1'b8po~O'li, b
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(6) BCH 77 (1953), p. 451 et n. 3 (7) Qui J!'Ouvaient, au bellOin, être transportés à l'étage: en erret, dans la Maison des Sceaux, G. Siebert a trouvé à l'étage de la vaisselle de cuisine et de table, avec des amphores stockées (Bef! 112 [1988], p. 763). On imagine bien des repas à l'aide de .barbeeueSf sur les terrasses, comme aujourd·hui. (8) EAD 27, p. 10, pl. 2. (9) EAD 27, p. 98. (10) M. BRUNET, BCf! 113 (1989), p. 754-759, et fig. 14, 19.
(11) La destination de l'installation visible dans l'habitation BIde l' Insula 1 du Quartier du Stade, constituée par une maçonnerie rassemblant quatre foyera qui communiquent entre eux, et possédant une ouverture pour le tirage, restait neanmoins énigmatique pour A. PLASSART, BCf! 40 (1916), p. 170; il est certain que les ouverturell percées dllnll dell dallell de gneiss recevaient des rédpienUi, mais était-<:e pour des alimenls ou pour les mixtures d'une teinturerie? Enfin, on ne se laissera pall abuser par le grand four (de potier?) à l'angle Nord-Oueat de la salle Sud de la Palestre de Granit, sana doute postérieur à la phase d'activité de l'établissement: DELORME, EAD 25, p. 37.
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1..32: en 250 av. J.-C., location 'Toti !1mo8p6jJ.ou, 1. 78 : 'TOLC:; ŒplXa~v tx 'Toti 'hmo8p6fLou T1Jv v~(o)x6pov 'Toti KlXp1XTT(OU o(xou, 1. 143: état des lieux du domaine dit 'Imt68pOfL0C:;; 352, 1. 12: location TOti 'hnro8p6jJ.ou; 1417, B II, 1. 114: au milieu du Ile siècle av. J.-C., location du X1jl'tOV TOjJ.7t'p6npov 7t'p6aoV't<X 'TW~ 'l1t'1to8p6jJ.wt. &+«aL'i :
ligne de départ: voir ci-dessus, et 104-11, A, J. 17-18 : location de
l'Œq;{ca~c:;.
Dès le IVe siècle, un lieu nommé '11t'1t68pojJ.oc:; figure parmi les domaines d'Apollon. D'après la manière dont est formulée la location, il semble qu'il se constitue en réalité de trois parties 1 : l'Hippodrome proprement dit, l'Aphesis, ou zone située aux alentours de la • ligne de déparlt, et un .jardinlt, x1j7t'Oç. L'aphesis est même, il un moment, louée seule. En tout cas le mot tmr68pojJ.oc:; n'apparaît jamais, à Délos, dans le cadre de jeux, comme on pourrait s'y attendre d'après notre moderne .hippodromelt, qui évoque immédiatement un grand bâtiment elliptique à gradins. Même la mention de la ligne de départ, qui existe dans les hippodromes comme dans les stades grecs!, ne doit pas tromper. L"I1t'1t68pojJ.oc; délien est une propriété d'Apollon parmi d'autres, plutôt modeste, avec une porte donnant sur une cour, et des locaux pour les bêtes; d'après cette description qui nous est donnée au milieu du Ille siècle, ce domaine se consacrait pour l'essentiel à l'élevage. Ainsi se confirme ce que les savants intéressés par le sport ou les spectacles du cirque dans le monde gréco-romain avaient déjà eu l'occasion de remarquerB : au contraire du circus romain, l'hippodrome grec n'avait pas en principe de structure architecturale fixe, c'était, depuis le témoignage des poèmes homériques, un simple champ, marqué par quelques bornes qui devaient, au moins pour une part, corres4 pondre à l'Œ1pca~c:; délienne f . Il était naturellement assez vaste et suffisamment plat pour convenir de temps en temps à des courses de quadriges ou de chevaux montés, les spectateurs pouvant s'installer sur une éminence voisine, mais dans l'intervalle de ces jeux d'origine aristocratique il était banalement loué et mis en pâture. Le même phénomène a été signalé pour des stades, qui présentent pourtant un encadrement architectural: ainsi à Livadie, où, vers 205 av. J.-C., sont notées les recettes de !'arrermage du stade, après la célébration des Basileial>. On peut considérer que l'hippodrome d'Olympie nous est à peu près connu, grâce à une description de Pausanias; il avait des bornes de demi-tour ct des portillons de départ'. Au Ille siècle av. J .-C., une inscription de Delphes parle aussi des kampleres de l'hippodrome 1. Seul J'hippodrome du Mont Lycée, en Arcadie, est encore bien visible dans la courbe naturelle du terrain, il y avait même des gradins pour les spectateurs, mais la ligne de départ n'a pas été retrouvée 8. Quant à l'hippodrome délien,.sans doute aménagé peu après la purification de 426', sa situation a longtemps été controversée. C'est en cherchant une large bande de terrain point
(1) J. TRSHEUX, Bull. êp. 88, 873. (2) Cf. DcnY8 d'Halicarnasse, Ani. Rom., VI, 94: ml 'l'OV IJ.CYla'I'ou [mmap6l.l0u ~PI.ldO'I'I, Ù1\'tp ~Ù'I'",ç '1'.7.1; li
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trop accidentée, dépourvue de ruines, et en tenant compte de la présence d'un X~7rol;, qui invitait à ne pas s'éloigner de la basse vallée de l'Inopos, que Ph. Bruneau a finalement opté pour la zone à l'Est des palestres: «une très vaste esplanade, limitée par un puissant mur de soutènement, probablement archaïque .10 (pl. IX, 31 et 32). Cet hippodrome a pu à une certaine époque être désaffecté, car au Ile siècle av. J.-C, il n'est plus question que d'un «jardin proche de l'ancien hippodrome •. J, Kent a même pensé 11 que les courses de chevaux avaient déjâ eté supprimées sous l'Indépendance, les Apollonia ne mentionnant pas de prix pour les vainqueurs à ce genre de courses; il rappelle aussi que dans un contexte de dépenses pour des bâtiments, les hiéropes signalent qu'une néocore fut exhumée dans l'hippodrome, il en conclut que ce lieu devait faire en 250 av. J.-C. l'objet de travaux de construction. Néanmoins, un compte de peu antérieur parle d'une course tmno\J (203, A, 1. 67), et l'exhumation de la néocore a pu se faire en bordure de l'hippodrome, sans impliquer à coup sùr l'abandon des courses.
LcnO~
: voir fAO..o.8pov
'ax_8upov : voir 8upu
ka.Ao.fAl~ : (petit) roseau, (au pL) claies de roseaux: 144, A, 1. 61 : en 304 (?) av. J.-C" l«lÀa./Ltatç (...) cù;; Tèw i:axa.pwva., 1. 62 : 1ta.plXxo/Llfa)a.{at T)OC ycTaa. l«lt 'fOCl; XlXÀa.IJ.Taa.Ç XIX! 'fOCç È1n6À~'fa.ç ; 145, 1. 22 : prix riil; l«lM./LTaol;, 3 dr.; 156, A, 1. 28 : 2 xa.Àa.P.i'8cl;, 4 dr. 3 oboles, 1. 32, Xa.Àa.P.tl;, 1 dr.4 oboles; 182, 1. 5-6 : dans le gymnase, xIXÀClp.it:8IXç; 204, 1. 39 : en 268 av. J .-C., 4 XlXM.P.i'8CÇ, 4 dr. 1 obole; 219, A, 1. 52; 366, A, 1. 36 : vers 207 av. J.-C., achat de bois et de XIXÀIX. pour la Salle hypostyle, 1. 40-41 : 130 XIXM.. pour 1 dr, chacune, 1. 49 : livraison de alp'lxtaxouç, XlXM.lJ.talXl;, et xCPIXP.t8a.l; ; 369, A, 1. 16 : livraison de tuiles et de XlXM.P.TaCÇ.
k4AC1JlO$: roseau: 144, A, 1. 81 : sur le Temple de Déméter, X«ÀIXP.OV
~Tl:teiv'ft.
Les troseaux. sont souvent notés dans les comptes des hiéropes, avec d'assez forts écarts de prix jusque dans un même texte, qui peuvent s'expliquer par des variations de qualité et de taille. Mais y a·t-il une réelle différence entre les termes xa.Àa.IJ.(ç et x«Àa./LOç ? La valeur diminutive du suffixe -t8- n'apparaît pas clairement. On notera surtout une plus grande fréquence de xa.À1XP.tÇ, qui peut être traduit, au pluriel, par .c1aies de roseaux., et s'applique à l'emploi architectural du matériau, alors que XMIXP.OÇ est simplement la désignation primaire de ce matériau aussi solide que souple 1. (10) GD 75, et BCH 103 (1979), p. 91-92, où l'auteur revient ~ur ce qu'il avait admi~ en 1968, dat.e il laquelle il pensait que l'Hippodrome avait Hé déplacé et (lue sa localisation demeurait incertaine. Dans BCH 45 (1921), p. 531532, il eat question, sur l'emplacement aujourd'hui retenu, d'une _tribune présuméu, en granit, et d'éventuels restes de .stalleso: ces remarques n'ont pas, pour l'instant, reçu confirmation. (11) KENT, Temple Eda/eI, p. 255-'256, n. 30, (Î) Cf. BEKKI>Il, Anec, Graeca, 269, 25 : l«l>'«I'<3a.ç, d.ç w. Mytll"-/;VŒ<; wH_., hui Œ.ro ..w ..... v yl...l......., • ~ 'mù.; &.]),,,..où.; >t<Ù6.1'''U<; ,"où.; ~P(>. aWalf(Jl"-"v ,"wv ~M'I6laWV l«lu
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A Délos, les roseaux sont toujours attestés en rapport avec un loit. Au relevé que nous donnons, déjà suffisamment explicite, peuvent être ajoutées quelques précisions; dans 145, la ligne precédant la mention des roseaux (1. 22) signale des bn6>.~ - comme c'était déjà le cas dans 144, A, 1. 62 - , et celle qui suit des 3oxoUç; dans 156, A, 1. 28, les X«Àl:l1-ti3cç voisinent avec l'operation de la SOp<ûGLÇ, avant d'aboutir à l'apport de .petil.e8 poutreu, SOXl4. Ces roseaux font donc partie de la dernière couche du loi t, au voisinage des tuiles. €ventuellement placés au-dessus des bn6>.iynl; qui formaient voliges', ils constituaient un matelas isolant sous les tuiles de terre cuite, dont l'erficacité était augmentée par la couche d'argile de la SOpwau;'. Leur emploi est également connu à Delphes', et a subsisté jusque de nos jours. ICcUU~~, TO (1Ta.pa.KcUU~~a.,
Ta)
pelile planche de revêtemenl : 144, A, 1. 42 : en 304 (1) av. J.-C., dans l'Oikos des Déliens, Tijt 30XWl XlÎÀUfJ.1Ul1ro\TJGIXY't"t; 145, 1. 12, pour couvrir les Propylées, ~UÀIX dc; [3]6xux xa.l aql'ij~)U1.t XlXÀÛI-tIUl't[IXJ; 15fi, A, 1. 72 : peu avant 282 av. J.-C., dans la palestre, Tà. XlXÀUJ.LJ.LIXTIX xlXl T'OÙ/; a'f/~)U1.C;, 1. 82; 1416, B l, l. 9: au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans des instructions données à des loeataires,
1TClfKLKCUU......U :
bois IEk
coffrage: 442, A, 1. 229 : en 179 av. J .-C., pour les portiques de l'Hérakleion, du TO :ItlXprt TIX'ü; xoupa.'ü;.
T[ôJ1t«pIXXŒ>.u~
Formés sur la même racine que le verbe XlXÀU:ltTW, les XlXÀu!J.IUl"l"1X ne peuvent être que des • planches de revêtemenlt. Dans la pratique, elles sont utilisées à des fins diverses l . Le plus souvent, il doit s'agir de voliges t interposées entre la charpente proprement dite et les tuiles, et dans ce cas, il est malaisé de les distinguer des hn6>.~ : dans les consignes données aux locataires des. immeubles sacres l, l'emploi de è!J.6>.iJç (ou btt6>.iJc;) sur le même plan que x.&Àul-4o'-IX dans 1416, B l, 1. 9, peut s'expliquer par l'allusion à une planche de revêtement d'un autre type, peut-être un coffrage ou un planchéiage plutôt qu'un couvercle de caisson de plafond, car le terme tplÎT'lWIUl, donné dans la même énumération, doit en principe désÎgner l'ensemble du caisson 3. Encore que Photius assimile les )U1.ÀÛIA-IA-IXTIX à des tpIXT'lWIA-IXTIX, en renvoyant à Arislophane '. (2) Pour VAI.LOIS, Archilec/uNl TI. 2, p. 401-402, leal,n6).~ devaient être placêt aur leal«Ù.Oll/-'i&;, S8na doute paree que Iel! premiel'll sont moins chel'll que Iel! lleeondea - ce qui en l'occurrence ne signifie rien, car la matiêre n'est paala même-, et peut-être aUMi d'apm l'énumération de 144, A, 1. 62. Mais nous Nlvons par maint8 exemples que les inscriptions ne 8uivent pat néce88airement l'ordre de la con,tl"Uction lonqu'elle. donnent une liste de fournitures. De son côté, H, LATTRIl/olANN, BeR 32 (1908), p. 291 et 301-302, voit bien \ea rotleaux clouét sur lea voligea. (a) RoU!l(, Amphic/ionü:, p. 214 : ton interp
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Dans la description du plafond du Pythion, le mot xocÀufolfoloc se rapporte sans aucun doute possible à un couvercle de caisson, dont sont donnés d'autres exemples dans les comptes de l'Érechtheion et ceux du Temple d'Asclépios fi Épidaure 5 • Largement ventilé par des fenêtres et un lanterneau, le plafond 1 du Pythion devait souffrir des precipitations, et il fallut assez tôt remplacer les • parties pourries. des caissons, O'tG1]Tl:OTIX, par d'autres «neuveSl, XIXtVOC. Enfin, le composé Tl:IXPIXXOCÀUfol(J.!X doit s'entendre précisément d'un coffrage le long de certains. abouts de poutres., XOUpIXL. Cette acception ne se ren'contre pas ailleurs. Le mot se disant en général de tout ce qui couvre, il peut aussi désigner un rideau ou un voile, au propre comme au figuré'.
ICcV.UTr""P,
0
(~U>"W8plQio'i)
lCo,>"UTr"ftlP : (luile) couvre-joint: 203, A, l. 45 : en 269 av. J .-C., "t"à.l; XEplXfol(31Xl; XlXL "t"oùl; XIXÀUn:-rijPIXl; d'O "t"à. Âw3txoc; 287, B, 1. 154 : 114 xocÀ. non employés; 372, A, 1. 163 : réception de xtpIX. et XIXÀ. (de même, 400, 1. 43); 403, 1. 7 : tTl:t6évn xoc(Àun:Tijpoc'O?, L 39 : xtpIX. et XIXÀ. ; 439, b, 1. 22 : dans l'inventaire de 1'0ikos des Déliens, XIXÀ. ct Tl:OCP&:pou<;; 440, A, 1. 79-81,83-85,90; 444, B, 1. 109 : en 177 av. J .-C., XtpIX. et XIXÀ. ; 456, A, L 4, 5, 6 : réception de XtplX. et XlXÀ. ~U>"W8plQio'i : en forme de pierre de meule: 456, A, 1. 4 : en 173 av. J .-C., réception de XtpOCfol(OIX<; et XlXÀUn:TijPOCl; foluÀw6ptoc(ou'O.
Les couvre-joints. Les hiéropes distinguent toujours soigneusement les üuiles de dessous., xtPlXfol!3t<;, des • couvre-joints l, xocÀun:Tijpt'O. Formé sur la racine de XlXMTl:TW, avec le suffixe -TIjp qui a pu donner naissance fi des noms d'objets, xlXÀun:TIJp est le terme employé dans tout le monde grec pour ce genre de tuile (pl. X, 34) 1. Dans la couverture de type laconien, le couvre-joint était de profil curviligne, comme pour 1'0ikos des Naxiens z, tandis que dans le type corinthien le profil extérieur était pentagonal, comme dans des maisons d'habitation mais aussi nombre d'édifices civils ou religieux 3. On sait qu'à Délo"" les tuiles étaient en général achetées par 'pairel, Ce:UYOl;, celle-ci comprenant la tuile de dessous et le couvre-joint correspondant; notons que les 114 xlXÀun:TijPIE'O signalés en 287, B, L 154, pour être restés inemployés, provenaient vraisemblablement des 255 paires acquises la même année, d'après 287, A, 1.111·114. Existait-il sur l'île des pièces où le couvre-joint et la tuile de dessous ne faisaient qu'un? C'est ce que laisse supposer l'expression xtpocfoll<; bdCuyo<;, employée à propos de la toiture de la Salle hypostyle, dans 366, A, 1. 21 et 23. 11 est possible d'y voir, soit un simple êquivalent ou une variante de la formule Xe:POCfolLOWV
(5) CASKt;y dllns STEVENS-PATON, Tht Eruhfhtum. p. 353 fig. 189, et p. 366-368. Pour f:pidaure, voir IG IV', 1, 10'2,1. 57, 58, 68, 77, 267, 271. oiJ l'on précise qu'ils sont, selon le ClIS, Ilvec ou sons figures. (6) En bois et mllrbre? VALLOIS, Archilulurt 11, 2, p. 400 n. 4, pense en eUet que seules les plinthes et les moulures étaient en bois. les dalles du couvercle étant en mllrbre, Cllr ces x!Ù."fLl"a:ra. sont distingués du resle. (7) Exemples en littérature, dllns LSJ. (1) On le trouve une seule fois il ~pidaure, à propos d'un enduil sur les couvre-joints: XII]).unTilP....V 7rpŒC'\"pv XQ'Viot.,f~v .•. , d'après BUIWOIlD, Nolt., p. 315, 1. 5. (2) P. COUIIBIN, EAD 33, pl. 15 et 62. (3) EAD V1J1, 2, p. 319 et 320, fig. 196 el 197.
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l:cVrOç;4, Soit plutôt un type particulier, ou la tuile plate ferait corps avec son couvre-joint: si la formation du mot bdl:~ç; plaide en faveur de la pièce unique, contre celle hypothèse, retenue par Vallois·, il faut rappeler que la fouille de la Salle hypostyle n'a donné que des tuiles plates du type couranl el une tuile d'arètier', Il n'en demeure pas moins que la pièce unique, dite 4tuile à couvre-joint., existe â coup sOr ailleurs: déjà allestées dans l'épigraphie attique avec l'expression fxoUO'GU TÔV (x]IlÀU7t'rijpll ~YI:fJ.6VI:ç; 7, des tuiles de ce type, aussi bien en terre cuite qu'en marbre, ont effectivement été retrouvées au cours de fouilles en plusieurs points du monde grec, alors même que ce modèle devait être plus fragile que la tuile simpleS.
Un type particulier de couvre-joint, Tandis que les inscriptions attiques donnent le nom du I:couvre-joint à antéfixe., xcùmtT'ijp tiv6tILWTOt;' (pl. X, JS), celles de Délos livrent un hapax dont le sens est loin d'être évident: lLuÀw6PWOÇ;, dèrivé de l'adjectif fJ.uÀwOpbç;, .qui concerne la meule •. L'hypothèse de Vallois, qui y voyait une pièce en lave comme les meules gisantes de Délos, laisse sceptique 10, et l'on peut préférer comprendre que ce couvre-joint est, en forme de pierre de meule, Il. A partir de là, il est possible de considérer que ce couvre-joint est concave, et de l'interpréler comme une pièce de noue - c'est le parti que prend Durrbaeh dans son commentaire aux ID -, ou d'opter pour l'interprétation d'A. Jardé, qui relourne ce couvre-joint pour en faire une tuile faitière, en forme de selle II; toutefois, afin d'arriver à ce sens, Jardè est obligé de corriger fJ.UÀWOptlX(OUÇ; en fJ.1I:).1l6p~IX{OUÇ;. Mais outre que toutes les meules ne sont pas concaves, les rouilles montrent que bien souvent les tuiles de noue ne se distinguent pas du type courant de couvre-joint, tout simplement retourné Il. Aucune interprétation n'est donc vraiment satisfaisante 14.
I(cLÀX'l. "
(I(piww, TÔ; XCÙl.I(Lov, TÔ) I(cLÀX'l : raselle : 161, A, 1. 73 : en 279 av. J.-C., sur le plafond du Temple d'Asclépios, "t'r1 MuXWaIXvn. xo{t] 't'à.ç; xtiÀX~ XPUO'WO"IXV'ft, 44 dI'.
xp('IIl.
(4) Voir la rubrique llCp«,",~, infro.. Le prix d'unt! >U:PIZfLU; bt!~u-roc est il (leu prèllie même (lue celui d'un "'P"lll&,;,~ ta\i-yoç (5 oboles). (5) Archileclure 11, 2, Il,377. (6) gAD 2, p. 4243. (7) IG Il', 1627 b, 1,300, Ce !!ont ici de- tuile- d'êgout, non de. tuiles courantell. (8) RHerences dans OHLANOOS, /da/tri(Juz de œnliruclion 1. p.92 n. 1 et 2 (Acropole d'Athènes, e:leusis, Delphes, Calydon, Corinthe, Trézène, Olympie, 8assae). Voir auasi O. WIKAIŒlm, ,Ancient Roor-Tiles, -US(! and Function', Op. Ath. XVII (1988), p. 200-216. surtout p. 211 (,Combination Til",), N. K. CooJ'RR, The lk~lopmenl of Roof Rt~lmtnt in I~ Ptloponnut (1989), p. 20-21, et. N. A. WINTRIl, da nI FinI Inttrnalion(J1 ConfU't!net on Archaic Gr-uk An;hiltdural TtrNKOlltu, IIt~ptrio 59 (1900), p. 18-20 : ce type est inconnu dans le s).,t.eme laconien, On y ajouul1I le cas particulier des tuile- l1Iyonnanle!l de la Tholos de Delphe-, avec 1,2 ou même 3 couvre-joints tlillea dans le mê.me bloc: G. Roux, BeH 76 (1gel2), p, 442-483. (9) IG Il', 1627,1.310, et. 1677 b, 1. 306, jNIr allusion à la jNIlmette qui Be drel!le sur la plaque de fermet.ure de ce eouvl'&-joint. de rive. (10) An:hil«lure Il,2, p. 376 n. 3 : il dklare avoir vu dans la Paltfltre de Granit. un opelit.eouvre-joint. fait d'une matière noire analoguee. Ce doit tout de même ê.tre une exception. (11) DRONNA, gAD 18, p, 124: ,Les complet de 173 menlionnent des X<Ù.'J'7t'rij~ ,",u)"t.t6pu.l!ou.:;, tuiltll creu!1e9 lIervant.li l'koulement dtfl eaux; leur nom indillUe qu'elles rap(lelaient 111 forme de ce1I meuletus primitiveso, (12) DAGR, '.11. Tutum n, 6. L'inleqlrétation est n:pri!le par MAI1TIN, Manuel, p. 75. (13) Ainsi il Thasos: voir Y. Gn"NOJ""N, Tluhuche• • ur l'habilallhasien (1988), p. 31l1. (14) Voir les n:marques de M.-F. Billot Il ce sujet dans G1NOU"f;:s-M"'lTIN, Dictionnaire mtlhodique Il, p, 180 n. 159.
-181m~lal : 290, 1. 56; 366, A, 1. 3 : vers 207 av. J.-C., sur le plafond du lœÀxlor. Tà. ('It"It1tOJ-nlxm, 84 dr. et 3 oboles.
xc:L>.l(loY : (pe.lile.) rose.l/e. e.n Néorion,
èmaxw«aGU T«
I(p(yoy: (orne.me.nl e.n forme. de.) lys: voir I(6.ÀX'I, ci-dessus. On sait que l'épistyle du Trésor de Siphnos l , celui du Portique des Caryatides, ainsi que les monLants et le linteau de la grande porLe Nord de l'~rechtheion, sans oublier certains caissons de plafond, étaient ornés d'appliques Rorales ou • rosettes. dites, dans les compLes de construction du b:\Liment, x4ÀXl'J ou lful'J'. Tout en étant d'abord le nom du murex, wXl'J désignait aussi une fleur très utilisée par les Anciens pour la confection de couronnes, le chrysanthe.mum coronarium ou marguerite couronnée'. Transcrits dans le marbre, ces ornements floraux bénéficient d'une dorure qui devait se faire avec des .feuilles., r.hllÀ«. De même, aux caissons du plafond du Temple d'Asclépios il Délos étaient suspendues des X«).XIII pour lesquelles on paye un bon prix la dorure. La formule se retrouve à Épidaure, pour le décor du Temple d'Asclépios: X«).XIX~ xlll rXO"'t"!PŒI; XpUo"WcrIXI~. Mais il Délos, au lieu d'étoiles, ce sont des ~lylU, xptV(l, qui sont associés aux rosetLes, et par souci de réalisme on les .bI3nchilt, ),cux6w, avec une fine couche de stuc ou de lait de chaux. Le plus beau décor de plafond de ce type est conservé dans le péristyle de la Tholos d'Épidaure, où jaillissent d'un bouquet d'acanthes, d'une part des lys, d'autre part des rosettes, qui diffèrent de celles appliquèes sur le cadre de la portel, Quant au mot XœÀx(O\l, il signifie habituellement. vase", récipient. en cuivre ou en bronze, mais dans la pratique il peut s'appliquer â tout objet en mêlai'. Si bien que dans certains cas, lù.xLo\l peut être considéré comme un diminutif de WIl'J pour désigner des rosetLes qui cetle fois doivent être en métal, mais ne sont pas nécessairement plus petites que les xiÂIllt; comme souvent en grec, il n'est pas certain que le suffixe -10'11 avait véritablement ici une valeur réductrice. A Épidaure, des lœÀxlor. sont associés il des feuilles d'acanthe 7, c'est pourquoi la traduction. rosetLe. a généralement Hé reLenue. A Délos, des XlXÀXlor. sont tombés du plafond du Néorion et il faut les réparer: cetLe fois encore, il doit s'agir de fleurons .
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l(u.,uipG : voûte. : 1893 ; au Kynthion, consécration de ri)... Xa:fLdpŒ'II. arc (?) : 1839, 1. 9~1O; en 115-114 av. J,-C" sur un claveau, consécration au Nymphaion de TYj." ~ŒÀtôlX xIXl TO OÛPWfJ.IX;
+c:L>.lS : -
u Trisor de Siphrlf», p. 157 et 100. (2) CASKEY dans STEVENS-PATON, The Erechlheum, p. 364, avec un dèvelop()ement que je rtprends en partie ici. Le noLt.emenl des COllllOnllell .'ellplique pllr une mélalhke d'aspiration (mais on trouve également X&),10.., pIIr Il!Iliimilation). (3) AÎns; que l'éerit DiOlCOride (IV, 58): lPUO:b80llo~ ~ X.uu..;, Belle reproduction dans Il. BAUMANN, Le oouquel d'Alhino. Ln plan~. dan, /0 mythologie d forlgne' (1984), p, 8& et lig, 162. (4) IG IV t , 1. 102, 1. 83. (0) Illustration dans La Griu Clonique (L'uniNrt du (ormn), p. 64, lig.~. (6) Méme en plomb, comme le aign:.le 8. ~h-:n;;n, d.nl ,XÙJlw., XiVJdo., IO"~ el XdxLcr. X~., Alli IUJ XVII Congnuo Inkr. di Papir-ologia (Naples, 1984). Ill, p. IJ03.I3OB,. propoa des chudièrea (xdxci«) pour le bain, (1) DAUX-IIA.NB!':N, FD 11,
qui d'.pm les papyrus 'laient. en plomb, au moins' partir du mO liècle av, J.-C. Elle nppelle auui que .dk Homere, x.ù.>ccG< et. x~ ligninent. (~'WI et. (~, tans ..ererence exelusÎ'IIe au cuivre ou au bronu •. (7) IG IV l, l, 102, 1. 242. Le l.uilron d'ORI.-'ND05-TR,,"VLOIUdopt.e. tort. pour celle ligne l'orthographe xùx"'~, et. la donne encore pour plusieun paillages des ÎnscriptÎons de Délos, qui portent xù.ldoY et. ne concernent pas, â l'exception de 366, A, 1. 3, des .rosetle", architecturales. En ..ealité le mot xùX"'" n'est attesté que comme aeholie littéraÎre, au sens de .neur couleur de pourpre •.
