Arizona et Grand Canyon
Le plaisir de mieux voyager
Salina
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Arizona et Grand Canyon
Le plaisir de mieux voyager
Salina
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À ne pas manquer Vaut93le détour Intéressant
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Tempe
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NOUVEAU-MEXIQUE
Arizona
Green River
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Coronado National Memorial
McNeal Bisbee Douglas Agua Prieta
Arizona et Grand Canyon 5e édition
Lorsque votre esprit réclame la paix, venez en ce monde d’anciens massifs creusés de profonds canyons et imprégnez-vous de l’exultation des hauts plateaux, de la puissance des eaux en mouvement, de la simplicité du sable et de l’herbe, du silence de la croissance tranquille. August Frugé, naturaliste et environnementaliste Cette citation est inscrite en anglais sur le mur du centre d’accueil des visiteurs du barrage de Glen Canyon, à Page, en Arizona.
Le plaisir de mieux voyager
5
Un joli secteur commercial de l’historique Old Town Scottsdale. (page 85) © Ron Niebrugge / Wildnaturesimages.com
5
Le TPC Scottsdale, fréquenté par les professionnels de la PGA, comprend deux magnifiques parcours de golf. (page 102) © Photo courtesy Scottsdale Convention & Visitors Bureau
3
Fondée à Phoenix en 1881, la St. Mary’s Basilica est l’église paroissiale catholique la plus ancienne de la Valley of the Sun. (page 76) © Dreamstime.com / Sara Robinson
Page précédente 3
Une vue aérienne spectaculaire du grandiose Grand Canyon. (page 135) © Dreamstime.com / Vlad Turchenko
5
Les Superstition Mountains dominaient autrefois l’ancienne ville aurifère de Goldfield. (page 95) © iStockphoto.com / Bill Grove
4
La devanture défraîchie du célèbre Superstition Saloon, à Tortilla Flat. (page 126) © Marie-France Denis
4
Le Tonto National Monument est réputé pour l’état de conservation remarquable de ses habitations de falaise, où logeaient les Salados du XIIIe au XVe siècle. (page 97) © Marie-France Denis
3
De hautes buttes de grès et des flèches élancées s’élèvent au-dessus du vaste paysage stérile du Monument Valley Navajo Tribal Park. (page 256) © iStockphoto.com / Eric Foltz
6
Les pictogrammes autochtones servaient à transmettre des récits, à donner des renseignements utiles et à commémorer diverses cérémonies spirituelles. © iStockphoto.com / Alexey Stiop
6
Le panorama riche en couleurs du Painted Desert dans le Petrified Forest National Park. (page 248) © Dreamstime.com / George Burba
5
Un randonneur examine de près les parois de grès chantournées du magnifique Antelope Canyon. (page 148) © iStockphoto.com / Lange Photography
4
Le plus vieux rodéo du monde a vu sa première édition se dérouler à Prescott en 1888. (page 238) © iStockphoto.com / Juan Monino
6Le Le vélo de montagne est une activité très prisée à Sedona qui abrite une myriade de sentiers. (page 223) © iStockphoto.com / Steve Rabin
3
La façade unique d’un hôtel de Jerome, une ville paisible de montagne perchée audessus des canyons. (page 212) © Dreamstime.com / Alexey Stiop
6
Le grand géocoucou, rapide et agile sur pattes, utilise rarement ses ailes, sinon pour échapper à un danger imminent. (page 18) © Dreamstime.com / Ken Canning
6
Les longues tiges charnues des cactus (cierges marginés) de l’Organ Pipe Cactus National Monument. (page 173) © iStockphoto.com / Eric Foltz
5
La seule mention de Tombstone fait surgir des visions de règlements de compte en plein midi, de la fusillade de l’O.K. Corral et de desperados endurcis. (page 311)
5
Gros plan sur les bâtiments colorés de La Placita Village à Tucson. (page 272)
© iStockphoto.com / Natalia Bratslavsky
© iStockphoto.com / Richard Paul
4
La Mission San Xavier del Bac, dénommée «la colombe blanche du désert», est un des plus beaux exemples d’architecture Mission aux ÉtatsUnis. (page 280) © Dreamstime.com / Jim Parkin
Localisation des circuits
N
Le nord-est de l'Arizona
Le Grand Canyon voir p 135
voir p 241
Page
Le centre-nord de l'Arizona voir p 205
Grand Canyon National Park
Chinle
Window Rock Bullhead City Kingman
Williams
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Winslow
Flagstaff
Oatman
Holbrook
Sedona Prescott
Jerome
Parker
Phoenix
Scottsdale
Tortilla Flat Miami
Tempe
Globe
Superior
Gila Bend
Yuma Ajo
Tucson
Willcox Benson
L'ouest de l'Arizona
Tombstone Sierra Vista
voir p 165
Bisbee
Douglas
Phoenix et ses environs voir p 65
Tucson et ses environs voir p 267
Le sud-est de l'Arizona voir p 299
Mise à jour de la cinquième édition Yves Séguin Recherche et rédaction originales Clayton Anderson Chantal Tranchemontagne Contribution aux éditions précédentes Valérie Breau François Rémillard Yves Séguin Adjoints à l’édition Annie Gilbert Marie-Josée Guy Pierre Ledoux Correcteur Pierre Daveluy
Infographistes Julie Brodeur Marie-France Denis Isabelle Lalonde Cartographes Kirill Berdnikov Philippe Thomas Photographies Page couverture Monument Valley Navajo Tribal Park © nagelestock.com / Alamy Page de garde La route de Monument Valley © iStockphoto.com / Jeremy Edwards Le dieu Kokopelli © Dreamstime.com / Jason Hindman
Cet ouvrage a été réalisé sous la direction d’Olivier Gougeon. Remerciements Merci à Marjorie Magnusson d’Arizona Tourism. Les Guides de voyage Ulysse reconnaissent l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour leurs activités d’édition. Les Guides de voyage Ulysse tiennent également à remercier le gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Vedette principale au titre : Arizona et Grand Canyon 5e éd. (Guide de voyage Ulysse) Publ. antérieurement sous le titre: Arizona, Grand Canyon. [1995]. Comprend un index. ISBN 978-2-89464-857-5 1. Arizona - Guides. 2. Grand Canyon (Ariz.) - Guides. I. Titre: Arizona, Grand Canyon. II. Collection. F809.3.A5214 2008 917.9104’54 C2008-940546-3
Toute photocopie, même partielle, ainsi que toute reproduction, par quelque procédé que ce soit, sont formellement interdites sous peine de poursuite judiciaire. © Guides de voyage Ulysse inc. Tous droits réservés Bibliothèque et Archives nationales du Québec Dépôt légal – Troisième trimestre 2008 ISBN 978-2-89464-857-5 Imprimé au Canada
3
À moi...
l’Arizona! L’Arizona, sixième plus grand État américain, se parcourt aisément dans tous les sens. Partout, nature et culture s’unissent dans le seul but, semble-t-il, d’émerveiller ceux qui partent à sa rencontre. Du nord au sud, vous découvrirez la Monument Valley et la nation navajo; Page et l’électrisant lac Powell; le sublime Grand Canyon; les splendides rochers rouges de Sedona; Phoenix, la capitale; Scottsdale l’extravagante ainsi que la Valley of the Sun (Vallée du Soleil) qui porte son nom à merveille; Tucson l’accueillante, qui a su préserver son côté Old Pueblo; Tubac, ce joli village empreint d’histoire et, enfin, la fascinante petite ville de Tombstone, qui vous propose un véritable voyage au pays des cowboys, des hors-la-loi et des célèbres règlements de compte.
4
L’Arizona... en temps et lieux Une semaine Deux ou trois jours à Phoenix vous laisseront le temps de découvrir cette grande ville moderne qui abrite d’intéressants musées, de vastes espaces verts invitants, de nombreux et excellents restaurants ainsi que des attraits touristiques pour toute la famille. Paradis du magasinage, des grands établissements hôteliers et des clubs de golf prestigieux, Scottsdale charme et séduit à tout coup. Située à environ 2h de voiture de Phoenix, Sedona mérite le détour. On ne se lasse pas d’y admirer les différents tons de rouge qui enflamment les montagnes. Enfin, encore un peu plus au nord, vous aurez la possibilité d’aller parcourir cette splendeur de la nature qu’est le Grand Canyon, véritable chefd’œuvre de beauté et de démesure.
Deux à trois semaines De par la géographie de l’Arizona, deux à trois semaines de vacances permettent de parcourir les trois principales régions de l’État, soit le centre, le sud et le nord. Le centre abrite la Valley of the Sun, composée de Phoenix, Scottsdale, Tempe, Mesa, Glendale et autre Apache Junction où, bon an, mal an, le dieu soleil se pointe plus de 300 jours par année!
zzz À moi… - zzz l’Arizona! - zzz
Le sud de l’Arizona compte de magnifiques sites naturels tels que le Saguaro National Park, l’Organ Pipe Cactus National Monument, le Colossal Cave Mountain Park, le Coronado National Memorial et le Chiricahua National Monument. Il abrite aussi des villages fabuleux comme Bisbee, Tombstone et Tubac, mais aussi Tucson, l’autre grande ville de l’Arizona. Quant à lui, le nord dévoile des paysages à couper le souffle où les termes «panorama» et «carte postale» prennent tout leur sens. Tellement il est magnifique, le Grand Canyon vaut à lui seul le voyage, mais il faut aussi mentionner le superbe Canyon de Chelly, la grandiose Monument Valley ainsi que les rochers colorés de Sedona.
5
L’Arizona... à la carte L’Arizona des canyons et des montagnes L’incontournable Grand Canyon ne laisse personne indifférent. Si l’on peut y parcourir les plus beaux points de vue en seulement quelques heures, il faut cependant plusieurs jours pour en faire l’exploration complète. Or, l’Arizona abrite également d’autres superbes canyons, tels le Canyon de Chelly, l’Antelope Canyon, le Bonita Canyon et le Walnut Canyon, qui peuvent être facilement sillonnés à pied et qui méritent assurément une visite. Côté montagnes, l’Arizona n’en manque certes pas, et du nord au sud, de l’est à l’ouest, il suffit de lever les yeux vers le ciel pour contempler l’une de ces formations rocheuses exceptionnelles. Dans la région de Tucson, les monts Santa Catalina et les monts Santa Rita se dressent fièrement. Haut de plus de 3 000 m, le mont Lemmon abrite même une station de ski, à quelques minutes en voiture de… Tucson! Le Humphreys Peak (3 851 m), qui s’élève tout juste au nord de Flagstaff, est le sommet le plus important de l’Arizona. Et que dire des montagnes de Sedona, sinon qu’elles s’offrent en spectacle chaque fois que le soleil se couche!
L’Arizona des cowboys
N’hésitez pas à enfourcher l’une des selles du bar du Superstition Saloon, à Tortilla Flat, pour commander une bière bien fraîche par un après-midi d’été torride. Les amateurs pourront également assister à un défilé ou à un rodéo au cours des nombreux festivals à thème western de la région, tels les Prescott Frontier Days de Prescott, le Festival of the West de Phoenix, le Parada del Sol Parade and Rodeo de Scottsdale et le Desert Thunder Pro Rodeo de Tucson. De plus, participer à ces événements permet d’entamer d’agréables conversations avec les gens de la région.
zzz À moi… - zzz l’Arizona! - zzz
Si les mots «cowboy, chevauchée vers l’Ouest, rodéo, film western, diligence, Wild West, hors-la-loi, règlements de compte» vous interpellent, sachez que l’Arizona sait entretenir le souvenir de cette époque rude et fascinante. D’ailleurs, il est impossible de ne pas penser à John Wayne lorsqu’on parcourt la merveilleuse Monument Valley. Il faut également se rendre aux Old Tucson Studios ainsi qu’à Tombstone, afin d’être littéralement transporté dans cet univers où la réalité et la fiction font bon ménage.
6
L’Arizona des Premières Nations Aux quatre coins de l’État, vous pourrez en apprendre davantage sur les différentes nations autochtones qui peuplent l’Arizona. En outre, les réserves navajo et hopi, qui occupent d’immenses territoires, ont chacune leurs caractéristiques propres. Du célèbre Heard Museum de Phoenix au Monument Valley Navajo Tribal Park, en passant par le Canyon de Chelly National Monument ou le Montezuma Castle National Monument, l’histoire, la culture, l’architecture, les us et coutumes ainsi que l’art sous toutes ses formes sont omniprésents.
L’Arizona des snowbirds L’historique Route 66, qui traverse l’Arizona d’est en ouest, en a vu défiler des touristes depuis sa construction en 1926. De nos jours, un très grand nombre de snowbirds s’y arrêtent pour y passer l’hiver. Ces snowbirds apprécient d’abord le climat doux, frais et sec de l’Arizona, mais également le fait qu’on y trouve des dizaines de terrains de camping (RV Parks) magnifiquement aménagés, sécuritaires et bien situés. La Valley of the Sun, qui englobe entre autres Phoenix, Mesa, Chandler et Tempe, propose un grand nombre d’attractions touristiques et de divertissements pour tous les goûts et pour toutes les bourses.
L’Arizona des golfeurs
zzz À moi… - zzz l’Arizona! - zzz
L’Arizona compte plus de 400 terrains de golf, dont 200 dans la grande région de Phoenix et 50 dans la municipalité plus modeste de Scottsdale! Et avec plus de 300 journées sans nuages par année et un climat sec, l’Arizona est vite devenue l’une des destinations favorites des golfeurs de la planète. Si l’on y trouve des terrains prestigieux tels que le TPC Scottsdale, l’ASU Karsten Golf Course, le Sedona Golf Resort et l’Arizona National Golf Club, il y a également un nombre appréciable de terrains plus faciles et abordables, notamment les cinq terrains de golf municipaux de Phoenix et de Tucson.
7
Portrait Géographie et géologie Faune Flore Histoire Population Politique Économie Climat Arts et culture Architecture
11 12 17 19 20 27 27 28 29 29 33
Renseignements généraux Formalités d’entrée Accès et déplacements Renseignements utiles, de A à Z
39 40 41 44
Plein air Parcs et réserves fauniques Activités de plein air
57 58 60
Phoenix et ses environs Histoire Accès et déplacements Renseignements utiles Attraits touristiques Hébergement Restaurants Sorties Achats
65 66 69 71 74 103 118 127 132
Le Grand Canyon Accès et déplacements Renseignements utiles Attraits touristiques Hébergement Restaurants Sorties Achats
135 138 139 139 155 160 163 164
L’ouest de l’Arizona Accès et déplacements Renseignements utiles Attraits touristiques Hébergement Restaurants Sorties Achats
165 167 169 170 192 199 202 203
Le centre-nord de l’Arizona Accès et déplacements Renseignements utiles Attraits touristiques Hébergement Restaurants Sorties Achats
205 208 209 209 224 232 236 239
Le nord-est de l’Arizona Accès et déplacements Renseignements utiles Attraits touristiques Hébergement Restaurants Sorties Achats
241 244 244 245 258 260 263 263
Tucson et ses environs Accès et déplacements Renseignements utiles Attraits touristiques Hébergement Restaurants Sorties Achats
267 269 270 270 286 291 295 298
Le sud-est de l’Arizona Accès et déplacements Renseignements utiles Attraits touristiques Hébergement Restaurants Sorties Achats
299 301 302 303 317 323 325 326
Références Index Tableau des distances Symboles utilisés dans ce guide Écrivez-nous
327 328 335 336 336
Sommaire
Sommaire
8
Liste des cartes Arizona Strip 136
Prescott 211 hébergement et restaurants 225
Bisbee 308 hébergement et restaurants 320
Safford 304 hébergement et restaurants 317
Centre-nord de l’Arizona 206
Scottsdale 87 hébergement et restaurants 111
Arizona State University 93
Flagstaff 217 centre-ville hébergement et restaurants 230 hébergement et restaurants 231 Grand Canyon 140 Grand Canyon Village 143 hébergement et restaurants 157 Nord-est de l’Arizona 242 Ouest de l’Arizona 166
Liste des cartes - Liste des encadrés
Parcs, monuments et réserves fauniques 59 Phoenix 72 Biltmore District hébergement et restaurants 109 centre-ville (est) 75 hébergement et restaurants 105 centre-ville (ouest) 78 hébergement 105 localisation des circuits 72-73 Midtown District 80 hébergement et restaurants 107 Papago Park 83 Phoenix et ses environs 64
Sedona 215 hébergement et restaurants 227 Sud-est de l’Arizona 300 Tempe 91 hébergement et restaurants 115 Tombstone 313 hébergement et restaurants 322 Tucson 271 centre-ville 273 hébergement et restaurants 287 est 279 hébergement et restaurants 289 Tucson et ses environs 266 Willcox 305 hébergement et restaurants 318 Yuma 175 hébergement et restaurants 194, 195
Liste des encadrés L’ange de Tombstone 314
Lexique 15
Assoiffé dans le désert 84 César E. Chávez 177
Mangas Coloradas et Cochise, deux Apaches légendaires 310
Code de conduite 246
La nation navajo 251
La fameuse Route 66 183
Percival Lowell, explorateur de l’espace 219
La forêt pétrifiée 249
Le père Eusebio Kino 281
Frank Lloyd Wright 37
Le puissant fleuve Colorado 185
La géologie du Grand Canyon 144
Qu’entend-on par «Sud-Ouest»? 31
Geronimo 99
Le rafting dans le Grand Canyon 150
Hi Jolly 179
Randonnées pédestres dans le Grand Canyon National Park 153
John Wesley Powell 146 Juan Bautista de Anza 283 La légende de la mine perdue du Hollandais 96
Sharlot Hall, historienne de l’Arizona 212
9
Légende des cartes Attraits
Aire de pique-nique
Plage
Restaurants
Aéroport
Point de vue
Mer, lac, rivière
Base aérienne militaire
Ruines
Forêt ou parc
Bâtiment / Point d’intérêt
Sentier de randonnée pédestre
Gare routière
Soins médicaux
Hébergement
Place Capitale d’État P
Hôpital
Stationnement
Frontière internationale
Information touristique
Terrain de camping
Frontière provinciale ou régionale
Montagnes
Terrain de golf
Chemin de fer
Parc
Tunnel
75
Autoroute
301
674
Route principale
Route secondaire
Symboles utilisés dans ce guide a b d f g r pdj
j k m
bc bp/bc
n l o p tlj
Air conditionné Baignoire à remous Centre de conditionnement physique Cuisinette Foyer Label Ulysse pour les qualités particulières d’un établissement Petit déjeuner inclus dans le prix de la chambre Piscine Réfrigérateur Restaurant Salle de bain commune Salle de bain privée ou commune Sauna Spa Télécopieur Téléphone Tous les jours
Classification des attraits touristiques À ne pas manquer Vaut le détour Intéressant
Classification de l’hébergement L’échelle utilisée donne des indications de prix pour une chambre standard pour deux personnes, avant taxe, en vigueur durant la haute saison. $ $$ $$$ $$$$
moins de 75$ 75$ à 125$ 126$ à 200$ plus de 200$
Classification des restaurants L’échelle utilisée dans ce guide donne des indications de prix pour un repas complet pour une personne, avant les boissons, les taxes et le pourboire. $ $$ $$$ $$$$
moins de 15$ 15$ à 25$ 26$ à 40$ plus de 40$
Tous les prix mentionnés dans ce guide sont en dollars américains.
Les sections pratiques aux bordures grises répertorient toutes les adresses utiles. Repérez ces pictogrammes pour mieux vous orienter:
Hébergement Restaurants
Sorties Achats
Légende des cartes - Symboles utilisés dans ce guide
Capitale provinciale ou régionale
10
Situation géographique dans le monde Longitude 0º (méridien origine)
AMÉRIQUE DU NORD
ASIE
EUROPE
IF
IQU
OCÉ
ÉA
N
OC
ÉA
AN
P
OC
AC
N
AFRIQUE
Latitude 0º (équateur)
A
TL
FIQ
TIQ
ÉA
N
INDIEN
OCÉANIE
UE
UE
OC
CI
AN
PA
AMÉRIQUE DU SUD
OREGON IDAHO
Salt Lake City
NEVADA
UTAH CALIFORNIE
Los Angeles
OCÉ
Las Vegas
Denver COLORADO
ÉTATS-UNIS Flagstaff
ARIZONA
AN C PA
Phoenix
Albuquerque NOUVEAUMEXIQUE
IF IQ
UE
Situation géographique dans le monde
WYOMING
San Francisco
Tucson
MEXIQUE
Arizona Capitale: Phoenix Surnom: The Grand Canyon State Superficie: environ 295 000 km2 Population: 6,1 millions d’habitants Densité: 16 hab./km2 Langue officielle: anglais Monnaie: dollar américain
Climat: Moyenne des températures à Phoenix ( 33 °C en juillet, 11 °C en janvier); à Tucson (30,3 °C en juillet, 10,6 °C en janvier) Fuseau horaire: UTC –7 Point le plus haut: Humphreys Peak (3 851 m)
E
11
Portrait
Géographie et géologie
12
Politique
27
Faune
17
Économie
28
Flore
19
Climat
29
Histoire
20
Arts et culture
29
Population
27
Architecture
33
12
T
erre de légende dont le seul nom évoque des images profondément ancrées dans la conscience des Nord-Américains, voici l’Arizona! Les multiples facettes de cet État donnent lieu à de formidables visions: celles du Grand Canyon et ses mystères insondables, des vastes étendues désertiques peuplées de Navajos, d’un John Wayne engagé dans un duel au pistolet en plein midi, du fameux drame de l’O.K. Corral et, il va sans dire, de cowboys et d’Amérindiens s’affrontant sous l’impitoyable soleil parmi les cactus épars du rude paysage de l’Ouest sauvage. Simples clichés, direz-vous? Peut-être. Mais l’Arizona n’en demeure pas moins tout cela et bien plus encore. Si vous vous passionnez pour les grands espaces, sachez que vous trouverez ici d’innombrables occasions d’activités de plein air, quelles que soient celles qui vous font vibrer. Si ce sont plutôt l’art et la cuisine qui vous intéressent, vous ne manquerez pas d’être captivé par les traditions dites «du SudOuest», imprégnées d’influences amérindiennes et mexicaines qui se reflètent aussi bien dans votre assiette que dans la conception des bâtiments et leur décoration. Et si vous préférez jouer au golf pour ensuite vous faire dorloter dans un complexe hôtelier, vous trouverez tout ce qu’il faut sur place. Bref, votre expérience de l’Ouest sauvage ne sera limitée que par votre imagination. Lisez donc attentivement ce qui suit, et prenez le temps de découvrir tout ce que cet État fabuleux a à offrir.
Géographie et géologie La beauté de l’Arizona ne tient pas tant à ses dimensions géographiques qu’à la diversité de ses formations géologiques, de ses reliefs plus ou moins élevés, de son climat et de sa végétation, chacun des aspects de sa personnalité présentant des traits uniques et fascinants.
Portrait
Cet État dont le territoire s’étend sur 294 291 km2 et dont le nom dériverait d’un mot pima signifiant «petite source» ou «jeune source» est le sixième en importance des États-Unis. Ses frontières septentrionale et orientale bordent respectivement l’Utah et le Nouveau-Mexique, tandis que ses frontières méridionale et occidentale touchent au Mexique, à la Californie et au Nevada. Le territoire aujourd’hui couvert par l’Arizona s’est admirablement développé depuis sa formation à l’ère précambrienne, il y a de cela à peu près deux milliards d’années. Si bien que, de nos jours, de pittoresques formations rocheuses aux couleurs apaisantes, des canyons isolés et sculptés de main de maître par les cours d’eau, de très hautes mesas qualifiées d’«îles célestes», de vastes déserts et des montagnes protubérantes s’allient pour donner à l’Arizona toute la grandeur et les splendeurs que nous lui connaissons. Nous avons là un refuge écologique dont les merveilles naturelles ont inspiré des artistes et des créateurs de tout acabit, entre autres, parmi les plus connus, l’écrivain Zane Grey, l’architecte Frank Lloyd Wright et le peintre Max Ernst. Mais nous ne devons pas oublier qu’il s’agit également d’un trésor inépuisable pour les archéologues, de même qu’un parfait modèle pour les géologues. Tout cela fait de l’Arizona l’une des principales aires de conservation de la planète.
L’Arizona se divise en quatre zones géologiques: le haut plateau, la zone de transition, la zone montagneuse et le Basin and Range (zone stratifiée).
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Le haut plateau Le haut plateau occupe le tiers septentrional de l’Arizona. Les plateaux de Kanab, de Kaibab et du Colorado s’y succèdent d’est en ouest. Le plus connu est le plateau du Colorado, qui chevauche l’Utah, le Colorado et le Nouveau-Mexique tout en bordant les Grand Wash Cliffs à l’ouest, l’Utah à l’est et le Mogollon Rim au sud. Plaines sèches, canyons profonds, hauts sommets volcaniques, mesas et buttes caractérisent cette région qui accueille notamment le célèbre Grand Canyon, le Petrified Forest National Park, la Monument Valley et le sommet le plus élevé de l’État, soit le Humphreys Peak (3 851 m). Il importe de noter que, les canyons et les vallées mis à part, la majeure partie de cette région se trouve à une altitude supérieure à 1 500 m; de ce fait, les températures y sont plus fraîches que dans le sud de l’État, ce qui n’est pas pour déplaire à certains.
Le haut plateau accueille en outre le Painted Desert (désert peint), le seul à ne toucher aucun des trois autres déserts de l’État. Ce désert longe la rive nord du fleuve Colorado sur 488 km, couvre la majeure partie de la réserve navajo et se prolonge jusque dans les Four Corner States (Arizona, Nouveau-Mexique, Colorado et Utah) en tant que partie intégrante du désert du Great Basin. Son incroyable beauté peut être attribuée aux formations d’aspect soyeux dont les teintes varient du beige au rouge. Les falaises, mesas, buttes et aiguilles de grès du haut plateau s’élèvent jusqu’à plus de 300 m au-dessus de la vallée, et, bien qu’on croit généralement que l’érosion causée par le fleuve et le vent soient responsables de ces formations, il convient de savoir que la fragilité du roc y est aussi pour quelque chose. La fameuse Monument Valley en est d’ailleurs un exemple frappant dans la mesure où elle ne cesse de s’effriter du fait de sa friabilité, un phénomène qui se poursuit depuis des millions d’années. Hormis les formations de roches sédimentaires, le haut plateau recèle des volcans non moins spectaculaires. À preuve, qu’il suffise de mentionner les Hopi Buttes, le Vulcan’s Throne et le Sunset Crater, qui font tous partie des San Francisco Peaks.
La zone de transition La zone de transition fait office de ligne de partage entre le haut plateau et la région du Basin and Range. Tenue pour plus accidentée que le haut plateau (à la seule exception du Grand Canyon), elle s’étend à plus basse altitude que la région
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La plus grande partie de cette région se trouve recouverte de roches sédimentaires. Il y a de cela des dizaines de millions d’années, à l’époque où une grande mer peu profonde recouvrait l’Arizona, des dépôts de grès, de schiste et de calcaire se formèrent à la périphérie et au fond de cet immense plan d’eau, et l’on peut aujourd’hui les admirer, entre autres endroits, dans le Grand Canyon, la Monument Valley et le Canyon de Chelly. Cela dit, les plus spectaculaires formations sont les grès de Coconino et les calcaires du Redwall, auxquels nous devons d’impressionnantes falaises du Grand Canyon.
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septentrionale et ne compte que quelques sommets montagneux aussi élevés que les versants du Grand Canyon. Ces sommets font partie de chaînes de montagnes composées d’une variété de matières rocheuses qui influent sur leur forme, les roches sédimentaires et volcaniques donnant naissance aux mesas à sommet plat, tandis que la roche métamorphique produit les pics acérés et déchiquetés, et que la roche cristalline est responsable des formations plus arrondies. Les vallées de Chino Verde et de Tonto, caractérisées par d’abruptes parois montagneuses, se trouvent notamment dans cette région. Elles ont été formées par l’érosion et l’affaissement des failles, et les cours d’eau y ont sculpté, comme en nombre d’autres endroits de l’État, de profonds canyons offrant d’uniques panoramas.
La zone montagneuse La zone montagneuse coupe l’Arizona à mi-chemin entre le nord-ouest et le sud-est, et elle s’étend au sud de la zone de transition. L’activité volcanique, conjuguée aux soulèvements et aux affaissements répétés de la croûte terrestre, a créé les chaînes de montagnes du nord, du centre et du sud de l’État. Le sommet le plus élevé de l’Arizona, le Humphreys Peak, se dresse à une altitude de 3 851 m dans l’angle nord-ouest de l’État parmi les San Francisco Peaks, entre Flagstaff et le Grand Canyon. La chaîne de montagnes dont il fait partie se compose d’anciens volcans ayant laissé couche sur couche de cendres et de lave. En son centre se trouve le Mogollon Rim, un escarpement qui descend à une profondeur de 610 m et s’étire du centre de l’Arizona au Nouveau-Mexique.
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Dans la portion sud de la zone montagneuse pointent les White Mountains, à 193 km (120 mi) au nord-est de Phoenix. Cette chaîne de montagnes recèle 25 lacs et compte parmi les plus développées de l’Arizona en termes d’installations touristiques.
Le Basin and Range La région du Basin and Range englobe 35% de la masse terrestre de l’État. Bien qu’elle empiète sur certaines parties du centre de l’Arizona, elle couvre surtout la portion méridionale de l’État. Avec l’écartèlement progressif de la région sur plusieurs millions d’années, d’immenses rochers se sont brisés le long des failles, amenant certaines masses à s’affaisser et d’autres à se cambrer, d’où, précisément, le nom de «Basin and Range». Les montagnes de cette région sont spectaculaires. Les chaînes linéaires qu’elles forment sont même souvent qualifiées d’«îles célestes» (Sky Islands) du fait que l’environnement qui caractérise leurs sommets est on ne peut plus différent de celui qu’on retrouve au niveau des étendues désertiques. D’une altitude variant de quelques dizaines de mètres à plus de 3 000 m, ces montagnes présentent en outre une largeur qui varie elle-même de 1,6 km à 32 km, et une longueur allant de quelques kilomètres seulement à plus de 160 km. Elles se composent de roches sédimentaires, métamorphiques et ignées, visibles en divers endroits. Ces chaînes de montagnes se trouvent enfin dispersées à travers les trois déserts de la région, à savoir les déserts de Chihuahua, de Sonora et de Mojave.
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Lexique
Arroyo: ravine sèche et désertique. Four Corners Area (région des quatre coins): partie du Sud-Ouest renfermant le seul point des ÉtatsUnis où se touchent quatre États: l’Arizona, le Colorado, le NouveauMexique et l’Utah. Hogan: habitation navajo traditionnelle. On distingue des hogans «mâles» et des hogans «femelles», à vocation d’ailleurs très différente. Le hogan mâle se veut un lieu de rencontre entre guerriers et un endroit où l’on vient se faire soigner lorsqu’on est malade, tandis que le hogan femelle est celui où dorment et vivent les familles. Par tradition, les hogans sont de forme octogonale, et leur porte fait face à l’est afin d’accueillir le soleil levant. Katchina: forme d’art religieux associée au peuple hopi. Il s’agit de poupées en bois représentant les esprits des êtres animés et inanimés de la nature. On prétend qu’elles peuvent attirer la pluie, stimuler la fertilité ou assurer la guérison de diverses maladies.
Kiva: chambre souterraine circulaire servant aux cérémonies religieuses des Hopis. L’entrée de la chambre se trouve sur le toit, et une échelle permet d’y descendre. Les kivas sont tenues pour des lieux sacrés, et aucun visiteur ne doit y pénétrer à moins d’y avoir été invité. Mesa: plateau montagneux isolé ou colline à deux flancs escarpés ou plus. Monsoon (mousson): changement saisonnier dans les vents. En Arizona, les vents d’ouest virent alors au sud ou au sud-est, ce qui rend le climat de l’État beaucoup plus humide dans la mesure où les courants d’air proviennent du golfe de Californie et du golfe du Mexique. Il en résulte de courtes mais violentes pluies torrentielles. Pétroglyphe: gravure ou «art» rupestre résultant du martèlement d’une pierre contre le roc. On trouve des pétroglyphes sur tout le territoire de l’Arizona. Pueblo: terme espagnol signifiant «communauté». En Arizona, il prend deux sens: le pueblo, un regroupement d’habitations permanentes, tel qu’on en trouve surtout dans le sudouest des États-Unis, et les Pueblos, les Amérindiens qui vivaient jadis dans de telles communautés.
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Adobe: désigne le plus souvent une sorte de brique faite de sable, d’argile et de paille, et séchée au soleil. Fait aussi référence à toute habitation ou construction érigée au moyen de ce matériau. Encore en usage dans les constructions du sud-ouest des États-Unis, l’adobe se retrouve un peu partout dans le monde.
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Même s’il est souvent ignoré des touristes, le désert de Chihuahua présente un intérêt certain pour n’importe quel voyageur un tant soit peu curieux. Il n’occupe qu’une mince bande du sud-est de l’Arizona et se prolonge jusqu’aux zones inférieures du Nouveau-Mexique avant de pousser plus à l’est jusqu’en territoire texan, la majeure partie de son étendue se trouvant dans l’État mexicain de Chihuahua. La présence timide de ce désert en Arizona en fait le moins visité des déserts de l’État. Et pourtant sa topographie est variée, comportant aussi bien des pics déchiquetés que des vallées arides, y compris une chaîne de montagnes entièrement constituée de rochers qu’on désigne du nom de «Texas Canyon». D’une configuration compatible avec le reste du Basin and Range, les monts Santa Rita, et plus particulièrement encore les monts Santa Catalina, reposent dans les larges vallées qui se creusent au nord-ouest du désert de Chihuahua. La dernière chaîne de montagnes citée, qui s’élève à près de 2 800 m, met en vedette la Mount Lemmon Highway, qui grimpe de 1 600 m sur 40 km avant de déboucher sur la Ski Valley, le centre de ski le plus méridional des États-Unis (mis à part Hawaii). Au nord-est de Phoenix se dressent en outre les monts Superstition, qui accueillent l’Apache Trail, soit la route la plus panoramique du centre de l’Arizona. Le sommet le plus élevé de cette chaîne de montagnes sauvage est le mont Mound, qui pointe à une altitude de 1 910 m.
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Sans doute la particularité la plus fascinante et la plus déconcertante du désert de Chihuahua tient-elle à la Willcox Playa, un mirage visible à partir de l’Interstate 10. En effet, ce qui était jadis un lac de 130 km2 semble aujourd’hui se jouer des visiteurs de passage en leur faisant croire qu’il existe encore. Mais les voyageurs qui vont y voir de plus près ne tardent pas à constater qu’il n’y a là aucun plan d’eau, et que le mirage s’entoure de terres complètement stériles. Désert de Sonora
Le désert de Sonora s’étend dans l’angle sud-ouest de l’Arizona. Il s’agit du désert qui offre la plus grande diversité biologique dans le monde, ce qui s’explique par le fait qu’il reçoit plus de précipitations que n’importe quel autre désert des États-Unis. C’est d’ailleurs sans doute pour cette même raison que plus d’Arizoniens vivent dans le désert de Sonora que dans toute autre partie de l’État. Malheureusement, la présence de plus de quatre millions et demi d’humains dans le secteur ne peut qu’avoir une incidence négative sur l’écosystème du désert. Les montagnes du haut Sonora sont plutôt insolites avec leur configuration en arc. Cela dit, tout comme celles des autres chaînes de l’État, elles sont sectionnées par des rivières. Elles se veulent conformes au caractère du Basin and Range en ce qu’elles s’élèvent du fond des vallées, mais leur forme n’en contraste pas moins avec celle des autres sommets arizoniens dans la mesure où elles s’avèrent relativement plus basses et déchiquetées. Enfin, certaines de celles qui pointent près de Yuma, dans le sud de la région, se composent de roche granitique, tandis que les autres montagnes du désert se composent de roche sédimentaire. Le désert de Sonora repose sur une alternance de lits métamorphiques, granitiques et sédimentaires couvrant l’ensemble de la région. Par ailleurs, les gisements de
faible et de haute teneur en cuivre de la région font de l’Arizona le producteur de la moitié du cuivre des États-Unis.
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Désert de Mojave
Au nord du désert de Sonora s’étend le désert de Mojave, qui couvre, outre sa présence en Arizona, une partie du sud-est de la Californie ainsi qu’une portion du Nevada et de l’Utah, pour une superficie totale de près de 65 000 km2 répartie entre ces quatre États. En territoire arizonien, il s’agit du désert le plus aride et parmi les moins visités des touristes, qui pourtant ne manqueraient pas d’apprécier les panoramas à couper le souffle offerts par les sommets du Hualapai Mountain Park, que sillonnent des sentiers parmi les plus spectaculaires de l’Arizona au sudest de Kingman. Les pics acérés et les vallées accidentées de ce désert se voient constamment remodelés par l’action érosive du vent et l’effet cuisant du soleil, qui donne ici au sol un aspect croûteux. Les bassins au lit de sable et de gravier de cette terre pratiquement stérile se transforment en sebkhas desquelles on extrait du borax, de la potasse et du sel. Le désert de Mojave accueille en outre le créosotier, un arbuste frêle qui a néanmoins une longévité de 11 000 ans, ce qui en fait, à l’heure actuelle, l’être vivant le plus âgé de la planète.
Faune La faune de l’Arizona se révèle hautement diversifiée en raison de l’éventail très large des climats, des reliefs et des espèces végétales qu’on y trouve. Cela dit, beaucoup de grands carnivores, tels l’ours grizzly, ont pour ainsi dire disparu du territoire, et nombre d’herbivores comme l’antilope sont devenus extrêmement rares, si bien que les espèces qui subsistent à ce jour font preuve d’une résistance qui n’a d’égal que leur diversité.
Ceux qui s’intéressent à la pêche trouveront entre autres le poisson-emblème de l’État, la truite de l’Arizona (Salmo gilae), dans la rivière Gila, aux abords immédiats de Phoenix, mais tout aussi bien de la truite arc-en-ciel, du poisson-chat, de l’achigan et du crapet arlequin. Le crapaud du fleuve Colorado (Bufo alvarius), dont la longueur peut atteindre 15 cm, s’impose comme le plus grand crapaud de l’ouest du pays. Retenez qu’il s’agit en outre de l’espèce la plus venimeuse qui soit, ses sécrétions cutanées étant assez virulentes pour tuer un petit chien. Le monstre de Gila (Heloderma suspectum) est le seul lézard venimeux des États-Unis. Carnivore, il se nourrit d’oiseaux et de leurs œufs, de petits rongeurs et d’autres lézards. Son venin n’a pas la force de celui des serpents à sonnette ou des serpents corail, mais il est tout de même suffisamment puissant pour immobiliser un être humain. Le monstre de Gila est toutefois timide et conciliant, ce qui fait qu’on en voit rarement et qu’il est encore plus rare de se faire mordre par lui.
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Poissons, crapauds et monstres
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Oiseaux De nombreuses espèces d’oiseaux passent l’hiver en Arizona, tandis que d’autres y vivent toute l’année. Le troglodyte des cactus (Campylorhynchus brunneicapillus) est l’oiseau-emblème de l’Arizona. D’une longueur de 18 cm à 23 cm, il est aussi le plus grand troglodyte des États-Unis. Il tient son nom du fait qu’il niche généralement dans les zones désertiques et se nourrit à même les grands cactus (surtout le saguaro). Grâce aux innombrables aménagements paysagers de Phoenix, où trône une abondance de cactus, on peut facilement l’observer dans de nombreux parcs de la ville. Vous le reconnaîtrez à sa couronne terne de couleur rouille, à son dos strié, à sa poitrine fortement tachetée, ainsi qu’à ses flancs et son ventre fauves. Les plumes de ses ailes et de sa queue sont rayées noir et blanc, et une large raie blanche forme une arcade sourcilière au-dessus de ses yeux. Le grand géocoucou (Geococcyx californianus), rendu célèbre par les dessins animés de la série Roadrunner de Warner Brothers, a entre autres élu domicile en Arizona. Membre de la famille du coucou, il est reconnu par son agilité sur pattes et n’a recours à ses ailes que pour échapper à un danger imminent ou descendre une pente, auquel cas on le voit procéder par petits sauts successifs. Il s’agit d’un oiseau mince au plumage fortement strié qui possède de solides pattes, une longue queue, un bec démesuré et une crête touffue. Le grand géocoucou, dont la longueur varie entre 52 cm et 62 cm, se nourrit d’insectes, de scorpions, de lézards, de serpents et d’autres oiseaux. On voit parfois un grand serpent dépasser de son bec, car il ne peut avaler sa proie tout entière d’un seul coup, mais cela ne l’empêche en rien de poursuivre ses activités quotidiennes et de continuer à parcourir les buissons secs et les chaparrals en quête de son prochain repas.
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Mammifères Le bassaris (Bassariscus astutus), le mammifère-emblème de l’Arizona, est aussi connu sous les noms de «chat à queue annelée» et de «chat de mineur», et ce, même s’il n’appartient pas à la famille des chats. Il s’agit en fait du plus petit représentant de la famille des ratons, d’une longueur moyenne d’environ 80 cm, dont la moitié est due à sa queue touffue striée de noir et de blanc. Le bassaris vit de préférence dans les zones rocheuses et arides, tels les amas de pierres et les parois des canyons, quoiqu’on le retrouve aussi, à l’occasion, en zones boisées où il s’installe dans les troncs creux. Les bassaris sont des créatures timides et nocturnes, de sorte qu’on en aperçoit rarement. Le coyote (Canis latrans) est très commun en Arizona, où l’on en voit partout. De fait, aucune représentation du Sud-Ouest américain ne serait complète sans la silhouette d’un coyote hurlant à la lune. Son régime se compose surtout de lapins, de rongeurs et de proies volées, mais on sait qu’il peut aussi être omnivore en cas de besoin. Les mâles atteignent jusqu’à 23 kg et peuvent courir jusqu’à 65 km/h! Les meutes ont une vie sociale complexe, et les chercheurs ont constaté que les individus peuvent communiquer entre eux au moyen de 11 vocalisations distinctes. Le pécari à collier (Dicotyles tajacu), ici appelé javelina, est un petit animal qui ressemble à un cochon sans en être un et qui compense sa faible vue par un sens
aigu de l’odorat. Il mesure en moyenne 1 m et pèse de 18 kg à 25 kg. On en trouve dans les broussailles des déserts du sud et du centre de l’Arizona, le plus souvent au bord des ruisseaux et des eaux stagnantes. Les pécaris à collier vivent et se déplacent en petits troupeaux, et s’aventurent rarement au-delà des forêts de chênes des contreforts. Ils se nourrissent préférablement de cactus, puis de figues de Barbarie. En été, ils deviennent souvent nocturnes, préférant s’alimenter à la nuit tombée et profiter de la chaleur du jour pour se reposer.
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Insectes et reptiles Le climat sec de l’Arizona permet la prolifération d’une variété de scorpions, de serpents et d’araignées, dont la plupart sont inoffensifs et suscitent plus de craintes qu’ils ne le méritent. Dans les régions désertiques les plus reculées, ou lorsque vous faites de la randonnée, prenez simplement le temps de secouer vos chaussures et vos vêtements avant de les enfiler pour éviter toute mauvaise surprise. Il convient toutefois de prendre connaissance des espèces qui suivent. Le scorpion des arbres (Centruroides exilicauda) mesure environ 2,5 cm et affiche le plus souvent une couleur paille, les pinces et la queue étant visiblement plus minces que celles d’autres scorpions du désert. Son venin peut être extrêmement douloureux et provoquer des enflures, des difficultés respiratoires et une formation d’écume à la bouche. Il est rarement mortel, et vous trouverez du sérum antivenin sur le marché.
Le crotale à nez replié de l’Arizona (Crotalus willardi) a été déclaré le reptile-emblème de l’État le 13 août 1986 et figure aujourd’hui sur la liste des espèces menacées aux États-Unis. Le corps de ce serpent à sonnette varie du brun rougeâtre au chocolat foncé, strié d’une succession de bandes blanchâtres parfois brisées en leur centre. Il s’agit d’un petit crotale d’une longueur de 45 cm à 55 cm, et l’adulte pèse rarement plus de 150 g. Une rangée d’écailles nasales renversées formant une sorte de crête explique le nom de cette espèce.
Flore La flore de l’Arizona varie au gré des zones climatiques de cet État. Les visiteurs semblent cependant s’intéresser d’abord et avant tout aux plantes grasses du désert. La fleur du saguaro (Cereus giganteus) est la fleur-emblème de l’Arizona; d’ailleurs, le saguaro est l’un des cactus les plus élégants qu’on y trouve. Son tronc se compose d’une épaisse tige cannelée et élancée d’un diamètre de 45 cm à 60 cm, duquel se détachent souvent plusieurs grandes branches recourbées vers le haut qui confèrent à la plante sa silhouette tout à fait particulière. Les premières excroissances
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La veuve noire (Latrodectus hesperus) femelle est d’un noir brillant et se distingue par le classique sablier rouge qui orne son énorme abdomen globulaire. Quant au mâle, il est inoffensif, et d’ailleurs beaucoup plus petit, ce qui n’arrange rien pour lui puisqu’il est le plus souvent dévoré par la femelle! La morsure de la perfide entraîne chez l’humain des nausées, des crampes prononcées, d’importantes difficultés respiratoires et des vomissements. Néanmoins, les gens en santé en meurent rarement et se remettent généralement sur pied en l’espace de deux à cinq jours.
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apparaissent lorsque le cactus atteint 40 à 50 ans d’âge, le saguaro ne croissant que de 10 cm à 15 cm par année et pouvant mettre 150 ans à atteindre sa hauteur maximale de 15 m. Les saguaros égaient le désert avec leurs fleurs crème à cœur jaune qui éclosent de la mi-mai à la fin de juin. Le fruit de cette plante de la famille des cactées est une sorte d’ampoule rouge au goût généralement doux, presque sucré, selon sa maturité, et un saguaro mûr peut en produire jusqu’à 200 par année. Les Hohokams et les Pimas tenaient d’ailleurs ce fruit pour essentiel à leur survie, d’autant plus qu’il leur fournissait trois variétés d’aliments: les graines pouvaient être entreposées indéfiniment et entrer dans la préparation des ragoûts, des pâtes et des tortillas; la pulpe pouvait être mangée au même titre que celle d’un melon; et le jus, lentement bouilli jusqu’à en faire un sirop, servait de trempette d’accompagnement pour les tortillas, voire de boisson alcoolisée en certaines occasions. Le cierge à fleur nocturne (Cereus greggii), considéré comme une excentricité du désert, appartient aussi à la famille des cactées, mais ressemble à un buisson mort la majeure partie de l’année. Par un beau soir d’été, cependant, le voilà qui ressuscite – pour de nouveau sombrer dans l’oubli dès le lever du jour. Ses odorantes fleurs blanches en forme de trompette peuvent atteindre jusqu’à 10 cm de largeur et 20 cm de longueur, et produisent fièrement un petit fruit rouge-orangé. Ce buisson s’enorgueillit d’une grosse racine semblable à un navet que les Amérindiens utilisaient jadis pour compléter leur régime alimentaire. Le créosotier (Larrea divaricata), une plante désertique pour le moins combative, rivalise avec succès avec ses voisines pour se procurer l’eau dont elle a besoin pour vivre, ainsi qu’en témoigne d’ailleurs son omniprésence dans le désert de Sonora. Ses petites fleurs jaunes, d’environ 2,5 cm de diamètre, éclosent entre février et août. Ses feuilles possèdent des propriétés antiseptiques qui ont autrefois été mises à profit par les peuples autochtones de la région à des fins médicinales.
Portrait - Flore
Le palo verde bleu (Cercidium floridum), l’arbre-emblème de l’Arizona, peut atteindre 10 m de hauteur. Il fleurit d’avril à mai et produit des fleurs à cinq pétales d’un jaune éclatant. Lorsqu’il est en fleurs, il oppose une magnifique masse jaune au paysage du désert. La photosynthèse s’opère aussi bien dans les feuilles que dans l’écorce de l’arbre, ce qui accroît sa résistance. Quant aux graines, elles nourrissent les oiseaux et les mammifères, et entraient jadis dans la composition des repas des Amérindiens.
Histoire Les premiers habitants L’origine du nom «Arizona» reste peu claire. Arizuma est un mot aztèque dont la signification est «qui produit de l’argent», tandis que ali shonak et ari-son sont des mots pimas qui signifient «petite source», tout comme aleh-zone, terme des Tohono O’odhams. Il appert toutefois qu’un missionnaire espagnol l’a pour la première fois consigné par écrit au cours des années 1750. Quoi qu’il en soit, l’Arizona doit une grande partie de sa riche histoire à ses peuples d’origine, dont nous ne savons d’ailleurs que peu de chose. Cette région du sudouest des États-Unis a des racines qui remontent à 14 000 ans, à une époque où des humains ont pour la première fois migré vers cette région en provenance du
nord, à la recherche de plus gros gibier et d’un climat plus clément. On a retracé des outils en pierre et des fosses de cuisson datant précisément de 11 000 ans, et utilisés par ces premiers habitants du territoire, soit les ancêtres des Cochises. Après avoir chassé dans la région jusqu’à en exterminer presque entièrement le gibier, ceux-ci se sont vus contraints de se tourner vers de nouveaux aliments sous peine d’être eux-mêmes décimés. Leurs descendants, les Cochises, devinrent donc plutôt des chasseurs-cueilleurs et développèrent des méthodes leur permettant d’apprêter une variété de légumes. Ils firent l’acquisition d’une des premières variétés de maïs cultivé par le biais des habitants du Mexique vers 2000 av. J.-C., ce qui, en fait, mit fin à leur mode de vie. En effet, dès le début de l’ère dite «commune», les habitants du Sud-Ouest étaient bien en voie de devenir un peuple agraire et stable.
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C’est à partir de ce moment que les chercheurs associent les distinctions tribales aux différentes régions physiographiques de l’Arizona. Les communautés mogollons, anasazis et hohokams étaient en effet séparées par les frontières naturelles de l’État dans trois régions géographiques distinctes présentant l’une comme l’autre ses défis et ses atouts.
Les Anasazis (un mot dérivé de langue navajo qui signifie «les anciens») habitaient le plateau du Colorado, aussi connu sous le nom de «Four Corners Area» (région des quatre coins), car l’Arizona, le Nouveau-Mexique, le Colorado et l’Utah s’y rencontrent. Cette région était pourvue de mesas colorées et de canyons complexes, mais ne bénéficiait que de peu de précipitations saisonnières, sans compter que son sol était pauvre. Les premières traces de cette culture remontent aux environs de 300 av. J.-C. et revêtent la forme de maisons creusées et de kivas cérémonielles. Les Anasazis étaient surtout connus comme vanniers, dans la mesure où, plutôt que de faire de la poterie, ils préféraient mettre à profit des techniques de tissage fort avancées pour produire une variété de paniers d’une grande complexité. Vers 700 apr. J.-C., ils ont toutefois commencé à développer la poterie et sont peu à peu devenus d’habiles artisans de la pierre, dont ils fabriquaient aussi bien des katchinas que des maisons, ces dernières étant disposées en rangées et assemblées avec de la boue. Leurs grandes habitations rondes et semi-souterraines furent alors transformées en kivas cérémonielles et devinrent le centre de la religion anasazi. Les Anasazis formaient par ailleurs le peuple arizonien le plus géographiquement dispersé de tous, et ils virent leur population exploser autour de 950 apr. J.-C.,
Portrait - Histoire
Les Mogollons (ainsi nommés en mémoire d’un général espagnol des premiers temps de la colonie) habitaient les régions montagneuses de l’est de l’Arizona et du Nouveau-Mexique, et ce, dès 250 av. J.-C. L’altitude varie ici entre 1 000 m et 4 000 m, et l’eau de surface est abondante grâce à des précipitations abondantes. La forêt et les prairies dominent la région, mais les terres cultivables restent rares. Avant 1000 apr. J.-C., les habitations mogollons sont essentiellement creusées, et de forme ronde ou oblongue, aménagées à même le sol. Après 1000 apr. J.-C., des habitations commencent à surgir hors de terre, d’un seul étage, de pierres détachées ou d’adobes, et pouvant compter jusqu’à 150 pièces. Ces structures prennent le nom de pueblos et entourent normalement une place centrale comprenant une kiva (sanctuaire) utilisée pour les rites cérémoniels. Elles sont bien connues pour leurs poteries noires et blanches aux motifs complexes (poteries de la vallée de Minbres), considérées par plus d’un comme les plus belles poteries amérindiennes. La société mogollon a amorcé son déclin vers le XIIe siècle et s’est complètement éteinte au cours du XIVe siècle. Elle a laissé derrière elle des ruines qui comprennent entre autres celles du Gila Cliff Dwellings National Monument, du Three Rivers Petroglyph Site et de la Casa Malpais. On croit aujourd’hui qu’une partie des derniers Mogollons se sont joints aux Anasazis ou aux Hohokams.
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jusqu’à couvrir quelque 53 000 km2 de 125 grandes villes savamment conçues et reliées par près de 400 km de routes. Leurs communautés les plus connues occupaient les impressionnantes constructions à flanc de falaise du Canyon de Chelly et le pueblo du Chaco Canyon. La culture anasazi a disparu autour de 1300 apr. J.-C. pour des raisons qui restent inconnues à ce jour, et elle a été remplacée par les civilisations hopi, zuni et pueblo, qu’on croit toutes dérivées directement de la souche anasazi.
Portrait - Histoire
Les Hohokams (un mot dérivé de langue pima qui signifie «ceux qui s’en sont allés») habitaient les terres planes et désertiques des vallées des rivières Gila et Salt, qui s’étendent de Phoenix à Tucson, et ce, dès 350 apr. J.-C. Cette région disposait d’une abondance de terres cultivables, mais n’était irriguée que par quelques sources et cours d’eau, de sorte que n’y poussaient que de rares cactus et arbres épineux. Or, les Hohokams ont à proprement parler donné vie à cette région aride en la dotant d’un système d’irrigation comportant un réseau de canaux de plusieurs centaines de kilomètres dans les vallées entourant les rivières Gila et Salt. Aucun ouvrage autochtone au nord du Mexique ne révèle autant de planification, d’efforts et de collaboration intercommunautaire que le réseau de canaux mis en place par les Hohokams. sSa construction a commencé vers 500 apr. J.-C. et n’a été achevée qu’entre 1000 et 1400 apr. J.-C. Certains de ces canaux rivalisent même par leur taille avec des ouvrages beaucoup plus récents, à tel point que les premiers colons américains ont remis en fonction une partie du réseau pour faire naître Phoenix des cendres de la civilisation hohokam. Ces premiers habitants de la région pratiquaient un sport comparable au jeu de balle des Toltèques et des Mayas du Mexique, en utilisant une balle en caoutchouc naturel sur un terrain normalisé. Les chercheurs croient que ce jeu avait une importance religieuse, et qu’il a fait partie de leur culture pendant 700 ans, soit de 700 à 1400 apr. J.-C. Grâce à leurs compétences remarquables en matière d’agriculture, les Hohokams entreprirent même de faire le commerce du coton brut dans l’ensemble de la région. Ils étaient par ailleurs doués de grandes aptitudes en ce qui a trait à la production de textiles et de poteries, et l’on a découvert des exemples de leurs poteries richement décorées de motifs humains et animaux produites sur une période de 1 500 ans. Ils faisaient également usage de coquillages marins dans leurs œuvres et s’en servaient, à l’état naturel ou embellis, pour commercer avec les nations voisines. Les Hohokams avaient recours à des techniques décoratives fort avancées, entre autres la gravure à l’acide, qui consistait à peindre des motifs à la cire sur les coquillages avant de les plonger dans un bac de jus de fruits de saguaro fermenté. Vers 1400 apr. J.-C., la société hohokam commença mystérieusement à dépérir, jusqu’à sombrer dans l’oubli à l’époque où arrivèrent les premiers Européens. Les archéologues croient que les Hohokams ont par la suite été remplacés par les Pimas et les Tohono O’odhams, soit les descendants modernes du légendaire peuple de jadis.
Les Espagnols La légende des «sept cités de Cibola» fait état de grandes cités d’or et de richesses, cachées parmi les sables du désert. Après avoir entendu cette légende, les conquistadors espagnols se sont déplacés vers le nord, jusqu’à l’emplacement actuel de l’Arizona, en quête de trésors. C’est ainsi qu’en 1539 Marcos de Niza, un prêtre franciscain, fut le premier Européen à mettre le pied en territoire arizonien, et sa quête des sept cités le conduisit à la vallée de San Pedro, où il aperçut une ville brillante au loin. Un an plus tard, l’explorateur espagnol Francisco Vásquez de
Coronado visitait les villages hopis et zunis de la région, et constatait que l’éclat d’or de leurs habitations n’était dû qu’au mica incrusté dans leurs murs d’adobes. Il revint donc les mains vides au Mexique, et l’Espagne n’eut pour ainsi dire plus d’intérêt pour l’Arizona au cours du siècle qui suivit.