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passage voûté (?) : 2310, 1. 8 : en 96-95 av. J .-C., sur le mont Cynthe, consécration de t"o] fJ-Œytpéov [XŒL "l"oX]" "l"pŒ1t"éÇOt" XOtl TYjv 4
Kamara, la voûte. C'est vers 80-60 av. J.-C. qu'un Italien a fait les frais d'une XOtfJ-OtPŒ dans le sanctuaire de Zeus Kynthios, et la dédicace a été gravée sur un «petit bloc de marbre blanc trouvé au sommet du Cynthe&, d'après le lemme des ID. A. Plassartl a rapporté le texte à quelques marbres incurvés, dont une clé de voûte figurant une étoile, et qui, assemblés en plein cintre, ont pu former l'arc de tête de cette voûte: ils ont été découverts sur le versant Sud-Ouest de la terrasse, là, sans doute, où s'élevait cette kamara, dont la structure exacte et la destination demeurent inconnues (pl. XX. 66. a-b). En dehors de cette dédicace, il n'existe pas d'autre attestation, à Délos, du terme XotjJ.OtpŒ, alors que des 4
Les diverses nuances de q;a.).lr:;. Alors que la signification globale du synonyme 4
(I) EAD Il, p. 112, avec dessin !!ommllire. (2) D'après Hésychius : 66).0" xupk..>, Io'h ","~pol, • tholos: e"llctement une voûte.; Pollux, X, 52 : d, ai x,""o:""'cr" _1 otty
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anncau fermé, d'où, en architecture, le sens de ,collier en métal, pour des colonnes', et surtout d'arc dièdre ou d'arc brisé, qui a engendre celui de .voûte ou galerie voûlêe - qu'elle soit en encorbellement (angl. corbel vault), une technique ancienne et relativement simple, ou en berceau (angl. barrel ou tunnel vault), une technique plus complexe qui nécessite une ,clé de voûte, - , et même le sens de niche. L'emploi relativement fréquent du mot ~k, à Délos comme en dehors de l'Ile, illustre bien toutes ces nuances de sens. Sophocle utilise le mot à propos d'un égout', et Platon pour un tombeau souterrain l'. Et les grottes artificielles ou caveaux voûtés servant de lieux de culte dionysiaques sont normalement désignés par les termes livrpo'l, ardjAcuo'l, [J.U16ç ou ~ClÀu;Il. Les galeries voûlêes ou vomitoires sous les gradins du théâtre. sont aussi dites ~ClÀl3cç, comme le montrent une inscription d'Aphrodisias Il et une remarque de Pollux, IV, 123 : Idp'lSi 6~a:t"pou mû,k x~d ~ClÀ(ç, 'parties du théâtre: la peLite porte et la galerie voûtée •. La psolis mentionnée pour le stade de Delphes est interprétée par P. Aupert, à la suite de J. Pouîlloux, en tenant compte de l'emploi du mot pour les théâtres et en se remémorant le passage voûté à J'entrée du stade d'Olympie, comme un ,passage voûté provisoire. pour entrer dans ce stade 13, une construcLion légére en bois il laquelle J'arc de triomphe d'Hérode Atticus devait donner un aspect définilîr. Enfin, de même que xo:!L&Prx, ~ClÀ(ç et ses dérivés peuvent concerner une boutique voûtée dans un portique 14. Quant au sens de niche, pour un relief, une statue, ou tout autre objet, il ressort clairement d'une inscription de Doura et d'une autre de Palmyre U.
Les psalides de/rennes. En recensant, à la suite d'Orlandos·', les multiples emplois architecturaux du mot~, Er. Will remarque que ec'est exceptionnellement qu'on peut en montrer une du doigt,!"', et que dans la majorilê des cas le sens exact est loin d'être évident. Il est bien vrai qu'à DtHos, dans la dédicace 1839, l'association avec le mol Wpw[J.4 fait a priori plutôt penser à un arc surmonlant les jambages, et Vallois va jusqu'à traduire l'ensemble par, une porle arquée et des vantaux" en signalant que la pierre ainsi inscrile, eplus haute il droite qu'à gauche, est. sans doute un claveau ,li. Mais le fait que nous nous trouvions dans un sanctuaire des Nymphes, où (8) Dans la &pianl~, Ez., XVII, 10-11 (exemple cité 1)llr J. Taillard3t, qui signale également des ~ ou _"nneaux m~talliques. dana Ezod~, X XX, 4). Cet! cercles ne doivent plIa être confondus avec les IlnneleIA du chapiteau dorique, dant le nom en grec noua reste inconnu. II faut donc corriger ce qu'écrivent GINOUVll:8-MAIlT1N, Dictionnaire mélhodique l, p. 152 n. 162 {en (Ilit, d'lIprès LSJ): _40cù.{ç deaigne une moulure ronde soua un chapiteau, peut-être un IIstragale •. (9) Dilns sa piece perdue des 1.AlC(Wlll~, fr. 338 Snell, 367 Pennon (cité pllr Pollux, IX, 49): tTI"~~ 3'la",;t.C" 4oor,).E3«, _naus llvons pénètrè dans une étroite gillerie voûtée.. (JO) Lois, 947 d : &lJx.,,~ 31 {mil yijc œ(,'l'OÎI; &!pylZO"~~ et...., ~l&x 'It(KlIlf,XYJ ),{6w~ 'ltoT4w~, _que le tombt!llu construit l)Our eux IIOUS lerTe lIOit une gillerie voûtée, allangée, en pierTes IlbsorbanWu. (II) E. CocHI> DI> LA Fl>flTF:, dans R«herch~. sur le. religion. dan. l'anliqui(t c1a"Îqu~ (1980, R. Bloch éd.), p. 116-117 et n. 27. (12) LI> BAJt-WAOOINGTON et FouCAnT, Voyage archéolOfliqu~ en Grice el en A,;e M"neure III, p. 371, nO 1586. (13) P. AUPEIIT, FD Il, I..e Slod~, p. 94-137 el 166-167; J. POUII.LOUX, t.i. delphiqu~•• Bell Suppl. IV (1977), p. 119. (14) En Asie Mineure, Pap. Amer. !Xh. Aillen. III, p. 112, n' 187,1.8: n;.lI"roCh -rw..1
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l'on peut s'attendre à des installations hydrauliques dans le cadre d'un caveau voûté ou d'une grolle, artificielle ou non 1$, impose de ne pas exclure totalement des sens possibles celui de grolle voûtée où jaillit l'eau, les deux mots, o./Ilx.},1811 et 6upw/l-l1, étant alors dissociés. On connaît eUectivement de nombreuses fontaines où l'arrivée de l'eau se f
(19) Voir SETTIS, Eudra e ninfeti, p. 7018q. (symllosium de Pt.olémèe 11), et notl'{l rubrique wf''P-i:o~, infra. (20) Voir les planches commodément rassemblées dans Pr. GLAslm, Anlike Brunnenbaulen (KPHNAI) in Grilchen/and (1983). (21) ArdilectuNl l, p. 106, approuvé par BRUNEAU, Cul/u, p. 436-437. (22) BASLEZ, Rtligicms orienfalu, p. 263-264. Mais l'auteur va peut-être un peu loin en voulant ijlol"ll assimiler <j>dk; et oikos, au sens de salle de banquet, (23) 1. c. (24) Er, WILl., EAD 35, p. 102 : .des niches dont la fonction pouvait être utilitoire et comme on en voit dans les maiSOnS de Dé108. Ce (lui fait htisiler à les chercher dans l'exèdre du nord-ouest, c'est leur multiplicité •. (25) Voir notre rubrique &o+ok, supra. (26) Dans EAD 28, il partir de ces cintres du gymnase, Ph. Bruneau et Ch. L1inas ont insisté sur la différence entre les arcs et les cintres: d'un côté .Ies assemblages de claveaux., de l'autre • l'évidement d'Un linteau horizontal, monolithe ou dilithe •. Et de citer quelques autres cintres déliens, jU8qu'alol"ll restés inédits. (27) Archilecture l, p. 264. (28) Références aux structures courbes dans le Cf), p. 50, et calalogue dans Th. D. BOYD, The Arch ond Ihe Vaull in Gruk Architecture (Thèse Indiana Univenily, 1976, Xerox Un;v. Microfilms, Ann Arhor, 1990), p. 35-40. (29) Détails dans BRUNEAU, Culies, p. 480-482, el pl. Il (coupes).
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également couverts d'une valUe en berceau., trois celliers voûtés en poros à l'Ouest de la petite cour de l'Hôtellerie du thélltre l l , et la salle de bain tardive de la Palestre du Lac".
Origine et diffusion des arcs et des voûtes. Le problème de l'origine des arcs et des voûles, de leur apparition et leur extension en Grèce ne saurait donc être éludé ici. Pour sa part, Sénèque refusait de reconnaître dans Démocrite d'Abdère l'invenleur de l'arc appareillé, au ~ siècle, ainsi que le rapporle Posidonios, le maltre de Cicéron. De fait, tous les savants s'accordent pour reconnaitre à ces structures courbes une ancienne origine orientale, peut·êlre mésopotamienne puisqu'on trouve des voûles à Babylone U , mais on sait que les voûtes, normalement en briques et en encorbellement (ou plutôt en «las de charget), élaient aussi bien connues dans l'ancienne Égypte", et Luckhard rappelle que le mot kamara se retrouve dans l'arabe gamar u . Les plus anciennes voûtes de Grèce sont des structures souterraines, comme celle de la Terrasse d'Attale à Delphes, .enrobée dans un remblai de terre qui compense en partie par sa poussée les poussées inverses des berceauxt; il cetle remarque, G. Roux ajoute U que «l'apparition en Grèce de la voûte en berceau de pierres appareillées, sur le modèle des voûtes orienlales en briques crues, n'est pas actuellement datable avec précision t. Th. D. Boyd a voulu ratlacher l'introduction de la voûte en Grèce aux campagnes d'Alexandre en Asie, où ses ingénieurs ont pu admirer ce genre de constructions. En réalité, les liens entre la Grèce et l'Asie ne datent pas de cette époque, el avant la tombe de Philippe Il à Vergina, vers 336 av. J.-C., on pourrait citer la voûle d'entrée au Stade de Némée, attribuée à l'époque de Philippe Il (7)17, ou encore celle de l'hérôon de Cassopé, daté «vers 350t-, si l'on acceple l'idée que cet. hérôon doit être celui du fondateur de la cité, dont le synoicisme est placé un peu avant 350. Plus anciennement encore, nous avons déjà évoqué l'emploi du terme ~«ÀL; par Sophocle el Platon, dans la seconde moitié du ~ siècle: mais s'agil-i1, dans ces deux cas, d'une «vraiet voûle en berceau ou d'un simple arc dièdre en encorbellement."? La question principale est: comment el quand s'est fait le passage à la technique du voussoir? Pour l'instant la séquence chronologique n'est pas fixée. Il est certain que les Grecs connaissaient la voûte avant les expéditions d'Alexandre, qui ont dû contribuer à la populariser. Mais il peut parallre prématuré, comme le font les auteurs de la publication des fouilles de Cassopé, qu'en ajoutant à la voûle de ce tombeau l'arc de la porte Ouest de la ville, on a des raisons de penser que ce serait à partir de l'~pire que l'arc el la voûle appareillés se sont répandus dans le reste de la Grèce, en commençant par les «lombes royales t de Macédoine. Celles-ci tiennent certainement une place de premier rang dans
(30) CHA)lONAHO, EAD VIII. 2. p. 338 et 283, lleuls exemples dans le Quartier du Th~atre. (31) VALLOIS, Arehil«lun T, p. 264 n. 6. (32) EAD 25, p. 97-99 (evoOte tur lauillt). Dans EAD JO, M.-Th. CoUILLOUO souligne IUllli l'importance du motif de l'are en plein cintre «ur les st.elel runeraires de RMnM:. (33) Voir R. Bp.5IiNVAL, T«hnolOfie de la ooûle dall' fDriMI aneiM (1984), et G. W. VAN BRCI(, _Arehes and Vaul~ in the Aneient Near Ea«t •• Scitnli/it: Amu., July 119 (1987). p. 78-85. (34) S. CLARKE - R. ENGELRACH, Anûenl Egyp/ian MafllOnry (1930), p. 18111q. ~) P. LUC:I(HAHO, Da. PrilHllhau. im plalemàiKhen und ..vmiKhM Atgyplen (1914), p. 43-45. (36) FD Il. t.a lerraue d'Allalt, p. 138 et n. 2. (37) S. G. MII.LBH, l1upuia 47 (1978), p. 84-88; 48 (1979), p. 96-103. La datation repoae tur un gnfflto nomm«nt un certain T~lelltas, dont 1« victoire aux jeux est, de rait. datee de aI.:WO av. J.-C. Miller ajoute comme indice la rorme dei leltres, mais on tait que le crilère est dillCutable. (38) I-fOEPPNER-ScHWA/'.'ONBH, lIau. und Sladl "m klu....Khtn Griedmland, p. I03-HI6. (39) E. A. FRIiORICI(SMHV'>II. AJA 85 (1981), p.333-334, penche pour la premi~re Interpretation, mais Ph. W. LF.:HloIANN, AJA 86 (1982), p. 438-440, prl!rère III seconde.
Kavav{!>, KaVWv
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cet.t.e diffusion, et. l'on admet.tra que la t.radit.ion qui fait de Démocrite d'Abdére, un Macédonien, l'invent.eur de ceUe t.echnique, doit. bien avoir un fondement. quelconque 40. Est-ce toutefois à l'influence macédonienne que l'on peut. rapporter les arcs et voütes dé liens, inaugurés dés le Ille siècle av. J .-C., et. surtout nombreux à partir du Ile siècle&!? Dans ce domaine la prudence s'impose, car la chronologie et les modalités de l'intervention des Antigonides dans les Cyclades ne sont. pas connues avec une parfait.e précision. On objectera, en outre, que les édifices ouvert.ement. construits à Délos au nom des Antigonides ~ le Portique dit. d'Antigone, celui dit. de Philippe, et le Néorion ~ ignorent les st.ructures courbes. Au contraire, le Monument des Taureaux (Néorion, ou Pythion de R. Vallois) présentait peut-être, au lanterneau du t.halamos, un arc dièdre qu'on a parfois voulu rattacher à une influence égyptienne 42. A priori, il était en effet tout aussi légitime de s'interroger sur un éventuel apport égyptien à Délos que sur une influence macédonienne, à partir de la voüte il. double pente de l'antre du Cynthe, que l'on considère généralement comme un sanctuaire fondé sous Ptolémée II en l'honneur d'Héraklès 43 ; ct par ailleurs des travaux récents ont montré que la evraie_ voûte appareillée était également bien connue des architectes égyptiens, au moins il. l'époque saïte, sinon plus tôt encore'". Pour l'heure cette question complexe parait devoir rester en suspens.
KQYWv : ~ règle de' maçon: 104-4, aA, 1. 4 : au milieu du IVe siècle av. J .-C., dans le cahier des charges du Temple athénien, xIXv[6v} ),tetv[wJt ope&.; 504, A,!. 3: en 279 av. J.-C., dans le devis du plafond du Temple d'Apollon, mot entièrement restitué; 507, 1. 11 : dans un devis pour un édifice indéterminé, 1tpàç [lhIXôlj'f"l]v XIXt xIXv6vll. ~ barre, barreau: 158, A, 1. 60 : en 282 av. J.-C., paiement à Deinocratès, qui a fait des Xllv6(vllÇ]; 199, At 1. 29: en 274 av. J.-C., dans la palestre, des clous pour "t"àv xIXv6voc et-rijv xÀ((J.IXXOC, 1. 35 : dç "t"oùç XOCV6VllÇ (à propos de portes 1),1. 59 : 16 a
Ile
siècle av. J.-C., dans un
8la.c;TJ'"lS: niveau: voir ci-dessus, Ka.VWV. Déjà chez Homère, le mot XllVWV avait des sens techniques t.rès divers, à partir de l'idée première de _bagueUe droite _1. Dans un contexte architectural il représente couramment une
(40) Ces tombes de Macédoine nous offrent. the earliest and, at the same time, the most numerous examples of the lise of vaulted construction techniques in Greek architecture., nole R. A. TOMl.lNSON, dans .The Architectural context of the Macedonillil vaulled Tamils., ABSA 82 (19S7), p. 3œ>-312, L'auteur penche nettement pour une origine macédonienne des arcs et vOI)1.es Ill)pareillés. Sur ce sujet, je n'ai pu consulter li temps K. DOftNISCH, Griechische Bogenlore. Enlslchung und Verbrciluny des griuhischen Kûlslûngewolbes (DiSller1., Erlangen, 1982). (41) VALLOIS, Archilcclurt l, p. 264sq . . (42) P. GILBl':llT,. Influence de l'art égyptien sur l'art grt<: li Délos., AIPhO 14 (HlM), surtout p. 196-199. Pour la retltitution - lrè~ hypothétique, soulevant des difficultés - de l'arc dièdre du Pythion, voir VAI.LOIS, Archilte/urt l, p.278sq. (43) VALLOIS, Archilte/urt l, p. 269sq, : après avoir rappelé que le monde mycénien connaissait déjà l'arc dièdre en encorbellement, l'auteur se demande toutefois si, dans le cas de l'arc de l'antre du Cynthe, _la courbe peu profonde des deux vel'llan\..l! ne serait pas uue imitation des modèles égyptiens, comme les I)lafonds légèrement cintrélU (p. 275). (44) S. EL-NAGGAIl, us sysUmes de couoremenf dans /'arelli/ce/ure de l'tgyple pharaonique: les (Joules (Thèse d'état dactyl.. Paris IV, 1989), Toutefois, l'auleur ne croit pas li une influence égyptienne sur la Grèce, dans ce domaine, (1) CHANTHAINI':, Dicli(lnnaire étymologique, S.(J,
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.règle. : cet outil, en général métallique, permet de s'assurer de la parfaile horizontalité d'une assise, au moment de sa mise à niveau. Des prescriptions particulières pour son emploi sont données dans le devis de Livadie : il faudra la polir régulièrement, afin qu'elle demeure conforme à la .règle-élalont conservée dans le sanctuaire'. Dans deux inscriptions déliennes, c'est clairement à cette règle qu'il est fait allusion: elle est ici en pierre (104-4, aA, 1. 4) et utilisée en association avec le • niveau t, 3146~ .. (507, 1. Il). Celui-ci est en forme de A, et fonctionne avec un fil à plomb'. Mais cette traduction usuelle pour XIX%I\I ne convient pas toujours. Ainsi dans 199, A, 1. 59 : pourquoi taillerait-on des. règleu pour les sktl1ai du théâtre, en masse, dans seize pièces de bois·? Le même compte, 1. 29, mentionne des clous fournis pour un kanon, ce qui exclut une règle. L'objet est d'ailleurs vraisemblablement en bois, comme J'escalier mis sur le même plan. Toujours dans le compte J99, on parle encore de XIX...o\lI1Ç à la 1. 35, et il semble bien qu'il soit question de portes, dans ce contexte lacunaire. Dans tous les cas - et aussi pour 158, A, 1. 60, car Deinocratès est un menuisier - , ce sont certainement des. barres. ou des. barreaux. qu'il faut c'omprendre 5, Et même les deux Xll'tÔlIllt; de l'inventaire 1409, Ba Il, l, 44, sont très probablement, d'après le contexte, de simples. barres- en bois. Le sens de • barreau t est bien attesté en f:gypte, il propos de fenêtres'. Quant au diminutif XlXYO'IIU;, dans une inscription d'f:leusis 7 comme dans l'inventaire délien 1403, Bb l, 1. 48, c'est sans nul doute une petite barre, qui sert de moulure d'encadrement pour une porte. En fait, XIX'IIWII el XllYOIIU; doivent pouvoir s'appliquer à ioule espèce de • barre t, dans n'importe quelle matière (il commencer par la tige de roseau), quel qu'en soit, dans le détail, l'usage exact. C'est ce qui explique que dans l'inscription du Prostoon de Philon il Éleusis', ltllYOIIU; puisse se comprendre comme l'assise moulurèe, de faible épaisseur, qui forme antilhéma derrière les triglyphes.
KG'"!).t:Wv :
voir
KUTUYWylOV
souterrain (adj.) : 156, A, l. 33 : peu avant 282 av. J.-C., dans l'oikia Sosileia, paiement il ceux qui ont nettoyé la terre ix 1"WII Xll1"llydwII otX1jf.l.ihWII, 1. 35 (restitué par Ph, H, Davis); 170, 1. 6 : [1"1i x~1"&,YE:~ll otx~[(Lll1"I)'., el 1. 9-10,
(2) IG VII, 3073, l, 123-125, (3) Poids de iii • plomb (_ ~),';'MIt») dans DEONNA, EAD 18, n- 577, et niveau en A avet ni • plomb, lenu au-dessus d'un aulel par un arti"n, dan. O.;OI'lI'lA, tlnstrumenta de métier sur un relief de Dilo.., Bell 56 (1932), p. 421 sq. et pl. 'n. (4) Maigri l'avis de NAnTIN, Manuel, p. 184 n. 5. Et "n. eiler les exemples dtlient, le dictionnaire LSJ len lient généralement au ten. de trègle.. (5) VALLOIS, Ardtil«:lun Il,2, p. 4O'l n. 8, propose de voir prkisément des t"bliérell' d.n. les konone. de 199, A, 1. 59, mai. l'hypothbe parait. gTtltuite. (6) ,Barreaux de fenêlrellt dans PSI 5, M7, 9. qui vont. de pair 'V\'le rexpression ~ 6upl.3cI;, tfenêlrell il barreaux t, dans le méme lext.e, et dan. P. Mi,h. Zen. 38, 6 (illustration dllns HUSSON, Oikia, fig. 16). (7) IG 11", 1672, 1. 156: dl; .....,..tb; lt41 t...-ri ....~ 6Î>p4lÇ. Voir egalement Aristole, Alh., XXXI, 13, 16. Le diminutir _"'"""", plu. rare, .'applique aUMi il une pelile barre dans Philon de Byunee, &1" 76, 15, et Héron d'Alexandrie, &1., 224, 24. (8) IG 11", 1666, A, 1. 16.
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Alors que l'adjectif xor:r«ycwc; ou -r1X~~ se rencontre fréquemment dans les papyrus l, il n'en va pas de même à Délos. Les inscriptions et les restes matériels sont en accord sur ce point: les locaux lSoulerrainst - qu'ils soient entièrement ou seulement à demi enterres, puisque XIlT«yIUOC; s'emploie dans les deux cas - sont plutôt rares sur l'Ile. Certains ne sont d'ailleurs pas de vrais sous-sols, comme ceux de l'-=:tablissement des Poséidoniastes de 8érytos, qui résultent d'un terrain en pente et constituent en fait, sur la rue du Sud, un rez-de-chaussée servant de magasins ou d'entrepôts 1. Comme véritables sous-sols, nous ne pouvons guère signa· 1er que les quatre pièces ouvertes dans la zone Ouest du Sarapieion C. En dècrivant ces dernières, P. Roussel 1 établit un timide rapprochement avec une inscription trouvée à proximité et mentionnant un mégaron : or les fUllXpa. sont définis par Hésychius comme des XIXTâ:YCLO~ olxijacLC; XIll ~llpIXOplX, et par Eustathe dans le Thesaurus à peu près de la même manière: XlXTŒYlXtŒ otxij""IXTIX 6ij""Yrt"poC; xlXl ntpat';l6\/1lC;. Toutefois, dans l'état actuel de notre documentation, rien ne permet d'afl1rmer que les chambres souterraines du Sarapieion C servaient bien au culte, pour l'initiation, et n'étaient pas de simples entrepôts·. Il est en tout cas certain que les xlXTllytLIX otXijJ-lIXTIX de 170, 1. 6, n'ont rien à voir avec ceux du Sarapieion C : ce sont les mêmes que ceux de l'oikia Sosileia, déjà cités dans le compte 156, qui d'après le recollage de Ph. H. Davis ne fait en réalité qu'un avec 170. Ces pièces, où de la terre s'est amoncelée et que l'on. doit nettoyer, pouvaient servir de dépôts ou de débarras, comme nos sous-sols ou caves d'aujourd'hui. Il n'est pas non plus exclu qu'il s'agissait d'un local commercial, d'un atelier; l'épigraphie de l'Asie Mineure en oHre des exemples 1.
(ICCl1l'1'fA.CloV, TO;
CcvWv, 0; 'lfClv&ICClov. TO)
ICCl1l'1'fA.ciov: boulique ou l'on vend du vin t-l de l'ipicerie, bazar, taverne: 156, A, 1. 15 : en 282 av. J .-C., ho{XLOV TOÜ XIX'm)uIou (cf. 158, A, 1. 21 : T(;)~ olxlj!L&"t"w~ lv ote; "E'tl«Joc; xa:1t7j).Wt~). KClTClYWylOV : auberge, hôtellerie: 219, A, 1. 84 : vers 271 av. J .-C., [TOÜ XIX}rIXYWY!OU?
CEVWv: auberge, hôtellerie: 104-32, 1. 3: au milieu du
IVe
siècle av. J.-C., location du
~EV[wv?)
'lfuv60Kclov : auberge, hôlellerie : 104-1 l, A, 1. 30 : au milieu du IVe siècle av. J.-C., location de olxllXL Il, 1T1X~aOXIIo[~.
Le bazar-kapélion. Parmi les boutiques de détail ouvertes à Délos, quelques-unes devaient être comparables, toutes proportions gardëes, aux petits XlX1t7juIIX ou même à certains, périptères. de la Grèce (1) HU8IlON, Oikicz, p. 131-133 (epoquee romaine et bYlllnline). (2) Ch. PICARD, EAD 6, p. 54 lig. 47, et p. 11a-118. La destination tet aMUrfl= ~r la trouvaille de nombreux contrepoids en plomb. (3) Culin igJlplj~n., p. 55, 136-137. (4) Voir notre rubrique ~, infra. (5) Voir MAMA VIII, 356, l. Hl (Kar-a-Apc) : lpy-"lP"'"" x.:Ittycuo.. ; BucKum·RoflINSOS, &rdi. VII, l, n· 12, 1.5: ve", 100 ap. J.-C, ett mentio"net, danl on portiqoe. one texedret avec une apoth~ue • deux nivNuX" et. one au~ _ ~ Danl 1416, 8 1, 1. 64, Durrbach et Roo_1 rtlIlilu~nt : lpyllG"ri;pI& &ûo:u.l im{&ya..? : maie ce &trait le lieul ex-emple, • Delot, d""tlryc",.. au lieu de x.:IT«yclO", c'est pourquoi on imagine plutôt des nl.elien avec leu'" pièces il l'Haget, .m(~.
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d'aujourd'hui, qui ne se contentent pas de vendre toutes sortes de menus objets, comestibles ou non, mais alignent encore quelques chaises et tables pour ceux qui veulent consommer sur place. L'emploi du terme par les écrivains attiques montre bien que ce commerce, dans l'Antiquité déjà, tenait à la fois de l'épicerie, ou plutôt du bazar(angl. relail shop), et de la taverne 1. Le local qui était. loué pour celte activité n'était. rien d'autre qu'un ou plusieurs o'CxllfLlZ, sur lesquels les textes déliens ne nous donnent pas plus de précisions. Chamonard, dans son étude du Quartier du ThéAtre S , a noté que les boutiques sont des petites chambres simplement. enduites de stuc blanc, ouvertes le long des rues passagères, certaines possédant. une deuxième pièce en arrière ou à l'étage. Des ~1t'l]ÀE'ia:, qui répondent aux nècessités élémentaires des pèlerins, devaient exister dans tous les sanctuaires, ils sont en tout cas clairement atLestés à OroposJ. On a pu écrire que le Xll1t'l]ÀIELOV êlait en fait une hôtellerie, comme le Tl:ŒMOXlELOV : sous prétexte qu'on y sert. de la boisson, el que des crimincls ou des esclaves y t.rouvèrent asile 4. Si le XŒ1t'l]ÀIELOV a pu jouer ce rôle, ce ne dcvait être qu'occasionnellement; c'est ce qui scmble ressortir des analyses de Platon dans ses Lois: après avoir distingué Xll1t'l]ÀlEu'nx6c; et mxvô6)U:1Ja~c; (842 d), il déclare que les Xll1t'l]ÀIELŒ peuvent, sur des routes désertes, loger des voyageurs en détresse (918 d - 919 b). Il faut s'en tenir à l'ét.ymologie : ainsi que le rappelle Pollux (VII, 16), le Tl:Œ'II3oxûov est bien une hôtellerie parce qu'il .reçoit tout. (Tl:ŒVÔOX-), y compris ceux qui cherchent un !iL pour dormir, tandis que les mots commençant par Xll1t'l]À· (et rapprochés par Hésychius de x.Œ1t'l], ~ -rpOlPfJ) n'évoquent. a priori rien d'autre que le commerce de détail'.