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Juste avant l’arrivée en masse des Espagnols dans la région, les Apaches et les Navajos de langue athapascane (les Navajos furent d’abord connus sous le nom d’«Apaches de Navajo», ou «Apaches du couteau») étaient venus du Canada, où certains de leurs cousins vivent encore. Malgré la découverte de vestiges archéologiques témoignant de leur présence dans la région au XVe siècle, Coronado ne fit aucune mention de ce peuple au retour de son premier voyage, de sorte qu’on croit généralement qu’ils sont arrivés entre-temps. Autour de 1650, de petits groupes de ces chasseurs nomades arrivèrent dans le sud-ouest des États-Unis, transportant leurs biens à dos de chien. Ils ne tardèrent pas à rencontrer des tribus mexicaines dans la région, celles-ci s’étant peu à peu aventurées plus au nord, si bien qu’ils commencèrent à commercer avec elles, à leur acheter des chevaux et à accroître leur nombre en se mariant avec des membres de ces tribus. Les Apaches et les Navajos faisaient aussi du commerce avec les tribus agraires du peuple pueblo, auxquelles ils échangeaient du gibier contre du maïs. Au cours des siècles qui suivirent, ces nomades apprirent également des Pueblos les arts du tissage, de la poterie et de la vannerie. Puis, avec le temps, les groupes d’origine se scindèrent pour donner naissance à plusieurs tribus distinctes qui partagent des traditions similaires de même que la langue première des Apaches; il s’agit notamment des Chiricahuas, des Jicarillas, des Kiowa-Apaches, des Lipans, des Mescaleros, des Apaches de l’Ouest et des Navajos.
Le père Kino a aussi voyagé vers le nord, jusqu’à l’emplacement actuel de Fairbank, et y a fondé 24 missions; il a établi nombre de rancheras destinées à l’élevage du bétail et un réseau de routes reliant les missions entre elles, d’ailleurs encore en usage à ce jour. Beaucoup d’autres missions peuvent également être visitées dans la moitié sud de l’État, où des efforts soutenus visent à les préserver. Kino a en outre fondé la mission de Tumacácori à Tubac, laquelle devint, en 1752, la première colonie espagnole en Arizona. Cette communauté fut dotée du premier presidio (fort) espagnol en Arizona, mais les Apaches s’opposaient si farouchement à l’établissement des nouveaux colons qu’un deuxième fort, le Presidio de San Agustín, dut être construit à Tucson peu de temps après, en 1776, celui-là avec d’épais murs d’adobes conçus pour protéger les soldats et leurs familles. Le père Kino resta dans le sud de l’Arizona jusqu’à sa mort, en 1711. De nos jours, Tubac s’impose comme une prospère colonie d’artistes, et le Presidio de San Agustín demeure au cœur du secteur historique du centre-ville de Tucson. En 1846, les États-Unis entrèrent en guerre avec le Mexique, et les troupes américaines prirent le contrôle de la région de l’Arizona. En vertu du traité de Guadalupe-Hidalgo, qui mit fin à la guerre en 1848, les États-Unis prirent possession du Nouveau-Mexique, qui, à cette époque, englobait le territoire arizonien jusqu’à la
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À la fin du XVIIe siècle, l’Église catholique se découvrit un intérêt pour ces terres inapprivoisées, de sorte qu’elle envoya des prêtres dans la région afin d’y établir des missions et de convertir les populations locales. Des prêtres qui ont œuvré en Arizona, le père Eusebio Kino fut sans doute le plus célèbre et le plus influent. En 1687, il se rendit dans le sud de l’Arizona pour exercer son ministère auprès des Pimas. Kino était un cartographe de grand talent, et il fut le premier à tracer les contours de nombreuses portions de l’Arizona au cours de ses ambitieuses expéditions, lesquelles devaient l’amener à couvrir quelque 130 000 km2.
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rivière Gila. Beaucoup d’habitants de la Côte Est s’opposèrent toutefois au traité, craignant que l’esclavage ne soit implanté sur les terres nouvellement acquises.
L’ère territoriale En 1848, la guerre entre le Mexique et les États-Unis prit fin avec la signature du traité de Guadalupe-Hidalgo, en vertu duquel la République du Mexique acceptait de vendre 518 000 km2 de terres aux États-Unis contre la somme de 10 millions de dollars. La frontière méridionale du pays fut ainsi tout entière déplacée vers le sud, ce qui lui permit de gagner de nouvelles terres du Texas à la Californie. En vertu de ce même traité, 78 000 résidants mexicains vivant sur ces terres sont devenus citoyens des États-Unis. En 1853, dans le cadre de l’achat Gadsden, les États-Unis ont conclu avec le Mexique une entente leur octroyant 78 000 km2 de terres supplémentaires au coût de 10 millions de dollars, ceci en vue de la construction d’un chemin de fer transcontinental. Du même coup, l’Arizona put étendre ses frontières au sud de la rivière Gila. Ces deux acquisitions favorisèrent une influence mexicaine marquée dans l’ensemble de l’État, si ce n’est que les ressortissants mexicains en vinrent à faire l’objet de discrimination de la part des colons blancs, touchant de moindres gages pour leur travail et se voyant contraints de fréquenter des écoles distinctes.
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Après la création des États confédérés, de nombreux colons arizoniens voulurent se joindre à ces États, car ils étaient à l’origine venus des États du sud. Lorsqu’ils eurent élu un délégué au Congrès confédéré, la confédération envoya, en 1862, des troupes chargées d’occuper le Nouveau-Mexique et l’Arizona, mais elles se virent rapidement débordées et finalement vaincues par les soldats de l’Union. En 1863, le gouvernement confédéré créa le territoire confédéré de l’Arizona, quoique ce geste ne suscitât pas la reconnaissance souhaitée en raison de la défaite de l’année précédente aux mains de l’Union. Cette initiative incita par contre le Congrès des États-Unis à créer le territoire de l’Arizona et à le doter de frontières à peu de chose près identiques à celles que possède aujourd’hui l’État. Le président Abraham Lincoln conféra le statut de territoire à l’Arizona et en nomma le premier gouverneur, John N. Goodwin, le 27 décembre 1863, marquant ainsi le début de six longues décennies au cours desquelles se multiplièrent les pétitions visant l’acquisition du statut d’État. Tout au long des 64 ans en question, la région se trouva sous la tutelle de Washington et fut le plus souvent représentée par des élus n’ayant que peu ou pas de considération pour les intérêts du territoire. Cette représentation factice engendra une méfiance à l’égard du gouvernement, et plus particulièrement du gouverneur territorial. Goodwin installa dès lors son quartier général à Fort Whipple, sa maison en rondins, située tout juste à l’extérieur de l’enceinte, étant appelée à devenir le centre de la ville de Prescott. En 1865, Prescott devint la capitale du territoire, titre transféré à Tucson en 1867, de nouveau à Prescott en 1877, et finalement à Phoenix en 1889. Pendant ce temps, la tension entre les Amérindiens et les nouveaux colons continuait de monter, si bien que les escarmouches et les raids n’étaient pas rares à cette époque. Les Navajos furent vaincus en 1864 par les troupes américaines placées sous le commandement de Kit Carson, mais des bandes de guerriers apaches n’en continuèrent pas moins à piller de nombreux ranchs et avant-postes reculés dans tout le sud-ouest des États-Unis.
De plus grandes campagnes furent même lancées contre des forts et des villages par des chefs aussi illustres que Geronimo, Cochise et Mangas Coloradas. Geronimo s’est finalement rendu au général Nelson A. Miles le 5 septembre 1886 près de l’actuelle ville d’Apache (Arizona).
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Toujours à cette époque, la découverte d’or, d’argent et de cuivre dans la région attira des hordes de mineurs pleins d’espoir en Arizona. En 1877, on découvrit de l’argent à Tombstone, ce qui donna un essor considérable à la région, par ailleurs rendue tristement célèbre par l’anarchie qui y régnait. Wyatt Earp et ses frères ont entre autres gravé leur nom dans l’histoire de la région lors du mémorable affrontement armé de l’O.K. Corral en 1881. Dès 1867, les cultivateurs avaient commencé à irriguer leurs champs de la vallée de la rivière Salt, aux abords de l’actuelle Phoenix, en ressuscitant une partie du réseau de canaux jadis créés par les Hohokams, et c’est ainsi que se sont confirmés les trois C appelés à devenir les piliers de l’économie arizonienne tout au long du siècle suivant: le cuivre (Copper), le bétail (Cattle) et le coton (Cotton). Le Southern Pacific Railroad, qui partait de la Californie, finit par desservir l’Arizona le 30 septembre 1877, lui offrant dès lors un lien avec le reste du pays de même qu’une nouvelle route commerciale. Puis, dans les années 1890, on assista à la montée d’un mouvement de plus en plus vigoureux cherchant à persuader le Congrès des États-Unis que l’Arizona méritait bel et bien le statut d’État.
Le XXe siècle
En 1910, le Congrès a permis à l’Arizona de rédiger la constitution devant lui permettre de réclamer le statut d’État. La demande fut toutefois rejetée par le président William Howard Taft, du fait que la constitution présentée permettait aux électeurs de radier des juges par le biais d’un processus dit «de rappel». Une fois cet article retiré, ce même président octroya à l’Arizona le statut d’État. C’était le 14 février 1912, et ce jour fut officiellement proclamé «Admission Day» par le gouverneur nouvellement élu, George W.P. Hunt. Peu après, l’article concernant le rappel des juges fut remis dans la constitution, et Phoenix demeura la capitale de l’État. En tant que premier gouverneur de l’État, Hunt eut l’occasion de façonner l’histoire des premiers jours de l’Arizona. C’est ainsi qu’au cours de ses sept mandats Hunt appuya la construction de barrages et de systèmes d’irrigation, tout en cherchant à faire adopter des lois visant à protéger et à stimuler l’élevage et l’industrie minière. Avec l’aide du gouvernement fédéral, l’État parvint à s’assurer d’un approvisionnement minimal en eau. Le premier grand projet d’irrigation à voir le jour fut le barrage Theodore Roosevelt; achevé en 1911 sur la rivière Salt au nord de Phoenix, il fournit l’eau ô combien nécessaire à l’irrigation des fermes de la vallée de cette même rivière. Au cours des décennies qui suivirent, d’autres barrages
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En 1903, des milliers de mineurs mexicano-américains ont provoqué la fermeture du district minier de Clifton-Morenci, en déclenchant une grève pour protester contre leurs conditions de travail inéquitables et leur rétribution inférieure à celle de leurs homologues de souche européenne. La Garde nationale fut finalement dépêchée sur place, et des centaines de protestataires furent arrêtés et incarcérés. Une grève semblable survenue en 1915 eut à peu près le même résultat, si bien qu’on continua de refuser l’égalité aux ouvriers de souche mexicaine.
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furent construits, et cette vague de construction atteignit son apogée avec l’érection de l’incroyable barrage Hoover à la frontière de l’Arizona et du Nevada en 1936. Une autre initiative fédérale permit la création de plusieurs attraits historiques et naturels en Arizona, et l’on assista à la naissance d’une industrie touristique avec l’arrivée de nombreux vacanciers hivernaux attirés par le climat chaud et sec de ce coin de pays. En 1925, des Mexicano-Américains luttèrent pour que leurs enfants aient le droit de fréquenter l’école secondaire de Tempe, où l’on pratiquait la ségrégation depuis 1915. Bien que leur cause n’ait pas complètement enrayé la ségrégation, ces parents trouvèrent tout de même satisfaction auprès du conseil scolaire de Tempe. D’autres cas semblables ont périodiquement surgi à l’échelle de l’État au cours des décennies suivantes, chaque fois axés sur la quête de droits égaux pour les citoyens de souche mexicaine. La production du cuivre et d’autres minerais augmenta considérablement en Arizona dans les années 1920 et 1930, et, lorsque survint la Crise, beaucoup d’Américains prirent la route du Sud pour y chercher du travail dans les mines prospères. Entre 1920 et 1940, la population de l’État s’est ainsi accrue de près de 50%, passant de 334 162 à 499 261 habitants. Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains Navajos de l’Arizona furent employés à titre de «transmetteurs de messages codés», utilisant pour ce faire un code complexe qu’ils transmettaient dans leur langue et qui demeura inviolé tant et aussi longtemps que dura la guerre. Plusieurs bases aériennes furent en outre construites en Arizona afin de tirer profit de son climat sec, de son taux d’ensoleillement élevé et des conditions de vol idéales qu’il offrait. La demande pour les produits-vedettes de l’Arizona a aussi monté en flèche au cours de la guerre, si bien qu’au terme du conflit Phoenix avait vu ses dimensions doubler, et le reste de l’État affichait une croissance rapide.
Portrait - Histoire
Le boom se poursuivit jusque dans les prospères années 1950, lorsque des milliers de vétérans revinrent dans la région pour s’y établir et y élever leurs enfants. Grâce à l’invention de l’air conditionné, le climat du désert devint beaucoup plus supportable, ce qui eut pour effet d’attirer des milliers de personnes de plus en provenance des États du nord. Aussi la population crût-elle de nouveau, de 74%, au cours des années 1950. Vers la fin des années 1950, la production et la distribution des denrées agricoles cessèrent d’être le point de mire de l’économie, ce qui donna peu à peu naissance à un secteur industriel. Les vétérans revenus dans cette région représentaient une importante main-d’œuvre relativement peu exploitée, ce qui amena de grandes industries à migrer vers le sud ou à y établir d’importantes filiales, sans parler de la vigueur renouvelée des industries locales. L’industrie touristique a quant à elle commencé à s’implanter solidement avec l’arrivée d’une foule de vacanciers saisonniers et de retraités migrateurs ayant résolu de passer chaque année l’hiver dans la région. La communauté autochtone a aussi commencé à diversifier son économie, après tant d’années passées au seuil ou sous le seuil de la pauvreté. Les programmes d’éducation et de coopération ont en effet donné naissance à nombre de nouvelles entreprises qui ont réduit la dépendance des Amérindiens face à l’agriculture. Aussi la plupart des réserves exploitent-elles désormais des casinos, des hôtels et une
variété d’agences récréatives destinés à attirer les touristes, tout en amenant de grandes entreprises à s’installer dans leurs parcs industriels. Le Navajo Community College, soit la première université jamais construite à l’intérieur d’une réserve amérindienne, a été inauguré à Many Farms en 1969, après quoi il a déménagé à Tsaile, près de Lukachukai, en 1973.
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Au fil de toute cette croissance pour le moins ambitieuse, l’eau n’a cessé d’être au cœur des préoccupations. C’est ainsi qu’en 1974 on entreprit la réalisation du Central Arizona Project, un imposant réseau de canaux, de tunnels et de pipelines conçu pour assurer l’État d’un approvisionnement suffisant en eau. Achevé en 1991, ce projet s’étend sur 541 km et couvre un territoire compris entre le lac Havasu, sur le fleuve Colorado, et la réserve amérindienne de Saint Xavier, au sud-ouest de Tucson.
Le XXIe siècle Aujourd’hui, l’Arizona poursuit sa croissance à un rythme sans précédent. Les anciens piliers de son économie – le bétail, le coton et le cuivre – cèdent de plus en plus le pas au tourisme et à la technologie. Des vieilles mines et des historiques villes mortes au développement technologique de la vallée de Phoenix, le riche passé de l’Arizona lui est enfin gage d’un brillant avenir.
Population
Le plus important groupe ethnique de l’État se compose d’individus de descendance mexicaine, qui forment 29% de la population totale. Leur présence est d’ailleurs manifeste dans les riches traditions mexicaines et la fine cuisine mexicaine qu’on retrouve ici un peu partout, surtout dans la moitié sud de l’État. La population amérindienne de l’Arizona (4,8%) est la deuxième en importance aux États-Unis, derrière celle de l’Oklahoma. Les Navajos forment la plus grande tribu, avec près de 150 000 membres. L’Arizona accueille par ailleurs 22 conseils tribaux, dont chacun dispose d’une autonomie gouvernementale restreinte, notamment en ce qui a trait au maintien de l’ordre et à l’application de lois propres.
Politique Pendant la majeure partie de la première moitié du XXe siècle, la scène politique arizonienne a été dominée par les Démocrates. La seconde moitié du siècle a cependant vu la situation se renverser au profit des Républicains, qui ont renforcé leurs positions dans la plupart des centres urbains et le plus souvent obtenu un vote majoritaire. Le sénateur arizonien Barry M. Goldwater fut candidat républicain à la présidence du pays en 1964, tandis que le sénateur John McCain s’est opposé
Portrait - Politique
Au sixième rang des États américains par sa superficie, l’Arizona couvre un territoire de quelque 295 000 km2 et compte environ 6,1 millions d’habitants. Sa population connaît une croissance phénoménale, notamment dans les centres urbains de l’État. L’agglomération de Phoenix accueille quelque 60% de la population de l’État, tandis que Tucson en accueille 20%. Cela dit, l’Arizona en soi reste peu peuplé, ce que révèle aisément sa densité de population globale de 16 hab./km2.
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à George W. Bush lors des élections primaires tenues au sein du parti républicain en 2000. John McCain, toujours sénateur au cours du second mandat de George W. Bush, qui a été réélu en 2004, représente le candidat républicain pour la course à la présidence de novembre 2008. La législature de l’Arizona se compose de deux représentants de chacun des 30 districts et d’un Sénat de 30 membres. Elle agit selon les termes de la constitution originale de l’Arizona, adoptée lors de la naissance de l’État, en 1911, et par la suite modifiée 120 fois. Le gouverneur de l’État et le State Executive sont élus pour quatre ans et peuvent tenter de renouveler leur mandat autant de fois qu’ils le désirent, mais jamais plus de deux fois de suite. En 1920, la nation navajo a fondé le Conseil tribal des Navajos, composé de 75 membres élus qui gèrent les avoirs de la nation navajo tout entière et prennent toutes les décisions qui la concernent. Le président du Conseil tribal agit à titre de gestionnaire en chef pour le compte de la nation navajo, et son mandat est de quatre ans. En outre, le tribunal tribal des Navajos rend toutes les décisions juridiques relatives à leur nation. Les Amérindiens de l’Arizona ont acquis le droit de vote en 1948, lorsque la Cour suprême de l’Arizona a supprimé certains articles de la constitution de l’État qui les en empêchaient jusque-là. Les femmes de l’Arizona se sont avérées des pionnières en matière de politique américaine. Entre autres, la juge Lorna Lockwood a été élue juge en chef de la Cour suprême de l’Arizona en 1965, devenant ainsi la première femme à prendre la tête d’une telle instance aux États-Unis. En 1981, la juge Sandra Day O’Connor devenait pour sa part le premier membre féminin de la Cour suprême fédérale. Quant à la secrétaire d’État Rose Mofford, elle devint la première femme à occuper le poste de gouverneur de l’Arizona en 1987; elle succédait à Evan Mecham, qui avait dû être démis de ses fonctions pour cause de scandales variés. Entre-temps, en 1975, Raul H. Castro, un Démocrate, devenait le premier gouverneur mexicano-américain de l’Arizona. Depuis janvier 2003, la Démocrate Janet Napolitano occupe le poste de gouverneur de l’Arizona.
Portrait - Politique
La ville de Phoenix est reconnue pour la qualité de sa gouvernance urbaine, notamment grâce à son ancien maire, Skip Rimsza (1994 à 2003), qui a déployé beaucoup d’efforts à la revitalisation de la ville, entre autres la création de 16 nouveaux parcs urbains. La politique du maire actuel, Phil Gordon, va dans le même sens.
Économie Jusqu’à une date avancée du XXe siècle, l’économie de l’Arizona pouvait facilement se résumer aux trois C – bétail (Cattle), cuivre (Copper) et coton (Cotton) –, ces trois volets constituant d’incontournables piliers. Ces dernières décennies, toutefois, l’Arizona s’est efforcé de suivre le rythme ascendant des autres économies américaines, et l’industrie des services est aujourd’hui celle qui emploie le plus grand nombre de personnes à l’échelle de l’État, ce qui s’explique par la croissance phénoménale du tourisme. Des études effectuées à l’université de l’Arizona indiquent que le revenu par travailleur moyen a doublé en 20 ans pour passer de 22 000$ à 44 000$. Le taux de chômage s’est élevé à 6,2% lors de la crise de 2001-2002, entre-temps il a considérablement diminué pour se fixer autour de 4%. Cette hausse de revenu accompagnée d’une baisse du taux de chômage est aussi attribuable, du moins en partie, à l’explosion des secteurs de pointe et de fabrication, qui comptent doréna-
vant parmi les industries primaires de l’Arizona. Les principaux produits fabriqués sont notamment liés aux domaines de l’électronique, des communications et de l’aéronautique, et Intel, Texax Instruments et Motorola s’imposent aujourd’hui comme les plus grands employeurs de la Vallée centrale. Quant à l’industrie minière, elle a toujours joué un rôle important dans l’économie de l’Arizona, et l’État continue à ce jour de produire plus de la moitié du cuivre du pays. Et l’agriculture, même si elle n’a plus l’importance qu’elle avait il y a un siècle, continue de figurer pour une bonne part dans l’économie de l’État; à preuve, une grande partie des fruits et légumes frais vendus dans les marchés des régions plus au nord au cours de la saison hivernale proviennent de l’Arizona.
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D’autres études de l’université de l’Arizona révèlent l’impact économique incommensurable des retraités (plus d’un million) sur l’économie arizonienne. On estime en effet que les 55 ans et plus dépensent près de 17 milliards de dollars par année à l’intérieur de l’État. Leur nombre croît par ailleurs de presque 24 000 individus par année, ce qui signifie que 30% de la population sera âgée de 55 ans et plus d’ici 2020. Les retraités continueront donc d’être un facteur économique important pour l’avenir de l’Arizona.
Climat
Les régions désertiques de l’Arizona sont réputées pour leurs grands écarts de température, de sorte qu’au moment de visiter des villes comme Phoenix et Tucson vous devez garder à l’esprit que le mercure chute de façon abrupte après le coucher du soleil. Cela dit, les températures varient aussi considérablement dans le reste de l’Arizona. Les régions montagneuses connaissent souvent des baisses aux environs de –20°C en hiver, alors que beaucoup de zones désertiques du sud de l’État ne sont en proie au gel qu’à peine une fois par décennie. Lake Havasu City détient le record de la température la plus élevée jamais enregistrée dans l’État, soit 53°C le 29 juin 1994, tandis le lac Hawley, près de McNary, a connu le plus grand froid à –40°C le 7 janvier 1971. À Phoenix, les températures se maintiennent autour de 33°C en juillet et de 11°C en janvier.
Arts et culture Tout au long de son histoire, l’Arizona a vu fleurir et proliférer les arts et la culture sur son territoire. La beauté ahurissante de cet État a en effet inspiré des artistes de tout horizon. Au demeurant, les pionniers des premiers jours n’étaient pas vraiment
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Du fait de sa topographie diversifiée, l’Arizona bénéficie d’une grande variété de climats et d’écosystèmes. Une règle empirique en matière de climatologie veut que toute élévation en altitude de l’ordre de 300 m révèle un climat équivalent à celui qu’on trouverait quelque 500 km plus au nord. Dès lors, compte tenu du fait que le relief varie des abords du niveau de la mer (à Yuma) à près de 4 000 m (au sommet des monts San Francisco), la distance de 300 km qui sépare ces deux points correspond à un écart de près de 6 000 km d’un point de vue climatologique. Yuma possède ainsi un climat subtropical, tandis que les sommets des monts San Francisco affichent un climat qui ressemble davantage à celui des régions nordiques du Canada. Les visiteurs de l’État peuvent conséquemment accéder ici à une grande variété de climats sans avoir à parcourir de grandes distances.
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en mesure d’apprécier les paysages spectaculaires des déserts, des montagnes et des plateaux de la région, trop préoccupés qu’ils étaient par leur survie dans ce nouveau territoire. Néanmoins, une fois leurs fermes et leurs villages solidement établis, les habitants de la région commencèrent à prendre davantage conscience de leur environnement au fur et à mesure que le désert se révélait à eux dans toute sa splendeur. Dès lors, les artistes ne tardèrent pas à affluer vers ce coin de pays, et le regard neuf des nouveaux venus sur ses décors à couper le souffle contribua grandement à l’avènement d’une communauté créative et prospère. Cela dit, ces développements somme toute récents n’éclipsent en rien les traditions artisanales des Amérindiens établis de longue date dans la région, eux qui ont toujours su intégrer à leur art et à leur mode de vie en général leur profond respect et leur amour indéfectible de la nature environnante.
Artisanat amérindien
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Aux États-Unis, les Amérindiens ont souvent été boudés par les autres communautés artistiques, ce qui ne les a toutefois pas empêchés de prendre le devant de la scène artistique et culturelle en Arizona. Les créations exclusives des différentes tribus ne manquent d’ailleurs pas de réjouir le cœur des visiteurs qui prennent le temps d’apprécier la facture de ces œuvres intemporelles et de se pencher sur les traditions qui leur ont donné naissance. Une de ces traditions populaires a trait aux katchinas, ces poupées finement sculptées par les Hopis dans du bois de peuplier deltoïde et parées de couleurs vives. Ces poupées représentent des katchinas vivants, soit des «médiums» hopis chargés de prier les esprits d’accorder à leur peuple les nécessités de la vie telles que la pluie. Nombre de boutiques et de magasins répartis à travers l’État vendent de ces poupées, mais il importe de savoir que toutes ne sont pas authentiques. Or, en vous rendant directement à la réserve hopi, vous pourrez non seulement vous procurer l’objet tant convoité, mais aussi plonger dans la riche histoire de cette civilisation ancienne. Les première, deuxième et troisième mesas de la réserve hopi se trouvent au cœur de la grande réserve navajo, et vous promettent un véritable voyage dans le temps, puisque certaines demeures datant d’aussi loin que 1100 apr. J.-C. y sont encore habitées par des Hopis. Outre des katchinas traditionnels, vous trouverez sur place des poteries soigneusement façonnées par les vieilles femmes de la communauté, qui recueillent elles-mêmes leur argile. Ceux qui ont la chance de visiter la réserve aux bons moments de l’année pourront même prendre part à diverses cérémonies et événements traditionnels. Au fil des siècles, les Navajos ont aussi appris à maîtriser plusieurs formes d’artisanat. Leurs carpettes finement tissées à la main sont particulièrement impressionnantes, et leurs nattes hautes en couleur servaient jadis au commerce avec les voyageurs arrivant par le chemin de fer; les motifs complexes qu’on y retrouve sont encore associés à différentes tribus spécifiques. Les Navajos sont aussi réputés pour la façon dont ils travaillent l’argent, si bien que vous trouverez un peu partout dans la réserve de magnifiques bijoux en argent, souvent rehaussés de turquoise arizonienne. Vous voudrez sans doute vous arrêter aux kiosques commodément disposés le long des routes de la région pour y admirer d’authentiques objets d’artisanat navajo. Et si vous désirez en apprendre davantage sur cette culture amérindienne, n’hésitez pas à vous rendre au Navajo Nation Museum de Window Rock ou au Heard Museum
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Qu’entend-on par «Sud-Ouest»?
L’architecture de cette région est dominée par l’adobe, une construction de sable et de terre locale aux lignes organiques, caractéristique de ce coin de pays depuis plus de 1 400 ans. Les aménagements intérieurs font appel à une palette de teintes qui reflètent les paysages avoisinants, dans des tons chauds et invitants rehaussés de motifs empruntés à de nombreux peuples amérindiens, notamment les Navajos, les Hopis et les Pimas. Le mobilier se veut rustique et pourtant confortable. Quant aux œuvres d’art, elles rendent également hommage aux traditions
autochtones, mais aussi à l’héritage des pionniers, et présentent de riches couleurs qui contrastent harmonieusement avec les sobres toiles de fond panoramiques sur lesquelles elles se posent. La cuisine du Sud-Ouest a d’abord été conçue par les Amérindiens, dont les goûts variaient grandement au gré des saisons. Puis s’y sont mêlées des influences mexicaines, espagnoles et européennes, jusqu’à créer toute une gamme de mets originaux, des simples plats maison aux créations les plus fines. Les ingrédients de base que sont les haricots, les piments et le maïs s’y allient volontiers à des substances uniques et accompagnent souvent de généreuses portions de bœuf, de poulet ou de gibier grillé. L’Arizona vous changera agréablement de l’ordinaire en vous plongeant dans cette atmosphère à nulle autre pareille qu’est celle du SudOuest américain.
de Phoenix, un musée de réputation mondiale qui renferme d’époustouflantes collections d’artisanat amérindien, aussi bien moderne qu’historique. Vous verrez également dans cette région des peintures et d’autres formes d’art d’inspiration amérindienne signées par des non-Autochtones. Bien que plusieurs artisans et artistes respectent l’esprit même des traditions amérindiennes, il convient de savoir que beaucoup d’autres dépeignent ces cultures suivant des stéréotypes propres à les dénaturer. Mieux vaut donc faire vos achats dans des établissements authentiquement autochtones si vous êtes en quête de photographies ou d’œuvres d’art fidèles au cadre de vie de ces peuples. L’art rupestre est une autre forme d’expression fort ancienne pratiquée par les Amérindiens, et vous en trouverez des exemples un peu partout en Arizona. Même si de telles œuvres ne sont pas à vendre, elles n’en permettent pas moins d’apprécier les cultures millénaires de la région sous un autre angle. Les peuples anciens avaient
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Partout dans ce guide, on parle aussi bien d’architecture et d’art du SudOuest que de nourriture et d’éléments décoratifs du Sud-Ouest. De fait, le Sud-Ouest américain a inventé de toutes pièces son propre style de vie, qui emprunte abondamment aux riches traditions amérindiennes, aux couleurs terreuses du désert environnant et à l’influence grandissante du Mexique tout proche.