Les diverses auberges et hôtelleries. De fait, 1't«v30Xl:LO'll et les mots de la même famille paraissent. être, jusqu'à l'époque impériale, les termes les plus courants pour désigner une auberge ou une hôtellerie, si l'on considére les attestations dans Timocréon (l, 10), au début du ~ siècle av. J.-C., puis dans divers écrivains attiques, et finalement en Syrie'. A Délos, c'est dans un acte d'époque athénienne qu'est attesté un 7tG:v30XlELOV, dont le dieu est. propriétaire, el qu'il met en location (sans que nous connaissions les termes exacts du contrat: durée, prix). Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'un grand sanctuaire possède ce genre de local, la même situation se produit à Delphes 1. De toute façon, une île comme Délos, à la fois lieu de pèlerinage et place de commerce, devait. offrir plus d'une auberge aux gens de passage, étant admis que ce local, qui relève du commerce, doit être distingué d'une salle de banquet, dont la fonction est au départ religieuse, et qui a été erêée par une cité ou par un groupe de particuliers; était·il permis, en outre, de passer la nuit dans un
(1) Anstophllne, l.y•. , 427, el Ec., 154 (lrllduil dllnl III CUF pllr ,cllbllrel.); Ly,ill!, 1,24 : on llchM,e des torches dlln. un ~'tI. Le terme ne le lil pli! dans les poèmes homériques, pllrce que III chose n'exisuil plil. Pour la dislinction d'llYe<: les llulret (ormes de commerce, voir M. l. F'INKELSTEIN .• "E4<1topcç, N«VdljJlC<, llnd KI",...,).o.;;. C/Ph 30 (1005), p. 320-336. (2) EAD VIII, l, p.207tq. (3) LEONAflP05, ArchEph 1923, p.36 n- 123. 1. 18. (4) V. EHRENBERO, T~ People of Ari./ophllne. (1951), p. 113-116; M. ROSTOvnP.I'f', Sociol IInd Ecorwmie 110".lory o{ lM Htlltno".lie World (1941) Ill. p. 1628.... 196; Ch. lIAIlICIIT,' liel1eni!tillChe InllChrirten au. dem !Iel"llion yon Bamo.., AM 87 (1972). p. 220. La Soudll ll!l!limile llu!l!li : ltro&oxM~ . 'lJ u~ . ~ ffllt,(c.orflo:u ltMz<. (b) Je reprends iei les conclu.ions de L. H. KRAYNAK, IIOf/tlltriu o{ Ancitnl Grwu (Thèle Berkeley, 1984, Xerox Uniy. Microfilm., Ann Arbor, 1986), p. Il sq. M~me ,'il ornel, enlre .utres, le .... ~ délien, ce lrlly.il esl une synlhèle utile pllr.et! nombreu_ ri:fèrenees, d'lIulllnt plus que le Lezikon d'Om.ANOO8- TflA \'LOS llli_ de e6t.é lea moa ..........,uü>'tI, ~x.rio>o, el f;1M>3o"""'tI. (6) Aristophane, RII .• &lO (un vol de p.IIinsll lieu dans un pandokeion); Démosthène, 19, 158. Tous UlI te!llimonill IIOnt IKttés dans KnAYNAK, o. e, IIYe<: ceux concernant la Syrie chrétienne (n- 96-97). (7) BoUSQUBT, CID Il. n- 71, 1. 38 (332 lIY. J.-C.): n.u 'A"""~njDç -*><.,1",,1, (tUl't'iipctl; ~...
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hestiaLorion? Les lits n'y avaient pas, pour autant que l'on sache, cette destination '. Mais il est probable que les voyageurs ne recouraient il une hôtellerie que s'ils ne pouvaient pas faire jouer la solidarité ethnique ou professionnelle : l'~tablissement des Bérytiens, qui, avec sa forme complexe et originale, était tout à la fois une bourse du commerce, une salle de reunion, un lieu de culte et une hôtellerie, devait convenir à certains (pl. xxn. II' 57). En dehors d'un 'ltIX'I3olU'i"ov clairement attesté, les inscriptions déliennes mentionnent aussi, mais avec moins de certitude, un (CoIWV, sous la première dominalion athénienne, et un Xll"l"«YWY~O\l, sous l'Indépendance, Lous deux appartenant à Apollon (à vrai dire, rien n'assure que le pandokeion et le kalagogion ne soient pas un seul et même édifice). La restitution (r.{W\I] doit être preféree, dans 104-32,1. 3, à l'hypothése (CoI[oBoxc'i"o\l] suggérée par l'éditeur des/D, car il est établi que ce mot rare apparait pour la premiére fois chez Artémidore (l, 4), c'est-à-dire au II~ siècle de notre ère; il se conservera jusqu'au début du Moyen Age en Occident, où le xellodo· chium est un hôtel gratuit pour les pèlerins, tandis que (~6x~o\l est le terme usuel, en grec moderne, pour un hOtel de qualité. Pour S8 part ~C\lW\l désigne, à l'origine, la chambre d'hOte dans les maisons privées; l'hospitalité au sein des familles est en erret de tradition en Grèce, comme on peut le voir dans le monde homérique, et au moins jusqu'à l'époque où la cité sc développe et s'arrermit, arraiblissant du même coup le système archaïque des relations d'individu à individu'. Le sens. de chambre d'hôte pour (CoIW\I a longtemps prevalu 10, mais une inscription du milieu du I~r siècle ap. J .·C., en Palestine 11 (et peut-être un passage de Pollux, IX, 50, où 7t
(8) Il est. impoaible de Buivre lIuG qui, dans Il RE, '.11. pandokûon, a!lllimile l'hesti.lorion des Kéieq et. les .ulla Itnlialorio de Df:10lI à des pandaUia. Voir notre robrique l
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lampes et nourriture, mais ce n'est pas toujours le cas, et certains voyageurs jugent prudent de transporter avec eux tout le nécessaire dans les pandokeia 14. Ils ne doivent évidemment pas s'attendre à une chambre individuelle, et la promiscuité devait être source de désagréments en tout genre Il. Plus généralement, la mauvaise réputation de ces pandokeia, où se rencontrent des voleurs et surtout des prostituées 18, est un lieu commun de la littérature grecque. Il est sür qu'à partir du moment où les hôtelleries se sont développées en Grèce - c'est-à-dire, si l'on considère les testimonia écrits, à partir du ve siècle av. J ,-C, - , elles devaient être davantage utilisées par les hommes de condition inférieure, les t:genUemen. continuant à profiter du système des relations individuelles. Toutefois personne, pas même Platon 17, ne pouvait nier la nécessité de ces lieux d'hébergement, non seulement dans les sanctuaires, mais dans les villes, prés des portes l8 , ou le long des routes désertes; c'est pourquoi les hôtelleries COnnurent une grande extension dans l'Orient romain, avant de donner naissance aux khanis ou earavansérail~ de J'époque turque u. Elles étaient également connues dans l'Égypte ptolémaïque, sous les formes équivalentes XtlTil),U!J.tl, XllT&.ÀU(J~Ç et XllTtlÀufJo&.nO'l:lO.
Les données des fouilles. Dans l'agglomération délienne, au moins un bâtiment peut à bon droit être interprété comme une hôtellerie. Et le fait qu'il soit situé hors du sanctuaire n'est pas en contradiction avec une éventuelle appartenance il Apollon. La grande résidence GD 113, située au Sud du théâtre, est faite d'au moins quarante-cinq chambres (mais la fouille des faces Sud et Est n'a pas été terminéeS!), réparties sur deux niveaux, Est et Ouest, réunis par un escalier, Le niveau supérieur, il l'Est, forme galerie sur les quatre côtés d'une grande cour, percée de la plus profonde citerne découverte à Délos (capacité: env. 280 mS), cependant que le niveau inférieur, pourvu de deux puits, a des pièces ouvertes sur la rue, suivant le système délien des boutiques. L'établissement, décoré de luxueux reliefs en stuc, possède en outre de grandes latrines (salle 39) et peut-être des bains (salle 6). Il a été compris comme une hôtellerie dés la fouille du Quartier du théâtre, et le demeure aujourd'hui. Les raisons avancées sont en effet convaincantes: trop grand pour avoir été une résidence privée, le bâtiment est tres bien alimenté en eau et en commodités diverses, les chambres du niveau supérieur, organisées autour d'une cour - suivant la description de Thucydide - , devant servir au logement des multiples hôtes de passage, qui arrivaient par la belle porte Nord, probablement nantie d'un gardien,
(14) Polybe, JI. 15, 5-6; Plutarque, Mora/ia, 234 e-f, 995 b-c; Calon Min., 12. (15) Eschine, 11, 97-98, Au sujet de la m~me promiscuité dans les khanis grecs du siècle demier, on lira le pittoresque récit de J,-A. BUCHON, La Grèc~ con/intnlal~ ~Ila Morh, Voyage, séjaur el élud~s historiques en l84IJ ellS4l (1843) : à Gravia, au pied du Pa masse, le .khani est un vaste hangar d'une seule pièce" avec au milieu. un terre-plein calTelé un ()Cu plus élevh. (16) Dans Strabon (XII, 8,17). et Lucien, Phi/opalr., 9, le ,..Ol..&o.....OV est un bordel. Toujours dans Lucien, A,in., 26, il eJlt peuplé de voleul'll. (17) Loi,,824 d, 918 b·919 b. Si Platon ne cache pas lIOn mépris pour l'activité du pandokeu', il n'en est pas moins obligé d'en tenir comllte, (18) Comme le précise Philostrate, VA, 4, 39 : h ltI"l..&xdWI 1tCpl "l"«~ mJM;~. (19) En Syrie du Sud, est attestée à l'époque romaine tardive la construction d'un xo•..ov ltI"l..&\XU)v: SEG 1983 (86), nO 1248. Pour la suite, voir K. 1tI0Lum, Die Karavanurai im vordertn Orienl (1920), (20) 1-lussoN, Oikia, p. 133-136. Ces termes ne lIOnt pas rèservés à l't::gypte : par ex" Hérodote (V, 52), raoonbit déjà qu'il y avait sur la roule de Sardes à Suse de t~s belles hôtelleries, xa.=).üm.... Rappelons que dans le réglement délien 1030, c'est la présence du mot m ...-rop..., à la 1. 5 de cette inscription, qui a inspiré à F, SoKOLOWSKI, LSCG, Suppl., nO 51, la restitution [xOl"l"IlÙIÛCJo"....}x<:, tout à faÎt hypothHique, à la 1. 7: nous ne pouvons en tenir oompte. (21) Publication provisoire par J. CHAMONAHD, EAD VIII, 1, p, 14; voir aussi J. PAil!!;, BCH 40 (1916), pl. 1-1V.
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Mais contrairement li ce que pourT8ient faire croire la remarque de Thucydide, le plan de "édil1ce GD 113 de Délos, de l'hôtellerie d'(;:pidaure, ou encore du Léonidaion d'Olympie, toule:ll les hôtelleries n'étaient pas organisées autour d'une cour centrale: cette fonction a ête assignée avec de bonnes raisons li certains bAtiments allongés de Corinthe, d'Oropos ou de Némée n. Inversement, tous les grands édifices carrés à multiples chambres entourant une cour n'étaient pas li coup sûr des katagogia, puisque celui que S. 1. Dakaris pensait avoir dégagé li Cassopé serait finalement un marché ou macellum, selon W. Hoepfner et E.-L. Schwandner", qui invoquent la proximité de l'agora, comme à Priène. Il est certain que des portiques, avec leurs salles li .l'arrière, pouvaient joucr le rôle de logement provisoire, comme en témoignent des inscriptions de l'Isthme de Corinthe, et peut-être une loi amphictyonique de Delphes, en 380: T!ç 3è 'It«m3Œl; XOIV«Ç clj.tr.o 7t&:vnacn lN • En outre, certaines cités louaient des maisons à l'intention de leurs pèlerins ou représenlants, dans les villes concernées: c'est ainsi que Delphes possédait une. MaÎson des Thébainst-. Portiques utilisés pour la nuit ou maisons louées, il va de soi que ces situations ont pu se produire li Délos également.
IU1TUtf:UVJ!4' TG (6~a.t.ûyvu •.u ;
CJUvt.ûyvu.,u)
Ita.TUt.UV~a.: (pièce de) liaisonnement, traverse: 161, A, 1. 112-113 : en 279 av. J.-C., dans le Temple d'Apollon, une planche d'orme cL; -Mjv Ta.~vb:y xa.l ToX xa:Tcxl:cUyfLa:ta. T'iiç ôp01l~Ç ; 504, A, 1. 8 : dans le devis du platond du même temple, xa.l bn6a.AWy xa.-:n: X(:~a.)'iJv xa:TO:[l:cvyJl.u.r. mùéivov.
&a.tf:UyvufU: "iparer, diljoindre : 165, 1. 25 : dans le Porinos naos, xa.l TOV 't(pu~x}rov 7tU[v}T« lhc!;;CU'flÛ"Ov. cnwtf:UyvUfU: assembler: 504, A, J. 4 : en 279 av. J.-C., dans le devis du platond du Temple d'Apollon, auyl;wy[w]wv, 1. [) : cruVt~«T
Le mot xa:T«!;;CUY!L« semble exclusivement délien ; l'étymologie (même racine que l:cUywj.L~, «placer sous le jougs, Heliert) impose l'idée d'un «liaisonnemenh. Les deux passages où se lit ce terme concernent la pose d'un pla tond à caissons sur le péristyle du Temple d'Apollon. Ils concordent pour faire du kalauugma une «planche en ormelt, O'a.vlo; 'It'fCÀl:tV1j, comme la tainia; c'est un bois particulièrement dense et dur, pour cette raison très apprécié en charpenterie et en menuiserie. Le deuxième texte, un devis, précise la tonction de «traverse s du katazeugma, qui doit reposer par ses extrémités (xcepcx):ij) sur le mur d'une part, sur la colonnade d'autre part. Il est possible de tenter d'estimer la place exacte du katazeugma dans la structure des caissons. L'interprétation de Th. Homolle reste assez vague :'«Ies traverses qui tranchissent la distance entre le mur et 10 colonnade, d'une part, et l'intervalle entre les sotfites, de l'autre,
(22)
KRAYNAK, o. e., p. IOthq. (eBuildings wilhouL a Central Courte): ajouter le bAlimenL reclllngultire, hellénislique, situ~ le long d'une route import..ant.e danl la région d'EiOn, el vu comme une U1Uberge publique 1 par M. NIKOLAI DOu-PATEnA, da ni ltomm(l9~ D. Lol(lridi•. Ruhrrdl~ fronro-h~lIiniqutl 1(1990), p. 291>-300 (en grec). (23) Dans flau. und Siadl im klauiuhen AII~rlum, p. BSsq. (24) Commentaire des inscriptions de Corinthe par L. R08lmT, lld/~njca l, p. 48-49: pour Delphes, voir IG Il ", 1126, l. 22: en rééditant ce texte, G. ROUÙKMONT, CID l, p. 1JO, estime toutefois Ilu'.on ne peul indiquer de façon sllre le !lens priâ.. d~ ce plluage, actuellement suivi d'une lacune. ('2:5) PD III, 1, nO 358, l. 9: ce tm~ etl un simple .Iocal., nfx'1l14. d'~poque
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formant par leurs entrecroisements les cadres des caissons, sont désignées par ce mot.!, ce qui revient à considérer que les kaiazeugmaia ne se contentent pas de relier, mais doivent aussi se croiser, cependant que R. Vallois reprend les conclusions de L. B. Holland et Ph. H. Davis! : • pièces analogues [à la tainia]!, insérées dans une feuillure creusée sur le bord des siemones ou solives composant les phainai •. En ertet, le contexte du devis 504 prouve que les kaiazeugmala se rattachent à la base des caissons, à ces. membrures. qui supportent l'ensemble du dispositif. Dans le même devis 504 se rencontre il deux reprises un verbe de la même famille, o"U~ ~ElrYV1J!J.t. Là aussi, il s'agit de «lien, «assemblen des pièces aux caissons, que ce soit par goujonnage ou par le système tenon-mortaise. Bien qu'étant encore employé dans les comptes d'Éleusis., toujours à propos de bois, ce n'est pas un terme spécifiquement architectural, tout comme 8L«~EUyvU!J.~, qui se lit à propos des éléments disjoints d'une barrière (165, 1. 25).
pavement lavable: 2420 : Il une date indéterminée, sur le pavement en éclats de marbre de la pièce K du Kynthion, dédicace du xa.'t"&.xÀUlTl"O\l. L'interprétation de ce x«'t"&.xÀuo"'t"O\l a donné lieu à une polémique entre Ph. Bruneau et Er. Will, dont nous donnons ici les étapes, très résumées: - Ph. 8., BCH 91 (1967), p. 423-431 : le mot XŒ'I"(b~Àuaro~ désigne la mosaïque même dont la dédicace fait partie. Il est issu du verbe XŒ'I"<xxM~w, .Iaven, et rappelle le nettoyage périodique il grande eau du pavement. . - Er. W., ÉI. détiennes, BCN Suppl. 1 (1973), p. 589-594 : xa'l"a.XÀuaro" ne s'applique pas précisément au pavement, mais il la salle K dans son ensemble, car c'est sans doute une altération du terme XŒ'I"a.XÀ\XJ'I"PO", que les glossaires assimilent au latin cQmptuvium, ce bassin carré au centre de l'atrium, qui servait il recueillir les eaux de pluie. De toute façon, il n'existe dans l'épigraphie délienne qu'un mot pour la mosaïque, c'est o/ri'FoMY'ltJl1. - Ph. R, BeN 99 (1975), p. 283-2$6: la salle K ne peul être hypèthre, car elle ne possède pas de dispositif d'écoulement. Et il existe bien, il Délos, plusieurs mots pour la mosaïque. - Er. W., BCN 100 (1976), p. 589-590 : les eaux usées pouvaÎent passer par la porte. Et quoi qu'il en soit, o/rl'Ff'MY'l1J4 reste à Délos le seul mot susceptible de désigner une mosaïque, alors qu'il y a plusieurs dénominations pour la salle de banquet. ~ Ph. B., BCH 102 (1978), p. 139-145: la salle K était à coup sllr couverte et n'avait rien à voir avec un comptuvium. Un mot qui signifie • pavement. peut fort bien s'appliquer il une mosaïque, forme particulière de pavement. Enfin, tous les exemples connus montrent qu'avant l'époque paléo-chrétienne, en Grèce, une dédicace sur mosaïque se rapporte toujours fi la mosaique elle-même.
Disons d'emblée qu'une partie des analyses des deux auteurs est caduque: car contrairement il ce qu'ils ont toujours cru, xa"t"&.xÀulTl"OV n'est. pas un hapax. Le mot se rencontre il trois reprises sous la forme 1) xcu&'xÀu(J'roç dans deux papyrus du Ile siècle ap. J .-C., traitant de
(1) (2) (3) Holland
Bell 14 (1890), p. 469. AJA 38 (1934), surtout p. 75, reprise dans VAL.L.OIS, ArchiJulure 11, 2, p. 414-415. En fait, le lexte épigraphique ne suggère qu'une identitè de forme, 110n de fonction. Comme le rappellent et Davis, la tainia est placée sur le Ihrllnol, qui vient lui-même au-dessus des assises du mur, alors que le kll/llteugma enjambe l'espace entre le mur et les colonnes. (4) IG Il", 1673, 1. 36 : Tp~""'V"'" XlIl <JIM;~u(",V'T\.
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locations de terres à Tebtynis 1. Ce terme est sans conteste 2 dérivé du verbe xa.'t"a.xÀ<"~w, • battre de ses flots., «inonden; en Égypte tous les mots de la famille de XÀ<..~w, avec divers préfixes, s'appliquent couramment aux débordements saisonniers du Nil'. Une fois que l'on réalise comment ~ Xa.TŒXÀUO"'rol; peut désigner, dans les papyrus, une zone de terrain recouverte à certaines périodes par l'eau, de son côté le glissement sémantique délien ne constitue plus un réel problème: c'est bien un «sol inondé. ou «lavé à grande eau., après les banquets qui ont laissé quantité de déchets. L'hypothèse d'un cQmpluviu.m dans cette salle du Kynthion paraissant de toute façon devoir être écartée, et une dédicace pouvant difficilement, à l'époque hellénistico-romaine, s'appliquer à autre chose qu'à son support, nous en resterons à l'acceplion de .pavement lavable •.
ICUTUkPOUW
perculer, frapper des pe/ils coups: 502, B, 1. 13: en 297 av. J.-C., dans un fragment de devis, xa.Ta.Xpouwv.
Le devis 502 nous est parvenu dans un trés mauvais état de conservation, au point que la face B est pratiquement illisible. C'est à Ph. H. Davis que revient le mérite d'avoir pu en améliorer légèrement la lecture, et d'y avoir déchiffré le verbe Xa.Ta.XPOÛW 1 . Mais dans une inscription aussi lacunaire, sa valeur exacte demeurerait mystérieuse si l'on s'en tenait à cette seule attestation. Kpouw, qui signifie normalement «frappen, «percuten, peut toutefois, avec un contexte architectural, avoir le même sens que le composé È:1tLXPOÛW, employé dans l'inscription relative aux Murs d'Athènes, à propos de travaux de menuiserie ou de charpenterie: il signifie alors «fixen ou «assujettir avec des clous ou des chevilles.!. Le composé Xa.Ta.XPOUW a encore une autre valeur. Dans d'autres textes architecturaux, il est manifestement liè à la mise en place des pierres et à l'opération de serrage des joints : - lG IP, 1671,1. 48-49 (pour les rondations du Portique de Philon à Éleusis) : xa.l Xa.Ta.xpo<"ae(~] TaV (À(6o...] ~xa.a}rov Etl; Upa.... À(6M ~ (J.OÀMaM, tel il rrappera chaque pierre dans l'assise avec de la pierre ou du plomb., phrase qui se retrouve presque à l'idenlique dans l'inscription suivante de ]'Amphiaraion d'Oropos, - TG VII, 4255, 1. 14-15 (= Sylloge a, 973) : lors de la mise en place du fond d'une canalisation, il est demandé de réunir étroitement les blocs d.; lapa.... &axŒaTouc; Xa.Ta.XPOUwV TaV À(6ov
(1) J. SCIlWART'"L, .Offre de prise à bail d'une terre., Colltc/anea Papyrologica. Tu:/s published in honor of H. C. You/ie (1976), l, p. 243-248: dans le papyrus Soc. Pap. 261, du Mu~ du Caire, on lit qu'un terrain est situè r. 1"WI ),cyoIL.......' ~P"ILWI :n:p~~ '"i' OiXn)1 x«ux),..:.n-",~, 'IIU lieu-dit bllsse-terre, près de la pllrtie IIctuellement !IOUS eau. (1. 1O), ...:n:piu; '"i' XOl1"lIxÀ..:.n-",~ (1. 34). L'éditeur en rapproche le P. Mil. Vogl;ano 11, 10ô, 1. 20-21 : des pâturllges d'hiver et d'été sont situès '"i~ :n:cpl ~~ ~1ol"1)~ XOl"'IIxi.~" ~p"llo(;;) &'0;; MyOIL....."· (2) Er. Will IIvait lll;ssé de cOté cette étymologie pour en envisager d'autres: graphie flluti...e pour l<.II",Œxi.UlJTO~, tBerti de pierres précieuseu, dérivation de XOlUxÀ(""', 'prendre part il un banqueh, enfin -l'interpretation avait sa preférence - altération de x«ttxi.l><M"po~. (3) Pour cet intérelillant vocabulaire de la crue, voir D. BONNI':AlJ, La tru~ du Nil (1964), surtout p. 71. (1) BCII 61 (H137), p. 1'.!5. (2) Voir O. MASSON, • Une inscription thessalienne an;haique relative li la construction d'un édifice (BEG XVI l, 287)., BClf 82 (1968), p. 97-102 : pour montrer que dans cette inscription de Méthoné. xpooX.> s'applique il l'assemblage par chevilles du toit, l'auteur étudie, avec l'aide de RoI. Martin, l'emllloi d'l:n:,xpooX.> (interprétation acceptée par M. GUARDlJGCI, IltrldUnc 25 [19701, p. 62-64).
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mG't1J" p.oÀôMtan Yj ÀI6w~,
.dans l'assise, sans laisser de jeu, en frappant des coups sur chaque pierre, avec du plomb ou de la pierre" - LEoNARDOS, ArthEph 1923, p. 45 nO 124, 1. 41-43 : même lieu, même emploi. En percutant la pierre par petits coups successifs, le but est d'obtenir un bon serrage des joints. Voici l'explication détaillée de G. Argoud, à partir de l'inscription IG VII, 4255 : te'est ce que font de nos jours les maçons lorsqu'ils construisent un mur ell moellons ou en briques: ils les frappent avec un maillet, ou même simplement avec l'extrémité du manche de leur truelle, L'usage du plomb ou de la pierre se justifie par le désir de ne pas endommager le calcaire friable d'Oropos, et le préverbe de XIX'fIXXP0Vw conserve son sens habituel et précis: il s'agit de frapper sur la pierre, de haut en bas l ., Quant au composé 314XPOVw, qui se rencontre dans le devis de Livadie, et dont le préverbe peut. signifier aussi bien .de part en part.. que.à fond" il concerne seulement le repérage du vide dans les surfaces en contact, au moyen du son, sans que l'instrument soit précisé: 3t.1XXp06w" 'fa: 3[L6.xt:}n 'fW" 't"P4Lp.4't"taI,,4. Les deux verbes ne sont donc pas exactement synonymes.
pierre d'une assise d'arase, pierre de couronnemenl : 158, A, 1. 72: peu avant 282 av, J,-C" 't"oùç 165, 1. 33 : au Kynthion, etç 'fOÙç XGl'fIXÀ'l7ITÏÏPIXÇ 'fOÛ «'''IXÀ~f.l. f.l.«'TOç, 1. 36,38 et 39; 287, A, 1. 120 : en 250 av, J ,-C., pour l'epilheatron, poser -ro" bp60m't"l" xlXl -ro" XIX't"IXÀ'l7ITÏÏPIX; 500, A, 1. 8 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, il propos des murs, üq,oç ,nro wÙç XIX't"IXÀ'rj1t'rijplXÇ; 505, 1. 9 : dans un devis concernant. le théâtre, 't"oùç 3È X]IX'fI1À'l7ITÏÏP~ 't"'ijç urtl:o]aof.l.~ç hnOi~o"L;
1tOlp« 'fŒl;
3~6&uc:;; qovr[lXç] XlXw.Àlf7n'ijPIXÇ.
Le mot XGl't"IXÀ~p apparaTl en épigraphie attique l el détienne, au pluriel, ou au singulier avec une valeur collective (287, A, 1. 120), et il présente des sens variés: dalle de couronnement ou chaperon (165, 1. 33; 287, A, J. 120), dalle de l'assise supérieure du soubassement (158, A, 1. 72; 500, A, 1. 8). Mais tout.es ces acceptions se ramènent, en définitive, à celle de .pierre formant arase" d'après le verbe correspondant XIX't"IX-Àa.f.l.Mvw, usisir ou maintenir par-dessus,l. C'est principalement au-dessus d'une assise d'orthostales (287, A, 1. 120) que ces pierres sont employées, ce qui se comprend aisément dans la mesure ou l'o'rthostal.e est un carreau posé de champa, alors que le XIX'fIXÀ'l7t'f'1JP est toujours une dalle ou un parpaing, qui couvre toute la profondeur de J'assise pour mieux former arase.