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recours aux pétroglyphes (gravés sur la pierre) et aux pictogrammes (peints sur la pierre) pour transmettre des récits, communiquer des renseignements utiles (relativement, entre autres, au balisage des pistes) et commémorer diverses cérémonies spirituelles. Ceux que la chose intéresse gagnent à visiter le Deer Valley Rock Art Center de Phoenix, une des institutions les plus solidement établies de l’État en ce qui a trait à l’art rupestre. D’autres formes d’arts visuels se sont également développées en Arizona. À ce chapitre, les vastes paysages désertiques ont notamment inspiré nombre de peintres et de photographes dont vous pourrez contempler les œuvres dans les galeries du pays tout entier.
Arts et culture de l’Ouest sauvage L’histoire de l’Arizona fascine indubitablement tous ceux qui accusent un penchant plus ou moins romantique pour l’Ouest sauvage (Wild West), ses cowboys et ses célèbres hors-la-loi. Le Rex Allen Museum et le Cowboy Hall of Fame de Willcox rendent hommage au cowboy légendaire, qui a su se rendre si cher au cœur du reste de la planète par son mode de vie comme par ses chants. Les mordus d’histoire apprécieront sans doute aussi Tombstone, la ville dite «trop coriace pour mourir», où a eu lieu la fameuse fusillade de l’O.K. Corral; vous pourrez même visiter le cimetière de Boot Hill, où les tireurs les moins rapides reposent en paix, de même que les installations du Tombstone Epitaph, le journal local; créé en 1808, il publie régulièrement des éditions spéciales retraçant en détail les événements survenus à l’O.K. Corral.
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Les Arizoniens célèbrent aussi la mémoire de leurs cowboys par le biais d’événements tels que l’Annual Festival of the West de Scottsdale, qui consacre chaque année trois jours à la poésie et aux récits des cowboys. L’Annual Arizona Cowboy Poets Gathering se tient pour sa part chaque été à Prescott et fournit l’occasion aux cowboys d’aujourd’hui de chanter et de raconter avec mélancolie leur travail, leur vie et leurs amours, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Un autre aspect passionnant et solidement ancré de la culture arizonienne tient à l’art western, aussi appelé «art des cowboys». Souvent tenu pour désuet, et de ce fait snobé, il n’en est pas moins apprécié et recherché par les collectionneurs avertis. Les artistes westerns peignent le plus souvent des scènes et des paysages de l’Ouest d’antan. Howard Terpning est un des artistes les plus respectés de l’État. L’Ouest sauvage a aussi inspiré beaucoup d’écrivains. Le célèbre auteur Louis L’Amour a ainsi présenté nombre de localités arizoniennes dans ses livres, entre autres la région au sud de Flagstaff dans The Sackett Brand et la région à l’est de Peach Springs dans Guns of Timberland. Zane Grey, un autre écrivain bien connu de l’ouest des États-Unis, a également choisi l’Arizona pour toile de fond à ses récits sauvages; il a par exemple décrit Lees Ferry et le Painted Desert dans un de ses premiers romans, The Heritage of the Desert, de même que le Grand Canyon et le plateau de Kaibab dans Deer Stalker. Plus récemment, l’auteur new-yorkais Paul Auster a aussi dépeint dans plusieurs de ses romans, notamment Moon Palace, l’immense beauté des paysages de l’Ouest américain. Les films westerns, issus d’un des genres les plus caractéristiques de l’industrie cinématographique américaine, ont eux-mêmes représenté l’Arizona comme l’ultime frontière des États-Unis. Ceux dont l’enfance est marquée par le souvenir de John
Wayne seront sans doute heureux de retrouver l’atmosphère du Goulding’s Lodge et du Trading Post aux abords de la Monument Valley. Le réalisateur John Ford a en outre présenté des paysages fabuleux dans plusieurs de ses films, notamment dans Rio Grande, qui mettait en vedette John Wayne, Maureen O’Hara et Ben Johnson. La propriété de Goulding conserve à ce jour la cabane dans laquelle Ford a dirigé John Wayne dans She Wore a Yellow Ribbon. Plus au sud, le parc thématique des Old Tucson Studios, aménagé en 1939, rend hommage aux quelque 300 films et productions télévisuelles qui ont été tournés ici; on y présente des fusillades en règle tout en offrant un aperçu de l’endroit où a été tourné le classique de John Wayne Rio Bravo, sans oublier The Life and Times of Judge Roy Bean de Paul Newman et The Outlaw Josey Wales de Clint Eastwood.
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Arts de la scène Parmi les autres formes d’expression artistique qui se sont développées en Arizona, il convient de retenir le théâtre, la danse et la musique. Aussi de nombreuses productions classiques et contemporaines s’offrent-elles ici au plaisir des spectateurs. L’Arizona Theatre Company, considérée comme la troupe de théâtre par excellence dans le sud-ouest des États-Unis, et présente à Phoenix comme à Tucson, s’impose comme un choix sûr auprès des visiteurs en quête de productions professionnelles. L’Arts Theatre Company de Sedona est pour sa part acclamée depuis plus de 40 ans et se compare souvent avantageusement à d’autres compagnies théâtrales nationales d’envergure. Songez également au Scottsdale Center for the Performing Arts, qui présente toute l’année un mélange de spectacles de danse, de pièces de théâtre et de concerts; les artistes locaux et les vedettes en tournée qui s’y produisent ne cessent de faire la fierté de la communauté de Scottsdale. Enfin, le Phoenix Symphony Hall, où se donnent les représentations de l’orchestre symphonique de Phoenix et de l’Arizona Opera, ne manquera pas de réjouir au plus haut point les aficionados de la musique.
Si vous vous intéressez à l’architecture espagnole, vous ne pourrez qu’être emballé par les missions de San José de Tumacácori et de San Xavier del Bac, au sud de Tucson. Ces magnifiques constructions révèlent en effet tout le talent des artisans visionnaires qui y ont pris part. Mis à part quelques réalisations remarquables des temps passés, ou des contributions novatrices de l’architecte Frank Lloyd Wright, l’architecture ne jouera sans doute jamais un rôle de premier plan dans l’État du Grand Canyon. Dans cette contrée où les rochers remplacent bien souvent les gratte-ciel et où la magnificence des paysages éclipse totalement nos constructions les plus ambitieuses, on ne peut en effet s’attendre à voir de simples bâtiments voler la vedette à la nature grandiose. C’est pourquoi les habitants de l’Arizona ont résolu de s’adapter au décor plutôt que de lui opposer des frontons et des tourelles plus prétentieux les uns que les autres. Cela dit, la situation est tout autre lorsqu’il s’agit de l’aménagement du territoire, et les barrages comme les projets d’irrigation ont tous été conçus dans le but explicite de maîtriser les forces rebelles de cet environnement hostile afin de répondre aux besoins croissants d’une population qui ne cesse elle-même de grandir.
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Architecture
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L’héritage amérindien L’Arizona et son voisin, le Nouveau-Mexique, se partagent l’héritage architectural amérindien le plus important qui soit aux États-Unis. À mi-chemin entre les civilisations précolombiennes de l’Amérique centrale et les peuples amérindiens des plaines de l’Ouest, les Autochtones de l’Arizona ont érigé des complexes fort impressionnants à même les immenses crevasses des canyons arides du nord de l’État. Les ruines de Betatakin, une ville construite par les Anasazis vers 1250 apr. J.-C. et abandonnée quelque 50 ans plus tard, en sont un exemple frappant. Ces complexes regroupaient un ensemble compact de structures cubiques faites de blocs de grès empilés de façon irrégulière et disposées de manière à créer de multiples niveaux et terrasses, le tout étant complété par des sanctuaires (kivas) partiellement enfouis dans le roc. Les entrées, placées à quelques mètres au-dessus du sol, n’étaient accessibles qu’à l’aide d’échelles en bois qui pouvaient facilement être retirées en cas d’attaque. Les descendants des Anasazis ont quant à eux préféré s’établir au pied des montagnes et dans les plaines avoisinantes. Vers 1400 apr. J.-C., ils ont ainsi élaboré une architecture plus flexible mais non moins impressionnante. Leurs structures, également cubiques et surmontées de terrasses, se composaient en effet, non plus de pierres, mais plutôt de briques faites de boue séchée et recouvertes d’un enduit épais également à base de boue séchée. Une charpente en troncs d’arbre, dont l’extrémité (viga) restait visible en façade, contribuait à solidifier le tout. Malgré leur hauteur (ils pouvaient atteindre jusqu’à cinq étages), ces complexes s’harmonisaient avec grâce au paysage environnant grâce à leur couleur ocre.
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Deux siècles plus tard, les Espagnols attribuèrent le nom de pueblos (villages) à ces regroupements autochtones, et celui d’«adobes» à leurs constructions. Contrairement à d’autres nations amérindiennes d’Amérique du Nord, dont les habitats traditionnels ont été remplacés par des maisons préfabriquées, les Pueblos ont continué de construire et d’habiter des maisons d’adobes, non pas au profit des touristes en quête d’exotisme mais plutôt pour des raisons de fierté et de confort, car ce type d’architecture protège assez bien des ardeurs du soleil sous ce climat désertique. Les Navajos, davantage apparentés aux tribus des plaines de l’Ouest, ont pour leur part adopté des techniques de construction passablement différentes de celles des Pueblos. Leur habitation traditionnelle, du nom de hogan (hutte), se présentait en deux versions, l’une masculine et l’autre féminine. La première avait la forme d’un cône et se composait de troncs d’arbre effilés à un bout; elle servait surtout à la résolution des antagonismes (face à soi-même, à la maladie ou à un ennemi). La seconde, de forme octogonale et beaucoup plus grande (elle pouvait atteindre 7 m de diamètre), se voulait aussi beaucoup plus accueillante, dans la mesure où la mère y préparait les repas et où la famille tout entière y dormait à la tombée du jour; ses murs, faits de billettes de bois entrecroisées aux extrémités, ne comportaient qu’une seule ouverture orientée en direction du soleil levant, et son toit prenait la judicieuse forme d’une voûte en bois moulé recouverte d’une épaisse couche d’argile sur laquelle poussaient parfois des herbes sauvages, une technique qui permettait de conserver la fraîche en été et la chaleur en hiver. Suivant l’exemple des Pueblos, beaucoup de Navajos se sont efforcés de recréer leur habitat traditionnel au cours des dernières décennies.
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L’héritage hispanique On oublie trop souvent que le sud-ouest des États-Unis faisait partie intégrante du Mexique jusqu’en 1848. Les Espagnols, puis les Mexicains, désireux d’évangéliser le territoire tout entier, y ont établi des missions catholiques jusque dans le nord de la Californie. Mais en Arizona, le relief inhospitalier, le manque d’eau potable et l’accueil hostile des tribus locales ont contraint les missionnaires espagnols à confiner leurs activités au sud du territoire. Tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, les Amérindiens convertis les ont néanmoins aidés à construire des chapelles, des églises et des monastères. Les Espagnols et les Pueblos se sont mutuellement influencés. Les Espagnols, déjà familiers avec les techniques de construction à base de boue séchée à la suite de leurs conquêtes africaines, ont ainsi apporté des améliorations indéniables aux méthodes de construction des Pueblos, telles que l’addition de paille aux briques de boue afin de les rendre moins friables et l’installation de cheminées (fogones) aux angles de la maison. En contrepartie, les Amérindiens ont conféré à certaines missions espagnoles l’aspect de villages traditionnels (pueblos) en les dotant de poutres apparentes et d’épais murs d’argile à large base.
Quant aux monastères et aux résidences des notables espagnols, dont la majorité ont été construits entre 1770 et 1820, ils comptaient rarement plus d’un étage et comportaient une cour intérieure (patio) entourée d’un cloître (portal) constitué de plusieurs poutres en bois. Certains toits se voyaient recouverts de tuiles d’argile à la méditerranéenne, tandis que d’autres adoptaient plutôt la configuration plate chère aux Pueblos. La plupart de ces structures d’adobes ont été emportées par le temps.
Le style territorial Les premiers Anglo-Saxons venus de la côte est des États-Unis se sont établis en Arizona au milieu du XIXe siècle. Les plus pauvres d’entre eux construisirent des cabanes en bois au toit d’argile, semblables à celles des Navajos, alors que les plus riches adoptèrent plutôt l’architecture à base d’argile des Espagnols. Les nantis préférèrent toutefois remplacer la cour intérieure par un porche enveloppant en façade, de manière à imiter le style des maisons de plantation de la Louisiane. La décoration de ce porche (aussi appelé «galerie» ou «véranda») s’inspirait vaguement du style néogrec largement répandu dans le reste des États-Unis entre 1820 et 1860. Cette symbiose architecturale prit le nom de «style territorial», en référence aux territoires mexicains nouvellement acquis par les États-Unis et appelés à devenir par la suite des États à part entière de l’Union. La plupart des exemples de ce style ont disparu au début du XXe siècle.
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L’Arizona peut se vanter de posséder l’une des plus belles églises de mission des États-Unis. En effet, la mission de San Xavier del Bac, érigée près de Tucson en 1783, arbore deux clochers soutenus par des arcs-boutants, un «dôme transeptal» et une impressionnante voûte de briques brûlées, ce qui en fait l’une des structures les plus exceptionnelles au pays. Sa décoration est de style baroque espagnol, et sa façade aux contours complexes à la Churriguera rappelle quelque peu celle des églises d’Amérique latine de la même époque. Son intérieur renferme pour sa part un incroyable assortiment de fresques et de sculptures polychromatiques réalisées par des artistes amérindiens.
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Les villes champignons du Far West En 1870, la découverte de minerais, la création de ranchs d’élevage et du réseau ferroviaire ont tous contribué à l’essor de l’Arizona. Étant donné qu’il reposait en grande partie sur la rumeur et la spéculation, cet essor connut toutefois des hauts et des bas, si ce n’est qu’il donna plus d’une fois naissance de façon quasi instantanée à des villes pourvues d’églises de diverses confessions, d’écoles, de banques, de magasins et, il va sans dire, d’hôtels et de saloons. Cette prospérité devait cependant s’avérer éphémère, de sorte que nombre de ces villes champignons ont été abandonnées aux vents secs du désert après seulement quelques années d’existence. L’Arizona possède encore beaucoup de ces villes mortes de la fin du XIXe siècle, dont certaines peuvent d’ailleurs être visitées. D’aucunes, notamment le village de Jerome, se voient même en quelque sorte revitalisées sous l’impulsion de l’industrie touristique. L’architecture caractéristique des villes champignons de l’Arizona puise à deux sources d’inspiration différentes. La première tient à la tradition régionale du style territorial, certaines des maisons victoriennes étant faites de briques d’argile recouvertes d’un enduit, tandis que les banques et les bâtiments miniers adoptaient plutôt le grès privilégié par les Anasazis. La seconde, beaucoup plus manifeste, faisait fi des traditions régionales et correspond davantage à l’image typique que nous avons du Far West, avec ses saloons en bois entourés de porches sur deux étages et ses fausses façades à l’italienne. Ces dernières, surmontées de parapets chantournés et de corniches en console, étaient beaucoup plus hautes que les bâtiments en soi, et servaient d’abord et avant tout à leur donner une allure plus imposante. Leur surface résiduelle permettait en outre d’y apposer de grandes enseignes visibles de loin.
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Cette architecture faisait grand usage d’éléments préfabriqués, qu’il s’agisse de bois scié et tourné mécaniquement ou de décors victoriens empruntant aux styles néoRenaissance, Second Empire et Queen Anne. Beaucoup de ces éléments étaient produits dans des usines de la Côte Est, puis expédiés par train jusqu’au Far West. Les bâtiments pouvaient dès lors être assemblés en quelques jours à peine, de sorte que ces villes naissantes pouvaient accueillir des centaines d’habitants en un rien de temps. Au début du XXe siècle, la sélection naturelle fit son œuvre, laissant des villes entières dans l’oubli le plus total et permettant à d’autres de prospérer comme jamais. Les plus favorisées bénéficiaient en général d’une combinaison de facteurs gagnants tels que la proximité d’un chemin de fer et d’une source d’approvisionnement fiable en eau potable. Leurs constructions en bois et en argile furent peu à peu remplacées par des structures en briques et en pierres qui adoptèrent le style néoroman, Beaux-Arts ou néoclassique, suivant le modèle de l’architecture du Midwest américain. Exception faite de son ancien capitole, construit en 1900, il ne subsiste aucun bâtiment authentique de cette époque en Arizona. On constate toutefois avec bonheur que l’État a vite retrouvé ses racines architecturales régionales après ce court passage à vide.
Les styles Mission et Pueblo Pendant que l’École des beaux-arts de Paris enseignait les styles académiques, le monde anglo-saxon du début du XXe siècle vivait lui-même un retour aux sources en redonnant leurs lettres de noblesse aux styles artisanaux et régionaux.
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Frank Lloyd Wright désert», soit un mélange de sable, de pierre et de ciment. Sa demeure conserve à ce jour sa facture classique et s’impose d’emblée comme un modèle de structure et d’esthétisme. Il l’a en outre dotée, une première, d’espaces ouverts créant une impression de grande fluidité, et c’est là qu’il mit à l’épreuve nombre de ses innovations conceptuelles, de ses idées structurales et des techniques de construction qu’il appliqua ensuite à d’autres bâtiments. À cette époque, Taliesin West se trouvait à 42 km de Phoenix et offrait aussi bien les avantages que les désavantages de la vie dans le désert. Wright mourut à Phoenix le 9 avril 1959, à l’âge de 91 ans, et, depuis son décès, sa propriété a été transformée en école d’architecture, ouverte aux visiteurs. D’autres exemples du travail de Wright comprennent le Solomon R. Guggenheim Museum de New York (1946-1959) et la maison Fallingwater de Bear Run, en Pennsylvanie (19361937), dramatiquement suspendue au-dessus d’une chute.
En Angleterre, ce mouvement prit le nom d’«Arts and Crafts» et donna naissance à des constructions inspirées des maisons de ferme et des manoirs des siècles précédents. Aux États-Unis, on eut plutôt recours à différentes traditions régionales, et, en Arizona et au Nouveau-Mexique, après la restauration de structures authentiques telles que la mission de San Xavier del Bac, nombre de bâtiments furent conçus de manière à ressembler aux missions espagnoles de style colonial baroque de même qu’aux villages d’adobes des Pueblos. Le style Mission, qui ne doit pas être confondu avec le style de mobilier du même nom (souvent désigné à tort du nom d’«Arts and Crafts américain»), se définit par l’usage d’un enduit blanc sur les murs, de tuiles d’argile orangée sur les toits, de parapets aux formes complexes et de clochers semblables à ceux des églises de mission, et ce, même dans le cas des gares de chemin de fer, des écoles ou des simples maisons. De grandes arches complètent ce décor évoquant le Mexique colonial.
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La région de Phoenix a été le lieu de résidence d’un homme que beaucoup tiennent pour le plus grand architecte des États-Unis, Frank Lloyd Wright, qui, entre 1936 et 1959, passait tous ses hivers à Scottsdale, en banlieue de Phoenix, dans sa désormais célèbre demeure baptisée Taliesin West. Wright, qu’accompagnait sa famille, s’est pour la première fois rendu dans le sud-ouest des ÉtatsUnis à l’hiver de 1928, pour travailler à la conception de l’Arizona Biltmore Hotel. L’année suivante, il élabora un campement dans le désert, Ocatilla, où il dessina le San Marcos-in-theDesert Hotel, qui connut malheureusement un triste sort. Après la création du Taliesin Fellowship, en 1932, Wright décida de revenir dans la région année après année. C’est ainsi qu’à compter de 1938 il entreprit la construction de ses quartiers d’hiver permanents, Taliesin West, au pied des monts McDowell, dans le secteur aujourd’hui connu sous le nom de Scottsdale. Il utilisa pour ce faire ce qu’il appelait le «béton du
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Quant au style Pueblo, il reproduit plus ou moins l’habitat des peuples pueblos de l’Arizona et du Nouveau-Mexique, parfois fidèlement mais le plus souvent par le biais d’un simple décor accolé à un bâtiment moderne en béton ou en acier. Dans les deux cas, ce style se caractérise presque systématiquement par des murs recouverts d’un enduit beige ou rougeâtre et rehaussés de poutres circulaires rappelant les anciennes vigas perçant la façade à intervalles réguliers. Le toit est plat, et ses angles sont légèrement incurvés pour donner aux élévations un aspect «fait main» plus ou moins imparfait. Les sols sont pour leur part conçus en terrasses, ce qui permet la création d’espaces extérieurs surélevés. En Arizona, la popularité des styles Mission et Pueblo s’est maintenue depuis leur apparition autour de 1910. Durant les Années folles, ils ont même été utilisés pour décorer des stations-service à l’échelle de l’Amérique du Nord. Plus récemment, des centres commerciaux tels que le Mercado du Phoenix Heritage Square ont eux-mêmes opté pour le style Mission.
L’influence de Taliesin West Le complexe architectural le plus réputé de l’Arizona n’est ni un gratte-ciel ni une cathédrale, mais bien un regroupement relativement simple de bâtiments en bois et en pierres d’un seul étage situé dans le désert de Scottsdale. À la fois humble et rustique, mais non moins remarquable, la résidence-studio d’hiver de l’éminent architecte américain Frank Lloyd Wright (1869-1959) est un de ces sanctuaires d’art vers lequel convergent des intellectuels du monde entier. Baptisé Taliesin West par son concepteur même, le complexe a été entrepris en 1937, et, jusqu’à la mort de Wright, il n’a cessé d’être un incontournable laboratoire d’architecture moderne fréquenté par les créateurs les plus innovateurs.
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La conception de Taliesin West s’inspire de l’héritage architectural et des paysages austères de l’Arizona. L’ensemble adopte néanmoins un langage architectural ultramoderne et sans égal, voire futuriste. À titre d’exemple, le complexe renferme un petit théâtre modulaire qui rappelle une kiva anasazi, de même qu’un clocher aérodynamique dont la seule présence n’est pas sans évoquer les missions espagnoles. Entre 1940 et 1959, Frank Lloyd Wright a dessiné plusieurs maisons arizoniennes, et son influence a donné lieu à l’élaboration d’un vocabulaire architectural propre à la région, caractérisé par un étalement des masses sur un seul étage ou sur plusieurs niveaux, parfois qualifié de style Ranch. Les matériaux les plus souvent utilisés sont le cèdre, la pierre et le béton. Quant aux formes, à l’origine angulaires, elles se sont incurvées dès 1980 de manière à évoquer les canyons sculptés par l’eau et par le vent. Et tandis que ces créations dénudées plutôt avant-gardistes voyaient le jour, on assistait, dans les années 1950 et 1960, à la naissance d’un style kitsch le long des grandes routes. C’est alors qu’apparurent des établissements aussi inusités que des restaurants en forme de hamburger et des motels aux allures de tipis, comme dans le cas du Wigwam Motel sur l’historique Route 66. Après avoir été décriées pendant longtemps, beaucoup de ces structures sont aujourd’hui protégées et affectueusement restaurées.
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Renseignements
généraux
Formalités d’entrée
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Accès et déplacements
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Renseignements utiles, de A à Z
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40
L
e présent chapitre a pour but de vous aider à planifier votre voyage avant votre départ et une fois sur place. Ainsi, il offre une foule de renseignements précieux aux visiteurs quant aux procédures d’entrée aux États-Unis et aux formalités douanières. Il renferme aussi plusieurs indications générales qui pourront vous être utiles lors de vos déplacements. Nous vous souhaitons un excellent voyage en Arizona!
Formalités d’entrée Passeport et visa Pour entrer aux États-Unis par avion, les citoyens canadiens ont besoin d’un passeport depuis le 23 janvier 2007. Cependant, et ce, jusqu’au 1er juin 2009, ceux qui y vont par voiture ou par bateau peuvent présenter soit leur passeport ou une pièce d’identité avec photo émise par un gouvernement (par exemple, un permis de conduire) et un certificat de naissance ou une carte de citoyenneté.
Renseignements généraux
Les résidants d’une trentaine de pays dont la France, la Belgique et la Suisse, en voyage de tourisme ou d’affaires, n’ont plus besoin d’être en possession d’un visa pour entrer aux États-Unis à condition de: avoir un billet d’avion aller-retour; présenter un passeport électronique sauf s’ils possèdent un passeport individuel à lecture optique en cours de validité et émis au plus tard le 25 octobre 2005; à défaut, l’obtention d’un visa sera obligatoire; projeter un séjour d’au plus 90 jours (le séjour ne peut être prolongé sur place: le visiteur ne peut changer de statut, accepter un emploi ou étudier); présenter des preuves de solvabilité (carte de crédit, chèques de voyage); remplir le formulaire de demande d’exemption de visa (formulaire I-94W) remis par la compagnie de transport pendant le vol;
le visa est toujours nécessaire pour certaines catégories de voyageurs (étudiants ou visa précédemment refusé). Précaution: les soins hospitaliers étant extrêmement coûteux aux États-Unis, il est conseillé de se munir d’une bonne assurance maladie (voir p 47).
Douane Les étrangers peuvent entrer aux ÉtatsUnis avec 200 cigarettes (ou 100 cigares) et des achats en franchise de douane (duty-free) d’une valeur de 800$US, incluant les cadeaux personnels et un litre d’alcool (vous devez être âgé d’au moins 21 ans pour avoir droit à l’alcool). Vous n’êtes soumis à aucune limite en ce qui a trait au montant des devises avec lequel vous voyagez, mais vous devrez remplir un formulaire spécial si vous transportez l’équivalent de plus de 10 000$US. Les médicaments d’ordonnance devraient être placés dans des contenants clairement identifiés en ce sens (il se peut que vous ayez à produire une ordonnance ou une déclaration écrite de votre médecin à l’intention des officiers de douane). La viande et ses dérivés, les denrées alimentaires de toute nature, les graines, les plantes, les fruits et les narcotiques ne peuvent être introduits aux États-Unis. Si vous décidez de voyager avec votre chien ou votre chat, il vous sera demandé un certificat de santé (document fourni par votre vétérinaire) ainsi qu’un certificat de vaccination contre la rage. Attention, cette vaccination devra avoir été faite au
moins 30 jours avant votre départ et ne devra pas dater de plus d’un an. Pour de plus amples renseignements, adressez-vous au: United States Customs and Border Protection 1300 Pennsylvania Ave. NW Washington, DC 20229
p202-354-1000 www.customs.gov
41 Aéroports internationaux L’Arizona compte deux aéroports internationaux où la plupart des visiteurs étrangers arrivent, soit à Phoenix et à Tucson. Pour les aéroports de Yuma et de Bullhead City, consultez le chapitre «L’ouest de l’Arizona»; pour ceux de Prescott et de Flagstaff, consultez le chapitre «Le centre-nord de l’Arizona»; pour celui de Las Vegas (Nevada), consultez le chapitre «Le Grand Canyon». Phoenix Sky Harbor International Airport
En avion Un service ininterrompu vers Phoenix est assuré par Air Canada (Toronto allerretour). La plupart des visiteurs en provenance d’Europe devront transiter par Londres. Pour vos déplacements régionaux, l’avion constitue bien sûr un moyen de transport plus coûteux; cependant, certaines compagnies aériennes (surtout régionales) pratiquent régulièrement des tarifs réduits (hors saison, courts séjours). Soyez un consommateur averti et comparez les offres.