(3) .Construdion d'un 'aqueduc grec' aux fronti~ret de l'Attique (Oropot)., dans Journiu d't/udn .ur ln aquedue. romain•• L.yon. 1971 (1983, J.-P. Boucher ~.). p. 1-11, surlout p. b: id., 1 Digun du lon-ent de l'Amphialllion d'Oropot., OO/OTIKA. Vorlnige IlOm. 5, Inttrn, Kolloquium lU Ehnn IlOn Pr. Or. S. LuufTa, Munich, 1986 (1989), p. 243-262, lurlout p. 2:'10. Je remereie G. Argoud pour sel précisions compl~ment.-iret sur ce poinL (4) Cetle Interpretation s'appuie lur la valeur habituelle de l<j)OÛw. m.i, ,vant. tout. sur la rett.it.ution '::Wti.}.œ adoptée dan. IG VII, 3073, 1.166, et. par A. CHOISY dan. sel tl. ipigraphiqun .ur l'arthiteelun grtequt, Or J. A. BUI'iOGAARD, dana Clauica cl Mtdjcuoolia 8 (1946), p. 1-43, a prerêre rettiluer ni a(16p.o:}.œ, et. comprend alors que ~ signifierait. ici .broyero, d'ou sa traduction: .bro)'er autant d'klata de pien-e que nk""",ire., en vue du polill8llgtl. Cetle hypothèse tout de même peu convaincante est anlllysee pllr A. DWOIlAKOWSKA dllIlS' Sorne SlonemlllIOns' Lerms from the L.eblldeian Inscription IG VII 3073... ', Artheol09ia 30 (Varsovie, 1979), p. 29-37. (1) IG III. 1665,1. 13-14 (analysé pllr M. HOLl.I':AUX, tl. d'épigraphie cl d'hi./. gr«que l, p, 351). (2) KII.,"d.o&~ est. un IIquivlIlent. dialecUlI de Xll,"œ),~p : fCrtl III, p, 57, 9, l. 4, d'ou la restit.ution de J. Bousquet dans une inscription de SUl L.enikll, /JCIl 62 (1938), p, 404, l. 5 (c'est ici l'Ilsaille couronnunt la porte, et. qui comprend le lintellu orné): de même li tpidaure, IG IV", l, 103, l. 94sq. (3) Voir notre rubrique Ap6o
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KGTCLÀL~ :
voir QÀOL~
KGTU1fP'W : voir
euAoy
KUTC1O'Kt:untw; KUTGaKEuiJ, '" j KOTGaKEUOw (i1fLCJICEuotW j ~1fLaICEuiJ. "'; ~1fLCJKEUOw) mLCJK&uiJ 1 : riparalion, ri{~ction, remise en ilal : 98, A, 1. 71 : dans la 1ri: moitié du IVe siècle av. J.-C., cù;;~.., riS rnLaTa.a(o; 146, A, 1. 22: en 301 av. J.·C., cù;; rn~.., 't'fJÙ (lacune); 175, Ab, 1. 10 : bnaxcu~.., (lacune); 219, A, 1. 39 : vers 272 av. J .-C., cù;; b:l.CJXCtJTjy "l"OÙ Kcpcq:"I"w\IOÇ ; 365, 1. 44 : en 208 av. J .-C., ipY0ÀŒ6Tjaa.'I"!'L -rljy hnaxtU1jy wù '!, 1. 45 : lpyoÀŒGi)aa.vn -rljy hnaxal1)Y Cv "l"WL dl.O<JXoup(wt; 406, A, 1. 82: [i]r.~y"t'Où Kcpo{-rwyoC;]; 1416,8 l, 1. 26: au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans des instructions aux locataires, 1t'OtpuJUYOt "l"1Î.i; m~; 2247, 1. 13: à la fin du Ile siècle av. J.·C., dans une dédicace du Sanctuaire syrien, un ministre est dit xqc"P0't'fJY1'J~ ml -r1jY mwxwlj..,. i:1fLCJKf:Uci.tfol: répar~r, {aire une réfection ou remise en élat: 144, B, 1. 19: bnaxcua.alXvn 'Apnl-l-tu; 340, 1. 15 : vers 220 av. J .·C., "l"1Î.i; opolplÎc; i'lt"~lJXEUa.lJlX'I"!'t; 354, 1. 75, 76 : m«Jxcu«alX'I't"t -r1j.., WPIX..,; 1417, B II, 1. 92: (location de Panormos) i'lt"tmuÜlX~ "1"0'" m.pyo.., xlXL otxo3o!Ll:1jlJlXt. i:1fLOKt:u6fol: réparer, faire une réfection ou remise en élat: 1416, B l, 1. 5 et 17 : dans des instructions données aux 19cataires, xa1 6alXt WplXt [crJal.., ['It"pOY1'JXCLa.t, rntGXEU
(1) Je n'ai pa~ jugé nécessaire de donner toutes les attestations de celle '"mille de mols qui reviennent conslllmment dans les comptes, souvent dan~ un contexte lacunaire. De même, pour l'emploi des mou de la famille de UTlLal
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)«l1'IXO'XCU«O'lXt 1'Œç
!:EAEA~
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1tt'7tTWXULlXc; ; 366, A, 1. 2 : adjudication de 1'à. :n:C:IM'WXÔ1'1X rijc; 0p0
[ro\) '"]cwp(ou XIX1'IXO'XCU«O'lXt. ICOTODICEUOw:
construire, faire une construction: 1416, B l, 1. 18: au milieu du Ile siècle av. [û:n:o:pxwO'~Jv <X! eûp<Xt, X<X1'IXO'XCUWO'tv.
J .-C., dans des instructions aux locataires, hh 8i: 1J.1)
Dans les comptes tenus par l'administration d'un sanctuaire, ou dans les devis et surtout les dédicaces, il est normal qu'il soit sans cesse question de Honstruire. ou Héparen, Hemettre en etah. Le terme bmTxcu~ s'applique, à toutes les époques et dans toutes les régions, à une. réparation. ou • réfection t. Il existe même au Sanctuaire syrien de Délos un personnage. désigné à la rHection. (2247). Les réparations effectuées au Kératôn sont relativement fréquentes, ce qui confirme l'idée maintenant admise que cet édifice etait une structure légère et fragile, faite pour l'essentiel de bois et de tuiles l . La différence entre rnto"XEu.xÇW et 8v.r.XtOfULt, un verbe qui signifie aussi Héparen et ne se rencontre qu'à Délos!, n'est pas claire: il semble toutefois que ôtlXxiolJ.lXt concerne plus spécialement la réparation d'une partie d'édifice, surtout un mur mais non une porte - , alors qu'!7ttaxcu.xçw est plus vague. A propos du verbe )«l1'IXO'XEu«ÇW, employé dans une dédicace lacunaire de la juiverie délienne, Ph. Bruneau a justement relevé qu'il .s'applique à des ouvrages variés., de plus ou moins grande envergure: un téménos (1519, 1. 13-14), une agora (1645, 1. 2) que l'on eaménage t, mais aussi un seuil, une porte que l'on .ëtablit., un temple (1810, 1. 4) que l'on élève. Les textes déliens mettent encore en évidence un fait de langue souvent négligé: c'est que )«l1'IX(J"Xf:U.xÇW peut s'appliquer aussi bien à une construction neuve qu'à une réfection, quand il s'agit de pièces tombées ou d'éléments dont l'existence est déjà connue. La remarque avait été faite par F. Courby", et vaut également, nous le verrons, pour le verbe olxoôolJ.tw. L'existence, en Asie Mineure, du surcomposé È::n:t)«l1'<xO'XgU~ pour la réparation d'un théâtre 5 , est un autre témoignage du caractère pour le moins flou de la limite entre construction et reconstruction; à partir du moment où l'on répare, l'objet peut être transformé de fond en comble et le résultat senti comme une construction nouvelle. Le Temple d'Artémis, dont plusieurs états sont connus depuis l'époque mycénienne, a donc bénéficié d'une XIX1'IXO'XEU~ aux environs de IBO av. J.-C., pour laquelle une somme impor~ tante, 2200 drachmes, a été prélevée: R. Vallois' a montré qu'il faut comprendre ici la réfection totale ou .reconstruction_ du temple, ce qui s'accorde avec les matériaux hellénistiques conservés. Celle ambivalence n'est naturellement pas propre aux inscriptions déliennes. On peut lire sur un épistyle aLLique? : uot.'1POc; 'At"l:t~ )t<%."I:«J>r.clil0"l'V lx 6elU).twv ..o..., phrase qu'il convient d'interpréter comme la creconstruction. d'un bâtiment détruit à l'exception des f'lndations, l'épistyle élant d'ailleurs plus ancien que l'inscription.
(2) BRUNEAU, Cul/es, p. 23 et n. 3. (3) Voir la rubrique 3l1.lXw1l41, lupra. (4) BCH 45 (1921), p. 224. (5) TAM Il, 420, 1. 8. (6) BCH 48 (1924), p. 426-427, et Archileclure l, p. 49 et n. 3. (7) TG II". 5205, 1. 3; analyse par A. FRANTZ,.A public Building of lat.e Antiquity in Athenst, Hesperia 48 (1979), p. 192.
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ICBTo+opci, 1]
(1C)"'lYOi, TG) ICBTO+Opci: pente: 500, A, 1. 28-29, 31, 36 : en 297 av. J.-C., dans le devis du Temple d'Asclépios, 7tpàc; T1)v )U1'.'t"«ql0P«v "'t'où ŒE:-roV. ICMVOi: inclinaison: 500, A, 1. 8 : poser la krépis 7tpàc; T« XÀLVlj "'t'11. ô06é(V'f«].
Pour la construction du Temple d'Asclépios, on précise bien que la hauteur des corniches doit être calculée d'après la 'pente. des blocs du fronton. Le mot X«T«'t'Op6:, qui n'est pas spécifique de l'architecture, se rencontre toutefois couramment dans les inscriptions architecturales classiques au sens de • pente t, avec diverses nuances qui dépendent du contexte. C'est ainsi qu'il peut .tout aussi bien aussi s'appliquer au • fruih des murs qu'à la déclivité du terrain: - lG III, 463, 1. 66 (Athènes), et 1668, 1. 51 (Le Pirée) : il s'agit de mettre en place les parties hautes de la construction en tenant compte de la pente du toit, - lG XII 2, 11,1. 16 (Lesbos): 7tpàc; T1)v x«"'t'«'t'op«v TOV "'t'67tou, .d'après la pente du lieu., - IG VII, 4255, 1. 16 : pour construire une canalisation dans l'Amphiaraion d'Oropos, il convient de poser les blocs È7t~)(6t.j1(,lc; 8è )((,l"'t'11. xt:'t'(,lÀ1jv )(<
a.)"o~4n1
ICBTB+6.w
ravaler: 199, A, 1. 48: en 274 av. J.-C.,
X(,l"t(,lq,~(JM"~ TOÙ<;
ToI;(ol)<; "'t'o(ü n] IJ-ryil[pou ?
Deux ouvriers s'emploient à -ravaler de haut en bast les murs du mégaron (?), mais les lacunes de la pierre nous privent du nom de J'instrument utilisé et du'prix payé.
(1) Pour ces deux inscriptions d'Oropas, je me suis inspirèe de III traduction de G. ARGOUD, dans • Installations hydrauliques de l'Amphiaraion d'Oropaso, Adet du J< congrès in/er. Sllr la motie antique, Montréal (J 985), p. 9-24, et .Construction d'un 'aqueduc' grec aux frontières de l'Attique (Oropa~)., Journus d'études sur les aqueduc. romain., Lyon, 1977 (1983, éd. J.-P. Boucher), sllrtout p. 3.
-
199-
Il n'existe pas d'autre attestation épigraphique du verbe xa.-rŒ~W, l'opération du ravalement étant en général désignée par E;tw ou ses composé:s l , et non par ~w, qui signifie habituellement • caresser, rroUen. On avaitlouterois cru lire dans le compte delphique de Dion 1 le subslant.ir xa:ra.~ŒO'~, diversement explicable: 'fOÙ a!pŒ~pl.lTM'jpLou m ax&.:~~v 1Ull ofJlU..ç,~'I xa:1 -rh xa:-ra.lf«on 1'tO{"ij]aŒ.I. Pour succéder au cdéblayaget et au tnivellemenh de cette partie du gymnase, J. Jannoray pensait à un tralissaget l , J. Pouilloux à un • lissage.·, comme G. Roux, au moyen d'un rouleau', cependant que J. Delorme juge q'ue l'ordre des opérations n'aurait pas été respecte par le redacteur : on aurait commencé par racler l'ancienne couche qui couvrait le sol du sphairistérion, puis creusé encore, enfin égalisé: la nouvelle terre du remblayage'. Mais J. Bousquet 7 vient de mettre fin à la discussion en lisant ici un autre hapax, xa.-ra.pa:111Ç: .damage., cconrection d'une sudace de terre battue •. Notre Xa:-rCll~&:W reste donc isolé.
ICQTO~lCo&P.É(a)
: voir oilColtop.Éw
.ov
ICEpo.fAL,;. 1\; ICÉpo.P.O';, 0; ICEpo....Ow; ICEpO",(o)CJl';. 1\; ICEpo.p.c.rrO,;, -'I• (éLVUICEpo....Ow; ICEpo....L,; àfl+IICU+O,;; ICEpo.folL,; nrlluyo,;; IClpo.... .:~ 'ft'up<1POO$; +l),OlCtpo.fAO';) ICEpo.fAL,;: - tuile (cn général) : 144, A, 1. 21 : en 304 (1) av. J.-C., lUplXlL!8w'I -rW'l n:a.À/Xu:;)'I n:pCll6tlO'wv; 234,1. Il : XCPCllIL!&r.Ç «v~..,n]; 287, A, 1. 114: en 250 av. J.-C., prix des xtp.; - luile de courant ou de des80us (par opposition au couvre-joint) : 203, A, 1. 44 : T~ xtplXl1(&u; xa:t 'fOÙl; xd.\i1tT'ijpIXÇ; 372, A, 1. 163 : en 200 av. J .-C., xa:t] xd.~pru; (...) xa:t lUpotl1!&r.l;; 440, A,
1.79,80; - la paire formie par une luile de de8sous el son couvre-joinl se dit ~!BW'I t;;rürGti (en principe au pl.); 146, A, 1. 68; 148,1. 61-62; 158, A, 1. 84-85; 403, 1. 40. ICépGf1O'; : -
l'ensemble de8 luile8, un cerlain nombre de luiles, la loilure de lui/e8 : 144, A, 1. 68 :
xtPIXIL0C; sur l'hestiatorion, 1. 73-74 : xipClIIL01; sur l'Hérakleion; 287, B, 1. 154 : bà 'fOÙ xapotl1ou TOti Œ-y0pClla6hToç bd 'fOÙç O(XOUt; 7ttptryOO\l"t'O xa.Àurrt"Ï}PC<Ç; ixa.TÔV 3ixa. TmlXpEl;; 290, 1. 103 : en 246 av. J.-C., tvé:yxaO'~'I TÔY xipa:ILov eL; «yopa.'I; 1246 : dédicace aux dieux égyptiens de -djv 6p6!pCùO'~v aùv -rWt lUpa.ILw[t] xa.t rljv xovlGtaw;
- luile : 403, 1. 38 (189 av. J .-C.); - la luile de dessou8 et son cQuvre-joint, dans l'expression lUpa.!LOU t;;ciyoç : 165, 1. 54; 168, A, 1. 6. ICEpo.... ~~ éL... 4'~kU+O,; : luile failière (?), ou tuile plaie relevée sur le8 deux bords (1) : 456, A, 1. 6 : en
173 av. J.-C., pour le Temple d'Apollon (52, chirrre incertain). IClpa~i,; l'ft'Ltuyo,; :
paire formée d'une luile de dessous el d'un couvre-joinl (1), ou luile de dessous faisanl corps avec 80n couvre-joinl (1) : 366, A, 1. 21. 23 : vers 207 av. J .-C., pour la Salle hypostyle. ICEpo.fAl~ 'ft'Qp6.poo~:
tuile d'égoul à goultiére ou 8ima d'égoul : 439, b, l. 22; 442, A, l. 226 (vers
175 av. J .~C.).
(1) Voir notre rubrique (a.., in(NI. (2) BouSQUtrr, CID Il, n-I39, p. m el 1. 16 (3) FD Il. lA GllmnaH, p. 77 el n. 1. (4) tl. d~/phiqua, lJClI Suppl. IV (1977), p. lœ. p. 113. (5) OCH 104 (1980), p. 136. (6) BeH 106 (1982), p.oo. (7) tl. • ur la romplu d~ Iklpltu (1988), p. 194-195.
"
+LAOK.PUI10~ :
200-
luile lisse, sans rebord (?) : 366, A, 1. 33; 462, A, 1. 19.
ICEfXLIoLOw: couvrir de luiles : 366, A, 1. 31 : xePIX!J.WO'
couvrir une nouvelle fois de luiles, remplacer les luiles : 287, A, 1. 72 : réparation du toit de l'Amphistrophon XIX! &'VIXXEPIX!J.WGOfmV, 1. 112 : réparer 1'0'1 xéPIXf.lOV TOV xlX't'&t«y6't'1X (...) xlXl &.. . «XEplXI'-WO"r.U. adion de couvrir de tuiles: 365, 1. 46 : en 208 av. J.-C., adjudication de 'r1)'1 x.&pŒ!J.Wdu temple de la Néso!!.
ICEpOpc.MJ'l5 : al."
couvert de luiles : 1416, B J, 1. 12-13: au milieu du instructions aux locataires, ipYIXO'-djPLIX XEplJ.!J.
1Cf:pGf1W'f05 :
Ile
siècle av. J.-C., dans des
Les inscriptions déliennes sont la première source de renseignements pour ceux qui s'intéressent aux terres cuites architecturales antiques, à leurs formes et aux noms qu'elles portaient. A condition d'être complétées par quelques autres textes, principalement attiques (c'est là que l'on rencontrera, par exemple, la mention des tuiles laconiennes et des tuiles corinthiennes, ou des tuiles .d'égouh, 4)YE!LW\lI), elles permettent en effet d'utiles mises au point.
La fréquence des mentions de tuiles, ses raisons. La relative abondance des mentions de tuiles dans les textes déliens s'explique de plusieurs manières; d'une part ce sont des pièces qu'il faut souvent remplacer, d'autre part le sanctuaire achète et fournit lui-même les matériaux, et plus spécialement les tuiles nécessaires aux constructions ou réparations qu'il a adjugées à divers entrepreneurs. Il est. donc normal que ces achats apparaissent régulièrement dans les comptes (158, A, l. 84-85 : XE(p<J:!L(8w\I] CEUY'l bt'p~.x IUO<J:; 203, B, 1. 101 : ~YOp«O'<J:!LE\I); en outre, les tuiles en surplus ou récupérées sur de vieux édifices sont conservées, et à l'occasion revendues (144, A, 1. 21; 442, A, l. 231 7t<J:Ào:w.ç
",pO<["(j8.,). Faut-il en conclure que c'est le toit. à versant, et non le toit en terrasse, qui était le plus répandu il. Délos? Pour les maisons d'habitation, qui sont tout juste évoquées dans des inscriptions ou c'est l'administration du sanctuaire qui importe, on pourrait imaginer que c'est le toit en terrasse, sans tuiles, qui prédomine, comme aujourd'hui encore dans les Cyclades. C'est ce qu'avait pensé Chamonard d'après les trouvailles du Quartier du ThéâtreS, car on n'y a mis au jour des tuiles qu'en faible quantité, et l'usage des terrasses lui avait paru nécessaire pour recueillir les eaux de pluie; il estimait en outre difficile d'établir des toits à versants sur des maisons de plan très irrégulier. Mais ces remarques hâtives doivent. être corrigées par les observations qu'a faites A. Plassart dans le Quartier du Stade: ici, d'après la proportion d'élé-
(1) Comme pour d'autres molli qui reviennent fréquemment et avec le m~me sens dans les inscriptions déliennes, j'ai dîl procéder li un choix dans les rèférences. Mais on ne trouvera pas ici l'adjeclif .... piXfu;o<;, relevé dans le Luiktm d'ÛRl..... Noos-TflAVLOS au sens de.en tuileo, d'après une dédicace délienne publi~ pour la premiére fois dans le BClf 36 (1912), p. 197,1. 2, aùv TW' x&p~Wl : en effet, dans la publication définitive, sous le n~ 1246, celte lecture fautive est corrigée en un classique ltIpdjLw[•. Parmi les types particuliers de tuiles nommés dans les inscriptions déliennes, je n'ai pas non plus retenu la up"'l'k MOvrolÙ<:plÙo~, car la présence de cet adjectif n'est pas assurée dans le devis 500, A, 1. 40-41, où il est entiérement restitué d'après des textes attiques (lG lit, 1627, h, 1. 303-305; 1666, B, 1. 19, 29-31). Enfin, pour la tuile i«tJ,.u7<'T"ijp et l'adjectif llu),w6pt«io<;, voir la rubrique particulière xa.),u7t"rijp, !upr·a. (2) Voir li ce sujet la petite synthése de W. K. PRlTCHETI, .The Allic Stelai., Hespuia 25 (19M), p. 281-286 (inventaire du mobilier, dont font partie le~ tuiles). L'origine de la toiture de tuiles pourrait être placée li Corinthe; voir O. WIKANDHH, .An:haic Roof Tiles; the First Generation., Fin/frl/er. Conre~nce on Archaic Gretk Architec/ural 7'uracQlla" Htlpuia 59 (1990), p. 285-290. (3) EAD VIII, 2, p. 319sq,
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menls retrouvés, les c habitations devaient être couvertes surtout en tuiles, les terrasses pavées de grosse mosaïque oœupantlout au plus une partie de la toiture,f. De la même raçon, dans l'Ilot des Comédiens, ou ont été recueillis de nombreux rragments de tuiles, ce sont des toits à double pente qui sont en général restitués i . Etla combinaison des deux solutions - toits en pente et terrasses à pavemenls - a été remarquée par G. Siebert dans la Maison des Sceaux '. Peut·être devons-nous aussi tenir compte du rait qu'il n'est jamais question de toit plat, en terrasse - sens habituel du mot 8wfL« à l'époque hellénistique - dans nos inscriptions. Au moment de la location d'une maison, ses tuiles devaient être rournies par le nouvel arrivant. Il est en erret établi que dans toute la Grèce antique les tuiles raisaient partie des biens meubles, comme l'huisserie. C'est ce qui ressort de IG lIt, 2499, où le mobilier comprend TG: ~uÀ«, ·dIV xéplXfLoV x«l Ta OuPWfL«T«, et de l'existence, à Délos, de locaux déclarés tSans toitt, ofxlJlJ.« ôpolflljv oùx l;(ov (287, A, 1. 165)'. La famille de X~pŒP.{' • XépŒP.OÇ.
Les inscriptions déliennes donnent les termes classiques pour ces tuiles, Elles montrent sans doute possible, par de très nombreux exemples, que X&P«fLU; ne signifie pas seulement la ttuilec en général, quelle que soit sa rorme, mais peut aussi désigner suivant le contexte la tuile plate (ou légérement incurvée) qui représente le type le plus courant: dans ce cas, le mot est normalement opposé au type qui va de pair avec la tuile de courant, c'est-à·dire le tcouvre· jointt, xrû.lnnT,p. Bien qu'elle ne soit pas propre à Délos, cetle particularité de sens est quelquerois méconnue'; il est vrai que le style elliplique et les lacunes des inscriptions ne permettent pas toujours de décider de l'interprétation exacte à donner au mot X&pClfLU;. Enfin, dans l'expression XEpIXfL[3wV C«Üyo(, particuliérement banale parce qu'elle constitue une unitê commerciale - en quoi l'épigraphie délienne ne se distingue pas de celle d'~pidaure ni d'Athènes - , le mot se rapporte plus précisément à la paire, au ccouplec rormé par la tuile de courant (ou de dessous) et son couvre-joint. Quant à la rormule X&pcqLt&.t; h&;UYOI, par laquelle sont nommés les milliers de pièces nécessaires à la couverture de la Salle hypostyle, si elle évoque a priori une seule pièce, où la tuile plate est unie à son couvre-joint, nous avons constaté qu'il est aussi possible d'y voir une simple variante de l'expression X&po'.fLl3w" Ccîiyoc;', dont un autre synonyme est attesté dans ces mêmes inscriptions: x.EPŒfLOU Ccî:iyoC; (dans le compte 290, les deux expressions sont utilisées en même temps, 1. 161 et 165), Si xéplXfLOC; peut ainsi désigner à Délos une tuile plate avec son couvre-joint, le mot est bien plus souvent utilisé, comme dans tout le resle du monde grec, pour cl'ensemble destuilest d'un toit, ou du moins un certain nombre d'entre elles, le singulier ayant alors une valeur collective, qui équivaut au pluriel global X&PlXfL18tC;lO. On peut donc ofrrir il. une divinité tles tuilesc, xiplXlJ.OC;, d'un de ses édifices (1246 : tle toit avec ses tuiles et l'enduit,). Dans nos !,exles, le mot
(4) BeH 40 (1916), p. 161. ~) EAD V, p. 130. (6) Bell 112 (1968), p. 763. (7) Une borne hypothk'ire de Nuot, IG XII Suppl., 194, diatingue bien la mllillOn et lIOn toit: [Il:Fot; XwpU.ro u! oW.t; X4i ~. (8) Dana IG Il., 1672, 1.209, on eprouve le beIiOin de préei5er: xc9"1,llc, ~ BLOMNHA, T«1Inofogie Il, p. 30-31, ne signale pu utte nOlnu. ORLAN DOS, Maltriauz th allUlrudion l, p. 81 n. 2, dklare que ~ lIignifie en ~néral la tuile eourante plate., avant de donner une Ilérie d'exemplec où le mot a'applique le plua lIOuvent, en n!11il.e, • n'importe quelle tuile. (9) Voir le delail de. Irgumenll dl na la rubrique xoù.lnt'ri,p, .upra. (10) Nombreux exemplea d,ns OIlLANDOS, Maltriauz de alnlfrudion l, p.81 n. 1 et2; il retnnacnt aU!l5i la phrne bu signifiC8ti~·e de Pollux (VI, 161) : xt~ x-al xc~l&" 0.:. ~~ ~ cd b:l...,;; -:q.,...,. 6oux...a~ 5è &p.,.... Uyn : .Ia toiture de tuile. et le. tuile., p" 5eulementla toitul"ll, pour délligner ce qui est sur le toit: en effet Thucydide emploie.le. deux terme...
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202-
xipaqLoç ne s'applique jamais à de la vaisselle en lerre cuite, mais il est. une seule fois (403,1. 38) employe au pluriel, comme synonyme de xcpatlLL:; au sens général de tuile, pour J'opposer au couple upcq.l.(3tI;.X«Àum:ijp~ dont il est question une ligne plus loin, eL pour lever ainsi toute ambiguïté. Plusieurs qualificatifs de certains types de tuiles sont inconnus en dehors de Délos, eLlenr
sens exacl ne peul être assure. C'est le cas de xcpa.fLk Œ!LqltxUCPOÇ : pour ces tuiles utilisées en nombre dans le Temple dt Apollon, el qui sont, lit.t.eralement, .à double concavitê' t on pourrait efrectivement penser, comme Jarde, 'aux tuiles faîtières en forme de selle. 11, mais l'expression paraît mal adaplée aux tuiles corinthiennes: certes, les couvre-joints de falte corinthiens presentent deux courbures sur le plan inférieur, pour s'adapter aux versants du toit, mais n'est-ce pas l'image de l'angle, il. l'extérieur, qui prédomine, comme pour les doubles tuiles de courant du faite?lI. Il cst d'ailleurs pcrmis de s'attendrc, pour cette série important.e, à une formule plus claire, cependant que Vallois a noté ['exist.ence, à Délos même, de tvariétes dont la face inférieure se relève près des joints. lB, ce qui nous ramène il. l'interprétation de Durrbach, dans son commentaire aux ID : ,tuiles plates relevées sur les deux bords.. De lcur côté, les XEpClf.l.l3EiO 1tClpcipo~ ont donné lieu il. des interprétations pour le moins variécs, exposées par Vallois, qui juge l'étymologie incertaine 14 : en fait, plutôt que de penser à 1ta.pYjOPOiO - ce qui donnerait une tuile .suspendue. (entre deux chevrons?) - ou il. la racine d'&.pa.pmw, qui suggère quelque .emboit.emenlt, sans dout.e vaut-il mieux se rattacher il. 1tClfXlPphol, .couler le long de., et imaginer une tuile, nécessairement d'égout, avec un dispositif destiné à recueillir l'écoulement des eaux, c'est-à-dire un chéneau. Orlandos et Martin avaient déjà donné la préférence à celle dernière étymologie li, mais RoI. Martin écarte l'équivalence pure et simple, proposée par Orlandos, avec les lt"(I.pr:r.td3t( ou luiles de rive des frontons, qu'il s'agisse des rampants ou des angles inférieurs du fronton. On s'en tiendra plutôt à cetle simple idée d'évacuation des eaux. Parmi les lermes difficiles il. traduire, les hiéropes mentionnent encore des lJIl.Àoxipo:!LO~, au-dessus des entrecolonnemenl8 du lanterneau de la Salle hypostyle. Vallois 1. suppose ici une allusion aux tuiles de rive du chéneau, d'apres l'équivalentlJuggrunda donné par le ThesaurUIJ. Cela n'explique pas l'élément lJIl.À6ç qui selon Latlermann s'appliquerait. à la matiére, une argile particulièrement.epurée. n . RoI. Martin en rest.e pour sa part il. la tvaleur ordinaire de tVl.À~" et y voit, ce qui peut sembler plus satisfaisant, des tluiles lisses, au rebord plat (...), qui constitueraient une rangée autonome, en bordure du toit démuni de chéneau.IB .
La fabrication et la pose des tuiles. A l'exception d'une tuile en plomb (444, B, 1. 105)1', la matière de la couverture n'est jamais précisée. Il va de soi que les tuiles importées de Syros ou de Mykonos étaient cn argile to , (II) DAGR V, '.II.I«lum. L'interprétation est adoptée par OHl.ANOO8, O, ~., p. 86. (12) DeMin dans MARTIN, Manuel, p. i6 ng. 31, • droite. M.-F. Billot penche pluB neUement que moi pour l'interpretation _tuilea ralLi~reu; je la remerde pour remarques il ce propoa. (13) Ardil«lul't- Il,2, p.3i6 n. l. (14) 'bid. n. 2. (15) Onl.ANDOlI. MalirÎallZ th t:O/lIlruclillll J, p. 87 ("oir en particulier lB ng. 59, de Pritne), et MARTIN, Manud, p. 74. C·~u.it le parti qu'avaient pris LSJ : Hain-pipet. gulten, en son~ant il une limplifh:aLion de la c:onsonne, • partir de _p6.jlpoot;. Notons que LSJ et ORl.ANIXlS-TnAVl.OS. Luiko". retranJlCrivent les atleBu.tlons déliennea IVec deu:c: f, .10... que la publK:ation françaille n'en donne qu'un leul. (16) EAD 11,2. p.38 n. 3. (17) Bell 32 (HIOB). p.301. L'interprétation lurprend. cal' c'est le dqn.i!lli8nt qui conditionne 1. IIOlidilé dei tuiles en terre cuite. (18) AlMutl, p. 77. (19) Mtme d~tail dans Ath~nee, V. 207 b: ",oAûM.-. xc.,..~. (20) Syrot: 158. A, 1.84-85; 161, A. 1.73-74; Mykonos: 144, B, 1. 12-13. Il 'aut donc toujou... ajouter il Cel tuiles le prix du transport par mer, _~.
se.