3400 E. Sky Harbor Blvd. Phoenix
p602-273-3300 www.phxskyharbor.com Le Phoenix Sky Harbor International Airport comprend trois terminaux (2, 3 et 4; il n’existe pas de terminal 1) desservis par une vingtaine de compagnies aériennes. Inauguré le 16 juillet 1935, il sert aujourd’hui de pivot pour US Airways et Southwest Airlines, lesquelles volent quotidiennement vers pratiquement toutes les villes des États-Unis. L’aéroport est également bien situé, à quelques minutes du centre-ville de Phoenix, de Scottsdale et de Tempe. Chaque terminal est muni de son propre stationnement couvert et comprend des comptoirs de location de voitures, des boutiques, des
Compagnies aériennes Les compagnies aériennes qui suivent desservent l’aéroport international Sky Harbor de Phoenix. Air Canada
American Trans Air
Terminal 2
Terminal 4
p888-247-2262 ou p888-689-2247 (service de bagages) www.aircanada.com
p800-225-2995 p602-306-4044 (service de bagages) www.ata.com
Delta/Correspondances Delta (Skywest Airlines) Terminal 3
p800-221-1212 p800-325-8224 (service de bagages) www.delta-air.com
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Continental
Terminal 3
Terminal 2
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p800-433-7300 p800-535-5225 (service de bagages) www.aa.com
p800-525-0280 p800-335-2247 (service de bagages) www.continental.com
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Renseignements généraux - Accès et déplacements
Accès et déplacements
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Southwest
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Terminal 4
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Renseignements généraux - Accès et déplacements
p888-937-8538 www.westjet.com
restaurants, un service de transport ainsi que d’autres services. Une navette entre les terminaux passe à quelques minutes d’intervalle. De plus, une navette (Rental Car Shuttle) vous conduit gratuitement de chaque terminal au Rental Car Center, où sont réunies toutes les entreprises de location de véhicules. Tucson International Airport 7005 S. Plumer Ave. Tucson
p520-573-8000 www.tucsonairport.org L’aéroport international de Tucson est desservi par 12 compagnies aériennes qui proposent des vols directs principalement dans le sud-ouest des États-Unis. Il s’agit en outre du meilleur tremplin aérien vers le sud-est de l’État.
En voiture Les principaux accès routiers est-ouest pour pénétrer en Arizona sont les Interstates 8, 10 et 40. La I-8 part de San Diego, au sud-ouest de la Californie, et rejoint la I-10 entre Phoenix et Tucson. La I-10 part de Los Angeles et passe par Phoenix, avant de continuer vers le sud du Nouveau-Mexique et du Texas. Quant à la I-40, elle débute à Barstow, en Californie, et traverse l’Arizona d’est en ouest en passant par Flagstaff, puis se dirige
vers Albuquerque, au Nouveau-Mexique. De l’Utah, au nord, il faut emprunter la route US-89 qui aboutit à Flagstaff. De la frontière mexicaine, au sud, c’est la I-89 partant de Nogales qu’il faut suivre jusqu’à Tuscon. Pour plus de détails sur les routes et autoroutes, référez-vous aux sections «Accès et déplacements» des chapitres appropriés. Vous pouvez aussi consulter le tableau des distances à la page 335. Si vous vous déplacez en voiture en Arizona, n’oubliez pas les consignes suivantes. Permis de conduire: en règle générale, les permis de conduire européens sont valides. Les visiteurs canadiens et québécois n’ont pas besoin de permis international, et leur permis de conduire est tout à fait valide aux États-Unis. Soyez averti que plusieurs États sont reliés par système informatique avec les services de police du Québec pour le contrôle des infractions routières. Une contravention émise aux États-Unis est automatiquement reportée au dossier au Québec. Code de la route: attention, il n’y a pas de priorité à droite. Ce sont les panneaux de signalisation qui indiquent la priorité à chaque intersection. Ces panneaux mar-
Les feux de circulation se trouvent le plus souvent de l’autre côté de l’intersection. Faites attention où vous marquez l’arrêt. Lorsqu’un autobus scolaire (de couleur jaune) est à l’arrêt (feux clignotants allumés), vous devez obligatoirement vous arrêter, quelle que soit votre direction. Le manquement à cette règle est considéré comme une faute grave! Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire. Le réseau routier des États-Unis comporte des Interstate Highways, des routes nationales (US Highways) et des routes d’État (State Highways ou State Routes). Les autoroutes sont gratuites, sauf en ce qui concerne la plupart des Interstate Highways (désignées par la lettre I suivie d’un numéro). Ces panneaux indicateurs se reconnaissent à leur forme presque arrondie (le haut du panneau est découpé de telle sorte qu’il fait deux vagues) et à leur couleur bleue. Sur ce fond bleu, le numéro de l’Interstate ainsi que le nom de l’État traversé sont inscrits en blanc. Au haut du panneau figure la mention Interstate sur fond rouge. Les routes nationales sont généralement indiquées par les lettres US suivies d’un numéro, tandis que les routes d’État sont indiquées par l’abréviation du nom de l’État (AZ pour l’Arizona) suivie d’un numéro. Dans ce guide, nous ne faisons pas la distinction entre les routes nationales et les routes d’État.
La vitesse est limitée à 88 km/h (55 mph) sur la plupart des grandes routes. Le panneau de signalisation de ces grandes routes se reconnaît à sa forme rectangulaire, bordée de noir; le numéro de la route y est largement inscrit en noir sur fond blanc.
43
Sur les Interstates, la limite de vitesse monte à 104 km/h (65 mph) et parfois jusqu’à 120 km/h (75 mph). Le panneau triangulaire rouge et blanc où vous pouvez lire la mention Yield signifie que vous devez ralentir et céder le passage aux véhicules qui croisent votre chemin. La limitation de vitesse vous sera annoncée par un panneau routier de forme carrée et de couleurs blanche et noire sur lequel est inscrit Speed Limit, suivi de la vitesse limite autorisée. Le panneau rond et jaune, barré d’une croix noire et de deux lettres R, indique un passage à niveau. Postes d’essence: les États-Unis étant un pays producteur de pétrole, l’essence est moins chère qu’en Europe, voire qu’au Québec et au Canada, en raison des taxes moins élevées. Conditions routières en Arizona p888-411-7623 Itinéraires routiers en Arizona www.arizonascenicroads.com Location de voitures La plupart des entreprises de location de voitures mentionnées ci-dessous ont des bureaux aux aéroports de Phoenix et de Tucson. Consultez le chapitre de la région que vous visitez pour obtenir encore plus d’adresses. Advantage p800-777-5500 www.arac.com
Renseignements généraux - Accès et déplacements
qués Stop sur fond rouge sont à respecter scrupuleusement! Vous verrez fréquemment un genre de stop, au bas duquel figure un petit rectangle rouge dans lequel il est inscrit 4-Way. Cela signifie, bien entendu, que tout le monde doit marquer l’arrêt et qu’aucune voie n’est prioritaire. Il faut que vous marquiez l’arrêt complet, même s’il vous semble n’y avoir aucun danger apparent. Si deux voitures arrivent en même temps à l’un de ces arrêts, la règle de la priorité à droite prédomine. Dans les autres cas, la voiture arrivée la première passe.
44 Alamo p800-462-5266 www.alamo.com Avis p800-331-1212 www.avis.com Budget p800-527-0700 www.budget.com Enterprise p800-736-8227 www.enterprise.com
Renseignements généraux - Accès et déplacements
Hertz p800-654-3131 www.hertz.com National p800-227-7368 www.nationalcar.com
En autocar L’autocar constitue un bon moyen de locomotion. Bien organisé et peu cher, le transport par autocar permet d’accéder à la majeure partie du Sud-Ouest américain. Pour connaître les horaires et les destinations desservies par la compagnie d’autocars Greyhound, composez le p800-231-2222 ou consultez le site www. greyhound.com. En général, les enfants de cinq ans et moins peuvent voyager gratuitement, et les usagers de 60 ans et plus bénéficient de rabais. Les animaux ne sont pas admis.
En train Il est agréable de voyager en train aux États-Unis, surtout pour les grandes distances. En plus de procurer un bon confort (essayez d’obtenir une place dans les voitures à fenêtres panoramiques pour profiter au maximum du paysage), le train permet de faire de la route à parcourir une activité touristique en soi. Pour connaître les horaires et les destinations
desservies, communiquez avec la société Amtrak (p800-872-7245, www.amtrak.com), la propriétaire du réseau ferroviaire américain. Depuis la France, on peut réserver des billets de train pour les États-Unis (p01.53.25.03.56, o01.53.25.11.12, amtrak @interfacetourism.com). D’autres compagnies, notamment le Grand Canyon Railway (voir p 141), proposent des circuits ferroviaires touristiques. À bord de voitures à fenêtres panoramiques ou à dômes vitrés, les passagers de ces trains pourront admirer de fabuleux paysages.
En transport en commun Le réseau de transport en commun à Phoenix est étendu mais complexe. Cependant, il y a des autobus gratuits à Phoenix, Scottsdale, Tempe et Tucson qui peuvent mener les visiteurs où ils le souhaitent, sans trop de difficulté. Pour tout renseignement, consultez le chapitre qui couvre la région que vous visitez.
Renseignements utiles, de A à Z Aînés Les gens âgés de 65 ans et plus peuvent profiter de toutes sortes d’avantages tels que des réductions importantes sur les droits d’accès aux musées et à diverses attractions, et des rabais dans les hôtels et les restaurants. Plusieurs compagnies aériennes offrent un rabais de 10%. Bien souvent, les tarifs réduits ne sont guère publicisés. Il ne faut donc pas se géner pour s’en informer. Par ailleurs, soyez particulièrement avisé en ce qui a trait aux questions de santé. En plus des médicaments que vous prenez normalement, glissez votre ordonnance dans vos bagages pour le cas où vous auriez besoin de la renouveler. Songez aussi à transporter votre dossier médical avec vous, de même que le nom, l’adresse et le numéro de télé-
phone de votre médecin. Assurez-vous enfin que vos assurances vous protègent à l’étranger. American Association of Retired Persons (AARP) 601 E Street NW Washington, DC 20049
p888-687-2277 www.aarp.org L’American Association of Retired Persons propose des avantages qui incluent souvent des remises sur les voyages organisés.
Consulat des États-Unis
45
10 Place de la Bourse, BP 77 33025 Bordeaux Cedex
p05 56 48 63 85 o05 56 51 61 97 www.amb-usa.fr/bordeaux Consulat des États-Unis 12 Place Varian Fry 13006 Marseille
p04 91 54 92 00 o04 91 55 56 95 www.amb-usa.fr/marseille Suisse
Belgique
Ambassade des États-Unis 93 Jubilaumstrasse 3005 Berne
p31-357-7011 o31-357-7344
Ambassade des États-Unis 27 boulevard du Régent B-1000 Bruxelles
p2 508 2111 o2 511 2725
Ambassades et consulats étrangers aux États-Unis Belgique
Canada
Ambassade de la Belgique
Ambassade des États-Unis
3330 Garfield Street NW Washington, DC 20008
490 Sussex Drive Ottawa (Ontario) K1N 1G8
p613-688-5335 Consulat des États-Unis Place Félix-Martin 155 rue Saint-Alexandre Montréal (Québec ) H2Z 1Z2
p514-398-9695 o514-398-9748 Consulat des États-Unis 2 place Terrasse-Dufferin Québec (Québec) G1R 4T9
p418-692-2095 o418-692-4640 France Ambassade des États-Unis 2 avenue Gabriel 75382 Paris Cedex 08
p01 43 12 22 22 o01 42 66 97 83 www.amb-usa.fr
p202-333-6900 www.diplobel.us Consulat de la Belgique 2944 N. 44th St., Suite 200 Phoenix
p602-852-3870 o602-852-3878 Canada Ambassade du Canada 501 Pennsylvania Avenue NW Washington, DC 20001
p202-682-1740 o202-682-7726 www.canadianembassy.org Consulat du Canada 2415 E. Camelback St. Phoenix
p602-508-3572 o602-508-3574 www.phoenix.gc.ca
Renseignements généraux - Renseignements utiles, de A à Z
Ambassades et consulats des États-Unis à l’étranger
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Argent et services financiers
Ambassade de France 4101 Reservoir Road NW Washington, DC 20007
p202-944-6195 o202-944-6148 www.info-france-usa.org Il n’y a pas de consulat français en Arizona. Les visiteurs doivent contacter les consulats à Los Angeles ou à San Francisco: Consulat général de France
Renseignements généraux - Renseignements utiles, de A à Z
10390 Santa Monica Blvd., Suite 410 Los Angeles, CA 90024
p310-235-3200 o310-479-4813 www.consulfrance-losangeles.org Consulat général de France 540 Bush St. San Francisco, CA 94108
p415-397-4330 o415-433-8357 www.consulfrance-sanfrancisco.org Suisse Ambassade de la Suisse 2900 Cathedral Avenue NW Washington, DC 20008
p202-745-7900 o202-387-2564 www.swissemb.org Consulat de la Suisse 7320 E. Shoeman Lane, Suite 201 Scottsdale
p480-329-4705 o480-945-4350 www.eda.admin.ch
Animaux de compagnie Si vous décidez de voyager avec votre chien ou votre chat, il vous sera demandé un certificat de santé (document fourni par votre vétérinaire) ainsi qu’un certificat de vaccination contre la rage. Attention, cette vaccination devra avoir été faite au moins 30 jours avant votre départ et ne pas dater de plus d’un an.
Monnaie L’unité monétaire est le dollar ($US), divisé en 100 cents. Il existe des billets de banque de 1, 5, 10, 20, 50 et 100 dollars, de même que des pièces de 1 (penny), 5 (nickel), 10 (dime) et 25 (quarter) cents. Il est à noter que tous les prix mentionnés dans le présent ouvrage sont en dollars américains. Sachez qu’aucun achat ou service ne peut être payé en devises étrangères aux États-Unis. Songez donc à vous procurer des chèques de voyage en dollars américains. Vous pouvez également utiliser toute carte de crédit affiliée à une institution américaine, comme Visa, MasterCard, American Express, la Carte Bleue, Interbank et Barclay Card. Banques et change Les banques sont généralement ouvertes de 9h à 16h du lundi au vendredi (et même parfois jusqu’à 17h le vendredi). Il existe de nombreuses banques, et la plupart des services courants sont rendus aux touristes. Pour ceux qui ont choisi un long séjour, notez qu’un non-résidant ne peut ouvrir un compte bancaire courant. Pour avoir de l’argent liquide, la meilleure solution demeure encore d’être en possession de chèques de voyage. Le retrait de votre compte à l’étranger constitue une solution coûteuse, car les frais de commission sont élevés. Par contre, plusieurs guichets automatiques (distributeurs de billets) accepteront votre carte de banque européenne, canadienne ou québécoise, et vous pourrez alors faire un retrait de votre compte directement. Les personnes qui ont obtenu le statut de résident, permanent ou non (immigrants, étudiants), peuvent ouvrir un compte de banque. Il leur suffira, pour ce faire, de montrer leur passeport ainsi qu’une preuve de leur statut de résident. La plupart des banques changent facilement les devises européennes et canadiennes, mais presque toutes demandent des frais de change. En outre, vous pouvez
avantageux. Les plus utilisées sont Visa, MasterCard et American Express.
1$US 1$US 1$US
= = =
1,02$CA 0,64€ 1,03FS
1$CA 1€ 1FS
= = =
0,98$US 1,57$US 0,97$US
N.B. Les taux de change peuvent fluctuer en tout temps.
vous adresser à des bureaux ou comptoirs de change qui, en général, n’exigent aucune commission. Ces bureaux ont souvent des heures d’ouverture plus longues. La règle à retenir: se renseigner et comparer. Guichets automatiques Plusieurs banques offrent le service de guichets automatiques (distributeurs de billets) pour le retrait d’argent. La plupart font partie des réseaux Cirrus et Plus, et permettent aux visiteurs de retirer directement dans leur compte personnel. Vous pouvez alors vous servir de votre carte comme vous le faites normalement, des dollars américains vous seront remis, accompagnés d’un reçu, et l’on prélèvera le montant équivalent dans votre compte. Cela dit, le réseau peut parfois éprouver des problèmes de communication qui vous empêcheront d’obtenir de l’argent. Par conséquent, si votre transaction est refusée, essayez une autre banque. Cartes de crédit La carte de crédit est acceptée un peu partout, tant pour les achats de marchandise que pour la note d’hôtel ou l’addition au restaurant. Elle vous permettra, par exemple lors de la location d’une voiture, de constituer une garantie. De plus, le taux de change est généralement plus
Il est possible de retirer de l’argent directement de la plupart des guichets automatiques (distributeurs de billets) si vous possédez un numéro d’identification personnel (NIP) pour votre carte. Chèques de voyage Il peut être plus prudent de garder une partie de votre argent en chèques de voyage. Ceux-ci sont parfois acceptés dans les restaurants, les hôtels ainsi que certaines boutiques. En outre, ils sont facilement encaissables dans les banques et les bureaux de change du pays. Il est conseillé de garder à part une copie des numéros de vos chèques, car, si vous les perdez, la compagnie émettrice pourra vous les remplacer plus facilement et plus rapidement. Cependant, ne comptez pas seulement sur eux et ayez toujours des espèces sur vous.
Assurances Annulation L’assurance annulation est normalement offerte par l’agent de voyages au moment de l’achat du billet d’avion ou du forfait. Elle permet le remboursement du billet ou forfait dans le cas où le voyage doit être annulé en raison d’une maladie grave ou d’un décès. Maladie Sans doute la plus utile pour les voyageurs, l’assurance maladie s’achète avant de partir en voyage. La couverture de cette police d’assurance doit être aussi complète que possible car, à l’étranger, le coût des soins peut s’élever rapidement. Au moment de l’achat de la police, il faudrait veiller à ce qu’elle couvre bien les frais médicaux de tout ordre, comme l’hospitalisation, les services infirmiers et les honoraires des médecins (jusqu’à concurrence d’un montant assez élevé, car ils sont chers). Une clause de rapatriement, pour le cas où les soins requis
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Taux de change
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48 ne peuvent être administrés sur place, est précieuse. En outre, il peut arriver que vous ayez à débourser le coût des soins en quittant la clinique. Il faut donc vérifier ce que prévoit la police en pareil cas. Durant votre séjour, vous devriez toujours garder sur vous la preuve que vous avez contracté une assurance maladie, ce qui vous évitera bien des ennuis si par malheur vous en avez besoin.
même parenthèse. Cependant, même hors saison, certains pourront vous accueillir sur demande, surtout si vous êtes en groupe.
Bars et discothèques Certains établissements exigent des droits d’entrée, particulièrement lorsqu’il y a un spectacle. Pour les consommations, un pourboire de 15% est de rigueur.
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Vol La plupart des assurances habitation au Québec protègent une partie des biens contre le vol, même si celui-ci a lieu à l’étranger. Pour faire une réclamation, il faut avoir un rapport de police. Comme tout dépend des montants couverts par votre police d’assurance habitation, il n’est pas toujours utile de prendre une assurance supplémentaire. Les visiteurs européens, pour leur part, doivent vérifier si leur police protège leurs biens à l’étranger, car ce n’est pas automatiquement le cas.
Attraits touristiques Les chapitres de ce guide vous entraînent à travers les différentes régions de l’Arizona. Y sont abordés les principaux attraits touristiques, suivis d’une description historique. Les attraits sont cotés selon un système d’étoiles pour vous permettre de faire un choix selon le temps dont vous disposez: Intéressant Vaut le détour À ne pas manquer Le nom de chacun des attraits est suivi d’information mise entre parenthèses, comportant entre autres les heures d’ouverture, l’adresse et le numéro de téléphone. Le prix d’entrée (pour un adulte) est aussi indiqué. Notez que la plupart des établissements offrent des rabais dont peuvent profiter aussi bien les enfants et les étudiants que les aînés et les familles; n’oubliez pas d’en faire la demande. Plusieurs établissements sont accessibles seulement pendant la saison touristique, tel qu’indiqué dans cette
Notez que l’âge légal auquel il est permis d’entrer dans les bars ou d’acheter de l’alcool est de 21 ans. Par ailleurs, ayez toujours vos cartes d’identité sur vous puisque aux États-Unis on peut vous les demander même si vous avez l’air d’avoir 40 ans! La plupart des bars en Arizona sont ouverts de 11h à 1h le matin.
Boissons alcoolisées En Arizona, les boissons alcoolisées ne se vendent pas entre 1h et 6h du matin du lundi au samedi, et entre 1h et 10h du matin le dimanche. Il n’y a pas d’alcool en vente dans les réserves amérindiennes. Les liquor stores sont les meilleurs endroits pour trouver de la variété. Mais vous aurez un bon choix de vins et de bières dans les épiceries. L’âge légal pour consommer de l’alcool est de 21 ans.
Climat La température estivale maximale à Phoenix peut atteindre 43°C; en moyenne, la température estivale maximale à Tucson est de 37°C. En hiver, les températures maximales dans ces deux villes se chiffrent entre 15°C et 20°C. Au printemps et en automne, les températures se situent généralement entre 20°C et 30°C. Plus loin vers le nord, dans le Grand Canyon et à Flagstaff, les températures estivales maximales peuvent atteindre 30°C; toutefois l’hiver et le printemps
Phoenix connaît 85% d’ensoleillement, c’est-à-dire 300 jours ensoleillés par an. Les précipitations annuelles sont de 190 mm et la température moyenne est de 19°C. Le climat est d’abord influencé par le désert de Sonora, grâce auquel le taux d’humidité demeure heureusement faible. La température en hiver (de novembre à fin mars) peut tomber audessous du point de congélation, mais la température maximale est d’environ 20°C en plein jour. C’est aussi la première des deux «saisons» des pluies; les orages se déplacent suffisamment du Pacifique vers l’intérieur pour arroser un peu l’État. Toutefois, il est possible qu’il ne pleuve pas pendant plusieurs mois. Dès avril, la température moyenne atteint 30°C, et il n’est pas rare qu’elle dépasse les 40°C durant les mois d’été. Les résidants sont unanimes à dire qu’il s’agit d’une «chaleur sèche», et ils ont raison; cette région aride présente un taux d’humidité relative bas. La deuxième période de pluie a lieu en juillet, août et septembre. Phoenix reçoit alors plus de 30% de ses précipitations annuelles, qui arrivent avec la mousson (lorsque les masses d’air aride de l’ouest rencontrent les vents du sud plus humides de la mer de Cortés ou du golfe du Mexique). Si la mousson vous surprend, garez-vous sur l’accotement ou trouvez refuge afin d’admirer le spectacle. Les orages sont généralement de courte durée, mais la foudre et le tonnerre ont de quoi impressionner. Information sur la météo p602-265-5550 www.wrh.noaa.gov/psr
49 Quand visiter l’Arizona? La variété topographique arizonienne permet de se retrouver dans un lieu agréable à tout moment de l’année. La haute saison dans le Grand Canyon s’étend du début juin à la fin août, mais il y a foule aussi au printemps et en automne. Le parc national est moins achalandé entre novembre et mars, mais la température n’y est alors pas idéale. Tandis que le South Rim est accessible toute l’année, le North Rim l’est de la mi-mai à la mi-octobre. La haute saison dans la vallée de Phoenix s’étend d’octobre à avril. C’est la période de l’année la plus agréable pour visiter la région, car, le jour, l’air est sec et chaud, et la nuit, la température chute. La majeure partie des événements ont lieu au cours de ces mois, et tous les services municipaux s’activent. En été, la température peut monter en flèche, mais les prix des hôtels sont réduits de façon draconienne (atteignant 70% en moins), et la région se vide de ses touristes. De plus, certains sites touristiques et services réduisent leurs effectifs ou ferment tout simplement. Le printemps et l’automne sont généralement les saisons les plus confortables pour visiter l’Arizona. Quoi emporter? Pour la plupart des types de séjour, vous n’aurez en effet besoin que de bermudas, de chemises légères ou de t-shirts, de pantalons de sport, de un ou deux maillots de bain, d’un gilet ou d’une petite veste, et d’une tenue décontractée ou habillée en prévision d’une éventuelle sortie. Souvenez-vous que les tenues décontractées sont appropriées pour presque toutes les sorties en Arizona. Même dans l’agglomération de Phoenix, seulement quelques restaurants préconisent le port de la cravate et du veston. Les jeans et les vêtements de type western sont toujours à la mode ici. La plupart des visiteurs se trouvent confortables dans des shorts et des sandales en été, mais un chandail ou un coupe-vent est le bienvenu
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sont plutôt frais, avec une température de 18°C à 20°C; durant ces deux saisons, la température peut même baisser jusqu’à 0°C. La moyenne des températures pendant les nuits d’hiver se situe aux environs de 7°C ou moins. Les régions montagneuses du nord et de l’est de l’État peuvent recevoir jusqu’à 760 cm de neige.
50 de décembre à avril, alors que la température baisse pendant les nuits dans les déserts arizoniens. Pensez également à emporter un parapluie ou un parka pour parer à toute averse soudaine. Pour vos visites, des chaussures flexibles, confortables et légères s’imposent. Si vous prévoyez faire de la randonnée dans les déserts, apportez également des chaussures qui recouvrent bien les pieds, de la crème solaire et de l’eau.
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Décalage horaire L’Arizona se situe dans le fuseau horaire appelé «Mountain Standard Time» (MST), ce qui veut dire qu’il est deux heures plus tôt en Arizona qu’à New York ou Montréal. Le décalage est donc de sept heures avec la France. L’Arizona est, avec Hawaii, le seul État qui n’adopte pas l’heure avancée en été, sauf dans la réserve navajo, au nord-est de l’État (même si la réserve hopi se trouve à l’intérieur de la réserve navajo, elle adopte elle aussi l’heure avancée en été). Donc, d’avril à octobre, assurez-vous d’ajouter une heure à votre montre si vous vous retrouvez dans la réserve navajo.
Drogues Les drogues sont absolument interdites (même les drogues dites «douces»). Aussi bien les consommateurs que les distributeurs risquent de très gros ennuis s’ils sont trouvés en possession de drogues.
Électricité Partout aux États-Unis et en Amérique du Nord, la tension est de 110 volts. Les fiches d’électricité sont plates, et l’on peut trouver des adaptateurs sur place.
Enfants Il peut être aisé de voyager avec des enfants, aussi petits soient-ils. Bien sûr, quelques précautions et une bonne préparation rendront le séjour plus agréable.
L’avion Une bonne poussette, avec dossier inclinable, permet d’amener le bébé partout, qui pourra même faire un somme. À l’aéroport, il sera plus facile de le transporter, surtout qu’il est possible de conserver la poussette jusqu’aux portes de l’avion. Les personnes avec un enfant ont l’avantage de pouvoir monter dans l’avion les premiers, évitant ainsi les longues files d’attente. En outre, si vous avez un bébé de moins de deux ans, au moment de la réservation du billet d’avion, pensez à demander les sièges à l’avant de l’appareil, qui disposent de plus d’espace et qui sont mieux adaptés aux longs vols, surtout avec un bébé sur les genoux. Certains avions disposent même de petits lits de bébé, et certaines compagnies peuvent vous fournir une poussette à votre descente d’avion. Quant aux bébés, avant de partir, vous devez leur préparer la nourriture nécessaire pour la durée du vol et prévoir un repas de plus, au cas où l’avion aurait du retard. Prévoyez également des couches et des serviettes humides. Quelques jouets pourront également être d’une grande utilité! Pour les plus grands, qui risquent de trouver le temps long une fois passée l’excitation du départ, des livres et des activités (dessin, coloriage, jeux) seront d’un grand secours. Au moment du décollage et de l’atterrissage, la pression peut être incommodante; si c’était le cas, certains affirment que la tétée d’un biberon pourra aider les bébés. Pour les plus vieux, la gomme à mâcher aura le même effet de soulagement. Les établissements hôteliers Nombre d’établissements hôteliers sont équipés pour recevoir adéquatement les enfants. Généralement, pour garder un tout-petit dans sa chambre, il n’y a pas de frais supplémentaires. Plusieurs hôtels et gîtes disposent de lits de bébé; demandez le vôtre au moment de faire la réservation. Il se peut que vous ayez à payer un
La voiture La grande majorité des entreprises de location de voitures loue des sièges de sécurité pour enfant. Le soleil Faut-il préciser que la peau fragile de bébé a besoin d’une protection bien particulière, et ce, même s’il est préférable de ne jamais l’exposer aux chauds rayons du soleil. Avant d’aller à la plage, enduisez-le d’une crème solaire assurant un écran total (protection 25 pour les enfants, 35 pour les bébés). Dans les cas où l’on craindrait une trop longue exposition, il existe sur le marché des crèmes offrant une protection allant jusqu’à 60. À tout âge, un chapeau couvrant bien la tête est nécessaire tout au long de la journée.
Fumeurs Tous les lieux publics de l’Arizona, y compris les bars et les restaurants, sont non-fumeurs.
Hébergement Peu importe vos goûts ou votre budget, cet ouvrage saura sûrement vous aider à dénicher le type d’hébergement qui vous convient. Rappelez-vous qu’à Phoenix les chambres peuvent devenir rares et les prix s’élever en hiver. Aussi les voyageurs qui désirent visiter Phoenix en hiver devraient-ils réserver à l’avance. La section «Hébergement» de chacun des chapitres appropriés de ce guide présente une vaste sélection d’hôtels, par secteur de la ville et par ordre de prix, du moins cher au plus cher. Notez qu’il qu’il y a une taxe supplémentaire de 6% à 14% pour toutes les chambres d’hôtel en Arizona.