-203 cependant que le nom de la propriélê dite Kérameion, â Délos même. suggère qu'elle fournis-
sait toules sortes de terres cuiles pour les besoins locaux, aussi bien de la vaisselle que des pièces archiLeclurales l l . On se gardera l.ouldois d'en conclure que loules les tuiles citées dans les inscriptions déliennes é13ienl en terre, caf bien que signifiant à l'origine, terre à patient le mot a fini par désigner l'objet seul, sans impliquer un matériau: c'est ainsi que le xéplXlt0o; du Temple d'Asclépios il Épidaure. tout comme les >UPlXfLŒu; du Prosloon de Philon à t::leusist! étaient bel et bien en marbre. Néanmoins, alors que la fouille a livré de nombreuses tuiles en pierre appartenant aux bàtiments du sancluaire, ce qui s'accorde avec la tradition faisant du Naxien Byzèsl'inventeur des tuiles de marbre", nous ne trouvOIlS dans les comples ou invelltaires déliens aucune tuile qui puisse à coup sùr être dite de marbre, et l'étude des prix n'apporte pas d'élément délerminants", Vallois pensait que les tuiles provenant du Kératôn, et qui sont à un moment vendues (354, 1. 19), étaient en marbre, de même que celles du Pythion, dont les morceaux sont mis en vente à l'Agora U : mais cette hypothèse est la consequence logique de son identification du Kératôn avec le bâtiment GD 42, et du Pythion avec le Monument aux Taureaux, identifications contestables; par ailleurs, des fragmenls en terre cuite ont aussi une valeur marchande, si faible soit-elle. Vallois a toutefois raison de rappeler que l'on pouvait mélanger tuiles de terre et tuiles de marbre dans une même toiture, ce qui allégeait d'autant la charge, l'inconvénient esthétique qui pouvait en résulter ('1) élant écarté par la pose d'un enduit blanc sur les tuiles de lerre ('It'IXpIXXO'llW.W : 1,14, H, 1. 3; 403, 1. Il), Quant à la peinture sur tuiles à laquelle il est fait allusion dans 364, A, 1. 15 (T'l)'11 1'plX'fll)'1 WÙ xepŒf4:ou), elle concernait probablement, comme le pensait Vallois", des tuiles en marbre, peintes à l'encaustique; les motifs devaient être identiques il ceux qui ornaient les antéfixes et les chéneaux de terre cuite, principalement des anthémions de lotus et palmettes 17, Pour les tuiles du Kératôn (442, B, 1. 172), les inventaires déliens mentionnent encore un -ru'lt'O~, mot dont le sens a donné lieu à controverse; nous verrons. qu'il faut y voir un cmodêle en relier. des tuiles, mais en terre cuite et non en marbre comme le voulait Vallois, Un dernier détail nous est révélé, cette fois au sujet de la c pose des tuiles t, XlpŒfLWGl.ÇU : au lieu de la simple succession hUauyŒGIXt XlJ.t XlPIXI!(';)aGll, Ccouvrir d'un toit et poser les tuilest (145, J. 12), on peut trouver dans les comptes &p(';)aIX\ XlJ.t lUP«I4:WaGll (443, Bb, 1. 159), Nous avons vu· que la UPWGL<;, ou pose sous les tuiles en lerre cuile d'une couche d'argile imperméable, mélangée à des fibres végétales, était une pratique courante dans la Grèce antique, et qu'il faut la sous·enlendre dans de nombreux cas - au moins lorsqu'il n'y a pas de voligeage,
(21) Cf. KV.NT, T~mpl~ E&lalu, Il.254. Je ne troduiroi donc pas Kérameion pur _tuilerie.; cetle diversincation pour la demande locale est courante dana le monde ontique: voir J. PHRII""UI.T, _L'atelier de potier archaïque de Phari: III produclion de tuiles., Jlu~ria 59,1 (1990), p, 201-209. On sait qu'en Gaule romoine, de nombreux ateliers de céramique et surtout d'amphores ont produit des éléments architecturaux: voir le recensement ~a'isé pOl' M.-F. BIL.....OT, Bull. du C~ntu d'~:ludtf .ur rArdil~'uu nQmain~ Ottidmlal~ nO 29-30 (jan.-mars 1987), p, 31-36, (2'1) IG Il " 1666, H, 1. 21 : déeouper du marbre PenUlique pour des tuiles. A tpidlure, les comptes prëcisent à roc~aion: ~nO.O<no-o 'fi ~ii ~ (1Ujl}cq... .c.,••, opoter le reste des tuiles en len-ee(lG IV', 1, 102, Il,1.281-282). (23) PauNlIlin, V, 10,3; la rem.rque est faiLe' propos du Temple de Zeus' Olympie, couvert de marbre: ~ 3t oû'Tik ~ l.rn.., ü>.i ~ TPÔno-o).18,.,;o nC'fTÙ.7pt.~, ola toiture n'll$l. pal en len-e cuile, mais le marbre pentilique a été travaillé pour former des tuilese, ('lot) C'est la conclusion qui Ile dégage de l'étude de J. O. A. LARSE!"", oThe Priee of Tiles at DeIOll from 210 to 180 B.e.•, CP,. 36 (1941), p. 156-166. ('15) Arclliltclure Il, 2, p, 379, (26) Ardiledure Il,2, p. 381. LII peinture de! tuiles en terre cuite se faisait avant cuisson, alon que les tuiles de marbre devaienl être peintes jusle avant la pose. (27) Comme la aima trouvée dana l'Ilot des Comédiens: EAD 27, pl. o. (28) Voir n.~O(, dons la rubrique "OlpŒllUr...., infra. (29) Dernière attest..atian du mol dons une illscrilltion hellénistique dOl Cyme, EA 2 (1983), Il. 2, 1. o. (30) Voir lu rubrique 30~, .upra,
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- mQi/i~ de tympan, aile de tympan: 104·24,1. 22: au milieu du IVe siècle av. J.-C., dans un compte concernant le Temple athénien, hepoç 'fwy yI:!GW~ (. ..) btl rijç xt[px](S[oç. - série de gradins, division en (orme de coin (pour les rangées de sièges au théâtre) : 290, 1. 179 : en 246 av. J .-C., htlX'lCÀéa6lJ.t XtpxtSIJ.' aûo TŒ':; n:or.pà. ~\I c'CGo30v.
Les xcpx(3cç ont toutes en commun de rappeler, d'une certaine manière, un .angle. ou un • coin t, et jusque dans le domaine architectural, elles couvrent des formes et des structures aussi diverses que dans le langage courant l . C'est d'abord à, l'anglet formé par la rencontre de la corniche horizontale et de la corniche rampante d'un fronton que s'applique le mot xt:pxL;, dans l'épigraphie attique du ~ siècle, sous la forme de "adjectif dérivé xc:pxt.3t«i'oç : les comptes de l'f:rechlheion parlenl en e(fel â plu· sieurs reprises des ().(Oo~) xc:pxt.3t«(o~, ou .blocs d'anp;le obliques du fronlon.'. Par la suite, les comptes du Temple d'Asclépios il €pidaure lraiteronl de la mise en adjudication des figures qui occupent la • moi lié du lympan., u.pX(311 TO I1Ltro, avanl de passer il celles de .l'aulre aile., T.iÇ tidp«<; xtpxtBOt;; 1. C'esl exactemenl avec ce sens que le mol se retrouve à la même époque dans une inscription délienne (104·24), sous l'administration athénienne·. En reslant au IVe siècle av. J.-C., nous renconlrons aussi xt:pxlt;; employé en charpenterie, pour désigner une poutre mise en position oblique, faisant office de tContre·fiche. ou de «jambe de force. afin d'épauler les arbalétriers, XOPIJ'llI1ÏŒ, sur les entraits, !Lca6!L\I<X~, dans le toit de l'Arsenal du Pirée: XIll31<XplJ.6aCI.or&. xOp\JlfIl1i'or. xcpx(a~\I hd .orW\I (UO'0!L\lwvi. Avanl d'être établi par R. Marlin, qui a mis en évidence l'intérêt d'éviter par ces xcpxtB~ les effets de l'oscillation, ce sens avait été discuté. En même temps que les XOP\Jlfll1i'or. etaient pris pour des faitiéres', les lU:px(3~ étaient généralement considérées comme des tbroches., c'est·à·dire qu'une pièce métallique aurait servi il assembler la faitiére et les entrails à travers un potelet : conception très moderne de la ferme, qui conduit RoI. Martin il déclarer que .Ia technique de cetle broche nous semble lout il fait ét.rangere il la charpenterie grecque. 7. La traduction par tcoin., que propose Marstrand, lui paralt lout aussi difficile il accepter, car ce genre de coin en bois se dit plus volontiers acpij\l; et l'on comprend que Marlin refuse de la même façon l'interprètation de Jeppesen, qui voulait garder il lU:pxtç son sens d'taile de fronton., en traduisant: tSuivanl l'angle formé par le versant du loitt.
(1) Les dictionnaires BAILLY el LSJ donnent un certain nombre d'exemples des sens u.uel. : piquant ou ~pingle, b
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Mais la deuxième phrase des comptes de Délos ou apparalL le terme XlI:px(ç ne concerne pas la charpenterie: à partir de l'époque hellénistique, il est en eftel susceptible de désigner dans le théâtre 1 une division des rangées de sièges ou gradins, par des escaliers divergeant du centre de l'orchestra vers Je sommet de la cavea, comme des rayons. La figure géométrique ainsi dessinée est en forme de coin, d'ou le nom latin de cuneUB, depuis Vitruve (V, 7) plus couramment employé dans les livres d'archit.eclure que celui de kerkis, qui se rencontre pourtant dans plusieurs inscriptions en dehors de Délos'. Le nombre des >upxl3cç, en principe de largeur égale, varie suivant la taille du théàtre 10, et elles sonl. en général dédoublées au-delà du promenoir; à Délos on en compte sept dans le bas de la cavea, et la forme originale, elliptique, de la partie supérieure - dite epifhealron - fait que seules les trois ~pxŒII:t; centrales sont dédoublées, pour aboutir à six divisions dans cette zone, avec un nombre inégal de gradins dans chacune des XE:pxŒu;; supérieures. De chaque côté de la cavea, les deux x&pxL3et;; extrêmes ne pouvaient de toute façon contenir au niveau de l'epilhealron que quelques petites rangées, si bien qu'elles ont pu être supprimées sans dommage, dans la dernière phase de la construction du théatre. C'est en effet ainsi qu'il faut comprendre le compte 290,1. 179, où l'on precise que l'élévation d'une des entrées latérales a nécessité la suppression de deux XE:px!311:l;, pour dégager de la place Il.
exlrémité, terminaison: 442, B, l. 245: en 179 av. J.-C., faire une XII:'tlIXÀVJ'" iXo:d:pM èVW1ttM 504, A, J. 8: en 279 av. J.-C., dans le devis du plafond du Temple d'Apollon, hnôlXÀwy XIX-rQ: Xt'tlIXÀVJv xlX"CŒ(~t\JYI-Ul' - applique de porle, en (orme de Ufe : 165,1.28 : au pl., en 276 av. J.-C., dans une liste d'objets commandés il un forgeron pour la garniture des portes du Temple d'Apollon. -
TWV O'TOWV;
KII:lpIXÀ7) et les mots de 8a famille, 1«Cj)ŒÀ\OV, xtf!XÀ!l;, xccplXÀoxl6vt.Ov, sont connus en épigraphie architecturale comme des synonymes tardifs de Xlo(Y6}xp,x\lO'" ou bdxpGl\lO"', le echapiteau. l . Cette valeur, qui ne se rencontre pas à Délos, represente une spécialisation parmi d'autres du sens premier et global du terme: 'partie supérieure et finale. d'un objet. Dans 442, B, 1. 245, où il convient de ,faire l'extremité de chaque mur des portiques, qui tombent sous les yeux. - ce qui revient à dire qu'il faut élever les piliers d'ante - , dans le devis 504, A, 1. 8, oû l'on demande de ,mettre en place, par sa tête, une traverse., c'est ce sens fondamental qui apparalt. La formule XlXTœ XtÇlŒÀVJ'" peut naturellement aussi s'appliquer à la
(8) Cf. Pollux (IX. 44) : _t Ilchpo... ~ (...) X"t'X13I1, .:..; m
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«face supérieure. d'une pierre: ainsi dans IG VII 4255, 1. 15, pour les dalles d'une canalisation construite à Oropos, bnx.6!f~ 3È xa:rà. xceplXÀ~ )(/li GUWJIoVÙ'(aœç 'ltpOc; rlro' X«TOl
tête ou «mascarons_, qui de tout temps ont orné les portes des grands édifices, ainsi que le mobilier de luxe'.
poutre basculante: lM, A, 1. 8 : en 296 av. J.-C., pour la palestre. Le x1j),w" est un objet connu dans toule la Grèce, avec des orthographes variées: lU{M}vcL« en Attique', xllw.. . à Êpidaure l . De son côte, Pollux (VII, 142, et X, 31) transcrit x'IJÀwvc~o. . , comme la plupart. des écrivains' et des documents papyrologiques jusqu'au Ile siècle·. Après la longue corde employée seule, le XTjhW...., qui utilise le principe du balancier, est l'instrument le plus simple pour sortir de l'eau d'un puits ou de n'importe quel réservoir, pourvu qu'il ne soit pas trop profond: c'est une poutre formant levier, mobile au sommet d'un poteau, et il l'une de ses extrémités pend un godet ou un récipient quelconque~, l'autre extrémité portant un contrepoids, pierre ou plomb'. Ce type de mécanisme, aux possibilités d'élévation limitées puisqu'il ne peut pas descendre très bas, est apparu fort tOt, en Mésopolamie puis en Êgypl.e 1; il est toujours en usage en Afrique du Nord, sous le nom de t:chadouh, ainsi qu'en Grèce même ct en Asie '. Ses capacités peuvent être augmentées par l'utilisation en batteries dans les grands réservoirs, mais pour les puits très profonds on lui préfère aulant que possible le système nettement moins rudimentaire du vêrilable appareil construit à treuil et poulie, comme on en a découvert. plusieurs à Délos.
(2) VALLOIS, Ardi/"dure 11,2, p. 455, l', reconnue, mail il n', Hé luivi ni par LSJ, ni par le Luilron d'OBl..ANoos-TnAvLos. (3) A DélOll même, voir lestrouvail1es de l'Ilol des Bronzes: G. SIRIlRHT, ILes artl du bronze., Do"ie" "i./oire e/ archtologie 105 (mai 1986), p. 6I)..{;6, (1) W. K. PRlTCIIRTT, Ife.peria 30 (1961), p, 26-27. (2) !G IV', l, 104, A, l. 13. (3) Voir Aristote, M«h" 28 (avee un eonlrCllOids cn plomb); Hérodote, VI, 119, qui l)arla d'un puits de pêtrole aux environs de Suse:
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~"O'i: jardin, verger : 89, 1. 15-16: en 433-432 av. J.-C., (Tlj'V ylj'V Tlj'V ih .6.ljÀWI Tlj'V t]E:piv èIL(a6(d(J(lv xa1 Tàç; xlj1tOç; xat Tà:Ç; otx!«ç;; 104-8, B, 1. 37 : dans la 2e moilië du Ive siècle av. J .-C., (x"ij}troç; 6 1tpaç; TWI (Eû 7Jfullclwl ; 104-11, A, 1. 16-17 : (liste de domaines) 'Imt63POILOÇ; xal Kil1{oç; ; 142,1. 15-16 : rentrée d'intérêts sur le x~ç qu'a acheté Apollonios; 287, A, 1. 147 : en 250 av.
J.-C" dans le domaine de Kérameion, une porte donnant sur le x~ç, qui comprend aussi une .cuisine,; 290, 1. 135 : prêt sur TWI Xl)r.WI TWI 'l'tpOç; TWI In81JpdM; 362, B, 1. 14 : 'Y1E1'roYcUlEl ~ otxÎ}a.'Îj .6.\036TOU xlXl ô xijr.oç ô no{M)60u; 396, A, l, 30 : l'l'tl TWI X1)'l'tWl TOÜ lEùwXdou ; 407, 1. 36 : TWl Xl)n:M lH 'Yt\TVliil b xij1tf.lç; /; .6.WPlf:WÇ;; 1406,8,1.3,4, 10, et 11-12, restitué par Ph, Bruneau: (xijn:OY] TOY 'l'tpàç Tljt1tIXÀlXtaTplXl; 1416,8 l, l, 14,22,42,47-48: au milieu du Ile siècle av. J.-C., entretien des Xljn:OI, interdiction de louer deux propriétés, OlxtlXl;;, xwpta ou X1)n:ouç, et de les sous-louer, 1. 54, et 8 Il, 1. 49 : le xijn:OI;; près du Létoon, 1. 52-53 : le xijn:OI;; près de la cour; 1417, B Il, 1. 99 : xij'l'tOY 1'6" xaÀou!J.tvOv Auxwvt!ov, 1. 103 : xij'l'tO" TOV XIXÀOU(UYOV 9t«,,8pL8wv, 1. 107 : xijn:ov lv «v'dn:tpo\y, 1. 1JO·l1 1 : le xij1tOç; près du Néorion, 1. 114 : xijr.ov 1'6!J.1tp6npoy 1tp600VTIX TWt 'Imro3polLwl, 1. 126 : xij1tO" TOV n:pOç... , 1. 138 : xljn:ov 1'6" 9ur....3p\3wv; 1420, 1. 4 : t"wt XTptWI. xw{:uOY : ferrain : 104-11, A, 1. 21 : !... I:ÛpWl xwpÎOY, mis en location; 158, A, J. 25 : ûn:~p TWV xwp[wv TW" l!J. n(lGo!pWl (même formule: 161, A, 1. 29; 162, A, 1. 23); 162, A, J. 27 : [.:nttp TW" xJwpÎwv il 1tpmpov .6.1jÀl[x)ou; 199, A, 1. 12: en 274 av. J.~C., Ô1tip TWV xwp[wv TW" 9lEOnvW}rou; 287, A, 1. 15: ùr.~p TWV xwp(wv &. 1)v ((:ltpcù..d &u (mème lormule : 290, 1. 36-37), 1.130 : hypothèque ":"(7)1 XWP[wL c11 ytlWVCÛCI 1'6 xwpwv & 1j" «Dt:pccht&u, 1. 181 : intérêts mp TWV IWP(w" &. 1Jv '1\voillou<;, 1. 183 : mp TWV IWP(w" &. 1)v nlXpl.llEV[wVOl;, 1. 184 : Ô7tip "I"WV xwptwv &. 1)v Eûpu~..&u<; (mème lormule : 289, 1. 15; 291, d, 1. 25); 291, c, 1. 12 : ml TWY xwpîwv, d, J. 59 : lmè(p TW" IWP(wv]; 314, B, l. 168: ÈvripOotov TWV ttpwv lWpLw[v]; 372, A, 1. 131 : hypothèque 'roû; IwpLoIÇ McvUll(ou], il. Rhénée; 442, A, 1. 179: en 179 av. J.·C" mhoû; lWpEoIÇ -roû; Cv 'PTjVCllXt, 1. 213-214 : [ml' 'roû; IWPIOIÇ 'l'tiatv, 1. 217-218 ; 1416,8 l, 1. 14 : on demande aux locataires de veiller il. l'entretien d "I"WV rnoonwv tr "I"WV ml "I"OÜ; xwpîoL.<; d TWV X1)'It'WY, 1. 47-48 : interdiction de louer deux xwpta et deux xTrrou<;, et de les sous-louer, 1. 57 : 1'6 xwp!ov 1'0 nuppl3IXXl3wv ; 1417, B Il,1. 86: xwpîov "1"0 xa:ÀOUl.llEVOV nwpLVl'Jv, 1. 90 : [xwpÎOY Cv 'PlJ}.oClIXl 1'0 x«Àoul.ltvOV nâ.vopfJ-Ov, 1. 95 : Iwptov lv 'PlJvl:Ϋl 1'6 XIXÀOUfJ-IEVOY o.lowac!OY; 2555 : borne [Yj] obdlX [x]lXt "I"OL xwptlX ttpOL 'A'It'6Uwvoç; [o.J1JÀÎou.
Attesté depuis Homère, le mot x~r.oç;, d'étymologie non fixée, peut désigner un bocage sacré aussi bien qu'une portion de terrain aménagée et clôturée pour servir de potager et parrois également de verger, ou simplement un parc public ou un lieu de promenade dans la verdure '. Très lréquent en littérature, comme en épigraphie, il révèle le goùt constant des (1) Mais le mot 7L""~, qui ne tlemble pas connu avant le milieu du ~ siècle, ou même plus lard (Xênophon, An., 1,2.72; Cyr., 1,3, 14, et 4, 11). s'applique aux jardins orienlaux, vitrines des rois et des uLnlpes, et plus spécialement aux j.rdins uuspenduso de Sêmiramis /i Babylone, qui -ont di... tanl1Jt ~ 7L"~ (~rose chez FI.viu...JoBêphe, AJ, X, 226), t.lInl1Jt ~ ltT,7tot;: (Diodore de Sicile, Il, 10; Strabon, XVI, 738), n~ convient êgalement pour les para l'Oyaux d'Alexandrie et les grands vergers de rapport. du Fayoum, qui !!ont IÎ distinguer des potagers: d. G. Ilu880N,.Le Paradis de Oêlices (Geniu 3, 23-24)., REG 101 (1988), p, 64·73. Quant au mot v.m..;, qui dêsigne depuis II0mêre un bois ou pan: sacrê, il n'implique })'Is, en fait, la prétence dominante d'arbres; confinllloon en est donnf!e par les t.euêm de jeux alexandrines en ivoire. qui portent le terme ~ au revers de la reprétentatKIIl d'un naiskos ou d'une autre structure an:hit.ec:turale. qui devait omer ce pan: : voir E. ALFOLDIR068SBAUM, Chi....." 6 (1976), p, 212-213, où l'on rapproche cetlMo<; des • An:hilekturlandachaften. pompêiennes. Signalons encore que d'unemaniêre exceptionnelle, dans une inscription de Koptos datledc 219 ap. J.-C., le mot~ s·applique. non. un vrai jardin, mais. une dê<:oration murale reprfsentant un jardin, car il est dit qu'on a • reconstruit entierement et peint avec ses plantes un~.: voir J. BINGHN, Cf: 122 (1966), p. 167-168 (d'ap..u ZPE 62 (1966), p.225).
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Grecs pour la nature - goüt dont les découverles archéologiques ne témoignent guère - , mais il faudra atLendre J'époque romaine pour que les jardins à l'intérieur d'une ville fassenll'objel d'un véritable engouement, avec une irrigation artificielle bien organisée'.
Les jardins de Délos. L'aridité de Délos étant un lieu commun de la poesie grecque t et une caractéristique qui frappe tous les touristes, la mention de plusieurs ltipto~ dans les inscriptions intrigue a priori. Ces inscripLions font connaître des jardins privés et d'autres appartenant à Apollon. Ils se caraclêrisent par le fait qu'ils ne sont pas associé!! à des maisons' : dès le ve siècle, maisons et jardins sont nommés séparément, si l'on excepte le xij7tOl; associé aux bâtiments du Kérameion. Il arrive même qu'un jardin serve de repère topographique pour un autre xij1t"O~ voisin (407, J. 36); les lopins pouvaient donc former des groupes à part. Celle séparation des jardins et des maisons n'était pas, semble+il, la situation générale en Grèce. Pour les habitants de l'Attique, en particulier, on rencontre dans la lillérature comme dans les inscriptions 6 la mention de maisons hors la ville, entourées d'un jardin; faute de place au centre de l'agglomération, c'était apparemment la règle dès lors qu'existaient des faubourgs, des quartiers suburbains. A Délos aussi, ainsi que le suggèrent l'épigraphie et la disposition très dense du Quartier du Théâtre, les jardins étaient situés en dehors de la ville, dans une zone non construite, et leur relative rareté les réservait à une élite sociale '. Or, les quelques jardins localisables d'après leur mention (celui. proche de la palestre" celui, proche du Létoon" et celui, proche du Néorion ,) nous entrainent vers l'Est du Lac Sacré et du sanctuaire d'Apollon, dans un terrain qui corres· pond à l'ancien cours de l'inopos, une bande fertile où sont aujourd'hui encore établis les jardins des gardiens du site. Ajoutons que les caractéristiques du domaine de Kérameion, qui avait besoin d'eau pour son artisanat 7 et pour irriguer son xij7rol;, supposent une installation dans une région point trop sèche. Les deux jardins de la trittye des Théandridai, loués respectivement pour 210 et 165 drachmes, devaient aussi se trouver autour du sanctuaire, mais pas nécessairement au même endroit que les ~rgasl~,.ia des Théandridai, situés par Vallois prés des Propylées'. La disparition des jardins dans les inscriptions après 156-155 av. J .-C. n'est pas fortuite et doit correspondre à une réalité: lorsque Délos devint port franc, en 166, il s'ensuivit un fort accroissement de la population et une urbanisation massive, qui entraina des constructions sur le 'jardin proche du Léloon" et sur celui, proche du Neorion" si ce dernier etait bien situé,
(2) Sur ce point, voir P. GRIMAL, LU jardin. r()main. (1969, 2" éd.). La bibliographie des jardins grecs ,'est enrichie ce. dernières lInnées : cf. DAGR, 1.0. horlu.; M. GOTtI"IN, t Der gricchische GlIrtent, AM 34 (1909), p. 100-144 (sans rHèrences épigraphiques, mais insiste lur l'importance de!! jardina dans lea gymn8lles et sur l'influence de l'Orient); W. K. PrtlTCHBTT, He.peria 25 (1956), p. 2'64 (r888emble les texl" litUrairea qui montrenl que le~, Il la rois tgardent el torchllrd t, contenail ausai bien delarbrea que d" légumes); D. B. TIIOMI'90N, Garthn wre of Ancient A/hen•. Ezcuouli(lnl o( the Alhenian Agora Pic/ure Book nO 8 (1963); A. MOTTE, Prairiel d jardin. dan. la Grke anlique. lH lu religi(ln il la phi/tJlophie (lm); CI. VATIN, t Jardins et vergen grecs t, Milangn G. DolU (1974), p. 34r.-357; enlin la synthese de M. CArtROLI.-SPILLECKE, Kil nOE. Du onlib grΫhiache Garlen (1989), • Hé deVllncee pu SIl oommuniU1tion lIU Xlll~ Congrts Intem. d'An:h~logie OaMique (IHcrlîn, 1968): oGreek Garden!! Ind Parks in Helleniatîe City Planning., où elle rappelle que l'urbllnisation de ulle époque n'a plus laillé de pillee pour les jardin! i J'intérieur des agglomérationa, ..ur d.ns le!! Illnctuairea et les lieux publies, rurtout qUllnd il l'lIgit de villes nouvellement rondées. (3) Ainli dana l'Hymne homirÎque li Apollon 16, v. 54--00, n, el Callimaque, IIl1mne li 000., v. 11~15. (4) Voir Ph. 8nUNKAU, 0 Deliaca : les j.rdina urb.ina de DHoat. Bell 103 (1979), p. 89-99. J'emprunte' cel importanl article les mentions de xiro< elxwpl« d.na les inscriptions, a~'ec dei oomplèmenta tim de VIAL. 1N10#. (5) DéffiOlthène, Contre EMrgoI, 53 (où le jardin a une porte), ellG Il', 2675: [6}po.; o~ [lCXi x}fpwu. (6) VI .... L, IN/or, p. 323. (7) Accordon.loutefois ii M. BRUNET, BClI114 (1990), p. 673. n. 23, qu'il n'ell plI rùr que le KerameÎon soit loujoun re!lté un atelier de potier, il a pu simplement en gllrder le nom. (8) Archil«lure l, p. 5.