Mentionnons par ailleurs qu’il est souvent possible d’obtenir des réductions au cours de la fin de semaine dans certains quartiers de Phoenix. En effet, les gens d’affaires constituent le gros de la clientèle de nombreux hôtels. Comme leur nombre diminue généralement une fois venue la fin de semaine, des forfaits spéciaux sont souvent proposés au grand public. N’hésitez pas à vous enquérir de l’existence de ce genre de promotion au moment de faire vos réservations. La formule des bed and breakfasts (gîtes touristiques) est aussi représentée en Arizona. Ces établissements sont souvent aménagés dans de jolies maisons traditionnelles, harmonieusement décorées. Généralement, ils comptent moins de 12 chambres. Pour avoir de l’information ou faire des réservations, contactez Arizona Trails Bed and Breakfast (p888-799-4284, www.arizonatrails.com), Mi Casa Su Casa (p480-990-0682 ou 800-456-0682, www. azres.com) ou l’Arizona Association of Bed & Breakfast Inns (www.arizona-bed-breakfast. com). Pour les terrains de camping, communiquez avec le National Park Service (www. nps.gov/state/az, réservations au p518-8853639 ou 877-444-6777, www.recreation.gov), l’Arizona State Parks (p602-542-4174, www. azstateparks.com) ou l’Arizona Association of RV Parks and Campgrounds (www.azrvparks. com). Prix et symboles Nous avons indiqué, à l’aide de petits symboles, différents services offerts par chaque établissement. Il ne s’agit en aucun cas d’une liste exhaustive de ce que propose l’établissement, mais bien des services que nous considérons les plus importants. Attention, la présence d’un symbole ne signifie pas que toutes les chambres offrent ce service; il vous faudra parfois débourser un supplément au prix indiqué pour obtenir par exemple un foyer ou une baignoire à remous. Par contre, si le petit symbole n’est pas apposé à l’établissement, c’est probablement que celui-ci ne peut vous offrir ce service. Il est à noter que, sauf indication contraire, tous les établissements hôte-
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Renseignements généraux - Renseignements utiles, de A à Z
supplément pour les enfants, lequel est rarement élevé.
52 liers inscrits dans ce guide offrent des chambres avec salle de bain privée. Les prix indiqués sont ceux en vigueur au moment de mettre sous presse; ils s’appliquent à une chambre standard pour deux personnes en haute saison. Ils sont, bien sûr, sujets à changement en tout temps. De plus, souvenez-vous de bien vous informer des forfaits proposés et des rabais offerts aux corporations, membres de diverses associations, etc.
Renseignements généraux - Renseignements utiles, de A à Z
Les tarifs mentionnés dans ce guide s’appliquent, sauf indication contraire, à une chambre standard pour deux personnes, en haute saison: $ $$ $$$ $$$$
moins de 75$ 75$ à 125$ 126$ à 200$ plus de 200$
Label Ulysse
r
Le pictogramme du label Ulysse est attribué à nos établissements favoris. Bien que chacun des établissements inscrits dans ce guide s’y retrouve en raison de ses qualités ou particularités, en plus de son rapport qualité/prix, de temps en temps un établissement se distingue parmi d’autres. Ainsi il mérite qu’on lui attribue un label Ulysse. Les labels Ulysse peuvent se retrouver dans n’importe quelle catégorie d’établissements: supérieure, moyenne-élevée, petit budget. Quoi qu’il en soit, dans chacun de ces établissements, vous en aurez pour votre argent. Repérez-les en premier!
Internet Notez qu’il est facile de trouver un cybercafé dans les villes, mais que cela risque d’être plus difficile dans les réserves navajo et hopi.
Jours fériés Voici la liste des jours fériés aux ÉtatsUnis. Notez que la plupart des magasins, services administratifs et banques sont fermés pendant ces congés. New Year’s Day (jour de l’An) 1er janvier Martin Luther King, Jr. Day troisième lundi de janvier President’s Day (anniversaire de George Washington et d’Abraham Lincoln) troisième lundi de février Memorial Day quatrième lundi de mai Independence Day (fête nationale) 4 juillet Labor Day (fête du Travail) premier lundi de septembre Colombus Day (jour de Colomb) deuxième lundi d’octobre Veterans Day (journée des Vétérans et de l’Armistice) 11 novembre Thanksgiving Day (Action de grâce) quatrième jeudi de novembre
Heures d’ouverture Les commerces ouvrent généralement leurs portes entre 10h et 18h. Les centres commerciaux ne ferment pas avant 21h. Les supermarchés, par contre, sont ouverts encore plus tard, et il y en a même qui restent ouverts 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
Christmas Day (Noël) 25 décembre
Personnes à mobilité réduite Les États-Unis s’efforcent de rendre de plus en plus de destinations accessibles aux handicapés. La plupart des sites touristiques sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Arizona Office of Tourism 1110 W. Washington St., Suite 155 Phoenix, AZ 85007
Society for Accessible Travel and Hospitality
p602-364-3700 ou 888-520-3433 www.arizonaguide.com
347 Fifth Ave., Suite 605 New York, NY 10016
Pour les Francais:
p212-447-7284 www.sath.org Access-Able Travel Source P.O. Box 1796 Wheat Ridge, CO 80034
p303-232-2979 www.access-able.com
Poste Les bureaux de poste sont ouverts du lundi au vendredi de 8h à 17h30 (parfois jusqu’à 18h) et le samedi de 8h à 12h.
Pourboire En général, le pourboire s’applique à tous les services rendus à table, c’est-à-dire dans les restaurants ou autres endroits où l’on vous sert à table (la restauration rapide n’entre donc pas dans cette catégorie). Il est aussi de rigueur dans les bars et les boîtes de nuit; les chasseurs, les femmes de chambre et les chauffeurs de taxi s’attendent aussi à recevoir un pourboire. Selon la qualité du service rendu, il faut compter environ 15% de pourboire sur le montant avant les taxes. Il n’est pas, comme en Europe, inclus dans l’addition, et le client doit le calculer lui-même et le remettre à la serveuse ou au serveur; service et pourboire sont une même et seule chose en Amérique du Nord. En Arizona, le taux du salaire minimum est peu élevé, aussi le personnel s’attend-il à un bon pourboire. Les porteurs dans les aéroports reçoivent généralement 1$ par valise.
Renseignements touristiques Pour de l’information touristique sur l’Arizona, contactez l’organisme suivant:
53
Visit USA Committee p08 99 70 24 70 (frais d’appel) www.office-tourisme-usa.com Vous trouverez les coordonnées des offices de tourisme et des chambres de commerce locaux dans chacun des chapitres concernés.
Restaurants Les sections «Restaurants» de ce guide vous aideront à trouver le type d’établissement et de cuisine qui vous convient. En Arizona, vous profiterez de différentes cuisines, depuis la classique assiette américaine de viande et pommes de terre jusqu’à la gastronomie d’inspiration internationale, en passant par les plats spécifiques au Sud-Ouest américain. Les prix mentionnés dans ce guide s’appliquent à un dîner pour une personne excluant le pourboire, les boissons et les taxes: $ $$ $$$ $$$$
moins de 15$ 15$ à 25$ 26$ à 40$ plus de 40$
Pour connaître la signification du label Ulysse r, voir p 52.
Santé Pour les personnes en provenance d’Europe, du Québec et du Canada, aucun vaccin n’est nécessaire pour entrer aux États-Unis. D’autre part, il est vivement recommandé, en raison du prix élevé des soins, de contracter à une bonne assurance maladie-accident. Il existe différentes formules, et nous vous conseillons de les comparer. Emportez vos médi-
Renseignements généraux - Renseignements utiles, de A à Z
Les organismes américains suivants sont en mesure de fournir des renseignements utiles aux voyageurs à mobilité réduite:
54 caments, surtout ceux qui exigent une ordonnance. Méfiez-vous des fameux coups de soleil. Même si la journée est plutôt tristounette, lorsque souffle le vent, il arrive fréquemment qu’on ne ressente pas les brûlures causées par le soleil. N’oubliez pas votre crème solaire!
Renseignements généraux - Renseignements utiles, de A à Z
Déserts Ne soyez pas assez naïf pour croire que vous n’attraperez pas de coup de soleil si la journée est couverte ou s’il fait moins chaud, car les rayons ultraviolets (UV) percent facilement les nuages. Avant de vous aventurer avec insouciance et désinvolture dans les déserts arizoniens, prenez donc deux minutes pour vous assurer que vous êtes bien préparé à affronter l’astre lumineux qui brille de tous ses feux. Sans vouloir vous faire frémir de peur et gâcher votre séjour, sachez que les cancers de la peau directement liés aux rayons intenses du soleil sont bel et bien réels, et que les personnes ayant une pigmentation de la peau faible sont plus susceptibles de développer ce type de cancer. De plus, l’exposition continuelle aux rayons UV peut aussi accélérer le processus de vieillissement de la peau et éventuellement provoquer la formation de rides. Voici quelques conseils qui rendront votre séjour un peu plus agréable sous le soleil. En Arizona comme ailleurs, les verres fumés ne sont plus réduits à un simple accessoire de mode qui vise à paraître cool et branché. On vous suggère vivement de délier les cordons de votre bourse afin de vous procurer une paire de lunettes de soleil de qualité qui protégera vos yeux contre les dangereux rayons ultraviolets (UV). Portez votre choix sur les verres qui filtrent les rayons UVA et UVB. Un couvre-chef ne vous nuira en aucun temps et protégera non seulement votre visage, mais aussi vos oreilles, votre cou et votre nuque. Évidemment, avant d’exposer à la vue de tous vos courbes ou votre silhouette, il est indispensable d’appliquer une crème solaire ayant un
indice de protection d’au moins 15 sur vos parties découvertes 30 min avant de sortir. Pour leur part, les enfants devraient utiliser une crème solaire ayant un indice de protection d’au moins 25. Une trop longue période d’exposition, surtout les premières journées, peut causer des insolations, une montée de fièvre et même des vomissements. Dernier petit conseil, arrêtez-vous donc à la pharmacie pour acheter une bouteille d’aloe vera si jamais vous êtes la triste victime d’un coup de soleil. Quand on dit «buvez beaucoup de liquide», on fait manifestement référence à l’H2O, les boissons alcoolisées ne comptant évidemment pas. Selon votre tolérance à la chaleur et les caprices du soleil, prévoyez boire quelques litres d’eau par jour afin de vous hydrater. Trousse de santé Une petite trousse de premiers soins peut s’avérer utile et devrait être préparée avant votre départ. N’oubliez pas vos médicaments et les ordonnances pour les renouveler. Au cas où vous en auriez besoin, emportez aussi l’ordonnance de vos lentilles ou lunettes. Votre trousse devrait inclure: des sparadraps; un désinfectant; un analgésique; des antihistaminiques; un produit pharmaceutique contre le mal des transports et un remède pour l’estomac. N’oubliez pas votre nettoyant à verres de contact et une deuxième paire de lunettes. Décalage horaire et mal des transports L’inconfort dû à un décalage horaire important est inévitable. Quelques trucs peuvent aider à le diminuer, mais rappelez-vous que le meilleur moyen de passer à travers est de donner à son corps le temps de s’adapter. Vous pouvez
Pour minimiser le mal des transports, évitez autant que possible les secousses et gardez les yeux sur l’horizon (par exemple, asseyez-vous au milieu d’un bateau ou à l’avant d’une voiture ou d’un autocar). Mangez peu et des repas légers, aussi bien avant le départ que pendant le voyage. Différents accessoires et médicaments peuvent aider à réduire les symptômes comme la nausée. Un bon conseil: essayez de relaxer et de penser à autre chose! Vous pourriez aussi inclure du liquide pour verres de contact et une paire de lunettes supplémentaire si vous en portez.
Sécurité En général, en appliquant les règles de sécurité normales, vous ne devriez pas être plus incommodé en pays étranger que chez vous. Cependant, évitez toute ostentation et soyez plus vigilant dans les lieux qui ne vous sont pas familiers. Gardez toujours des petites coupures dans vos poches et, au moment d’effectuer un achat, évitez de montrer trop d’argent. La plupart des bons hôtels possèdent des coffrets de sûreté, dans lesquels vous pourrez laisser vos objets de valeur. Le numéro de téléphone en cas d’urgence est le p911 (sans frais de toutes les cabines de téléphone).
Taxes La taxe d’État en Arizona, connue sous le nom de «Transaction Privilege Tax» (TPT), est de 5,6%. Notez que quelques comtés et la plupart des villes y ajoutent une taxe
supplémentaire à leur discrétion. La taxe d’hébergement se situe entre 6% et 14%.
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Télécommunications Le système téléphonique est extrêmement performant aux États-Unis. On trouve aisément des cabines téléphoniques fonctionnant à l’aide de pièces de monnaie ou de cartes d’appel prépayées. En appelant durant certaines périodes précises, vous pourrez bénéficier de réductions substantielles. Informez-vous auprès des services téléphoniques interurbains. Indicatifs régionaux L’indicatif régional de l’Arizona est le 928, sauf dans la région métropolitaine de Phoenix. Pour la zone centrale de Phoenix, c’est le 602; pour l’est de Phoenix (incluant Tempe et une partie de Scottssdale), le 480; pour l’ouest de Phoenix, le 623; pour le sud-est de l’Arizona, c’est le 520. Tout au long du présent ouvrage, vous apercevrez des numéros de téléphone dont le préfixe est 800, 877 ou 888. Il s’agit de numéros sans frais, en général accessibles de tous les coins de l’Amérique du Nord. Faites le 1 devant ces numéros. Pour appeler à la maison Pour joindre le Canada depuis l’Arizona, vous devez composer le 1, l’indicatif régional et finalement le numéro de votre correspondant. Pour appeler en Belgique, faites le 011-32 puis l’indicatif régional (Anvers 3, Bruxelles 2, Gand 91, Liège 41) et le numéro de votre correspondant. Pour appeler en France, faites le 011-33 puis le numéro à 10 chiffres de votre correspondant en omettant le premier zéro. Pour appeler en Suisse, faites le 011-41 puis l’indicatif régional (Berne 31, Genève 22, Lausanne 21, Zurich 1) et le numéro de votre correspondant.
Renseignements généraux - Renseignements utiles, de A à Z
même commencer à vous ajuster à votre nouvel horaire petit à petit avant votre départ et à bord de l’avion. Mangez bien et buvez beaucoup d’eau. Il est fortement conseillé de vous forcer dès votre arrivée à vivre à l’heure du pays. Restez éveillé si c’est le matin et allez dormir si c’est le soir. Votre organisme s’habituera ainsi plus rapidement.
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Visites guidées Une grande variété de visites guidées sont offertes dans l’ensemble de l’Arizona. Des rabais sont souvent consentis aux groupes importants, mais la plupart des entreprises concernées accueillent également les plus petits groupes et les voyageurs indépendants. Gray Line Tours
Renseignements généraux - Renseignements utiles, de A à Z
4001 S. 34th St. Phoenix
Way of the Ancients Tours 461 Forest Rd. Sedona, AZ 86336
p928-204-9243 ou 866-204-9243 www.wayoftheancients.com Cette agence exploitée par des Amérindiens organise des visites des terres sacrées et des eaux sacrées en compagnie d’un guide autochtone. Vous verrez d’un autre œil les mesas hopis, Sedona, le versant nord du Grand Canyon, le Canyon de Chelly et la Monument Valley.
p602-437-3484 ou 800-777-3484
Open Road Tours
3594 E. Lincoln St. Tucson
522 E. Dunlap Ave. Phoenix, AZ 85020
p520-622-8811 ou 800-276-1528 www.graylinearizona.com Gray Line Tours propose des visites de l’Arizona en autocar, aussi bien aux voyageurs autonomes qu’aux groupes de toutes sortes. Il est ainsi possible de couvrir le Grand Canyon, Phoenix et Sedona. Des rabais sont consentis aux groupes.
p602-997-6474 ou 800-766-7117 1 E. Route 66 Flagstaff, AZ 86001
p928-226-8060 ou 877-226-8060 www.openroadtours.com Open Road Tours offre des visites d’une journée ou plus en camionnette partout en Arizona. On y accueille les petits groupes.
Gemland P.O. Box 2834 Scottsdale, AZ 85252
p602-294-6775 www.gemland.com Gemland se spécialise dans les excursions géologiques près de Scottsdale et de Phoenix. Vaughan’s Southwest Custom Tours P.O. Box 31250 Phoenix, AZ 85046
p602-971-1381 ou 800-513-1381 www.southwesttours.com Cette entreprise propose des visites quotidiennes du Grand Canyon, de Sedona et de l’Apache Trail en minibus. Elle accueille aussi les groupes, quelle que soit leur taille.
Detours of Arizona P.O. Box 11956 Tempe, Arizona 85284
p480-633-9013 ou 866-438-6877 www.detoursaz.com Detours of Arizona propose des excursions en véhicule tout-terrain, des balades en vélo et des tours d’hélicoptère.
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Plein air
Parcs et réserves fauniques
58
Activités de plein air
60
58
F
orêts et parcs nationaux et d’État couvrent l’Arizona: plus de 80% du territoire de l’Arizona est de propriété publique! Il va donc sans dire que les occasions d’activités de plein air y sont illimitées, le seul manquant à l’appel étant sans doute... le surf.
Dans les pages qui suivent, nous vous offrons des suggestions d’activités de plein air susceptibles de vous intéresser lors de votre séjour en Arizona. Mais permettez-nous d’abord de vous donner un bref aperçu de quelques-unes des enceintes naturelles où vous pourrez les pratiquer. De plus, n’oubliez pas que la section «Attraits touristiques» de chacun des chapitres consacrés aux différentes régions renferme des renseignements relatifs à divers parcs, et que les sections «Activités de plein air» de ces mêmes chapitres vous fournissent davantage de précisions sur les différentes activités offertes. Enfin, les sections «Hébergement» font généralement état des possibilités de camping dans les parcs et les autres aires naturelles couvertes dans les deux sections précitées.
Parcs et réserves fauniques Si les différentes appellations retenues pour désigner les terres publiques vous laissent perplexe (et comme il y en a de nombreux en Arizona, cela risque fort de se produire), adressez-vous à l’Arizona Public Lands Information Center (222 N. Central Ave., Suite 101, Phoenix, p602-417-9300, www.publiclands.org). Il n’y a pas meilleur endroit pour obtenir de l’information sur les parcs nationaux et d’État, et vous y trouverez aussi bien des livres et des brochures que des cartes et des permis; on pourra même vous indiquer les meilleurs lieux où observer la faune régionale.
Parcs nationaux
Plein air
L’Arizona renferme quelque deux douzaines de parcs nationaux, monuments nationaux, sites historiques nationaux, parcs historiques nationaux et aires de récréation nationales, tous gérés par le National Park Service. National Park Service Intermountain Region 12795 W. Alameda Pkwy. Denver, CO 80225
p303-969-2500 www.nps.gov Parmi ces attraits naturels, il convient bien sûr de mentionner le Grand Canyon National Park, assurément le plus connu de tous, mais aussi le Petrified Forest
National Park et le Saguaro National Park. Les droits d’entrée varient dans l’ensemble de 5$ à 10$ par véhicule (20$ dans le cas du Grand Canyon). Cela dit, si vous projetez de passer beaucoup de temps dans les parcs nationaux des États-Unis, songez à vous procurer un laissez-passer annuel, l’Annual Pass (80$), directement en ligne (www.store.usgs.gov/pass) ou en composant le p888-275-8747, poste 1. Certains parcs renferment par ailleurs des terrains de camping, tantôt basiques, tantôt développés, avec douches et toilettes à chasse d’eau. Vous pouvez réserver vos emplacements par téléphone en composant le p877-444-6777 ou en vous rendant à l’adresse suivante: www. recreation.gov. Dans le Grand Canyon, il est possible de camper sur plusieurs terrains développés de même qu’en dehors des sentiers battus. Notez que, si vous retenez cette dernière option, vous devrez d’abord vous procurer un permis en téléchargeant le formulaire directement du site Web auprès du National Park Service (NPS) (voir-ci-contre), soit auprès de l’organisme suivant: Backcountry Information Center 10$ permis, 5$ de plus par pers. et par nuitée P.O. Box 129 Grand Canyon, AZ 86023
www.grandcanyon.com/backcountry.html p928-638-7875 o928-638-2125
7
160
Lake Mohave
Kingman
N
5 er Riv
95
Lake Havasu City
4
1
7
Prescott National Forest
14
Prescott
93
9
16
191
6
6 60
Colo rado
Tonto National Forest
60
7
5
Globe Superior
Gila Bend 8
85
8
Tucson 5 1
40
120km 80mi
MEXIQUE
National Monuments
NCA: National Conservation Area NM: National Monument NP: National Park NRA: National Recreation Area
19
Coronado National Forest
2 14
2
1. Canyon de Chelly NM 2. Casa Grande Ruins NM 3. Chiricahua NM 4. Coronado National Memorial 5. Hohokam Pima NM 6. Montezuma Castle NM 7. Navajo NM 8. Organ Pipe Cactus NM 9. Parashant NM 10. Pipe Spring NM 11. Rainbow Bridge NM 12. Sunset Crater Volcano NM 13. Tonto NM 14. Tuzigoot NM 15. Vermilion Cliffs NM 16. Walnut Canyon NM 17. Wupatki NM
Safford
7
Nogales
State Parks 1. Buckskin Mountain SP 2. Catalina SP 3. Homolvi Ruins SP 4. Lake Havasu SP 5. Lost Dutchman SP 6. Lyman Lake SP 7. Patagonia Lake SP 8. Picacho Peak SP 9. Red Rock SP 10. Roper Lake SP 11. Slide Rock SP
National Wildlife Refuges 1. Bill Williams NWR 2. Buenos Aires NWR 3. Cabeza Prieta NWR 4. Cibola NWR 5. Havasu NWR 6. Imperial NWR 7. Kofa NWR NWR: National Wildlife Refuge SHP: State Historic Park SP: State Park NHP: National Historic Park
191
10
Willcox
2
10
3 Benson
86
60
70
Coronado National Forest
2
10
12
8
2
Winkelman
2
Casa Grande
Ajo
3
Clifton
Florence
Coolidge
8
San Luis
ApacheSitgreaves National Forest
13
Phoenix iver Gila R
Alpine 60
Glendale
10
Yuma
Eagar
Wickenburg
6
0
St. Johns
Snowflake Apache-Sitgreaves National Forest
Parker
4
0
10
Holbrook
17
60
Window Rock 40
Winslow Meteor Crater
Coconino National Forest
1
Blythe
Ganado
3
Flagstaff
11
40
Needles
6 17 12
Williams
40
5
1
Chinle
Cameron
Kaibab National Forest11
Bullhead City
Kayenta 191
8
93
Four Corners
9
Tuba City
89
Kaibab National Forest
CALIFORNIE
11
Kaibab National Forest
95
59
UTAH
3
Page
Grand Canyon National Park 9 4
15
Lake Mead
15
10
NEVADA
Lake Powell
NOUVEAU-MEXIQUE
PARCS, MONUMENTS ET RÉSERVES FAUNIQUES
Coronado National Forest
13 Sierra Vista
4
Bisbee
Douglas
Autres parcs 1. Colossal Cave Mountain Park 2. Fort Bowie NHP 3. Glen Canyon NRA 4. Grand Canyon NP 5. Hualapai Mountain Park 6. Hubbell Trading Post NHS 7. Jerome SHP 8. Lake Mead NRA 9. Monument Valley Navajo Tribal Park 10. Petrified Forest NP 11. Riordan Mansion SHP 12. Saguaro NP 13. San Pedro Riparian NCA 14. Tumacacori NHP
NHS: National Historic Site * Cette liste n'est pas exhaustive.
60
Parcs d’État Il y a en Arizona près de 30 parcs d’État à vocations diverses, notamment historique, écologique et récréative; dans cette dernière catégorie, certains renferment des terrains de camping où l’on demande en général 10$ par jour pour une tente et jusqu’à 30$ par jour pour un emplacement avec raccordements. Notez par ailleurs que tous affichent un droit d’accès à la journée (entre 3$ et 10$).
Activités de plein air Baignade et plages Même si l’on n’associe généralement pas le désert aux occasions de baignade, l’Arizona n’est pas en reste de ce côté. Songez notamment aux plages du Lake Havasu State Park et de la Lake Mead National Recreation Area, tous deux situés dans l’ouest de l’Arizona.
Arizona State Parks 1300 W. Washington Phoenix, AZ 85007
p602-542-4174 www.azstateparks.com
Plein air - Parcs et réserves fauniques
Forêts nationales L’Arizona abrite 6 des 155 forêts nationales des États-Unis, et toutes offrent un éventail d’activités récréatives. Il s’agit de la Kaibab National Forest et de la Prescott National Forest dans l’ouest de l’État; de l’Apache-Sitgreaves dans le centre-est de l’État; de la Coconino National Forest et de la Tonto National Forest dans le centre de l’État; et enfin de la Coronado National Forest dans le sud de l’État. Les forêts de Prescott et de Tonto sont deux des aires de récréation les plus fréquentées de l’Arizona. En plus d’autoriser le camping sauvage dans les forêts, le National Forest Service (NFS) gère 40 terrains de camping développés sur ses terres arizoniennes. Les tarifs varient entre 10$ et 20$ par jour, et vous pouvez réserver vos emplacements en composant un numéro sans frais (p877-444-6777 ou 518-885-3639 de l’extérieur des É.-U.) ou en vous rendant sur le site Web www.recreation.gov. USDA Forest Service Southwest Region 333 Broadway SE Albuquerque, NM 87102
p505-842-3292 www.fs.fed.us
Croisières, canot et kayak Rappelez-vous qu’il n’y a pas que des déserts en Arizona! Le nord et l’ouest de l’Arizona se prêtent ainsi merveilleusement bien, entre autres activités, à une balade à bord d’un navire à aubes sur le fleuve Colorado. Vous pouvez partir de Lake Havasu City, de Parker ou, plus au sud, de Yuma. Le lac Havasu vous offre pour sa part de très belles excursions en canot ou en kayak, à moins que vous ne préfériez louer une embarcation pour explorer la région à votre guise. Et aussi bien le lac Mead que le lac Mohave de la Lake Mead National Recreation Area vous réservent une foule d’activités nautiques.
Descente de rivière La descente du fleuve Colorado au fond du Grand Canyon vous laissera pantois. Il n’y a d’ailleurs pas meilleure façon d’apprécier le canyon dans toute sa splendeur. Deux choix s’offrent à vous au moment d’organiser une telle expédition, soit par vos propres moyens ou par le biais d’une entreprise spécialisée dans le domaine. Si vous retenez la première option, sachez que vous devrez vous montrer très patient, car la liste d’attente pour l’obtention d’un permis peut être très longue. Le cas échéant, vous pouvez ajouter votre nom à la liste en vous adressant au National Park Service (NPS) (p800-959-9164 ou, à l’extérieur des É.-U., p928-638-7843, o928-638-7844, www.nps.gov/grca). Notez également qu’un système de loterie est en vigueur. Il n’est dès lors pas étonnant que
Équitation L’équitation constitue une excellente façon d’explorer les forêts, les montagnes et les déserts de l’Arizona. De nombreux parcs disposent d’écuries où vous pourrez louer des chevaux et les services de guides expérimentés, que ce soit à l’heure, à la demi-journée ou pour une expédition de plusieurs jours. Le prix moyen est d’environ 40$ pour 2h, mais les groupes peuvent généralement négocier un meilleur tarif.
Escalade Les mordus d’escalade trouveront ici certains des sites les plus exigeants des ÉtatsUnis. Parmi les plus prisés, mentionnons les rochers escarpés et peu fréquentés de la Prescott National Forest et de la Coconino National Forest, les parois du Grand Canyon, les pics de la région de Sedona et le mont Lemmon, près de Tucson.
Excursions en véhicules tout-terrains Les excursions dans le désert en véhicules tout-terrains deviennent de plus en plus populaires en Arizona. Le choix est d’ailleurs très varié: des balades guidées axées sur la flore, la faune et les repères historiques aux courses enivrantes sur le sable sans fin. Les entreprises spécialisées dans ce domaine ne sont autorisées à rouler que sur les terres désignées par le National Park Service, de façon à limiter les dommages environnementaux. Différentes entreprises utilisent une variété de véhicules tout-terrains, des simples quatre-roues motrices aux Jeep et aux Hummer, tantôt climatisés, tantôt complè-
tement ouverts. Un déjeuner, des boissons fraîches et le transport aller-retour de votre hôtel sont généralement compris, mais prenez tout de même la peine de téléphoner au préalable pour vous en assurer. Vous trouverez les coordonnées propres aux entreprises concernées dans les chapitres consacrés à chacune des régions. Les excursions durent en moyenne 4h et s’offrent au coût de 50$ à 100$.