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comme il est probable, du côté de la Maison de Kerdon, postérieure à 150 av. J .-C. '. Quant aux autres jardins, où qu'ils aient été installés à l'origine - et tous n'étaient pas dans la basse vallée de J'Inopas, comme en témoigne le Lykoneion qui, succédant au domaine du même nom, devait se trouver à Rhénée - , ils ont dû également êl,re victimes de cette urbanisation que la fouille a bien mise en évidence. Comme tous les Grecs, les Déliens entendaient. par X~1tOç un terrain clôturé (la porte est mentionnée dans 287, A, 1. 147)10, consacré aux cultures potagères el surtout aux arbres fruitiers: grenadiers, figuiers, oliviers, el même éventuellement vignes (1416, B l, 1. 42-45), alors que ces dernières étaient comptabilisées à part au Ille siècle Il. En outre, le X~1tOç pouvait porter des constructions: sur le jardin de Kérameion avait été édifiée une installation de Huisine., t1t'iWV, et le fait que le domaine du Lykoneion soit devenu sous l'administration athénienne un X~7t"Oç donne l'impression que les bâtiments sur un fjardin. pouvaient être d'une certaine importance 11.
Les choria. Quelle différence les inscriptions déliennes font-elles entre un x'ii7t"o.:; et un xwp(ov, mot habituellement traduit par. terrain _? Laissons de côte les t7t"o(x~or. et les otxo7t"E8or., qui doivent représenter, a Délos du moins, des .constructions. 13 , alors que les X'ii7t"OL ct les xwp(a., qu'ils soient privés ou qu'ils appartiennent à Apollon, sont d'abord des terres d'exploitation. Un XWptOV peut être voisin d'un autre (287, A, 1. 130), remarque que nous avons déjà faite pour les X~1tOt, et qui fait envisager une situation hors de la ville. Toujours à l'instar des X~7t"OL, ces terrains étaient susceptibles d'être en partie construits, comme le montrent 13 (fI)Y'fPor.ep~ 1416, B l, l. 14, et des actes de vente à Tinos, vers 300 av. J.-C. (lG XII 5, 872, 1. 18sq.), oû sont constamment associés une maison ct des ;(Wpta., «avec toutes leurs dépcndances_, y compris leurs conduites d'eau, "t'à Ci8or."t'or. ou "t'àç Ci8or."t'o.:; &.ywy&:.:;. Cl. Vatin en conclut que ce sont .des exploitations agricoles de dimensions variables, qui comprennent aussi des bâtiments utilitaires, des enclos pour le bétail et des étendues de maquis. 14. Mais seuls deux kepoi sont signalés dans les documents tiniotes; de même, en Attique, les biens donnés pour la dot se composent le plus souvent d'une maison avec xwptov 3ttenant 16 , il est nettement plus rare qu'un x,wp!ov soit réuni à une maison et des jal'dins, comme sur une borne hypothécaire de Lauréotiké I~.
(9) Vallois situait ce dernier jardin entre le Monument aux Taureaux et le mur du Péribole, mais il pouvait se trouver juste au-dehors (ét.ant déwrmais bien admis à peu pres par tout le monde que le Néorion est le MOnument aux Taureaux). Voir aussi notre rubrique bm6ai>O"o~, lupra. (10) On retrouve dans la documenta lion papyrologique la mention d'une lMp.. 'l'OÙ ""PIIll)IlOU (PSI 547, 1. 22sq.); la littérature signale aUllSi celte clôture: voir S. SAlO, dans &cii/il urbain~l, lociilil rura/~I, acl~s du colloqu~ d~ Siralbourg, 1985 (1987), p. 169. (11) Maia les papyrus tardifs différencient le 'jardin-potage", x'l'jlloMXIlYOV ou 1l1)7roM;(IIM (références données par G. HUSSON dans Mtlang~1 S. saunuon "[1979), p. 191-207); quant aux vignes, elles wnt un trait particulier du paysage délien : voir à ce sujet Ph. BRUNEAU -Ph. FIlAISSE, BCH 105 (1981), p. 141-145. (12) Lorsque les orgéQns du héros médecin louent un jardin, traversé par un QX''I'~(333-33'l av. J.-C.), on y fait également des conslructions: voir H. W. PI.EKET, Epigraphica I. Tului Minortl, vol. XXXI, p.63, 11° 43, 1. 11 (ivellxo&,,'w, au 3eIlS prelllier de -construire dans, ou SUrf). (13) Voir nos rubriques lnolxl.llv et O!X611lOOV. Le deuxiéme terme peut aussi désigner, ailleurs qu'à Délos, un ,lerrllin desliné à la construclion •. (14) Cl. VATlN, o. c. (15) Voir J. V. A. r-'INë, IlOnOI. Sfudi~1 in Morfag~, R~al &curily, and Land Twur~ in Anciw/ Alh~n1, H~lp~ria Suppl. 9 (I951) : nombreux exemples de la forlllule 6i>O~ x"'pum xa.t otJt(
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Si l'on s'en tient à l'épigraphie délienne, les noms que portent ces lwptor. montrent que certains TI!:lJ.tV"fJ, ou domaines de Rhénée anciennement donnés il ferme par l'administration du sanctuaire, sont désormais, sous la seconde domination athénienne, dits lwptor. : c'est le cas de Panormos et Dionyseion. Plus généralement., un acte du type de 1416, B, prouve qu'après 166 la plupart des anciens domaines n'existent plus eomme tels, ils sont désormais catalogués en neuf kepoi et einq choria 17. Dira-t-on que le nom de Xlj1WC; était donné il une exploitation agricole dont la principale production Hait les légumes et les fruits, tandis que celles dénommées lWptO'l devaient englober une bonne part de maquis, ou une zone laissée en lriche IS? C'est probable, mais la destination d'une terre a pu changer d'une année il l'autre, et l'on sait bien que les prés ou les maquis recensés dans nos cadastres sont souvent, en réalité, des champs cultivés. Sans doute ne faut-il pas, ici non plus, chercher un sens trop strict pour le mot lwptov 11l , et convient-il de se contenter d'un tterraint situé hors de la ville, et pouvant en fait correspondre à un domaine agricole complet.
Kl]pOS : voir YPa+T1
KlYK).,(Ç,
Tt
(TpU+a,KTOS, 0) KlYK).,(Ç : grille, barrière (mobile) : dans les inventaires du Ile siècle av. J.-C., Temple d'Agathé Tyché; 1403, Hb II, J. 20: en bois; 1412, a, 1. 41 ; x~Y)xÀŒI1; 1417, A II, J. 38; en bois, associée il un TpUcpI1XTOC; (même formule: 1426, B Il, 1. 42-43; 1442, B, J. 44; 1443, B Il, J. 106); - Aphrodision: 1412, a, 1. 32: XtyxÀtôl1C; E;uÀ]{vl1C; M[o Xilt ltÀW]vlov; 1414, a, J. 9: [x~YXÀŒocc; --] 8uo xoXt ltÀwVlov (même formule: 1417, A II,1. 10-11; 1426, B Il, 1. 12-13); 1442, B, J. 32; xtyxÀŒtÇ flouaoXt lÙwv~oX (même formule; 1443, B Il, 1. 95); - Héraion 1403, Bb Il,1. 9 : dans le prodomos, 2 xLyXÀ(8or.c; en bois (même formule: 1417, A Ill. 25; 1426, B Il, 1. 25; 1442, B, 1. 46); - Temple d'Isis: 1416, A 1,1. 9: btlTwv x[ty]x>..L8wv (même formule: 1417, BI, J. 4; 1434, 1,1. 19; 1452, A, 1. 9-10); - Poséideion; 1417, A J, 1. 47-48: TPUCPoXXTOV Èvn:À1) il0V't'oc x[tYXÀ]t8[oX (correction de F. Salviat, au lieu de xl).t]r8oc); - Sarapieion C: dédicace de 'tO
ÀL66aTpW"l'OV Xor.tTOCC;
x~vxÀt8occ;.
TpU+a.KTOS : grille, barrière (le plus souvent fixe) : - Temple d'Agathe Tyché : 1403, Bb II, 1. 19-20: TpUCPOCXTOC; ÀtoLvo[C; élwV Mùtaxouc;] at81jpoüc; lE;, èv W~ E;uÀtV"fJ x~YXÀtC; Xl1t ~Àouc; at.8'lpoüc; hd TOÜ TPUlP&{XTOU 8éxoc] 't"É'M"a.pOCC; (même formule, avec de légéres variantes: 1426, B II, 1. 41; 1440, A,l. Il; 1442, B, 1. 38-39; 1443, B II, 1. 105-106; dans 1417, A II,1. 38-39, TpUcpoXX"l'OV ~UÀLVO'l doit être une erreur du lapicide); - Artémision: 142, 1. 46 : bd TOV TPUlflI1XTOV, l. 49 : du bois pour le TpUcpOCX"l'OC; (mais attribution il l'Artémision incertaine); 287, A, 1. 53: TpUcpl1X"I'OV (correction de F. Salviat, pour "l'ptllX7t'"l'OU); 338, Aa, l. 28; 403, 1. 26,30 : du bois tk TOÙC; T]pucpclx'tOuc;;Artémision dans l'Ile: 161, A, 1.95 : réparer le TpU.; 287, A, 1. 56 : xÀtt80c; XOCt ltÀwv{ou È:n:t "l'OV TPUlPOCXTOV, 1. 101 : faire des barreaux pour le TPU,; 1443, C, 1. 9-10 : !:n:t TOÜ ["l'pu]lPclXTOU; 1448, 1. 9 : !x]mc; "l'OÜ "l'puCPclX"l'OU; - Temple aux sept statues: 1409, Ba Il, 1. 54; 1446, 1. 8; (17) KI>NT, Temple E,lale" p. 318. (18) C'est l'opinion de KENT, 1. c. (19) Cômme s'y est employé ROUSSEL, Düo, colonie athénienne, p. 157 n. l, qui veut distinguer les X...P(.., ' ferme!! avec Jeun! dépendances., des x'ijm:>., • pièces de terre ou ne s'è1evaient que des constructions légèren. De son ci.oté, W. K. PIlITCHETf. dans S8 notice xwp{o~ de lü,puia 25 (1956), p. 268-269, ,'en tient il la traduction .Iand., qu'il remplace quelquefoÎs par .Iollded property. ou .cslateo.
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Dioskourion: 161, A, 1. 95: réparer le TPUCPClX'rot;; - Kynthion: 1442, A, 1. 82: 1tpOt; TWt Plinthinos Oikos : 165,1. 18-19 : du bois pour le TpU.; - Porinos naos: 1403, Bb J, J. 80 (inventaire du prodomos), 1. 95-96: en bois (cella); - Posideion: 1417, A 1,1.47-48 (correction de F. Salviat, voir supra); - Pythion : 165, 1. 38 et 41 : des pierres pour le TpU. ; 199, A, 1. 73 : (CoURBY, EAD 12, p. 209 n. 2, a lu ici n[uO(~u] au lieu de n[wp(wu] restitue par Durrbach) adjudication à cinq arlisans de "l"pu. pour les entrecolonnemenls, 1. 76-77: ikoklès a sculpte Tà XUfldna: 'roù TpUtpriX'roU et les a peints; - Salle hypostyle: 366, A, 1. 47 : XllI w. apU~'VŒ cL:; TOV TpUcp«XTOV; - dans une proprièlê: 1416,8 l, 1. 23: 'rolH; Tpucpâ.x(TOU']; - destination inconnue : 168, A, 1. 8 : (x]M:{30u li. TpUcp«x-r{oc;;] ; 219, A, J. 13; - dedicace d'un TpUqJ«XToc;; par des Hermaistes : BCH 87 (1963), p. 253, 1. 16. TP.XTWt; -
Grille mobile - barrière fixe. Le sens exact de x~yx),(t; et de TPUlfltlXTO' n'a pas toujours éte bien déterminé. On s'en tenait au commentaire d'Hcsychius, qui renvoyait à la barrière du tribunal d'Athènes: xtyxÀlc;;' 0 3~xa(JT1)p{ou XriYXEÀÀOt;, ou à celui de l'Étym. magnum : x~yxMt;· 1) XIXYXEÀOOup!t;, OUplX 3~x't'Uw-riJ. On interprétait donc la Xtyx).,{t; comme une simple, grille. ou 'porte basse à claire-voie., sans qu'apparaisse une dirtérence réelle d'avec le synonyme TpUcpIXXTO', conformément au Luikon de Photius: 3pUIfl:XXTOUt; . TI1t; OUplX' 'roÙ 3tXllO'Tllp!OU, &, Xllt xtyxÀ!31X' D.tyov, ou encore la définition: xtyxÀt3Et; . BpUcp:xx'rot, ol WV xlXÀouflC\'Ot xa:yxt:ÀÀot, rapportée par BEKKER, Anecd. Graeca, 190, 16 1. C'est ainsi qu'au début du siècle, Ebert voyait dans xtyxÀL; une grille en placet, et il y a peu le Lexikon d'ORLANoos·TRAvLos a encore simplement assimilé xtyxÀL; et TPÛCP«XToc;;. Pourtant, la mise au point faile il y a dejà vingt-cinq ans par F. SalviaV n'est pas contestable dans ses grandes lignes. D'après cetle analyse, qui nous a servi pour rassembler nos références, les XtyxÀ!&ç des inventaires déliens sont d'ordinaire en bois. Il arrive qu'elles soient au nombre de deux par édifice, ou qu'elles complètent un TPU
(1) Tp~ eBtune variante vocalique coun.nte pour &pô
Mù.1mt"".
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qu'une mosaique puisse être prolégée par une X.lyxMç et non par un 't"p~x.~, et que ce soit une Xlyx).lç qui sert à fermer le prodomos de l' Héraion 1. F. Salviat estime que la possibililé d'ouverture et de fermeture n'existe pas pour le 't"PUCPIlX:ro<;, qu'il juge fixe par définition. D'oû la correction qu'il propose pour 1417, A l, 1. 47-48, dans le Poseideion : x{Lyx).J~IXJ au lieu de x{M]Œ{Il, car, écritril, «on imagine mol un 't"pUcpIlX't"Oc; avec une clé t. Il n'empêche que les comptes mentionnent des fryphak/oi accompagnés d'une clé: dans 168, A, 1. 8, 287, A, 1. 56, et 338, Aa, 1. 28. Soit il s'agit tout simplement d'une clé pour la x~yx).lç appartenant au 't"pUcpIXX't"O<;, soit le mot 't"pUcplXX.'t"OÇ doit bien être, dans certains cas, un réel synonyme de Xlyx).(c; ; en tout etat de cause la correction proposée ne s'impose pas.
Le rôle du
TpÛ
En somme, le rôle que remplit le 't'pUcjl«x't"Oç à Délos est comparable à celui du maktllo! en fer dans le Temple d'Asclépios à l::pidaure '. L'idée est de lous les Lemps et de lous les lieux: on ne louche pas au sacré, devant lequel il doit y avoir une barrière non seulement symbolique mais autant que possible malérielle. C'est en ce sens que l'usage du mot 't'pUcpIXX1'QÇ et de ses dérivés est courant à partir de l'époque hellénistique; on en rapprochera par exemple une inscription de Labraunda et une autre de Mylasa e, ainsi que celle relative au Temple d'Hérode à Jérusalem, qui délimite un périmètre où .nul étranger ne doit pénétren : M'l6tvll &:ÀÀoyc~ ctarcoPCUca61lL LV't"b<; 't'où 'tepl W ltpov 't"pvcp6:x.'t"ov Xilt m:pL66Àov·. L'analogie s'impose avec les chancels des basiliques chrétiennes, qui doivent perpétuer cette tradition. C'est d'ailleurs par .chancelt, issu du synonyme latin conctllus, couramment transcrit x&:yxùJ.oç en grec d'époque impériale, qu'il faut traduire le mot dans une inscription chrétienne de Cyrène: d. ~fol«"tœ x[«!-xœl) orO-" 't"p~x'ro"". Il IlCmble que l'on doive encore pouvoir considérer un autre sens possible pour 't'pUopatx'rol; : c'est le • balcon en sailliet, qui a toujours cxislê dans l'architecture grecque, si l'on en croit certains témoignages littéraires Il, des scholies d'Aristophane Il, et le Laikon de Photius, qui assimile le mot au .parapet., ~p:udo" : 3pU.pœxTO\ . tM'J.'IOl. 6<:lplZ)W; . "t'li. 31«f~= Tj ri: T.&fIl~lllafol«"tœ. A Délos mtme, Ph. Bruneau a mis en évidence l'existence de • rues à colonnes., avec un étage en surplomb et donc eventuellement un balcon en saillie l', mais cette disposition pourrait bien être d'origine italienne.
KU;Kp4VOV, TG (€1flKp4YOY, €1flKp4YOY :
chapiteau
TO)
104-4, aA, 1. 4, 10, Il : au milieu du
Ive
siècle av. J .-C., pour le Temple
athénien. (6) Comparer la din~rem:e entre la tUyd.U; et lez 3pi'9,.,.:t"" du BouleuUnon d'ALhenez, hoquet! den! lez Cal1fllü,.. d'Ariltophane : G. Roux, Bell 100 (19i6), p. 475-483. (7) IG IV", l, 102, 11I,1.296,298, JOI. (8) J. CRAMP.... ÙJbrounda 111,2, nf 00, 1. 12 (11& liede ep. J.-C.): pour Mylua, voir J//S 16 (1896), p. 231 n f 33 (_'nl. MyIClSG, IN, 502). (9) OCI, MIEl. (10) G. PUGI.IKSH CAnn"'THl.L1, .Supplemenlo epigraphico cirenaico •. ASAA 3940 (n.e., 23-24) (1961-1962), nO 120. Repris dans Bull. ~p. &l, 569. (11) Recueillis par E. KHII...MOI'OUl.OS, 'AP1.'j.lf,3YJ~, aoùt 1920. nO 8 (non vidi): Polyen,Slral., 111,9, 30; Ari~wte Ath., 50, 2 (il est interdit d'élever .des balcone en saillie sur leI rueu: 3pUlf"6;l<:rou.; ÎrII'~p ti:o~ 63i:o~ OmEpt1:{""'~)' (12) Scholies li Eq., 675 et V., 386: 3poJ.q>ŒX't'tI<· Tel M tŒll),...d. IUt),O(,jACV«, tel t&~ ob
-213Ku!HcpclVOY: chapiteau: 199, A, 1. 41: en 274 av. J.-C., pour la palestre; 365, 1. 24-25: en 208 av. J .-C., pour la Salle hypostyle, adjudication de rljv il:PTOlala.v TWV xt.OxpliV<ù"; 500, A, 1. Il, 12 : en 297 av. J.-e., dans le devis du Temple d'Asclépios.
Ces références montrent qu'à Délos brlXpIXVO" est un lerme specifique de l'époque athénienne, remplacé par le synonyme lu6xpor.'IOV sous l'Indépendance. Le fchapileau. se dit. en erret btlxpor.'IOv dans le devis de l'Arsenal du Pirée, dans celui du Prost.oon de Philon à ~Ieusist, ou encore dans l'inscript.ion qui traile des bases de trépied trouvées au Cynosarges'. De même, les comptes de l'erechlheion parlent des hnxpOlv€Tl.3eç (d[..,oCH) pour désigner les blocs qui couronnent la derniére assise du mur'. Encore attesté à Oropos, il f:pidaure et à Delphes 4 , bdXPOlVOV est également. assez fréquent en littérature'. Le mot X~6XpOlv()V, oû se maniFeste une haplologie par rapport il. la forme attendue xt.OvOXPOlVO", qui est d'un emploi plus tardiF', n'est toutefois pas négligé en Attique, puisque les comptes de l'Érechtheion l'ulilisent 7 , ainsi que certains écrivains B . Dans les textes épigraphiques, en dehors de l'Attique et de Délos, c'est un terme banal, bien que sa fréquence ne dépasse pas celle d'bdxpor.vov - qui est le plus courant, d'après le dénombrement de Caskey' - , ou encore celle d'un aut.re synonyme, X(
KtOvuw :
klpkOÇ :
voir
kUow
voir ift"WmCUJTpo",
K~P'Ç: pierre ponce: 104-4, aA, 1. 1 : dans un cahier des charges athénien du J.-C, pour un temple.
IVe
siècle av.
5U1.+G.fI+lôw: polir avec du sable: entièrement restitué dans 500, A, 1. 8 (297 av. J.-C., devis du Temple d'Asclépios).
d'où
(1) (2) (3) (4)
JG II', 1668, 1. 43-45: JG JI ", 1666, A, 1. 77, 79. IG II', 1665, 1. 21 : on dkrit une colonnette 08yant un chapiteau doriqueo, ~I.l<~~ txO'O ftl ~\IO~. CASIŒY dan. STBVBN&-PATON, The Erechlheum, p. 302 (_ IG 1',474, 1. 16, 23). LBONARDOS, ArchEph 1923, p. 39, 1. 4a; tG IV', 1, 106, Il, 1.131; BoUSQUET. CID Il, n· 53, 1. 3, 113, 1.12,
a7,
1.
1~16
(lU lieu de la restitution
JU6JxF""~,
pl"Opoaée par Bourguet).
(rl) Pindare, Frog. 88, 1. a; Euripide, IT, al; autrea exemple. dan. ORLANDOS-TRAVI..OS, lAzikon••. Il.~.
(6) Pour la forme, voir K. MBI!lTERHANS, Grammalik der alliKhen InKhri~n (1971, 3" ed.), p. 118: pour de!! lUellation•• voir Diodore de Sicile, 1", 47, V, 47. XVIII, 26 et 27, Flaviua-JoM,phe, BJ, III, 6, 2, XV, 11, 5. Toutefoia, Pollux (VII, 121) et SlNIbon (IV, 4. 6) diaent~. (7) IG l'. 474, 1. 29. (8) Xênopbon, HG. IV, 4, 5: n{ft'ttl ~ JU6"f'Œ"O~ W t'OÙ~; Plalon le Comique, 72 (M. Th. Kock): JU6~. Voir IU5fli Strabon, IV, 4, 6 : lUO~ K"fK~' (9) AJA 12 (1908), p. 188, note. (10) Pour de!! exemple., surtout dana l'épigraphie hell!ni'lique et romaine d·A.ie Mineure, voir III rubrique ~iJ dlln. ORLANoos-TRAVl.08. lAzikon. En litt.el'8ture, on trouve le mot che:r. Athênée, V, 206 b. (II) BCl164-65 (194041), p. 37, 1. 1. (12) Bull. tp. 61, 785, et SEG XVIII (1962), nO 604,1. 1.
.....
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Mélangée il. de la chaux, la pierre ponce peut servir à la fabrication de mortier hydraulique l, Mais ce n'est manifestement pas de cela qu'il est question dans l'inscription 104-4 : ici, la pierre ponce, qui est un abrasif, doit être propice au ponçage ou lissage des marbres, dans le cadre du principal travail de polissage. Plutôt qu'employée en bloc, elle était sans doute réduite en poudre avant d'être mouillée, comme le signale Pline, HN (XXXVI, 6-9). Répandue sur les lits d'attente et de pose, elle devait aussi permettre, par frottement des deux parties, un meilleur ajustage des blocs l , DiHérenles sortes de sable peuvent encore être utilisées comme substance abrasiveS, les plus communs étant la poudre de quartz et d'émeri. La restitution de 8toco./Jocf-tf-t6w,. polir avec du sable t, insérée dans un devis délien d'aprés IG X Il 2, Il, 1. 25-26 (Mytilène), paraît donc judicieuse.
ICUolV,
Ô
ICUolV : colonne (= l'ensemble base-lût-chapiteau) : 103, 1. 26; 104, 1. 84; 104-2, B, l. 5 (milieu du IVe siècle av. J.-C., inventaire de l'Artémision); 104-5, A, J. 19-22; 146, A, 1. 75-76: en 301 av. J.-C., 't"où.:; X([O\l)OC':; t:y'Vt't"pwGam xocl hxoclH]pocow; 165,1. 26 : dans le Pythion, du o./J~f-tûeto\l pour les colonnes; 176, 1. 5; 205, Be, 1. 24 : en 267 av. J .-C., paiement des colonnes; 354, 1. 23 : pour l'oikia Tt'po.:; 't"(;'n x(O\lt 't"Où <J't"tlO"tÀdou; 1414, b, 1. 20 : au milieu du Ile siècle av. J.-C., dans l'inventaire de la Graphé, à côte de la colonne de gauche, 1. 27 : à côté de la colonne de droite; 2267, 2268,2270,2271,2273 : à la fin du Ile siècle av. J.-C., au Sanctuaire syrien, dédicace de 'T'O\I XLOWl à Aphrodite Hagné, sur chaque pièce; 2269 : Œ\I't"l 't"oG n:wp(vou (s. c. xt6\1Ou, dans le portique syrien). - fût: 104·4, aA, 1. 4 (milieu du IVe siècle av. J.-C., cahier des charges du Temple athénien); 199, A, 1. 108 : en 274 av. J .-C., à la palestre, xov~&.aoct 't"où.:; x~6vlX':; lUXl ;(pi:o"oc~ 't"o Tt'tptaWÀ~ov; 365, 1. 28,32,33-34,36,39-42: en 208 av. J.-C., dans la Salle hypostyle; 443, Bb, J. 166: au Kynthion (1), m:ptXO\lt.x[O"OCt 't"où.. x~6\1oc,:; 1 1']w" GTo(W"; 500, A, 1. 10, 12, 14 : en 297 av. J .-C., dans le devis du Temple d'Asclépios. - pilastre, pilier: 161, A, 1. 68 : en 279 av. J.-C., 1'oy X(O\lOC TOG npOTt'uÀou 'TolJ.1tt0"6\I'Toc, Tt'po.:; tH 1'IX fMptTprx laT"IJlUV, waTt: O"t"1jo"OC~, 1. 70 : 1'OL':; o"'1lO,,8ûÀo~ TOG XLO"O':;.
colonnette: 104-5, A, l. 7: dépenses d.:; 1'11 x~6\1t1J: y6Wp01; 1408, A 1,1. 30: dans un inventaire, offrande bd Xto,,(ou; 1442, A,\. 73 : Apollon tTt'l XtO,,(ou, 1. 78 : bd X10"(OU ~UÀL"OU. ICI.ÔVLOV J :
colonne, poleau : 142, 1. 34 (contexte lacunaire); 403, 1. 28 : en 189 av. J .-C., pour le Pythion (1), du bois de chêne en rondins XIX! gt.. tTt'to-nJÀt.ll lUXl a't"uÀou,:;; 1403, Bb l, 1. 43 : dans l'inventaire du Néorion, [8l&. G-roÀW\I truPWIlPTOC Mo (restitution de VALLOIS, Archileclure l, p. 40).
CMÛ>'O'i :
soulenir par une colonne ou un poteau: 287, A, 1. 166 : en 250 av. J.-C., dans un domaine, t1t\lWWJ: tGTUÀwllho" T1)\I 8ox6\1, 1. 170 : 8oxo\l ta't"UJ"Wllt\l'li\l, ~oua't"a.o"t\l tG't"UÀwllt\l1j\l, 1. 171 : Tt'p06a.1'w,,1X tO"TUÀWllt\lov; 365 bis, 1. 38, et 374, Aa, 1. 8 : tTt'"l/W\loc] tO"'ruÀwllivo" ; 445, J. 22 : à.;(UPWVOC ÈG't"UÀwIlÉvo\l.
OTU>'ÔW:
(1) M"IlTIN, Manuel, p. 422sq. (2) Pour la. technique du polis~a.ge, voir BESSAC, Uou.lilloge Iradilionnel, p. 263-269. (3) Voir Pline, liN, XXXVI, 5Is(l. Cité par A. DWOTMKOWSKA, dans ,Note on the Greek Terminology for Abrasive Stones., Arche<)/ogia 27 (VIlNOvie, 1976), p. 43-49. .. (1) K(",~ etlu6"IOV re"iennent trils fréquemment dans les comptes et les inventaires, au poÎnt que je n'ai pas jugé utile d'en donner toutes les attestations.
(J'TUAl~ : la;ÀX~ç]
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KIWI!
colonnette, petite base en forme de colonne : 164, B, 1. 26 : dans un inventaire, ),url.,.(a;ç
G'WÀ{81l.
(J'TUAlakO~ :
colonnetle : 219, B, 1. 52 : vers 272 av. J .-C., dans un inventaire, lPux{ov'X.PUGouv1t"e:{pl
T(;lt G'TUÀ{Gxw~.
Pour désigner la colonne, cet élément essentiel de l'architecture grecque, susceptible de la représenter à lui seul, le grec ancien possede deux termes, X{W.,. et GTi)Àoç, qui ont chacun leurs dérivés. Mais les deux mots ne sont pas exactement synonymes, et le témoignage des inscriptions déliennes est à cet égard tout à fait éloquent. Fréquence comparée de Jtlwy el fITü),oç.
En réponse à J. Tréheux, qui souhaitait remplacer, dans 165, 1. 61, [YŒ]U).OÛÇ par [:n:wpouç chiffre dç 'l"OÙç O"f]ûÀouç TOOÇ h rij~ :n:Œ).a;I.O"fpŒ~t, J. Delorme a tenté de préciser la ditrérence entre x{w.,. et tTtij).oç 3. Son argumentation rest.c valable dans ses grandes lignes. 1:Ti),oç, qui n'est pas attesté chez Homère, contrairement à xtw.,. - lequel est même déjà connu en mycénien 4 - est en effet. moins courant et globalement d'un usage plus tardif&. Les remarques d'Ebert' à ce sujet n'ont pas vieilli: • Die gewôhnliche Bezeichnung fur die gebiilktragende Saule ist x(w.,., 80 in allen attischen Inschriften. Seltener ist O"Ti)Àoç. In Zusammensetzungen ist tTtij).oç bevorzugh. Delorme déclare avoir trouvé xl.wv .dans la Skeuothèque de Philon, le Portique d'Éleusis, le Prostoon d'Bleusis, le gymnase de Pergame (AM 32 [1907], p. 257, nO 8, col. l, 1. 37), alors [qu'il n'a] rencontré O"Ti)Àoç qu'à Bpidaure (lG IV', 1, 102,1. 47,63,66; 109, II,1. 132, lII, 1. 92, etc). On notera qu'à l'Index de la SIG!, le mot O"Ti)Àoç fait défaut, alors que x{w.,. est bien représente.. Cependant, aTi)).oç n'estlout de même pas, en dehors de Délos, d'un emploi aussi rare que Delorme l'affirme: il est attesLê dans Hérodote 7, Eschyle', Euripide' ou encore à Delphes 10, à lasos (mais entièrement restitué)U, à Pergame encore u et en Égypte l'. Il n'en est pas moins vrai que x(w.,. domine largement, à toutes époques, O"rijÀoç ne reprenant le dessus que lorsqu'il s'agit de former des mots dérivés ou composés, dont le nombre croit. avec le temps. Ce sont non seulement o"TI)À6w, o"TI)).(ç, GTI)).(axoç, ou tmO"TU).w.,., !J.ETŒrn).to.,., :n:Epl.o"TI)).Oç et :n:Ep~o"TU).tO"', (2) J. TRSHEUX, BeH 76 (1952), p. 562~596, surloul577-578. (3) EAJ) 25, p. 172 et n. 5. (4) L'analyse étymologique a été faile par Y. BRETEL., Rechm:hessur le uocabulaiNi descriplif de la colonne en gru ancitn (mémoire de maltrise, Paris IV, 1985), p. 27-28, el41 sq. Il remarque aussi que le genre du motesl_l1uduant •. (5) Je ne suivrai t.oulerois pas Delorme lorsqu'i1afflrme qu'il.ne semble pas qu'ill'époque de nolre lexl.e [165, soilla première moilié du IIT< siècle av. J.-C.] on ait employé un autre mot que I(lw~ pour désigner une colonne. En dépouillant le second fascicule des IG, j'ai relevé, sauf omissions, huil exemples du l.erme, mais pas une seule mention de "';:;),0". C'esl négliger le ....ru),ou de 142, 1. 34 (dans un conl.exte il est vrai si désespéranl qu'il laisse lu porl.e ouverl.e il loutes les conl.esl.-lllions). (6) Fachausdrlicke, p. 23. (7) Hisloires, 11, 169: ""';),0"", dans un portique, en ~gypl.e. Encore antérieure eslla forme CI-roMI4, qui signifie _les colonnes., dans une dédicace gravée sur un degré du Temple d'Apollon il Syracuse, el dalée de la 1'< moitié du VI" siècle av. J.-C. : voir L. DUBOIS, ln,. gruquu dialeclales de Sicile (1989). p. 90-92. (8) A, 898; an;),o~ lTTtr'I~, .le soutien du wil •. (9) IT, 50. (10) BOUSQUET, CID 11, nO 113 1. 8: u)n-""'lV),~a~.....\. 1. 12: an.[),w~. (II) Ins. feuos l, IK, nO 8 ; un donaleur consacre [TO~ an.),o"ç aV. "toi.; a'lV)']ollh'"Ç ICllt mt1llpa..; ICClt TOi.; bt{'I'~PO l't-io..; )""xo),(60..; U"tOlY),':'cpo,,; ht "t&~ ~(w~, _les colonnes, avec le stylobate, les bases, elles reliefs en marbre au-dessus, à ses fraiS'. C'eslle porlique Est du Forum romain: voir Bull. êp. 88, 171. (12) Ins. Pergamon VIII, 2, nO 297: dédicace de -ro ~p(lmJ),o~ Il(~Oial an.),o..;. Toujou~ en Asie Mineure, il convient de corriger la publication de la dédicace inscrile sur une an;hitrave de Kara Agac, dans MAMA VIII, 346: w.ç ~Il(P'"rtŒ1lIl(Ç Ut "toÙç x(oY:li~ aV. TOiç (a}ru),ol<; ix "t&~ l"tw~, où il faut évidemmenl comprendre (bna}ru),o\ç. (13) IGR l, 1162 (Birbeh), 1272 (Lalonpo1is). Le terme esl dans les deux cas partiellemenl restitué, avec beaucoup de vraisemblance.
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connus à Délos, mais encore, si l'on consulte les divers lexiques et dictionnaires, et GW),(ov pour t; colonnette s, owf.07toL6ç, «fabricant de colonnes s, OTUf.W!J.IX, (fTÛ),WGLÇ, «soutènement par poteau s, GW),07tlXpIXG't"&:Ç, «pilastre s, 1U:PlGwMw, «entourer d'une colonnade s, 't"E't"p-iO""ruf.OV, «péristyle., O""ruf.Om",-ixLO"" «bas-relief sur une colonne su, 't"à~ 8l-iGWf.!X, «les entrecolonnementss 15, contre xL6vLOV, XLO",(Ç et XLOV(O"XOÇ pour «colonnette s le deuxième est moins fréquent que le premier, et le troisième signifie simplement, dans Didyma II, nO 35, 1. 19, que les deux colonnes du prodomos sont un peu moins hautes que celles du pronaos, cependant que dans Flavius-Josèphe, AJ, VIII, 3, 6, les XLOV(OXOL.,. 't"E't"p-irwvoL sont en réalité des «petits piliers., On connait toutefois encore l'adjectif tardif XLO"'LX6ç, deux mots pour désigner le «chapiteau», xLO(v6)xplXvov et x~ovoxÉ:
CM"U),-iPLOV, GW),(8LOV
Différence sémantique. K{w", et aTÜ),ol; n'apparaissent donc pas avec la même fréquence, et ils diffèrent également par des nuances de sens. Il est clair, d'après les exemples déliens, que dans CM"üÎloç c'est l'idée de «soutien. ou de «support. qui prédomine, sous la forme d'une colonne ou d'un poteau. Nous
(14) Pour une mise au poill~ récente sur ce mo~ int.éressall~, el sur les co/umone cne/nlne, voir Il. VAN Looy K. DIWOHN, • Le temple en l'honneur de la reine Apollonis à CYlique e~ l'énigme des Stylopinakia., EA 8 (1986), p. 133-142, et R. S't"UPPIHl1ÇH, dans Mysische Siudien (1990), p. 101-109. (15) Dans 1403, Bb l, 1. 43, Vallois e~ par la suite J. Tréheux ont resti~ué (~I
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avons déja relevé un vers d'Eschyle, où le I1TÜÀOÇ est considéré en tant que tsoutien. de la toiture, et il faut comprendre de la même façon le participe passé tO"'tUÀoofJ.ivoç, employé à Délos pour des bâtiments des domaines ruraux 21. Mais si la traduction par t colonne', c'est-a-dire un support de section circulaire, s'impose pour XLooV dans la majorité des cas, il s'avère que le mot peut s'appliquer à des rèalités diverses; la seule lecture de Pausanias (V, 26,1) n'aurait pas permis de deviner que le x(oov de la Niké de Paionios, à Olympie, était un pilier triangulairece sont les fouilles qui nous l'ont appris - , et en épigraphie il peut désigner lour il lour un hermès, un cippe funéraire, une borne frontière, ou même une stèle inscrite Il. En outre, nous avons vu que le x'wv des Propylées déliens, qui est lombé, doit être un support de section quadrangulaire, un pilastre plutôt qu'une colonne, car c'est contre lui que sont appliqués les 6UptTPIX, l'encadrement de la porte. Dans l'inscription de l'Arsenal du Pirée, on traduit généralement (Choisy, Marstrand, Jeppesen) XLooV par t pi lien : Bundgaard a toutefois raison d'écrire t3 que cette traduction ne s'impose pas véritablement, les Grecs n'ayant jamais hésité a mettre des barrières entre les colonnes; c'est ainsi que dans les comptes de construction de la Salle hypostyle de Délos, il est amplement question des 8r.IXljlp&.YfJ.1X1'1X qui relient les colonnes, X(OVEÇ (365, 1. 34-39). Néanmoins, puisque certains auteurs ont cru nécessaire d'employer, pour un pilier ou un pilastre, l'expression x!oov Tnpllyoovoç (Héron d'Alexandrie, Slercom., V, 98, 7; Plutarque, Aem., 28) ou XLWV UTpŒ7tÀtUpOç (Anlh. Pal. 9, 682, où il est en fait question d'un obélisque), le sentiment prévaut que dans l'esprit des Grecs le mot x(oov était spontanèment et de préférence associé à la forme ronde. Mais l'unanimité ne devait pas se faire sur ce point: comme en français, où le mot colonne évoque le plus souvent un support de section circulaire, sans que ce soit l'avis géneral. En effet, dans la CUF, la traduction tcolonne carrée. a été adoptée pour le x(oov TtTpllTl:ÀtUpOç de l'Anth. Pal., alors même que cette association de mots ferait sursauter des esprits rigoureux. Toujours pour X(WV, il arrive qu'à la traduction classique par .colonne., qui englobe en principe les trois éléments - base, fût, chapiteau - , il faille préférer celle de dût •. Ce sens restreint lM s'impose lorsque le chapiteau et éventuellement la base sont nommés et travaillés à part, le x(wv étant alors entendu comme la partie principale, le .fOt. seul (104-4; 500), ou encore lorsqu'il faut découper et transporter des blocs de poros pour les XLOVtÇ de la Salle hypostyle (365, 1. 28-32), où seuls les tambours des colonnes sont en poros, les chapileaux et les bases étant en marbre, suivant une association fréquente non seulement il DeIos, mais dans loute la Grèce t6 • Il va de soi que ces fûts sont ensuite stuqués, XOV~llo"lX~, pour imiter autant que possible le marbre: d'où les quelques allusions, dans l'épigraphie délienne, à cette opération, que le fût soit en poros ou même en granit, par exemple il la palestre (199, A, 1. 108) ou ailleurs (443, Bb, 1. 166 : au Cynthe?). Parfois, il n'est pas possible d'affirmer que le fût est seul en cause: ainsi dans 146, A, 1. 75-76, où l'on passe au nitre les «colonnes. de l'Oikos des Déliens, pour les nettoyer, et dans 165, 1. 25, où le ljJ~flu6wv, «blanc de céruse., peut servir à peindre diverses pièces de marbre du Pythion te. En revanche, les généreux donateurs qui offraient un xlwv pour le grand portique du Sanctuaire syrien payaient bien une colonne complète, formée d'un chapiteau de marbre sur un fùt de poros ou de marbre, puisque la dédicace gravée sur le chapiteau continue à l'occasion sur le fùt (2269). (21) VAL.L.OIS, Architulur~ Il, l, p. 98 n. 3 : • poteaux qui Se~lIiellt ia soulager des poutres dans des habitation81. (22) D'après les exemples rassemblés par J. BOUSQUET, Ben 80 (1956), p. 56:)sq., el S. BROC, REG 76 (1963),
p.39-51. (2:3) Dans
MfI~sid~, A Gr~~k Archilul al \York (1957), p. 222 n. 236. (24) Signalons que 18 notion de. fîlt. peut aussi être rendue, en grec, par le mot ..,;,.... : une seule attestation, non relevée par LSJ, dans Athénée, V, 205 b, où Callixène de Rhodes parle des ..,;,...." ",;,~ K,6~w~. (20) VAI.LOIS, Arehil~dur~ Il, l, p. 97, Il montré que l'emploi du poros est un trait non cycladique, lié .à l'imitation des modèles étrangers, vers le temps des guerres médique81. Les Déliens ont aussi utilisé le granit pour certaÎnes colonnes, surtout dans des édinces privés. Mais c'est naturellement le marbre qui pi'(!domine. (26) Voir 4',.,.,,6
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Confection et élévation de.! colonne.!.
Les inscripLions déliennes donnent encore quelques détails intéressants sur ces colonnes, en particulier sur leur mÎse en place. Le lexle relatif à la Salle hypostyle précise comment ont été adjugées leurs fonda Lions, établies suivant le principe du pilier de fondation, qui a nécessité le creusement d'un trou pour chaque unité, comblé avec de grandes dalles Il. Sur celles-ci on a ensuite dressé - c'est l'opération de la o'dou;; - les différents élémenle (365, L 28, 32, 40). Ailleurs, on nous précise que les tambours, dits O"qlÔv3uÀo~ ou tvertèbreu, sont liès à l'aide de .goujons., &:..jiŒcç (I6l, A, 1. 70-71) ou y6jA.cpot (104-5, A, 1. 7). Quant aux multiples types de colonnes (doriques et ioniques, insulaires, avec ou sans cannelures, à facettes, etc), ils ont élé relevés et analysés par Vallois, qui a surfisamment montré comment leur diversité témoigne de la richesse de l'architecture délienne 28 •
ICA.,8tov, 1'0; ICA.t8pov, 1'0; ICA.ts ou ICA'l'S, " (~.i.&iQ,
,,; PuAG..,uyPU, "i ICG1'GICA.is, ,,; ICG1'GICA'll8pov, 1'Ô; TO)
~XAôç,
li; XcAWvrJ, TJ i XcAw..,uno,
ICÀds (ou lCÀ'liç)l : - verrou (= l'ensemble du système de fermeture, qu'il soit ou non muni d'une clé): 142,1. 39: en 308-306 av. J.-C., IÙ.CLM pour l'Amphistrophon,1. 40: pour le Hiér
XÀEt~
oux l]xO\,I(JrxL
(restitué d'après 1417, A Il,!. 19-21, et 1426, B Il,1. 20-22); 1417, A 1,1.80: dans l'inventaire du Thesmophorion, OûPCl':; ,OÜ tEpOÜ n&.o"rx~ i'lnÀdc; x4tarxc; tXOUaClC;. Voir aussi X.AWvlOY, ci-dessous. - clé : 145, 1. 37 : en 302 av. J .-C., pour la 8toa du Thesmophorion, xÀElc; ôÀoo"taT)pOC;; 161, A, 1. 94: faire une XÀ~l3Cl riv6.7tCltO"TO'I, 1 dl'. ct 3 oboles, Àa.6Yj TÎjL XÀT)t8(, 2 oboles; 168, A, 1. 8: [x]AEtaou 6' ,pu"I1X-r(O':;]; 204, 1. 52: pour la palestre, une XÀ., 1 dl'. et2 oboles; 1412, a, 1. 12: dans l'invenlaire du Léloon, pour les portes intérieures, xÀEi~ «..{&.1"l"]GUaTO~ (mème formule: 1417, A l, 1. 116, s'y ajoule &llT)~ 6ÀO(JŒT)po~ pour les porles extérieures), 1. 33 : pour le prodomos de l'Aphrodision, xÀEi~ «v6.7t«ta{TO~ (même fOrmule: 1414, a Il,1. 14; complété dans 1417, A II, 1. 17 : xÀEt~ Œv6.nœ~aTO~ ôÀoaŒT)po~), 1. 43 : dans l'inventaire du Temple d'Agathé Tyché, 1Ù.C'i~ Àa.6Yj'llxo\,I(J}x~ ~uÀh{'J~ (d'aprés 1403, Bb Il,1. 26-27,1417, A Il,1. 4647,1426, B II, 1. 54-55 : xAEi" Œv6.nœl.aTO~ Àa.8Yj~ lxO\,I(Jl;l~ ~uÀ(YTj~), 1414, b Il,1. 13; dans un inventaire, XÀ&t~ «v6.1"l"«I.aTO~ Àa6Yj~ [lxOI,l(JCl~ ~uÀtYTJ~'1; 1417, A Il, 1. 54-55 : dans l'inventaire d'un oikos du Cynthe, XÀ&t~ m1"l"Cl~O"TO~ 0"l3T)p«~; 1442, B, 1. 56 : dans l'Arlémision, xI.I:(Q&L o"l3ljpi~ xÀl30uXLXlj~ lxOUCJCl~ npow(27) MAnTIN, MQflUd, p. 312 et fig. 14:', d"pm EAD 2, p. 9-10. pl. 1 et fig. 12. (28) Art:hil«'u~ Il, 1. p. 9'7lIq. (1) Le cuaclère tm répétitif detl mention. de .v.d>; fait que je ne Iel! reporte pal tout.el ici.
-
219-
!L~V Movroç iXpyupiiv, l'f"~v nnypa:'f'TJ . Drpuo{vtxp! 'A..,.rvpwvroç ty Mupp~'IOu'"lç; 1444, Bb, 1. 5 : x)hd30u.
w),lll5ioY: - ~lil verrou, loquet: 203, A, 1. 34 : cm 't"ij\ Xrù.xo&ijxTj\; - petite cU: 2529, 1. 19-20: à la fin du Ile siècle av'. J.·C., dans le règlement. religieux du Kynt.hion, !L"IJ3~ xÀI:,J!ov fL''la~ !«xwÀl.ov (J,J7jpoûv. ItAiitpov: verrou: 142,1. 48: ~ûÀIX dç ilii8pa:1; 144, A, 1. 41 : en 304 (1) av. J.-C., dans l'Oiko" des Déliens, (&v]a.ppWaIX'ITt. Tà. xar."ra.x),:~19pa. xar.1 xÀU"'Opov 1tOllJaa.'ITt. a,J7jpoüv ; 290, 1. 78 : xÀl:i8pa. xar."rIXCJXcuâ.alX'I"r~ "rotç otXOI.C; "rOLç h "rWl otiw~; 442, B, 1. 219 : dans le Pythion, réparer le xÀl:i8pov rijç u1tOMtltd80ç ou 'rœ "rpko:, 2 dr. et. 2 oboles. tcGTotcAIlIS: verrou verticat: 158, A, 1. 65-66: en 282 av. J.-C., dans le Dodékat.héon, 'rwv] Oupwv 1'&:ç xa:"ra:xXq:t]8a.ç lnLaxMaa.'I"r~. tcoTatcAl1lepov : verrou verlical : voir tV.EiepoV.
IUtXAo$: (barre du) verrou horizontal: 199, A, 1. III : en 274 av. J.-C., pour la porte de la palestre, confectionner !L0X).,Ov (x]a.t ~1XÀa:v&:ypa.:v, 80 dr. et3 oboles, B, 1. 89 : aL8l)poüç !L0X>"OlJç III; 246, 1. 28 : dans un inventaire, !L0X>"Où (J~87jpoü]; 1400, 1. 13 : au milieu du Ile siècle av. J .-C., dans l'inventaire de \'Oikos d'Andros, It0XMv (de même: 1409, Ba Il,1. 32 : !L0X>"ov (...) nJ.[ovD. X"Wvt, : coffret ou bottier du verrou, serrure: 159, A, 1. 26 : en 281 av. J .-C., au Temple d'Asclépios 1, a,J1JpWaIX'ITt. ,"," xù.wYJ'j", 1. 60 : pour celui qui a fait rl)v Xù.~YTJv, 4 oboles; 199, A, 1. 67 : Xù.WYTJv. XEAWvI.OY: coffret ou boîtier du verrou, serrure: 287, A, 1. 46 : en 250 av. J.-C., x>.W;; xar.L Xù.~""ov btl TGV 'IWol1tÔv, 2 dr. et. 3 oboles, 1. 56 (dans la ésos): xÀ.f;,JOç xar.l XÙ.WvtoU cm TGV 'rpU'f'IXX'rO", 2 dr.; 290, 1. 51-52 (palestre): xÀI:~ x[a.l XÙ.W"14 1 1tO~Piaa.:Yn •... XÙ.W'114 lt'O~"aa.'ITt.; 316, 1. 72 (palestre) : ilir.30ç xar.l Xc:>..wvwu, 1. 74 : x>.n3Oç (x}:d xù.wv!ou cm TOV ~pocpov, 1. 101 (Ekklésiasl.ërion) : xÀ.f;,J&; xar.l XÙ.WvtOU; 338, Aa, 1. 21 : en 221 av. J .·C., xÀl:r.Mc; de; TG" otxov TG]v 'IC~pocpov, 1 dr., x[a.Jl XEÀ.wvLou, 4 oboles, 1. 28 : pour l'Dikos des Déliens et pour le tryphaklo. de l'Artêmision, 1. 45 (Arl.ëmision) : XÙ.W"14 bu6M~ bd Tàç 6ûpClÇ; 403, 1. 23 : en bois 1; 1412, a, 1. 32 : dans l'inventaire de l'Aphrodision, x~yxÀlM.ç ~u>"]('YIXç aU[o Xlii XÙ.W]vlOV; 1414, a li, 1. 9: (XlyxÀc&.tç --] Mo xar.L Xt:>"wv~ov (même formule: 1417, A Il, 1. Il ; 1426, B Il, 1. 12-13); 1442, B, 1. 32 : XlyxÀ(8~ fx.Ouo"l;I;~ XEMl"l.I,l (même formule, toujours dans l'Aphrodision : 1443, B 1l, 1. 95).
fJuAGvo.ypa. : clé (pour la serrure à balanoi ) : voir ci·dessus, Jol0XAôs. ÙJol+l&ÉG: anneau, bague (pour le verrou d'une porte) : 147, A, 1. 4: en 300 av. J.·C., pour la porte de la palestre, 5 &;It'P~alj . ~>..O~, 1. 7 : 'rWL "l"ll!L~clw~ Tt::lt -riiç lt:pt:ko:ç '"iç ·Ap'r~!Lt.3oç «1t'P~8lj xar.l ~>..o{~]; 156, A, 1. 53 : «ltcp,Ja:i" Il ... n&:aa.:ç 6U{pa.:ç 1; 290, 1. 81 : «l4:cp~]STj xar.Hj>"OL, sur le logement du krenophylax, 1. 84 : f]>"ouç xar.l «vcp~8iiç XIXTIXCJXcuŒaIXYU. Parce que les administrateurs doivent veiller à la conservation des trésors emmagasinés dans les temples et. les oikoi, et peut.oètre aussi parce que l'air marin ablme vite le metal, qu'il faul remplacer, les allusions aux moyens de fermeture sont nombreuses dans les inscriptions déliennes; elles ne sont toutefois pas claires, et il faut se rMercr à d'autres attestat.ions épigraphiques ou litl.ëraires pour mieux les comprendre. Les fouilles, quant li elles, n'ont pas el.ë très parlantes: elles n'ontlîvré que quatre petites clés en bronze, avec anneau de préhension, dont trois clés à dents du type .Iaconien., ainsi que trois entrées et. trois pènes de serrure, ces derniers étant. percés de deux rangées de lrous'. (2) 01>01'0'1'0''', EAD 18, p. 249-251 (ces I"1IretI vestiges, d'~poque romaine, IUl"1IienL en f.it .ppartenu .i tdivers objeb mobiliers.); 8nUMI."U e. G., EAD '1:1, p. 225 (n" C 112, C 113), et 'n7 (C 166); G. SUltU"'T, li. dilienne., Bell Suppl. 1 (1973), p. 570 fig. 18 (avec une poignée de !lerrure).
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2'20-
Définition de ili{ç. De même que iliE<.J ne signifie pas .Cermer à clé. mais simplement • fermer, verrouiller, barre... ', xÀlJk ou wL;' est le terme général en grec ancien pour toute espèce de fermeture, c'est-à-dire, dans la pratique, pour le verrou, celle poutre ou barre horizontale qui coulisse de part et d'autre des montants d'une porte. C'est en eUel le mode le plus simple de fenneture depuis les temps mycéniens, bien attesté chez Homère'. Lorsque ce verrou n'est manoeuvré que de l'int.érieur, il n'a pas besoin d'être accompagné d'une clé; celle-ci n'est nécessaire que pour les porLes des édifices civils et religieux, où personne n'habitait, et qu'il faul manoeuvrer
de l'extérieur. Le grec emploie le même mot., )Ù"dç, pour désigner le verrou et la clé proprement dite. Les expressions homériques', certains reliefs et vases l, permettent de comprendre le fonctionnement exact du système, parfois appelé 'serrure homérique •. C'est une courroie, passant à travers un petit trou ménagé dans le vantail au-dessus du verrou, qui sert à tirer celui-ci dans sa gâche et donc à fermer la porte de l'extérieur (avec une certaine sllrelé lorsque la courroie était ensuite assujettie par un noeud compliqué), mais toujours sur cette face seule une ,clé de temple. peut nnalement amener l'ouverture: on a retrouvé des exemplaires' de cette tige de fer doublement coudée, avec un long manche pour la préhension, la partie la plus courte se terminant par un bouton ou une sorte de griffe qui va frapper une série d'excroiuances sur la face supérieure de la barre du verrou, lequel sera alors progresllivement repoussé en arriére - avouons que la manoeuvre ne devait pas toujoun être facile (pl. XI, 37t 39).
Les comptes et inventaires insistent sur la qualité exigée pour ces clés, • entiérement en fer forgé., «~n:«I4'T{IV ôÀoa(31jpov, ou avec un .manche en boiSt, ÀIlf5~ ~uÀ(Y'I'j'l, qui facilite la préhensÎon. L'importance matérielle mais aussi symbolique que revêt cetle clé' explique qu'elle était confiée à la garde d'un prêtre ou souvent d'une prètresse, qui portait le titre honorifique de cleidouque, et dont les inscriptions nous font connaître à plusieurs reprises le nom 10. L'Artémision conservait une fort précieuse. clé de cleidouque., ~ xA!.30ull.Xij'l, en fer, avec un manche orné d'une tête de lion en argent - le lion étant précisément considéré comme le meilleur gardien; elle avait été déposée par celle qui en avait la responsabilité, une nommée Stratonice originaire d'Attique (1442, B, 1. 56). Mais s'il est défendu d'entrer au Kynthion avec une clé en fer (2529), ce n'est évidemment pas l'objet en soi qui est interdit, c'est le métal dont la clé est constituée, car on en fait aussi des armes Il. (3) CHANTRAINE, Dicliannaire tlymalogiql.le. L'étymologie est obscu~. (4) Danl les interiptions, surtout attiquet, on rencontre couramment xÀl:l..; pour 1<Àl'jl..;, par instabilité de la diphtongue Il p~mier ~I~menl long. (5) 11., XIV, 168, XXIV, 455; 0<1.,1,442, IV, 802. (6) RH~rene" danl l'article n'I'(I du DAOR IV, 2 (par VAl.l.OIS), ou danl la RE, &hlo..er el &hlii..el (par HUG). (7) Reproduilll dans la bonne petite Hude de H. 011>1.8, Anlilu Tnhnik (1920), p. 46 et pl. V. (8) Voir M. CoMSTOCI( el C. VER.MEUl.8, Grnk, ElruK4n and Raman Bronzu in Ille MUKum of Fine Arll, Ballan (1971), p. 435 n· 638 : une cl~ en bronl.e longue de 40,5 cm, d81able du V" ,ikle av. J.-C. par l'inscription qu·elle porte, trouvée dans le ..ncluaire d'ArUmis H~m~ra ilI LoullOi. Le mlnche te tennine par une Ute de terpent Il rntrbe. D'autrel exemplairel, coud" ou courbes, ont él~ lignai" par II. JACOBI,' Der kellische Sehlii_1 und der Sc:hhi!l8el der Penelope, 'lin Beitnllg &ur Gelchichte des antiken Venchlusee.., Fullchrifl K. &hl.lml;ll:her (1930), p. 213-232 ; mais l'inspi. ration ouvertement n.l.ionale-ilOC.ialiste de cel article trèI; documenté lui fail perdre 1. majeure partie de .. valeur eeientiflque. (9) On connalt la valeur qu'altachent toul.et 1e5 civili!l8tionli antiques aux nolionl d'ouvertu~ et de fenneture, qui IIOni.. avec l'acte de lier etde délier, les Iymbole5 du pouvoir: voir W. KOHl.8R,' Die Sc:h1ü_1 des Petrus'. Archill flir Re/if. Wi'Klluhafll9()!), p. 214-243. (10) RH~rentel ra_mblffil par DEOl'iNA, EAD 18, p. 249. (II) Ce genre de ~glement rituel exilile dan. d'autres Illnctuairel ; voir Ch. LE Roy" Un règlement religieux au Uwon de Xanthotl, RA 1986, p. 286-288.
'.D.