61
Golf Phoenix et Tucson sont de véritables paradis pour les golfeurs. À Phoenix, par exemple, on dénombre près de 200 terrains de golf à moins de 30 min de route du centre-ville, et la liste de leurs concepteurs fait ressortir les plus grands noms du golf professionnel, qu’il s’agisse de Jack Nicklaus, d’Arnold Palmer, de Robert Trent Jones Jr. ou de Tom Weiskopf. La variété des terrains est d’ailleurs tout aussi impressionnante, des parcours réduits à normale 3 aux longs verts conventionnels parfaitement entretenus et aux aménagements en plein désert, avec fosses de sable sans fin, grands saguaros en guise d’obstacles et coucous terrestres fonçant de-ci de-là. Le Tournament Players Club de Scottsdale (TPC) accueille le Phoenix Open (FBR Open), tandis que le Troon North Golf Club a redéfini les normes du golf de haut calibre en Arizona. La plupart des quelque 300 terrains de golf de l’Arizona sont accessibles au public. D’extraordinaires cours d’initiation sont offerts un peu partout, entre autres les légendaires cours de l’Arizona Biltmore et du Point Hilton Golf Club, sur les falaises de Tapatio. Et les hôtels qui ne possèdent pas leur propre terrain de golf proposent le plus souvent des forfaits intéressants, parfois à des prix imbattables. Une bonne source d’information est le site Web www.azgolfguides.com, qui renferme un répertoire complet et fournit des renseignements sur presque tous les terrains de golf de l’Arizona, répartis par régions. Le Golf Guide, qu’on trouve dans la plupart des hôtels, dresse pour sa part une liste détaillée et commentée des parcours de la région. Enfin, il importe de
Plein air - Activités de plein air
la plupart des gens préfèrent s’adresser à l’une ou l’autre des 15 sociétés autorisées à naviguer sur les eaux du fleuve Colorado, même si, pour ce faire, il faut s’y prendre au moins un an d’avance. Il est également possible de faire du rafting sur le Colorado hors des frontières du parc. Le National Park Service peut, au besoin, vous fournir une liste des entreprises les plus fiables en la matière.
62 garder à l’esprit que, malgré le nombre impressionnant de terrains accessibles, il est souvent difficile d’obtenir un départ à moins de réserver suffisamment à l’avance.
Observation des oiseaux Le sud-est de l’Arizona s’impose de plus en plus comme une destination nordaméricaine de premier choix en ce qui a trait à l’observation des oiseaux, ce qui s’explique par sa topographie variée, ses zones riveraines luxuriantes et ses nombreuses réserves fauniques.
Plein air - Activités de plein air
Parmi les meilleurs endroits où se livrer à cette activité dans l’ouest de l’Arizona tout au long de l’année, retenons l’Imperial National Wildlife Refuge, le Kofa’s Palm Canyon, la Betty’s Kitchen Wildlife and Interpretive Area, de même que le Cibola National Wildlife Refuge. La Verde Valley des environs de Flagstaff, moins connue que d’autres, attire néanmoins de plus en plus d’amateurs. Quant à la région qui s’étend à l’ouest de Sedona, et qui englobe notamment le Red Rock State Park, il s’agit d’un bon endroit pour observer des rapaces, entre autres espèces. Pour de plus amples renseignements sur l’observation des oiseaux en Arizona, adressez-vous à l’organisme suivant: Audubon Arizona 4250 E. Camelback Rd., Suite K310 Phoenix, AZ 85018
p602-468-6470 http://az.audubon.org On y publie et diffuse des guides pratiques relativement à l’observation des oiseaux dans les différentes régions de l’Arizona.
Pêche Toute personne âgée de plus de 14 ans doit détenir un permis pour pêcher en Arizona. Vous pourrez vous en procurer un auprès du Game and Fish Department.
Arizona Game and Fish Department 5000 W. Carefree Hwy. Phoenix, AZ 85086
p602-942-3000 www.azgfd.com Parmi les endroits les plus propices à la pêche en Arizona, retenons le lac Powell de la Glen Canyon Dam National Recreation Area, dans le nord de l’Arizona, sans bien sûr oublier les innombrables possibilités de pêche à la truite offertes dans la région du Grand Canyon (pour plus amples renseignements, veuillez consulter la liste des guides fournie dans le chapitre consacré au Grand Canyon). Vous pouvez également vous procurer un exemplaire du guide Arizona Fishin’ Holes au coût de 6$ auprès de l’Arizona Game and Fish Department, dont les coordonnées sont données ci-dessus.
Randonnée pédestre La randonnée pédestre est une activité populaire en Arizona. Les visiteurs peu familiers avec le désert seront agréablement étonnés de la diversité et de l’abondance de la faune et de la flore propres à un tel environnement, parmi les plus hostiles du monde. De majestueuses formations rocheuses et d’anciens pétroglyphes ajoutent par ailleurs à la beauté et au mystère des randonnées. La plupart des parcs énumérés dans ce guide offrent d’innombrables possibilités de randonnée, et vous trouverez des cartes de même que tous les renseignements voulus dans les postes des rangers et les centres d’information touristique. L’ombre étant on ne peut plus rare dans le désert, il convient de prendre des précautions supplémentaires pour éviter la déshydratation, les coups de soleil et les insolations. Il devient dès lors essentiel de porter un chapeau, d’enfiler des chaussures fermées et d’apporter au moins deux litres d’eau par personne. Les occasions de randonnée abondent dans toutes les régions de l’Arizona. Dans le centre-nord de l’Arizona, vous trouverez des kilomètres de sentiers autour de Sedona et dans la Prescott National Forest. Dans le nord-est de l’État, le Petri-
fied Forest National Park et le Navajo National Monument sont tous deux pour le moins spectaculaires. Dans le sud-ouest de l’État, ce sera l’Organ Pipe Cactus National Park; et plus au nord, la Lake Mead National Recreation Area. Près de Phoenix, songez aux sentiers d’interprétation du Lost Dutchman State Park ainsi qu’aux 1 500 km (900 mi) de sentiers de la Tonto National Forest. Dans le sudest de l’État, les 720 000 ha (1 780 000 acres) de la Coronado National Forest recèlent pour leur part plus de 1 600 km (1 000 mi) de sentiers. Et que dire des innombrables possibilités offertes autour du Grand Canyon!
Mountain Bike Association of Arizona p602-351-7430 www.mbaa.net La Mountain Bike Association of Arizona est un organisme bénévole voué aux randonnées et aux courses de vélos tout-terrains (VTT) qui s’affaire en outre à promouvoir, à maintenir et à protéger ces activités en Arizona. Elle diffuse des cartes détaillées et fournit des renseignements sur les meilleurs tracés.
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Si vous préférez prendre part à une excursion guidée à vélo, n’hésitez pas à contacter l’entreprise suivante. High Sonoran Adventures
Vélo Avec des centaines de kilomètres de pistes désertiques et de sentiers bien battus, il n’est pas étonnant que le vélo tout-terrain compte de nombreux adeptes en Arizona. Beaucoup d’hôtels et de stations touristiques louent des vélos ou en mettent gratuitement à la disposition de leurs clients. Vous trouverez en outre de nombreuses voies cyclables à Phoenix et dans les environs, entre autres le Greenway de Scottsdale et la boucle qui fait le tour du Tempe Town Lake (voir p 90). Pour obtenir des cartes détaillées, adressez-vous aux bureaux de tourisme ou aux magasins de vélos. Nombre de parcs renferment des sentiers balisés spécialement conçus à l’intention des cyclistes de même que des pistes de compétition pour ceux qui aiment la vitesse. Dans certains cas, vous devrez vous procurer un permis pour rouler sur les terres d’État (State Land Recreational Permit, 1616 W. Adams St., Phoenix, p602364-2753). Pour plus amples renseignements, adressez-vous à l’organisme suivant:
10628 N. 97th St. Scottsdale
p480-614-3331 o480-614-3635 www.highsonoran.com High Sonoran Adventures propose des randonnées guidées en vélos tout-terrains (VTT), en vélos électriques et en vélos de route, aussi bien dans la grande région de Scottsdale que dans le désert avoisinant ou le Grand Canyon. On se fera un plaisir d’organiser votre excursion en fonction de votre expérience, de vos capacités et de vos intérêts.
Vols en montgolfière Un vol en montgolfière au-dessus du désert est une expérience inoubliable. Tout en flottant silencieusement et gracieusement dans le ciel, au gré des vents, vous jouirez de paysages à couper le souffle et pourrez admirer à loisir la faune et la flore à vos pieds. Les vols durent normalement de une à deux heures, et comprennent le traditionnel toast au champagne à l’atterrissage. La plupart des vols s’effectuent tout juste après le lever du soleil ou dans les quelques heures précédant son coucher. Prenez note que les réservations sont conditionnelles aux vents et à la météo, de sorte que c’est toujours mieux de téléphoner une heure à l’avance pour confirmer votre départ.
Plein air - Activités de plein air
Pour plus amples renseignements, adressez-vous aux bureaux des divers parcs.
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Golden Canyon
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San Carlos Indian Reservation
PHOENIX ET SES ENVIRONS
Arlington
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Phoenix
et ses environs Le centre-ville de Phoenix Midtown District Papago Park
Scottsdale
La boucle de l’Apache Trail Tempe
Histoire
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Hébergement
Accès et déplacements
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Restaurants
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Renseignements utiles
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Sorties
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Attraits touristiques
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Achats
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C
apitale de l’Arizona, Phoenix est assez représentative du sud-ouest des États-Unis et, grâce à son ensoleillement quasi perpétuel, porte bien son surnom de capitale de la Valley of the Sun (Vallée du Soleil). Dans cette oasis du désert de Sonora, il n’y a pas un recoin où ne germe pas la verdure, et les levers de soleil rougeoyants rendent quotidiennement hommage au nom de cette vallée. La confluence du désert et de l’urbanité forme un paradis pour les résidants, qui devient aussi un havre de repos durant l’hiver pour bon nombre de visiteurs. Le désert, avec ses splendides points de vue sur les buttes ocre et la végétation verdoyante au loin, le tout encadré de ciel azur et de montagnes aux sommets enneigés, constitue une attraction en soi.
La culture distincte du Sud-Ouest et le rythme de vie calme propre à Phoenix proviennent en grande partie de la culture autochtone. Beaucoup de visiteurs sont attirés par l’ambiance propre à Phoenix et découvrent rapidement que la ville possède en plus une grande variété d’attraits. Bien que le Grand Canyon et le Mexique ne soient qu’à quelques heures de trajet, la ville affairée de Phoenix ne vous ennuiera pas, bien au contraire. En raison de son climat presque parfait, les activités de plein air sont fort populaires.
Phoenix et ses environs
Cette ville encore nouvelle, éclose à la suite de l’explosion démographique après la Seconde Guerre mondiale, est l’une des destinations de premier choix au monde. Les saguaros et les chaînes de montagnes qui pointent vers le ciel sont les témoins silencieux de la croissance continuelle de Phoenix (1,4 million d’habitants), qui attire un nombre record de visiteurs, dont certains ne parviennent plus à la quitter. L’agglomération de Phoenix compte 3,7 millions d’habitants et 22 villes, dont Scottsdale et Tempe sont les plus notoires. L’étalement urbain, qui correspond au Maricopa County, est de 5 200 km2. Ces dernières années, le centre-ville de Phoenix s’est embourgeoisé à la suite de l’injection de plusieurs millions de dollars dans des projets qui ont insufflé une nouvelle vie au noyau urbain. Le Bank One Ballpark, inauguré en 1998, est le refuge des Arizona Diamondbacks (baseball), tandis que les Suns (basket-ball), le Mercury (équipe de basket-ball féminine) et les Coyotes de Phoenix (hockey) jouent à l’America West Arena. Le Herberger Theater Center, ouvert depuis le milieu des années 1990, présente des spectacles de style Broadway. L’Arizona Center, construit au coût de 515 millions de dollars, s’étend sur huit quadrilatères et comprend 24 salles de cinéma ainsi qu’une soixantaine de restaurants, commerces, bars, discothèques et autres lieux de divertissement. Le centre-ville de Phoenix s’est rapidement transformé en une destination à la mode. Les eaux de surface sont devenues un thème d’importance cruciale dans la Valley of the Sun. On a épuisé une bonne partie de l’eau de consommation domestique au cours du développement de la région. Résultat: l’eau doit y être importée au moyen d’un réseau de pipelines à partir de la Californie et de l’Utah. La ville, toutefois, prend des moyens concrets pour conserver l’eau de la Vallée.
Histoire Les Hohokams («ceux qui sont partis» en langue pima) habitaient les steppes désertiques de la région s’étalant de Phoenix à Tucson. C’est avec eux que l’histoire de
Phoenix commence. La plus ancienne preuve de l’existence de leur société date de 2 000 ans. Il semble que les Hohokams, qui ont développé un réseau complexe de canaux d’irrigation, étaient des agriculteurs fort ingénieux. On en connaît peu sur les premiers habitants de la région, car ils n’ont laissé aucune tradition orale et incinéraient la majeure partie de leurs objets culturels en même temps que leurs morts. Les traces laissées indiquent cependant qu’il s’agissait d’une société impressionnante.
67
Vers 1400 apr. J.-C., la nation Hohokam s’est mystérieusement mise à décliner et avait tranquillement glissé dans les limbes du temps et du changement lorsque les Européens sont arrivés. Curieusement, on connaît moins leur histoire entre 1400 et 1700 qu’avant cette période. Les archéologues pensent néanmoins qu’ils ont été remplacés par les Pimas et les Tohono O’odhams, qui seraient les descendants modernes des Hohokams légendaires.
Les ruines de la culture Hohokam sont demeurées en paix durant environ 350 ans. C’est en 1864 que le premier colon, John Y.T. Smith, est venu s’installer à l’endroit aujourd’hui connu sous le nom de «Phoenix». Il établit un petit camp pour entreposer le foin servant à nourrir les chevaux à Camp McDowell, un poste de l’armée situé à 45 km vers l’est. On n’a pas apprécié la région à sa juste valeur jusqu’à ce qu’en 1867 Jack Swilling, un pionnier de Wickenburg (à 85 km au nord-ouest de Phoenix) cherchant à profiter de la région, s’y arrêta au passage pendant quelques jours. On raconte que Swilling était impressionné par le paysage et par les anciens canaux assez curieux qui semblaient mener jusqu’à la rivière Salt. De retour à Wickenburg, Swilling réussit à convaincre d’autres personnes des possibilités agraires de la région et forma la Swilling Irrigating Company, dont le budget de fonctionnement était de 10 000$. Un équipage de huit mules servit à transporter les provisions et matériaux sur le parcours de 85 km de terrain vierge. Ce projet fut un véritable succès: en six mois, plusieurs kilomètres de canalisation furent construits, dont bon nombre à partir du système d’irrigation original des Hohokams. L’année suivante, on récolta la première moisson, et plusieurs ranchs furent érigés. C’est l’aventurier, érudit et soûlon britannique Lord Darrel Duppa qui dénomma la colonie. Duppa, l’un des hommes qui construisait le réseau de canalisation, en apercevant l’ancien système et les buttes de ruines, prédit qu’une ville allait renaître de ces décombres comme le Phénix, nouvelle et encore plus belle. Le premier édifice construit dans la ville, par le propriétaire William Smith, fut le Hancock Store, de plain-pied et en pisé. C’était en fait bien plus qu’un magasin, car il faisait office de cour de justice, de tribunal et de boucherie. Puisque toute ville requiert un bar, la Mike’s Brewery ne se fit pas attendre. L’éclosion de cette oasis se produisit au grand jour: les constructions de commerces et de maisons s’ensuivirent le long de Washington Street. Le Phoenix Hotel, de plain-pied, au coin de Washington Street et de Third Street, recevait les voyageurs qui y trouvaient même le luxe d’une piscine pour se rafraîchir de la chaleur estivale. Les lotissements au centre-ville se vendaient entre 7$ et 11$, et l’avenir était prometteur pour cette jeune ville en plein désert. Seize saloons avaient vu le jour en 1875, de même que quatre salles de danse et trois maisons de jeu. Phoenix devint le pivot de l’activité dans la région centrale du sud de l’Arizona et un point d’approvisionnement indispensable pour le territoire central du nord de l’Arizona. Des centaines de prospecteurs ratissaient les montagnes à la recherche de gisements de cuivre, d’argent et d’or, devenus légendaires dans la région. Le commerce
Phoenix et ses environs - Histoire
Bien que les Espagnols aient traversé l’Arizona plusieurs fois au cours de leurs expéditions, la Valley of the Sun est demeurée pratiquement intouchée.
68 ne cessait de croître dans cette petite ville au fur et à mesure que des wagons pleins de bois et de minerai étaient déchargés en échange de produits locaux de la ferme. La ville représentait un arrêt pratique pour les diligences en route vers Prescott et Maricopa Wells, et un lieu agréable de divertissement pour les miniers, cowboys et soldats de Camp McDowell, qui y fréquentaient alors les saloons et les maisons de jeu. Phoenix eut en 1881 John T. Alsap comme premier maire. Le 4 juillet 1887, le «cheval de fer» y soufflait à pleine vapeur, en provenance de Maricopa, et, plus tard cette même année, un système de trams étroits tirés par des mules y parcourait la rue principale. Le tram électrique arriva six ans plus tard. En 1888, la première mairie fut construite dans Washington Street, et en 1889, seulement 32 ans après la fondation de la ville, le siège du gouvernement du territoire était déplacé de Prescott à Phoenix. En 1920, la population de Phoenix avait gonflé à 30 000 habitants, et 1 080 édifices allaient être érigés cette même année, dont le premier gratte-ciel d’Arizona, le Heard Building. Phoenix connut un autre flux d’activités en 1926, lorsque le Southern Pacific, chemin de fer principal, atteignit la ville. Toute une série de barrages de régulation permirent d’améliorer l’industrie agraire qui, avec l’activité minière et touristique, transforma cette petite ville en métropole.
Phoenix et ses environs - Histoire
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Phoenix allait connaître des changements comme partout ailleurs dans le monde. L’agriculture et la distribution des biens cédèrent le pas à l’introduction d’une économie industrielle. En peu de temps, des usines d’avions et de diverses pièces liées aux besoins de la guerre virent le jour, et les terrains d’entraînement de l’armée, non loin de la ville, amenèrent des milliers de soldats à Phoenix. Nombre des soldats y revinrent avec leurs familles après la guerre, formant une main-d’œuvre abondante et encore inexploitée. Sitôt connue cette conjoncture du domaine industriel, d’importantes manufactures et succursales migrèrent vers le sud, faisant du même coup prospérer d’autres industries locales. C’est en 1950 que l’activité de la ville passa en quatrième vitesse. À cette époque, la population de Phoenix était de 106 000 habitants, faisant de cette ville la 99e en importance aux États-Unis. Grâce surtout à l’avènement des systèmes de climatisation abordables et du climat fort agréable, on descendait presque en file indienne pour s’installer dans cette ville à peine éveillée en plein désert. Au cours des dernières décennies, Phoenix est devenue la collectivité qui a crû le plus rapidement aux États-Unis, honneur perdu dernièrement au profit de Las Vegas. La Valley of the Sun est habitée par bon nombre de personnes de tout âge y ayant émigré d’autres régions des États-Unis, afin de profiter de la température clémente, du soleil et du faible taux d’humidité. Une importante proportion de ces personnes sont des résidents saisonniers retraités ou semi-retraités qui demeurent ici pendant les mois d’hiver. De nos jours, 3,7 millions de personnes habitent dans l’agglomération de Phoenix, devenue le pivot du Sud-Ouest. En effet, cette oasis en plein désert de Sonora, promise à un bel avenir, ne cesse d’attirer l’attention des Américains. Ce chapitre comporte six circuits: Circuit A: Le centre-ville de Phoenix Circuit B: Midtown District Circuit C: Papago Park Circuit D: Scottsdale Circuit E: Tempe Circuit F: La boucle de l’Apache Trail
69
Orientation S’orienter à Phoenix est chose facile. Mais soyez prêt à tester votre connaissance de l’histoire des États-Unis: les rues estouest du centre-ville sont nommées en l’honneur des présidents du pays, dans l’ordre chronologique de leur mandat, et changent de nom à l’axe nord-sud de Washington Street. À partir de Central Avenue, les rues nord-sud sont numérotées en ordre croissant, les avenues correspondant à l’ouest et les rues à l’est. Les Interstates 17 et 10 contournent le centreville, permettant un accès facile de l’extérieur. Camelback Road et Indian School Road sont les deux chemins d’accès principaux entre Scottsdale, le Biltmore District et la région est de la Vallée.
En avion La ville de Phoenix est desservie par le Sky Harbor International Airport (PHX) (voir p 41). Accès à la ville La Downtown Area Shuttle (DASH) (p602253-5000) vous mène gratuitement au centre-ville de Phoenix. Au cours de l’année 2009, un tramway moderne (Metro Light Rail System) desservira l’aéroport et la plupart des municipalités de l’agglomération de Phoenix. Trois compagnies de taxis desservent l’aéro port: AAA Cab (p602-437-4000), All state (p602-275-8888) et Discount (p602-266-1110). Cette option s’avère économique si l’on voyage en petit groupe. Elle est aussi pratique puisque les taxis attendent à la sortie. Le prix de la course est d’environ 15$ jusqu’au centre-ville de Phoenix ou de Tempe et de 20$ pour Scottsdale ou le quartier de Biltmore. Si vous préférez voyager en limousine, appelez Arizona Limousine (p602-267-7097). Cela coûte entre 35$ et 85$ pour deux personnes.
Voies d’accès En provenance du nord, la route I-17 traverse Phoenix à partir de Flagstaff. Si vous partez de Los Angeles ou d’un autre point à l’ouest, vous rejoindrez facilement la route I-10, quasiment directe. Du Nouveau-Mexique, la US-70 zigzague jusqu’au centre-ville. Pour rejoindre l’Apache Trail, dirigez-vous vers l’est en sortant de la région métropolitaine de Phoenix par la route 60 jusqu’à Apache Junction. Puis prenez l’Idaho Road vers le nord jusqu’à la route 88, c’est-à-dire l’Apache Trail. Une boucle de 192 km (119 mi) commençant à Apache Junction et s’y terminant peut être maintenant effectuée en une journée. En ville Phoenix est une ville d’automobiles. On peut visiter davantage de sites en dehors des sentiers battus si l’on a un véhicule. Le stationnement est peu cher, et il ne fait pas défaut. Des stationnements sont disponibles partout dans le centre-ville. Il en coûte de 5$ à 15$ par jour, selon l’emplacement. Les emplacements couverts sont plus chers, donc garez-vous sur le toit du parc pour épargner quelques dollars. Une fois rendu au centre-ville, vous pouvez utiliser le service gratuit de la navette DASH (voir ci-dessous), une bonne façon pour découvrir les alentours. Tant que le réseau de transport public ne sera pas simplifié et amélioré, il est préférable de louer une voiture pour visiter la Valley of the Sun. Location de voitures Consultez la liste ci-dessous pour connaître les adresses des entreprises de location de voitures à Phoenix et dans ses environs. Pour les entreprises qui ont un comptoir à l’aéroport de Phoenix, voir p 43.
Phoenix et ses environs - Accès et déplacements
Accès et déplacements
En voiture
70 N’oubliez pas que la plupart des entreprises de location de voitures exigent que les chauffeurs soient âgés de 25 ans et plus qu’ils détiennent une carte de crédit reconnue. Avis 4469 E. Thomas Rd. Phoenix
p602-840-6008 10392 N. Scottsdale Rd., Suite 101 Scottsdale
p480-948-4993 www.avis.com
transport en commun complexe est décrit en détail dans un gros guide qui indique les nombreux trajets entre les destinations dans la Vallée. On peut se le procurer au Greater Phoenix Convention & Visitors Bureau (voir p 71) ou à bord de l’autobus. Le tarif est de 1,25$ par ticket, mais on peut également acheter une lisière de tickets à la Central Station, à l’angle de Van Buren et de Central Avenue. Composez le p602253-5000 pour plus de renseignements ou visitez le site du Valley Metro (www. valleymetro.org), d’où il est d’ailleurs possible de télécharger le guide du réseau de transport en commun.
Enterprise 122 N. Second St. Phoenix
p602-253-9322 1815 N. Scottsdale Rd. Scottsdale
Phoenix et ses environs - Accès et déplacements
p480-945-9000 1131 W. Broadway Rd. Tempe
p480-829-3970 www.enterprise.com Hertz Wyndham Phoenix 50 E. Adams St. Phoenix
p602-636-1353 www.hertz.com Scottsdale Marriott Suites Old Town 7325 E. Third Ave. Scottsdale
p480-949-2420 The Buttes, a Marriott Resort 2000 Westcourt Way Tempe
Dans chaque ville, cependant, il existe des trams ou des navettes qui parcourent un trajet déterminé. La navette du centreville, la Downtown Area Shuttle (DASH), parcourt un même trajet toutes les 6, 12 ou 18 min de 6h30 à 17h30, du lundi au vendredi. Entre 17h30 et 23h (trajet toutes les 10 min), la navette raccourcit son trajet en passant par Fourth Avenue. On reconnaît facilement les autobus à leur couleur violette, et ils s’arrêtent aux arrêts d’autobus réguliers et aux arrêts DASH, qu’on identifie par le petit lapin en course sur le panneau d’arrêt. On peut se procurer les itinéraires à bord de l’autobus; le service DASH est gratuit. Le Scottsdale RoundUp Trolley passe aux 10 min de la mi-novembre à la fin mai entre 11h et 18h. Il n’est pas en service le dimanche ni les jours fériés les plus importants. Les arrêts sont clairement indiqués dans la vieille ville (Old Town).
p480-753-4606
En autocar Les autocars de la compagnie Greyhound (p800-231-2222, www.greyhound.com) s’arrêtent à la gare routière de Phoenix, située au centre-ville (2115 E. Buckeye Rd., p602-389-4200).
À Tempe, le bus FLASH (p602-253-5000) est une navette gratuite qui fait des allers-retours sur Mill Avenue, avec plusieurs arrêts le long du parcours. La fin de semaine, il se rend jusqu’au zoo de Phoenix et aux Desert Botanical Gardens du Papago Park.
En taxi En transport en commun Malheureusement, à Phoenix, la dépendance à l’automobile est aiguë, et la ville est encombrée de voitures. Le réseau de
Voyager en ville ou d’une ville à l’autre en taxi peut être économique, surtout en groupe puisque quatre passagers peuvent prendre place un dans taxi. Les taxis
ne sont généralement pas libres; il est préférable d’en appeler un. Le compteur commence à 1,40$ et ajoute 1,20$ par mille (1,6 km) supplémentaire. On laisse normalement un pourboire de 15%. Voici une liste des compagnies de taxis dans la Vallée: AAA Cab Phoenix
p602-437-4000 Discount Cab Phoenix
p602-200-2000 Green Taxi Cab
71
Renseignements utiles Renseignements touristiques Le laissez-passer ShowUpNow (24$-49,50$; www.showupnowpass.com) permet de visiter à moindre coût, durant une ou plusieurs journées, un grand nombre de musées et d’attraits de Phoenix et ses environs. Il est possible d’acheter le laissez-passer par Internet, ou en personne au Downtown Phoenix Visitor Information Center, au Scottsdale Convention & Visitors Bureau ou au Tempe Convention & Visitors Bureau (voir ci-dessous).
Tempe
p480-634-4227
Phoenix
Statewide Cab
Greater Phoenix Convention & Visitors Bureau
p480-994-1616
À pied Les centres-villes de Phoenix, Scottsdale et Tempe sont plus agréables à visiter à pied qu’en voiture. Plusieurs établissements intéressants, des magasins et des restaurants sont aisément accessibles, à quelques rues seulement, sans compter que la navette gratuite DASH est aussi utile. Soyez prudent cependant, car le soleil est omniprésent, et une simple marche peut devenir une activité éprouvante, surtout en été. Buvez beaucoup d’eau et protégez-vous bien des rayons du soleil.
À vélo La bicyclette est de plus en plus populaire dans la Valley of the Sun. Les villes de Phoenix, Scottsdale et Tempe développent actuellement un «réseau vert» de voies cyclables (Greenway) permettant aux cyclistes de circuler de façon sécuritaire dans la Vallée. Arrêtez-vous dans un centre d’accueil de visiteurs pour obtenir un plan du réseau cyclable et des conseils. Pour la location de vélos à Phoenix et ses environs, voir p 103.
One Arizona Center 400 E. Van Buren, Suite 600 Phoenix, AZ 85004
p602-254-6500 ou 877-225-5749 o602-253-4415 www.phoenixcvb.com www.visitphoenix.com Downtown Phoenix Visitor Information Center 50 N. Second St. (angle Adams St.)
Biltmore Visitor Information Center 2404 E. Camelback Rd., Suite 100E (angle 24th St.)