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A vrai dire il n'est pas toujours aisë, dans les inscriptions déliennes, de distinguer les cas où klûa signifie .clét et celui oû il a gardé son sens originel de .verrou •. Le probléme ne se pose pas lorsqu'est mentionnée une .clé en fer forgé, avec son manche de boiu; mais que dire des nombreuses kleidea faites pour telle ou telle construction? Je considére que la kleia est un verrou lorsqu'elle est dite posée sur un édifice - (1 forliori si l'on y emploie des clous, comme dans 372, A, 1. 90 - , ou lorsque le bâtiment est dit nvoin une kleia. Le xÀE:L3!0'V de 2529 n'est qu'une • petite clét, mais celui de la Chalcothèque, avec la préposition ln!, doit être un petit verrou ou un banal loquet 11. De même, il doit s'agir d'un verrou, à coup sùr sans clé, pour la l't"Clp«OupU; ou .fenêtre de côté. du Pythion, qui n'a aucune raison d'être manoeuvrée de l'extérieur. Quant à l'expression xÀTjt.3« GU!J.6r.tl6vn (159, A, 1. 57), elle implique un parfait ajustement des éléments l', et doit donc s'appliquer à l'ensemble du dispositif. Mais l'interprétation est loin d'être chaque fois évidente.
Autres modes de fermeture. La formule XÀCL; xati XÙ.W\I\o'V, courante à Délos, n'est pas moins délicate à interpréter. Le dispositif élantloujours placé sur (lm) un édifice, et fréquemment sur une grille ou une barrière dans un temple, l'association peut se traduire soit par .Ie verrou et son boîtier., soit par .Ia clé et sa serrure., selon le sens que l'on donne à xÀdt;. XItÀw~\O~ est également connu dans les papyrus Il; ce diminutif de Xr.ÀW'fll, un mot employé dans les plus anciennes inscriptions de l'Indépendance, ne peut désigner qu'une forme enveloppante, comme dans une inscription funéraire de Patara de Lycie où XtÀwVIJ est le nom du sarcophage ou de la tombe voàtée Il: à Délos, il est donc permis d'y voir le boîtier ou coUret dans lequel coulissait le verrou, mais ce boîtier peut constituer une véritable serrure, du type à balano;I'. Alors que les XÀCu; sont très nombreuses à Délos, le doublet XÀCIDpov y est beaucoup moins courant. Il a une valeur plus générale que XÀCu;, puisque Philon de Byzance et d'autres auteurs l1 entendent par XÀCIDpct les .estacades à chalneu qui fermaient l'entrée de certains ports. Mais à Délos, ilii6po~ garde un sens plus classique et désigne le verrou, comme x>.W;. La pièce pouvait être verticale, tombant dans une gâche ménagée sur le seuil, comme on en voit dans les maisons dèliennes - elle était alors désignée par les termes X«'f'ClXÙ(ç ou X«T«l():~\6pov, ce dernier étant un hapax le - , mais ce n'était en fait qu'un renforcement éventuel du banal système de la barre horizontale, pour lequel on emploie parfois aussi le synonyme floXÀ6t; 1•• Les (12) Pour dee enmplell de loquets et pouciers de loquete snliquC$, voir O. GUH.LAUME·A. ROUGEUI.LH. Fouiller d'Ar Khanoum VII. Lu ~lil6 objel6, p. 32-33 et pl. 12. (13) Pour le tens de ""'IlMllw en architecture, cf. J. TI\lUŒUX, BCII76 (11)52), Il. 569 n. 1 : JG III, 1668, 1. 72-74 (Al'llenal du Pirée) et IG VII, 4250, 1. 22-24 (Oropos). mont~nt qu'il faut y voir III ~cherehe d'un parfait aeeemblage,
surtout pour dee jointe. (14) M. NOWICKA, ÙJ mai80n prillh...., p. 96; l-Iu880N, Oikia, p. 105. Meis G. Ilunon y ~oitle verrou lui-m~me, eimple synonyme de !&OxMl> (on comp.rera l'emploi du mot nerrout en françai., tout aussi ambigu). (Ja) TAM Il,448.11 va de lOi qu" ~IOfI, dans l'inventaire du Temple d'AgalM Tyché, l'expreMion Xù.WVI'f',;"ro 'tit. ...~ (1426, B Il, 1. 40-41; 1470,1. 12) ne peut .'appliquer qu" une I~, comme dans d'autrel inventairu(1417, B Il, 1. 67 ou 1443, C, 1. 26-27 : c:'nt une statue d'ne.nn~ • 1. I~). (16) J'hUile donc:' suivre F. Salvi.t qui, dus BCII87 (1963), p. 263, Y voit un udenn avec: dé. Prki80ns que H. Jacobi, dan. IOn article cité ,uPNJ, eignale, Ilans plus de détail" une dé antique découverte. Pal"Oll, _mit .tarken IIChildkrotenfôrmigen <X~ SehlOMknteno, donc reproduisant vraiment la forme de la urapaœ de tortue: la rem.rque demande wnflrmation. (17) Voir le riche commentaire de GAilLAN, Poliordliqut, p.388. (18) Alors que u ~ e.etemployé par Aristophane, V., lM (signalé par Pollux, X, 22). Dan. P. Pelr. Il, 13, 18 a. 1.4. Il, c'est une • vannee, comme le.e w
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...or).o{ délie na sont en fer, li l'exception de celui (199, A, 1. III) fabrique par Philotas, un menuisier associé à Dexios, le forgeron· qui de son côté a confectionné la .clé li dent.St, ~...&rpa., permettant. de manœuvrer la serrure posée sur ce verrou, le tout pour un prix élevé: J'ensemble devait être impressionnant.
La serrure Iaconienne.
CeLle fXù.a~ypa. appartenant à la porle principale de la palestre fait. figure d'isolée. Le terme n'est pas employé dans d'autres inscriptions déliennes, lout. simplement parce que le mot kleis recouvre souvent, non une clé coudée «de t.emple •• mais bien une clé à. dents, qui soulève depuis l'extérieur les baianai, ces pet.its pilons mobiles constituant le mécanisme de fermeture de la serrure dite lacanienne. La Souda et certaines inscriplions, comme IG II l, 1627, b, 1. 342, parlent. effect.ivcment de ÀIX)(wv~)(lXl x>.l:t3c~. L'origine en est connue: Pline, dans HN, VII, 198, met l'invention de cette clovis deniola au crédit du fameux ingénieur Théodoros de Samos, qui avait des liens avec Sparte, où floris!!aient les arts du métal, mais en réalité elle devait être égyptienne, puisque cette région en a livré plusieurs exemples, dè!! Ramsès 11 11 . De là, elle a dû passer en Gréce au VI" siècle av. J .-C., la plus ancienne attestation du système à balanos paraissant être un passage de Parménide". Son principe est le suivant: les ba/anoi sont enfermés, lorsqu'ils sont relevés et que la porte est ouverte, daM un bottier dit ~;rl'J; si le verrou est poussé, les pilons descendent dans des caviléll ménagées dans le verrou, qui est ainsi immobilisé. La dé, faite d'un anneau, d'une tige et d'un pannelon présentant une à trois dents U (pl. XI, 38), d'après le nombre de balanoi, sert non seulement li dégager ces pitons mais aussi à repousser le verrou, comme le ferait une clé coudée pour un genre de serrure moins complexe. Ce type était le plus courant dan!! le monde hellénislicoromain, il est à l'origine de la serrure à révolution, et sa relative eHic8cilé fail qu'il se trouvait toujours en usage, jU!lQu'à ces dernières années, au Proche-Orient". Anneaux el bagues. Les inscriptions détiennes font encore connaitre une autre pièce du verrou, l'til-l-lPI31:iX. Le mot n'est pas l'arc, à Délos comme ailleurs, sous diverses formes u ; il s'applique, dans son emploi architect.ural, à un «anneaui en métal - comme les clous auxquels il est associé-, utilisé dans le mécanisme d'une port.e. A quoi servait-il exactement? Une inscription attique est plus explicite, en renvoyant à la fermeture : tiv'P~8hu a~lJPIXi: a-rP0yyUMU &:71"0 x>.depou 1111 (lG II l, 1627, B, 1. 317-318) Il, et. la Souda renchérit : ou SUVŒI-l-CVOÇ l)(Mlli~v lM: 'fO &:I-l-'PIS~IX~Ç 8c3~a60u
(20) Travaux de Dexios: 158, A, 1.63,81; 159, A, 1.58; 161, A, 1. 68; 162, A, 1.49,52; 199, A, 1. 86. Pour Philolas : 199, A, 1. 35, 45, 82. (21) On en conserve au Mu. égyptien de Berlin; voir aUMi M. PH.LIn, • Le verrou., ASAE 24 (1924), p. 187· 19a, DAWKI!'is, ABSA 9 (1902-00), p. 190-195, et. Etta'KdÎonl 01 OIgn/huI VIII, p. 263tq. . (22) l, 14. Autres aU..eslaliorul: Hérodote, III, 155; Xénophon, fiG, V, 2, 29; Aristophane, Th., 423:.w.&t. ~ .. A~ ~PàI; fxllYTl:ll.~, .dea clés lIeC~tea .•• laconiennea, ay.nt trois petites den.... ; IG Il" 1549, 1. 8, et. principalement tn~ le Tact.icien, 18, étudié pat S. A. IIA!'iDFORD, .The Evidence of Aenea. T.clicui on the ~ and ~pca" JflS 46 (1926), p. 181-184 (.urtout ng. 3). (23) Reprtlenlations daM E:f;œ1l61ion. 01 Oign/hul VIII, pl. 70, 2: .iron laconi.n by •. (24) Dn'LII, Il. C., p.53-M et. pl. VI, reproduit. une vieille porte vue d.nl la camp"8f'e chypriole, avec: une fermeture iii 6oIonoi lUt les deux bau..n.... (25) Pour d'autres uemplea, voir ORUNIJOS-TRAVI..OS, Uzikon, 1.0. Let inscriptions déliennes employent1e pluriel régulier ~l, mais Ruui lea larmes contractles ~M ou ~i:. (26) En citant cet.le inacription, EOBI'T, FQdto ...drüd(~, p. 57-58, rait justement remlrquer que Ct:I anneaux ne IOnt pal nécessairement rondi, puisqu'on éprouve le beIoin de préci!ler qu'ils dOÎvent J'être.
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OVpOtl;. Vallois traduit donc par «embrasse du verrou. I ?, terme qui parait préférable à celui de • frette. proposé auparavant par Kayser!8. 'rQ:<;
salle commune: 145,1. 20 : en 302 av. J.-C., dans une ferme (?), llne poutre en noyer pour le xÂlmov; 156, A, J. 38-39: TG 1t"pO\Tt"W~OV 't"WV à.vBpw"w,," XIX! 'l:wy xÀ~o"tWV, 1. 49: 'nliç otx~fJ.Œ{(nv TOrÇ 7tOtpO: ? T'YJv 6&'",11}n-IXV XIX! TW~ XÀtG!M xocl TWt I1vôp(;m; 158, A, L 55-56 : en 282 av. J .-~., dans l'oikia Episthéneia, (re)construire le mur Nord TOÛ XÀ&t(JLOU; 204, 1. 41: un linteau pour la porte "t"oû xÀe:ta(ou; 287, A : en 250 av. J .-C., iÙldawv TteupwfLévov, pour les domaines d'Hippodromos (1. 144; eL 403, L 53), de Kérameion (1. 146), Leimon (1. 148), Korakiaî et Soloé (1. 150; eL 374, B, 1. 13), Phoinikai (1. 151), Rhamnoi (1. 155), Nikau Choras (1. 156; et 373, B, 1. 5-6; 445, 1. 21-22), Limnai (1. 158), Dionysios (1. 160), Skitoneia (1. 162), Charoneia (1. 164 et 165; et 374, Aa, 1. 3; 403, 1. 49 et51), Panormos(1. 167; et 374, Ab, 1. 4), Charéteia (1. 170; et 373, B, 1. Il), Pyrgoi (1. 172); 366, B, 1. 9-10: à Thaléon (?); 351, 1. 9 et 13, 356 bis, 1. 35, 373, A, 1. 37-38, 374, Aa, 1. 6-7, B, J. 7 : pour un domaine inconnu, x>.dO'~o.. 'l"E6upwf!t..o.. ; 440, B, 1. 24 : vers 185 av. J.-C., à Chersonésos.
Si l'on met à parties x).(a~oc rattaches il un groupe de bâtiments urbains situes en front de mer (156, A ), ainsi qu'à l'oikia Epistheneia, les textes dé liens sont formels dès lors qu'il s'agit du x>.da~o" d'une propriété rurale: .Ia partie principale du domaine se compose d'une salle [x>'daw..], fermée par une porte. l . Le xÀdaw.. est en effetloujours dit uauPWfolot"O... C'est la seule pièce possédée par tous les domaines sans exception; dans la description de la ferme, elle est en général notée en deuxiéme lieu, après la 'porte de la cour., 6upoc oc\.tM!oc l, et juste avant le ou les thalamos. Dans un cas (Kerameion), ce thalamos dépend même directement du xÀE(o"~o". Le Oa.>.ocf!oç étant une .chambre reculée. ou .chambre à coucher. pour un couple, l'andronion un .Iocal-atelier pour les travailleurs masculins., et l'oikema une .pièce.', neutre mais en général dévolue au travail, ce û.do"~o" omniprésent pourrait être une sorte de grande ,sal1e commune. servant à tout pour le personnel de la ferme: pour le travail, les réunions, les repas, et finalerncntle sommeil'. 11 n'est en tout cas pas possible d'y voir un vestibule comme le propose Kent 6 , car l'oikia Episthéneia, pourvue d'un x>.dcJLo", est aussi mentionnée avec un 6upw.. ou .vestibule. (158, A, 1. 55-56). Rien n'autorise, a priori, à y voir une construction située à parI... Si nous quittons Délos, il est manifeste que le sens du mot, issu de la même racine que xÀ(vw, ,inclinen, .couchen', a notablement varié dans l'Antiquité, et que l'utilisation qui en est faite à Délos peut sembler à première vue quelque peu inhabituelle. Certes, l'idée d'un lieu ou l'on rassemble et couche un personnel servile se retrouve dans Homère - qui ne connaît que l'orthographe XÀlo"~ov - , mais là il ne s'agit que d'une sorte de ,baraque. à l'extérieur de
(27) Archiftclurt JI, p. 2é3 n. 1. (28) TuminQlogit, p. 47. La lrllducUon du diclionnllire LSJ, ,iron-rings, by which foldings dool'll wbere secured ill hingeso, Il'est pliS non plus satiafaisante. (1) VALLOIS, Archifeclure 1, p. 213. Mêmes remarques de lM parl de K~NT, Ttmp/~ Edo/t3, p. 297-298, et de R. OSBORNF.:, ABSA 80 (1985), p. 1'l2. (2) Font exception: HippOOromos, Leimon, Skitoneia, Chel'llonéaos (en premier lieu), Charoneia (un des deux ""dalGt est en premier lieu), Rhllmnoi (en cinquième lieu). (3) Pour ces trois locaux, voir nos rubriques correspondantes ; Ih3pt.~\o~, 6rUa.fLOI;, ot,,"'IfL"" (4) On songera la la .Stube. de l'architecture rurale alsacienne, elle Ilusai indispensable, et polyvalente. (5) T~mplt E3/a/e" p. 298 Il. 197. (6) C'est l'étymologie admise. Pourtant Pollux (IX, 50) rattache le mot il w1w, • rermero : w!a,"~' ~lIpil TO XllÙ.l:ïa&:•.
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l'habitation principale du maitre', Une scholie met effect.ivement l'accent sur cette notion de .lieu où l'on couche. : xÀ!G~OV • G7JfJ.Œ(Vtt èÇk8plX" (J~YfJ.IXTot~3~, ho ~~ l:xuvw Ot XÀtG(.toL Dans les inscriptions funéraires d'époque hellénistique ou romaine, en Asie Mineure, xÀ{atO\l parait bien être synonyme de x)..{VIJ, le .litt, mais avec des dimensions considérables 8. Le sens homérique de thangart, éventuellement pour des animaux, se retrouve dans Lysias (XII, 18), et dévie vers l'.échoppe., avec une nuance péjorative qui renvoie au bordel, dans Démosthène, 270, 10. On rapprochera des citations de ces deux auteurs un fragment d'une comédie d' Antiphane, rapportée dans Pollux (IV, 125), où il est question de transformer ten ergaslerion le kfision de la maison, qui auparavant servait d'étable pour les boeufs et les ânes revenant de la campagne •. Mais le mot peut finalement s'appliquer il. n'importe quelle habitation ou partie d'une habitation 8, et même il. une chapelle 10. Enfin, d'apres Hésychius X).(O'tOIl· 7tpOG't"&.ç • 7tPOO''t"WOII, une équivalence dont il n'existe pas d'illustration dans la littératurè grecque classique ou dans les inscriptions. Au total, l'énumération des diverses acceptions possibles du mot trahit bien le fait que dans la Grèce antique - nous le verrons encore avec ohdoc et olx1j!J.oc - les locaux d'habitation (où l'on couche) et ceux d'exploitation (où l'on travaille) n'étaient pas nécessairement bien différenciés Il. K).,~",o.IUOV, TO; K).,~"'GKl~, "'; K).,~"'GK""P, ô; K).,L"'Q~, '"
(11'€V'I'QCo.a...os, -ov) K).,L"'G~:- escalier (du lype échelle de meunier) : 144, A, 1. 42 : en 304 (?) av. J.-C., pour l'ûikos des Déliens, un menuisier répare 1'l1ç l(À(fULXlXÇ; 145,1. 37: réparation d'une [X]A!fULXIX; 199, A, 1. 29 : en 274 av. J .-C., dans la palestre, des clous dç 1'1]11 X)"t!J.IXXIX; 287, A, 1. 97 : réparer le bâtiment dans la Nésos et faire une KÀ(!J.IXXOC, 1. 146 : dans le domaine de Kérameion, X)"t!J.IXXOC en bois de palmier pOUl: l'étage; - échelle : 165, 1. 9 : en 276 av. J .-C., dans le Pori nos naos, 1'1]1 X),,(fULXcr. 7tOtl)O'cr.ow; 199, A, 1. 95 : pour le théâtre, réparer 1"1)11 XÀt!J.IXXIX xcr.t 1'OÙç ~w!J.0uç; 203, A, 1. 43 : pour le théâtre, deux poutrelles W01'l!: KÀ(fUL(XE)Ç; 403, 1. 45 : en 189 av. J.-C., Alexandros a dédié une skéné xcr.l xÀl!J.cr.xlX; 406, A, 1. 25 : pour le Kératôn? K).,~...6.K'OV: -
petit escalier: 290, 1. 125: en 246 av. J.-C., dans une oikia, réparation des fenêtres et du [x)"t!J.]&.X\oII; 365, 1. 22 : bd rijt obttŒ.t rijt bd x)"t!J.cr.Xtwt; - petile échelle: (dans des inventaires) lOI, 1. 29, et 161, B, 1. 35 : XÀt(!J.&.XWII en bois doré, entouré de serpents d'argent; 1409, Ba Il, 1. 55: au milieu du Ile siècle av. J.-C., X)"t(Jh.XWII en bois en palmier; 1417, A 1,1. 76 : x)"t!J.&'XtOIi 1W.I1'li6cr.G!J.o.... K).,~"'QK(S : châssis (d'un caisson de plafond) : 504, A, 1. 1 et 13, B, 1. 7 : en 279 av. J.-C., dans le devis du plafond du Temple d'Apollon (restauré également 1. 5 par HOLLAND-DAvls, AJA 1934, p. 79).
K).,~"'Q.K""P :
degré ou barreau d'une échelle: 203, A, 1. 43 : en 269 av. J .-C., pour les X)"t!J.IXXEÇ du théâtre, fourniture de X)"t!J.lXxTIjpcr.r;.
Tr€VTQCao"l1o~
: à cinq degrés: voir ci-dessus,
K).,II1a.K~OV.
(7) Od .• XXIV, 208. (8) KUBJNSKA, Mtmum~n/' (uniraire,. p. 110·111. (9) Plutarque, Pub/ .. 20.
(10) PlIus!lTlias, IV, 1, 7. (II) C'est aUSSÎ la conclusiOTl de M. BI!.TIALl, .Case, botteghe, ugasluia : note sui luoghi di produzione e di vendita nell'Atene classicu, Opus 4 (1985), surtout p. 37-38, où est examine le sens de KÀ(.,..o~.
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Escaliers ou échelles? Ce sont les découvertes des fouilleurs, dans les maisons déliennes, qui permettent de bien saisir le sens du mot XÀtfJ.lX~ et de ses diminutifs. En effet, lorsqu'il n'est pas en pierre - de toute laçon, au-delà d'une certaine hauteur, il semble qu'il ait toujours été en bois - , l'escalier d'une maison a laissé les traces du faux limon sur les murs, traces qui montrent que cel Hscalien avait une très forle pente et qu'il ressemblait plutôt à ce que nous appelons une • échelle de meunien, à tablettes el sans contremarches, qu'à ce qui représente pour nous un véritable _escalien 1 (pl. XII, 40, 41). Une constatation identique a été faite à Olynthe 2. D'après les restes remarqués dans ces deux villes, les escaliers ont une largeur moyenne de 80 cm à 1 m (à Délos, plutôt 1 ml, avec une pente d'au moins 45°, ce qui parait considérable. Néanmoins, une pente aussi raide se retrouve dans les escaliers de nos vieilles maisons en France, et il en va toujours de mème dans l'architecture contemporaine des Cyclades, surtout pour les escaliers extérieurs. Par ailleurs, Ph. Bruneau a fait remarquer que dans plusieurs maisons déliennes, .dont on est sûr qu'elles possédaient un étage, on n'a pas trouvé trace d'escalien 3 . Pour toutes ces raisons, il n'est pas toujours possible de décider s'il faut traduire xÀi!J.Ot~ par «escalien ou par «échelle •. C'est donc d'une manière un peu arbitraire que j'ai choisi de conserver le terme escalier pour les oikoi ou la palestre, en passant à échelle, c'est-à-dire une structure nettement plus légère et de toute façon mobile, lorsqu'il est question du théâtre - c'est alors le dispositif qui permet aux acteurs d'accèder à la terrasse du proskenion-logeion 4 - , et mème à propos du Porinos naos, car il semble, d'après le contexte, que cette klimax soit fabriquée pour permettre de monter les fenètres. F. Courby, de son côté, pensait tout simplement à un «emmarchement de bois. 5, cependant que Vallois estimait, d'une façon moins convaincante, que le mot pourrait signifier ici • grille de bois., au-dessus de l'taxt6vpov5. Quant au diminutif x1l~!J.&.x~ov, je ne suis pas certaine qu'il désigne toujours un assemblage nettement plus petit qu'une X1li!J.IXÇ, l'appréciation devait ètre très subjective, du moins pour une oikia, tandis que les précieux klimakia régulièrement mentionnés dans les inventaires d'ex-voto ne peuvent être, eux, que de taille réduite' . Dérivé de X1lt!J.lX, .l'inclinaison., avec un suffixe -.xx- qui se retrouve dans nombre d'autres termes techniques, xH!J.lXç est assurément employé dans toute la Gréce, depuis Homère, pour désigner l'escalier, en bois ou en pierre, ct l'échelle proprement dite. Le synonyme &.v.xôrt.6!J.0ç est moins fréquent et concerne avant tout le degré seul 8. Dans le devis de l'Arsenal du Pirée, la klimax est une échelle en bois pour accéder au niveau supérieure, dans les divers comptes d'Épidaure, il faut y voir tantôt un escalier, tantôt une èchelle. Dans les papyrus, d'après les recherches de G. Husson, .x1lif.VX'; comme escalier de la maison a quatre attestations, toutes ptolémaïques, le mot 7tOO"a6ç l'ayant remplacé dans ce sens aux époques romaines et byzan-
(1) Clichés des mUr!! dans CHAMONAllO, EAD VIII, 2, p. 305sq., et dans BCU III (1987), 1). 634 fig. 8. Voir aussi les escalier!! de la Maison de l'Hermès, BCIl 77 (HW), p. 472-476. (2) Voir &tenonJiotl! aJ OIynlhu! VIII, p. 267sq., et HO~;I'F"'EII-ScllwA"'ONEn,HelU! und Stadl im klauiuhen Griuhenland, p. 67. (3) Bell 99 (1975), p. 274. (4) cr. G. M. STll'AI{IS, dligh Stage and Chorus in the Hellenititic Theatre 0, BICS 10 (1963), surtout p. 39-40. (5) EAD 12, p. 231. (6) ArehiJulure Il, 2, p. 456. (7) Selon W. DEONNA, _Ex-voto délientio, BCU 56 (1932), p. 410-420, la petite échelle en bois doré, entourée de deux tierpenls, n'est pas un exemple uni/lue; ill'Ilssimile au lÙ,.'tJ4'''ov 'l'",v."oiiv de 1409, Ba Il,1. 00. (8) A ce propos je ne tiuis donc pas MAllm, Mautrbauinschriflen Il, p. 81, qui estime: _Ein grundsiib.Uicher Unlerschied zu &'_6<.0",,6, betiwht nichto. (9) fG 1Il, 1668, l. 84.
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tines. lll ; en fait, l(Ài:fJ.O:~ et XÀt!!!XXLOV restent employés en Égyple à l'époque romaine, mais jamais pour J'escalier d'une maison, seulement pour l'escalier public d'une ville ou pour une échelle.
Les dérivés de )C).i.u:a';? Le dérivé secondaire XÀtfl<xxrijp se rapporte au .degré. d'un escalier ou d'une échelle. Tous les lexicographes s'accordent sur ce point, ainsi Pollux, IV, 127: TIjç ôè Ût!LIXXOr; ol ~cr.6!J.ol XÀL!J.a:XTIjptç XIXÀOÛV1'IXL, ou X, 170 : xa.t ol ŒVo:tlIXO"fJ.OL T'iiç xÀtfLlXxor; xÀtfA.OC)crijptr;, et Hésychius : XÀLfJ.IXx:riipe:ç' al TIjç )(ÀtfJ.OCXO-; ~o:6fJ.ot MaÎs le mol est resté d'un emploi plutôt rare 11, il semble qu'on lui ait en général préféré le synonyme [)cr.6fL6ç (ou (»:0"fJ.6ç), connu à Délos uniquement par J'adjectif 1tEV'C'Œ61X0"f.l.OÇ, un hapax. Reste un deuxième diminutif, XÀt[J.IXXt<;, Il a en principe le même sens que XÀt[J.&.XLOV, mais dans les comptes de l'Érechtheion U comme dans un devis délien, il s'agit manifestement du .châssis& d'un caisson de plafond 13, dont la slructure est en gros semblable à celle d'une • petite échelle., avec ses barreaux ou traverses reliant deux poutrelles u .
ICAivos
voir ICUTU+oPa.
colle: 145, 1. 13: en 302 av. J.-C., achat de [J.(À-rOIJ, x6ÀÀ1)<; ; 203, B, 1. 97 : réception de SUo ; 290, 1. 237 : en 246 av. J .-C., pour la dorure à la feuille d'une statue, achat de deux mines et demie de colle. lCoAAu:
x6ÀÀ1Jç 7thIXÀIX
(10) Oikia, p. 150-151. (II) En dehors de l'épigraphie délienne an ne peut guére citer qu' IG [l', 244, 1. 80 (pour les contremarches de
l'esealier des murs de Munichie) : 't(l'W~ T<X IUTWl'I/l T':;'~ xÀ'll"'x-riJpW[~l Mil; X/ll6plM. len faisant les faCe<;! des marches lisses et droitesl (d'où le commentaire de M"dEH, Mauulmuinuhrifl~n Il. p. 81: .Die XÀljLŒXTijpl' sind die einzelnen Treppenstuffen (...) oder die Leitersprosset). En littérature, voir Aristophane, Frag. 277. P. CIlAI'ITllAINIl, La formalion d~1 noml tn grtC ancitn, p. 327-328, rappelle que le terme existe aussi dans le vocal>ulaire maritime (.échelle de débarquementt), comme d'autres mots affectés du suffixe instrumental --riJp. (12) IG 1",474,1. 247, 251 et 257: w. r.À<>'!IJ'" w. hil T<X'] xÀ'll"'x!b.<;, .Ies cadres au-dessus des petits chil!lSiu. (13) VAU.OIS, Archil~c1urt Il, 2. p. 414: ILes klimakidu !!ont de petil..s cM!lSis divisés par une ou plusieurs traverses, comme il l'Érechtheion: elles reposent trois par trois sur de grands châ!!l!is. les phalnai; au-dessus chaque ouverture est bard&e d'un cadre, plailioll (...). Le ponçage des klimakid~1 prouve que celles-ci étaient en boisl. (14) La présence de XÀ'I4}ct,d3t..w dans 504, A, 1. l, a poussé l'éditeur deg ID fi restituer, dans la partie qui précède ce mot, (IEÀ(&w~], toujours d'~près les comptes de l'Érechtheion, où aEÀtç g'applique aux poutres du plafond qui dessinent des compartimenl..s. Le caract