Scottsdale Scottsdale Convention & Visitors Bureau 4343 N. Scottsdale Rd., Suite 170 Scottsdale, AZ 85251
p480-421-1004 ou 800-782-1117 o480-421-9733 www.scottsdalecvb.com Tempe Tempe Convention & Visitors Bureau 51 W. Third St., Suite 105 Tempe, AZ 85281
p480-894-8158 ou 800-283-6734 o480-968-8004 www.tempecvb.com
Phoenix et ses environs - Renseignements utiles
Scottsdale
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Bell Rd.
Thunderbird Rd.
SUN CITY
Cactus Rd. El Mirage Rd.
Dysart Rd.
Litchfield Rd.
67th Ave.
Estrella Fwy. Cotton Ln.
Waddell Rd.
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North Mountain Park
Cactus Rd.
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Peoria Ave.
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16th St.
7th Ave.
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27th Ave.
43rd Ave.
35th Ave.
51st Ave.
Bethany Home Rd.
59th Ave.
Glendale Ave.
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Sarival Ave.
Camelback Rd.
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75th Ave.
83rd Ave.
91st Ave.
Van Buren St.
Baseline Rd. Dobbins Rd.
Estrella Mountain Regional Park
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Phoenix South Mountain Park
Les circuits
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Tempe La boucle de l’Apache Trail
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Greenway Rd.
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Thunderbird Rd. Cactus Rd.
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Circuit
Camelback Rd. Hayden Rd.
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Papago Park
Lindsay Rd.
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Circuit Phoenix Zoo
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Chaparral Rd.
87 University Dr. Apache Blvd. Broadway Rd.
48th St.
40th St.
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Main St.
Southern Ave.
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Guadeloupe Rd.
Cooper Rd.
McQueen Rd.
Dobson Rd.
Price Rd.
McClintock Dr.
Kyrene Rd.
Warner Rd.
87 Chandler Blvd.
CHANDLER
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GILBERT
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56th St.
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Phoenix Sky Harbor International Airport
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74 La boucle de l’Apache Trail Apache Junction Chamber of Commerce 567 W. Apache Trail Apache Junction, AZ 85217-1747
p480-982-3141 o480-982-3234 www.apachejunctioncoc.com Globe-Miami Regional Chamber of Commerce 1360 N. Broad St. Globe, AZ 85501
p520-425-4495 ou 800-804-5623 o520-425-3410 www.globemiamichamber. com
Attraits touristiques Le Biltmore District de Phoenix, qui est particulièrement peu accessible aux piétons et qui comporte peu de curiosités touristiques, renferme par contre plusieurs complexes et établissements hôteliers qui sont eux-mêmes des attraits à ne pas manquer. Consultez la section «Hébergement» à la page 108.
Circuit A: Le centre-ville de Phoenix
Superior Chamber of Commerce 350 Main St. Superior, AZ 85273-2611
p520-689-0200 www.superior-arizona.com
Phoenix et ses environs - Renseignements utiles
Visites guidées Il existe une grande variété de visites guidées de Phoenix et des environs. Les grands groupes obtiendront souvent des réductions, mais la plupart des entreprises spécialisées guident aussi les petits groupes et les voyageurs autonomes. Pour consulter une liste des excursions d’aventure ou de plein air, reportez-vous à la section «Activités de plein air» sous «Excursions en véhicules tout-terrains» (voir p 101). Gray Lines Tours Phoenix 4001 S. 34th Street Phoenix, AZ 85040
p602-437-3484 ou 800-777-3484 www.graylinearizona.com Voyageurs indépendants, en groupe ou venus dans le cadre d’un congrès, peuvent effectuer une visite guidée en autocar avec Gray Lines Tours. Les endroits visités sont le Grand Canyon, Phoenix et Sedona. Réductions pour les groupes.
H p 104 R p 118 S p 127 A p 132 Plusieurs visiteurs sont déçus par le centre-ville de Phoenix, trop petit par rapport à la dimension de la ville. Souvenez-vous, toutefois, que Phoenix s’est développée dans les années 1950, sous la poussée de l’automobile et des centres commerciaux. On trouvera donc çà et là dans la Vallée de petits mails et des centres commerciaux. Il y a quelques années seulement, le centre-ville était considéré comme dangereux et inaccessible, sauf par les plus aventureux des voyageurs. Grâce à des efforts de revitalisation et à la construction de l’America West Arena et du Bank One Ballpark, le centre-ville est redevenu un lieu prisé, comme en témoignent les nombreux chantiers de construction. Maints vieux entrepôts et manufactures sont transformés en appartements de luxe à l’aspect contemporain pour satisfaire le regain d’intérêt que connaît le cœur du centre-ville. Il faudra cependant encore quelques années avant que le jeune centre urbain de Phoenix, auquel il manque le cachet des vieux bâtiments historiques, n’attire autant de visiteurs que Scottsdale.
Centre-ville est Le circuit débute à la sortie du Fillmore Street Garage, à l’angle de Fifth Street et de Fillmore Street. Il en coûte quelques dollars par jour pour stationner ici, mais
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une réduction s’applique si l’on effectue un achat à l’Arizona Center voisin, où l’on fait valider son ticket de stationnement.
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US Airways Center Bank One Ballpark Phoenix Museum of History Arizona Science Center Historic Heritage Square
mandé de ne faire ses achats qu’avant de le quitter.
1 En sortant du stationnement, traversez l’aire gazonnée et le parc joliment aménagé derrière l’Arizona Center. Un adorable ruisseau alimenté par une fontaine sillonne le parc, abrité du soleil par de grands palmiers. L’Arizona Center, un centre commercial à ciel ouvert (voir p 132), est un bon endroit où s’arrêter prendre une bouchée, et il est recom-
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Sortez de l’Arizona Center par le restaurant Hooters, qui donne sur Third Street. Traversez Van Buren Street et continuez par Third Street jusqu’à Munroe Street.
À l’extérieur du Herberger Theater (222 E. Munroe St., p602-254Center 7399, www.herbergertheater.org) se dressent quelques jolies sculptures de bronze de danseurs en mouvement. Ce centre culturel à la fine pointe des arts, créé
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Phoenix et ses environs - Attraits touristiques - Le centre-ville de Phoenix
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Phoenix et ses environs - Attraits touristiques - Le centre-ville de Phoenix
en 1989, abrite deux petites scènes sur lesquelles sont présentés une foule de spectacles intimes à longueur d’année. On peut y effectuer une visite sans frais des installations chaque premier samedi du mois entre 10h et 12h. Fondée en 1881, la St. Mary’s Basilica (angle Munroe St. et Third St., p602-354-2100, www.stmarysbasilica.org) est l’église paroissiale catholique la plus ancienne de la Valley of the Sun. Elle est tenue par les franciscains depuis 1895 et fut visitée par le pape Jean-Paul II en 1987. Sa façade en stuc rose pâle et ses deux clochers élancés en font incontestablement un point de repère historique dans le centreville. Remarquez les verrières exécutées par la Munich School for Stained Glass Art. La messe a lieu ici quotidiennement; téléphonez pour connaître l’horaire. Directement en face du Herberger Theater Center se trouve le Phoenix Symphony Hall (75 N. Second St., p602-495-1999, www. phoenixsymphony.org), un imposant bâtiment cubique qui avoisine le Civic Center et qui héberge le Phoenix Symphony Orchestra. Sous la direction de Michael Christie, l’orchestre présente un programme complet de musique classique avec artistes invités. Cette salle de concerts loge aussi l’Arizona Opera (p602-266-7464), qui y donne des spectacles tant classiques que contemporains. La Symphony Terrace abrite la magnifique Peacock Fountain, l’un des attraits les plus photographiés d’Arizona. La Phoenix Civic Plaza (p602-262-6225) se distingue par son dallage de béton parsemé de grands palmiers. Cette place est le lieu de réceptions lors de divers congrès et événements au centre municipal, mais on y présente également des expositions d’œuvres d’art, des spectacles et des festivals à longueur d’année. Remarquez les bolas (colliers du SudOuest) moulés dans les piliers tout autour de la grande place. À deux rues au sud du Symphony Hall se trouve le Sports District, une agglomération de restaurants et de bars sportifs abritant l’America West Arena et le Ball One Ballpark, que vous aimerez parcourir à
pied si vous êtes amateur de sport. La construction de ces deux temples du sport a entraîné presque à elle seule la revitalisation du centre-ville de Phoenix. Le US Airways Center (201 E. Jefferson St., p602-379-2000, www.usairwayscenter. com) est le domicile des Phoenix Suns (NBA), du Phoenix Mercury (WNBA), des Arizona Rattlers (AFL) et des Phoenix Roadrunners (ECHL). Cette installation sportive d’avant-garde peut recevoir 19 000 spectateurs et présente aussi des concerts. Le Bank One Ballpark (401 E. Jefferson St., p602-514-8400 ou 888-777-4664), surnommé BOB par les résidants, est le stade le plus grand et le plus récent de la région. Il loge les Arizona Diamondbacks, et une foule de concerts s’y tiennent chaque année. Ce stade, qui peut accueillir 49 000 spectateurs, compte en outre d’inhabituels attraits: une piscine et un bain à remous au-delà du champ droit, un terrain gazonné à l’intérieur même et un toit rétractable qui peut, en l’espace de cinq minutes, transformer le stade à ciel ouvert en un bâtiment climatisé. On peut le visiter (6$; lun-sam 9h30, 11h et 12h30), mais, comme l’horaire varie les journées de match, mieux vaut appeler avant. Ne manquez pas de voir la music machine devant la billetterie, derrière la Leinenkugel’s Ballyard Brewery, dans laquelle une série de balles de baseball se déplacent sur un terrain en déclenchant des sons d’instruments de musique primitifs. Tout à fait impressionnant!
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Prenez Fifth Street en direction nord jusqu’à Washington Street.
Les deux quadrilatères allant de Munroe Street à Washington Street, entre Fifth Street et Sixth Street, sont connus sous le nom de Heritage and Science Park . Ce parc vous transportera dans le passé, dans le présent et dans l’avenir de Phoenix en l’espace de quelques pas. Les quatre attraits suivants se retrouvent sur son territoire. Le style moderne de la structure de verre et de métal du Phoenix Museum of (6$; mar-sam 10h-17h; 105 N. History
À côté du Phoenix Museum of History se (9$; dresse l’Arizona Science Center tlj 10h à 17h; 600 E. Washington St., p602716-2000, www.azscience.org), construit au coût de 47 millions de dollars; il compte plus de 350 bornes interactives tant pour les enfants que pour les adultes. La salle de cinéma, haute de cinq étages, de style Imax, projette des documentaires à toutes les heures de la journée, et le planétarium, large de 20 m, peut accueillir plus de 200 personnes. Les diverses aires comprennent un simple laboratoire, une section de biologie humaine ainsi qu’une section informatique et une galerie d’art scientifique. Vous aurez en outre l’occasion de faire d’immenses ronds de fumée, de conduire un avion Cessna miniature et de faire éternuer un nez géant. Ne manquez pas la boutique Awesome Atoms, car s’y trouvent des jeux et des cadeaux amusants et éducatifs à offrir ou à s’offrir. (115 N. Fifth L’Historic Heritage Square St., p602-262-5029 ou 602-262-5071, www. phoenix.gov/parks/heritage.html), bien qu’il ne soit pas aussi ancien que les bâtiments qu’on trouve sur la Côte Est, relie Phoenix au passé. Il comprend quelques maisons de la colonie de Phoenix, dont la plus ancienne, la Rosson House (5$; mer-sam 10h à 16h, dim 12h à 16h; Sixth St., p602-262-5070, www.rossonhousemuseum. org), remonte à 1895. Chacune des huit résidences a été restaurée avec soin et abrite aujourd’hui des bureaux administratifs, de petits musées, des restaurants et des boutiques. Ce square paysager offre une belle occasion de promenade.
Chaque premier samedi du mois, de 11h à 13h, ont lieu des visites commentées ou des expositions d’artisanat.
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Dans le coin nord-est du square se trouve le Heritage Square Farmer’s Market (nov à mai jeu 10h à 14h). Vous pourrez y déguster et acheter des produits régionaux directement des agriculteurs et autres fermiers et artisans, notamment du pain frais, des fruits et légumes ou encore de l’artisanat.
Centre-ville ouest Directement à l’ouest de la Wells Fargo Bank, vous remarquerez l’hôtel de ville (City Hall), une structure moderne de pierres rouges, de verre et de métal. À l’intérieur de cet édifice de marbre et d’acier inoxydable, on peut admirer des expositions de photographies, de lithogravures et de sculpture sur des platesformes rotatives. (203 W. Adams St., L’Orpheum Theatre p602-252-9678, www.ci.phoenix.az.us/stages/ orpheum.html), situé à côté de l’hôtel de ville, est, avec son architecture de facture néocoloniale espagnole, l’un des bâtiments les plus originaux de l’Arizona. Remarquez les reliefs détaillés et les gargouilles qui jouent de la flûte de Pan en veillant sur le petit parc. Construit en 1929, le bâtiment fut restauré et rouvert en 1997; l’intérieur est désormais remarquable et la salle luxueuse. L’Orpheum présente des comédies musicales et des concerts, notamment ceux du Phoenix Metropolitan Orchestra. En traversant Washington Street vers le sud à partir de la Wells Fargo Bank, on atteint l’Historic City Hall, soit l’ancien hôtel de ville, annexé au palais de justice. Dans son entrée en arche sont moulés deux superbes Phénix qui embrassent une magnifique porte cuivrée, enchâssée dans un cadre de marbre. L’ancien hôtel de ville donne sur la Cesar Chavez Memorial Plaza, une promenade piétonnière agrémentée de bancs sous les arbres.
Phoenix et ses environs - Attraits touristiques - Le centre-ville de Phoenix
Fifth St., p602-253-2734, poste 221, www. pmoh.org) contraste grandement avec le contenu de ce musée. Initialement il s’appelait l’«Arizona Museum», mais son mandat s’est depuis restreint: il comprend une petite section sur les Amérindiens et relate la vie des premiers colons et l’histoire de Phoenix. Y est aussi présentée une réplique du Hancock General Store et de la première prison de la ville, originellement situés tout près. On y explique les aspects social, commercial et domestique de la ville à ses débuts. Le musée organise, entre autres, des jeux et des expositions interactives pour enfants.
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City Hall Orpheum Theatre Historic City Hall / Old Maricopa County Courthouse Patriots Square Park Luhrs Center Phoenix Police Museum Arizona Hall of Fame Museum / Carnegie Public Library / Carnegie Library Park Arizona Capitol Museum
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(angle WaLe Patriots Square Park shington St. et First Ave.) est un joli parc marquant le cœur du centre-ville où bancs, tables et aires de pique-nique abondent. Le sol est couvert surtout de briques alternant avec des îlots de pelouse. Au milieu du parc trône une grande scène couverte sur laquelle sont présentés des spectacles de jazz, de blues et de rock, ou encore du théâtre et des concerts de musique classique. En face du Patriots Square Park, on peut admirer le Luhrs Center, qui ressemble grandement à l’Empire State Building de New York. L’intérieur de l’édifice est agrémenté de murs de marbre et de chandeliers. En face du Patriots Square Park, à l’angle sud-est de Central Avenue et de Jefferson Street, on peut visiter le Phoenix Police Museum (entrée libre; lun, mer et ven 9h à 15h; 101 S. Central Ave., Suite 100, p602-5347278, www. phoenixpolicemuseum.com). Ce petit musée, qui comprend une cellule de prison des années 1890, une voiture de police de modèle T et une scène de la rue des années 1920, est financé par les agents de police et leurs familles. Si vous souhaitez vous diriger vers le secteur de l’Arizona State Capitol, prenez la navette DASH (voir p 70) à l’arrêt de la Wells Fargo Bank et descendez à l’arrêt du Hall of Fame Museum. Souvenez-vous que cette navette ne va jusqu’au State Capitol que jusqu’à 17h30. Après 17h30, vous devrez parcourir à pied ou en taxi (voir p 70) la vingtaine de rues qui vous séparent du centre-ville. Autrement, il est possible de s’y rendre en voiture: depuis le centre-ville, il faut se diriger vers l’ouest par Washington Street (le stationnement au State Capitol est sans frais).
79 L’Arizona Hall of Fame Museum (entrée libre; réservations requises; 1101 W. Washington St., p602-255-2110) rend hommage aux personnes connues, moins connues ou en voie de le devenir, qui ont contribué de façon considérable au développement de l’État de l’Arizona. Installée dans le bâtiment néoclassique de la Carnegie Public Library, l’exposition change régulièrement selon les événements. Le Carnegie Library Park, un bel espace gazonné, est parfait pour se détendre au soleil ou grignoter.
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Reprenez la navette DASH jusqu’à l’Arizona Capitol Museum.
Une girouette à ailes multiples de 230 kg, la Winged Victory, trône sur le dôme cuivré de l’Arizona Capitol Museum (entrée libre; lun-ven 8h à 17h, sam 11h à 16h; visites guidées; 1700 W. Washington St., p602-926-3620, www.lib.az.us/museum). Construit en 1899, ce bâtiment était la résidence du gouvernement territorial jusqu’en 1912, lorsque le premier gouverneur de l’Arizona fut élu. En 1974, les bureaux de l’Administration déménagèrent à côté, dans des édifices plus spacieux, puis devinrent le State Capitol Museum en 1981. Des expositions dans ce bâtiment décrivent tout ce qui a trait à l’Arizona: des cravates western au USS Arizona, un navire échoué à Pearl Harbor. Les étages résidentiels et du Sénat sont restaurés tels qu’ils se présentaient originellement. La Wesley Bolin Memorial Plaza , qui s’étend sur deux quadrilatères, est ainsi nommée pour rendre hommage à un ancien gouverneur de l’Arizona. Parmi les buttes verdoyantes, les bancs et les fontaines élégantes, se dressent des statues et les monuments commémoratifs aux héros qui ont perdu la vie au Vietnam, en Corée, au cours des deux guerres mondiales ou dans la guerre du Golfe.
Phoenix et ses environs - Attraits touristiques - Le centre-ville de Phoenix
L’Old Maricopa County Courthouse (125 W. Washington St.), un grand bâtiment de style territorial construit en 1928, abritait initialement la prison de comté et fut reconverti en palais de justice civil au milieu des années 1950. Remarquez les planchers endommagés par les fers lourds des prisonniers et le superbe plafond de bois (qui n’est pas du tout en bois, mais plutôt en plâtre).
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H p 106 R p 120 Le Midtown District se trouve à peine à 1,5 km (0,93 mi) au nord du centre-ville, mais passe parfois inaperçu. Deux excellentes raisons devraient pourtant inciter le visiteur à s’y rendre: le Heard Museum et le Phoenix Art Museum.
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Le circuit débute au Heard Museum.
(10$; tlj 9h30 à Le Heard Museum 17h; visites guidées à 12h, 13h30 et 15h; 2301 N. Central Ave., p602-252-8848, www.heard. org), fondé en 1929 par Dwight B. et Marie Bartlett Heard afin de préserver et d’exposer leur étonnante collection d’art amérindien, connaît une renommée internationale. Agrandi il y a quelques années, il abrite 10 superbes salles qui visent à faire connaître et respecter les peuples autochtones partout dans le monde ainsi que leur patrimoine culturel. On peut y voir des formes variées d’arts traditionnels ou contemporains (sculpture, gravure, poterie, tissage) ou encore assister à des spectacles de danse ou de musique. Des expositions avec bornes interactives ainsi que des programmes d’accueil et de résidence pour les artistes font de la visite du Heard Museum une expérience mémorable. La boutique de souvenirs du musée vend des œuvres authentiques (et fort coûteuses) d’art régional. L’événement le plus prisé du musée, le Guild Indian Fair and Market, a lieu au cours de la première fin de semaine de mars et accueille plus de 650 des meilleurs artistes amérindiens au pays; magasinage, animation et nourriture sont au programme. Également couru est le superbe World Championship Hoop Dance Contest, au début du printemps. Stationnement gratuit. Désormais, le Heard Museum compte deux nouveaux lieux d’exposition, soit le Heard Museum West (16126 N. Civic Center Plaza, Surprise, p623-344-2000), situé au nord-ouest de la vallée, ainsi que le Heard Museum North (voir p 89), niché au nord de Scottsdale.
Le Phoenix Art Museum (10$, entrée libre jeu 15h à 21h; mar-dim 10h à 17h; 1625 N. Central Ave., p602-257-1800 ou 602-2571222, www. phxart.org) se trouve à quelques rues au sud du Heard Museum. Les panneaux extérieurs saisissants, faits de quartz vert, font miroiter le bâtiment sous le soleil omniprésent de l’Arizona. Trois expositions permanentes, constituées de plus de 13 000 œuvres, y sont présentées: l’art de l’Asie, l’art des Amériques et d’Europe jusqu’en 1900 et l’art de 1900 à aujourd’hui. Les enfants adoreront sans doute l’exposition de la galerie ArtWorks, où ils sont invités à toucher et à manipuler les objets. Enfants comme adultes aimeront les pièces d’appartement miniatures Thorne. Ce musée accueille également des expositions temporaires d’envergure.
Circuit C: Papago Park Depuis 400 av. J.-C., le secteur du Papago (angle Galvin Pkwy. et Van Buren Park St., p602-256-3220, www.ci.phoenix.az.us/ parks/papago.html) semble avoir toujours exercé un grand attrait sur l’homme. Le peuple Hohokam était attiré par la région en raison de la rivière Salt, qu’il utilisa pour irriguer ses cultures au moyen d’un système fort développé de canalisation. Au début des années 1900, la zone fut déclarée patrimoine national grâce à la présence considérable de saguaros. Ce statut lui fut cependant révoqué en 1930, lorsque les cactus ont mystérieusement disparu, fort probablement volés pour servir à l’aménagement paysager d’individus de la localité. Au total, on compte 607 ha de dunes, de ruisseaux et de lagunes favorisant la pratique d’une foule d’activités récréatives, notamment le tir à l’arc et la randonnée pédestre ou cycliste. Le parc abrite également un superbe terrain de golf municipal, le Papago Golf Club, ouvert à tous. Un complexe sportif permet en outre de jouer à la balle molle, au golf-frisbee et au volley-ball. Le parc représente en soi un formidable attrait en raison de ses formations rocheuses superbement sculptées par l’eau et de la possibilité d’y observer la faune et la flore indigène en plein centre urbain de
Phoenix et ses environs - Attraits touristiques - Papago Park
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Circuit B: Midtown District
82 Phoenix. Il constitue l’unique site historique national (National Historical Landmark) de Phoenix.
Phoenix et ses environs - Attraits touristiques - Papago Park
D’autres attraits uniques du parc sont le «Hole in the Rock», la tombe pyramidale du gouverneur Hunt, les jardins du désert, un zoo et quelques musées. On pourrait passer des journées entières à l’explorer. Scottsdale et Tempe, à l’extrémité est du parc, sont d’excellents endroits où séjourner pendant que vous visitez la région. Le moyen de transport le plus efficace pour se déplacer d’un attrait à l’autre dans le Papago Park est la voiture, car les distances sont trop grandes pour être parcourues à pied. Plusieurs hôtels offrent un service de navette. La Papago Salado Association (p602-3929965 ou 800-216-3597, www.papagosalado. org) se fera un plaisir de vous fournir des renseignements additionnels sur le parc et ses attraits. Elle vise à promouvoir, à préserver et à développer le Papago Park et la région de Rio Salado. (14$; hiver tlj 9h à 16h, Le Phoenix Zoo été tlj 7h à 16h; 455 N. Galvin Pkwy., p602273-1341, www.phoenixzoo.org) abrite plus de 1 200 animaux (notamment 200 oiseaux, mammifères et reptiles en voie de disparition), et ce, dans quatre sections reproduisant quatre habitats, le tout relié par des sentiers. Le «sentier des Tropiques» montre la vie sauvage de la forêt de l’Uco, près de l’équateur, où vivent des éléphants, des singes hurleurs et des plantes tropicales luxuriantes. Sur le «sentier de l’Arizona», on peut observer de mini-habitats du désert, des rives et des forêts de Sonora, le tout assez complet pour qu’il s’y trouve même des monstres de Gila, des lions de montagne et des aigles à tête blanche. Le «sentier de l’Afrique» recrée la savane africaine avec guépards, rhinocéros et lions. Enfin, le «sentier Découverte» propose la Harmony Farm, une ferme où les enfants et les adultes peuvent s’approcher de certains animaux domestiques. Pour 3$ de plus, vous pouvez prendre le «train safari» qui fait le tour du zoo.
Le Hall of Flame Museum of Firefighting (6$; lun-sam 9h à 17h, dim 12h à 16h; 6101 E. Van Buren St., p602-275-3473, www. hallofflame.org) est géré par des pompiers retraités qui introduisent le visiteur à tous les aspects de la lutte contre les incendies. Une centaine de camions de pompiers, et autres appareils et équipements datant de 1725 à 1955, y sont présentés, pour en faire la collection la plus importante au monde. Les enfants peuvent grimper sur un vieux camion de pompiers, s’instruire sur la sécurité à la maison, apprendre comment ils peuvent prévenir un incendie ou essayer un grand uniforme de pompier. C’est également ici que se trouve le National Firefighting Hall of Heroes, en hommage à ceux qui ont été récompensés pour leur bravoure ou qui sont morts dans l’exercice de leur fonction. Le théâtre du musée présente une série de vidéos portant sur les incendies. L’Arizona Historical Society Museum (5$; mar-sam 10h à16h, dim 12h à16h; 1300 N. College Ave., p480-929-0292, www. arizonahistoricalsociety.org) compte plus de 7 200 m2 de surface d’exposition présentant le mode de vie en Arizona central aux XIXe et XXe siècles: activité minière, gestion de l’eau, vie sociale et culturelle, agriculture et développement. Dans une cour ombragée, un modèle réduit du Roosevelt Dam attire les visiteurs. (10$; hiver Le Desert Botanical Garden tlj 8h à 20h, été tlj 7h à 20h; 1201 N. Galvin Pkwy., p480-941-1225, www.dbg.org) se trouve dans le coin nord-est du Papago Park. Il abrite l’une des collections les plus complètes de plantes du désert: plus de 20 000 espèces, harmonieusement plantées le long d’agréables sentiers. S’y trouvent aussi l’Earle Herbarium, un herbier servant aux chercheurs pour la classification des espèces végétales du désert, et la Max Richter Memorial Library, qui contient plus de 6 300 titres qu’on peut consulter en semaine. Des programmes éducatifs sont aussi proposés. Détendezvous au Patio Cafe, entouré d’une flore merveilleuse, ou repartez avec un échantillon de la boutique bien garnie du jardin botanique.
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Assoiffé dans le désert
Phoenix et ses environs - Attraits touristiques - Papago Park
Le plus grand défi qui accompagne la création d’une communauté dans le désert tient à son approvisionnement en eau, lequel doit être abondant et fiable. Compte tenu de la croissance explosive de la population dans la Valley of the Sun, les maigres ressources aquifères de la région se voient dangereusement sollicitées, si bien qu’une part importante de l’eau qu’on y consomme est importée de l’Utah. Le gouvernement, les environnementalistes et les industries locales unissent d’ailleurs ouvertement leurs forces pour assurer la survie de Phoenix à ce chapitre. Parmi les programmes actuellement en place, il convient de retenir l’enseignement de différentes techniques de conservation de l’eau aux fermiers et aux entrepreneurs de la région, le recyclage et le traitement des eaux usées pour les rendre potables, et l’octroi de déductions fiscales aux sociétés qui adoptent des stratégies d’économie d’eau. Le Hyatt Regency at Gainey Ranch fait figure de meneur dans ce domaine et dispose d’installations de récupération et de traitement des eaux de lavage et d’arrosage. Comme plus de 40% de l’eau disponible dans le sud-ouest des États-Unis sert à l’arrosage des pelouses et aux aménagements paysagers, il s’agit d’un effort particulièrement appréciable.
Le Pueblo Grande Museum and Archaeolo(2$, entrée libre dim; lungical Park sam 9h à 16h45, dim 13h à 16h45; 4619 E. Washington St., p602-495-0901 ou 877-7064408, www.pueblogrande.com) rend hommage aux anciens Hohokams, qui n’ont laissé derrière eux qu’un faible indice de leur grandeur dans des ruines préhistoriques impressionnantes. Le «sentier des Ruines» longe un canal sur 1,5 km, en passant devant le terrain de balle où des fouilles ont lieu, et côtoie les murs et fondations effrités de ce qui reste d’un village de 202 ha. Le musée compte trois salles d’exposition. La première présente des bornes interactives d’ordre archéologique et historique qui plairont autant aux adultes qu’aux plus jeunes. La deuxième, la salle principale, expose des objets intéressants trouvés au cours de fouilles aux environs de Phoenix. La troisième propose régulièrement des expositions d’art local et de photographie consacrées à la culture amérindienne. La boutique de souvenirs offre une variété de produits artisanaux ou d